PANORAMA-CINÉMA PRÉSENTE KURONEKO
Fantasia et Panorama-cinéma proposent au public KURONEKO (1968, Kaneto Shindo), les 9, 14 et 15 juillet...                        lire


Sur une suggestion de Memorial BBQ, la page des fantômes et revenants de l'au-delà, thème mainte fois exploité et ce dès les débuts du cinéma... voyez aussi la série de Hong Kong sur le sujet dans la page TROUBLESOME NIGHT

mise à jour le 19 mars 2010

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13 GHOSTS - William Castle, 1960, États Unis, 85m

À sa mort, le Dr. Zorba lègue son manoir ainsi que sa "Spooky Housekeeper", à son neveu. Le soir du déménagement, le fils du neveu, le petit Buck, trouve un jeu Ouija et toute la famille se prête à ce léger divertissement occulte. C’est à ce moment que la planchette infernale leur révélera que la maison est hantée par 12 fantômes et que la sœur de Buck va mourir. Alors commence les manifestions spectrales des 12 fantômes qui peuvent être vus avec l’aide de lunette spéciale que l’inventeur Zorba aurait inventé pour mener ses expériences sur le monde du spiritisme. Ne pouvant déserter la maison, la famille doit affronter les fantômes et trouver le 13e qui pourra les sauver&ldots; Et par le fait même, trouver puis garder la fortune que le Dr. Zorba a pris soin de dissimuler dans son manoir hanté.

C’est avec une grande joie que j’ai entamé le visionnement de mon 3e William Castle, ayant vu auparavant l’excellent House on Haunted Hills et le moyen I Saw What you Did. 13 Ghosts est un film d’horreur dont seul William Castle semble pouvoir les faire. Apparitions fantasmagoriques, bruits étranges, manoir hanté, une « spooky housekeeper », que demander de plus ? L’Illusion-O. Voilà la réponse à la question qui cherchait à savoir si le film était en 3-D. Et bien non. L’Illusion-O était une paire de lunette « Ghost viewers » qui permettait de voir les fantômes en glorieuses couleurs « ectoplasmiques» ou de ne pas les voir du tout, pour les peureux. Ce qui explique l’étrangeté des apparitions (une sur-impression plus que douteuse).Est-ce que je recommande le film ? Malgré mon forte appréciation pour ce film, il se termine avec un léger sentiment de vide, contrairement à House on Haunted Hills qui termine comme il a commencé, c’est à dire, grandieusement. 13 Ghosts laisse derrière lui un arrière-goût mystérieux. Est-ce le happy-ending, les scènes beaucoup trop longues des apparitions (celle du dompteur de lions devient pénible assez rapidement) ? Je ne peux vraiment dire, car je n’en suis pas encore remis . Bref, je termine cette wannabe-critique en disant qu’il vaut mieux se retaper House on Haunted Hills avec le grand Vincent Price que de visionner ce film qui commence fort (la première demi-heure promet beaucoup) mais qui termine mal (on peu à l'image du remake de House...).Pour fan seulement.

phrase culte: See! Ouija. "Oui" means yes in french and "ja" means yes in german!

Vous voyez ce que je veux dire? Mathieu Prudent

1408 - Mikael Håfström avec John Cusack, Samuel L. Jackson, 2007, États Unis, 104m

Mike Enslin est spécialisé dans la rédaction de bouquins ou il parle de ses visites de lieux hantés. Un jour il reçoit une carte postale qui lui dit simplement de ne pas aller dans la chambre 1408 de l'hôtel Dolphin. Il tente donc de réserver une chambre en vain, ca prendra l'aide de l'avocat de son éditeur et de la ténacité pour en avoir la clé et le dossier des morts qui s'accumulent. Personne n'a resté plus d'une heure dans la chambre 1408. Devinez quoi...

Adapté d'une courte nouvelle de Stephen King, 1408 essaie toutes les recettes pour nous faire peur avec un budget conséquent qui permet bien des effets spectaculaires. On a cependant la fâcheuse tendance à relâcher constamment la tension, comme si le spectateur n'était pas capable d'en prendre plus. De surcroît, on termine comme Stephen King termine trop souvent, dans la grande tradition du fantastique, la menace est éliminée par le feu ou par une tortue cosmique combat un être tout aussi fantasque. Devinez. C'est là que le bât blesse, sans parler d'une fin télégraphiée et banale. On aura beau nous apprendre que la version spéciale contient une fin plus tragique, refusée par le public lors de projections test, l'ensemble du film est une accumulation portnawak d'effets de frousse. Si la bande annonce annonçait une descente aux enfers, le pétard est mouillé. Mais force est d'admettre que quelques passages font leur effet, malgré que l'ensemble ne tiens pas le coup et le film est beaucoup plombé par la tendance forte de King à nous raconter toute la vie de ses personnages, Enslin s'intéresse aux fantômes pour des raisons très personnelles qui sont somme toute simples et équivoques. Mario Giguère

ABIMES Aka Below aka Proteus - David Twohy, 2002, États-Unis 

Seconde guerre mondiale, un sous-marin recueille à son bord trois naufragés, un homme, une femme et un autre homme gravement blessé. Leur navire hôpital a été torpillé par un sous-marin d'une seule torpille. Ils sont ensuite pris en chasse par un autre sous-marin et font tout leur possible pour lui échapper en se cachant dans des eaux froides. Mais en plus de cela, des choses étranges se produisent à bord, un tourne-disque se met à fonctionner seul, une force surnaturelle empêche des leviers de fonctionner, l'équipage entend une voix qui leur murmure de faire demi-tour, ils aperçoivent de fugitives apparitions... On soupçonne tout le monde notamment le blessé qui est en fait un nazi... La jeune femme naufragée se met à mener sa petite enquête pour savoir qui était le vrai commandant du sous-marin et ou il est passé...

Voilà un film se déroulant pendant la seconde guerre mondiale à bord d'un sous-marin. L'intrigue tourne principalement autour de l'enquête que mène la jeune femme pour trouver le fin mot de l'histoire (ce qui s'est passé à bord du sous-marin, je ne révèle rien afin de ne pas gâcher le plaisir). Evidemment on a droit aux manoeuvres habituelles d'un sous-marin pour échapper à ses poursuivants. Et le tout teinté de surnaturel, le sous-marin étant hanté par l'ancien commandant (enfin je crois que c'est lui). Malheureusement le mystère du fantôme ne sera pas résolu... Ou alors c'est moi qui ai mal suivit l'intrigue...

Bon... j'ai bien aimé ce film, les acteurs sont bons, les séquences externes du sous-marin sont jolies mais sans montrer de beaux fonds marins et tout... on reste dans l'ambiance de peur de la seconde guerre mondiale quand la vie des équipages était menacée à chaque instant si leur navire était découvert. Le fantôme n'est pas très présent, cela dit quand il apparaît, fugitivement, c'est bien fait, j'ai même fait un ralenti pour tenter d'apercevoir ses traits avant qu'il ne disparaisse. C'est dommage que sa présence n'est pas plus importante. Disons que ce fantôme est un élément déclencheur de l'intrigue.

On ne peut pas qualifier ce film "d'horreur" à mon sens, il n'est pas effrayant, un peu angoissant peut-être mais c'est tout. Cela dit, il est assez agréable à regarder pour les amateurs du genre (chacun ses goûts comme on dit. Au moins il ne pompe pas sur abysses ou les autres films sous-marins. De plus, le fantôme ici n'est pas meurtrier mais cherche juste à être vengé. Dragonvolfied

Deuxième guerre mondiale, un sous-marin allié a ordre de récupérer les survivants d'un bateau coulé par les Allemands. Une donzelle et deux hommes qui provoquent immédiatement une tension. Un des naufragés est allemand et sera tué par le capitaine dès qu'il l'apprendra. Claire, la femme infirmière est confinée à ses quartiers et ira donc se promener dans la cabine du capitaine Price pour découvrir des choses étranges. Est-ce que Price est vraiment le capitaine du navire ? Que s'est-il passé ? Et les apparitions de fantômes se multiplient dans le sous-marin, poursuivit par l'ennemi !

Film intéressant passé presque inaperçu lors de sa sortie, Below est un huis-clos étouffant, un film de sous-marin croisé avec un film de fantômes au scénario remarquable. C'est au compte-gouttes que l'on comprend le terrible drame qui a eu lieu et qui nous amène au fond de l'océan, bombardé et bientôt sans air. J'ai bien trouvé irréaliste cette infirmière qui fourre son nez partout et qui semble trop moderne, mais c'est par elle que l'on dénoue l'intrigue. Au niveau des fantômes, ils sont surprenants et furtifs et la scène du "miroir" est dérangeante à souhait. À découvrir. Mario Giguère

ALONG WITH GHOSTS : YOKAI MONSTERS 3 aka Tokaido abaketo chu - Yoshiyuki Kuroda/Kimiyoshi Yasuda, 1969, Japon

Un viel homme flaire un complot pour tuer un homme chargé de livrer des papiers incriminants pour un seigneur local. Mis à mort par les sbires du méchant, il a le temps de supplier la jeune fille de sept ans qu'il élevait d'aller rejoindre son père dans un village éloigné. Il a aussi eu le temps d'avertir les criminels que s'ils versaient du sang dans cette partie de la forêt, les esprits et fantômes Yokai vont leur faire un mauvais parti. On suit la petite, poursuivie car elle aurait sur elle les papiers recherchés !

Les 101 monstres et esprits Yokai sont beaucoup moins présents dans cet épisode, mais on ne s'ennuie pas pour autant. Le récit, tout en étant fort classique, ménage des surprises et la petite actrice est bonne et attachante. Les esprits sont donc encore très théâtraux, des masques grotesques néanmoins efficaces. Ce film conclu la série sur une note plus sobre mais fort intéressante. Mario Giguère

The AMITYVILLE HORROR aka Amityville, La Maison du Diable - Stuart Rosenberg avec James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger, Don Stroud, Murray Hamilton, John Larch, Val Avery, Michael Sacks, Helen Shaver, Natasha Ryan, K.C. Martel, Meeno Peluce, 1979, Étast Unis, 117m

Une famille emménage dans une sinistre maison dont la façade fait penser à un visage avec ses deux fenêtres latérales qui ressemblent à des yeux et dans laquelle, un 13 novembre 1974 (pour être précis), un jeune massacre soudainement toute sa famille sans explication (sympa le gars !!!). Dans cette demeure, il va se passer, tout au long du film, différent événements terrifiants (craquements, invasions d'insectes, sang coulant des murs et autres...). Jusqu'au moment ou notre belle famille finira par quitter cette maison habitée par le diable en sombrant à leur tour dans la folie (oulala!!! ça fait peur!!! du coup, je vais vendre ma maison pour acheter une caravane).

Inspiré soit disant de fait réel (sisi, j'ai lu un article la dessus), AMITYVILLE est un bon petit film d'épouvante assez efficace (c'est bien sûr mon avis). Avec de bonnes petites scènes à faire quelques cauchemars la nuit (une tête fendue en deux, un prêtre qui devient aveugle, etc...). FAUT-IL OUVRIR LES PORTES DE L'ENFER ??? Bin! moi je préfère les refermer à clef, et à double tour, s'il vous plaît... Comme tout bon film d'horreur et d'épouvante, il y a eu plusieurs suites dont un deuxième volet encore bien meilleur (toujours mon avis).

