
Les films de la Suède sur une suggestion de Kerozene
mise à jour le 19
avril 2010
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The DIVER aka Dykaren - Eric Gustavson, 2000, Danemark / Suède Le festival de Bruxelles n'est pas que fantastique, mais dévoile également des thrillers peu connus dans nos contrées, comme ce DIVER. Des contrebandiers russes chargent une marchandise sur un rafiot avec une des aimées d'un gars, et font couler le tout dans le but de ne pas livrer cette marchandise, renflouer le bateau plus tard et se blanchir en sacrifiant la fille. Par chance, elle sera secourue par un pêcheur qui sera malgré lui pris dans l'engrenage. Bon, ça casse pas des briques... On y retrouve Klaus Maria Brandauer, qui fera même un clin d'oeil à James Bond, et Izabella Scorupco. Thriller d'honnête facture qui ne fera pas date dans les anales. Kerozene |
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FROSTBITEN aka FROSTBITE aka TALE OF VAMPIRES - Anders Banke, 2006, Suède L'hiver, au Nord de la Suède, la nuit peut être longue&ldots; très longue&ldots; C'est ce que l'on appelle la nuit polaire. Autant dire qu'il s'agit de l'endroit rêvé pour les vampires. C'est ce que va découvrir la jeune Saga, fraîchement installée dans le coin avec sa mère et qui tente de s'intégrer parmi ses nouveaux camarades de lycée. Sur le campus, elle rencontre Vega, une lesbienne gothique sympa un rien vulgos qui l'invite à une petite soirée beuverie / fumette avec ses potes. Et comme une soirée n'est jamais aussi bien réussie que quand elle se déroule avec quelques pilules euphorisantes, elle se démerde pour s'en approprier. Manque de pot, les pilules récupérées sont le résultat d'un prototype d'hémoglobine comprimée permettant aux vampires de se sustenter sans avoir à croquer des jugulaires et leur effet sur des êtres humains seront radicaux ! On imagine tout de suite les ravages à venir lorsqu'un gros malin en jette quelques-unes unes dans le saladier rempli de punch... Bien loin des standards du cinéma suédois, ce FROSTBITEN marche en fait sur les traces du teen movie horrifique américain. Les ados sont funs, ils fument des pétards, ils draguent comme des lourdauds en lâchant des sorties salaces, ils écoutent de la musique rock, bref, tout ça sent le déjà vu et ne va certainement rien apporter de neuf dans le petit monde de l'horreur rigolarde. Mais FROSTBITEN reste néanmoins un divertissement agréable avec ce qu'il faut d'humour sympa et d'effusions de sang au travers d'une jolie photo en cinémascope. Il manque cependant au cahier des charges quelques scènes de fesses, surtout qu'au cur de cette nuit polaire les jeunes ont bien besoin de se réchauffer. Le film remporta tout de même le prix du meilleur film à Fantasporto 2006. Kerozene Site officiel: www.frostbiten.se |
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The INVISIBLE - Joel Bergvall et Simon Sandquist, 2002, Suède, 98m Nicholas, qui est vu et perçu par tout le monde comme un étudiant parfait à l'existence parfaite. N'en peut plus ! Et s'achète des billets d'avions pour fuir. Mais ses plans sont brisés lorsqu'il est sauvagement assassiné par la chef d'un gang de jeunes alors qu'il prenait la défense d'un de ses amis. Son corps est massacré et caché dans le fond d'un bois. Il se réveille mystérieusement et retourne à l'école. Il se regarde dans une glace, il n'a aucunes blessures. Il se rend bientôt compte que personne ne le voit, ni l'entend et surtout il ne peut toucher à rien. Il est invisible. Après avoir digérer sa mort, il regarde comment les corps policiers mènent leur enquête au sujet de sa disparition. Un événement important survient : Un oiseau se pose sur son épaule. Il observe et voit le même oiseau qui s'était écrasé contre une vitre. Puis l'oiseau sur son épaule disparaît. Il comprend alors, que son véritable corps est mourrant mais toujours vivant dans le bois. Comment peut-il dire aux policiers que son corps est encore vivant, s'il ne n'a aucune emprise sur le monde réel ? Les films sur des personnages invisibles abondent dans le cinéma. Mais force est d'admettre que celui-ci contourne habilement les clichés (sauf pour la fin qui ressemble beaucoup trop à celui d'un film archi-connu et adoré par toutes les jeunes femmes.). La photographie est vraiment belle, la qualité technique est indéniable et le film est surtout appuyé par une très bonne interprétation. L'actrice qui joue le rôle de la jeune rebelle est vraiment remarquable. La trame se veut réaliste et l'intrigue est très bien amenée. Le film rappelle un peu A BETTER PLACE, mais avec un fantôme et une réalisation technique beaucoup plus maîtrisé. Le film avait été chaudement applaudi par le public dans la salle de Fantasia. Recommandé si vous n'avez pas trop d'attente. Black Knight |
