Et soudain les Oncles nous ont parlé de films pour adultes, beaucoup de réalisateurs Français, des classiques et d'obscurs films désirés... de l'époque du film adulte qui avait son circuit de salles, tourné sur pellicule avec du budget et des noms qui font rêver, comme Brigitte Lahaie... Beaucoup de films libertins également dans les pages de Jean Rollin, Jess Franco, Joe d'Amato sans oublier Russ Meyer ou Michel Lemoine !

mise à jour le 25 avril 2008

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Les AMES DAMNEES aka RESTLESS SOULS aka SEX FILES: RESTLESS SOULS - Debra Black, 2002, États Unis

Lors de sa nuit de noces, la voiture d'un jeune couple tombe en panne non loin d'un château à l'aura des plus étranges. Il pleut, il n'y a pas de couverture téléphonique, nos tourtereaux se rendent donc dans la lugubre demeure avec l'espoir d'y trouver un téléphone. A l'intérieur, ils découvrent des immenses et magnifiques pièces en carton, mais surtout une chambre somptueuse au milieu de laquelle trône un lit qui semble les attendre. Nos jeunes mariés s'avèrent être vierges, l'excitation semble être à son comble, et alors que monsieur va rapidement prendre une petite douche, madame se met à l'aise au plumard. Et c'est là que les ennuis commencent puisque chacun s'envoie en l'air avec un spectre sexuellement très actif. Problème : à la fin de son coït, madame disparaît dans les draps de sa couche. Voila un point de départ pour les agents des affaires sexuelles non classées, à savoir Sex Files ! Une brochette de médiums aux dons divers et que chacun finit par utiliser pour assouvir sa libido. Toujours est il que nos spéciaux vont découvrir que dans ce château, un général de sudiste avait conclut un pacte avec le Diable dans le but de gagner la guerre de Sécession. Le deal voulait que le général fournisse une vierge que le Seigneur des enfers pourrait engrosser. Ayant échoué dans sa mission, le chef sudistes et quelques âmes damnées hantent les lieux et violent quiconque a la bêtise de se laisser faire.

La série de téléfilms Sex Files détourne, on l'aura compris, la série des X-Files à des fins bassement érotiques. Erotisme bas de gamme dans le cas qui nous concerne, avec scènes de sexe torchées à la va-vite avec des acteurs peu convaincants dans des misérables décors de carton-pâte qui font passer le Village dans les nuages pour un modèle de sophistication. Et on ne parle pas des plans de coupe extérieur sur lesquels on reconnaît pas moins de trois châteaux différents censés n'en représenter qu'un ! Le scénario passe la plupart du temps à exploiter les dons de voyance d'un des agents qui se rince l'œil en observant les parties de jambes en l'air s'étant déroulées dans le passé. Mais le clou du film reste le final grandiose, lorsque le Diable en personne surgit des entrailles de l'Enfer via un porte dérobée. Vêtu d'un costard trois pièces et portant deux sublimes cornes en caoutchouc sur son front tout rouge, il punit son incapable de général sudiste pas foutu de lui trouvée une vierge. Ben oui, même la mariée du début a mentie à son mari ! Kerozene

CANDY - Richard Marquand, 1968, France/Italie/États Unis

Nous sommes en 1968. C'est l'apogée du mouvement hippie, l'éblouissement de la pensée Flower Power et la concrétisation de la libération sexuelle. Le monde occidental est en ébullition et frétille comme les hanches d'une danseuse de flamenco qui se laisserait aller sur le groove psychédélique des Jefferson Airplane en engloutissant des buvards de LSD ; et c'est ce monde qui est retranscrit dans CANDY, une œuvre libertine sous acide composée par un Christian Marquand en roue libre. L'heureux conjoint de la belle Tina Aumont a bénéficié d'une pléiade de stars qui acceptèrent de casser leur image en participant à une œuvre hallucinante et profondément décalée. Parmi ces stars, on croise John Astin dans un double rôle de frères jumeaux, père enseignant et oncle incestueux de la jeune Candy ; James Coburn en toubib sanguinaire, superstar médicale entourée d'infirmières au physique de bombes sexuelles ; John Huston en patron de clinique avare et pervers n'acceptant que difficilement des orgies dans son établissement ; Richard Burton en extravagant poète mythomane sexuellement frustré à l'attitude de rock star ; Walter Matthau en officier abruti et éjaculateur précoce oeuvrant aveuglément pour le compte de l'US Air Force ; Charles Aznavour en voleur bossu capable de marcher au plafond qui saura malgré son apparence combler la naïve héroïne ; Ringo Starr en jardinier demeuré destiné à rejoindre les ordres et voyant sa carrière tuée dans l'œuf suite à de fortes pulsions salaces ; et pour finir, Marlon Brando en gourou mystique traversant les Etats-Unis dans la remorque de son temple-camion dont le cadre pousserait le plus chaste d'entre nous à se laisser aller à tous les excès. Et au milieu de tout cela, Ewa Aulin dans le rôle titre, jeune sirène d'origine suédoise, lauréate de plusieurs concours de beauté affichant une naïveté doucereuse à un personnage que l'on souhaiterait sentir blottit contre soi.

