La page index des sections thématiques
mise à jour 29 Décembre 2009
|
|
The 30 FOOT BRIDE OF CANDY ROCK - Sidney Miller avec Lou Costello, Dorothy Provine, 1959, 75m, États Unis Artie Pinsetter (Lou Costello) ramasse les ordures dans sa petite ville et par temps libres se plait à se croire capable de construire un robot. Il aimerait bien marier la belle Emmy Lou, mais son oncle s'y refuse. Voilà qui change lorsqu'elle devient une géante de trente pieds, que l'oncle la croit enceinte et autorise leur mariage. La lune de miel est donc étrange et il est difficile pour la mariée de préparer le déjeuner le lendemain avec ses mains géantes. En fait Emmy Lou est de plus en plus frustrée et voilà que l'armée la voit comme un monstre extraterrestre et s'apprête à la bombarder ! Un an après ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, la moitié d'Abbott et Costello y va de sa satire très légère. Le réalisateur qui se confinera majoritairement à la télévision, il sortait de plus de cents épisodes du MICKEY MOUSE CLUB, maîtrise les effets spéciaux correctement, mais ne donne pas de rythme à la comédie. Il faut avouer que le scénario n'est pas génial, donnant par surcroit le mauvais rôle à la mariée, qui se transforme en mégère trop rapidement. Facilement oubliable, la comédie ne provoque que quelques sourires. Mario Giguère |
|
|
The BIRD WHO STOPS IN THE AIR aka Saeneun pyegoksuneul keruinda - Jeon Soo-Il avec Kyung-gu Sol, So-hie Kim, 1999, Corée du Sud, 1999, 106m Kim, jeune professeur en cinéma, a de la difficulté à se rapprocher de ses élèves ou de sa maîtresse, Young-hie. Il change le sujet de son prochain film, se rappelant sa fascination de jeunesse pour les oiseaux. La question se pose, s'agit-il du même Kim, réalisateur dans A TIME BETWEEN DOG AND WOLF tourné sept ans plus tard ? On serait porté à le croire et on est triste pour lui, car il n'avait toujours pas trouvé un semblant d'équilibre dans sa vie. Il boit toujours, il parle encore une seule fois à son épouse au téléphone et il traîne son mal de vivre. Encore plus cliniquement ici, aucun gros plan, la caméra garde ses distances avec son sujet, bouge peu, aucune musique d'accompagnement, du "Dogme" avant le temps ? En tout cas le personnage affirme que le cinéma devrait autant que possible se rapprocher de la réalité et il est évident que le réalisateur parle par sa bouche à ce moment, pour ce film du moins. Alors évidemment ça semble long et sans but et on se demande si comme scénario il n'y avait pas un canevas de base sur lequel les acteurs ont improvisé leurs dialogues. Les oiseaux, que Kim va voir dans une réserve faunique, sont généralement absents et leur seul cri à la fin ouvre une mince fenêtre d'espoir. Mario Giguère |
|
|
BROTHER OF DARKNESS - Billy Tang, 1994, Hong Kong Il paraît que cette histoire s'inspire d'un fait divers réel... comme pas mal de cochonneries filmiques soucieuses d'exploiter les pires bassesses de la nature humaine, à vrai dire. Le film s'ouvre sur un tribunal dans lequel se tient une audience. Un homme, To, est accusé d'avoir commis un meurtre d'une rare violence. Au fil des témoignages, des flashbacks nous font revenir sur ce qui a poussé ce brave type tout propre sur lui à littéralement massacrer son frère en lui explosant une télévision sur la tronche. On découvre alors que le frangin en question n'était qu'une grosse brute réellement dégueulasse, un monstre de bêtise et de méchanceté dans la plus grande tradition du ciné HK, vociférant sans cesse des insanités et ne possédant ni principe, ni morale... Il arnaquait ses parents et claquait l'argent aux jeux, en putes ou en drogue, violait sa femme à chacune de ses sorties de prison (où visiblement, il séjournait régulièrement), torturait son fils avec des mégots de cigarettes, et frappait son frère quand il ne le jetait pas par la fenêtre... Alors qu'il n'avait qu'une petite dizaine d'années, ce dernier fut si brutalement frappé au niveau des bijoux de famille qu'il en est devenu impuissant. Afin de compenser la frustration ainsi générée, et illustrée de manière assez franche lors de scènes où notre héros s'apprête à déflorer sa vierge promise - la pauvre fille va être au bout de ses surprises bien plus vite que prévu - il se lance corps et âme dans le sport de combat. C'est donc sa maîtrise des coups alliée à sa colère et sa frustration qui auront finalement raison du vilain grand frère qui lavait finalement bien mérité. Grosse grosse arnaque que ce cat.III mal branlé où on nous fait poireauter des plombes avant que ne survienne le fameux massacre autour duquel est basée toute l'intrigue. Un massacre certes violent et débordant de fureur, mais - finalement - graphiquement très pauvre et expédié en quelques secondes. Billy Tang passe un maximum de temps à filmer les séances de touche pipi du petit frère impuissant et de sa compagne désespérée qui tente par tous les moyens de faire redresser son kiki tout mou histoire de remplir son quota nudité. Sans surprise, on retrouve au casting le buriné Anthony Wong dans un rôle alimentaire d'avocat, ce qui a dû lui prendre une demi journée de boulot à tout péter. Kerozene |
|
|
CANES aka LE PACTE aka THE COVENANT: BROTHERHOOD OF EVIL - Michael Bafaro, 2006, Canada Prologue. Durant la deuxième Guerre Mondiale, un nazi aveugle (Michael Madsen) se rend dans le sous-sol d'une église afin de récupérer une canne maléfique dont le pommeau en bois représente une petite tête de diablotin hilare. L'homme recouvre alors la vue, lâche un sourire sardonique, et fait brûler le curé et l'église avec.... De nos jours, le jeune cadre David Goodman (Edward Furlong) perd la vue suite à une agression. Devenu une sorte de loque avachie sur son canapé, le pauvre se lamente sur son sort, broie du noir et ne touche plus sa femme (jolie Chandra West, vue dans les séquelles de "Universal Soldier"), jusqu'au jour où il reçoit un coup de fil qui lui promet l'inimaginable. David Goodman s'apprête alors à mettre le doigt dans un engrenage infernal en intégrant un peu malgré lui une confrérie du Mal composée d'aveugles propriétaires de cannes diaboliques et dirigée par le vilain nazi du début. Des cannes aux pommeaux ricaneurs qui prennent l'emprise de leur propriétaire afin d'accomplir de sinistres besognes. Voila un titre que les distributeurs ont tentés de refourguer de manière pas toujours très propre. Aux États-Unis (entre autres), le film est vendu comme une suite du "The Covenant" de Renny Harlin sous le titre "The Covenant: Brotherhood of Evil", tandis que "The Brotherhood" ramène à la série de films horrifico-gay de David DeCoteau dont le premier a d'ailleurs été distribué sous le titre "Le Pacte" en France, qui se trouve également être le titre du film traité ici-même. Et pourtant, "Canes" n'a rien à voir ni avec le Harlin, ni avec le DeCoteau. Cela dit, que faut-il retenir de cette petite bisserie? Pas grand chose en fait. Le scénario refoule le produit de base à la trame ultra-rabâchée, les effets spéciaux en CGI sont d'une laideur épouvantables, et les acteurs ne brillent pas franchement par leur talent. Reste quelques effets gores et la présence d'Edward Furlong (mais est-ce réellement une bonne chose) qui tente avec peine de masquer sa bedaine grandissante en portant des costards trop grands pour lui. Vite vu.... vite oublié... Kerozene |
|
|
CARLITO'S ANGELS - Agustin avec Evly Pacheco, Alessandra Ramos, Jeni Garcia, 2003, États Unis, 72m Version comédie légère fauchée latino de CHARLIE'S ANGELS. Trois filles hot, une qui parle tout le temps, une qui a une douzaine d'enfants, une qui fume illégal tout le temps. Carlito les appelle à frais virés de prison pour leur donner des missions visant à nettoyer le quartier et justement il y a quelque chose de louche qui se trame. On arrête de parler quelques secondes, on se maquille et on s'habille pour être présentable et hop, on infiltre un bar de danseuses et on cuisine de gros proprios. Si l'entreprise est sympathique et les femmes sexy, ca ne vole pas très haut. On a droit à un arrêt du film lorsque les cascadeurs qui ont remplacé les anges arrêtent le tournage, du Jodorowski fauché, zoom back camera et on aura aussi des sous-titres lorsqu'un narrateur aura un accent latino trop prononcé, sans parler des séquences en accéléré à la Benny Hill. Le scénario est simple. Le générique animé de dessin style comic book est chouette, mais l'intrusion d'un espèce de Robin comme dans Batman est plus ridicule que drôle. La musique omniprésente aide beaucoup à garder le rythme. Le réalisateur a continué sa carrière principalement pour la télévision. Divertissement très léger. Mario Giguère |
|
|
