LES FILMS DE FANTASIA 2003
du 17 juillet au 10 août au Théâtre Hall Concordia

Affiche illustrée par Peter Ferguson
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The 36TH CHAMBER OF SHAOLIN aka Shao Lin san shi liu fang aka The Master Killer - Chia-Liang Liu, 1979, Chine, 115m Les Tartars prennent le contrôle des Canton et infligent un règne de terreur à la population. Les quelques rebelles sont capturés, torturés et exécutés. Tout cela au grand bonheur du Général Tien Ta (Lo Lieh, vedette du film THE FIVE FINGERS OF DEATH et personnificateur du fameux Pai Mai dans les différentes productions de Run Run Shaw). La population opprimée, ne maîtrisant pas les arts martiaux et n'ayant pas de force locale adéquate, s'organise de manière secrète dans la population. San Te (Chia Hui Liu aka Gordon Liu), jeune élève, se trouve mêler au conflit. Lorsqu'un message secret de la rébellion a été trouvé par les Tartares. Le père et les confrères d'études de San Te sont tuer. San Te parvient à s'enfuir et décide d'aller au Temble Shaolin pour apprendre les arts martiaux et pour pouvoir ainsi se venger du sinistre et ténébreux Général Tien Ta ! Ce film est un classique qui figure au nombre des 10 meilleurs films d'art martiaux de tout les temps. Et il est le premier d'une longue série consacrée aux chambres de Shaolin. Il suffit de voir le film pour comprendre pourquoi le film est devenu un classique incontournable. Le film est réalisé et chorégraphié par Chia-Liang Liu (demi-frère de Gordon Liu) qui est un génie des art martiaux et qui est un descendant directe des Moines Shaolins. Alors que les films du genre sont aujourd'hui composés de plans rapides, il est intéressant de constater qu'a l'époque les films du genre étaient tourner avec de longs plans qui pouvaient contenir jusqu'à 20 coups et qui pouvait mettre en scène pas moins de 20 personnes. Oui, ils avaient beaucoup de mémoire pour pouvoir maîtriser ces coups. De plus, le film contient un contenu pédagogique puisque le réalisateur a le désir d'initier les spectateurs à l'art du Kung-Fu. Alors, les mouvements étudier dans les différentes chambres (Arm Chamber, Leg Chamber, Eye Chamber, Wrist Chamber, Boxing Chamber, Baton Chamber, Head Chamber, Sword Chamber, etc.) sont vrais, mais simplifiés. Le DVD de Celestial Pictures offre une magnifique copie restaurée du film. Comme suppléments, il y a un précieux document sur l'historique des Temples Shaolins (qui sont à l'origine du Kung-Fu) et offre une excellente interview de Gordon Liu. Vraiment un dvd indispensable pour tous les amateurs de Kung-Fu. Si vous êtes vraiment observateur, vous allez découvrir une croix gammée dans le background du Eye Chamber. Je ne comprends toujours pas qu'est-ce que ça fait là ! Black Knight |
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ACCION MUTANTE - Alex de la Iglesia, 1993 N'ayant eu personne pour s'enthousiasmer devant moi à quel point Alex de la Iglesia était génial, je n'avais donc jusqu'à ce jour ressenti aucune attirance particulière pour Accion Mutante. C'est lorsque j'ai mis ce joyaux du cinéma espagnol contemporain dans la fente de mon vidéo que j'ai compris à quel point la ballade serait pour moi jouissive. Et je n'ai pas été déçu. Ce film hilarant bourré de tordus, de bonnes idées et de surprenantes trouvailles visuelles nous démontre à quel point Hollywood a encore la crotte au cul et manque d'originalité. Je sais que je ne rate jamais une occasion de leur chier au visage, mais que voulez-vous, je suis encore dans ma phase anale... Dans Accion Mutante, on célèbre la démesure, le sacrilège et l'humour noir avec une gaieté contagieuse et au son d'une trame sonore absolument énergique. La scène du mariage à elle seule vaut au moins trois semaines de ma vie et j'ai bien hâte de regarder DAY OF THE BEAST... Bref, si vous le trouvez, ne manquez pas d'en abuser... Orloff |
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The BACKYARD - Paul Hough, 2002, États Unis, 1h20 "Qui sait, nos enfants pourraient en ce moment être on ne sait où en train de fumer de la drogue, mais heureusement, ils ont plutôt choisi de se frapper dessus avec des poubelles !" Voici une des remarques aberrantes parmi tant d'autres dont foisonne THE BACKYARD, un documentaire choc, à la fois fascinant et effrayant, reflet d'une "certaine" Amérique et d'une société plus que gangrenée. Paul Hough a passé environ un an à assister à des matches de lutte extrême et à suivre de loin le cheminement ahurissant de quelques-uns de ces "lutteurs du dimanche" qui pullulent par milliers dans la cour arrière du white trash moyen. Barbelés, taques, chaises de métal, trappes à souris, cactus, néons, tables, fenêtres, chaises, tout est prétexte à se taper sur la gueule et se faire saigner. Les règles changent de ligue en ligue, mais la mentalité effarante demeure la même d'état en état. THE BACKYARD est un portrait honnête et presque objectif d'un phénomène préoccupant. Sans vouloir se la jouer moralisatrice, Hough filme et laisse froidement les lutteurs s'expliquer eux-mêmes, ce qu'ils font avec une lucidité parfois déconcertante et révélatrice. On a droit à un témoignage fort touchant par la mère de Scar, un type un peu spécial qui a passé la majeure partie de son enfance à l'hôpital et qui lutte pour être accepté de ses pairs. On a droit à l'homophobie et au racisme nonchalant de quelques bouseux d'Arizona, les plus violents du film, et aussi les plus simiesques, qui n'acceptent pas la critique et pétrifient le spectateur par la violence de leurs matches. Il est impossible de calculer le temps et la dévotion que le réalisateur a dû injecter dans ce projet. Quand un de ses sujets, le Lézard, se rend aux éliminatoires de la sélection annuelle de la WWF, il l'accompagne à l'audition, et se réveille en même temps que lui à 3h du matin ! Le film se termine sur une note à la fois amère et joyeuse, avec les destins des différents protagonistes mis en opposition, soutenant la loi des probabilités, refusant de juger ces quelques fanatiques pourtant fort troublés et troublants... Un visionnement recommandé ! Orloff |
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BAD GUY aka NABBEUN NAMJA - Ki-Duk Kim, 2001, Corée, 100m Hank-Ki, un criminel muet qui s'occupe d'une petite maison de prostitution, tombe amoureux d'une jeune étudiante qui attend son petit ami sur le banc d'un parc. Lorsque ce dernier arrive et que le couple est prêt à partir, Hank-Ki, s'approche et l'embrasse passionnément. Elle demande des excuses qui ne viendront pas. Dégoûté d'être ainsi rejeté, Hank-Ki complote une histoire où la jeune fille sera accusée du vol d'un porte-feuille. Elle se retrouve contrainte de rembourser une forte somme d'argent. Ne pouvant pas payer, elle prend une dette à Hank-Ki qui la forcera à se prostituer pour rembourser. Sachant Hank-Ki amoureux d'elle, elle fera tout pour le faire souffrir. Réalisé par le réalisateur de l'excellent LIES. BAD GUY est encore une fois une histoire d'amour difficile entre deux êtres écorchés par la vie. Il y a ici un mélange de passion, de haine, de tendresse et de cruauté. Le film se déroule tout en douceur, dans le calme et sur l'étrange sensibilité de criminel. Les 2 interprètes principaux Jo Jae-Hyeon (dans le rôle difficile du muet) et Seo Won (dans celui de l'étudiante) donnent des interprétations fortes et courageuses. Jo Jae-Hyeon à même quelques traits avec un certain Antony Wong. Bad Guy offre aussi des retournements de situation parfaitement inattendus et non dénués d'un certain humour noir: À un moment donné, Hank-Ki se retrouve en prison et son complice tue un individu gratuitement pour aller en dedans pour lui faire sa fête ! BAD GUY est une uvre forte et formidablement originale. Recommandé. Black Knight |
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The BIG SLAUGHTER CLUB - Hitoshi Ishikawa, 2003, Japon, 71m Hiroe, une collégienne qui se prostitue à temps partiel, tue accidentellement son client Kazeko (Ken'ichi Endo) à l'intérieur d'une chambre d'hôtel. Cette dernière fait appelle à ses amies et vont l'enterrer dans les bois. Quelques jours plus tard, Hiroe est hantée par la présence surnaturelle de Kazeko qui veut se venger. Troublée, elle invite ses amies dans les bois pour l'exhumer. Kazeko se réveille et désire les tuer toutes ! Cette chose exécrable qui ne mérite même pas d'être appelé un film est sortie au Japon pendant une semaine et a connu ensuite un énorme succès en cassettes vidéos. Et c'est probablement dû à la présence de Ken'ichi Endo (le père de famille de VISITOR Q). Parce que le film est d'une incroyable médiocrité ! Ne vous fiez surtout pas aux images sanglantes du programme, il s'agit d'un appât. Tourné en vidéo avec un budget zéro. The Big Slaughter Club déçoit énormement. Voici probablement l'un des films le plus nul que j'ai eu la chance de voir de ma vie ! En tout cas, indigne d'être présenté à l'intérieur d'un festival. Erreurs de continuités, Problèmes de rythmes, photographié par un aveugle, effets spéciaux primaires, nommés les ! Tous les défauts que peuvent avoir un film sont ici. On se demande qu'est-ce que Ken'ichi Endo fait dans cette galère. Peut être est-ce dû au fait que Hitoshi Ishikawa était le scénariste de DEAD OR ALIVE 3 ? Et bien qu'il reste loin d'une caméra et qu'il retourne dans ses scénarios pour Takashi Miike ou qu'il continue à tourner des pornos ! Le film plan par plan copie avec maladresse THE FOG, EVIL DEAD 2 (Ken'ichi Endo joue avec sa main possédée, se casse des assiettes sur la tête. coupe sa main qui s'en va faire un tour dans l'espace), SUSPIRIA, RING, I KNOW WHAT YOUR DID LAST SUMMER, etc. Pour réussir à passer à travers les pénibles 71 minutes on nommait toutes les références ! Si vous avez des billets, faites vous rembourser au plus vite ! Vous ne méritez pas de subir pareille châtiment ! Black Knight |
