1904-1972

Edgar G Ulmer, né en Autriche, a travaillé avec entre autres F.W. Murnau et Robert Siodmak. Plus connu pour les classiques THE BLACK CAT et DETOUR. On l'apprécie pour ses contributions au cinéma de genre.

Mise à jour le 23 janvier 2006

THE BLACK CAT - Edgar G Ulmer avec Boris Karloff, Bela Lugosi, Julie Bishop, 1934, États Unis, 65m

The Black Cat demeure l'une des pièces maîtresses du metteur en scène Edgar G. Ulmer, proposant certains décors " art-déco " devançant leur temps. Le premier vrai duo Bela Lugosi - Boris Karloff ne fait pas vraiment de maître ici, les deux excellents en personnages doués de plusieurs facettes. Leur partie d'échecs décidant du sort d'une innocente fille demeure une pièce d'anthologie du cinéma d'horreur américain des années trente, ainsi que la cérémonie satanique. Cette histoire d'une vengeance couvée pendant quinze ans est remplie d'épouvante latente et de sous-entendus sexuels assez dérangeants. Et pourquoi pas un petit soupçon de nécrophilie? En dire trop sur le scénario serait une erreur; laissons aux spectateurs le soin d'en découvrir les multiples surprises. Peut-être la seule occasion pour les fans d'entendre Lugosi dire à haute voix le mot " baloney "! Ce film demeure le plus gros succès pour Universal en 1934. Blundering Man

  BLUEBEARD - Edgar G. Ulmer avec John Carradine, Jean Parker, Nils Ashter, Teala Loring, 1944, États Unis 

France, 19ème siècle: John Carradine joue le rôle de Gaston Morrell, un peintre qui est aussi marionnettiste. Les autorités affichent des avertissements sur les murs de Paris, car un nouveau Barbe Bleu étrangle des femmes qu'il jette dans la Seine. Seul indice pour la police, une peinture avec le portrait de la dernière victime a été vendue par un marchand qui dit ignorer qui est le peintre. Pendant que Lucille obtient le contrât de créer des costumes pour le marionnettiste qui a un oeil sur elle, sa soeur Francine sert d'appât pour coincer le peintre...

Carradine en jeune premier schizophrénique vaut le détour. Il est bien servit par la réalisation très fluide d'Ulmer qui insère quelques décors et maquillages à tendance expressionniste dans un drame dont on connaît le coupable rapidement. Comme souvent à cette époque, le tout est de savoir comment on réussira à pincer le tueur et de soutenir le suspense: combien et quelles personnes vont mourir encore avant le dénouement ? Une musique omniprésente appuie le drame tandis que Teala Loring, Francine, est resplendissante et lumineuse en jeune première. Un film à découvrir. Mario Giguère

The AMAZING TRANSPARENT MAN - Edgar G. Ulmer, 1960, États Unis

Voilà un petit film de 1960, avec un homme transparent ( c'est la même chose qu'invisible, mais ça sonne original, ah) avec des inconnus dans une histoire de savant allemand obligé de créer une formule pour bâtir une armée de soldats invisibles. Tout va foirer, évidemment, mais le savant nous demandera, en se tournant vers la caméra : qu'est-ce que vous feriez avec un secret aussi terrible ? Quelques bons moments dans un ensemble un peu quelconque...  Mario Giguère

The MAN FROM PLANET X - Edgar G. Ulmer avec Robert Clarke & Margaret Field, 1951, États Unis, N&B, 73m 

Un professeur et sa fille, perdus dans un observatoire minuscule dans un coin perdu d'Angleterre, ont découvert que la planète X se rapproche de la terre. Un journaliste américain flaire le sujet intéressant et voilà que l'on découvre le vaisseau d'outre espace et l' Homme de la planète X ! Il prépare une invasion !! Incrédible !!!

Plein de décors de carton pâte, de petites maquettes, de villages peinturés sur une toile et d'un extraterrestre à la face tragique de bonhomme Carnaval, l'ensemble est très plaisant quoique les acteurs ne soient pas extraordinaires. Le professeur n'est pas assez fou, le vilain pas trop méchant et la fille du professeur n'est pas entreprenante. Mais nous sommes en 1951, et l'histoire est pas mal, l'extraterrestre a un look unique, bref, je ne me suis pas ennuyé. Mario Giguère

Ou une merveille d'économie. 6 jours de Tournage, à en faire pâlir Spielberg !.. Certaines âmes bien pensantes vont même jusqu'a dire qu'il s'agit là de la version de "ET" la plus réussie.. Jugez-plutôt :

John Lawrence, journaliste de son état est convié sur une petite île irlandaise par le professeur Elliott qui vient de découvrir une nouvelle planète à notre système solaire.. Le hic, c'est que cette dernière baptisée planète X, (rien à voir avec les films du même genre) semble se rapprocher rapidement de la Terre.

La fille du professeur, Enid, tombe quelques jours plus tard nez à nez avec le titre du film... c'est à dire " l'Homme de la planète X ". Ce petit extraterrestre à l'abri dans sa combinaison spatial laisse apparaître derrière son casque protecteur un étrange et frêle visage qui lui donne une expression de tristesse infinie. Il va cependant tenter de communiquer avec nos savants. Mais un scientifique mal intentionné, va faire capoter la rencontre..

Avec un budget à faire pâlir Ed Wood, Ulmer concocte une véritable petite référence cinématographique dans le paysage SF des 50's. Comment oublier le visage de cet alien pas comme les autres ? Même si on retrouve ici tous les ingrédients des grands classiques du genre, on ne peut que passer un bon moment devant sa toile... Marc Evil

belle page anglaise sur la carrière d'Ulmer: www.sensesofcinema.com

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Web www.clubdesmonstres.com

LARRY COHEN

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