Tout cela forme CANDY, une œuvre absurdo-éroto-psychédélique à la production chaotique, enivrant témoignage coloré d'une époque aujourd'hui révolue dans laquelle Candy, jeune et rayonnante étudiante, stimule malgré elle la libido de tous les mâles croisant son chemin. Victime d'un sex-appeal déraisonnable, elle nous conduit à travers une délirante aventure rocambolesque qui rappelle celles du Candide de Voltaire puisque Christian Marquand s'en est directement inspiré. La portée philosophique est bien évidemment moins remarquable, le film étant avant tout une sorte de kaléidoscope de fantasmes souvent très drôles mais systématiquement déviants dont le but est de dégager un état d'esprit représentatif de l'époque plutôt que de communiquer le résultat d'une réflexion sur le sens de la vie. Le résultat est complètement autre et le temps aura su offrir à cette oeuvre une aura de film culte et c'est tant mieux. Car si le pète-secs n'hésitent par à qualifier la chose de bande bordellique et opportuniste pour consommateurs de produits psychotropes, les autres savent lui trouver de nombreuses qualités qui en font un OFNI infiniment attachant. Kerozene

  DESPERATELY SEEKING SEKA - Christian Hallman/Magnus Paulsson avec Seka, 2002, Suède, 83m

Un admirateur de Seka, vedette du cinéma porno des années 70-80, tente de la retracer. Il se rend d'abord à la convention annuelle de l'industrie du cinéma pour adultes, rencontrant des réalisateurs et des actrices et acteurs qui lui parlent autant de l'état de l'industrie, de Seka et de la nostalgie entourant l'époque ou les films, tournées en 35mm, avaient un scénario. De fil en aiguille, vas-t-on retrouver l'ancienne femme fatale à la chevelure blonde platine, presque blanche, si belle et sculpturale ?

Avec entre autres Al Goldstein, Nina Hartley, Veronica Hart, Peter North, Serenity, Randy West et des anecdotes sur Ron Jeremy. La nostalgie coule à flot et oui, on retrouve Seka, alors âgée de 47 ans et qui profite de la vie en se cuisinant des plats italiens. Elle parle sans gêne de cette époque pas si lointaine ou elle passait quatre heures et demie, sept jours sur sept dans le gymnase pour garder la forme qui a fait rêver tant d'amateurs. On ne la reconnaît pas immédiatement, mais son sourire et sa joie de vivre communicative l'emportent rapidement sur la déception de la voir physiquement changée, ce qui est inévitable. Un portrait somme toute positif d'une femme épanouie qui a travaillées dans une industrie souvent critiquée. Mario Giguère

FORCED ENTRY aka INTIMATE ENTRY - Shaun Costello, 1971, États Unis  

Nous sommes dans un quartier cradingue du New York du début des 70's. Un pompiste vétéran du Viêt-Nam (Harry Reems) traque des filles après avoir fait le plein de leur voiture dans le but de les violer puis de les assassiner. Le scénario de FORCED ENTRY n'est pas plus épais que ça et Shaun Costello, ici aux commandes de sa première réalisation, se lance dans une expérimentation extrêmement malsaine puisque cette pelloche déjà passablement glauque de par ses scènes de viols hardcore sous menace d'un flingue ou d'un couteau, se voit agrémentée de stock-shots de la guerre du Viêt-Nam. Le spectateur est alors ballotté entre des plans pornos crados où des actrices potelées s'en ramassent par tous les trous, leur exécution à l'arme blanche et des images d'avions balançant des bombes suivies de plans d'enfants mutilés ou tués dans le conflit - ces dernières étant forcément les plus dures à encaisser. L'érectomètre reste donc à zéro, le malaise est palpable et l'existence même de ce film est un précieux témoin de ce qui pouvait être projeter à l'époque sur les écrans les plus barrés de la 42ème rue. Le jeu de Reems ne fait pas dans la finesse : il épie ses proies en pensant arpenter les rizières, il se fait pomper en grimaçant et en éructant des choses comme " Tu te crois à Nam, hein !? ", déblatère des injures en ramonant un cul comme un bourrin, puis tombe sur un couple de grassouillettes lesbiennes hippies aux faciès porcins, complètement défoncées, et qui n'ont que faire de ses menaces. Elles l'invitent même à venir se faire turluter le robinet en gloussant comme des dindons. Devant tant de gentillesse, son cerveau de détraqué sexuel (souffrant de ce qu'on appelle - sauf erreur - du syndrome post-traumatique) s'avère incapable de gérer ses pulsions meurtrières, du coup monsieur retourne son arme contre lui et se fait péter la caboche.

