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ANCIENT
EVIL : SCREAM OF THE MUMMY aka LA LEGENDE DE LA MOMIE 2 aka
Bram Stoker's Legend of the Mummy 2 - David DeCoteau avec Jeff
Petersen, Ariauna Albright, Tent Latta, 2000, États Unis
Je
n'ai pas vu le premier film, mais celui-ci m'a plu, léger
mais agréable. Si on nous présente les clichés
habituels du film dans un collège: le geek, la nunuche blonde,
la plantureuse rousse, l'imbécile sportif qui ne respecte
rien, on nous réserve aussi quelques surprises.
L'étudiant afro-américain est le plus calme et le plus
sensé de la bande (comme dans un film de Romero, tiens), la
vierge n'est pas celle que l'on pense et on prend la peine de nous
expliquer pourquoi un grand prêtre est ici au bon moment. C'est
une production DeCoteau, donc qui vise le public adolescent, le PG
13, donc pas de nudité, pas trop de sang. On voit bien
rapidement les victimes, mais la lame du couteau de la momie est
toujours nettoyée. Ca ne s'adresse donc pas aux purs amateurs
d'horreur adulte et si on l'accepte, c'est un bon divertissement.
Évidemment les films de momies ont le défaut
inhérent à leur vedette, il suffit de courir un peu
vite et elle ne nous rattrapera jamais ! Ici on a une momie
aztèque rappelant celles qui ont attaqué jadis Santo,
charpenté comme un lutteur. Alors on ne renouvelle pas le
genre, ce n'est pas le but, mais DeCoteau sait toujours bien emballer
une histoire sans trop de surprises, mais qui m'a fait passer un bon
moment. Mario Giguère |
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ARSÈNE
LUPIN - Jean-Paul Salomé avec Romain Duris, Kristin Scott
Thomas, Eva Green, 2004, France/Italie/Espagne/Royaume Uni, 131m
On
débute avec le petit Arsène qui apprend l'art de la
savate de son père. Papa Lupin se fera assassiner par un
complice, après que le petit Arsène aie volé un
collier. Arsène devient le gentleman cambrioleur le plus connu
de France, mais il tombe sous le charme de Josephine Balsamo,
comtesse de Cagliostro. La fille du comte Balsamo,
réputée centenaire, embarque Lupin dans une course pour
voler une série de croix permettant de retrouver le
trésor perdu des rois de France. Séduction, amour,
trahison, vengeance, le tout pendant que Lupin a laissé croise
à sa cousine qu'il l'aimait, qu'il l'a mise enceinte et qu'un
de ses plus farouches ennemis ne serait nul autre que son père !
Jean-Paul
Salomé livre un film visuellement splendide dont les origines
me sont inconnues, mais il semble bien que l'on aie adapté un
des romans originaux de Maurice Leblanc. On est loin du souvenir que
j'ai de la télésérie plus légère
et suave. Kristin Scott Thomas est remarquable dans le rôle de
la Cagliostro. On retrouvera Eva Greene, ici dans le rôle de la
belle cousine, dans CASINO ROYALE, le récent James Bond.
Salomé en fait-il trop ? il multiplie les mouvements de grue
et livre un filma d'action à la croisée d'un Indiana
Jones et de Mission Impossible et parfois j'aurait aimé qu'il
approfondisse ses personnages. Mais on ne s'ennuie pas un instant et
la galerie de personnages est bien campée, l'action incessante
et les retournements surprenants. Une version modernisée du
feuilleton dont je ne regrette pas le visionnement. Mario Giguère |
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AU-DELA
DE LA TERREUR aka FURTHER THAN FEAR aka BEYOND TERROR aka MÁS
ALLÁ DEL TERROR - Tomás Aznar, 1980, Espagne
Un
petit gang de bikers, trois hommes et une femme, sème sang et
violence sur son passage. Après avoir massacré la
clientèle ainsi que le personnel d'un resto pourave, ainsi
qu'une poignée de flics qui parvient à réduire
le quartet en trio, nos voyous volent une voiture, kidnappent son
propriétaire et sa maîtresse et fuient en direction de
la campagne. Après quelques kilomètres, le petit groupe
trouve refuge dans une maison isolée dans laquelle vivent une
vieillarde et un jeune garçon. Fidèles à leurs
habitudes, nos criminels cassent tout, frappent la vieille et mettent
le feu à la maison laissant ses occupant à la proie des
flammes, le tout sous le regard passif de leurs deux otages. Alors
que brûle une splendide maquette de la demeure de mamie, sa
voix d'outre-tombe appelle Satan lui-même et maudit les cinq
intrus criminels. Incapable de contrôler leur véhicule,
nos crapules dégueulasses sont conduites par une force
mystérieuse aux abords d'une église perdue au milieu de
nulle part. La voiture refusant de repartir, ils se voient contraints
d'y séjourner quelques temps. Mais de cette église se
dégage quelque chose d'étrange, voire même de
maléfique... et entre un petit fixe d'héroïne, une
partie de baise entre l'un des voyous et son otage, et une branlette
blasphématoire sur l'autel, les choses vont se dégrader
rapidement et les morts se succéder une à une de
façon aussi mystérieuse qu'inexplicable.
Voila
une bien étrange pelloche ibérique fauchée mais
hargneuse et relativement glauque. Car le moins que l'on puisse dire,
c'est que ça ne fait pas dans la dentelle, les meurtres sont
brutaux et les meurtriers sont des raclures de la pire espèce
: voleurs, drogués, dépravés, la violence est
gratuite et surprenante... Mais le film de Tomás Aznar a
quelque chose d'étrange, car si sa forme est effectivement
brute, aux limites de la vulgarité crasse, son fond se veut en
revanche très moralisateur : les méchants sont punis et
leurs complices, même passifs, également. Et
effectivement, les criminels sont éliminés un à
un par une force surnaturelle (Dieu, Satan ?), au sein même
d'une église qui verra durant le final de poussiéreux
zombies surgir de ses catacombes. Étrange donc, mais
malheureusement pas exempt de défauts : la mise en scène
d'Aznar est quelque peu mollassonne et les élucubrations
blasphématoires des plus bavards s'avèrent plutôt
fatigantes et complètement vaines. Juan Piquer Simon, le
réalisateur de LE SADIQUE A LA TRONCONNEUSE, est
crédité au poste de producteur exécutif pour le
compte de Cinévision. Kerozene |
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BARRICADE
- Timo Rose, 2007, États Unis/Allemagne, 96m
Vous
aimez les teutons, la forêt noire, le gore amateur, les
productions indépendantes, le direct to DVD du pauvre, les
plans tremblottants et les effets vidéos cheap ? alors osez,
BARRICADE de Timo Rose.
Cinq
gars à l'humour très gras, campent dans une
région forestière de Bavière et vont bien
malgré eux tomber entre les mains d'un maniaque de la hachette
qui ne va pas tarder à les ramener dans sa cabane familiale
pour les torturer et les découper. Rassurez vous, en
très très gros plans bien trash, le tout saucer d'une
bande son à percer les tympans...
Puis
plus rien pendant près de 40 mn, ou l'on suit les
pérégrinations interminables et les discussions
insignifiantes de trois très mauvais acteurs adeptes du
trekking, se balladant dans cette même région. Bref, on
en vient à souhaiter ardemment l'apparition de notre famille
de déjantés pour leur régler leur compte...
BARRICADE
c'est la "Leatherface family" du pauvre, du très
pauvre même, qui fait grimacer rapidement face aux choix
très douteux des amateurs jouant aux acteurs. Le montage
chaotique, l'utilisation d'effets photographiques cheap alternant le
granuleux, la sur-exposition, le floue (artistique?) prête
à sourire mais force à reconnaître que Timo Rose
semble vouloir tout faire pour se démarquer des productions du
même acabit !
Quand
aux scènes extrêmement gore que l'on se rassure, elles
seront bien présentes et plairont à tout ceux pour qui
malaxer de la viande hachée à quelques choses
d'excitants ... Pour les autres, faudra tenir... Marc Evil |
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La
BATAILLE DE L'ENFER aka BLAZING BATTLE aka LEBAK MEMBARA - Imam
Tantowi, 1983, Indonésie
Pendant
la 2ème Guerre Mondiale, l'Indonésie, alors
appelée Les Indes Néerlandaises, étaient
envahies par le Japon. L'armée japonaise capitula en 1945. Le
récit de LA BATAILLE DE L'ENFER met en avant le mépris
de l'armée japonaise pour le peuple indonésien puis le
soulèvement de paysans face à l'envahisseur, le tout
sur un ton dramatique aux limites de l'exagération
étonnamment désamorcé par des séquences
de kung-fu complètement farfelues. L'histoire est
principalement focalisée autour d'un homme nommé Herman
(?), indonésien au service de l'armée nipponne. Mais
après que des soldats aie capturé puis tué son
père qu'il tenta de défendre, il est torturé
(crucifié la tête en bas et exposé au soleil)
puis emprisonné avant d'être relâché. Il
retourne alors dans sa campagne natale où il sauve la fille
qu'il aime des griffes de vilains soldats japonais sur le point de la
violer. Son intervention est tellement radicale qu'il perce le
crâne d'un méchant à l'aide de ses propres doigts
et n'hésite pas à crever des yeux de la même
manière ! Désormais recherché pour meurtre,
Herman trouve refuge auprès des leaders de la résistance
(que les doubleurs français n'ont pas hésité
à appeler " maquisards "). Pendant ce temps, la
dulcinée de notre héros se fait capturer, puis violer
pour de bon. Dans un ultime élan fédérateur, la
résistance met sur pied une contre-attaque ravageuse (la
fameuse bataille de l'enfer donc) en truffant leur terrain de
prédilection (la jungle) de pièges mortels à
base de pieux de bambous.
