1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8

mise à jour le 1 février 2008

les RANDONNEURS - Philippe Harel, 1997

Embarquez quatre français et un belge égoïste dans un voyage de marche à pied à travers les alpes et ça donnera probablement un résultat proche de cette comédie de situations qui, par moments, ennuie. Tout le monde a ses problèmes, patati patata.  Tout le monde il veut draguer, tout le monde il sait être drôle, et Philippe Harel nous propose des personnages que l'on pourrait retrouver dans n'importe quel film français moyen.  Il fallait dutalent pour rendre le tout intéressant et puisque le réalisateur - qui a aussi un rôle dans le film - en a un peu, eh ben ça passe.  Standard. Orloff

La REINE MARGOT - Patrice Chéreau d'après Alexandre Dumas avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Vincent Perez, Virna Lisi, Asia Argento, 1994, France/Italie/Allemagne, version vidéo 138m (la version allemande fait 174m)

Margot fait un mariage strictement politique avec Henri De Nevers. Mais cette alliance factice entre elle, catholique et lui, protestant, est mise à rude épreuve au lendemain du massacre de la St Barthélemy ou des milliers de protestants sont massacrés par les français catholiques.

Adapter Dumas ne doit pas être facile, ne serait-ce qu'à cause de la longueur des ses récits. Résumer ici quelques 600 pages en un peu plus de deux heures est pratiquement impossible et périlleux. Chéreau privilégie tous les aspects dramatiques de l'histoire, gommant les épisodes plus joyeux ou il fait quand même bon vivre en ces temps tourmentés. Exit la camaraderie de La Môle et Coconnas, leur torture, les bons repas et les rendez-vous amoureux secrets de ceux-ci avec Margot et Henriette. D'un autre côté Margot devient assoiffée de sexe, ce qui est nouveau, mais peut-être plus réaliste, l'écrivain mélangeant habilement l'histoire et la fantaisie romanesque. Tous les personnages y sont cependant présents, ce qui donne un récit très télégraphié, pour qui se rappelle des intrigues multiples et rocambolesque du roman.

La reconstitution historique est remarquable. J'ai été surpris par la promiscuité incessante d'un Paris ou tout le monde est collé sur son voisin, les fêtes et manifestations comme dans un métro bondé. Le sang coule à flot et pas de ce sang rouge éclatant presque orange des films de cape et d'épée. La maladie du roi, qui transpirera le sang, est prenante. Les acteurs sont formidables. On ne reviendra pas sur la beauté d'Isabelle Adjani, mais sur son jeu tout en finesse et sur la terrible Catherine de Medicis, interprétée magistralement par Virna Lisi, glaçante.

J'aimerais bien voir un jour la version la plus longue. À voir. Mario Giguère

RENAISSANCE - C. Volckman, 2006, France, 105m, Noir & Blanc

Paris 2054. Le flic Barthélemy Karas enquête sur le cas d'une généticienne mystérieusement disparue. Celle-ci travaillait pour Avalon, une firme tournée vers les "sciences de la beauté". Ni le vice-président de cette société, ni ses collègues ne pouvant fournir le moindre indice, le limier Karas va progresser pas à pas, la soeur de la belle introuvable finissant même par lui apporter son concours. Mais ils doivent néanmoins se hâter car les cadavres ne tardent pas à s'amasser autour d'eux, tandis qu'en filigrane, un passé jusque là soigneusement dissimulé, menace de refaire surface ... et de leur exploser au visage !

On ne peut pas dire que créer un univers à la BLADE RUNNER en images tridimensionnelles noir et blanc n'était pas un pari sans risque. Le résultat s'avère pourtant ici détonnant dans tous les sens du terme. L'utilisation du noir et blanc, associée au très bon rendu technique des personnages, confère à l'ensemble un charme indéniable. La minutie des détails, l'intelligence dans la conduite du récit et l'ambition du propos n'auront de cesse d'alimenter un spectacle de toute beauté. Et si les personnages sont forts et intenses, les scènes d'actions à couper le souffle (Ahhhh la scène de poursuite sur les quais de la Seine), c'est la ville de Paris où se déroule l'histoire, qui s'avère être un personnage à part entière auquel les créateurs de RENAISSANCE ont accordé toute leur attention....

Et si malgré la force indéniable de l'épilogue, l'émotion peine à se frayer un chemin, c'est que la froideur qui plane sur ces cruels lendemains nous aura, nous aussi, totalement submergé.

Une incroyable réussite (la création de RENAISSANCE s'apparente à une longue aventure étalée sur plus de 6 années), qui mériterait, en ce qui me concerne, de trôner non loin du panthéon du Septième Art. Une "Renaissance" dans l'histoire du cinéma.. à n'en pas douter... Marc Evil

Le RETOUR DE DON CAMILLO - Julien Duvivier avec Fernandel, Gino Cervi, Edouard Delmont, Paolo Stoppa, 1953, France/Italie

Débutant immédiatement après le premier film, Don Camillo arrive dans son nouveau village, perdu dans les montagnes.  Ayant pour tout  pratiquant que des femmes et des vieux, troquant le soleil pour la neige et assommé par le silence de Jesus, il jouit déjà d'une réputation peu enviable. Triste, il ne tarde pas à venir faire un tour au village de Peppone, un Peppone qui de son côté ne tardera pas non plus à aller visiter le curé. Sur fond de  drame pour construire une digue visant à éviter les inondations, se mêleront des fantaisies, voir le clocher, des écarts de conduite et des bagarres mémorables. Évidemment que Don Camillo sera appelé à revenir dans sa paroisse, mais rien n'est simple.

À la fois émouvant et d'une drôlerie constante, ce retour semble encore plus savoureux que le premier film. La mise en scène est d'une justesse surprenante, frôlant l'expressionnisme par certains éclairages, misant sur un timing toujours parfait. Les acteurs sont d'un naturel étincelant, les jeunes comme les vieux. Camillo, censé réprimander le fils de Peppone, passera plutôt la journée à profiter de la vie avec lui et finira par sermonner le père ! Pendant ce temps, un vieux refuse de mourir s'il n'a pas reçu les derniers sacrements du curé qui n'est plus sur place. On le croit mort à plus d'une reprise, tordant ! Sans parler du combat de boxe organisé pour que la population n'accueille pas en triomphe le retour de l'homme de foi, j'étais plié en quatre. C'est comme ça tout le long, remplit  de perles et finalement d'un humanisme qu'il fait bon voir. Mario Giguère

La REVANCHE DES MORTES VIVANTES - Pierre B. Reinhard, 1987 

A la fin de ce film, un message apparaît nous demandant de bien vouloir ne rien raconter sur cette oeuvre ô combien merveilleuse. Alors vous êtes prévenu, si vous ne voulez pas lire, vous lisez pas, pis de toute façon, je dévoilerai pas la fin.

Un pilote de camion laitier prend une blondasse en stop, s'arrête et va lui faire sa fête pendant qu'un mystérieux motard verse un produit bizarre dans la réserve de lait. Trois jeunes filles en perdront la vie. Par la suite on découvrira que c'est un coup monté, mais à la limite on s'en fout. Toujours est-il que le boss de l'usine de produit chimique charge un gars afin de se débarrasser des déchets, chose qu'il fait avec joie dans le cimetière. Ce qui réveille les trois filles citées précédemment. Celles-ci se vengent de façon peu ragoûtante, bouffant littéralement la bite d'un gars avant de l'étriper, enfonçant un talon de chaussure dans l'oeil d'une femme, en enfonçant une épée dans le sexe d'une autre....

