
La prolifération récente de films d'Arts Martiaux propose de nouveaux regards sur un genre pratiqué depuis des décennies, tous pays confondus. Remerciement spécial à Kerozene et Black Knight, grands visionneurs de Kung Fu ! Voyez également la page Chambarra, sur les films de sabre.
Mise à jour le 25 avril 2008
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BLACK JIM VA TOUT CASSER aka KUNG FU EXECUTIONER aka Shou zhi niu chu, 1980, Hong Kong Un super méchant King du kung fu s'évade de taule et tente de refourguer des diamants à l'aide dun vénérable chinois qui refuse. Sa famille sera alors menacée et lui attaqué, puis tué, même. Son fils n'est pas content. Et le meilleur pote du fils non plus (il est black et on suppose qu'il s'appelle Jim). Alors, le fils va rendre visite au méchant et lui péter la gueule comme il se doit. Son pote Black aussi, mais il s'occupe de sbires moins dimpressionnants. Voila en gros à quoi se résume ce film d'Hong Kong des plus standard. Pas de quoi fouetter un chat, mais c'est un film de kung-fu assez bien torché pour ne laisser de marbre les amateurs du genre qui aiment la variété des combats - combats correctement chorégraphiés avec entre autre, nunchaku, lance, épée, canne... Les autres se feront un peu chier, car ça manque vraiment d'originalité. Kerozene |
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BLACK MASK aka Hak Hap - Daniel Lee avec Jet Li, Hong Kong, 1996 On dirait que tout ce que touche Tsui Hark se transforme par magie en ridicule. Ce petit film amusant mais sans plus ne fait pas exception. Avec Jet Li, Lau Ching-Wan et Yuen Woo-Ping aux chorégraphies, cela promettait drôlement. Daniel Lee a cependant l'affront de transformer Lau Ching-Wan en brute épaisse et Jet Li en modèle de sobriété, et il insère sans que l'on comprenne ses motivations des scènes qui se veulent comiques mais qui frôlent le pathétique. Un bon divertissement pour l'action et les scènes de combats mais l'enrobage est plutôt terne. Dommage. Orloff Il ne faut pas bouder son plaisir, et si possible voir la version originale, sans musique rap, vive Jet Li ! Mario Giguère |
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BLACK MASK 2: City of Masks aka aka Hak hap 2 -Tsui Hark, 2002, Hong Kong, 121m Black Mask, génétiquement modifié pour ne ressentir aucune douleur et devenir tueur à gage, est toujours en fuite et cherche un scientifique qui pourra l'aider à regagner son humanité. Mais voilà qu'un promoteur de lutte s'est associé à un savant fou qui transforme ses lutteurs tranquillement en mutant, combinant leur ADN avec celle d'animaux ou de plantes. Lorsque Black Mask se retrouve entre les deux groupes, il devra combattre pour sauver sa vie et celle des habitants de B City, menacés d'une bombe qui modifiera les gènes de toute la population... Tout un cocktail à gros budget, aux influences multiples que ce film de Tsui Hark. On pense tout de suite aux Mutants de X Men, mais aussi à MUTRONIC aka GUYVER d'il y a quelques années. Parmi les lutteurs, notons Rob Van Dam, célèbre lutteur de la WWE qui ne démontre pas un grand talent de comédien. Par contre, Traci Lord est parfois époustouflante dans le rôle de Caméléon, dans des cascades réglées par nul autre que Yuen Wo Ping. Jobin Bell incarne le méchant Moloch et il ressemble à s'y méprendre à Brion James ! Andy On reprend le rôle titre tenu par Jet Li dans le premier opus, un athlète efficace dont le jeu d'acteur est approximatif. Comme dans bien des Tsui Hark, on se promène de séquences d'action à couper le souffle à des pitreries puériles, ici, la scientifique qui devient catatonique lorsqu'elle touche un homme ! Avec un kid en prime, on passe du meilleur au pire, mais le film, sans temps mort, m'a réjoui plus souvent qu'autrement. Mario Giguère Mais qu'a-t-il bien pu se passer dans la tête de Tsui Hark! Fini le Black Mask héroïque et charismatique du premier opus, fini également les prouesses visuelles et les ambiances sombres. En échange, voici un prototype de film mongoloïde pour décalqués du bulbe en manque d'images laides. L'histoire totalement incompréhensible présente un Black Mask de pacotille se fritant la gueule avec une bande de catcheurs mutants au QI équivalent à celui d'une huître. Ajoutez à ça un montage épileptique non-sensique qui défie toutes les règles narratives, une salve d'effets-spécieux d'une laideur rarement égalée et une mise en scène tristement bâclée. Où est donc passée la maestria du réalisateur de TIME AND TIDE ? Attention, visionner BLACK MASK 2 peut nuire à votre santé mentale ! Kerozene |
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BLOODSPORT-
Newt Arnold avec Jean-Claude Van Damme, Bolo Yeung, Donald Gibb,
Leah Ayres et Forst Whitaker, 1988, États Unis, 92m Si vous êtes fans de notre ami Jean-Claude, ne manquez pas BLOODSPORT, un divertissement efficace, remplit de musique faite au synthétiseur et d'acting à la limite du potable et des combats enlevants. Abba |
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BUDDHA'S PALM - Taylor Wong, 1982, Hong Kong La paume du Buddha est la prise ultime en matière d'art martiaux. Seul un grand maître - disparu suite à un crime impardonnable qu'il a commis il y a de cela bien longtemps - en connaît le secret. Et c'est suite à une tentative de suicide ratée qu'un malheureux laquais défiguré fait la rencontre de ce vieux maître et de Gros Bêta, son petit dragon volant maladroit et sympathique. Le vieux maître atteint de cécité décide de prendre ce brave laquais sous son aile et de lui apprendre son art martial, incluant bien entendu la fameuse paume de Buddha. Notre jeune héros part alors à la recherche d'un oeuf ayant des propriétés médicinales et rend la vue à son nouveau maître qui va bientôt apprendre que sa condition d'ermite hirsute fuyant un crime qu'il n'a pas commis est en fait le résultat d'une odieuse machination... Un an avant l'éclaté ZU de Tsui Hark, Hong Kong voyait surgir sur ses écrans cette ébouriffante production Shaw Brothers. Dans BUDDHA'S PALM, on plonge en plein délire manga - le film étant adapté d'une bande dessinée à succès locale: les protagonistes expulsent des boules d'énergie des paumes de leurs mains, des éclairs surgissent du bout des ongles de certains, les membres deviennent extensibles pour mieux coller des coups de pied dans la face de l'adversaire, ça vole dans les airs et ça se bat sans arrêt dans des chorégraphies aériennes virevoltantes dans lesquelles de nombreuses armes exotiques sont utilisées (shuriken, dague magique façon "sabre laser de STAR WARS", etc..). Impossible de reprendre son souffle avant l'arrivée du générique de fin, on est ici face à un festival d'effets spéciaux certes primitifs car gribouillés à même la pellicule, mais extrêmement jouissifs, et surtout totalement illuminés et distribués à un rythme effréné. On retrouve également Lo Lieh dans un rôle comique à contre-emploi, puisqu'il incarne un maître redoutable arrivant systématiquement en retard, une fois les combats terminés. BUDDHA'S PALM est définitivement un grand moment de ciné HK déluré. Kerozene |
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Agréable et sans temps mort, CHASE STEP BY STEP n'avait quand même et n'a toujours rien pour devenir incontournable dans le genre. Beaucoup de combats qui sont malheureusement un peu trop mollassons par moments et de combattants qui devaient dans certains cas en être encore à la ceinture jaune. Le pire élément du film, mais dans certains également le meilleur, est le personnage principal féminin. Elle en fait tellement, dans ses combats mais surtout dans ses dialogues et les scènes dramatiques, qu'elle énerve autant qu'elle finit par faire sourire le spectateur avec ses faciès qui en font des tonnes. Mon moment préféré et de loin est cette scène où après avoir été découverte en train d'espionner à la porte, notre héroïne, SORT DE NULLE PART UNE CORDE DE 8 MÈTRES QU'ELLE UTILISE POUR S'ENFUIR! HOLY MAN! Bref, rien de vraiment incroyable sous la dent mais un film bien respectable qui rempli son mandat. Abba |
