
Mise à jour le 18 mai 2008
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MIRACLE FIGHTERS - Yuen Woo-ping, 1982, Hong-Kong Après la bombe commerciale L'EXORCISTE CHINOIS (ENCOUNTER OF THE SPOOKY KIND) et sa suite, tous deux de Sammo Hung, la kung-fu fantasy allait engendrer quelques perlent bien frappadingues mélangeant allègrement arts martiaux et surnaturel. MIRACLE FIGHTERS de Yuen Woo-ping en est sans doute l'un des meilleurs représentants. Kao Hung, général à la solde des mandchous, est condamné à mort pour avoir pour son amour interdit envers une femme ennemie du régime. Dans sa fuite, il kidnappe le prince qui mourra accidentellement. Quelques années plus tard, le sorcier chauve-souris retrouve la trace de Kao Hung dont le fils adopté sera pris pour le prince disparu. Ce dernier trouve refuge chez un couple de vieux magiciens aigris et totalement exubérants qui n'a de cesse de se crêper le chignon. Le film vaut principalement pour ses personnages excentriques : le gamin enfermé dans sa jarre, le sorcier chauve-souris grimaçant, le vieux magicien qui se caresse la barbichette, la vieille sorcière au talent de mimétisme saisissant... Yuen Woo-ping nous propose une galerie colorée et hyperactive au sein de laquelle le répit n'existe pas. Quand les protagonistes ne sont pas en train de se battre dans des impressionnants combats aux chorégraphies imaginatives et variées, le film délivre un lot de blagues potaches parfaitement intégré. Si cet humour peut apparaître légèrement lourd pour certain (il est vrai que l'on sombre parfois carrément dans l'humour scato), il permet de passer un moment de pur divertissement mêlant rire et étonnement. Pas prise de tête pour un sou, MIRACLE FIGHTERS c'est de l'entertainment bon enfant de A à Z, avec du talent. Kerozene |
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Le MOINE D'ACIER aka THE IRON FISTED MONK aka San de huo shang yu chong mi liu - Sammo Hung, 1977, Hong-Kong Sammo Hung incarne un gentil moine Shaolin un peu gauche mais sympathique qui quitte l'école pour ouvrir une école d'art martiaux dans un village investis par une horde de cruels mandchous. Le chef des mandchous, personnage vil et cruel pour qui tout est dû, viole la soeur d'un ouvrier. Celle-ci ne s'en remettra pas et se suicidera sous les yeux de son frère. A peu près au même moment, des mandchous maltraitent des enfants, Sammo Hung arrivant à ce moment, intervient afin de leur porter secours. C'est alors que le frère meurtri surgit et assassine un des mandchous. Par la suite, Hung prêtera main forte au village. Premier film de Sammo Hung, ce MOINE D'ACIER est considéré comme un pilier de la kung-fu comédie. S'il contient effectivement de nombreuses scènes comiques, en particulier un combat de Hung contre une demi-douzaine de mandchous dans un bordel, le film n'en est pas moins sombre. En effet, les scènes de viols s'avèrent très crues et brutales et les dernières vingt minutes sont également très violentes et ne prêtent certainement pas à la rigolade, d'autant plus que les trois quarts du casting y passent. Les censeurs anglais ne s'y sont pas trompés, puisque le film est écourté des plans les plus durs dans l'archipel britannique. LE MOINE D'ACIER est un bon kung fu qui réserve son lot de (violentes) surprises. Kerozene |
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MOON WARRIORS aka Zhan shen chuan shuo - Sammo Hung avec Andy Lau, Maggie Cheung et Anita Mui, 1992, Hong Kong Un paysan pêcheur vient en aide à un étranger qui est nul autre que l'empereur, en fuite de son méchant frère. Il tombera amoureux de sa futur épouse, s'apercevra que les grottes dans lesquelles il s'amuse renferment les tombeaux secrets des ancêtres de son empereur et que son ami l'orcal lui est très fidèle ! Et voici un film d'époque plein de combats époustouflants, mais aussi de romantisme un peu mielleux. Andy Lau est très athlétique et les combats fabuleux. Maggie Cheung et Anita Mui se battent à l'épée de manière magistrale. Le décor du temple souterrain est magnifique. Ca s'arrête plus d'une fois pour une petite chanson et le moteur du scénario est prévisible, mais ca demeure un excellent film avec des cascades reversantes. Mario Giguère |
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NINJA
KILLER aka Karateciler Istanbul'da - Lawrence Chan avec Cüneyt
Arkin, Carter Wong, Bolo Yeung et Lau Ka Chen Turquie/Hong Kong,
1974, 96m Un nanar coproduit par la Turquie et Hong Kong qui annonçait avant l'heure les RUSH HOUR de ce monde. Le cocktail est vraiment explosif et d'un ridicule sans nom. Ridicule porté sur les épaules du grand Cüneyt Arkin, invincible et bad ass à l'os, avant son ère TURKISH STAR WARS, qui flanque des atémis à qui en méritent et qui dégomme des armées à lui seul. Le seul problème est que Arkin se déplace de façon pas très convaincante et que de s'imaginer notre gentil flic en champion de karaté a de quoi faire rire. Arkin a toutes les scènes mémorables, comme celle où il y va d'un coup de pied dans les airs tellement intense qu'il fend son pantalon! Ahurissant qu'on est gardé une telle scène au montage! Il y a aussi cette scène de montage d'entraînement cinglé où Arkin pulvérise des ceintures blanches au Karaté et un pauvre bougre obèse sans défense à la boxe. Les scènes sont tellement longues pour absolument rien qu'elles en deviennent hilarantes comme le montre bien cette scène sur la plage où Arkin et une bande d'amis s'amusent avec un ballon de plage pendant presque cinq minutes. À noter également qu'il se passe deux histoires très mal reliées une se passant en Turquie et composant 90% du film et une en Chine, offrant les seuls Ninjas du film ( Ninja... enfin ils ont l'air de sangsues) et également Bolo Yeung qui se fait tabasser par un vieux gringalet. Un film complètement dingue, sans vraiment de temps mort et qui devrait faire un malheur dans une soirée entre amis. Abba |
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L'OMBRE DU FOUET aka THE SHADOW WHIP - Lo Wei, 1971, Hong Kong Cheng Pei Pei est la nièce d'un maître en l'art du maniement du fouet. Grâce à lui, elle a atteint un niveau de maîtrise de son arme absolument prodigieux. Mais si elle est douée, ce n'est pas pour taper sur la tronche d'autrui : elle n'aspire qu'à une vie rangée à travailler dans le restaurant de son oncle. Seulement son oncle ne lui a pas tout dit sur les raisons pour lesquelles il s'est retiré du devant de la scène alors qu'il était au sommet de son art martial et qu'il avait le respect de tous. Du coup, quelle n'est pas sa surprise lorsque arrivent des quatre coins du pays des combattants désireux de lui faire la peau : un maître cruel qui se propulse dans les airs, la horde des 16 bandits et leur accoutrement de milice fasciste, et Yang, jeune épéiste désireux de venger la mort de son oncle assassiné il y a quinze ans par celui de Cheng Pei Pei. A moins que... L'OMBRE DU FOUET, production Shaw Brothers inévitablement tournée en Shawscope, est un honnête wu xia pian aux belles images hivernales. Aujourd'hui, le classicisme primaire du film le rend quelque peu désuet de par ses combats (fort nombreux) impliquant des dizaines de figurants qui sont certes bien chorégraphiés mais qui accusent leur âge et du coup génèrent une certaine routine. Cependant l'utilisation du fouet apporte un brin d'originalité, autant dans son utilisation en tant qu'arme, mais aussi en tant qu'outil. A croire que Lucas et Spielberg s'en sont inspirés pour l'écriture d'Indiana Jones. Sympa, mais pas indispensable. Kerozene |