Le film est un peu lent, mais les excès de gore et de sexe tiennent en haleine sans difficulté. Les filles sont tout le temps à poil, même les femelles zombies se foutent à poil et ont gardé un corps superbe malgré la face ravagée. Sommet du crade: une femme enceinte qui prend sa douche a soudain son ventre qui s'ouvre, mettant à nu son foetus qu'elle caressera en hurler "Mon bébéééééé!!!". C'est franchement ignoble. Les dialogues sont superbement débiles et ont au moins le mérite de faire rigoler. Film idiot, film dégueulasse, film chaud, on se fout de la qualité des images et de la mise en scène et on apprécie le fait qu'en France, quelqu'un a osé faire pareille ineptie. Vive la France ! Kerozene

Attention au départ du film avec ce M. Camionneur qui prend une dame en auto-stop et qui ne se gêne pas pour faire des massages dans l'entre-jambe, question d'enlever son mal à la cheville.... Des maquillages plutôt intéressants, des meurtres bien gore (dont une épée entre les cuisses d'une dame!), de mauvais acteurs, une mise en scène douteuse, etc... On s'y amuse et c'est tout. C'est de Pierre B. Reinhard et ça date de 1986. Oh! Et c'est Français! Bad Feeble

La RIVIÈRE DES TROIS JONQUES - André Pergament, 1965

Réalisé par André Pergament, ce film de 1956 réunit Howard Vernon, Dominique Wilms (La môme vert-de-gris) et son mari Jean Gaven. Il s'agit d'un "thriller" d'aventures comme les Français en réalisaient beaucoup à l'époque.

Tourné en Indochine, le film relate les aventures d'une espionne (Wilms) qui se fait passer pour une secrétaire afin d'observer les louches manoeuvres d'un couple de trafiquants d'armes (Vernon et Lise Bourdin). Vernon tourne bien entendu autour de la pulpeuse Wilms et celle-ci entend bien utiliser l'intérêt que lui manifeste notre bon vieux Howard afin de mener son entreprise à bon terme.

Ce petit film de série s'avère plaisant et plutôt audacieux pour l'époque : vision fugitive de seins dénudés dans le cadre d'une séance de torture chinoise, exhibitions multiples de Dominique Wilms en petite tenue (soutien-gorge et culotte, maillot de bain révélateur, etc.), quelques dialogues corsés et des violences pas trop méchantes... On voit même ce bon vieux Vernon en maillot de bain " grand-père " (très large) en train de déblatérer sur la condition féminine.

Bien entendu, tout cela demeure bon enfant et ne scandaliserait aujourd'hui que quelques âmes très sensibles. Cependant, l'amateur éclairé y trouvera un certain plaisir désuet, bercé par la musique "exotica" de Daniel White (qui démarque Les Baxter et autres ténors du genre). Le fan de Dominique Wilms (y en a-t-il ?) y trouvera de quoi satisfaire sa scoptophilie en détaillant les courbes, le visage ou la personnalité (c'est selon) de la blonde actrice. Howard Vernon

Les RIVIÈRES POURPRES 2 - LES ANGES DE L'APOCALYPSE - Olivier Dahan, 2004, France, 1h39

***Légers spoilers*** 

On se demandait, à l'époque, ce que tout ce talent était allé faire dans l'adaptation du roman, alors que Kassovitz dirigeait Réno et Cassel dans cet imbroglio mystico-inquiétant au parfum de conspiration religieuse parano. Le film était à moitié réussi, handicapé par son sujet et la délicate mission de mettre en scène cette histoire prétexte à de multiples illogismes.

On nous arrive maintenant avec ce scénario à coucher dehors, "inspiré" du roman original et scénarisé par nul autre que ce gros tacheron de Luc Besson. Comme dirait Jacques Lu Cont : "I got a feeling... it's automatic" ! Besson à sa table, pianotant sur son clavier, écrivant n'importe quoi, en prenant bien soin d'emballer ce même n'importe quoi dans un sirupeux glaçage de clichés.

On ne s'ennuie pas pour autant; le rythme est vif, et les grossièretés scénaristiques ne nous laissent pas le temps de regarder notre montre. Réno joue sur le pilote automatique lui aussi, bourru et sympathique, tandis que Benoît Magimel remplace Cassel en tant que partenaire, et personnifie avec un certain réalisme un jeune tombeur athlétique.

Cette fois-ci, nos deux flics font face à un mouvement chrétien "tombé dans l'oubli" qui cherche un trésor du Vatican, qui s'avère être un livre "écrit de la main même de dieu". On ne sait pas pourquoi, mais ces illuminés sont douze et ont tous les mêmes noms que les apôtres originaux. Ils croient à une sombre prophétie voulant que sept sceaux ouverts dans l'ordre conduiront à l'arrivée des "anges de l'apocalypse", et c'est ce qui semble se produire, alors que des originaux en soutane se mettent à assassiner les apôtres à tout va, avec une force surhumaine.

Ce qui dérange à ce point, c'est que le film souffre de tous les "défauts branchés" gouvernant actuellement le cinéma français - et plus particulièrement les productions estampillées "crottin bessonique" : la volonté d'en mettre plein la vue, les effets spéciaux peu subtils, et l'inclusion du kung fu et de la haute voltige dans la vie quotidienne.

Lors d'une poursuite, par exemple, Magimel talonne un assassin en soutane, et celui-ci grimpe partout tel un Jackie Chan béatifié, se permettant même des rotations aériennes en sautant partout. Pour un peu, on pourrait croire Alfonso Brescia dissimulé derrière ces singeries, gesticulant en tant que "consultant à la grossièreté" afin que les acteurs prennent bien leur essor sur ses trampolines.

Il est aussi un peu agaçant d'être prisonnier d'un thriller à saveur de conspiration religieuse, ce qui semble être très "mode" ces temps-ci, à une époque où exploiter la crédulité et la superstition des spectateurs va de soi. Après Dan Brown, le déluge ? On peut dire en tout cas que Brown, couleur merde, sait comment s'en mettre plein les poches, et trace un chemin qui va probablement être suivi jusqu'à l'écoeurement subséquent de l'humanité.

LES ANGES DE L'APOCALYPSE n'est pas une merde pour autant, étant correctement réalisé par un Dahan qui a indéniablement le sens du rythme. La direction photo et artistique sont assez accrocheuses, donnant une dimension esthétique agréable à une oeuvre cherchant surtout à distraire le pauvre spectateur avide de religieuseries.

Il est assez amusant, aussi, de voir apparaître un Christopher Lee tout digne, s'exprimant en français, au beau milieu de tout ce cirque. Orloff

La ROSE ECORCHEE - Claude Mulot - 1969 aka: THE BLOOD ROSE; DEVIL'S MANIAC (c'est le titre que j'ai sur ma K7 !)

Une femme (Anny Duperey (!)) s'éprend d'un célèbre peintre. Ils vivent dans un grand château. Mais une autre femme, jalouse, provoque un accident qui défigure atrocement la femme du peintre. Dépité, le pauvre vit un calvaire et fait passer sa douce pour morte. Il découvre alors qu'un des hommes (Howard Vernon) travaillant pour lui dans sa serre privée, n'est autre qu'un chirurgien plastique oeuvrant pour des criminels. Il lui demande alors de s'occuper de sa femme, malheureusement irrécupérable, et bien sûr pour cela il lui faut une jeune fille vivante afin de lui prélever la peau de son visage.