CARVER - Franklin Guerrero Jr., 2008, États Unis Tiens, en vlà une belle de pelloche toute classe. On a une bande de jeunes qui partent camper dans un trou malsain près duquel se tient un motel tout pourri aux chiottes dégueulasses, tenu par un redneck neuneu. Pas loin de là se tient une vieille cabane dans laquelle nos jeunes trouvent des bobines de films qu'ils s'empressent de regarder. Ce qu'ils voient les fascinent et les dégoutent à la fois: ce sont des films d'horreur amateurs trash et réalistes, mais ils aiment ça. Mais le spectateur de "Carver" étant un peu moins con que les protagonistes du film, il se doute bien qu'il ne s'agit pas là de trucs très catholiques, et que nos jeunes glands ont mis leurs mains sur une collection de snuff. Évidemment, les responsables de ces trucs vont rapidement se manifester.... et ça va saigner! Dit comme ça, on pourrait croire que "Carver" possède un script digne de ce nom. Détrompez-vous! De script ici il n'est point question. "Carver", c'est du torture porn ultrabasique: une trame prétexte à te balancer quelques scènes vomitives à base de sévices corporels et d'humiliations crasses. Et franchement, chaque plan schlingue la sueur et le sang. Parmi tout ça, on a droit à quelques menues cochonneries en guise d'apéro: une pauvre fille en sous-vêtements se fait planter des clous dans les genoux, les pieds, les tibias, le tout sur une petite ballade country crachée par un vieux 33 tours poussiéreux... Plus tard, on commence en douceur avec une autre nana toute pétée qui vomi sans aucune classe sur un de ses potes... puis il y a les habituels triturations à l'arme blanche, les couteaux qui labourent les chairs, les coups de marteaux dans la tête, et même un petit jeu à la scie et surtout, il y a cette infâme scène d'explosion testiculaire à la pince, le tout en gros plan s'il vous plaît... avant que le tueur ne se soulage la vessie sur sa victime.... frissons garantis à tous spectateurs de sexe masculin. En un sens, et ce malgré une moitié de film qui ne sert que de bouche-trou, "Carver" livre ce qu'il est censé livrer: du gore gerbif et réaliste dans un brouhaha de hurlements gutturaux. Et il faut reconnaître que les effets sont plutôt réussis, à tel point qu'il est impossible de ne pas grimacer lors de la scène d'explosion de couille. Mais passé tout ça, "Carver" est un film extrêmement moche et con, c'est clairement le degré zéro de l'expression cinématographique. Kerozene |
|
|
CHRYSALIS - Julien Leclercq, 2007, France Difficile de faire de la SF en France, même avec un budget confortable. Et ce n'est pas le jeune Julien Leclercq qui risque de prouver le contraire puisque son premier long métrage, "Chrysalis", un gros machin à près de neuf millions d'euros, s'est ramassé une gigantesque claque dans la gueule à sa sortie. Pas facile à avaler, d'autant plus que la presse s'est fait une joie de le dégommer sans ménagement. Alors, "Chrysalis" méritait-il vraiment une carrière aussi moche? Et bien un peu quand même. Ce que "Chrysalis" a pour lui, c'est tout de même une certaine classe. Esthétiquement, le film est super chiadé, la photo est splendide, il y a des travellings ingénieux, c'est techniquement très maitrisé, voire recherché. Et il y a des bastons chorégraphiées par Alain Figlarz, le mec qui a réussit à nous faire croire que Matt Damon pouvait te démonter des cervicales avec les coudes comme un chef dans la série des Jason Bourne! Ici, c'est Dupontel qui distribue des pains comme un dieu du freefight, et surtout qui en ramasse en pleine face également. Ces scènes sont au nombre de deux, deux combats secs et brutaux se déroulant dans des pièces exigües histoire de rendre la chose plus efficace encore. Imparable! Mais cette démonstration de savoir faire technique ne suffit pas à faire un bon film. Ici, on serait même tenté de dire que le réalisateur a négligé certains aspects au profit de la forme, comme la direction d'acteurs par exemple. Si Dupontel est plutôt bon dans la peau de Hoffmann, un flic hard-boiled et tête de nud qui rêve de faire la peau à Nicolov - la brute responsable de la mort de sa coéquipière et épouse - et si Alain Figlarz (encore lui, dans le rôle de Nicolov justement) a été pour moi la révélation du film, force est d'admettre que le reste n'est pas franchement à la hauteur, et en particulier en ce qui concerne Marie Guillard dans le rôle de la nouvelle coéquipière d'Hoffmann dont la performance s'avère limite embarrassante. Même Marthe Keller ("Marathon Man") qui semble un peu paumée, ne parvient pas à tirer son épingle du jeu... L'action du film se déroule en 2015. Histoire de bien situer l'époque, Leclercq tente de nous dépeindre un Paris futuriste. Là encore, la pilule ne passe pas, son futur se limitant à une cuisine high tech, deux ou trois prototypes Renault et trois intérieurs stylisés dont un censé représenter une sorte de shootoire arpenté par une horde de déchets humains.... tellement propre le truc qu'on pourrait y manger à même le sol. Alors évidemment, le chrome rutilant et l'acier inoxydable, cest joli et ça colle parfaitement au style de Leclercq, mais avec une esthétique et une hygiène pareilles, il est difficile de croire qu'il s'agit d'un repère de junkies et marginaux en tous genres. Puis il y a la manière dont Leclercq raconte son histoire. Une histoire de vengeance classique croisée avec une trame inspirée des "Yeux sans visage" avec un soupçon de... Jason Bourne justement. Et hormis les deux scènes de baston précédemment citée, il faut bien admettre que passé quelques minutes à se délecter de l'esthétique clinique du film, l'ennui nous gagne rapidement, que rien ici nest franchement palpitant. On a la désagréable impression que le métrage n'évolue qu'en pilotage automatique, c'est à dire de façon pépère et monotone, jusquà son dénouement salvateur. Leclercq a certainement du potentiel, alors peut-être avait-il besoin dune bonne grosse claque pour quil se rende compte doù se trouvent réellement les priorités de ses films. Kerozene |
|
|
CINDERELLA 2000 - Al Adamson avec Catharine Erhardt, Jay B Larson, 1977, États Unis, 109m
2047,
la fornication est interdite et la police du Contrôleur et son
robot surveille les foyers. Cindy vit avec ses cousines et "Everybody needs Love, you and me, even King Kong" Pendant un certain temps à la fin des années 70, si Deep Throat fait un carton dans plusieurs cinémas, certaines chaînes ne sont pas prêtes à aller aussi loin, mais veulent profiter du filon et les comédie soft porn, qui plus est musicales, connaissent leur petite demi-heure de gloire. Catharine Burgess alias Earhardt, qui a jouée l'année précédente dans THROUGH THE LOOKING GLASS, inspiré d'Alice au Pays des Merveilles, récidive dans cette revisite de Cendrillon coquine. Elle est toujours aussi charmante et est la seule actrice ayant un jeu presque naturel, entourée d'acteurs qui cabotinent un max et un robot qui danse ! Al Adamson filme avec ses pieds, on le sent au-dessus de ses moyens et il ne semble pas savoir comment cadrer ses acteurs. Dans le genre "so bad it's good", il faut bien de l'indulgence ou apprécier miss Earhardt pour passer au travers de cette polissonnerie bien inoffensive. On apprécie de voir enfin Blanche Neige, pas invitée au bal, faire quelque chose de différent avec ses sept nains. Mario Giguère |
|
|
DEATH ROW GIRLS aka Female Prisoner 1316 - Sadaaki Haginiwa avec Ako Hoshino, Japon, 2004, 85m Une jeune femme rebelle et bagarreuse maintenant nommée par son matricule 1316, est envoyé dans une étrange prison sur une île, bien isolé du reste du monde. Elle se rend compte plutôt rapidement qu'elle n'est pas dans une prison ordinaire, les tests physiques sont omniprésents et les disparitions nombreuses. En tentant de trouver un moyen pour s'évader, elle découvrira du même coup la véritable raison d'être de la prison. Amateurs de WIP et cinéphile déviant vous pouvez passer votre tour sur ce DEATH ROW GIRLS, qui ne livre absolument pas la marchandise. Sadisme? Rien de sadique. Nudité? On compte les plans nichons sur les doigts d'un main. Lesbianisme? Eh non. Tout ce qu'on a droit réellement et qui se trouve dans le cahier de charges ce sont les combats, sans aucun dynamisme et mal monté entre de jolies prisonnières. Pourtant, les locations sont très belles, les actrices tous très mignonnes et le potentiel y est pour quelque chose d'accrocheur. Malheureusement, la réalisation est épouvantablement banale et sans tonus. Le scénario n'aide certainement pas et attend un temps fou avant de dévoiler un peu d'indices pour au moins essayer de retenir notre attention. Akio Hoshino, modèle très populaire autour du monde, est très jolie dans le rôle principal, aucun doute là-dessus mais sa tronche de moue et ses expressions débiles ne viennent pas aider notre immersion dans ce tout très peu audacieux et très très oubliable. Un WIP sans saveur donc, plus ennuyant que divertissant. Abba |
|
|
The EYE 3: L'AU DELA aka THE EYE 10- Danny & Oxide Pang, 2005, Hong Kong/Thaïlande/États Unis
Drôles
de gars ces frères Pang. Après un début de
carrière remarqué, ils sont devenus parmi les
réalisateurs les plus roublards de tout le continent
asiatique. En 2002, ils nous sortaient "The Eye", que je
considère (je ne suis pas certain que l'avis soit
général) comme l'un des meilleurs films de
fantômes asiatiques modernes. Flippant, bien dosé,
relativement sobre jusqu'à un dénouement épatant.