Dans le même genre :

GHOST STORY, THE EVIL, INFERNO, le très bon SHINNING, le génial L'AU-DELA, POLTERGEIST, LA MAISON PRES DU CIMETIERE ( un de mes préférés, étant fan de L. FULCI) etc...etc... Badboy 6893

Le 13 novembre 1974 dans l'état de New York, une jeune homme assassine froidement avec un fusil de chasse ses parents et ses quatre frères et soeurs pendant leur sommeil une nuit d'orage. Près d'un an plus tard, un jeune couple: George et Kathleen Lutz achètent la maison où a eu lieu cette tragédie et s'y installent avec leurs trois enfants. À peine commencent-ils à emménager que des manifestations étranges se produisent. Le père Delaney, venu bénir la maison, est proprement attaqué par des mouches (alors qu'on est en pleine saison hivernale) et il entend une voix diabolique lui enjoignant de quitter la demeure. Il est même mordu par téléphone en voulant prévenir sans succès la famille Lutz. À toutes les nuits vers 3 heures 15, George se réveille inexplicablement et sa personnalité se modifie de jour en jour: il devient plus violent, néglige ses affaires et il a de plus en plus froid. L'un des enfants de la famille, Amy Lutz, fait savoir à ses parents qu'elle a un ami invisible comme compagnon de jeux, qui lui a parlé du massacre de la famille ayant habité là auparavant. D'autres évènements irrationnels se produisent et ni la police, ni le père Delaney, devenu aveugle, ne peuvent rien faire pour aider les Lutz. Le soir du 28ième jour, Kathleen découvre que l'homme qui a massacré la famille habitant la maison il y a un an, a le même visage que son mari. Elle tente alors de fuir avec ses enfants alors que George, possédé par une force maléfique, tente de les tuer, tandis que la demeure se déchaîne.

Qui n'a pas vu au moins une fois ce film d'horreur, inspiré de faits dits véridiques. Si ce long-métrage ne permet pas d'établir l'authenticité et la crédibilité des évènements, la création d'atmosphère est suffisamment intrigante pour soutenir une certaine tension chez le spectateur. Dès le départ, la façade diabolique de la maison installe dans notre esprit l'acceptation des malédictions et des manifestations surnaturelles qui vont suivre. Sans atteindre la qualité du film de Robert Wise: "THE HAUNTING" et sans renouveler pleinement le schéma des films portant sur les maisons hantées, "THE AMITYVILLE HORROR" se regarde néanmoins avec un intérêt constant non dépourvu d'humour. Certaines scènes sont cependant appuyés au profit de d'autres plus molles et de celles qui sont pleinement réussies. La mise en scène est donc quelque peu inégale mais demeure professionnelle et compétente grâce à l'expérience du vétéran réalisateur Stuart Rosenberg, qui est toutefois plus à l'aise dans le drame social. Le récit et le suspense se suivent assez bien mais il aurait été souhaitable de solidifier la conclusion, alors que les protagonistes s'en tirent un peu trop facilement. Les effets spéciaux sont assez bien employés et l'excellente musique de Lalo Schifrin s'avère un élément positif à souligner. Un bon film fantastique modeste, plaisant, pas exceptionnel mais dont les défauts sont négligeables et pardonnables dans l'ensemble. Sans être irréprochable, le jeu des acteurs est généralement dans la note voulue. Mathieu Lemée

AMITYVILLE 2: THE POSSESSION aka Amityville 2: le possédé - Damiano Damiani avec James Olson, Burt Young, Rutanya Alda, Jack Magner, Andrew Prine, Diane Franklin, Moses Gunn, Ted Ross, Erika Katz, Brent Katz, 1982, États unis, 104m

Plus d'un an avant que la famille Lutz n'emménage dans la maison d'Amityville et en subisse les influences maléfiques, une famille italo-américaine, les Montelli, ont habité cette maison. Le fils aîné, Sonny, commence à être possédé par un esprit diabolique dès le premier jour où lui et sa famille ont habité la demeure. Il se met alors à changer de comportement, ce qui inquiète sa mère croyante qui se confie à un prêtre, le père Adamsky. Il faut dire que le père de famille, Anthony Montelli, est un homme violent qui n'hésite pas à battre sa femme et ses enfants au moindre manquement à la discipline. C'est donc lui qui est considéré au départ comme le responsable des changements dans la personnalité de Sonny, mais le père Adamsky constate que le jeune homme est possiblement possédé par le démon. Sonny en vient même à avoir des relations incestueuses avec l'une de ses soeurs adolescentes. Une nuit, poussé par les forces du mal qui l'habitent, il prend un fusil de chasse et tue tous les membres de sa famille. Sonny est arrêté par la police, mais le père Adamsky tente de convaincre les autorités que le jeune homme n'est pas responsable de ses actes et il tente alors de pratiquer un exorcisme pour libérer Sonny de la possession maléfique qui est en lui.

Personne n'aurait cru possible qu'il y ait une suite à "THE AMITYVILLE HORROR". Le producteur Dino de Laurentis, toujours à la recherche de succès cinématographiques (comme il a fait pour "SILENCE OF THE LAMBS" en produisant la suite "HANNIBAL") afin d'en profiter financièrement, a cependant acquis les droits du film dans le but de produire à l'écran l'histoire vraie de la famille DeFeo, où le fils aîné a tué ses parents et ses frères et soeurs une nuit dans la fameuse maison supposément hanté. Le scénario a cependant déformé la base du sujet avec un peu trop de variations fictives pour que l'on puisse y croire, mais il faut dire que les auteurs n'avaient pas toutes les autorisations nécessaires pour rester fidèles à ce qui s'est vraiment passé. Si bien que l'on se retrouve devant un film d'horreur archi-prévisible où les personnages sont tous trop typés pour être convaincants. Le réalisateur Damiano Damiani, plus à l'aise dans le drame policier judiciaire, ne semble d'ailleurs pas trop croire au récit, qu'il illustre de manière incertaine, malgré une mise en scène assez fluide et appliquée, avec par moments une injection de gore bienvenue. L'ensemble souffre toutefois de trop d'emprunts à des films fantastiques connus, particulièrement "THE EXORCIST" lors de la scène finale. Lalo Schifrin est heureusement de retour à la trame sonore. Quant aux acteurs, ils ont du mal à être crédibles étant donné la conception artificielle de leurs personnages. Bref, une suite honnêtement moyenne malgré quelques bonnes séquences sanglantes. Mathieu Lemée

AMITYVILLE 3-D aka Amityville 3: The Demon - Richard Fleischer avec Tony Roberts, Tess Harper, Robert Joy, Candy Clark, John Beal, Leora Dana, John Harkins, Lori Loughlin, Meg Ryan, Neill Barry, 1983, 93m

Le journaliste John Baxter, avec l'aide de la photographe Melanie, parvient à démasquer un couple d'imposteurs pratiquant un supposé spiritisme où ils prétendaient communiquer avec des fantômes à la maison d'Amityville. La maison étant devenue libre et remise en vente à un prix intéressant, John décide de l'acheter. Celui-ci étant divorcé, il espère ainsi pouvoir accueillir sa fille adolescente, Susan. Mais son ex-femme, Nancy, une personne très croyante, refuse que Susan aille voir son père dans cette maison à cause du poids maléfique du passé qu'elle renferme. John, étant plus terre-à-terre, ne croit pas du tout que sa nouvelle maison puisse être hantée. Sa photographe Mélanie meurt pourtant mystérieusement après avoir remarqué quelque chose d'étrange sur ses photos développées et plus tard, Susan meurt noyée alors qu'elle faisait de la naviguation sur le lac près de la maison. Quand Nancy prétend avoir vu le fantôme de sa fille à plusieurs reprises dans la demeure, John fait appel à un expert en parapsychologie pour comprendre et résoudre ce mystère. Ensemble, ils découvrent la présence au sous-sol d'un puits pouvant probablement mener aux enfers et d'où peut sortir une puissance démoniaque.

Si les deux premiers films de la série étaient suffisamment acceptables, cette troisième partie sombre carrément dans le grotesque pur. Voulant sans doute profiter du succès du film "POLTERGEIST" sorti l'année précédente, les auteurs ont conçu un scénario incohérent qui emprunte des éléments-clés ayant fait le succès de ce film. Le vétéran réalisateur Richard Fleischer, qui a connu pas moins de trois décennies de carrière biens fournies en films de qualités intéressants, a visiblement pété une coche en acceptant de réaliser ce long-métrage. Le suspense est inexistant et la narration contient trop de faiblesses, ce qui rend les motivations et les agissements des personnages totalement illogiques. Étant donné que le film a été réalisé avec le procédé 3-D (très à la mode durant cette période au début des années 80), la mise en scène se retrouve atrophiée à cause de cela et le récit ne devient donc plus qu'un prétexte à l'emploi d'effets spéciaux racoleurs devant satisfaire les adeptes de ce procédé. Si bien qu'au bout du compte, le film s'avère plus ridicule et drôle qu'effrayant ou apeurant, avec en plus une conclusion spectaculaire plus risible qu'impressionnante (je ris encore à chaque fois que je la revois!). Certains rigoleront et trouveront facilement matière à rire, d'autres pas du tout et resteront perplexes devant cette pellicule affligeante. Soulignons la performance "comique" de la jeune et alors inconnue Meg Ryan dans un petit rôle au sein d'une distribution plutôt faible. Mathieu Lemée

The AMITYVILLE HORROR aka Amityville: La Maison du Diable - Andrew Douglas avec Ryan Reynolds, Melissa George, Jesse James, Jimmy Bennett, Chloë Grace Moretz, Rachel Nichols, Isabel Conner, Philip Baker Hall, Brendan Donaldson, 2005, États Unis, 89m

Dans la nuit du 13 novembre 1974, un jeune homme, Ronald DeFeo, tue avec un fusil de chasse ses parents et ses frères et soeurs dans une maison à Amityville dans le Long Island. Arrêté par les autorités, il dit avoir entendu des voix lui enjoignant de commettre ces meurtres. Un an plus tard, un jeune couple, les Lutz, achète la maison où a eu lieu ce drame et s'y installe avec les trois enfants que Kathy Lutz a eus lors d'un précédent mariage. Le fils aîné, Billy, déjà presque adolescent ne s'habitue cependant toujours pas à George Lutz, son nouveau père. Commence alors une série d'évènements étranges où George commence à entendre des voix, se réveille toutes les nuits à 3 heures 15, souffre de plus en plus du froid et devient de plus en plus agressif envers Kathy et les enfants. Chelsea, la fille cadette, affirme à sa mère qu'elle a une nouvelle amie, Jodie, qui aurait habité la maison le soir du massacre de la famille DeFeo. D'autres situations étranges se produisent où George devient de plus en plus irritable, voire dangereux, de quoi faire davantage peur aux enfants qui en viennent à regretter la mort et l'absence de leur vrai père. Croyante, Kathy fait alors appel au père Callaway pour bénir la maison mais celle-ci le chasse sur-le-champ. Le 28ième jour, Kathy découvre que la maison où elle habite fût à l'origine la demeure d'un révérend, John Ketchum, qui pratiquait la torture envers les Amérindiens dans le sous-bassement où George dort. Elle tente alors de sauver ses enfants et de quitter la maison diabolique alors que George, devenu possédé par les forces du mal habitant en lui, essaie de les tuer.

