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mise à jour le 18 mai 2008

JUON aka JUON: The Grudge - Takashi Shimizu, 2003, Japon 

Le film débute avec un petit texte qui nous explique que JU ON est une malédiction qui suit la mort violente d'une personne, malédiction qui se promène de victime en victime, chacun transportant le mal. Rika, une femme qui fait du bénévolat pour un organisme social, doit visiter un logis dont les habitants ne donnent pas de nouvelles. La maison est délabrée et la grand-mère est souillée et catatonique. C'est alors que Rika va apercevoir un jeune garçon et qu'elle rencontre avec choc JU ON. La suite du film se divise en chapitres, débutant par le nom de la prochaine victime, de l'inspecteur original, de sa fille, de la professeure...

Si j'avais fortement apprécié les trouvailles des deux téléfilms, véritables exercices de style sur les effets horrifiants et un travail original et efficace de la bande son, le film est dans son ensemble une redite, adaptation oblige. La structure du scénario est toutefois en boucle et l'on nous expliquera bien des choses dans un montage de flashback fort bien fait, mais qui arpente des territoire connus. Il demeure une série de situations d'horreur terriblement efficaces, ou l'on note au passage des influences d'Herbert Wise ( The Woman in Black ) ou David Lynch ou la descente dite du crabe du film EXORCIST. J'aurais presque préféré une fin plus ouverte, mais ça vaut la peine et je me promets de voir la suite. Mario Giguère

Le catalogue de Fantasia dit ceci:"Considéré comme le plus terrifiant des films japonais, JU-ON ne déçoit pas". Alors, je ne pense pas avoir vu le même film qu'eux! Parce que JU-ON m'a laissé sur ma faim.

C'est l'histoire d'une maison qui est hanté par un petit garçon et son chat (ce qui rappelle beaucoup SHOCK de Mario Bava). Le monde visite la maison maudite et rencontre une fatalité... Il y a au moins un effet choc à la minute dans le but d'effrayer le spectateur à son maximum. Mais, dans mon cas à moi, j'avais trouvé RINGU beaucoup plus efficace. On voit tellement les effets chocs arriver à l'avance avec l'appui des effets sonores, que ça en devient rapidement lassant et comique!!! Je me demandais, que mettront-ils encore à l'écran ??? Puis le public n'était pas dupe! Quelques spectateurs ont eu la frousse bien entendu, mais dans l'ensemble, c'était un brin pathétique... C'était comme si le réalisateur voulait tellement faire peur et pour en être certain, il sur-utilisait les effets. Trop c'est comme pas assez! Ca ressemblait davantage à une parodie! Bref, me reste plus qu'a visionner le "made for tv" en espérant que ça sera beaucoup mieux!! Black Knight

Après le succès connu par les deux téléfilms " Ju-On ", il fallait s'attendre à ce qu'une version destinée aux salles soit produite. C'est donc le cas avec ce Ju-On : the Grudge. Je tiens à préciser que, au moment de voir ce film, je n'avais pas vu les téléfilms, ni le remake américain. Il m'était donc impossible de comparer.

On l'a dit souvent, ce " Ju-On " se situe dans la lignée du renouveau de l'épouvante japonais, l'un des courants les plus rafraîchissants à être sortis de la production internationale. Après des années de balbutiements, on cherchait en vain comment renouveler le genre après l'échec des tentatives à la SCREAM des années 90. Un retour aux sources s'imposait, sans pour autant sombrer dans le conservatisme. Comme RING, JU-ON cherche avant tout à terrifier. Il n'est pas question de montrer du gore horrifiant comme dans les années 80, mais bien d'instaurer un climat d'épouvante.

À ce titre, les efforts déployés pour atteindre ce but sont si constants qu'ils atteignent leur cible, au moins à quelques reprises. On peut bien entendu parfois sourire de l'ampleur des moyens déployés, car tout est mis en branle pour provoquer l'effroi. Le fait de voir les êtres spectraux trop souvent les rend peut-être moins terrifiants (le pouvoir de la suggestion et de la subtilité dans les effets d'épouvante a souvent été prouvé : le " montré " n'effraie pas, car l'imagination, sur laquelle la peur se fonde, ne joue plus).

JU-ON THE GRUDGE est également un film artistique : le travail sur le cadrage, les couleurs ou les décors n'est plus à souligner. La bande son très élaborée fabrique une sorte de cocon qui enveloppe le spectateur. Le scénario éclaté suit divers personnages, se permettant des bonds considérables dans le temps. Cet aspect déstructuré peut nuire à l'efficacité des effets d'épouvante, car une telle focalisation multiple empêche l'identification. JU-ON ressemble à une suite de vignettes d'épouvante reliées entre elles par la fameuse maison hantée et la malédiction qui l'entoure. Comme chacune des vignettes se termine de manière semblable, le suspense n'est plus de savoir ce qui attend chacun des malheureux protagoniste, mais bien de savoir comment les choses arriveront. C'est la question que posait la sorcière de Suspiria à sa victime : " Mais quel visage aurais-je quand tu découvriras Elena Markos ? ". Dans l'attente imminente de la mort ou de la démence, l'inquiétude peut naître de l'aspect qu'elle revêtira.

Sur le coup, certaines scènes de JU-ON peuvent laisser sceptique, mais une fois le film terminé (pour peu qu'on l'ait regardé avec sérieux), on ressent une curieuse sensation, née sans doute de l'accumulation de ces scènes d'épouvante. JU-ON, déconstruit et complexe, prend alors l'allure d'un long cauchemar, où, comme dans tout cauchemar, des motifs récurrents hantent le dormeur qui a l'impression de " ne plus pouvoir s'en sortir ".

