1927-1996

Le regretté Lucio Fulci a oeuvré dans presque tous les genres, mais c'est lorsqu' il s'attaqua au film d'horreur avec notamment ZOMBIE 2 et FRAYEURS qu'il s'attira une légion d'admirateurs. On reconnait ses films à leur vision très sombre, cynique, voire cruelle qu'ils portent sur la vie.   

Mise à jour le 31 juillet 2006

  AENIGMA - Lucio Fulci avec Jared Martin, lara Naszinsky, Milijana Zirojevic, 1987, Italie, édition DVD chez CINEFX

Quelle déception, que ce Fulci, qui semble avoir, ici, complètement avoir perdu son savoir-faire en matière d'épouvante, de création d'horreurs visuelles, sonores, cette incroyable atmosphère baignant toute son oeuvre (du moins celle consacrée à l'horreur, et au baroque). Du, "Le temps du Massacre" avec Nero et Hilton, western Gore et horrifique au fond, s'il en fut, sadique même..., aux icônes que sont "L'ENFER DES ZOMBIES", "FRAYEURS", L'AU-DELÀ", des Masterpieces, qu'on vous dit. Même "THE BLACK CAT" fut une estimable bande néo-horrifique.

Mais là, ici, nous avons l'impression d'une totale et inepte caricature, du style passé.

L'histoire de cette nana plongée dans le coma, se vengeant par *une sorte de) possession télépathique, n'est pas vraiment exaltante, et, c'est du déjà vu, et revu (Le film anglo-saxon avec Ventura et Burton par exemple... LA MENACE entre autres). Non, rien de transcendant - les morts violentes des personnages, sont assez soft et  mal enlevées - le prof de gym, tué par son double, sortant d'un miroir (original mais trop rapido...), la nana voyant une fresque peinte au plafond, s'articuler et la menacer... etc... etc...

La palme du Z grotesque étant, bien sûr, l'attaque des escargots..., étouffant une des nanas... attaque au son des gargouillis très Fulciens, ici hors propos... - Non!, les escargots n'émettent pas de répugnants gargouillis... - Nous sommes pourtant, nous, les psychotronique men, adeptes des onirismes baroques du cinoche Italien, mais là, ça ne passe pas ou plus. Disons que la fin de carrière de Fulci est un peu à l'identique de celle d'Argento (souhaitons que pour lui, ça ne soit qu'un passage à vide). Une sorte de perte de savoir-faire - oui - la fin d'une époque... 

J'avait remarqué le même phénomène avec Lautner, en France, les dernières réalisations de ce dernier étant d'une banalité - oui -une réalisation où est absente toute la démesure, le baroque, l'humour noir des films précédents (totalement raté "LES INCONNUS DANS LE RAYON" remake du classique avec Raimu), notamment les chef-d'oeuvres que sont: LES TONTONS FLINGUEURS/NE NOUS LÂCHONS PAS/LES MONOCLES* ou encore PISSENLITS PAS LA RACINE... et au plan technique, des réalisations récentes, filmées mollement, à la Française, caméra rigide, figée, une fois pour toutes, éclairages brutaux, cadrages orthodoxes. Absents, les plans tordus, novateurs, agressifs, des bandes passées.

À croire que Fulci, Argento, Lautner, ont perdus, à un moment, sinon un savoir-faire tout au moins, des équipes, voire un assistant réalisateur qui devaient, à mon idée, grandement participer aux réalisations, n'en déplaise aux Fans de toujours, fans exclusifs des maîtres...-Claude Vital pour Lautner

-Soavi/Libara pour Argento + The Goblins

-Deodato pour Fulci

Le même reproche peut  être fait à Romero, à Carpenter, qui semblent eux aussi, avoir une absence de renouveau (exit les J. Russo et T. Savini pour Romero). le "GHOSTS OF MARS" voire même l'opus 2 des aventures de "Snake Plissken" du père Carpenter, sont vraiment médiocres, particulièrement "GHOSTS", un navet de première bourre, présence imbuvable, le public fan U.S. ayant évité le film, croyant avoir a faire à un banal "action movie" du plus triste effet. Quand à Romero, sa "trilogie" mythique semble aujourd'hui être figée dans le temps.