Bref, j'adore. En 2004, le duo amorce son virage vers le cinoche
débilos et le |
|
|
FARSCAPE - Rockne S. O'Bannon avec Ben Browder, Claudia Black, Anthony Simcoe, Gigi Edgley, Virginaia Hey, Wayne Pygram, 4 saisons + PEACEKEEPERS WARS, 1999-2004
John
Crichton est un astronaute qui a disparut dans un wormhole, se
retrouvant dans une galaxie fort éloignée, causant la
mort dun peacekeeper. Il est hébergé par une
bande de prisonniers en fuite à bord du vaisseau vivant Moya.
Pourchassé par tous les sbires de lunivers pour ses
connaissance sur les wormholes, dont tout un chacun veut se servir
comme une arme de destruction massive, il doit sacclimater
à des civilisations extraterrestres étrangères.
Il tombe amoureux, mais rien nest facile dans cet univers et il
veut constamment retourner sur Terre. Couramment torturé par
Scorpius, il se Je nessaierai pas de résumer plus cette saga complexe, mais elle sapprécie énormément en rafale, car les épisodes sont très liés, laventure est tout sauf épisodique. Ca sintensifie plus la série avance et on comprend facilement pourquoi il était difficile dembarquer dans laventure en route. Sil y a une bonne rotation des occupants de Moya, le noyau de léquipage est fascinant et les êtres de chair et de sang ont des besoins sexuels manifestes quils assouvissent, loin des séries de science fiction souvent timorées à cet égard. Créé par la compagnie de Jim Henson, on fait la belle part aux marionnettes et animatroniques, loin des extraterrestres à bout de plastique sur le front des multiples série Star Trekkiennes ! On intègre à loccasion les effets digitaux, spécialement pour les magnifiques vaisseaux, mais on en abuse pas. Les scénarios supervisés par Rockne S OBannon sont également très diversifiés et plus complexes de saison en saison. La relation torturée entre John Crighton et Aeryn Sun est splendide à suivre. Il y a également beaucoup dhumour et de finesse dans les dialogues. On culmine le tout avec Peacekeepers Wars, un spécial de trois heures avec un budget qui semble encore plus généreux et qui sert dapothéose pour une des sagas les plus originales du genre. Un plaisir à découvrir. Dailleurs les producteurs de Stargate SG1, opportunistes, ont saisit loccasion et embauché les deux vedettes principales quils ont intégré à leur équipe ! Mario Giguère |
|
|
JEANNE D'ARC aka The Messenger: The Story of Joan of Arc - Luc Besson avec Milla Jovovich, John Malkovich, Dustin Hoffman, Vincent Cassel, Rab Affleck, 1999, 148 ou 158m Jeanne D'Arc, figure historique, entendait Dieu et a chassé les Anglais d'Orléans. Mais aussitôt le dauphin couronné roi, la pucelle d'Orléans est abandonnée par son roi et sera pour ainsi dire livrée aux anglais après un long procès pour hérésie. Au coeur du scénario on met en avant plan la question: est-ce que Jeanne entendait vraiment le message de Dieu ou entendait-t-elle les voix qui lui plaisait, schizophrénique ou future sainte. Si l'Église l'a réhabilitée, le film, et spécialement le personnage obscur joué par Dustin Hoffman, la conscience de Jeanne ou le diable, laisse au spectateur le soin de décider. Si les historiens ont noté des différence avec l'histoire connue, Besson met en scène de manière efficace avec beaucoup de personnages attachants. Dans le cas de Gilles de Rais, interprété par Vincent Cassel, on ne peut se douter du funèbre destin qui l'attendait. Il y a des touches d'humour comme souvent chez Besson, mais aussi des combats sanglants. Milla Jovovich excelle et a l'air continuellement perturbée et sur le bord de la crise et la jeune actrice choisie pour la jouer enfant est également excellente. La musique d'Eric Serra s'est adaptée au contexte et accompagne bien le récit. Le film passe rapidement et j'aurait bien aimé en savoir plus sur Jeanne. Mario Giguère |
|
|
The KILLERS ARE OUR GUESTS aka Gli assassini sono nostri ospiti - Vincenzo Rigo avec Anthony Steffen, Margaret Lee, Gianni Dei et Giuseppe Castellano , 1974, Italie Trois malfrats font un vol dans une bijouterie. Un quatrième, qui a planifié le vol, est dans un café à surveiller. Après le vol, l'un d'eux (Gianni Dei) est blessé. Ils vont donc prendre possession de la maison d'un médecin et de sa femme pour le soigner. Ce film n'est pas un giallo et très peu un "Rape & Revenge". Il s'agit grossièrement, d'un croisement entre THE HOUSE ON THE EDGE OF THE PARC et RESERVOIR DOGS (avant qu'ils n'aient été conçu). De plus, le quatrième malfrat se prénomme Eddie, ce qui est peut être une référence qui sera plus tard utilisé par Tarantino pour "Nice Guy Eddie". Au menu, nous avons le fabuleux Gianni Dei (qui est un chanteur populaire en italie, mais qui est aussi reconnu pour avoir joué dans plusieurs "Videos Nasty" dont Patrick Viva Encora et Giallo A Venezia). Ce dernier est tellement blessé, qu'il fait penser à Mister Pink de Reservoir Dogs. Puis nous avons la superbe Margaret Lee dans le rôle d'une cambrioleuse. Le fait d'avoir une femme dans un rôle d'habitude réservé aux hommes est excellent. Et Lee est tout simplement superbe. Je ne la connaissait pas, mais maintenant je vais débusquer ses films. Les scènes de sexualité sont presque pas redevable à Lee (elle n'est que dans une scène lesbienne d'un très beau niveau mais sage) mais plutôt à Livia Cerini. Celle-ci sera violée deux fois en l'espace de cinq minutes. La première fois contre la porte de la maison par un voisin alors que son mari assiste à la scène braqué par une arme et la deuxième par un des brigands. Le film n'est qu'un des trois réalisé par Vincenzo Rigo et il faut avouer qu'il manque un peu de jus et de viande à cette histoire afin de bien divertir, si ses autres films sont comme cela, cela explique peut-être pourquoi il en a fait que trois. De plus, ce dernier a agi comme monteur. Au sujet de la musique, elle a été composé par Roberto Rizzo, qui est vraiment peu connu (en plus de ce film, il n'a fait que le prochain de Vincenzo Rigo). Sa musique accompagne bien le film. Cela fait quelques points négatifs, mais le film contient quand même une intéressante intrigue et un coté "exploitation" pour plaire facilement aux fans du genre. De plus, la fin comporte un revirement auquel le spectateur ne s'attend pas. Une excellente découverte. Black Knight |
|
|
LAST HOUSE ON THE BEACH aka La Settima Donna aka The Seventh Wowan aka Terror - Franco Prosper avec Florinda Bolkan, Ray Lovelock et Sherry Buchanan, 1978, Italie Trois hommes (dont Ray Lovelock (Let Sleeping Corpses Lie, Murder Rock et Almost Human) font un vol de banque extrêmement violent et s'enfuient. Leur voiture ayant des problèmes, ils trouvent refuge dans une villa près de la mer dans le but de la réparer et repartir ensuite. La villa n'a comme résidentes qu'une religieuse (Florinda Blokan (vu dans A Lizard in a Woman's Skin, Flavia The Heretic et Don't Torture a Duckling), une servante et 5 jeunes femmes à sa charge (dont Sherry Buchanan vu dans Zombie Holocaust et Star Crash II). Seront-elles sévèrement abusées par les criminels ? Ce film doit son existence au grand succès de THE LAST HOUSE ON THE LEFT et se range dans la catégorie des "Rape & Revenge" et dans la "Nunsploitation". Le produit final n'est pas sans intérêts puisque la réalisation est vraiment splendide et inventive. Il y a de nombreux ralenties et autres astuces de narrations très intéressante. Franco Prosperi est vraiment chevronné et possède beaucoup d'expériences sur ce plan. Le film est moins "campy" et "Sleazy" que des autres films de la même catégorie comme THE HOUSE ON THE EDGE OF THE PARK et NIGHT TRAIN MURDERS et se veut relativement plus sérieux et met l'accent sur le personnage de religieuse de Florinda Bolkan. À savoir... Au vue des viols et humiliations qu'elles subiront, combien de temps prendra t'elle pour renoncer à ses voeux en vue de se faire justice d'une manière sanglante ? Il est à noter que le film avait été banni en Allemagne de l'ouest (fait assez rare) en raison de quelques violences comme une femme qui est tuée par un fer à repasser en plein visage et une jeune femme se fera atrocement violée avec une canne. Les seuls défauts que je lui trouve est une montée dramatique plutôt lente (se qui amène quelques longueurs) et le fait que les interprètes n'en font pas assez à mon goût. Mais, il n'en demeure pas moins que le film est largement intéressant et mérite d'être vue par tous les fanatiques de LAST HOUSE ON THE LEFT. En bonus: La musique reste en mémoire et comporte la superbe voix d'Edda Dell'Orso (A Fistfull of Dollars, The Good, The Bad, and The Ugly, Once Upon A Time In The West et beaucoup de Giallo comme The Bird With The Crystal Plummage et Four Flies on the Grey Velvet). Black Knight |
|
|