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BUBBA HO-TEP - Don Coscarelli, 2002, États Unis Dans un hospice minable, un imitateur d'Elvis Presley nostalgique se prend pour le roi du rock, malgré sa blessure à la hanche qui l'oblige à utiliser une marchette. Il est bien nostalgique, s'ennuie de Priscilla, de sa fille et redoute l'infirmière qui vient chaque jour lui mettre la pommade sur son marteau-piqueur de l'amour qui a une boursoufle cancérigène. Lui et un noir qui se prétend le président Kennedy vont percevoir les signes révélateurs de visites nocturnes pas catholiques dans leur sanctuaire. Ils devront affronter une momie, le président dans sa chaise roulante, Elvis avec sa marchette et son Karaté ! Qui l'eut cru, sur une nouvelle de Joe R. Lansdale, Coscarelli nous monte un film qui prend bien son temps pour nous acclimater à ses vedettes et l'histoire folle qui a mené Elvis à l'hospice. Économie de moyens et d'acteurs, donc, mais un scénario béton qui mélange nostalgie et mythes pharaoniques avec un plaisir communicatif. Bruce Campbell est formidable dans le rôle du chanteur vedette, y allant de ses réflexions en voix off, savoureuses, tout comme Ossie Davis et son improbable président qui lance "Let's get decadent" au moment d'offrir des friandises interdites dans l'établissement. La momie est bien personnifiée, lente comme un Boris Karloff mais au look superbe. Une vraie belle surprise dont on annonce la suite, à voir ! Mario Giguère |
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CABIN FEVER aka FIÈVRE NOIRE - Eli Roth, 2003, États Unis, 1h34 Une bande de jeunes loue une cabine au fond des bois de la Caroline du Nord, le temps d"un week-end, et compte bien passer du temps à "renouer avec la nature" à l'aide d'un peu de bière et de deux jolies poitrines. Tout va pour le mieux dès leur arrivée; le petit couple... s'accouple, les amis de toujours vont se courtiser au bord de l'eau et le jock monolithique part fusiller des écureuils, bière en main. Cependant lorsque la pluie se met de la partie ils doivent se réfugier à l'intérieur, et un ermite plutôt louche à la peau ravagée vient cogner à leur porte en crachant du sang. Disons honnêtement qu'il ne va pas très bien. CABIN FEVER est un retour aux films d'horreur psychologiques des années '70, dans la lignée des Romero & Craven de la vieille époque, qui prend son temps pour bâtir une intrigue qui ne lâchera plus le spectateur une fois mise en place. Eli Roth, protégé de David Lynch, signe ici un premier long métrage tout en nuances, à la mise en scène fluide et oppressante, hommage ultime à l'atmosphère suffocante que l'on retrouvait dans des films tels que NIGHT OF THE LIVING DEAD & THE CRAZIES. Le prétexte, une variation horrifiante de la bactérie mangeuse de chair, en glacera plus d'un. Hypocondriaques s'abstenir... En plus de l'ambiance du tonnerre, les effets spéciaux sont faits "à l'ancienne", et sont plutôt réussis. Angelo Badalamenti signe une trame sonore parfaitement adéquate. Le climat automnal et inquiétant et les rednecks patibulaires qui hantent les environs contribuent à la réussite de l'entreprise, et le huis-clos suintant la contamination est tout à fait réussi. Seul bémol du film : les acteurs principaux, tous trop jeunes et beaux, qui ne rendent pas service à la crédibilité du récit. D'un autre côté, le fait que ce soit des beautés hollywoodiennes plastiques comme Cerina Vincent (NOT ANOTHER TEEN MOVIE) et Jordan Ladd (NEVER BEEN KISSED) dont la chair pourrit irrémédiablement ajoute quelque chose d'horrifiant à l'ensemble. Roth pousse même l'hommage jusqu'à insérer à la bande-son une chanson de David Hess, qui est reprise dans le générique final par son fils ! Orloff Un groupe d'ados se loue un chalet au milieu des bois dans l'espoir d'aller faire la fête. Bientôt, surgit un ermite infesté d'un curieux virus. Bien entendu, il le transmettra aux jeunes qui se transforment en plaies vivantes et se dressent les uns contre les autres. Tel est le sujet de ce film du réalisateur Eli Roth, protégé notoire de David Lynch. La filiation Lynchienne se fait d'ailleurs par le biais de trois éléments : 1) Un merci au générique final 2) La musique d'Angelo Badalamenti 3) Une séquence purement " Lynchienne ", celle de la première rencontre entre le policier fêtard et les ados. Cette scène bizarre et déjantée, mise en musique par le jazz de Badalamenti, rappelle énormément Twin Peaks et d'autres moments de Lynch où la réalité se met à dérailler et devient profondément absurde. Hélas, cette atmosphère ne revient jamais dans le film (à part peut-être quelques flashes, dont un enfant qui fait du kung-fu). Les fans aimeront - ou seront agacés par - les nombreuses références à un paquet de films du genre. Cela ne suffit cependant pas à faire tenir un film debout. Pourquoi utiliser la musique de David Hess sans donner un cameo au bonhomme, par exemple, alors que cela aurait été si facile ? Le scénario n'est guère inventif, mais il contient moins de blagues douteuses que nombre de films hollywoodiens du genre sortis en salle récemment. On appréciera l'absence d'effets spéciaux par ordinateur, le réalisateur ayant choisi des effets de maquillage, les plus efficaces, à mon avis, dans un film d'épouvante. L'interprétation est majoritairement effectuée par des inconnus (pour les ados), correspondant en cela à la tradition du genre telle qu'établie dans les années 80. On aurait aimé que le film soit plus intense et aille plus loin dans ses intentions, mais je suppose que, vu la large diffusion du film et ses excès graphiques (par rapport aux autres films d'horreur récents), Eli Roth a voulu se limiter. Le résultat est donc un film regardable, mais je serais étonné qu'il devienne un classique du genre. Howard Vernon Ça faisait longtemps que (dans les dernières sorties cinéma) j'avais vu un bon film. Pour ma part j'ai aimé. Contrairement aux films stupides d'ados à la Scream, I know what you did... ect, j'aime le fait qu'ils soient isolés loin dans la forêt, de l'ermite contaminé, la maladie qui fait ses ravages, disons que c'est un clin d'oeil au cinéma des années 70. En plus ils ont emprunté la musique du film Last house on the left. Le dvd contient des courts métrages d'animation s'appelant The Rotten Fruit, fait par Eli roth et un autre dont le nom m'échappe, Hilarant. Rana |
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COME DRINK WITH ME aka L'HIRONDELLE D'OR aka DA ZUI XIA - King Hu, 1966, Hong-Kong Le fils du gouverneur est kidnappé par un gang de brigand qui souhaite l'échanger contre leur chef retenu prisonnier. La fille du gouverneur, épéiste talentueuse connue sous le nom d'hirondelle d'or, vole au secours de son frère. Elle se fera aider par un mystérieux mendiant alcoolique qui cache en réalité d'immenses talents d'artiste martial. L'HIRONDELLE D'OR est un film référence dans l'histoire du Wu xia pian. Référence pour John Woo, qui y découvrit une révolution en ce qui concerne la manière de filmer les scènes d'action, mais aussi pour Ang Lee qui s'en inspira grandement pour TIGRE ET DRAGON au point de proposer à l'interprète d'Hirondelle d'or, à savoir Cheng Pei Pei, d'incarner la redoutable Jade Fox de son film. Le film possède aujourd'hui un charme désuet en comparaison des standards actuels du genre, mais possède une véritable beauté visuelle. Chang Cheh signa la suite deux ans plus tard sortie sous le titre anglais de GOLDEN SWALLOW et LE RETOUR DE L'HIRONDELLE D'OR en France. Ce qui ne manque pas de rajouter à la confusion générale déjà présente dans les titres des films de Hong-Kong. Pour finir, il paraît que Jackie Chan, âgé de 12 ans, tient un petit rôle dans le film. Kerozene |
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DEAD END - Jean-Baptiste Andréa & Fabrice Canepa, 2003, France, 1h25. Sur une route forestière de la Californie, Frank conduit comme chaque année sa famille vers le souper de Noël qui est devenu une tradition. Plutôt que de passer par l'autoroute, il décide de prendre un raccourci et emprunte une route dont il a entendu parler mais sur laquelle il n'a jamais osé rouler. Très vite il s'apercevra de son erreur, particulièrement après avoir rencontré une inquiétante femme habillée en blanc qui transporte dans ses bras un bébé plutôt silencieux. Film à petit budget (1 million US) qui joue davantage sur les dialogues et la suggestion que sur l'épate et les gros effets, DEAD END fait preuve d'un rythme et d'une inventivité qui en font une expérience fort agréable. L'inquiétant Ray Wise (le père de Laura Palmer dans TWIN PEAKS et la créature de SWAMP THING de Craven, entre autres) interprète un père de famille rigide, au verbe précis, qui guide sa famille du mieux qu'il peut à travers des épreuves dont tous ne sortiront pas vivants. Le suspense tient ici sur un fil simple mais efficace : qui sera le prochain à y passer, et surtout pourquoi ? Il est tout de même curieux que ce film "français" soit tourné en anglais, avec des acteurs américains, à Hollywood. Mais grâce au scénario en béton, malgré le budget ridicule, les acteurs et l'équipe sont parvenus à forger un film fort honnête qui, avec un bon marketing, aurait un potentiel commercial indéniable. Orloff |
