
Le Post Nuke ou films d'action post-nucléaire a vécu ses années d'or après la sortie de Mad Max Road Warrior. Les copies et hommages sont venus de partout, pas seulement d'Iitalie ! Un sous-genre prolifique dont on retrouve des ancêtres depuis que la bombe atomique existe...
mise à jour le 7 avril 2008
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2019 AFTER THE FALL OF NEW YORK aka 2019 - Dopo la caduta di New York - Sergio Martino, 1983, Italie L'un des derniers courants populaires du "cinéma de genre" en Italie fut celui qu'on appelait " post-nucléaire ". Après le péplum, l'espionnage, le giallo, le western et tant d'autres, on se reportait dans le futur post-apocalyptique pour décrire des conditions de survie difficiles dans un décor dévasté. Ce film est sans doute l'un des plus imaginatifs du genre. Réalisé par Sergio Martino, il a comme avantage de départ un scénario imaginatif et sans temps morts. L'idée de base est certes un peu "psychotronique", mais on en a vu d'autres : un aventurier solitaire est chargé par un homme politique de retrouver la seule femme fertile... Celle-ci assurera la descendance de la race humaine qui risque l'extinction. La dame en question se cache à New York, où notre héros est envoyé en compagnie de deux acolytes. On reconnaît un schéma de base très populaire, celui des contes (mission déléguée à un héros par une figure d'autorité plus âgée, adjuvants, opposants, combat qui se déroule hors de la ville du héros, etc.). C'est donc dire qu'il faut accepter de jouer le jeu pour apprécier. Oh, bien sûr, le film a un peu vieilli, avec toutes ces maquettes, ces maquillages "punk" très années 80 et la musique rétro new wave des Oliver Onions. Pourtant, il serait bête de bouder son plaisir devant cette bande rythmée et sans prétentions. Sergio Martino y voyait peut-être le moyen de véhiculer certaines opinions idéologiques et politiques, mais il est clair que son mandat premier était de divertir son public, et il y parvient. Son film est riche en rebondissements, et il s'avère impossible de prévoir ce qui nous attend au détour de cette bande assez inventive. On y retrouve aussi des interprètes plaisants, comme George Eastman (qui semble évadé de la Planète des Singes) ou Edmund Purdom. Le jeune héros est Michael Sopkiw, acteur de films d'action ayant surtout sévi dans des productions italiennes (pour une assez brève filmographie, d'ailleurs). Martino ne l'a certes pas retenu pour sa grande expressivité, sans doute plus pour sa forme physique et son look qui cadre bien avec l'entreprise. Dans la tradition du cinéma italien, le cadrage est souvent élaboré, et on se retrouve au final avec un produit très professionnel par certains aspects, mais un peu amateur pour d'autres (j'évoquais les maquettes... On peut également mentionner la drôlerie involontaire de quelques répliques). La tonalité surréalisante du récit rappelle parfois les grandes heures du feuilletonisme à l'européenne (homme-singe, nain, rayons laser verdâtres, ordinateurs démodés qui clignotent...). Le DVD de Shriek Show propose une belle restauration du film, de même qu'une bande-annonce "maison" un peu catastrophique. Les interviews sont toujours menées de manière aussi approximative. C'est donc aux interviewés de s'en tirer de leur mieux. George Eastman est amusant, même s'il paraît dormir dans sa chaise ; Sergio Martino, très docte, a l'allure d'un vieux prof d'Université. Quant à l'acteur Al Yamanouchi, il accorde l'entrevue la plus embarrassante, ne sachant trop quoi dire face à un intervieweur mal à l'aise. Une piste de commentaires audio jugée offensante par quelques personnes du milieu (on s'en prenait notamment au Forum Mobius) a été supprimée pour le second pressage du DVD. Ce 2019 est, en définitive, l'un des meilleurs films post-nucléaires qu'il m'ait été donné de voir. Il permet certainement de passer un bon moment, pour peu qu'on soit dans les bonnes dispositions pour l'apprécier. Howard Vernon |
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2020 TEXAS GLADIATOR aka Anno 2020 - I gladiatori del futuro - Joe D'Amato, 1982, Italie Ère post nuke. Une bande de justiciers éliminent la vermine et protège la veuve et l'orphelin. Un des justiciers tente de violer une blonde, son collègue (Al Cliver) s'interpose. La fille le convainc alors de venir avec elle dans son village pacifiste. Quelques années plus tard, ils ont un gosse. La vie est belle. C'est alors que débarque une bande de motards-cow-boy dirigé par le justicier banni du début. Ils prennent d'assaut le village, sans grand succès. Viennent ensuite les renforts: une milice armée, munie de bouclier thermo magnétique résistant aux balles. Tout ce petit monde est dirigé par un nazillon chauve et boiteux d'une grande laideur. Al Cliver y laissera sa vie. Encore plus tard, des rangers, héros de la révolution, vont tout mettre sur pied pour faire tomber les méchants. Pour ce faire, ils font appel aux indiens (!) dont les flèches traversent les boucliers thermo-magnétiques ! Les indiens sont de toutes beautés, avec du poil au menton, des cheveux longs et tous les clichés imaginables. Les dialogues sont à hurler, et les figurants formant les armées se comptent sur les doigts de nos deux mains. Super Z, super fauché, terriblement drôle, je l'ai trouvé moins chiant que ENDGAME, pour le comparer à un autre post-nuke de D'Amato. Par contre, il n'y a aucun gladiateur en vue, malgré le titre du film. Kerozene Après un conflit atomique, le monde est détruit, et les rares gens honnêtes qui essaient de faire fonctionner des petites usines (ça pollue ça non ? Ils ont rien compris) se font attaquer par des hordes de barbares en 125 cm3.Un TEXAS GLADIATOR nommé Nisus renonce à la violence et va s'installer dans un de ces havres de paix avec Maida, une jeune femme plutôt bien foutue, y a un gosse, jusqu'à ce que une bande de méchants en 125 et d'autres méchants avec des boucliers anti-balles les attaquent. Ils tuent Nisus ( !) et après avoir violée Maida, la vendent à un type qu joue à la roulette russe dans un bar. Alors arrivent trois des Texas Gladiators qui la sauvent et décident, avec l'aide des Indiens, de botter le cul aux méchants. Ah, mes amis un sympathique nanar sauce MAD MAX que voilà !Que ceux qui adorent les poursuites en 125 et les gunfights à deux euros se repaissent avec cette uvre cinématographique, car elle en est garnie. En gros, des barbares et des cow-boys se tirent dessus pendant une heure et demie, et des fois une fille se fait péter le soutif pour égayer le tout. Le truc de d'Amato c'est quand même le sadisme et on trouve dans son film des scènes qui, dans un film moins ridicule, deviendraient franchement dérangeante :un gros barbare viole un jeune ado, une nonne se tranche la gorge pour ne pas se faire agresser par des barbares au fond de teint vert, un gros shériff qui rappelle Roscoe P.Coltrane torture George Eastman en l'assoiffant puis en lui faisant boire de l'eau dans laquelle il a pissé... Mais hormis ces fautes de goût,2020 TEXAS GLADIATORS est un film qui se laisse assez bien regarder .Cool. The Masqué |
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AFTER SHOCK - Frank Harris, 1990, États Unis En son temps, le CYBORG de Pyun a fait des petits. AFTER SHOCK en fait partie: baston de kickfighting dans un futur post apocalyptique résumé à un désert et quelques ruines. Mais Frank Harris est un malin, il ne veut pas faire un CYBORG 2, lui il veut faire son film à lui. Alors il ne met pas de cyborgs en scène, mais une femme extra terrestre à la recherche d'une solution de paix pour sa planète. Pas de chance: les humains font tout pour s'entretuer, et ce n'est pas Richard Lynch ni John Saxon, chefs d'une armée de fascistes sans scrupules, qui vont me contredire. Les gentils se battent contre les méchants à grands coups de pompe dans la gueule, Matthias Hues promène sa masse musculeuse maladroitement, Michael Berryman porte du rouge à lèvre, Christopher Mitchum joue le chef rebelle qui donnera un exemplaire de la constitution américaine à la jeune extra terrestre incarnée par Elizabeth Kaitan, une des KILLER BIMBOS, et le héros est un bellâtre quasi inconnu qui frappe sec en compagnie de son sidekick noir. Au final AFTER SHOCK est un post nuke mou et assez inintéressant. Kerozene |