On
pourrait presque penser que LA BATAILLE DE L'ENFER est la
préquelle de VAINCRE OU MOURIR, le précédent
film d'Imam Tantowi dans lequel était décrit le
soulèvement du peuple indonésien face au colon
néerlandais - il faut savoir que l'Indonésie obtenu son
indépendance le 17 août 1945, soit deux jours
après sa victoire sur l'armée japonaise. LA BATAILLE DE
L'ENFER ne se termine d'ailleurs pas sur la défaite de cette
dernière, puisqu'un dernier quart d'heure est consacré
à la lutte de nos héros contre les néerlandais
(que les doubleurs français font passer pour des anglais), ce
qui donne lieu à une dernière scène de poursuite
entre les gentils indonésiens luttant à l'aide de
modestes mitraillettes et des avions surarmés flinguant tout
ce qui bouge. Une façon naïve de montrer à quel
point la force de la foi et le dévouement envers son pays peut
surpasser la supériorité technologique. Force de la foi
- et plus particulièrement le dévouement à
l'Islam - et nationalisme, voila les deux valeurs mises en avant et
défendues par ce film clairement réalisé et
interprété au premier degré. Et cet aspect
aurait pu rendre imbuvable cette pelloche démago (même
si on compatie bien évidemment avec ce peuple opprimé
depuis le XVIème siècle quand même), mais le
style excentrique des scènes d'action font heureusement verser
le tout dans le psychotronisme le plus décontracté,
avec son lot de coups de pied retournés, de corps
transpercés et de méchants ricaneurs qui s'en prennent
plein les dents. Ce n'est donc pas complètement
délectable, mais ça se laisse regarder avec
curiosité, d'autant plus que le niveau est un peu plus
élevé que pour VAINCRE OU MOURIR. Kerozene |
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BILLY
THE KID vs DRACULA - William Beaudine, 1966, États Unis,
77m
Le
ton est donné dès la scène d'ouverture : Un
chiffon noirâtre aux vagues airs de chauve-souris s'agite au
dessus d'une diligence en émettant de petits cris stridents,
le tout, sur fond de ciel bleu azur et de soleil de plomb !
Se
matérialisant quelques mètres plus loin, sur le bord
du chemin comme par magie, un homme élégant, chapeau
haut de forme et cape noire se fait ramasser par la charrette. A
l'intérieur, une vieille greluche, conversation faisant, lui
montre une photo de sa fille, Betty, qu'elle dit rejoindre dans son
ranch. A la vue de la photo, le sang de notre vampire ne fait qu'un
tour et il se jure de se la chopper très prochainement. Deux
morsures plus tard, dont une jolie indienne, il arrive au ranch en se
faisant passer pour l'oncle de Betty. Manque de pot, cette
dernière est promise à Billy The Kid et à son
gros revolver, et ce dernier voit d'un mauvais il
l'arrivée de ce mec fringué bizarrement dans son
univers, qui a de plus tendance à reluquer d'un peu trop
près le cou des donzelles...
L'idée
de réunir des légendes du western et de les opposer
à des légendes du cinéma d'épouvante
n'est pas nouvelle puisque William Beaudine la même
année, réalise également le sympatoche Jesse
James Meets Frankenstein's Daughter, qui faisait atterrir un Jesse
James blessé par balle dans l'hacienda d'une Maria
Frankenstein en plein travail...
Ici,
c'est rebelote avec Dracula : mêmes scènes du Far West,
mêmes duels, mêmes attaques de diligences, mêmes
indiens rebelles, même saloon mal famé, à se
demander si un copier coller de pelloche n'aurait pas
été effectué en catimini !
Côté
Prince des ténèbres, on est bien loin des classiques :
John Carradine et sa barbichette se ballade en plein air, on se
repose dans un lit king-size soigneusement disposé dans le
fond d'une mine d'argent, on se transforme en chiffon volant, on
ingurgite même du sang de mouton, on laisse même 4 traces
de canines dans le coup des donzelles à la place des 2
habituelles !! Ben oui, quand on aime on ne compte pas...
Bref,
ce petit nanar vaut le détour pour les aficionados pour les
puristes mieux vaut se rabattre sur les Hammer ! Marc Evil |
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BRAIN
DAMAGE aka ELMER LE REMUE MENINGES - Frank Henenlotter, 1987,
États Unis
Elmer
(ou Aylmer en version originale) est une créature
millénaire au physique d'étron tortilleur qui traversa
les siècles tout en manipulant les humains grâce à
sa merveilleuse faculté de pouvoir leur injecter une drogue
hallucinogène directement dans le cerveau. Outre son statu de
producteur de puissant psychotrope, le bestiaux est doué de la
parole et s'avère même être un fin philosophe au
cynisme appuyé quant à la nature de l'Homme. Mais Elmer
a un gros défaut : il ne se nourrit qu'exclusivement de
cervelle, et de cervelle humaine de préférence. Las de
vivre au fond d'une baignoire, notre parasite quitte ses fournisseurs
de bidoche et s'immisce dans la vie de Brian, un innocent choisi plus
ou moins au hasard et à qui Elmer va faire découvrir
les joies des paradis artificiels. Dès lors, Brian adopte le
comportement d'un camé de base. Il devient asocial,
délaisse ses proches, ne pense qu'à se défoncer
la tête et tout ça sans vraiment se rendre compte qu'en
échange il alimente son dealer en cerveaux tout frais, ce qui
donne lieu à quelques moments d'anthologie dont une
mémorable turlute sanglante dans l'arrière salle d'une
boîte craignos.
Comment
parler sérieusement des méfaits de la drogue tout en
faisant un film drôle, irrévérencieux et gore ?
Frank Henenlotter a trouvé l'équilibre parfait et
parvient sans peine à décrire la descente au fond du
trou d'un quidam quelconque (à grand renfort de scènes
psychédéliques), les problèmes relationnels qui
en découlent (la copine de Brian qui se rabat peu à peu
vers son frère), la tentative de sevrage éprouvante
(autrement plus marquante que celle de TRAINSPOTTING) jusqu'à
la chute finale forcément tragique. On retrouve avec une
certaine délectation ce qui faisait le charme de BASKET CASE
(voir au passage le clin d'il au premier film d'Henenlotter
dans ELMER), à savoir une esthétique très "
42nd street " : une image au grain appuyé, des rues
new-yorkaises période pré-Giuliani (à savoir
insalubres et inquiétantes), des effets-spéciaux cheap
mais efficaces, un cadrage simple et froid... Seule ombre au tableau,
la musique qui schlingue le clavier bontempi, témoignage d'une
époque à laquelle on est forcément attaché
mais qui s'avère toujours aussi difficile à accepter. Kerozene |
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BUBBA-HO-TEP
- Don Coscarelli - 2002, États Unis
Je
suis passé au moins 20 fois devant la pochette en me disant
"faut absolument que je vois ce film". Finalement, vous
vous en doutez, je l'ai regardé. D'abord, il faut savoir une
ou deux choses à propose de ce film. Comme beaucoup de films
à petit budget (1M$ dans le cas de Bubba Ho Tep), le
distributeur tente de nous vendre quelque chose que le film n'est pas
vraiment; le côté Elvis VS Mummy du film. Bien entendu
y'a de ça, mais ça fait en sorte que plusieurs
personnes pensent que c'est un film d'action/horreur/comédie
(surtout quand on a vu la bande annonce) alors que ce film est
définitivement un film d'auteur, vraiment bien écrit,
extrêmement bien interprété avec un cynisme
très subtil.
En
gros, on est dans un foyer de vieux au Texas. Dans ce foyer, y'a un
gars, du nom de Sebastien Haff, ex imitateur d'Elvis qui
prétend être Elvis qui a changé d'identité
avec Haff (et en fait est plutôt convaincant à ce sujet)
et un noir (Jack) qui prétend être JFK qui a
été changé de couleur pour être
dissimulé. Ces deux énergumènes vont se rendre
compte qu'une momie vient la nuit voler les âmes des personnes
du foyer pendant leur sommeil. Ils feront leur petite enquête
et vous imaginez le reste...
Ce
film nous fait voir sous un autre jour les personnes vieilles,
malades et seules. On entre vraiment dans l'univers d'Elvis/Haff au
point de croire totalement à son histoire et à vraiment
aimer le bonhomme (joué avec brio par Bruce Campbell). On ne
peux qu'apprécier Jack, le noir qui se prend pour JFK tant il
est sincère. Bref, ils nous emmènent, par leur propre
délire, dans un univers qui est le leur et ça
fonctionne vraiment bien.
Ce
film est lent et pourtant très efficace, c'est
définitivement un drame avec un zeste de comédie. Bref,
si vous voulez un film d'horreur / action / comédie, vous
feriez mieux d'aller voir autre chose, c'est pas le film que vous
cherchez... Fictio |
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CAT'S
EYE - Lewis Teague, 1985, États Unis
Deux
ans après les attaques du St-Bernard enragé de CUJO,
Lewis Teague retrouve Stephen King qui se plie à nouveau au
jeu du film à sketch après avoir écrit le
scénario de CREEPSHOW en 1982 pour le compte du producteur
Dino DeLaurentiis. Ce sont ici trois histoires qui nous sont
contées, reliées entre elles par la présence
d'un chat témoin de l'absurdité de l'homme. La
première est celle d'un fumeur (James Woods) optant pour une
solution radicale qui lui permettrait de quitter sa mauvaise habitude
: s'il craque et se grille une clope, sa femme est carrément
enlevée et torturée. La deuxième est celle d'un
millionnaire cocu obligeant l'amant de son épouse à
faire le tour du propriétaire - à savoir un penthouse
au dernier étage d'un gratte-ciel d'Atlantic City - sur une
petite corniche de dix centimètres de large. Et la
dernière présente une jeune gamine (Drew Barrymore) aux
prises avec un lutin maléfique qui vient lui faire des
misères une fois la nuit tombée.