Pour toutes ces raisons, le film divisera les spectateurs, mais, fait certain, on ne peut guère s'y ennuyer... Howard Vernon

JUON aka JUON: THE GRUDGE 2 - Takashi Shimizu, 2003, Japon 

Une vedette de cinéma surnommée la "Reine de l'Horreur" et son mari rentrent à la maison. Elle revient d'un tournage de documentaire choc sur le paranormal. On a tourné dans une maison réputée hantée. Ils seront victime d'un étrange accident, lorsqu'un spectre aux allures de jeune garçon apparaît dans la voiture et s'empare du volant. De retours en arrière en bonds vers le présent, les séquences se succèdent, montrant la mort qui attend tous ceux qui ont pénétré la demeure maudite. Mais pourquoi la reine de l'horreur est-elle toujours vivante ? Pourquoi n'a-t-elle pas perdu le foetus dont elle est enceinte ?

Suite remarquable d'une série de plus en plus étonnante. Si ce chapitre continue le montage non-linéaire difficile à suivre dans un premier temps, il faut admettre que la structure ajoute au malaise créé par le sujet et l'ambiance visuelle et sonore. La trame sonore est encore terriblement efficace pour déranger et le chaos règne toujours dans l'univers créé par Shimizu. Il faut noter tous les détails de décor, les cadres au mur, qui ne sont plus droits quand un personnage est touché par la malédiction. De mystères en scènes chocs, il faut signaler l'imagination débridée et macabre, jamais sanglante, jamais gore, mais troublante à souhait. En avançant d'une mort à l'autre on atteint l'apogée avec un personnage qui se promène de la vie à la mort, de la maison à l'extérieur dans un montage délirant pour terminer par une montée au ciel surréaliste. Si le final est un peu convenu et prévisible, il est finement présenté. Finalement, derrière toute cette histoire, le seul personnage décédé dont le corps n'a jamais été retrouvé est le petit Toshio... Une réussite. En espérant que le remake américain ne viendra pas gâcher la sauce. Mario Giguère

JUON aka JUON: The Curse - Shimizu Takashi avec Yanagi Yuurei, Chiaki Kuriyama, Hitomi Miwa, Asumi Miwa, Yoriko Douguchi, Taro Suwa, Takako Fuji, Takashi Matsuyama et Ryôta Koyam, 2000, Japon, 70m TV

Lorsqu'un professeur rend visite à un élève qui a été absent ces derniers jours, il ne se doute pas qu'il met les pieds dans une maison fort étrange qui est sous l'emprise d'une puissante malédiction. Pas plus que différents personnages, tous reliés, inexorablement, par Juon.

Il s'agit du téléfilm qui a été refait pour le grand écran par le même réalisateur. Difficile d'en dire plus sans donner l'histoire, fort simple au demeurant, mais terriblement bien racontée.

Tout est dans le montage visuel et sonore et dans l'absence de justification, si souvent retrouvée dans les histoires fantastiques Japonaises ou Italiennes. J'étais surpris par une fin qui n'en est pas une, mais la suite a été faite et le remake jouit d'une réputation très forte. Ca dérange fort tous ces bruits, ces morts tordus et ces greniers d'enfer. À voir, donc. Mario Giguère

JUON 2 aka JUON : the Curse 2 - Shimizu Takashi, 2000, Japon, 76m TV

La maison ou sont mortes tant de personnes dans Juon a trouvé de nouveaux propriétaires, mais les ennuis continuent, pour les habitants, le vendeur, sa famille et les inspecteurs encore sur l'enquête des premiers décès et disparitions.

Attention, dans cette suite également tournée pour la télévision, la première demi-heure est une reprise des trente dernières minutes de JUON, l'original. Après, on redécolle pour un grand exercice de peur dont la logique est absente, mais les effets certains. Shimizu accumule les effets et en rajoute dans un final extravagant qui annonce une histoire sans fin. Il est facile de comprendre l'engouement pour le film qui sera réalisé plus tard. La bande annonce révèle bien l'efficacité du réalisateur. Mario Giguère

KAÏRO aka Pulse - Kiyoshi Kurosawa, 2001 

Lorsque les collègues de Michi disparaissent les uns après les autres, elle se demande s'il n'y a pas un lien direct avec un étrange site internet. Le site, qui s'ouvre spontanément sur l'ordinateur, montre une chambre mystérieuse ou l'on aperçoit des formes humaines floues. Est-ce des fantômes que cet étudiant pourchasse bien malgré lui ? Et pourquoi des gens normaux se mettent à sceller de ruban rouge les accès à certaines chambres ? Sommes-nous éternellement seuls, vivants et morts ?

Une ambiance lourde et un rythme lent enveloppe ce film, loin du récit classique, qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses. De bons acteurs et des effets réussis pour un scénario confus, mais truffé de bons moments. La fin apocalyptique est particulièrement réussie. Le travail sonore est également à noter, des ambiances qui rappellent David Lynch. L'étudiant, nul en informatique et en parapsychologie, a des réactions et des dialogues vraiment intéressants. Fort intéressant. Mario Giguère

KURONEKO aka BLACK CAT FROM THE GRAVE aka THE BLACK CAT aka YABU NO NAKA NO KURONEKO - Kaneto Shindô, 1968, Japon

Une jeune femme et sa belle-mère, vivant isolées en pleine campagne, se font violer puis assassiner par une horde de samouraïs affamés. Les deux femmes jurent alors de boire le sang de tous les samouraïs du pays. Leur spectre prenant tantôt l'apparence de chat noir, tantôt celle de leur ancienne enveloppe charnelle, attire dans leurs griffes les guerriers naïfs qui finiront la gorge arrachée. Mais un beau jour arrive un personnage inattendu: le mari et fils des défuntes femmes est de retour de la guerre, auréolé d'une victoire qui lui procura le statut de samouraï. Son courage et sa rage quasi légendaire font qu'il se voit confier la périlleuse mission d'éliminer ces "monstres" qui tuent les samouraïs.