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AMERICA
3000 - David Engelbach avec Chuck Wagner, Laurene Landon, 1986,
États Unis, 84m Si la réalisation est assez réussie, il est dommage que l'ambiance retranscrite tende un peu trop vers l'optimisme à outrance, la volonté de reconstruire un monde meilleur bla bla bla, soutenu par de nombreux éléments virant à la comédie, comme la présence d'un monstre stupide ressemblant un peu à un croisement entre un yéti hirsute et Chubacca, sans parler des dialogues très légers ou des situations rarement sérieuses. A voir tout de même par curiosité, sans oublier de laisser son cerveau sur le mode veille. Nachthymnen |
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AMERICAN CYBORG - Boaz Davidson, 1994, États Unis Dans un futur post-apocalyptique en proie à la plus désolante des déchéances, l'humanité se meurt lentement. Si elle se fait peu à peu décimer par les cyborgs, il se trouve qu'en plus de cela toutes les femmes sont devenues stériles, incapables d'ovuler. Toutes, sauf la bien nommée Mary, une jeune fille appartenant à une communauté de scientifiques qui parviendra à donner vie à un foetus grandissant dans un réceptacle de verre. Malheureusement, l'euphorie est de courte durée. Un cyborg décime tout ce petit monde de manière plus que radicale. Seule Mary parvient à s'enfuire, son foetus embarqué dans un sac à dos. Elle court à destination de la côte Atlantique où des européens viendront la recueillir afin de refonder l'humanité... car il faut savoir que les Européens se sont soulevés contre les machines. Bien évidemment, notre cyborg la prend en chasse, et heureusement pour elle, elle rencontre Austin (Joe Lara), un gentil rebelle chevelu qui lui donnera un sacré coup de main. Ce lascar de Boaz Davidson marche sur les plates bandes d'Albert Pyun et de son CYBORG au décors d'usine désaffectées avec peu de conviction malheureusement, mais son récit contient suffisamment d'éléments rigolards pour nous permettre de passer un moment divertissant. D'abord grâce au premier cyborg à moustache de l'histoire qui semble sortit tout droit d'une partouze SM gay avec son blouson de cuir recouvrant son torse nu. Ensuite grâce à quelques personnages hauts en couleur, comme un gang de loubards homosexuels fringués comme des danseuses du carnaval de Rio, ainsi qu'une horde de mutants cannibales au faciès déchirés désireux de lécher (!) notre héroïne. Notre héroïne justement, venons-en ! La Mary, jeune beauté pure ayant donné naissance à l'enfant qui pourrait sauver l'humanité alors qu'elle n'a jamais connue l'amour d'un homme. La Mary, crucifiée par de vils anthropophages fornicateurs. La Mary, recouvrant sa tête d'un châle familier... Pour un peu, on pourrait trouver ces références messianiques quelque peu gavantes, mais comme rien n'est vraiment pris au sérieux on n'en tient que très peu rigueur. Quant à Joe Lara, il ballade son air de poisson frit, verse une larme de temps à autre, fronce les sourcils, bref, il nous fait l'éventail de l'actor's studio avec tout le talent qu'on lui connaît, à tel point que même ses scènes de baston face au cyborg à moustache semblent un peu fades. Bref, tout cela n'est certes pas très folichon, mais ça a le mérite de divertir. Kerozene |
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BOOBY TRAP aka WIRED TO KILL - Francis Schaeffer, 1986, États Unis Dans le futur - enfin, par rapport à 1986, une saloperie de maladie fait des ravages au sein de la population mondiale, le T.A.P.E.X., obligeant les autorités à créer des zones de quarantaine. En 1998, la maladie a été éradiquée, mais les zones de quarantaines existent toujours et abritent désormais les pires rebus de la société. Un des gangs part justement en vadrouille foutre la merde dans un quartier résidentiel, juste pour le fun, drogués par tous les orifices. Steve est un jeune gars brillant, petit génie de l'électronique et musicien talentueux qui vit avec sa mère et sa grand-mère (ahum, oui, c'est pas moi qui le dit, hein), et il abrite Rebecca, une copine qui s'est fait chasser de chez elle par son père qui s'est trouvé une nouvelle pouf. Mais pas de bol, le gang débarque chez Steve, casse la gueule à la mère et casse les jambes de Steve. Mais Steve va se venger: sa grand-mère sera ensuite tuée, sa mère envoyée à l'hôpital, s'en est trop. Immobilisé dans une chaise roulante, il décide de mettre un terme aux agissements du gang avec l'aide de Rebecca, mais aussi de son robot Winston qu'il commande depuis chez lui grâce à un gant, véritable révolution technologique. La guerre est déclarée, le petit génie et ses gadgets contre les gros loubards défoncés. Hum, voila qui n'est pas bien terrible, faux sous MAD MAX, on apprend pourtant qu'il y a eu une guerre, mais le décor de désolation n'existe que dans les zones de quarantaines. Mais le gang est bien présent et ses membres sont bien crétins. Le coup du petit génie de l'électronique gonfle, comme d'habitude - je sais pas pour vous mais moi ça me saoule - et les dialogues sont par moment d'une hallucinante connerie ! Est-ce du au doublage français ? Possible. Pas grand chose à garder dans ce bourbier en ce qui me concerne. Kerozene |
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Adapté d'un roman de Harlan Ellison que je n'ai pas attaqué encore, A BOY AND HIS DOG est un Post Nuke sympathique, drôle et original. Même si la structure même du film n'est pas terrible, changeant de façon brusque les évènements rendant le film plutôt hétérogène, on embarque quand même dans cette histoire et dans des personnages attachants. Les trente dernières minutes dans le monde sous-terrain sont intéressantes, un peu creepy à voir non seulement à cause de quelques scènes marquantes mais aussi à cause de tous les habitants, maquillés comme des personnages de foires. Dommage par contre qu'on ne voit pas plus le chien, les dialogues entre lui et le personnage principal sont vraiment hilarants. Au final, un Post Nuke qui sort du lot et qui s'avère une belle surprise même si c'est loin d'être parfait. Abba |
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Le CIMETIÈRE DES VOITURES - Fernando Arrabal, 1983, France Arrabal, dramaturge et romancier, était membre du " Panique ", l'un des derniers mouvements littéraires de la fin du 20e siècle. Y participaient également Jodorowsky, André Ruellan (romancier et scénariste de plusieurs bons films, dont Le seuil du vide, de Jean-François Davy) et Roland Topor (auteur du roman Le locataire dont Polanski a tiré son film, et également interprète de Renfield dans le Nosferatu d'Herzog). On le voit, ce mouvement regroupait des personnalités assez inventives. Arrabal est, hélas, celui que je prise le moins parmi les quatre. Son meilleur film, J'irai comme un cheval fou, contenait cependant des moments assez étonnants, mais, à l'instar de beaucoup de réalisateurs des années 70, le passage aux années 80 ne l'a pas laissé indemne. Le cimetière des voitures, film "intello", est très pénible et ennuyeux. Il met en vedette Alain Bashung qui en profite pour pousser la chansonnette, dans un délire new wave particulièrement atroce. Les chansons sont toutes uniformément hideuses, dans la composition, la production et l'interprétation. Cette version tordue de l'univers post mad-max du début des années 80 se veut une relecture rock de l'histoire de Jésus Christ. Sur papier, l'idée devait sembler séduisante, mais elle est assassinée par un climat de vulgarité facile, par un maquillage rétro-punk ridicule, un ennui profond, et, encore une fois, par cette musique stridente insupportable. Faut-il s'étonner que ce soit son dernier film ? On lui préférera, et de très loin, J'irai comme un cheval fou. Howard Vernon |