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CRIPPLED AVENGERS aka CAN QUE aka RETURN OF THE 5 DEADLY VENOMS aka MORTAL COMBAT - Chang Cheh avec Kuan Tai Chen (Tu Tin Tao). Philip Kwok (Blind Man), Meng Lo (Deaf-Mute Man), Chien Sun (Legless Man), Sheng Chiang (Idiot) and Feng Lu (Armless Son), 1978, Hong Kong Tu Tin Tao (Chen Kuan Tai) est un prince qui sème la terreur dans la région par un règne des plus cruels. Pour un oui ou pour un non, il fait souffrir les villageois de la manière la plus cruelle possible ! Un jour 3 intrépides héros assiègent son palais, mais malheureusement pour eux, Tu Tin Tao est absent. Les 3 courageux héros décident ni plus, ni moins de s'en prendre à la famille de Tu Tin Tao. Ils découpent les jambes de sa femme et ensuite ils décident d'amputer son fils de ses bras ! Tu Tin Tao fini par arriver et tue les 3 courageux justiciers. Des années plus tard, Tu Tin Tao donne des bras mécaniques à son fils. Des bras avec lesquels il peut lancer des projectiles meurtriers ! Tu Tin Tao n'a pas quitté, non plus, ses mauvaises habitudes et est même plus cruel que jamais ! 4 pauvres villageois subissent ses foudres : L'un se fait crever les yeux, le second devient sourd et muet, le troisième se fait tronçonner les jambes et le dernier, un héros expert en kung-Fu, se fait tordre le cerveau avec une barre en acier, ce qui le laisse idiot. Les 4 pauvres handicapés réussiront à trouver un maître expert en Kung-fu qui leur donnera un entraînement qui pourra leur permettre de se venger du cruel et sadique Tu Tin Tao ! ! ! Il ne s'agit pas vraiment d'une suite de THE FIVE DEADLY VENOMS. Plusieurs des comédiens de ce film se retrouvent ici mais l'histoire est complètement différente. Ce film de la SHAW BROTHERS est un vrai plaisir à regarder puisque nous avons droit à pleins de combats assez innovateurs avec des héros vraiment particuliers ! Nous avons même droit à un type qui contrôle une boule en acier et à un autre qui possède un torse invincible qui peut résister à tous les coups ! Le réalisateur Chang Cheh est un vrai expert en Kung-fu et est l'un des plus important de sa profession avec plus de 100 films comme THE SWORD STAINED WITH ROYAL BLOOD, GOLDEN SWALLOW et ONE-ARM SWORDMAN. Ce film confirme son expertise. Même s'il est un expert en Art Martiaux, il n'oubli jamais son scénario et parvient même avec plusieurs personnages à leur rendre justice individuellement et à offre les prises de vues les plus adéquates pour que le spectateur ne puisse manquer rien à l'action. C'est un film vraiment divertissant. Puis le dvd de Celestial est vraiment superbe. Black Knight |
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La DANSE DU LION aka THE YOUNG MASTER aka Shi di chu ma - Jackie Chan, 1980, Hong Kong Tigre, jeune esthète en art martial, frère de Dragon(Jackie Chan), est banni de son école pour trahison. Il devient alors un redoutable bandit au service d'un bandit encore plus redoutable. Dragon (Chan donc) part le dans le but de le ramener. Classique du film de kung-fu, ce Jackie Chan vaut - comme la plupart des Jackie Chan - pour ses scènes de kung-fu et ses chorégraphies super créatives. La scène finale, le duel le plus cinglé, est ponctué de ralentis nous permettant d'observer les types se faire propulser à 5 mètres suite à de méchants pains dans la gueule. Pas original, mais sympa. Kerozene |
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DEADLY SNAIL VS THE KUNG FU KILLERS aka Tin loh daai poh ng hang chan - Heung Ling, 1977 Film fantastique de Hongkong sorti ici sous le titre du SERPENT DE LA MORT, c'est l'histoire d'un jeune homme qui vit chez son oncle qui l'exploite à fond. Son cousin est une vraie plaie et lui fait porter ses fautes sur le dos, sa cousine veut se le faire.... Suite à des quiproquos énervants, il se fait chasser de la demeure. Heureusement, il trouve un escargot dans lequel vit une fée qui tombe amoureuse. Cette fée quitte ses frangines et son royaume sous-marin pour vivre avec lui. Mais le cousin est jaloux et se démerde pour foutre la merde. Arrive alors une sorte d'homme serpent qui se change en moine et vient aussi foutre la merde. A la fin les deux frangines de la fée viennent en aide et se battent dans un univers parallèle contre des gars qui se changent en pierre. Bref, c'est le bordel, je n'ai rien compris à ce foutoir, mais c'est quand même rigolo et très naïf. Les effets spéciaux sont aussi élaborés que ceux de Méliès et la version que j'ai est un horrible Pan & Scan, ce qui n'est pas cool. Kerozene |
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DIRTY HO aka Lan tou He - Chia-Liang Liu alias Lau Kar-Leung avec Gordon Liu, 1979, Hong Kong, 97m Ho, petit voleur de bijoux, rencontre Wang lors d'un véritable duel à qui va le plus choyer des hôtesses, riche inconnu, dont les origines sont entourées de mystère dans un premier temps. Ils s'associent suite à une ruse de Wang, qui est attaqué de toutes parts mais ne peut se défendre pour des raisons qui deviendront évidentes. S'en suit un rude apprentissage de Ho, qui deviendra le garde du corps personnel et complice de Wang. Ah le bon film de Kung Fu classique. Ici on a droit à de véritables morceaux de bravoure, spécialement lorsque Liu se sert d'une hôtesse pour combattre Ho, un véritable tour de force indescriptible. Idem pour les 4 handicapées qui ne le sont pas du tout ou la bande de voyous atypiques menés par une tantouze de premier ordre. De la kung fu comédie ou tous les objets servent à Gordon Liu, irrésistible. Comme quoi Jackie Chang n'a rien inventé, mais comme le réalisateur n'est nul autre que celui de DRUNKEN MASTER 2, on comprend mieux. Plaisirs assurés pour amateurs du genre ! Mario Giguère |
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DRAGON THE BRUCE LEE STORY - Rob Cohen avec Jason Scott Lee , Lauren Holly , Robert Wagner , Michael Learned , Nancy Kwan, écrit par Robert Clouse et Linda lee Caldwell, 120m La vie de Bruce Lee revue et corrigé par sa femme et une bande d'imbéciles encravatés ça vous tente ? non hein ? et pourtant c'est ce que nous propose ce DRAGON: THE BRUCE LEE STORY , raconter en deux heures la vie d'une véritable légende du cinéma en nous montrant ses doutes , ses peurs et ses combats de tous les jours (tin tin tin) Alors bon on ne va pas tourner autour du pot , ce film est une bouse intergalactique , de ses oeuvres qui vous ferait presque regretter votre passion du cinéma , je dis presque , car on sait aujourd'hui que les plus belles fleurs poussent sur du fumier. Réalisé par le nullissime Rob Cohen (béni soit tu ô grand Rob tu trôneras a jamais au panthéon de mes réalisateurs cultes , car tout ce que tu fais est nul et pour cette raison je tenais a te dire que je t'aime!!) a qui l'on doit des navets grand luxes du style XXX , FURTIF ou encore FAST AND FURIOUS , Dragon l'histoire de Bruce Lee est un exemple hilarant de foutage de gueule cinématographique , non pas en raison d'un sujet qui peut déjà paraître inintéressant avant même vision de la chose , mais bel et bien pour cause d'idiotie évidente de la part de tous les responsables de cette farce.