MALADOLESCENZA aka Spielen wir Liebe aka Puppy Love - Pier Giuseppe Murgia avec Lara Wendel, Eva Ionesco et Martin Loeb. 1977, Italie/Allemagne de l'Ouest Pendant les vacances d'été, Fabrizio et Laura (Lara Wendel) se rencontrent dans les bois quotidiennement. Tous deux adolescents, ils s'amusent à différents jeux et comme Laura est amoureuse de Fabrizio, les deux font l'amour. Fabrizio trouve Laura un peu peureuse et la teste dans des jeux de plus en plus horrifiants et pervers. Fabrizio fait alors la rencontre de Silvia (Eva Ionesco) et délaisse peu à peu Laura puisque Silvia est plus brave. Laura sera leur souffre douleur dans de multiples scénarios. Ce film est précédé d'une réputation peu flatteuse et c'est de mettre des actrices en bas âges dans des situations sexuelles. Elles ont environ douze ans. De sorte que le film est aujourd'hui banni un peu partout dont l'Allemagne (très rare) et est de ce fait l'un des films les plus controversés de tous les temps. Mais le film est très beau et mélange les beaux plans, la poésie et la cruauté. De plus, la musique de Giuseppe Caruso et Jürgen Drews est superbe. Le scénario est fort et se veut un conte cruel sur l'adolescence. Un petit bijou très rare qui est vraiment à voir. Laura Wendel, par amour, subira les supplices du cruel Fabrizio. Un pur classique. Black Knight |
|
|
MASSACRES aka CRAZY KILLER - Jean-Claude Roy, 1990, France Dans les bas-fonds du Z cocorico se lamente ce malheureux petit film tout fauché dans lequel Charley Boorman, fils de John vu dans plein de films de papa, mais aussi Pierre Clémenti à la traine depuis ses collaboration avec Buñuel ou Pasolini, cabotinent comme de beaux diables dans les tripots de Séoul. Charley y tient le rôle de Roney, une petite frappe à l'arrogance putassière qui se met en tête de faire fortune en produisant des snuff movies dans lesquels sont massacrées les danseuses d'un peep-show rempli de filles françaises ou francophones (sacré coup de bol). La police locale fait appel à l'agent d'Interpol Verdier (Clémenti, qui a un petit air de Jean-Louis Costes) sous prétexte que la première victime est française justement. Difficile de rester sérieux devant un film comme "Massacres" et ses allures de téléfilm douteux porté par des dialogues du niveau de l'école maternelle. Les acteurs en roue libre évoluent péniblement dans des décors miteux, la palme allant sans hésiter à Pierre Clémenti dans le rôle d'un flic complètement hystérique, hurlant et à jurant à tue-tête sur ses homologues coréens dès qu'il le peut. Imaginez Jean-Pierre Bacri qui fait une surdose de méta-amphétamines, et ça vous donnera une vague idée du niveau de la chose! Sans doute victime d'une déformation professionnelle, Jean-Claude Roy a la mauvaise idée de filmer son thriller comme un vieux porno pantouflard. Et s'il y a bien quelques plans nichons et une ridicule scène de sadomasochisme où une fille en lingerie se fait fouetter par un coréen timide et rondouillard, le non-dynamisme de la mise en scène ne permet pas franchement de se délecter de ce que l'on peut sans hésitation appeler un non-spectacle... Mais cela n'est rien en comparaison des fameux massacres perpétrés par les sous-fifres de Boorman Jr. Trois malheureuses petites scènes de "snuff" même pas précédées du viol de rigueur. La première fille se fait percer le ventre par un coup de bâton, la seconde est électrocutée dans un bassin et la troisième, pour laquelle le psychopathe fait enfin preuve d'un peu plus d'imagination, est torturée à l'acide. Les effets sanglants extrêmement sommaires sont signés par un très jeune Benoît Lestang, encore tout frais de l'expérience du tournage de "La revanche des mortes-vivantes" de Pierre B. Reinhard, ce dernier officiant ici comme monteur. Kerozene |
|
|
MATADOR - Pedro Almodóvar avec Assumpta Serna, Antonio Banderas, Nacho Martínez, Eva Cobo et Carmen Maura, 1986, Espagne Diego, un ancien matador, se masturbe en regardant Blood & Black Lace de Mario Bava et Bloody Moon de Jess Franco. Mais pourquoi donc ? Tout simplement parce que le matador n'exerçant plus son métier de "mettre à mort les taureaux dans la dignité" trouve maintenant réconfort en regardant des films d'horreurs, de demander à sa copine de faire la morte lorsqu'il la baise et à enseigner son ancien métier à des jeunes hommes. L'un de ceux là, Angel, à des difficultés à se faire des copines en raison d'une éducation trop religieuse. Après avoir demander conseil à Diego, Angel décide de montrer à Diego qu'il n'est pas homosexuel. Alors, lors de la soirée, il viole sa voisine (qui sans savoir est la fiancée de Diego). Le lendemain, il se livre à la police, mais l'agressée ne porte pas plainte. Angel confesse ensuite 4 meurtres et une avocate, qui semble trouver la violence et la mort sexy, le défend, puisqu'elle le croit innocent. Ce film d'un jeune Pedro Almodóvar est comme vous pouvez le constater très éclaté et ressemble vraiment à un film de genre et encore plus à un film de Jess Franco. Premièrement en raison que les personnages débordent de sexualité, qu'il y a des meurtres, un brin de violence et en raison que le scénario est éclaté au possible et plus encore puisque Almodóvar recrée même une brève scène de Vampiros Lesbos (la danse du début avec Soledad Miranda, l'angle de la caméra est identique), quelques scènes de Blood & Black Lace (le défilement des mannequins dans le préparation et la mort dans la baignoire). Mais il s'agit aussi pleinement d'un film d'Almodóvar par le coté mélodrame, des chassés-croisés amoureux, par la présence de deux acteurs fétiches (Antonio Banderas et Carmen Maura), etc. Le film est vraiment à regarder pour ceux qui ne l'ont pas vu et encore plus si vous aimez le cinéma marginal de Jess Franco. Le film ressemble tellement à du Franco, c'est dément. La seule et presque différence est qu'Almodóvar a vraiment pris son temps pour le tourner et qu'il a soigné sa mise en scène. Ce film est un indispensable ! Black Knight |
|
|
MATTHEW SALIBA'S FRANKEINSTEIN UNLIMITED (DARK LOTUS by Matthew Saliba, VICTOR by Matthew Forbes, FLESH FOR KUNG FU by King-Wei Chu, REFLECTION by Maude Michaud, OCCAM'S RAZOR by Peter James, MR. FLUFFENSTEIN by Martin Gauthier, 2009, Canada MATTHEW SALIBA'S FRANKEINSTEIN UNLIMITED est une anthologie de 6 court-métrages québécois ayant pour thème le roman de Mary Shelley. Comme le roman est dans le domaine public, mais que le maquillage de la créature ne l'est pas et appartient à l'Universal... Les différents courts métrages traiteront donc de différents thèmes du roman, mais rarement de la créature. Le film s'ouvre avec DARK LOTUS qui est la troisième partie d'une trilogie ayant pour thème le "sado-érotisme". Les deux précédents étaient SHE WAS ASKING FOR IT et VAMPIROS LESBOS. Tout comme les précédents, le réalisateur fait appel à la photographie animé à la manière du film LA JETÉE. Mais cette fois-ci, il utilise en plus la technique du noir et blanc. Le récit débute avec la naissance de jumelles orchestré par le docteur Orlof, au moment d'aller porter la 2e jumelle dans de la terre pour la faire féconder via une expérimentation, des membres de la mafia s'interposent et tuent le Docteur Orlof et la progéniture. Des années plus tard, la survivante, alors qu'elle fait une danse érotique en mimant une araignée, fera la rencontre du chef de la mafia et elle tentera alors de se venger. Pour moi, ce court métrage est peut être la plus grande réussite de Matthew Saliba pour le moment. Le réalisateur emploi de magnifiques comédiens (Kayden Rose, Martin Plouffe et John M. Thomas) de l'excellente musique et contient quelques hommages: The Diabolical Dr. Z, The Beyond, Eraserhead. Le tout est matiné d'expressionisme Allemand.n Une grande réussite. Le deuxième court-métrage a pour titre VICTOR est réalisé par Matthew Forbes. Celui-ci suit le parcours du Dr. Frankeinstein après que celui-ci a été séparé de sa créature et présente le docteur qui s'interroge sur ses actions et l'impact de sa création sur la société. Celui-ci contient moins d'actions, mais est doté d'une excellente richesse au niveau psychologique. Un court métrage vivement recommandé. FLESH FOR KUNG-FU de King-Wei Chu compose le 3e court métrage de cette anthologie et met en scène Gordon Liu qui reçoit une invitation pour un combat épique contre un maitre d'art martiaux qui tue les grands maitres pour se composer le corps du maitre ultime. Le titre de celui-ci est un délicieux clin d'oeil au Flesh For Frankenstein de Paul Morrissey et est ni plus, ni moins un hommage au Kung-Fu et à Gordon Liu. Il est à noter que ce court métrage à été entièrement tourné à Hong Kong et devrait faire énormément plaisir aux fans d'art Martiaux. Ses 5 minutes on l'air d'en durer une et je dois avoué que j'ai bien hâte de voir les prochains projets de ce réalisateur. La quatrième partie est composé de REFLECTION par Maude Michaud. La réalisatrice a décidé de présenter l'action de son court métrage à l'intérieur d'une salle de spectacle où des "freaks" gagnent leur vie. L'une d'elle, défigurée, se payera une opération au visage pour retrouver sa beauté. Sera t'elle plus heureuse ainsi ? Cette épisode est certainement la plus mature du lot au niveau des sentiments et des thèmes. De plus, il comporte d'excellents numéros de cirque fait par des artistes de talents. Après DARK LOTUS, celui-ci est mon préféré. Vient ensuite, OCCAM'S RAZOR de Peter James. Celui-ci met en scène l'interrogatoire de deux suspects dans une histoire d'un double meurtre. D'une durée de 30 minutes, et malgré une interprétation très émotive et un retournement de situation dans la lignée de THE USUAL SUSPECTS... est selon mes gouts l'un des plus faibles du lot. C'est que la durée est trop longue et brise un peu le rythme d'avec les 5 autres court métrages. Sinon... Les noms des personnages (Karloff, etc.) forment un bel hommage. Et enfin, cette anthologie ce terminer avec MR. FLUFFENSTEIN. Ce dernier court métrage est à saveur humoristique et met en scène une petite fille, qui après la mort accidentelle de son chat, décide de se fabriquer un nouveau chat. Mais celui-ci s'attaquera aux chats du voisinages... Ce court métrage, avec sa petite touche d'humour et sa légèreté, est tout à fait bienvenue pour conclure le tout. Très divertissant. Black Knight Pour ceux qui sont intéressé, le dvd est disponible via: http://www.frankensteinunlimited.tk/ |