Après avoir produit le remake du film "TEXAS CHAINSAW MASSACRE", le tâcheron Michael Bay a décidé de produire une autre version du film d'horreur de 1979: "THE AMITYVILLE HORROR". Cette nouvelle version contient cependant les mêmes erreurs que la nouvelle mouture du film de Tobe Hooper. Les auteurs ont volontairement délaissé la création d'atmosphère de l'oeuvre original au profit de scènes-chocs horrifiantes tape-à-l'oeil et de flashs défilant à toute vitesse que l'on retrouve généralement dans les films du genre faits pour des spectateurs adolescents attardés. Un jeune réalisateur, Andrew Douglas, a visiblement manqué d'expérience et d'assurance dans son travail car il bouscule et télescope ses séquences à la manière des vidéoclips comme s'il craignait que le public se lasse rapidement. De ce fait, les nouveaux éléments que le scénariste a inséré dans l'intrigue par rapport à l'oeuvre original, deviennent plus gratuits visuellement au lieu de renouveler et de faire durer sensiblement la tension. Si le décor de la maison et la séquence finale s'avèrent plus convaincante que dans la première version cinématographique, en revanche, la photographie léchée donne à l'ensemble un air bien plus artificiel et tue dans l'oeuf le potentiel horrifique dans la plupart des scènes, malgré la présence de gore. Certes, le film de Rosenberg contenait des longueurs et des mollesses mais ce remake possède des défauts contraires en voulant aller trop vite sans prendre le temps de bien doser ses ingrédients pour réellement créer une peur durable chez le public. La très courte durée du film vient confirmer ce constat ainsi que les nombreux trous et erreurs dans l'intrigue provoqués par un montage trop à l'emporte-pièce. Il est donc difficile de juger la performance des acteurs car leur interprétation est affectée par le produit fini à l'écran. Dommage! Mathieu Lemée

BOO ! - Anthony C. Ferrante avec Trish Coren, Michael Dekicov, 2005, États Unis, 96m

On ne peut pas dire que la première demi-heure de "Boo !" fasse dans l'originalité : C'est la nuit d'Halloween. 5 étudiants ne sachant pas trop comment s'occuper en cette occasion, décide d'explorer l'hôpital voisin désaffecté et dit-on hanté de Santa Mira. Cela tombe bien, car Emmett le dernier larron, vient juste de terminer de truffer l'endroit de pièges débiles censés faire sauter au plafond ses petits copains.

Mais heureusement pour nous surtout, le jeu va rapidement tourner au cauchemar lorsque ses comparses le retrouvent terrifié par des choses de toute évidence guère amicales ! Rapidement ils vont être confrontés à d'étranges évènements : des portes qui ne s'ouvrent plus, un ascenseur menant uniquement au 3ième, des couloirs qui subitement n'en finissent plus, et des pièces lugubres infestées de doppelgangers et autres fantômes...  Ils vont bien malgré eux se retrouvés coincés au milieu d'une guerre que se livrent deux fantômes, une infirmière et son patient psychotique.

Malgré un début laborieux, "BOO !" passe rapidement la vitesse supérieure dès que notre petit groupe va se retrouver enfermé dans le bâtiment. Écrit et dirigé par un ex de la revue Fangoria, ce petit film est bourré de référence du genre. Si on pense beaucoup au train fantôme de Tobe Hooper, c'est que la trame reprend quelque peu ce concept. On a le droit en sus à plein d'autres bonus : des morts reviennent à la vie, un chien est retrouvé pelé vif, et on a le droit à quelques explosions d'ectoplasmes bien dégoulinant.. Finalement, BOO ne fauche vraiment pas son titre et fête le gore et le frisson à sa manière... c'est à dire sans arrière pensées et avec une honnêteté qui ravira les fans. Marc Evil

BIIKENBRENNEN: DER FLUCH DES MEERES aka LÉGENDE MALÉFIQUE - Sebastian Niemann, 1998, Allemagne 

Dans un village de la côte de la Mer du Nord, un père est à la recherche de sa jeune fille asthmatique kidnappée par le fantôme d'un pirate sanguinaire désireux de récupérer un butin qu'il attend depuis pas moins de quatre siècles - il y en a qui ont de la suite dans les idées. Au programme, un fantôme poignardeur humide, un vaisseau fantôme plutôt rachitique, un vieux paraplégique multi-centenaire, un héros cartésien et antipathique qui deviendra bon et convaincu que le surnaturel existe et une blonde sympa qui lui donnera un coup de main. Le tout est plutôt bien emballé sans pour autant briller. On évite l'histoire d'amour généralement de rigueur entre un jeune père de famille veuf qui rencontre une jolie blonde dont le couple part en sucette, mais on a droit à une jolie morale dans le genre "aime ton prochain, même s'il est issu de relations consanguines et qu'il croit au père Noël". Les rares apparitions du pirate - lui aussi asthmatique à l'entendre respirer, sont plutôt réussies malgré son look de tueur au crochet tout droit sorti de I KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER. BIIKENBRENNEN est un honnête premier long métrage pour le futur réalisateur du thriller 7 DAYS TO LIVE. Dans l'ensemble, ce téléfilm calibré pour la famille se laisse voir sans déplaisir. Kerozene

CARNIVAL OF SOULS - Herk Harvey, 1962, États Unis

 Vieux classique de l'horreur datant de 1962 qui ne vient pas impressionner (mais là pas du tout) la personne qui assit son cul 39 ans plus tard.

Une fille en voiture tombe en bas d'un pont avec 2 autres copines et revient au large, elle poursuit sa vie tout en étant poursuivit par DES MORTS... L'histoire est pas mal plus excitante a raconter qu'a regarder.

L'idée est bonne... mais c'est vieux et mal fait. Baron Blood

Vieux, peut-être, mal fait, en tout cas pas. Je suis d'accord que coté rythme, il y a plus bandant, mais l'ambiance du film est fascinante. Kerozene

CATHY'S CURSE aka Cauchemares aka Une si gentille petite fille- Eddy Matalon avec Randi Allen, Alan Scarfe, Sylvie Lenoir, 1977, France/Canada

1947, sa mère désertant la maison avec son frère, une jeune fille est amenée en voiture par son père, furieux de la séparation de madame. Accident de voiture, le deux meurent dans les flammes. 1979, le jeune frère est maintenant marié et a une petite fille du même âge, Cathy, et il s'installe dans la maison ancestrale. Cathy devient méchante et semble possédée par l'esprit de sa tante, qui semble se manifester à travers une poupée défraîchie.

Du réalisateur de Black Out, un simili exorciste sans le sou avec des acteurs et une réalisation fauchée. Difficile de trouver un intérêt devant un scénario sans surprises, des effets déjà vus et une jeune actrice sans charisme. Il y a bien la poupée qui a un certain look et le vieillard picoleur qu'on laisse garder la petite qui attire une certaine sympathie, mais c'est bien peu. La logique est souvent mise de côté, mais on a juste hâte de voir le film se terminer. Ca fait des années que je vois ce titre et que je me méfie. Il se retrouve maintenant dans plusieurs compilations dvd, ici le coffret CHILLING CLASSICS, dans un transfert de piètre qualité d'une copie rayée aux couleurs fades, ce qui n'aide pas à apprécier le film. On reconnaît au passage le centre-ville de Montréal. Mario Giguère

a CHINESE EROTIC GHOST STORY aka Yuk lui liu chai - Kin-Nam Cho, 1998

Un petit colporteur, marié à une femme flemmarde qui ronfle, possède une toute petite bite. En plus, il merde a son boulot parce que trop gentil. Mais, suite à un pari fait par son boss, il se rend dans un temple et rencontre Lu, une sorte de mage qui le sauvera d'une vampire nymphomane. Généreux, Lu lui change sa femme en maîtresse de maison exemplaire et l'affuble d'une bite magique qui parle, représentée par un moine Shaolin. Dès lors, il ne peut plus se retenir et nique comme un chef. Il peut même le faire distance: sa bite se détache, vole dans les airs et pénètre l'être désiré. Des plans montrent notre bite magique (le moine donc) dans une grotte rougeâtre dans laquelle il crache du liquide blanc ! Hallucinant ! Et tellement drôle ! Bien entendu, notre héros choppe la grosse tête et il fout tout en l'air.

Gentille parodie érotique de HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS, avec plein de jolies chinoises, beaucoup d'humour, et surtout cette bite magique. On a aussi droit à l'evil dick à un moment, celle-ci possède des cornes ! Un bon moment. Kerozene

DARK WATER aka Honogurai mizu no soko kara - Hideo Nakata, 2002 

Une jeune mère en pleine procédure de divorce et sa jeune fille s'installent dans un vieil appartement. La belle occasion s'avère moins intéressante quand l'eau commence à tomber du plafond et que le voisin de l'étage supérieur ne répond pas. La jeune femme croit apercevoir une jeune fille à l'imperméable jaune qui serait disparue depuis deux ans. La santé mentale déjà fragile de la mère est mise à l'épreuve par l'appartement, les apparitions et le mari qui tiens à avoir la garde exclusive de l'enfant.

Du réalisateur de RING et adapté d'un autre roman de Kôji Suzuki, auteur du roman RING, le film est ancré dans une réalité très difficile, le divorce et la séparation déchirante des parents de leurs enfants. Ce qui semble être de l'horreur psychologique, voir une allégorie à peine masquée, est traité sobrement, mais avec une efficacité hors pair. Je tairai le final qui renvoie beaucoup à RING. Soulignons encore une fois un récit et une mise en scène adulte, loin des histoires adolescentes si prisée des studios américains. La musique et les ambiances de Kenji Kawai sont comme toujours dans le ton et excellentes. À voir. Mario Giguère

DAY LIGHT GHOST - Dayart Datsathean & Phisan Sangjan, 2003, Thaïlande - court métrage 10m

Un jeune voyeur gay se penche de son balcon pour observer son voisin du dessous se taper une branlette devant un magasine de charme. Un peu trop fasciné par la scène, le malheureux ne fait plus attention et chute pour finalement s'écraser au sol de manière lamentable. Le voila réincarné en fantôme... Un fantôme malheureux car mort vierge. Mais rapidement la tristesse fait place au bonheur: son statut de revenant lui ayant procuré l'invisibilité, il s'autorise toutes les folies imaginables, comme tripoter les passants, visiter les douches et les vestiaires des gymnases ou les toilettes publiques... et ce sur le rythme frénétique d'une musique électro endiablée.

Comédie légère tournée en DV par deux étudiants thaïs, DAY LIGHT GHOST est peut-être loufoque mais il a au moins le mérite d'être drôle et sincère. Le rythme élancé du film fait même carrément plaisir nous donnant presqu'envie de rejoindre les protagonistes du film et de se balancer au rythme des beats de la musique festive. Kerozene

DEAD MAN'S HAND : Casino of the Damned aka GHOST POKER - Charles Band - avec Krystyn Green dans le rôle de la pouffe de service, Paige !, 2007, États-Unis, 80m

Si faire partie des Oncles du Club a d'indéniable avantages, découverte de petites productions, critiques pointues d'aficionados aguerris, débats et échanges d'idées, il a aussi un désavantage, comme celui d'alimenter certaines pages existantes... comme celle dédiée à Charles Band par exemple.

Aussi après avoir regardé par 3 fois si ce visionnement n'avait pas été déjà effectué sur les pages du Club, je me suis finalement résigné à mater la galette de Ghost Poker... .. à pile ou face ! ...
Bref, perdu...