On a beau se marrer en clamant à qui veut l'entendre que la recette sexe et violence au cinéma nous éclate comme des gosses, mais Costello dépasse clairement les frontières du digeste et signe un film d'une efficacité qui prend au trip. Il peut éventuellement être perçu comme un vigoureux pamphlet anti-guerre, et en ce sens c'est cent fois plus efficace que le HAIR de Milos Foreman, mais il semblerait que l'intention première était plutôt de profiter du mouvement de l'époque sans chercher à faire passer un quelconque message. En somme, FORCED ENTRY est probablement ce que le cinéma d'exploitation a produit de plus douteux. On préférera WATERPOWER, qui malgré ses scènes pas toujours délicates, bénéficie d'un sens de l'absurde relativement attachant. Kerozene

GIFT aka VENOM - Knud Leif Thomsen, 1966, Danemark 

Nous sommes au Danemark, au milieu des années 1960, et faisons la connaissance d'une petite famille bourgeoise tout ce qu'il y a de plus chrétiennement correcte. Jolie maison en bord de mer, un père qui a professionnellement réussit sa vie, une mère très joliment conservée et une fille charmante - Susanne - qui est d'ailleurs plus une jeune femme qu'une jeune fille. Un jour, alors que Susanne se prélasse sur la plage privée de la propriété familiale, arrive un petit bateau à moteur piloté par Per, un jeune homme arrogant qui va rapidement s'immiscer au sein de cette famille jusque là irréprochable. Per est un jeune au tempérament fougueux, il est orgueilleux, il est manipulateur et surtout il est dépravé. C'est après avoir séduit la mère de Susanne qu'il commence à appliquer son emprise sur la jeune fille. Il la dévergonde, la fait fréquenter des jeunes turbulents, et va même jusqu'à la faire tourner dans des films pornos maison, monsieur aspirant à devenir cinéaste. Puis il pousse la perversion en allant montrer le résultat filmé à la mère tout en fumant des joints sous son nez !!
Nous sommes en 1966. Le cinéma danois est un cinéma relativement coincé et qui ne s'exporte qu'à de rares occasions. Mais se profile à l'horizon une vague qui refoule le stupre. La libération sexuelle est en route et il est probable que le média cinéma puisse en subir les conséquences. C'est alors que le réalisateur conservateur Knud Leif Thomsen décide de prévenir la population de la menace hédoniste qui s'annonce. Désireux de livrer un film prônant le puritanisme, il décide de frapper fort en montrant les dangers qui se profilent à l'horizon de la manière la plus crue qui soit. Ainsi, lorsque Per projette des extraits de film à sa nouvelle conquête ou la mère de celle-ci, de brèves images de pornos hardcore sont dévoilées à l'écran. Ces séquences sont rares, trois ou quatre tout au plus, et extrêmement courtes. Il s'agissait là de montrer l'ignominie de ce que le cinéma pourrait devenir à l'avenir, car ces images sont bien évidemment répulsives et choquantes, et donc de prendre les mesures nécessaires pour protéger les enfants - que ce soit en tant que spectateur, ou acteur (Susanne étant ici la victime manipulée). Malgré le discours recherché et malgré la brièveté des plans en question, la censure impose de " ixer " les images, ainsi à la place de scènes cochonnes le spectateur ne voit qu'un immense " X " blanc recouvrant l'écran, laissant ainsi libre cours à son imagination qui ira bien au-delà du contenu dissimulé. Le film n'en apparaît que plus subversif. Résultat, il fut incendié par la critique locale mais fit un carton aux États-Unis et, comble de l'ironie, contribua à l'abolition de la censure au Danemark qui allait devenir le premier pays producteur en cinéma pornographique avant d'envahir le monde de ses pelloches sulfureuses.

Quarante ans plus tard, GIFT paraît forcément bien innocent, même en regard des nudies qui déferlaient déjà sur les écrans depuis dix ans. Dans GIFT, on ne peut voir qu'une paire de seins dévoilée furtivement. Reste ces fameux " X " recouvrant l'écran qui provoquent forcément quelques rires. Mais le discours et la mise en forme sont fascinants, la démonstration du Mal tentant de corrompre le Bien de l'intérieur est réellement captivante, surtout en regard du contexte sociale de l'époque. Mais le plaisir avouable que l'on ressent en regardant le film est bel et bien celui de savoir que les " outils " utilisés pour dénoncer un cinéma déviant se sont retournés contre lui. Et ça, ça n'a pas de prix. Kerozene

