|
LA GAZETTE DU CLUB DES MONSTRES |
NUMÉRO 45

|
Pour ou contre les remakes ? Ce serait plutôt contre les remakes mal faits et pour ceux qui sont fait par des artistes qui ont une vision nouvelle et originale. Parce que les remakes existent depuis les débuts du cinéma, parce que le son arrivait, puis la couleur, ou la 3D et parce que les copies de films s'auto-détruisaient après quelques années, mais surtout parce que c'est généralement plus rentable qu'un nouveau film original qui est plus difficile à vendre. Voici donc un panorama de remakes les plus remarqués, pour les bonnes et les mauvaises raisons, tel que vus par nos collaborateurs et une liste qui ne fera que s'agrandir ! |
|
Abre los Ojos - Alejandro Amenábar en 1997 et Vanilla Sky - Cameron Crowe en 2001 |
|
Anthropophagous - Joe D'Amato en 1980 et Andreas Schnaas en 1999
Hein?!?! Tout ce que je me rappelle, c'est qu'il y a une wong tatouée aux cheveux rouges qui est capable de baiser avec son bas de costume de bain sur le dos, une mauvaise direction photo, de meilleurs FXs qu'avant pour un Schnaas, mais qui deviennent ridicules parce qu'ils sont laissés beaucoup trop longtemps en maudits gros plan et une finale (un film?!) bâclée... Bad Feeble |
|
Black Christmas - Bob Clark en 1974 et Glen Morgan en 2006 |
|
The Blob - Irvin S. Yeaworth Jr en 1958 et Chuck Russell en 1988 |
|
Cape Fear - J. Lee Thompsonen 1962 et Martin Scorcese en 1991 |
|
City on Fire - Ringo Lam en 1987 et Reservoir Dogs - Quentin Tarantino en 1992 |
|
Dark Water - Hideo Nakata en 2002 et Walter Saller en 2005 |
|
Dawn of the Dead - George Romero en 1979 et Zack Snyder en 2004
Un matin, l'enfer se pointe... Une épidémie a éclaté en un rien de temps produisant des morts-vivants énergétiques voulant anéantir toute personne encore bien vivante. Des survivants se réfugieront dans un centre d'achats comme dernier recours. Ils tentent de se garder en vie malgré le manque d'espoir évident et le nombre toujours grandissant de zombies s'ajoutant à la foule qui sont toujours aussi agités d'un fort appétit envers la chair humaine. Wow ! J'en suis encore sur le cul ! Un film de zombies extrêmement impressionnant fait de nos jours de façon terrifiante et incroyablement efficace. Il ne s'agit pas ici d'un remake tel quel, mais plutôt d'une ré-invention de l'idée originale tout en la mettant à jour et c'est franchement très réussi. Zack Snyder - dont c'est le premier long métrage - et James Gunn (scénariste sur TROMEO & JULIET et SCOOBY-DOO) nous ont pondu une bombe, mais qui aurait bien pu le croire ?! On attendait le pire et on se retrouve avec une trouvaille que les amateurs du genre se doivent de voir. Le film frappe dès le départ et on aurait douté d'une relâche de qualité après ce début fracassant, mais non, on nous tient en haleine jusqu'à la toute dernière image parsemant le générique ! La photographie est léchée avec de la surexposition, des couleurs saturées et parfois des teintes verdâtres ou bleutées, mais on en fait jamais trop et ça ne tombe jamais dans une énième copie de vidéoclip. On retrouve des hommages un peu partout (incluant la présence de certains acteurs de l'original), mais encore une fois sans en faire trop. Tout le cast est dans le ton (Sarah Polley, LAST NIGHT, Jake Weber, WENDIGO et Ving Rhames, PULP FICTION pour nommer que ceux-là) mais parfois la peur du cliché se ramène, seulement on nous dirige toujours vers d'autres contrées plus intéressantes en évitant de sombrer dans ce qui est devenu la normale de nos jours. Il est d'autant plus impressionnant de retrouver un nouveau venu aux commandes de cette grosse production qui aurait pu facilement tomber à pic et se planter royalement avec toute la haine des fans se faisant entendre depuis l'annonce du projet. Snyder est définitivement à surveiller, il arrive avec tout un film et oui, le film comporte bel et bien quelques scènes bien gores dont une en particulier m'ayant mis mal à l'aise, ce qui n'est pas chose facile à faire. Fans de zombies, réjouissez-vous et accourez au cinéma, le bon film de zombies tant attendu est enfin arrivé et va certainement créer des vagues. Un must. Bad Feeble |
|
Day of he Dead - George Romer en 1985 et Steve Miner en 2008 |
|
Friday the 13th - Sean S Cunningham en 1980 et Marcus Nispel en 2009 |
|
Godzilla - Inoshiro Honda en 1954 et Roland Emmerich en 1998
Une superproduction, dont la mission semblait être de complètement dénaturer le mythe et la tradition même de Godzilla, le suprême lézard japonais. Jean Reno se prête à l'exercice avec complaisance (vive les dollars américains) en interprétant le personnage le plus coloré et intéressant du film. Les effets spéciaux sont certes saisissants, mais lesquels ne le sont pas de nos jours ? Cette entreprise gigantesque compte sur une nouvelle venue à la frimousse et au corps à redécouvrir (je ne sais pas son nom mais dans le film elle est blonde, bouclée et s'appelle Audrey), mais si vous cherchez une certaine crédibilité, laissez tomber. Il y a même des scènes se voulant pleines de suspense qui m'ont fait carrément me rouler par terre... Orloff |
|
