
mise à jour le 7 avril 2008
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SAKUYA The Slayer of Demons aka Sakuya: yôkaiden - Tomoo Haraguchi, 2000, Japon Japon, 1707, le Mont Fuji vomit à la face de la terre toute une flopée de démons. Seul un guerrier possédant une épée magique, appelée Muramasa, est capable de les tuer. Mais Muramasa a un prix, chaque mise à mort raccourcie la vie du guerrier et seul le sang des humains peut lui redonner de l'énergie, ce qui pose des problèmes moraux évidents. Le guerrier meurt et sa fille, Sakuya, reprends l'épée et tue un monstre kappa et adopte son fils nouvellement né qu'elle a rendu orphelin. Les sages décident d'envoyer Sakuya au pied du mont Fuji affronter la reine des démons. Elle part avec le fils adoptif, un démon qui a grandit de 10 ans en trois mois, sous la réprobation générale. Est-ce que le jeune Kappa va se retourner contre sa mère adoptive ? La reine des démons attend Sakuya de pied ferme. Adapté d'un manga, Sakuya bénéficie de superbes effets spéciaux. On est subjugué par la vision d'un mont Fuji crachant le feu. Il y a un bel hommage aux cent monstres Yokai des années soixante, recréés pour une visite impromptue, le démon parapluie y compris. Ceci-dit le récit semble viser un public mixte. Là où les uns apprécient les monstres et les combats enlevant, les unes ayant le débats moraux de la relation mère/fille et un " monstre chat " à se mettre sous la dent. L'ensemble est fort réussi, quoiqu'un peu court à 88 minutes. Les Démons ne s'avèrent pas tous méchants, mais la reine, femme araignée géante, nous en met plein la vue. Un bon divertissement. Mario Giguère |
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SANCTUARY, the movie - Yukio Fuji, d'après la bande dessinée de Fumimura et Ikegami, 1995 Adaptation de la première partie de la bande dessinée. 2 orphelins du Cambodge ont pour objectif de refaire le Japon, de le transformer et de créer le Sanctuaire. Hojo devient parrain de Yakuzas pendant que Chioko devient membre du parlement. Une Superintendante de Police les surveille et commence à basculer devant ses sentiments pour Hojo. Mise en scène généralement sobre pour la mise en place d'une intrigue peu habituelle. Très fidèle à la bédé. On regrettera un peu la baisse de l'érotisme par rapport aux dessins d'Ikegami. Le stoïcisme des priNcipaux interprètes fait contraste avec un yakuza violent et la superintendante qui se met à trembler et défaillir devant Hojo n'en est que plus frappant comme scène. Reste à voir la suite ... Mario Giguère |
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SEANCE aka KOREI - Kiyoshi Kurosawa, 2000, TV Une femme possédant des dons paranormaux lui permettant de rentrer en contact avec l'au-delà, est utilisée par des flics peu convaincus pour retrouver une fille kidnappée par un type qui se trouve dans le coma. Par un malheureux concours de circonstances, la fille se retrouve enfermée dans une malle du mari de la femme. Grâce à ses dons, elle la fait sortir avant qu'il ne soit trop tard, mais qui croira qu'elle l'a sauvé grâce à son don. Le couple décide alors de faire une mise en scène. Celle-ci tournera mal. Deuxième film de "l'autre" Kurosawa que je vois (après CHARISMA). Heureusement, SEANCE est bien plus palpitant et excitant que CHARISMA, plutôt mou du zob. Kurosawa distille dans SEANCE une atmosphère par moment super flipante grâce à des effets d'ombres et lumières saisissants et une bande son tripante. Les personnages principaux sont attachants, il est alors dur d'accepter l'échec vers lequel ils foncent tête baissée. Son style reste autrement très sobre, un peu la vieille école nipponne ou les mouvements de caméra sont lents ou inexistants. Ca reste un bon film à voir. Kerozene |
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SECRET OF THE TELEGIAN aka Denso Ningen aka The Telegian - Jun Fukuda avec Koji Tsuruta, Akihiko Hirata, 1960, Japon, 85m Le parc d'attraction. Un homme invite à visiter la caverne des horreurs, peu de temps avant qu'un meurtre y soit commis. Pas de description valable du tueur et pas de traces. Il n'y a qu'un journaliste qui a trouvé un mince fil, qu'un savant décrit comme un transistor nouveau genre, très efficace et miniature, mais qui doit être utilisé uniquement à basse température. D'autres meurtres sont commis et toujours le tueur disparaît sans laisser de traces jusqu'à ce que de futures victimes dévoilent un crime commis à la fin de la guerre... Ah, le plaisir de découvrir un classique de la Toho que je n'avais jamais vu ! Comme souvent à l'époque on mélange film policier et élément de science fiction, ici une machine à télétransporter utilisée par un criminel. Il s'agit s'une sombre histoire de vengeance dirigée vers des gens qui ont essayé de profiter de la fin de la guerre, crime sordide. Guerre qui a laissé des nostalgiques au Japon, comme en témoigne ce bar au motif de soldats, ou l'on boit des "missiles" ou des "grenades" et ou l'on mange des "rations". Effets réussits et décors et machines spectaculaires au service d'une histoire qui allie sensationalisme et morale. À découvrir. Mario Giguère |
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SEX
MACHINE aka THE STRANGE SAGA OF HIROSHI THE FREELOADING SEX MACHINE |
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SHIKOKU - Shunichi Nagasaki avec Kuriyama Chiaki, 1999, 100m Une jeune femme revient au village de son enfance, espérant retrouver sa meilleure amie. Celle-ci est morte, même si on croit lapercevoir. Leur copain mutuel de lépoque est devenu policier et il a affaire avec du vandalisme dans un lieu sacré qui a rapport avec la famille de la défunte, pendant que la mère fait un pèlerinage mystérieux. Une histoire de fantôme japonais moderne, comme on en voit plusieurs en ce moment. Pourquoi le fantôme revient t-il hanter le village ? Quelle est lhistoire que son père na pas publiée ? Quel est cet endroit ou lon retrouve 15 tas de pierres et un dolmen mythique ? Pourquoi le chiffre 16 apparaît au plafond de lhôpital ou le père est paralysé ? Un film sobre, sombre à souhait, très bien photographié. Lensemble tourne autour dun triangle amoureux et cest là que je perds un peu dintérêt, mais autrement, il sagit dune bonne réussite Mario Giguère |
