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mise à jour le 7 avril 2008
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- Gary Lennon avec Milla Jovovich, Angus Macfadyen, Stephen Dorff,
2006, États Unis, 101m Premier film du scénariste Gary Lennon, il adopte une approche qui m'agace toujours un peu, avec les personnages qui parlent régulièrement à la caméra. On ne verra qu'à travers ces passages les mères de Kat et Al, aussi dysfonctionnelles que leur marmaille. Violent et vulgaire, on parle de sexe et on passe à l'acte, Kat étant prise entre Al, une copine lesbienne et un pote d'Al, joué par un Stephen Dorff. La vengeance sera un peu courte et somme toute facile, enveloppant le scénario d'une ironie qui était bien appuyée par les dialogues. Ce ne sera pas au goût de tous et l'épilogue laisse un drôle de goût dans la bouche, mais pour le jeu à contre-courant de Milla Jovovich, ça vaut le détour. Mario Giguère |
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ALIEN
VS. PREDATOR - REQUIEM aka AVP - R - Colin Strause/Greg Strause avec
Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz, Johnny Lewis, Ariel
Gade, Kristen Hager, Sam Trammell, Tom Woodruff, Ian Whyte, Robert
Joy, David Paetkau, 2007, États Unis/Canada, 101m version non-coupée Si la prémisse de départ de cette suite reprend là où le premier opus s'était achevé, et que l'intrigue qui s'ensuit contient des trous majeurs à faire écarquiller les yeux des connaisseurs des deux franchises, l'on ne peut nier que ce "AVP-R" s'avère mieux réussi que son prédécesseur réalisé par Paul W. Anderson. Les frères Strause, grands fans de ces monstres extraterrestres au cinéma et spécialistes des effets visuels dans d'autres métrages, ne se sont pas embarrassés d'un long préambule pour leur première mise en scène, et ils ont préféré privilégier davantage l'action et les moments sanglants dès le départ. Presque tout le film se constitue d'ailleurs en divers affrontements entre les Aliens, le Prédateur, le Prédalien et les humains, qui semblent presque au dernier rang de la chaîne alimentaire dans le récit. Les éclairages et les cadrages auraient pu être mieux soignés, car on ne voit pas toujours clairement ce qui se passe à l'écran. Néanmoins, un bodycount élevé, des moments gore en quantité suffisante, un peu de CGI (mais pas trop!), quelques clins d'oeils aux films des deux séries comme ce personnage féminin de militaire, sorte d'émule de Ripley-Sigourney Weaver et une trame sonore qui combine les thèmes musicaux connus des deux créatures, nous donnent droit à une série B divertissante et vigoureuse, mais limitée, car loin d'être transcendante et d'être à la hauteur de ses modèles. La fin laisse présager une autre suite qui serait, dit-on, réalisé à nouveau par les frères Strause. Souhaitons une intrigue plus peaufinée jumelée à une réalisation ayant le même rythme pour cette troisième partie. En attendant, soyons un peu indulgent et prenons ce "AVP-R" pour ce qu'il est... avec un grain de sel évidemment. Mathieu Lemée |
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AUTOPSY:
ALOVE STORY - Guy Crawford avec John Scot Mills, Dina Osmussen, Joe
Estevez, 2002, États Unis, 90m Le grand défaut du film, par ailleurs pas si original, est d'étirer son propos et de nous ennuyer régulièrement pour cause de scènes répétitives. On reste prude avec la caméra, les aspects les plus sordides n'étant évoquées que dans les dialogues. Les acteurs font bien leur boulot, Dina Osmussen étant aussi efficace en morte qu'en vivante, mais la recette manque d'épices. Joe Estevez semble improviser totalement ses dialogues et il n'est jamais une garantie de chef d'oeuvre. Mario Giguère |
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BLOOD
MASK: The Possession of Nicole Lameroux -Dennis Devine avec Sally
Dalton, Danielle De Luca, 2007, États Unis, 82m Comment actualiser LE MASQUE DU DÉMON de Mario Bava. Rien de bien original pour ce petit film indépendant qui ne trouvera grâce qu'auprès des amateur de jolies bimbos. On voit tout venir bien à l'avance, le gore n'est pas réellement efficace et la multiplication des masques, un par victime, le rend plus banal, si c'est possible. Ajoutez une dose de sado masochisme un peu tiède, une petite séance d'exorcisme tout aussi ridicule en final, des classes d'élèves pas convaincantes et il ne reste encore que la relative beauté des "actrices". Triste héritage pour Mario Bava. Mario Giguère |
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CREEP-
Christopher Smith avec Franka Potente et Vas Blackwood, Angleterre,
2004, 85m Le premier long métrage de Christopher Smith, CREEP, laissait prévoir de belles choses pour le futur du jeune réalisateur anglais. Y allant par la suite avec SEVERANCE, une comédie-horreur plutôt efficace, Smith s'était d'abord intéressé au slasher plus conventionnel. CREEP est LOIN d'être parfait et comporte quelques aspects agaçants mais il réussi quand même à se rattraper avec une deuxième partie merveilleusement excitante. Quand même assez étrange de voir un film aussi bipolaire, chiant à fond dans la première partie mais hyper intéressant et bien foutu dans la deuxième. Premier problème de la première partie, ça n'avance pas du tout, le rythme est d'une lenteur somniphérique et on passe pas mal trop de temps à s'attarder sur le personnage de Franka Potente. Vous me direz que c'est une étape presque obligatoire que de vouloir approfondir le personnage principal pour ensuite le voir progresser, effectivement. Mais même mon profond respect pour Franka Potente, une excellente actrice, n'a pas pu me faire m'attacher à un personnage aussi antipathique et énervant que celui que doit jouer notre actrice. Sincèrement, elle aurait pu crever au milieu du film