|
|
MY RIGHT TO RAVAGE MYSELF aka SUICIDE DESIGNER aka Naneun nareul pagoehal gwolliga aka Mise à nu - Jeon Soo-il avec Jung Bo-seok, Choo Sang-mee, Kim Young-min, Park Soi, 2003, Corée du Sud, 93m
«
Il ny a que deux façons de se rapprocher de Dieu :
écrire ou aider les gens à mourir. » On débute avec Mara, une artiste qui fait une performance dans un temple en ruine. On rencontre ensuite Sei-yeon, une fille que lon pourrait qualifier de nymphomane et qui a couché avec deux frères, choisissant capricieusement le plus âgé, un photographe. Cette fille qui semble vivre pour linstant présent va se suicider après avoir rencontré le «suicide designer», Sung, un écrivain qui accompagne et prépare des gens qui veulent, selon son expression, «se reposer». Le plus jeune des frères est en furie contre son ainé et cherche à se venger en faisant un mauvais parti a lassistant au suicide. Pendant ce temps, Mara demande au photographe de filmer ses performances, car elle ne sest jamais vue en action. Ses actes tournent autour du sang et de la mort et on devine rapidement quelle aussi a de mauvaises intentions. Oeuvre existentialiste nihiliste dune beauté formelle étonnante, SUICIDE DESIGNER multiplie les réflexions sur la vie, la mort et lart. Au travers, il y a bien ce jeune homme, inspiré par son idole Kurt Cobain qui veut se faire donner la mort et qui changera didée, mais il est en périphérie de lhistoire, comme un échappatoire, une excuse pratique pour ceux qui croiraient que le réalisateur présente le suicide comme seule réponse au mal de vivre. La photographie est superbe et les acteurs excellents. Le mélange initial dEros et Thanatos ne prend pas toute la place, mais rappelle bien cette dualité inévitable des désirs sexuels et des pulsions de mort. La mise en scène sattarde sur les acteurs avec curiosité et lon tente de percer le mystère de ces âmes malades. Le montage y va de retours en arrière fréquents, nous aidant à comprendre ses personnages atypiques. Mais devant le sujet, il faut se méfier des jugements, il faut écouter et tenter de comprendre, ça ne laisse pas indifférent. Mario Giguère |
|
|
PETRIFIED - Charles Band, 2006, États Unis Charles Band n'a plus un rond, ce qui ne l'empêche pas de continuer à sévir au rayon des DTV craignos avec des résultats bien plus cheap qu'autrefois, emballés en quelques jours, comme ce "Petrified" dont le pitch à base de momie extra-terrestre fort méchante n'est pas sans rappeler un "Time Walker" de sinistre mémoire. Ici, la momie est à la poursuite d'un agent du FBI entré en possession d'un objet qui lui appartient (à savoir la main d'une autre momie) et qui a eu la bonne idée de trouver refuge dans une clinique spécialisée dans la nymphomanie(!!!) dirigée par un savant à la recherche de la jeunesse éternelle(!!!!!). Peu prompte à la causette, notre momie élimine ses victimes en les changeant en pierre, à la manière d'une gorgone, c'est à dire par la seule force de son regard rougeoyant. Malgré cette base plutôt excitante (si si!), le résultat n'est pas franchement folichon. Peu de rebondissements, zéro suspense et des effets spéciaux extrêmement sommaires pour un résultat pantouflard - comme on pouvait malheureusement s'y attendre. Seuls quelques bisous saphiques trop timides, trois ou quatre jolies nanas en sous-vêtements et une paire de seins (autant dire que le père Band n'exploite des loin pas tout le potentiel de son cadre) ainsi quelques dialogues bien crétins débités par des acteurs(trices) qui resteront de sombres inconnu(e)spermettent de traverser ce métrage sans trop de dommage... Kerozene |
|
|
Les RANGERS DEFIENT KARATEKA aka THREE MUSKETEERS OF THE WEST; TUTTI PER UNO... BOTTE PER TUTTI - Bruno Corbucci, 1973, Italie Ne vous laissez pas berner comme moi par ce titre français trompeur, et jetez un rapide coup d'oeil au titre italien (ou même anglais) qui fait référence de manière plutôt potache à la fameuse devise des trois mousquetaires. L'intrigue est celle d'un jeune bouseux, fils de ranger, qui décide de partir sur les traces de son père afin de "se couvrir de gloire". C'est à dos d'âne, armé d'un tromblon, d'un fromage qui pue et d'une bible renfermant une brique qu'il part à la recherche des trois fameux amis de son père, cousins lointains d'Atos, Portos et Aramis, et anciens rangers reconvertis en arnaqueurs de secondes zones. Parmi eux se trouve George Eastman dans le rôle d'un as de la manipulation des cartes, et donc tricheur de premier plan. Après des "retrouvailles" à base de baffes dans la gueule (on est en plein délire slapstick), nos quatre compères décident d'escorter une innocente infirmière qui tente de faire passer des médicaments à la frontière mexicaine... leur chemin sera évidemment semé d'embuches.... Bruno Corbucci donne le ton dès le début en ouvrant son film sur une classique bataille de tartes à la crème. Tout de suite, le petit Bruno marque la distance avec son frangin Sergio et dès lors on sent qu'on n'a plus qu'à bien se tenir, parce que ce qui va suivre risque de peser lourd.... très lourd. Le surpoids ne se fait d'ailleurs pas attendre, en particulier lors des scènes de bagarres contre une tripotée de personnages tous plus croquignolets les uns que les autres, bagarres systématiquement accompagnées de grimaces, de one-liners humoristiques et de bruitages de dessins-animés. Parmi les adversaires on trouve un duo de tueurs qui n'est pas sans rappeler les Dupont et Dupont de Tintin, les trois rangers mousquetaires bien évidemment, des brigands de grand chemin sales comme des cochons, une horde de chinois (seule scène qui "justifie" le titrage français) et une troupe de cirque d'origine allemande dans un train! Souvent stupide et rarement drôle, le film de Bruno Corbucci a du faire se retourner Alexandre Dumas dans sa tombe en plus de sonner le glas du western à l'italienne. Kerozene |
|
|
SEX WISH - Victor Milt avec Harry Reems, Zebedy Colt, C.J. Laing, Terri Hall et Robert Kerman, 1976, États Unis Après une nuit d'amour endiablée, Kenneth (Harry Reems) quitte sa fiancée au matin afin d'aller travailler. Dans le couloir, il bouscule par accident un homme (Zebedy Colt) muni d'une canne et d'une valise. Aussitôt seul, cet homme se déguise, se met un bas de nylon sur la tête et frappe violemment à la porte de chez Kenneth et de sa fiancée. Cette dernière, croyant qu'il s'agit de son fiancé, ouvre la porte et se fait sauvagement attachée, agressée sexuellement puis tuée (sa canne cache un redoutable sabre) par ce violeur/tueur sexuel à la voix de bébé de six ans! À son retour, Kenneth découvre le cadavre et téléphone à la police. Furieux, il décide de traquer ce 'sexual rapist killer" et de le tuer. Originalement titré THE NIGHT WALKER, ce roughie porno/horreur des années 70 adoptera le titre de SEX WISH afin de capitaliser sur le succès de DEATH WISH ! Le film est divertissant d'un bout à l'autre et on ne s'ennui pas. Harry Reems (avec un talent d'acteur limité) est convaincant dans le rôle du fiancé enquêteur et vengeur et Zebedy Colt donne une performance digne de sa réputation de réalisateur de "sick porn movies". Le casting inclu des performeuses régulières des roughies de l'époque: C.J. Laing (dans le rôle de l'amie consolatrice de Reems) et Terri Hall (cette dernière sera violée et se fera coupée la gorge dans une ruelle). Même Robert Kerman (alias Richard Bolla pour plusieurs rôles porn) de CANNIBAL HOLOCAUST est présent dans le rôle non sexuel d'un policier. L'assassin est vraiment dément avec son long manteau, son chapeau, sa canne, sa valise contenant divers accessoires de tortures (dildos, fusils, cordes, etc.) et une voix de bébé. Au niveau horreur, nous sommes servi avec divers meurtres perpétrés par un sabre sur la gorge et dans une scène, le tueur force un couple noir à baiser devant lui pour ensuite castrer l'homme et par la suite forcer la femme à lui faire une fellation pour ensuite la tuer. Niveau porn, comme le casting est composé de professionnels, nous sommes servi. Les scènes de sexe doux et les scènes plus rough de "domination soft" s'entrecroisent. Par exemple, pleurant dans un bar la mort de sa fiancée, Reems sera soulagé par deux étrangères dans leur appartement par un trip à trois. Enfin, ce film (entièrement tourné à New York) constitue vraiment une petite perle au niveau des roughie des années 70. D'autant plus que les parties "Rape & Vengeance" et d'enquête sont vraiment développées et que nous avons droit à l'un des tueurs les plus dérangeant qui soit. Largement avant le tueur à la voix de canard de THE NEW YORK RIPPER, nous avons droit au tueur sexuel violeur à la voix et parfois au comportement de bébé ! Black Knight |