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SONATINE - Takeshi Kitano, 1993, Japon A première vue, Sonatine est une autre variation sur le thème des yakuzas. Un thème que l'on pourrait croire épuisé, mais Kitano nous prouve le contraire sans vouloir prouver quoi que ce soit.. Murakawa (Beat Takeshi) et ses hommes sont mutés de Tokyo à Okinawa Beach, le temps d'une opération dont le but est d'établir la paix entre deux clans ennemis. Une fois arrivés sur les lieux, ils réalisent que la gravité de la situation est pire que prévue et qu'ils doivent se cacher s'ils veulent rester en vie. Confinés a une maison sur le bord de la plage, ils passent le temps comme ils peuvent. Ils troquent leur complet pour les shorts et les sandales. Étonnamment, au lieu de sombrer dans la déprime et la consommation excessive d'alcool, ils se laisseront aller aux jeux, à la danse et aux blagues à la sauce yakuza bien entendu! Sans tomber dans le film psychologique ou dans la comédie burlesque dans le genre "les Yakuzas a la plage", Kitano filme ces hommes comme des gamins en vacances, en laissant les opérations criminelles au second plan. Malgré leur amusement et leur vie temporairement paisible, on sent que ca peut péter à tout moment. La musique répétitive à la fois douce et mélancolique maintient le spectateur sur le qui-vive. C'est connu, les apparences sont trompeuses et Kitano joue constamment avec ce concept. Comme à l'habitude ses personnages sont peu bavards et leurs visages impassibles, c'est donc par leurs actions qu'on apprend à les connaître, à les aimer ou à les détester. Kitano accorde beaucoup d'importance au corps et a ses mouvements en mettant l'accent sur leur agilité, leur dextérité ou leur maladresse et surtout dans leur capacité à trouver des passes-temps. Avec peu de moyens, ils créent une multitude de jeux très agréables à regarder qui nous fait presqu'oublier que ce sont des yakuzas. Sonatine n'est pas un film facile a commenter, car il est presque hypnotique. On se laisse aller dans ce monde sans trop se poser de questions et on en sort charmé sans trop savoir pourquoi on vient de passer un si agréable moment malgré une finale on ne peut plus fatale. A revoir ou a voir! Mongola Batteries |
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ST. JOHN'S WORT aka Otogiriso - Ten Shimoyama, 2001 Les St- John's Wort sont des fleurs jaunes qui symbolisent la vengeance. Une jeune fille hérite d'un manoir dans lequel elle a vécu les premières années de son existence, avec son papa fraîchement décédé. Le jardin du manoir est plein de ces fleurs jaunes. Elle s'y rend donc avec son ancien petit ami. Les deux travaillent à la conception de jeux vidéo avec deux autres potes qui sont restés au bureau. Ils décident de filmer la visite du manoir et d'envoyer le résultat à l'équipe restée en plan afin d'en élaborer le plan dans le but de l'exploiter dans un jeu vidéo. La visite débute, et c'est alors que le type remarque les tableaux qui ornent les murs, ce sont des oeuvres de son peintre favori, un artiste méconnu au pays du soleil levant, qui s'avère être le père de la jeune fille. Les tableaux sont torturés, sombres et angoissants, et au fur et à mesure de leur investigation, ils découvrent qu'ils étaient inspirés par un goût morbide et très prononcé du papa. La fille découvre également qu'elle avait une soeur jumelle... Il serait dommage d'en dévoiler plus, je ne tiens tout de même pas à ruiner l'intrigue du film - qui n'est pas très surprenante ceci dit, mais si le film est intéressant, c'est plus grâce à sa forme, son coté expérimental. L'image est traitée de façon originale. Par moment les couleurs sont artificielles et totalement saturée et offre un visionnement pouvant s'apparenter à un trip de LSD. Malheureusement ce coté est laissé de coté pour les deux tiers du film, sans pour autant tomber dans le conventionnel. MadMovies n'a pas hésité à qualifier ce film de "nul", tant pis si il ne l'ont pas aimé, ça a été une expérience surprenante pour moi et je le reverrai avec plaisir. Kerozene |
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STRANGE CIRCUS - Sion Sono, Japon, 2006 Voici une histoire atroce de perversité dans laquelle un directeur d'école enferme sa fille dans un étui à violoncelle afin de l'obliger à regarder ses parents baiser comme des fous... Après quelques séances de voyeurisme forcé encore insoupçonnées par la mère, ce respectable père de famille décide d'inverser les rôles en enfermant cette dernière dans l'étui afin qu'elle l'observe pratiquer fièrement un inceste abjecte. Dès lors, la jeune fille montre des troubles de la personnalité et perd peu à peu la boule, ne sachant plus vraiment si elle est elle-même ou si elle se trouve être sa propre mère... Sion Sono (SUICIDE CLUB) signe ici un film pour le moins singulier. On commence avec une entrée haute en couleur sur la piste d'un cirque tenu par un drag queen rondouillard, accueillant ses spectateurs pour un tour de piste aussi pervers qu'esthétisant. Entrée en matière pour le moins étrange et excitante en même temps: l'assistance est exubérante, les gestes sont théâtraux et le ton est sardonique... Rien ne permet d'imaginer ce qui va survenir la minute suivante, à savoir la découverte de cette famille où règne la déchéance ultime, une famille dirigée par un obsédé du stupre et l'incarnation même de l'hypocrisie. Le film baigne alors dans une ambiance moite et malsaine en totale contradiction avec sa photo somptueuse et ses couleurs chatoyantes et entraîne le spectateur dans un récit qui se verra soudainement changer de direction. Sion Sono s'amuse dès lors à brouiller les pistes, à pousser son récit dans les retranchements de la confusion pour en ressortir avec une série de twists pas si inattendus que ça. Car la recette commence en effet à être connu, et même si on doit bien lui reconnaître un savoir-faire évident, il n'empêche que les entourloupes scénaristiques ici présentes laissent une impression de déjà-vu. Reste des images parfois très marquantes et symboliquement fortes (les pièces aux murs ensanglantés suite à dépucelage de la jeune fille par son père, le cirque, le final qui rappelle Takashi Miike) et une ambiance forcément pesante et malsaine. Pas aussi original qu'il le voudrait, mais à voir tout de même. Kerozene |