Donc Matthew, beau gosse made in Full Moon, est tout heureux car il vient d'hériter d'un grand Oncle (encore un) d'un Casino situé dans les environs de Vegas... Encouragé par sa copine, (made in Full Moon aussi), il s'y rend des projets plein la tête, avec quatre de ses amis. Mais cet endroit délabré et poussiéreux renferme bien sûr un secret qui va bientôt refaire surface... sous la forme d'esprits très "joueur" et malveillant...

Lieux minimalistes, budget dérisoire, le coup de bluff de Full Moon est rapidement éventé dès les premières images. Pour nous faire patienter, ce vieux briscard de Charles, nous a cependant mijoté quelques effets gores foireux et pour le même prix, nous plante une blondasse bien roulée comme seules les séries de seconde zone savent les trouver. A noter la présence coup de vent de Michael Berryman... qui ne suffira certes pas à nous faire parier sur la réussite de l'entreprise...

Poker Menteur je vous dis moi ! Marc Evil

DEATH TUNNEL - Philip Adrian Booth, 2005, États Unis

Cinq nanas joliment gaulées décident de participer à un rituel initiatique comme les Américains aiment tant en faire. Manque de bol, les cinq filles se verront enfermées dans un sanatorium désaffecté et dans lequel pas moins de 63'000 personnes trouvèrent la mort suite à une épidémie de peste blanche au début du XXème siècle. Afin de stocker les nombreux cadavres, un tunnel fut creusé dans le sous-sol de l'imposante bâtisse, c'est le "tunnel de la mort". Les cinq filles découvriront à leur grande déception que le sanatorium est hanté...

Le sanatorium de DEATH TUNNEL n'est pas une invention: il s'agit du sanatorium de Waverly Hills et les horreurs qui s'y déroulèrent sont on ne peut plus réelles. Philip Adrien Booth (réalisateur et co-scénariste) et Christopher Saint Booth (producteur, co-scénariste et compositeur), deux frangins chevelus, décidèrent de transposer l'action de leur premier long métrage dans cette lugubre demeure à l'architecture imposante. Bien leur en prend, le cadre est effectivement fascinant. Mais les frangins Booth manquent d'expérience, et si leur film est esthétiquement très réussi grâce à des décors crasseux comme il faut, grâce aussi à des maquillages et des costumes efficaces, il semblent oublier que cela ne suffit pas à faire un bon film. Cédant aux effets de montage à la MTV, DEATH TUNNEL se trouve être un long vidéo clip de 90 minutes rempli de plans réussis et de fantômes au look parfaitement destroy. Mais cette forme empêche toute atmosphère de s'installer et annihile totalement l'impact des effets chocs disséminés ici et là. Dommage, surtout pour un film qui devrait miser avant tout sur cet aspect. Les défauts ne s'arrêtent pas là puisqu'il faut bien admettre aussi que le scénario du film, qui part sur une base très classique, s'embourbe rapidement dans une histoire d'héritage historique toute moisie et quasiment incompréhensible dont on se fout finalement éperdument. Et si les filles sont toutes physiquement superbes, on ne peut pas en dire autant sur leur talent d'actrice franchement navrant. Idem pour le beau gosse de service qui fait très bien la grimace. Les frangins Booth ont du potentiel, il faut maintenant qu'ils apprennent à raconter une histoire sans faire étalage de leur connaissance des possibilités de la table de montage car DEATH TUNNEL n'est rien d'autre qu'un catalogue qui finit par se répéter de manière lascive et ennuyeuse.. Apparemment fascinés par l'histoire de ce sanatorium, ils ont par la suite réalisé SPOOKED : THE GHOSTS OF WAVERLY HILLS SANATORIUM, un documentaire sur le lieu maudit.Kerozene

Site officiel : www.deathtunnel.com  

The DETECTIVE aka C+ jing taam- Oxide Pang Chun avec Aaron Kwok, 2007, 109m, Hong Kong
Un homme arrive chez le détective privé Tam et affirme être poursuivit par une femme qui en veut à sa vie. Il accepte le bon montant d'argent qui lui est offert et s'embarque dans une enquête où les morts s'accumulent à une vitesse effarante. Il a de l'aide de son ami d'enfance, un policier conciliant, mais il se rend compte que sa vie est menacée. Tan est détective car il n'avait pas une vision assez bonne pour passer les examens de la police et il photographie tous les lieux et les victimes qu'il rencontre. Comme il est toujours le premier sur les lieux des drames, il est le suspect numéro un !

Une autre intrigue très complexe, comme les frères Pang nous en livrent souvent. Si on ne nous expliquait pas tout en détail à la fin, on en serait quitte pour comprendre une partie minime de l'intrigue qui se révèle toute autre. Entre les moments de vie dans un décor de misère et des séquences spectaculaires comme la mort d'un éléphant suite à une poursuite automobile, le mystère de la disparition des parents de Tam , trente ans auparavant, sera aussi partie prenante de l'aboutissement final. On en dira pas plus, mais j'ai toujours l'impression que l'on cherche délibérément à nous impressionner coûte que coûte, mais ici, et ce n'est pas toujours le cas quand les deux frangins sont réunis, j'ai bien aimé.Mario Giguère

The ECHO - Yam Laranas avec Jesse Bradford, Amelia Warner, 2008 États Unis, 89m

Bobby sort de prison mais il doit se rapporter régulièrement aux autorités. Il restera dans l'appartement de sa mère décédée pendant son incarcération. Du peu qu'il en sait sa mère avait des problèmes évidents, au vu de l'état dans lequel il découvre l'appartement. Il refuse de croire qu'elle ait pu devenir schizophrénique, préférant croire que les bruits étranges qui se font entendre dans les pièces l'on perturbée. Sans parler du voisin, un policier qui bat sa femme et leur petite fille qui a l'air affectée par la violence domestique. Il réussit néanmoins à se trouver un emploi et à revoir la copine d'autrefois, mais tout est en péril quand il commence lui aussi à devenir un peu cinglé dans cet appartement anormal.

Je n'avait aucune idée qu'il s'agissait du remake du film original, par son réalisateur. Le long métrage est par son scénario un récit très classique de fantôme qui respecte toutes les règles du genre. C'est dans l'exécution que Laramas démontre une maîtrise enviable, une efficacité somme toute rare. Bref, au début on se pose des questions, on est dérangé et lorsqu'on comprend ce qui se passe, on a droit à de bons moments d'angoisse à foutre les jetons. Le travail sonore, la photographie et le choix des acteurs est impeccable. Un réalisateur à surveiller. Mario Giguère

ENCOUNTERS OF THE SPOOKY KIND aka Spooky Encounters aka Gui da gui aka L'EXORCISTE CHINOIS - Sammo Hung avec Sammo Hung, Yuen Biao, Chan Lung, Wong Ha, Lam Chin-Ying, Cheung Ti-Hong, Leung Suet-Moi, Billy Chan, Wu Ma, Tai Po, 1980, Hong Kong, 102m

Bien qu'il ait une réputation de courage, le gros Cheung fait continuellement des cauchemars où des fantômes l'attaquent, ce qui agace son épouse, d'autant plus que celle-ci trouve Cheung lénifiant et peu intéressant dans la vie de tous les jours. Travaillant comme chauffeur pour une importante personnalité de la ville, Mr. Tam, Cheung ignore que son patron est l'amant de sa femme. Cheung ayant cependant failli les prendre sur le fait, Mr. Tam décide de se débarrasser de l'encombrant mari mais comme celui-ci est doué pour les arts martiaux, il engage sur la suggestion de son conseiller un maître en matière de sorcellerie pour liquider Cheung qui a peur des fantômes. Attiré par défi dans un sanctuaire car il a parié sottement pouvoir y rester toute la nuit, Cheung subit les attaques d'un mort-vivant contrôlé par le sorcier engagé par Mr. Tam. Grâce toutefois au frère de ce sorcier, lui aussi détenteur de pouvoirs surnaturels, Cheung réussit à s'en sortir mais Mr. Tam s'arrange pour le faire accuser du meurtre de son épouse avec la complicité de celle-ci. Emprisonné par les autorités, il parvient néanmoins à s'évader et avec l'aide de l'ami sorcier qui lui a porté secours, il essaie de se protéger des pouvoirs maléfiques du magicien qui veut le tuer. Le tout se terminera dans un duel de magie entre les deux frères sorciers tandis que Cheung constatera la fourberie de son patron et de son épouse qui l'a trompé.

Mélange ordonné et fantaisiste d'arts martiaux et de magie noire (avec un soupçon de vaudou), ce film de Hong-Kong est tout simplement ébouriffant. Ayant emprunté une partie du titre de son film à celui de Spielberg, l'acteur et réalisateur Sammo Hung a conçu un long-métrage où il insère pour la première fois des éléments fantastiques à l'intérieur des ingrédients traditionnels du cinéma de kung-fu. Évidemment, Hung prend soin d'injecter beaucoup d'humour dans l'intrigue, ce qui lui permet d'aborder les séquences de sorcellerie avec une imagination débridée plutôt que de s'efforcer inutilement à les traiter avec sérieux pour nous y faire croire. Le film se présente donc comme un feu d'artifice roulant de gags loufoques, d'affrontements à mains nues souvent burlesques impliquant des fantômes et des morts-vivants contre des humains, ainsi que d'étonnants duels de magie plus farfelus que crédibles. Si les effets de maquillage s'avèrent corrects bien que parfois frustes, les effets spéciaux sont assez réussis en plus d'être judicieusement employés grâce à un excellent jeu d'éclairages et une belle palette de couleurs. Le tout se déroule à une cadence endiablée et procure un plaisir continuel distrayant et savoureux. En plus d'assurer avec succès la mise en scène, Sammo Hung compose avec amusement son personnage de peureux naïf et il a su s'entourer de très bons partenaires qui se prêtent au jeu avec conviction et drôlerie. À ne pas manquer si vous avez la chance de le voir. Mathieu Lemée

The EYE aka Jian Giu aka Khon Hen Phi - Oxide Pang Chun & Danny Pang, 2002, Angleterre/Hong Kong/Thaïlande/Singapour, 1h38.

Mun, une jeune aveugle, entre en chirurgie afin de recevoir une greffe de cornée et retrouver la vue. Son opération se passe bien, et elle débute une convalescence d'observation dans l'hôpital, où elle rencontre la petite Ying Ying, fillette au crâne rasé atteinte d'un cancer du cerveau. Elle reçoit son congé juste à temps pour éviter qu'une relation amicale trop intense ne s'installe entre les deux, et part vivre chez sa grand-mère pour apprivoiser ses nouveaux yeux. Nouveaux yeux qui lui font voir de drôles de choses...

THE EYE est un film ambitieux et efficace dont les droits ont déjà été achetés par la firme de production de l'ami Tom Cruise. Le "remake" est donc à nos portes. Avec la qualité des effets visuels et de l'image actuelle du film en question, pourquoi ne pas s'être contenté de sortir une version sous-titrée ou doublée pour le marché américain ?

On connaît tous l'engouement qu'a créé le film RINGU an Asie, où de multiples copies ont par la suite été tournées. Ici, on nous concocte un mélange entre l'ambiance du film de Nakada et THE SIXTH SENSE, passablement réussi, qui tourne autour d'un héritage médiumnique transmis à travers un don d'organes !! La photographie est impeccable et clinique, particulièrement lorsque les personnages se rendent en Thaïlande où le climat visuel devient presque apocalyptique.