En
effet sous l'impulsion de la femme du Grand Bruce , Linda Lee
Caldwell , Les producteurs et leur toutou Rob Cohen s'évertuent
a Triturer Histoire et réalité comme ça les
arrange , fonçant ainsi tout droit dans la beaufitude la plus
crasse , évitant tous sujets fâcheux pour les fans de
l'artiste martiale, et tentant l'iconisation a outrance d'un Jason
Scott Lee Ridicule en Clone Tordu de Bruce Lee poussant des petits
cris de femelle gnou en rut toutes les trois secondes histoire de
rappeler qui il est. En effet , de cette profonde malhonnêteté naît un film complètement difforme , qui deviendra , pour quiconque possède une vision un peu décalé , un véritable ovni culte , tout y est absolument raté , de sa love story bidon a sa tentative d'iconisation de Bruce lee. Ainsi vous pourrez jouir de la vision d'un Bruce Lee face au soleil couchant raccompagnant sa belle mère , mais en fauteuil roulant , vous aurez droit a des bastons ridicules contre des méchants chinois qui se termineront systématiquement par Bruce/Jason Scott Lee goûtant son sang comme dans les films avant de s'énerver et de tataner la gueule des bad mother fucker qui lui cherche la merde (parce que c'est Bruce Lee quand même hein faut pas déconner) , vous aurez droit a un beau message d'espoir sur fond de musique bien sirupeuse et a un humour bas du front distillé par le black de service. Les bastons parlons en, insérés malencontreusement dans le scénario lorsque les producteurs se sont rendus compte qu'ils faisaient un film sur un obscur gaillard pratiquant les arts martiaux , elles n'ont ni queue ni tête et semblent avoir été chorégraphiés par Jean Lefebvre (oui quand il était encore vivant... encore que...). Encore une fois le gloubiboulga résultant de la démarche intellectuelle de toute cette petite bande de passionnés du cinéma que sont Rob Cohen et ses amis , donne lieu a de véritables moments de poilades, le rire naît en effet ici des paradoxes honteux que le film défends sans rougir , ainsi Bruce Lee fait voler ses ennemis a douze mètres en leur mettant un coup de saton , pousse de petits cris de hyènes chaque fois qu'il est en colère , et se la pète façon admirez mon jeu de jambes dés qu'un mec lui cherche des crosses. Du coup toutes les tentatives d'humaniser le personnage (mais je vous rassure on reste dans le cliché ÉNORME hein) sont systématiquement ruinés par l'acharnement qu'ont les producteurs de montrer Bruce Lee sous le seul et unique spectre de l'icône qu'il est devenu après sa mort , leur connaissance réel de ce cinéma étant très limité (et le spectateur étant considéré comme un idiot) les stigmates de cet effort se cristallise a grand coups d'énormités magnifiques , ainsi Bruce Lee l'homme est décrit comme Bruce Lee la légende , ou pire comme Bruce Lee le personnage de film , ce qui donne une sorte de dimension grotesque; au personnage et a tout ce qu'il fait , il a une embrouille au boulot ? il fait des saltos sur les toits et se fritte avec des cuistots , il guérit de sa blessure au dos ? il se met a marcher sur les mains et ainsi de suite , le pire c'est qu'a la longue cette idiotie se confond avec une certaine forme de candeur qui finit par toucher au détour de certaines scènes... Ainsi le comble du comble apparaît de manière subtile (je déconne ne fuyez pas) lorsque les responsables du film ont l'idée de symboliser la peur qui assaille Bruce dans l'allégorie d'un fantôme samouraï pas cool , mais vous savez quoi? brubru il va quand même lui casser sa bouche a ce vieux fantôme millénaire qui fait rien que l'embêter (et il lâche bien évidemment un petit cri ridicule avant de le tuer). Ainsi au bout d'une heure de film on se demande sincèrement si le spectacle est malhonnête ou bête comme ses pieds (ou bien les deux) car cette volonté de confondre légende et réalité de manière systématique en devient carrément hallucinante lorsqu'elle témoigne d'une ambition évidente de se poser en grande fresque cinématographique façon Gandhi de Richard Attenborough , de la naît cette émotion gênante qui définit si bien les plaisirs coupables , et pour peu qu'on s'y laisse prendre le film parvient même a vous émouvoir par sa paradoxale naïveté , Rob Cohen y croit a fond et ne voit même plus a quel point ce qu'il filme ou dit est ridicule (de cette manière le film se termine sur l'un des plus beau foutage de gueule consensuel jamais vu , puisque lorsqu'enfin ce qui intéresse VRAIMENT tout le monde va être révélé [a savoir la mort de Bruce Lee] on entend la voix de la femme de Lee dire lamentablement tout le monde se demande comment Bruce est mort mais je préfère me rappeler comment il a vécu, et Jason Scott Lee imite Bruce Lee devant le soleil couchant.... MAGNIFIQUE) , ajoutez a cela une bonne vieille morale anti-raciste qui vous assomme de bonne conscience et vous aurez compris que Dragon fait partie de ces expériences cinématographiques qu'il est impossible d'oublier , une bizzarrerie née de plusieurs envies contradictoires , une véritable boursoufflure dont on se demande bien comment elle a pu être produite et lancée en salle en l'état... Et pour toutes ces raisons , Dragon est un film que je vous conseille donc vivement (perso je vais me payer le DVD et me le mater une bonne douzaine de fois), un indispensable dans sa DVDtèque nanardesque , ne serait ce que pour ce plan hilarant de Jason Scott Lee handicapé hurlant sur sa femme ( je refuse que tu me vois comme ça je suis fini bouhouhouhouh et puis on enchaîne avec la musique de l'espoir et des dialogues a deux balles , putain j'adore ce film une petite réplique magique au passage hé toi le chinois viens la , je vais te débrider!!) , Dragon mérite toute votre attention , faites chauffer les pizza décapsulez des bières invitez vos potes et asseyez vos confortablement dans votre canapé , une cigarette qui fait rire sera la bienvenue , insérez votre DVD de Dragon dans votre lecteur (en VF c'est indispensable) , et vous tenez une soirée que vous n'oublierez pas ... aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ça faisait longtemps, et ça fait bien plaisir!! Kitano Jackson |
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DREADNAUGHT aka YONG ZHE WU JU - Woo Ping Yuen, 1981, Hong Kong White Tiger, un dangereux criminel qui est recherché pour 17 crimes, devient un Serial Killer après la mort de sa femme lors dune embuscade qui a été tendu par un groupe de chasseur de prime. En fuite, Il trouve refuge à lintérieur dun théâtre et il est prêt à tuer nimporte quelle personne qui le découvre. Mousy, un jeune chinois particulièrement peureux et lâche, ne cesse de tomber sur lui par accident et il échappe à la mort par miracle à chaque fois. Parviendra-til à vaincre sa lâcheté pour venger son ami qui a été tué par White Tiger alors que la police narrive pas à le coincé ? Réalisé par Woo Ping Yuen (réalisateur de THE TAI CHI MASTER et coordonateur des scènes de combats de THE MATRIX, CROUCHING TIGER HIDDEN DRAGON, BLACK MASK, etc), DREADNAUGHT ma beaucoup déçu. Les scènes de combats sont effectivement très bien réalisées (lune delle à été plagié dans BATMAN FOREVER), mais là où jai eu beaucoup de difficulté cest avec lhumour du film. Au début, le Serial Killer est très menaçant (grâce à un meurtre bien gore), mais il devient de plus en plus ridicule en raison quil ne soit pas capable de tuer un peureux comme Mousy... Et pourtant au début du film, White Tiger a été capable de tuer une douzaine de chasseur de prime en quelques secondes... Ou est lerreur ? Il reste quand même, une très belle scène de bataille entre 2 mascottes (un lion et un dragon). Je mattendais à quelque chose de beaucoup plus spectaculaire et jai été déçu. Si vous aimez le mélange humour/Action, peut-être que ce film vous plaira plus qua moi. Black Knight |
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Le
DUEL A MORT DU SORCIER CHINOIS aka L'INVINCIBLE BAGARREUR aka
INVINCIBLE OBSESSED FIGHTER - Godfrey Ho, 1983, Hong Kong/Corée
du Sud La suite on la connaît : le gentil pète la gueule aux sbires du méchant boiteux jusqu'au duel final lors duquel le bad guy ne s'avère pas si handicapé que ça. S'en suit donc une baston homérique et joliment chorégraphiée qui fait plutôt bonne figure et à l'issue de laquelle le gentil sort vainqueur. L'ensemble du film pourrait être plutôt correct. Les combats sont plutôt bien foutus, l'aspect comédie de la chose n'est pas trop poussif et on a même droit à quelques plans gores ici et là et en particulier celui pendant lequel le sang gicle sur l'écran ! Mais le film est affreusement mal monté et passablement chaotique d'un point de vue narratif. Juste de quoi faire décrocher le téléspectateur qui passera plus de la moitié du temps à ne regarder le spectacle que d'un oeil légèrement amusé. Dommage. Cette production Filmark (ou en tous cas "distribution" Filmark) fauchée a été tournée en du Corée du Sud par l'inénarrable Godfrey Ho dans sa période "pré-bidouille", ceci explique sans doute cela. Kerozene |