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CITY LIMITS - Aaron Lipstadt, 1985, États Unis Film pondu par l'équipe qui nous a fait ANDROID et qui comprend un casting plutôt impressionant pour la merde que c'est: Kim Cattrall, John Stockwell, Rae Dawn Chong, James Earl Jones, Don Opper (également scénariste et producteur). Dans le futur ou tout est dévasté et pourri, un jeune bouseux monte sa moto et se casse vers la ville dans laquelle des gangs de motards survivent comme ils peuvent. Son rêve: rejoindre les Clippers, dont l'autre gang de la ville sont les ennemis jurés. Mais de gros vilains industriels veulent se débarrasser de ces voyous. Bien sur, ils seront tous liés à la fin pour se battre contre les vilains industriels. Totalement nul, les personnages sont hyper clichés, avec des motos de merde customisées façon A-TEAM cheapos, ils portent des fringues tellement zéro, (mal)heureusement le ridicule ne tue pas. La musique du film est insupportablement mauvaise, les dialogues d'une navrante platitude, rien n'est crédible, et surtout pas les décors "apocalyptiques" qui se limite à une rue sombre, un hangar poisseux et un mirador en bois. Prévisible, chiant, ridicule, mauvais... Difficile de trouver un film aussi nul qui n'arrive pas à soulever l'intérêt de part ce statut de mauvais film. Kerozene |
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COLD
HARVEST aka LE VIRUS aka CHASSE A L'HOMME - Isaac Florentine, 1999,
États Unis Mais que voila un joli méchoui made in Nu Image qui reprend des éléments du 2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK de Sergio Martino plongés dans une atmosphère de western nocturne ponctué de scènes d'action étonnamment efficaces directement issue du cinéma de Hong Kong, que ce soit au niveau des violents combats d'art martiaux où les éléments de décors se font pulvériser, ou au niveau des gunfight à la John Woo. On n'en attendait pas tant et la surprise est plutôt bienvenue car si l'ensemble n'est certes pas génial, il en devient plutôt divertissant. Bien entendu, un tel produit ne serait pas si " cool " sans ses gros défauts, à commencer par l'inexpressif Gary Daniels (FIST OF THE NORTH STAR) qui change de gueule uniquement lorsque son personnage se fait torturer en se faisant lacérer le dos par des barbelés, mais le plus poilant est sans aucun doute le détecteur d'anticorps, radar permettant de localiser à distance les porteurs de ceux-ci. Dans un monde dévasté et insalubre, un tel niveau de technologie (aussi improbable soit elle) ne fait bien évidemment pas très sérieux. Un petit mot encore pour ce bad guy patibulaire qui, dans un excès de nostalgie, confie pensivement à sa prisonnière qu'il a un faible pour les nez. COLD HARVEST, le premier film nezophile du monde ? Kerozene |
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CYBORG - Albert Pyun avec Jean-Claude Van Damme, Deborah Richter, Vincent Klyn, Alex Daniels, Dayle Haddon, Ralf Moeller, Blaise Loong, Haley Peterson, Terrie Batson, 1989. États Unis, 85m Au XXIième siècle, le monde est dévasté par une guerre nucléaire et les survivants sont menacés par une peste meurtrière. Des savants rassemblés dans un laboratoire à Atlanta ont conçu un androïde féminin, Pearl Prophet, qu'ils envoient dans le monde extérieur afin de recueillir des informations importantes pouvant les aider à développer un remède contre cette peste et empêcher l'extinction de l'humanité. Alors qu'elle était sur le chemin du retour, Pearl Prophet est interceptée par un groupe de pillards criminels dirigés par un dénommé Fender Tremolo. Un guerrier solitaire, Gibson Rickenbacker, intervient toutefois pour sauver l'androïde et l'aider à rapporter les informations aux savants. En effet, il s'avère que Rickenbacker à un compte à régler avec Tremolo qui fût le responsable du massacre de sa famille autrefois. L'aventure est toutefois parsemée d'embûches pour Rickenbacker car Tremolo et ses pillards sont de redoutables adversaires mais il obtient l'aide d'une femme, Nady Simmons, pour survivre à toutes les épreuves. Le thème et le contexte post-apocalyptique de ce film de série B n'est évidemment pas neuf puisqu'ils furent lancés par la série des MAD MAX et par la série d'imitations américaines et étrangères qui a suivi. Il ne faut donc pas s'attendre à un renouvellement du sujet ici malgré les efforts notables du réalisateur d'Albert Pyun de styliser son film. L'intrigue ne se résume grosso modo qu'à une suite de poursuites et de confrontations armées ou à mains nues où les effets de violence sont bien entendus suralimentés et survitaminés en cruauté pour satisfaire avant tout les amateurs du genre. Quelques "matte paintings" et trucages sporadiques retiennent l'attention mais dans l'ensemble, ce long-métrage porte plus à rire à cause de ses invraisemblances criantes (ex. le héros qui échappe à la mort après une longue crucifixion), ses décors faits de bric et de broc et ses personnages outrancièrement simplifiés. Il s'agit donc en fin de compte d'un divertissement modeste et parfois rigolo produit par la compagnie CANNON où Jean-Claude Van Damme, qui en était à son deuxième film en tant que vedette, joue le héros de façon monolithique. Mathieu Lemée |
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CYBORG 2 aka: CASH REESE: GLASS SHADOW - Michael Schroeder, 1993, États Unis En l'an 2074, le monde est dirigé par les deux plus grosses boîtes de cybernétique, dont Pinwheed, qui rêve de voir son concurrent mordre la poussière. Les ingénieurs de Pinwheed mettent alors au point le Glass Shadow, un explosif liquide injecté dans le corps d'un cyborg femelle qui explose en temps voulut - si possible le but est de la faire péter en plein coït avec un des big boss de la société concurrente... Cash Reese (Angelina Jolie, pas encore siliconée) est une cyborg dernier modèle. Douée d'intelligence, de sentimentalisme et de compassion, elle est l'élément choisi pour se faire injecter une énorme dose de Glass Shadow. Mais son professeur d'art martiaux (Elias Koteas) est amoureux d'elle - chose strictement interdite, et tente de la sauver avec l'aide surprise du mystérieux Mercy (Jack Palance), un guerrier légendaire mi-homme mi cyborg qui aime jouer avec les mots et n'apparaissant que par postes cathodiques interposés et qui fut autrefois l'amant humain d'une femelle cyborg. CYBORG 2, malgré quelques stock shots gratuits et inutiles du premier film, n'entretient aucun rapport avec son modèle qui se déroulait dans un monde post-nucléaire et non un monde sur-industrialisé comme c'est le cas ici. Mais cela n'a aucune importance de toute façon et on s'efforce à suivre cette pathétique transposition de Roméo & Juliette au pays des cyborgs avec une grosse dose de bonne volonté. Le film s'avère être d'un ennui d'une redoutable efficacité que seuls la plastique de la future Lara Croft et l'interprétation d'un tueur psychopathe narcissique incarné par un Billy Drago inspiré viennent altérer. Le réalisateur, Michael Schroeder, s'était autrefois fait gentiment remarquer avec une série B assez correcte appelée OUT OF THE DARK (L'ARME DU CLOWN) avec Karen Black. Il s'est compromis par la suite avec CYBORG 3. Le film a été distribué en France sous le titre de CASH REESE : GLASS SHADOW après le succès de TOMB RAIDER, reprenant un visuel similaire à l'affiche de ce dernier. Kerozene |
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DAMNATION ALLEY aka Les Survivants de la fin du monde - Jack Smight avec George Peppard, Jan-Michael Vincent, 1977, États Unis, 91m, d'après un roman de Roger Zelazny L'action commence dans une base de lancement de missiles américaine. L'opérateur radar signale que des bombes atomiques ont été lancées de l'URSS... Cà y est, la 3ème est déclenchée. On lance les contre-mesures qui détruisent une partie des missiles mais pas assez, les grandes villes américaines sont détruites, c'est l'apocalypse... Pour ajouter à cela, les américains lancent leurs missiles aussi et boum le monde est ravagé...
Quelques
temps plus tard, on retrouve nos quelques survivants de cette
fameuse base. Le général devenu fou fait exploser la
base par accident, ce qui réduit notre nombre de survivants
à 4. Ce petit groupe décide de partir à la
recherche d'autres survivants à bord de deux énormes
machines blindées, montées sur un système
tout-terrain efficace et équipées d'un lance-roquettes.
Mais malheureusement la première machine est détruite
par une tempête tuant l'un des 4 types. Leur périple les
conduit à Las Vegas ou ils découvrent une survivante,
puis dans une ville envahie par des cafards mutants et carnivores.