La demoiselle aveugle est correctement interprétée par Angelica Lee, une ancienne chanteuse - coutume courante en Asie - qui n'a que quelques films à son actif, dont BETELNUT BEAUTY, et qui semble obtenir un certain succès grâce à sa jolie gueule. Etonnamment, Wilson Yip, le réalisateur de BIO ZOMBIE, BULLETS OVER SUMMER & JULIET IN LOVE, apparaît ici dans un caméo prolongé, dans le rôle d'un prêtre taoïste !!

THE EYE demeure un divertissement de qualité qui procure son lot de frissons si visionné dans un silence total avec la lumière fermée, mais il ne transcende rien et ne prétend pas le faire, heureusement. Orloff

Une jeune fille aveugle subit une opération de la cornée et recouvre la vue. Étonnement, elle est alors capable de voir les morts...

Bon bon, je te vois venir avec tes gros sabot en beuglant "maiiiiiiiiis, c'est comme THE 6TH SENSE !". Et bien oui, si on s'arrête là, clair qu'il y a une sacrée similitude. Mais l'histoire en elle-même n'a absolument rien à voir, et je préfère ne rien dévoiler au sujet de celle-ci afin de te laisser apprécier ce film pleinement. Parce que je peux te dire que c'est une belle claque, et que ça faisait bien longtemps que mes petits poils ne s'étaient dressés de la sorte à la vision d'un film ! Certaines scènes sont proprement flippantes ! Le final du film est également impressionnant !

La mise en scène des frangins Pang est exemplaire, très soignée et intelligente, l'image et la photographie en générale sont parfaitement maîtrisées ce qui leur permet de distiller une atmosphère parfois terrifiante reléguant les RING et autres KAIRO au rang des CHAIR DE POULE. Kerozene

J'ai finalement vu ce film, sorte de réponse à RING. J'en avais beaucoup entendu parler, mais je m'étais efforcé d'en savoir le moins possible quant au scénario, afin de conserver toutes les surprises intactes. Ce que je savais du film, on le découvre dans la première minute : le scénario a pour protagoniste principal une jeune femme qui vient de se faire greffer un oeil. Cette musicienne, aveugle depuis l'âge de deux ans, va enfin "voir le monde" de nouveau.

Or, le problème est simple : elle voit aussi des fantômes... 

Ma critique sera plus brève que d'habitude : la première moitié du film est très prenante, même si l'originalité n'est peut-être pas au rendez-vous. C'est très efficace, et ces fantômes lugubres à l'orientale nous mettent assez mal à l'aise. Sinon, la structure ressemble vraiment à RING. Après une première partie inquiétante (car elle nous laisse sans repères précis), le récit se structure selon la forme d'une enquête policière avec énigme à résoudre afin de " restaurer l'ordre initial ".

Dans sa seconde partie, THE EYE est plus conventionnel. L'aspect effrayant disparaît au profit de l'enquête et d'aspects plus spectaculaires au point de vue visuel. À mon sens, le film perd alors sa force d'impact, même s'il n'est pas ennuyeux pour autant.

Le reste est correct. On sourira peut-être devant une musique au synthé un peu cheap par moments, mais l'interprétation, le montage et le travail au point de vue photographie parviennent à rendre l'ensemble assez efficace.

En bref : si THE EYE ne fera pas oublier RING, il donne lieu à une expérience de visionnement intéressante.

Le DVD ne propose aucun supplément, à part trois bandes-annonces sans rapport avec THE EYE. Howard Vernon

  The EYE 3: L'AU DELA aka THE EYE 10- Danny & Oxide Pang, 2005, Hong Kong/Thaïlande/États Unis

Drôles de gars ces frères Pang. Après un début de carrière remarqué, ils sont devenus parmi les réalisateurs les plus roublards de tout le continent asiatique. En 2002, ils nous sortaient "The Eye", que je considère (je ne suis pas certain que l'avis soit général) comme l'un des meilleurs films de fantômes asiatiques modernes. Flippant, bien dosé, relativement sobre jusqu'à un dénouement épatant. Bref, j'adore. En 2004, le duo amorce son virage vers le cinoche débilos et le prouve en signant le crétin "The Eye 2" et sa mémorable scène de suicide involontairement hilarante. Puis, en 2005, débarque cette nouvelle fausse suite, "The Eye 3" aussi appelée "The Eye 10" et qui lorgne fortement du côté de l'humour crétin et pipi-caca puisqu'on y voit l'un des protagonistes faire fuir des fantômes en pétant! Ho ho ho, mais que c'est rigolo! Pourquoi "The Eye 10"? Parce que l'histoire est celle de cinq jeunes qui trouvent un livre leur indiquant dix manières différentes d'entrer en contact avec l'au-delà et donc de pouvoir visualiser des fantômes. Les essais s'avèrent rapidement fructueux et les ectoplasmes flous à la mâchoire pendante se mettent à arpenter l'écran avec plus ou moins de réussite sous les regards hagards ne nos jeunes héros. Plutôt satisfaits, le groupe d'amis remet le couvert jusqu'au jour où l'un d'eux disparaît, enlevé par les spectres dans l'au-delà. Les rescapés, choqués, décident dès lors de se séparer afin d'oublier, mais les fantômes les poursuivent. Ils ne seront visiblement en paix qu'après avoir sauvé leur ami, l'occasion ensuite pour les frangins Pang de nous gratifier de leur vision à eux de l'au-delà, une vision qui s'avère bien minimaliste malheureusement. Ce qui aurait dû être le clou du film n'est finalement qu'une vaste fumisterie (l'au-delà se limite à une multitude de silhouettes pour la plupart en CGI plongées dans la pénombre). Il est donc bien loin le temps de "The Eye" premier du nom. Si au moins l'aspect comique de l'entreprise avait été aussi réussit que lors de cette joute de break-dance improvisée où l'un des héros, possédé par un esprit basketteur, se met à faire des mouvements désarticulés, on aurait pu se dire que cette séquelle comique en valait la peine. Mais ces instants remarquables y sont si rares... Kerozene

FEARDOTCOM aka TERREUR POINT COM - William Malone, 2002, États Unis 

Un détective et une épidémiologiste enquêtent sur des morts mystérieuses. Seul point en commun, ils sont morts 48 heures après avoir visité un site internet: feardotcom.com.

William Malone a commencé sa carrière avec des films inspirés du classique ALIEN. Il a été réalisateur pour plusieurs séries télé d'horreur et son retour au grand écran est un retour au plagiat comme forme d'art. Dès les premières minutes, avec un Udo Kier toujours marquant à l'écran, il nous sert la petite fille au ballon blanc de Fellini, qui l'avait reprise de KILL, BABY... KILL! de Mario Bava. Malheureusement son look crie à tue tête: JE PORTE UNE MAUVAISE PERRUQUE BLANCHE !!!!, ce qui est tristounet, pas épeurant. Il reprendra plus tard la scène du film INFERNO de Dario Argento, la pièce sous l'eau et le cadavre. Tout à coup, je me rends compte que l'on a repompé l'argument du scénario du film RING, l'original Japonais, remplacez la télé par un écran d'ordinateur et les 7 jours par 48 heures, les motivations de la fille morte deviennent limpides. Les acteurs semblent surfer sur leur pages de texte, à part Udo Kier précité, Stephen Dorf nous fait un Brad Pitt de seconde zone, Jeffrey Combs ne semble pas intéressé par son second rôle et Natasha McElhone qui s'en tire plutôt bien, devient insupportable lorsqu'elle lâche son dixième: OH MON DIEU ! . Malone multiplie les effets visuels et de montage, comme dans un vidéoclip, oubliant sa direction d'acteurs, laissant tomber à plat ses montées dramatiques. Il a reprit la réalisation pour la série MASTERS OF HORROR, espérons qu'il a un scénario original et une meilleure maîtrise de son art. Mario Giguère

The FOG aka Le Brouillard - Rupert Wainwright avec Tom Welling, Maggie Grace, Selma Blair, DeRay Davis, Kenneth Welsh, Adrian Hough, Sara Botsford, Cole Heppell, Mary Black, Rade Sherbedjia, 2005, 100m

Le village d'Antonia Bay, situé sur une île de la côte californienne, s'apprête à fêter le centenaire de sa fondation. Pour l'occasion, les autorités municipales veulent inaugurer, en mémoire de leurs quatre pères fondateurs, des nouvelles statues les représentant. Mais à la nuit tombante, un étrange brouillard apparaît sur la mer et se rapproche du village. Tous ceux qui entrent en contact avec ce brouillard meurent violemment. Une jeune femme, Elizabeth, qui est revenue dans son village natal suite à des cauchemars récurrents, découvre un vieux livre écrit à la main par un des pères fondateurs. En le lisant, elle apprend que ceux-ci ont éliminé lors d'une nuit de brouillard une colonie de lépreux, malgré un accord où ils auraient pu s'établir non loin d'Antonio Bay, afin de s'emparer de toute leur fortune, ce qui explique le boom économique qu'a connu le village côtier vers la fin du XIXième siècle. Le brouillard amène donc les fantômes des lépreux à Antonio Bay pour qu'ils puissent se venger sur leurs habitants et sur les descendants des pères fondateurs. La ressemblance d'Elizabeth avec l'épouse du chef des lépreux, Blake, pourrait possiblement mettre fin à cette malédiction.

À court de sujets originaux et d'idées nouvelles dans le cinéma d'horreur, les producteurs hollywoodiens se rabattent invariablement sur la redite ou sur les remakes de succès du genre. On peut se questionner sur la pertinence des choix des producteurs sur les films à refaire, croyant sans doute aveuglément que les moyens technologiques d'aujourd'hui seront suffisants pour faire oublier au public les versions originales. Pourtant, les leçons du passé auraient dû suffire à leur faire comprendre que sans une bonne histoire ni un bon réalisateur, un remake ne sert absolument à rien. C'est tout à fait le cas ici alors que l'emploi d'effets spéciaux en CGI pour montrer le brouillard et les fantômes à l'écran camoufle maladroitement un manque flagrant d'imagination créatrice pour renouveler le film original de John Carpenter. En fait, ce qui faisait le charme de la première version: excellente création d'atmosphère, bons effets d'horreur, lien de complicité avec le public dans la narration, humour dans le ton de l'ensemble, a complètement disparu dans ce remake au profit de quelques variations supposément nouvelles mais en fait empruntés à d'autres films du même genre. La mise en scène se tire dans le pied à plusieurs reprises avec beaucoup de scènes n'ayant aucun impact au plan narratif et dramatique tandis que la plupart des acteurs ont l'air perdus comme des poules sans tête dans leur jeu. Un film qui peut berner un jeune public ignorant en mal de films d'horreur mais certainement pas des habitués comme nous. À éviter! Mathieu Lemée

FRIDAY NIGHT ENTERTAINMENT - REVIVAL 1 

Une anthologie comprenant 5 dramatisations d'histoires de fantômes dont: Chambre à minuit / L'étrange fax de la compagnie et visiteur des jours d'été. Je retiens l'histoire du fantôme qui sort chaque nuit du miroir de la chambre d'hôpital, classique, mais bien réalisé. Le meilleur récit raconte les premières journées d'un nouvel employé qui entend parler du fantôme de la bâtisse, il le rencontrera dans des circonstances réellement palpitantes, une réussite. le dernier récit est le plus mollo, une jeune dame retourne chez sa mère et on s'apercevra qu'elle est déjà morte, mais reste sur la terre dans un but qu'elle aura à découvrir. En version originale japonaise avec sous-titres chinois, j'avoue m'y être perdu à plus d'une occasion, mais l'ensemble vaut le détour. Tourné pour la télévision en vidéo. Mario Giguère

GHOST FEVER - Lee Madden/Alan Smithee, 1987, Etats-Unis

Deux bouffons de la police se voient attribués la tâche de se rendre dans un manoir dans le but d'y expulser leurs occupants. Ils y retrouveront de jolies demoiselles en détresse, des fantômes, des zombies, et même un vampire. Bon, vous voyez le genre. Ça a l'excuse d'être une comédie familiale, et c'est pourquoi nous pouvons y retrouver toutes les idioties inimaginables qui peuvent bien sortir de la tête d'un soi-disant scénariste (tiens, je vous donne son nom: Oscar Brodney - prévenez vos amis !). De quoi faire passer Les Charlots contre Dracula pour un film intellectuel. Pour vous donner une idée, le réalisateur a préféré adopter le pseudonyme de Alan Smithee, et quand un type se cache sous ce nom, c'est qu'il désire à tout prix garder l'anonymat.