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DUEL
AU KARATE aka ACTION TAE KWON DO aka DUEL A MORT AU KARATE - Yang
Man Yi, 1972, Hong Kong Que voila un film bien dramatique. Yang Man Yi prend un soin tout particulier à dépeindre les soldats japonais comme étant les êtres les plus vils de la planète (l'un des officiers porte une moustache hitlerienne) et nous ennuie rapidement en alignant bavardages sans grand intérêt et bastons interminables, le tout avec un sérieux déconcertant. Pour sa défense, je me suis farci le film avec son épouvantable doublage français (la bande son cantonaise est audible en bruit de fond) et surtout un recadrage du cinémascope à la tronçonneuse débouchant sur des scènes surréalistes dans lesquelles deux personnes se mettent à dialoguer sans qu'aucune des deux n'apparaissent à l'écran. Non, à la place nous avons droit à un plan fixe de porte dialoguant avec elle-même - ou peut-être était-ce avec sa poignée... ou avec le parquet, allez savoir! Pardon... Il faut bien se consoler comme on peut devant pareil massacre. Kerozene |
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DUEL TO THE DEATH - Ching Siu-tung, 1982, Hong Kong/Corée du Sud Un tournoi d'épéistes martiaux est organisé régulièrement entre la Chine et le Japon, ceci permet au vainqueur d'avoir le privilège de posséder le meilleur épéiste d'Asie. Le héros chinois, très zen et toujours souriant compte bien le remporter, tout comme son adversaire japonais, soucieux de respecter les règles. Seulement voila, un vilain japonais et sa horde de ninjas va tout mettre en oeuvre pour que les chinois se plantent, et ça, l'épéiste japonais ne le veut pas. Il veut faire ça à la loyale.... Très standard vu comme ça, le film regorge d'éléments délirants. Les protagonistes volent dans les airs, les ninjas se "collent" les uns aux autres formant ainsi un homme de 3 mètres de haut, un maître Shaolin se fait capturer par une ruse sournoise: une ninja se déshabille devant lui, le forçant à se couvrir les yeux ! Le duel final terminant dans un bain de sang.... La mise en scène est belle, soignée et est servie par une photographie qui flatte l'oeil.L'action est bien menée, sans temps mort, et on prend un immense plaisir à suivre ce film pas prétentieux du tout. Un de mes HK préférés. Kerozene |
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FISTS OF THE WHITE LOTUS aka Hung wen tin san po pai lien chiao - Lo Lieh, 1980, Hong Kong, 95m L'empereur décide de relâcher les Shaolins qui étaient prisonniers. Tout cela, ne fait pas le bonheur de Pak Mei et du White Lotus Clan. En particulier, parce que Hong et son frère sont responsable de la mort de Pai Mei (le frère Pak Mei) en combinant le Tiger Style et Crane Style. Pak Mei et le White Lotus Clan décident d'embusquer et de tuer tous les Shaolins. Mei-Hsia (Kara Hui) et Hong Wen-Ting (Chia Hui Lia aka Gordon Liu) parviennent à s'enfuir et à se réfugier. Hong n'aura pas de repos, tant et aussi longtemps, qu'il n'aura pas tué Pak Mei. Ce film pourrait presque être un remake d'EXECUTIONERS OF SHAOLIN. Les 2 films débutent par un massacre de Shaolins, suivit d'une fuite et d'un entraînement intensif du héros pour devenir assez puissant pour pouvoir essayer de détruire le grand prêtre du Lotus Clan. Dans EXECUTIONERS, le héros refusait d'apprendre le Crane Style de sa femme et son sort en sera fatal. Mais dans celui-ci, le héros accepte de se soumettre à l'apprentissage d'une nouvelle technique de combat et sa destiné en sera tout autre. Le méchant du film joué par Lo Lieh est vraiment mémorable. Il est pratiquement invincible et utilise la frappe des 7 coups meurtriers (Tarantino s'en inspirera pour son Kill Bill: Les 7 coups deviendront 5 coups). De plus, il utilise une technique de combat où personne ne peut parvenir à le toucher, il parvient à les esquiver comme un fantôme. Hong aura beaucoup d'entraînement à faire, en plus du Tiger Style et du Crane Style, il devra apprendre une technique de combat associé à l'acuponcture pour pouvoir espérer vaincre son ennemi. Le film n'est pas le meilleur de la Shaw Brothers, son intrigue est assez simpliste, mais il constitue un très bon divertissement. Black Knight |
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Jet Lis The ENFORCER aka MY FATHER IS A HERO aka GEI BA BA DE SIN aka COREY YUEN, 1995. Jet Li joue le rôle dun policier. Pour effectuer une dernière mission, il quitte sa femme enceinte et son jeune fils pour aller faire un crime pour se faire remarquer des criminels et il sauve la vie à une policière lors se sa fuite. Cette policière trouve cela très étrange et elle fait enquête sur lui. Alors que Jet Li réussi enfin à infiltrer le groupe de criminel. Son fils en apprenant son crime, va le rejoindre pour essayer de comprendre, ce qui risque de compromettre sa couverture... Un film de Jet Li que jai trouvé bien intéressant. Chose assez rare, il est tout à fait convaincant dans le rôle dun faux criminel, il faut le voir avec sa cagoule, son flingue et une veste rempli de dynamite. Le scénario est par contre très prévisible et ici Jet Li est affublé dun sidekick enfant. Contrairement à lagaçante vogue enfant quil y avait eu à Hollywood dans les années 80 avec les films EXPLORERS, GOONIES, INDIANA JONES AND THE TEMPLE OF DOOM, etc. Ici, ce nest pas tellement agaçant. Cest même bien fait. À noter, une scène avec Jet Li qui utilise lenfant comme avec un yoyo pour frapper des yakusas. Un film intéressant malgré quassez prévisible. Black Knight Dimension Films ont eu la bonne idée de ressortir quelques "classiques" récents mettant en vedette la plus récente découverte asiatique d'Hollywood, mister Jet Li en personne. Après BLACK MASK et FIST OF LEGEND, voici venu le tour de THE ENFORCER, qu'on a doublé à la va-vite et qu'on a foutu en pan & scan, ajoutant énormément du même fait à la confusion visuelle des combats plutôt rapides. Le "héros" se débat cette fois-ci dans un rôle de flic "undercover" qui doit approcher un dangereux criminel - un acteur plutôt mauvais qui ne se défait jamais de ses lunettes de soleil et qui en fait des tonnes en trop, notamment par ses agaçants tics et ses postures "show-off" à pleurer de honte. Jet a un petit garçon à qui il manque beaucoup et une femme-objet qui souffre demphysème (enfin, je suppose, car ça n'est jamais clairement expliqué dans le film). Durant sa mission d'infiltration, il doit partir pour Hong Kong et laisse sa petite famille en Chine. Sa femme meurt - dans l'indifférence la plus totale, mister Li n'accusant aucunement le coup - et le petiot part retrouver son père avec une femme-flic qui veut les aider. Beaucoup de scènes sentimentales, de rares combats réjouissants, l'utilisation de câbles à la toute fin... Tout cela forme une bouillie comestible certes, mais qui a un dangereux goût de déjà-vu et de manque d'imagination. On dirait une vitre qui s'est cassée et dont les morceaux se sont dispersés; Jet Li faisant ici office de colle. Honnête mais vite oublié. Orloff |
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EXECUTIONERS aka Xian dai hao xia zhuan - Ching Siu-tung & Johnny To, 1993, Hong Kong Les trois moeufs du HEROIC TRIO, à savoir Anita Mui, Michelle Yeoh et Maggie Cheung (sublime), sont de retour pour une grande aventure. Dans un futur un peu pourri, l'eau potable est contaminée. Mais un savant fou et défiguré sait comment la rendre à nouveau potable et se sert de son pouvoir à de viles fins politiques. Le président en place se fait avoir par un coup monté et nos trois héroïnes justicières se chamaillent sans arrêt. Bien sur, celles-ci découvriront que le savant fou est responsable de la pénurie d'eau potable, elles seront de nouveau les meilleures amies du monde, et elles sauveront le président et libéreront le peuple assoiffé. De l'action molle, des combats peu intéressants, des décors de série Z, une ambiance foireuse, une musique insupportable, un scénario bancal... EXECUTIONERS est un très mauvais film, et pourtant j'aime beaucoup les films de Ching Siu-tung. Mais là c'est un foirage en grandes pompes. Kerozene |