Infernal Affairs - Andrew Lau en 2002 et The Departed - Martin Scorcese en 2006 |
|
The Fly - Kurt Neumann en 1958 et David Cronenberg en 1986 |
|
The Fog - John Carpenter en 1980 et Rupert Wainwright en 2005
À court de sujets originaux et d'idées nouvelles dans le cinéma d'horreur, les producteurs hollywoodiens se rabattent invariablement sur la redite ou sur les remakes de succès du genre. On peut se questionner sur la pertinence des choix des producteurs sur les films à refaire, croyant sans doute aveuglément que les moyens technologiques d'aujourd'hui seront suffisants pour faire oublier au public les versions originales. Pourtant, les leçons du passé auraient dû suffire à leur faire comprendre que sans une bonne histoire ni un bon réalisateur, un remake ne sert absolument à rien. C'est tout à fait le cas ici alors que l'emploi d'effets spéciaux en CGI pour montrer le brouillard et les fantômes à l'écran camoufle maladroitement un manque flagrant d'imagination créatrice pour renouveler le film original de John Carpenter. En fait, ce qui faisait le charme de la première version: excellente création d'atmosphère, bons effets d'horreur, lien de complicité avec le public dans la narration, humour dans le ton de l'ensemble, a complètement disparu dans ce remake au profit de quelques variations supposément nouvelles mais en fait empruntés à d'autres films du même genre. La mise en scène se tire dans le pied à plusieurs reprises avec beaucoup de scènes n'ayant aucun impact au plan narratif et dramatique tandis que la plupart des acteurs ont l'air perdus comme des poules sans tête dans leur jeu. Un film qui peut berner un jeune public ignorant en mal de films d'horreur mais certainement pas des habitués comme nous. À éviter! Mathieu Lemée |
|
Frankenstein - James Whale en 1931 et Kenneth Branagh en 1994 - voir notre page Frankenstein |
|
Friday the 13th - Sean S Cunningham en 1980 et Marcus Nispel en 2009 |
|
The Getaway - Sam Peckinpah en 1972 et Roger Donaldson en 1994 |
|
Get Carter - Mike Hodges en 1971 et Stephen T Kay en 2000 |
|
The Grudge - Takashi Shimizu en 2000 et Takashi Shimizu en 2004 |
|
Halloween - John Carpenter en 1979 et Rob Zombie en 2007
J'ai
vu hier et j'ai bien aimé. Il n'en manquait pas beaucoup.... Black Knight |
|
House of Wax - Andre De Toth en 1953 et Jaume Collet-Serra en 2005
Six copains en route pour aller voir une partie de football, vont camper une nuit sur un terrain en apparence paisible. Une courroie de moteur brisée plus tard, quatre vont partir pour le stade tandis que Carly (Elisha Cuthbert) et son copain vont accepter l'invitation d'un habitant du coin pou les reconduire au village le plus près. C'est la ville en apparence très tranquille qui abrite une maison de cire, littéralement, la maison-musée de cire est elle même faîte de cire. Rapidement on se rend compte que tous les habitants ou presque sont des mannequins de cire. reste deux frères, aperçus dans le prologue, qui aiment bien tuer et recouvrir de cire les passants. Le cauchemar commence. C'est un peu de curiosité malsaine qui m'a poussée à voir la prestation de Paris Hilton, qui a une jolie mort bien graphique, et surtout la belle Elisha Cuthbert. Surprise donc, de voir une nouvelle visite d'un thème maintes fois visité, avec une astuce géniale mais simple, la maison de cire est effectivement en cire. Loin d'être un gadget sans conséquence, le final va donc offrir une vision nouvelle, efficace, et originale. Si Paris Hilton est en général montrées sous un bel angle, il est à noter que le film présente une Elisha Cuthbert qui sacrifie son joli minois pour mieux incarner son rôle avec sa chevelure d'un brun quelconque, sale, et qui ne se remet jamais de sa chute dans un charnier animal. Une bonne surprise, donc, d'un premier film du réalisateur qui a connu auparavant une carrière dans la pub, comme les frères Scott. Mario Giguère |
|
The Hills have Eyes - Wes Craven en 1977 et Alexandre Aja en 2006
Pour fêter leur noce d'argent, les doyens de la famille Carter font un voyage en compagnie de tous leurs enfants avec une voiture équipée d'une roulotte à travers le désert du Nouveau-Mexique afin d'aller en Californie. Un pompiste d'une station d'essence située dans le désert leur indique un raccourci à travers les collines. Mais plus loin sur la route, la voiture des Carter est victime d'une crevaison. Alors que le père, Bob Carter, se rend à pied pour revenir à la station d'essence chercher de l'aide et que le beau-fils Doug Bukowski va voir où mène ce fameux raccourci, le reste de la famille prépare la roulotte pour camper. Ils ignorent tous que les collines environnantes abritent d'anciens mineurs devenus cannibales après avoir été victimes des nombreuses expériences et tests nucléaires de l'armée dans la région il y a plusieurs années. Ces mineurs, défigurés et affamés, s'attaquent bientôt à la famille Carter et font quelques victimes en plus de kidnapper le bébé de Doug. Celui-ci tente au péril de sa vie de récupérer son enfant tandis que les autres survivants de la famille Carter essaient tant bien que mal de tendre un piège aux mineurs cannibales