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The LAKE aka SJÖN - Hans Åke Gabrielsson, 1999, Suède / Norvège, Deuxième thriller scandinave à tendance aquatique: THE LAKE et l'histoire d'une jeune femme vivant à Londres qui retourne dans son village natal peuplé par des bouseux pouilleux un an après la mort de son père. Elle se rend rapidement compte que son pater n'a pas disparu comme tout le monde le dit, mais a bien été assassiné et que son corps est au fond d'un lac. Elle mène alors son enquête au grand désarroi de la population locale qui détestait son père. Même sa mère. Le film est un peu mou et s'avère être un thriller psychologique assez classique. On découvrira que la jeune femme mène en réalité une quête envers son passé douloureux. On découvrira que son père la battait, la violait même, et pis qu'en fait, on s'en tape un peu et on a surtout envie que le film se termine. Film qui fut un gros succès en Suède. On se demande pourquoi, mais ce n'est pas ce film qui fera marcher le tourisme local. Kerozene |
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LET
THE RIGHT ONE IN aka Låt Den Rätte Komma In - Tomas
Alfredson, Suede. 2008 |
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Mikael Blomkvist est journaliste d'enquête pour le journal Millenium. Condamné à trois mois de prison dans un procès pour diffamation contre un homme d'affaires fort connu, il ne se doute pas qu'il est surveillé par Lisbeth Salander, une jeune hacker. Il est contacté par un membre de la famille Vanger pour résoudre le mystère de la disparition de sa nièce, survenu quarante ans plus tôt. Lisbeth, qui continue de fouiller son ordinateur, va lui fournir de précieux indices et se joindre malgré elle à lui. On leur met des bâtons dans les roues et la haine que se vouent les membres de la famille Vanger n'aide en rien. Adaptation du célèbre roman de Stieg Larsson, qui a pour sous-titre : Ces hommes qui détestent les femmes. Ce qui annonce les couleurs. Univers glauque et pratiquement dépourvu de bons sentiments, tourné cliniquement avec une absence d'artifices salutaire. Si Noomi Rapace excelle dans son rôle difficile de jeune femme au passé tragique, l'ensemble des acteurs offre un jeu d'une justesse remarquable. L'intrigue avance tranquillement et devient d'une complexité qui force l'attention du spectateur. Qui plus est, on en apprendra beaucoup, mais pas entièrement, sur la vie des co-enquêteurs, un couple disparate s'il en est un. Atmosphère noire qui m'a rappelé l'excellent roman de Maurice G Dantec: La Sirène Rouge, mal adapté au cinéma. Me voici donc sous le charme de Lisbeth, attendant les deux autres volets, décidé à lire les romans. À voir. Mario Giguère |
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SLEEPWALKER - Johannes Runeborg 2000, Suède Chouette petit film suédois, qui pourtant part mal comme tout : acteurs laids, images laides, bagnoles laides, pays froid et "style vidéo" pour couronner le tout. Et pourtant le scénario est suffisamment plaisant et bien traité pour qu'on se laisse guider sans s'ennuyer une seule seconde. En fait, un père de famille se réveille un matin plein de sang... toute sa famille ayant disparue! Comme il est somnambule, il se persuade de sa culpabilité et fait des "tests" en accrochant une caméra à sa tête pour essayer de trouver l'endroit où pourraient être les (suppose-t-on) cadavres. Les flics à ses trousses et diverses crises de somnambulisme psychotroniques plus loin, le pot aux roses en surprendra plus d'un! Un bon petit film sans prétention... Franfran |