Disons-le
tout de suite, pas une seule de ces histoires n'est réellement
passionnante. Au mieux, certains passages parviennent à
arracher un sourire taquin face aux situations invraisemblables
auxquelles les protagonistes font face, comme lorsque la femme de
James Woods est électrocutée devant son mari impuissant
avant de lui pardonner car elle consciente qu'il n'est pas simple
d'arrêter de fumer... Ou lorsque l'amant au bord du gouffre se
fait picorer les pieds jusqu'au sang par un pigeon vraiment pas
farouche. Mais jamais il n'est possible pour le spectateur de
s'impliquer de près ou de loin dans le film. C'est que le
format court ne semble pas convenir au réalisateur qui peine
à profiler ses personnages envers lesquels aucune empathie
n'est générée. On l'a sentit nettement plus
à l'aise dans ses efforts précédents, que ce
soit sur CUJO ou L'INCROYABLE ALLIGATOR. Même la photo
cinémascopée de Jack Cardiff ne parvient pas à
titiller l'intérêt. Finalement, le plus grand attrait du
film est peut-être la ribambelle de clins d'il envers
l'uvre de Stephen King, notamment lors de la scène
d'ouverture où le chat témoin est poursuivit par un
St-Bernard dégueulasse qui manque de se faire écraser
par une Plymouth Fury rouge pétante ; il y a James Woods qui
regarde DEAD ZONE (produit par DeLaurentiis) à la
télé et qui s'exclame "Qui a écrit cette
merde?"; Drew Barrymore venait de tourner FIRESTARTER (itou); la
mère de Drew Barrymore dans le film se délecte de la
lecture de " Pet Semetary " ; etc... En somme, CAT'S EYE
n'est qu'un bête film de geek. Kerozene |
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DARK
NIGHT OF THE SCARECROW - Frank De Felitta avec Charles Durning,
Robert F. Lyons, Claude Earl Jones, Lane Smith, 1981, Etats Unis, 100m
Petite
perle réalisée pour la télévision durant
les années 80 par Franck de Felitta, réalisateur qui
nous avait surpris quelques années auparavant, toujours pour
le petit écran, avec l'excellent Danger Doberman ! et ses
chiens de garde féroces poursuivant impitoyablement James
Brolin, Dark Night of the Scarecrow, plus connu chez nous sous le
titre Les Fleurs de sang, se trouve être un parfait
mélange de slasher et de film traitant de vengeance
d'outre-tombe... À travers un scénario pourtant
simpliste, mais à la narration agréablement
maîtrisée, et des personnages parfaitement
développés, le réalisateur parvient à
maintenir notre attention tout au long de cette histoire effrayante,
se permettant même d'effleurer quelques thèmes assez
subversifs de manière assez adroite au passage, avant de
terminer sur une fin ambiguë au possible... ce qui vous en
conviendrez est déjà pas mal pour un téléfilm.
Pourvu
d'un casting très convaincant, réunissant Larry Drake
(Darkman, Paranoia,... ) dans le rôle de Bubba, la victime qui
va payer très cher son handicap mental à la
première occasion, car dans ce coin perdu ce sont encore les
instincts sauvages qui régissent les relations entre les
hommes. En effet, pour Otis, interprété de
manière magistrale par Charles Durning, et ses amis fermiers
bourrus, parmi lesquels l'excellent Robert F. Lyons
(irréprochable ici dans son rôle de redneck), Bubba est
un être faible et dangereux dont il faut se débarrasser,
même si à travers la naïveté qui transpire
de l'amitié qui existe entre le simplet et la jeune enfant, ce
sont les propres pulsions malsaines d'Otis qui ressortent. L'attitude
qu'a le postier envers les enfants durant tout le film est
plutôt troublante, et ses penchants pédophiles nous
seront d'ailleurs plus que suggérés avant la fin du
récit, de quoi rendre le personnage encore plus
détestable qu'il ne l'était déjà à
nos yeux. La traque qui s'organise alors est d'une violence sans
égale, véritable expédition punitive qui
s'achèvera sur la mort de l'handicapé, qui
s'était dissimulé dans un champ après avoir
endossé le costume d'un horrible épouvantail. Nous
assistons ici à la seule véritable
scène sanglante et choquante du film, la froideur
calculée du meurtre, les impacts de balles douloureux, les
rictus de haine sur les visages des exécuteurs, tout est
réuni ici pour que le spectateur éprouve un malaise
certain face à cet acte barbare, ce que le réalisateur
parvient sans peine à nous faire ressentir. Le procès
qui suivra cet incident sera tenu juste pour la forme,
véritable fanfaronnade qui n'inquiétera pas le moins du
monde les accusés. Une grande partie des habitants se sentant
sans doute soulagés par cette disparition de toute
manière, n'ayant jamais cherché à comprendre
Bubba, qui les effrayait plus qu'autre chose de part sa
différence et ses agissements non conformes à ceux d'un
adulte raisonnable.
C'est
à ce moment-là que le film bascule entre deux mondes,
celui du fantastique qui guide nos sens dans un premier temps et
celui beaucoup plus terre-à-terre qui nous suggère tout
simplement qu'une personne bien réelle pourrait se cacher
derrière tout ça, désirant venger cette mort
absurde à ses yeux. Qui pourrait bien être
derrière ces mauvaises blagues, plaçant un
épouvantail se rapprochant chaque jour de la maison d'un des
accusés avant que ces derniers trouvent la mort dans des
circonstances pour le moins étranges ? La vielle mère
de Bubba, qui a tout fait pour sauver son fils avant
l'inéluctable ? La jeune fille qui était la seule amie
du simplet ? Une personne anonyme qui va se révéler
soudainement lors d'un énième rebondissement final ? Ou
peut être tout simplement l'esprit du mort qui revient hanter
ses bourreaux... Cette atmosphère mystérieuse,
entretenue de manière astucieuse par les scénaristes et
le réalisateur, est la véritable force de la
production, le tueur ne nous sera jamais montré, se
déplaçant seulement la nuit, se réfugiant dans
les ombres dont il semble ne pas pouvoir sortir, mais causant
implacablement des morts qui paraissent accidentelles autour de lui,
tout ici est affaire du suggestion. L'angoisse est pourtant bien
présente, et si les scènes de mise à mort des 4
hommes ne sont guères sanglantes, laissant au spectateur le
soin de faire travailler son imagination avec les
éléments mis en place quelques secondes auparavant
(notamment une machine à hacher et broyer le bois !), le film
n'en demeure pas moins effrayant... jusqu'à la
révélation finale, une scène très
touchante mais également fabuleusement troublante, qui conclut
le film de manière magistrale, dont la seule comparaison qui
me vient à l'esprit est le non moins réussi final du
superbe May de Lucky McKee.
Un
film dérangeant, touchant et incroyablement sombre qui
mérite d'être découvert si ce n'est pas
déjà fait. Une sortie en salle à l'époque
n'aurait pas été de trop devant la qualité du
spectacle que nous livre ici Frank De Felitta, le film avait tout
pour devenir un véritable classique du genre. Nachthymnen |
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The
EAVESDROPPER aka PATIENT 14 - Andrew Bakalar avec Lucy Jenner, 2004,
États Unis, 97m
Victime
d'une violente agression à main armée, Liza est rendue
sourde par les détonations d'une arme à feu. En choc post-traumatique,
elle entre dans un programme gouvernemental qui lui propose de
traiter sa surdité, qui lui est devenue insupportable.
Volontaire pour jouer le rôle du patient 14, elle accepte d'en
supporter les risques d'usage, les chercheurs omettant de lui dire
que ces expériences ont déjà eu de dangereux
effets secondaires sur les 13 premiers cobayes. En effet, un à
un, les participants aux programmes se sont tous suicidés
rendus apparemment fou après l'injection de cellules souches
destinées à régénérer leur conduit
auditif. Cependant, à la surprise des docteurs, Liza, elle,
recouvre non seulement une fonction auditive décuplée,
mais est également capable d'entendre les pensées des
gens qui s'approchent d'elle. Plus qu'une patiente, elle devient
rapidement un enjeu militaire aux yeux de quelques personnes mal
intentionnées. Enrôlée, et utilisée
à ses dépens dans des missions de plus en plus
étranges, elle est bientôt prise au piège d'une
conspiration gouvernementale.
Petite
série B sans prétention, PATIENT 14, débute
à la manière d'un thriller médical que n'aurait
pas renier Michael Crichton, puis oscille assez copieusement vers le
SCANNERS de Cronenberg, pour finir dans la plus pure tradition des
films d'espionnage. Curieux mélange pour cette première
réalisation, qui alterne le bon et le moins bon. En voulant
exploiter au maximum une idée de départ pas si mauvaise
que cela, le dernier tiers du métrage s'égard quelque
peu au fil des minutes, dans des méandres politico-miltairo
préjudiciable à la cohésion de l'ensemble. Il
n'en reste pas moins que ce visionnement offrira, à n'en pas
douter, un petit moment sympathique à passer, pour peu que
l'on ne fasse pas trop la sourde oreille... Marc Evil |
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The
FORBIDDEN KINGDOM aka Le Royaume Interdit - Rob Minkoff avec Jackie
Chan, Jet Li, Michael Angarano, Collin Chou, Liu Yifei, Li Bing Bing,
Morgan Benoit, 2008, États-Unis/Chine, 104m
Un
adolescent de Boston, Jason, est un véritable fan des films
d'arts martiaux de Hong Kong. Pour satisfaire sa passion, il va
régulièrement emprunter des DVD's chez un vieux
marchand asiatique dans le quartier chinois. Un soir toutefois, de
jeunes voyous forcent Jason à les faire pénétrer
dans la boutique du vieil homme pour le cambrioler. Dans la
foulée, Jason veut empêcher les voyous de s'emparer d'un
mystérieux bâton, et tout à coup, voilà
notre jeune adolescent transporté dans la Chine féodale.
Jason apprend alors que selon une vieille prophétie, il est
le sauveur attendu pour libérer le mythique Roi Singe des
griffes d'un cruel seigneur de guerre immortel, Jade. Pour cela,
Jason doit tout simplement rendre le bâton magique au Roi Singe
qui en est le légitime propriétaire. Jade apprend la
présence du jeune homme et du bâton en Chine, et il
ordonne à une redoutable guerrière et à son
armée de les retrouver. Jason bénéficie
toutefois de la protection de deux guerriers experts en arts
martiaux, Lu Yan, un vagabond porté sur la boisson, et d'un
moine, de même que d'une jeune femme désireuse de venger
la mort de ses parents tués par Jade. Commence alors un long
voyage périlleux pour le quatuor afin d'atteindre le palais du
seigneur de guerre.