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The SUICIDE CLUB aka Jisatsu circle - Shion Sono, 2002, Japon The Suicide Club ne peut être décrit aisément. The Suicide Club ne peut être critiqué d'une façon simple. The Suicide Club, il faut vivre l'expérience. Voyez-le et soyez sous le choc de ce film brillant. Bad Feeble Une soirée de printemps comme les autres à Tokyo. À 19h30 précises, 54 jeunes écolières se tiennent la main sur le quai d'arrivée d'un train de banlieue, et sautent sur les rails dès que ce dernier entre en gare, produisant par le même fait le fait divers le plus ahurissant qui soit. Un policier est persuadé qu'il y a là matière à enquête et que le fait que les élèves proviennent de 18 écoles différentes est assez pertinent pour éveiller les soupçons. Ses supérieurs pensent le contraire. Une internaute mystérieuse se faisant appeler "The Bat" attire leur attention sur un étrange site internet qui "comptabilise" les suicidés de Tokyo avant même que les événements ne soient reportés. La vague de suicide entre peu à peu dans la "pop culture" alors qu'un groupe nommé Dessart fait rage avec son tube "Mail me". Comment tous ces événements sont-ils connectés ? Le sont-ils seulement ? Shion Sono signe ici un septième film percutant, qui le sort de l'anonymat relatif de ses six premières productions, passées plutôt inaperçues. Gagnant du prix du "film le plus innovateur" au festival Fantasia de 2003, SUICIDE CLUB est un film qui frappe fort, et ce même au 2e visionnement. On serait tenté de dire que le ton hésite entre le sensationnalisme et le sentimentalisme, exploitant les suicides autant de façon graphique - certaines scènes sont assez difficiles à regarder - que d'une façon sociale et intelligente, nous rappelant que notre rage de vivre tient souvent à peu de choses dans une société anonyme et capitaliste. Les mégapoles sont particulièrement touchées par cette "solitude sociale" qu'évoque le film, et on ressent souvent en cours de visionnement une sensation de vide. Phénomène de mode, façon gratuite et facile d'accès de mettre fin à ses tourments, voilà comment les personnages du film perçoivent le suicide. La "tendance" est à un point tellement répandue qu'elle en devient presque "normale" - on a souvent vu de tels mouvements corrompre le jugement d'une civilisation entière, notamment avec le nazisme... Une grosse part de l'intrigue repose sur les composantes "musicales" du récit; sans vendre la mèche, on pourrait qualifier SUICIDE CLUB de "drame musical" si on voulait vraiment aller au bout des choses. On retrouve avec plaisir un casting assez adéquat; outre le pop star Rolly, incroyable sosie masculin de Sharon Stone, qui apparaissait aussi dans SWALLOWTAIL BUTTERFLY, les deux policiers autour desquels tourne le récit sont ce qu'on peut appeler des vétérans. Ryo Ishibashi, le détective Kuroda, est apparu dans THE CROSSING GUARD, de Sean Penn, en '95. Il a tourné dans KID'S RETURN ('96) et BROTHER ('00) pour Takashi Kitano, et dans Audition pour Miike. Il compose ici un touchant personnage d'inspecteur au bout du rouleau. Akaji Maro, le détective Murata, sale gueule de poisson-chat chauve, a tourné sous la direction de Sabu dans D.A.N.G.A.N. RUNNER ('96) et POSTMAN BLUES ('97), pour Kitano et Tsukamoto respectivement dans KIKUJIRO et GEMINI en '99, pour Miike dans CITY OF LOST SOULS ('00) et SHANGRI-LA ('02) et interprète plus près de chez nous le boss Ozawah dans le KILL BILL de Tarantino. Le SUICIDE CLUB n'en est peut-être pas un que vous aurez envie de joindre en visionnant la conclusion, toujours musicale, et profondément troublante, qui ne donne pas vraiment de réponse claire au phénomène, mais le film ne vous quittera plus l'esprit pendant quelques jours, preuve en quelque sorte intangible de son impact certain. Orloff J'ai attendu longtemps pour voir ce film dont le sujet ne m'attire pas au demeurant. Erreur, le film est plus intéressant que son titre ! Comme souvent avec le cinéma de genre japonais, il ne faut pas chercher à tout comprendre, le film étant enrobé par les musiques d'un groupe de jeunes filles ado, on parle de douze ans et demi, qui envoient des messages qui finalement ont rapport avec le thème. Mais de leur ascension à la célébrité et leur concert final découle-t-il vraiment cet engouement spectaculaire et incompréhensible pour mettre fin à ses jours ? Ce prophète Mansonien aux allures de fausse blonde profite-t-il uniquement de la situation pour s'annoncer gourou du suicide club ? Il me semble. Et ces lambeaux de chair enlevées au rabot, outil presque disparu en ce début de millénaire, une simple fausse piste ? C'est finalement le surréalisme qui l'emporte sur la linéarité d'une enquête qui ne veut pas aboutir. De ces êtres qui ne vivent que par les rapports qu'ils ont avec autrui, du vide existentiel répandu mais non obligatoire dans une société japonaise ou l'on avait tendance à s'oublier pour les autres. Tout ceci étant dit, ce ne sont que mes impressions, le film étant, limite portnawak, ouvert à interprétation ou volontairement entouré de fausses pistes, difficile à pénétrer. N'empêche qu'il vaut le détour. Mario Giguère |
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SUKEBAN
BOY - Noboru Iguchi, 2005, Japon Humour potache prout-pipi-couille, situation crétine, interprétation outrancièrement vociférante, bienvenue dans l'univers parallèle de Go Nagai, le papa de "Goldorak" et de "Devilman". Après une première adaptation apparemment plus sage en 1992, son manga "Oira Sukeban" connaît cette nouvelle adaptation à destination du marché vidéo, un an après que "Kekko Kamen" ait connu le même sort. On y retrouve ce même esprit léger et polisson porté sur les gags à base de bites, de culs et de nichons, le tout inévitablement plongé dans un monde d'écolières nippones avec ce que cela implique d'uniformes et de jupettes, mais SUKEBAN BOY s'avère tout de même bien plus barré que son prédécesseur: plus de filles à poil, plus d'action et surtout pas mal de gore. Les situations sont complètement invraisemblables: outre les mitrailleuses surgissant des seins on y droit à des moignons de cuisses garnis de canons de fusil, à des doigts tranchés et à des pets au gaz ravageur! L'ensemble de ce V-Cinéma à la crétinerie totalement assumée est porté avec vigueur par les épaules d'Asami, actrice de films cochons qui s'en donne ici à coeur joie dans le rôle titre. A voir uniquement si on est client de la bêtise hautement calorifique car dans le cas contraire, c'est l'indigestion assurée! En ce qui me concerne, j'ai quand même eu du mal à tenir jusqu'au bout de ces quelques 60 minutes... Et pourtant, je pense avoir un estomac solide... Kerozene |