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DOUBLE AGENT aka Ijung gancheob - Hyeon-jeong Kim, 2003, Corée L'action se passe fin des années 70, pour continuer dans les années 80. Un agent des services secrets de la Corée du Nord fait défection pour la Corée du Sud. Il est d'abord interrogé, soupçonné d'être un agent double. Il coopère et finalement devient une personne ressource pour les renseignements de la Corée du Sud. Puis, comme le titre du film l'indique, on assiste à la supercherie, le contact avec les agents infiltrés, le réseau complexe d'espions à la solde du Nord. L'étau se resserrera inexorablement pendant que les sentiments d'une espionne et un jeune transfuge mettront tout le réseau en péril. Drame psychologique et drame d'espionnage réaliste, DOUBLE AGENT nous fait entrer dans un monde éloigné des 007 habituels et est dès le début d'une cruauté difficile à regarder. Pas de pitié dans le monde du contre espionnage, pas de pardon pour les fautes et des convictions politiques inébranlables. Un film très différent, donc, du lot habituel du festival Fantasia, qui a attiré moins de public, mais fort applaudi par les gens présents. Mario Giguère |
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DOUBLE VISION - Kuo-fu Chen, 2002, Taiwan/Hong Kong D'étranges meurtres sont perpétrés à Taiwan: les victimes présentes toutes des signes de noyade alors qu'elles se trouvent au bureau ou dans leur appartement. La police locale pataugeant dans la semoule, elle fait appelle à un agent du FBI, un profiler scientifique (David Morse) qui doit collaborer avec l'inspecteur Huang (Tony Leung Ka Fai), homme dépressif dont le couple part en sucette suite à une affaire qui traumatisa sa fille désormais muette. L'enquête menée par les deux hommes les dirige vers une secte dont le leader aux pupilles doubles souhaite atteindre l'immortalité. DOUBLE VISION est en quelque sorte le pendant chinois de SEVEN version buddy-movie, avec ses cadavres contenant de nombreux indices et son meurtrier suivant un schéma extrêmement précis et calculé. Cependant, le film de Juo-fu Chen troque l'atmosphère sordide contre une ambiance quasi surnaturelle faisant pencher le métrage vers un univers aux frontières du fantastique. Visiblement destiné au marché international (la présence de David Morse le confirme), le réalisateur semble avoir opté pour quelques compromis afin de s'ouvrir un maximum de portes. Ainsi, les morts sont loin du sadisme du film de Fincher et la mise en scène est certes soignée mais plutôt convenue, passe-partout. La scène du massacre des membres de la secte est à l'image du film entier: alors qu'elle aurait pu devenir un moment d'anthologie, les coups de sabre en image de synthèse et la musique inappropriée atténuent fortement son impact pour devenir une sorte de sage tuerie qui ne brusquera que la ménagère de plus de quarante ans. Il semble en effet que tout le monde ait mis passablement d'eau dans son vin afin de rendre le film diffusable à grande échelle et ceci au prix de l'efficacité. Il reste au final un thriller surnaturel gentiment distrayant et au dénouement touchant. DOUBLE VISION a été en 2002 le plus gros budget de l'histoire du cinéma taïwanais, raison supplémentaire pour son caractère international (et donc théoriquement rentable), et fut présenté à Cannes dans la sélection Un Certain Regard. Kerozene |
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DRIVE - Sabu alias Hiroyuki Tanaka, 2002, Japon , 102m Un salaryman obsessif-compulsif souffrant de migraines chroniques devient contre son gré le chauffeur de 3 voleurs qui viennent de se faire dérober leur magot par leur 4ième partenaire. Cette rencontre viendra perturber l'existence réglée au quart de tour de cet homme renfrogné qui mène sa vie comme une entreprise. Asakura Haruki est l'incarnation du citoyen idéal japonais. Honnête, propre sur lui, réservé et ponctuel, il vit sa vie en fonction des lois sans jamais suivre ses envies. A force de s'oublier et d'ignorer ses besoins, son corps a fini par se rebeller et lui donner du fil à retordre. Ses migraines qui lui pourrissent la vie sont le signe que quelque chose doit être changé. Mais quoi? Les voleurs que le hasard (ou le destin) a mis sur sa route l'aideront à mieux se connaître et à mettre fin à ce cycle psychotique qui a débuté quand ses deux parents se sont successivement enlevés la vie ou peut-être bien avant... Les différents personnages représentent des sphères de la société japonaise qui est très riche en contrastes, ce qui donnent lieu à des scènes absurdes et surtout révélatrices. Ce film amène une réflexion intéressante sur les phénomènes du hasard, du destin et de l'héritage culturel à partir d'une histoire anodine de vol de banque. Sabu dresse le triste bilan du samouraï devenu salaryman dont le conformisme est en train de tuer toute individualité, en plus de lui faire oublier ses traditions et le pouvoir qu'il a sur sa propre existence. Il s'agit d'un film beaucoup plus fort au niveau du fond que de la forme, mais il s'agit d'un film bien fait et qui divertit malgré la gravité de son sujet. Mongola Batteries |
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The EYE aka Jian Giu aka Khon Hen Phi - Oxide Pang Chun & Danny Pang, 2002, Angleterre/Hong Kong/Thaïlande/Singapour, 1h38. Mun, une jeune aveugle, entre en chirurgie afin de recevoir une greffe de cornée et retrouver la vue. Son opération se passe bien, et elle débute une convalescence d'observation dans l'hôpital, où elle rencontre la petite Ying Ying, fillette au crâne rasé atteinte d'un cancer du cerveau. Elle reçoit son congé juste à temps pour éviter qu'une relation amicale trop intense ne s'installe entre les deux, et part vivre chez sa grand-mère pour apprivoiser ses nouveaux yeux. Nouveaux yeux qui lui font voir de drôles de choses... THE EYE est un film ambitieux et efficace dont les droits ont déjà été achetés par la firme de production de l'ami Tom Cruise. Le "remake" est donc à nos portes. Avec la qualité des effets visuels et de l'image actuelle du film en question, pourquoi ne pas s'être contenté de sortir une version sous-titrée ou doublée pour le marché américain ? On connaît tous l'engouement qu'a créé le film RINGU an Asie, où de multiples copies ont par la suite été tournées. Ici, on nous concocte un mélange entre l'ambiance du film de Nakada et THE SIXTH SENSE, passablement réussi, qui tourne autour d'un héritage médiumnique transmis à travers un don d'organes !! La photographie est impeccable et clinique, particulièrement lorsque les personnages se rendent en Thaïlande où le climat visuel devient presque apocalyptique. La demoiselle aveugle est correctement interprétée par Angelica Lee, une ancienne chanteuse - coutume courante en Asie - qui n'a que quelques films à son actif, dont BETELNUT BEAUTY, et qui semble obtenir un certain succès grâce à sa jolie gueule. Etonnamment, Wilson Yip, le réalisateur de BIO ZOMBIE, BULLETS OVER SUMMER & JULIET IN LOVE, apparaît ici dans un caméo prolongé, dans le rôle d'un prêtre taoïste !! THE EYE demeure un divertissement de qualité qui procure son lot de frissons si visionné dans un silence total avec la lumière fermée, mais il ne transcende rien et ne prétend pas le faire, heureusement. Orloff Une jeune fille aveugle subit une opération de la cornée et recouvre la vue. Étonnement, elle est alors capable de voir les morts... Bon bon, je te vois venir avec tes gros sabot en beuglant "maiiiiiiiiis, c'est comme THE 6TH SENSE !". Et bien oui, si on s'arrête là, clair qu'il y a une sacrée similitude. Mais l'histoire en elle-même n'a absolument rien à voir, et je préfère ne rien dévoiler au sujet de celle-ci afin de te laisser apprécier ce film pleinement. Parce que je peux te dire que c'est une belle claque, et que ça faisait bien longtemps que mes petits poils ne s'étaient dressés de la sorte à la vision d'un film ! Certaines scènes sont proprement flippantes ! Le final du film est également impressionnant ! La mise en scène des frangins Pang est exemplaire, très soignée et intelligente, l'image et la photographie en générale sont parfaitement maîtrisées ce qui leur permet de distiller une atmosphère parfois terrifiante reléguant les RING et autres KAIRO au rang des CHAIR DE POULE. Kerozene J'ai finalement vu ce film, sorte de réponse à RING. J'en avais beaucoup entendu parler, mais je m'étais efforcé d'en savoir le moins possible quant au scénario, afin de