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THRILLER - A CRUEL PICTURE aka THRILLER - EN GRYM FILM aka CRIME A FROID aka THEY CALL HER ONE EYE - Bo Arne Vibenius, Suède, 1974, 1h47 Attention, film culte... Que dis-je, cultissime ! Sans THRILLER, en effet, pas de "rape-revenge movies" dans les années soixante-dix, et pas de KILL BILL trente ans plus tard. Rarement projetée, l'uvre maîtresse du Suédois Bo Arne Vibenius sort ces jours-ci dans une superbe édition en DVD Zone 0 chez Synapse. Comme mon exemplaire, commandé sur xploitedcinema.com, a franchi les fourches caudines de la censure puritaine, je vous livre mon analyse du phénomène THRILLER. Le "pitch" est connu : alors qu'elle était enfant, Frigga (Christina Lindberg) est violée et perd la parole suite à ce traumatisme. Devenue une jeune fille, elle croise un jour la route de Tony (Heinz Topf), un playboy qui la séduit et l'emmène dans sa grande maison. Très vite, la jeune fille est faite prisonnière, rendue accro à la cocaïne et forcée à se prostituer. Alors qu'elle tente de se révolter, Tony lui crève un il. Dès lors, Frigga rumine sa vengeance. Celle-ci sera terrible ! Ecrit, produit et filmé par Bo Arne Vibenius, THRILLER nous place de la première à la dernière image dans la peau du personnage de Frigga. Le mutisme quasi-total de l'ensemble renforce sans aucun doute l'effet coup de poing des images du film. Pour être marquant selon Vibenius, un film doit tout montrer, tout donner à voir, sans fioriture ni fard. Point de suggestion, uniquement de la démonstration, crue et clinique. Nous avons donc droit à une énucléation en gros plan (six ans avant L'ENFER DES ZOMBIES de Fulci), à de longues fusillades filmées dans un ralenti insistant (sans doute une influence de Sam Peckinpah, d'autant que la scène finale n'est pas sans évoquer un western) et surtout à de courts plans pornographiques. Ces inserts hardcore permettent bien sûr à Vibenius de livrer un produit d'exploitation sulfureux, de satisfaire le voyeurisme des spectateurs. Mais elles ont aussi pour vocation de montrer que, si elle ne possède plus son corps, devenu un amas de chair monnayable, elle garde toute sa tête pour elle. Chez Frigga, la vengeance n'est qu'une condition de la survie. Pour rester digne, la jeune fille muette et éborgnée doit briser ses chaînes, et donc supprimer ceux qui les tiennent fermées : Tony, mais aussi tous ses clients. La préparation de la vengeance, qui voit Frigga s'entraîner aux arts martiaux, apprendre à conduire et à manier les armes à feu, permet à Vibenius d'étaler sa science du montage dans une série de petites vignettes nerveuses, presque pop. Plus globalement, la mise en scène laisse apprécier un grand sens de l'espace (superbes paysages automnaux), notamment au cours d'une longue cavalcade automobile, durant laquelle la jeune fille sème la terreur. Quant à sa garde-robe et à son attirail (fusil à canon scié, explosif), ils font forte impression, et l'on comprend à quel point Tarantino y a puisé son inspiration... A (re)découvrir toutes affaires cessantes ! Stelvio |
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The UNKNOWN - Michael Hjorth, Suède, 2000 Une bande de scientifiques se retrouve dans une forêt ou a eu lieu un feu mystérieux. Dans les cendres, ils trouvent une sortent de poulet peu cuit avec des dents. Intrigués qu'ils sont, ils ramènent la chose au campement et il semblerait que quelque chose vive dedans et a résister au feu à plus de 1000 degrés celcius. Soudain, une des filles ses sent mal et réagit bizarrement... Le style très dogma 95 d'un point de vue visuel, j'aime bien, mais faut pas pousser, ce n'est pas une raison pour faire la majorette avec sa caméra. Le film empreinte autant à BLAIR WITCH PROJECT qu'à THE THING, et même si la Suède crie haut et fort que ce film est top, il ne faut pas se leurrer, ça reste une série Z auteurisante qui ne convaincra que peu de non scandinaves. Kerozene |
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THE VISITORS aka Besökarna - Jack Ersgard, Suède, 1988 Encore le thème de la maison hantée, sauf que cette fois-ci, c'est crée par un Suédois. Une famille débarque dans une nouvelle piaule qui semble paisible, au début ça ressemble à un film sociable: l'homme qui ne décroche pas de contact, s'engueule avec sa femme et un facteur buchable qui nas pas l'air de comprendre grand chose à part un amour pour les bananes, jusquau jour ou le père de famille saperçoit de drôles de phénomènes, bruits, tapisserie qui ne veut pas coller, apparition d'un ombrage mystérieux au grenier. Bien sur sa femme ne le croit pas, elle pense quil est fou et qu'il devient hystérique. Un jour notre père de famille appelle un spécialiste en phénomène inexpliqué, qui lui se fait avoir à son tour. Bref, une sorte d'Amytiville a la suédoise, en plus cheap et en plus mauvais. Avec quelques moments drôles, surtout ceux du parapsychologue. Rana |
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