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ONE FOOT CRANE aka LA FURIE DU MAITRE DU KUNG-FU aka KICK OF DEATH - Wu Min-Hsiung, 1979, Taiwan Mais qui est cette mystérieuse "Pied de grue" ? Une artiste martiale redoutable qui est en train d'éliminer les leaders d'un clan despotique mené par quatre frères cruels. Il s'agit bien sûr de la fille d'une famille que le clan a farouchement massacrée il y a 10 ans de cela. Seul son frère et elle ont survécut, mais lui l'ignore car il a depuis été élevé par l'un des tueurs... Du coup, il a plutôt tendance à vouloir casser les dents à "Pied de grue", autrement dit sa soeur, puisqu'elle est en train d'exterminer ce qu'il pense être sa famille... Ce kung-fu flick à petit budget et plein de zooms est traditionnel dans tous les sens du terme. Malheureusement, il ne bénéficie pas de combats très originaux, d'autant plus qu'ils s'avèrent terriblement mal chorégraphiés. Mais le coup fatal de "Pied de grue" (incarnée par Lilly Li) est redoutable, une lame surgit perpendiculairement de sa semelle. Evidemment, il n'est jamais expliqué comment et surtout où cette lame se range, car vu l'endroit d'où elle sort, cela implique au minimum un pied cybernétique. Le casting propose aussi un Lo Lieh en petite forme. Au final, ONE FOOT CRANE, dont le titre français est à peu près applicable à tous les films de kung-fu existant, est un kung-fu flick pour amateurs du genre uniquement, les autres n'y trouveront rien d'intéressant. Kerozene |
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RETURN TO THE 36th CHAMBER aka Shao Lin ta peng hsiao tzu - Chia-Liang Liu, 1980, China/Hong-Kong, 99m Des travailleurs d'une petite manufacture de textile se font voler et maltraiter par leur patron et ses hommes de mains. Le frère de l'un d'eux, au talent d'acteur, se fait passer pour un moine Shaolin pour essayer d'améliorer leur situation. Démasqué et humilié, il quitte pour essayer de joindre les rangs des moines d'un temple Shaolin dans le but d'apprendre l'art des arts martiaux pour confronter le patron et ainsi restaurer leur condition de travail. Ce film fait partie d'une longue série de la Shaw Brothers qui est consacré à la " 36th Chamber of Shaolin " et il ne déçoit pas. Le film comporte plus d'humour que d'habitude (dans le but de suivre la tendance qui a été exploité par les premiers succès de Jackie Chan) mais ça nuit en rien à l'action. Gordon Liu y est savoureux et nous démontre sa très grande maîtrise des arts martiaux. Ce film m'a donné le goût de découvrir les autres. Si vous aimez le genre, vous allez y avoir du plaisir. Black Knight |
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REVENGE OF THE SHOGUN WOMEN 3D aka 13 NUNS - Mei Chung Chang, 1977, Hong-Kong, 98M Au 17e siecle, au Japon, une bande d'assassins masqués déciment le pays. Les hommes sont voler et tuer. Tandis que les femmes sont violées sauvagement. Les survivantes, ayant perdues leur virginité, sont envoyées dans un temple Shaolin où elles apprennent à prier et à se battre. Quelques années plus tard, la bande de brigands attaque le village voisin. Vont-elles intervenir ? Il s'agit d'un très bon divertissement à la Shaw Brothers où l'action est non-stop. Le film dépasse le prétexte qui aurait pu être de lancer le maximum d'objets (boule de feu, épées, lances, cordes, etc.) au visage du spectateur. Les costumes y sont colorés et les armes sont complètement exagérées (des étoiles ninja d'un pied, des épées qui n'en finissent plus et d'autres armes complètement incroyables) qu'il faut le voir pour le croire. C'est cruel, fou et non dépourvu d'humour avec notamment ce type qui se bat avec ses cheveux (ceux qui ont vu MASTER OF THE FLYING GUILLOTINE savent de quoi je parle)! Puis, la 3D exploite la profondeur de champ d'une manière absolument incroyable. Si vous aimez les films de kung-fu en costumes de Hong Kong, essayez de le voir. Vous ne le regretterez pas ! Black Knigh Nous sommes en Chine, il y a bien longtemps, et de sanguinaires bandits masqués pillent et brûlent les villages en hurlant, assassinent à peu près tout ce qu'ils peuvent et violent les femmes de façon évidemment fort peu délicate. Leur honneur bafoué, les survivantes souillées par les rudes et virils assauts des vilaines crapules s'exilent dans un couvent afin d'y suivre les règles de Shaolin&ldots; Générique. Dans un paisible petit village, l'adorable fille d'un riche monsieur se voit courtisée par un casse-burne aux oreilles décollées. Mais la belle est amoureuse du gentil docteur qui, par un (mal)heureux hasard, se voit contraint de pratiquer une séance d'acupuncture sur sa poitrine nue afin de la guérir d'un mal peu enviable. Les parents de mademoiselle accepte à la condition que monsieur le docteur consente à épouser leur fille. Il n'en fallait pas plus pour rendre les nouveaux fiancés heureux comme des pinsons et force est de reconnaître qu'il était fort pratique de pratiquer la médecine en ces temps là. Mais cette union ne plaît pas à tout le monde et Monsieur Grandes Oreilles s'en va faire appelle aux sinistres tueurs-violeurs du début du film pour punir le village entier et enfin mettre ses sales pattes sur la jolie demoiselle. Apprenant la mauvaise nouvelle, les femmes du village courent se réfugier chez les prêtresses Shaolin qui profiteront de l'occasion pour coller une sanglante raclée à ceux qui leur ont volé leur honneur. C'est en scope, c'est plein de figurants aux gueules cassées, c'est violent, et surtout, c'est en 3 dimensions !! Le film défouraille dès le départ en proposant à peu près n'importe quoi dans le but de provoquer la perspective : outre les seins des filles violées, on nous gratifie de divers objets en premier plan, comme des armes, un chariot, un arbre, une bougie, une poutre, un figurant,&ldots; bref, tout est bon et comme ça se bastonne généreusement on nous propulse un nombre incalculable de poignards, de lances, de poings de cailloux et d'autres machins dans la gueule pour notre plus grand plaisir. Et c'est plutôt efficace! Doublés par une bande de taulards à la voix grasse, les dialogues finissent de faire plonger cette perle psycho-trash-in-3D dans les abysses du bis rock'n roll dans laquelle les combats s'avèrent relativement brutaux. Au final, il est peut-être dommage que la scène d'ouverture s'avère la plus généreuse en matière de crudité, car on s'attend à voir surgir une nouvelle vague d'ultra violence crasse à tout moment, or jamais l'intensité des combats à suivre ne parviendra à l'égaler malgré les effets parfois généreusement sanglants. Cela n'empêche nullement l'appréciation de ce must du cinéma en 3 dimensions ! Kerozene |
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ROYAL TRAMP aka Lu Ding Ji aka Luk Ding Gei - Siu-Tung Ching et Jing Wong avec Kenny Bee, Pak-Cheung Chan, Vivian Chan, Stephen Chow, Damian Lau, Man Cheung et Brigitte Lin, Hong Kong, 1992 Wilson Bond (Stephen Chow) un idiot peureux, se joint par erreur à un groupe révolutionnaire. Il se voit confié la délicate mission de voler les 42 chapitres d'un livre qui donnera la solution pour détruire un tyran sanglant et indestructible. Pour ce faire, il se rend au palais et il fait la queue pour se faire engager comme servant, mais il se trompe de file et se retrouve attaché pour devenir un eunuque ! Le maître eunuque le sauve de cette opération parce que la période de rémission est trop longue et parce que la mission est trop urgente ! Pour ce faire, ce dernier lui enseigne à notre courageux Wilson la redoutable arme martiale du pognage de téton&ldots; Parce que le coup de poing qui fait fondre doit être pratiquer pendant 50 ans pour arriver à quelques résultats&ldots;. En lisant ce court résumé, vous comprenez que ce film est du pur délire et ça n'arrête pas une seule seconde. Réalisé en partie par Lu Ding Ji (Naked Weapon, A Chinese Ghost Story, Heroic Trio 2, Mad Monk, etc), un spécialiste du film en costume et des acrobaties, la qualité technique et photographique sont là et c'est excellent. Le technicolor est magnifique et ça vole partout. Et enfin, le film est incroyablement violent et trash pour une comédie du genre. Voyez par vous-même: Coup de pied qui arrache des têtes, boite crânienne ouverte avec les doigts, Corps coupés en deux, corps qui fond, etc. Bref, CA SAIGNE ! ! ! ! ! ! ! ! ! !! ! ! Si vous aimez ou n'avez pas de préjugés défavorables aux films de "WONG", donnez une chance à ROYAL TRAMP, vous allez passer un très bon moment. Moi, je veux absolument voir le 2, si c'est identique. Black Knight |