Les
fans attendaient avec impatience de voir dans un même
long-métrage les stars des films d'arts martiaux Jackie Chan
et Jet Li. L'attente en valait-elle la peine? Dans un sens, oui,
grâce entre autres aux chorégraphies spectaculaires de
Yuen Woo-Ping qui mettent en valeur les deux vedettes, surtout dans
la scène où ils s'affrontent entre eux. En outre, bien
que le film soit réalisé par un américain
spécialisé dans le cinéma pour enfants,
l'intrigue s'inspire de diverses légendes chinoises dont le
cinéma de kung-fu de Hong Kong s'est maintes fois
référé, ce qui fait admirablement passer à
l'écran le côté hommage au genre que le film
revendique d'emblée et avec sincérité.
Néanmoins, l'intrigue pêche parfois sur le plan
dramatique, en faisant quelques raccourcis incohérents et en
ne possédant pas tout le souffle épique ou lyrique que
l'on est en droit de s'attendre. Ainsi, malgré une
équipe technique et un récit aux prémisses
essentiellement chinoises, la mise en scène donne parfois
l'impression aux spectateurs de regarder une autre variation du
"MAGICIEN D'OZ". Le film n'en demeure pas moins fort
plaisant ou divertissant, à défaut d'atteindre une
excitation maximale, ne serait-ce qu'avec ses scènes de
combats et avec ses moments d'humour légers. Donnons
également le mérite qui revient à Jackie Chan et
à Jet Li, qui sont en très grande forme en plus
d'être amicalement enthousiastes dans des doubles rôles. Mathieu
Lemée |
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FRANKESTEIN:
EL VAMPIRO Y COMPANIA - Benito Alazraki avec Manuel 'Loco'
Valdés, Marta Elena Cervántes, Nora Veryán,
Roberto G. Rivera, 1962, Mexique, 76m version originale espagnole
Pour
l'histoire, allons y rondement en dévoilant qu'il s'agit ni
plus ni moins qu'une adaptation de ABBOTT & COSTELLO
MEET FRANKENSTEIN ! Alors on est pas trop perdu. On remplace les
corps de Dracula et Frankenstein par de présumées
statues de cire, qui n'en sont finalement pas. On a donc les deux
nigauds qui travaillent pour la compagnie de transport qui sont
mêlés à l'affaire et un gentlemen qui les aident
et qui se transforme en loup-garou à la pleine lune. On ajoute
un détective ridicule complètement inefficace et une
belle savante qui ressuscite les monstres et le reste est identique,
y comprit les folies dans les sous-bassements avec les monstres.
Grosse
différence au niveau des comédiens, le Dracula n'est
pas aussi digne que celui de Lugosi, il est carrément
exagéré et le pendant de Lou Costello fait dans la
grimace à la Jerry Lewis mais en moins drôle. Tout cela
est très léger, les masques de Frankenstein et surtout
celui du loup-garou sont des masques complet et caricaturaux, loin du
travail de la Universal qui respectait ses classiques. Les actrices
sont mignonnes et on évite le numéro musical si souvent
présent à l'époque. Pour amateur de Frankenstein
invétéré ! Mario Giguère |
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Des
FRISSONS SUR LA PEAU aka DERNIERS FRISSONS aka TENDRE ET PERVERSE
EMMANUELLE aka FRENCH EMMANUELLE aka TENDER AND PERVERSE EMMANUELLE -
Jesus Franco avec Lina Romay, Jack Taylor, Alice Arno, 1973, France
Le
corps de la belle Barbara Ost est découvert au pied d'une
falaise, le visage défiguré des suites de la chute.
Mais qu'est ce qui poussa cette femme à qui tout semblait
réussir à mettre fin à ses jours? Alors que son
mari et ses amants se grattent la tête, un flic sans doute
très futé émet la possibilité d'un
meurtre. Les soupçons se portent alors sur Michel Dreville
(Jack Taylor), qui défend son innocence bec et ongle tout en
cherchant la vérité sur cette affaire, tout comme la
charmante Greta (Lina Romay), elle même ancienne maîtresse
de Barbara et avec qui il n'hésite pas à faire
quelques galipettes. Mais la vérité est bien plus
tordue qu'il n'y paraît.
Voici
un Franco en petite forme qui perd son temps sur d'incessants
bavardages trop rarement interrompus par des scènes
érotiques plutôt soft et un insert limite hardcore. Des
longueurs donc, de grosses longueurs même, mais heureusement,
le récit est ponctué de flashbacks flous suivant les
pérégrinations libertines de Barbara au sein de plans
alambiqués, Franco profitant de donner à ces
séquences une atmosphère surréaliste proche du
rêve éveillé en plaçant sa caméra
là où personne n'aurait jamais osé la mettre. Ce
n'est pas ça qui rend le film passionnant pour autant, mais
c'est toujours mieux que rien. Lina Romay est ici plus sensuelle que
d'habitude, terriblement sexy derrière ses grosses lunettes de
soleil. Il est vrai que pour une fois, elle campe une femme de
tête, arrogante, ce qui la change des rôles de victime
naïve dans lesquels on est plus habitué à la voir.
En revanche, Alice Arno - dans le rôle d'une tenancière
de bar - ne tombe même pas la chemise!
Suite
au succès du film EMMANUELLE de Just Jaeckin l'année
suivante, le film fut retitré et Barbara troqua son
prénom pour celui du personnage campé par Sylvia
Kristel. Kerozene |
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The
GATHERING aka Les Témoins- Brian Gilbert avec Christina
Ricci, Ioan Gruffudd, 2002, Royaume Uni/États Unis, 97m
Une
fête à la campagne: deux jeune s'éloignent du
groupe pour faire ce que les jeunes font lorsqu'ils sont seuls. Ils
s'enfoncent dans le sol, tombant dans une caverne et meurent. Cet
endroit est un ancien lieu de culte, une église construite par
un témoin de la crucifixion de Jésus. Les fouilles sont
discrètes car l'église ne croit pas que ses secrets
devraient voir le jour. L'Archéologue chargé du dossier
héberge chez lui une amnésique que sa femme a
frappée avec sa voiture. Une jeune fille (Christina Ricci) qui
noue des liens rapides avec le jeune garçon de la famille et
qui a de terribles visions cauchemardesques.
Difficile
de commencer un film avec un cliché, de les accumuler et
d'arriver au final avec un film original. Un autre "secret bien
gardé par ces catholiques qui ont tant de choses à
cacher" qui s'avère tiré par les cheveux, à
moins que l'on aie une foi aveugle. Auquel cas, on ne devrait pas
regarder de films sacrilèges. Christina Ricci est
intéressante pour qui apprécie la petite de la famille
Addams, mais le scénario n'étant pas très
crédible, elle n'arrive pas à faire des miracles. Rien
de bien nouveau. Le dvd d'Alliance Vivafilms comporte deux dvd: la
version anglaise à 87 minutes et la version française,
qui fait dans les 97 minutes, celle que j'ai évidemment
regardée. Mario Giguère |
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GIRL
BOSS BLUES: QUEEN BEE'S COUNTERATTACK aka QUEEN BEE STRIKES AGAIN -
Norifumi Suzuki
avec
Reiko Ike, Yukie Kagawa, Shinsuke Taki, Hiroshi Miyauch, Toru Abe,
1971, Japon
Dans
ce premier volet d'une série de sept films, il est permis de
constater l'émergence d'un double phénomène dans
la société japonaise : la rébellion d'une
jeunesse qui avait déjà bien ouvert sa gueule aux
côté de la classe ouvrière en 1968, et
l'émancipation de la femme. Il était donc logique
d'illustrer pareil " mouvement " par une série
dédiée aux " sukeban ", autrement dit aux
" jeunes filles délinquantes ". La série est
d'ailleurs également connue sous l'appellation SUKEBAN, ce qui
tombe plutôt bien. L'histoire importe moins que l'idée
générale émanant du récit, à
savoir la mise en avant d'une jeunesse contestataire,
désabusée, très orientée vers un esprit
" fuck the system ".
On
y suit un gang de gonzesses rebelles n'acceptant aucune règle
si ce n'est les leurs, refusant la suprématie masculine -
qu'elle soit sociale ou sexuelle (les vierges intégrant le
gang doivent se déchirer l'hymen elles-mêmes) - et
tenant tête aux yakusas histoire de bien marquer leur
indépendance. Mais il existe des failles partout, même
dans un groupe d'idéalistes soudées. Dirigée
d'une poigne de fer par la belle Reiko Ike, la tête du gang est
soudain menacée par le retour de la fondatrice du gang qui
vient de terminer un séjour derrière les barreaux.
Conflit d'intérêt, confrontation d'ego et complexe de
supériorité viennent entacher le quotidien du groupe
qui a déjà fort à faire avec les yakusas de la
région ainsi qu'avec un gang de jeunes bikers mené par
un fils à papa qui peine à terminer sa puberté.
Ces derniers vont d'ailleurs offrir la scène la plus
invraisemblable du film où les motards invitent les filles du
gang à prendre place sur leurs bécanes, nues et
allongées sur le dos, avant de se faire fourrer par les
pilotes qui se lancent dans une course de sexe et de vitesse où
" le premier qui jouit a perdu " ! Un instant de pur
cinéma déviant et complètement ahurissant qui
siège fièrement en haut des plus grands moments du
cinéma d'exploitation mondiale et qui justifie à lui
seul le visionnement de ce film malheureusement trop décousu
pour être réellement passionnant. Car on se perd quelque
peu dans cette histoire un rien bordellique où s'accumulent
coups de gueule et scènes d'érotisme allant de la
partie de baise désabusée aux étreintes
passionnelles. Si un film ne doit pas nécessairement
bénéficier d'une intrigue solide pour gagner le
spectateur à sa cause, il lui faut compenser d'une
manière ou d'une autre. Et c'est là, malheureusement,
que ce premier GIRL BOSS BLUES pêche un peu. Il y a pourtant de
la matière, entre une critique sociale (que certains
soupçonneront de n'être qu'un prétexte à
quelques scènes de crêpages de chignons et
d'effeuillages bienvenues) et un esprit d'exploitation pur et dur, et
la thématique est riche. Raison pour laquelle, sans doute, le
film connut pas moins de six séquelles. Kerozene |
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The
HAUNTED WORLD OF EDWARD D. WOOD JR - Brett Thompson, 1996,
États Unis, 112m
Profitant
de la sortie du film de Tim Burton, ED WOOD, Brett Thompson
réunit les gens qui ont côtoyé le
légendaire réalisateur de "mauvais films". On
se concentre donc sur ses cinq réalisations et surtout sur
GLEN OR GLENDA et PLAN NINE FROM OUTER SPACE. On retrouve donc des
entrevues avec Dolores Fuller, Vampira, Paul Marco, Conrad Brooks,
Bela Lugosi Jr et Lyle Talbot, pour n'en nommer que quelques-uns.