Quatre ans après ONIBABA, Kaneto Shindô revient au film d'horreur teinté d'érotisme soft. Tourné dans un superbe cinémascope noir-blanc et mis en scène de manière quasiment théâtrale dans des décors simplistes, KURONEKO nous entraîne sans peine au sein de ce monde parallèle où vivent ces spectres vengeurs mi-chat mi-humain et dont le pas peut se montrer aussi léger qu'une feuille portée par le vent. Le rythme lent et répétitif du film traduit l'obstination désabusée et l'inassouvissement de la vengeance de ces deux femmes que rien ou presque ne peut consoler - celles-ci ayant préféré l'Enfer au repos éternel. L'arrivée du fils / mari tant attendu réoriente alors le récit vers celui d'un amour impossible. Touchant, horrifique, triste et tragique, KURONEKO fini par associer autant de sentiments à une maestria visuelle typiquement nippone: poétique et mélancolique. Kerozene

The LEGEND OF HELL HOUSE aka La MAISON DES DAMNÉS - John Hough, 1973, Royaume Uni

Un vieillard offre une jolie somme à trois personnes pour qu'ils lui amènent la preuve que la vie ne s'arrête pas à la mort physique. Pour se faire, cette équipe composée d'un scientifique et de deux médiums, doivent se rendre dans une demeure réputée hantée et y bosser une semaine.

Les événements étranges commencent dès le premier jour, lors d'une séance de spiritisme faite par la jeune médium. Le climat devient inquiétant, mais ne semble pas toucher le scientifique cartésien qui a réponse à tout, ni le médium expérimenté (Roddy McDowall) qui en a vu d'autre car il fut le seul survivant d'un séjour précédant dans la même demeure 20 ans auparavant.

Les jours se suivent, et les manifestations se suivent de façon inquiétante. Le scientifique accuse la jeune médium qui dit n'y être pour rien. La pauvre se fera même violer par un esprit niqueur.

En ce qui concerne l'histoire en elle-même, le film n'est pas vraiment original. Cependant, la fin réserve son lot de surprises abracadabrantes qu'on a du mal à avaler.

Reste une ambiance assez bien réussie, qui évite d'en foutre plein la vue et en jouant plutôt sur l'atmosphère et les bruits ambiants. Kerozene

LOOK OUT OFFICER aka Shi xiong zhuang gui - Sze Yu Lau, 1990, Hong Kong 

L'officier de police Paio est tué lorsqu'il débusque un laboratoire de fabrication de stupéfiants. Son âme demande à revenir sur terre parce que l'on a maquillé son meurtre en suicide, il veut donc vengeance et réparation. Il se collera à Hsing, policier recrue (Stephen Chow), qui lui demandera de l'aider à gagner le coeur d'une femme (Vivian Chan) avant de l'aider dans sa quête ! L'organisation criminelle se rendant compte qu'il y a fantôme sous roche fera appel à un puissant sorcier pour contrer le bon sort.

Sans atteindre les délires subséquents de Chow, LOOK OUT OFFICER offre une comédie de fantôme débridée avec plusieurs gags qui frappent la cible. La vision de l'entrée du ciel de l'âme du pauvre décédé est très drôle, tout comme les nombreux combats et la confection d'une potion qui demande des ingrédients peu ragoûtants. Je vous passe le détail, mais l'urine de femme vierge est celle d'une vielle mémé et les moyens employés sont tordants. Ca reste très léger, mais tout amateur de Chow devrait y trouver son compte. Mario Giguère

LOST VOYAGE aka LE BATEAU DES TENEBRES - Christian McIntire, 2001, États Unis

1972, un paquebot disparaît dans la zone du Triangle des Bermudes. 25 ans plus tard le salopard réapparaît, comme neuf, mais sans personne à bord. Aaron, qui a perdu ses parents suite à la disparition du bateau et qui s'est orienté depuis dans des recherches scientifiques orientées paranormal, se voit proposer d'aller faire un saut sur ledit rafiot avec une équipe de reporters à l'affût de sujets racoleurs. Pas chaud au départ, il finit par accepté car attisé par une forte curiosité. C'est avec trois reporters et trois anciens militaires - dont Lance Henrikssen, qu'il fera la découverte effrayante du paquebot fantôme et des conséquences d'un voyage dans l'au-delà dont le résultat est la matérialisation des craintes de chacun.

En résumé, LOST VOYAGE c'est EVENT HORIZON transposé en milieu aquatique, mais avec moins d'ambition, mois d'argent et moins de couilles dans le slip. Ce qui est forcément normal pour un téléfilm, cependant si le film ne tient pas la comparaison avec le film de Paul W.S. Anderson, c'est principalement à cause de son manque d'audace scénaristique. Une fois le cadre posé, le spectateur ne peut que constater l'étendu de la pauvreté du récit constellé de scènes convenues qui ne font que répéter des poncifs mille fois vus auparavant: les protagonistes censés rester groupés se disséminent pour mieux se faire éliminer, les zones d'ombres ne cachent pas forcément les méchants - ceci histoire de jouer au "bouh - je t'ai bien eu" et tenter de bluffer maladroitement la chalant par la suite, le héros sauve l'héroïne au bout de 20 secondes de doute sur la véracité des tromperies ectoplasmiques, etc... On ne saurait se consoler avec le final fantômatique peu convaincant qui voit le bateau retourner dans son au-delà, accompagné de spectres belliqueux qui n'oseront s'attaquer à un seul protagoniste en le traversant de part en part. Franchement pas entreprenants comme spectres... Kerozene

  The MESSENGERS aka les Messagers - Danny & Oxide Pang avec Kristen Stewart, John Corbett, 2007, États Unis/Canada, 90m

Une famille, papa, maman, l'adolescente et le petit qui ne parle pas, arrivent dans un bled perdu dans la ferme qu'ils viennent d'acheter pour "refaire leur vie". On ne sait trop ce qui s'est passé, mais la jeune fille, Jess, semble au coeur des problèmes. Rapidement, des fantômes sont aperçus d'abord par fiston et puis Jess, mais personne ne les croit, pas même Burwell, l'homme à tout faire engagé rapidement. Sans parler des corbeaux, de plus en plus nombreux et de plus en plus menaçants. Quel drame est survenu dans cette bâtisse et pourquoi seule les jeunes peuvent les percevoir ?