Un temps que ne semblent plus retrouver tous les grands artisans. Étonnant ( on attend avec impatience, bien sûr, le 4ème opus (vu depuis: correct, mais pas horrifique, plutôt action...) pour la petite histoire: le synopsis proposé par Romero, pour "RESIDENT EVIL", a été poliment refusé par la production, Romero voulait faire porter des lunettes de soleil aux zombies entre-autres nouveautés (info rapportée par la presse à l'époque). Une rupture de style assez étonnante tout de même. Vince Rogers

 

The BEYOND aka E tu vivrai nel terrore - L'aldilà aka L'Au-Dela, 1981, Italie

Catriona MacColl joue une New Yorkaise qui hérite d'un vieil hôtel à la Nouvelle Orléans. L'héritage est plutôt malsain, l'hôtel étant construit sur une des sept portes de l'enfer. Rapidement les ouvriers attelés à la restauration meurent de manière fort dramatique et le médecin appelé sur les lieux ( David Warbeck ), sceptique, finira par être mêlé à ce conte cauchemardesque.

La grande question que je me pose au sujet de l'intrigue est: quand au juste la porte s'est-elle ouverte ? Des le premier meurtre, le plombier qui se fera arracher les deux yeux, personne ne se pose trop de questions. Mais pour l'amour du bon Chtulu, un plombier qui perd les deux yeux, ça demande un minimum de questions de la part du médecin, sans parler d'une enquête policière. Hors, dès le début de cette malédiction, ce premier meurtre sordide, les forces policières sont complètement absentes. Les meurtres se succèderont sans trop affecter la propriétaire, un comble, elle qui a aperçu le livre de Eibon. Lors d'un final zombiesque Catriana et David vont passer d'un endroit à l'autre de manière fort onirique et déconcertante. La fin, très préparée, vaut à elle seule le film, véritable rêve éveillé gore à souhait. Un incontournable.

Le dvd d'Anchor Bay est bourré d'extras, il n'y a que la piste de commentaire que je n'ai pas encore écouté, elle semble également agréable ! Mario Giguère

BLACK CAT aka Il Gatto Nero, 1981

J'ai finalement écouté BLACK CAT. À part une brochette d'acteurs intéressants j'ai pas trouver ca hyper, le fait que le monde sois terrorisé par un chat...non pas pour moi, pis je n'ai pas compris d'ou vient ce foutu chat, est-ce que ce sont les mort donc Mr. Magee essaie de rentrer en contact avec son système de Radio shack?? j'en ai conclu que oui. Rana

Fulci ne semble pas inspiré par cette histoire incompréhensible. Mario Giguère

DEMONIA aka Liza, 1990

Ce Fulci commence exactement comme THE BEYOND, avec un flash-back d'événements tragiques (la crucifixion de quelques nonnes) s'étant déroulés en Sicile vers 1496.  Puis, nous avons droit à une référence directe à THE GATES OF HELL quand l'action est transposée à Toronto, de nos jours, et que le spectateur est introduit aux temps modernes en plein milieu d'une séance de spiritisme. Ça augurait bien, mais ça s'est un peu gâté en avançant. L'histoire de nonnes sataniques qui reviennent pour se "venger" des siciliens après avoir été libérées "par erreur" par une jeune archéologue blonde et canadienne ne lève pas vraiment. Le climat y est faux, et les scènes de meurtre, bien que débordant d'imagination "fulcienne", ne bénéficient vraiment pas d'un budget adéquat et suffisant à les rendre crédibles.  J'ai bien aimé la langue du boucher que l'on cloue à une table et l'homme qui se fait déchirer en deux, et peut-être aussi Fulci lui-même qui joue un inspecteur que l'on voit un peu beaucoup. Si vous êtes un fan, ce film est essentiel, mais si vous n'avez rien à foutre de ce vieux Lucio, je ne crois pas que vous y trouverez votre compte... Orloff

HOUSE BY THE CEMETERY aka Quella villa accanto al cimitero avec Catriona MacColl, Paolo Malco, 1981, 84m, Italie

La famille Boyle, Papa, Maman ( Catriona Mac Coll ) et blondinet fiston, s'installent dans une maison en banlieue de Boston. Papa a six mois pour compléter une recherche sur le suicide, recherche entamée par le type qui y habitait, qui s'est suicidé après avoir tué sa femme. Mais l'ancienne demeure appartenait au docteur Freudstein et sa maison semble porter malheur à tous ses occupants, comme l'annonce une petite fille, que seul le blondinet fiston semble voir...