afin de parer à une nouvelle attaque. Après le succès mérité de "HAUTE TENSION", le réalisateur Alexandre Aja s'est rendu aux États-Unis pour concevoir le remake d'un film-culte de Wes Craven (qui agit ici en tant que producteur) datant de 1977. Tout comme pour "DAWN OF THE DEAD", cette nouvelle version s'avère aussi réussi que la version originale, voire même meilleure à certains endroits. Visiblement, Aja a abordé la mise en scène de ce remake comme un vrai fan de films d'horreur des années 70 et cela paraît dans les nombreuses scènes gores diablement efficaces qu'il filme et la façon dont il entretient les moments de terreur. L'intrigue se veut tout aussi intéressante avec de judicieux clins d'oeil bien amenés et une bonne évolution psychologique des personnages (par exemple celui de Doug, non-violent et contre le port d'armes à feu au début qui devient subitement habité d'une violence inouïe lorsqu'il combat les mineurs cannibales pour sauver son bébé en finale, rappelant le personnage que Jon Voight incarna dans "DELIVRANCE"). Les auteurs ont eu également l'heureuse idée d'écarter le message écologique de la première version au profit d'une symbolique critique contre la puissance américaine remplie de références aux westerns, aux contes de fées (surtout le Petit Chaperon Rouge) et d'un humour ravageur quasi-sadique qui ne s'autorise aucune retenue. Donc, enfin un film sanglant réussi dans presque tous ses aspects où les clichés du genre sont habilement renouvelés dans leur présentation à l'écran et qui ne nivelle pas le récit par le bas comme dans la plupart des films d'horreur pour adolescents idiots. Techniquement, la photographie et le montage sont bien troussés et les acteurs sont bien dirigés car on sent tout au long du film la conviction de leur jeu et leur foi en ce long-métrage. À voir illico. Mathieu Lemée |
|
Insomnia - Erik Skjoldbjærg en 1997 et Christopher Nolan en 2002 |
|
King Kong - Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack en 1933 et John Guillermin en 1976
Étant donné la crise pétrolière qui faisait rage depuis 1973, ce remake du classique de 1933 contient un arrière-goût prononcé d'essence mélangée avec de beaux billets verts. La publicité du film se fonde d'ailleurs sur une grosse arnaque prétendant que le King Kong de cette version est une créature robotique conçue par Carlo Rambaldi. En y regardant bien toutefois, on se rend vite compte à l'écran qu'il s'agit d'un acteur dans un costume alors que la création de Rambaldi n'apparaît grosso modo qu'une fraction de seconde. Les effets de transparence et les autres trucages de ce film se révèlent d'ailleurs bien inégaux et souvent rigolos (ex. lorsque Kong piétine des passants en panique après s'être libéré à New York) comparés à la version originale de King Kong. L'intrigue ne recèle aucune magie par rapport à la version de 1933, que ce soit dans la justification de base pour souligner le thème de la course au profit (la recherche de pétrole), la relation romantique peu édifiante entre Kong et Dwan (comme si la Belle et la Bête était passées à l'émission d'Oprah Winfrey) et la conception de l'île perdue où vit Kong qui a l'air d'une île comme tant d'autres et qui ne contient aucun animal préhistorique ni rien d'attrayant en dehors d'un serpent géant plutôt ridicule. La mise en scène de Guillermin (qui a déjà fait mieux) est à l'image de la vision du film par son producteur Dino De Laurentiis; lourde, cynique, désillusionnée, froide et trop pragmatique. De quoi faire passer THE MIGHTY PEKING MAN fait l'année suivante pour un chef-d'oeuvre de subtilité. En clair, le signe de $ apparaît bien plus suggéré à l'image que l'idée d'égaler, voire de surpasser le mythique film de Cooper et Schoedsack car l'émotion est complètement absente de cette version étant donné le ton de mélodrame adoptée par les auteurs. Les personnages sont d'une conception représentant des archétypes si radicalement opposés (le capitalisme opportuniste du pétrolier, la naïveté et la superficialité artificielle de Dwan, le caractère hippie et contestataire du savant) que les conflits entre eux relèvent plus de la caricature pur et simple que d'une imagination créative qui aurait pu les rendre crédibles. Seuls quelques moments relèvent la sauce trop épaisse du film de temps en temps, bien que quelques erreurs de montage n'arrangent pas les choses. Retenons toutefois la superbe prestation de Rick Baker dans le costume de Kong, qui mériterait un Oscar rien que pour la conviction de son jeu et l'excellente musique de John Barry. Encore heureux que Jeff Bridges et Jessica Lange (dont on voit quand même un joli bout de sein dans ce film) ont pu tourner de bien meilleurs films par la suite où ils ont su faire montre de talent. Dans le rôle de Fred Wilson, Charles Grodin cabotine comme s'il cherchait à imiter Burt Reynolds dans ses pires moments. Pour résumer le tout, ce KING KONG "très moyen" se regarde et s'oublie aussi vite, d'autant plus que la récente version de Peter Jackson va certainement dater ce film davantage, au point de le jeter aux oubliettes peut-être. Pour prouver cependant qu'ils pouvaient faire pire, De Laurentiis et Guillermin récidiveront avec une suite psychotronique encore plus drôle en 1986 nommée KING KONG LIVES déjà magnifiquement résumée et critiquée avec humour par Kitano Jackson. Mathieu Lemée |