Ajoutez des extraits de films, des photos d'archive et quelques
inédits, dont la restauration de son premier tournage, un
court-métrage western intitulé CROSSROADS OF LAREDO.
Ses
"collaborateurs" sont souvent très critiques des
méthodes peu orthodoxes de travail de Wood, tout comme on
s'attarde à corriger les libertés prises par le
scénario du film de Burton. Si Wood portait bel et bien des
sous-vêtements féminins, suite à une enfance
particulière, il ne l'a jamais fait lors de tournages. Bela
Lugosi Jr est particulièrement cinglant et critique de la
façon dont Wood a exploité les dernières
années de son père. Le révérend Lynn
Lemon raconte comment Wood a arnaqué, pour ainsi dire, une
communauté religieuse pour faire son PLAN NINE FROM OUTER
SPACE. On ne parle pas, ou on évite de parler de sa
carrière de scénariste, plus fructueuse, ni de son
métier d'écrivain de romans populaire, mais on parle de
ses dernière années où son alcoolisme a
ruiné sa vie. Un parcours qui se termine tragiquement pour un
homme qui a concrétisé ce que d'autre ont tant
rêvé: faire des films, tout simplement. La mise en
scène des entretiens est parfois très artificielle,
probablement en clin d'oeil au réalisateur mal aimé.
On
en sort fasciné par cette vie si singulière et on a
envie de se retaper ses films en continu. Ne serait-ce que pour se
rappeler qu'il est loin d'être le pire réalisateur de
tous les temps et qu'il sait souvent nous amuser, pas toujours
volontairement, certes, mais c'est déjà une
qualité qui n'est pas si universelle. Mario Giguère |
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JOUISSEZ
SANS ENTRAVES - Yvonne Debeaumarché, 2008, France
Derrière
ce titre reprenant un fameux slogan bien connu des habitants de la
capitale française de 1968, se cache un documentaire un peu
trop court (45min) sur l'un des plus beaux témoins de l'impact
de la libération sexuelle sur le cinéma. C'est à
Amsterdam, en 1970, qu'une poignée de doux-dingues libertaires
et libertins ont décidé de monter le premier festival
de films cochons de l'histoire du cinéma : le Wet Dream Film
Festival. Un événement que l'on découvre aux
travers d'entrevues avec les fondateurs de l'événement
- dont Jim Haynes, personnage emblématique de la
contre-culture européenne et fondateur du magazine " Suck
", premier zine de cul digne de ce nom - ainsi qu'avec des
spectateurs et/ou membres du jury parmi lesquels nous trouvons le
caricaturiste de Charlie Hebdo Siné, la prêtresse
sado-masochiste Catherine Robbe-Grillet (à l'origine de roman
" L'Image " adapté par Radley Metzger en 1975), le
journaliste Philippe Sitbon, l'écrivain Georges Marbeck et
quelques autres. Pour tous, ce festival fut un événement
capital : on y visionnait des films incroyablement osés pour
l'époque, on y fumait tout ce qui pouvait se fumer, l'ambiance
était inévitablement moite et chaude, voire même
torride, et générait un enivrant parfum de
révolution culturelle. Sur les écrans déferlaient
des pelloches aussi diverses au niveau de leur forme qu'au niveau
des orientations sexuelles représentées : des
pellicules érotiques hétéros, des bisseries
polissonnes sadiennes comme le JUSTINE DE SADE de Claude Pierson, le
fameux et jusqu'alors interdit court-métrage surréaliste
homo UN CHANT D'AMOUR réalisé en 1950 par le
poète Jean Genet, une version animée, burlesque et
pornographique de Blanche-Neige et même un documentaire
zoophile réalisé par un cinéaste japonais et qui
sut émouvoir le jury à tel point qui lui décerna
le prix du Phallus d'Or !
Le
festival fut un succès mais ne connut que deux éditions
(l'arrêt fut lié aux débordements
pédophiles intolérables et malheureux de la publication
" Suck "). La deuxième, en 1971 donc, se termina par
une monstrueuse orgie qui dura toute une nuit sur un bateau. Une
orgie qui fut le point d'orgue d'un événement culturel
hors norme mais qui fut aussi révélatrice d'une
certaine réalité : l'amour libre, c'était
peut-être merveilleux pour certains, mais pour d'autres c'est
un calvaire, et voir leur partenaire ou conjoint s'éclater
avec des inconnus fut dans certains cas extrêmement dur à
encaisser... Étrangement, c'est de cette partouze finale dont
on parle le plus dans ce documentaire certes intéressant, mais
qu'on aurait voulu plus porté sur l'impact direct réussi
ou non du festival sur le monde du cinéma et surtout sur sa
programmation et les réactions qu'elle suscita. Si certains
des témoins interrogés parlent en fonction des
questions de la réalisatrice, d'autres semblent plus
motivés à mettre en avant leur vie guidée par
une philosophie épicurienne jusqu'auboutiste, tandis que
d'autres expriment les travers de cette fête finale... Mais on
ne saura finalement pas grand-chose sur la programmation du festival
elle-même, sauf que le film de Pierson n'a été
apprécié que par son érotisme débordant
et certainement pas pour ses qualités cinématographiques
soi-disant inexistantes, et que le film zoophile plongea tout ce
petit monde dans un état de béatitude
émerveillée pour le moins inattendu. Kerozene |
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LIZARD
WOWAN aka TUK KAE PHII - Manop Udomdej avec des Salamandres... des
fantômes... Thaïlande, 2004, 94m
Au
cours d'une expédition dans une forêt du Sud de la
Thaïlande, une équipe d'écologistes tombe sur une
vieille caisse en bois. En l'endommageant, ils libèrent une
entité maléfique, qui va se matérialiser sous
forme de dizaines de petites salamandres voraces qui vont les
décimer un à un. Alors qu'au petit matin, la police
locale retrouve en pleine forêt les cadavres du petit groupe
porté disparu, une romancière, connue grâce
à ses écrits sur les superstitions et autres croyances
locales, entre en possession d'une même vieille boîte. A
son tour, elle devra affronter visions cauchemardesques et mauvais
esprits, même si elle-même à du mal à gober
cette histoire de salamandres démoniaques... comme nous d'ailleurs...
Largement
inspiré des films en vogue made in Japan, ces ghouls-thaï
ont les cheveux longs, le teint blafard et les yeux globuleux de
couleurs verdâtres. Dommage de céder à cette mode
déjà dépassée, lorsque l'on sait que ce
cinéma peut nous offrir largement mieux en terme de
d'originalité. Les petites salamandres sauteuses qui
parsèment le film avant l'apparition de chaque esprit,
finiront eux aussi par lasser. Ce n'est pas les quelques effets
numériques gores, ma foi assez foireux, qui parviendront
à rehausser l'ensemble. Quand à cette histoire
d'esprits reptiliens maléfiques enfermés dans une
boîte en bambou... elle ne tient vraiment pas debout !
Même si le visionnement n'est pas à ce point
insupportable, il n'en reste pas moins que je n'aime pas trop ! Marc
Evil |
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Les
LOUPS DE WALL STREET aka Wolves of Wall Street - David DeCoteau avec
William Gregory Lee, Elisa Donovan et Eric Roberts, 2002, États
Unis, 85m
On
a d'abord l'impression que DeCoteau fait son Jacques Tourneur,
idée presque emballante, et son Cat People, en ne montrant pas
de transformations. En fait, si j'ai bien comprit, ces loups garous
ne font pas de transformation physiques habituelles, gardant leur
apparence humaine, accentuant la parabole sur les courtiers de Wall
Street en tant que prédateurs humains. Le scénario
insiste beaucoup trop pour nous entrer le message dans le cerveau et
les plans répétitifs et récurrents de la lune
(on en vient à penser qu'il y a toujours pleine lune sur Wall
Street) sont lassants. Ceci dit, la présence d'Éric
Roberts est la bienvenue, il a toujours l'arrogance qui sied bien au
personnage. Elisa Donovan, la copine rousse que l'on se demande ce
qu'elle fait avec ce grand dada de jeune courtier, est aussi
appréciée. Elle a essentiellement une carrière
bien remplie à la télévision. Mario Giguère |
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LUNE
FROIDE - Patrick Bouchitey avec Jean-François Stévenin,
Patrick Bouchitey, Jean-Pierre Bisson, Laura Favali, 1990, France, 90m
Entièrement
tourné en noir et blanc, Lune froide était à
l'origine un court-métrage de 26 minutes réalisé
en 1988 par Patrick Bouchitey, qui avait travaillé son
scénario à partir d'écrits de Charles Bukowski
(les textes "The Copulating Mermaid of Venice" et
"Trouble With the Battery" plus précisément).
Après avoir obtenu le Grand Prix du Festival du
court-métrage de Clermont-Ferrand en 1989, c'est avec l'aide
de Jacky Berroyer que le réalisateur va réécrire
le récit afin cette fois-ci d'en faire un premier
long-métrage, qui sera par ailleurs, pour information, un des
premiers films produits par Luc Besson. Malgré son thème
dérangeant et le ton assez humoristique avec lequel Bouchitey
aborde cette histoire de deux marginaux partageant une
expérience nécrophile, Lune froide a été
présenté en sélection officielle au Festival de
Cannes durant l'année 1991, avant
d'être nommé aux César de la meilleure
première uvre l'année suivante. Pourtant mal
reçu par une critique souvent virulente, et censuré
dans de nombreux pays, Lune froide n'est qu'une manière, un
peu particulière certes, de mettre en scène une
amitié un peu désespérée entre deux
compagnons de glande, une relation amour-haine entre deux grands
enfants qui refusent de se plier aux normes sociales, même si
Simon de son côté, semble un peu plus responsable que
Dédé, être faussement jovial, musicien
raté, aux comportements amoraux qui dissimule ses sentiments
derrière une façade plus fragile qu'il ne veut bien le
laisser paraître. Lune froide s'attarde donc sur les
déambulations plutôt joyeuses de notre duo, qui au fur
et à mesure que la nuit s'avance deviennent de plus en plus
dangereuses, virant parfois dans le malsain, car tous deux partagent
tout : galères, bouteilles de vin, femmes... et cadavre...