que je m'en serais autant bien porté. Quand en plus, un personnage intéressant vient s'ajouter à l'histoire et qu'on doit le voir mourir on se dit '' BEN MERDE TUE L'AUTRE GARCE SALE CON''. Autre chose énervante, ÇA MANQUE DE SENS À EN DEVENIR NIAISEUX ! Va falloir m'expliquer comment de un, on peut s'endormir dans le métro et qu'aucun garde ne puisse venir vous réveiller, mais bon sans ça y'a pas de film mais qu'un énergumène décide d'attendre quoi, une heure sans lui non plus se faire sortir du métro, pour ensuite tenter de violer la fille, faut vraiment vouloir. D'autres éléments sont douteux mais bon, j'ai pas le goût de m'y attarder. Les bons côtés maintenant car il y a en beaucoup. D'abord, le film prend son envol à le seconde même où on voit le tueur, qui a un look d'enfer et qui est joué avec une belle intensité par Sean Harris, dont j'ignorais l'existence avant ce film. Le spectateur se tient sur le bout de son siège, on assiste à une accumulation de scènes pas tellement innovatrices, mais efficaces qui ne font que rendre un intérêt croissant au film. Smith ne rentre dans le piège de miser son suspense sur le '' BOO LE TUEUR SORT DE NULLE PART ET TE FAIT LA PEAU'', il va plutôt laisser son tueur maltraiter une pauvre SDF pour ensuite, laisser le spectateur comprendre que l'affrontement final entre lui et notre héroïne doit et va arriver. Le film est assez généreux en sang et en effets gore, avec un superbe dénouement bien sanglant à la fin. Dernier hic, cette espèce de fin que je trouve malheureusement un peu trop prétentieuse à qui on voit un désir d'être originale, mais qui se révèle à mon sens complètement à côté de la plaque. Abba |
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Le
CRI DE LA MORT aka The Living Coffin aka El Grito de la muerte -
Fernando Mendez avec Gaston Santos, Maria Duval, 1959, Mexique, 72m Autre film d'une longue série qui reprend le mythe de la Llorona. Un film au rythme assez lent et aux rebondissement assez prévisibles. Il y a anguille sous roche et notre détective à cheval va tranquillement découvrir le pot aux roses. Il y a tout de même une belle atmosphère, une crypte vaste avec ce curieux système d'alarme et ce village presque fantôme. Maria est fort belle et on comprend mal le bellâtre de ne pas s'y intéresser ne serait-ce qu'un instant. L'édition chez Bach Films offre une belle copie en version originale ou française. J'ai regardé avec la langue de Molière, un fort bon doublage. Mario Giguère |
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Los
CRONOCRIMENES aka TIMECRIMES - Nacho Vigalondo, 2007, Espagne Dans le paysage du cinéma fantastique espagnole, LOS CRONOCRIMENES semble faire office d'outsider car pour une fois, il ne s'agit ni d'une production Filmax (LA SECTE SANS NOM & co.), ni d'un film affilié à Guillermo Del Toro (L'ORPHELINAT & co.), ni d'une pelloche débordante de jeunisme exacerbé (BLACK SERENADE & co.). De plus, d'un point de vue purement plastique, on est loin de la photo super chiadée de L'ORPHELINAT ou du film de Balaguero. Bien au contraire, Vigalondo nous plonge dans un univers relativement terne et sans esbrouffe visuelle. Un style qui sied plutôt bien à son histoire alambiquée, celle d'un homme qui, attiré par la vision d'une femme nue au milieu d'un bois, se trouve pourchassé par un psychopathe au visage bandé avant d'atterrir malgré lui dans une machine à remonter le temps pour se retrouver finalement témoin de ses propres actes quelques heures plus tôt. Vigalondo exploite à merveille son concept qui met en avant les traditionnels risques encourus par les voyageurs temporels qui risquent de causer des erreurs en modifiant le cours de l'histoire. Jusque là rien de vraiment neuf, à la différence que les propos du film vont clairement dans le sens plutôt effrayant que le hasard n'existe pas, que le destin n'est rien, que l'avenir est tout sauf aléatoire et que finalement toute l'Histoire de l'humanité doit être écrite quelque part - un peu comme dans TERMINATOR d'ailleurs quand on y pense. Et c'est cet aspect lié à la remarquable clarté de l'écriture de Vigalondo qui - paradoxalement - pose problème. Son film fonctionne sur une logique implacable, mathématique, et il prend un soin particulier à ce que tous les événements soient justifiés, rationalisé, poussant le film à en devenir inévitablement prévisible une fois tous les éléments de l'équation mis en place. Du coup, le dernier acte ne fini par présenter que bien peu d'intérêt car ne tous les enjeux soulevés préalablement n'ont plus lieu d'être. Sans doute aurait-il fallut un dernier retournement de situation, un twist saugrenu pour satisfaire le spectateur qui ne peut que conclure le film par un dommageable " tout ça pour ça ". Une fin décevante mais LOS CRONOCRIMENES, qui dans ses deux premiers tiers est diablement captivant, a le mérite de révéler un réalisateur-scénariste au potentiel élevé. Très élevé même. Kerozene |
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DAY