|
King Kong - Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack en 1933 et Peter Jackson en 2005
|
|
Last House on the Left - Wes Craven en 1972 et Dennis Iliadis en 2009 |
|
Mighty Joe Young - Ernest B. Schoedsack en 1949 et Ron Underwood en 1998 |
|
My Bloody Valentine - George Mihalka en 1981 et Patrick Lussier en 2009 |
|
My Sassy Girl - Kwak Jae-yong en 2001 et Yann Samuell en 2008 |
|
Mysterious Island - Cy Endfield en 1961 et Russell Mulcahy en 2005 |
|
Night of the Living Dead - George Romero en 1968 et Tom Savini en 1990
Beaucoup de gens détestent les remakes, je n'en suis pas pour ma part friand même si j'en ai aimé plusieurs. Certains détestent le fait qu'on dénature un bon film pour en faire un film différent et sans la force de l'original ou trouvent que d'autres remakes copient avec peu d'intérêt le film original sans amener rien de nouveau. Pour NIGHT OF THE LIVING DEAD, ma position est un peu partagée. J'ai bien aimé le film mais il n'a certainement pas la force de l'original et à la fois ressemble beaucoup à son modèle, avec Romero à la scénarisation pour s'en assurer et Savini à la réalisation. Des changements par contre ont lieu par rapport à la fin et à certains moments comparativement à l'original, des détails intéressants et qui poussent la réflexion ailleurs mais définitivement sans la claque majeure que pouvait procurer le film de Romero. Bon terminé les comparaisons, parlons en un peu de ce film. Beaucoup l'ont trouvé ennuyeux et je dois dire que je ne suis pas du tout d'accord, je trouve surtout qu'il est bien dosé et que son côté très réaliste vient mettre un peu de piquant à l'expérience. Les zombies arrivent lentement, les plans doivent se faire rapidement, les plans foireux sont présents et les réactions des personnages font du sens. Les interactions entre les personnages sont intéressantes et les zombies pas si nombreux qu'on pourrait le croire, mais leurs présences ont du punch et les scènes d'attaques haletantes. Savini, qui n'y va pas dans l'ampoulage, sert un film très honnête, presque plus un hommage à l'original qu'une tentative de faire mieux et le fait sans jamais vouloir en faire trop mais en offrant aussi tous les éléments pour bien remplir son mandat: Peu de gore mais assez pour ne pas se plaindre, un beau travail au niveau de la tension, des personnages simples mais intéressants et un respect visible pour le film originel bourré de références. Notre Barbara est différente, femme de son temps, plus forte, d'abord dépassée par les évènements mais ensuite en plein contrôle, jouée habilement par Patricia Tallman tandis que le rôle de Ben, L'homme noir abattu froidement à la fin de l'original revient au toujours très intense Tony Todd, encore ici en plein maîtrise d'un personnage qu'il sait rendre captivant. Abba |
|
Nosferatu - F.W. Murnau en 1022 et Werner Herzog en 1979
L'histoire est, par contre, un peu simple, décousue par moment. Le roman de Bram Stoker est ramené au plus simple. Il y a aussi l'action qui est d'une lenteur extrême. Tout s'y déroule avec une lenteur déprimante (typique de la plupart de films allemands que j'ai vus). Les personnages sont aussi interprétés de façon intéressante. Klaus y joue un Dracula peu enviable. On perçoit sa solitude, le tourment de l'éternité. On est loin de Dracula 2000. Bref, une excellente surprise. Angel Guts |
|
Prom Night - Paul Lynch en 1980 et Nelson McCormick en 2008 |
|
Psycho - Alfred Hitchcick en 1969 et Gus Van Sant en 1998 |
|
[REC] - Jaume Balaguero et Paco Plazaen 2007 et Quarantine - John Erick Dowdle en 2008 Sans gêne et avec une rapidité étonnante, les américains refont le film espagnol REC avec plus de budget. On reprend à l'identique le reportage télé qui suit une équipe de pompiers qui feront face â une alerte biologique. Et c'est là que le bat blesse, on change le titre pour tout de suite donner le synopsis de l'histoire, ce qui me laisse sans voix. Pire, dans les making of on oublie sciemment de mentionner qu'il s'agit d'un remake et on s'auto congratule pour des choix de scénario et de mise en scène qui reprennent la création hispanique. Un comble de sans gêne, la honte. En plus que là ou l'original est tourné dans un véritable édifice, les américains refont le building en studio, ce qui leur permet plein d'astuces qui ont facilité leur travail. Re-questionnement sur la pertinence de changer l'origine du virus, tellement plus original et évocateur du film d'origine. Bref, c'est comme regarder â nouveau REC, mais en moins bon. Je veux bien croire que le public américain n'aime pas lire des sous-titres et qu'il s'y fait d'horribles doublages, un tel remake demeure une énigme en soit. Mario Giguère |
|
The Ring - Hideo Nakata en 1998 et en Gore Verbinski 2002
