
Des premières adaptations en serial aux films récents aux budgets astronomiques, voici les films de superhéros et les héros hors du commun. Retrouvez aussi d'autres hommes forts sur les pages des LUTTEURS MEXICAINS, du PÉPLUM, SANTO et TARZAN
mise à jour le 14 novembre 2009
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Le
FANTÔME DU BENGALE aka THE PHANTOM - Simon Wincer, 1996,
États Unis Ce film, qui a la sagesse de situer son action dans les années 1930 et qui devait originellement être réalisé par Joe Dante (crédité au poste de producteur), désarçonne par son enfantillage ! Par chance, le Fantôme a troqué son slip zébré avec quelque chose de plus sobre. L'intrigue, archi convenue, pompe allégrement chez Indiana Jones et trimballe notre as du pyjama de la jungle indienne à New York et de New York à une petite île n'apparaissant sur aucune carte et dissimulant le repère de bandits centenaires eux aussi. C'est léger, ça virevolte innocemment, le Fantôme parle au spectre de son papa toujours de bon conseil (Patrick McCoohan), tape les méchants mais ne les blesse pas, tire au flingue mais ne tue pas... on navigue donc dans un univers niais strictement politiquement correct avec les inévitables éléments inhérents à ce type d'aventures mille fois vues : romance entre le héros vertueux et une belle et intelligente jeune fille (Kristy Swanson), rivalité entre ladite fille et une méchante vamp jalouse (Catherine Zeta-Jones, très belle), méchant caricatural capable d'assassiner ses associés dans le dos, le side-kick providentiel (ici un chauffeur de taxi à New York, un serviteur indien au Bengale) et des péripéties rocambolesques auxquelles personne ne croit. Mais le pire dans tout cela est que ce gros budget de 45 millions de dollars ressemble à peine à un téléfilm plus ou moins luxueux ! Les effets spéciaux sont moches, les fameux crânes et les décors sont en toc, le Fantôme semble directement issu d'une série Z des années 1980, résultat: gros plantage au box office et disparition du Fantôme des écrans de cinéma. Kerozene |
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FLASHMAN aka FLASHMAN CONTRE LES HOMMES INVISIBLES - Mino Loy, 1967, Italie Alors que l'Italie est en train de vivre la fièvre du fumetti-super-héroïque, un super héros spécialement créé pour le grand écran et directement inspiré de Batman prend d'assaut les salles de cinéma. Il s'agit de Flashman, fier justicier britannique portant une cagoule rouge, une côte de maille pare-balles, des collants noirs, une cape rouge et des bottines dont le teint tire volontiers sur le rose (!). Dans le civil, Flashman est un playboy banquier milliardaire roulant en Rolls Royce et vivant avec sa soeur qui semble quelque peu porté sur le LSD dans une demeure remplie de majordomes habillés au style de la Renaissance, perruque blanche et tout le tintouin qui va avec. Mais en même temps, il mène une double (triple?) vie en tant qu'employé de sa propre banque, camouflé en clone de Clark Kent, perruque noire et grosses lunettes sur le bout du nez. C'est en gardant l'oeil alerte au sein de sa propre entreprise qu'il se retrouve confronté à des voleurs internationaux ayant dérobé un sérum d'invisibilité à un génial savant qui ne désirait que le bien de l'humanité. Notre playboy milliardaire endosse alors son costume de Flashman sur des airs disco et traque les vilains de Londres à Beyrouth en sautant du cinquième étage d'un immeuble, en conduisant des voitures de sport, en pratiquant le parachute ascensionnel, en sauvant in extremis une innocente attachée à des rails et menacée par un train lancé à toute allure... Ces films de super-héros italiens ont beau être remplis de charme, ils n'en demeurent pas moins répétitifs. Et FLASHMAN, écrit par Ernesto Gastaldi, l'est énormément. On regrettera un peu le côté playboy sous exploité de notre héros, ainsi que le manque de rebondissements dignes de ce nom. On regrettera beaucoup l'absence de gadgets - Flashman, comme Batman, est un homme normal ne possédant aucun super pouvoir, mais contrairement au justicier de Gotham, est démuni d'accessoire funky. La bande son rappelle inévitablement la série des 60's de Batman encore une fois, mais le film ne pousse pas le kitsch au niveau de son homologue, préférant misé sur l'humour de seconde zone via un inspecteur de Scotland Yard abruti. Au final, l'ensemble n'est pas déplaisant pour autant mais on reste un peu sur notre faim, le film adoptant un ton comique sans jamais pousser sur le côté fun de son concept, et finissant pas avoir une démarche toute en retenue. Kerozene |
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GAGAMBOY - Erik Matti, 2004, Philippines Juni est amoureux de Liani que le vilain Dodoy ne cesse de courtiser. Mais après avoir malencontreusement avalé une araignée chimique, Juni acquiert une force et des pouvoirs exceptionnels et se met au secours de la veuve et l'orphelin. Il devient alors Gagamboy, autrement dit Spiderboy ! Mais Dodoy, de son côté, subit le même sort avec un cafard chimique. Comme Dodoy est quelqu'un de mauvais, il se transformera en méchant cafard humain ! GAGAMBOY n'est pas le film de super-héros philippin déjanté que l'on attend. Malheureusement, on est loin, très loin de ce que l'on était en droit d'attendre et on se retrouve ici avec une parodie-hommage au SPIDER-MAN de Sam Raimi. L'humour y est léger, la morale y tient la dragée haute et l'esprit y est puéril. Dommage que l'intention ne soit pas clairement affichée, cela éviterait bien des déceptions. Car GAGAMBOY est en réalité un film pour les enfants et il y a de fortes chances que ces derniers y trouvent leur compte. Côté effets-spéciaux, on préférera l'aspect artisanal d'un film comme DARNA : THE RETURN plutôt que l'utilisation pas toujours justifiée d'images de synthèse. Malgré tout, celles-ci sont assez bien réussies. On se console comme on peut devant le costume de cafard humanoïde du bad guy, et on quitte la salle avec le rêve de voir un jour un vrai super héros défonçant tout dans les bidonvilles de Manille. Kerozene |