Prenez LES OISEAUX d'Hitchcock, mélangez avec les récents films de fantômes asiatiques, mettez une touche de Spielberg avec le petit qui semble fasciné comme le jeune de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE, ajoutez des effets chocs constant, toujours appuyées par la trame sonore et vous avez un autre film des frères Pang. Premier film américain, sous l'égide des producteurs Sam Raimi et Rob Tapert (Evil dead), le film est évidemment très bien réalisé mais souffre de l'impression de déjà vu et de scènes chocs souvent prévisibles. Pas de montée de la tension pour les réalisateurs, il faut constamment être sur ses aguets. Malheureusement il n'y a jamais la "scène qui tue".

Le film participe aux courant récent d'horreur, privilégiant le PG 13 comme c'est de plus en plus le cas et mettant en vedette une adolescente. La féminisation du cinéma fantastique commercial semble être venu d'Asie, mais les sondages démographiques des premiers weekends confirment que de plus en plus de jeunes filles s'intéressent au fantastique et les producteurs formatent leur films en conséquence. Les hommes sont donc des incapables ou des brutes à moins d'être le petit ami de l'héroïne. Ajoutez la morale de droite pas inhabituelle pour les Pang: séparés nous sommes en danger, ensemble, la famille triomphe des obstacles ! Mario Giguère

MIDNIGHT ZONE - Wilson Yip, 1997, Hong Kong

Film à sketchs à caractère horrifique ayant pour point commun des histoires de fantômes, MIDNIGHT ZONE est l'archétype même du film vite torché - mal torché à la sauce Hong-Kong. Trois histoires se suivent avec, pour ouvrir le bal, celle d'un flic surveillant les lieux d'un crime revisité par la victime décapitée; en second, le récit d'un couple hanté par le spectre d'un jeune homme malencontreusement renversé en voiture; et finalement, les mésaventures moralistes d'une famille dirigée par un Anthony Wong peu inspiré, dont la mère revient d'entre les morts pour prêcher les bienfaits de l'amour familial. Tourné en vidéo de manière très sommaire (aucun effort au niveau de la photographie n'a visiblement été fait), accompagné d'une musique de supermarché, plombé de bout en bout par un humour balourd de potache et aussi passionnant qu'un épisode de Derrick chez les fantômes, MIDNIGHT ZONE génère l'ennui et le désarroi. Kerozene

PAINTED SKIN - King Hu, 1993, Hong Kong   

Le réalisateur King Hu a été l'un des plus respectables et respectés réalisateurs de l'ancienne colonie britannique. En son temps, son cinéma a révolutionné le wu xia pian, bouleversé les codes et a été une influence majeure pour des types comme John Woo, Tsui Hark ou Ching Siu Tung. Malheureusement, s'il a été un précurseur dans les années 1960 avec des films comme DRAGON GATE INN et L'HIRONDELLE D'OR (tous deux de 1966) et a su rester en forme la décennie suivante (avec A TOUCH OF ZEN, LES HEROÏQUES en vf, en 1971 notamment), il eut bien de la peine à rivaliser avec la frénésie et les innovations qui explosèrent au sein cinéma hong-kongais des années 1980, la faute à ses " fils spirituels ", Tsui Hark en tête. Un Tsui Hark qui tenta même de remettre le maître vieillissant en selle avec SWORDSMAN en 1990 et qui le releva rapidement de ses fonctions car jugé peu efficace par le producteur fou. Et c'est dans un ultime élan de créativité souffreteuse que King Hu se lance dans la production de PAINTED SKIN, une ghost story adaptée d'un conte populaire comme ce fut le cas pour son LEGEND OF THE MOUNTAIN en 1979.

On y fait la connaissance d'un lettré pas si lettré que ça qui tombe sous le charme de Feng, une femme qui dissimule son identité de spectre en appliquant sur son visage défiguré un masque de peau délicatement peint au pinceau. La pauvre est en réalité la victime du cruel roi Yin Yang, sorte de divinité maléfique sans visage empêchant les âmes défuntes de rejoindre les Enfers, les obligeant ainsi à errer dans l'entre-deux monde. Échappant aux sbires du roi Yin Yang qui en profitent pour posséder le corps de son prétendant, Feng trouve refuge auprès de deux moines magiciens qui la conduiront auprès du " Haut Moine " (Samo Hung), un sage barbu vivant en ermite dans la cambrousse et dont les connaissances infinies permettront de faire face au roi Yin Yang en personne.

Sans doute désireux de retrouver le lyrisme de ses films passés tout en intégrant l'esprit encore relativement frais des HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS, King Hu livre un métrage finalement morne et fatigué. Même l'esthétisme de ses images habituellement si chatoyantes est ici terni par un manque de budget mais aussi d'imagination. Et ce n'est évidemment pas la présence de stars comme Samo Hung, Adam Cheng Siu-chow (ZU) dans le rôle du lettré, la belle Joey Wong Tsu-hsien (qui retrouve ici un rôle similaire à celui qu'elle tenait dans HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS justement), ou encore Wu Ma, qui permettent de corriger les lacunes scénaristiques d'un wu xia pian en manque de rythme et finalement très quelconque. Triste fin de carrière pour King Hu donc, qui se retire en suite définitivement du circuit avant de décéder en 1997. Kerozene

POLTERGEIST - Tobe Hooper, 1982, États Unis

Revenir sur un classique comme ce POLTERGEIST qui berça ma jeunesse de sale gamin boutonneux n'est pas sans conséquences. Je m'explique. Combien de ces films que nous avons vus et revus alors qu'aucun poil n'était encore apparu sur notre petit visage innocent gardons-nous en nos mémoires comme autant de moments cinématographiques forts et fondateurs (entendez par-là qu'ils sont la pierre de voûte de notre culture cinématographique). Et combien de ces films une fois revisionnés perdent alors toute la fascination qu'ils généraient alors ? Des fois pour le meilleurs (LOST BOYS par exemple, la honte), des fois pour le pire (BLADE RUNNER... misère). J'appréhendais donc un nouveau visionnement de ce classique du cinéma ectoplasmique. Et si bon nombre de défauts me sont effectivement apparus, le film reste néanmoins très réussit - même s'il ne génère plus l'angoisse d'antan... C'est aussi ça prendre de l'âge...