Remake du film japonais RINGU, The Ring suit l'intrigue de l'original avec une distance curieuse. Je déclare tout de suite que j'ai aimé le film, mais que je préfère définitivement l'original pour plusieurs raisons. En premier les acteurs enfants, Aidan et Samara ne sont pas aussi convainquant que les originaux, ils en font trop, Aidan est particulièrement trop "adulte" dans son sang froid perpétuel. Pourquoi as-t-on presque obnubilé l'aspect parapsychologique pour se concentrer sur la mort de ces chevaux ? Parce que les jeunes filles normales aiment les chevaux et que Samara est tellement méchante qu'elle les déteste ? Cela donne lieu à une excellente séquence, ceci étant dit, du cheval qui plonge à l'eau. Personnellement je trouve que la première finale, celle du puit, n'a pas la tension de l'originale et pourquoi détruire le plancher à la hache au lieu d'accéder au-dessous du chalet ? Pourquoi une cabine décrépite au lieu des nouvelles cabines de l'original ? C'est plus épeurant ? La cassette: est-ce une idée que j'ai ou les images sont en grande partie des prémonitions au lieu de souvenirs de l'enfance de Samara ? Je répète que tel quel le film a un bon impact indéniable, j'apprécie, mais les choix qui diffèrent énormément du scénario original sont fort discutables. Il reste un film fantastique qui se prend au sérieux et qui a connu un grand succès mérité, ce qui va sûrement aider le paysage fantastique américain. Mario Giguère |
|
Rollerball - Norman Jewison en 1975 et John McTiernan en 2002
McTiernan a donc réalisé son film barbare, mais ses producteurs, à savoir la MGM, n'étaient pas franchement ravis du résultat. Du coup, à l'image de son 13ème GUERRIER, McTiernan a vu son film remonté, permettant à la MGM de livrer alors un film plus édulcoré. Cependant, il a eu la possibilité de superviser le montage final. Et très franchement, le résultat est vraiment bon. Le film va là où l'on veut, c'est à dire dans l'arène, et nous permet de bénéficier de scènes réellement brutales d'un jeu sanguinaire entièrement gérer par un Jean Reno avide d'audimat. Toutes les bassesses seront ainsi abordées afin de rendre le jeu plus brutal que jamais afin de booster le taux d'audience. Exit donc la critique politique du premier film pour laisser la place à une critique fort efficace et tout à fait d'actualité des médias, comme en témoigne le succès actuel des reality show toujours plus graveleux. ROLLERBALL est un film bourrin et réellement violent malgré le fait que son contenu se soit vu allégé, et de ce fait, fait espérer une improbable sortie uncut un jour ou l'autre. Kerozene |
|
Superman - Richard Donner en 1978 et Bryan Singer en 2006
Pour célébrer le retour de Superman au grand écran, Bryan Singer a bénéficié d'un budget de 250 millions, des moyens pour le moins luxueux. Et le résultat ne déçoit pas, car Singer et ses scénaristes ont construit une uvre empreinte de respect et de conviction. SUPERMAN RETURNS se présente à la fois comme un hommage au film de 78 et une sorte de suite qui prend bien sûr des libertés narratives. Les possibilités dramatiques sont bien exploitées, en particulier dans la dernière partie. Du coup, Singer ne se gène pas pour faire de son Superman le "Jésus" des temps modernes. Pour bien rendre cet aspect allégorique, le réalisateur et son directeur photo offrent des images majestueuses, qui prennent vie grâce à des effets spéciaux convaincants et saisissants (ex : cette fois-ci Superman semble voler véritablement!). Hommage oblige, la musique thème de John Williams est reprise pour notre plus grand bonheur. À chaque fois qu'elle est utilisée pour célébrer les exploits du superhéros, le film gagne en exaltation. L'ensemble n'est certes pas parfait. L'intrigue de Lex Luthor (le fiable Kevin Spacey) est plutôt convenue (quoique illustré avec magnificence) et menace à un certain moment de faire perdre l'intérêt du spectateur. Heureusement, lorsque Superman perd ses pouvoirs, sa torture est plus accentuée que dans le premier film. En relève au regretté Christopher Reeve, le jeune Brandon Routh se tire bien d'affaire en Clark Kent/Superman et Kate Bosworth joue adéquatement Lois Lane même si on est loin de la performance coloré de Margot Kidder. En fait, bien qu'on croit aux sentiments exprimés par les personnages de Singer, on ne réussit pas à oublier la complicité comique et irréprochable entre Christopher Reeve et Margot Kidder. Cela dit, SUPERMAN RETURNS constitue tout de même une réalisation assurée qui réserve des moments vibrants et qui prépare la table pour une suite éventuelle très prometteuse... Nazgul |
|
Taxi - Gérard Pirès en 1998 et Tim Story en 2004 |
|
Texas Chainsaw Massacre - Tobe Hooper en 1974 et Marcus Nispel en 2003