Après ses délires zombiesques, Fulci s'attaque à créer un nouveau mythe dans le sous-sol d'une maison peu commune. L'horreur venant du sous-sol, on ne compte plus les descentes dans le lieu maudit, toutes plus énervantes les unes que les autres. Je n'avais pas revu le film depuis sa sortie en salle et je dois admettre qu'il tient bien le coup. Les meurtres sont sanglants, l'atmosphère macabre à souhait et le final dérange encore. Probablement le dernier des grands films de Fulci, il a le défaut du môme que l'on a envie de trucider, mais Fulci restera dans la veine pour un Manhattan Baby malheureusement sans l'efficacité de ce film. Un incontournable. Mario Giguère

L'ENFER DES ZOMBIES aka Gli Ultimi Zombi aka The island of the living dead aka Zombie 2 - Lucio Fulci  avec Ian Mac Culloch, Tisa Farrow, Richard Johnson, Al Cliver, Olga Karlatos, 1979

Dans un hôpital de fortune au coeur d'une île tropicale, un "cadavre" enveloppé dans un suaire se "réveille" lentement, une détonation retentit  et un sang poisseux s'écoule de cette masse qui s'affale sur le lit:" -le bateau peut partir "! nous précise le "tireur".

Cela pourrait passer pour une hérésie de "présenter " pour l'énième fois cet incunable du gore transalpin que tout le monde a vu et revu jusqu'à satiété: Et pourtant ! Jusqu'à il y a peu, j'étais dans l'ignorance de ce à quoi pouvaient ressembler les zombies fulciens. Cette lacune est désormais comblée et ma foi, avec une certaine satisfaction.

L'intrigue ultra classique n'est d'aucun intérêt si ce n'est de revenir aux sources mêmes du mythe : à savoir le vaudou! La fille d'un célèbre professeur part à la recherche de son père sur une île des caraïbes infestés de zombies. Comme le dit un autochtone "quand les morts reviendront à la vie tu connaîtras l'horreur de tes péchés ", et l'horreur est à la hauteur de ses craintes ! Fulci ponctue son film de scènes chocs très efficaces, et n'hésite pas comme à son habitude à mêler malsainement le sexe et l'horreur. Dans une scène ahurissante de gratuité, une belle plongeuse dont nous avons pu à loisir observer les formes impeccables, se retrouve nez à nez avec un zombie subaquatique puis avec un requin, qui finira bien, malgré lui ! Par lui sauver la vie en se faisant malmener par le monstre vindicatif ! Une rencontre quasi surréaliste tout aussi culte que la fameuse séquence dite de" l'écharde "et que certains "dégénérés" n'hésite pas à considérer comme la plus gratuitement sadique du cinéma : En effet, un zombie, mort revenue à la vie à la suite d'incantations maléfiques, n'a en tête qu'une faim inextinguible de chair humaine, réduit à l'état d'instinct ambulant cette "force qui va" à pourtant pour le spectateur, la délicatesse d'user des procédés les plus répugnants pour le combler. La femme du docteur, rendue particulièrement nerveuse par les événements, prend un bain pour se calmer sous le regard d'un zombie voyeur, qui sans doute par la vision alléchée, se déchaîne ensuite pour la conquérir, et va jusqu'à lui "empaler" l'oeil sur une longue écharde de bambou avec une délectation toute professionnelle !

Mais contrairement au style laborieux que j'emploie à travers ces lignes, Fulci n'insuffle aucun humour dans ces péripéties contrairement à ce qui deviendra la règle dans la grande majorité des productions américaines à venir. Et l'on ne peut que s'en réjouir, son film est essentiellement, et je crois, uniquement, une réussite au niveau atmosphérique et ne peut s'apprécier que comme telle, Fulci ne portant aucun intérêt que ce soit à la direction d'acteur ou à la ligne dramatique.

On devrait donc "savourer "( les esthètes comprendront!)comme des tableaux de genre, ces séquences d'où semble sourdre une moiteur maléfique : parmi les plus réussies, celles de l'hôpital ou l'air surchauffé, immobile, est brassé comme une purée de manioc par les pales d'un ventilateur asthmatique; des remugles d'étuves putrides dans lesquels les vrombissements gras des mouches couvrent les râles des mourants . Fulci c'est le chantre de l'immondice liquide : sueur, sang, sérum, bave et sérosités saumâtres baignent tout le film comme s'il s'agissait d'un lien entre les vivants et les morts -"vivants"et la scène finale sera là pour nous démontrer que ce lien est plus étroit qu'on ne le croit.

Ce film restera sans doute comme l'incursion folle d'une imagination macabre prise très au sérieux au sein des plus plates conventions d'un sous genre en pleine expansion. Jess Cougoar

BLUE UNDERGROUND DVD

The story is so simple that it's almost like a fairy tale: a seemingly abandoned sailboat is boarded by the New York City police harbor patrol only to be attacked by a huge, grotesque zombie who bursts out of the hold. Peter West, a cynical reporter, travels to the tropical island of Matul, the ship's point of origin to follow up on the story only to encounter a spreading plague being investigated by Dr Menard (Richard Johnson). The disease causes the dead to rise from their graves and attack the living, devouring their flesh.