Résumons rapidement l'histoire pour qui ne la connaîtrait point, ou l'aurait oubliée: des événements paranormaux surviennent dans la belle maison d'une gentille famille qui n'en demandait pas tant. Les meubles se mettent à bouger, les lampes s'allument toutes seules, bref c'est la java chez les fantômes. Mais, un soir d'orage, leur fille cadette se fait enlever dans l'au-delà. Son seul moyen de communiquer avec les siens se fait alors au travers du poste de télévision. Une équipe de spécialistes est alors appelée à la rescousse.

Si POLTERGEIST fonctionne, c'est qu'il est avant tout savamment dosé. L'introduction de la famille se fait en douceur et on prend le temps de se familiariser avec, à s'attacher à sa petite fille blonde, à trouver les parents post soixante-huitards sympas. Puis viennent les perturbations spectrales, soft au départ puis de plus en plus cauchemardesques, le film alternant graduellement les scènes d'apparitions vaporeuses quasiment poétiques à des scènes d'horreur pure parfois terriblement efficaces comme la scène de l'arbre carnivore ou celle du ravalement de façade d'un pauvre type face à un miroir. Et il y a la voix de la petite fille, Carole-Anne, distordue et résonnante au travers du téléviseur. Une voix qui transpire l'effroi à tel point qu'on en vient à frissonner!

La réussite du film a largement été attribuée à Steven Spielberg qui a cosigné le scénario et produit le film. Personnellement, je ne sais pas ce qu'il en est mais il est évident que Tobe Hooper y a laissé une trace, d'autant plus que les quelques défauts de mise en scène lui ressemblent aussi. Mais ce qui compte au final, c'est que le film n'a pas perdu grand chose entre le visionnement d'un jeune ignare et celui d'un ignare moins jeune. Et c'est tant mieux. Kerozene

POLTERGEIST II - Brian Gibson, 1986, États Unis

Suite à leurs mésaventures du premier film, la famille Freeling s'est installée chez la maman de la mère de famille. Le papa est devenu représentant en aspirateur, les jeunes enfants grandissent et traversent leurs petites crises pré-pubères, la mère semble épanouie&ldots; et malgré leur situation financière peu enviable (l'assurance refuse de rembourser la maison qu'ils habitaient dans le premier film car elle est considérée comme étant un objet perdu (! - rappelez-vous, elle s'est volatilisée dans les airs)), ils sont plutôt heureux.

Mais on s'en doute, leur bonheur ne sera que de courte durée. Un jour, arrive accompagné d'un nuage de pluie un vieux prêcheur au regard mauvais et tout de noir vêtu. Cette désagréable intrusion dans leur vie marquera le début de nouveaux événements paranormaux particulièrement néfastes. Le vieux prêcheur, en réalité le spectre du chef d'une secte du XIXème siècle qui mena les siens à la mort dans une grotte située sous les fondations de l'ancienne maison des Freeling, convoite la petite Carole-Anne qui, apprend-on, possède des dons de voyance hérités de sa mère qui les ignore et qui elle-même les a hérités de sa mère à elle qui ne les ignore pas. Heureusement, un indien aux connaissances shamaniques viendra leur prêter main forte en plus de consoler leur voiture en colère (oui, je sais, ça paraît con dit comme ça.

POLTERGEIST II est une suite typique du cinéma fantastique des années 1980. On verse dans une surenchère de scènes totalement ahurissantes à grand renforts d'effets spéciaux détournant des objets quotidiens en acteurs autonomes meurtriers. Ainsi a-t-on le plaisir d'assister au fils Freeling se faisant attaquer par les câbles de ses bagues dentaires longs de quelques dizaines de mètres, à l'assaut de la voiture familiale par une tronçonneuse volante, au père Freeling vidant une bouteille de tequila dans laquelle nage une larve maléfique, au vomissement de cette même larve devenue un organisme spongieux de la taille d'un labrador, et, pour finir, à la brève visite de l'au-delà lors d'une scène aussi brouillon que bruyante qui s'achèvera pour un happy-end aussi rapide qu'absurde. H.R. Giger a participé à l'élaboration du design des lieux paranormaux mais il est plus qu'évident que son travail n'a pas été exploité, ce qui est bien évidemment dommage. POLTERGEIST II est un film sans grand intérêt mais fait bien rigoler lors de ses scènes horrifiques. Kerozene

POLTERGEIST III - Gary Sherman, 1988, États Unis

Le parrain de la petite Carol-Anne vient d'inaugurer un gigantesque building dernier cri, super moderne, avec piscine intérieure, galerie d'art, air climatisé, épicerie et des couloirs longés d'interminables miroirs à tous les étages. C'est dans ce nouvel immeuble que Carol-Anne vit à présent, loin des dangers potentiels de la petite ville de Questa Verde et de son cimetière de fanatiques. Étant un peu différente, la petite fille aux cheveux d'or suit des cours dans une école pour enfants " spéciaux " dirigée par un psy plus que sceptique quant aux mésaventures de la pauvre enfant. Il est même persuadé que Carol-Anne n'a pas été victime d'ectoplasmes frustrés mais qu'elle possède en réalité un très fort pouvoir de suggestion (!). Et pourtant, peu ravi de son échec dans le film précédent, le prédicateur Kane revient hanter l'immeuble high tech dans le but de prendre possession de la pauvre gamine&ldots;