Le résultat est finalement au-dessus des attentes, mais je ne l'ai pas perçu de façon aussi positive que plusieurs. Selon l'Internet Movie Database, le cinéaste (?) Marcus Nispel a trois édifiantes réalisations à son actif : des vidéoclips de Faith no More et Janet Jackson&ldots; et le remake de Texas Chainsaw Massacre. Pourquoi avoir engagé cet inconnu pour refaire le classique de Tobe Hooper ? Il est vrai que Hooper lui-même était un inconnu lorsqu'il réalisé la première mouture, en 1974. Il est vrai, également, qu'à part deux ou trois autres films, sa carrière est d'une médiocrité hallucinante, et que s'il s'était chargé lui-même du remake, les résultats auraient pu (dû ?) être très pauvres. N'empêche, à bien y penser, on ne voit guère l'utilité du projet, à part bien sûr une fonction commerciale, de capitaliser sur la mode des remakes d'horreur. Quand on songe au remake de DAWN OF THE DEAD, un film qui a à peine 25 ans, on se demande si cette immense machine à recycler qu'est devenu le cinéma hollywoodien va se mettre à réutiliser les mêmes récits sans arrêt. L'un des défauts qui m'a agacés dans TCM 2003, c'est le peu de respect apporté à la reconstitution historique, pour un film qui se veut quand même sérieux : Saviez-vous qu'en 1973 les filles portaient des " gilets bedaine " et les gars, des pantalons Cargo achetés chez Gap ou dans n'importe quel centre commercial près de chez vous ? Saviez-vous que les barbichettes étaient à la mode ? Qu'on accrochait des trolls à son rétroviseur ? Cela en dit long sur le sérieux avec lequel la reconstitution d'époque a été abordée. La seule tentative de faire vrai : la chanson " Sweet Home Alabama " qu'on entend au début du film, et la mention d'un spectacle de Lynyrd Skynyrd&ldots; Hum&ldots; Pour le reste, des filles choisies pour leur plastique, des ados mâles qui font des blagues (hélas ! J'avais raison), on " fait le saut " mais c'était juste un rat, etc. Plusieurs scènes-choc de l'original ont disparu (le souper en famille, la finale), remplacées par des modifications discutables (l'auto-stoppeuse du début et son destin, par rapport à l'allumé qui jouait du couteau dans le film de 1973). On introduit ainsi un climat " cliché " qui donne l'impression de voir une autre soupe d'horreur pour ados, un peu plus intense qu'à l'accoutumée. Oui, on peut accorder ce dernier point à TCM 2003, il est vrai que le film est lugubre, se déroulant dans un climat glauque... Certains critiques ont déjà souligné que la photographie n'était pas mal. C'est vrai. Le ton est aussi globalement assez sérieux, malgré ce qu'on pouvait craindre. En somme, mon avis est mitigé. On ne peut prétendre que c'est mauvais ou nul, mais je ne vois pas trop ce que ce remake ajoute à l'original. Je préférerais découvrir de nouveaux scénarios, de nouvelles idées. Tout ça me paraît en définitive une excuse pour justifier la paresse scénaristique (sous prétexte de faire découvrir des classiques à une nouvelle génération, on reprend un scénario déjà fait, on le modifie un peu, et hop ! Ça fonctionne). Howard Vernon On connaît tous l'histoire et je ne vais pas me mettre à discuter la pertinence d'une telle entreprise, sujet largement évoqué lors de l'annonce ou sortie de pas mal de "remakes" ici précédemment. Disons seulement que j'ai essayé de "faire abstraction" de tout ce que j'avais vu sur le sujet - incluant les quatre premiers volets, dont le fort médiocre THE NEXT GENERATION - par le passé et de voir le film d'un oeil nouveau, innocent, nettoyé de toute expérience cinéphilique. Difficile ! Le scénariste Scott Kosar (et non Sean Kosa, comme le craignaient certains habitués du Blizzards) a effectué une mise à jour complète du mythe, actualisant le tout - le récit est adapté à une audience de 2004, souffrant d'un "short attention span", ce qui rend quelques scènes de l'original insupportablement longues pour tout spectateur ayant des vers dans le cul - et apportant de nouvelles idées à l'ensemble de l'intrigue. Ça se déroule toujours en '73, ce qui nous donne droit à de rigolotes moustaches sur le visage des acteurs. Les personnages de rednecks sont une réussite, si l'on peut dire; tout le monde là-dedans a l'air malsain et sale, crétin et congénital. À un certain point, ça fait presque froid dans le dos ! Le suspense s'installe lentement, presque désespérément, mais une fois lancé, il ne relâche plus son emprise sur les nerfs et se révèle ma foi fort efficace. Jessica Biel passe tout le film en camisole blanche, superbe de lascivité, constamment aspergée d'eau et de sang, sa fière poitrine rebondissant avec un effet étudié lors des scènes de poursuite à la tronçonneuse. La violence est plutôt réaliste pour un produit hollywoodien, et nous fait sursauter - et à quelques reprises grimacer - à de nombreuses reprises. Réalisé par Marcus Nispel, un réalisateur de clips musicaux (il a entre autres travaillé avec Faith No More pour la chanson "A Small Victory"), cette mise à jour du mythe se révèle plus facile que l'originale mouture de Tobe Hooper, mais est-elle pour autant plus efficace ? Je vous laisse en juger vous-mêmes... Orloff D'accord avec l'ensemble des commentaires sur ce film, ça déménage en masse et j'ai été surpris de l'efficacité de l'ensemble et des scènes de gore plus nombreuses et solides que bien des films américains du genre. Petits bémols sur les gilets bedaine qui font années 2000, gros bémol sur le prologue et l'épilogue qui sonnent totalement faux. Comment, là où l'équipe de Blair Witch réussit avec des riens, on nous présente ici de la supposée vielle pellicule qui n'en a pas l'air pour des miettes. Idem pour un final presque optimiste comparé au final traumatisant de la version originale. Est-ce parce que j'avais comme bien du monde un préjugé défavorable envers le projet que j'ai tant apprécié ? Je ne crois pas. Chapeau à Miss Biel et à Marcus Nispel. Mario Giguère |