Ils devront encore affronter d'autres tempêtes radioactives et
des sales types irradiés avant de trouver enfin un coin de
l'Amérique épargné par les bombes. J'avais ce film en Super 8 au grenier et par après j'ai trouvé un bon enregistrement vhs. Mais plus vu depuis quelques temps, le regardant hier j'ai été surpris de reconnaître Jan-Michel Vincent le héros de la série Airwolf et une autre star du petit écran des années 80: George Peppard, le Hannibal de la A-team (présent aussi dans le sf, Battle Beyond the star). Si Vincent est le jeune gars qui roule des mécaniques sur sa moto, je n'ai pas encore reconnu Peppard. C'est un bon petit film post-apocalyptique, les décors sont pauvres et désolés, on voit surtout l'état du ciel, toujours zébrés par des courbes de couleurs vertes, mauves, etc... pour signaler que la terre subit les effets des radiations atomiques. La scène des cafards est une scène fort connue, c'est en général celle que l'on se rappelle le plus. Le Landmaster (le gros véhicule) est bien imaginé. Bien sur le film n'a pas bien vieilli mais il reste quand même agréable. Disons que le genre de film ou la terre est dévastée par la bombe atomique n'est plus vraiment aux goût du jour il me semble. Dragonvolfied
Une
base militaire, un vieux et un jeune qui ne s'entendent pas, le
déclenchement de la guerre nucléaire. Deux ans plus
tard, on sort deux camions blindés spécialement
conçus pour traverser l'Amérique, histoire de
vérifier les signaux radio qui Je gardais le souvenir d'un camion impressionnant et c'est la seule chose qui impressionne encore. Le scénario, tout comme la mise en scène, est remplit de lieux communs, les effets spéciaux, surtout au niveau des insectes, sont souvent lamentables. Les acteurs monolithiques n'aident en rien, pas plus qu'une fin incroyablement convenue. Que le noir de service aie une fin atroce, que la scène de douche soit cadrée sur la tête, que les surprises soient télégraphiées, tout concorde pour ne se rappeler que de ce camion. D'ailleurs à sa sortie, on disait que la plus grande partie du budget y était passé. Okay. Vite oublié. Jack Smight, réalisateur qui a longtemps oeuvré pour la télévision, a entre autres signé THE ILLUSTRATED MAN d'après le roman de Ray Bradbury, ainsi que FRANKENSTEIN, THE TRUE STORY. Mario Giguère |
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DÉFENCE
CONDITION 4 aka Def-Con 4- Paul Donovan avec Lenore Zann, Maury
Chaykin, 1985, Canada, 88m Pas de tonnes de voitures customisées et de gangs à la pelle non plus dans Defence Condition 4, le seul véhicule aperçu, outre le vaisseau spatial, n'est autre qu'un tracteur bidouillé de manière à résister aux assauts divers. Les survivants du crash vont rapidement faire la rencontre des affamés, des hommes pauvres et isolés ayant tournés au cannibalisme, avant de se retrouver prisonnier du jeune Gideon, tyran sournois qui utilise tous les moyens mis à sa disposition pour localiser une zone de sécurité. Malgré quelques dialogues assez risibles (" Walker, sale pédé, attaque !!), des éléments scénaristiques trop simplistes ou peu exploités, des personnages un poil trop caricaturaux et une dernière partie tranchant un peu avec le reste du film, Def-Con 4 demeure un divertissement tout à fait honorable. Nachthymnen |
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HELL COMES TO FROGTOWN - Donald G. Jackson avec Roddu Piper, 1987, États Unis Des années après une troisième guerre mondiale, les hommes sont pratiquement tous stériles, sauf notre ami Sam Hell (Roddy Piper). Affublé d'un corset de zboub qui explosera s'il s'éloigne d'une agente du gouvernement, Spangles (Sandahl Bergman) accompagne donc Hell dans Frogtown, histoire de récupérer des femmes capable de procréer, kidnappées par les mutants hommes-grenouilles. Quelques cascades, des filles légèrement vêtues, des grenouilles et de l'action au travers d'un tas de blagues sur le petit oiseau de Hell. On ne nage pas dans le subtil, on est en pleine série B qui s'assume ! Petit film monté sur un jeu de mot, HELL COMES TO FROGTOWN a vu son budget gonfler par les producteurs de New Line. Ca a rendu semble-t-il la tâche plus compliquée pour Donal G. Jackson, au point qu'il refusera de s'impliquer de la sorte à nouveau. Piper cabotine monstre pendant que Sandhal Berman se promène en petite tenue régulièrement, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Ca reste très léger, ça fait penser à tout plein d'autres films, mais on a les belles grenouilles de Steve Wang, bien agréables. Agréable sans être indispensable. Mario Giguère |
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FIREFIGHT aka U.S.A. 2000, Scott Pfeiffer, 1988, États Unis Le film commence par la présentation de quelques personnages: un couple qui ne s'aime plus, le mari est un beau gosse golden boy sans scrupule, on nous montre aussi des prisonniers qui s'évadent. Pendant ce temps, le golden boy part en avion en Amérique du Sud, sa femme en forêt chez son grand-père. Soudain, la radio annonce que l'URSS a balancé ses missiles sur les grandes villes du pays. L'occasion est trop belle, et le golden boy survivant s'improvise maître du monde, forme une petite armée de merde et massacre les mutants victimes des retombées radioactives. Bien sur, sa femme fait partie du groupe des gentils. Assez minable, il faut l'admettre. Tout y est mal foutu dans ce film. Le film se déroule en forêt, et les survivants se flinguent comme des idiots. Le méchant est très méchant et les gentils très gentils. Comme les gentils sont ce qu'ils sont, ils gagnent. Et la fin montre une femme qui perd la vie en mettant un bébé au monde, ultime note d'espoir. Beurk. Kerozene Après que les Russes aient lancer leur arsenal nucléaire sur les États-Unis, deux groupes de survivant essayeront de survivre aux radiations. Un groupe veut régner sur le monde nouveau, tandis que l'autre veut tout simplement se battre pour sa survie. On aura droit a une guerre entre les deux clans. Vraiment, une pauvre copie des films à catastrophe nucléaire, un peu a la Mad Max, mais avec beaucoup moins d'action et de budget. Rana |
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EQUALIZER 2000 aka: APOCALYPSE WARRIORS - Cirio H. Santiago, 1986, États Unis Une chiée d'année après la troisième guerre mondiale, les retombées radioactives ont transformé l'Alaska en désert aride habité par des hordes de sauvages sanguinaires se battant pour le pétrole. Celui-ci est possédé par les Maîtres Suprêmes (ça ne rigole pas). Horde de biker style Village People, casquette cuire, grosse moustache... Et vas-y que j'te flingue. Ces salopards n'ont aucun scrupule et zigouille quiconque se met sur leur chemin. Seulement un des officiers à pour dessein de prendre la tête des maîtres suprêmes. Le héros, officier dans leur rang, se fait trahir. Et c'est lui qui viendra à bout des super méchants grâce à un super flingue qui explose tout, qui te lâche des rafales de 284764875 cartouches à la seconde tout en giclant des roquettes, des obus et j'en passe. Le héros rencontrera une poule dont on regrettera qu'elle ne dévoile pas son opulente poitrine. Le chef des méchants rêve d'avoir ce super flingue, un de ses hommes (Robert Patrick période pré T2) essaiera de le garder pour lui. Le bodycount est élevé... Le tout est bien bordélique. Nous avons les voitures customisées de mise pour le genre post-nuke. Bon, ça pisse pas loin, décidément, à part George Miller et les italiens, personne n'arrive à en faire des bons de ces films. Kerozene |
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Les EXTERMINATEURS DE L'AN 3000 aka Gli Sterminatori dell'anno 3000 -Giuliano Carnimeo, 1983
L'an 3000, la
Terre est dévastée et ne ressemble plus qu'à un
vaste champ désertique peuplé de quelques hordes de
barbares sanguinaires - dont le plus méchant s'appelle Crazy
Bull, d'une gentille communauté qui espère la
renaissance de la nature, et d'Alien - cow boy solitaire pilotant une
bagnole super blindée. La denrée rare est l'eau. La
communauté gentille tente d'atteindre une source d'eau dans
l'espoir de faire pousser un peu de verdure. |
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FIN AOÛT A L'HOTEL OZONE aka THE END OF AUGUST AT THE OZONE HOTEL aka LATE AUGUST AT THE OZONE HOTEL aka KONEC SRPNA V HOTELU OZON - Jan Schmidt, 1966, Tchéchoslovaquie Voilà une curiosité qui ne manque pas de piquant : un post-nuke nihilisto-féministe en provenance d'Europe de l'Est tourné dans un noir et blanc chatoyant. On y découvre une horde de jeunes femmes arpentant une terre inhabitée suite à une guerre fatale. Menées par une femme d'un certain âge qui a eu la chance de connaître la Terre peuplée par l'espèce humaine, cette dizaine de jeunes femmes d'une vingtaine d'années et n'ayant jamais côtoyé le monde civilisé se comporte de manière quasi primitive. Se nourrissant de boîtes de conserve, faute d'une terre saine propre à la culture, leur attitude infantile, voire quasiment barbare, est contenue par la sagesse de leur aïeule qui n'a jamais perdu l'espoir de trouver un jour un groupe de survivants. On suit alors leurs pérégrinations désolées jusqu'à ce qu'elle rencontre enfin un homme vivant dans les ruines d'un hôtel, l'Hôtel Ozone... Cet homme d'un certain âge se liera logiquement d'amitié avec leur leader. Cet homme pour qui l'ampleur du bonheur d'enfin pouvoir ressentir un contact humain après des années de solitude sera aussi grand que l'atroce désillusion qui l'attend. Froid, dur, irritant et fascinant sont les mots qui viennent à l'esprit pendant la vision de ce film à l'ambiance pesante. Toute trace d'espoir se voit constamment balayée par des actes égoïstes, tout bourgeonnement de tendresse se voit annihilé par une ignorance destructrice. Et comme si cela ne suffisait pas pour rendre ce métrage difficile, les actes de cruautés envers certains animaux présentés ici n'ont rien à envier aux films de cannibales italiens. Si un serpent se faisant trucider peut ne pas déranger, si une vache abattue sans douleur avant de se faire étriper à mains nues peut ne pas particulièrement choquer, il est en revanche beaucoup difficile de rester insensible face à l'exécution douloureuse d'un chien errant visiblement blessé par balle pour les besoins du film et dont les hurlements de douleur ne seront abrégés que par un coup de crosse sur la nuque. Justifiable ? Certainement pas, même si cela sert les propos du film. Mais un chien ça se dresse, jusqu'à preuve du contraire. Malheureusement cela altère quelque peu l'appréciation générale d'un film rare et touchant dont le final ironique aura vite fait de laisser un goût amer dans la bouche. Fascinant donc, mais éprouvant. Kerozene |