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Le SECRET MORTEL DES 18 JADES aka THE EIGHTEEN JADE ARHATS aka THE EIGHTEEN CLAWS OF SHAOLIN aka 18 JADE PEARLS aka: JADE KILLER aka EIGHTEEN DEADLY ARHATS - Cheung Chieh, 1978, Hong-Kong Un homme et une femme, tous deux de puissants maîtres du kung-fu, sont à la recherche d'un mystérieux meurtrier. Mystérieux car l'homme accusé par la fille du défunt dément formellement avoir tué l'homme en question. Parce que l'autre suspect de la liste est mort voici un mois. Mais le plus étrange dans tout ça, c'est que de nombreuses personnes tentent d'empêcher notre couple distributeur de coups de pied dans la face à toucher au but. Mais les choses s'éclaircissent lorsqu'ils abordent le sujet des dix-huit jades: dix-huit statuettes de jade offrant à son possesseur de précieuses connaissances en kung-fu. Voila en gros un résumé clair d'un récit abracadabrant sans réel trame, ni même logique. Les statuettes du titre ne sont abordées que dans le dernier tiers du film, le reste faisant la part belle à d'affolants combats pour la plupart loyaux - comprenez par là que le perdant s'avoue humblement vaincu sans que personne ne vienne à mourir. Les combats eux-mêmes sont ingénieux et apportent leur lot d'originalité: combattants se déplaçant en marchant sur des boules de pierre, épreuve d'équilibre en haut de tiges de bambous, meurtriers illusionnistes se transformant en boules de feu... Tout cela est fort réjouissant et permet de passer du bon temps malgré l'incohérence la plus totale de l'histoire et surtout son final tiré par les cheveux... Limite foutage de gueule. Kerozene |
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Les 7 SUCCESSEURS DU MAITRE SHAOLIN aka LES 7 SUCCESSEURS DU SUPER MAITRE SHAOLIN - Lin Pin, 1981, Hong Kong Sept artistes martiaux physiquement diminués (un aveugle, un bossu, une muette, un boiteux, un autre à qui il manque une main et un dernier qui souffre d'une maladie du crâne - il en manque un mais ce n'est pas bien grave) sont chargés d'acheminer un message impérial à un officier sans le faire intercepter par l'infâme général Lo qui fait régner la terreur avec son armée d'hommes à cape rouge. Kung fu comédie répétitive qui vaut principalement pour sa galerie de personnages infirmes, le film délivre quelques combats divertissants, timidement sanglants et rarement imaginatifs. On y rencontre encore un tueur de deux mètres de haut et simple d'esprit, des prises inattendues de la part du bossu, et un rythme incessant de bastons entrecoupées de quelques blagues pas toujours drôles... Kerozene |
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SHAOLIN KIDS IN HONG-KONG aka Funny Shaolin Kids aka Two Shaolin Kids in Hong Kong aka Shao Lin huo bao bei - Stephan Yip, 1994, Chine Nous sommes au 21e siècle et les Shaolin se sont modernisés (télécopieurs, cellulaires, etc). Il est très difficile pour le Master Shaolin (Gordon Liu) de maintenir l'ordre en raison de toutes ces distractions modernes ! Un jour, un jeune moine Shaolin obèse de 6 ans (qui utilise la technique du coup de tête et du coup du cul) se fait surprendre à jouer avec son Game Boy ! Il se fait joliment corriger à grand coup de fouet sur les fesses par notre bien heureux Gordon Liu à lunettes ! Bientôt, il surprend son maître a joué en cachette avec l'appareil, frustré, il s'enfuit du temple avec l'un de ses amis à l'intérieur d'une malle destinée par avion pour Hong Kong. Arriver sur les lieux, nos 2 p'tits Shaolin, d'abord déstabilisés par la ville, se mettront dans le trouble en prenant la défense d'une voleuse de porte-feuille du nom de " Money " qu'ils croyaient à tort être victime d'une agression. Ensuite vient un second accident où ils se retrouvent en possession de l'argent de truands. Notre très cher Gordon Liu vient ensuite à Hong-Kong pour régler la situation. Nous avons déjà connu la " Shaw Brothers " plus en forme. SHAOLIN KIDS IN HONG-KONG est une comédie où on se demande à quel public il est destiné. Film pour enfant ? Notre jeune moine obèse pisse au visage de truands à trois reprises lors de combats. C'est très graphique&ldots; Même Tom Green n'a jamais été aussi loin! C'est à voir pour le croire ! Le film est drôle par moment et nous gratifie de scènes assez incroyables que nous ne croyons jamais été faites. Il est aussi très bizarre de voir des moines Shaolins se régaler de pepsi, de chips et de pop-corn en regardant un match de soccer. Le film comporte aussi quelques longueurs et mets l'endurance du spectateur à rude épreuve. Le print contenu dans le DVD est vraiment laide et semble avoir été pris d'un vieux master en vhs poussiéreux. Etrange, puisque le film se retrouve dans la glorieuse série de collection des "Shaw Brothers ". J'espère que le print de One Arm Swordman est mieux. Gordon Liu est en forme dans son rôle de moine à lunettes qu'il a reprit à de nombreuses reprises. Il serait une légende aussi forte que Bruce Lee et Jacky Chan à Hong-Kong. J'ai hâte de voir The 36 Chamber of Shaolin pour le voir dans un rôle plus conventionnel. Une curiosité où le bouton " Instant Action " est utile pour voir les meilleures scènes du film sans avoir à endurer les quelques longueurs. Black Knight |
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SHAOLIN LEGEND aka SHAO-LIN LEGEND aka LA LEGENDE DE SHAOLIN, Taiwan, 1981 Il n'y a pas de générique du tout, et ça commence avec deux gamins, élèves de shaolin, qui s'occupent de tâches ménagères en haut d'une tour. L'un d'eux décide de se rendre dans une pièce strictement interdite. Mais comme il s'en fout il y va, et là il libère l'esprit d'un démon qui investit son corps de jeune jouvenceau. Son pote, témoin de la scène, est forcément effrayé. Ni une ni deux, le possédé le balance du haut de la tour et le tue. Quelques 12 ans plus tard (approximativement), le jeune possédé est devenu grand. Et voila-t-il pas qu'il a des crises pendant lesquelles il tue tout le monde grâce à une maîtrise du kung fu toute particulière. Même les fuyards n'ont aucune chance puisqu'il a la possibilité de propulser son bras comme un missile. Le bras revient ensuite à sa place, tout seul ! Le moment le plus anthologique est sans doute la scène ou il se bat contre un bossu. Lui balance son bras, et le bossu propulse carrément sa bosse à 20 mètres pour coller des gnons !! Hallucinant ! Le scènar bancal mais classique, la mise en scène peu fouillée et les acteurs moyens ne gâchent pas le plaisir de voir ce petit film aux combats aussi délirants que plaisants. La fin verra l'hôte du démon se battre contre lui, ils termineront tous deux de manière tragique. Kerozene |
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SHAOLIN SOCCER aka Siu lam juk kau - Stephen Chow, 2001, Hong Kong Un adepte de Shaolin sans le sou est recruté, lui et ses frères, pour former une équipe de soccer. Tout cela pour se venger d'un magnat du sport vraiment vilain qui formera son équipe de drogués à la Capitaine América: des super joueurs. J'ai rit comme y a longtemps avec ce film plein d'effets spéciaux bien utilisés et surtout plein de gags de situation et de gags visuels pissants. En prime, la charmante Vicki Zhao en boulangère shaolin qui se joindra à l'équipe. Les six frères sont également tordants et je ne rentrerai pas dans le détail pour vous enlever le plaisir de les découvrir. On s'attend à une amourette qui ralentirait le film, tel ne sera jamais le cas. Une comédie réussie ! Vive Stephen Chow ! Mario Giguère Un ancien joueur de soccer professionnel - maintenant handicapé de la jambe - retourne sur le terrain en tant qu'entraîneur d'une équipe bien spéciale: les joueurs utilisent tous les notions du " Shaolin Kung-Fu " comme base de tactique de jeu. Voilà un film qui a fait fureur au box-office asiatique lors de sa sortie. Mené par l'humoriste Stephen Chow, le film nous raconte cette histoire clichée sans apporter d'inventions à la roue, mais on est là pour rire et c'est ce que le film tente d'accomplir tranquillement, mais ô combien tranquillement. Désolé de le dire, mais ce film est tout de même très décevant. Le rythme est beaucoup trop lent (le film fait pratiquement deux heures) et celui-ci ne s'active que lors de sa deuxième partie où on fini par faire bouger cette histoire qui tournait en rond jusqu'à présent avec tous les revirements munis d'une subtilité aussi puissante qu'un passage de troupeau d'éléphants. Lorsqu'on est enfin rendu sur le terrain de soccer, les spectateurs sont déjà bien exaspérés des simagrées de notre cher Chow et de ses potes ce qui est triste parce que finalement, le rythme reprend et on s'y amuse légèrement jusqu'à sa finale. Un film léger avec quelques moments bien comiques, mais qui disparaîtra en moins de deux de la mémoire du courageux spectateur. Bad Feeble |
