Et soudain les Oncles nous ont parlé de films pour adultes, beaucoup de réalisateurs Français, des classiques et d'obscurs films désirés... de l'époque du film adulte qui avait son circuit de salles, tourné sur pellicule avec du budget et des noms qui font rêver, comme Brigitte Lahaie... Beaucoup de films libertins également dans les pages de Jean Rollin, Jess Franco, Joe d'Amato sans oublier Russ Meyer ou Michel Lemoine !

mise à jour le 29 juin 2009

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ABDUCTED BY THE DALEKS aka ABDUCTED BY THE DALOIDS - Don Skaro, 2005, Royaume Uni  

Quatre grognasses sont en route vers on ne sait où. Mais elles tombent en panne dans un bois après avoir heurté un extra-terrestre roswellien. Et manque de pot, dans ce bois sévit un serial killer dont la côte s'avère grandissante. Suite à quelques prétextes aussi stupides que grotesques, nos nanas se déshabillent sans rechigner au milieu des bois avant de se faire kidnapper par les Daleks qui les téléportent dans leur vaisseau actuellement en orbite.
Cette petite connerie torchée en vidéo ne mise en fait que sur une seule et unique idée: celle de confronter des gonzesses nues aux fameuses boîtes de conserve préférées du Docteur Who, le tout sur du Pink Floyd (!). La rencontre en question ne fait finalement que très peu d'étincelles et ni les décors pourris, ni les daleks en carton, ni même les filles à poil ne parviennent à masquer la médiocrité de l'entreprise. Le casting semble tout droit sorti de la série débile des FANTOM KILER (bimbos importées d'Europe de l'Est, nichons en plastique et foufoune rasée) et en 55 minutes, le spectateur n'a finalement qu'une envie: piquer un gros roupillon. A noter que les 10 dernières minutes réservent une "surprise" qui laisse finalement penser que les mecs derrière ce truc sont bel et bien les même que ceux de la série des FANTOM KILER.

Inutile de dire que les petits malins qui ont pondu cette chose ne s'en sont pas sortis si facilement, la BBC ayant bien évidemment peu apprécié l'idée de voir ses robots à roulette se faire détourner de la sorte. Du coup, le film a été rebaptisé ABDUCTED BY THE DALOIDS. Kerozene

  CURIOUS OBSESSIONS - John Bacchus avec Bethany Lott, Jackie Stevens, 2006, États Unis, 78m

Les gars de Seduction Cinema ayant mis la mais sur des courts des années 60-70 ou de jeunes femmes se déshabillent lascivement ont imaginé un "scénario" ou deux copines reçoivent à leur porte un projecteur hanté qui passe les bandes et qui a pour effet d'échauder les deux femmes. Il y a deux scénaristes de crédités pour peut-être dix lignes de dialogues. Pour le reste, il faut apprécier les dames au corps sans trop de formes, ce qui ne me dit rien. J'ai donc regardé ce truc plus souvent qu'autrement en accéléré. J'aurais préféré les bandes d'époque sans fioriture et tant qu'à faire, regarder à nouveau ORGY OF THE DEAD, c'est plate au cube, mais au moins c'est limite rigolo. Mario Giguère

DANS LA CHALEUR DE ST-TROPEZ - Gérard Kikoïne, 1982, France

Jeune et faussement innocente, Karine (Marilyn Jess) rencontre une inconnue. Celle-ci l'invite à ST-TROPEZ. Elle prétexte alors un voyage dans un château de la Bretagne afin d'aller à cette destination cochonne ! À son arrivée, un réalisateur et une équipe d'acteurs vicieux la tourne dans un film porno amateur. Après quelques résistances de 20 secondes, elle tourne toutes les scènes sans rechignée et en y prenant du plaisir.