THE WORLD ENDED - Roger Corman, 1955, États Unis DAY THE WORLD ENDED se déroule en grande partie dans la maison en question. Le monde post-apocalyptique est ici résumé à une radio qui ne capte plus aucun signal (témoin de la probable annihilation de l'humanité), quelques plans extérieurs montrant une faune aux prises avec des fumigènes savamment disposés hors champs et à des images d'un ciel menaçant. Menaçant car possiblement porteur de pluies radioactives. La grande menace semble en effet être la conséquence directe des effets des bombes sur l'environnement et l'atmosphère, mais finalement le danger ne viendra pas d'un revers de la nature mais de l'Homme lui-même. Outre la présence d'un trentenaire (qui semble plutôt en avoir quarante) aux tendances psychotiques au sein du groupe, c'est au final un hideux mutant à cornes muni d'une carapace et de trois yeux qui s'avère le plus dangereux. La métaphore sur les dangers du nucléaire dans toute sa non-subtilité donc, mêlée non pas à une illustration de la menace communiste mais bien à une crainte de prise de décision irréfléchie de la part des gouvernements en place - qu'ils soient américains, russes ou autre. Au-delà du contexte politico-social plus ou moins conscient, le film tente surtout de capitaliser sur son mutant super kitsch en le mettant bien en évidence sur l'affiche d'un film dans lequel il n'apparaît finalement que lors des cinq dernières minutes (si l'on excepte les apparitions fugaces d'une ombre et d'une grosse pâte griffue). Pas vraiment de quoi s'extasier donc : DAY THE WORLD ENDED est au final plus bavard qu'excitant et dans le genre Corman fera nettement mieux l'année suivante avec IT CONQUERED THE WORLD. Il est intéressant de noter que cinq ans plus tard, Corman réalise THE LAST WOMAN ON EARTH qui semble être une version dépouillée de DAY THE WORLD ENDED où seuls le contexte de fin du monde et le conflit amoureux de deux hommes pour une femme sont conservés. Le résultat: inévitablement soporifique. Kerozene |
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DEAD
LIFE - William Victor Schotten avec Michael Hanton, Ashleigh
Holeman, 2005, États Unis, 90m Un autre film distribué par BRAIN DAMAGE FILMS, boîte qui offre régulièrement le meilleur des films indépendants d'horreur. Pour celui qui veut tout voir. Mario Giguère |
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DECOYS
aka SOEURS DE GLACE aka PIÉGÉS - Matthew Hastings avec
Corey Sevier, Stefanie von Pfetten, Kim Poirier, 2004, Canada |
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DECOYS 2: THE SECOND SEDUCTION - Jeffery Scott avec Corey Sevier, Kim Poirier, Dina Meyer, 2007, Canada, 94m Quelques années plus tard, surprise, Luke est chargé de cours dans une université. Il n'ose plus parler des extraterrestres femelles mais il est toujours autant obsédé par elles. Sur le campus, des jeunes vont s'affairer à monter un concours pour savoir qui aura le plus de relations sexuelles avec des collégiennes, preuves à l'appui. C'est comme ça que l'on découvre qu'il y a de nouvelles extraterrestres qui copulent sur le campus et qui ont toujours autant de difficultés à ne pas congeler leurs partenaires. Luke est surveillé par une psychiatre (Dina Meyer) et son professeur qui ne croient pas vraiment ses histoires. Luke finit par reconnaître Constance. Bonjour la paranoïa. On rempile pour une suite, avec une explication tordue pour ce qui est de Luke. Un brin plus sérieux que le premier film, cette suite marche dans les sentiers connus, avec en prime des figures connues des amateurs, comme Dina Meyer (Starship Troopers) ou Tobin Bell (SAW), tandis que Kim Poirier revient pour le plaisir de nos yeux. Les blondinettes monstrueuses ont maintenant le pouvoir d'apparaître selon les fantasmes de ces messieurs, fantasmes très réguliers pas trop surprenants. On a droit à notre lot de monstres en fin de métrage, qui n'exclut probablement pas un volume trois. Un divertissement léger mais pas désagréable, loin de là. Mario Giguère |
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EYES
OF THE WEREWOLF - Tim Sullivan avec Mark Sawyer, Stephanie Beaton,
1999, États Unis, 78m Tim Sullivan, plus souvent acteur, n'a réalisé que deux films. On comprends un peu pourquoi. À part les joies de la vision non furtive de Stephanie Beaton qui ne manque pas une occasion de se dénuder, on a droit à un film fauché et un loup-garou qui tiens résolument mal la route. Les yeux lumineux n'aident jamais, mais le gros plans sur le masque en caoutchouc grotesque auraient pu être limités. Les clichés abondent et on ne retiendra que cette finale somme toute tragique qui, entre d'autres mains, aurait été plus dramatique. Mario Giguère |
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La
FAUTE aka LA CULPA - Narciso Ibanez Serrador, Espagne, 2006, 1h12, Téléfilm Point d'horreur ni de surnaturel ici, nous avons affaire à un bel exemple de réalisme fantastique. Un rythme lent, des péripéties centrés autour d'un lieu unique (la grande maison de ville qui sert de cabinet à l'obstétricienne) et de trois personnages féminins. La chape de plomb du franquisme, le poids oppressant de l'église sur la vie des femmes (voir le personnage de la voisine bigote et un peu demeurée sur les bords) et plusieurs autres thèmes sont effleurés par Ibanez Serrador, dont on retrouve aussi le goût pour les plans subjectifs et les visages d'enfants maléfiques. Le décor a beau être bien exploité, l'ensemble est trop lancinant et finit par laisser sur sa faim. Même pas peur ! L'autre épisode de la série que j'ai vu et chroniqué, signé Balaguero (A LOUER - PARA ENTRAR Y VIVIR, également un huis-clos), est bien meilleur. Stelvio |
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FRANKENSTEIN
VS BARAGORN aka FRANKENSTEIN CONQUERS THE WORLD- Ishrô Honda,