conserver toutes les surprises intactes. Ce que je savais du film, on le découvre dans la première minute : le scénario a pour protagoniste principal une jeune femme qui vient de se faire greffer un oeil. Cette musicienne, aveugle depuis l'âge de deux ans, va enfin "voir le monde" de nouveau. Or, le problème est simple : elle voit aussi des fantômes... Ma critique sera plus brève que d'habitude : la première moitié du film est très prenante, même si l'originalité n'est peut-être pas au rendez-vous. C'est très efficace, et ces fantômes lugubres à l'orientale nous mettent assez mal à l'aise. Sinon, la structure ressemble vraiment à RING. Après une première partie inquiétante (car elle nous laisse sans repères précis), le récit se structure selon la forme d'une enquête policière avec énigme à résoudre afin de " restaurer l'ordre initial ". Dans sa seconde partie, THE EYE est plus conventionnel. L'aspect effrayant disparaît au profit de l'enquête et d'aspects plus spectaculaires au point de vue visuel. À mon sens, le film perd alors sa force d'impact, même s'il n'est pas ennuyeux pour autant. Le reste est correct. On sourira peut-être devant une musique au synthé un peu cheap par moments, mais l'interprétation, le montage et le travail au point de vue photographie parviennent à rendre l'ensemble assez efficace. En bref : si THE EYE ne fera pas oublier RING, il donne lieu à une expérience de visionnement intéressante. Le DVD ne propose aucun supplément, à part trois bandes-annonces sans rapport avec THE EYE. Howard Vernon |
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GODZILLA MOTHRA AND KING GHIDORAH GIANT MONSTER ALL-OUT ATTACK- Shusuke Kaneko, 2001, Japon 50 ans après la première attaque de Godzilla, qui fut anéanti par le destructeur à oxygène, un nouveau Godzilla réapparaît. Le roi des monstres, habité par l'esprit de morts de la deuxième guerre mondiale, ne peut être détruit que par trois monstres sacrés: Mothra, Baragon et King Ghidorah. Plus connu sous le titre plus court : GMK, ce film est le troisième réalisé après le Godzilla américain, et sans lien avec toute la série, sauf le premier film. Trois essais tous différents et celui-ci part dans le fantastique fort particulier. Mais sapristi que c'est bon ! Il y a de l'action comme rarement on en a vu, ce Godzilla est d'une force inouïe. Le rythme est rapide, pas de temps mort. La musique, très différente, plus électronique, passe bien la rampe. Ca prends bien un peu de temps à s'habituer à la nouvelle tête de notre héros, mais on a droit à des scènes d'anthologies. Beaucoup de clins d'oeil au spectateur, je retiens ces touristes qui aperçoivent le monstre au loin et qui, au lieu de courir, se font photographier avec le sourire et le monstre au loin. Il paieront leur innocence. Évidemment plusieurs fans ont reproché cette version un peu sacrilège du King et noté au passage quelques manques de continuité dans le scénario. On s'en fout, on adore le King et il est en sacrée forme ! Par le réalisateur des trois derniers Gamera. Vive Godzilla, Vive Shusuke ! Mario Giguère |
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GODZILLA VS MEGAGUIRUS aka Gojira Tai Megagirasu : Jii Shometsu Sakusen aka GXM - Masaaki Tezuka, 2000, Japon, 1h45 Le Japon a une nouvelle arme pour détruire Godzilla: un mini-trou noir ! Faut-il encore amener le monstre dans un endroit tranquille et le repérer correctement du haut du satellite qui envoie le trou noir ! Ils doivent donc l'attirer à un endroit précis, mais depuis que les japonais se sont rendu compte que Godzilla est attiré par l'énergie atomique, ils n'ont plus de centrales. Lors d'un essai du générateur de trou noir sur une île déserte, on aperçoit une onde dans le décor, une faille spatio temporelle qui plane quelque temps après que le trou noir a fait ses ravages. Il sortira de cette faille un insecte préhistorique qui pondra des milliers d'oeufs qui relâcheront des milliers d'insectes qui se précipiteront sur Godzilla, histoire d'absorber son énergie. Cette énergie sera transférée à la reine des insectes qui deviendra gigantesque et attaquera notre Godzilla préféré pendant que l'armée se demande pourquoi Godzilla revient vers le Japon ! Quel plaisir de retrouver notre monstre préféré en pleine forme, attaqué par des moustiques préhistoriques. Les effets spéciaux sont mieux réussis que la dernière fois, les effets digitaux sont particulièrement bien faits. Lhistoire est un peu longue, comme souvent, et il est curieux de voir le dernier costume incrusté dans des séquences du premier film, considéré comme un classique au Japon ! Les combats sont bien orchestrés. On a droit au retour des séquences de lutte traditionnelles lorsque Godzilla prend une course (!) et saute dans les airs (re!) pour écraser à plat ventre le Megaguirus (re!!!). Les puristes doivent crier ! La musique est dans l'ensemble fort appropriée. Un Godzilla de bon ton qui se regarde avec un plaisir évident ! Mario Giguère Godzilla attaque ! A Tokyo, en 2000, une escouade anti-Godzilla nommée les G-Graspers est créé pour débarrasser la planète du gros monstre vert. A sa tête préside Tsujimori, une jolie demoiselle un peu dure et bien déterminée a botter les fesses de Godzi hors de ce monde suite a la chute d'un malencontreux morceau d'immeuble qui a tue son compagnon d'armes lors d'une attaque du monstre a Osaka en 1996. On sait bien que Godzilla a des grosses pattes... Une scientifique travaillant sur un "fusil a trou noir" - vous avez bien lu - engage Kudo, un petit génie de la micro science, pour l'assister dans la construction de cette arme extrême qui signifiera peut-être la fin du géant verdâtre. Pendant ce temps-la, un petit enfant qui s'intéresse aux papillons est témoin des premiers essais de ladite arme et en sort très impressionne... Voila la "suite" du très amusant GODZILLA 2000. Alors que G2K se terminait sur une note incertaine, avec un point d'interrogation, les créateurs de la série ont décide de ne pas faire une "sexuelle" mais bel et bien de faire comme si tous les films de Godzilla, a part le premier, n'avaient jamais existe. On recommence à zéro ! A part l'attaque sur Osaka en 1996, la seule autre attaque dont on parle ici est la toute première, datant de 1954. Ici non seulement Godzilla est-il déteste des humains, qui en ont ras-le-bol de reconstruire le Japon a chaque année, mais il doit en plus faire face à une grosse libellule répugnante - le Megaguirus du titre. Le combat entre les deux monstres dans la baie de Tokyo est épique, digne du plus grand match de lutte, et on craint même - oh, pas longtemps - que le gros lézard ne s'en sorte pas !!! Quel suspense ! Que de battements de coeur a 189 BPM !! L'ensemble est fort divertissant, comme d'habitude, mais cet épisode ne passera sans doute pas a l'histoire. Interprétation correcte, réalisation rapide et classique, avec de beaux plans des immeubles de Tokyo et des maquettes en pleine destruction, quelques plans subjectifs a partir des "yeux" de Megaguirus qui frôlent le psychédélique, beaucoup de CGI, une créature affreuse et insupportable, un petit enfant pour faire "familial", une jolie fille qui se fait éliminer de façon très gore avec son petit ami en plein centre-ville par une "bebitte" épeurante, et un score pompeux et héroïque qui en met des tonnes pour nous agacer. Pas mal pour un film de monstres !! Orloff |
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GRAVEYARD ALIVE : A Zombie Nurse In Love - Elza Kephart, 2003, Canada, 80m Bien sûr, je voudrais sincèrement dire que ce film est génial et être gentil avec sa réalisatrice et encourager tout le monde à encourager le petit cinéma d'ici. Voyons voir ce que je peux faire. Un bûcheron se fait mordre le doigt par une bébitte qui demeurera hors-champ faute de budget et s'en va à l'hôpital avec une hache dans le crâne venant d'on ne sait où. Le zombi mord une infirmière laide qui s'amourache de lui et lui transmet inévitablement ce mal qui la fera (très peu) pourrir et s'émanciper en tant que femme. C'est à peu près ça, mais sur une heure et demi. Comédie sans gags, parodie aux renvois référentiels vagues (si ce n'est le soap américain), film de zombis sans gore, film sans couleur (glorious black and white). C'est un putain de chef-d'oeuvre! Et si ma nana s'était pas endormie sur moi après 12 minutes, je me serais sorti de là avec joie. Memorial BBQ |