Gerard Kikoine et Marilyn Jess forme définitivement une combinaison gagnante pour ce porno bas de gamme. Il y a quelques moments drolatiques dont quelques unes où Karine appelle ses parents pour les rassurer alors que l'équipe s'occupe à lui mater le cul alors qu'elle est au téléphone. Olivier Mathot joue le rôle du père, dans la scène finale, il profite de l'absence de sa femme frigide pour regarder un film porno et il se trouve que ce film est celui qui a été tourné avec sa fille. La scène est d'autant plus cocasse que Karine arrive à l'improviste et que ce Mathot ne peut rien dire à sa femme. Drôle et ne vaut que pour la prestation Marilyn Jess. Il y a aussi Jean-Pierre Armand qui est assez comique avec un accent de poubelle alors qu'il se donne à coeur joie à baiser des cochonnes ! Vive Alpha France ! Black Knight

EAT THE SCHOOLGIRL aka EATING SCHOOLGIRLS aka OSAKA TELEPHONE CLUB - Naoyuki Tomomatsu, 1997, Japon  

Ah ben voila une belle cochonnerie ! Pour éviter de perdre du temps, on passe directement à la description de quelques éléments marquants du film, parce que côté scénario je suis encore en train de chercher s'il y en a un ou non. On ouvre sur un jeune gars qui tient d'une main son combiné de téléphone et se tripote la nouille de l'autre. A l'autre bout du fil, une comédienne du téléphone rose dont la bouille est affichée sur des pubs collées sur tous les murs de la ville, s'enfonce un stylo tout en gémissant de façon très... nipponne. Un femme se vomit dessus après avoir été frappée à l'estomac et se fait prendre peu délicatement pour un psychopathe obsédé. Dans un tunnel, le même type déguisé en écolière éventre un passant au cutter avant de lui éjaculer dans la plaie. Il fera de même plus tard après avoir étripé une gonzesse qui tente comme elle peut de remettre ses intestins en place pendant quelques secondes avant de recevoir sa semence. La coquine du téléphone se fait violer par un gang de yakusas amateurs de snuff movie : ils l'humilient, la frappent, la force à pratiquer une fellation, et vont jusqu'à lui faire un lavement anal qui s'achève sur une infâme défécation filmée en gros plan. Un jeune type autiste sur les bords habite dans un appart borgne aux murs blancs ; une jeune fille nue s'offre à lui, il s'agit en fait d'un ange à qui on a tranché les ailes...

Ce film aligne les scènes de sexe et de morts violentes comme on enfile des perles sur un collier, sans pour autant chercher à rendre l'ensemble un tant soit peu cohérent. Naoyuki Tomomatsu (STACY) signe donc une collection de scènes trash complètement gratuites et se complaît dans un étalage de mauvais goût et de sadisme qui tend malheureusement vers la misogynie crasse. Pourtant, si les scènes gores bénéficient de maquillages convaincants malgré l'étroitesse du budget, et si la majorité des scènes de sexe ne dérange pas plus qu'elles n'émoustillent - le film est anti-érotique au possible malgré le fait que ça tringle une bonne partie du film - c'est surtout la scène du viol qui pose problème. Brutale, dégueulasse, elle devient surtout difficile à digérer lorsque la fille est humiliée pour de bon. On n'a plus à faire à une " performance " d'actrice, mais bel et bien à un show scato digne de la plus crapuleuse des boîtes à cul de Manille - et puis même si c'est simulé ça reste franchement dégueulasse. Pour le reste, Tomomatsu réalise à peine mieux qu'il n'écrit, et ce ne sont pas ses quelques passages entre expérimentation et onirisme (il pleut des plumes dans un bureau... Les plumes de l'ange ?) qui parviennent à relever le niveau. Kerozene

  The GIRL WHO SHAGGED ME - Thomas J. Moose avec Misty Mundae, Anoushka, Frank Bowdler. 2005, 70m, Royaume Uni

Le professeur Lavish est à la recherche d'une antique déesse du désir qui serait congelée depuis 10,000 ans. Il n'a pas aussitôt retrouvé la blondinette déesse (Anoushka) qu'il se la fait voler par le Docteur Unsound, ce qui a pour effet de déclencher une enquête menée par l'agent Johnson (Misty Mundae). Unsound veut cloner la vamp des temps perdus pour vendre le lot au Sheik Mustaphahandful, qui se constituera un harem instantané plein de promesses. Le Sheik ne se rendra jamais au rendez-vous, son chameau n'avançant presque jamais ç avancer, tout comme le scénario.