Originally slated to be directed by the competent Enzo G. Castellari ZOMBIE was given to the then struggling Fulci when Castellari declined. Fulci and the estimable Gianetto De Rossi were told to do a profitable remake of DAWN OF THE DEAD but created a gruesome nightmare which flooded the market with countless Italian imitations for the following decades.

Now we have BLUE UNDERGROUND's long awaited DVD version and I will immediately and HIGHLY RECOMMEND this purchase with some serious qualifications. The good news is that this is a gorgeous transfer, precisely framed at 2.35:1, luminous, vividly colorful and giving more picture information than ever before. This is also a ZOMBIE you can listen to in 6 different sound options: ITALIAN-2.0; 5.1 Dobly Digital Surround; ORIGINAL ITALIAN MON0; ENGLISH-2.0; 5;1 Digital Surrround; ORIGINAL ENGLISH MONO. The ORIGINAL ITALIAN MONO is recommended and surprisingly in that it has a grit and presence and some variations the others don't possess.

ZOMBIE now looks so good and clean that it's as if a layer of texture were somehow stripped away, atmospheric texture that has something to do with the grain and use of shadow buy Fulci resulting from fast film, low budget equipment and his penchant for shooting in obscured light. The shadows are mostly gone and I find the transfer overly brightened. It looks almost slick, like a Hollywood film where every detail has to be seen. Fulci's vision was unconventional, surreal and anti-naturalistic, something of that has been lost, or lessened. The frissons are still there but the film loses some of it vivacity and Gothic realism (it almost looks pretty) when seen in perfect picture quality. Of course, it's not a perfect film and not meant to be. It's a visionary, down and dirty Italian rip off, an influential classic of its kind and did for the Italian zombie film what FISTFUL OF DOLLARS did for the Italian Western. See it and draw your own conclusions. Extras include still galleries with production shot , posters and lobby cards, international trailers, Fulci bio and an Easter Egg which when enabled provides about 30 minutes of trailers for other Fulci titles such as MANHATTAN BABY, NEW YORK RIPPER, THE BEYOND and THE BLACK CAT. Robert Monell


Marc Porel

L'EMMUREE VIVANTE aka SEtTE NOTE IN NERO aka MURDER TO THE TUNE OF SEVEN BLACK NOTES aka THE PSYCHIC aka SEVEN NOTES IN BLACK - Lucio Fulci avec Jennifer O'Neill, Gianni Garko, Marc Porel, Evelyn Stewart (Ida Galli), Gabrielle Ferzetti, 1977, Italie 1h30

Depuis sa plus tendre enfance, Virginia Ducci a régulièrement des visions. Un jour qu'elle visite une ferme abandonnée appartenant à son mari, elle remarque des détails semblables à l'un de ces "flashes" récurrents et découvre, derrière un mur, un squelette, identifié comme celui d'une ancienne maîtresse de son époux. Elle décide de mener sa propre enquête pour innocenter ce dernier ...

Thriller d'épouvante teinté de surnaturel, L'EMMUREE VIVANTE fait partie des films les plus scénarisés de maître Lucio. Très peu de gore (seule une scène d'éclatement facial contre une falaise, comme dans LA NUIT DE L'EXORCISME), pas mal de psychologie et de rebondissements plus ou moins attendus. Pas un chef d'œuvre mais un excellent suspense. L'intrigue aurait sans doute gagné à être un peu allégée, la scène de la vision revient un peu trop souvent (même si la récurrence est le thème du film). Mais, techniquement, c'est du très beau travail. Fulci constitue d'ailleurs avec ce film l'équipe qui contribuera à la réussite de sa quadrilogie "zombiesque". L'atmosphère hivernale est ainsi fort bien rendue grâce notamment à une très belle photo blafarde de Sergio Salvati. Le casting international ne présente aucune faille. L'Américaine Jennifer O'Neill, toute en distinction et en retenue, se montre aussi à l'aise que chez Visconti ou chez Cronenberg. Le Suisse Marc Porel, qui mourra au début des années quatre-vingt, joue les "good guys" avec conviction. Enfin, la très belle Evelyn Stewart (aka Ida Galli) prend à merveille des airs vipérins. La fin, ouverte, laisse au spectateur le soin de choisir : happy end ou pas ? A voir assurément ! Stelvio