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GHOST
RIDER aka Le Cavalier Fantôme - Mark Steven Johnson avec
Nicolas Cage, Eva Mendes, Wes Bentley, Peter Fonda, Sam Elliott,
Donal Logue, Matt Long, Raquel Alessi, Brett Cullen, David Roberts,
2007, États Unis, 110m (123m version non coupée) Malgré le cuisant échec de "DAREDEVIL" en salles, le scénariste et réalisateur Mark Steven Johnson s'est vu confié par d'autres producteurs l'adaptation d'une autre BD de Marvel Comics. Largement inspirée de la légende de Faust en plus de posséder une approche fantastique moderne intéressante, la BD et le sujet d'origine auraient mérité une meilleure transposition à l'écran. Plutôt que de profiter du potentiel graphique mis en valeur par les dessins de Marvel, l'auteur s'est contenté d'une illustration fade et peu excitante des exploits du Ghost Rider. Située dans un contexte présenté de façon trop réaliste, l'intrigue et la mise en scène accumulent les poncifs hollywoodiens du genre: dialogues cancres, romance à l'eau de rose peu crédible, scènes d'actions trop expéditives et sans reliefs, touches d'humour adolescentes discutables, voire inutiles et personnages sans saveur, surtout les méchants (qui sont tellement ridicules!). Avec tout ces arguments, il n'est pas étonnant que les spectateurs, et encore plus les fans de la BD, risque d'être amèrement déçu car il n'y a rien dans le film de vraiment excitant pour les satisfaire, même pas dans les trucages en CGI. Pour ne pas arranger les choses, le héros est incarné par un Nicolas Cage qui cabotine en vain devant la caméra, ce qui témoigne d'une grave erreur de casting. Encore un long-métrage à oublier bon pour le recyclage. Mathieu Lemée |
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HANCOCK
-. Peter Berg avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman, Jae
Head, Eddie Marsan, David Mattey, Maetrix Fitten, Thomas Lennon,
Johnny Galecki, Hayley Marie Norman,.2008, États Unis, 92m Les super-héros étant décidément à la mode ces dernières années sur les écrans, l'idée de faire un film se moquant de l'attitude nonchalante et égoïste de l'un d'entre eux aurait pu s'avérer jouissif et subversif à souhait. Or, malgré son budget élevé, "HANCOCK" ne remplit pas ses promesses et se révèle finalement un navet de grand luxe. Le scénario délaisse rapidement sa prémisse de départ intéressante pour se diriger vers des compromis arbitraires farouchement discutables, d'autant plus qu'ils enlisent le récit dans l'imbécillité la plus abyssale. La mise en scène de l'acteur Peter Berg, pourtant réalisateur d'un surprenant film d'aventures décomplexé, "THE RUNDOWN", n'améliore pas les choses en demeurant sur le pilote automatique, rendant ainsi l'intrigue encore moins captivante et les scènes d'actions plus tape-à-l'oeil que frénétiques. Qui plus est, la conclusion risque fort de faire rire aux éclats les spectateurs ou de lasser le peu de patience qu'il leur reste, avec un rebondissement final destiné à les surprendre, mais qui s'avère d'une grande connerie, et une bataille finale merdique comprenant des multiples tornades mal foutues en CGI sans aucun rapport avec le récit. Il faut croire par contre que les adolescents attardés mentalement n'en avaient rien à foutre, puisqu'ils ont couru tout excités dans les salles obscurs voir ce film en grand nombre. Avec la mollesse de leur interprétation, indigne de leur talent, Will Smith et Charlize Theron risquent fort de remporter les "razzies" des pires acteurs de l'année. Mathieu Lemée |
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The
INCREDIBLE HULK aka L'Incroyable Hulk aka Hulk 2 -.Louis Leterrier
avec Edgard Norton, Liv Tyler, Tim Roth, William Hurt, Tim Blake
Nelson, Ty Burrell, Christina Cabot, Peter Menshah,.2008, États
Unis, 114m |
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INVINCIBLE SUPERMAN aka Il Re dei criminali - Paolo Bianchini, 1968, Italie Au cours des deux dernières années, une vingtaine d'athlètes ont été enlevés. C'est un célèbre lutteur qui se fait kidnapper aujourd'hui ! Voilà que des hommes robots attaquent une banque avec une facilité déconcertante. Superargo et son acolyte auront pour mission de résoudre cette énigme. Si Argoman surfait sur la vague James Bond, Superargo flirte du côté de Santo. Il porte constamment son costume: il explique à une dame qu'il a connu les moments les plus heureux de sa vie sous cet habit et qu'il ne veut plus le quitter ! Il lutte dans un gala durant le film. Grosse différence: son intérêt pour la méditation et la lévitation, ce qui l'aidera énormément contre des cyborgs aux allures de Cybermen de la télé série Doctor Who. D'ailleurs Santo a eu aussi affaire avec des savants fous qui kidnappaient des hommes forts. On est donc devant un fim populaire relativement bien ficelé, avec un héros qui fait fondre les dames, qui démontre une cruauté surprenante en fin de métrage. Pas de pitié pour les méchants. Je préfère encore dans ce registre un authentique Santo ou même Argoman, plus psychotronique. Mario Giguère |
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IRON
MAN - Jon Favreau avec: Robert Downet Jr., Jeff Bridges, Terrence
Howard, Gwyneth Paltrow, Leslie Bibb, Shaun Toub, Faran Tahir, Sayed
Badreya, Bill Smitrovitch, Clark Gregg, Tim Guinee,.2008, États
Unis, 127m.