Il existe une version uncut ajoutant les scènes de lesbianisme obligatoires des productions Seduction Cinema, que l'on imagine facilement, avec toujours les mêmes actrices et une caméra qui se garde toujours une petite gêne. Reste donc une histoire supposément drôle, avec son yeti homosexuel et autres situations propres à faire rire je ne sais qui. Ca ne décolle jamais et Misty Mundae est plus intéressante durant les entrevues du making of, plus drôle que durant le film. Je peine à comprendre comment la compagnie peut perdurer, peut-être à cause de nouvelles "actrices" qui renouvellent l'intérêt, allez savoir. Une enfilade de gags qui tombent à plat ne peuvent êtres sauvés par un peu de nudité filmée n'importe comment. Mario Giguère

I.K.U. - Shu Lea Cheang avec Maria Yumeno, Yumeka Sasaki, Tsousie, 2000, Japon, 79m

Dans un Japon lointain, la corporation Genom utilise les réplicants comme objets sexuels. Reiko est une réplicante qui accumule des informations sur les orgasmes dans son organisme. Suite à un virus, son programme de collecte repart à zéro et elle parcourt la ville, changeant d'apparence, pour trouver les humains encore attirés par l'appel de la chair vive, une majorité d'humains préférant les drogues synthétiques qui permettent de revivre l'orgasme le plus marquant de sa vie.

Présenté comme un des films de l'année au festival Fantasia 2000, il avait rallié une presse négative, la salle se vidant en grande partie, malgré la présence de la réalisatrice. On comprend facilement le malaise au vu d'un film de fesse qui s'enveloppe d'un esthétisme outrageuse, aux effets digitaux omniprésents, mais qui ne dépasse pas le cadre initial du film pour adultes. Les emprunts constants à l'univers du film BLADE RUNNER sont plus embêtants que plaisants. Ajoutez une langue inventée, comprenant beaucoup d'anglais, de japonais et de mots inventés, à la ORANGE MÉCANIQUE et on ajoute une couche d'incompréhension fatale. Si vous allez sur le net vous aurez droit à plein d'explications sur la genèse du monde de I.K.U (le mot Orgasme en japonais), mais ça demeure un film voyeuriste dont l'esthétique ne peut faire oublier l'exploitation gratuite du corps féminin. Mario Giguère

JOUISSEZ SANS ENTRAVES - Yvonne Debeaumarché, 2008, France 

Derrière ce titre reprenant un fameux slogan bien connu des habitants de la capitale française de 1968, se cache un documentaire un peu trop court (45min) sur l'un des plus beaux témoins de l'impact de la libération sexuelle sur le cinéma. C'est à Amsterdam, en 1970, qu'une poignée de doux-dingues libertaires et libertins ont décidé de monter le premier festival de films cochons de l'histoire du cinéma : le Wet Dream Film Festival. Un événement que l'on découvre aux travers d'entrevues avec les fondateurs de l'événement - dont Jim Haynes, personnage emblématique de la contre-culture européenne et fondateur du magazine " Suck ", premier zine de cul digne de ce nom - ainsi qu'avec des spectateurs et/ou membres du jury parmi lesquels nous trouvons le caricaturiste de Charlie Hebdo Siné, la prêtresse sado-masochiste Catherine Robbe-Grillet (à l'origine de roman " L'Image " adapté par Radley Metzger en 1975), le journaliste Philippe Sitbon, l'écrivain Georges Marbeck et quelques autres. Pour tous, ce festival fut un événement capital : on y visionnait des films incroyablement osés pour l'époque, on y fumait tout ce qui pouvait se fumer, l'ambiance était inévitablement moite et chaude, voire même torride, et générait un enivrant parfum de révolution culturelle. Sur les écrans déferlaient des pelloches aussi diverses au niveau de leur forme qu'au niveau des orientations sexuelles représentées : des pellicules érotiques hétéros, des bisseries polissonnes sadiennes comme le JUSTINE DE SADE de Claude Pierson, le fameux et jusqu'alors interdit court-métrage surréaliste homo UN CHANT D'AMOUR réalisé en 1950 par le poète Jean Genet, une version animée, burlesque et pornographique de Blanche-Neige et même un documentaire zoophile réalisé par un cinéaste japonais et qui sut émouvoir le jury à tel point qui lui décerna le prix du Phallus d'Or !