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SUPER EXPRESS 109 aka Shinkansen daibakuha - Junya Sato, 1975 Vendu comme un film catastrophe nipon, le film s'avère être un bon polar bien enlevé. Les super express sont les trains les plus rapides du monde (nous sommes en 1975), des espèces de TGV japonais. Une petite équipe de truands place une bombe dans le numéro 109 qui explosera s'il descend en-dessous de 80Km/h, mettant ainsi en péril la vie de 150 personnes. La raison: une demande de rançon bien entendu, en échange de quoi, ils donnent aux autorités les indications nécessaires pour désamorcer la bombe. La police fait son boulot, et deux des truands sont abattus, reste le chef de la bande, dont le seul désire était que tout se passe dans le calme, sans mort. S'ensuit alors un jeu du chat et la souris entre lui et les autorités. Bien rythmé, superbement scopé, accompagné d'une bande son d'une grande fraîcheur, ce film permet de passer un moment des plus agréable. Un excellent divertissement. Kerozene |
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TETSUJIN-28 - Shin Togash, Japon, 2005, 105m Tokyo est attaquée par un robot géant: Black Ox. Shotaro, un jeune gamin, est interpellé par un monsieur qui l'amène dans de vieux hangars et lui annonce que lui seul peut sauver Tokyo en prenant le contrôle de Tetsujin-28, dernier robot géant fabriqué par son défunt père. Le jeune refuse, mais devant la destruction imminente il accepte de se mesurer au robot méchant. Désastre. Shotaro réussirait-il à surmonter sa timidité, cette défaite et la honte qu'il s'inflige pour apprendre finalement à contrôler ce foutu robot géant ? Après une attaque de Black Ox bien menée on s'enfonce dans un mélodrame puéril mille fois déjà vu aux rebondissements inexistants. On se fout éperdument de ce jeune bambin, on aurait adoré contrôler un robot géant, nous ! Pas lui, même quand il est entraîné par une ado nippone qui lui fait de l'oeil, incrédible. Le film semble s'adresser à des nostalgiques qui ont reprit le matériel de base, un dessin animé pour enfants, et qui l'ont traité avec ton le sérieux d'adultes fan boys. De quoi ennuyer les enfants et faire bailler les adultes dans la salle. Les personnages caricaturaux sont présents, mais coincés dans un mélodrame sirupeux et sans rythme. Un comble. Vraiment dommage. Mario Giguère |
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TETSUO - THE IRON MAN - Shinya Tsukamoto - 1988 Depuis le temps que j'en entendais parler de ce film, il fallait absolument que je me le fasse! On peut dire que je suis pas déçu! C'est un vrai essai cinématographique surréaliste complètement halluciné. Le thème est déjà curieux au départ : un homme se transforme peu à peu en amas de chair et de métal informe à cause d'un être diabolique fait lui-même d'un assemblage métalo-humain. Dans ce film urbain, musique industrielle à l'appui, et noir et blanc sinistre, c'est un vrai exercice de style ultra-technique, moderne et fulgurant où chaque cadrage et chaque plan semble avoir été étudié minutieusement. Un truc à montrer dans les écoles de cinéma quoi! Mais malgré cette maîtrise froide et aérienne de l'outil, on ne peut qu'être fasciné par cette fable pré-apocalyptique à l'ambiance particulière. En tout cas, on aura tous compris où Jan Kounen a pompé son "Vibroboy" (que je n'aime pas du tout d'ailleurs), notamment avec cette scène ou l'homme-féraille tente de violer sa nana avec un godemichet géant tournant comme une perceuse! De même pour les scènes (en animation) de déplacements supersoniques grâce à des fusées-talon, repris dans un autre cours du français... Franfran |
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TETSUO 2 - THE BODY HAMMER - Shinya Tsukamoto - 1992 Annoncé comme Tetsuo, mais en couleur par Dionnet, je trouve que le film n'a rien à voir, où presque! En fait, deux frères ont la possibilité de transformer leur bras en flingue, mais l'un des deux, plus balaise, peut complètement changer son corps en arme, avec des canons qui lui poussent de partout. Je trouve qu'il y a quelques longueurs, on s'emmerde même un peu parfois... Si l'intrigue est plus travaillée que dans Tetsuo, le film n'a pas le climat et la glauquerie sale de ce dernier. Je préfère Denchu Kozo, c'est plus rigolo, et ça rime en plus! Franfran |
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THREE... EXTREMES - Takashi Miike, Fruit Chan, Chan-Wook Park, 2004, Japon/Hong Kong/Corée Suite de Three, on rembarque trois directeurs de trois pays différents. THE BOX de Takashi Miike nous présente une jeune fille qui fait un cauchemar récurent ou elle termine enterrée vivante dans une petite boîte. Histoire très lente pour un Miike qui joue sur le sentiment de culpabilité et qui nous réserve une fin surprenante. Je m'attendais à autre chose, mais le réalisateur joue sur l'ambiance et refuse le sensationnalisme de ses compères. DUMPLINGS débute avec une actrice d'un certain age qui se rend chez une femme qui cuisine des dumplings sensés lui redonner sa jeunesse. L'ingrédient secret est difficile à obtenir. Pourquoi autant de films de Hong Kong essaient-ils de nous dégoûter de leur cuisine ? méchant punch final ! Fruit Chan livre la marchandise. Dans CUT, Chan-wook Park élabore sur un scénario délirant. Un réalisateur se réveille dans ses décors, sa femme savamment attachée au piano alors qu'un inconnu lui demande de prouver sa méchanceté, si jamais il en a une once. Parce que le gars lui reproche d'être beau, riche et trop bon, alors il attend et coupe un doigt de sa femme aux cinq minutes si celui-ci ne lui raconte pas une saloperie. Je n'en dit pas plus, mais c'est le délire. On pense parfois à Dario Argento, pour le décor et comme dans OPERA, le personnage obligé de regarder des atrocités. Personnellement je préfère la première trilogie, THREE, mais ce nouveau trio mérite le détour, il va sans dire. Mario Giguère |
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UROTSUKIDOJI: THE LEGEND OF THE OVERFIEND aka Chôjin densetsu Urotsukidôji - Hideki Takayama, 1989 Les royaumes des humains, des hommes-bêtes et des démons se réunissent tous les 3000 ans par la venue du OVERFIEND qui sème le chaos et la destruction jusquà la destruction finale des 3 royaumes. Ce Manga de 5 épisodes mèle allègrement les scènes de Teen-agers niais et les scènes d'horreurs et dérotismes les plus extrêmes. J'avais les 3 premiers épisodes dans ma vidéothèque voici longtemps et maintenant j'ai pu mettre la main sur les 2 derniers. Le scénario est assez abracadabrant et méritent toutes notre attention s'y on veut s'y retrouver. Mais les scènes d'érotisme explicites et de gore archi-violent valent largement le détour pour l'amateur de gore. Graphiquement moins réussis qu'AKIRA et autre GHOST IN THE SHELL, le look s'apparente plutôt à l'univers de Goldorak, de mini-fée ou de Sailor Moon. Alors, ca apporte un bon contraste de voir toute cette violence à l'écran. Cette série est très agréable à voir. Black Knight |