Parti
en Afghanistan pour faire la promotion d'un nouveau missile, le
vendeur et concepteur d'armes Tony Stark tombe dans une embuscade
tendu par les rebelles afghans. Il est forcé par un ambitieux
seigneur de guerre de construire une réplique de son nouveau
missile ultra-perfectionné. Avec l'aide d'un autre prisonnier
lui ayant sauver la vie, Stark crée plutôt pour
lui-même une armure ultra-résistante pouvant voler, au
moyen de laquelle il s'évade pour ensuite être
retrouvé par l'armée américaine. Rentré
chez lui, mais transformé par son emprisonnement, le
milliardaire arrogant et superficiel qu'il était décide
à brûle-pourpoint de cesser la vente et la production
d'armes à grande échelle. Au lieu de cela, il
entreprend secrètement le perfectionnement de son armure, de
façon à en faire un redoutable outil de destruction
d'armes. Au cours du processus, Stark apprend que son vieux
partenaire d'affaires, Obadiah Stane, est celui qui l'avait
secrètement vendu au seigneur de guerre afghan l'ayant
capturé, afin de prendre le contrôle exclusif de son
empire. Obadiah, ayant appris les secrets derrière la
conception de l'armure de Stark, décide de concevoir lui-même
sa propre armure indestructible pour éliminer
définitivement le milliardaire. De tous les majors américains, seul "PARAMOUNT PICTURES" ne s'était pas encore lancé dans la distribution au grand écran d'un super-héros de l'écurie "MARVEL". C'est maintenant chose faite avec "IRON MAN", et pour être sûr du succès de l'entreprise, les producteurs ont mis le paquet avec un scénario assez fidèle à la BD d'origine, bien qu'adapté au monde actuel, des trucages les plus avancés possibles sur le plan technologique, et le choix d'un réalisateur suffisamment professionnel pour mener à bien la construction du film. À l'arrivée, on a finalement droit à un film divertissant, parsemé d'un humour fantasque, avec au passage quelques coups de griffes ponctuels lancés contre l'industrie de l'armement américaine, les marchands de guerre, et le complexe militaro-industriel. À la mise en scène, l'acteur comique Jon Favreau, qui avait auparavant conçu pour les jeunes un appréciable long-métrage, "ZATHURA", mène la barque avec assurance sans temps mort, tout en évitant de prendre trop au sérieux son sujet. Sans être omniprésentes, les scènes d'actions sont efficaces, les effets spéciaux généralement convaincants, et la musique plutôt bonne. Mais plus que tout, c'est l'interprétation magistrale et désinvolte de Robert Downey Jr. qui emporte l'adhésion. Il faut dire que sa ressemblance avec Tony Stark n'est pas simplement physique, si on peut dire. Un des très bons films "pop-corn" de l'été 2008 qui ne taxera pas vos neurones, et qui ne vous amoindrira pas les cellules du cerveau. Et je parie des biscuits contre des dollars qu'il y aura au moins deux suites à venir. Mathieu Lemée |
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MYSTERY MEN - Kinka Usher, 1999, États Unis Captain Amazing, le super-héros ultime, jet-setteur en paillette affublés de patchs Pepsi à même son costume, voit sa côte de popularité baisser et ses sponsors se retirer. Normal, il a nettoyé la ville de toute sa racaille, de tous ses méchants exubérants, ce qui l'a conduit au chômage technique et par conséquent, il n'intéresse plus grand monde et surtout pas les médias. Histoire de relancer un peu la machine, il s'arrange pour faire libérer l'infâme Casanova Frankenstein de l'asile local. Bien évidemment, son petit plan ne se déroule pas comme prévu et Casanova non seulement capture Captain Amazing, mais forme une armée de psychopathes de carnaval lors d'une séance inspirée des GUERRIERS DE LA NUIT de walter Hill, et projette de faire sombrer la ville de Champion City dans le chaos grâce à une machine monstrueuse! Seul un petit groupe de super héros de pacotille est au courant de ce qui se trame, ils décident donc de monter leur armée de super héros à eux et recrutent tous les losers aux pouvoirs pas si supers que ça. Cette adaptation d'un comics de chez Dark Horse que je ne connais absolument pas possède une épouvantable réputation. C'est peut-être pour ça que je ne l'ai pas trouvé si lamentable que ça. J'y ai même pris du plaisir. Les personnages sont complètement fous, de grosses caricatures des super héros traditionnels: entre Captain Amazing et sa frime détestable et Mr. Furious (Ben Stiller) et sa mythomanie galopante, on assiste à un véritable défilé de grands allumés tous plus ridicules les uns que les autres. Shoveler (William H. Macy), portant un casque de chantier est connu pour son coup de pelle et contraste merveilleusement bien avec les Disco Boys qui portent diablement bien leur nom, The Spleen (Paul Reubens) possède un pouvoir unique grâce à une aérophagie toute particulière, The Bowler (Janeane Garofalo) dirige une boule de bowling construite autour du crâne de son père, Tom Waits incarne un inventeur illuminé d'armes pacifistes... Et tout ça est réuni au sein de décors exubérants qui rappellent quelques peu ceux de la Gotham City de Tim Burton version néons violets et entouré de nombreuses références pas toujours faciles à suivre. Certaines sont logiquement orientées vers les comics (notamment Wonder Woman), dautres tout aussi logiquement vers le cinéma (LES GUERRIERS DE LA NUIT comme expliqué précédemment, ou LES DENTS DE LA MER lors dune réplique de Ben Stiller, ou encore une référence à une session denregistrement de voix off de William Shatner pour une version animée de Star Trek&ldots; il fallait le savoir, les détails sont là : akas.imdb.com/title/tt0132347/trivia). MYSTERY MEN est au final un divertissement certes confus et bancal, mais est sincèrement plaisant et drôle, ce qui est déjà pas mal. Et en plus, la magnifique Claire Forlani y tient un rôle&ldots;.Kerozene |
