
Sur une suggestion de Kerozene, la page de Nico Mastorakis
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BLIND DATE - Nico Mastorakis, 1984, États Unis Un jeune type aperçoit son ex qu'il n'avait pas vu depuis des années suite à une agression. Tout surpris de la revoir, il l'observe de loin, mais son nouveau jules ne semble pas apprécier et lui court après. Le pauvre, en fuyant, se prend une branche d'arbre dans la tronche et perd la vue. Les médecins disent qu'il n'y a aucune raison (ce qui est très con, cet élément étant totalement inutile pour le reste du film). Mais les gars sont à la pointe de la technologie et ils lui implantent un récepteur dans le cerveau qui est connecté à un walkman qui enregistre ses faits et gestes et émet un signal sonore inaudible qui fait écho et permet ainsi au non voyant de voir les surfaces solides. Une sorte de sonar comme pour les chauve-souris. Pendant ce temps sévit un tueur au scalpel qui, avant du tuer, dessine de jolis traits sur les poitrines nues des filles. Le gentil aveugle, grâce à son bidule, va trouver le tueur en utilisant un arkanoid branché dessus, qui casse des briques dans son cerveau (oui, je sais, c'est débile mais c'est comme ça). C'est avec Kirstie Alley et sa gueule de dépressive insupportable. Bref, c'est franchement pas transcendental comme film, surtout que le tueur est facile à trouver. Kerozene |
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HEROS BOYS aka the ZERO BOYS - Nico MASTORAKIS avec Daniel Hirsch, Kelli Maroney, Joe Phalan, Jared Moses, Nicole Rio, Crystal Carson, 1986, Etats-Unis Les zéros boys sont une équipe de paint-balleurs qui assurent. Ils pique-niquent un week-end en compagnie de leurs dindes, et tombent sur une bicoque aux fins fonds des bois, qui se révèlera un gros parcours fléché à attraper de la miam miam viande à survival des années 80. Nos étudiants sont en sursis c'est clair, d'autant qu'on apprend par une émouvante confidence de l'un deux qui tente d'attendrir sa dinde, qu'il est débarqué de la fac pour excès de paint-ball. Il est " désormais condamné à zoner ", je ne fais que citer. Heureusement, niveau paint-ball, il est maintenant affûté pour les prochains JO. Réalisation soignée et humour pas prétentieux sont les deux atouts de cette série B. Et les vannes qui fusent bon train font avaler le peu d'originalité du scénario... jusqu'au final soudain bâclé en deux temps trois mouvements passé la 55ème minute. Qu'est-ce qui s'est passé? Y a plou pellicoule Nico ? Kika oublié de commander la troisième bobine au magasin ? (ou alors kika joyeusement taillé aux ciseaux dans ma copie ?) Après avoir suffisamment tourné en rond autour de sa cabane, Nico à court d'idées décide d'envoyer au massacre son équipe de peintres, dans l'obscurité des broussailles alentours. En stratège napoléonien qui s'ignore (période Waterloo), notre général en chef des peintres, déballe soudain un plan grandiose : "... c'est un piège, TOUT LE MONDE DANS LA FORÊT !" ( Déjà peu avant, au moment de partir en éclaireur avec un collègue, il avait donné à tout le groupe l'instruction formelle de ne pas se séparer ). S'ensuit une course-poursuite confuse, précipitée, au cours de laquelle les peintres sont évidemment censés se défendre à balles réelles (mouaif), et où hélas on en apprendra à peine davantage sur le pourquoi, le comment et le qui du piège. Évidemment, le tout termine en queue de poisson - de gymnote, très précisément, ceux qui ont visionné comprendront. Sinon, la jaquette colorée est superbement dessinée. Elle vante en outre "une nouvelle génération de héros", dont les dindes pourtant en pleines formes restent somme toutes assez pudiques. Ah oui, au pré-générique, un détail mérite-t-il d'être relevé ? L'un des peintres dominicaux, un moustachu apparemment chef de l'équipe ennemie jurée de nos amis, arbore une svastika en brassard, cette vilaine buse. Bien entendu, notre nouvelle génération de héros se le font au rouge vermillon en plein sur le col de sa chemise brune repassée. Plus tard, on entendra que ce personnage serait secrètement de confession juive. Attention, attention, pas de polémique. Bigeyes |
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ISLAND OF PERVERSION aka Island of Death aka Ta Pedhia tou dhiavolou - Nico Mastorakis, 1975, Grèce Nico Mastorakis, un grec improbable qui est surtout connu en Amérique du Nord pour ses films familiaux, a déjà été un dur de dur de cinéaste trash et nous le prouve ici avec une oeuvre plutôt déjantée. Le film raconte les déboires d'un jeune et séduisant couple américain qui débarque sur une petite île grecque afin d'y passer des heures mémorables. Ils ont un fort penchant pour l'amour physique et nous le démontrent plutôt rapidement alors que le mari téléphone à sa mère en même temps qu'il s'envoie en l'air dans une cabine téléphonique. Le lendemain, il se lève avec une érection matinale que sa femme refuse de régler; il s'attaque donc au petit chevreau qui trottine dans le jardin. Ensuite, honteux, il l'égorge et le jette dans le puits. Mais ils ne s'arrêtent pas là. Suivront des victimes humaines, individus qui seront sauvagement éliminés pour être punis de leur "perversion". La liste des assassinats est longue, et les méthodes utilisées sont fort imaginatives et surprenantes, et je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même car j'en ai déjà trop dit. Terminons simplement en constatant que le film, à l'époque de sa sortie, a du créer un certain remous "choc" et qu'encore aujourd'hui il n'est pas selon moi dépassé. Orloff |
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NIGHTMARE AT NOON aka Panique sur la Ville - Nico Mastorakis, 1990, États Unis/Angleterre Voila une Série B de Nico Mastorakis qui vaut son pesant de cacahuètes... Un vilain Brion James albinos, bedonnant et muet lance un produit chimique expérimental dans la réserve d'eau potable d'une bourgade paumée dans le désert américain. Wings Hauser, sa femme et un auto-stoppeur débarque dans cette même bourgade et s'arrête au café boire une bière. Ou de l'eau pour la jeune femme. C'est alors qu'un des clients se met à grogner, poignarde la serveuse et fait mine d'assassiner toutes les personnes présentes. Totalement fou, il va même jusqu'à flinguer son fils, et une fois touché par les balles de fusil des héros (dont George Kennedy en shérif), il leur faut bien 15 minutes pour voir que son sang est vert (!). Pourquoi ? ben vous l'aurez deviné, c'est à cause du produit de monsieur James. Le bled est envahit ensuite d'une folie furieuse, les habitants sentre-tuent avec joie et allégresse, c'est fantastique. Encore plus beau, c'est le nombre de fois que le micro apparaît à l'écran. On a tous déjà vu ça, c'est drôle, mais bon, on en fait pas tout un plat. Sauf qu'ici, l'opérateur devait soit être sacrement défoncé, soit infirme: le micro apparaît une bonne dizaine de fois, et ce n'est pas juste l'extrémité, c'est parfois la perche entière. Tout juste si on ne voit pas le perchman. Et le coup du cascadeur qui tombe d'un toit !! On peut voir au bas de l'écran le tapis de mousse sur lequel l'homme va atterrir !! Incroyable. Kerozene |
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