Japon, 1965, 93m Japon, 87m États Unis Quand je suis tombé sur le synopsis du film, j'étais d'avance sous le charme et je me rué sur le DVD. Cette version plutôt originale du mythe de Frankenstein m'a vraiment fait sourire et j'en ai eu pour mon argent. L'idée d'un film de Kaiju avec Frankenstein paraît stupide (et ce l'est) mais l'intention est tellement bonne et le tout est fait dans un enthousiasme tel qu'il est difficile de résister à un tel spectacle. Les trucages sont assez amateurs mais ça ne fait que plus sourire et notre Frankenstein est bien sympathique. Le moment le plus inoubliables est quand Baragorn, le méchant lézard, attaque un petit village montagneux et on est allé tellement loin dans les maquettes, QU'ON A MÊME FOUTU UN CHEVAL MINIATURE QUI LÂCHE UN CRI DE DÉTRESSE ET QUI SE DÉBAT! Le problème, c'est que le cheval se fait probablement gigoter par une petite corde qui rend la scène hilarante. Le combat entre Frankenstein et Baragorn est vraiment bien fait, et Frankenstein tatanne avec passion le méchant Baragorn qui ne peut pas rien faire. Par contre, de rajouter une autre créature 3 MINUTES avant la fin et la faire emmener Frankenstein dans les eaux comme fin, ça me semble cheap et décevant. Néanmoins le plaisir et là! Jetez-y un coup d'oeil! Le DVD de MEDIA BLASTER offre la version USA, FRANKENSTEIN CONQUERS THE WORLD et la version unrated et rallongée japonaise FRANKENSTEIN VS BARAGORN. Abba |
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HEARTSTOPPER
- Bob Keen avec Meredith Hendersen, Nathan Stephenson, James Binkley
et Robert Englund, 2006, États Unis, 85m À éviter. Abba |
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The
HILLS HAVE EYES 2 aka La colline a des yeux 2 aka Le visage de la
peur 2 - Martin Weisz avec Michael McMillian, Jessica Stroup,
Daniella Alonso, Jacob Vargas, Lee Thompson Young, Ben Crowley, Eric
Edelstein, Jay Acovone, 2007, États Unis, 90m Alexandre Aja ayant refusé de réaliser la suite du remake à succès de "THE HILLS HAVE EYES" pour des raisons de divergences scénaristiques, c'est à un jeune réalisateur que le travail fût confié. Si celui-ci est capable de maintenir un rythme constant dans le mouvement de l'action, il ne fait pas montre de beaucoup d'imagination pour sortir le film des balises établies par le cinéma d'horreur gore. Alors qu'Aja a su faire du premier opus un superbe hommage aux meilleurs oeuvres du genre par ses angles de caméras et ses effets de terreur habilement conçus, son successeur s'en tient aux clichés d'usage qui diluent le suspense. Il faut dire que le récit imaginé par Wes Craven et son frère ne témoigne pas d'une grande originalité, les auteurs s'étant contenté de répéter les éléments à succès de la version remodelée sortie en 2006, et ce malgré des intentions avoués de se moquer de l'intervention militaire américaine en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Le résultat final ne peut donc que décevoir, étant donné la banalité des effets d'horreur gore, un scénario aux airs de déjà-vu contenant quelques illogismes qui font sourire, et une mise en scène sans éclats. De jeunes comédiens inconnus semblent un peu laissés à eux-mêmes dans le rôle des soldats alors que leurs comparses mutants semblent bien plus motivés. Mathieu Lemée |
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INEXCHANGE
- Zack Parker avec Sean Blodgett, Tiffanu Wilson, 2006, États
Unis, 90m Un récit des plus classiques qui se termine par un twist pas entièrement non prévisible. Filmé en vidéo avec une certaine classe, le film indépendant prend son temps pour mettre en place quelques meurtres spectaculaires. Il faut donc se méfier de la bande annonce qui vend le film comme un festival de torture et de sexe, on sera loin du compte. Évidemment que le distributeur, Brain Damage Films, met l'accent sur l'horreur viscérale, mais le réalisateur scénariste met de son côté l'accent sur l'horreur psychologique. Le rythme très lent et l'impression de déjà vu l'emportent et l'enthousiasme n'est pas au rendez-vous. Mario Giguère |
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JUSTINE
DE SADE - Claude Pierson, 1971, France/Italie/Canada L'histoire est évidemment tragique, mais le film est carrément divertissant. D'abord parce qu'on prend un malin plaisir à voir Alice Arno s'en ramasser plein la face (et les fesses), ensuite parce que Pierson y injecte tout de même une bonne dose d'humour décalé en poussant les traits de ses protagonistes vers la caricature. Sans compter l'hallucinante naïveté de la pauvre Justine qui en devient presque ahurissante, et combinée au jeu plutôt approximatif d'Arno c'est encore plus poilant. De plus, tout cela très joliment filmé par Jean-Jacques Tarbès dont la carrière de chef op oscillera entre les cochonneries de Pierson, les films avec Alain Delon et quelques titres de Claude Zidi. Tant d'arguments qui font de JUSTINE DE SADE un film nettement supérieur à la version signée Jess Franco, tant au niveau de l'image et de l'histoire que de l'érotisme. Un petit classique, en somme. Kerozene |
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La
LÉGENDE DE ZATOICHI: VOYAGE MEURTRIER aka BLIND SWORDSMAN:
FIGHT, ZATOICHI, FIGHT - Kenji Misumi, 1964, Japon Contre toute attente, et malgré le titre anglais plus que trompeur, la huitième aventure de Zatoichi oscille entre le film de sabre et le drame sentimental, mélange inattendu dans une série que l'on imagine volontiers plus orientée vers l'action et le suspense que vers les tergiversations paternalistes d'un mercenaire handicapé. Mais c'est justement ce qui rend le film touchant, voire même attendrissant. Tous les éléments sont aussi réunis pour faire de Zatoichi un père presqu'idéal, tout le contraire du père biologique de l'enfant qui s'avère être la dernière des crapules, reniant sa femme décédée ainsi que son fils. Plusieurs éléments ramènent d'ailleurs notre héros à un niveau qui semble plus terre à terre que dans les autres épisodes - même s'il reste hallucinamment doué au maniement du sabre et semble posséder des super pouvoirs grâce à son ouïe ultra fine qui lui permet de déceler n'importe quelle supercherie comme un tricheur aux dés. Une humanisation qui surgie de sa paternité improvisée donc, mais Zatoichi est aussi présenté comme un homme relativement commun en le confrontant à une procession d'aveugles qui sont tous prénommés Ichi. Mais Zatoichi étant un paria parmi les paria, c'est en leur tournant le dos qu'il termine cette aventure, après avoir déposé l'enfant dans un monastère et marquant ainsi sa différence avec ses semblables, à savoir les aveugles. Chassez le naturel, il revient aussitôt au galop. Kerozene |