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FEARLESS aka Huo Yuan Jia aka Le Maître d'Armes - Ronny Yu avec Jet Li, Betti Sun, Shido Nakamura, 2006, 104m, Hong Kong/États Unis Si on a eu l'impression que Jet Li avait égaré ses talents en se mettant au service de productions américaines et françaises, le voici de retour en force ! Le film raconte la vie du maître d'arts martiaux Huo Yuanjia. D'un tournoi en 1910, nous retournons en arrière pour le voir très jeune, frustré que son père ne lui enseigne pas l'art du combat. Très orgueilleux, il ne rêve qu'à devenir le numéro un de sa ville, Tientsin. Les occasions se présentent sur une place publique ou les duellistes signent un document attestant qu'ils consentent à un combat d'ou ils peuvent sortir morts ou vivants. Huo devient très populaire mais est entouré de disciples opportunistes qui profitent de son argent et de sa popularité. Amené à commettre un acte qu'il regrettera, il découvre sa mère et sa fille mortes et est effondré. Il erre jusqu'à un petit village ou il est recueilli par des paysans qui le remettront sur pied et lui ouvriront l'esprit aux valeurs humanistes. De retour à Tientsin, il est choqué par l'intrusion des pays colonialistes et veut combattre à nouveau, mais pour l'honneur de la Chine. Retour en 1910 ou il combat les représentants des pays envahisseurs. On ne devinerait pas qu'il s'agit d'un personnage authentique tant le récit est conforme à bien des scénarios populaires de rédemption. Pourtant oui, le film refuse certains pièges mélodramatiques évidents, tel l'amour qui aurait pu se déclarer avec sa salvatrice aveugle ou le respect envers un combattant japonais, ennemi généralement représenté sous les pires traits. Mais outre la beauté de la photographie et la justesse de la réalisation, on est subjugué par les multiples et superbes combats. Jet Li utilise plusieurs armes différentes et se défend aussi contre un boxeur géant, un vrai monstre. La finale est d'un dramatique et à la fois d'une philosophie qui réconcilie l'homme au parcours si riche qui aura réussit à se dépasser. Un moment fort de cinéma à savourer. Mario Giguère |
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The FIVE VENOMS aka Wu du - Chang Cheh, 1978, Hong Kong, 97m Un maître kung fu sentant sa mort imminente donne des instructions à son dernier disciple: retrouver ses cinq anciens élèves, tous instruits dans des styles différents. Ils vont probablement vouloir s'emparer de son trésor et si c'est le cas, il devra les éliminer, si possible avec l'aide d'un ou plusieurs qui seraient restés dans le droit chemin, parce que seul, il ne parviendra jamais à surpasser leurs kung fu inspiré d'animaux: le serpent, le centipède, le scorpion, le gecko, le crapaud. Pour compliquer le tout, ils ont sûrement changé d'identité et seront difficiles à découvrir... Classique du film de Kung Fu, FIVE VENOMS excelle par la présentation de styles tous différents et une approche presque exempte d'humour. Il faut voir ces styles de kung fu spectaculaire s'affronter, essayer de deviner qui est le cinquième et dernier individu parmi les rôles présents. Pas de place pour la romance, une musique de cordes qui n'est pas sans rappeler par moments certaines plages de THE EXORCIST. Scènes de tortures inventives en bonus. Un classique à découvrir ou revoir. Mario Giguère |
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La FUREUR ROUGE DU KUNG FU - 1978 (?), Taiwan Une ribambelle de sales gueules tente de mettre la main sur une grosse quantité d'or destinée à financer la révolution. Cet or est conservé par la veuve d'un accro du jeu qui termina sa vie bien tristement. Depuis, elle a fait jurer son fils (Barry Chan) - lui aussi un grand amateur de casinos, de ne jamais rejouer. Mais le casino du coin organise un match aux dés exceptionnel, en réalité un piège pour faire sortir la veuve de sa cachette en appâtant le fils, lui-même pris d'un cruel dilemme entre les ordres maternels et sa petite amie potentielle dont le père vient justement de tout perdre à ce même casino... Voila pour l'histoire de ce kung-fu flick honnête mais pas spécialement folichon qui montre des types tellement doués aux dés qu'ils tirent le numéro qu'ils veulent grâce à d'habiles coups de poignets que seuls des experts en arts martiaux sont capables d'effectuer! À côté de cela, nous avons droit à un balafré patibulaire, à un agent secret moustachu amateur de casino (Fei Lung), à deux hippies sabreurs, et une bonne poignée d'autres protagonistes pour une série de combats répétitifs qui gagneront en intensité au film du récit et en particulier lors du long combat final où certains protagonistes utilisent enfin autre chose que leurs poings et leurs pieds, c'est à dire des sabres, des filets et une sorte de crochet de boucher (timidement utilisé, les amateurs d'hémoglobine n'y trouveront pas leur compte). Kerozene |
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L'HOMME AU BRAS D'ACIER aka MARVELLOUS STUNTS OF KUNG FU - Gam Sing Yan avec Lung Fei, 1979, Hong Kong Chen, arrogant jeune homme aux solides connaissances du kung-fu, parvient à se faire désirer par les deux clans de mafieux locaux afin de leur soutirer l'argent qu'ils volent au peuple. Un jour, il reçoit une invitation à un défi. Acceptant cette dernière, il se voit faire face à deux experts (dont le moustachu Lung Fei) en technique du coq qui ont par le passé assassiné une légende des arts martiaux via une honteuse ruse de lâche. Chen se fait péter la gueule et est honteusement humilié car ses ennemis lui demandent d'aboyer comme un chien. Blessé, anéanti, Chen est triste... C'est là que son ami le diseur de bonne aventure lui annonce être un maître en kung-fu, et qu'il va le former afin qu'il puisse se venge. Et le diseur de bonne aventure lui explique en détail son passé: il est le fils du fameux combattant trahi en plein combat par ses deux odieux criminels. Pourquoi ne décide-t-il pas de se venger lui-même? Personne ne le sait. Toujours est-il que Chen va s'en charger. L'HOMME AU BRAS D'ACIER, dont le titre n'a rien à voir avec le contenu (et on ne parle pas du titre anglophone MARVELLOUS STUNTS OF KUNG FU puisque aucune cascade particulière n'apparaît dans le film), est une de ces kung-fu comédies sans saveur comme il s'en faisait à la pelle à la fin des 70's, début 80's. Le film de Gam Sing Yan s'avère carrément chiant à mourir avec ses combats chorégraphiés avec les pieds dont les découpages rappellent ceux encore visibles dans les films des années 60, voire 50 - c'est à dire lent, saccadé et pas crédible. On ne parle pas de l'humour non plus, les gags étant tous plus pathétiques les uns que les autres, ni de l'histoire dont l'intérêt s'avère carrément inexistant. A éviter. Kerozene |
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L'IMPITOYABLE VENGEANCE Un jeune cuistot voit sa femme enceinte se faire massacrer sous ses yeux par cinq hommes cruels qui sèment la terreur dans la région. Incapable de leur faire face, il sera formé par un expert en art martiaux au nez rouge proéminent. Parallèlement à cela, un clan de guerrières féministes envisage de dérober des reliques sacrées... Gentil film de kung fu qui mêle de façon généreuse action et humour. Le héros ressemble à un mélange étrange de Robert Z'Dar et Arielle Dombasle. Le film n'a rien d'exceptionnel et on regrettera surtout la courte présence des guerrières féministes qui s'avère au final totalement anecdotique. Dommage, car leur première apparition est visuellement très forte, marquée par de violents flashs de lumière rouge. Le combat final mérite néanmoins le coup d'oeil, avec son bad guy au bras extensible qui mourra de façon brutale ! Kerozene |
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INCREDIBLE KUNG FU MISSION aka LES 5 MERCENAIRES aka LES CINQ MERCENAIRES aka LES MERCENAIRES DU KUNG-FU aka KUNG FU COMMANDO aka KUNG FU COMMANDOS - Cheung San-Yee, 1982, Hong Kong/Taiwan Un artiste martial (appelé Lu Ping (!)) aux cheveux blonds et aux fringues semblant dériver d'une panoplie de Superman à la mode de la Chine de l'époque de la dynastie Ming, kidnappe un homme apparemment important. Un autre homme extrêmement désireux de le faire libérer embauche un maître du kung-fu pour recruter cinq vagabonds dans le but de les former et de libérer le prisonnier. Et c'est parti pour 80 minutes de kung fu traditionnel joliment chorégraphié et plutôt bien torché. Si l'ensemble ne brille pas de mille feus, il possède tout de même quelques éléments intéressants, à commencer par ses cinq "mercenaires", dont un chauve musclé appelé "Le Géant", un froussard rondouillard nommé "Le Nain" mais qui s'avère aussi grand que "Le Géant", un jongleur mal rasé d'une taille équivalente et deux autres bagarreurs dont un seul se distinguera réellement en passant 15 minutes du film travesti en femme. Le film comporte son lot de scènes comiques principalement grâce au "Nain" trouillard ("Comporte toi en homme, pour une fois" lui rétorque son acolyte travesti) sans pour autant que cet aspect n'entrave le côté dramatique du film. Car au final, il ne s'agit pas du tout d'une comédie: les combats sont secs et plutôt violents et nerveux et bénéficient de quelques accessoires originaux comme d'un parapluie meurtrier ou des tridents. Quant au happy end, celui-ci n'est pas de mise et est remplacé en faveur d'une twist final surprenant à la fin duquel personne ou presque ne survit. INCREDIBLE KUNG FU MISSION est une bonne petite série B pour amateurs de kung fu flicks. Kerozene |