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ORGAZMO - Trey parker/Matt Stone, 1997, États Unis Trey Parker se défonce encore une fois et nous donne une "suite" à Cannibal : The Musical. Il vise cette fois-ci le milieu pornographique de L.A. et utilise pour s'en moquer les protagonistes mêmes qui le composent (Ron Jeremy y joue un rôle important, et on a droit à des caméos de Davia Ardell, Chasey Lain & Max Hardcore). Ça donne une histoire aussi ridicule que celles auxquelles il m'a habitué, avec un humour qui vole parfois très bas et des scènes étonnantes qui donnent envie de se pisser dessus. On a droit à la galerie des personnages cultes de Matt & Trey (le nain qui faisait Cafard dans Baseketball, le japonais qui jouait l'indien dans Cannibal - et qui joue ici un japonais patron d'un sushi bar qui se prend pour un rapper noir) et eux-mêmes font leur apparition dans le film. Parker, en plus de réaliser, joue le rôle du personnage principal. Pas besoin de vous dire qu'on rigole ferme et que les blagues - qui deviennent meilleures à chaque visionnement - en valent vraiment la peine. Orloff |
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SPIDER-MAN - Sam Raimi, 2002, États Unis Pas facile d'adapter une bande dessinée sur grand écran, on peut soit réussir (BATMAN de Tim Burton ou SUPERMAN de Richard Donner) ou se planter royalement (BATMAN AND ROBIN ainsi que SPAWN). Le facteur principal est l'adaptation, plusieurs éléments des bandes dessinées paraissent bien en dessin, mais deviennent ridicules sur grand écran, alors les scénaristes vont le changer, ce qui crée une furie chez les fans de comic books. Alors, voilà donc SPIDER-MAN qui arrive sur nos écrans, on se rappelle tous que ce film a pris un certain temps avant d'arriver sur nos écrans, James Cameron voulait le réaliser dans le temps de TITANIC, puis il a abandonné le projet et plusieurs rumeurs envahissaient le net sur celui qui réaliserait le film ainsi que sur l'acteur qui mettrait le masque du super-héros. Le projet tombe donc entre les mains de Sam Raimi, ce qui fait sourire les fans de EVIL DEAD, et c'est Tobey Maguire qui prend les traits de Peter Parker. Hé bien merde, félicitation à Hollywood pour ce choix, les aventures de l'homme-araignée sur grand écran est un véritable succès. L'adaptation de la bande dessinée, minus quelque changements mineurs, est très fidèle et malgré le fait qu'elle est un peu prévisible, on sait tous que Spider-Man sortira gagnant du combat contre Green Goblin, le scénariste David Koepp y a ajouté quelques surprises agréables et réussit à éviter certains clichés (le film n'est pas patriotique, à part peut-être un plan où le drapeau américain est mis en évidence, on ne nous sert pas un message sur la force des États-Unis). La réalisation de Sam Raimi est classique, elle sert uniquement à mettre l'histoire en évidence, mais on reconnaît quand même son style, certains mouvements de caméra rappellent EVIL DEAD 2, et certains jeux de montage habiles amusent. Pour les acteurs, c'est assez simple, Tobey Maguire est Peter Parker, il a compris le personnage à la perfection et son jeu est plus que crédible. Même chose pour William Dafoe qui est magnifiquement méchant, même s'il tombe parfois dans l'overacting. Pour les autres, ils font ce qu'on leur demande de faire et ils le font bien. Je n'essaie pas de dire que SPIDER-MAN est un grand film ou quoi que ce soit, mais je crois qu'il saura plaire aux fans de super-héros et pour ceux qui veulent s'amuser. C'est un blockbuster d'été, certes, mais c'est un bon. Oncle Freak |
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SPIDER-MAN 2 - Sam Raimi, 2004, États Unis L'homme-araignée - malheureusement pas Alain Robert - en est à une phase de sa vie où il doute de tout. Outre la relation de "niaisage" perpétuel qu'il vit avec la fort mignonne Mary Jane Watson (Kirsten Dunst), sa vie de justicier n'est pas de tout repos; il doit sans cesse combattre les criminels de New York, dont la courbe démographique est inchangeante, et son "ami" James Franco sombre peu à peu dans l'alcoolisme, affligé par la mort de son Willem Dafoe de père. Un nouveau méchant fait alors son apparition et il a l'air pas mal plus coriace que le petit voyou typique... McGuire a l'air toujours aussi innocent. Et le terme est à prendre dans toutes ses implications, aussi multiples soient-elles. Et son innocence lui servira d'arme d'énervement massif du spectateur alors que le ton du film deviendra rapidement "intimiste", axé sur les déboires psychologiques du super héros moderne. Je ne voudrais pas cracher dans la soupe, mais un super héros, bien qu'il soit possible qu'on utilise une métaphore qui m'échappe, pour désigner autre chose, ça n'existe pas. Alors l'exploration minutieuse de sa psyché, de ses hauts et de ses bas, c'est bon pour ces connards d'américains en manque d'héroïsme, mais pas pour moi. Je me suis donc demandé du coup pourquoi je visionnais ça. Pression sociale ? Lâcheté intellectuelle ? Désoeuvrement d'un après-midi de neige ? Probablement un mélange explosif des trois, et plus encore ! Reste que James Franco et son personnage nauséeux sont toujours aussi irritants (si on les dissocie, car Franco ne peut honnêtement pas être aussi con dans la vie de tous les jours), que MJ Watson est moins resplendissante que dans le premier volet, et que cette orgie de CGI (on se croirait par moments dans un jeu vidéo), de sentimentalisme et de mièvrerie, couplé avec la longueur excessive du métrage, ont eu raison de ma patience. Reste la tronche à tout casser d'Alfred Molina et les scènes où Dunst ne porte pas de soutien-gorge, mais est-ce suffisant pour constater qu'on est devant un bijou cinéphilique ? Je ne crois pas, monsieur le procureur. Orloff |
