1929 - 1995

Sur une suggestion de Kerozene, la page du regretté Al Adamson, un authentique réalisateur de série Z américaine !

mise à jour le 1 avril 2005

  BLOOD OF DRACULA'S CASTLE - Ad Adamson, 1969, États Unis

Dissimulés sous des pseudonymes, M. et Mme Dracula mènent une vie de prince dans un confortable château du désert de la Californie. C'est à la coupe de vin qu'ils dégustent le sang de leurs jolies victimes en bikinis, réserve qu'ils gardent bien au frais dans l'une des caves du donjon. Mais voilà, le château ne leur appartient pas vraiment, et ils recevront bien assez tôt (60 ans tout de même) la visite d'un jeune couple qui revendique la demeure, prétendant l'avoir reçue en héritage suite au décès d'un oncle.

Un jeune couple, c'est manifestement trop d'opposition pour le Prince des Ténèbres et son épouse. Dracula (qui n'est pas sans rappeler le "Gomez" de la famille Adams dans ce film) décide donc d'appeler à la rescousse Johnny, un lunatique ami de la famille qui parvient difficilement à contrôler ses instincts meurtriers les soirs de pleine lune. Une spectaculaire évasion de prison est organisée et le lycanthrope s'amène donc en première vitesse après s'être débarrassé d'un gardien et zigouillé 2 ou 3 figurants en cours de route. C'est ainsi que notre couple aura maintenant à se défendre contre 5 assaillants à la fois. Oui, car la famille Dracula compte également dans ses rangs un majordome (John Carradine, qui ne laisse dignement rien paraître de son mécontentement de ne pas avoir hérité du rôle du Comte) et l'incontournable bossu de service (comme toujours, très laid).

Bien entendu, le tout tombe parfois - souvent, même - dans le ridicule. Comment ne pas pousser quelques soupirs en voyant ces vampires être terrifiés à la vue d'un banal revolver et qui attendent d'être réduit en cendres par les rayons du soleil pour enfin se décider à se transformer en chauve-souris ? Que dire aussi de ce majordome, qui trouvera la mort en faisant une périlleuse chute de... 2 mètres ! En revanche le bossu, lui, semble pratiquement indestructible, et ce n'est qu'après l'avoir criblé de balles, de coups de hache, l'avoir aspergé d'essence et projeté en bas d'une falaise qu'on parviendra à en venir à bout.

Ok, comme vous voyez Blood of Dracula's Castle n'est pas exempt de défauts. Mais cette production Adamson possède la qualité rare de savoir me divertir, et ça, ça vaut tous les budgets du monde en ce qui me concerne. Un bon cru de 67 à consommer sans modération. Blobula

BRAIN OF BLOOD aka The Undying Brain - Al Adamson, 1972, États Unis  

J'ai récemment mis la main sur ce petit bijou (très) trash d'Al Adamson. Il s'agit d'une autre transplantation de têtes et/ou de cerveaux et deviner qui est l'heureux élu... le même putain de retard qui se faisait transplanter une tête dans L'homme à deux Têtes d'Anthony M.Lanza! Hahahah! Cet acteur ne mérite en fait que ça. Enfin, le film d'Adamson est vraiment nul. J'ai rarement vu une telle merde aussi jouissive. C'est marrant comme ça se peut pas. Les personnages sont de plus imbéciles que j'ai pu voir. Le maquillage du retard déformé est en fait une moitié de masque duquel dépasse les cheveux, nous avons droit à un nain gardant prisonnières de jeunes demoiselles pour du sang, un scientifique avec un fusil électrique poussant un son vraiment énervant, un long plan séquence interminable d'une femme se promenant dans des catacombes, ne voyant rien devant elle, bien que la scène soit quasiment sur-exposée, et sursautant sans cesse en se cognant le pieds sur les barils qui sont devant elle mais qu'elle ne peut jamais voir parce que son regard ne se situe pas au niveau du sol!!! Enfin, ce film réserve de belles surprises... Ou plutôt de stupides surprises que nous catégoriseront de jouissives vu que nous parlons de trash. Gore Monger

La DIMENSION DE LA MORT aka Death Dimension aka Freeze Bomb - Al Adamson - 1978 - États Unis 

Un vilain truand appelé "le Porc" (!) s'est octroyé la découverte d'un génial savant ayant inventé une bombe réfrigérante: lorsque celle-ci explose, elle crée un climat hivernal dans un périmètre donné et gel tout. Le savant, du coup pas fier de s'être fait entuber de la sorte (lui qui pensait sincèrement rétablir les problèmes de climat sur le globe), se suicide, emportant le secret de la composition de cette bombe avec lui. Enfin, pas tout à fait, il aura auparavant pris le soin de greffer une microchips dans le front de son assistante. Celle-ci se fait donc prendre en chasse par les vilains pas beaux, mais Jim Kelly, qui distribue des coups de latte à droite et à gauche, est expressément envoyé à sa recherche. La suite est un poil confuse, enfin, pas vraiment vu que le scénario est hyper peu fouillé et très linéaire, mais le montage et la mise en scène du maître laissent quelque peu perplexe. George Lazenby, en manque de James Bond, y joue un officier de police, pote de Jim Kelly qui, ô surprise, s'avère être un méchant traître à la solde du "Porc". Bref, Adamson nous étale une fois de plus tout son savoir-faire, et inutile de préciser que Jim Kelly a besoin d'être dirigé pour offrir une prestation correcte. Parce que là, on frise le comique burlesque. Kerozene