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SHAOLIN TIGER CLAW aka LE COMBAT DU TIGRE aka TIGER'S CLAW aka KARATE VS. TIGER - Ng Tin-chi, 1974, Hong-Kong Un jeune combattant aussi téméraire que prétentieux s'est mis en tête de défier tous les plus grands artistes martiaux de Chine. Après avoir vaincu à peu près tout le monde, il entend parler de Tigre, un combattant légendaire encore invaincu à ce jour et étrangement connu et craint de tout le pays alors - bizarrement, notre héros intrépide n'en a jamais entendu parler. Il se met alors en tête de lui mettre la main dessus et de lui péter les dents. Mais Tigre est en prison depuis une vingtaine d'années et aspire à une vie sans violence. Notre jeune emmerdeur met alors en scène une tentative de viol sur sa soeur, jeune fille compréhensive et consentante, afin de se faire jeter en prison et rentrer en contacte avec cet homme invincible qui s'avérera être son père ! Difficile de s'enthousiasmer devant ce film sans réel relief. On suit les aventures monomaniaques de ce fils ingrat et orgueilleux sans intérêt et au travers desquelles on nous assène un pénible discours sur l'amour familial. Le fils et le père se battent sans savoir qui est l'autre, le fils utilise sa soeur pour se battre contre son père. Le père se fait trahir par son frère qui viola sa femme. Le frère du père se fait tuer par le fils alors ignorant de ses liens de parentés privant ainsi son père de sa vengeance légitime... Vous suivez là ? Heureusement que les combats occupent une bonne partie du métrage, car on se sent un peu fatigué de toutes histoires de famille tordues. En revanche les combats s'avèrent durs et vifs, sans aucun artifice et très terre à terre. On remarquera principalement Tigre, interprété par Sek Kin, le fameux méchant du OPERATION DRAGON de Robert Clouse! Le film fut remaké en 1977 sous le titre de THE MYSTERIOUS HEROES dans lequel Kin réinterpréta son rôle. Et une fois de plus, le nom de Shaolin qui apparaît dans le titre d'exploitation US n'a absolument rien à voir avec le contenu du film. Kerozene |
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SHAOLIN VS NINJA aka SHAOLIN CONTRE NINJA - Pai Cheh, Hong-Kong, 1982 Un p'tit film de kung-fu de Hongkong des fois ça passe drôlement bien. Celui-ci est bien débile et, comme souvent, se trouve être une suite de scènes de démo de kung-fu et de karaté (parce quil y a des japonais). En fait, l'histoire est celle d'une école shaolin chinoise contre une autre japonaise. Elles se foutent sur la gueule à cause de vilains ninjas qui sèment le trouble afin de détruire l'école chinoise. C'est rigolo, classique, et le maître chinois nous gratifie toutes les 30 secondes d'un zen "Amitaaaaafaaaaa..." qui veut dire en gros "On reste cool les gars, on n'est pas là pour se foutre sur la gueule" Kerozene |
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The STORM RIDERS aka Feng yun xiong ba tian xia - Andrew Lau, Hong-Kong, 1998 Le grand maître suprême des arts-martiaux (Sonny Chiba), suite à une prophétie alléchante, recherche trois jeunes enfants aux noms poétiques (Givre, Nuage et Vent) afin qu'ils deviennent ses meilleurs disciples. Mais ce maître est très vilain, et il n'hésite pas à tuer les parents de ceux-ci sans aucun scrupule. Il se trouve qu'il a aussi une fille. Les enfants grandissent, une bluette gnangnante vient forcément prendre le dessus entre deux des garçons et la fille (il y a donc conflit), elle jolie mais un peu conne, eux très narcissiques avec des mèches bleues pas possible, et un peu cons aussi. Bref, toujours est-il que la deuxième partie de la prophétie doit prendre place, et elle annonce la chute du maître par ses disciples. L'histoire est en fait totalement oubliée au profit d'un aspect visuel très "jeux vidéo", bourré d'images de synthèse souvent écrasantes et laides. Les protagonistes ont des pouvoirs impressionnants: avec quelques moulinets des bras, ils parviennent à propulser d'incroyables boules d'énergie pour venir à bout de leurs ennemis. On y croise également une sorte de dragon de flamme, un des héros s'arrache le bras (et un gentil guérisseur lui offrira le sien parce que de toute façon son bras ne l'aime pas (!)), ça parle beaucoup, c'est mou, et ça ne bastonne pas assez. Ce film est en son temps le plus gros budget HK, et le premier aussi à utiliser les images de synthèse de cette façon. Ce qui n'est franchement pas un argument. C'est longuet, mal foutu, parfois laid, parfois beau, inégal, mais chiant. Il n'y a que Sonny Chiba qui relève un peu le niveau de cette bouillie. Kerozene |
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The STREET FIGHTER - Shigehiro Ozawa avec Sonny Chiba , Waichi Yamada , Tony Cetera , Yutaka nakajima , Teijo Shikeharo, 1974, Japon, INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS Sorti en 1974 , the Street Fighter, plus connu au Japon sous le titre de Gekitotsu! Satsujin ken, est la réponse Japonaise à Bruce Lee, à l'époque déjà mégastar. Une réponse hardcore et ultra violente qui trouvera écho dans ce personnage de Takuma Tsurugi incarné par un Sonny Chiba qui donnera une force et un charisme absolument inégalé (et pour ceux qui se demandent où ils ont bien pu voir Sonny Chiba et bien il joue Hatori Hanzo dans Le Kill Bill de Tarantino*) à ce personnage de tueur sans pitié ni principes autres que celui de sa propre survie , Retour sur un must du cinoche d'exploitation. Culte et mythique, deux adjectifs qui colleraient parfaitement à cette oeuvre outrancière et ultra violente comme seul les Japonais savent nous en pondre. Culte d'abord parce qu'elle fait entrer Sonny Chiba dans la légende. Mythique ensuite car il s'agit ici d'un véritable condensé de culture pop à la croisée de Sergio Leone et de Shunya Ito, musique guitare seventie's, cool mother fucker attitude et personnages outranciers composent donc ce film violemment contestataire dans sa forme comme dans son fond. Véritable star de cette saga (qui comptera trois films + une sorte de Spin off titré Sister Street Fighter, Sonny Chiba s'éclate à jouer un gros bourrin qui pète les bras et les cranes à grands coups de pieds et de poings, défonce les mafieux en leur faisant sortir les yeux de la tête (véridique: voir Return of the street fighter) arrache les couilles à mains nues de ceux qui se trouvent sur son passage et finit par emballer les gonzesses façon James Bond. Car qu'on ne s'y trompe pas, Sonny Chiba ne peut en aucun cas rivaliser avec la grâce féline du Grand Bruce Lee, mais surpasse (ça y est c'est dit vous pouvez m'envoyer les tomates si vous voulez) ce dernier en puissance et en charisme Animal, terminant systématiquement ses techniques ultra bourrines par une grimace absolument incroyable, le bonhomme donne une impression de puissance incroyable (en gros moi je lui chercherais pas des noises au Sonny quand même...) , chaque droite fait mal et la violence atteint son apogée dans des scènes de baston vraiment hardcores dans lesquels Le grand Sonny affronte des adversaires de plus en plus forts (à la façon d'un jeu vidéo, les adversaires deviennent de plus en plus balèze à chaque niveau) et les butent sans pitié et de plus en plus violemment.