Quel est la raison d'être d'un tel film me demanderez-vous ? (Si, si, n'essayez pas, je suis médium à mes heures.) Il faut se rappeler qu'à l'époque - fin des années 80 - à peu près tout le monde tentait de profiter de la vague d'engouement pour les fantômes provoquée par Ghostbusters (qui a été tout un blockbuster, il faut bien le dire ;). Mais voilà, contrairement à l'autre, cette production-ci est plus risible qu'humoristique finalement, et les quelques bons petits moments ne peuvent compenser pour tout le reste, qui est d'un ennui mortel. C'est à faire peur (dans le mauvais sens de l'expression malheureusement) et l'affiche est plus excitante que le film en entier. Ah, j'oubliais presque, il y a bien un vampire, mais il n'est présent que 8 minutes dans le film (j'ai calculé).

Louez le très divertissant Monster Squad ou l'excellent The Frighteners plutôt. Blobula

GHOST GAME - Joe Knee, 2004, États Unis, 70m

Sur ce lac, il y a une île. Sur cette île, il y a un coffre et dans ce coffre, un jeu. Un jeu de la mort. Il y a vingt ans, ce sont trois filles adeptes de magie noire qui s'y rendirent pour pratiquer un peu de sorcellerie. Les choses tournèrent plutôt mal (on le suppose puisque l'on entend des cris horribles et la caméra bouge dans tous les sens!!) et elles ne revinrent jamais. Aujourd'hui, ce sont 7 jeunes nazes qui vont s'y rendre pour y passer un week end des plus fun. Après une bataille de kayak qui ne fera vraiment rire qu'eux, ils arrivent enfin sur place, et prennent possession du premier refuge qu'ils croisent. C'est là qu'Abby et Dara ne tardent pas à trouver un journal laissé par de précédents visiteurs, près d'un coffre évidemment. La dernière ligne du dit journal avertit explicitement le lecteur à ne pas jouer avec le jeu qu'il contient...

Filmé avec les pieds et en vidéo, ce low-budget d'horreur ne vaut certes pas les 2.50 € dépensé pour son visionnement ! En parallèle d'une histoire soporifique, on a le droit via un montage des plus chaotiques (sûrement effectué par un non-voyant d'ailleurs) à des flash-back incohérents. (Attention, maux de tête assurés !) On n'échappera pas, comme d'habitude, aux blagues débiles, aux dialogues ground-zéro, aux numéros d'acteurs pitoyables et aux effets numériques risibles (même DeCoteau fait mieux pour ses possessions démoniaques... c'est pour dire).

Le but, somme toute très clair, est de refaire un remake à peine masquer d'un JUMANJI horrifique à la sauce EVIL DEAD ! L'apparition finale et hilarante de nos fantômettes filmée en sépia, est là pour nous rappeler qu'elles viennent bien du passé !

Une chose positive est à noter cependant, la durée du supplice qui n'excédera pas les 70m...  Marc Evil

GHOST GATE aka Ju-on no Yakata: Ghost Gate - Yamaguchi Makoto avec Yabe Miho, Namikawa Kouta, 2003, Japon, 88m, TV

Cinq jeunes adultes vont entrer dans une maison ou s'est produit un meurtre il y a quelques années. Ils participent à un concours qui leur permettra de remporter un bon montant, s’ils résoudent l’énigme de l’écrivain qui y a disparut. Dans le groupe de chasseurs de fantômes, Akim, jeune fille troublée qui a des dons pour sentir la présence de l’au-delà. Surprenant qu’elle soit encore avec la gang, car ils lui ont fait un coup pendable jadis, à la CARRIE.

Ce n'est pas la seule chose que l’on ne comprendra pas. Outre les personnages qui ne se comprennent pas entre eux, on a peine à suivre ce téléfilm qui mélange SCOOBY DOO, CARRIE, THE GRUDGE avec du AGATHA CRHRISTIE et une sous-intrigue de jalousie puérile digne d’un soap opera. Il y a bien vers la fin de longues explications tordues toutes en dialogues, toutes imprévisibles, et la vision fictive d’un monde parallèle ou le bonheur est possible. Du lesbianisme refoulé assumé dans l’autre vie ? Ou un grand bol de n’importe quoi ? J’opte pour la seconde hypothèse. Le doublage anglais, celui-ci n’est pas offert en version originale sous-titrée, ajoute au désagrément de l’expérience, les voix sont toutes près du micro, sans subtilité. Tristounet. Et on ne se parlera pas du fantôme aux longs cheveux noirs qui rappelle cent autres films. Non. Mario Giguère

GHOST HOUSE - Kim Sang-Jin avec Cha Seung-won, Jang Seo-hee, Jang Hang-sun, Sohn Tae-young, 2004, Corée, 123m

Avant de mourir, la dernière volonté du père de Pil-gi est que son fils s'achète un jour sa propre maison. Plusieurs années plus tard, il parvient enfin à l'obtenir. Mais malheureusement pour lui, la maison est hantée par un puissant fantôme asiatique encore plus puissant que ceux des JUON et RINGU ! Pil-gi incapable de vendre la propriété que toute la ville sait hantée et ne voulant absolument pas décevoir le vœu de son père, fera tout pour y demeurer et chasser le fantôme.

Le film est une comédie coréenne qui parodie tous les éléments du film de fantômes asiatique: l'escalier de JUON, La TV de RINGU, la fille aux cheveux long suspendue au plafond, etc. Il y a aussi des moments vraiment scary, du moins au début. Mais, il y a une tonne d'effets CGI et des hommages à THE EXORCIST, CARRIE, RAIDERS OF THE LOST ARK, THE BIRD et à EVIL DEAD 2.. Comme le film est long, il y a quelques twists et intrigues qui se rajoutent et finissent par faire ressembler le film à la série THE GHOST AND MRS. MUIR. Ces intrigues qui se rajoutent n'étaient pas nécessaires, ralentissent le film et amène le film à s'essouffler après une très excellente première heure.

Enfin, si vous avez aviez aimé le cabotinage du comédien de MY SASSY GIRL vous devriez aimer celui-ci parce qu'il a le même style de jeu. En tout cas, je dirais que le film vaut au minimum un visionnement. Le film est bon et amusant, mais s'essouffle à partir d'une heure. Si vous êtes un FAN de Juon ne manquer surtout pas ça ! Black Knight

GHOSTHOUSE aka LA MAISON DU CAUCHEMAR aka LA CASA 3 - Umberto Lenzi, 1987, Italie/États Unis

Un soir, la gentille famille catholique Baker se fait décimer d'une bien étrange et surtout très sanglante façon... Vingt ans plus tard, un radio amateur capte un message mystérieux sur son CB. Curieux, il traque l'origine du message et tombe sur un autre radio amateur squattant la vieille demeure des Baker abandonnée depuis le tragique événement. Problème: la radio ayant émit le message réceptionné n'a pas encore été branchée... C'est que la maison est hantée par la petite fille Baker et sa poupée-clown.

Umberto Lenzi tente de recycler quelques éléments de certains titres de gloire du cinéma fantastique moderne avec un manque de panache quasi éprouvant. Les emprunts les plus évidents étant la mélodie enfantine obsédante accompagnant chaque apparition de la poupée-clown qui ramène à SUSPIRIA et ses murmures angoissants, le clown quant à lui rappelle inévitablement POLTERGEIST, film rappelé pas moins de trois fois supplémentaires au cours du récit (chambre d'enfant dans laquelle les objets volent dans les airs, visage soudainement ensanglanté devant un miroir et bassin rempli de squelettes dans lequel tombe l'un des protagonistes). En plus de cela, le film a été vendu en Italie sous le titre LA CASA 3, autrement dit la suite d'EVIL DEAD 2...

Mais soyons honnêtes, de tels emprunts sont habituels au cinéma de genre transalpin et ne peuvent empêcher d'apprécier un film si celui-ci est bien foutu. Malheureusement il en est tout autre en ce qui concerne le traitement de cette histoire à l'écriture bâclée et à la réalisation sans inspiration. Nous sommes en 1987, l'horreur à l'Italienne est sur le déclin depuis quelques années déjà et ce GHOSTHOUSE semble bien proche du fond. Les effets gores plutôt efficaces ne sauront rattraper la médiocrité de l'entreprise, et le jeu des acteurs achève de rendre le film ridicule. Et surtout, qu'est ce qu'on s'ennuie...

Comme les lois du retitrage n'existent pas, ce film connu certaines "suites", à savoir LA CASA 4 (WITCHERY) de Fabrizio Laurenti, LA CASA 5 (BEYOND DARKNESS) de Claudio Fragasso également appelé HOUSE V aux États Unis... sans compter qu'en Allemagne on a pu voir sortir GHOSTHOUSE II (THE OGRE de Lamberto Bava), GHOSTHOUSE 3 (LA CASA DELLE ANIME ERRANTI; aka: THE HOUSE OF LOST SOULS de Lenzi) et GHOSTHOUSE 4 (LA CASA DEL SORTILEGIO; aka: HOUSE OF WITCHCRAFT de Lenzi toujours)... De quoi en perdre son latin. Kerozene

GHOST LAKE - Jay Woelfel, 2004, États Unis, 100m 

Pas besoin d'avoir pris de cours d'anglais : le film parle bien de fantôme et d'un lac, même si Jay Woelfel prend bien son temps pour tout mettre en place ! Cela commence par ce qui pourrait s'apparenter à la définition du summum de la culpabilité : Pendant que Rebecca Haster assiste effondrée à l'enterrement de ses deux parents, elle se remémore en flash-back ce qu'il s'est passé... Ayabt obtenu la permission de 23h00 qu'elle ne va pas respecter, Rebecca s'éclate en boîte jusqu'à pas d'heure avant de se faire éclater à l'arrière d'une bagnole par son compagnon d'un soir.. Pendant ce temps, ses parents agonisent pendant leur sommeil, bave blanchâtre aux lèvres, intoxiqués par une fuite de gaz ! Quelle honte. Assaillie de remords, qui prennent la forme de fantomatiques apparitions de Papa et Maman pas vraiment content de leur fille, elle décide de tenter de tout oublier, et va s'isoler dans sa résidence d'été... qui vous l'aurez deviné se situe près d'un lac ! C'est ici que Rebecca va retrouver ses vieux démons.. Mais cette fois, ils prennent la forme d'une petite fille surgit de nulle part, de cadavres flottants et autres zombies fantomatiques ! Le problème, c'est qu'elle est la seule à les voir...