|
|
The SUSPICIOUS DEATH OF A MINOR Morte sospetta di una minorenne - Sergio Martino avec Claudio Cassinelli, Mel Ferrer et Barbara Magnolfi. 1975, Italie Un inspecteur de police undercover essai d'éliminer un réseau de prostitution qui emploi des jeunes femmes d'âge mineur. Au même moment, une prostituée est assassinée à l'aide d'un rasoir et le fils d'un riche industriel est kidnappé. L'inspecteur, tout en fréquentant les prostituées afin d'avoir des pistes, se trouve alors un sidekick sous la forme d'un voleur à la tire... Ce film est le sixième et dernier thriller de Sergio Martino. Les précédents étaient: The Strange Vice of Mrs. Wardh, Case of the Scorpion's Tail, All the Colors of the Dark, Your Vice Is a Locked Room and Only I Have the Key et Torso. Je ne compte pas vraiment Scorpion with Two Tails dans le lot, puisque celui-ci est un peu plus horreur et moins en rapport avec le giallo ou le thriller pur. Parmi ces six films, il s'agit donc de celui qui est le moins connu. Pourtant le scénariste Ernesto Gastaldi est toujours au poste. Ce dernier avait scénarisé les cinq giallos précédents de Martino et en plus: Short Night of the Glass Dolls, Death Walks on High Heels et The Case of the Bloody Iris ! Nous avons donc affaire à un spécialiste. Mais, Georges Hilton et Edwige Fenech n'y sont plus et Bruno Nicolai non plus.Ce dernier a été remplacé par un dénommé et peu connu auteur du nom de Luciano Michelini. Et force d'admettre que sa musique ressemble beaucoup à celle de Nicolai et encore davantage à Goblin et encore plus à Stelvio Cipriani et particulièrement le thème de Un ombra nell'ombra semble avoir beaucoup inspiré l'auteur. Au génétique, nous n'avons donc plus Hilton mais plutôt Claudio Cassinelli, qui lui, est un habitué des films de Martino. Il interprète très bien l'inspecteur de police et dans ce film, comme un running gag, il casse autours de 10 paires de lunettes. En fait si ce film est peu connu et cela malgré ses qualités, la raison est peut être qu'il s'agit d'un genre de film hybride qui mélange le Poliziotteschi, le Giallo et la Comédie Italienne. Le film débute comme un authentique Giallo, pour par la suite entreprendre l'enquête policière (avec quelques moments de comédie) pour enfin revenir à un mode d'avantage giallo et ceci avec plusieurs meurtres et bien entendu la recherche et la capture de l'assassin. Et enfin la conclusion est matinée de "politique". Peut être que ce mélange de genres et l'absence d'Hilton et d'Edwige étaient des arguments de ventee peu commerciaux pour l'exportatio du film. Mais au moins, le dvd existe maintenant en Pal. Ceci étant dit, les scènes de "Giallo" sont remarquablement bien cadrées et sont comparables à n'importe quel autre des thrillers de Martino. Par contre, nous n'avons pas droit au traditionnel tueur aux gants noirs, mais plutôt au deuxième tueur des giallos... Celui qui arbore des lunettes fumées et ceci à la manière de Watch me, When i kill, Giallo a Venizia et autres. En prime, nous avons droit à deux interprètes de Suspiria: Franca Scagnetti (la cuisinière de Suspiria à la forme d'ogresse et qui a jouée beaucoup de Maman dans le cinéma italien) et Barbara Magnolfi (Olga dans Suspiria et interprète de The Sister of Ursula et Cut & Run). Finalement, je dirais qu'il s'agit d'un film qui est à découvrir et je suis presque convaincu que vous allez avoir autant de plaisir qu'avec les autres giallos de Martino. Du moins, les qualités techniques y sont, la musique fait mouche, mais il y a quelques petites éléments que les autres n'ont pas (comme le mélange de genres) et certains acteurs comme Hilton et Fenech qui sont absents. C'est à vous de voir, si vous avez envie de vous lancez à cette découverte. À écouter de préférence avec un bon verre de J&B. Black Knight |
|
|
The TAKING OF CHRISTINA - Armand Weston avec Roger Caine, Eric Edwards, Bree Anthony, Terri Hall et C.J. Laing, 1976, États Unis Christina (Bree Anthony) est à quelques jours de son mariage après avoir fréquenté son copain pendant six mois. Cette dernière, au détriment de son copain, avait décidé de rester vierge jusqu'au mariage. Pour calmer ses pulsions, elle rêve à sa nuit de noce en se masturbant sous la douche. Pendant ce temps, deux affreux (l'un particulièrement violent, avide de sexe et hors de contrôle, l'autre plus calme et modéré) font un vol dans une station service. Le caissier de près de soixante dix ans se fait cruellement trancher la gorge. À la recherche de plaisirs, ils vont dans un bar et invitent deux call girls (C.J Lang et Terri Hall) à l'hôtel. Le truand agité étant trop violent et sadique, quitte, pour prendre une marche afin de se calmer. Pendant ce temps, son copain se tape les deux filles avec comme affiche au dessus du lit, une affiche de Charles Bronson. Le même soir, ils quittent l'hôtel et le plus sadique des deux, cherche encore à combler ses envies inassouvies. Au même moment. Christina attend son fiancé devant le Fast-food où elle travaille. Et le résultat est qu'elle sera contrainte à entrer dans la voiture. Les deux truands l'amènent dans une maison abandonnée où elle sera attachée au lit, battue et violée. Pendant ce temps, son copain déçu de ne pas la retrouver devant le restaurant, va se consoler dans un bar où il terminera la soirée avec l'une des deux call-girl précédentes (Terri Hall). Christina battue, avec le sang au visage, du sperme dans la bouche et forcée de se taper les deux truands à la fois, réussie à les convaincre de l'amener avec eux pour leur voyage vers la Floride. Et de plus, elle réussie à les convaincre de passer à la maison de ses parents (la maison sur la gauche, dit-elle) pour voler de l'argent. Mais tout ceci est une ruse pour aller cherche une carabine pour tenter d'assouvir sa vengeance! Le film est réalisé par Armand Weston (le réalisateur du fabuleux THE DEFIANCE OF GOOD) avec l'aide du même producteur, monteur et musicien... Ce qui donne comme résultat une expérience cinématographique bien proche de THE DEFIANCE OF GOOD. Et ceci est pour le mieux. De plus, il y a des références au "RAPE & REVENGE" avec l'affiche de Bronson et avec la petite phrase "la maison sur la gauche". Mais contrairement à THE DEFIANCE OF GOOD, le film prend son temps pour installer l'intrigue et peut parfois manquer de rythme et passe peut être trop de temps avec les vilains avec des intrigues secondaires avant de revenir à Christina. Ce qui fait que le kidnapping de Christina survient bien tard. Mais le film comporte quelques moments d'humour noir, comme le fait qu'après que le vilain sadique est terminé de violer Christina, il va au bar prendre un verre et dit au fiancé de Christina, sans le connaitre, qu'au lieu de prendre une call-girl, qu'il devrait se servir gratuitement. De plus, le film se déroule dans la neige ce qui donne un plus au niveau de la morosité des lieux et au sordide des événements. La musique donne aussi une certaine ambiance "Last House" avec quelques musiques à la guitare. Bref, le film est vraiment à voir pour les fans de "Rape & revenge" et encore plus si vous avez apprécier THE DEFIANCE OF GOOD. De plus, la fin est particulièrement satisfaisante. Et enfin, il est à noter que ce film existe en deux versions. L'une de près de 70 minutes et la deuxième 85 minutes. Assurez-vous d'avoir la bonne pour ne rien manquer. Black Knight |
|
|
TURKISH STAR TREK aka Turist Ömer Uzay Yolunda - Hulki Saner avec Sadri Alisik, Erol Amaç, 1973, Turquie, 71m, version originale turque Il faut savoir que le film s'inscrit dans une série mettant en vedette ce touriste Ömer (Julki Saner). Donc Ömer, forcé de se marier à la pointe du pistolet, on imagine qu'il a engrossé la fille d'un boss de la mafia locale, est sauvé de son mauvais sort en étant télétransporté sur l'Entreprise. Si les noms changent un peu, c'est bien Kirk, Mc Coy et "Spak" qu'il rencontre ainsi que les jolies femmes en mini robes et haute coiffure comme en 1967. Nos versions bizarres ont des problèmes avec un extraterrestre qui change d'aspect à volonté, prenant l'apparence de membres de l'équipage et propageant un virus mortel à ses victimes en leur léchant la main. Y a aussi un méchant savant qui clone des robots en slips tarzan. Gaspation, comme qui dirait ! La comédie semble surtout venir des dialogues, qui seraient par surcroit remplit de référence turques, donc j'y ai peu rit au demeurant, regardant la version originale. Cependant, curieusement l'histoire de fond avec ce métamorphe est très typique de l'époque et est traitée de manière assez dramatique. Évidemment que les personnages sont ridicules, du Spock aux oreilles trop grandes et au sourcil volage, à Kirk qui ne fait que prendre la pose, à ce touriste au petit chapeau, mal rasé, qui se fout de tout et qui a évidemment peur de tout ce qui lui arrive ! Une curiosité pour les amateurs de nanars, de Star Trek et de comédies légères. Mario Giguère |