Car
encore une fois, outre sa démarche radicalement
différente, ce qui différencie Bruce Lee et Sonny Chiba
ce sont les personnages qu'il campent. Là ou Lee incarne
souvent des personnages traversé par des sentiments de justice
et de loyauté, Chiba lui, choisit d'incarner un personnage
rongée par la haine, traversé par un désir de
vengeance, assassinant pour de l'argent, il se fout des codes
d'honneurs et autres notions de loyautés, il tue dans le dos
et sans pitié quiconque lui barre la route. Un personnage bien plus noir donc qui contribue grandement au mythe qui entoure à juste titre cette saga .Pourtant on aurait tort de résumer ce monument à la simple présence de Sonny Chiba (même si il y est pour beaucoup) car THE STREET FIGHTER c'est du vrai cinoche de genre inventif , osant tout, n'ayant peur de rien, le réal signe ainsi des bastons ultra nerveuses, filmés caméra a l'épaule (rare à l'époque ) invente des plans Démentiels qui appuient la violence radicale de certaines scènes (la scène du crâne qui se brise au rayon x, reprise plus tard dans ce gros navet qu'est Romeo doit Mourir avec le pourtant magnifique Jet li (accessoirement mon artiste martial favori) et joue sur les émotions notamment au détour d'une scène de flashback hallucinante qui risque de vous dresser les cheveux sur la tête, dans laquelle on peut voir Takuma enfant assister a l'exécution de son père, flashback qui conduira d'ailleurs a une scène de baston démente dans laquelle Sonny s'énerve (sur fond de musique bien seventies comme on l'aime) pète un cable, et se retrouve mano à mano avec le plus grand maître de karaté du Japon, la classe. Vraiment soignée, la réalisation devient carrément géniale lorsqu'elle s'illumine d'hommages vraiment géniaux à tout un pan du cinéma Japonais (que l'on affectionne particulièrement ici) notamment a Zatoichi, repris littéralement pour le rôle d'un méchant hallucinant de charisme , un hommage vraiment émouvant pour tous ceux qui comme moi ont rêvé a la vision de Shintaro Katsu déambulant dans tout le Japon à la recherche d'un nouveau but, magnifique. Impossible donc de sortir de la projo sans se prendre pour Tsurugi et sauter sur ses potes en poussant des cris de hyène en tentant de faire un double coup de pied retourné!! Alors voilà, vous l'aurez compris THE STREET FIGHTER est un inmanquable, un must du cinéma d'exploitation Japonais, une oeuvre qui fit entrer Sonny Chiba dans la légende, intense émotionnellement, inventif cinématographiquement, suivez Sonny Chiba dans ses grandes aventures, combattez avec lui les mafia du monde entier et revivez la grande époque bénite ou pour voir ces films il fallait avoir la force d'entrer dans un cinéma porno, les seuls à l'époque à avoir l'autorisation de diffuser ces films, on aura beau dire ce qu'on veut mais c'est une autre époque, THE STREET FIGHTER est représentatif d'un certain cinéma d'une époque révolu, le témoin d'un cinéma cool et à l'aise dans ses baskets. Kitano Jackson *Sonny Chiba étant le plus grand acteur jamais vu dans un film d'arts martiaux d'après Tarantino, qui n'en est d'ailleurs pas a son premier hommage puisqu'il l'avait déjà salué dans True Romance dont il a écrit le scénario (en effet dans True Romance, Sonny Chiba est l'acteur favori de Clarence). |
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Je suis sous le choc. Je pense que j'ai assisté aux films d'exploitation ultime et certainement un des plus belles expériences nanardes de ma vie. Alors récapitulons il y a Adolf Hitler, des zombies, des femmes à poil, un bateau qui coule, des arts martiaux, de la mitraillette et des moines cannibales. Certains disent que trop c'est comme pas assez mais ici bordel que le mélange est efficace et hilarant. Le tout semble se prendre assez au sérieux et c'est vraiment pour le mieux. Il y a un nombre incalculable de moments inoubliables. L'arrivée complètement dingue du zombie au début du film qui m'a laissé dans un état de surprise totale (je ne m'y attendais pas du tout). Également, cette décision merveilleuse que de montrer la progression des zombies au ralenti avec le rire démoniaque et asiatique forcé des moines comme seule musique, scène qui se répète au moins quatre fois et qui me ramène chaque fois à un état d'hilarité. Cette fameuse fête sur le bateau où il y a plein de nichons, de sexe et de dialogues plus ringards les uns que les autres. Ce coup de pied volant qu'un des héros passe à travers de la vitre du conducteur d'un camion QUI ROULE À 100 KM/H! Ah et tellement d'autres choses, je ne veux pas gâcher votre plaisir. On en prend plein la gueule pendant 80 minutes qui passent malheureusement trop vites. Tous les éléments du film sont sur la superbe affiche. Du divertissement à l'état pur complètement jouissif! Abba |
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RETURN OF THE STREET FIGHTER - Shigehiro Ozawa avec Sonny Chiba, Yôko Ichiji, Masashi Ishibashi, Shing Yamashiro, Hiroshi Tanaka, Masafumi Suzuki, 1974, Japon, INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS Sonny Chiba effectue son grand retour dans la peau de Tsurugi Takuma dans cette séquelle titrée RETURN OF THE STREET FIGHTER ou encore pour les japanophiles SATSUJIN KEN 2, une suite qui ne contredit en rien l'esprit contestataire et outrancier du premier épisode (réalisé d'ailleurs la même année avec la même équipe), mais qui commence à tirer un peu plus la série vers du grand portnawak complètement assumé (grand n'importe quoi qui atteindra son apogée dans le troisième épisode), Takuma y affronte encore une fois une méchante prête à tout pour l'éliminer, retrouve son pire ennemi (qu'il pensait avoir tué dans le premier épisode tsin tsin tsin) emballe la nana la plus jolie du film et venge son assistante et amie lâchement assassinée !!!!! yaaaaaaaaaaaah!! Affublé en effet d'une comparse qu'il a vaillamment recueilli dans la rue (et qui se charge du coté charme et aussi comique du film) Takuma se retrouve donc encore une fois embringué dans une vaste histoire de complots mafieux, intrigues politiques desquels il se contrefout, tout ce qui l'intéresse lui c'est de toucher son pognon !! Le personnage ne bouge donc pas d'un poil, toujours aussi nihiliste et intéressé il n'agit que par colère, pour l'argent ou par désir de vengeance, jouissif donc, d'autant plus que la violence a encore monté d'un cran, les bastons deviennent encore plus grosses, violentes et vicieuses que dans le premier épisode. On notera également que l'attirance de Takuma pour les accoutrements ridicules ne change pas non plus, celui-ci se ballade donc affublé de bonnets ridicules et autres déguisements a tomber.
Tout
cela contribue pourtant au charme de ce deuxième
épisode toujours aussi extrême et lui confère une
identité propre sans renier le premier épisode, au
contraire il pousse plus loin encore tout ce que l'on avait
déjà adoré dans le premier épisode, plus
violent, plus fun mais aussi plus noir, RETURN OF THE STREET FIGHTER
réussit le pari de surpasser le premier épisode
malgré un début laborieux et une intrigue classique (en