MANHATTAN BABY aka Il Malocchio, 1982

Un archéologue (Christopher George - prénommé George) découvre la tombe du Dieu égyptien du Mal et il reçoit un laser bleu dans la tronche et devient aveugle. Pendant ce temps, sa fille reçoit un pendentif, un bijou avec une perle bleue. Retour à New-York. Il se passe plein de trucs. Le Mal est en fait contenu dans ce pendentif. Mais tout rentrera dans l'ordre. Je ne sais pas comment résumer autrement ce film qui m'a semblé hautement bordélique et confus. De plus, ma version est un horrible plein écran alors que 4a a été filmé en scope. Mais ça ne change rien au fait que la mise en scène de sieur Lucio est mauvaise, il en rajoute à fond avec des flous et des zooms inutiles, ce qui n'aide pas beaucoup. Peu de gore, mais une belle scène tout de même où un type se fait picorer à mort par des oiseaux. Un film mineur. Kerozene

Le MASQUE DE CIRE aka Maschera di cera - Sergio Stivaletti - 1997

Une petite fille est témoin du meurtre sanglant de sa mère et de l'amant de celle-ci. 15 ans plus tard, elle se fait embaucher comme costumière dans un musée de cire tenu par un homme étrange (Robert Hossein) qui reconnaît en elle sa défunte femme.

Bref, on connaît l'histoire, le gars a eu un accident, il s'est refait la gueule en cire, les mains aussi (avec une armature métallique). L'intérêt réside ailleurs que dans l'histoire. Premier film de Stivaletti, dernier boulot de Fulci, Argento à la production... Ca se regarde comme il faut, mais ça n'est pas aussi bon qu'on pouvait l'espérer. Quelques effets gores sympas, des filles superbes, nues, attachées sur la machine à embaumer - une innovation par rapport aux autres films sur les musées de cire, les victimes étant exposées vivantes ! Le final est un peu débile, je ne le dévoile pas ici, mais on a l'impression de passer de 1910 à 1985. Kerozene

 

MASSACRE TIME aka Tempo di Massacro aka The Brute and the Beast aka Colt Concert aka Le Colt Cantarono la Morte, 1966, Italie, 1h26.

Franco Nero cherche tranquillement de l'or, au bord d'une rivière, quand un type provenant de son bled natal l'aborde avec un message le pressant de revenir en ville. Nero cherche à comprendre mais son ami s'enfuit. Il revient donc à ses racines seulement pour se rendre compte que la ferme familiale appartient dorénavant à un riche bourgeois, monsieur Scott, et son frère est devenu esclave de la tequila et survit dans un trou sordide. En cherchant à comprendre, il se rendra compte que le fils dément de Scott mène son père au doigt et à l'oeil et sème la panique partout où il passe.

Spaghetti western très efficace de Lucio Fulci, Le Temps du Massacre commence sur une note plutôt pessimiste alors que des individus peu recommandables organisent une chasse à l'homme uniquement pour se divertir. Le pessimisme de l'ensemble ne se relâchera plus jusqu'à la fin et cette atmosphère dépressive contribue largement à la réussite du film. Franco Nero compose un héros maussade et tenace comme on les aime. Le personnage de saoulon désinvolte de son frère est aussi très sympathique. La musique, tantôt de l'orgue funèbre - écho du fils de Scott dont c'est l'instrument fétiche - et ailleurs de nobles  chansonnettes "à la" Morricone, est plutôt entraînante malgré sa mélancolie étudiée. On a aussi droit à une très belle photographie et quelques trouvailles  visuelles fort intéressantes, malgré les zooms constants propres à Lucio. Les retournements de situation sont honnêtes et plausibles et Fernando Di Leo, qui a écrit le scénario, ne peut que s'en féliciter, et nous aussi, par la même occasion. Orloff

Ce western de Fulci a été scénarisé par Fernando di Leo, qui allait s'illustrer au cours de la décennie suivante dans le genre " polar à l'italienne ". On le constate d'emblée puisque, en changeant le décor à l'époque, l'histoire qu'il a élaborée aurait pu convenir à n'importe quel polar d'action italien des années 70.

Ce film de Fulci est l'une des premières œuvres sérieuses qu'il ait réalisées, puisqu'il s'était jusqu'alors surtout illustré dans le domaine de la comédie. Bien évidemment, ainsi que le reste de son parcours en témoigna avec éloquence, la tonalité " sérieuse " convenait mieux au tempérament et à la vision de Fulci que la comédie légère. Ici, l'humour est bien dosé, savamment distillé afin d'ajouter juste ce qu'il faut de distanciation et d'ironie pour minimiser le côté mélodramatique du scénario.

Ce Temps du massacre est donc un premier exemple de la voie qu'allait emprunter Fulci par la suite : un parcours cinématographique obsédé par la violence et ses représentations. Très proche de la tragédie grecque, voire du théâtre classique, il offre de nombreux rebondissements et adopte vite des airs de drame familial marqué du sceau de la Fatalité. Bien sûr, en dépit de cet aspect, l'action prime, et Fulci se montre très efficace à cet égard. La première scène, inspirée des Chasses du comte Zaroff, le montre clairement.