DRACULA VS FRANKENSTEIN - AL ADAMSON, 1971, États Unis

Ca date de 1971 et ca sent bon le film indépendant et cheap à l'époque du peace and love. Lon Chaney Jr a l'air magané sans bon sens, Russ Tamblyn a un petit rôle cheap, Forrest J, Ackerman conduit son char pi Dracula le force à sortir pour se faire taper par Frankenstein, les deux monstres vont se battre pour une blonde aux grands yeux débordants, bref personne n'y gagne sauf le spectateur pas trop difficile qui as envie de s'amuser. Mario Giguère

HORROR OF THE BLOOD MONSTERS - Al Adamson, 1970, Etats Unis

Parce qu'une épidémie de vampirisme frappe la terre, une expédition est envoyée vers la planète distante responsable. Le vaisseau débarque sur une planète qui ressemble à une clairière des philippines avec monstres de carton pâte et deux similis tribus, des similis philippins en bikini de fourrure et des similis vampires en bikini de fourrures. Quelques lézards géants repiqués d'un classique et des combats pas très épiques s'amènent pendant que le professeur, le patriarche Carradine, essaie de les sortir de cette honte... J'allais oublier que la planète, selon la radiation qui frappe à ce moment est en monochrome rouge, jaune ou bleu...

Beaucoup trop ambitieux pour son bien, Al Adamson signe encore un film ringuard à souhait. C'est à se demander s'il n'a pas intégré un film philippin du style one million b.c. à son récit américain. ( recherche concluante, oui, il en a intégré un ! ) La romance et les explications scientifiques sont complètement débiles et le discours moraliste final a été entendu à maintes reprises. À vos risques et périls ou pour se bidonner entre amateurs. Mario Giguère

The MURDER GANG aka Black heat - Al Adamson, 1975, États Unis

Originalement connu sous le nom de BLACK HEAT, ce thriller policier d'Al Adamson figure parmi les grands. Psychologie de pacotille, dialogues risibles et élémentaires, chemises à long col ouvertes sur de luxuriantes toisons, tout y est pour en faire un film à succès. Tourné en 1975, il bénéficie entre autres d'une trame sonore funk/soul particulièrement remarquable. Adamson installe ses personnages en quelques secondes, et ils restent inoubliables. La technique laisse un peu à désirer, ainsi qu'en témoignent ces infinis plans fixes, que ne viennent troubler que quelques panoramiques ici et là. Mais peu importe, le climat est enlevant, le récit amusant, l'intrigue mince comme un fil invisible, et l'ensemble d'un charme désuet qui a le don, à chaque fois, de me captiver complètement. Fusillades bidon, sourires assurés, bref une grande oeuvre rescapée d'un passé douteux que quiconque se devrait de célébrer. Orloff

SATAN'S SADISTS aka NIGHTMARE BLOODBATH - Al Adamson, 1969, États Unis 

Dans ce récit de bikers fachos martyrisant, violant et tuant à peu près tout ce qu'ils peuvent, Al Adamson parvient à créer une atmosphère pesante et étonnamment glauque, chose difficilement concevable pour qui ne connaît que les gaudrioles Z du maître, à savoir des films comme DRACULA VS. FRANKENSTEIN ou VAMPIRE MEN FROM THE LOST PLANET. L'approche d'Adamson et du producteur Sam Sherman se veut ici bien plus sérieuse et premier degré en prenant le contre pied d'un film comme EASY RIDER. Fini l'esprit libertaire peace and love, les bikers de SATAN'S SADISTS, qui arborent fièrement des croix gammées et autres insignes nazis, acquièrent leur liberté grâce au crime. Hasard ou non, 1969 se trouve également être l'année du massacre perpétré par la Famille de Charles Manson. Deux preuves flagrantes que le mouvement hippy se mourrait tristement, laissant place à une amère désillusion.

Si le film est réussit, c'est en grande partie grâce au talent de Russ Tamblyn dans le rôle d'Anchor, le chef biker coiffé d'un chapeau et muni de petites lunettes rondes aux verres rouges (serait-ce là l'inspiration des lunettes de Mickey Knox de NATURAL BORN KILLER ?). Refusant tous compromis, jetant sa femme (Regina Carrol, madame Adamson à la ville) comme une vulgaire merde ("to me you're just a piece of dead meat !") avant qu'elle n'aille se jeter au fond d'un ravin au guidon se sa moto, son personnage fait froid dans le dos. Le casting comprend également deux futurs réalisateurs bisseux: John "Bud" Cardos dans le rôle d'un bikers à moitié indien et Greydon Clark dans le rôle d'Acid, le biker défoncé malentendant. Kerozene

Google
 
Web www.clubdesmonstres.com

LARRY BUCHANAN

100 FILMS | INTRODUCTION | ART | ARCHIVES | BESTIAIREBLOG | NOS CHOIX | COURRIER | DICTIONNAIRE VISUEL | EDWIGE FENECH | FIGURINES | FORUM | GAZETTE | LECTURES | LIENS | LUTTE | MP3 - WAV | REPORTAGES | RESSOURCES | PHOTOS | VISIONNEMENTS | VENTE