regard justement du premier épisode) Explications. Les fans du premier épisode trouveront leur compte et se sentiront comme chez eux, bien dans leurs habitudes. On y retrouve même la fameuse scène de flashback, dans laquelle le père de Takuma est assassiné, un passage obligé et carrément jouissif puisque le fan de base sait très bien qu'après cette scène Takuma risque bien sur de s'énerver (cette scène arrive systématiquement quand Takuma est au plus bas) et de tout péter, la guitare repart, la musique nous entraîne, Takuma blessé se relève et s'énerve en gros plan, le spectateur scotché sent les frissons monter en lui, la violence monte d'un cran et l'on est soufflé par tant d'ingéniosité visuelle. On se dit alors qu'en effet Sonny Chiba est sans doute l'un des acteurs les plus cool du monde, charismatique comme personne , on réalise soudain qu'il porte VÉRITABLEMENT la saga sur ses épaules. De son coté Ozawa signe encore une fois une réalisation nerveuse et inventive, signe des plans hallucinants et monte certaines scènes d'une façon quasi expérimentale, osant même l'Érotisme sensuel (qui pour le coup sera encore plus développé dans le troisième épisode) dans un pays ou cela a toujours été mal perçu, filmant Sonny Chiba comme on film un animal sauvage, sa caméra capture le mouvement de manière précise et vive , les bastons gagnent d'ailleurs encore en efficacité par rapport au premier épisode, il en profite au passage pour faire la publicité (comme souvent a l'époque) de l'art martial local (le karaté) au travers de scènes de démonstrations terrassantes dans lesquels on peut voir des bon gros karatekas briser des briques avec la tête, avec les mains, péter des planches de bois, manier le nunchaku etc... Et puis il n'en oublie pas non plus de développer des personnages coquasses et souvent iconiques (le bad guy est un sacré fumier) et de surfer un peu sur toutes les vagues possibles , racolant au maximum (mais il le fait déjà à coup de violence) pour le plus grand bonheur des cinéphiles déviants. Alors pour que les choses soient claires RETURN OF THE STREET FIGHTER ne révolutionne pas vraiment la série, ceux qui ont donc détesté le premier peuvent passer leur chemin, les autres vont prendre leur pied face à ce film GÉNIAL (en ce qui me concerne) et qui pousse encore plus loin le vice du premier épisode , jouissif et finalement uniquement comparable avec le premier épisode (le STREET FIGHTER est une saga unique en son genre) du cinéma généreux qui donne un sens au mot cool. Kitano Jackson |
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SHAOLIN DEADLY KICKS aka Flash Legs - Ma Wu avec Tao-Lian Tan, 1977, Hong Kong, 90m
Un
groupe de brigands volent une carte qui devraient les mener à
un énorme trésor. Cependant, pour effacer les doutes,
ils séparent la carte en huit parties et décident de se
rejoindre dans trois ans pour ainsi retrouver le trésor et
faire oublier le vol. Le rythme du film est plutôt inégal, on accumule combats après combats mais tout ce qui sort de ce registre est loin d'être convaincant ( Le doublage n'aidant pas d'ailleurs). Par contre, j'ai vu des prises de vues plutôt originales par moment et des cadrages pas laids du tout. En somme, SHAOLIN DEADLY KICKS fait passer un moment agréable malgré des petits défauts pas très dérangeants. Abba |
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Les SIX ÉPREUVES DE LA MORT aka LES 6 EPREUVES DE LA MORT aka LES ÉPREUVES DE LA MORT aka ENTER THE GAME OF DEATH aka THE KING OF KUNG FU - Lee Tso Nam, Joseph Velasco avec Bruce Le, Lee Hoi San, Bolo Yeung, James Nam Gung Fan. 1978, Hong Kong/Philippines De méchants japonais et de vilains allemands souhaitent mettre leurs sales mains sur un document pouvant compromettre l'avenir du pays chinois tout entier. Ces précieux documents se trouvent en haut d'une tour de six étages, chaque étage abritant un combattant hors pair à qui il faut bien sûr péter les dents pour pouvoir accéder au suivant. Les services secrets nationaux demandent alors à Wang (Bruce Le) de leur donner un coup de main après qu'ils l'aient découvert en plein one man show sur un ring. A la surprise générale, Wang refuse l'offre sans réelle raison jusqu'au jour où sa soeur se fait violer puis assassiner par le méchant chef nippon. Wang enfile alors son pyjama jaune à bande noire et s'en va gravir la fameuse tour.... La majorité de la carrière de Bruce Le a été guidée - on s'en doute - par le clonage éhonté de la méga-star Bruce Lee. Outre son jeu et son style de combat qui ne font qu'imiter son modèle, le scénario des SIX ÉPREUVES DE LA MORT rappelle inévitablement celui du JEU DE LA MORT; et histoire d'en rajouter une couche, le titre anglophone ENTER THE GAME OF DEATH n'hésite pas à ajouter à cette imitation une référence à OPÉRATION DRAGON... Dès le générique, notre ancien figurant pour la Shaw Brothers démontre sur fond rouge à quel point il est bon dans l'explosion de jarres suspendues au ralenti. Vêtu d'un survêtement jaune à rayure noire, sautillant élastiquement pour frapper sèchement et prenant la pose figée après chaque coup, cette introduction annonce en grandes pompes les intentions du produit de profiter sans scrupule aucun de la gloire encore rentable du Petit Dragon. Sur une bande sonore repiquée à diverses grosses productions (OPÉRATION DRAGON justement, L'HOMME AU PISTOLET D'OR, ...), Bruce Le a au moins la décence d'assurer en force de frappe quand il s'agit d'exploser du bad guy. Si son jeu s'évertue à copier au rictus près celui de son illustre prédécesseur (attitude arrogante, pouce frottant latéralement le nez, petits cris stridents, muscles bandés, etc...), il faut bien admettre qu'il le fait avec un enthousiasme tel que ça en devient très vite communicatif - à tel point qu'on en vient même à pardonner les intentions purement mercantiles et totalement irrespectueuses d'un tel projet! Après avoir écrasé la masse musculaire Bolo Yeung sur un ring, Bruce Le commence l'ascension de la fameuse tour. Moment quasi anthologique du pures bastons parfois très brutales, on retient en particulier le combat contre un expert en nunchaku s'entraînant à éteindre des bougies avec son arme, mais surtout le face à face avec un maître en technique du serpent n'hésitant pas à se servir de ces reptiles comme nunchaku! Voyant qu'il ne peut pas faire face à la fureur meurtrière de notre héros, le maître décapite un reptile à pleines dents et tente comme il le peu d'asperger Bruce Le avec le sang apparemment redoutable de la pauvre bestiole dont la pression artérielle semble avoir dépassé les normes jusqu'à un niveau carrément déraisonnable! Une fois hors de sa tour, Le fera encore face à une horde de combattants occidentaux (vendus comme étant les "Karatékas USA" sur la première édition vidéo en France), dont deux pseudos Jim Kelly aux mouvements ultra rapides, et un clone de Kareem Abdul-Jabbar totalement bidon qui ne tiendra pas 20 secondes devant les assauts sèchement menés par son adversaire. LES SIX ÉPREUVES DE LA MORT est sans doute ce qui s'est fait de plus poussif au niveau du piratage de l'image de Bruce Lee mais il n'en est pas moins un film hautement psychotronique et jouissif, complètement fou et ne laissant au spectateur que très peu de temps de répit au long de ses 80 minutes, puisqu'un minimum de 60 sont consacrées à des scènes de bastons bien violentes et plutôt joliment chorégraphiées et magnifiées par des ralentis purement gratuits nous permettant de profiter pleinement de la destruction du mobilier. Kerozene |
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The STREET FIGHTER'S LAST REVENGE - Shigeru ozawa avec Sonny Chiba, Reiko Ike, Koji Wada, Tatsuo Endo, Akira Shioji, Tsuyoshi Otsuka, 1974, Japon, INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS Dernier Épisode de cette mythique saga (viendra après Sister Street Fighter qui finalement n'entretient que de légers liens avec la saga initiale, Sonny Chiba y tient un 14ème rôle mais on en reparlera bientôt) THE STREET FIGHTER'S LAST REVENGE termine la saga dans le n'importe quoi le plus total, un épisode bien vrillé dans lequel Takuma maintenant maître dans l'art du déguisement, porte des masques façon Fantomas, se bat contre un mexicain qui jette des rayons lasers (!!!) et accessoirement est capable de plier de l'acier (waaaaahhh!!) , met a jour les plans d'un procureur véreux, se déguise en vampire pour effrayer une nana et emballe encore une fois les gonzesses, bien sur il n'oublie pas au passage d'éventrer quelques mecs a mains nues et autres joyeusetées ultra violentes, mais à bien des égards ce troisième volet apparaît comme le plus léger, troquant la noirceur virulente des deux premiers volets contre un esprit grand guignolesque appréciable.
