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RETROSPECTIVE
RICCARDO FREDA |

1909 - 1999
Sur une suggestion de Robert Monell, le regretté Riccardo Freda
mise à jour le 13 aoüt 2008
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CALTIKI aka Caltiki, il mostro immortale - Riccardo Freda / Mario Bava aka Robert Hampton, 1959, Italie Lors d'une expédition dans des ruines maya, des chercheurs découvrent une grotte qui les mènent à un temple de sacrifice souterrain. En explorant le lac souterrain à la poursuite des bijoux qui recouvrent les squelettes, on découvre Caltiki, un montre antédiluvien qui se nourrit de chair humaine et qui devient énorme sous l'influence de la radioactivité. Heureusement on le détruit avec l'aide du feu, mais un membre de l'expédition en a une partie d'attachée à son bras ! Ramené aux États Unis, le bougre devient amer et méchant, convoitant la femme de son collègue, sapristi. Par-dessus le marché, une comète revient vers la terre, comète qui aura pour effet de faire grandir à un rythme effarant le monstre immortel ! Dans le sillon de THE BLOB et du premier Quatermass, Riccardo Freda débute le tournage de cet excellent film de monstre, avec des pseudonymes américains pour tout le monde. Mario Bava, qui assumera le tournage après la quatrième journée, sous le pseudo John Foam, tourne efficacement les scènes d'horreur. Caltiki est beaucoup plus organique qu'un Blob et les scènes ou il a partiellement digéré un visage ou un bras nous ont effrayés dans notre jeunesse et tiennent le coup encore aujourd'hui. Le travail d'éclairages est merveilleux, je note encore une scène de confrontation, comme dans Blood and Black Lace, entre le vilain et la femme courtisée, ou les deux acteurs avancent dans la pièce tout en gardant un éclairage dramatique, soulignant tour à tour le visage monstrueux de l'homme et le visage apeuré de la femme. Le tout se termine rapidement, le feu ne pardonnant pas, mais comme le titre nous annonce l'immortalité de la créature... Mario Giguère |
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Malheureusement, COPLAN OUVRE LE FEU A MEXICO semble avoir été produit à vitesse grand V par une équipe soucieuse de livrer un film dans un délai très court et pour un budget des plus serrés. Le scénario (signé Bertrand Tavernier) est affreusement confus et le découpage du film n'est pas fait pour arranger les choses. Riccardo Freda, dont c'est le deuxième Coplan après COPLAN FX 18 CASSE TOUT réalisé l'année précédente, ne se montre pas très inspiré non plus, que ce soit durant les scènes de dialogues ou les scènes d'action molles en plus d'être brèves. Le spectateur pas trop indulgent trouve tout de même matière à rigoler face aux nombreuses et grossières maquettes de voitures et d'avion qui terminent dramatiquement leur course dans des décors miniatures. Sinon, il reste un casting féminin qui tend à prouver que les Coplan-girls n'ont pas à rougir face aux Bond-girls. Dans le rôle principal, on trouve Lang Jeffries (Perry Rhodan dans 4, 3, 2, 1, OPERATION LUNE), qui adopte le comportement du parfait espion héroïque mais détestable : antipathique, misogyne et méprisant. A côté de lui, le James Bond version Sean Connery, c'est le Père-Noël. Au final, pas grand chose à garder. On préfère penser à cela comme l'un des titres anecdotiques de la filmo d'un réalisateur qui a su se montrer autrement plus inspiré dans d'autres genre, mais aussi comme le film sur lequel Yves Boisset se fait les dents comme réalisateur de seconde équipe avant de s'attaquer à sa première réalisation pour le cinéma : COPLAN SAUVE SA PEAU (1968). Kerozene |
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DOUBLE FACE aka Puzzle of Horrors aka A Doppia Faccia aka Das Gesicht Im Dunkeln - Riccardo Freda, 1969, Italie/Allemagne de l'Est, 1h25 Klaus Kinski rencontre une femme aux sports d'hiver devant un bluescreen, ils tombent en amour et se marient. Mais sa femme, une riche héritière qui aime lui casser les couilles en s'envoyant sa meilleure amie sous ses yeux, finit par le mettre à bout. Puis elle meurt mystérieusement dans un accident de la route. Kinski en fait son deuil, mais un jour où il se sent coquin, il la reconnaît dans un sordide softcore amateur projeté dans un bar "underground". Peu après, les signes de vie de sa femme décédée se multiplient. Il mène son enquête. Truffé de bons moments mais souffrant d'un manque de rythme manifeste, et réalisé n'importe comment par un Ricardo Freda visiblement fatigué, à la caméra conventionnelle, ce thriller ne se porte bien que grâce à la présence de Kinski. Sa présence fascinante ne rachète cependant pas tout, et le passage à l'écran de Margaret Lee est beaucoup trop bref. Comme dans beaucoup de films italiens de l'époque, une obsédante chanson-thème est associée avec la disparue, et Freda l'utilise à bon escient. Le film demeure moyen ou divertissant selon votre niveau de tolérance du moment. Le scénario est adapté d'un roman d'Edgar Wallace et Lucio Fulci a co-écrit le scénario avec Freda. Paraîtrait que les distributeurs français, en 1976, avaient ajouté des inserts hards pour en faire une version exploitable en salle X, et qu'Alice Arno était de la partie ! Je demande à voir ! Orloff |