Leur vie est d'une tristesse absolue, seulement rythmée par
les moments partagés lors des nuits folles qui accompagnent
leurs excursions, souvent perturbées de bagarres et autres
soucis de mecs bourrés. Une descente aux enfers accordée
de belle manière à une bande-son mêlant titres
de Jimi Hendrix et compositions de Didier Lockwood.
La
lune froide, connue également sous le nom de lune du loup
correspond à la morne période de janvier et, est
fréquemment associée à la mort et à la
désolation (voir http://www.adapa.org), ce qui correspond
parfaitement à l'expérience morbide vécue par
Dédé et Simon durant la nuit où ils ont
dérobés un corps devant un hôpital, situation
sans doute lancée suite à un pari d'ivrognes " je
t'avais dit qu'on ne rentrerait pas seuls ". Trimballant
celui-ci sans s'inquiéter de quoi que ce soit, ces derniers
vont ramener le corps toujours enveloppé de son linceul chez
Simon. Pensant qu'il s'agit du corps d'un vieux, ces derniers vont
mettre un petit moment à retirer le drap qui recouvre le
corps, l'ambiance troublante et l'attente qui naît de longs
silences sont soudainement brisés alors que nous
découvrons le corps nu, encore tiède d'une superbe
jeune fille aux courbes parfaites. Simon ne pourra pas se retenir
longtemps et va commencer à embrasser la morte, la caresser
avant de lui faire l'amour devant le regard inquiet, un peu
horrifié puis amusé de Dédé, qui
finalement va se laisser tenter lui aussi...
Lune
froide est un film assez étrange, qui se regarde comme un
conte assez violent et glauque, mais non dénué d'une
certaine poésie morbide. L'expérience nécrophile,
véritable fil conducteur du film, n'est pourtant là
que pour nous faire partager le quotidien de deux hommes, liés
par un abominable secret qu'ils ne peuvent révéler et
qui les poursuivra encore longtemps, tout comme les images crues qui
vont nous rester en mémoire durant de longues années.
Mais, tout comme dans l'excellent C'est arrivé près de
chez vous, l'humour est omniprésent au sein du récit,
rendant nos deux paumés assez attachants, un peu dans le style
du couple Dewaere - Depardieu dans Les valseuses. Jean-François
Stévenin (Les Chiens de guerre, Total Western, etc.) est
étonnant et touchant dans le rôle qui lui est
attribué ici, et Patrick Bouchitey (La Vie est un long fleuve
tranquille, Les Démons de Jesus, etc.) s'en sort de belle
manière également avec son personnage excentrique et
méprisable, que l'on se plaît pourtant à trouver
sympathique. Le reste du casting est composé de seconds
rôles absolument crédibles, et l'on retrouve parmi les
acteurs de nombreuses têtes connues comme Jean-Pierre Bisson,
Jean-Pierre Castaldi ou encore Jackie Berroyer. Nachthymnen |
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MISTER
FREEDOM - William Klein, 1968, France
1968:
ses révoltes étudiantes, ses grèves, ses
soulèvements ouvriers, ses pavés, ses slogans et son
idéologie anti-impérialiste ! Toute une époque
qui vu inévitablement poindre quelques pelloches surfant sur
ce mouvement. Et quoi de mieux pour chatouiller le capitalisme
triomphant que de s'en prendre à ses symboles les plus
évidents ? Ils sont ici personnifiés au travers de Mr.
Freedom : super héros au look de footballeur yankee, beau
gosse orgueilleux, raciste, frimeur et arrogant obéissant aux
ordres de son supérieur le Dr. Freedom (Donald Pleasance).
Celui-ci lui confie la mission de sauver la France de la menace
communiste sans cesse grandissante et responsable de la disparition
de l'alter-ego frenchie de Mr. Freedom, à savoir le valeureux
Capitaine Formidable. Certainement un coup bas de Moujik Man en
personne (Philippe Noiret), le super agent russe que l'on
soupçonne s'être lié à l'infâme Red
Chinaman. Mr. Freedom débarque alors sur le sol français
histoire de procéder au grand nettoyage à grand
renfort de propagande capitaliste soi-disant libertaire.
On
sent dans MR. FREEDOM un farouche besoin de gueuler un grand coup
contre tout ce que les jeunes d'alors détestaient chez les
américains et ce qu'ils représentaient: la
société de consommation (l'ambassade des
États-Unis abrite un supermarché rempli de majorettes
décérébrées), la superficialité,
la volonté d'imposer leur conception discutable de la
démocratie, l'intolérance envers tout individu ne
suivant pas le même mode de penser, l'obstination à
"nettoyer le monde" (référence faite à
la guerre du Vietnam)... Bref, le portrait dressé est
extrêmement caricaturale et manque singulièrement de
recul, mais il a le mérite d'être clair - ce qui n'est
pas forcément le cas pour le reste du métrage. Il est
particulièrement intéressant de noter que le
scénariste-réalisateur n'est pas un vilain
français désireux d'ouvrir sa gueule puisque Klain est
un américain arrivé à Paris en 1947 en tant que
GI, ce qui fait relativiser un minimum sur le sentiment
d'anti-américanisme primaire qui émane du film.
Néanmoins, quarante ans plus tard, on ne peut s'empêcher
de trouver tout cela très naïf et forcément
très cocasse, mais c'est intéressant car
révélateur des revendications utopistes d'alors, de la
volonté d'aboutir à un système équitable,
de balancer un grand coup de pied dans la fourmilière et de
parvenir à une véritable société juste et
libertaire en même temps. L'Histoire a évidemment
montré que les choses ne sont pas si simples et que rien n'est
ni tout noir, ni tout blanc...
Il
y aurait beaucoup à débattre sur les propos du film,
mais ce débat a déjà eut lieu bien des fois
depuis quatre décennies et puis on n'est pas là pour
ça. En revanche, on peut souligner la douce folie qui en
émane, une sorte de joyeux bordel kitsch et
déglingué partagé entre chansons de propagande
capitaliste devant un parterre de militants anti-communistes et les
délires mégalos d'un Mr. Freedom aussi aveugle que
destructeur. On peut aussi s'interroger sur des éléments
aussi incongrus que l'apparition de stigmates sur les mains et le
ventre de Mr. Freedom ou l'arrivée de Jésus en personne
aux côtés de Red Chinaman et Moujik Man - des
éléments christiques dont le sens m'échappe
complètement. Signalons, outre la présence de Donald
Pleasance et de Philippe Noiret déjà
précités, celle de Serge Gainsbourg en pianiste rieur
et de Rufus avec des cheveux ! Pour faire court : c'est un peu
n'importe quoi, définitivement désuet, mais c'est quand
même poilant à regarder. Kerozene |
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UNE
POIGNEE DE SALOPARDS aka INGLORIOUS BASTARDS aka DEADLY MISSION aka
COUNTERFEIT COMMANDOS aka G.I. BRO aka HELL'S HEROES aka QUEL
MALEDETTO TRENO BLINDATO - Enzo Castellari, 1978, Italie
Suite
l'annonce, ou à la rumeur d'un hypothétique remake de
cette pelloche par le père Quentin Tarantino, la
popularité du film ne Castellari a été sans
cesse grandissante et le nom même de Castellari est devenu plus
connu que jamais. Par conséquent, et pour autant que l'on soit
un poil familier à la filmographie du monsieur, il est
légitime d'imaginer cette resucée transalpine de LES 12
SALOPARDS comme l'un des meilleurs essais du maître, avec ce
que cela implique de cascades folles, de gunfights brutaux, de
personnages haut en couleur et de ralentis flamboyants garnis
d'explosions et de mannequins réduits en charpie. Seulement
voilà, si tous ces éléments sont présents,
ils ne le sont qu'à dose homéopathique. Du coup on est
un peu déçu et on se dit que le buzz
généré par la propagation tarantinesque n'a pas
que du bon (mais ça on le savait déjà -
même si je trouve cela très bien qu'un type comme
Tarantino brandisse haut et fort l'étendard du cinéma
que l'on aime). Mais tout cela n'empêche pas pour autant UNE
POIGNEE DE SALOPARDS d'être éminemment sympathique,
divertissant et drôle. La légèreté du ton
adopté et le traitement décomplexé de Castellari
en font un apéritif filmique jovial, une sorte de petite pose
récréative aussi rafraîchissante qu'un
apéro sur une terrasse ensoleillée en bord de mer, un
pur moment de décontraction du gland
régénérante, un peu à l'image de son
générique pop et tonitruant.
L'histoire:
pendant la deuxième guerre mondiale, une bande de
déserteurs prisonniers parviennent à s'échapper
et tentent de rejoindre la Suisse pour y trouver refuge. Chemin
faisant, ils dessoudent du bosh comme on se beurre une biscotte,
balancent des vannes à tout va et se gueulent
régulièrement dessus de manière aussi virile que
frétillante. Jusqu'au jour où, déguisés
en soldats allemands, ils croisent le chemin d'une compagnie
alliée elle aussi grimée en troufions germaniques. Le
problème est que nos salopards ne le savent pas et qu'ils
dégomment les pauvres gaillards sans leur demander leur reste.
Accablés par le remords, ils décident de reprendre du
service afin de mener à bien la mission qui avait
été confiée à leurs ex-collègues,
à savoir infiltrer l'armée allemande pour leur voler
une arme expérimentale acheminée dans un train surgardé.