|
|
VENGEANCE D'OUTRE-TOMBE aka GONGER - DAS BÖSE VEGISST NIE - Christian Theede, 2008, Allemagne Un petit blabla d'introduction nous apprend que les "Gongers" sont des fantômes qui hantent les rêves avant de venir nous pourrir la vie pour de bon. C'est lorsque Philipp retourne dans le village côtier où il a grandit qu'il provoque, sans trop savoir pourquoi ni comment, l'arrivée d'un Gonger dans les rêves de ses amis d'enfance. Il va bientôt se rendre compte que ce Gonger, un gamin d'une dizaine d'année tout pâlichon, trempé des pieds à la tête et portant un bandeau sur les yeux, est en fait lié à un ignoble drame local vieux de quelques décennies et que ce sont les enfants des responsables dudit drame qui vont en faire les frais. Pire encore, il semblerait que la mort des parents de Philipp soit liée à cette affaire d'une manière ou d'une autre, alors que le pauvre se sent tellement responsable de celle-ci.... On pense un peu à "The Fog" de Carpenter pour le cadre (le village en bord de mère) et la "vieille malédiction qui s'abat sur les héritiers des responsables"... et même lors de la première attaque du Gonger qui se déroule en plein brouillard. Une attaque lourde de sens puisqu'elle élimine d'entrée de jeu le fumeur de joints du village. Pas de doute, on fait face ici à un fantôme anti-fumette. Et pour le reste, et bien on pense à plein d'autres films tant tout ce que nous propose ce téléfilm a déjà été ressassé bien des fois. Et ce n'est certainement pas l'interprétation très moyenne des acteurs, les apparitions du fantôme façon asiatique, ou la mise en scène et la photo très germaniques (comprenez par là ternes et monotones... à la "Derrik" quoi) qui vont corriger le tir. Il reste malgré tout un étonnant twist final, une jolie petite pirouette inattendue qui relève le niveau d'un l'ensemble que je ne recommanderai pas pour autant. Kerozene |
|
|
VOODOO aka VAUDOU - René Eram avec Corey Feldman, Diane Nadeau, Sarah Douglas, Jack Nance, 1996, Canada/États, 92m Arrivant sur le campus en retard, Andy (Corey Feldman) na pas dendroit ou se loger et espère bien que sa copine Rebecca, quil avait quitté pour aller en Europe, partagera son lit avec elle. Peine perdue, elle est dans une confrérie féminine et qui plus est, elle semble pas très enchantée par son retour. Andy va donc trouver refuge et intégrer une confrérie collégiale et rapidement se rendre compte que tout ny est pas si normal. Il y a aussi ce bonhomme étrange (Jack Nance) qui veut lavertir du danger quil court. Une histoire ou ses confrères sont des zombies vaudou, et quil risque de les rejoindre car le chef de gang a besoin dun sixième larron mort vivant: Andy. La pochette mintriguait en même temps quelle annonçait un truc pas très original, mais il y avait Jack Nance, acteur fétiche de David Lynch, la tête inoubliable dERASER HEAD. Alors bon. on ne fracasse rien niveau scénario, cest même faiblard, on ne réglera jamais la question de la copine désenchantée et ces zombies ont peur du sel comme les vampire ont peur de lail, mais sans trop de conséquences. Jack Nance y a un rôle bien petit, encore plus pour la belle Sarah Douglas qui disparaît trop rapidement. Ce nest évidemment pas Corey Feldman et sa coupe Johnny Cash qui gagnera un Oscar et le gore y est bien timide. À signaler, la version anglaise comporte un 4 minutes supplémentaires par rapport à la version française, je me demande bien pourquoi, puisquil ny a aucune partie de jambe en lair et très peu de sang. Une version pâlotte du vaudou avec moult aiguilles dans des poupées de cire qui ne fera pas peur à lamateur un tant soit peu expérimenté en la matière. Ou si vous préférez 2.5/10 ! Mario Giguère |
|
|
WAVE OF LUST aka UNA ONDATA DI PIACERE, Ruggero Deodato avec Silvia Dionisio, Al Cliver, John Steiner et Elizabeth Turne, 1975, Italie Un jeune couple (Silvia Dionisio et Al Cliver) rencontre un couple formé d'un riche homme d'affaire (John Steiner) et de sa femme abusée (Elizabeth Turner). Ils les invitent à venir sur leur yacht pour passer quelques jours de vacances. Surviendront intrigues, jeu sexuels, meurtres et autres. Il s'agit d'un film très plaisant de Ruggero Deodato et qui est scénarisé par Lamberto Bava. Ce film a été réalisé tôt dans la carrière de Ruggero, bien avant le succès de Cannibal Holocaust et autres et le résultat est enthousiasmant. Il s'agit en fait, d'un espèce de Giallo sur la mer où baigne une ambiance haute en sensualité et sexualité. Tout ceci grâce à la présence de la superbe et grande star de l'époque Silvia Dionisio (la femme de Ruggero) qui est dénudée constamment aux cinq minutes. Le film comporte aussi une très forte présence de l'impressionnant John Steiner dans un rôle dominant et de superbes plans sous-marins. De plus, la musique de Marcello Giombini reste en mémoire. Pour ma part, je ne me lasse pas de ce film puisqu'il y règne un contenu qui me plait qui est formé de: Sexualité, beaux paysages, ambiance détendu sur l'île, intrigues et excellentes interprétations. Vivement recommandé. L'un des meilleurs de Deodato et un diamant presque perdu. Black Knight |
|
|
WET WILDERNESS - Lee Cooper avec Daymon Gerard, Alice Hammer, Raymond North, Faye Little. Musique par: Melvin Devil, 1975, États Unis Dans les bois, une petite famille (composée de la mère, de sa fille, de son fils et de la copine de ce dernier) passe du bon temps. Ils feront la rencontre d'un dangereux maniaque meurtrier à la machette. Ce dernier aime forcer ses victimes à baiser avec lui avant de les tuer. Combien survivront-ils ? Il s'agit d'un roughie des années 70. Soit un porn hardcore qui mêle la violence, l'horreur et le sexe ! Le genre de film qui n'existe plus aujourd'hui et qui est maintenant impensable à faire. Le psychopathe porte une cagoule orange (à la manière du superhéros Deadpool) avec l'inscription 'love" écrit dessus et possède une bonne voix pour terroriser ses victimes. Le film débute d'une manière étrange... Le fils et la mère se séparent des autres pour aller ailleurs dans le bois, alors la fille et la copine de son frère profite du moment pour baiser! Surgit alors, le dangereux maniaque qui les force à le sucer. Après ce moment, il pénètre l'une d'elle (la seconde s'enfuit) et après l'acte, il enfonce sa machette dans l'orifice. Le film n'abonde pas de scènes semblables en raison de sa courte durée de 55 minutes. Mais les meurtres sont assez mémorables dans le style de Last House On The Left. De plus, le musicien crédité sous le nom de Melvin Devil utilise le main thème de Psycho à profusion et particulièrement lors des scènes d'accouplement. Le film est un spectacle rare, je vous le dit. Il y a même la mère qui est forcée de sucer son fils et les deux prennent goût et s'accouplent complètement. Et le point culminant est la découverte d'un noir attaché à un arbre qui aura à subir les paroles racistes et les commandements du tueur. Le film est composé de long plans et abonde de faux raccords. Ceci ajoute un certain charme à la chose. Il est à noter que le réalisateur n'a fait que deux films (toujours avec la même équipe et les mêmes comédiens), le premier s'intitulait Winnebango et avait lieu presque entièrement à l'intérieur. L'histoire se résume en deux lignes: deux jeunes femmes rencontrent un soldat et s'accouplent avec lui dans leur winnebango. Ceci étant dit, si vous avez envie de voir un slasher différent et hautement incorrect avec de belles femmes qui ont font plus que le maniaque en demande, de l'horreur et du porn... Ce film est pour vous. Black Knight |
|
|
The WILD WILD WORLD OF JAYNE MANSFIELD - Charles W. Broun, Joel Holt, Arthur Knight avec Jayne Mansfield, 1968, États Unis/France, 99m Ce documentaire nous amènes avec Jayne Mansfield durant son périple autour du monde. On va d'abord à Rome où Jayne partage avec nous sa passion pour les athlète musclés pour ensuite visiter des nudistes et se joindre à eux. Elle va ensuite à Paris pour se faire faire une beauté et allé se secouer dans un club de danse. Aux États Unis, elle va visiter un groupe de musique pop qui a la particularité de jouer sans le haut! Documentaire très spécial quine risque pas de vous faire apprendre absolument rien sur madame Mansfield qui à l'époque était en fin de carrière mais trouvait encore le moyen d'attirer les foules. Le film prend son intérêt dans son côté un peu malsain étant donné que Jayne était déjà morte durant la confection de ce film et que les réalisateurs ont simplement trouvé des morceaux de films à coller ensemble pour faire des réaction shot avec quelques éléments en prime de sexploitation. Pour rendre la chose encore plus étrange, une narratrice vient tenter d'imiter l'actrice et sort des âneries complètement débiles, ça devient ici limite insultant. Le comble arrive dans le dernier dix minutes où on veut recréer la mort de la vedette. Vision subjective à bord d'une voiture, image qui se secoue et devient flou. Traitement épouvantable et amateur qui vient clouer le dernier clou de ce Mondo très ennuyant et pas du tout excitant. Pas trop recommandable. Abba |