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INCREDIBLE SHAOLIN THUNDERKICK aka L'INCROYABLE COUP DE TONNERRE DE SHAOLIN aka COUP DE TONNERRE - Godfrey Ho, 1982, Hong-Kong Un porteur d'eau amoureux de Missa, la très jolie fille d'un riche restaurateur, se voit contraint de ne plus lui faire d'avance: son père la destine à un héritier de la haute. Déçu, notre porteur d'eau se rabat sur le kung-fu dans le but de pouvoir un jour faire face à la mafia locale, une bande de truands pratiquant le racket à grands coups de menace et d'intimidation. Il va alors à la rencontre d'un vieux sage pouilleux qui distribue des coups de tatanes comme un Dieu, mais ce dernier tient d'abord à le sensibiliser à l'équilibre et la connaissance de soi, ce qui frustre notre jeune héros qui désire plus que tout péter quelques dents. Puis il apprend que le chef de la mafia n'est autre que le neveu d'un cruel maître, jadis responsable de la mort de son père et ancien ami du maître pouilleux puisqu'ils ont été disciples du même maître. Le vilain neveu kidnappe ensuite Missa que le porteur d'eau tentera de sauver. Sa témérité lui coûte cher: après s'être fait capturer, il se fait écraser les testicules à violents coups de bâton. Désormais efféminé (il s'habille, parle et agit comme une femme), il ne peut décemment plus venger la mort de son père avec honneur. Son maître lui fait alors une rapide séance d'acupuncture, et le voila à nouveau viril et plus puissant que jamais. S'en suit une séance d'entraînement draconienne avant la bataille finale. Quand Godfrey Ho ne bidouille pas des films de ninjas avec des scènes recyclées de Richard Harisson en tenue de camouflage, il lui arrive de produire et réaliser des trucs tout à fait potables comme ce kung fu flick rigolard. Si l'ensemble n'est pas très bien foutu pour cause de montage approximatif et d'éclairages bâclés (surtout lors des scènes nocturnes décidément trop sombres), on se plaît à suivre les tribulations de ce porteur d'eau naïf et courageux, d'autant plus que les combats sont dynamiques et réussis - même si pas très originaux, et remplissent bien le format cinémascope. Le doublage français est une véritable calamité, à tel point qu'on hésite entre verser une petite larme ou rire de bon coeur. Mais là où on reconnaît définitivement la patte Godfrey Ho, c'est au niveau de la musique. Tous les morceaux de musique ont visiblement été empruntés à droite et à gauche, dans des comédies que je n'ai pu identifier ou encore à ORANGE MECANIQUE lors des scènes plus dramatiques. Encore une fois, Ho aura eu raison des lois du copyright... Sans compter qu'il n'est jamais question de Shaolin dans le film... Kerozene |
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Le JOUR DU GRAND DÉFI - Cheng Ren-Jye, Taiwan A Taiwan se dressait une tour de bambou en haut de laquelle les écoles d'art martiaux faisaient s'affronter leurs meilleurs éléments lors de combats loyaux. Puis arrivèrent les Japonais qui en modifièrent les règles: les barreaux des échelles se sont vus remplacés par des lames tranchantes et l'issu des combats devint la mort. Il s'agissait là d'un immonde stratagème dans le but de dresser les Chinois les uns contre les autres. Mais un vieux maître s'est toujours opposé à y participer, voyant clair dans le jeu des occupants. Voici donc la base à priori excitante de ce film qui vire de manière inattendue dans une sorte de drame sentimentaliste présentant un triangle amoureux des plus classiques: le meilleur disciple du vieux maître aime sa fille qui a jeté son dévolu sur le nouvel élève. Le disciple, jaloux, le condamne aux corvées de lessive. Mais le maître accueille ce nouvel élève sous son aile ce qui rend son disciple encore plus jaloux et le pousse à quitter l'école pour devenir un pouilleux alcoolique manipulé par les Japonais. Je passe sur la maladie du maître et du rejet de sa fille pour sa femme, la première étant décédée... Il faut donc attendre une petite heure pour que les choses bougent et que la plupart du casting se tape sur la gueule. Le vieux maître meurt, puis suit l'inévitable entraînement draconien du disciple par les 7 braves. On assiste alors à un véritable festival de masochisme: il court sur des pierres à pieds nus, marche sur du verre pilé, s'entraîne sur une plaque de métal brûlant ou sur des lames d'acier! Puis vient le combat final, sec et violent. Pas très excitant dans l'ensemble, même si certaines scènes méritent le coup d'oeil, mais le discours profondément raciste du film s'avère désagréable. Les Japonais - même s'ils n'ont pas été très sympas avec les Chinois il est vrai, sont représentés comme des fascistes extrémistes portant tous ou presque une moustache hitlérienne. Quant aux dialogues, "les Japonais sont pires que des chiens, ce sont des merdes de chien!", ils en disent suffisamment sur l'esprit général de l'entreprise. Kerozene |
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Les KAMIKAZES DU KUNG-FU aka TO SUBDUE EVIL aka TO SUBDUE THE EVIL - Fu Ching-hua, 1973, Taiwan Deux frères, fils d'un propriétaire d'une école de kung-fu, se voient tatouer sur leur torse chacun une moitié de dragon peu après leur naissance. Au moment de la séance de tatouage, le perfide Lei Chi et ses gardes japonais vient réclamer vengeance - car le pauvre n'assume pas le fait d'avoir été battu il y a 3 ans lors d'un combat en règle. L'école est saccagée, les élèves massacrés, les enfants séparés et le père tué par une prise redoutable de Lei Chi. Vingt ans plus tard, l'un des fils entame sa vengeance en éliminant un par un les gardes du corps de Lei Chi. ce dernier, effrayé de voir ses hommes se faire liquider par une prise qui porte la signature de son défunt ennemi (une marque de main sur le torse) engage un mercenaire qui tombe amoureux de la tenancière du casino de Lei Chi. Mais qui peut bien être ce mystérieux mercenaire surgit de nul part ? On se le demande... Voici un film de kung-fu fauché tout ce qu'il y a de plus classique, et relativement sympathique, dont les combats sont malgré tout bien mollassons. Les coups portés sont pleins de retenues, les mouvements visiblement chorégraphiés à la va vite, mais on se rattrape avec le fait que bon nombre de coups provoquent des vomissements de sang chez les victimes. Ainsi, murs et visages se font régulièrement arroser suite à un direct au foie, ou alors, les joues des figurants sont littéralement écorchées suite à une prise sadique. Un soupçon de cruauté gratuite déborde sur des scènes relativement inutiles comme celle de la femme qui vient s'empaler par mégarde sur le couteau de son mari. Mais ce qui fait rudement plaisir ici, c'est Lei Chi et sa fameuse prise fatale: le fourbe vole dans les airs, pratique un somptueux demi-tour dans une position de Superman, puis revient frapper son adversaire surpris par une telle audace ! Pas con, le frangin survivant parviendra sur la fin à tourner la situation à son avantage en se propulsant à la verticale, pieds en avant, perforant ainsi l'estomac du vil méchant qui finira son vol contre un tronc d'arbre. C'est ce qu'on appelle consommer sa vengeance ! Kerozene |
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KUNG FU ARTS aka HOU FU MA - Lee Shi Chieh avec Carter Wong, 1980, Taiwan, 88m King Chi, disciple fidèle de l'Empereur et prochain mari de la Princesse capte une conversation entre Pai Yeh Hu, le bras droit de l'Empereur et un inconnu. King Chi découvre qu'ils complotent pour éliminer l'Empereur et ce affronte Pai Yeh Hu dans un violent combat. Dans le feu de l'action, Chi lance une fléchette empoisonnée qui atteint accidentellement la Princesse. Pai Yeh Hu réussit à convaincre l'Empereur que King Chi voulait le tuer et que le geste contre la Princesse était volontaire, ce qui vaudra à King Chi le bannissement des terres de l'Empereur sous peine de mort. La Princesse étant sur le point de mourir, l'Empereur offre la main de la Princesse a celui qui pourra la sauver. King Chi tente de la sauver avec un habile ( Gros sarcasme ici) déguisement pour pouvoir passer incognito, mais il se fera démasquer et un singe prendra le remède de King Chi et le donnera à la Princesse. L'Empereur n'a pas le choix, il offre au singe la main de sa fille (weird) mais oblige le nouveau couple à s'exiler devant une telle situation. Quelques années plus tard, on découvre que l'Empereur est mort et que Pai Yeh Hu a prit sa place. La Princesse vit dans la jungle avec notre ami le singe et le plus bizarre, c'est que la Princesse a eu un enfant ( Trèèèès weird). King Chi retrouve la Princesse et planifie avec elle, sa vengeance qu'il attend depuis si longtemps. C'est une de mes premières incursions dans les films de Kung Fu et j'ai ADORÉÉÉÉÉ ma première expérience. Ce film est tellement sympathique, avec les scènes tout à fait ridicules du singe qui bouffent un bon quinze minutes du film. La traduction anglaise est tellement ridicule, qu'on a l'impression que c'est la même personne qui l'a fait en entier. C'est vraiment passionant par contre, on VEUT voir où ça va se terminer et les combats m'ont fait une bonne impression. Un film sans temps mort, qui vaut vraiment le détour et qui fait passer un très bon moment. Abba |