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LIFEBOAT
- Alfred Hitchcock avec Tallulah Bankhead, William Bendix, Walter
Slezak, 1944, 96m Oeuvre de commande pour la propagande américaine, Hitchcock réussit à rendre intéressant un décor minimal, tout se passe dans cette chaloupe, et à garder le suspense pendant ses 96 minutes. Premier film réputé entièrement storyboardé, il a été repompé par plein de petits films qui ont perverti son propos. Le mélange des personnalités, l'humanisme en opposition aux instincts belliqueux, la tension sexuelle qui monte, le scénario joue sur plusieurs tableaux, refusant le simplisme qui aurait emballé une histoire si simple entre d'autres mains. Un classique à découvrir. Il me tardait de voir l'original ! Mario Giguère |
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LONE
WOLF MCQUADE aka Oeil pour oeil - Steve Carver avec Chuck Norris,
David Carradine, Barbara Carrera, Leon Isaac Kennedy, Robert Beltran,
L.Q. Jones, Dana Kimmell, R.G. Armstrong, Daniel Frishman, 1983,
États Unis, 105m Il semble que le réalisateur Steve Carver soit le seul en liste capable de mettre en valeur de façon positive l'acteur-gladiateur Chuck Norris. Après "AN EYE FOR EYE", très bonne série B, voici "LONE WOLF MCQUADE" qui se veut une sorte de western-spaghetti moderne. Le ton est donné dès le départ avec une musique thème aux accents lancinants d'un compositeur italien connu, Francesco De Masi, et la suite confirme ce choix esthétique, tant dans la façon de présenter le héros solitaire que dans la texture photographique qui profite pleinement des extérieurs du Texas. Le film gagne un autre bon point par la présence de David Carradine dans le rôle du méchant, et la scène finale, où il affronte Chuck Norris dans un duel où les arts martiaux remplacent le traditionnel duel au pistolet, est sûrement l'une des meilleures du cinéma américain en matière de combat à mains nues. L'ensemble ne fait pas dans la nuance, mais se révèle solide et assez agréable à regarder, la mise en scène étant capable de demeurer souple et mouvementée, bien qu'elle n'évite pas toujours certains effets de style un peu lourds par moments. Le jeu monolithique de la vedette passe mieux la rampe dans un tel contexte. Une modeste, mais belle surprise. Mathieu Lemée |
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LONG
RIDERS - Walter Hill avec David, Keith, Robert Carradine, James et
Stacy Keach, Dennis et Randy Quaid, 1980, États Unis, 99m J'ai passé un très bon moment, je vous le conseille donc vivement. Abba |
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The
MESSENGERS aka les Messagers - Danny & Oxide Pang avec Kristen
Stewart, John Corbett, 2007, États Unis/Canada, 90m Le film participe aux courant récent d'horreur, privilégiant le PG 13 comme c'est de plus en plus le cas et mettant en vedette une adolescente. La féminisation du cinéma fantastique commercial semble être venu d'Asie, mais les sondages démographiques des premiers weekends confirment que de plus en plus de jeunes filles s'intéressent au fantastique et les producteurs formatent leur films en conséquence. Les hommes sont donc des incapables ou des brutes à moins d'être le petit ami de l'héroïne. Ajoutez la morale de droite pas inhabituelle pour les Pang: séparés nous sommes en danger, ensemble, la famille triomphe des obstacles ! Mario Giguère |
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MS.45
aka L'ANGE DE LA VENGEANCE - Abel Ferrara Avec Zoe Tamerlis,
Etats-Unis, 1981, 1h20 Certains n'apprécient que modérément l'obsession christique d'Abel Ferrara. Au moins appartient-il à la famille des prêtres défroqués. Chez lui, le bénitier n'est jamais loin du caniveau. On retrouve dans cet ANGE DE LA VENGEANCE sa justesse de regard et son sens de la topographie urbaine. Excepté quelques coups de grand angulaire (hommage à Michael Winner, le père de DEATH WISH, dont c'était la marque de fabrique ?), sa vision de la ville passe par des plans moyens, sans sophistication superflue, cadrés avec ce qu'il faut de précision et de nervosité. Comme pour ses autres grandes réussites, Ferrara est épaulé par le scénariste Nicholas St John et le musicien Joe Delia, qui signe une trame sonore diablement efficace. Vecteur de cette redécouverte, le DVD Zone 2 édité par Aquarelle s'avère techniquement remarquable et contient des bonus instructifs et agréables (l'autopsie du " revenge movie " par Jean-Baptiste Thoret et les souvenirs de cinéphile de Christophe Lemaire autour du film). Un must ! Stelvio |
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MUTATIONS
- Brad Sykes avec John-Damon Charles, Katie Featherston, Erin Holt,
2006, États Unis, 78m Sykes a eu l'occasion de travailler avec un champion de Kickboxing, Brian Schwartz, mais qui n'est disponible qu'une fin de semaine. Il bâti donc un scénario autour de la vedette d'arts martiaux, le faisant apparaître au début, au milieu et à la toute fin pour des scènes d'action où il affronte le tueur, joué par son maître de Kickboxing. Sykes prétend que le mélange de kickboxing, d'horreur et de science fiction est plutôt rare, mais le mélange rappelle bien des petits films, notamment des films italiens. J'ai beaucoup pensé à Antonio Margheriti et son GOLEM. Sykes n'est pas ignorant du cinéma italien, puisqu'il demande à son directeur photo de s'inspirer du BLOODY BIRD de Soavi, puisque son film se situe en partie dans un théâtre abandonné. Par ailleurs il semble continuer à viser le grand public, le PG 13 américain, aucune nudité, malgré des "catfights" entre jeunes dames, du gore pas trop effrayant et de l'action qui ne fait pas trop mal. Brian Schwartz n'a pas la présence d'un Seagall ou d'un Norris. Par ailleurs la "mutation" du titre est celle du tueur, qui se voit pousser des espèces de champignons bleus sur la face, à la MUSHROOM PEOPLE, le film japonais. Dommage de le voir s'éloigner des ses succès passés, plus gores et sexy. Mario Giguère |