GUMS - Robert J. Kaplan, 1976, États Unis   

Dans le monde des parodies polissonnes, GUMS s'impose comme un morceau de choix. D'abord parce qu'il détourne un film à priori peu prompt à recevoir des parties de jambes en l'air puisqu'il s'agit de LES DENTS DE LA MER, ensuite parce que le ton général de la chose oscille un Russ Meyer ultra-Z pour les scènes de sexe cartoonesques (effet cartoon amplifié par les éléments hardcore recouverts de bulles de bande dessinée avec des textes explicites, exemple : " slurp "), et un Troma dégénéré pour son humour graveleux et ses figurants grimaçants comme des crétins. Le film commence gaiement avec un moustachu courant nu sur une plage, poursuivit par une blonde toute aussi nue. L'homme se vautre dans le sable, sort un magazine porno et se tripote la nouille au grand dam de madame. Puis il pique une tête en mer. S'en suit une vue sous-marine subjective approchant de manière menaçante vers son sexe velu, le tout accompagné de quelques notes de musique bien connues. Il sursaute, hurle, crie, puis commence à se détendre... " It feels so gooood ! " Pépère est effectivement en train de se faire tirer la pipe du siècle avant de mourir dans d'étranges circonstances et seule sa bite échouée sur le rivage permet aux autorités de suivre une vague piste criminelle. Les soupçons se portent relativement rapidement vers la seule explication rationnelle qui soit : une sirène pompeuse sévit dans les environs ! Si la rumeur fait d'abord peur au maire qui craint pour l'activité touristique de son bled, il est rapidement rassuré lorsque débarquent des badauds plus motivés par une bonne pipe qu'effrayés par le danger. Les flics font appel au Dr. Smegma (Robert Kerman, un hardeur vu dans les plus prestigieux films de cannibales italiens, CANNIBAL HOLOCAUST, CANNIBAL FEROX...), une sorte de doux-dingue qui reprend le rôle de Richard Dreyfus et qui se ballade avec une poupée gonflable qu'il n'hésite pas à prêter à son nouveau pote le shérif, tandis que le baroudeur des mers, chasseur de sirènes suceuses, n'est autre que le Capitaine Carl Clitoris (Brother Theodore, le vieux Klopek dans THE BURBS de Joe Dante), officier nazi n'hésitant jamais à venter les bienfaits de son bateau le SS Cunillingus et adepte du monologue douteux vêtu de son uniforme SS. Là encore, le spectre de Russ Meyer n'est pas bien loin. Pendant ce temps, la sirène incarnée par la porn star Terri Hall (THE DEVIL WITHIN HER), nage au milieu de verges sous-marines géantes contre lesquelles elle se frotte avec délectation. Bref, c'est du grand n'importe quoi, une bonne grosse comédie pour adulte certes pas toujours passionnante mais inévitablement attachante et qui se termine de manière la plus improbable qui soit (les acteurs jugés trop médiocres sont remplacés par des marionnettes aux sexes énormes) et qui se regarde plus pour son statu d'OFNI déglingué que pour ses scènes de cul de toutes façons subjectives. Kerozene

HARDGORE aka SADOASYLUM aka HORROR WHORE - Michael Hugo, 1974, États Unis    

L'action de déroule dans un hôpital un peu étrange où une jeune fille souffrant de nymphomanie chronique à tendance sadomasochiste vient se faire soigner. Mademoiselle entre dans sa chambre, l'infirmière de service lui fait son lit et hop, le spectateur se délecte d'une bonne scène de saphisme goulu avec broute-minou et tout ce qui va avec, le tout avec un charme d'époque bien présent à savoir foufounes velues et poignées d'amour naturelles. Notre malade s'endort alors d'un sommeil mérité mais celui-ci est perturbé par de vilains cauchemars ! Elle se réveille en sursaut, ouvre la porte de sa chambre et découvre son infirmière avec la gorge tranchée, pissant du sang de manière abondante. Au matin on lui fait croire qu'elle n'a fait qu'un mauvais rêve et on lui présente une nouvelle infirmière... Re-scène de sexe et re-cauchemar. On y voit une sorte de cérémonie orgiaque païenne dirigée par un homme portant un masque de démon qui se fait pomper le zguèg en clamant divers incantations blasphématoires. Puis une femme est dirigée vers une guillotine, place sa tête dans l'endroit prévu à cet effet et se fait prendre en levrette par un homme encagoulé qui joui au moment où la tête de la victime tombe au sol. Car en effet, l'hôpital est dirigé par une secte satanique vouant un culte au sexe scabreux et notre patiente préférée se trouve être l'une de leur future victime.