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ICHI THE KILLER aka Koroshiya 1 - Takashi Miike, 2001, Japon Ichi the killer est un tueur pratiquement muet qui décime les yakuzas d'un quartier chaud au Japon. Témoin d'un viol collectif lorsqu'il était plus jeune, il est resté marqué par cet évènement surtout au niveau de sa sexualité. Lorsque le boss Anjo disparaît, toute sa bande mené par Kakihara, autre tueur déjanté, part à sa recherche. Ils finiront par croiser la route de Ichi avec des résultats sanglants. Miike l'avait dit. Il voulait réaliser un film tellement laid, tellement vulgaire, tellement violent que ses producteurs ne voudraient pas le sortir en salle... Ben on peut dire que Miike a réussit, son film n'est pas aimable du tout. C'est un truc abject totalement pervers qui avec ses côtés grotesques n'arrive pas vraiment à être choquant ni vraiment comique (et ce, même si les personnages sont dès plus colorants et collent parfaitement au manga dont ils sont tirés). De plus, le film n'est pas vraiment nerveux et l'action n'est pas toujours au rendez-vous. Miike privilégie une certaine lenteur qui s'achève sur des moments de violents extrêmes qui ne sont pas toujours montrés à l'écran lors de l'action (question de FX ?) mais ou le résultat est judicieusement cadré (le pimp coupé en 2 sur le sens de la longueur, le visage glissement doucement sur un mur taché de sang, la cheville d'une fille coupée froidement, etc.) Malgré ces bémols typiquement Miikiennes (on sent que Ichi est un film vite réalisé et vite monté. Quelques bonnes idées ne cachent pas vraiment le manque de rigueur de la mise en scène), le film reste fascinant au niveau de la perversion des personnages. Grand film S&M, tous les personnages possèdent une déviance, tous se torturent avec " amour ", tous recherchent une certaine extase dans la douleur ou le sadisme. Kakihara est excité à l'idée de rencontrer Ichi, quelqu'un qui saura sûrement le torturer aussi bien que Anjo, son patron disparu. L'humiliation est aussi un sujet fort dans Ichi. Le Bullying (sujet déjà présent dans Visitor Q) a transformé Ichi en ce qu'il est aujourd'hui, un tueur fou incontrôlable qui désire éliminer tous les bullys.. Même les adultes sont humiliés constamment, comparant tout le concept yakuza à la cruauté d'enfants dans une cour d'école. Il aurait été impossible de réaliser ce film en Amérique. Non seulement à cause de sa trop grande violence mais bien plus à cause de cette culture S&M typiquement japonaise. Lloyd llewellyn Un tueur sadique assassine le chef d'une bande de dangereux yazukas et laisse ensuite ses associés le soin de nettoyer les lieux du crime pour donner l'impression que la victime s'est fait kidnapper plutôt que tueur. Kakahira, l'homme de main de la victime, part donc à la recherche de son patron et de fil en aiguille, il apprend l'existence de Ichi, un maniaque qui s'attaque uniquement aux hommes méchants qui sèment le mal sur la planète. Bon, j'avoue ici que mon résumé est un peu bâclé, mais on pourrait dire qu'il va en harmonie avec cet opus de la violence signée Miike. Ici, le scénario n'est qu'une excuse pour des scènes sanglantes à souhait, frôlant souvent l'insupportable, ainsi que les farces d'humour noir rarement subtiles, mais souvent très absurdes. Miike ici s'est complètement laissé aller, on sent très bien qu'il est désormais en harmonie avec son style particulier et il se laisse ici s'amuser en suivant ses propres règles. Le résultat est cocasse et fort amusant, mais il ne s'agît pas ici de son meilleur film, ce dernier ayant fait beaucoup mieux avec GOZU et VISITOR Q. Oncle Freak |
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IN MY SKIN aka DANS MA PEAU - Marina De Van avec Marina De Van, France, 2002, 93m Lointaine cousine du "MARTIN" de George Romero Esther, souffre ici d'un mal étrange . La trentaine, elle à tout dans la vie, un ami qui l'aime, un bon job et des projets long terme. Mais tout va basculer lorsqu'elle se blesse profondément à la jambe sur un bout de ferraille, lors d'une soirée entre amis. Elle est alors fascinée par cette plaie importante qui ne semble pas la faire souffrir du tout. Après l'avoir fait soigner, elle entame un jeu étrange avec son corps, sa peau et son sang. Un jeu qui l'emmène de plus en plus loin dans l'auto-mutilation et le repli sur soi. Au risque de l'éloigner de son entourage personnel et professionnel... DANS MA PEAU est le récit de la déchéance sociale et physique d'une jeune femme au départ bien sous tous rapports. Marina de Van a choisi que cette déchéance prenne la forme des coupures qu'Esther inflige à son corps. Ces scènes de mutilations, à la limite du supportable, (plus d'un grincerons des dents!!) ont lieu en marge du monde, dans un réduit sombre de l'entreprise, dans la cave d'un restaurant ou dans une chambre d'hôtel anonyme et renforce par conséquent l'effet de malaise qu'elles provoquent. Lorsqu'elle passera au stade supérieur et commencera à goûter à ses propres lambeaux de chair qu'elle découpe méticuleusement, l'on devinera sa fin inéluctable... Pour un coup d'essai, ce film méconnu français est un coup de maître. Rarement la position du spectateur n'aura été aussi inconfortable devant un écran, surtout que la réalisatrice évite avec brillot la facilité. Même si pour rien au monde on irait y faire un tour, "dans sa peau", ce film laissera des traces qu'on n'est pas près d'oublier. Marc Evil |
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The INVISIBLE - Joel Bergvall et Simon Sandquist, 2002, Suède, 98m Nicholas, qui est vu et perçu par tout le monde comme un étudiant parfait à l'existence parfaite. N'en peut plus ! Et s'achète des billets d'avions pour fuir. Mais ses plans sont brisés lorsqu'il est sauvagement assassiné par la chef d'un gang de jeunes alors qu'il prenait la défense d'un de ses amis. Son corps est massacré et caché dans le fond d'un bois. Il se réveille mystérieusement et retourne à l'école. Il se regarde dans une glace, il n'a aucunes blessures. Il se rend bientôt compte que personne ne le voit, ni l'entend et surtout il ne peut toucher à rien. Il est invisible. Après avoir digérer sa mort, il regarde comment les corps policiers mènent leur enquête au sujet de sa disparition. Un événement important survient : Un oiseau se pose sur son épaule. Il observe et voit le même oiseau qui s'était écrasé contre une vitre. Puis l'oiseau sur son épaule disparaît. Il comprend alors, que son véritable corps est mourrant mais toujours vivant dans le bois. Comment peut-il dire aux policiers que son corps est encore vivant, s'il ne n'a aucune emprise sur le monde réel ? Les films sur des personnages invisibles abondent dans le cinéma. Mais force est d'admettre que celui-ci contourne habilement les clichés (sauf pour la fin qui ressemble beaucoup trop à celui d'un film archi-connu et adoré par toutes les jeunes femmes.). La photographie est vraiment belle, la qualité technique est indéniable et le film est surtout appuyé par une très bonne interprétation. L'actrice qui joue le rôle de la jeune rebelle est vraiment remarquable. La trame se veut réaliste et l'intrigue est très bien amenée. Le film rappelle un peu A BETTER PLACE, mais avec un fantôme et une réalisation technique beaucoup plus maîtrisé. Le film avait été chaudement applaudi par le public dans la salle de Fantasia. Recommandé si vous n'avez pas trop d'attente. Black Knight |
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JEEPERS CREEPERS 2 - Victor Salva, 2003, États Unis À toutes les 23 ans, pendant 23 jours, le Creeper se nourrit. Il reste 24 heures cette fois-ci et une équipe triomphante de footballeurs reviennent dans l'autobus scolaire dont un pneu va éclater. Dans ce pneu, un étrange objet aux quatre pointes tranchantes, artisanal, avec une dent en son centre... Le adultes seront les premiers à se faire enlever par la créature volante qui peut littéralement sentir votre peur... Salva rembarque au poste de réalisateur pour une nouvelle livraison d'horreur efficace. Beaucoup ont déploré l'absence d'informations supplémentaire sur la créature, Salva avoue dans les suppléments qu'il n'a pas encore écrit les origines de son monstre ! Le mystère n'en est que plus prenant, il ne reste qu'une émotion, la terreur du huis clos de ces teenagers aux racines très différentes qui vont s'entre-déchirer avant que la bête ne le fasse. Il est étonnant de remarquer l'absence de dialogues lorsque les personnages affrontent l'inconnu de face, pas de ; HOLY SHIT ! WHAT IS THAT ? OH MY GOD ! et autres FUCK ! qui sont de mise dans ce genre très codé, que des mines complètement apeurées et effrayées, des bouches bées devant l'incompréhensible. Il y aura notamment dans les suppléments de telles scènes bavardes que Salva aura heureusement fait sauter. Tensions racistes et sexuelles abondent dans un script qui ne donne pas le beau rôle à la plupart des jeunes. Les effets spéciaux sont impeccables. Ray Wise joue les Ahab à la poursuite de son Moby Dick de Creeper pour notre plus grand plaisir. Il y a une foule de suppléments dont A DAY IN HELL qui raconte en 26 minutes une journée typique de tournage, bien fait. La Saga du Creeper s'inscrit dans un renouveau de l'horreur sérieuse aux États Unis, à cents lieues des scripts d'un Williamson ( Scream 1-2-3 ), conscients et cyniques de leur état. Un bon moment d'horreur pour un monstre intrigant. Mario Giguère |