POLTERGEIST III est un film quelque peu hybride et semble hésiter entre l'épouvante atmosphérique avec ses couloirs remplis de miroirs reflétant l'au-delà, et l'horreur déjantée propre aux années 1980. Gary Sherman s'étant auparavant illustré de manière convaincante avec des films comme LE METRO DE LA MORT ou REINCARNATIONS, on n'est guère surpris de trouver les scènes d'atmosphère relativement réussies, notamment grâce à un savant jeu optique au niveau de l'utilisation des miroirs et défiant toutes logiques (rappelons que nous ne sommes pas encore à l'ère de l'image de synthèse). En revanche, dès que les événements dérapent, c'est le métrage entier qui bascule. Difficile en effet de gober cette ahurissante histoire de sous-sol réfrigéré dans lequel les voitures transformées en icebergs roulants attaquent nos valeureux héros. Difficile de ne pas trouver ridicule la porte de la chambre de Carol-Anne gonfler comme un ballon de baudruche. Difficile de ne pas soupirer lorsque Carol-Anne tombe dans une flaque de laquelle surgissent des mains décharnées. Et enfin, difficile de ne pas trouver pénible la bande d'ados qui heureusement ne squattent pas trop de temps d'écran. Dommage que Sherman n'aie pas su trouver l'équilibre, d'autant plus qu'il avait à disposition un casting plus qu'honorable : Tom Skerritt dans le rôle du parrain, Nancy Allen dans celui de sa femme et Lara Flynn Boyle dans celui de leur fille qui décrocha là son premier rôle. Zelda Rubinstein revient dans la peau de Tangina, la médium courte sur patte à la voix nasillarde et dont le corps servira de réceptacle à la renaissance de Lara Flyyn Boyle, le déchiquetant de l'intérieur lors de son retour parmi les vivants&ldots; Sans doute la scène la plus mémorable d'un film achevant une trilogie qui ne vaut vraiment que par son premier opus. Kerozene

RISE OF THE GHOSTS - Sv Bell avec Christine Gawi, Melantha Blackthorne, 2007, Canada, 93m

Aidée d'amis et d'un médium, une jeune femme retourne dans une école abandonnée où sa soeur a été tuée par une infirmière démente. Elle espère contacter les âmes des étudiantes qui ont été torturées, spécialement le fantôme de sa soeur et de leur procurer la paix de l'Âme. Mais l'esprit de la nurse et les fantômes sur place ne vont pas lui faciliter la tâche, rendue plus difficile par une énigme qui se fait à jour.

Plus proche d'un NIGHTMARE ON ELM STREET avec Melantha Blackthorne en infirmière au gant bardé de seringues, que d'un film de fantôme classique. La réalisation de Sv Bell prend encore du gallon, on remarque rapidement la qualité du montage visuel et sonore, les éclairages d'atmosphère et l'utilisation efficace de ces sous-sols chargés d'histoire. Encore une fois les actrices volent la vedette au acteurs, le médium ayant un rôle particulièrement sage et sans impact, curieusement, alors qu'on s'attend à un minimum d'implication de sa part. Melantha Blackthorne se la joue sobre, elle qui est plus exubérante dans d'autres rôles. On sent donc du sérieux dans l'approche, plus de retenue, plus de maîtrise aussi. Le travail d'ambiance sonore est remarqué, même j'aurait apprécié quelques silences bien placés, mais l'approche est comme dit précédemment, plus proche du slasher que du film d'ambiance asiatique. Le dénouement surprend, ce qui arrive somme toute peu souvent dans le cinéma indépendant. Notons les seconds rôles d'actrices familières avec le réalisateur, de Suzi Lorraine à Isabelle Stephen. La qualité des effets spéciaux est également à noter.

On se plait à imaginer une sortie en salles pour le réalisateur Québécois qui vise de plus en plus haut, avec succès. Mario Giguère

ROSE RED - Craig R. Baxley 2002 d'après une histoire de Stephen King, États Unis, TV

Une professeur de la faculté de psychologie de l'université de Seattle, spécialisée dans les phénomènes occultes, entreprend de mener une étude sur les manifestations qui se déroulent à l'intérieur du manoir de Rose Red. Ceci aura pour but de prouver l'existence des phénomènes paranormaux et ainsi, de lui valoir respect et célébrité. Accompagnée de six médiums ayant chacun des spécialités différentes (un espèce de Fantastic Four du monde médiumnique), elle tentera de stimuler le manoir à reprendre ses activités fantomatiques.

Ce téléfilm d'une durée de 254 minutes ( croyez-moi, c'est long) ne réussi nullement à nous étonner. L'action tarde à se manifester. Les dialogues sont vides de tout intérêt, bavards, sans queue ni tête. On tente vainement de broder une légende qui se tient sans y parvenir. Pourtant, les décors sont fort intéressants, les muppets qui servent de revenants très réussis mais l'intelligence du récit et le rythme n'y sont pas. Le fait que cette réalisation soit un téléfilm nous impose un minutage propre à la télé et oblige des coupures fort étranges. Je me suis souvent demandé si je n'assistais pas à un GooseBump ou un Fais-moi peur de quatre heures tant le récit ne tient pas la rampe. Les acteurs jouent sans conviction et on assiste à une répétition incessante de scènettes sans aucun lien. On aurait très bien pu condenser le tout en un film de 90 minutes. Le sujet lui-même semble emprunter à la Maison des Damnés de Richard Matheson.

Conclusion, décors et effet spéciaux intéressant, mise en scène, interprétation et réalisation pitoyable.

Intérêt? voir un caméo de Stephen King en livreur de pizza. Watson69

SHUTTER - Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004, Thaïlande, 92m 

Un photographe et sa blonde retournent à la maison après une soirée bien arrosée. Lors du chemin du retour, ils frappent une passante avec leur automobile. Ils s'enfuient en laissant le corps inanimé sans savoir si elle est vivante ou morte. Le lendemain, les journaux ne rapportent pas l'incident, mais le photographe découvre d'étrange lueur sur ses photographies et fait des cauchemars récurrents. La victime est-elle morte et essaie t'elle de se venger ?