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SPIDER-MAN
3 - Sam Raimi, 2007, États Unis, 140m ! avec : "on
prend les mêmes et c'est reparti... " Mais au niveau du talent... je suis rassuré.. il en a encore à revendre... Car au niveau de la mise en scène... rien à redire. Superbement servi par de superbes effets spéciaux, SPIDER-MAN 3 divertira sans aucun doute petits et grands, mais il ne faudra pas espérer trouver plus dans ce troisième volet... Marc Evil |
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SPIDERMAN - la télésérie Japonaise, 1978 Les Japonais ont adapté Spiderman pour la télé à la fin des années 70. Très adapté ! Piqué par une araignée extraterrestre, un jeune japonais aura des pouvoirs fabuleux, et un truc a brancher au poignet qui lance une grosse corde et un robot géant pour s'attaquer aux vilains monstres de 50 pieds qui attaquent la terre ! L'araignée semble lui jaser régulièrement, en fait on a greffé la genèse d'Ultraman de façon assez rigoureuse, version originale japonaise, j'en manque les possibles subtilités. Gros monstres, gros robots, effets à rabais, deuxième épisode avec un hommage à Sergio Leone, les deux premiers épisodes que j'ai vus sont une source de ravissement pour amateurs de séries de la Tsuburaya et de la Toei. Mario Giguère |
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STEEL aka LE JUSTICIER D'ACIER - Kenneth Johnson avec Shaquille O'Neal, Annabeth Gish, 1997, États Unis, 97m "Robocop" à sa série B. L'immense Shaquille O'neal y incarne un ex-militaire qui va se lancer seul, contre les gangs de Los Angeles en possession de nouvelles armes hyper-destructrice. Il sera quand même aidé par son amie paralysée Susan (informatique woman) et par Uncle Joe (ferrailleur man). Avec 3 bouts de tôles, et un terrain vague nos 3 compères vont parvenir à construire une base secrète (un peu à la Thunderbirds) et une armure (Robocop style) aussi légère qu'elle semble lourde ! Mc Gyver n'a qu'a aller se rhabiller !! Faut prévenir qu'une bonne dose de second degré est nécessaire afin de tenir jusqu'au bout des 97 m. Le public adolescent étant de toute évidence visé ici, je ne m'étendrais pas trop sur ce petit film, ma foi sans temps mort.. Marc Evil |
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SUPER INFRAMAN aka THE SUPER INFRAMAN aka INFRA-MAN aka THE INFRA SUPERMAN aka CHINESE SUPERMAN - Shan Hua, 1975, Hong Kong De viles créatures extraterrestres enfouies dans les profondeurs terriennes depuis des millions d'années ressurgissent avec la ferme intention d'éradiquer purement et simplement la race humaine de la surface de la planète. Heureusement, leur apparition coïncide avec le moment où un génial professeur vient d'inventer une super armure pouvant transformer un homme en super héros quasiment invincible. C'est Danny Lee (THE KILLER) qui endosse ladite armure pour 85 minutes de bastons homériques remplies de créatures caoutchouteuses sautant dans tous les coins de l'écran ! Quel émerveillement! SUPER INFRAMAN, c'est bien évidemment le toku revu à la sauce Shaw Brother: plus de kung-fu, plus de monstres, plus de folie! Et si Super Inframan lui-même est en tout point admirable (humanoïde rougeâtre à tête d'insecte propulsant ses poings explosifs ainsi que divers lasers colorés), si la reine des démons est saisissante dans sa tenue digne d'une drag queen en plein carnaval de Rio, si les sbires de la reine sont admirables dans leurs costumes de squelette surmonté de casques de moto, la palme revient définitivement aux monstres de latex gesticulants comme si on leur avait glissé un glaçon dans le col. On retiendra donc le morpion géant aux couleurs chatoyantes et aux trois yeux globuleux, le poireau verdâtre tentaculaire, le tas de merde muni d'une perceuse, un daimajin de taille humaine et portant la moustache, une ghoule chevelue au look de batteur de Death Metal, un mini dragon dont la tête ne cesse de repousser quand on lui la coupe et deux robots montés sur ressort réalisant de nombreux sauts périlleux... bref, ça délire grave et le tout est fait de manière totalement ahurissante: personne ne semble en effet prendre quoi que ce soit de cette aventure avec un quelconque second degré. Côté effets spéciaux, on remonte le temps et on constate avec émerveillement que les techniques " primitives " de Georges Méliès fonctionnent à merveille dans un film en technicolor et cinémascope! Alors certes, le film se répète quelque peu ce qui provoque ici et là quelques longueurs, mais le charme qui s'en dégage provoque inévitablement un sentiment d'euphorie enfantine chez le spectateur amateur de psychotronisme décalé. Kerozene |