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FEAR aka L'Ossessione che uccide aka The Wailing - Riccardo Freda avec Anita Strindberg, Laura Gemser, 1980, Italie/France/Espagne, 92m Deux hommes et deux femmes font du repérage de tournage dans le domaine ou jadis, l'acteur principal a vécu son enfance, y tuant son père dans un accès de folie. Mais il n'en a aucun souvenir et toute l'équipe se fera trucider rapidement. Est-il vraiment fou, qu'est-ce que ces semblants de messe noire ? Pourquoi sa mère le drague ouvertement ? Sorti en 1980, soit cinq ans après Profondo rosso, les références au film de Dario Argento sont assez nombreuses pour que l'on devine tout ce qui se passe. C'est enrobé de sorcellerie, d'une très mauvaise musique, des effets spéciaux amateurs et de mauvais acteurs, à part la mère qui fait un bon numéro, mais ce n'est rien d'original, rien de bon. Il y a bien un 3 minutes vers la fin avec soudainement de la musique à la Goblin, mais la séquence finit en douceur, et le film finit platement. Non d'une bobinette que le film est plate !! Mario Giguère |
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IGUANA DALLA LINGUA DI FUOCO - Riccardo Freda avec Luigi Pistilli, Dagmar Lassander, Anton Diffring, 1971, Italie La nuit tombe doucement. Dans une demeure cossue une jeune femme fume près de la fenêtre. La poignée de la porte d'entrée pivote, et quelqu'un pénètre dans la maison, observe la demoiselle par une porte entrouverte. Elle se redresse, à l'écoute, puis se détend. Elle monte dans sa chambre, toujours surveillée par l'inconnu. Elle s'asseoit sur le lit, essaye de téléphoner, mais pas de tonalité : le cable du téléphone à été sectionné. Une main gantée de noir coupe les fusibles, plongeant les lieux dans l'obscurité. La donzelle tente une sortie, ouvre la porte. Gros plan sur un visage caché par des lunettes noires... vous devinez la suite. Au matin, un cadavre en fort piteux état est retrouvé dans le coffre de la voiture d'un ambassadeur. La présentation des personnages qui suivra les montrera évidemment tous en possession d'une paire de lunettes noires ah ah ah... Il s'agit donc d'un giallo dont j'ai du mal à penser que certains passages ne sont pas parodiques. En plus du coup des lunettes, une autre scène quasi comique : la mère du flic qui enquête sur les meurtres trouve dans leur armoire à pharmacie un rasoir coupe choux (arme utilisée pour les meurtres) sanguinolent enveloppé dans un mouchoir tout aussi imbibé : musique tendue, l'inspecteur rentre chez lui (c'est à dire chez sa maman). Sa vénérable lui montre l'objet, et il lui dit qu'il s'est coupé en se rasant, montrant un minuscule bout de sparadrap sur son cou. D'un autre coté, le film est d'une violence graphique plutôt rare pour l'époque, et certains aspects donnent à l'ensemble une tonalité très sombre. Outre les éléments habituels au genre tels que frustration sexuelle, décadence des classes aisées, le personnage chargé de l'enquête porte un souvenir douloureux illustré par une scène bien glauque et brutale qui reviendra plusieurs fois. Mention spéciale aussi au final assez sauvage. La distribution est bonne, et on a plaisir à voir ces acteurs, même si certains personnages semblent un peu à coté de l'intrigue (notamment l'ambassadeur joué par Anton Driffing).La copie que j'ai vue ne me permet pas de juger la photo, la réalisation est honnête, mais certaines transitions (de lieu notamment) paraissent étrangement brutales. La résolution finale est à placer assez haut sur l'échelle du n'importe quoi, ce qui n'est pas forcément un gros défaut pour un giallo. De toutes façons, j'aime bien le giallo. Riton |