On
retrouve donc bien des éléments du film de Robert
Aldrich, transformés et mis en forme à la sauce
italienne de l'époque et bénéficiant d'un
casting adapté : l'inévitable Fred Williamson et son
éternel bout de cigare qui doit faire face à de
cinglantes attaques racistes, Bo Svenson qui traîne son allure
gauche dans la peau du leader frimeur avec ray-ban vissée sur
le nez et blouson d'aviateur et le français Michel Constantin
au faciès méchamment buriné. Kerozene |
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PREMUTOS
Der gefallene Engel aka Premutos: Lord of the Living Dead - Olaf
Ittenbach avec Fidelis Atuma, Anke Fabre, 1997, Allemagne, 106m
Premutos
est le premier des anges déchus, avant même Lucifer. Au
fil des siècles il a ranimé des légions de morts
vivants qu'il a poussé au meurtre et au chaos. Comme bien
d'autres figures qui gravitent autour de Dieu, il a été
oublié depuis le temps. Le jeune Mathias commence à
avoir des visions de Premutos, visions sanglantes qui augmentent
après un accident aux grelots. Lors de la fête du
père de Mathias, avec des invités qui ne s'entendent
pas plus qu'il ne le faut, les morts se réveillent et la
maison et assiégée ! Que le sang coule à flot !
Baptême
d'Ittembach pour ma part avec un film aux excès
mémorables. Oublions le scénario, excuse pour mettre en
scène plus de 139 morts, comme un compteur nous l'indique au
final ! Humour gras, sexe, sang et tripaille, voilà ce qui
compte, culminant avec l'incroyable arrivée d'un char
d'assaut. L'édition dvd américaine chez Shock-O-Rama
offre un documentaire de cinquante minutes assez instructif, ou l'on
raconte entre autre les difficultés du tournage, on s'en
doute, ou personne n'a été payé. Le doublage
anglais est assez horrible, on a visiblement voulu accentuer
l'humour. Les nombreuses scènes "historiques" sont
parfois réussies, mais on voit jusqu'à quel point le
tournage a eu plus d'ambition que de moyens dans ces costumes et ces
figurants un peu gauches. Mais c'est pour les fleuves de gore que
l'on peut apprécier le film et à ce niveaux, on rejoint
les excès d'un BRAINDEAD de Peter Jackson, ce qui
impressionnera certains spectateurs et en éloignera d'autres. Mario
Giguère |
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RING
OF TERROR - Clark L. Paylow avec George E. Mather, Esther Furst,
1962, États Unis, 64m
Le
gardien d'un cimetière nous introduit le sujet d'une de ses
pierres tombales. Lewis B. Moffitt est étudiant en
médecine et il a la réputation de n'avoir peur de rien.
Malheureusement ce n'est pas tout à fait juste et
l'épreuve qu'on lui donne pour confirmer son adhésion
à sa fraterie lui sera fatale.
Aussi
bête que ça. Sans parler des sempiternels
étudiants joués par des acteurs beaucoup trop
âgés. En fait la seule façon de comprendre et de
peut-être accepter un tel ratage est de supposer qu'on a vu le
pilote d'une émission de 30 minutes, qui n'a pas trouvé
preneur, et qui a été rallongé à 64
minutes. Parce que tout se joue en deux minutes à la fin. Que
l'on pense à Mario Bava qui tournait un petit chef d'oeuvre
avec un pareil sujet, le protagoniste devant voler une bague sur la
main d'un mort. L'hypothèse n'est pas folle, le
réalisateur ayant tourné seulement quelques
épisodes d'une série télévisée, ce
titre n'étant que sa seule réalisation, il sera
assistant réalisateur, toujours en télévision,
pour le reste de sa longue carrière. D'ou l'expression que
j'utilise peu souvent: incommensurablement lamentable ! Mario Giguère |
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Le
SADIQUE AUX DENTS ROUGES - Jean Louis Van Belle, 1970, Belgique
Inutile
d'essayer de comprendre la logique du film ou le sens du
scénario: il n'y en a visiblement pas ! Et malheureusement
pour moi, j'ai été lire l'hilarante riviou du film
présente sur nanarland, voir ici www.nanarland.com,
avant de pondre mon brouillon ; du coup je ne peux éviter de
m'en inspirer...
Le
Sadique en question, c'est Daniel, un brave type qui, suite à
un accident de la route, se prend pour un vampire (!). Après
un séjour en hôpital psychiatrique, deux toubibs
trouvant son cas apparemment fort intéressant, autorisent la
réintégration du patient au sein de la
société. Mais nos docteurs aux motivations pour le
moins obscures, comptent ne pas le lâcher d'une semelle
puisqu'ils ont l'intention de persuader Daniel qu'il est
effectivement un vampire! Et son statu de prince de la nuit, il ne
l'obtient de manière définitive qu'après
quelques rencontres clés, à commencer par une visite
chez un vampire ne mordant que sur rendez-vous, suite à quoi
il croise le Seigneur des Ténèbres en personne au look
de vieux hippie hirsute et maquillé comme une ébauche
du Gene Simmons de Kiss puis il se rend dans un magasin de farces et
attrape afin de se procurer un magnifique dentier en plastique - non
sans assassiner la vendeuse par la même occasion.
Si
le scénario a l'air déjà passablement
barré comme ça, ce n'est rien en comparaison de son
traitement filmique dont l'improbabilité dépasse de
loin les limites du raisonnable : le réalisateur passe en
effet du coq à l'âne, ne respecte quasiment aucune
continuité visuelle ou narrative, joue aussi abusivement que
maladroitement de l'ellipse et semble contredire tous les faits et
gestes de ses protagonistes (les toubibs fomentent un plan
machiavélique avant de rejoindre les forces de l'ordre) qui,
pour le coup, sont tous incarnés par d'illustres inconnus
n'ayant visiblement jamais suivit le moindre cours d'art dramatique,
la palme allant sans hésiter à l'interprète de
la copine de Daniel, monumentale nunuche blonde au charisme
inexistant et dont le seul talent remarquable - outre le fait
d'apparaître nue à l'écran - est de n'avoir
qu'une seule et unique expression faciale qui lorgne du
côté de l'imitation du merou de l'Adriatique. Voila qui
contraste méchamment avec le jeu énormissime de nos
deux psychiatres (mais le sont-ils vraiment ?) qui obtiennent sans
hésitation le titre des Laurel et Hardy du rictus faciale !
Mais le plus étrange dans ce film, c'est peut-être le
côté " auteurisant " de la chose, un aspect
très sérieux et solennel dans le fond qui tente de
cohabiter péniblement avec l'imposante personnalité
nanardisante de la forme. Le réalisateur prend soin
d'illustrer l'élévation de la psychose de Daniel de
manière plus ou moins réfléchie et use de stock-shots
d'images de destruction: tornades, explosions nucléaires,
raz-de-marée,... métaphore peu délicate
des ravages causés au sein de son corps et surtout de son
esprit qui le poussent peu à peu à sombrer dans le
vampirisme. On va jusqu'à entrer dans l'esprit du personnage
qui souffre de graves hallucinations et voit - par exemple - le monde
littéralement à l'envers (les piétons et les
voitures se déplacent à reculons) ou alors il
apparaît en transparence approximative dans des instants de
probable réflexion. De même que les pensées
philosophiques de son esprit déviant ne nous sont pas
épargnées et ce pour le plus grand plaisir de nos
oreilles avides de dialogues absurdes et surréalistes. Ainsi,
lorsque Daniel s'arrête devant un marchand de poulet, il lui
dit :
-
Je vais vous prendre ce policier.
-
Mais voyons monsieur, ce n'est pas un policier, c'est un poulet!
-
Ah bon. Alors je vais vous prendre ce poulet.
Et
ce avant de clamer qu'il n'y a pas plus cruel animal que le poulet,
suite à quoi il décapite l'innocent volatile et
s'arrose le torse de son sang ! Doit-on y voir comme un ultime
soubresaut soixanthuitard, un relent de nostalgie des espoirs
envolés, une ultime rancune envers les forces de l'ordre ayant
fait barrage à la révolution étudiante ? On ne
le saura sans doute jamais... Mais j'aime à penser que oui ! Kerozene |
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SASQUATCH
MOUNTAIN ala LA BÊTE aka Devil on the Mountain - Steven R.
Monroe avec Lance Henriksen, Cerina Vincent, Craig Wasson, 2006,
États Unis, 90m
Chase
Jackson (Lance Henriksen) a perdu sa femme il y a douze ans
lorsqu'elle s'est faite frapper par un véhicule alors qu'elle
filmait une créature sur le bord de la route. Dans la petite
ville tranquille, un braquage qui tourne mal et les voleurs de
prendre la fuite. Notre autre protagoniste (Cerina Vincent) est un
jolie femme qui passe dans le coin et qui fera un accident, frappant
la fourgonnette des voleurs. On la prend en otage et on fuit à
pied dans les bois. Mauvaise idée, car il y a bel et bien
un bigfoot dans le coin qui défend son territoire
férocement. Tout le monde devra collaborer, police. brigands,
otage et Chase pour espérer sortir vivant des bois.
Attention,
la pochette dvd nous vend le film comme une suite à
L'INEXPLICABLE aka SASQUATCH, il n'en est rien à part la
présence de bigfoot et de Lance Henriksen. On semble à
court d'idées pour renouveler le sous-genre, alors on a droit
à un film policier à la Tarantino et un drame de
sasquatch auquel on a apporté une touche féminine. La
bête est en effet une femelle qui vit sa dépression post
natale. Lorsqu'on comprend cette différence, les traqués
vont changer de méthodes pour échapper à sa
colère, ce qui nous vaudra un final très
différent et touchant, proche d'un King Kong classique. On
applaudit l'effort, mais on ne crie pas à la réussite
totale non plus. Cerina Vincent est canon, mais reste prude. On
retrouve avec plaisir Craig Wasson dans le rôle du chef de la
bande, toujours en train de faire des transactions à la bourse
durant l'opération. On a aussi droit à Tim Thomerson en
chasseur bourru, toujours sympathique. Produit pour le Sci Fi
Channel, qui a retitré le DEVIL ON THE MOUNTAIN en SASQUATCH
MOUNTAIN, pour être certain que l'on comprenne bien. Mario Giguère |
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SHEITAN
aka Satan - Kim Chapiron avec Vincent Cassel, Oliveir
Bartélémy, 2006, France, 94m
Un
groupe de jeunes, à la veille de Noël, vont partir de la
discothèque pour aller à la campagne sur l'invitation
d'une jolie fille rencontrées sur place. Là ils feront
la rencontre de Joseph et de toute une ménagerie de paysans
qui n'ont pas l'air catholiques. Dans cette grande maison qui servait
d'atelier pour fabriquer des poupées, Joseph raconte une
histoire sur Satan qui fait un pacte avec un quidam. Le cauchemar
peut commencer.