Le thème de "la femme défigurée qui pousse au meurtre pour qu'elle retrouve sa beauté" a été mille fois exploité. Ici, l'intérêt ne réside pas dans l'histoire, mais plutôt dans l'atmosphère. Et surtout de ces scènes étranges montrant les serviteurs du peintre, des nains vêtus de peau de bête, s'acharner sur de pauvres jeunes filles innocentes et surtout bien roulée. Pervers. Drôle aussi de voir Anny Duperey avec un visage atrocement brulé et sa vision subjective floue. Le final contient même son lot de surprise que je ne dévoilerai pas ici. Intéressant.

Claude Mulot a, par la suite, oeuvré dans le porno. Kerozene

Un des tout premier film de Claude Mulot, avant son basculement dans le X sous le pseudonyme de Frédéric Lansac ("la femme objet", "shocking", etc...).

Il nous sert ici son "yeux sans visage's movie" personnel, avec toutefois quelques petites modifications.

Ici, un peintre du nom de Frédéric Lansac (tiens tiens...) voit sa femme (Annie Duperey) défigurée et paralysée à la suite d'un accident. Très belle autrefois, elle est devenue un monstre aigri servi par deux horribles nains vêtus de peaux de bête! La seule solution consiste pour ce monsieur à faire appel au savoir-faire d'un chirurgien-voyou (Howard Vernon), qui compte faire une greffe à partir d'un spécimen vivant. A partir de là, kidnapping, un bout de sein par-ci par-là, bagarre, fuite, et tout l'bazar de ce genre de film...

Finalement c'est peu passionnant, malgré tout les efforts de mulot à nous servir une ambiance gothique très sombre, le jeu faiblard des acteurs et le manque d'action ennuie plus qu'il ne fascine... comme quoi le Rollin il est balaise je vous dis!!

A noter également la présence d'Elisabeth Tessier... Franfran

SABLE NOIR, 2006, France

Une mini série regroupant les réalisateurs de film de genre français les plus prometteurs ça vous dit?

Au programme Corps étranger d'Éric Valette, Villa crépuscule de Doug Headline, La maison de ses rêves d'Olivier Megaton, Alphons funèbre premier court de Samuel le Bihan, en attendant le bonheur de Harry Cleven et surtout Fotografik de Xavier Gens.

Le concept est simple mais génial six auteurs de nouvelles ont reçu pour instruction l'énoncé suivant: tous les ans le 3 novembre, une étrange malédiction frappe le village de sable noir...  partant de ce postulat les six auteurs écrivent leurs nouvelles.

Puis (c'est la que ça devient intéressant) six cinéastes différents les adaptent pour l'écran et disposent d'une semaine pour les tourner (pas plus) en quelques sortes nos Masters of Horror français quoi.

Attention ce texte, dans le but de conserver la surprise, n'abordera pas les scénarios particuliers des épisodes.

CORPS ETRANGER

Le grand Éric Valette réalise le premier épisode qui bien qu'en dessous de Maléfique (bin oui ça reste une production TV et c'est incomparable avec maléfique) confirme tout le bien que je pensais du bonhomme, il y installe une tension palpable et réussit même à installer le doute dans l'esprit du spectateur, bien sur on pourra toujours dire que la conclusion est faiblarde mais pendant vingt minutes (durée de chaque épisode) Valette a nous foutre la trouille avec des trucs vus mille fois et ça si c'est pas être un metteur en scène je sais pas ce que c'est.

VILLA CREPUSCULE

On enchaîne avec Le segment de Doug Headline, le plus faible des six, prévisible, mal écrit mal joué et surtout réalisé avec les pieds le film est une sorte d'hommage a Lucio Fulci mais si lourd qu'il sent le forcé et l'inachevé et finit par sérieusement agacer, cet épisode installe le doute quant a la suite des évènements heureusement que le meilleur épisode arrive tout de suite derrière!!!

FOTOGRAFIK

Xavier Gens retenez bien ce nom car vous allez en entendre parler très bientôt c'est sur!!! Ce petit gars est le futur du cinéma de genre français (son style fait penser à du Fabrice Du Welz en plus énervé et surtout en plus assumé sur le coté genre!!) son segment fotografik est une merveille de mise en scène, cadrages ciselés découpage parfait techniquement c'est impeccable mais tout cela ne serait rien sans la pointe d'ingéniosité et de générosité que l'on appelle génie (et cela va avec un minimum d'humilité et croyez-moi ce mec est plus qu'humble j'en ai fais l'expérience personnelle!!)

En tout cas Fotografik risque de vous traumatiser tant il louche vers l'étrange le plus barré, la violence la plus cru (même si ça reste de la télé donc ça ne va jamais au-delà de ce que l'on peut montrer à la télé mais le pouvoir de la suggestion!!), Les acteurs sont remarquables et la conclusion d'une noirceur absolue pour peu qu'on la comprenne comme il se doit...  un chef-d'oeuvre!!

LA MAISON DE SES RÊVES

Que dire si ce n'est qu'après la Sirène rouge je n'attendais pas grand chose D'olivier Megaton j'avais tort, car malgré un scénario galvaudé Megaton délivre un segment a la mise en scène subtile en forme d'hommage à Hitchcock baignant dans une esthétique sublime et porté par des acteurs très convaincants, un épisode très sympatoche mais qui ne révolutionne rien.

EN ATTENDANT LE BONHEUR

Voilà l'épisode le plus barge de cette anthologie, un épisode Lynchéen et superbement réalisé mais dont la conclusion déçoit, l'ambiance est glauque a souhait et l'univers dépeint à la fois drôle et terrifiant, le tout est porté par le parfois excellent (bin oui parce que dans le dernier Jeunet il faisait rire...) Dominique Pinon dont le réalisateur a parfaitement compris qu'il fallait exploiter sa gueule burinée... un excellent épisode.

ALPHONSE FUNÈBRE

L'un des trois meilleurs épisodes et accessoirement une excellente surprise puisqu'il s'agit du premier film de Samuel le Bihan qui arrive la ou on ne l'attendait pas et débarque en force puisque son segment (le plus déconneur) est un monument de décomplexion, les répliques claquent, les blagues fusent le mauvais goût est omniprésent et les acteurs excellents, alors bien sur il n'évite pas toutes les erreurs du débutant mais il fait preuve d'un enthousiasme et d'une fraîcheur sui font plaisir à voir.

Un grand moment de poilade et de décalage et la conclusion du mystère de sable noir qui dévoilera son secret (génial d'ailleurs).

En conclusion outre la grande Révélation Xavier Gens (je vous jure, on en recausera) on retiendra surtout l'initiative de ce sable noir et peut être le signe d'un renouveau du cinéma français (on a des gens de talent mais maintenant faut les laisser s'exprimer!!) une initiative à mettre au compte de ciné cinéma et de canal jimmy, et donc il ne reste plus qu'une chose a dire : ENCORE!!!

Pour les gens qui ne vivent pas en France, je ne saurais trop vous conseiller de vous jeter sur ce DVD zone 2 (qui vient de sortir chez studio canal) ne serait ce que pour soutenir ce genre d'initiatives. Kitano Jackson

www.jimmy.fr/partenariat/sable_noir

SAMOURAÏS - Giordano Gederlini, 2002, France

"Pour entrer dans la légende, frappez fort !", clame l'accroche du film. Une chose est sûre, le film est loin d'y rentrer, dans la légende...