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GANGLAND - Art Camacho, 2000, États Unis Attention, on atteint ici le degré zéro de la connerie cinématographique avec ce post-nuke tout pourri dans lequel une pléthore de gogols du kickboxing font un étalage honteux de leur non-talent. Mis en boîte par Art Camacho (surtout connu pour ses prestations dans des perlouzes comme NIGHT HUNTER, RING OF FIRE 2 ou BLOODFIST V et VI), scénarisé par la tronche d'endive bodybuildée David DeFalco (qui débuta chez Full Moon comme producteur exécutif de HIDEOUS) et interprété par plein de glandus comme Vincent Klyn (un pote à Albert Pyun - le méchant de CYBORG, c'est lui), Sasha Mitchell (KICKBOXER II (signé Pyun), III et IV), Tim Thomerson (la série des TRANCERS, et DOLLMAN signé Pyun encore), Kathleen Kinmont (la fiancée de BRIDE OF RE-ANIMATOR) ainsi que d'autres rigolos patibulaires, GANGLAND peut gentiment prétendre au palmarès envié des pires pelloches jamais torchées. Cerise sur le gâteau, Ice-T et Coolio viennent y faire les guest-stars dans une scène d'ouverture pathétique à l'issue de laquelle leurs personnages finiront raides morts pour cause de connerie chronique. On est en 2010 et suite à une guerre nucléaire les États Unis sont en proie à la barbarie et à la peste. Lucifer (Klyn), leader grimaçant d'un redoutable gang de débiles, souhaite mettre la main sur l'antidote à l'épidémie de peste sur lequel travail notre bon vieux Tim Thomerson afin de devenir maître du monde. Mais de gentils gaillards lui mettront des bâtons dans les roues grâce à quelques high kick et des dialogues trahissant un intellect de poisson rouge. Insensé! GANGLAND est sans aucun doute le post-nuke le moins convaincant de l'histoire avec son Los Angeles tout propret que seul un pauvre matte-painting miteux et une carcasse de bagnole froissée tentent de désagréger. Sans parler d'une ruelle new-yorkaise de studio sans doute empruntée à un autre tournage pour les besoins de la scène d'ouverture lors de laquelle le policier Ice-T tripote les seins d'une fille mourante (!?!). Mitchell n'a jamais été aussi minable - dommage car j'ai de la sympathie pour ce type, la faute entre autre à un rôle débilitant et à une réalisation bancale faisant passer ses coups de pieds retournés pour un pas de la danse des canards. Mais comment ce film a-t-il pu connaître une distribution aussi large, cela reste un mystère, même si la tronche d'Ice-T en gros sur la jaquette de certains DVD laisse soupçonner le public visé par les distributeurs. Pas de doute, il y en a qui vont être déçus... Kerozene |
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Les GUERRIERS DU BRONX aka 1990: The Bronx Warriors aka 1990: I guerrieri del Bronx - Enzo G. Castellari avec Marco Di Gregorio aka Mark Gregory, Vic Morrow, Fred Williamson, Christopher Connelly, Stefania Girolami, Ennio Girolami aka Thomas Moore, Joshua Sinclair, Luigi Montefiori aka George Eastman, Massimo Vanni, Betty Dessy, 1982, Italie, 92m En 1990, le Bronx est devenu un "No Man's Land", un lieu dans lequel les principes de loi n'existent plus, un espace dans lequel la police même n'ose plus y mettre les pieds et dans lequel règnent des gangs sanguinaires dirigés par un seul et unique souverain: The Ogre (Fred Williamson). Ann, jeune adolescente et riche héritière de la Manhattan Corporation fuit le monde capitaliste gangrené par la corruption et le pouvoir de l'argent et vient se réfugier dans le Bronx. Là, elle rencontre et tombe amoureuse de Trash (Mark Gregory), gros balèze à la démarche efféminée et leader d'un gang de bikers barbares appelé les Riders. Bien entendu, le dirigeant de la Manhattan Corporation compte bien remettre la main sur cette fille. Ils engagent alors Hammer, un ancien du Bronx, une sorte de pervers amoral qui prend son pied en tuant et qui tentera de semer le trouble entre The Ogre et Trash. Mais ce dernier est bien plus malin qu'il en a l'air, et quand Ann se fait capturer par les hommes de Golan (George Eastman), il demande l'aide de The Ogre pour récupérer Ann...
LES
GUERRIERS DU BONX est un film hybride qui se trouve malheureusement
un peu à côté de la plaque. Paradoxalement, c'est
aussi ce qui le rend si exceptionnel. Nous sommes en effet dans un
Bronx rongé par la violence et dans lequel les seuls
bâtiments qui se dressent ne sont que des ruines
délabrées prêtes à s'effondrer d'un
instant à l'autre. Ces ruines sont habitées par des
laissés pour compte qui sont toujours propres, impeccables,
avec des fringues immaculées. Si cela ne pose pas de
problème par rapport au gang de The Ogre qui se la joue
"prohibition" avec des voitures superbes et des costards
impeccables, on trouvera tout de même légèrement
limite les accoutrements des hommes de Golan, une bande hockeyeurs
propulsés sur patins à roulette vêtus de
protections visiblement toutes neuves. Autre point immanquable du
film: Trash. Aaaah, Mark Gregory et sa démarche de
bodybuildé constipé qui semble à tout instant
avoir un balais enfoncé dans le cul et pilotant
fièrement sa moto ornée d'une magnifique tête de
mort lumineuse ! Castellari signe ce qui doit être son plus gros succès commercial, un film aujourd'hui particulièrement ludique, voire carrément comique. L'aspect brutal qui était éventuellement perçu à l'époque ne tient plus du tout la route et de ce côté là on préférera le panache des GUERRIERS DU BRONX 2 ou encore la rythme effréné du magnifique LES NOUVEAUX BARBARES dans lequel George Eastman y faisait déjà le méchant. Les scènes d'action sont, comme à son habitude, bien torchées, avec leur lot habituel de plans au ralentis et leurs plans gores. Castellari y ajoute encore quelques scènes plus dramatiques, comme celle, mythique, pendant laquelle les Riders jettent les cendres de deux des leurs dans l'Hudson River, celles-ci s'envolant directement dans les airs pour atterrir dans la tronche de leur voisin. Par contre, on accepte plus difficilement les scènes de dialogues amoureux entre Trash et Ann, principalement à cause du pauvre Gregory dont l'absence de lueur au fond des yeux fait presque peur à voir. On peut aussi signaler que ce film n'est pas du tout un film post apocalyptique, comme on a communément l'habitude de l'entendre... Kerozene
En
l'an 1990, le quartier du Bronx à New York a été
abandonné par les autorités municipales et est devenu
un territoire dangereux, patrouillé par des bandes rivales de
voyous ou des gangs de criminels. Pourtant, une jeune femme, Anne,
décide de pénétrer dans le Bronx à ses
risques et périls. Elle est aussitôt attaquée par
une bande hostile, mais elle voit sa vie sauvée par le gang
des Riders dont le chef Trash accepte de la prendre sous sa
protection. Anne est cependant l'héritière d'une
immense fortune fondée sur une entreprise de fabrication
d'armes. Les actionnaires de l'entreprise engage alors un mercenaire,
Hammer, pour la retrouver. Hammer tente alors de faire entrer en
conflit le gang des Riders avec celui de l'Ogre, la plus importante
bande de voyous du Bronx, tout en soudoyant Ice, un membre des Riders
désireux de remplacer Trash comme chef de la bande, pour lui
ramener Anne. Lorsqu'une autre bande rivale enlève la jeune
femme, Trash cherche à s'associer avec l'Ogre pour la
libérer et faire échec au plan de Hammer. Le mercenaire
n'a toutefois pas encore jouer Produite par Fabrizio De Angelis, producteur italien très prolifique au début des années 80, cette série B emprunte ses principaux éléments narratifs à des succès américains de cette période comme "THE WARRIORS", "ESCAPE FROM NEW-YORK" et "FORT APACHE THE BRONX". Il ne faut donc pas s'attendre à autre chose qu'une intrigue se présentant comme un magma hybride d'effets faciles et un récit fabriqué mené à la va-comme-je-te-pousse pour satisfaire les amateurs d'action violente pimentée de gore. Néanmoins, la réalisation de Castellari dépasse le niveau du film de commande avec ses toujours efficaces effets de montage, ses ralentis et ses cadrages soignés qui apparentent parfois le film à un western urbain. Le réalisateur tente même d'inclure des moments dramatiques tragiques dans ce film, comme on peut en retrouver dans ses meilleurs poliziotteschis, et il parvient à assembler ensemble, sans qu'on s'en aperçoive trop, des extérieurs tournés à New York avec d'autres tournés à Rome, sans trop surtaxer la crédibilité visuelle du métrage. Ses efforts pour sortir le scénario de la routine et fignoler la mise en images se veulent honorables, mais ils sont utilisés au sein d'un sujet dont les thèmes ne s'y prêtent guère, ce qui rend le film paradoxalement comique à plusieurs niveaux. Par ailleurs, les séquences tournées en studio dans des décors sentant la frigolite et les costumes bizarres démodées des personnages font tâche d'huile avec la qualité relative de la mise en scène, et ce décalage contribue aussi à l'humour involontaire de l'ensemble. "LES GUERRIERS DU BRONX" se veut donc un divertissement à l'italienne comme on les aime: à la fois violent et drôle, bien fait, mais avec des maladresses évidentes, et vigoureux, mais avec quelques petites longueurs. Pas question donc de bouder notre plaisir, surtout avec Castellari derrière la caméra. Si la distribution comporte quelques acteurs chevronnés qui se prêtent au jeu avec assez d'allant, on ne peut pas en dire autant de Mark Gregory, au visage aussi expressif qu'une poêle à frire et qui marche comme une momie ayant des hémorroïdes dans le fondement. Mathieu Lemée |
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Les GUERRIERS DU BRONX 2 aka Escape from the Bronx aka Bronx Warriors 2 aka Fuga del Bronx - Enzo G. Castellari avec Marco Di Gregorio aka Mark Gregory, Henry Silva, Giancarlo Prete aka Timothy Brent, Valeria D'Obici, Paolo Malco, Ennio Girolami aka Thomas Moore, Antonio Sabato, Alessandro Prete, Massimo Vanni, Romano Puppo.,1982, Italie, 87m 1986, le Bronx doit être "désinfecté" puis détruit afin de pouvoir laisser le champ libre à la construction d'un nouveau New York. Le riche promoteur responsable engage Henry Silva pour faire le ménage: exterminer les pauvres. Mais la résistance se lève, menée par cette grosse hyène de Mark Gregory qui roule avec une bécane arborant une superbe tête de mort.