Le festival fut un succès mais ne connut que deux éditions (l'arrêt fut lié aux débordements pédophiles intolérables et malheureux de la publication " Suck "). La deuxième, en 1971 donc, se termina par une monstrueuse orgie qui dura toute une nuit sur un bateau. Une orgie qui fut le point d'orgue d'un événement culturel hors norme mais qui fut aussi révélatrice d'une certaine réalité : l'amour libre, c'était peut-être merveilleux pour certains, mais pour d'autres c'est un calvaire, et voir leur partenaire ou conjoint s'éclater avec des inconnus fut dans certains cas extrêmement dur à encaisser... Étrangement, c'est de cette partouze finale dont on parle le plus dans ce documentaire certes intéressant, mais qu'on aurait voulu plus porté sur l'impact direct réussi ou non du festival sur le monde du cinéma et surtout sur sa programmation et les réactions qu'elle suscita. Si certains des témoins interrogés parlent en fonction des questions de la réalisatrice, d'autres semblent plus motivés à mettre en avant leur vie guidée par une philosophie épicurienne jusqu'auboutiste, tandis que d'autres expriment les travers de cette fête finale... Mais on ne saura finalement pas grand-chose sur la programmation du festival elle-même, sauf que le film de Pierson n'a été apprécié que par son érotisme débordant et certainement pas pour ses qualités cinématographiques soi-disant inexistantes, et que le film zoophile plongea tout ce petit monde dans un état de béatitude émerveillée pour le moins inattendu. Kerozene

NEW YORK WILDCATS - Johnny Crash avec Chelsea Mundae, Misty Mundae, Ruby Larocca, 2005, États Unis, 46m

Court-métrage offert en complément de SWEDISH WILDCATS dans la collection Retro Seduction de Seduction Cinema. Une maison de prostitution de luxe voit arriver leur "protecteur" qui demande une augmentation de tarif exorbitant. Madame se prépare donc à fermer son établissement, mais en cette dernière soirée ou les plaisirs de ses belles sont mis à l'enchère, elle mijote une vengeance.

Cette mince excuse de scénario est au moins présentée avec un souci d'esthétisme bienvenu. Les effeuilleuses sont maquillées en chat, en serpent ou en oiseau avec un soin et une présentation fort plaisante. Mais c'est vraiment tout, À moins que les scènes toujours soft ne prennent preneur. Misty Mundae est particulièrement jolie, mais comme elle l'avoue pour BITE ME, l'effeuillage n'est pas vraiment non plus sont point fort. John Fedele en mafioso défoncé n'est pas plus subtil que d'habitude. Mario Giguère

SEX AND ZEN aka Yu pu tuan zhi: Tou qing bao jian - Michael Mak avec Lawrence Ng, Kent Cheng, Lieh Lo, Amy Yip, (1992, Hong Kong, 99m

Un jeune libertin se fait passer pour un lettré pour pouvoir épouser la fille d'un homme riche. Il a deux buts bien précis, profiter de sa nouvelle épouse et, dans cette famille a l'aise, avoir tout le temps nécessaire pour séduire le plus de femmes. Rencontrant un voleur avec lequel il se lie d'amitié, il lui demande de l'aide pour rencontrer d'autres femmes pour satisfaire ses plaisir de chair. Le cambrioleur refuse lorsqu'il voit la logeur du membre viril de monsieur, qui trouve miraculeusement un chirurgien qui lui greffe le sexe d'un cheval. De belles conduites sont a venir mais il y aura un prix a payer.