Ce n'est pas la volonté qui manque, mais force est de reconnaître que les efforts déployés pour parvenir à faire peur ou à faire frissonner sont vains. Ni la musique, ni les apparitions subites et fantomatiques n'auraient raison même d'un cardiaque.. Mais bon, le ridicule ne tue plus.. Le film d'horreur vidéo low budget compte un nouveau membre : Jay Woelfel. Bienvenue au club ! pour s'en convaincre, jetez un oeil sur "DEMONICUS" (cf critique de Kerozene)...

Reste ma mention spéciale attribuée au "boudin blond" de l'histoire (Rebecca alias Tatum Adair) qui nous démontrera ses qualités de nageuses lors d'un sauvetage en eau.. peu profonde !! A mourir de rire.. Marc Evil

The GHOST OF KASANE aka THE GHOSTS OF KASANE SWAMP aka THE DEPTHS - Nobuo Nakagawa, 1957, Japon 

Un masseur aveugle va réclamer à un samouraï l'argent qu'il lui doit. Le samouraï prétend ne pas pouvoir s'acquitter de sa dette, le masseur s'offusque poliment mais avec raison, ce que le samouraï n'apprécie guère - ce qu'il exprime de manière un rien exagérée puisqu'il se met à découper le masseur à l'aide de son sabre. L'exécution est lente, les coups portés son nombreux et le masseur a le temps de souffrir. Son corps est ensuite plongé dans les marais de Kasane. Rapidement, le spectre du masseur vient hanter le samouraï qui, croyant tuer à nouveau son créancier, porte en réalité un coup fatal à sa femme avant de se plonger lui-même dans les marais. Vingt ans plus tard, la fille du masseur tombe amoureuse du fils du samouraï dont la véritable identité est cachée par son travail de servant. Le film nous conte alors les amours tortueuses de tourtereaux devant faire face aux contraintes sociales (mariage arrangé, rangs sociaux incompatibles, etc...) et à une prétendante hideusement défigurée jusqu'au dénouement shakespearien, où amants fugueurs, mercenaire sournois et fantômes un rien vicieux s'entretuent dans les fameux marais maudits.

Cette adaptation en noir et blanc d'un roman populaire d'Enchô San'yuutei est peut-être la plus connue, le film n'en est pas moins terriblement statique. Il faut dire que la mise en scène de Nakagawa semble inspiré par le kabuki et implique par conséquent une certaine théâtralisation relativement pénible pour le média cinéma. Le récit ressemble étrangement à du Shakespeare: un élément surnaturel à l'origine d'une histoire de relations torturées mène les protagonistes vers une mort annoncée lors d'un final sanglant. Malheureusement pour les amateurs d'épouvante, ce film - pourtant court (66 minutes) - est principalement concentré sur les passions déchirantes de nos héros. Seuls la scène d'introduction et le final - qui est étonnamment sanguinolent - s'inscrivent dans le genre fantastique. Néanmoins, il est intéressant d'y voir l'utilisation du spectre à cheveux longs, imagerie aujourd'hui usée jusqu'à la corde, mais dégageant ici une espèce de désespoir romantique supplémentaire. Kerozene

GHOSTRIDERS aka LES CAVALIERS DE L'ENFER - Alan Stewart, 1986, États Unis

En 1886, un gang de bandits est éliminé par les villageois d'une bourgade texane avec la bénédiction du révérend local. Cent ans plus tard, nos pistoleros reviennent d'entre les morts pour se venger...

C'est sur ce pitch ordinaire que se déroule cette micro production visuellement pauvre, mais qui possède un je ne sais quoi d'attachant provenant sans doute d'un enthousiasme relativement naïf de la part de ses faiseurs. Sans grande surprise, les cow-boys revenants vont s'en prendre à une bande de jeunes au milieu de la campagne, entamant ainsi un jeu du chat et de la souris pimenté par quelques impacts de balles sanglants - seuls véritables effets spéciaux d'un film où les revenants eux-mêmes sont faits de chair et d'os. Pas de zombies putrides donc, ni de maquillages gores, ni même de squelettes armés comme le montre l'affiche du film, mais seulement des mecs en stetson, blue-jean et long manteau qui se font flinguer pour mieux revenir la scène d'après, et ce jusqu'à la conclusion malheureusement prévisible en diable. Alan Stewart est revenu à la réalisation avec le vigilante GHETTO BLASTER en 1989, a écrit et produit le très Z LOOK WHO'S TOXIC (BOBBY) la même année et a depuis œuvré comme monteur sur des dessins animés de Winnie l'Ourson... Ca calme. Kerozene

GHOST SHIP aka Le Vaisseau Fantôme - Steve Beck avec Julianna Margulies, Gabriel Byrne, Ron Eldard, Desmond Harrington, Isaiah Washington, Alex Dimitriades, Karl Urban, Emily Browning, Francesca Rettondini,  2002, États Unis, 91m

Un petit groupe de marins, dirigés par le capitaine Sean Murphy et son adjointe Maureen Epps, se spécialisent dans la récupération d'épaves de bateaux dans les eaux internationales. Un pilote de l'Air Force, Jack Ferriman, vient leur proposer de ramener un paquebot de luxe flottant librement sur la mer de Bering, qu'il a photographié des airs. Murphy et sa bande acceptent car un tel paquebot abandonné en mer peut donner une bonne récompense. Accompagné par Ferriman, Murphy et son équipe retrouvent le navire, qui se trouve à être l'Antonia Grazia, un paquebot de croisière italien inexplicablement disparu il y a 40 ans. En l'explorant, les marins de Murphy n'y découvrent aucun signe de vie à bord mais en revanche, ils trouvent plusieurs lingots d'or. Tous excités, ils s'apprêtent à repartir avec ce trésor inespéré mais leur propre bateau explose mystérieusement. De plus, d'étranges manifestations se produisent à bord de l'Antonia Graza: Maureen croit avoir vu à plusieurs reprises une petite fille et d'autres apparitions surnaturelles ont lieu un peu partout sur le navire. Petit à petit, la présence de ces revenants aura des conséquences macabres pour Murphy et sa bande mais Maureen apprend de la petite fille fantôme ce qui s'est vraiment passé à bord du paquebot il y a 40 ans. Elle comprend que les passagers ont été massacrés à cause de la convoitise du personnel pour les lingots d'or et que Ferriman n'est pas étranger à ces évènements qui ont rendu le bateau hanté.

La compagnie "DARK CASTLE ENTERTAINMENT" se spécialise depuis quelques années dans des remakes discutables de films d'horreur. Après deux nouvelles versions des films de William Castle, ils se sont attaqués ici au sujet d'un petit film de 1952 du même nom. Déjà réalisateur d'un remake pour cette compagnie, Steve Beck a de nouveau été désigné à la barre de metteur en scène de cette nouvelle mouture. Après une séquence d'introduction forte et très gore, l'intrigue s'enlise un peu dans la routine aléatoire d'un suspense d'atmosphère prévisible où un bateau remplace la maison hantée. Quelques surprises jaillissent parfois, mais ils sont trop empruntés à d'autres films du genre pour vraiment se démarquer. L'ensemble ne tient donc pas les promesses du début du film, malgré quelques scènes relativement horrifiantes, et la conclusion précipitée manque de jus et de tension. Les trucages sont acceptables mais la musique discordante n'est pas dans le ton car elle brise l'ambiance appréciable de certaines scènes avec des airs technos à la mode incompatibles avec la mise en images (ex. la scène de flashback sur ce qui s'est passé à bord du navire). Il ne reste donc plus qu'un film très moyen où seuls quelques moments avec des effets accrocheurs retiennent l'intérêt (ex. la belle Francesca Rettondini). Pas ennuyeux mais pas passionnant non plus, surtout que la mise en scène ne possède aucun style personnel ni aucune originalité transcendante. Quelques bons interprètes jouent le jeu avec adresse, à défaut de pouvoir apporter des nuances à leurs personnages. Mathieu Lemée

GHOSTWATCH - Lesley Manning, 1992, Angleterre, TV 

En 1992, le soir d'Halloween, la chaîne britannique BBC présente en direct un programme spécial sur une maison présumément hantée. Spécialiste du paranormal en studio avec l'animateur, reportage en direct de la maison, caméras à l'extérieur pour interroger les voisins et une équipe qui prend les appels en studio. On décrit les symptômes de poltergeist ou esprit tapageur qui agressent deux filles et leur mère et on passe la soirée dans la maison, animatrice, cameraman et preneur de son prêts à tout entendre, a tout filmer si un phénomène quelconque se produit... et petit à petit, l'incroyable se produit...

Comme pour l'invasion des martiens racontée à la radio par Orson Wells, une grande partie de l'Angleterre n'a pas vu tous les signes qui annoncent une pièce dramatique et ils ont cru au reportage. Tant et si bien qu'il y a eu un suicide, finalement non relié par le coroner et des enfants traumatisés à la pelle. L'émission est devenue tabou pour la BBC, qui ne l'a jamais rediffusée. Jusqu'à il y a peu de temps, c'est par le biais des collectionneurs que l'on pouvait penser se procurer copie du programme maudit. La sortie dvd rend enfin disponible ce moment de terreur particulièrement réussi !

Il faut dire que le scénariste, Stephen Volk, a très bien fait les choses, graduant la montée de terreur avec panache. Et le réalisateur aussi, nous montrant furtivement des choses que personne en studio ne semble remarquer. Le grand frisson. Par surcroît, quatre des principaux animateurs sont de véritables artisans de la télé, jouant leur propre rôle:

Michael Parkinson, Sarah Greene, Mike Smith et Craig Charles. Les enfants sont aussi très naturels. Évidemment ça se termine d'une manière douteuse, mais le voyage est incroyable. Si on se laisse aller à l'histoire, si on embarque le moindrement, c'est plusieurs moments de terreur qui nous attendent. À voir. Mario Giguère

The GRUDGE REMAKE aka Rage Meurtrière - Takashi Shimizu, 2004, Japon/États Unis

Ce visionnement veut surtout une perspective comparative entre les deux versions du film. Il évitera les SPOILERS.

Même si en général, je n'aime pas trop l'idée des remakes américains, je sais reconnaître leur valeur lorsqu'ils en ont une, et quand j'en vois un, j'essaie d'être le plus objectif possible. À titre indicatif, le remake américain de RING me semble être valable.

Alors... 

THE GRUDGE avait d'emblée un point positif : le même réalisateur que l'original. Un point négatif : Sarah Michelle Gellar, qui est, à mon sens, une " vedette ", mais pas vraiment une " actrice ", et encore moins une " bonne actrice ".

J'avais lu un peu partout qu'il s'agissait d'une copie conforme de l'original, sauf le début et la fin. Cette affirmation n'est pas tout à fait vraie. Oui, le début et la fin diffèrent, mais, parmi les différences, il y a aussi :

- Des scènes de développement assez ennuyeuses entre Gellar et son petit ami américain. 

- D'autres scènes de développement avec Bill Pullman en Américain au Japon. 

Point commun de ces ajouts : un ethnocentrisme qui montre à quel point les pauvres Américains souffrent lorsqu'ils ne sont plus aux USA. Allégorie pour le spectateur US moyen qui doit " endurer " un film tourné au Japon ? Peut-être. " Si j'en ai marre, je retournerai aux USA "... Autrement dit : j'irai voir le dernier Sandra Bullock dans la salle d'à côté.

Certaines scènes de l'original disparaissent, dont l'une de mes favorites, l'histoire des collégiennes et de leur amie.