En voila un film qui porte diablement bien son nom ! Il faut admettre que tout ceci n'est pas bien sérieux, que malgré l'aspect à priori glauque de la chose, le ton prête plutôt à la rigolade et que la mise en scène tient parfois de l'amateurisme le plus maladroit ce qui donne une sorte de charme naïf à l'ensemble de la chose. Le réalisateur s'amuse comme un petit fou à filmer ses orgies lors de messes noires hautes en couleur (si, si, c'est possible) et nous gratifie d'une scène purement crados où l'héroïne se fait prendre par le directeur de l'établissement au milieu de cadavres de filles pendant que l'un de ses sbires s'envoie en l'air avec l'un des macchabées. Dans le genre gratiné on a également droit à une fellation donnée avec entrain lors de l'une des partouzes et où l'homme se fait trancher le sexe comme un vulgaire saucisson. Toujours plus fort, notre héroïne en plein cauchemar sexuel se fait agresser par trois verges volantes qui éjaculent une impressionnante quantité de sperme, l'enduisant presqu'entièrement de liquide séminal de la tête aux pieds! Et au milieu de tout ça se trouve une étonnante scène de sexe assez belle où un couple fait l'amour sur un lit autour duquel tourne la caméra... la scène est relativement longue, l'acte est tendre (chose suffisamment rare dans le porno pour être souligné) et l'orgasme réel. C'est l'espace douceur dans un film de barjot, une sorte de fleur fragile posée sur un gros tas de fumier craspec, mais un tas de fumier tout de même fort attachant devant lequel on ne peut s'empêcher de se marrer. En tous cas j'aime bien. Kerozene

  I.K.U. - Shu Lea Cheang avec Maria Yumeno, Yumeka Sasaki, Tsousie, 2000, Japon, 79m

Dans un Japon lointain, la corporation Genom utilise les réplicants comme objets sexuels. Reiko est une réplicante qui accumule des informations sur les orgasmes dans son organisme. Suite à un virus, son programme de collecte repart à zéro et elle parcourt la ville, changeant d'apparence, pour trouver les humains encore attirés par l'appel de la chair vive, une majorité d'humains préférant les drogues synthétiques qui permettent de revivre l'orgasme le plus marquant de sa vie.

Présenté comme un des films de l'année au festival Fantasia 2000, il avait rallié une presse négative, la salle se vidant en grande partie, malgré la présence de la réalisatrice. On comprend facilement le malaise au vu d'un film de fesse qui s'enveloppe d'un esthétisme outrageuse, aux effets digitaux omniprésents, mais qui ne dépasse pas le cadre initial du film pour adultes. Les emprunts constants à l'univers du film BLADE RUNNER sont plus embêtants que plaisants. Ajoutez une langue inventée, comprenant beaucoup d'anglais, de japonais et de mots inventés, à la ORANGE MÉCANIQUE et on ajoute une couche d'incompréhension fatale. Si vous allez sur le net vous aurez droit à plein d'explications sur la genèse du monde de I.K.U (le mot Orgasme en japonais), mais ça demeure un film voyeuriste dont l'esthétique ne peut faire oublier l'exploitation gratuite du corps féminin. Mario Giguère

SECRETS OF SEX aka BIZARRE aka TALES OF THE BIZARRE - Antony Balch, 1970, Angleterre 

Une momie millénaire vient conter aux spectateurs de cette pelloche faussement sulfureuse, des anecdotes illustrative de la guerre des sexes, des "classiques" de la confrontation homme-femme. S'enchaînent plusieurs petits sketchs tous relativement anodins se terminant systématiquement par une chute sadique ou perverse. En vrac, on y voit un homme qui rêve d'avoir un fils et qui ne considère la femme que comme un "réceptacle" - son fils sera une créature difforme selon la volonté de la mère ; un jeune type pose pour un magazine spécialisé dans la "tortures masculines" - la photographe le fera succomber à cette séance douloureuse ; une voleuse séduit sa victime bien emmerdée d'avoir culbutée celle qui va le démunir de ses biens ; etc... Rien de très pertinent donc, d'autant plus que tout ceci est assez platement filmé. On retiendra principalement les images d'ouvertures où deux hommes et une femme en tenue d'Adam se tripotent dans les foins ou le final présentant une horde d'hommes armés faisant face à un gang de femelles enragées, tous prêts à se taper sur la gueule mais qui finalement préfèrent une bonne partouze à une bonne baston, partouze d'ailleurs assez ouverte puisque s'y croisent hétéros, gays et lesbiennes dans un amoncellement de corps à vrai dire peu excitant. Cette sexploitation de bas étage, qui connu de nombreux déboire avec la censure à sa sortie, est aujourd'hui devenue bien innocent. Kerozene

NIGHTMARE MUSEUM - 2006, États Unis, 64m

Il est question d'un méchant robot, Commander X et de son compagnon robot, Nightmare, et d'un arbre à bagels censé détenir un pouvoir de destruction infernal. Mais là n'est pas tout à fait la question, des ninjas ont volé l'arbre à bagels et les Erotic Avengers vont aller les combattre... et leur faire l'amour comme des bêtes, malgré qu'ils sont en plastique.

De longues scènes interminables de fornication entre poupées Barbie et Ken sur fond digital. Pour une rare fois, j'ai regardé en accéléré la plupart du temps. Je me demandais si le film n'était pas une dénonciation par l'absurde de la déshumanisation des corps engendré par l'industrie pornographique. Mais lorsque dans un final ou les robots, tout à coup géants, combattent à coups de rayons, j'ai laissé tomber cette hypothèse car cette séquence est elle aussi... interminable. Voyez la bande annonce et vous aurez tout vu.

www.youtube.com/watch?v=pi1EETM1Ijo   Mario Giguère

PORN OF THE DEAD - Rob Rotten, 2005, États Unis, 100m

Essayez de vous imaginer une invasion de zombies façon DAWN OF THE DEAD, mais avec des zombies assoiffés, non seulement de Gore mais aussi d'HARDCORE SEX ! Et Le tout avec une bande sonore heavy metal de Impaled, Deicide, Exmortem, Decapitated, Gorerotted and Blood Red Thrown !