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KICK THE MOON, aka Shinlaui Dalbam, Kim Sang-Jin, 2001, Corée du Sud, 1h58 Ça débute avec un espèce de concours de chant ridicule, où les élèves les plus cools d'un lycée coréen se relaient sur scène pour interpréter des tubes vraiment fromageux. On nous met en scène la rivalité qui oppose deux élèves, un garçon réservé et l'autre plutôt populaire et bagarreur. Dix ans plus tard, le tough est devenu un professeur qui utilise des méthodes plutôt violentes pour punir ses élèves désobéissants, tandis que Young-Jun, l'autre lascar, est maintenant un gangster suivi par une véritable armée de subordonnés. Ils se revoient, reprennent un semblant de relation jusqu'à ce qu'une jolie fille, de laquelle ils tomberont tous deux amoureux, ne vienne réveiller leur ancienne rivalité. Du réalisateur de ATTACK THE GAS STATION, cette comédie (?) coréenne se regarde sans déplaisir, mais sans réel plaisir non plus... Kim Sang-Jin crée un petit univers tout à fait irréaliste où tout le monde se tape sur la gueule - un trait typiquement coréen, typique d'une certaine inconscience sociale - et où les gangsters sont des individus ridicules incapables de vraiment faire du mal à quiconque. On note encore une fois l'obsession des asiatiques pour les boys bands, cette plaie qui gâche plus d'un film... Le récit est improbable mais quelquefois amusant à suivre, mais s'étend trop longuement sur des sous-intrigues qui, bien qu'elles ne soient jamais abandonnées en cours de route, ne servent pas à grand chose. L'interprétation est caricaturale sans tomber dans l'hystérie, et le seul comédien qui sort vraiment de la mêlée avec distinction est Sung-Jae Lee, qui était déjà de la distribution de ATTACK THE GAS STATION et que l'on a aussi vu dans PUBLIC ENEMY. Reste la bien jolie Hye-su Kim (TOO TIRED TO DIE) qui sert de love interest mais dont on ne développe pas vraiment les motivations. Un film bien terne et superficiel donc, qui insiste beaucoup trop sur l'immaturité pour être pris au sérieux. Orloff |
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LOVE OBJECT - Robert Parigi, 2003, États Unis, 1h24 L'ami Kenneth (Desmond Harrington) est un pisse-copie bien timide, qui fait son boulot comme un chef et qui reçoit fréquemment de grandes tapes sur l'épaule de son patron (Rip Torn). Sa petite vie de californien demeure sans histoires jusqu'au jour où un camarade lui fait découvrir un site web où il peut se commander la "femme idéale", poupée gonflable de luxe qu'il façonnera à son goût. Comme une petite nouvelle (Melissa Sagemiller) vient d'être engagée dans la boîte et qu'elle lui plaît bien, il donnera donc ses traits à sa poupée et dès lors commencera une étrange descente aux enfers pour notre héros décidément un peu dérangé. LOVE OBJECT semble innover, mais en vérité, l'obsession d'un pauvre idiot envers sa compagne de plastique a déjà été explorée dans GRANDEUR NATURE, aka Love Doll, tourné en 1974 par Luis Garcìa Berlanga, et mettant en vedette Michel Piccoli ! L'aspect "nouveauté" du film est donc un peu estompé par quiconque ayant la mémoire assez aiguisée pour se souvenir du film de '74... Si on laisse de côté une certaine logique et un oeil aiguisé - LOVE OBJECT démontrant plusieurs failles dont la solitude inexplicable des deux personnages principaux, deux beaux et jeunes êtres qui ont visiblement beaucoup de fric - donc, il y a des chances que l'on apprécie cette comédie dramatique délurée. Les personnages peuplant le récit sont plutôt originaux et amusants, allant du patron de Kenneth, un Rip Torn inquiétant et étonamment sobre, au voisin allemand (Udo Kier, hilarant) qui ramène des greluches chez lui entre deux bouffées d'opium. Desmond Harrington évite de surjouer, et sa partenaire Melissa Sagemiller, ayant débuté récemment au grand écran dans des cacas comme SOUL SURVIVORS ou encore SORORITY BOYS, est parfaite dans la peau de la jeune blonde innocente et sexy. Je ne sais pas qui interprète la poupée, mais je suis impressionné. Robert Parigi, un producteur télé dont c'est ici la première réalisation, s'en tire plutôt bien et nous torche un amusant petit film, avec une finale surprenante qui fait sourire. Orloff |
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MAGNIFICENT BUTCHER aka Ren Zhe Wu Di aka Lin Shi Rong - Yuen Woo-Ping, 1979, Hong Kong, 1h48. Wing (Sammo Hung) est un boucher que l'on ne voie pas vraiment en train d'exercer sa profession, mais pour compenser sa paresse il est l'élève du prestigieux Wong Fei Hung, maître de Kung Fu aux gros yeux qui pratique la caligraphie dans ses temps libres. Bon élève en plus. Cependant, il est quelque peu naïf et comme il a un grand coeur (enfermé dans un gros coffre, il faut dire), il s'empresse toujours d'aider son prochain sans trop poser de questions, avec parfois de funestes résultats. Ce sera l'une de ces "gaffes" qui déclenchera une espèce de guerre entre les élèves de Wong Fei Hung et les élèves d'un autre maître, le grisonnant Ko. Voilà un vieux "classique" de HK rempli de comédie pas subtile pour deux sous et de performances d'acteurs qui en mettent des tonnes. On appelle ça du cabotinage, habituellement, mais quand c'est à ce point et pendant TOUT le film, on appelle ça de l'agacement. Je retiens entre autres le petit frère de Sammo Hung, qui n'est pas très agréable à l'oeil, et qui en met littéralement des tonnes dès qu'il reçoit un coup. La trame narrative est comme souvent motivée par le besoin de Woo-Ping de remplir son film de combats hallucinants, chorégraphiés à la seconde près, qui vont de l'étonnant au carrément spectaculaire (le combat avec l'homme-chat est particulièrement frappant). Sans ces combats, il nous reste des personnages pas crédibles, dont il est fort difficile d'apprécier l'humour enfantin. Sammo Hung jeune a des grosses lèvres de femme, et un visage rose et doux qui contraste étrangement avec celui de ses adversaires. Orloff |
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MALEFIQUE - Eric Valette - 2003 On s'était dit avec des potes, celui-là il ne va pas rester longtemps au ciné : du bis, du gore, du glauque, du qui tâche et français en plus, pas ce qui intéresse les grandes chaînes de distribution... Quelle ne fut pas notre satisfaction devant ce huis clos parfaitement orchestré par une mise en scène précise et efficace. Ici, quatre taulards bien distincts (un travelo balaise en faux seins, un PDG fraudeur, un demeuré infanticide et un philosophe assassin) trouvent dans un recoin de leur cellule un livre ésotérique bourré de formules magiques. Ils comprennent peu à peu que le livre pourrait les aider à s'évader, comme l'aurait fait l'ancien possesseur, mais les armes du livre sont redoutables et peuvent se retourner contre eux si mal utilisées. C'est vraiment un bon film sans temps mort, vraiment glauque et assez tordu pour sortir de l'ordinaire des productions du genre... A noter aussi quelques scènes-chocs qui soutiennent la tension, et donnent de la poigne au mystère ambiant. On pourrait juste reprocher à la fin d'être un peu moralisatrice, mais bon, ne chipotons pas, la France est un peu le vilain petit canard de l'horreur! Franfran Avec un budget minime mais un scénario en béton et des effets spéciaux bien utilisés et efficaces, Vallette nous offre un récit et des ambiances sulfureuses qui ne sont pas sans rappeler le premier HELLRAISER. Les personnages sont vraiment intéressants et pas banals pour cinq sous. Comme dans bien des histoires de sorcellerie, il faut se méfier de ce que l'on désire. Bien mené, bien réalisé, il faut savoir manier la caméra dans ce huis clos réduit, Malefique livre la marchandise et réussit à étonner, ce qui n'est pas une mince affaire. Chapeau Mario Giguère |
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MUSA The Warrior - Sung-su Kim, 2001, Corée Au 14ème siècle, une délégation diplomatique de Corée est rejetée dans le désert par la dynastie naissante Ming. Une bande de mongols Yuen tuent leurs escortes chinoises, mais voilà que le général Coréen sauve une princesse ( Zhang Ziyi ) Ming du convoi Yuen. Ils seront ardemment poursuivis par les troupes Mongols jusqu'à un fort qui se révèle abandonné. Un terrible siège s'annonce... Film historique à grand déploiement, MUSA débute très lentement dans le désert. Heureusement que le tout se corse dans des scènes de poursuite avec des poussées de violences étonnantes. Le sang gicle, les têtes sont coupées, les flèches pleuvent et les sabres et massues rencontrent l'ennemi dans des chorégraphies d'un réalisme cru. Le scénario ressemble étrangement à un vieux western américain: attaque de la diligence, poursuite dans le vallon, dans la forêt, attaque du fort, les similitudes sont nombreuses, la différence se situant dans le refus du "happy end" américain habituel. On philosophe entre deux combats, également. La musique m'a aussi fait décrocher à quelques reprises, trop moderne pour un récit classique. Un film fort apprécié avec quelques réserves. Mario Giguère |