Franco Nero, dans l'un des premiers rôles, se montre convaincant, épaulé par George Hilton qui offre une performance assez savoureuse d'alcoolique pas si minable qu'on pourrait le croire au premier abord.

La réalisation de Fulci est nerveuse, d'une élégance et d'un classicisme propre aux années 60. Le cinéaste bénéficiait d'ailleurs d'un budget visiblement correct, si on en juge par le nombre de figurants, les mouvements de caméra et l'allure générale du film. Oh, bien sûr, c'est quand même un western à l'italienne, une série B d'action parmi tant d'autres, mais on est loin de l'aspect calamiteux des derniers films de Fulci, tournés pour la télévision avec deux sous.

Fulci allait récidiver à deux reprises dans le genre western, avec Les Quatre de l'apocalypse et Silver Saddle, mais aucun des deux films en question ne retrouverait la hargne, la fougue et la jeunesse de Massacre Time. Howard Vernon

MURDER ROCK aka Murderock - uccide a passo di danza, 1984

Ca devait faire un bon 7-8 ans que je n'avais pas vu ca....issssssssshhhhh a part quelque bon rare moment ca ne vole pas haut, que même à un moment donné je me demandais quand Patrick Swayze & John Travolta allaient apparaître. En plus, le meurtrier aurait pu changer d'arme? Et Olga Karlatos est moins belle que dans le temps, faut croire que ses meilleures années sont derrière elle. L'un des pires moments c'est quand la noire essaie de tuer le prof de danse de la même façon que le tueur, pi elle dit "je suis sur que personne ne l'aurais su si je l'aurais tué de la même manière que le présumé meurtrier " : Franchement ? ?  Rana

the NEW YORK RIPPER aka Lo Squartatore di New York, 1982

Là où le rationnel ne peut rien, Fulci s'amuse à transgresser les motifs.  Il brouille les pistes et nous sert des personnages atypiques au cinéma traditionnel mais typiques au cinéma italien sadique...  L'Éventreur de New York est-il ce grec à trois doigts ?  Ou est-il tout autre, quelqu'un qu'on ne devrait pas soupçonner ?  La recette habituelle d'un slasher, avec en plus la tranquille maîtrise visuelle de Fulci et son gore juteux, explicite et froid.  Toute la déviance d'un New York des années 80 est ici présente; des latinos qui ne vivent que pour le sexe; un médecin "amour libre" qui ne vibre qu'au son des écarts sexuels de sa femme nymphomane; un psychologue railleur qui carbure aux magazines homosexuels; un médecin légiste qui prend un certain plaisir à effectuer ses autopsies et finalement, un flic nonchalant qui fréquente une prostituée.  On passe par toutes les gammes du suspense et de la répulsion alors que le tueur - qui s'exprime avec une voix de canard, idée que seul Fulci était capable d'exploiter avec autant d'humour - découpe ses victimes avec une sauvagerie soudaine.  Chaque séquence respire la "touche Fulci" et bénéficie heureusement d'une certaine cohésion du récit. Probablement un des meilleurs du vieux barbu sanglant. Orloff

NIGHTMARE CONCERT aka A Cat in the Brain aka Un Gatto Nel Cervello - Lucio Fulci, 1990, Italie, 1h33.

Un réalisateur "gore" bien connu (Lucio Fulci dans son propre rôle) tourne son nouveau film dérangeant aux studios Cinecittà, à Rome. Entre les prises, il a du mal à dissimuler ses hallucinations violentes, et ces dernières prennent une ampleur telle qu'il décide d'aller consulter le psychiatre qui vit un peu plus bas, sur sa rue. Ce dernier visionne tous ses films, l'hypnotise et ne s'étonne guère que monsieur Fulci ait la vie dure, avec toutes les atrocités qu'il a filmées dans sa carrière. Malgré ce support clinique, Lucio continue de voir des meurtres sanglants partout autour de lui.

Film de fin de carrière de ce réalisateur orageux, un peu auto dérisoire et à moitié sérieux, NIGHTMARE CONCERT étonne par son rythme. Fulci nous a habitué à des intrigues serrées où l'on souffle rarement, et voici que le récit s'éternise, manque un peu d'inspiration... Il y a quelques erreurs techniques ça et là, dont un champ/contrechamp où il fait tour à tour jour et nuit, quelques incohérences, beaucoup d'action hors champ que nous devons "deviner"... D'un autre côté, la prestation amusante et cabotine de Fulci en vaut la chandelle, ainsi que les références qu'il glisse tout au long du scénario. Il se parodie, le bonhomme, et en tartine épais. Il semble avoir utilisé des séquences gore de certains films où il agissait à titre de producteur, ou même des scènes de meurtre de ses films précédents. On a donc droit à des hectolitres de sang et de tripes, et des crimes perpétrés de toutes les façons possibles et imaginables. Le fond sonore composé de murmures et de cris pathétiques finit cependant par agacer. La musique de Fabio Frizzi, par contre, est un des bons points du film, et le monteur l'a deviné, l'utilisant le plus souvent qu'il peut. Il y a pas mal de filles nues, mais on est en droit de déplorer l'abondance de permanentes et de spraynet régnant à l'écran. Il faut cependant prendre le recul historique nécessaire et se contenter de maudire cette période creuse que fut le début des années '90... Orloff