Le look des zombies est absolument repoussant. Ils ont le look de ceux des films de Bruno Mattei et ils ou elles hésitent surtout pas de tuer leur victime pendant ou même avant l'acte. le film bénéficie d'éclairages recherchés, d'effets de brume et d'une photographie tout à fait convenable. La qualité de la photographie est, pas contre, inférieur à celle des FANTOM KILLER, mais au moins, le film est plus gore et moins ennuyant que ceux de ce réalisateur.

De plus, les actrices sont belles et le gore est largement présent avec de merveilleux effets de Joe Casto. Notamment, il y a une horrible castration, qui est largement supérieur à celui de PORNO HOLOCAUST.

Le film se veut une agréable curiosité, sans plus. Mais si vous êtes un amateur de musique heavy metal, des films de zombies, de films XXX et de bons effets gore, peut être allez-vous aimer davantage ce cocktail spécial. Black Knight

ROLLS-ROYCE BABY - Erwin C. Dietrich avec Lina Romay, Eric Falk, 1975, Suisse, 84m

Vu hier. Je l'avais déjà vu en 1998 (sous-titré, tiré d'une copie pirate et délavée de Video Search of Miami). Je n'en avais pas gardé un souvenir impérissable, mais j'étais curieux de confronter ce souvenir avec un visionnement récent, tiré du DVD qui contient une piste française, de surcroît.

Mon verdict 2007 :

J'avais raison en '98. Sans blague, c'est pas terrible... Erwin C. Dietrich n'est pas Jess Franco, même s'il emploie Lina Romay comme vedette.

Le problème, c'est qu'il n'y a aucun scénario, aucune tension dramatique. Dietrich a réalisé un film dans lequel on ne trouve aucun conflit ! Comment garder l'intérêt ? Par les scènes érotiques ?

Les scènes (soft) s'avèrent rapidement d'un ennui incroyable... Les personnages sont inexistants, à l'instar du reste.

Ça raconte l'histoire (?) d'une actrice - Isa Romay...! - très portée sur la chose. Elle rencontre un type sans emploi, adepte des arts martiaux, et l'engage comme chauffeur.

Découpage type du film :

- Lina demande au chauffeur de préparer la voiture
- Elle monte en voiture
- Repère un auto-stoppeur
- L'embarque
- Scène érotique soft

À un moment donné, on s'arrache littéralement les cheveux tant le tout est monotone et sans génie. C'est filmé, en plus, d'une manière hyper-conventionnelle (caméra sur trépied...). Il y a en plus un acteur récurrent des productions Dietrich, Eric Falk, dont la trogne inexpressive ne me revient pas tellement. Seul Franco a su l'employer dans un rôle adéquat, celui du type sans envergure et éteint qui filme les ébats de Dyane Thorne dans GRETA...

Les dialogues sont minimaux - quelques flashes poétiques ici et là, mais rien d'exceptionnel... On reconnaît aussi des extraits de la b.o. de DORIANA GRAY, de même que certains décors. Avec un peu de bonne volonté, on peut souligner que le film (comme le reste des prods Dietrich) est bien post-produit et bien photographié, mais c'est bien peu, en regard de l'insignifiance de l'ensemble.

En bref, on dégage... Oncle Vernon

  SURVEY MAP OF A PARADISE LOST aka HARD FOCUS: NUSUMI-GIKI - Hisayasu Sato, 1988, Japon 

On connaît surtout Hisayasu Sato pour son pervers et sanglant NAKED BLOOD. Mais le monsieur est le géniteur d'une filmographie plutôt vertigineuse (plus de cinquante films à l'heure actuelle) et s'est avant tout fait une place dans le pinku empreint de bondage généreux mêlé à une violence brute sur fond de discours social. Et le moins que l'on puisse dire devant un film comme SURVEY MAP, c'est que sa réputation est loin d'être usurpée. On y fait la connaissance de Kihara, un japonais de base, programmeur informatique de métier qui trouve l'épanouissement en pratiquant le bondage sur sa femme. Si l'homme se plaît à ligoter sa chère moitié à l'aide de fils électriques et à lui envoyer quelques décharges sur les parties les plus intimes de son corps, il se découvre aussi un goût morbide pour le sang ; lors de la scène d'ouverture, il entaille le lob de l'oreille de sa partenaire avant de le lui lécher avec délectation. Entre en scène Kukada, un journaliste un peu fouille-merde qui s'intéresse aux boîtes de téléphone rose. Il y fait la rencontre de la jeune Midori qui va rapidement lui fausser compagnie pour finir dans le lit d'un Kihara qui devient surexcité lorsqu'il découvre que Midori est en période de menstruation. A la vue de son sexe ensanglanté, il s'empresse de lui bouffer goulument la chatte dans des râles de plaisir libérateurs. Amis du bon goût, salut ! Quelques temps plus tard, le corps de Kihara est retrouvé vidé de son sang à côté d'une Midori un peu choquée. Leur partie de jambes en l'air s'est visiblement mal terminée, mais il se trouve que Kihara a pris soin de filmer leurs ébats. Kukada parvient à mettre la main sur la vidéo en question et découvre que Midori et la femme de Kihara (devenue accro aux drogues parce qu'elle ne supportait plus les déviances sexuelles de son mari) ne sont pas étrangères l'une de l'autre.