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The
NIGHT FLIER - Marc Pavia avec Miguel Ferrer, Julie Entwistle, 1997,
États Unis, 93m Grande surprise pour ce petit film dont je ne connaissait que la pochette et qui me paraissait bien banal. En fait, le vampire n'est pas vraiment le sujet central du scénario, qui gravite autour du personnage plus que détestable de Dees, joué magnifiquement par un Miguel Ferre inspiré. C'est donc un voyage dans l'esprit sombre du journaliste qui ne croit plus en rien, qui n'hésite pas à photographier les pires tragédies, qu'il met en scène sans aucun respect d'autrui, ignorant les sacrilèges qu'il répète à satiété. Du coup, ce sera peut-être le combat entre un monstre maudit qui ne tue pas par plaisir, le vampire, contre l'homme qui n'a plus rien d'humain. La finale, qui n'est pas sans rappeler un classique de Lucio Fulci, est diablement efficace et, chose rare chez King, est implacable et terriblement efficace. Un film à découvrir. Mario Giguère |
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PERFECT
STRANGER aka Dangereuse Séduction - James Foley avec Halle
Berry, Bruce Willis, Giovanni Ribisi, 2007, États Unis, 109m J'essaye encore de comprendre comment on a osé faire une horreur pareille, puisque même en essayant d'y voir un côté positif, je n'arrive pas à trouver une raison qui aurait fait de ce film un succès. Le film a floppé de belle façon et heureusement, car j'aurais perdu foi en l'humanité. Bon alors on assiste au festival du placement de produits et à la célébration du physique de Halle Berry, qui a l'air de passer plus de temps à changer de robes sexy qu'à faire avancer cette enquête pénible. Parlons en de cette affaire! Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi mal ficelée de ma vie, à croire que le scénariste avait écouté un épisode de CSI pour la première fois de sa vie et sur une impulsion, a pensé à histoire. On devine assez vite que la fin va frapper fort parce que merde, ça avance pas du tout pendant 90 minutes. On y arrive, et on fait PUTAIN DE MERDE, non seulement y'a fallu écouter ce navet mais la fin se trouve à être le pire élément du film tellement elle ne fait aucun sens. Y'a Bruce Willis qui fait rien, Halle Berry qui se trémousse, Giovanni Ribisi qui fait ce qu'il peut et y'a James Foley, que j'avais bien aimé avec CONFIDENCE qui offre sans doute le film le plus insignifiant et stupide de sa carrière. Pénible. Abba |
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PICNIC
AT HANGING ROCK - Peter Weir, 1975, Australie, 115m Il n'y a aucun monstre dans PICNIC AT HANGING ROCK, ni un tueur et en fait, il n'y aura aucune explication sur ces disparitions. Quelle belle entreprise que de faire un film sans réponse et qui au final, est bien plus efficace ainsi. Jamais on ne saura si le fantastique est intervenu dans le réel ou les raisons extérieurs qui auraient causées l'incident. On nage donc dans une atmosphère étrange, où on semble se jouer de nous, où les indices sont gros comme le monde AVANT les fameuses disparitions, comme si tout était planifié. Le plus gros du plaisir et des frissons sera dans la scènes terrifiante et en même temps fascinante où les jeunes femmes, qui semblent possédées, montent Hanging Rock pour ne plus jamais en revenir. On ne voit pas le visage des jeunes femmes, tout ce que l'ont voit, c'est la montée lente et lugubre accompagnée d'une musique électro flippante et d'un montage hyper intense. Les actrices sont tous convaincantes et Anne-Louise Lambert, qui interprète une des disparues et qui se retrouve sans trop qu'on le sache, le point d'attraction du film est d'une beauté rayonnante. La photographie est à couper le souffle et Peter Weir, qui semblait totalement inspiré par son sujet, offre ici une réalisation spectaculaire et méticuleuse, utilisant tous les racoins de ses environnements. Ce film me hante depuis maintenant une semaine et je le conseille vivement à n'importe qui qui veut essayer quelque chose de différent. Abba |
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Les
PROIES aka MOONLIGHT - Paula van der Oest avec Laurien Van den
Broeck, Hunter Bussemaker, Johan Leysen, Jemma Redgrave, Andrew
Howard., 2002, Pays-Bas coproduction G.-B./Allemagne/Luxembourg, 1h31 On devine un budget des plus limités, mais un travail de repérages consciencieux permet une exploitation optimale des décors forestiers. Les sous-bois humides rappellent parfois INTACTO ou THE BLAIR WITCH PROJECT. Aucune intrusion de surnaturel toutefois dans ces PROIES. On en reste d'un bout à l'autre sur les rails (c'est le cas de le dire) d'un thriller, avec ses hauts (le jeu remarquable des jeunes acteurs, dont Laurien Van Den Broeck concourerait aisément pour le titre de Nicoletta Elmi des années 2000) et ses bas, comme le bâclage de la fin du film. Un thriller doublé d'une histoire d'amour puis de sexe, entre deux très jeunes adolescents, qui ne se priveront pas de devenir " aware " du danger qui les guette à coup de sniffettes du stock de coke transporté par le garçon... Un " teen-thriller " finalement assez culotté et sympathique donc ! Stelvio |
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PUNK:
ATTITUDE - Don Letts, 2005, Angleterre/États Unis Niveau témoignages, le film propose des entrevues de quelques incontournables, comme Henry Rollins, figure majeure du mouvement qui se prononce en tant qu'érudit mais qui sait aussi se montrer critique par rapport à la relative fermeture d'esprit que le publique " punk " a commencé à adopter dans les années 1980 ; Jello Biaffra, qui s'exprime mieux que personne en ce qui concerne l'implication politique et idéologique du mouvement ; Thurston Moore en tant que musicien inspiré - entre autre - par tout le courant punk ; James Chance, figure emblématique du mouvement no wave que même les punks ne comprenaient pas ; ainsi que des membres des Sex Pistols, des Clash, de New York Dolls, d'Agnostic Front, de Bad Brains, des Ramones, de Siouxsie and the Banshees, etc... , et une quantité d'anecdotes incroyables sur des groupes ou des événements inattendus comme Ian McKaye et l'irruption de l'idéologie straight edge (" la contre culture de la contre culture " comme ils le qualifient) ou les Bad Brains en tant que premier groupe de punk/hardcore noir, jusqu'à Nirvana qui souhaitait plus que tout conserver cette idéologie mais qui ne put faire front face à la machine à fric que représentaient MTV et l'industrie du disque, machine qui poussa finalement Kurt Cobain à mettre fin à ses jours puisqu'il était devenu ce qu'il détestait le plus. La mort de Cobain, selon l'auteur du film et de quelques intervenants, correspond plus ou moins à la fin de la musique punk, mais pas de son idéologie, car des Biaffra ou des McKay continuent de bidouiller dans leurs coins en appliquant des méthodes DIY et en envoyant chier les majors... L'essentiel du message est donc parfaitement clair et Don Letts enrichit encore son film de quelques éléments pas si anodins que ça, en abordant notamment le sujet de la mode vestimentaire " punk " qui commença par accident lorsque Richard Hell, sur la photo de son premier album, apparaissait avec des fringues rapiécés à l'aide d'épingles. Trouvant cela tellement cool, les anglais ont commencé à déchirer leurs frusques pour ensuite les rafistoler de la sorte, alors que pour Hell, la raison était simplement économique. De là, la scène londonienne devint un vrai freakshow paradoxalement très tendance, et même si ni les Sex Pistols, ni les Clash ne portaient de crêtes sur le crâne, d'agrafes dans la gueule ou de fringues immédiatement identifiables, une grande partie de leur public devint un regroupement de curiosités pour première page de tabloïdes. Délibérément, Don Letts laisse aussi de côté les groupes de punk radicaux, comme The Exploited qui délaissait l'idéologie politique pour un comportement simplement vulgaire, ou GG Allin - pour des raisons sans doute évidentes - mais aussi la grande partie de la scène des années 1980. PUNK : ATTITUDE se concentre donc sur ce que son auteur considère comme la seule véritable scène punk anglo-saxonne qui ait existé (les autres pays, comme la France, ne sont pas cités). Personnellement je n'abonde pas totalement dans son sens, lui adopte le point de vue de quelqu'un qui vécut cette période, qui en était même un acteur reconnu et il semble qu'il lui manque un peu de recul par rapport à ce qui s'est déroulé par la suite (ça nous pend probablement tous au nez, mais n'est-ce pas un peu contradictoire lorsqu'on en vient au punk ?) mais le but du film n'est évidemment pas là, on l'aura bien compris. Kerozene |
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RAW
FORCE aka Kung Fu Cannibals aka Shogun Island - Edward D Murphy,
1982, États Unis/Phillippines, 80m Je suis sous le choc. Je pense que j'ai assisté aux films d'exploitation ultime et certainement un des plus belles expériences nanardes de ma vie. Alors récapitulons il y a Adolf Hitler, des zombies, des femmes à poil, un bateau qui coule, des arts martiaux, de la mitraillette et des moines cannibales. Certains disent que trop c'est comme pas assez mais ici bordel que le mélange est efficace et hilarant. Le tout semble se prendre assez au sérieux et c'est vraiment pour le mieux. Il y a un nombre incalculable de moments inoubliables. L'arrivée complètement dingue du zombie au début du film qui m'a laissé dans un état de surprise totale (je ne m'y attendais pas du tout). Également, cette décision merveilleuse que de montrer la progression des zombies au ralenti avec le rire démoniaque et asiatique forcé des moines comme seule musique, scène qui se répète au moins quatre fois et qui me ramène chaque fois à un état d'hilarité. Cette fameuse fête sur le bateau où il y a plein de nichons, de sexe et de dialogues plus ringards les uns que les autres. Ce coup de pied volant qu'un des héros passe à travers de la vitre du conducteur d'un camion QUI ROULE À 100 KM/H! Ah et tellement d'autres choses, je ne veux pas gâcher votre plaisir. On en prend plein la gueule pendant 80 minutes qui passent malheureusement trop vites. Tous les éléments du film sont sur la superbe affiche. Du divertissement à l'état pur complètement jouissif! Abba |
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SAAMRI