PERVERSION STORY aka LA MACHINATION aka ONE ON TOP OF THE OTHER aka UNE SULL'ALTRA - Lucio Fulci, 1969, Italie 

Le Dr. George Dumurier (Jean Sorel) est connu pour ses idées farfelues et son imagination galopante. Il n'empêche qu'il s'agit là d'un docteur tout ce qu'il y a de plus respectable. Malheureusement pour lui, alors qu'il folâtrait avec sa maîtresse (bellissima Elsa Martinelli), sa femme (sublime Marisa Mell) meurt dans des circonstances étranges et lègue une assurance vie d'un million de dollars à son mari. Ce dernier point fait immédiatement peser des soupçons sur la culpabilité de George. C'est alors qu'il fait la connaissance de Monica Weston, étrange sosie de sa défunte femme, à la seule différence que Monica est blonde aux yeux verts alors que sa femme était brune aux yeux bruns. C'est alors que l'on assiste aux rouages d'un puzzle machiavélique qui pourrait bien coûter la vie au bon docteur.

Ce polar signé Fulci est tout simplement délicieux: les images sont soignées et agrémentées de quelques cadrages inventifs qui collent parfaitement avec la bande son jazzy signée Riz Ortolani, conférant à l'ensemble un charme typiquement sixties. Mais surtout, l'intrigue quelque peu tordue tient facilement en haleine et ne lasse pas de surprendre. Les acteurs sont tous bons mais on se laisse principalement séduire par la beauté d'une Marisa Mell qui se laisse contempler dans le plus simple appareil. On regrettera peut-être que la scène de saphisme amenée toute en subtilité entre elle et Elsa Martinelli n'aboutisse finalement pas, laissant l'amateur de belles courbes sur sa faim. Vraiment sympa. Kerozene

La PRETORA aka Madame la Présidente est peu farouche- Lucio Fulci, 1976, Italie

Un petit peu de repos pour les obsessions morbides de Lucio Fulci en 1976 avec ce Pretora qui nous présente Edwige deux fois dans cette comédie, et qui s'en plaindra?

Edwige une premières fois sous les traits de Viola, juge digne, consciencieuse et un chouille coincée.

Edwige une seconde fois en Rosa, soeur jumelle de la précédente mais nettement plus adepte des plaisirs (faciles ?) de la chair, et bien moins habillée.

Un escroc de passage au tribunal essaiera de mettre dans l'embarras Viola en usant des charmes de Rosa à des fins de propagande charnelle.

Ajoutez la-dessus l'amant de Viola qui ne sait plus trop à quelle Fenech se vouer et vous aurez les grandes lignes de cette farce moins outrancière que des Doctoresses par exemple (absence totale de pets) et néanmoins tout à fait agréable.

On peut même apprécier quelques plans plutôt bien composés, la patte du maître assurément qui hisse l'oeuvre un peu plus haut que ses pairs du genre de l'époque sur un plan visuel.

Pas mal d'Edwige tutta nuda, ou avec des marguerites en guise de tétons suffisent bien à éclairer une morne journée d'hiver. Riton

4 DE L'APOCALYPSE aka I Quattro dell'apocalisse, 1975, Italie

Un joueur (Fabio Testi), une pute, un alcoolique (Michael J. Pollard) et un fossoyeur noir se retrouvent compagnons de cellule. Après que la ville se soit fait nettoyer par une sorte de milice masquée, ils sont lâchés par le shérif sur une calèche à travers le désert. Ca se chamaille un peu, ça s'envoie des vannes, et ça découvre que la fille est enceinte. En chemin ils rencontres un groupe d'amiches puis font la connaissance de Chaco (Tomas Milian), une fine gachette qui s'avèrera être une véritable ordure qui abusera de la jeune fille après lui avoir fait bouffer du peyocle et flinguera la jambe à Pollard. Largués comme de pauvres merdes au milieu du désert, le petit groupe tente de survivre, le Fabio jurant la mort de Chaco.