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UZUMAKI aka Spiral - Higuchinsky, 2000 Kirie, une jeune japonaise, nous raconte l'histoire étrange de son village. Le père de son meilleur ami est fasciné par les spirales, au point de se suicider de manière singulière. Sa femme, hospitalisée sous le choc, se découpe le bout des doigts parce que les empreintes des doigts sont en spirale. Tout le village, petit à petit, sera obsédé par les spirales. Après chaque mort, une spirale de nuages semble se diriger dans le lac au centre du village. Difficile de résumer ce film intéressant visuellement. Plein d'effets spéciaux numériques, du gore bien sanglant, même les corps se tordent en spirale. Le reportage télé qui montre des escargots humains sur les murs du collège est particulièrement réussi. Le montage est remarquable, rares sont les plans tranquilles ou rien ne se passe, effets, superpositions, split-screen. On nous donne quelques pistes pour comprendre ce qui se passe, mais on nous rend perplexe avec une fin qui nous laisse sur notre fin. L'originalité vient de l'Asie. Mario Giguère Ca délire franchement beaucoup dans ce petit film absurde. Absurde aussi car jamais le film n'offre d'explications à ces événements catastrophiques, et drôles en même temps. Il y a bien un moment dans le film ou les héros sont sur le point de découvrir l'origine de la malédiction des spirales, mais un événement inattendu les en empêchera. Le spectateur trop cartésien n'en sera sûrement pas content, mais on s'en tape. Le réalisateur s'est même amusé à inclure quelques plans assez gores et dans le décor des spirales assez discrètes. Et à chaque fois, le spectateur un peu con fait chier tout le monde dans la sale (ils étaient nombreux ces cons) en disant "hooooooooooooooo, y a une spirale, regarde ! - Ah ouais !! J'hallucine !!!" Mis à part ça, le film fut un petit plaisir que je m'offrirai bien une deuxième fois. Kerozene |
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La VERITABLE HISTOIRE D'ABE SADA aka A WOMAN CALLED SADA ABE aka JITSUROKU ABE SADA - Noboru Tanaka, 1975, Japon L'histoire d'amour érotico-tragique d'Abe Sada est adaptée d'un fait divers populaire du Japon des années 1930: Abe Sada, ancienne prostituée devenue serveuse, tomba éperdument amoureuse de son patron, un homme marié et père de famille. Epris d'un amour passionnel dont les expressions physiques dépassent bien souvent les limites du raisonnable (comprenez par-là des écarts sado-masochistes d'un style typiquement oriental), le couple se coupe du monde réel et s'enferme dans une chambre d'hôtel dans laquelle ils ne vivront que pour s'adonner à des longs ébats arrosés de sueur et de sake. Poussant le vice un peu trop loin, et sous prétexte de la peur de la perte de l'autre, Abe Sada finira par étrangler son amant consentant lors d'un ultime et douloureux coït. Incapable de se séparer de l'homme qu'elle aime, elle lui tranche son sexe avec la ferme intention de ne jamais s'en séparer. Roman-porno typique de la Nikkatsu durant les années 1970, le film de Tanaka préfigure le fameux L'EMPIRE DES SENS de Nagisa Oshima qui sortira l'année suivante, puisque adaptant exactement la même histoire. Cependant, tout comme le film d'Oshima, celui de Tanaka opte pour une direction plus artistique que vers l'exploitation pure. Même si ces films à l'époque destinés à la classe ouvrière sont pour la plupart tournés dans un cinémascope très soignés, celui-ci se démarque par une relative sobriété en ce qui concerne les scènes de sado-masochisme, allant même jusqu'à ignorer entièrement les pratiques de bondage (inoubliables dans les films de Masaru Konuma par exemple). Cependant Tanaka ne manque pas d'insérer quelques moments croustillants, comme celui où Abe Sada trempe un champignon dans son sexe avant de le partager avec son partenaire. Moins radicale dans les scènes érotiques que le film d'Oshima (qui bénéficia d'une post-production française, et qui donc passa outre les règles de la censure nipponne interdisant de montrer les parties génitales), esthétiquement moins beau également, LA VERITABLE HISTOIRE D'ABE SADA constitue néanmoins un beau moment d'érotisme à la japonaise et une introduction en douceur au monde pervers du roman-porno, ses filles faussement délicates, ses magnifiques décors, ses beaux éclairages et son érotisme décalé. Kerozene |
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VERSUS - Ryuhei Kitamura, 2001 Ok, quelqu'un peut m'expliquer c'est quoi le buzz autour de ce film ? Plein de monde en parle en bien, allant même jusqu'à comparer le travail de Kitamura à celui allumé d'un Jackson époque Bad Taste ou encore, d'un Raimi. J'ai vu ce Versus à Comédia et je trouve que ce n'est rien de plus qu'une merde qui, avec son rythme boiteux (long combat puis ennuyante discussion entre le héros et l'héroïne), sa caméra volante et ses combats trop-découpés ne parviennent qu'à prouver que ce film n'a aucune idée de mise en scène. Et l'humour, my god ! Si voir un mec transpercer d'un coup de poing le crâne d'un zombie et d'en garder les deux yeux dans sa main vous fait encore rire... J'aime 100 fois mieux me retaper Brain Dead. J'ai crissé mon camp avant la fin du film ce que je ne fais jamais d'habitude, c'est dire si le film m'a ennuyé au possible. Les frères Weinstein ont mis sous contrat ce Kitamura. Hum, à bien y penser, il va être parfait pour Dimension Films, je le vois bien réaliser un Dracula 2003 bien mou... Lloyd Llewellyn Je me suis éclaté comme un dingue. Il y a peut-être une demi-heure de trop, certes, mais c'est un plaisir que de se pavaner devant un tel étalage de baston purement gratuite à coup de lattes, de flingues, de sabre... La réalisation est plutôt bonne, Kitamura foisonne d'idées, mais manque de moyens, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose. Bref, je ne suis pas du tout de l'avis de Lloyd. Mais j'appréhende tout de même son passage aux USA. Kerozene Après une séquence ou un samouraï trucide des zombies, on se transporte aujourd'hui. Deux évadés de prison ont rendez-vous avec celui qui les a aidés, mais il n'est pas arrivé, il n'y a que ses subalternes, avec une femme fraîchement kidnappée. Le prisonnier tient à la libérer et la foire démarre. Mais cette forêt ou tout se passe est la 444ème porte de l'enfer, qui ressuscite les morts ! Mazette, quel spectacle, un mélange parfait de yakuzas, zombies et combats de haute voltige avec un humour noir corrosif et un mystère qui plane tout le long. Pourquoi tout ce monde semble se connaître sans s'être vus auparavant ? Un minimum de dialogue et un maximum d'action pour un petit budget utilisé de manière magistrale. A voir ! Mario Giguère |