aka SATAN - Shyam Ramsay & Tulsi Ramsay, 1985, Inde Cette suite de PURANA MANDIR (1984) a la particularité d'avoir été produite en vue d'un exploitation en 3D, ce qui donne d'innombrables plans improbables et des effets de profondeur aussi ahurissants qu'exagérés. Il ne fait aucun doute que la vision de la chose en salle devait être réjouissante, malheureusement la version "plate" s'avère quelque peu monotone. D'abord parce qu'il faut quand même se farcir un paquet de chansons interminables, ensuite parce qu'il ne se passe pas grand chose. Heureusement, certaines séquences musicales s'avèrent croustillantes, à commencer par une scène de boîte de nuit dans laquelle le bellâtre de service au look de Framboisier du groupe Les Musclés chante sur une mélodie rappelant le "Thriller" de Michael Jackson en se la pétant grave devant un par terre de gonzesses dandinant des hanches avec jubilation. Mais cette scène n'est rien en comparaison du rêve de Startrek qui singe carrément le roi de la pop au milieu d'un cimetière infesté de zombies dansants et s'adonnant à une chorégraphie plutôt approximative! Un grand moment de n'importe quoi qui permet de patienter un peu entre deux interventions du revenant Saamri qui répète inlassablement le même geste: il tend sa main charnue vers la caméra... Vu la lenteur du machin, on se réjouit tout de même qu'il possède quelques pouvoirs magiques qui vont l'aider à propulser un bad guy d'une fenêtre, à en ligoter un autre à l'aide de lianes avant de le plonger dans des sables mouvants ou de faire voler le mobilier histoire de bien faire flipper sa victime. Plutôt court pour un film indien (moins de deux heures), SAAMRI ne semble pas faire partie de la crème du catalogue du clan Ramsay, mais il a clairement le mérite de dépayser. A ne pas confondre avec le film homonyme réalisé par K.I.Shaikh en 1998. Kerozene |
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SHRUNKEN
HEADS - Richard Elfman avec Julius Harris, Meg Foster, 1994,
États Unis, 86m Quel curieux mélange ! On se croirait d'abord dans un de ces films de bande de jeunes, comme dans les années 30 -40 -50 et on peut dire que les costumes et décors font beaucoup penser aux années 50. Ajoutez la copine du méchant leader des voyous, qui a à peine 15 ans, dont le coeur balance entre un des jeunes qui meurt et son copain délinquant qui a l'air résolument adulte. La jeune fille, très sexy, se révèle vierge quand le sorcier vaudou lui demande, car il a besoin d'elle pour sa dernière recette ! Le ton est donc curieux et irrévérencieux, ce qui ne surprend pas de la part de Richard Elfman, frère du célèbre compositeur Danny Elfman (BATMAN, SPIDERMAN et qui est représenté ici par une chanson d'Oingo Bongo) et réalisateur du bizarre FORBIDDEN ZONE. Sans parler du grand boss de la mafia locale, Moe, qui est une femme qui s'habille en homme. Ajoutez que la sortie dvd disponible chez RAZOR ENTERTAINMENT offre le film en 2D et en 3D et est "présentée" par deux marionnettes qui viennent régulièrement faire des blagues, un montage destiné à la télévision. Assez différent pour maintenir l'attention, plus humoristique qu'horrifique. Mario Giguère |
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SURVIVE
STYLE 5+ - Gen Sekiguchi, 2004, Japon Chacun des cinq récits apporte son lot d'éléments drôles, émouvants ou iconoclastes, on sent une réelle volonté de la part du réalisateur de pousser le spectateur vers l'émerveillement comme s'il lui contait une sorte de poésie douce-amère chargée d'émotions magnifiées par des décors plus grands que nature et chargés de couleurs chatoyantes. Mais cette espèce de générosité visuelle et narrative est telle qu'elle en devient quasiment indigeste, car si on se laisse d'abord agréablement bercer par la chose (certains gags font mouche, certaines idées visuelles et de mise en scène sont remarquables), on devient peu à peu agacé par ce trop-plein de fausse subversion laissant peu à peu la place à un monde guimauve et naïf qui fini de plomber le morale par un ennui devenant carrément redoutable sur les vingt dernières minutes. Dommage, car Gen Sekiguchi semble être un réalisateur bourré d'idée ; il ne lui manque plus qu'à savoir se mesurer, à doser ses éléments, se restreindre sur les abus calorifiques - ou alors y aller carrément à fond en jouant la carte de l'absurde quitte à perdre une partie du public. Parmi les gueules connues, on retrouve Tadanobu Asano dans le rôle du mari harcelé par sa femme revenante (certains semblent voir là une sorte de clin d'il à TOMIE, d'autres une mise en image des neuf vies d'un chat), le psychopathe de ICHI THE KILLER campe ici un rôle quasiment muet et ne fait finalement pas grand-chose à l'écran si ce n'est tirer la gueule ; et on retrouve aussi Vinnie Jones dans le rôle du tueur anglais et qui a visiblement quelques difficultés à se faire diriger par des non anglophones... jamais il n'a été aussi nul; sans oublier un petit rôle comique pour Sonny Chiba. SURVIVE STYLE 5+ fait partie de cette vague de films japonais complètement décalés, des gros budgets empreints de surréalismes et de fantastique, dont le ton oscille entre le drame, la comédie et l'onirisme. On pense à TOKYO ZOMBIE ou même à YAJI & KITA. Des films aux histoires complètement différentes, mais à l'esprit finalement très proche. Et dans le cas du film de Gen Sekiguchi, comme pour TOKYO ZOMBIE, ce mélange des genres s'avère finalement plus négatif que positif. Kerozene |
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WITHIN
THE WOODS - Brad Sykes avec Janelle Herrera, Erin Holt, 2005,
États Unis, 85m Brad Sykes a réalisé des films indépendants intéressants, j'ai vu DEATH FACTORY et surtout GOTH, qui m'avait vraiment plu. Ici, en partant sa propre compagnie de production, il semble avoir un budget plus restreint et un tournage serré. En effet, il n'y aura qu'un meurtre de nuit, on sauve sur les éclairages, et une téléréalité qui ne dure que 24 heures, c'est un peu court. Sykes veut, de son propre aveu, essayer de renouveler le genre du slasher, mais ses personnages sont stéréotypés et son intrigue pas si originale. On a bien une surprise en découvrant qui est le coupable, mais à ce point, n'importe qui aurait fait l'affaire. Du gore, un peu de nudité. On retiendra la performance d'Erin Holt, nunuche à la Paris Hilton, rigolote et surprenante. Sinon, ce n'est guère mémorable. Le film fait référence au premier film de Sykes, le nommé CAMP BLOOD, que l'on a pas besoin de connaître pour apprécier celui-ci. Mario Giguère |
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