Ce film est une espèce de clone à la JUON ou à la RINGU. Tous les éléments du genre s'y trouvent : Porte grinçante, apparition horrifiante, femme aux cheveux longs, bruits stridents et photographies déformées. Si vous n'êtes pas encore lasser par le genre, ce film saura vous plaire et vous donnez votre dose d'images horrifiantes. Le film est un divertissement tout à fait valable, mais rapidement oubliable comme le niveau de l'originalité n'est pas très élevé. Si vous adorez le genre, le film est à avoir incontestablement puisque je vous garantis que vous allez sursauter quelque fois. Black Knight

THIR13EN GHOSTS aka 13 GHOST -  Steve Beck, 2001, États Unis

À sa mort, Cyrus Karist, lègue à son neveux et à sa famille, sa fortune et une gigantesque maison qui renferme les âmes emprisonnées de personnes décédés.

Produit par DARK SIDE ENTERTAINMENT (une cie fondé par JOEL SILVER et ROBERT ZEMECKIS qui produisent en ce moment divers remakes des films de William Castle et de Mario Bava), ce film est le remake de 13 GHOST de WILLIAM CASTLE. À l'origine, le film était en format 3D et bénificait d'un budget des plus précaires. Ce n'est certainement le cas de ce remake de luxe tout à fait hollywoodien.

Il s'agit d'un hommage plus ou moins respectueux du film de Castle (sa fille Terry est quand même l'une des productrices du film), notamment, au début du film nous voyons à travers d'une télévision des plans du film original. Traitement Joel Silver oblige, tout est ici typiquement hollywoodien: CGI, Good make-up, Happy Ending, etc. En fait, j'ai voulu regarder ce film pour pouvoir me faire une idée de quoi nous allons avoir droit lorsque les remakes des films de BAVA sortiront. Bien qu'il s'agisse d'une entreprise des plus ridicules, on ne s'ennuie pas souvent devant le film. Faut bien s'entendre, c'est mauvais, mais quelques éléments intéressants ressortent: Les décors de cette maison hantée en forme d'horloge sont des plus réussies, les maquillages de KNB pour les 13 fantômes sont remplient d'imagination (il y en a un, notamment, qui ne possède qu'un tronc et il y en une prémommée "La princesse" qui se promène nue, le corps mutilé de coup de lames et qui arbore une arme blanche), le film possède un bon montage qui donne quand même quelques frissons et il y a une belle scène de meurtre où un gars est tranché dans le sens de la largeur. Pour le reste, c'est typiquement de l'hollywood.

Finalement, malgré que je suis contre l'idée de faire des remakes, ici l'esprit du film de Castle, n'a pas été tellement endommagé et je suis curieux de voir quels traitements ils feront des remakes des films de BAVA. Black Knight

- Quelques bons moments mais en général très mauvais.

- Complètement invraisemblable

- Bourré de clichés

- Actrices mignonnes mais sans plus

- Les fantômes sont bien réussit

- On s'ennuie

- C'est poche

- Et que dire du "punch" final?

- C'est Nul

- Janette Bertrand ferait meilleur.

- Seul la présence de Matthew Lillard devrait vous décourager

- Faites un acte humanitaire, voler les cassettes au vidéo et brûlez-les. Mathieu Prudent

The THIRD FULL MOON aka Zheng yue shi wu zhi yi sheng yi shi, Wellson Chin, Hong Kong 1994

Deux policiers enquêtent sur des meurtres qui ont lieu dans la région. La femme d'un des deux policiers suit un homme à l'allure mystérieuse, elle sera témoin d'un meurtre. Elle va au poste de police et elle conte son aventure aux policiers. Ils lui montrent un suspect et tout de suite, sur le coup, elle dit que c'est cet homme mystérieux qu'elle a vue assassiner la femme, mais il y a un petit problème, l'homme a été tué. Elle sera suspectée pendant un court moment, le temps que les enquêteurs voient de leur propre yeux l'assassin, qui s’avère être un fantôme errant sur terre pour retrouver sa petite amie qui, elle, est encore vivante. Ils y a des moments intéressants, dont un coroner qui vomit tout le temps quand il arrive sur les lieux du crime, mais ca reste un film pas très évident à suivre, déroutant par moment, un film qui ne vaut qu’une écoute. Rana

THREE aka San geng - Peter Chan, Ji-woon Kim, Nonzee Nimibur, 2002, Hong Kong, Corée, Thailande 

Trois courts métrages, trois visions d'horreur sombre, trois pays. 

Dans MEMORIES de Kim Ji-Woon (Tale of two sisters), un homme est bouleversé après la disparition de sa femme. Il a des hallucinations morbides et reste persuadé qu'un grand malheur lui est arrivé. Parallèlement on suit sa femme, amnésique, qui essaie de s'y retrouver avec une facture de nettoyage ou son numéro de téléphone est inscrit, sans succès...

Méchante ambiance pour une histoire surprenante et prenante qui joue autant sur l'image et le son pour nous surprendre, nous faire sursauter et créer une ambiance dérangeante.

Dans THE WHEEL, Nonzee Nimibutr (Nang nak) nous présente une histoire plus traditionnelle, des poupées qui portent une malédiction si quelqu'un d'autre que leur propriétaire les manipulent. Plusieurs personnes périront par l'eau, le feu ou les armes blanches.

GOING HOME de Peter Chan débute avec un policier et son jeune fils qui s'installent pour deux mois dans un bloc à appartement presque vide, car démoli dans deux mois. Pourtant le jeune garçon est obsédé par une petite fille que lui seul semble voir. Lorsqu'il disparaît, son père va cogner chez le seul autre appartement encore occupé, il y découvre une femme dans la baignoire, sous l'eau...

Superbe morceau d'anthologie, Going Home fascine en même temps qu'il répugne, nourrissant jusqu'à la fin une fascination morbide pour la mort et une relation amoureuse complètement folle. Les acteurs sont d'une justesse remarquable, la réalisation impeccable, le récit fascinant.