Dans le Japon féodal, une jeune fille accouche d'un démon patibulaire portant la culotte en sortant des entrailles de sa mère puis l'exécute à l'aide d'un sabre. Quelques centaines d'années plus tard, autrement dit de nos jours, notre ami le démon se fait vieux, les crèmes anti-rides n'ont plus d'effet sur lui et il ressent le besoin de se réincarner. Il avertit alors un commissaire de la police de Tokyo, descendant de sa génitrice, que sa fille fera une merveilleuse mère pondeuse. Comme la fille en question poursuit ses études à Paris, le papa s'envole pour la capitale française dans le but de tuer sa progéniture et ainsi éviter au démon de revenir. Mais il se trouve que la belle vient tout juste de faire la connaissance d'un beau jeune des banlieues amateur de kickfighting...

La mode des films asiatiques enfante parfois de drôle de produits, comme cette grosse arnaque qu'est SAMOURAÏS. Ce film calibré pour le publique lobotomisé de la série des TAXI aligne les défauts. Entre les blagues lourdingues générées par le sidekick beure de service au physique de Woody Allen adolescent et une intrigue profondément débile de jeu vidéo possesseur de cerveau humain (une micro puce s'envole au moment où le jeu s'active pour se planter dans la nuque d'une personne désormais sous contrôle du joypad), il est effectivement difficile d'y trouver son compte. Les scènes d'action ne sont pas très originales mais elles sont relativement bien faites. Il est clair que le film ne s'adresse pas aux spectateurs de plus de 18 ans, mais est-il franchement nécessaire d'abrutir la jeunesse à ce point ? Kerozene

Site officiel: samourais-ledvd.com

La SCIENCE DES RÊVES - Michel Gondry avec Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Emma de Caunes et Miou-Miou, 2006, France, 105m

François est un jeune artiste mexicain timide issu d'une mère française et d'un père mexicain. À la mort de ce dernier, François accepte d'aller vivre à Paris près de sa mère qui lui promet un emploi où il pourra mettre à profit son imagination débordante. Arrivé à Paris, il se rend compte que son emploi sera le très excitant métier de... fabricant de bordures pour des calendriers. Heureusement ou malheureusement pour lui, il tombe sous le charme de sa voisine qui de son côté, ne semble pas chaude à l'idée d'une relation. François, pour s'évader de sa vie ennuyante et de ses désirs amoureux repoussés, entre dans une spirale difficile à bien cerner entre le rêve et la réalité, ce qui causera quelques problèmes à notre jeune amoureux.

ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND est mon film préféré, je l'ai déjà écouté sept fois en une semaine et donc, la barre était haute pour ce deuxième long-métrage du réalisateur français. Je dois l'admettre, j'ai été déçu. Il est évident qu'un deuxième visionnement s'impose mais bon, j'écris sur le vif.

Ceux qui comme moi ont aimé le travail de Michel Gondry pour ses vidéoclips seront peut-être un peu déçu comme moi ou bien totalement sous le charme d'une formule qui fait effet. Pour ma part, j'en attendais énormément des moments fantaisistes et j'ai été rarement impressionné car j'avais l'impression d'avoir déjà tout vu. Reste que les moments de délire sont au rendez-vous et Gondry, peut-être l'artiste le plus imaginatif en ce moment dans le milieu, se laisse aller dans ce qui est et sera visiblement son projet le plus personnel à ce jour.

Gondry y va d'une quasi-analyse scientifique d'un long processus où le personnage de François, développe peu à peu son amour pour sa voisine. Déçu, il décide de s'enfermer dans son imagination où il peu vivre pleinement mais non physiquement cet amour qui le brûle. L'approche est très intéressante et très comique et on peut dire que de ce côté, Gondry y est allé d'un tour de force. Jamais de ma jeune mémoire on n'avait vu un traitement aussi original sur l'amour et sur ses déceptions.

Mais là où ça fait mal et ça agace, c'est que c'est bien beau les effets et l'analyse un peu à froid de l'amour mais bordel cette fameuse histoire d'amour, elle ne passe pas le test! Elle est fadasse et l'univers concret n'a rien de particulièrement attrayant. De ce côté, c'est à mon avis le plus gros ratage comme si Gondry ne prêtait que peu d'attention au réel et au probable pour se concentrer pleinement sur ses effets spéciaux. Ce sera encore plus difficile de s'intéresser au personnage principal, tellement incompatible avec ce qui l'entoure qu'il le devient même avec le spectateur, au point qu'on commence après une heure à le trouver assez énervant.

Ce n'est pas un ratage loin de là, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre auquel je m'attendais. J'ai l'impression d'avoir assisté à une oeuvre incomplète mais qui promet énormément. LA SCIENCE DES RÊVES sera pour Gondry, je l'espères, le début d'un parcours tout aussi original mais également plus mature. Abba

  SCORPION - Julien Seri avec Clovis Cornillac, Francis Renaud, Karole Rocher, Caroline Proust, Jérôme Le Banner, Olivier Marchal, Philippe Bas, Tadrian Hocking, Tony Mpoudja, 2006, France, 98m

Angelo, un boxeur thaï de talent, est écarté anormalement de la course aux médailles par son entraîneur lors d'un combat. Tout de suite après, au cours d'un règlement de compte, il tue par accident son challenger. Angelo est donc condamné à six ans de prison pour homicide involontaire. À sa sortie, ayant perdu goût à la vie, il devient clochard et passe son temps à boire de l'alcool. Mais il rencontre un vieil ami acoquiné au Milieu qui lui présente une femme, Virginie, dont il tombe amoureux. Cette rencontre l'amène à être pris en charge par Marcus, un important gangster et organisateur de combats clandestins. Celui-ci encourage Angelo à se reprendre en main et à devenir un combattant redoutable. Surnommé le Scorpion, Angelo réussit à obtenir la chance d'affronter le dangereux champion invaincu du free fight. Il apprend cependant qu'une des femmes dans l'entourage de Marcus, s'avère en fait une policière infiltrée pour faire tomber le redoutable gangster. Angelo espère alors que ce combat de championnat lui permettra de gagner l'argent nécessaire pour faire sortir Virginie du Milieu avant l'intervention de la police.

Se présentant au départ comme "le" film voulant lever le voile sur le circuit marginal des combats clandestins de boxe et d'arts martiaux, le résultat final n'atteint pas vraiment cet objectif. Certes, le Milieu est décrit avec assez d'autorité, ce qui accroche suffisamment le spectateur, et les scènes de combats sont filmés avec la brutalité et la sauvagerie définie par le genre "mixed martial arts". Cependant, La photographie aurait gagné à être moins artificielle dans l'illustration, et le montage plus élaboré afin de fournir un meilleur suspense lors des affrontements. Qui plus est, on a du mal à croire à cette histoire de combattant déchu voulant remonter la pente simplement par amour pour une femme, faisant ainsi sombrer le récit dans le mélo le plus larmoyant. La sous-intrigue policière greffé au scénario ne vient pas non plus arranger les choses, tellement elle surcharge inutilement la narration, en plus de créer un faux triangle amoureux des plus ridicules et un rebondissement final prévisible. La mise en scène reste acceptable sans plus et seul Clovis Cornillac se donne à fond de façon convaincante dans son rôle, aussi bien physiquement que dramatiquement. À ne voir donc que pour les scènes d'action (assez nombreuses) où comme une simple série B française réservé à un public peu exigeant. Mathieu Lemée

SEUL CONTRE TOUS - Gaspas Noé, 1998, France

après les recommandations de MITCH DAVIS (WOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!.........OOOOOOHHHHHHHHHHHHHH YEAHHHHHHHHHHHH !!!!........I`m a HOT NOW !!!.........WOOOOOOOOOOOOO !!!!) Je me suis finalement procuré une copie de ce film. En partant il faut dire que c’est un des films les moins HOLLYWOOD jamais fait !!!y a vraiment tout pour offusquer des vieux crisses de POLITICALLY CORRECT avec une couche au cul. L’histoire tourne autour d’un vieux débris qui, tanné de vivre sa vie de merde ,nous exprime ouvertement ses pensées (qui rejoignent une partie des miennes).La philosophie exprimée par ce film en est une qui touche a coup sur le pathétisme !!la morale ???.......AUCUNE !!..mais là, VRAIMENT aucune !!....simplement un regard et une écoute envers un être humain qui en a vu trop de cette vie chiante. Il faut quand même dire qu’il saute des coches que peu de personnes n'oseraient sauter ce qui rend le film assez unique. Sans être génial ce film se doit d`être vu pour le simple fait qu’il rejette toutes limites, exprime ouvertement un état d`être sans aucune censure et pisse a la raie de SIR EXCRÉMENTS HOLLYWOOD. Baron Blood

Très bien comme film, très bien. Mais par contre c'est un sacré downer. Kerozene


Le roman original de Kurt Steiner

Le SEUIL DU VIDE - Jean-François Davy, 1971, France, 1h15.