En
effet, si Last Revenge n'est pas exactement le meilleur
épisode (voir le sublimissime épisode 2) il n'en
demeure pas moins le plus jouissif, Takuma se bat contre toute une
horde de méchants affublés de vêtements
ridicules, et s'acoquine avec une femme fatale, l'occasion pour Sonny
Chiba et son réalisateur d'emmener un peu la série du
coté de l'érotisme façon Hanzo the Razor, une
touche plaisante et subtile qui permet à Chiba de se la jouer
encore un peu plus, montrant à cette occasion une autre
facette de son charme animal (grrrrrrrrr), assez subversif dans cette
façon de mêler sexe violence et humour, le film trouve
son rythme dès lors que tous les personnages (nombreux) sont
introduits (sans mauvais jeux de mots) et se permet de nous balancer
quelques bastons bien violentes, de ces fameuses bastons a hurler
auquel la série nous avait habitué, gores et surtout
sans pitié, rien de nouveau donc sous le soleil si ce n'est
cette touche d'humour qui fait toute la différence. En effet , sous l'impulsion d'on ne sait quelle drogue les scénaristes se lâchent complètement et pètent une durite, transformant Takuma en espèce de ninja fantomas qui se déguise en policier ou autres en faisant carrément des masques en latex indétectables même de tout près , en le faisant se confronter a l'homme le plus fort du monde, un mexicain capable de couper une chaîne avec la force de son esprit (tsin tsin tsin mais en fait il ment car son esprit n'y est pour rien il utilise un laser caché dans sa manche... no comment) et en orchestrant carrément une baston dans le hall d'un cabinet de pompe funèbre (du coup le mexicain casse tous les cercueils avec les cadavres dedans et Sonny se cache dans les cercueils MAGNIFIQUE ). Un grand n'importe quoi donc mais un n'importe quoi jouissif dans sa volonté sincère de créer un film proche du manga, pari réussi, les personnages haut en couleur, l'humour a deux balles bien japonais, et des bastons bien outrancières contribuent a l'ambiance bande dessiné qui se dégage de l'ensemble . Et puis quoi qu'on en dise Sonny Chiba est Sonny Chiba et qu'on aime ou pas le bonhomme, force est d'avouer qu'il crève l'écran à chaque instant, a tel point que chacune de ses arrivées (lorsqu'il est déguisé notamment) se transforme en véritable one man shows lors desquels Sonny prend la pose sur fond de musique seventies extraordinaire, provoquant un frisson incroyable dans le corps du cinéphile, comme moi, adepte du cinéma d'exploitation qui bourrine, excellent. Vous voilà donc briefé sur cette mythique saga qu'il faut absolument avoir vu au moins une fois dans sa vie, sous peine de rater un VRAI grand moment de cinoche, la consécration d'un artiste martial et acteur INCROYABLE. Bien sur on peut toujours pinailler et se dire que ce troisième épisode n'est pas a la hauteur des deux premiers (et encore c'est vraiment TRÈS légèrement inférieur mais alors vraiment TRÈS légèrement hein) rien n'y fai, STREET FIGHTER c'est du culte, du vrai, du putain de film d'action qui débourre et ravage tout sur son passage, À VOIR OU À REVOIR D'URGENCE!! SONNY CHIBA EST LE MAÎTRE DU MONDE, VOILÀ C'EST DIT!! Kitano Jackson |
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The 36TH CHAMBER OF SHAOLIN aka Shao Lin san shi liu fang aka The Master Killer - Chia-Liang Liu, 1979, Chine, 115m Les Tartars prennent le contrôle des Canton et infligent un règne de terreur à la population. Les quelques rebelles sont capturés, torturés et exécutés. Tout cela au grand bonheur du Général Tien Ta (Lo Lieh, vedette du film THE FIVE FINGERS OF DEATH et personnificateur du fameux Pai Mai dans les différentes productions de Run Run Shaw). La population opprimée, ne maîtrisant pas les arts martiaux et n'ayant pas de force locale adéquate, s'organise de manière secrète dans la population. San Te (Chia Hui Liu aka Gordon Liu), jeune élève, se trouve mêler au conflit. Lorsqu'un message secret de la rébellion a été trouvé par les Tartares. Le père et les confrères d'études de San Te sont tuer. San Te parvient à s'enfuir et décide d'aller au Temble Shaolin pour apprendre les arts martiaux et pour pouvoir ainsi se venger du sinistre et ténébreux Général Tien Ta ! Ce film est un classique qui figure au nombre des 10 meilleurs films d'art martiaux de tout les temps. Et il est le premier d'une longue série consacrée aux chambres de Shaolin. Il suffit de voir le film pour comprendre pourquoi le film est devenu un classique incontournable. Le film est réalisé et chorégraphié par Chia-Liang Liu (demi-frère de Gordon Liu) qui est un génie des art martiaux et qui est un descendant directe des Moines Shaolins. Alors que les films du genre sont aujourd'hui composés de plans rapides, il est intéressant de constater qu'a l'époque les films du genre étaient tourner avec de longs plans qui pouvaient contenir jusqu'à 20 coups et qui pouvait mettre en scène pas moins de 20 personnes. Oui, ils avaient beaucoup de mémoire pour pouvoir maîtriser ces coups. De plus, le film contient un contenu pédagogique puisque le réalisateur a le désir d'initier les spectateurs à l'art du Kung-Fu. Alors, les mouvements étudier dans les différentes chambres (Arm Chamber, Leg Chamber, Eye Chamber, Wrist Chamber, Boxing Chamber, Baton Chamber, Head Chamber, Sword Chamber, etc.) sont vrais, mais simplifiés. Le DVD de Celestial Pictures offre une magnifique copie restaurée du film. Comme suppléments, il y a un précieux document sur l'historique des Temples Shaolins (qui sont à l'origine du Kung-Fu) et offre une excellente interview de Gordon Liu. Vraiment un dvd indispensable pour tous les amateurs de Kung-Fu. Si vous êtes vraiment observateur, vous allez découvrir une croix gammée dans le background du Eye Chamber. Je ne comprends toujours pas qu'est-ce que ça fait là ! Black Knight |
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Le TIGRE DE JADE aka JADE TIGER - Chu Yuan, 1977, Hong Kong Le jour de son mariage, le fils d'un chef de clan découvre son père décapité par un traître à la solde du clan ennemi. Clan dont la sournoise spécialité est l'art de l'empoisonnement. Notre jeune héros, incarné par Ti Lung, se met alors en tête d'infiltrer l'ennemi pour le détruire de l'intérieur... Voila une trame de base un rien classique mais comme on pouvait s'y attendre de la part de Chu Yuan, dont le traitement s'avère haut en couleur et riche en surprises. D'abord parce que Yuan, l'un des réalisateurs les plus intéressants de la Shaw Brothers, excelle comme à son habitude dans l'exploitation magistrale de décors de plateau somptueux via un cinémascope qui flatte la rétine, mais aussi parce que le récit déborde de rebondissements inattendus, d'époustouflantes révélations (la clé de voûte étant celle contenue dans le tigre de jade du titre), de faux-semblants tordus, de fausses pistes sournoises et de dénouements shakespeariens, à tel point d'ailleurs qu'il est parfois difficile de savoir où donner de la tête tant les événements s'enchaînent à une vitesse ébouriffante. Et c'est bien là qu'est le problème, car si l'esthétisme ne manque pas de séduire, l'aspect narratif du film - habituellement confus chez Chu Yuan, mais ici plus que jamais - est plus à même de faire décrocher le spectateur. Au final, recoller les morceaux de ce fier représentant du wu xia pian ne s'avère pas si difficile, mais cela rend le visionnement quelque peu inconfortable et nuit à l'appréciation générale d'un film dont les combats sont à l'image du reste : pas toujours lisibles, mais très beaux à regarder. Kerozene |
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Les TROIS SUPERMEN DU KUNG FU aka Three Supermen in the Orient aka Supermen against the Orient aka Drei Spaghetti in Shangaï aka Crash che botte! Strippo Strappo Stroppio - Adalberto "Bitto" Albertini avec Robert Malcolm, Antonio Cantafora, Sal Borgese, Lo Lieh, Shih Szu, Jacques Dufilho, Tung Lin, Alberto Farnese, Isabella Biagini, Jackie Chan, 1973, 98m Alors qu'il en train de se marier, l'agent secret Wallace est envoyé en urgence à Bangkok pour enquêter sur la mystérieuse disparition de six collègues. Une charmante asiatique nommée Suzy le rencontre lors d'un match de karaté et lui fait savoir qu'il doit voir un certain Tang pour l'aider dans son enquête. En allant voir Tang, Wallace rencontre deux amis, Max et Jerry, qui sont un peu voleurs sur les bords. Wallace demande leur collaboration et vont tous les trois rencontrer Tang, qui est à la fois un policier et un expert en arts martiaux. Tang est à la recherche de Chen Loh, un super-criminel qui dirige une armée de bandits adeptes du kung fu. Il se trouve d'ailleurs être celui qui est derrière la disparition des collègues de Wallace. Celui-ci et ses deux compagnons reçoivent donc des leçons intensives en arts martiaux de la part de Tang et de Suzy, qui est sa petite amie. Ayant appris d'un ambassadeur américain que le consulat possède des costumes dotés de pouvoirs d'invulnérabilité, Wallace parvient à se les procurer afin que lui et tous ses camarades puissent lutter efficacement contre Chen Loh et ses hommes. Ce film fait partie d'une série d'aventures filmiques inspirées des bandes dessinées qui raconte les exploits de trois Supermen. Bitto Albertini, déjà réalisateur d'un "GOLDFACE, LE FANTASTIQUE SUPERMAN", a eu l'idée d'unir le genre des films de super-héros avec celui des films d'arts martiaux asiatiques du style Shaw Brothers. On y retrouve d'ailleurs l'une des stars de cette compagnie, Lo Lieh, et les fameux zooms rapides typiques des productions courantes du genre à Hong Kong, qui ont été repris par Tarantino dans KILL BILL. Cette union des deux genres donne un film tout simplet et fort drôle où tout est prétexte à des bagarres ou des lazzis à l'italienne. Visiblement, Albertini a eu l'heureuse idée de ne pas prendre son sujet au sérieux et il va à fond dans la fantaisie humoristique. Bien que les blagues et les plaisanteries soient parfois un peu balourdes, cette potache bouffonne est dynamique et nous fait rire en diable. Les scènes de karaté ont l'air tout droit sorti des films du tandem Hill-Spencer par leur conception et leur style burlesque. Donc, à déconseiller pour les cinéphiles cérébraux qui rechercheraient de la matière à réflexion dans ce film. C'est du divertissement à saveur de bonbons et de friandises et on adore ça tel quel! À voir et à revoir! Attention à vos côtes en rigolant pendant le visionnement! Mathieu Lemée |