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My LITTLE EYE Aka L'OEIL TÉMOIN - Mark Evans, 2002, Angleterre Le point de départ de ce thriller est d'actualité. On hésite à dire qu'il est original, car plusieurs romans ont déjà traité de ce sujet (entre autres LA MORT EN PRIME TIME, de JL Bizien) et plusieurs films ont présenté des phénomènes de télé-réalité troublants, bien avant les années 2000 (LA MORT EN DIRECT ou, dans un registre plus populaire, LES CENTURIONS DE L'AN 2001 et RUNNING MAN). Malgré tout, le sujet de MY LITTLE EYE retient l'intérêt : un groupe de cinq jeunes gens acceptent de cohabiter dans une grande demeure pendant six mois. Leur expérience sera filmée et diffusée sur le web. Des internautes pourront suivre leurs péripéties moyennant paiement. Une fois les six mois écoulés, les jeunes gens obtiendront un million de dollars... sauf si l'un d'entre eux a abandonné la maison avant l'échéance. Tout va donc très bien pour tout le monde jusqu'au cinquième mois, où des bizarreries commencent à se produire : bruits étranges, réception d'un colis lugubre, objets sanglants retrouvés... La psychose commence à se développer chez les habitants, qui redoutent la vengeance d'un inconnu. À moins que toute cette histoire de télé-réalité diffusée sur le web ne cache quelque chose d'autre ? Les 15-20 premières minutes du film sont assez intrigantes. Évidemment, on sent le démarquage BLAIR WITCH, par le biais d'un montage qui alterne les caméras vidéo et le support filmique, mais l'ambiance lourde (créée notamment par l'utilisation d'une sorte de fond sonore permanent rappelant le bourdonnement d'une fournaise) parvient à susciter l'intérêt. Malheureusement, le film perd peu à peu son aspect inquiétant pour devenir routinier et, hélas, plus on avance dans l'intrigue, plus le scénario devient ridicule, jusqu'à une finale complètement idiote qui ne tient pas debout... Oubliées, les promesses du début. L'équipe derrière MY LITTLE EYE ne brille pas par ses accomplissements. Vous connaissez les inconnus Marc Evans, David Hilton et James Watkins ? Il est probable que non, et cette situation ne risque guère de changer, au vu de MY LITTLE EYE. Il s'agit donc d'un film qu'on peut, à la rigueur, regarder en vidéo un soir où l'on ne se sent pas trop difficile, mais il est clair que MY LITTLE EYE retombera bientôt dans l'oubli d'où sa parution vidéo récente l'a tiré. Howard Vernon |
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My SASSY GIRL aka YEOPGIJEOGIN GEUNYEO - Jae-Young Kwak, 2001, Corée, 137m Kyun-woo, un étudiant sans histoire, rencontre une jeune fille saoule dans l'métro ! Celle-ci commence à insulter un passager pour que celui-ci laisse sa place à un vieillard. Lorsque celui-ci prend place, le mal du cur lui prend et elle lui vomit dessus ! Avant de s'évanouir, elle appelle Kyun-woo " chéri ", ce qui a lieu de débuter la plus belle des histoires d'amour digne des meilleurs romans ! MY SASSY GIRL à gagner l'année dernière le prix du film le plus populaire à Fantasia. Lorsque l'on regarde le film on peut certainement se poser quelques questions parce que le fantastique est comme dissous dans le quotidien. Mais à regarder de près on comprend le pourquoi de ce prix justifié. On pourrait aussi croire à un film romantique mièvre à l'américaine mais c'est tout le contraire. Le film n'arrête pas de surprendre et de détourner des situations que l'on croirait quétaine, facile et mielleux. Les 2 comédiens Tae-hyun Cha et Ji-Hyun Jun qui sont dans 98% du film sont excellents, il existe vraiment un rare magnétisme entre eux. Le film développe chez le spectateur une envie de le revoir d'une manière compulsive tellement que c'est réussi. De plus, pour moi le film utilise Les Canons de Pachelbel de la plus belle façon offerte sur film. À voir et à revoir avant le massacre que prévoit en faire le studio Dreamwork avec Ben Affleck ! Black Knight |
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NAKED WEAPON aka Chek law dak gung - Tony Ching Siu-Tung, 2002, Hong Kong, 92m Avant même le générique d'ouverture on à droit à une superbe asiatique qui arrive en Porche à un hôtel, s'en suit de la nudité, des policiers undercovers, de la baise, une prise mortelle, des fusillades, des combats d'arts martiaux, la destruction du bolide au bazooka, des explosions et pas mal de mort incluant la superbe asiatique. On à un avant goût de ce qui nous attend, tout ça en quelques minutes seulement. Pour remplacer son agente, qu'elle à elle-même liquidée, Madame M. (Almen Wong Pui-Ha) fait enlever une quarantaine de fillettes de 13 ans. Elles seront emprisonnées sur une île recluse et entraînées à devenir des machines à tuer. Parmi le lot Katherine (Anya) et Charlene (Maggie Q) se lie d'amitié, se réconforte, s'entraide et se supporte, ça sent le lesbianisme à plein nez. Six ans plus tard, Madame M. décide d'en garder qu'une seule, se sera un combat à mort entre toutes les filles. Après un combat des plus éprouvant Kat, Charlene et la peu recommandable Jing (Jewel Lee) s'en sortent indemnes. Madame M. décide de les garder les trois sous son aile. Leurs carrières d'assassins professionnels commencent et sera parsemée d'embûches et de péripéties dont un jeune agent de la CIA, Jack Chen (Daniel Wu), qui ne sait pas s'il doit les arrêter ou en tomber amoureux. Ce film d'exploitation franchement divertissant, est, pour faire une comparaison, une espèce de croisement entre NIKITA (1990, Luc Besson) et THE KILLER (1989, John Woo). Avec un esprit franchement lubrique on se surprend de voir le réalisateur Ching Siu-Tung (les trilogies A CHINESE GHOST STORY et SWORDSMAN) à la barre de ce projet. Les scènes de combats sont carrément époustouflantes, surtout la scène finale qui est complètement invraisemblables. Les filles de CHARLIE'S ANGELS n'ont qu'à aller se rhabiller, m'enfin pas trop, on les aime plutôt dévêtues, tout comme nos héroïnes ici. Les situations à connotations sexuelles abondent dans ce film et sont bien arrosées d'une bonne dose d'humour assez cheasy. Il est à noter que le film en en version originale anglaise et également sous titré en anglais, ce qui laisse place à des moments forts cocasses. Les dialogues et le sous titrage ne sont pas textuels et souvent le sous titrage va dans une autre direction complètement, ce qui rend la signification de certains moments encore plus hilarants. Le film se regarde très bien si on se laisse aller à ce genre pas très subtil et avec quelques bières dans le corps, l'expérience est fort satisfaisante. Elektrik Erik Lorsque 40 jeunes filles âgées de 12-13 ans, fortes dans les disciplines martiales, disparaissent dans un court lapse de temps, la police se perd en conjonction. Ce que le spectateur sait, c'est qu'elles sont entraînées sur une île secrète dans le but de former une arme parfaite, une femme qui n'a besoin que de son corps pour tuer. La patronne, sanguinaire, a une faiblesse et conserve 3 filles, six ans plus tard, au lieu d'une ! Notre inspecteur repart sur l'enquête lorsque de meurtres sont commis de manière identique... Que penser de Naked Weapon ? Tourné en anglais ! la réalisation est correcte, les combats finaux sont assez spectaculaire, il est vrai, mais le scénario est un ramassis de clichés, au-delà de la notion de base. Les dialogues sont souvent nuls, les trous dans le scénario énormes mais les actrices ont un certain charisme, ce qui ne rachète pas complètement le film. On pense à Battle Royale et on se dit qu'un meilleur réalisateur aurait amené le tout meilleur port. Dommage. Mario Giguère |
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OLD MEN IN NEW CARS : IN CHINA THEY EAT DOGS 2, aka Gamle Maend i Nye Biler, aka I Kina Spiser de Hunde 2, Lasse Spang Olsen, 2002, Danemark, 1h35 Harald est dans la merde. Il sort à peine de prison que déjà une bande de skinheads à qui il doit du fric vient lui collecter trois millions. Son père adoptif, atteint d'une cirrhose du foie, lui fait part de ses dernières volontés : voir au moins une fois son fils abandonné plusieurs années plus tôt. Seul problème : ce fils est enfermé dans une prison à haute sécurité, car il s'avère incapable de rencontrer une femme sans la tuer ensuite. Harald parvient tant bien que mal à libérer le maniaque, mais une fois la famille réunie au grand complet, il reste toujours les skinheads pas contents à rembourser et le foie du papa qui se barre en couilles. Cette "suite" est en fait un "prequel" à IN CHINA THEY EAT DOGS. Je n'ai pas vu ce dernier mais le 2 est complètement insensé ! Olsen dispose d'une ingéniosité et d'un budget tels que l'action n'arrête jamais, et l'humour d'un noir profond qui parsème le film fait grincer des dents. Kim Bodnia (BLEEDER) est purement génial en Harald, brute épaisse et impulsive qui ne digère pas la contradiction et qui ne contrôle pas ses poings. Tous les personnages sont louches mais hilarants, du misogyne homicide (Torkel Petersson, JALLA! JALLA!) au concierge défouloir (Brian Patterson) sans oublier la jolie "love interest" Iben Hjejle (HIGH FIDELITY, MIFUNE). Mélangez des psychopathes, des cuisiniers soumis, un chien volant, quelques poursuites automobiles démentes, un joueur de football électrocuté et une blonde increvable, agitez, et vous obtiendrez un cocktail danois explosif que vous n'oublierez pas de sitôt. Orloff |