On nous présente le film comme l'adaptation d'un célèbre livre, une fable morale antique. Très comique, on assiste médusé a cette opération invraisemblable, suivit de positions sexuelles fantaisistes dignes du cirque du soleil. Rien n'est vraiment explicite, mais on suggère de l'audacieux et on ne néglige pas les dames qui savent se procurer seules leur plaisir. On visite une adepte de sadomasochisme et en fin de métrage, on se retrouve étrangement dans une portion phantasmagorique avec chorégraphie, laissant tomber la narration jusqu'alors plutôt classique. Arrive alors le prévisible, notre grand pécheur devant l'éternel est en train d'épuiser son corps et devient presque aveugle, cécité peu enviable et souvent promise aux jeunes catholiques de monde qui abusent d leur corps. Mais évidemment ce n'est pas ce qu'on retient, outre l'action débridée, la magnifique Amy Yip est tout simplement une invitation lubrique irrésistible. La réalisation est enjouée, les costumes et décors raffinés, bref, on ne regrette pas d'avoir assisté a la déchéance d'un fornicateur et c'est serrement le but de l'exercice. Mario Giguère

SEX AND ZEN 2 aka Yu pu tuan II: Yu nu xin jing - Man Kei Chin avec Loretta Lee, tat-Wah Lok, Ben Ng, Shu Qi, 1996, Hong kong, 87m

Autre histoire tirée d'un récit antique, autre fable morale mais cette fois-ci des accents fantastiques majeurs. Le lien avec le premier film est bien mince. Une jeune femme, recherchée par la police, se fait greffer un nouveau visage par un proche parent du greffeur aperçu dans le premier opus. On se demandera après coup pourquoi elle se donne la peine de changer de visage, puisqu'elle est en fait un démon qui prend les apparences d'une jolie femme (Shu Qi). Le mâle le plus viril du coin, surnommé Iron Man pour la dureté de fer de sa baguette virile, va s'éprendre de la jolie demoiselle qui est rapidement devenue veuve et libre, ayant empoisonné son nouveau mari. La fille d'iron Man, jeune vierge dotée par son père d'une ceinture de chasteté fantaisiste qui est un véritable piège a mâle, va reconnaîtra la femme qui a changé de visage et avertir le policier qui la recherche vainement. Ca va copuler a gauche et a droite jusqu'a ce que le démon soit coincé.

C'est le tout premier film de Shu Qi, a peine âgée de vingt ans mais l"air plus jeune, au corps d'éternelle Lolita. On est donc très loin de la figure généreuse d'Amy Yip, mais elle est aussi très charmante et sensuelle. Si on retrouve les éléments de comédie débridée du premier film, la présence d'un véritable démon fait basculer plus d'une scène dans le fantastique dramatique. Le rythme est très rapide, comme les coups de reins d'Iron Man, dans des positions encore extravagantes. Différent mais tout aussi agréable et généreux. Encore une fois le conte moral nous rappelle en toute fin que l'adultère c'est pas joli. Quand on voit pour un deuxième fois une fois, ici Iron Man, un homme qui prend sa cinquième concubine, on a l'impression que cette morale est tout de même relative ! Mario Giguère

SEX AND ZEN 3 aka Yuk po tuen III goon yan ngoh yiu - Aman Chang avec King-Man Chik, Chun Chung, 1998, Hong Kong, 89m

Formule encore une fois différente, toujours basé sur un texte ancien. Le narrateur commence par nous parler des terribles prisons chinoises pour les femmes dans un prologue qui n'est pas sans rappeler la génère d'un certain Freddy Kruger. On suit donc trois jeunes femmes qui ont été vendues dans un bordel de luxe. La Madame va leur apprendre, après examen de leur qualités physiques, comment amener un homme au septième ciel. Vient alors la mise aux enchères de la presque virginité des trois filles et le gagnant, généreux, offre la gagnante a un lettré qu'il a rencontré le jour même. Le jeune homme va tomber amoureux de Susan et flamber tout l"argent prévu pour ses études. Sans le sou, il doit partir passer ses examens et pendant ce temps, le généreux donateur va prendre Susan pour sa cinquième concubine (parait que c'est un chiffre chanceux, en tout cas, avec la politique de l'enfant unique, le public actuel mâle chinois doit rêver de cette époque lointaine). La belle Susan, fidèle a son jeune lettré, tarde a faire son devoir conjugal, ce qui va arriver inévitablement.