Après une romance avortée avec un diplomate marié (Michel Lemoine), Vanda est désemparée et décide d'aller tenter sa chance à Paris. Dès son arrivée à la gare, une vieille femme rabougrie lui offre une chambre triangulaire pour 200 francs le trimestre, une aubaine sur laquelle Vanda se jette immédiatement. Elle pourra y peindre en paix aussi longtemps qu'elle n'ouvrira pas cette mystérieuse porte supposément condamnée, lui dit la petite vieille. La curiosité est un bien vilain défaut...

Adapté d'un roman de Kurt Steiner publié au Fleuve Noir, LE SEUIL DU VIDE constitue un bel hommage à l'univers trouble et fascinant de l'auteur. Surnaturel et onirisme se mélangent habilement, aidés par un ensemble de comédiens fort corrects; Michel Lemoine a toujours une présence forte et fascinante, qui est malheureusement ici sous-exploitée. À mi-chemin entre DORIAN GRAY et un effort moins célébré de Raphaël Delpard, LA NUIT DE LA MORT, le récit exploite la hantise du vieillissement et le culte de la jeunesse éternelle. Les moyens employés frôlent le cannibalisme mais demeurent du ressort de l'occulte; on ne saisit pas bien tout ce qui se passe, et les tourments métaphysiques de l'héroïne manquent un peu de véracité. Davy innove carrément lors de quelques scènes - au demeurant solides - de délire. Les effets spéciaux sont très réussis pour l'époque... Les racines pornophiliques de Davy sont en tout point absentes, et il filme les corps féminins avec une sobriété glaciale. Michel Caputo, un autre célèbre pornographe, signe la direction artistique et se permet même une auto-référence; l'affiche que Vanda colle sur la porte "interdite" est celle d'une pièce qu'il mit en scène quelques temps avant le tournage, L'ATTENTAT. Davy se permet un caméo dans une scène de bar, discute de quelques idées philosophiques bien de son époque, puis se laisse oublier pour le reste du récit. On n'oubliera pas, cependant, l'atmosphère déroutante de son oeuvre et la belle heure d'enchantement que LE SEUIL nous aura procuré. Orloff

Film fantastique assez curieux par l'auteur du fameux premier porno "hard" français en 1975, "exhibitions" sorti juste avant "le sexe qui parle".

Ici, une jeune fille (Dominique Erlanger) emménage à Paris dans une chambre louée par une vieille dame rencontrée par hasard à la gare. Mais surprise, la chambre est triangulaire (ça me rappelle une nouvelle de lovercraft), et une porte donne carrément sur... un trou noir absolu qui arrête la lumière. Poussé, par la curiosité, la jeune femme va se montrer de plus en plus attirée par ce vide, et va y faire des séjours de plus en plus fréquent. Il va s'y passer plein de trucs bizarres là dedans, et vaguement surréalistes, avant qu'elle ne s'aperçoive qu'il s'agit en fait d'un piège pour se faire piquer sa jeunesse par la vieille du début!

Un film curieux donc, par un réalisateur éclectique et intéressant... à voir... Franfran

 

La SIRÈNE ROUGE - Olivier Megaton avec Jean-Marc Barr, Asia Argento, Frances Barber, 2002, France, 118m

Un matin, Alice se présente au poste de police avec en sa possession un dvd qui montre sa mère torturant sa nanny. Au visionnement du dvd, l'inspecteur Anita (Asia Argento) interroge la petite fille. Ses supérieurs ayant peur de la controverse (sa mère, en plus d'être une adepte d'orgies snuff à la mode sadomaso, a des relations avec les politiciens et est impliquée à un large réseau de traffic d'armes), ils décident de ne pas ouvrir une enquête. Alice est donc libre de quitter. A son départ, des hommes de mains de sa mère essaient de la kidnapper. Elle tombe sur un hitman (Jean-Marc Barr) qui décide de la protéger et de l'amener chez son père au Portugal. Suite à une altercation violente dans une station service, la police locale envoie Asia Argento à leur poursuite.

Il s'agit d'un thriller à la photographie glaciale et sombre qui correspond bien aux sentiments des personnages qui sont ici sans amour. Le film possède un rythme lent et une mise en scène des plus esthétique. Le film comporte des interprètes de talents, mais il y manque un quelque chose pour en faire un bon film. Le film hésite entre le film d'action tout public à la mode hollywoodienne et du thriller sophistiqué. Ne vous fiez pas à la jaquette qui nous laisse croire à " un film d'action violent avec Asia Argento " son apport au film est minime. De plus, elle y est doublée dans la version française. Le film pourra vous plaire si vous êtes un fan de Jean-Marc Barr ou si vous désirez élargir votre filmographie d'Asia Argento, sinon vous feriez mieux de passer votre chemin. Ce n'est pas que le film soit mauvais, mais il y manque décidément un quelque chose pour surpasser le niveau d'un téléfilm d'excellente facture. Donc un produit moyen à la mise en scène élégante.

Pour terminer, il y a aussi un problème avec le running time du film. Derrière la jaquette du boîtier français, on indique une durée de 114 min., alors que celle de la version anglaise en indique une de 119. Mais chez IMDB on en indique une autre de 118!

Scène marrante du film : Un tueur à gage avec une large barbe à la ZZ TOP qui manipule un bazooka à rayon infrarouge. On croirait vraiment que c'est l'un des membres du groupe ! Black Knight

J'avais lu le magnifique roman de Maurice G. Dantec, sulfureux, et je me demandais comment on allait réduire un roman si dense en 90 minutes... On a pas réussi.

Une jeune fille se présente au poste de police pour dénoncer sa mère, meurtrière. Mais celle-ci est protégée par des gens haut placés et la fille s'enfuit, pour se retrouver dans la voiture d'un mercenaire qui la prend sous son aile. Le combat entre les forces d'Eva, la mère sadique, et Hugo, le soldat mystérieux, sera féroce.

On débute avec une surcharge de gros plans, cadrages très télé, Olivier Megaton ayant oeuvré pour la télévision. Ca en devient ridicule lors d'une poursuite à pied, les plans serrés empêchant de savoir à quelle distance les coureurs sont, l'un de l'autre, exit le suspense. Ce ne sera d'ailleurs que vers la fin, lors d'une fusillade et un rendez-vous final, que l'on assiste à du montage plus efficace, un peu tard. Les dialogues sont souvent artificiels, évacuant les enjeux beaucoup plus dramatiques du roman. Ici on ne fait qu'effleurer le personnage d'Eva, que sa fille appelle un monstre, mais que l'on ne découvre pas assez. Pourtant on avait pris le soin de montrer, en générique, la série de meurtres crapuleux qu'elle commet, mais on noie le sujet par la suite. Le tournage en anglais laisse peu de dialogues à la policière, Asia Argento, que l'on utilise en couverture pour attirer le spectateur. Elle s'en tire bien, dans un rôle pratiquement de faire valoir pour Jean-Marc Barr, un peu trop souriant pour un type traumatisé par les guerres auxquelles il a participé.