Il n'y a aucun doute à ce sujet, Hisayasu Sato est un sadique ! C'est un sadique parce que d'abord il filme ses scènes de bondage de manière terriblement excitante, tout son film ou presque est chargé d'une sorte d'érotisme vénéneux dont il est facile de se délecter et ce malgré certains aspects carrément glauques. Et après avoir excité tout son petit monde, il parvient lors d'un final révélateur à balayer d'un grand coup de pied toute l'excitation préalablement générée pour asséner un direct qui viendrait presque nous faire culpabiliser. La démarche est inhabituelle et le résultat est radical, mais il a le mérite de ramener le spectateur de manière effective aux dures évidences de la réalité. Le message est reçu cinq sur cinq et si vous voulez savoir de quoi il en retourne, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Quant à la mise en scène de Sato, elle s'avère simple mais soignée, les cadrages sont pensés et le style narratif mise sur les ellipses pour d'une part aller droit au but mais aussi pour laisser la part belle aux scènes érotiques. A ce niveau, on n'aurait peut-être préféré que l'intrigue elle-même soit un peu plus développée, mais en même temps il s'agit d'abord d'un film de fesses (au format nippon classique : à peine plus d'une heure). On retiendra aussi la bande son, où un morceau de musique industrielle joliment tordu préfigure le malaise à venir. C'est donc confirmé, Sato n'est pas qu'un simple faiseur de films de pioche au rabais. Kerozene

The TAMING OF REBECCA - Phil Prince, 1982, États Unis   

Voici l'un des titres les plus emblématiques de la firme Avon, productrice de roughies super trash, des micro-productions mélangeant violence gratuite et pornographie craspec. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la chose n'usurpe par sa réputation ! On y fait la connaissance de Rebecca (Sharon Mitchell) lors d'une scène d'une rare délicatesse : son père, assis sur les chiottes, demande à sa fille de venir lui pomper le robinet. La belle s'exécute avant de se faire prendre par derrière puis est forcée d'uriner sur le sexe de son géniteur. Traumatisée, elle part se réfugier dans un foyer pour mineurs victimes d'abus sexuels. S'y déroulent de sympathiques partouzes entre patient (avec fist-fucking peu ragoûtant au programme) mais surtout, le directeur Dean Minindao (George Payne) abuse de ses patientes en récitant de doux poèmes au romantisme douteux : " Call me Daddy Dean you fucking bitch ! You like my big cock, huh ? Yeah, come'on ya slut !! Open your wet pussy... " etc... etc... Ambiance rude et oppressive magnifiée par un éclairage minimaliste, parties de pioches indélicates se terminant parfois par des scènes d'urophilie et tout ça bercé par le thème d'HALLOWEEN composé par John Carpenter! Voila qui confie à l'ensemble un aspect quasiment surréaliste avant une plongée dans l'horreur au sadisme radical, lorsque Dean oblige l'un de ses patients à percer le téton d'une de ses collègues (la jolie Velvet Summers) à l'aide d'une épingle à nourrice. La scène est réalisée sans anesthésie et sans trucage ! La pauvre fille termine violée par Daddy Dean, le sein ensanglanté... Extrême, cette pelloche l'est assurément, bandante, elle l'est beaucoup moins. Une chose est certaine, c'est qu'elle n'est pas à mettre entre toutes les mains. Et histoire d'en rajouter une couche quant à l'aura sulfureuse de la chose, le film a connu une certaine notoriété lorsque la police en a découvert une copie insérée dans le magnétoscope du serial killer Jeffrey Dahmer. Du pain béni pour les ligues anti-porno du monde entier... Kerozene

TARZAN X - SHAME OF JANE aka Jungle Heat - Joe Damato avec Rocco Siffredi, Rosa Caracciolo, 1993, Italie, 65m cut

Jane et ses amis sont en Afrique. Lorsque Jane se perd en forêt et s'évanouit, elle se réveille avec l'homme singe à ses pieds. Une chose en amenant une autre, monsieur explore madame et elle lui fait les honneurs en lui démontrant comme se faire plaisir mutuel. Ramenant John, véritable nom de l'homme singe, fils d'aristocrate perdu en forêt depuis 20 ans, dans son domaine, elle retrouve une petite gêne, se refusant à lui sous prétexte qu'elle est encore fiancée. John se console en culbutant tout ce qui bouge au grand plaisir de ces dames.