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I VAMPIRI aka The devil's commandment - Riccardo Freda et Mario Bava (non crédité) avec Gianna Maria Canale, Carlo D'Angelo, 1957, Italie, 78m Paris en 1957. Un pêcheur récupère le cadavre d'une étudiante flottant dans la Seine. Peu de temps après une comédienne est enlevée dans sa loge... Un mystérieux tueur en série, rapidement surnommé "I Vampiri" s'en prend à des jeunes femmes dont le seul point commun semble être leur groupe sanguin... Parallèlement à l'enquête de la police, menée par l'inspecteur Santel, le jeune journaliste Pierre Valentin couvre l'affaire pour son journal, de manière beaucoup plus efficace. Il retrouve rapidement la trace d'un drogué, Joseph Segnoret, qui n'est autre que le bras armé du célèbre Professeur Du Grand. En effet, Julien du Grand, médecin qui ne s'embarrasse pas de scrupules, utilise le sang frais de jeunes filles pour assurer la vie éternelle à Giselle du Grand. Rarement décor d'un film contemporain sera allé aussi loin dans la description d'une horreur aussi graphique : de la pièce où est retenue captive la pauvre Laurette, digne d'une véritable chambre des tortures, à la crypte ornée de têtes de squelettes blafards, chaque pierre semble imprégnée de la personnalité morbide de la Duchesse. Ici l'utilisation du noir et blanc explose littéralement, merveilleusement mise en valeur par une photographie d'exception qui renforce l'aspect malsain du film de Freda. Le film hésitant constamment entre polar noir et film d'horreur gothique, aura cependant du mal à trouver son rythme. Suite à une opposition sur une vista plus "commerciale" qu'avait sa production sur le film, Freda quitte le tournage au bout de 10 jours, laissant sa place à Mario Bava qui le terminera. Cependant l'échec commercial retentissant du film lors de sa sortie en Italie, poussera Riccardo Freda à s'initier à la mode des pseudos Anglo-Saxon et réalisera son prochain film, "Caltilki" en 1959, sous le nom de Robert Hampton. Malgré tout, "I Vampiri" et sa plastique envoûtante reste sans aucun doute une référence dans le paysage cinématographique de l'époque. Marc Evil |
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MACISTE EN ENFER aka Maciste all'inferno aka The Witch's Curse - Ricardo Freda, 1962, Italie
On
se trouve en pleine inquisition - alors que je pensais voir un
péplum standard - et une sorcière se fait brûler
dès le début. Sa descendante est accusée elle
aussi de sorcellerie, et on prépare le bûcher. A ce
moment arrive MACISTE, l'homme le plus fort du monde, |
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TERROR OF DR HICHCOCK aka L'Orribile segreto del dottor Hichcock - Ricardo Freda, 1962 Un classique de Ricardo Freda que je n'avais jamais vu. En 1885, en Angleterre, le docteur Hichcock s'amuse à anesthésier sa femme pour lui faire l'amour, préférant faire la chose avec une semblante de morte. Elle en mourra, mais le sacripant revient dans sa ville 12 ans plus tard avec Barbara Steele. Ses pulsions sont toujours là, de même que sa femme qui n'était pas vraiment morte. Les choses se compliquent ! Un bon programme double avec Lisa and the Devil, deux films sur la fascination eros-thanatos. De magnifiques éclairages et une Barbara Steele d'une beauté rare, avec ce visage si particulier. Mario Giguère |
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SAMSON AND THE SEVEN MIRACLES OF THE WORLD aka MACISTE ALLA CORTE DEL GRAN KHAN - Riccardo Freda, 1961, Italie/France "I like every film genre, especially action. I like movement." Riccardo Freda China, 13th Century: during the time of the Mongol invasion a superhero appears to assist the true rulers to rout the occupiers. He is Maciste (Gordon Scott) (named SAMSON in US versions) and in this exciting, energetically edited and vividly composed peplum he makes an uneasy alliance with the stunning Helene Chanel and a sect of monks which involve him performing a series of "miracles": stopping a mass execution, ringing an ancient bell and, most spectacularly, causing an earthquake when he frees himself from his underground tomb. Gordon Scott makes for an engaging Maciste but Riccardo Pallotini's richly textured cinematography and Freda's spatially complex set ups really bring us into another world. Unfortunately, the 2004 Alpha DVD, which has better colors than some previous VHS models (which unfolded through a pink haze, fullscreen) is only partially "letterboxed", meaning that it's a reduced version of the Pan & Scan noticably sqeezed into an aprroximately 1.75:1 frame, which results in Pallotini's carefully wrought compostions being broken up by the pan & scan process. But at least they tried, and a trailer with better definition, color and more legitmately, but still not completely, letterboxed is available. More Freda sword and sandal, in OAR, is a must! Robert Monell |
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