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Selon Wakamatsu, le yakuza est orgueilleux et arrogant. Il a souvent l'ambition de jouer au petit chef puis d'éventuellement monter en grade ; ou alors c'est un loser, une petite frappe sans envergure qui restera une petite frappe toute sa vie. Dans le film, l'orgueilleux, c'est notre victime. Un homme accusé de jouer au petit chef justement, un type qui a peut-être eu tort de trop l'ouvrir. Résultat, il a gagné le droit de se faire appeler chef par une poignée de petites frappes imbéciles et de baiser des putes pendant une journée avant de - sans doute - se faire exécuter. Hormis cela, la vie de yakuza implique des sacrifices. Le plus évident de ceux-ci étant celui de la relation amoureuse. Et alors que notre homme est contraint de se taper des putes ivres, c'est sa petite amie qui finie ligotée à la croix telle une martyre subissant les humiliations d'une bande de crétins et la vision de l'homme qu'elle aime s'envoyer en l'air sous la contrainte. Pas franchement heureux, ce dernier aura le temps de rêver quelques instants à celle qu'il aime, ce qui donne lieu à des scènes aux couleurs chatoyantes lors desquelles il va jusqu'à sucer les orteils de la belle crucifiée, s'abreuvant ainsi de son sang coulant d'une blessure mortelle infligée par une balle tirée malencontreusement par lui-même.Et si ce sont les petites gens qui en prennent autant dans la gueule, c'est bien parce que les grosses huiles s'en amusent. Petites frappes ou sbires orgueilleux, tous ne sont finalement que des pantins à la merci d'encravatés plein de pognon que la misère du petit personnel ne cesse de divertir. Guère différent du capitaliste de base, le yakuza est finalement plus intéressé par le profit et le divertissement que par le bien d'autrui, même si autrui fait partie de son clan. Comme toujours chez l'auteur, c'est donc l'autorité qui est attaquée. En ce sens, on est bien loin du respect des codes de l'honneur que l'on peut observer dans les films de yakusas traditionnels... Et chez Wakamatsu, ce genre de comportement fini toujours par être puni d'une manière ou d'une autre... Il n'est pas toujours aisé de saisir le sens des films de Wakamatsu, et VIERGE VIOLENTE ne déroge pas à la règle, bien au contraire. A tel point que tout le blabla qui précède n'est peut-être que du vent et que je suis passé complètement à côté des propos du film, et que je n'ai notamment pas vraiment saisi le délire de notre homme qui est persuadé d'avoir une queue comme n'importe quel canidé... Un détail absurde et surréaliste qui a probablement son importance mais dont le sens profond m'échappe (est-ce pour dire que la frontière entre l'homme et la bête est infime, s'agit-il d'un symbole phallique de base, est-ce que ça illustre la dévotion du chien à son maître... ?). A côté de ça retrouve bien sûr de nombreux aspects récurrents au cinéma de Wakamatsu : un lieu unique (ici un désert), une petite poignée de protagonistes, une équipe technique réduite à son minimum, des scène érotiques prenant le contre-pied du pinku censé faire grimper l'érectomètre, le tout pour un tournage éclair que l'on devine éreintant pour l'homme et la femme, le premier déambulant nu comme un vert à travers des dunes au profil accidenté, la deuxième suspendue à sa croix dans le plus simple appareil pendant la quasi intégralité du métrage. Le film est malheureusement un peu répétitif et pas toujours entraînant, et la nébulosité de ses propos le rend quelque peu hermétique, mais sa courte durée (environ une heure) permet de ne pas trop en tenir rigueur. Pas du grand Wakamatsu, mais un film clairement intriguant et inévitablement pervers aux images sublimes parfois carrément marquantes. Kerozene |
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VISAGE D'UN AUTRE aka THE FACE OF ANOTHER aka I HAVE A STRANGER'S
FACE aka STRANGER FACE aka TANIN NO KAO - Hiroshi Teshigahara, 1966, Japon Si le thème du film a été exploité à de maintes reprises dans le cinéma fantastique, le film de Teshigahara a pour lui les avantages d'une beauté formelle transcendante ainsi et d'une approche narrative plus proche du pensum philosophique que de la pelloche bisseuse. Intelligentes et pertinentes, les questions posées par l'auteur au sujet de la schizophrénie grandissante de son personnage sont accompagnées d'images plastiquement stylisées orientant son film vers ce qui s'apparente par moment à une oeuvre d'art contemporaine où les protagonistes évoluent dans un cadre épuré rappelant l'univers médical, et quasi surréaliste en même temps comme pour marquer le fait que nous sommes bien dans une oeuvre de science-fiction. Le final, dans lequel Okuyama tente sous sa nouvelle identité de reconquérir sa femme, marque le point d'orgue du récit, balayant d'un revers de main les illusions auparavant concrétisées par un fantasme malsain. En parallèle, le film suit les mésaventures d'une jeune femme défigurée sur la moitié du visage, ce récit s'avère malheureusement être de trop et ralentit passablement l'histoire principale - il est paraît-il parfaitement intégré dans le roman originel d'Abe Kôbô (dont Teshigahara adapta pas moins de cinq romans entre 1962 et 1968). Cela ne nuit en rien à la pertinence de LE VISAGE D'UN AUTRE, qui bien que souffrant de longueurs, est un film esthétiquement envoûtant et diablement entêtant. Kerozene |