J'ai
d'abord regarder l'entrevue avec Vincent Cassel qui raconte les
origines du projet qu'il a produit et dans lequel il est très
impliqué. Ayant rencontré et participé à
des courts métrages du collectif kourtrajmé, Cassel
planche sur un projet de long métrage avec Kim Chapiron. Avec
essentiellement des jeunes qui n'ont que de l'expérience en
court métrage à l'humour déjanté, on
monte un projet de film drôle, sexy et donnant la frousse. Avec
des moyens conséquents, entouré d'une équipe
professionnelle, on ne s'empêche pas d'improviser des dialogues
et on privilégie le déconnage. Le scénario
marche sur des sentiers battus, la famille de
dégénérés dans un coin reculé,
lieu commun de la série b horrifique, est pourtant très
bien servie par un Vincent Cassel inspiré et au jeu
complètement barjo.
Au
final, on ne peut que noter que le pire des copains, celui qui ne
respecte rien ni personne "parce qu'il a eu une enfance
malheureuse" sera celui qui paiera le plus cher la rencontre
avec des gens qui respectent encore moins le genre humain. L'arroseur
arrosé. Ce qui semble donner dans la fable sur les dangers de
ne pas respecter autrui, très moralisatrice, en opposition
avec les vidéoclips transgressants de kourtrajmé. Mais
c'est l'humour, très noir, qui imprègne le tout, qui
ramène à la case départ et permet
d'apprécier ce film "différent". Mario Giguère |
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SHOWER
OF BLOOD - Tiffany Kilbourne avec Lia Montelongo, Melissa
Montifield, 2004, États Unis, 90m
Cing
jeunes gens, deux imbéciles et trois filles, dont deux que la
nature a pourvu abondamment, arrêtent pour la nuit dans la
somptueuse maison d'oncle Marty, absent. Parti depuis dix ans, Marty
arrive donc durant la nuit, allant de douche en douche pour
rencontrer les jeunes. Bon, le titre est "Douche de Sang"
et y a une vampire sur la pochette, alors on se doute de quelque
chose. Entre les séances de polissage de carrosserie, Marty
s'intéresse fortement à la seule vierge, la poitrine la
plus petite donc, pour en faire sa future épouse pour les
prochains trois cent ans. Ce ne sera pas simple, mademoiselle rouspète.
Seule
réalisation recensée de Tiffany Kilbourne (un
pseudonyme ?) le film lorgne entre le soft porn et l'horreur, le film
de vampire étant un terrain privilégié pour
l'exercice. On laisse de côté l'étude
psychologique des personnages et les trous du scénario et on
remarque la jolie nièce, Lia Montelongo. Tout ça est
bien réalisé, on dirait très luxueux pour un
budget indépendant mais trop série B (le slogan
présente le film comme le premier films de série B+, en
référence aux tours de poitrine !) pour être de
la série A. Pas de grandes surprises, mais le quota sang et
seins est élevé. Mario Giguère |
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SORTILÈGES
aka BLOODBEAT aka BLOOD BEAT - Fabrice A. Zaphiratos, 1985,
États Unis
On
va faire vite, parce que là on touche quand même au
summum de la daube. A la veille de Noël, dans un coin très
perdu ("Je vais chercher à boire au village, je serai de
retour dans deux heures" lâche l'un des protagonistes) un
jeune type rend visite à ses parents et leur présente
sa nouvelle copine. Celle-ci ne plaît pas du tout à
maman, peintre extralucide visiblement restée crochée
sur des acides gobés durant sa période hippie, tandis
que le beau-père, chasseur barbu vêtu d'un treillis,
inquiète quelque peu mademoiselle. Rapidement, celle-ci est
prise d'étranges visions et un samouraï surgit de nulle
part découpe le casting sans vraiment que l'on comprenne
pourquoi. Le samouraï, matérialisation de l'esprit de la
jeune fille apparemment revenue d'on ne sait où (elle
même ne semble pas le savoir) pour assouvir ce qui semble
être une vengeance, sera contré par des pouvoirs
paranormaux illustrés par de vilains gribouillis sur la
pellicule. Cette histoire incompréhensible et
épouvantablement filmée est desservie par des acteurs
aussi charismatique qu'un vieux bout de pizza que ne peuvent sauver
ni les quelques timides maquillages gores, ni le plan nichon de
service qui s'avère être la seule chose positive de ce
monstrueux navet soporifique.. Kerozene |
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The
STAND aka Le Fléau - Mick Garris avec Gary Sinise, Molly
Ringwald, Jamey Sheridan, Laura San Giacomo, Ruby Dee, produit par
Mitchell Galin, musique de W.G. Snuffy Walden, 1994, États
Unis, 347m
La
population entière de la terre est exterminée par une
grippe, 99% pour être exact. Il n'en reste que 1% qui est
divisé en deux parties très distinctes: le bien et le
mal. Nous pouvons suivre le déroulement de certains
personnages au fil du film, leur mésaventure pour la plupart
du temps. Pour certains le drame de perdre un être cher, amis
et famille dépérir d'une grippe mystérieuse. La
grippe n'étant qu'une autre forme du malin qui est en fait une
sorte de remise à zéro du compteur pour
l'humanité. À La suite de quoi s'engage une bataille
entre le bien et le mal pour la suprématie de la planète.
Lorsque
que ce film en quatre parties sorti, la plupart des club vidéo
ne croyant pas qu'il fonctionnerais en location n'en
demandèrent que peu d'exemplaires. Surtout à cause de
la durée du film qui est prêt de 6h30min, ils le
paieront cher par la suite, car au contraire la demande fut
énorme et il furent pour la plupart prit de court en ce qui
concerne les locations. Certes un film avec un sens biblique assez
profond, faut bien le dire, mais plusieurs images choc
dérangeantes. Comme toujours avec notre maître de
l'horreur incontesté on peut y voir les tréfonds de
l'âme humaine et la déchéance de l'être
humain face au chaos et à l'agonis de l'humanité qui
mène à la folie pour certains personnages. Forcedumal |
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TALES
FROM THE GRAVE - Stephanie Beaton avec Joe Estevez, Stephanie
Beaton, Mary Beth Rim, 2003, États Unis, 114m
Une
vielle sorcière, "The Old Crone", introduit cinq
histoires fantastiques.
Dans
CRAZY GUNDERMAN, deux jeunes vont regretter d'avoir essayé de
donner la frousse à un vieux fou qui semble pratiquer la
sorcellerie. Sans grande surprise, mais l'acteur qui joue Gunderman
au look de Charles Manson est généralement efficace.
Joe
estevez est la vedette de THE WRATH OF HERCAYLAC dans lequel il se
réfugie dans un chalet perdu dans la forêt pour
affronter ses peurs. On aura droit à plusieurs surprises
à la fin ainsi que la participation de la réalisatrice.
Joe Estevez en fait des tonnes et n'est pas vraiment crédible,
malheureusement, mais comme on termine sur une note
légère, ça passe mieux.
LAB
RATS inverse la proposition habituelle. Ici ce sont les humains qui
doivent survivre en tant que cobayes, aux rats de laboratoire
géant ! Humour noir et gore qui ne se prend pas au sérieux.
Un
jeune couple qui veut faire des galipettes dans sa voiture
stationnée dans un coin tranquille va rencontrer THE
BILLYWACK, un monstre mi-humain mi-chèvre que l'on en verra
jamais très bien. C'est le sketch le plus efficace, le plus
court aussi. L'ensemble aurait bénéficié
d'être resserré au montage. La réalisatrice est
plus connue pour une carrière d'actrice très
occupée. Elle n'a que quatre films en tant que
réalisatrice à son actif et on note qu'elle touche
aussi à tous les métiers reliés au cinéma:
scénariste, productrice, décoratrice, effets
spéciaux, maquillage, costumes, photographie. C'est ici son
premier essai à la réalisation et c'est en
général bien fait, sans vraiment être
original. Mario Giguère |
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TALES
FROM THE GRAVE 2: HAPPY HOLIDAYS- Stephanie Beaton avec Felicia
Lambreton, Mike Murga, Amy Koppelman, 2005, États Unis, 90m
La
vielle sorcière rempile avec un spécial fêtes !
Dans
LOVE BITES, un pseudo vampire organise un party au thème
vampiresque pour la Saint-Valentin. Il va réaliser son souhait
quand une de ses valentines potentielles se révèle
être justement une enfant de la nuit. Ca va barder.
LUCK
OF THE IRISH met en scène un couple un peu fauché car
monsieur attend d'attraper un farfadet pour lui voler son or. Lui
aussi aurait dû se méfier de ses souhaits car celui
qu'il va capturer sera des plus récalcitrants.
TRICK
OR TREAT offre une histoire macabre durant la nuit d'Halloween.
MEAT
THE FAMILY nous parle d'un jeune couple qui va voir la belle famille
pour la "thanksgiving", l'action de Grâce. Mais
lorsque la voiture est en panne, une famille de
dégénérés les accueille comme le plat de résistance.
Le
soir du réveillon de Noël c'est ANGEL où la belle
famille n'est jamais rejointe et un couple dépareillé
est accueilli momentanément après un grave accident de
la route. Ils sont trois, le grand-père, la mémé
et le petit fils qui est un adulte avec l'âge mental d'un
enfant et qui a hâte de décorer le sapin.
Beaucoup
plus efficace que le premier essai de Stephanie Beaton. Même
si on devine où l'on s'en va, comme souvent dans ces histoire
qui font très "EC COMICS", les acteurs sont
chevronnés, la réalisation efficace et le montage roule
à bonne allure. L'idée de travailler autour de la
thématique des célébrations est aussi une bonne
surprise, le "leprechaun" n'ayant pas trop à envier
ses collègues plus connus. On passe un bon moment et on en
prendrait une autre portion !
Le
film est offert en programme double avec le premier opus, sous
l'appellation de "Grindhouse Double Feature", un terme pas
vraiment approprié, mais qui on nous en donne pour notre
argent. Mario Giguère |
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TARZAN
the EPIC ADVENTURES - Brian Yuzna avec Joe Lara, Andrew Divoff,
Corinna Everson, 1996, États Unis, 90m, pilote de télésérie |