|
The Thing - Christian Nyby en 1951 et John Carpenter en 1982
|
|
Thunderball - Terence Young en 1065 et Never Say Never Again - Irvin Kershner en 1983 |
|
The Time Machine - George Pal en 1960 et Simon Wells en 2001
Sur le papier, cela donne une histoire tout de même joliment efficace. Le récit ne manque pas d'intérêts ni d'exotisme, le principe même de la machine offre des possibilités scénaristiques presque sans limite, le film nous fait même voyager en l'an 635'427'810 (!!!) - et c'est pas joli à voir, il y a de belles gonzesses, des créatures très vilaines, des décors splendides, des moyens généreux (80 millions de dollars), des effets spéciaux classieux, des acteurs confirmés (encore que Pearce semble un peu largué) et pourtant la sauce ne prend pas. Dès la première scène le film s'enlise dans la mouise pour ne jamais en sortir. Etonnamment, le réalisateur Simon Wells (arrière petit-fils d'H.G. Wells) s'avère incapable de tirer profit de son sujet et livre un produit d'une mièvrerie enfantine à se frapper la tête contre les murs. Cela n'a finalement rien d'étonnant quand on sait que monsieur est un transfuge de Disney et qu'il a donc très probablement subit lavages de cerveau après lavages de cerveau afin de se retrouver condamné à ne pondre que des produits fades à destination d'un public inerte. Mais le public inerte n'est peut-être plus aussi présent qu'autrefois puisque le film s'est pris une veste lors de sa sortie. Ben voila, fallait pas prendre les gens pour des idiots. Autant revoir la version 1960 signée George Pal. C'était naïf, mais sincère. Kerozene |
|
The Toolbox Murders - Dennis Donnelly en 1978 et Tobe Hooper en 2003
Je suis un véritable maniaque de ces petits films, où l'enjeu dramatique réside dans le massacre explicite d'un groupe de personnages. Peut-être est-ce moi qui a été dupe, mais j'ai bien aimé TOOLBOX. Tobe Hopper offre son meilleur film depuis longtemps. L'univers des " slashers " ne lui était pas inconnu, car outre son ultime chef d'uvre, il avait réalisé FUN HOUSE au début des années 1980. Si son dernier est un " slasher " tout ce qui a de plus classique, et que l'intrigue a quelques grosses ficelles, il n'en demeure pas moins très efficace. Si on aime les SLASHERS, on passe un excellent moment dans cet hôtel. ( ce qui a été mon cas, et celui d'une grande partie de la salle, au FANTASIA, qui a très bien réagi. Après le générique, les gens acclamaient le film jusque dans les toilettes, et exprimaient où ils avaient sursautés.) TOOLBOX MURDERS a plusieurs petits défauts, mais certainement pas celui de nous laisser de glace. Les décors présentent de longs couloirs délabrés où l'on peut percevoir une détonation de bruits étranges, comme le veut la convention, mais pourtant à notre grand plaisir. Les habitants de l'hôtel sont tous aussi drôles qu'inquiétants, et à chaque fois que le meurtrier frappe, on cesse de respirer&ldots;. Si le climat de TEXAS CHAINSAW est imbattable, celui de ce film a tout de même beaucoup en commun avec lui. On a qu'à citer la découvertes des cadavres par l'héroïne. Ajoutez à cela des meurtres gentiment gores (ils sont souvent dans la pénombre ), plusieurs sursauts garantis, et une prestation honorable d'Angela Bettis. Le film possède aussi une panoplie de références à d'autres films, dont l'éternel crochet de boucher de TEXAS CHAINSAW MASSCRE, mais aussi des clins d'il à certaines légendes d'Hollywood. Bref, il s'agit d'un bon petit film assez terrifiant. Hitchcock 79 |
|
Tale of Two Sisters - Ji-woon Kim en 2003 et the Uninvited - Charles & Thomas Guard en 2009 |
|
Village of the Damned - Wolf Rilla en 1960 et John Carpenter en 1995
35 ans après le classique de Wolf Rilla, Carpenter se lance pour la première fois dans l'exercice périlleux du remake depuis THE THING en 1982. Malheureusement, si THE THING s'est avéré être une réussite monumentale, on ne peut en dire autant du VILLAGE DES DAMNES. Carpenter, dépeint ici un village à l'image de ses habitants: sans relief ni personnalité et surtout sans véritable intérêt. Les événements sont amenés de manière précipitée, ne laissant guère le temps à une ambiance de se mettre en place, et malgré un casting intéressant (Christopher Reeve, Mark Hamill, Kirstie Alley (oui, m'enfin on se serait passé d'elle)), seuls les enfants parviennent à susciter un minimum d'intérêt. On est bien loin de l'ambiance paranoïaque du film de 1960, mais aussi et surtout des films de Carpenter. Aussi grand soit l'auteur de NEW YORK 1997, LE VILLAGE DES DAMNÉS est sans doute son plus gros ratage. Et pour s'en rendre définitivement compte, il y a un signe qui ne trompe pas. Il suffit de tendre l'oreille: même la musique de big John est ici totalement ratée. Dommage. Kerozene J'ai été amèrement déçu par ce film de Carpenter. J'y ai vu quelques points positifs, la musique hypnotisante et sa mise en scène des enfants. De les voir marcher de manière TELLEMENT semblable, j'y ai presque cru. Malheureusement, on embarque difficilement dans une histoire où les personnages sont aussi fades. Avec une histoire, qui sur papier, était aussi intéressante, une petite critique sur la manière dont les adultes traitent les enfants auraient je crois été génial. Ici, on suit une histoire linéaire et peu développer avec des personnages inutiles ( Je l'aime ben Mark Hamill mais franchement....) Les meurtres ne sauvent pas le bateau, c'est franchement décevant. À écouter comme je l'ai faite, si vous n'avez rien à faire de votre soirée. Abba |