Même dans le western spaghetti, Fulci est reconnaissable entre mille tant sa patte est présente. Quand ça s'flingue, le sang gicle plus qu'à l'accoutumée. Quand ça viole, ça le fait froidement, dégueulassement. Quand un heureux événement survient, il est tout de suite rattrapé par la triste réalité des choses. Personnellement, j'ai failli verser une larme lors de la scène triste du film, tant j'aurai voulu qu'elle se passe bien. Merde, c'est du Fulci pourtant. Ce mec avait un coeur ! Pas un chef-d'oeuvre du western spaghetti, mais un bon film qui mélange avec brio sadisme et romantisme. Mais attention, pas du romantisme à deux balles, je le répète, c'est du Fulci ! Kerozene

ROME 2072 A.D.: THE NEW GLADIATORS aka: I Guerrieri dell anno 2072 aka Fighting Centurions aka Warriors of the Year 2072, 1983

En 2072, une chaîne de télévision diffuse des jeux télévisés barbares dans lesquels les protagonistes y perdent la vie. Mais le taux d'écoute est en baisse. Solution: refaire les jeux de Rome à la sauce 2000. Pour cela, on emploiera des condamnés à mort. Mais il faut un héros, alors on prend le plus fort du jeu Motorcycle Kill (à peu de choses près), on fait un coup monté, et il sera lui aussi condamné à mort. Une fois enfermé, il fera la connaissance de ses potes gladiateurs. Les vilains gardes patibulaires habillés en tenu de nazis tirent un laser immobilisant de leur matraque (effet hilarant garanti), le héros bouffe une micro-puce qui lui permet de faire fondre les métaux (!!!). Il y a 2-3 plans gores plutôt timide. Après 70 minutes d'attente, les jeux commencent enfin, et alors que le film était déjà mauvais jusque-là, il en devient carrément pitoyable. Les poursuites en moto sont horriblement orchestrées, on n'y comprend rien, qui est qui, toujours est-il que les héros se rebellent et découvre que la chaîne est dirigée par un ordinateur dont le centre névralgique se trouve être un satellite en orbite autour de la Terre. Avec d'obscurs moyens, ils réussissent à le faire exploser (ce qui fait tomber le satellite !). A noter aussi les décors, incroyablement cheapos. Les italiens se sont fait leurs BLADE RUNNER, avec écrans géants sur les buildings, sauf qu'ici, le carton pâte et le plastique sont un peu trop flagrants. Les lumières ressemblent à des décos de Noël, la musique est une des plus atroces qu'il m'ait été donné d'entendre. RUNNING MAN est venu 3 ans après. Ce film est distribué chez Troma.  Kerozene

The SMUGGLER aka LA GUERRE DES GANGS aka LUCA LE CONTREBANDIER aka Luca il contrabbandiere, 1980

La Mafia napolitaine fait son beurre avec la contrebande de cigarettes, jusqu'au jour où "le Marseillais" arrive et tente de refourguer sa came, désirant utiliser le réseau des contrebandiers pour écouler sa merde. S'en suit une guerre des gangs pour le moins radicale.

L'histoire simple du film ne nuit en rien à son efficacité. THE SMUGGLER est un polar fougueux, extrêmement violent et gore comme seul Fulci sait le faire: visage brûlé, gorge éclatée, ventre explosé, et j'en passe, chez Fulci les impacts de balles font des trous d'obus et un pain dans la gueule décroche la mâchoire dans un flot d'hémoglobine. Fabio Testi est vraiment bon dans le rôle principal de Luca. L'image est sale, encore plus que l'ambiance générale du film... Un très bon polar spaghetti . Kerozene

ZOMBIE 3 aka Zombie Flesh Eaters 2 - Lucio Fulci/Bruno Mattei, 1988

J'ai finalement pu finir ce film que j'avais commencé il y a de cela un méchant bout pour cause de cassette endommagée, ou de copie merdique. Fulci l'a commencé, pis Mattei l'a fini. Je me demande a quel moment est-ce que Mattei a pris les choses en main, car cela ressemble pas mal plus a du Mattei qu'a du Fulci. J'ai trouvé que c’était un mix de 3 films de Dawn of the Dead, Night of the zombie et même de the Crazies par moment. Pas nouveau le fait que ce soit un virus qui contamine et que l'armé a encore d'affaire dans ça. Un bon divertissement, mais pas plus, sans oublier quelques scènes assez gorifique. Et la tête qui sort d'un frigo tout en volant pour aller mordre une innocente victime, assez comique. Cré Lucio...eee Bruno???  Rana

luciofulci.fr/ | The official Lucio Fulci website | Affiches sur le site de Kerozene | luciofulci.altervista.org

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