D'autres sont modifiées : on enlève certains éléments, pourtant très efficaces (entre autres : des moments-clés sont supprimés de la scène du gardien de l'immeuble).

Une musique omniprésente à base d'orchestre morne vient enrober le film et éliminer une partie de la tension.

Les interprètes sont, pour leur part, généralement assez mauvais. Il est difficile de prêter crédibilité à ce qu'ils vivent. La plupart des scènes sont nettement moins oppressantes que dans le film original... Et les explications sont, cette fois, tellement soulignées que c'en est risible. Je comprends la volonté de vouloir " expliquer " pour le public américain moyen, mais l'avertissement écrit qui précède le générique d'ouverture est quand même un peu bête.

À mon sens, ce remake est raté et ennuyant. Je peux difficilement dire si je penserais la même chose sans avoir vu l'original, car J'AI vu l'original... Mais il est clair que cette version américanisée ne soutient pas la comparaison. Si vous n'avez vu aucun des deux films, faites le bon choix et optez pour l'original. Howard Vernon

THE GRUDGE 2 - Takashi Shimizu avec Amber Tamblyn, Arielle Kebbel, Jennifer Beals, 2006, États Unis/Japon, 108m

À la fin du premier film, Karen Davis (Sarah Michelle Gellar) a mis le feu à la maison maudite. C'est sa soeur Aubrey (Amber Tamblyn) qui est chargée d'aller la ramener à la maison. Malheureusement elle meurt rapidement et Aubrey, avec un journaliste curieux, va essayer de comprendre ce qui s'est passé et va entrer dans la maison. Parallèlement, une femme tue son mari et une jeune écolière est forcée d'enter dans le lieu qui ne pardonne pas. Il faudra regarder le film au complet pour replacer les trois histoires dans le bon ordre chronologique.

Shimizu rembarquait pour la sixième fois dans l'aventure Grudge, encore pour les producteurs Sam Raimi et Rob Tapert. J'ai regardé il n'y a pas si longtemps le premier film, ce qui a confirmé mes craintes. Le passage à l'américaine a diminué le degré de réalisme, le choix des acteurs étant très discutable. Si Shimizu conservait des moments clés, on variait le scénario mais surtout, impardonnable, le personnage principal s'en tirait. Voilà que cette suite, beaucoup plus japonaise dans son approche, rectifie plusieurs irritants. Signalons tout de suite le montage non-linéaire, une constante dans la franchise que j'apprécie toujours. On va donc faire mourir le personnage qui avait survécu par devoir patriotique, on a carrément l'impression que les producteurs n'osaient pas tuer leur personnage principal, de surcroit la populaire Buffy tueuse de Vampires. Amber Tamblyn joue sa soeur, tourmentée par le fait que, suite à des querelles puériles, les deux soeurs ne se parlaient plus depuis quatre ans. Fin de la parenthèse psychodramatique de bluette de soap. Shimizu est en forme et continue ce qui est somme un exercice de style, une étude de moment choc et de frousse souvent réussit. La musique est aussi plus proche des films originaux et on se demande si ce retour vers les sources n'est pas responsable de la fin de l'aventure, pour l'instant. Le public américain a-t-il vraiment apprécié de voir tous ses repères disparaître à cause de cette malédiction ?

Les extras sont intéressant, particulièrement ceux qui expliquent la différence entre le cinéma d'horreur du pays du soleil levant et celui du patriotisme exacerbé. Des réflexions de la part des japonais que tout amateur d'horreur se sera faites, mais qu'il fait bon entendre de la part des producteurs japonais. Bref, si vous avez aimé les films originaux, celui-ci devrait vous satisfaire davantage. N'empêche que le choc des téléfilms est irremplaçable. Mario Giguère

HAUNTED SCHOOL - Chin Man-Kei avec Tsui Tin-Yau, Theresa Fu Wing, Amanda Lee, 2007, Hong Kong, 88m 

Quatre ados mâles vont débuter les cours dans leur nouvelle école, mais suite à un imbroglio, ils se retrouvent dans un collège pour filles. Mais comme on est pas dans une comédie italienne, il y a des règles très strictes, personne ne doit tomber en amour dans ce collège ! Parce qu'il y a vingt ans, l'école a brûlée, emportant la préfêt de discipline, qui hante l'école et amène en enfer tout personnes qui: trombe en amour, se promène en couloir après onze heures ou d'autres trucs semblables. ALors naturellement, les jeunes hommes s'amourachent, sortent après onze heures et disparaissent les uns après les autres. Les survivants se fâchent et veulent débarrasser l'école de cette vilaine qui empêche de tourner en rond, non mais des fois !

Avec des acteurs issus de groupes pop locaux, le film est très classique dans son approche, multipliant les effets visuels et sonores courants, mais sans surprises. La vilaine est par-dessus le marché très belle et tout simplement coincée, ce qui n'en fera pas une icône immédiate, c'est le moins qu'on puisse dire. Un produit très commercial, donc, formaté pour les adolescents. On note quelques effets troublants, trop rares, spécialement dans les salles de toilettes, un lieu où les films d'horreur japonais reviennent souvent, une place tranquille ou on aimerait bien avoir la paix. Pas de quoi fouetter un chat. Mario Giguère

The HAUNTING - Robert Wise, 1963, États Unis

Ce film "de maison hantée" bénéficie d'une réputation flatteuse. Basé sur un roman de Shirley Jackson (qui a écrit plusieurs thrillers et romans cotés auprès des amateurs), il a également fait l'objet d'un remake catastrophique voilà quelques années. Oubliez ce navet lamentable, et parlons de l'original.

Plus de 40 ans après sa réalisation, THE HAUNTING comporte encore des effets-choc réussis. On suppose que, lors des projections des années 60, il a su effrayer son public-cible. Bien sûr, de nos jours, quand on le compare à RING ou à THE WOMAN IN BLACK, le film perd un peu de sa force de frappe.

Filmé dans un noir et blanc élégant, THE HAUNTING raconte l'expérience d'un docteur qui réunit plusieurs personnes dans Hill House, une maison réputée hantée. Évidemment, dès le premier soir, des événements surnaturels se produisent.

Ce film de Robert Wise parvient à soutenir l'intérêt pendant presque 2 heures. Par rapport au cinéma de 2004, le rythme n'est pas toujours alerte, mais les dialogues font mouche. Si la fin a perdu un peu de son impact, de nos jours (de même que le dernier quart du film), on peut s'amuser de voir évoluer un jeune Russ Tamblyn au sein de cette vieille demeure.

Il est notoire que THE HAUNTING a exercé une influence significative auprès d'oeuvres ultérieures, dont THE LEGEND OF HELL HOUSE, voire POLTERGEIST et, curieusement, l'oeuvre de Jess Franco. Le début du film est, en effet, étrangement semblable à UNE VIERGE CHEZ LES MORTS-VIVANTS : même voix-off onirique de l'héroïne qui conduit sa voiture, mêmes contre-plongées vers un décor baroque, situation initiale semblable, etc. Howard Vernon

the HAUNTING - Jan de Bont, 1999, États Unis

Donnez une caméra et un budget à mes couilles et je ferai mieux, se plaisent à dire mes couilles ces temps-ci. Ça ne peut pas être complètement faux.  La foire aux malheurs débute en boîtant, et l'accélération anticipée ne se fait jamais. Quatre (ou cinq ?) enfoirés sont emprisonnés dans un manoir somptueux qui les attaque pour des raisons obscures que je n'ai pas envie de narrer. Ça donne des effets spéciaux à la pelle, une intrigue nulle, des performances minées par un manque de crédibilité flagrant et tout ça suscite un intérêt comparable à celui que les éthiopiens ont pour un match de curling inter-régionnal entre les équipes de La Tuque et St-Donat. Déception supplémentaire : Catherine Zeta-Jones, qui personnifie une nymphomane bisexuelle (vraiment !) ne perd pas un seul morceau de linge de tout le film. Vous y croyez, vous ? Orloff

The HEARSE - George Bowers avec Trish Van Devere, Joseph Cotten, Davis Gautreaux, 1980, États Unis

Jane Hardy se remet difficilement de la mort de sa mère et de son récent divorce. Elle part vivre quelques temps dans la maison léguée par sa tante dans un endroit paisible. Sur le chemin, elle a un épisode de duel avec un corbillard. Le notaire (Joseph Cotten) et tout le village sont empressés de la voir partir aussitôt arrivée. Des apparitions dans la maison la perturbent et la découverte d'un journal intime de sa tante, dont elle est le portrait vivant, la trouble encore plus. C'est qu'elle avait un mari adepte de satanisme. Le corbillard continue de la poursuivre et les apparitions augmentent dans la maison. Un seul homme rencontré semble la trouver sympathique et vouloir la protéger, Tom...

Avec des allures de téléfilm, THE HEARSE explore le thème de la maison hantée avec un certain succès. Tout le long les indices abondent, nous laissant croire que c'est peut-être un coup monté, sauf que... ce Tom sera surprenant. Pas d'effets gores, des effets classiques, mais si on embarque, on aura quelques frissons, non garantis. Trish Van Devere passe bien la rampe, sur le bord de la schizophrénie, tandis que Joseph Cotten a un rôle bien petit.

Le film est offert dans un coffret curieux de la compagnie RHINO, HORRIBLE HORRORS, comprenant 4 films des années 70 et 4 des années 80. Rien de bien connu de premier abord, ce qui n'est pas pour me déplaire. Vive les découvertes. Mario Giguère

HONG KONG X-FILES aka Gwai gwat cheung - Kar Kar, 1998, Hong Kong

Deux policiers enquête sur un crime commis dans un salon de massage pendant que le fantôme d'une femme qui est dans le coma se charge de se faire justice.

Il y a ici tous les défauts propres au cinéma de Hong Kong, sans grande qualité, une intrigue qui se promène entre le sérieux et la pantalonnade, des personnages ridicules et une conception de l'au-delà sans logique. Là où d'autre font de bons films, ici on n'est pas fâché quand ça se termine. L'allusion à la série américaine n'est nullement justifiée. Mario Giguère

HORROR SCHOOL, 1990, Hong Kong

On suit les péripéties de trois jeunes filles et trois jeunes hommes dans une école de Hong Kong. Il y a la belle Lisa, Mimi le garçon manqué et la grosse à lunette dont le nom nous échappe. Un jeune courtise banalement Lisa et monte des coups pour leur faire peur. Lisa verra un fantôme, une jolie femme en robe moulante rouge dans les toilettes. Quand la sumo la verra, elle courra à sa mort, à notre grande surprise. C'est que rien n'annonçait que l'on avait affaire à quelque chose de sérieux. Mimi y passera et on découvrira que la dame en rouge est la victime d'une vielle blague qui crie vengeance, tout se précipite, pas trop vite, vers un final d'une banalité qui n'a d'égal que tout ce qui précède.

La réalisation moche de ce qui a l'air d'un téléfilm tourné en vidéo n'a pas l'ombre d'une montée de tension et on n'a aucune empathie pour ces personnages caricaturaux. Les effets spéciaux sont tellement radins, on est quand même surpris lorsqu'une grossière forme en carton se fait passer pour une volkswagen. On devine que la pseudo voiture va exploser plus tard, ce qui arrive évidemment. Rien ne sauve cette pantalonnade de l'oubli qu'elle mérite, comme le prouve la disette de renseignements sur internet. Ouache ! Mario Giguère

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La série TROUBLESOME NIGHT

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