Pas très
original, le film est malgré tout plaisant pour le style de
Castellari, ses ralentis, ses gunfight, et un bodycount anormalement élevé. C'est bête et méchant, c'est du cinoche pour mec, du cinoche pour se reposer les neurones et ricaner méchamment. J'aime bien. Kerozene
En
1990, une corporation immobilière a acquis la totalité
des terrains du quartier dévasté du Bronx à New
York, afin d'y construire un grand complexe domiciliaire et
commercial. Affirmant aux médias qu'elle offre à la
population du Bronx de les reloger ailleurs dans des maisons
convenables, la corporation a en réalité engagé
une armée de mercenaires qui expulsent sans ménagement
les habitants du Bronx ou qui les éliminent carrément.
Trash, ancien chef d'un gang nommé les Riders, rejoint un
groupe de voyous et de réfractaires cachés dans les
souterrains du Bronx pour organiser la résistance suite
à la mort de ses parents, assassinés par les
mercenaires de la corporation. Avec l'aide d'un expert-casseur,
Strike, qui travaille avec son fils et d'une journaliste
défendant la cause des habitants des Bronx, Trash kidnappe le
président de la corporation au cours d'une inauguration.
Commence alors une longue poursuite dans les souterrains du quartier
entre les mercenaires à la solde du trust, et Trash et ses
alliés emmenant leur précieux otage. Le tout se
terminera par un affrontement décisif. Sans tenir compte d'une quelconque continuité narrative avec "LES GUERRIERS DU BRONX" premier du nom, cette suite emphatique imitant les succès américains du genre, essaie d'amplifier le climat de violence plutôt que de clarifier ou d'explorer le contenu de critique social annoncé dans les prémisses du scénario. Bien au contraire, le réalisateur Castellari a visiblement voulu se faire plaisir en multipliant et en alignant les scènes d'actions, qu'il filme toujours avec son style particulier, tout en faisant des clins d'oeil au genre western. L'accent est donc mis sur les tueries cruelles ou sur les différentes confrontations meurtrières entre les personnages, et l'ensemble se présente comme une enfilade de fusillades, d'attaques au lance-flammes et d'explosions de toutes sortes atteignant un sommet record en matière de brutalités illustrés à l'écran (l'imdb a recensé pas moins de 174 morts dans ce film en 87 minutes de pellicule). Cette insistance portée sur l'action à tout prix ramène l'intrigue à son niveau le plus simpliste, avec ses dialogues décérébrés à faire rire une confrérie de sourds-muets, et avec ses situations abracadabrantes défiant toute logique (personne ne recharge ses armes dans ce film!) qui ravira les fans des séries B transalpines. Le tout n'est certes pas neuf, mais est franchement décoiffant, méchamment rigolo et furieusement décomplexé, en plus de surpasser l'oeuvre entière de Michael Bay en matière de testotérone excitante libéré à l'écran, grâce à une mise en scène sans fioritures. Henry Silva revient jouer les méchants sans trop faire d'efforts alors que Giancarlo Prete, par sa présence, parvient un peu à faire ombrage au jeu inexpressif de la vedette Mark Gregory. Mathieu Lemée |
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The
LAST WOMAN ON EARTH - Roger Corman avec Betsy Jones-Moreland, Robert
Towne, Antony Carbone, 1960, États Unis, 71m Petit film pour Roger Corman, sur un scénario et avec Robert Towne, futur scénariste de CHINATOWN, rien de moins. D'ailleurs c'est probablement le seul point vraiment intéressant du film, les dialogues, qui abordent des sujets souvent éclipsés dans les films post-apocalyptiques. Sinon, tout cela est sage, comme ses personnages, mais a le mérite de respecter son titre, il n'y vraiment plus qu'une seule femme et elle est bien roulée. L'affiche est plus torride que le film, ce qui n'est sans doute pas surprenant. Pour amateur de Corman invétéré. Mario Giguère |
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Le MONDE DES MAUDITS aka LAND OF DOOM - Peter Maris, 1985, États Unis Après la 3ème guerre mondiale, le monde est en proie au chaos. Une horde de barbares sanguinaires appelée Les Pilleurs saccage, viole et tue à peu près tout ce qui se tient sur deux jambes. Ca vous rappelle quelque chose? Et bien voila un sous MAD MAX totalement con qui ravira les amateurs de films débiles. Les Pilleurs sont à eux seuls un argument de poids: presque tous bedonnants, il sont vêtus de pantalons de cuir et ne porte que quelques bandoulières noires cloutées autour du torse et parfois même une cagoule à fermeture éclaire. On se croirait en plein rassemblement homosexuel fétichiste. Les Pilleurs rigolent comme de gros gorets, se vautrent comme des otaries et vont même parfois jusqu'à se taper mutuellement sur la gueule histoire de rire un bon coup. Et tout se petit monde se balade en motos destroy et tanks de poche cracheurs de feu! Face aux Pilleurs se trouvent Harmony, une blonde frigide armée d'une arbalète et au timbre de voix à faire saigner les tympans, et Anderson, ennemi intime de Slater, le chef des Pilleurs. Car ce brave Slater a autrefois été défiguré pour ce bon Anderson. Ce dernier et sa nouvelle copine qui refuse de se faire toucher ne serait-ce qu'une mèche de cheveux, fuient les méchants et partent à la recherche du Lac Bleu, oasis légendaire où une communauté pacifiste tenterait de recréer le monde. Chemin faisant, ils croisent des pestiférés mais surtout des allemands cannibales! "Ach, fous êtes une pien choli plonde!" s'écrie baveusement un de leur représentant en découvrant une Harmony fort suspicieuse. Séquence totalement surréaliste qu'on croirait directement sortie d'un épisode de Benny Hill tant la caricature de l'accent y est grossière! Vers la fin, nos héros se retrouvent chez le méchant et grâce à l'aide d'un ménestrel amateur du lance-flamme et d'une horde de clones de Jawas (George Lucas est-il seulement au courant de l'existence de ce film? Probablement pas, sinon il l'aurait fait interdire pour plagiat) nos héros pourront s'échapper et continuer leur route. LE MONDE DES MAUDITS est un film réellement con, il faut le dire, mais on y trouve tout de même de quoi se marrer, la palme étant bien évidemment décernée aux cannibales teutons. Pour le reste, tout est plutôt convenu, on retrouve tous les ingrédients du bon post-nuke, de la voix off en introduction au méchant patibulaire en passant par la pénurie d'essence, la seule véritable originalité réside peut-être dans le fait que le héros est ici remplacé par un couple de héros. Un couple qui bien sûr ne peut pas se blairer pour commencer mais terminera le film en se roulant une galoche. Galoche timide d'ailleurs, mais galoche quand même. Kerozene |
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Les MUTANTS DE LA DEUXIÈME HUMANITÉ aka Rats aka Les Rats de Manhattan aka Night of Terror - Bruno Mattei 1983, Italie, 1h36 Dans un futur post-nucléaire où peu de gens ont survécu et où il est encore hasardeux de s'aventurer à l'air libre, une bande de jeunes "motards" voyage à travers une Amérique dévastée. Ils arrivent dans une ville d'où ils ont capté un signal d'alarme, en bons samaritains, mais ne trouvent sur place que des cadavres. Ils décident de rester là pour la nuit et c'est alors que ça se gâte; ils seront peu à peu décimés l'un après l'autre par des rats complètement dingues. "Un scénario qui aurait pu être écrit par Alfred Hitchcock", clame la jaquette. Le concept de base est intéressant, mais le budget mis à la disposition de Bruno Mattei, réalisateur déjà peu disposé à la réussite puisque ne l'ayant jamais connue, était si minimal qu'il a en quelque sorte grandement contribué à l'insuccès du film. Un rat est à la base un animal pacifique, si bien que pour simuler les "attaques", les rats ont manifestement été projetés sur les pauvres acteurs, qui n'ont pas l'air très motivés par cette improbable scénario. Mattei joue de plus inconsciemment avec l'unité temporelle; le tout se déroule en moins de 24 heures, mais on a l'impression que ça s'éternise. La direction artistique très 80's - cheveux frisés, bandeaux et costumes ridicules - et la musique qui fait "ordinateur dément" n'aident en rien la patience du spectateur... Il faut toutefois donner une note positive au réalisateur pour son courage, et le féliciter de ménager son effet final, bien imaginé, mais qui ne vient malheureusement que clore - enfin ! - le calvaire du spectateur sur une ouverture improbable. Orloff |