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SUPERMAN: THE MOVIE aka Superman: Le film - Richard Donner avec Christopher Reeve, Gene Hackman, Margot Kidder, Ned Beatty, Valerie Perrine, Jackie Cooper, Glenn Ford, Phyllis Thaxter, Jeff East, Marc McClure, Marlon Brando, Susannah York, Trevor Howard, Maria Schell, Harry Andrews, 1978, Grande-Bretagne/Etats-Unis, 151m pour la version restaurée (143m pour la version officielle). Dans une autre galaxie sur la planète Krypton, un scientifique nommé Jor-El prévoit la destruction imminente de la planète mais le conseil dirigeant Krypton refuse de le croire et interdit toute évacuation. Malgré cela, Jor-El envoie son jeune enfant Kal-El sur la planète Terre à bord d'un vaisseau spatial avant que Krypton ne soit détruite. Arrivé sur Terre, Kal-El est adopté par un couple de fermiers de Smallville, les Kent. Devenu Clark Kent, il grandit et se rend compte qu'il possède d'étranges pouvoirs. Après la mort de son père terrestre, Clark se sent mystérieusement appelé par un cristal vert luminescent qui le conduit au Pôle Nord pour bâtir une cité. Là, Clark entre en contact avec son vrai père qui lui communique sa véritable origine, la source de ses pouvoirs et la raison de sa présence sur Terre. Maintenant adulte, Clark Kent est engagé comme reporter au Daily Planet, grand quotidien de la ville de Metropolis. Lorsque sa collègue Lois Lane est en danger de mort, Clark change de costume et intervient pour lui sauver la vie grâce à ses pouvoirs. Il devient alors Superman et bien que Lois Lane ne connaisse pas sa véritable identité, elle tombe amoureuse du super-héros. Les exploits de Superman font évidemment la une des nouvelles à Metropolis et un génie machiavélique, Lex Luthor, entend bien relever le défi de l'éliminer afin de s'assurer que son plan de faire disparaître toute la côte Ouest de la Californie pour réaliser une grosse affaire immobilière se déroule sans anicroches. Superman aura donc un péril de taille à relever pour contrer Lex Luthor. Avec tout l'éventail technique et les effets spéciaux poussés mis de l'avant grâce à "STAR WARS", des producteurs britanniques ont décidé de mettre en chantier une adaptation digne de ce nom des aventures du plus connu des super-héros de BD: Superman. Avec d'énormes moyens et une imposante équipe technique, la transposition au grand écran (la première depuis les adaptations pour la télévision du début des années 50) s'avère finalement assez réussi. Les trucages sont assez bien conçus et diversifiés et l'intrigue expose bien les origines du personnage principal avec un premier tiers au ton assez solennel. Le réalisateur Richard Donner a su donner un certain souffle quasi-épique au film et rester assez fidèle à l'esprit du comic book avec la collaboration des scénaristes. Toutefois, afin de désamorcer quelque peu l'aspect pompier de l'ensemble étant donné la nature du héros (et la musique tonitruante de John Williams), Donner a su injecter des moments d'humour dans la caractérisation de quelques personnages secondaires pour empêcher que le film ne devienne à la longue trop lourd. Il en résulte donc un film assez adroitement foutu, bien qu'il ne soit pas génial et qu'il n'échappe pas à quelques petites chutes de rythme voire à quelques moments de grande platitude. Heureusement que les portions comiques soient efficaces, que les séquences spectaculaires répondent aux attentes générales du public et que le résultat final ait de la classe, sinon le métrage ne serait probablement qu'un four de plus. Bien que le générique comporte des acteurs de renom dans de petits rôles marquants, ce sont surtout les vrais comédiens principaux qui livrent la marchandise; Christopher Reeve se veut une vraie révélation dans le rôle de Superman, Gene Hackman se montre habilement sarcastique et charmant dans le rôle du méchant Lex Luthor et Margot Kidder est pétillante et naïve à souhait dans sa composition de Lois Lane. Mathieu Lemée |
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SUPERMAN II - Richard Lester avec Christopher Reeve, Margot Kidder, Gene Hackman, Terence Stamp, Sarah Douglas, Jack O'Halloran, Jackie Cooper, Ned Beatty, Valerie Perrine, Susannah York, E.G. Marshall, Marc McClure, Clifton James, 1980, États Unis/Grande-Bretagne, 127m En réussissant à empêcher l'explosion d'une bombe H terroriste à Paris, Superman libère sans le savoir trois criminels kryptoniens condamnés autrefois par son père de leur prison spatiale. De ce fait, ces trois condamnés dirigés par le général rebelle Zod possède maintenant les mêmes pouvoirs que Superman puisqu'ils ont bénéficié des mêmes modifications moléculaires fournis par le Soleil que lui. Zod et ses deux acolytes, Ursa et Non se rendent donc sur la Terre dans le but de la conquérir et ils y parviennent aisément car Superman n'est tout simplement pas au courant de leur présence. Son identité de Clark Kent/Superman ayant été démasqué par sa tenace collègue Lois Lane, notre super-héros est devenu amoureux et décide de renoncer à ses pouvoirs pour vivre une vie normale avec Lois. Mais lorsque Clark apprend finalement que Zod et ses sbires ont pris le pouvoir mondial, il décide finalement de récupérer ses pouvoirs pour les combattre. Son éternel ennemi Lex Luthor s'est toutefois évadé et ayant découvert le repaire secret de Superman au Pôle Nord, il propose ses services à Zod pour éliminer le super-héros. La bataille entre Superman et ses ennemis