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WARNING FROM SPACE aka Uchûjin Tokyo ni arawaru - Koji Shima, 1956, Japon On aperçoit des soucoupes volantes au-dessus de Tokyo ! Bientôt les créatures de l'espace font leur apparition, créant la panique. Il faut dire qu'ils ressemblent à des étoiles de mer avec un gros oeil au centre. Capables de se transformer, leur meilleure agente prend l'apparence d'une chanteuse populaire, comme si prendre la forme de Madonna aujourd'hui lui assurait une discrétion. C'est ainsi qu'elle communique avec les astronomes de Tokyo, venue exprès les avertir qu'un immense astéroïde en feu va détruire la terre dans quelques jours. Il faut donc le faire exploser. Comme Bruce Willis n'est pas encore né, on tire simplement les missiles à distance, mais ils n'ont aucun effet ! Qu'arrivera-t-il ? Les petits enfants vont-ils mourir de chaleur ? La fille du professeur arrivera-t-elle à allumer le désir chez l'assistant de son père ? Les monstres vont-ils devenir aussi gros que sur les photos ? Publicité frauduleuse, il n'y aura jamais de monstre géant dans ce film, mais une bonne intrigue, aujourd'hui très classique, amenée avec flair et des effets spéciaux réussis pour l'époque. Le film est aussi le premier long métrage de science fiction en couleur du Japon, devançant Rodan. Ces étoiles de mer extraterrestres on le même look que dans un précédent Starman. Un des scientifiques travaille sur un explosif plus puissant que la bombe atomique et est au coeur de l'histoire. Dans un autre motif scénaristique fort connu, il se demande s'il doit créer cet explosif, pour la paix, ou détruire sa formule. Si vous êtes amateurs des films de l'époque vous devriez apprécier ce classique que je n'avais jamais vu pour ma part. Il y a plus d'émotion dans une minute de ce WARNING FROM SPACE que dans tout THE DAY AFTER. Mario Giguère |
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WET & ROPE aka Shudojo: nure nawa zange - Koyu Ohara, 1979 Un jeune couple vient de se marier. Elle est vierge, il est heureux. C'est alors que surgit chez eux un gang de voyous qui violent la jeune fille. Dégoûté, le mari la chasse de sa maison. Désespérée, elle tente de se suicider. C'est à ce moment qu'arrive un prêtre qui la convainc de rejoindre les ordres. Ce qu'elle fait. Mais ô surprise, ce couvent réserve bien des perversions: lesbiennes, libertinage, flagellation, orgies (les "clients" de l'orgie offrent de l'argent pour "soutenir" l'église - celui qui paie le plus à droit de se taper la brebis égarée, une fille nue dans un costume de brebis !!).... Film typique de la Nikkatsu, firme nipponne spécialisée dans l'érotisme et le soft porn, avec sa photographie soignée, suffisamment de moyen pour quelque chose de décent, et des acteurs plus que corrects, celui-ci se démarque par son coté nunsploitation. Et c'est plutôt sympa: nonne en collerette prise en levrette (ça rime !), punition au fouet en position christique, attouchements toujours accompagnés d'un joli chapelet,... on touche à l'irrévérence divine. Vraiment sympa. Kerozene |
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WILD ZERO - Tetsuro Takeuchi, 2000, Japon Le monde est le témoin d'une série d'événements étranges: depuis qu'un météore s'est écrasé sur le sol japonais, des zombies arpentent le territoire à la recherche de chair humaine. De plus, des extraterrestres, sans doute responsables du météorite précité, envahissent le ciel avec leurs soucoupes rétros. C'est au milieu de tout ce fatras qu'Ace, rocker loser propulsé sur une pétrolette ridicule, rencontre Tobio, jeune fille au look androgyne cachant un secret que seul l'esprit lock'n loll propagé par Guitar Wolf saura tolérer. Soyons honnête, WILD ZERO n'est pas un film intéressant au niveau de son histoire, ni au niveau de sa mise en scène qui s'avère souvent mollassonne. Si le film mérite d'être vu, c'est pour son esprit totalement anarchiste, son fourmillement d'idées absurdes et géniales et sa galerie de personnages débiles. S'il va de soi que le film est construit comme une sorte de vitrine pour le groupe de garage rock Guitar Wolf et leur attitude de rockers caricaturaux se recoiffant la banane entre deux gunfight, le reste du casting mérite un sérieux coup de projecteur: entre le tenancier sadique d'une boîte de nuit au look d'écolier prépubère, la jeune tête brûlée obsédée par les armes à feu qui s'éclate en dégommant du zombie, le couple formé par un petit maigre et une petite grosse, sans oublier Ace en groupie de Guitar Wolf et Tobio avec ses oreilles décollées, il n'y a pas de quoi faire la fine bouche. Humour à tous les étages, le film fait preuve d'un second degré parfaitement assumé et on sent l'influence du groupe et son admiration pour la SF rétro et l'horreur sanglante. Car en matière de gore, le film ne manque pas; on pourra regretter les nombreuses explosions de tête en CGI, mais au final ça offre un aspect kitsch qui ne fait pas forcément tache dans le paysage, et ce n'est pas le final, plus lock'n loll que jamais, qui me contredira. Pour avoir vu le film dans une salle de concert avant que Guitar Wolf ne monte sur scène, puis pour l'avoir revu en DVD, force est d'admettre que l'ambiance festive arrosée de bière s'avère plus bénéfique au film que l'ambiance canapé-pèpère-doigts-de-pieds-en-éventail. Mais au final, malgré les nombreuses maladresses, et le jeu très approximatif de nos rockers fous, un seul mot vient à l'esprit : LOCK'N LOOOOOOOOL !!!! Kerozene |
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YAJI AND KITA: THE MIDNIGHT PILGRIMS - Kankurô Kudô, 2005, Japon [SPOILER] La première réalisation de Kankurô Kudô (plus connu sous le nom de Kudokan), scénariste de ZEBRAMAN et accessoirement l'un des artistes pluridisciplinaires populaires les plus en vue au Japon à l'heure actuelle, est sans conteste l'un des films les plus déroutants de ces dernières années à provenir de l'archipel. Et ce n'est pas peu dire. A l'origine, Yaji & Kita sont les personnages d'un classique de la littérature nipponne du début du XIXème siècle. Ces deux samouraïs en pèlerinage vers le temple d'Ise ont connus plusieurs adaptations cinématographiques dont la plus ancienne répertoriée sur l'imdb, YAJI-KITA JIGOKU GOKURAKU, daterait de 1927. Entre temps, le duo a apparu en 1958 (YAJI AND KITA ON THE ROAD) et en 1960 (SAMOURAI VAGABOND) - il s'agit là encore des titres répertoriés sur imdb, il y en a peut-être d'autres. En 1997, l'auteur de manga Kotobuki Shiriagari publie Yajikita in Deep. C'est cette bande dessinée totalement déglinguée que Kudokan adapte sur grand écran, bénéficiant d'une carte blanche de la part de ses producteurs. Le film raconte l'histoire de deux samouraïs homosexuels de l'ère Edo. Yaji quitte sa femme pour Kita qui lui-même est un accro à toutes les drogues. Suite à la découverte d'un flyer ventant les mérites du temple Ise, les deux amants décident de partir en pèlerinage vers cet Eden fantasmé. Commence alors un trip psychédélique de deux heures mêlant comédie musicale (Yaji et Kita font du hip hop, un travelo singe le Frank-n-Futer du ROCKY HORROR devant le Mont Fuji, Yaji et Kita font un tube digne de boulevard des slows, etc....), road movie (Yaji & Kita chevauchent la moto de Peter Fonda dans EASY RIDER avec des poignées roses), comédie (les blagues fusent sans cesse du début à la fin), satire (de nombreux aspect de la société japonaise sont passés au crible) et drug movies (trips