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PHONE - Byeong-ki Ahn, 2002, Corée du Sud, 1h40. Ji-Won, une journaliste coréenne, vient de publier un article sur un réseau de pédophiles qui fait beaucoup de bruit et, excédée par les menaces qui lui sont faites sur son téléphone cellulaire, décide de changer de numéro et de se terrer dans une maison que lui prêtent un couple d'amis. Les appels ne cessent pas pour autant et elle découvre avec effarement que tous ceux ayant précédemment utilisé son nouveau numéro de téléphone sont morts dans des circonstances plus que suspectes. Chaque fois qu'elle entend la sonnerie de son mobile, rien de bien réjouissant ne se profile à l'horizon... Voilà une production coréenne comme il s'en produit des tonnes, prévisible dans son ensemble et soporifique dans le détail. Les clichés asiatiques abondent, de la fillette possédée et supposément inquiétante (la repoussante Seo-woo Eun) au téléphone qui ne cesse de sonner chaque fois qu'une inquiétude surgit. On a même droit aux flash-back mal placés - et foutrement mal indiqués, ce qui crée une certaine confusion dès qu'on est le moindrement inattentif - et à des "visions" qu'a l'héroïne des crimes du passé. La mise en scène est trop traditionnelle et sage pour créer la tension tant attendue, et la direction photo, avec ses teintes pastel abondantes, nous rappelle sans cesse que la réalité se dissimule derrière des gels de couleur. La bande son orchestrale est sans originalité et souligne des effets ternes, que l'on voit venir de très loin. PHONE est un drame psychologique surnaturel jouant sur plusieurs registres mais sans identité propre, se contentant de calquer plusieurs succès récents du box-office coréen et jouant sur des coïncidences gigantesques, à croire qu'il n'y a que quelques centaines d'habitants en ville. Comme poésie occulte, on a déjà vu mieux. Orloff J'ai eu de la difficulté au début du film, on change de personnage, mais je ne m'en suis pas rendu compte rapidement, les Coréennes se ressemblant toutes à mes yeux de Nord Américain. Donc, une jeune fille disparaît et une journaliste, qui enquêtait sur un réseau de prostitution juvénile et qui change de numéro de téléphone parce qu'elle se fait harceler, se retrouve avec son numéro de téléphone. Elle continue d'avoir de drôles d'appels et lorsque la fille de sa soeur répond à sa place, la petite semble possédée par l'esprit du téléphone. Si ça semble confus, ça ne se règle pas non plus dans le scénario. Entre le client du réseau de prostitution qui va finir par se manifester et la petite qui est bel et bien possédée et l'étrange triangle amoureux qui se dessine, on finira par tout comprendre lorsque le récit tombe dans le classique Edgar Allan Poe. Tout cela est très bien photographié mais le montage qui retourne dans le temps sans avertir crée de la confusion. Il y a de bons moments, mais on ne peut plus classiques et l'ensemble est une enfilade de scènes déjà vues autant en Asie qu'en Amérique du Nord. La musique est particulièrement non efficace, faible au niveau sonore et bien trop classique et trop mièvre pour soutenir le film. Le final rachète un peu le film, je n'avais pas venu venir toutes les situations. Ca reste peu. Mario Giguère |
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PIECES aka Le SADIQUE A LA TRONCONNEUSE aka MIL GRITOS TIENE LA NOCHE - Juan Piquer Simón - 1981 Ben la belle série Z que voilà! Un malade découpe des gonzesses dans un campus, il faut trouver qui c'est. Un bon jeu du Cluedo donc parsemé de quelques scènes gores bien trempées (en général des mannequins en plastique qui pissent le sang par la tête). Aucun moyen financier, acteurs lamentablement excellents, pin-ups qui gueulent, Jack Taylor qui se demande ce qu'il fout dans ce film, et flics nuls pour ce slasher idiot mais divertissant autour d'une bière et d'une pizza! Je préfère quand même "terreur au collège" ré-édité par la troma pour son humour hallucinant et gonflé dans le même style... Franfran |
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RESURRECTION OF THE LITTLE MATCH GIRL aka Sungnyangpali Sonyeoui Jaerim - Sun-Woo Jang, Corée du Sud, 2002, 1h59 Dans la Corée moderne, Ju est l'ami d'un gamer professionnel que toutes les filles adulent, alors que lui se contente de jouer les chaperons, solitaire dans son coin, souvent muet et renferme. Il garde un oeil sur la poupe qui administre l'arcade locale, mais ses tentatives de séduction tombent à plat - la coquine ayant déjà un copain et se foutant pas mal du mec. Un soir, en revenant bredouille de l'arcade ou il passe la plupart de son temps après le boulot, il tombe sur une jeune femme fantomatique qui lui vend un briquet sur lequel est grave un numéro de téléphone. Le gus, n'ayant rien a perdre, décide de téléphoner, et tombe sur une boite vocale lui expliquant les règlements d'un jeu virtuel plutôt obscur. Ju décide donc de tenter sa chance, et c'est le départ d'une flopée d'aventures hautes en couleur... La Corée nous a habitue a tout, des innombrables claques sur la gueule en passant par les policiers humoristiques, jusqu'aux pales copies de succès japonais, hong kongais ou américains, oscillant entre un manque flagrant d'identité culturelle et un tâtonnement des genres, incorporant souvent une certaine tendresse "ketaine" a l'oeuvre, ou un humour tellement enfantin qu'il en devient agaçant... RESURRECTION ne manque pas de ces éléments distincts, mais a tendance a s'éloigner de la production coréenne habituelle. Une multitudes d'effets générés par ordinateur sont utilises ici, et avec beaucoup de succès, fait qui m'a autant surpris que la canonisation aveugle de Mère Theresa. Soyons franc : le contexte "cyber" autour duquel le film tourne aide probablement a digérer cet excès de CGI, et l'habilite avec lesquels ils sont utilises joue aussi pour beaucoup dans l'appréciation. L'histoire est tortueuse, rythmée et amusante. Les personnages sont à deux dimensions, bien sur, et on n'explore pas tellement en profondeur leur psychologie, mais telle n'est pas la prétention de "l'oeuvre"... Il ne servirait à rien d'élaborer davantage, alors je vous conseillerai seulement de visionner le film en ne vous attendant avez rien, de n'être pas offusques par les divers emprunts, et de vous laisser bercer par les belles images qui abondent. Orloff Un autre film déjanté. Ce que je me suis amusé avec les personnages pas pris au sérieux, comme cette gamer experte en arts martiaux qui a tendance à être distraite et qui s'appelle Lara et qui a l'air d'un homme! Tout est permit et pourtant le mélange est fort agréable. La musique est aussi remarquable, de l'Ave Maria aux lounge américain en passant par les B 52, on ne s'ennuie pas une minute. Loin des excès de sériosité maladive d'un Matrix ou des ratés d'une télé série comme Harsh Realms, le plaisir d'une folle aventure dans le virtuel, oui monsieur ! Mario Giguère |
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RETURNER aka Ritaanaa - Takashi Yamazaki, 2002, Japon Terre, an 2084... Toutes les espèces vivantes sont en voie d'extinction, un petit groupe de survivants tente de résister, retranché dans une montagne au Tibet. L'ambiance est genre Terminator sauf que ce sont des Aliens les ennemis. Mais ils bombardent tout dans des engins volants du style Transformers (vous voyez le vieux dessin animé? c'est un peu comme çà). Une jeune fille nommée Miry est envoyée dans le passé pour empêcher tout çà... Elle débarque donc dans le passé et se lie (un peu de force) d'amitié avec un petit nettoyeur (tueur) dans le style de Jean Reno dans Leon. Il exécute des contrats pour une vieille et s'occupe aussi d'une vengeance personnelle. Elle tente de lui expliquer qu'elle doit tuer un alien avant qu'il ne déclenche l'invasion de la Terre... Il finira par la croire. De leur côté le gouvernement a récupéré le premier spationef alien et son pilote retenu prisonnier. Mais un truand voulant pouvoir et argent compte enlever l'alien et le vaisseau car ce dernier est doté d'une incroyable puissance de feu. C'est donc à Miry et à son ami qui se nomme Miyamoto de libérer l'Alien. Car c'est la capture de ce petit alien pacifique (qui ne demande qu'à rentrer à la maison, pour comprendre, voir le film, si je raconte tout çà gâchera le plaisir). Voilà un film japonais qui m'a vraiment impressionné. Je l'ai trouvé par hasard ce matin en voyant une bande-annonce sur un écran. On y voyait un énorme avion de ligne se transformer en autre chose. J'ai flashé et j'ai cavalé chez les marchands pour voir si qqn l'avait. Et voilà, excellent film selon moi. On y retrouve l'ambiance de nombreux autres films. ET bien entendu pour le petit alien qui cherche désespérément à retourner à la maison. Terminator pour l'univers du futur apocalyptique et le voyage dans le temps. Un peu de Independance Day pour la navette de l'Alien. Les Transformers pour les engins aliens. Le boulot de Myamoto, qui va chercher les contrats dans la boutique de la vieille puis accompagne une gamine m'a fait penser à Leon. La musique, le caractère et les manières de Myamoto et la dynamique me font beaucoup penser à Versus. Et bien entendu on a l'incontournable référence à Matrix: Flingues, longue veste en cuir et une scène ou le héros utilise un appareil qui augmente sa vitesse de 20% et tout va au ralentit ce qui lui permet d'éviter les balles qui filent vers lui... Vous voyez ce que je veux dire . Mais sinon çà reste à mon sens un film très agréable, çà bouge beaucoup mais y'a pas de Kung-Fu, juste des flingues. Le film tient assez la route, la musique est pas mal et le style est vraiment bon. C'est vraiment un sympathique mélange de qualités. Dragonvolfied |
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