La trilogie m'a surprit par sa sobriété, pas de surenchère dans le gore, pas de sensationnalisme, des histoires noires, du fantastique sérieux et adulte. Un bijou. Mario Giguère

The UNINVITED - Lewis Allen, avec Ray Milland, Ruth Hussey, Donald Crisp et Gail Russell, 1944, États-Unis, 99m

Un frère et une sœur, les Fitzgerald, achètent une maison abandonnée située non loin d'une falaise, dans la campagne anglaise. Évidemment, la légende veut que la résidence est hantée par l'esprit d'une ancienne propriétaire qui se serait suicidée. Ils rencontrent la fille de la décédée, Stella, qui semble avoir une étrange fascination avec la demeure. Le frère Fitz tombera en amour avec elle, alors que des évènements curieux seront constatés dans la résidence nouvellement habitée. De plus, Stella adoptera un étrange comportement, semblant entrer en transe sans explication. Quelle est l'origine de ce phénomène?

THE UNINVITED est un peu précurseur de l'ultime film de fantômes de tous les temps, THE HAUNTING, version originale de 1963 et non pas le " remake " CGI de 1999. Au milieu des années 40, la plupart des films d'horreur mettaient en vedette des monstres menaçants, alors n'est-il pas rafraîchissant de découvrir une production un peu plus subtile et mature, traitant son sujet avec respect. Nous sommes choyés par d'excellents interprètes, notamment Ray Milland, qui allait gagner un Oscar l'année suivante pour THE LOST WEEKEND. Le voir en héros débonnaire, mais devenant quand même effrayé par les évènements tout en gardant une tête froide, est savoureux. Une scène amusante nous le montre couché dans son lit, pyjama boutonné au collet, alors qu'il mange une pomme avant de dormir! En fait, l'excellent dialogue est également un atout, nous proposant des échanges sensés entre des personnages intéressants impliqués dans cette histoire paranormale.

Mais le plus impressionnant demeure la cinématographie. Le responsable, Charles Lang, a même obtenu une nomination pour un Academy Award. Bien entendu pour ce genre de récit, il joue avec les ombrages de façon fort efficace, en créant une tension vis-à-vis le mystère qui entoure les personnages. THE UNINVITED a un peu vieilli, il va sans dire... mais pas au point de le rendre embarrassant pour un public moderne. Comme dit le vieux cliché : " À voir toutes lumières éteintes ". Blundering Man

the WOMAN IN BLACK - Herbert Wise, 1989, Angleterre, téléfilm 

Une surprise de Mouni qui me dit juste: ferme toutes les lumières et prépare-toi. Première excellente surprise, un scénario de Nigel Kneale, le magnifique scénariste des trois Quatermass et de L'Abominable Snowman, secundo, une excellente production britannique. L'histoire: un solliciteur doit inventorier la maison d'une vielle recluse décédée, mais personne ne veut l'accompagner vers cette maison retirée et qui est cette dame en noir que personne ne voit sauf lui ? Pour ce qui est du reste , on n'en diras pas trop, mais la caméra, sobre, a de drôle de mouvements quand des  apparitions arrivent. Un scénario parfait avec d'excellents acteurs pour le meilleur film de fantôme que j'aie vu. Rien de moins. Excellent !!! Mario Giguère

Un homme reçoit comme mission de vendre une maison se trouvant dans un village anglais situé près de la mer. Là, il sera accueilli par les charmants habitants, fera la connaissance d'un riche sympathique et se rendra aux funérailles de la morte propriétaire de la maison en question. C'est là que les choses se compliquent, notre pote se mettra à avoir des visions: une femme vêtue de noir uniquement se promène dans le cimetière et il commence à la voir un peu partout. La nuit dans la maison lugubre va être longue.

Ce film fait pour la télévision est surprenant par sa qualité, il s'en tire relativement bien avec le petit budget et est, heureusement, soutenu par une prestation solide des acteurs principaux. Les scènes effrayantes sont axés sur la même idée que le récent THE OTHERS, on montre le moins possible, on laisse recourt à l'imagination et ainsi, les apparitions des spectres seront beaucoup plus efficaces. Et croyez-moi, ça marche ! Oncle Freak

J'ai 30 ans. 

Ça ne veut pas nécessairement dire que je suis bon pour le rebut, mais ça signifie que j'ai un certain vécu derrière moi, et, qu'en tant que " cinéphile ", j'ai vu beaucoup de films. L'un des problèmes qui s'ensuit, c'est qu'on peut devenir blasé, avoir l'impression d'avoir tout vu et que plus aucun film " d'épouvante " ne peut nous effrayer. Cela prend donc une oeuvre sacrément efficace pour y parvenir.

Or (grâce à Mouni, de qui j'en tiens une copie) WOMAN IN BLACK s'est révélé très efficace à cet égard. Avant de le mettre dans mon vidéo, je me disais :

- Bon, un téléfilm de 1989, anglais en plus (l'un des pays les plus censurés du monde). J'espère au moins que ça va bouger un peu.

Les premières minutes sont classiques, mais élégantes : un jeune homme travaillant dans une firme d'avocats doit se rendre en train dans la demeure d'une femme décédée et passer la semaine dans son petit village, afin de mettre un peu d'ordre dans ses affaires. Presque seul, il assiste à ses funérailles et remarque, dans l'église, et ensuite dans le cimetière, une étrange femme en noir qui le regarde.

N'en disons pas plus, car il ne faudrait pas révéler de punch à ceux qui n'ont pas vu ce film que je n'hésite pas à qualifier de chef-d'oeuvre du fantastique d'épouvante. Le tout est si habilement amené que l'on est tout à coup aspiré en plein cauchemar et que le dernier tiers du film est très très angoissant.

Si ce film sortait en salles de nos jours, je vous garantis qu'il ferait sensation et on entendrait parler. Beaucoup plus que d'un titre comme RING, par exemple...

C'est donc à voir pour l'atmosphère glauque et étouffante, pour le résultat très efficace que parvient à produire le réalisateur Herbert Wise à partir d'un budget très modeste, et pour une scène de terreur inoubliable (ceux qui l'ont vu savent de quoi je parle). Howard Vernon

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Web www.clubdesmonstres.com

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