|
War of the Worlds - Byron Haskins en 1953 et Steven Spielberg en 2005
Steven Spielberg nous avait habitué à présenter des sympathiques extra-terrestres dans des films comme "E.T." et "CLOSE ENCOUNTERS OF THE THIRD KIND". Pour la première fois de sa carrière, il fait un virage surprenant à 180 degrés et nous montre des visiteurs venus d'ailleurs pas gentils du tout en adaptant le célèbre classique de H.G. Wells. Pour éviter toute comparaison avec l'adaptation précédente faite par Byron Haskin dans les années 50, Spielberg écarte du revers de la main le point de vue militaire, scientifique et religieux (ce qui aurait été pompeux il faut dire!) et se concentre sur un petit groupe de civils ordinaires, ce qui veut dire que l'intrigue est beaucoup plus fidèle au roman (dont la narration est d'ailleurs à la première personne) que celle d'Haskin, même s'il y a quand même de nombreuses libertés qui ont été prises. Malgré toutes les réticences que l'on peut porter aux trucages par ordinateur où à l'oeuvre entière de Spielberg, le film est impressionnant. Le réalisateur a su respecter l'intelligence du spectateur, surtout celui qui connaît trop bien cette histoire, en évitant le moralisme pompier et le patriotisme inhérents aux films d'invasions extraterrestres comme "INDEPENDENCE DAY" par exemple. Avec l'aide d'un savant jeu de montage, d'une utilisation précise du son (qui rappelle presque "CLOSE ENCOUNTERS...") et d'une photographie exceptionnelle jouant sur des teintes rouges (avec beaucoup de sang et de gore!!!), bleues et grises, Spielberg parvient (encore!) à flanquer une peur bleue et à surprendre le public pourtant préparé à ce genre de récit et donc difficile à étonner. Les développements de l'intrigue sont menés à fond la caisse, jouant sur la même catharsis que "JAWS", "DUEL" et "JURASSIC PARK", comme quoi Spielberg n'a pas perdu la main en matière de suspense. Seule la scène finale, peu crédible, trop mélodramatique et à l'hollywoodienne représente une lacune (comment croire qu'il n'est rien arrivé à l'ex-épouse après tout ce qu'on a vu et subi? Ca ne colle pas!). Les effets spéciaux sont brillamment employés et l'humour n'a pas été oublié (le panneau "SLOW" sur la route où tout le monde court comme des fous pour échapper à la mort) malgré la tragédie de cette histoire. Les acteurs sont bons (sauf Tom Cruise qui a encore les même tics fatigants dans son jeu), surtout la petite Dakota Fanning et Tim Robbins dans un petit rôle d'homme disjoncté. Notons l'apparition de Gene Barry et Ann Robinson, les deux vedettes du "WAR OF THE WORLDS" d'Haskin. Mathieu Lemée |
|
Zatoichi - série de films des années 1970 et 1980 et Takeshi Kitano en 2003
C'est du très grand KITANO, avec en plus de superbes combats, mais toujours son style particulier ; on reconnaît son humour dans plusieurs scènes et certains personnages (surtout le voisin obèse qui se prend pour un samouraï et court comme un fou lance à la main). Et toujours l'émotion, j'ai versé ma petite larme (et même un peu plus ! !) sur l'histoire du frère et de la soeur dont la famille est assassinée, le frère se prostitue pour a priori l'éviter à sa sur et les faire survivre. Ils formeront un couple de fausses geïshas qui détroussent leur clients et cherchent à se venger des assassins de leurs parents. Le récit de leur jeunesse est un moment très dur. Kitano rencontre un peu Kurosawa dans ce film qui rappelle les thématiques des Sept Samouraïs ou Yojimbo, des paysans persécutés par des bandes de mafieux. Il ajoute ce personnage de masseur aveugle qu'il joue d'ailleurs qui fournit les meilleures scènes de combats du film. Deux petites réserves, pourquoi le sang et les lames pénétrant la chair ont été faites en numérique c'est moche, on y croit pas, ça se voit 2 fois plus que des trucages simples (ça m'a un peu déçu) et je suis partagé sur la scène de claquette japonaise de la fin (malgré leur très grandes beautés, ces danses ne sont-elles pas un anachronisme et plus proche de Broadway ou Hollywood que de Tokyo). Mais sinon, à voir... impérativement. Richard Ludes |
Ont proposé leurs choix: Abba - Bigeyes - Black Knight - Forcedumal33 - Kitano Jackson - Titou - Mario Giguère, merci !
|
|
|
100 FILMS | INTRODUCTION | ACTUALITÉS | ART | ARCHIVES | BESTIAIRE | BLOG | NOS CHOIX | COURRIER | DICTIONNAIRE VISUEL | EDWIGE FENECH | FIGURINES | FORUM | GAZETTE | LECTURES | LIENS | LUTTE | MP3 - WAV | REPORTAGES | RESSOURCES | PHOTOS | VISIONNEMENTS | VENTE