est donc sur le point de commencer. Cette suite à SUPERMAN fût immédiatement tournée après celui-ci car les producteurs non seulement en anticipait le succès, mais voulaient également économiser sur les coûts de production et les salaires des acteurs en faisant une sorte de 2 pour 1. Cette astuce n'a cependant pas plu à certaines personnes dont Richard Donner qui a cédé sa place de réalisateur au britannique Richard Lester et à Marlon Brando qui s'est abstenu de revenir personnifier le rôle du père de Superman dans cette suite. Le prologue renvoie d'ailleurs au début du premier Superman, confirmant la continuité entre les deux films dans le travail des auteurs. Néanmoins, le ton solennel qui avait constitué le point de départ du premier Superman est évidemment abandonné ici maintenant que le héros est déjà bien en place. SUPERMAN II commence donc sur les chapeaux de roues et en prime, notre super-héros à la cape rouge et aux collants bleus affrontent ici des vilains dignes de lui possédant les mêmes super-pouvoirs. La présence de Lester à la mise en scène implique un léger changement de ton dans l'humour du récit par rapport au travail précédent de Donner en s'avérant moins simplement burlesque et plus raffiné dans les sous-entendus, même lors des séquences les plus spectaculaires ou dramatiques (par exemple la scène où Zod et ses deux acolytes soufflent sur la population de Metropolis en révolte). On assiste donc au final à un film qui se veut un fort bon spectacle, surpassant même par endroits le premier SUPERMAN. Même l'affrontement final entre le héros et les méchants est assez convaincant (un personnage y dit même ce que tous les spectateurs pensent tout bas: "Je ne veux pas rater ce spectacle!") malgré certains trucages et transparences qui paraissent un peu datés. Christopher Reeve, Gene Hackman et Margot Kidder reprennent avec aisance leurs personnages respectifs tandis que Terence Stamp incarne Zod avec assez d'allant. Mathieu Lemée |
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SUPERMAN III - Richard Lester avec Christopher Reeve, Richard Pryor, Robert Vaughn, Annie Ross, Annette O'Toole, Pamela Stephenson, Marc McClure, Gavan O'Herlihy, Jackie Cooper, Margot Kidder, 1983, États-Unis/Grande-Bretagne, 125m Un chômeur, Gus Gorman, après avoir suivi des cours d'informatique où il s'est montré particulièrement doué, trouve un emploi d'informaticien dans l'entreprise du riche philanthrope Ross Webster. Se considérant toutefois sous-payé, Gus réussit à détourner à son profit grâce à l'informatique une très grosse somme d'argent. Webster s'en aperçoit mais au lieu de virer Gus de son entreprise, il décide d'utiliser l'extraordinaire talent en informatique de celui-ci pour servir ses intérêts personnels. L'intervention de Superman dans son plan de domination et de monopole financier du marché du café amène Webster à vouloir éliminer le super-héros. Grâce à Gus et à un satellite contrôlé par ordinateur, un morceau de kryptonite radioactive mortelle pour Superman est reconstituée. L'absence d'un ingrédient inconnu fait cependant que cette kryptonite n'a pas tué Superman mais l'a plutôt rendu méchant et maléfique. Webster a donc les mains libres pour s'emparer entièrement du marché du pétrole, ce qui occasionne une grave crise d'énergie. De plus, Webster fait bâtir un super-ordinateur conçu par le naïf Gus qui pourrait lui assurer le contrôle entier de la planète. Superman réussit à guérir néanmoins et est prêt à affronter ce super-ordinateur, qui a tôt fait de se libérer du contrôle de Webster pour devenir autonome et encore plus dangereux. Cette troisième aventure de Superman au cinéma est marquée plus que les deux autres par une présence plus importante de l'humour. Le générique du début et la présence burlesque de Richard Pryor dans le rôle l'informaticien doué mais maladroit et lunaire annoncent la couleur irrévérencieuse du film. Cela ne nuit pas forcément à l'ensemble bien au contraire puisque le réalisateur Richard Lester sait magnifiquement intégrer la drôlerie à l'intérieur d'une intrigue sans en sacrifier les enjeux dramatiques. Ceux-ci se révèlent même presque prémonitoires (la séquence de l'incendie d'une usine chimique préludant la catastrophe de Tchernobyl par exemple) en illustrant les dangers de la mondialisation économique et de l'avancement rapide des technologies informatiques. Donc, si les scènes humoristiques sont vraiment hilarantes grâce à de bonnes idées de gags et le fait qu'elles ne dépendant pas uniquement de Richard Pryor (qui est toujours fort drôle quand même), l'action et le suspense ne faiblissent jamais car les adversaires du héros s'avèrent plus puissants qu'ils n'y paraissent, comme en témoigne la scène très forte où le Superman devenu méchant affronte son double évidemment bénéfique. Les trucages sont comme d'habitude réussies et le côté spectaculaire n'a pas été sacrifié par l'orientation plus comique du film, de là à dire que s'il s'avère plus léger, il n'en demeure pas moins qu'il est aussi divertissant que les deux premiers opus. Christopher Reeve reprend du service avec plus de profondeur dans son jeu et Robert Vaughn possède le charme et l'expérience nécessaire pour incarner le riche mégalomane Webster. Mathieu Lemée |