visuels extrêmement gravos du début à la fin). A tel point que le film devrait facilement se retrouver catalogué aux côtés des films les plus psychés de l'histoire, de CIAO MANHATTAN à SKIDOO. Mais en plus de cela, on ne peut que constater le potentiel de Kudokan. Si le film pêche de par sa longueur à certains instants (notamment lors de la découverte des rives du Styx et l'action "champignonnière" parallèle), il n'en demeure pas moins une excellente première oeuvre qui n'hésite pas à écraser les règles à grand renfort de décors superbes, de figuration conséquente, d'effets spéciaux et de maquillages souvent très réussis et d'une bande son souvent punk qui fout une patate d'enfer. Car YAJI AND KITA ne respecte aucune convention, bifurque là où on ne l'attend pas, fait rire au moment le plus inopportun et parvient à toucher le spectateur le plus blasé. C'est drôle, débile, surprenant, totalement barré, parfois incompréhensible et finalement très, très agréable à regarder mais c'est finalement une histoire d'amour (gay) à la forme singulièrement déroutante - en particulier pour les occidentaux, mais dont les fondements sont universels. Une expérience. Kerozene site officiel: yajikita.com |
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YOKAI MONSTERS 100 monsters aka Yokai hyaku monogatari - Kimiyoshi Yasuda, 1968, Japon Au Japon médiéval, un riche propriétaire vraiment vilain se prépare à détruire tout un quartier d'un petit village pour y construire une maison close. Comme tout cela s'est fait par une ruse pas jojo, les villageois sont en furie. Un samouraï sans maître, un ronin, essaie tant bien que mal de défendre les villageois lorsque les fantômes Yokai sont réveillés à la suite de la cérémonie des cent histoires. Drame sur fond de propriétaire terrien mesquin et injustice profonde, ce sujet tant de fois utilisé en Asie, particulièrement, est saupoudré de fantômes pour notre plus grand plaisir. Il faut dire que les monstres ne se manifestent que bien tard, au contraire du film SPOOK WARFARE. Il s'agit en fait du premier film, sorti en second probablement parce que les 100 monstres sont beaucoup plus présents dans les autres épisodes, car il y a un troisième dvd qui s'annonce. Comme dans bien des films familiaux asiatiques, les vilains sont vraiment sadiques et l'intrigue dramatique et sombre comparée à nos récits Disneyens fleur bleue. Mario Giguère |
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ZERAM et ZERAM 2 En commençant ce film je me suis dit ca va être bon, on ne pouvais pas demander meilleur début , sanglant, violent...mais après.....Bof, ce que je n'ai pas aimé c'est que ca se passe dans un endroit isolé ou il n'y a pas un chat, pis tout le long du film on voit les 3 même personnages, j'aurais aimé que la créature (un mélange de Alien & Prédateur) débarque en ville, et qu'elle sème la pagaille, détruise quelques bâtiments, zigouille une couple d'humains mais non rien de ca.. Décevant, je me demande le 2 ressemble a quoi. ? ? Rana Un de mes films japonais de monstres préférés, moi j'aime bien le huis clos mais surtout le Zeram qui se transforme sans bon sang à la fin. La suite est semblable, un autre huis clos, les mêmes personnages, quelques autres monstres pour épater la galerie, c'est tout. Il y a aussi un dessin animé " IRIA:ZERAM THE ANIMATION " qui explore les origines de Zeram et d'Iria la chasseur de prime, sympathique ! Mario Giguère |
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ZERO WOMAN aka Zero Woman: Keishichô 0-ka no onna, Koji Enokido, 1995 Suite au succès de NIKITA en Asie. Plusieurs copies carbones de Nikita ont été produits au pays du soleil levant. Ce ZERO WOMAN, se démarque légèrement du lot. Ce film mets en scène Misayo Haruki (une playmate fort populaire au Japon parait-il) dans le rôle d'une policière qui est chargé de retrouver une valise volée qui contient des documents d'une valeur de 10 millions. Le film semble être réalisé en vidéo haute définition et étonnamment la photographie est particulièrement bien. Il y a beaucoup de scènes de flingage et quelques scènes assez gore (un homme se fait couper le bras et le membre reste attaché à la valise par une paire de menotte). La réussite du film demeure l'exploitation de la superbe plastique de l'actrice principale qui s'y dévoile abondamment (scène de douche, scène de viol par un boucher graisseux, etc). Ici, les vilains sont vraiment vilains et les otages sont non seulement battus mais aussi violées. Selon le trailer d'avant le film, ce ZERO WOMAN serait l'une des vidéocassettes les plus vendus au Japon, bref, les p'tits Japonais non pas entièrement tord de mettre leur fric là dessus. Ce film constitue un bon p'tit thriller érotique de fin d'après-midi. Pas mal. Black Knight |
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ZIPANG aka Jipangu - Kaizo Hayashi, 1992 Sur imdb, le film est comparé à la série Wild Wild West, et je dois dire que ce n'est pas faux. Nous sommes au Japon. Un hors la loi appelé Jigoku, accompagné de ses camarades, dont un nain et un éléphant nain en caoutchouc, est recherché de tous depuis que sa tête est mise à pris. Mais c'est un épéiste émérite, il en possède neuf d'épées et toutes ont des particularités bien précises. Yuri, jeune fille téméraire au sale caractère et au célèbre pistolet à deux coups, se met en tête de couper celle de Jigoku. Jigoku et ses comparses, après avoir éliminer des dizaines de chasseurs de prime, partent à la recherche d'un trésor. Mais un vilain ninja rempli de gadgets en tout genre (jumelles photographiques, nunchaku téléguidé, gant multifonction) se trouve être sur les traces du même trésor : une épée d'or permettant l'accès à Zipang, un pays rempli d'or gouverné par un Dieu triste de ne pas savoir ce qu'est l'amour. Epopée visuellement superbe malgré un évident budget très moyen, ZIPANG réserve son lot de surprise, entre le Dieu malheureux dans son armure géante et le ninja qui se retire du torse une côte contenant des lames, il y a de quoi s'en mettre plein la vue. Le tout n'est certes pas parfait, il y a quelques longueurs, l'humour est parfois assez lourd, les combats peu sanglants et le cadrage de temps en temps approximatif, il n'empêche que ce film possède une atmosphère unique et un univers visuel magique. Une curiosité. Le réalisateur a écrit l'adaptation live du manga TOKYO THE LAST MEGALOPOLIS et écrit et réalisé celle de CAT'S EYE. En 2001 il était sur la série Power Rangers... comme quoi... Kerozene |
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