Un autre destin tragique et une sexualité ouverte et débridée qui mène a la tristesse profonde. Ici on mélange les genres avec le film de femme en prison, particulièrement sadique dans ses méthodes de tortures asiatiques. Les femmes sont belles, rendant l'exercice encore plus dramatique. La jalousie et l'adultère sont encore au coeur de l'intrigue, les diverses concubines complotant pour devenir la favorite, avec des conséquences fâcheuse. On est loin de la comédie sexy du film original, mais on ne s'ennuie pas vraiment. le film est encore une fois sans temps mort et les acteurs mâles sont souvent caricaturaux, grossissant les aspects comiques de la fable cruelle. Mario Giguère

SWEDISH WILDCATS aka EVERY AFTERNOON - Joseph W. Sarno avec Diana Dors, Cia Lowgren, Solveig Andersson, États Unis, 1972, 85m

Les soeurs Susanne et Karen sont de belles jeunes orpheline élevées par leur tante Margaretha (Diana Dors) qui leur a enseigné l'art de satisfaire sexuellement les hommes qui visitent sa maison close. Elles sont libres de jour et c'est ainsi que Susanna rencontre dans un parc un charmant jeune homme qui travaille lui aussi de nuit comme pilote d'essai pour l'armée. Elle se fait passer pour une ballerine, mais évidemment le hasard calculé du drame va tranquillement les pousser à la rencontre dans la maison Margaretha. C'est d'autant plus tragique que Susanna commence à imaginer sa vie différente lorsque sa soeur Karen lui annonce qu'elle part en Amérique avec son fiancé. Karen était rebelle devant l'exploitation dont elle fait l'objet, alors que Susanna était insensible à son sort, trouvant dans ses rêves de jour le petit bonheur qui la comblait.

À cette époque ou commence à fleurir une sexualité plus explicite sur les écrans, les films sont encore enrobés dans un romantisme et un esthétisme de roman savon. De beaux décors naturels, des beautés européennes, une belle musique et des présentations de cabaret érotique agréables à l'oeil. Le sadisme rencontré sous les traits d'un personnage par qui le malheur arrive détonne mais est aussi dans la mouvance du film qui, sous l'apparence d'un avertissement contre les excès prétendument inévitables d'une vie de luxure, veut simplement titiller les voyeurs. N'empêche que c'est bien calme et souvent dans le non dit, une auto-censure qui allait bientôt disparaître. On est donc devant l'équivalent du photo roman légèrement épicé, avec une Diana Dors bien enveloppée qui n'est jamais longtemps trop méchante et deux actrices principales fort séduisantes. Un voyage nostalgique qui se détache tout de même d'une tendance trop fréquente à l'époque de montrer de jeunes filles innocentes sombrer dans l'enfer du sexe. On imagine quand même un Russ Meyer qui aurait amplifié les attributs mammaires et la violence de la sauce, mais une courte entrevue avec le réalisateur nous le montre beaucoup plus sage et respectueux de ces dames. Mario Giguère

TOKYO X EROTICA - Takahisa Zeze, 2001, Japon   

Ah ben voila quelque chose de bien foutraque! Le vidéaste Takahisa Zeze, maître es-pinku, met en scène des personnages confrontés à une sorte de mixité entre le sexe et la mort. Pour être parfaitement honnête, je n'ai pas vraiment compris où voulait en venir l'auteur. Alors qu'une prostituée lèche l'anus de son client qui peine à jouir, on nous rappelle les sinistres attaques au gaz sarin qui eurent lieu dans le métro de la capitale en 1995, époque à laquelle la fille ne faisait pas encore le trottoir et vivait avec son compagnon dans un appartement qu'ils abandonnèrent après leur rupture (ou après la mort du jeune homme, peut-être mort des suites des attentas au sarin, mais ce n'est pas très très clair...). Dans cet appartement s'est alors installé un jeune couple et où un superman du cul réalise son rêve: une partie de jambes en l'air avec deux filles à la fois. Après leur avoir asséné à chacune une bonne éjac faciale des familles, il descend dans la rue, vêtu de son costume de Superman avant de tuer l'une des deux filles. On y croise également un homme déguisé en lapin rose. Déguisement qui ressurgit plus tard dans le film pour révéler sous son costume un vieux sodomite hystérique se présentant sous le doux sobriquet de La Mort, carrément. Des scènes absurdes, bizarres, qui ont sans doute leur signification qui reste bien mystérieuse à mes yeux, mais celle qui m'a le plus fait rire et celle où une fille recueille la semence de son amant pour charger un pistolet à eau, pointe "l'arme" vers l'intérieur de son vagin, puis la retourne vers l'homme et lui tire en plein visage. Un joli retournement de situation, une pointe de féminisme salvateur qui fait penser que, peut-être, Zeze cherche à dénoncer les pornocrates irrespectueux, ces êtres maléfiques qui (mal) mènent les pauvres actrices à leur perte et qui ne sont finalement pas mieux que les terroristes au sarin... Peut-être. Kerozene