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The KUNG FU CULT MASTER aka Yi tian tu long ji zhi mo jiao jiao zhu aka EVIL CULT- Wong Jing, 1993 Dans la Chine médiévale, des clans cherchent à obtenir le pouvoir par l'acquisition d'épées magiques. L'une d'elle est conservée par un roi, or personne hormis son fils et sa belle-fille ne savent où il se trouve. A cause de ça, ils sont forcés de mettre fin à leur jour en laissant un orphelin blessé. Sept ans plus tard, ce petit orphelin et devenu grand et a pris les traits de Jet Li. Protégé par un grand maître au sein de son école d'arts martiaux, le pauvre ne peut pas pratiquer à cause de sa vieille blessure. Mais une série d'événements et de rencontres feront de lui le chef de tous les clans, le maître des techniques de toutes les écoles, bref, le gars qui assure un max. L'histoire est un peu confuse, on se perd dans tous les noms des clans, sectes, écoles, etc. ... De même que les noms des protagonistes. Mais on s'en tape, le spectacle est total. Jet Li vole dans les airs et balance des boules d'énergie, un vieux maître est attaché à une énorme boule volante, les filles sont superbes et balancent des coups de savates avec énergie, bref, c'est le pied et on ne s'ennuie pas une seconde. Kerozene |
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KUNG FU FIGHTER aka A FIST TOO FAST aka IRON MAIDEN aka THE LEGENDARY STRIKE aka LANG TZU YI CHAO - Feng Huang, 1978, Taiwan Un samouraï japonais est chargé de remettre au temple de Shaolin une perle sacrée que lui a remis un seigneur chinois. Le pauvre a à peine le temps de faire douze mètres et éviter quelques pièges qu'il se fait attaquer en pleine forêt par un moine Shaolin apparemment pas très honnête envers les siens. Une fois la perle dérobée, un nouveau moine Shaolin débarque pour s'emparer de la perle. Mourrant, le premier moine parviendra à avaler cette dernière sans que son adversaire s'en aperçoive - ce qui n'est pas contre pas le cas d'un combattant caché derrière un buisson qui s'emparera du corps. Commence alors une série de rencontres impromptues, de vols et d'échanges de cadavres, de combats caviardés de ralentis, de traîtrises et de fausses identités. Ainsi croise-t-on un policier au service du seigneur chinois, un tueur armé d'une main métallique empoisonnée, une charmante kickeuse vêtue de rouge, un samouraï punk et le seigneur hargneux dont l'épée a l'avantage de découper celles de tous ses adversaires. Ce film de kung fu divertissant mais convenu s'avère très joliment réalisé et bénéficie principalement d'une photo soignée mettant en valeur des décors naturels. Côté casting, on a droit à Carter Wong dans le rôle du Seigneur (Plus connu pour son rôle de Thunder dans JACK BURTON ET LES GRIFFES DU MANDARIN ou la saga des 18 BRONZEMEN) et Casanova Wong (LE JEU DE LA MORT 2) dans celui du tueur à la main de fer, et la ravissante Angela Mao (OPERATION DRAGON, OPERATION CONDOR) dans le rôle de la belle kickfighteuse. La VF au rabais fait disparaître la musique (plutôt bonne) du film lorsque les protagonistes parlent et reprend lorsqu'ils se taisent, une preuve irréfutable comme quoi les distributeurs français avaient de la considération pour ce genre de films... Kerozene |
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KUNG FU HUSTLE aka Kung fu - Stephen Chow avec Stephen Chow, Sing Xiaogang Feng, Wah Yuen, Zhi Hua Dong, 2004, Hong Kong Shangai, années 30, un jeune voyou et son complice veulent joindre le gang des haches et taxer les habitants d'un quartier pauvre. Peine perdue, ils se font botter le cul. Le chef du gang décide tout de même de venger l'affront, re-peine perdue, le gang se fait rosser par des maîtres en kung fu, incognitos parmi les locataires. La rebuffade est insultante et l'on engage des tueurs professionnels pour détruire les maîtres en arts martiaux... Pissant de rire et superbement réalisé, KUNG FU HUSTLE réussit le pari de combiner humour, action, drame et comédie musicale dans un mélange explosif faisant la belle part aux effets spéciaux à la LOONEY TUNES. J'ai rit tout le long, Chow ménageant les surprises, multipliant les effets réussit et offrant une brochette de personnages succulents autant risibles, ignobles, naïfs et sanguinaires. Spectaculaires séquences de combats réglés par Yuen Woo Ping et retour à l'écran d'acteurs ayant fait la gloire de l'époque glorieuse des classiques du Kung Fu. Chow interprète un personnage souvent en retrait, mais véritable moteur de l'intrigue et au final grande révélation. Pour rire un bon coup tout en voyant un furieux film d'action, du Stephen Chow à son meilleur ! Mario Giguère |
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KUNG FU VS. YOGA - Chan Chuen, 1979, Hong Kong Deux jeunes karatékas au talent inversement proportionnel à leur QI ne perdent pas une occasion pour se donner en spectacle. Lors d'un tournoi, l'un d'eux se rue sur la scène pour assommer à coups de pieds les concurrents. Du coup, il gagne le premier prix du tournoi : la main de la fille de l'organisateur. Malheureusement, celle-ci n'est pas très ravie. Si notre héros est bien le plus fort, il est aussi le plus laid et le plus bête. Afin de repousser l'échéance au maximum, elle lui demande de relever trois défis : le premier est de voler quelque chose à un moine shaolin extrêmement puissant, le deuxième est de voler une broche de jade à une prostituée qui s'avérera être un travesti adepte du kung fu et le troisième est de voler le rubis à Singh, maître expert en yoga. Sommet d'absurdité de la kung fu comédie, on y observe quelques-uns uns des combats les plus exubérants qui soient. Si la première heure du film n'apporte rien de plus que le film de kung fu traditionnel de cette époque, la dernière demi-heure, quant à elle, offre deux combats hilarants. Le premier confronte nos deux valeureux héros face à un artiste martial gay à la gestuelle efféminée, le deuxième présente le maître yoga, sorte d'homme chewing gum capable des plus hallucinantes contorsions possibles et imaginables. Le film est à voir absolument pour cette séquence uniquement, réalisée sans aucun trucage et dans lequel on peut observer un type faire des nuds avec ses membres, mettre sa tête sous son bassin tout en balançant des coups de savate, se tordre dans tous les sens pour éviter le moindre coup&ldots; Le film est néanmoins discutable d'un point de vue éthique vu ses blagues légèrement homophobes et xénophobes. Mais franchement, voir ce yoga à l'uvre, c'est quelque chose de rare ! Kerozene |