Le cinéma porno s'emparant depuis toujours des succès du cinéma commercial, il est évident que l'icône par excellence de l'homme singe allait avoir plusieurs incarnations plus "charnelles". Joe d'Amato filme avec grâce les élans hardeux de Rocco Siffredi, selon des routines presque invariables. Les femmes sont belles, les stockshots de jungle assez nombreux, bref, tout cela est fort agréable à regarder. La version américaine que j'ai vue est coupée d'une partie des scènes en jungle, curieux choix. à noter que le film utilise le célèbre cri inventé pour Johnny Weismuller. Joe D'amato préférait tourner des films plus légitimes, mais l'industrie italienne en plein déclin, il s'était rattrapé en tournant du film pour adultes. On préfèrera, comme le réalisateur, ses oeuvres plus connues dans le cinéma de genre.

Un excellent article dans le second numéro de la revue Metaluna relate les difficultés du distributeur Marc Dorcel, poursuivit par les héritiers Burroughs lors de la sortie de la version française. Mario Giguère

WITHOUT A STITCH aka UDEN EN TRAEVL - Annelise Meineche, 1968, Danemark

Lilian est une jeune et jolie blonde qui aime tendrement Henry, jeune homme un peu gauche au regard légèrement niais. Mais lorsque les tourtereaux tentent de se faire des papouilles, Lilian accuse un sérieux blocage qui frustre méchamment son petit ami qui réagit en lui collant une grosse fessée. Elle décide alors d'aller vois un toubib spécialisé qui va lui ouvrir l'esprit, le cœur et surtout les cuisses. Au cours de séances d'attouchements bon enfant, de discussions sur les bienfaits du sexe et de louanges quant à l'apport bénéfique des expériences en tout genre, Lilian se libère de ses frustrations et comprend que le sexe n'est pas quelque chose de sale mais est bien au contraire la clé vers l'épanouissement et la sérénité. Histoire de mettre en pratique les sages conseils du toubib qui en aura tout de même profité pour se vider le sac, Lilian part faire un tour d'Europe en auto-stop. En Suède, elle rencontre un réalisateur de cinéma qui, après lui avoir fait l'amour dans sa voiture, lui propose de tourner dans un film porno. Ce qu'elle accepte avec joie. Puis, de retour au Danemark, elle fait la rencontre d'une lesbienne qui lui fera par la suite connaître les joies du triolisme (avec l'acteur Søren Strømberg, celui par qui le malheur arrive dans GIFT). En Allemagne, elle assiste à des matchs de catch féminin pratiqué par de grosses bavaroises en sous-vêtement dans la boue puis passe la nuit avec un noble châtelain adepte de pratiques sadomasochistes. Un anglais la prend en stop et la conduit en Italie. Lui, homosexuel, accepte uniquement de la sodomiser. Arrivés en Italie, ils font une partie à trois avec un autre homme. Puis départ pour la France où elle rencontre un séducteur moustachu qui lui fait l'amour dans sa deux-chevaux parquée en plein milieu des Champs Élysées ! Lilian est définitivement guérie, elle est maintenant une fille épanouie et est prête à s'offrir à l'homme qu'elle aime, ce bon vieux Henry.

Sorti deux ans après le puritain GIFT de Knud Leif Thomsen, WITHOUT A STITCH en prend le contrepied total et prône le sexe libre, nous fait savoir qu'il vaut mieux tout tester afin de mieux pouvoir s'orienter sexuellement parlant et surtout qu'il n'y a aucun tabou et que rien n'est sale dans le sexe. Incroyablement optimiste dans ses propos (pareil film est impensable aujourd'hui) et aussi jovial et rose que MARY POPPINS dans sa forme, il est stupéfiant de voir cette jeune femme se donner à tous avec une facilité déconcertante en se rappelant les paroles de son gentil toubib à la façon de David Carradine se rappelant les conseils de son maître dans la série Kung Fu. Le film est généreux en nudité et marque un pas en avant vers l'arrivée de la pornographie qui commencera à déferler une année plus tard sur les écrans scandinaves avant d'envahir le monde. Pas de gros plans dans WITHOUT A STITCH, que de la suggestion. Mais les propos sont si explicites que le film fit scandale à sa sortie au Danemark où il fut descendu par la presse mais cartonna au box office US. Beaucoup y avait vu du porno hardcore alors qu'il n'en est rien, un peu comme beaucoup ont vu des litres d'hémoglobine dans MASSACRE A LA TRONCONNEUSE. Encore une fois, le pouvoir de la suggestion fait preuve d'une redoutable efficacité. Une vraie petite sucrerie danoise. Kerozene

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JOE D'AMATO

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