|
|
WITH A GIRL OF BLACK SOIL aka Geomen tangyi sonyeo oi aka La petite fille de la terre noire - Jeon Soo-il avec Yu Yun Mi, Jo Yung-jin et Park Hyun-woo, 2007, Corée du Sud, 90m On suit le quotidien de Hyegon, un mineur qui perd son emploi, est malade, vit seul avec ses deux enfants, Young-Lim, une jeune fille de 9 ans et son frère de 11 ans qui a lâge mental dun petit de trois ans. Rien de bien joyeux et cest cette petite fille qui tiens la famille tant bien que mal, mais les malheurs saccumulent implacablement et rien ne va plus. Les journaux relatent régulièrement le triste sort de mineurs en Asie, exploités et malades. On parle surtout de la Chine, mais la Corée ne semble pas y échapper. Pas un mot sur la mère de ces enfants, la petite doit donc la remplacer, protéger son frère et essayer de comprendre son père qui sombre dans lalcool. Le seul personnage qui aura loccasion de rire est le grand père, quelle consulte quand ca va trop mal. Dailleurs il ne semble y avoir que les ainés qui sadaptent au monde cruel dépeint par le réalisateur. Décors de ville minière à labandon, désolation et nihilisme sans espoir semblent être les seuls possibilités offertes à la fille. Et ses solutions sont éminemment tragiques et inattendues. Une réalisation sobre et efficace, qui évite le misérabilisme des mélodrames de pacotille. Chapeau au choix des enfants acteurs, dun naturel étonnant et émouvant. Lotus du meilleur film au 10ème festival asiatique de Deauville. Mario Giguère |
|
|
WRESTLEMANIAC aka El Mascarado Massacre - Jesse Baget avec Rey Mysterio Sr, Irwin Keyes, Leyla Milani, 2006, États Unis, 75m Une bande de jeunes sont en route pour tourner un film pour adultes lorsque leur van se brise près d'un village fantôme: El Sangre de Dios. Ils sont au parfum de la légende, durant les années soixante, le président du Mexique qui voulait voir son pays remporter des victoires en lutte aurait fait kidnapper trois des meilleurs lutteurs qu'il a confiés à une équipe de savants fous pour en faire un seul, imbattable. Manque da chance, El Mascarado vire fou et tue tous ses adversaires. On l'aurait isolé depuis ce temps dans le village maudit. Évidemment il est présent et tue un à un les imbéciles qui s'y promènent, leur arrachant la peau du visage comme jadis il arrachait le masque de ses adversaires. Erreur de ma part, au vu du visuel, je croyait vraiment être en présence d'un film avec Rey Mysterio, on a bien camouflé le fait qu'il s'agit du senior, plus vieux et plus bourru, plus proche des lutteurs d'époque, mais bien moins souple que Santo et encore moins de Rey Mysterio Jr. On a ici droit à un slasher qui flirte avec la comédie, toujours maladroitement, qui ne titille qu'avec des plans fesse en culotte redondants et avec des effets spéciaux risibles. À l'écoute du début de la piste commentaire, on se rend compte de l'improvisation totale qui a dû devenir monnaie courant quand le décor a été changé à 24 heures d'avis. Ceci excuse-t-il cela ? Non, il y a moyen de faire mieux, d'avoir une intention plus précise, de mieux filmer les effets gores pour qu'ils aient un plus grand impact. De toute évidence ici, ce n'est pas le cas et on rate autant le gore que la comédie ou la polissonnerie. L'authentique musique mexicaine est fort agréable à entendre et les vrais combats d'époque en générique ne font que souligner la maladresse de la mise en scène ultérieure. Peu recommandable, à moins de se fier sur les commentaires géniaux de Fangoria, Film Threat et Gorezone qui ont probablement voulu faire plaisir au distributeur Anchor Bay. Mario Giguère |
|
|
WYVERN - Steven R. Monroe avec Nick Chinlund, Erin Karpluk, Don S, Davis, 2009, États Unis/Canada, 90m Générique: les glace en Alaska se brisent à cause du réchauffement de la planète et on aperçoit un oeil de créature. Un pêcheur vide ses poissons au bord d'un lac avant de se faire bouffer par un dragon ailé. Dans un petit village d'Alaska qui se prépare à la fête du Solstice, divers habitants voient une créature ailée, mais la police refuse de s'énerver pour des histoires ridicules. Claire, la belle jeune propriétaire du café a l'oeil sur Jake qui soigne son mal de vivre après un accident ou son frère est décédé. Un orignal tombe dans la piscine du colonel Sherman et on retrouve le bras du docteur de la place, sans le reste. Il y a finalement peut-être quelque chose qui cloche ! Du réalisateur de SASQUATCH MOUNTAIN aka LA BÊTE, un autre petit téléfilm de monstre légendaire produit pour le Sci Fi Channel, dans une série qui nous a déjà donné EYE OF THE BEAST et son calmar géant. La formule se ressemble toujours. Y a un monstre, personne y croit, mais finalement il est là, encore un début d'amourette non consommé et ici encore plus JAWS avec son festival qui se prépare. Par surcroît, le vieux qui raconte sans gêne la légende du Wyvern, créature chassée dans la glace par Odin, sans que personne ne sourcille, elle est forte ! Le dragon est bien, mais on en a vu d'autres. la résolution est simplette et on a montré le monstre des les premières minutes, tuant le suspense que l'on essaie en vain de créer plus tard. Ajoutez le cliché des oeufs et si ce n'était des acteurs au demeurant sympathiques et du monstre à la présence généreuse, on passerait notre tour. Mais on passe au final un bon moment si on se met le cerveau à off. Mario Giguère |
|
|
YELLOW DRAGON - Tsutomu Kashima, 2003, Japon Yasuaki Kurata, gloire du cinéma d'action asiatique des 70s et 80s ("Sister Streetfighter 2 & 3", "Mad Mission 2" et plein d'autres trucs à base de ninjas, de kung-fu et de Sonny Chiba), écrit, produit et interprète le personnage principal de ce super méga nawak "Yellow Dragon". Le Dragon Jaune est une drogue qui a pour effet de décupler la force du celui qui l'ingurgite au point de le rendre plus fort qu'un mec capable d'exploser à mains nues cinq énormes cubes de glace empilés les uns sur les autres (démonstration à l'appui). Mais l'ingestion du produit n'est pas sans danger puisqu'il a la fâcheuse manie de détruire les cellules rouges de son hôte. La solution à ce problème qui transforme le sang en eau (les victimes "pisse" effectivement de l'eau par les plaies à la place du sang) pourrait se trouver dans les veines d'une jeune orpheline rebelle dont les grands-parents auraient été exposés aux radiations de la bombe d'Hiroshima.... Tout de suite, on sent le script débordant de délicatesse et de poésie. Chose immédiatement confirmée par la scène d'ouverture pour le moins percutante où deux hommes s'affrontent brutalement lors d'un combat câblé se terminant par une décapitation à coup de pied! Le ton est donné: dans "Yellow Dragon", on ne fait pas dans la dentelle: ça bastonne méchamment dans tous les coins de l'écran sans vraiment tenir compte des bases physiques élémentaires, et pour le reste, on fait comme on peut - c'est à dire pas très bien. Le scénario prend en effet l'eau de partout, déborde d'incohérences à se frapper la tête contre le mur, les dialogues sont d'une bêtise renversante et le développement des personnages tend presque vers l'outrage à spectateur. Pour un peu, on pourrait croire à un retour de Godfrey Ho derrière la caméra, mais la photo scope, une certaine débrouillardise compte tenu du budget visiblement pas très généreux et l'extrêmement efficace chorégraphie des combats d'ailleurs parfaitement lisibles (et signés Philip Kwok, qui a uvré sur "Story of Ricky", "Hard Boiled" et... "Tomorrow Never Dies"... haha, qui pensait pouvoir lier le prison-flick ultra gore "Story of Ricky et 007 aussi facilement?) viennent sans peine flinguer cette hypothèse. Alors, "Yellow Dragon" est-il un film à conseiller? Pas vraiment. Mais pour qui est prêt à encaisser un niveau de connerie assez puissant, le spectacle au charme très Z vaut quand même le coup. PS: le DVD français propose une image tout simplement à vomir, ce qui est parfaitement déplorable. Kerozene |
Vous pouvez soumettre directement votre visionnement de film, en cliquant ici
affiches : Moviemania | Contamination | Cinefania | Ifvw | Intercard SLR | MovieCovers | Worldcinemag | Pollanet | Sanchodoesasia | Swevidz
RETOUR À LA PAGE D'ENTRÉE DES VISIONNEMENTS
100 FILMS | INTRODUCTION | ART | ARCHIVES | BESTIAIRE | BLOG | NOS CHOIX | COURRIER | DICTIONNAIRE VISUEL | EDWIGE FENECH | FIGURINES | FORUM | GAZETTE | LECTURES | LIENS | LUTTE | MP3 - WAV | MUSIQUE | MYSPACE | REPORTAGES | RESSOURCES | PHOTOS | VISIONNEMENTS | VENTE