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MUTANT HUNT aka Matt Riker - Tim Kincaid, 1987, États Unis, 1h30 New York, futur rapproché. Un méchant garnement arborant un air tout à fait idiot dans son uniforme de vilain à bas prix jubile car il vient de créer la race parfaite de cyborgs. Il envoie ceux-ci dans la rue s'attaquer à de pauvres civils-qui-n'ont-rien-fait-à-personne et son ancienne assistante, Domina, vêtue de la même grotesque façon, ne semble pas d'accord avec ses agissements. Heureusement que la mignonne soeur d'un scientifique s'échappe du laboratoire et prévient Matt Riker, un bellâtre à coupe "longueuil" qui, aidé d'un porto-ricain amateur de kickboxing et d'une rousse batailleuse, va aller tel un fier-à-bras intouchable régler leur compte à ces cyborgs pas gentils. MUTANT HUNT est un de ces films dits "so bad it's bad". Bourré d'invraisemblances et mollement dirigé - par nul autre que Tim Kincaid, réalisateur de pornos gais recyclé dans le sordide avec des titres tels que BAD GIRL'S DORMITORY, BREEDERS & ROBOT HOLOCAUST - il se démarque par une absence visible de scénario et un score tout à fait aberrant (1987 oblige) et occasionne chez le spectateur un sentiment de panique qui empêche celui-ci d'écouter le film du début à la fin dans la même journée. Un peu comme si on se disait "Môman, c'est ben trop de platitude concentrée dans une seule cassette, faut que j'en garde un morceau pour plus tard". Charles Band produit exécutivement, sans toutefois en faire un Full Moon. Quelques actrices valent le coup d'oeil mais elles restent habillées. Les effets gore - les cyborgs à sale gueule sont victimes d'une infection dégénérative !?!? - sont bien faits mais ne réparent rien. La finale est tout à fait lourde et risible. Aux dernières nouvelles Kincaid, après plus de dix ans d'absence, était revenu à la porno gaie, et si je peux me permettre, il ferait mieux d'y rester. Orloff |
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The MUTILATION MAN - Andrew Copp, 1998, États Unis Dans un monde en proie à la déchéance de l'humanité, un homme meurtri en son plus fort intérieur erre de terrains vagues en terrains vagues, offrant à qui veut bien le voir des séances de masochisme extrême: l'homme se lacère les membres et le torse, s'arrache des morceaux de chair, se flagelle en grimaçant, etc... C'est que le pauvre Mutilation Man n'a pas eu une enfance heureuse: son papa qui picolait à mort a massacré sa pauvre maman avant de se baigner dans ses tripes et en plus avait la gueule de Jim Van Bebber. Vraiment pas cool. Du coup il expie sa douleur intrinsèque en l'exposant aux yeux d'une Terre malade, arpentée par des nudistes anthropophages et des fans de métal psychotiques. Heureusement pour lui, un clone de la vierge Marie surgit de nul part, et après qu'il ait arraché la gorge d'un fou furieux à pleines dents dans le but de protéger une femme enceinte, dans sa blancheur divine elle lui prend la main, et le guide tel un Christ ressuscité vers un hypothétique monde meilleur... S'il y a bien un style de film dont j'ignorai totalement l'existence, c'est le film gore expérimentalo-trash de propagande chrétienne ! Andrew Copp se complaît en effet dans le vomitif et aligne des scènes franchement dégueulasses dans lesquelles tripailles et hurlements ne cessent de se succéder sur de la musique tonitruante. Des scènes qui détonnent brutalement avec quelques plans dans lesquels le Mutilation Man s'imagine flirter avec une fille sur une musique qui ressemble drôlement à du Bryan Adams avant de revenir à la double pédale et aux voix gutturales... Niveau réalisation, Copp verse dans l'expérimentation prise de tête. Le format de l'image passe du 16mm au 8mm avec des inserts vidéo disséminés ici et là sans trop de raison. Le montage et le traitement de l'image appuient le côté arty-branchouille incohérent, avec l'utilisation de flous, de parasites visuels et de stock-shots pas rigolos de violence réelle connus de tous et illustrant pour la plupart la guerre du Viêt-Nam, comme pour justifier les excès sanguinolents de la chose. Mais le plus dur à digérer reste le message final, véritable confession de bigot de première, grosse gueulante révoltée d'un adolescent refoulé qui hurle à l'injustice et prie via l'automutilation pour un monde sans guerre et sans violence, mais surtout un monde baigné par la bonté du tout puissant. Étrange. Kerozene |
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NEMESIS - Albert Pyun avec Olivier Gruner, Tim Thomerson, Cary-Hiroyuki Tagawa, Merle Kennedy, Marjorie Monaghan, Brion James, Yuji Okumoto, Nicholas Guest, Thom Mathews, Deborah Shelton, 1993, États Unis, 95m En l'an 2027, le Japon et les États-Unis ont formé une alliance politico-économique qui domine le reste du monde. La cybernétique et la robotique ont évolué si rapidement que l'existence des cyborgs est maintenant chose normale. Un agent spécial, Alex Rains, est chargé de traquer les cyborgs terroristes qui ont formé une alliance pour faire tomber l'ordre mondial. Au cours d'une mission, il est gravement blessé et ses membres perdus sont remplacés par des membres artificiels cybernétiques. Ne sachant plus s'il est encore humain ou cyborg et étant devenu dépendant aux drogues anti-douleurs, Alex part en exil, mais son patron Farnsworth le retrouve quelques années plus tard et lui demande d'accomplir une dernière mission: retrouver une ancienne amie et collègue, Jared, une cyborg passée dans le camp des terroristes avec des données informatiques qui risquent de mettre en péril le gouvernement. Alex n'a pas le choix d'accepter car Farnsworth a fait placer une bombe dans son coeur. Se rendant à Shang-Loo sur l'île de Java, Alex prend contact avec une femme cyborg, Julian, qui lui remet les données de Jared. Alex comprend alors que les terroristes rebelles qu'il pourchassait ne sont en fait que des êtres humains associés à quelques cyborgs humanisés qui veulent empêcher les robots de prendre le contrôle entier de la planète en remplaçant tous les chefs d'État et les gens du pouvoir par des cyborgs. Farnsworth lui-même a été remplacé par une copie cyborg qui s'est servi d'Alex pour pouvoir détruire les données de Jared, qui contiennent la liste de toutes les copies cyborg dans le monde. Alex tente alors de lui échapper afin de remettre ces données en lieu sûr aux rebelles. Albert Pyun louche carrément du côté de "TERMINATOR"et de "BLADE RUNNER" avec des relents de "THE ROAD WARRIOR" et de "ESCAPE FROM NEW YORK" dans la conception de ce film de S-F à petit budget. Tourné en grande partie au dépotoir industriel de Los Angeles, que Pyun avait déjà utilisé comme décor pour un précédent film, "CYBORG", ce métrage mise essentiellement sur l'action à tout casser plutôt que de développer une intrigue squelettique et capricieuse qui est parfois confuse. La conception technique des séquences d'action est correcte mais les effets spéciaux supposément science-fictionnels ne sont pas au point et suscitent même le fou rire à quelques reprises (voir le cyborg dans la scène du combat final). De ce fait , les données futuristes du film manquent d'un style visuel inventif pour les exploiter à fond et l'on y retrouve même quelques aberrations flagrantes (les cyborgs tirent des tonnes de munitions sans toucher la cible par exemple). Le montage et la photographie sont déficients et les nombreuses séquences de fusillades sont directement inspirés des films asiatiques, entre autres ceux de John Woo. Malgré tous ces défauts, cette série B se regarde sans déplaisir chez les fans du genre (au point que Pyun en a réalisé trois suites!!!), car l'ensemble contient beaucoup d'action explosive et d'effets racoleurs pour nous permettre de passer un bon moment malgré quelques longueurs. Ancien kickboxeur, Olivier Gruner se présente ici comme un clone de Jean-Claude Van Damme et Tim Thomerson se prend au sérieux (au point qu'il nous fait rire!) dans le rôle du méchant cyborg, tout comme son acolyte joué par Brion James. Soulignons la présence nue de la mignonne actrice Deborah Shelton, plus connue pour avoir joué dans "BODY DOUBLE" de Bran De Palma. Mathieu Lemée |