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La LÉGENDE DU DRAGON ROUGE aka LEGEND OF THE RED DRAGON - Wong Jing, 1994, Hong Kong Jet Li incarne un valeureux, sage et noble combattant qui, de retour au village, découvre que les siens ont été massacrés par des méchants au service du gouvernement. Seul son très jeune fils a survécu au carnage et Li lui propose alors de choisir entre un sabre et un cheval de bois, ce dernier signifiant bien évidemment la mort pour l'enfant âgé de quelques mois. L'enfant choisi le sabre. On pense alors que l'on va assister à une version HK de la saga BABY CART, mais pas du tout, ce roublard de Wong Jing n'a que pomper cet unique passage des aventures du Loup Solitaire. Quelques années plus tard, Jet Li et son fils devenu très fort lui aussi, sont au service d'un petit seigneur malhonnête dont le fils n'est autre que l'un des cinq élèves Shaolin à posséder un élément de carte au trésor tatoué sur le dos. Le gouvernement, féroce ennemi de Shaolin, va tout faire pour mettre la main sur les cinq gamins que Jet Li et sa progéniture défendront au péril de leur vie. Si le film démarre sur les chapeaux de roue et décoiffe méchamment avec un premier duel nerveux entre Jet Li et un traître armé de griffes d'acier jonglant avec une poutre enflammée, le reste du métrage baisse progressivement en intensité pour aboutir finalement sur une kung fu comédie dans laquelle de jeunes enfants de 8 ou 9 ans font montre d'un talent martial proprement surprenant. Les combats sont effectivement très joliment chorégraphiés par un Corey Yuen inspiré et impliquent par moment des éléments exotiques comme la lance - ici l'arme de Jet Li, des fléchettes ou des boucliers métalliques qui une fois réunis forment une carapace. Les inévitables personnages féminins, une fille et sa mère qui arnaquent les bourgeois, s'avèrent être elles aussi de redoutables combattantes mais sont également les éléments comiques du film via un cabotinage sans retenue. Mais le personnage le plus remarquable reste le bad guy du film, à savoir le traître du début, grand brûlé survivant dont le visage rappelle Freddy Krugger et ressuscité par une sorcière. Le salopard se déplace dans une sorte de mini-char métallique aux allures d'insecte mécanique et massacre ses victimes de manière brutale. Plutôt divertissante cette LEGENDE DU DRAGON ROUGE mais dispensable, on a surtout le plaisir de voir un Jet Li diablement efficace à l'écran. Pourtant, quelque chose ne colle pas. Et ce n'est qu'en fouillant rapidement le web que je me suis rendu compte que cette version est en réalité un remontage américain du film NEW LEGEND OF SHAOLIN. 12 minutes ont ainsi été sucrées, la trame musicale complètement refaite et certains dialogues ont été modifiés histoire de rendre l'ensemble plus politiquement correct. Inutile de dire que cela laisse une certaine amertume en bouche et qu'on se sent quelque peu manipulé d'avoir eut à subir une version tronquée. Pour les détails concernant les différences entre les deux versions, vous pouvez jeter un il ici : www.dvdrama.com Il existe un DVD collector français présentant les deux versions... Kerozene |
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LOOT aka THE BLOODY TATOO - Eric Tsang, 1980, Hong Kong Plein de gens d'horizon divers convoitent un mystérieux trésor dont la localisation est indiquée sur une carte tatouée à même le dos d'une femme. Parmi eux se trouvent de respectables gentils, des héros rigolos (dont David Chiang), une belle jeune fille et son cousin patibulaire et bien sûr, d'ignobles vilains dont le plus redouté de tous est le bandit connu sous le nom de " Spider " et dont l'identité reste bien mystérieuse jusqu'au dénouement final. Ca rigole beaucoup dans cette kung-fu comédie un rien débile dont les gags trop gras nuisent à la dramaturgie. Résultat, les héros entrent dans l'école d'arts martiaux d'une de leur connaissance et ne paraissent pas plus dérangés que ça de découvrir qu'un génocide a été perpétré sur tous les élèves dont les cadavres jonchent le sol. Au contraire, ils préfèrent continuer à faire les abrutis en louchant stupidement et en tirant des grimaces de demeurés. Le film vaut principalement pour son combat final : une scène de vingt minutes de baston joliment chorégraphiée et inventive où David Chiang nous fait bénéficier d'une démonstration du " style du singe " tout à fait étonnante. Une pelloche tout à fait dispensable. De plus, la version anglaise est atrocement doublée et est probablement caviardée de dialogues bien plus débiles que les originaux. Kerozene |
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MAGNIFICENT BUTCHER aka Ren Zhe Wu Di aka Lin Shi Rong - Yuen Woo-Ping, 1979, Hong Kong, 1h48 Wing (Sammo Hung) est un boucher que l'on ne voie pas vraiment en train d'exercer sa profession, mais pour compenser sa paresse il est l'élève du prestigieux Wong Fei Hung, maître de Kung Fu aux gros yeux qui pratique la caligraphie dans ses temps libres. Bon élève en plus. Cependant, il est quelque peu naïf et comme il a un grand coeur (enfermé dans un gros coffre, il faut dire), il s'empresse toujours d'aider son prochain sans trop poser de questions, avec parfois de funestes résultats. Ce sera l'une de ces "gaffes" qui déclenchera une espèce de guerre entre les élèves de Wong Fei Hung et les élèves d'un autre maître, le grisonnant Ko. Voilà un vieux "classique" de HK rempli de comédie pas subtile pour deux sous et de performances d'acteurs qui en mettent des tonnes. On appelle ça du cabotinage, habituellement, mais quand c'est à ce point et pendant TOUT le film, on appelle ça de l'agacement. Je retiens entre autres le petit frère de Sammo Hung, qui n'est pas très agréable à l'oeil, et qui en met littéralement des tonnes dès qu'il reçoit un coup. La trame narrative est comme souvent motivée par le besoin de Woo-Ping de remplir son film de combats hallucinants, chorégraphiés à la seconde près, qui vont de l'étonnant au carrément spectaculaire (le combat avec l'homme-chat est particulièrement frappant). Sans ces combats, il nous reste des personnages pas crédibles, dont il est fort difficile d'apprécier l'humour enfantin. Sammo Hung jeune a des grosses lèvres de femme, et un visage rose et doux qui contraste étrangement avec celui de ses adversaires. Orloff |
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La MAIN DE FER aka KING BOXER aka 5 FINGERS OF DEATH aka FIVE FINGERS OF DEATH aka IRON MAN aka HAND OF DEATH aka INVINCIBLE BOXER aka IRON PALM - Chang-hwa Jeong avec Lo Lieh, 1972, Hong Kong Un adepte du kung-fu (Lo Lieh) intègre une prestigieuse école d'arts martiaux suite aux recommandations de son vieux maître pour y suivre un entraînement qui lui permettra de gagner un important tournoi dont le gagnant deviendra le chef officieux des écoles de kung-fu. Pendant ce temps, le maître d'une école adverse concocte un plan machiavélique dans le but de faire gagner son fils à ce même tournoi, et afin de s'assurer un maximum de chance, engage des tueurs pour éliminer les élèves les plus doués des écoles environnantes...
LA
MAIN DE FER est le fameux film de la Shaw Brothers encensé
par Tarantino tout au long de son dyptique KILL BILL, mais est aussi
le film qui fit exploser le marché du cinéma d'art
martiaux au niveau international, ouvrant ainsi la voie aux films
chinois de Bruce Lee. Et on comprend vite pourquoi:
premièrement, LA MAIN DE FER bénéficie d'un
style visuel exemplaire magnifié par un scope de toute
beauté; le réalisateur Bien sûr, les points positifs de LA MAIN DE FER ne s'arrêtent pas là. Le scénario offre une galerie de personnages fascinants, comme un as de la distribution de coups de boule brutaux, ou trois samouraïs japonais forcément très cruels engagés par le méchant de service dont le fils s'avère être lui aussi la dernière des saloperies. Il n'hésite d'ailleurs pas à crever les yeux d'un de ses adversaires à l'aide de ses doigts, acte dont les conséquences déboucheront sur une vengeance nocturne plongée en pleine obscurité. Finalement, saluons l'interprétation de Lo Lieh qui parvient à camper un personnage mêlant de manière singulière fragilité et surpuissance. Fragilité, parce qu'il préférera se faire humilier - voire frapper - plutôt que de devoir se battre contre son gré, surpuissance parce qu'il finit par maîtriser la "main de fer", technique destructrice lors de laquelle ses mains rougissent sur de la musique psyché (reprise dans KILL BILL)! LA MAIN DE FER est donc un must du film de kung-fu qui transpire le cinéma des années 1970, la violence et la classe visuelle. Kerozene |
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Les MASSACREURS - Chen Ming-hua, Hong Kong Un cruel seigneur exploite paysans et ouvriers sans aucun scrupule. Les pauvres souffrent dans les mines et ne peuvent vivre sans avoir à lui rendre des comptes sous peine de se faire persécuter ou de se faire trancher la langue. Dans la région vit un vieux maître chinois considéré comme un piètre combattant. Le vieux s'occupe tranquillement de sa fille (un petit boudin au visage porcin) et de ses deux disciples: un jeune imbécile et un costaud muet. Puis débarque de nul part un jeune naïf téméraire désireux d'apprendre le kung-fu chez ce vieux maître... Ce dernier, après que le vilain seigneur ait abusé une fois de trop de son pouvoir, va révéler au grand jour sa prodigieuse technique de combat et prendre le nouveau sous son aile. Rien de bien neuf sous le soleil du film de kung-fu, mais de sympathiques combats imaginatifs et quelques situations rocambolesques. Parmi les moments mémorables, citons une (trop) longue scène d'entraînement de la fille du maître dans un joli décor campagnard et un combat d'un maître chauve qui utilise son crâne comme son adversaire utilise ses poings! Divertissant, mais un peu trop long... Kerozene |
site anglais et chinois sur l'art du Kung Fu: www.21bowu.com/english
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