Si on fait abstraction du matériel d'origine, on peut y trouver un certain plaisir, d'un film d'action avec quelques scènes qui valent le détour. Cependant, on est à cent lieues d'un roman formidable que je vous conseille de dévorer.

On annonce le tournage de Babylon Babies, la "suite" de la Sirène Rouge, plus complexe et plus science fictionel. Espérons que l'opération transfert cinéma sera plus réussie. Mario Giguère


Roberta Close

SI TU VAS A RIO... TU MEURS - Philippe Clair, 1987, France/Brésil/Italie 

Aldo Maccione joue deux rôles dans cette comédie folichonne: un prêtre qui est envoyé à Rio pour tester sa foi ( il avait un faible pour la chair ) et son frère macho qui est obligé d'accompagner des futurs trafiquants de drogue pour vendre deux kilos de "pure". Voilà tout Rio qui confond les deux jumeaux qui ne savent pas qu'ils sont en même temps dans la ville. Mafioso, prêtres et nonnes seront embarqués dans un tourbillon d'aventures culminant durant le carnaval de Rio.

Aldo Maccione est égal à lui-même dans son personnage de macho, à la fois très sûr de lui et complètement foireux, alors qu'en curé, il se retrouve toujours en situation de péché potentiel. Faut dire qu'elles sont belles les brésiliennes. À commencer par Julia, le leader des futurs trafiquants, qui frappe fort mais a un faible pour notre Italien. Dans ce rôle, Roberta Close, célèbre mannequin au Brésil, s'avère être réellement un homme qui a pris des hormones, je me suis fait rouler ! Philippe Clair qui a tourné à plus d'une reprise avec Aldo, voir TAIS TOI QUAND TU PARLES, y joue le chef de la mafia locale, rôle court dans lequel il se tire bien. Caroline Ohrner complète le tableau en nonne fort jolie. Poursuites, quiproquos, la drogue dans la soupe, la voiture qui démarre de reculons, on est pas devant un chef d'oeuvre mais une petite comédie de bon aloi pour distraire le samedi soir. Mario Giguère

Les SOUS-DOUÉS - Claude Zidi avec Daniel Auteuil, Maria Pacôme, Michel Galabru, Hubert Deschamps, Catherine Erhardy, Philippe Taccini, Françoise Michaud, Tonie Marshall, Gaëtan Bloom, Hélène Dublin, Patrick Laurent, Honoré N'Zué, 1980, France, 92m

Mme Jumaucourt dirige un collège privé qui doit préparer ses étudiants au baccalauréat. Mais tous ses élèves sont des cancres irrécupérables qui songent plus à faire des mauvais coups aux professeurs qu'à prendre leurs études au sérieux. Après plusieurs vaines tentatives pour ramener les élèves au pas, la directrice croit enfin remédier à la situation en achetant une machine électronique munie de propriétés punitives. Mis à rude épreuve, les élèves décident de riposter avec une petite bombe artisanale. Leur idée est entendue cependant par un restaurateur arabe qui voit là une façon de commettre un attentat, ce qui fait que dans la confusion, les bombes se sont interchangés. Ainsi, une vraie bombe fait exploser l'école et les étudiants sont tous traduits en justice. Afin d'éviter la prison, les jeunes n'ont d'autre choix que de réussir à obtenir leur bac. N'ayant évidemment pas étudié de l'année, les jeunes cancres devront trouver divers moyens de tricher aux examens sans que la police chargée de les surveiller puisse s'en apercevoir.

Cette comédie bien française a connu un tel succès qu'elle est vite devenue culte chez les adolescents et les nostalgiques comme certains d'entre nous, car elle nous rappelle comment nous avons tous un peu niaisé pendant les cours et mis parfois la priorité sur le plaisir et l'amusement plus que sur le sérieux des études scolaires. Claude Zidi, réalisateur de plusieurs comédies à succès, accumule ici de nombreux gags autour du sujet plutôt que de tabler sur une vedette connue et cela fonctionne. Les diverses situations et répliques ont de quoi provoquer le rire, autant chez les jeunes que chez les adultes, bien que la ligne du récit est lâche et que l'ensemble apparaît ficelé de bric et de broc. Il manque donc un sens du fini au produit où la facilité est préférée au détriment de la profondeur, mais pourquoi bouder notre plaisir du moment qu'on se marre bien devant tant d'amusantes idées cocasses et loufoques? On ne peut donc que s'incliner, d'autant plus que de jeunes acteurs, mené par la future star Daniel Auteuil, s'ébrouent avec dynamisme aux côtés d'interprètes chevronnés dans le genre. Mathieu Lemée

Les SOUS-DOUÉS EN VACANCES - Claude Zidi avec Daniel Auteuil, Guy Marchand, Grace de Capitani, Charlotte de Turckheim, Gaëtan Bloom, Patrick Laurent, Philippe Adler, Honoré N'Zué, Hubert Deschamps, 1981, France, 96m

Après avoir réussi son bac, Bebel espère passer ses vacances avec sa nouvelle conquête féminine. Mais celle-ci le laisse en plan pour un autre, ce qui l'amène à être un cobaye dans l'essai d'un ordinateur conçu pour déceler les affinités sentimentales. Il fait ainsi la connaissance de Claudine dont la soeur jumelle lui a fait subir une épreuve pareille à celle de Bebel. Tous les deux semblent faits l'un pour l'autre mais un chanteur de charme, Memphis, qui commandite l'expérience pour une nouvelle chanson, a aussi un oeil sur Claudine. Il trouve un moyen de discréditer Bebel à ses yeux, pouvant ainsi entraîner la belle à Saint-Tropez afin de définitivement la conquérir. Bebel ne se décourage pas et pour reconquérir sa flamme, il fait appel à quelques copains d'études pour l'aider à mettre des bâtons dans les roues au chanteur de charme. Mais il devront aussi se débrouiller pour gagner de l'argent car Saint-Tropez est une ville dispendieuse. Après de nombreuses mésaventures, le tout se conclura de façon surprenante.

Suite rapide d'un succès comique devenu culte, "LES SOUS-DOUÉS EN VACANCES" n'a pas vraiment rapport avec le sujet du premier film, à l'exception des personnages de Bebel et de ses camarades qui faisaient parti des cancres du film précédent. Plus encore d'ailleurs que dans "LES SOUS-DOUÉS", on a l'impression de regarder un déballage continu d'idées comiques jetées en vrac sans souci de finition ou de structure. L'idée de base est carrément gratuite et n'a pas l'impact du thème comique proposé dans le premier "SOUS-DOUÉS". Si les gags visuels sont cependant réussis, d'autres portent un peu trop souvent sur la muflerie des personnages masculins, tandis que les femmes garnissent joliment la pellicule. Cette comédie de Claude Zidi ne va donc jamais bien loin, mais le spectateur pas trop difficile y trouvera matière à rire car certaines idées sont fort drôles. Rien de plus qu'une bonne détente donc, à la réalisation qui ne laisse aucune place aux temps morts, mais qui ne laisse aucun souvenir impérissable non plus. Daniel Auteuil et ses copains se débrouillent comme ils peuvent alors que Guy Marchand met un peu de mordant dans son interprétation du chanteur de charme. Mathieu Lemée

Les SOLEILS DE L'ÎLE DE PÂQUES - Pierre Kast avec Maurice Garrel, Alexandra Stewart, Françoise Brion, Norma Bengel, Jacques Charrier, Marcello Romo, Zozimo Butbul. France (coproduction brésilienne et chilienne), 1972, 1h40

Maurice, ingénieur, Irenio, prêtre, Helvio, entomologiste, Norma, astronome, Françoise, ethnologue et Alexandra, médium, vivent aux quatre coins du monde et ne se sont jamais rencontrés. Sujets aux mêmes hallucinations, ils se retrouvent un jour tous les six sur l'île de Pâques, dont les mystérieuses statues semblent être la clef de leurs visions...