WITHOUT A STITCH aka UDEN EN TRAEVL - Annelise Meineche, 1968, Danemark

Lilian est une jeune et jolie blonde qui aime tendrement Henry, jeune homme un peu gauche au regard légèrement niais. Mais lorsque les tourtereaux tentent de se faire des papouilles, Lilian accuse un sérieux blocage qui frustre méchamment son petit ami qui réagit en lui collant une grosse fessée. Elle décide alors d'aller vois un toubib spécialisé qui va lui ouvrir l'esprit, le cœur et surtout les cuisses. Au cours de séances d'attouchements bon enfant, de discussions sur les bienfaits du sexe et de louanges quant à l'apport bénéfique des expériences en tout genre, Lilian se libère de ses frustrations et comprend que le sexe n'est pas quelque chose de sale mais est bien au contraire la clé vers l'épanouissement et la sérénité. Histoire de mettre en pratique les sages conseils du toubib qui en aura tout de même profité pour se vider le sac, Lilian part faire un tour d'Europe en auto-stop. En Suède, elle rencontre un réalisateur de cinéma qui, après lui avoir fait l'amour dans sa voiture, lui propose de tourner dans un film porno. Ce qu'elle accepte avec joie. Puis, de retour au Danemark, elle fait la rencontre d'une lesbienne qui lui fera par la suite connaître les joies du triolisme (avec l'acteur Søren Strømberg, celui par qui le malheur arrive dans GIFT). En Allemagne, elle assiste à des matchs de catch féminin pratiqué par de grosses bavaroises en sous-vêtement dans la boue puis passe la nuit avec un noble châtelain adepte de pratiques sadomasochistes. Un anglais la prend en stop et la conduit en Italie. Lui, homosexuel, accepte uniquement de la sodomiser. Arrivés en Italie, ils font une partie à trois avec un autre homme. Puis départ pour la France où elle rencontre un séducteur moustachu qui lui fait l'amour dans sa deux-chevaux parquée en plein milieu des Champs Élysées ! Lilian est définitivement guérie, elle est maintenant une fille épanouie et est prête à s'offrir à l'homme qu'elle aime, ce bon vieux Henry.

Sorti deux ans après le puritain GIFT de Knud Leif Thomsen, WITHOUT A STITCH en prend le contrepied total et prône le sexe libre, nous fait savoir qu'il vaut mieux tout tester afin de mieux pouvoir s'orienter sexuellement parlant et surtout qu'il n'y a aucun tabou et que rien n'est sale dans le sexe. Incroyablement optimiste dans ses propos (pareil film est impensable aujourd'hui) et aussi jovial et rose que MARY POPPINS dans sa forme, il est stupéfiant de voir cette jeune femme se donner à tous avec une facilité déconcertante en se rappelant les paroles de son gentil toubib à la façon de David Carradine se rappelant les conseils de son maître dans la série Kung Fu. Le film est généreux en nudité et marque un pas en avant vers l'arrivée de la pornographie qui commencera à déferler une année plus tard sur les écrans scandinaves avant d'envahir le monde. Pas de gros plans dans WITHOUT A STITCH, que de la suggestion. Mais les propos sont si explicites que le film fit scandale à sa sortie au Danemark où il fut descendu par la presse mais cartonna au box office US. Beaucoup y avait vu du porno hardcore alors qu'il n'en est rien, un peu comme beaucoup ont vu des litres d'hémoglobine dans MASSACRE A LA TRONCONNEUSE. Encore une fois, le pouvoir de la suggestion fait preuve d'une redoutable efficacité. Une vraie petite sucrerie danoise. Kerozene

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JOE D'AMATO

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