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PARASITE
- Charles Band, 1982, États Unis En 1982, Charles Band se lance dans la SF en 3D, quatre ans après avoir produit le rigolo et nasebrock RAYON LASER. Son petit investissement qui lui rapporte en gros dix fois la somme investie révèle alors une toute jeune Demi Moore qui bénéficie de quelques dialogues qui défient l'entendement (ce qui se reproduira au moins une fois dans sa carrière grâce à G.I. JANE). Mais la présence de la future madame Bruce Willis est finalement bien peu intéressant en comparaison des quelques éléments déglingués du film : Paul Dean sauve une fille nue d'un viol collectif via une bagarre au ralentit. Pas contente, elle tentera de lui péter la gueule. Les punks très stupides sont visiblement incarnés par de purs amateurs ne trouvant que rarement leurs marques. La 3D nous fait bénéficier de pleins d'objets en gros plans (serpent tirant la langue, pistolet laser pointé vers la caméra, bonbons colorés volant dans les airs, tuyau enfoncé dans le ventre d'un vilain, et bien sûr le parasite du titre surgissant toutes dents dehors du ventre de son hôte tel un clone d'alien). Et des effets gores plutôt corrects mais malheureusement très très rares ainsi que des parasites de toute beauté (et concoctés par Stan Winston). Le problème est que le film est d'un ennui redoutable que tous ces éléments ne parviennent pas à faire oublier ses nombreux défauts dut à un scénario convenu et à une mise en scène molle. Fort de ce succès commercial, Charles Band se lancera dans l'aventure METALSTORM, autre film de SF post-nuke en 3D nettement plus friqué et bien plus fendard, qui malheureusement se cassera les dents au box-office. Kerozene |
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Sur une plate-forme à la surface de l'océan, un groupe de savants fait des recherches sur les fonds marins au large de la Floride. Les scientifiques découvrent au fond de l'eau un sous-marin nucléaire russe échoué qu'ils essaient de ramener à la surface. Au cours de la procédure, ils trouvent un artéfact qui semblerait être originaire du royaume perdu de l'Atlantide et ils font appel à une experte en la matière pour examiner l'objet. Pendant ce temps, une fuite radioactive au niveau des tubes lance-missile du sous-marin provoque la remontée à la surface de la fameuse île de l'Atlantide, ce qui provoque évidemment un gigantesque raz-de-marée qui renverse la plate-forme. Les savants qui ont survécu à la catastrophe sont secourus par deux mercenaires américains qui se trouvait à bord d'un yacht dans les environs. Tous ensemble, ils abordent une île voisine où tout a été anéanti. Ils ne tardent pas à être attaqués par les responsables de ce massacre, un groupe d'envahisseurs menés par un nommé Crystal Skull, qui se prétendent descendants des Atlantes. Grâce aux deux mercenaires, les scientifiques rescapés parviennent à échapper à ces redoutables agresseurs et volent un hélicoptère pour quitter cet endroit. Mais l'aventure est loin d'être terminé. Voilà du cinéma bis italien rigolo et divertissant sans autres prétentions. Après avoir réalisé des films de cannibales, un thriller violent, un film sportif et une imitation de "AIRPORT", Ruggero Deodato se lance dans la science-fiction à rabais. L'intrigue accumule pêle-mêle des éléments empruntés aux films sur les mondes perdus, aux films post-apocalyptiques, aux films catastrophes, à "RAMBO", "MAD MAX", "RAISE THE TITANIC" et à "ASSAULT ON PRECINCT 13" (on y retrouve même un décor de ce film), aux films de motards et j'en passe... Cette grosse salade violente et hétéroclite s'emmêle souvent les feuilles mais qu'est-ce qu'on peut se marrer devant tant de situations abracadabrantes, d'effets spéciaux réalisés à la diable, de dialogues bidonnants et de moments d'action et de violence si appuyés. Difficile de se retenir, je peux vous l'assurer, tellement que je me demande si les pointes d'humour noir qui semblent volontaires, ne le sont pas plus que le reste. Deodato ne cherche aucunement à mettre un peu d'ordre dans l'utilisation d'idées confuses et qui ne vont pas forcément ensemble. Sa mise en scène mise sur les poncifs habituels pour attirer notre attention et il ne se préoccupe pas de savoir si le récit tient debout en cours de route. Ça donne un film débile pas ennuyeux qui vous dilatera la rate à coup sûr et auquel vous n'en croirez pas vos yeux. Les éternels acteurs figurant dans les productions italiennes (Connelly, Hilton, Rassimov) ne se prennent pas du tout au sérieux, ce qui ne devrait pas vous surprendre. Signalons la trame sonore des frères De Angelis qui est encore une fois un délice. Mathieu Lemée |
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PREHISTORIC BIMBOS IN ARMAGEDDON CITY - Todd Sheets avec Tonia Monahan, Holly Starr, 1991, États Unis, 69m Après une troisième guerre mondiale, une bande de sauvageonnes tente de reprendre le contrôle de Chicago aux mains de Nemesis. Film fauché tourné en vidéo qui n'a que le mérite de ne pas se prendre au sérieux. Plus proche des films italiens "post nuke" qui apparaissent dès lors comme des chef d'oeuvre à côté de lui, le film de Todd Sheets a une galerie de personnages colorée dont on remarquera surtout les robots et monstres qui semblent sortis tout droit du "Star Wars Turque", faut le faire. L'humour abonde, les références aussi, comme cette scène ou le réalisateur, qui est aussi acteur, rencontre un semblant d'Alien et lui annonce qu'il s'est trompé de film ! Les poursuites en automobiles entre les vilains se transforment en poursuite à bicyclette pour finir en poursuites en skateboard ! Le tout parfois sur une musique du groupe de Todd Sheets, le plus souvent sur des classiques pillés sans vergogne. Bref, on rigole entre copains, ce qui fait parfois sourire, mais qui paraît aussi long, malgré une durée fort minime. Mario Giguère |
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REBEL STORM aka 2099 LES REVOLTES DU DESERT - Francis Schaeffer, 1989, États Unis Nous sommes en 2099 et les Etats-Unis sont dirigés d'une poigne de fer par le Révérend Jimmy Joe II, sorte de leader cathodique prônant la suprématie de l'éducation sur la pauvreté. Ainsi, les pauvres sont séparés des riches et sont amputés du droit de vote - le Révérend estimant que ces sales gueux ne sont qu'une plaie pour la civilisation et qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent puisqu'ils ne travaillent pas. Bref, le Révérend est un méchant et en plus de cela, ses apparitions télévisées doivent être regardées par chaque citoyen sinon une peine sera encourue. L'histoire se passe à Los Angeles, ou plutôt ce qu'il en reste, à savoir 3-4 murs et beaucoup de sable. Artie (Zack "Fright Night" Calligan) va chercher son frère qui sort de prison. Ensembles, ils feront la connaissance de deux soeurs rebelles à la recherche d'un document réalisé par le fameux DJ Eliott, figure mythique des ondes FM, défenseur de la liberté individuelle et du rock'n roll. Selon le Révérend, Eliott n'a jamais existé, et le rock'n roll est une avilissante légende. En plus de ça, il impose à tous de n'avoir des rapports sexuels qu'une fois par mois. Nous découvrirons qu'il a forcément tort... Sous ses airs de MAD MAX fauché, REBEL STORM s'en sort avec les honneurs. Retour à la SF "s |