"Un conte cinématographique" : ainsi est défini, dès le générique, cet étrange film de science-fiction français, récemment sorti de l'oubli par une réédition en DVD (aux éditions Opening) et de nombreuses diffusions sur les chaînes spécialisées du réseau câblé. Entièrement narré par la voix-off de Maurice Garrel - qui joue également le rôle de l'ingénieur - LES SOLEILS... nous présentent un à un, avec lenteur mais pas sans style, les différents protagonistes. Il s'agit bien d'un conte, en ce sens que chacun des personnages représente un archétype, un mode de compréhension du monde (scientifique, humaniste, religieux ou ésotérique) bien particulier.

Issus de terreaux culturels et intellectuels divers, les différents "hallucinés" vont se reconnaître par la marque de nacre circulaire qui a poussé dans le creux de leur main gauche, s'unir deux par deux, et se retrouver sur l'île de Pâques. Chaque vision est accompagnée de sons hautement psychotroniques, sorte de musique électronique "pré-kraftwerkienne", assez proche de la musique dite "contemporaine". La narration nous emmène dans divers coins, magnifiques, de la planète (Polynésie, Brésil, Chili). Cela ajoute au côté "connaissance du monde" de l'œuvre. Quant au dénouement, sur l'île du titre, il va jusqu'au bout du canevas théorique un rien fumeux sur lequel repose le film, et selon lequel des formes de vies extra-terrestres auraient peuplé le bas monde bien avant les humains. Ces présupposés ont beaucoup vieilli, tout comme le discours du film. Mais la beauté de ses images et le ton intriguant de sa narration le rendent malgré tout sympathique. Étrangement sympathique disons, malgré une lenteur parfois plombante. Stelvio

Les SUSPECTS aka THE SUSPECTS aka LA POLIZIA INDAGA aka SIAMO TUTTI SOSPETTATI - Michel Wyn avec Mimsy Farmer, Michael Lonsdale, Michel Bouquet, Bruno Crémer, Jacques Fabbri, Paul Meurisse, Renaud Verley, Jean-Claude Dauphin, Marie-Hélène Breillat, Giampiero Albertini, Luigi Pistilli, Edmund Purdom, 1974, France-Italie, 1h28

Candice Strasberg, une jeune étudiante américaine en vacances, a l'intention de gagner la Côte d'Azur en faisant la route à travers la France. Un mois après son départ de Paris, son cadavre est découvert au lieu-dit "Le Val d'Enfer", près des Baux de Provence. Les vêtements lacérés, le corps à moitié dénudé, donne à penser que la jeune fille a été violée. Un sillon autour du cou ne laisse aucun doute sur les causes du décès. Mais qui, de tous les hommes que la jeune femme a croisés au cours de son périple, est le coupable ?

Connu pour ses dramatiques télévisées consensuelles ("La Demoiselle d'Avignon", "L'Avocate"), le réalisateur français Michel Wyn a peu tourné pour le grand écran. A la vision de cet efficace suspense, il est permis de le regretter. A l'aide d'une narration complexe basée sur le recours au flash-back, Wyn explore tous les rouages d'une enquête policière. Plus que l'énigme criminelle, c'est le contexte sociologique qui préoccupe le cinéaste. Que d'efforts, que de vies bouleversées, que de fausses pistes avant d'arriver à la vérité ! Certes, le film pêche parfois par excès de didactisme, mais jamais ne lasse. Base de cette relative réussite, le casting, très luxueux : Mimsy Farmer, reine de l'"Eurocrime", beauté emblématique de son temps, resplendit une fois de plus. Tous les autres interprètes trouvent le ton juste, avec des mentions spéciales à Paul Meurisse, parfait en homme d'affaires cynique, et à Giampiero Albertini, qui quittait là les "poliziotteschi" pour composer un vagabond italien plus vrai que nature. Adaptés d'un roman de Paul Andreota ("La Pieuvre", éditions Christian Bourgois), ces SUSPECTS méritent qu'on plaide en leur faveur ! Stelvio

SWIMMING POOL - François Ozon avec Charlotte Rampling, Ludivine Sagnier, Charles Dance, 2003, France,1h42

Sarah Morton, auteur anglais de polars à succès, se rend en France dans le Luberon, dans la maison de son éditeur, pour se reposer et travailler. Mais une nuit, Julie, la fille française de ce dernier, débarque dans la demeure et vient perturber la quiétude de la romancière...

"Le cinéma, c'est faire faire de jolies choses à de jolies femmes", dit un jour François Truffaut. Cette règle, François Ozon, metteur en scène méticuleux et précis, excellent directeur d'acteurs, semble l'avoir faite sienne avec ce SWIMMING POOL. Premier film tourné en anglais par le cinéaste français, ce thriller psychologique voit Ozon "standardiser" sa mise en scène, habituellement plus maniérée et criarde. Tout repose sur le charme des deux interprètes principales. Ludivine Sagnier resplendit dans ce rôle de Julie, "cagole" à la cuisse légère et aux seins lourds. Ses ébats bruyants et répétés au bord de la piscine vont peu à peu ramener à la vie la romancière anglaise.

C'est là que les ennuis du film commencent : une fois établie la tension entre Julie et Sarah, Ozon ne sait plus quoi en faire. Le semblant d'intrigue policière dilue la confrontation des deux personnages et casse le huis-clos établi dans la première partie du film. La beauté radieuse et décomplexée de Ludivine Sagnier permet néanmoins de maintenir ce film dans la catégorie des œuvres recommandables à tout spectateur mâle normalement constitué. Oui, il faut le dire simplement : Ludivine est une bombe ! Mais malgré cet atout non négligeable, SWIMMING POOL ne se hisse pas au niveau de LA PISCINE (1968), grande réussite de Jacques Deray, avec également un affrontement, autrement plus ambigu et réussi, entre Alain Delon et Maurice Ronet, arbitré par Romy Schneider. Stelvio

Le TEMPS DU LOUP - Michael Haneke, 2003, France

Un homme, sa femme ( Isabelle Hupert ) et leurs deux enfants se rendent à leur chalet de campagne pour découvrir avec effroi qu'une autre famille habite les lieux. Le père va être brutalement assassiné par les intrus qui forceront ensuite la mère et gamins à quitter le chalet. On apprend alors que le monde occidental est devenu pris d'eau potable, de nourriture et d'électricité et que tous les moyens sont rendus bons pour survivre. Le reste du film suit alors la petite famille qui prendra refuge dans une gare avec d'autres survivants. Ensemble, ils attendent un train qui devrait les amener vers une vie meilleure.