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TWINS
MISSION aka Seung chi sun tau - To-hoi Kong avec Charlene Choi,
Gillian Chung, Sammo Hung, 2007, Hong Kong, 99m Malgré les sous-titres, l'histoire est confuse et finalement prétexte à des scènes d'actions mettant en vedette de vrais, probablement et de faux, visiblement, jumeaux et jumelles. L'abondance de combats enfilées autour du scénario mince est dans l'ensemble bien orchestré, avec un Sammo Hung qui tiens encore la rampe, malgré un rôle un peu mince. La mise en scène est efficace et on ne s'ennuie pas. La séquence du train est spectaculaire. J'aurait juste préféré un scénario digne de ce nom, mais devant un bon gâteau, on ne pense pas toujours à se plaindre de la salade invisible. Divertissement léger qui s'assume. Mario Giguère |
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La
VIE SENTIMENTALE DE BRUCE LEE aka BRUCE LEE AND I aka BRUCE LEE: HIS
LAST DAYS, HIS LAST NIGHTS aka I LOVE YOU, BRUCE LEE - Lo Mar, 1975,
Hong Kong N'ayant pas connu Bruce Lee personnellement (sans déconner), difficile de dire si le portrait dessiné par ce film est fidèle ou non à la réalité, mais gageons qu'il ne garde pas le meilleur de l'acteur : le Petit Dragon est décrit comme un personnage arrogant, sûr de lui, méprisant, injurieux, un rien juvénile et relativement égoïste. L'interprétation du phénomène du cinéma d'art martiaux par Danny Lee (SUPERINFRAMAN) n'est bien évidemment pas très subtile, ce dernier se contentant principalement de répéter ad-nauseam les tics gestuels de l'acteur, principalement la caresse nasale latérale à l'aide du pouce droit. Quant à Betty Ting, elle apparaît comme une bien piètre actrice, et le récit basé en grande partie sur ses propres aveux a été majoritairement contredit par des sources officielles (Lee se serait trouvait sur le plateau d'OPERATION DRAGON les jours où elle prétendait être avec lui). Seul le lieu de son décès (la chambre de Betty), semble être fidèle à la réalité. Histoire de cachetonner un max, le film n'hésite pas à tomber dans un érotisme bas de gamme, dévoilant l'intégrale de la plastique avantageuse de la body double de Betty Ting. Peut-être la preuve ultime que Betty est un imposteur ? Kerozene |
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La VIPÈRE DU KARATE Trois explorateurs hong-kongais gambadent fièrement dans la jungle lorsque soudain, une jeune fille se prenant pour Tarzan les surprend en sa balançant de lianes en lianes tout en hurlant à gorge déployée. A leur grande surprise, la fille arbore une fière tignasse d'un blond pétant. Un des hommes s'approche et saperçoit qu'il s'agit d'une perruque recouvrant en réalité ses véritables cheveux: des serpents vivants. Une gorgone de la jungle en somme. A la différence que celle-ci est gentille, naïve et qu'elle est super balèze en arts martiaux. Mais deux des hommes l'accuse d'être un démon, la kidnappe et l'emmène à leur chef, boss de triade. Celui-ci tient à capturer la créature et à lui faire subir quelques saloperies, l'accusant d'être un monstre. Le seul gentil explorateur tente inutilement de l'en empêcher... Heureusement, la fille de notre Jane chinoise, elle aussi possédant une tignasse reptilienne, apprend de la part d'un cobra que sa mère est en ville. Et hop, elle se tape un sprint du tonnerre, balance des serpents d'un coup de tête sur ses ennemis et libère sa mère qui est toute pas contente de voir que son bel explorateur est en fait amoureux de l'ex copine de son boss.... Pas terrible terrible comme film, mais suffisamment curieux pour intéresser. Les scènes de kung-fu sont sans aucun doute les plus nulles que je n'ai jamais vues. Il y a cependant quelques scènes à retenir: la femme serpent se rend dans des toilettes hommes, se penche sur un pissoire et fait boire ses cheveux à la surprise des autres types en train de pisser. Et surtout, la présence d'un sorcier en slip et soutien-gorge dont la tête se détache pour poursuivre ses victimes ! Kerozene |
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WARRIORS TWO - Sammo Hung, 1978, Hong Kong Nous sommes en Chine, à l'époque de la Dynastie Ching. Hua (Casanova Wong), employé de banque modèle, se voit soudain traqué par des hommes de son patron, en réalité un vil truand dont le désir est de faire main basse sur la ville entière. Hua trouve refuge auprès de Fei Chun (Sammo Hung) dont le maître n'est autre que Liang Tsan, expert mythique de la boxe Wing Chun... boxe créée par une femme que Michelle Yeoh interprètera en 1994 dans le bien nommé WING CHUN de Yuen Woo-ping. Pour sa deuxième réalisation, Sammo Hung s'éloigne des standards esthétiques du film de kung-fu habituel et n'hésite pas à soigner son film. Résultat, la photo du film est tout simplement superbe, ainsi que les décors et le montage finement mené, ce qui permet au spectateur de se délecter devant des combats brillamment chorégraphiés par le réalisateur-scénariste-acteur lui-même. Voila qui change du kung-fu de base et qui donne tout de suite une dimension supplémentaire à un type de film qui manquait jusqu'alors de soucis artistique. Sammo Hung réalise ici une ode à la boxe Wing Chun avec comme dans son premier film (LE MOINE D'ACIER), un étonnant mélange de comédie traditionnelle et d'action ultra-violente, ici amplifiée par l'utilisation régulière de ralentis. Néanmoins, LE MOINE D'ACIER reste plus sombre, plus brut que WARRIORS TWO. Kerozene |
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WING CHUN aka YONG CHUN - Yuen Woo-ping, 1994, Hong Kong Wing Chun (Michelle Yeoh), ex-miss soja d'un petit village paysan, s'est profondément masculinisée depuis son apprentissage du kung-fu. La redoutable combattante s'habille comme un homme, se tient comme un homme et est méprise pour un homme. A tel point que la pauvre n'espère plus pouvoir un jour trouver l'amour tant désiré. Avec sa tante, vieille fille à l'haleine fétide qui ne compte plus sur l'amour depuis fort longtemps, elle recueille une jeune veuve poursuivie par une horde de brigands. La veuve devient alors la nouvelle miss soja qui fait tourner la tête de désir la gente masculine du village et Wing Chun devient l'ennemi juré des brigands patibulaires. Arrive de nul part l'ami d'enfance de Wing Chun, de retour au village pour l'épouser. Persuadé qu'elle est restée la fragile miss soja du village, il séduit alors la nouvelle arrivante qui, inévitablement, tombe amoureuse... au grand désarroi de Wing Chun. WING CHUN est un vaudeville kung fu légèrement chaotique qui parvient tantôt à séduire, tantôt à énerver. S'il énerve, s'est principalement à cause de la bêtise de certains de ses personnages, des quiproquos tirés par les cheveux et les raccourcis trop faciles pour relancer l'action - comme cette scène dans laquelle le chef des brigands, après avoir perdu un combat, dit à Wing Chun: "je respecterai mes engagements à condition que l'on remette ça dans deux jours", un héros censé lui aurait foutu deux claques car un deal est un deal, mais Wing Chun est bonne pâte et accepte à contre coeur. S'il séduit, c'est grâce à deux aspects. D'abord par son humour taquin et ses allusions sexuelles peu délicates - soja serait un argot chinois pour désigner le sexe de la femme et le combat final oppose Wing Chun (miss soja) à Chimpanzé Volant, un tueur au ventre mou muni d'une bien grosse lance. Ensuite il séduit bien évidemment pour ses scènes de kung-fu. Yuen Woo-ping n'est peut-être pas un réalisateur génial, mais il n'a pas usurpé sa réputation d'esthète chorégraphe. Les combats sont dynamiques et originaux, les protagonistes alignent les coups de manière affolante, n'hésitant jamais à utiliser n'importe quel élément du décor pour le fracasser sur la tête de son adversaire, et Michelle Yeoh est carrément impressionnante. Le film est au final très divertissant mais il n'évite pas les clichés du genre avec un très court flash-back incroyablement mièvre et par conséquent hilarant revenant sur l'enfance de Wing Chun et de son ami courrant dans un champ et avec une visite chez le vénérable maître (incarné par Cheng Pei Pei) qui saura lui donner le courage nécessaire pour venir à bout de son ennemi via quelques proverbes bien sentis tout en cassant des noix rien qu'en frappant le tronc d'un chêne ! Kerozene |
site anglais et chinois sur l'art du Kung Fu: www.21bowu.com/english
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