Après avoir fait trois petits chefs d'oeuvre, on pouvait s'attendre à ce qu'Haneke se casse éventuellement la gueule. C'est maintenant chose faite avec son TEMPS DU LOUP, facilement l'un des pires films du cinéaste autrichien. L'oeuvre en soit n'est pas un échec total puisqu'elle contient plusieurs bonnes choses dont une interprétation impeccable des comédiens ( quoique l'on sent à certains moments qu'ils tombent dans le cabotinage ) et une photographie magnifique accentuée par une superbe utilisation de plans séquences. En fait, chaque plan du film bénéficie d'une esthétique à couper le souffle.

Non, le problème du film réside dans son propos. On comprend qu'Haneke veut nous montrer l'homme à son pire, mais on a de la misère à le suivre dans son parcours, certains personnages agissant soit trop méchamment, soit trop gentillement. Le climat apocalyptique que l'on retrouve dans les deux DAWN OF THE DEAD est complètement absent de l'oeuvre et elle en souffre énormément puisque le spectateur ne ressent pas l'angoisse des personnages. Le film tombe également dans une certaine prétention lorsqu'il aborde des thèmes plus religieux, ce qui n'apporte absolument rien au récit.

En fait, on a l'impression qu'Haneke n'avait le projet à coeur. Son TEMPS DU LOUP est correct, mais il n'a pas l'âme que l'on retrouvait dans LA PIANISTE, CODE INCONNU et FUNNY GAMES. Une légère déception. Oncle Freak

TERREUR CANNIBALE  aka Terror caníbal aka Cannibal Terror aka Kidnapping - Allan W. Steeve aka Alain Deruelle , scénario et dialogues: H.L. Rostaine alias Marius Lesoeur, production : Eurociné [Marius Lesoeur] (Paris) et Titanic Films (Madrid), photo: Emilio Foriscot et Alain Hardy, musique : Jean-Jacques Lemeztre, montage: Roland Grignon assisté de Dominique Petit, avec Olivier Mathot (Danville), Silvia Solar (Madame Danville), Anthony [Antonio] Mayans (Mario), Tony [Antoine] Fontaine, Pamela Stanford (Manuela), Gérard Lemaire, Burt Altman, Stan Hamilton, Michel Laury, Annabelle (Laurence Danville), Antonio Jover (Antonio), Chris Yebenes, Montserrat SAlvador, Amparo Marsilla, Mariam Camacho, 1980, France /Espagne 

2 Gangsters et leur blonde (pas mal idiots sur les bords), enlèvent une petite fille pour obtenir une rançon. L'opération tourne mal et ils trouvent refuge dans une maison situé près d'une forêt infestée de sinistres cannibales. Après que l'un d'eux viole la femme de leur hote, ils s'enfuient dans la forêt où ils devront faire face à une terrible vengeance !

Avec un générique comme celui-là, on pourrait croire qu'il s'agit d'un film de Jess Franco, mais il n'en n'est rien. Produit par Eurociné par Marius Lesoeur, ce petit film fait assez piètre à voir. La jungle de cannibales ressemble plus à une petite campagne et le maquillage des cannibales semble avoir été fait avec de gros crayons feutres. Il y a bien 2 scènes d'éventrements où les entrailles sont dévorées, mais les intestins ressemblent plus à du poulet à la sauce barbecue ! La nudité n'y est pas trop abondante et peut être que la soundtrack de Jean-Jacques Lemètre est la seule chose bien intéressante ici. Si quelqu'un le veut manifestez-vous, parce que sinon ce film prendra le bord des vidanges ! Black Knight

Des méchants gangsters kidnapent la fille d'un riche couple et s'en vont se réfugier chez un type qui vit en lizière de la jungle, une jungle pleine de sauvages anthropophages qui n'hésiteront pas à manger du kidnappeur !

Viva Eurociné, a-t-on envie de s'écrier au visionnement de pareil aberration cinématographique ! Entre les acteurs au jeu approximatif mais fort comique, la jungle pleine de sapins et les cannibales qui ont l'air aussi sauvages que mon voisin de palier, il y a de quoi se régaler. Fort heureusement, les auteurs de cette perle ont tout de même pensé à leurs spectateurs et n'ont quand même pas oublié de mettre quelques scènes de cannibalisme bien ragoûtantes durant lesquelles la caméra se hasarde gaillardement sur la tripaille sanglante des victimes, ne manquant pas de se faire malaxer, mâchouiller puis avaler par des figurants au visage peinturluré en qui grognent férocement. Une scène de viol vient également égayer ce métrage qui se termine sur une note ô combien moraliste: le crime ne paie pas. Merci Eurociné. Kerozene

TERROR OF PREHISTORIC BLOODY CREATURES FROM SPACE - Richard Thomson, 1998

Prologue: un homme des cavernes course une femelle et se fait bouffer par une bestiole verdâtre.

Aujourd'hui: le prof Jules Rassic découvre d'étranges oeufs et les ramène en France. Dimitri, jeune savant habitant chez son paysan de père commande un oeuf. C'est là que les filles nudistes bronzant près du lac se font bouffer par des dinosaures verts. Un clown veut lancer un business avec la bête, un scout catho anti-nudiste voit là le résultat de la luxure, les assistantes de Rassic se foutent à poil sans raison...

Ca délire grave ! Volontairement débile, Thomson a réuni une pléiade d'actrices du X pour nous faire plaisir. Les dinos sont vraiment craignos. Les effets gores très sommaires. La victoire - relative - se fait à l'aide d'une chanson, comme dans ATTACK OF THE KILLER TOMATOES, et d'autres. C'est cheap, fauché, lourd (l'humour et le jeu des acteurs sont extrêmement poussé), ringard, mais le tout est fait avec un plaisir tellement évident que je ne peux que respecter. Dernier mot: la musique est, elle aussi, pénible.  Kerozene

Le TESTAMENT DU DR CORDELIER - Jean Renoir, 1960

A l'origine réalisé pour la télévision par Jean Renoir (ce qui n'est quand même pas rien...), ce TESTAMENT est une énième version de l'histoire du DOCTEUR JEKYLL ET MISTER HYDE et en reprend les grandes lignes : le docteur Cordelier, psychiatre renommé, fait des expériences sur le cerveau d'un certain Monsieur Opale. Or durant cette même période diverses agressions plus ou moins graves ont lieu dans le voisinage sont commises. Les victimes ayant décrit leur agresseur, ce dernier s'avère été le sinistre et mystérieux Opale... Une enquête est menée, trouvant son épilogue chez le docteur Cordelier : ce dernier et Opale ne formant qu'une seule est même personne, le docteur étant son propre cobaye.

En résumé, c'est ce que ça donne. Pas vraiment de surprise dans cette version, le double personnage étant toutefois interprété par Jean-Louis Barrault qui s'en donne à coeur joie lorsqu'il joue Opale. Mais bon, il faut quand même se rappeler que pour la télévision de l'époque ça devait faire son effet. Abronsius

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8

Voyez également plusieurs films Français coquins dans la section LIBERTINAGE
À noter aussi que plusieurs films de JESS FRANCO sont des productions Françaises
autres liens:
Marsfilms | MAX PECAS SPIRIT | Le site de RICHARD J. THOMSON | les CHARLOTS | JEAN MARAIS | Moviemania | affiches sur le site de Pierre Aubry | Moviecovers.com

Google
 
Web www.clubdesmonstres.com

Louis de Funes

100 FILMS | INTRODUCTION | ART | ARCHIVES | BESTIAIREBLOG | NOS CHOIX | COURRIER | DICTIONNAIRE VISUEL | EDWIGE FENECH | FIGURINES | FORUM | GAZETTE | LECTURES | LIENS | LUTTE | MP3 - WAV | REPORTAGES | RESSOURCES | PHOTOS | VISIONNEMENTS | VENTE