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SUPERMAN IV: THE QUEST FOR PEACE aka Superman IV: Le Face à Face - Sidney J. Furie avec Christopher Reeve, Gene Hackman, Margot Kidder, Mariel Hemingway, Mark Pillow, Jackie Cooper, Marc McClure, Jon Cryer, Sam Wanamaker, William Hootkins, Jim Broadbent, 1987, États Unis/Grande-Bretagne, 90m (134m version non coupée) Clark Kent/Superman a vraiment beaucoup à faire à Metropolis; il doit non seulement assurer la vente de la ferme familiale suite au décès de sa mère terrestre et travailler pour un nouveau propriétaire qui a racheté le quotidien Daily Planet dans le but d'en faire un journal à sensations afin qu'il se vende plus. De plus, un petit garçon, au cours d'un travail scolaire, demande à Superman d'intervenir auprès des Nations-Unies pour mettre fin à la course aux armements nucléaires. Après quelques hésitations, Superman accepte et promet de supprimer toutes les armes nucléaires de la planète mais il ignore que son éternel ennemi Lex Luthor s'est évadé et a été engagé par des marchands d'armes pour l'éliminer. Luthor s'arrange pour qu'une de ses créations biologiques soit dissimulée à l'intérieur d'une bombe nucléaire, si bien que lorsque Superman expédie cette bombe droit vers le Soleil, un super-homme nucléaire est crée, prêt à combattre Superman. Fortement blessé lors de son premier combat contre ce nouvel adversaire tirant son énergie de l'astre solaire, Superman réussit à reprendre des forces grâce à un cristal vert de Krypton et il retourne au combat pour éliminer Luthor et son homme nucléaire alors que celui-ci veut s'en prendre à la fille du nouveau propriétaire du Daily Planet. Les Salkind ayant renoncé à leurs droits sur la franchise "SUPERMAN", c'est la compagnie "CANNON GROUP INC.", spécialisée dans les films d'action fauchés, qui fût derrière le projet de concevoir cette quatrième aventure du célèbre super-héros. Ce changement de producteur est vite évident dès les premières minutes du métrage alors que les trucages et les transparences sont visiblement bien plus ringards que dans les trois précédents chapitres. Le scénario est également d'une pauvreté d'inspiration évidente avec ses gags faciles, sa progression dramatique nulle, ses digressions inutiles et son absence de rebondissements. Sans doute attiré par un mirobolant contrat et la promesse de mettre la main à la pâte dans l'écriture du récit, Christopher Reeve apparaît cette fois bien moins convaincant dans la peau du héros et Gene Hackman semble se caricaturer lui-même dans le rôle de Lex Luthor. À la réalisation, Sidney J. Furie fait de son mieux mais on l'a déjà vu bien plus inspiré dans son travail et bien mieux choisir ses sujets. Ce film déplorable, pour ne pas dire pathétique devrait toutefois faire rire un public pas très difficile et adepte du cinéma bis en tout genre, quoique ceux-ci préfèreront très certainement les films de super-héros italiens ou mexicains bien plus comiques et moins prétentieux. Mathieu Lemée |
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SUPERMAN RETURNS - Bryan Singer avec Brondon Routh, Kate Bosworth, Kevin Spacey, James Marsden et Parker Posey, 2006, États Unis Après une absence de cinq ans, Superman est de retour sur Terre mais apprend que Lois Lane vit avec un de ses collègues et qu'ils ont un enfant. Pendant ce temps, Lex Luthor, de nouveau en liberté, prépare un autre de ses plans diaboliques... Pour célébrer le retour de Superman au grand écran, Bryan Singer a bénéficié d'un budget de 250 millions, des moyens pour le moins luxueux. Et le résultat ne déçoit pas, car Singer et ses scénaristes ont construit une uvre empreinte de respect et de conviction. SUPERMAN RETURNS se présente à la fois comme un hommage au film de 78 et une sorte de suite qui prend bien sûr des libertés narratives. Les possibilités dramatiques sont bien exploitées, en particulier dans la dernière partie. Du coup, Singer ne se gène pas pour faire de son Superman le "Jésus" des temps modernes. Pour bien rendre cet aspect allégorique, le réalisateur et son directeur photo offrent des images majestueuses, qui prennent vie grâce à des effets spéciaux convaincants et saisissants (ex : cette fois-ci Superman semble voler véritablement!). Hommage oblige, la musique thème de John Williams est reprise pour notre plus grand bonheur. À chaque fois qu'elle est utilisée pour célébrer les exploits du superhéros, le film gagne en exaltation. L'ensemble n'est certes pas parfait. L'intrigue de Lex Luthor (le fiable Kevin Spacey) est plutôt convenue (quoique illustré avec magnificence) et menace à un certain moment de faire perdre l'intérêt du spectateur. Heureusement, lorsque Superman perd ses pouvoirs, sa torture est plus accentuée que dans le premier film. En relève au regretté Christopher Reeve, le jeune Brandon Routh se tire bien d'affaire en Clark Kent/Superman et Kate Bosworth joue adéquatement Lois Lane même si on est loin de la performance coloré de Margot Kidder. En fait, bien qu'on croit aux sentiments exprimés par les personnages de Singer, on ne réussit pas à oublier la complicité comique et irréprochable entre Christopher Reeve et Margot Kidder. Cela dit, SUPERMAN RETURNS constitue tout de même une réalisation assurée qui réserve des moments vibrants et qui prépare la table pour une suite éventuelle très prometteuse... Nazgul |
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SUPERMAN
CONTRE LES ROBOTS aka Superman le diabolique aka Argoman - Der
phantastische Supermann aka How to Steal the Crown of England aka
Come rubare la corona d'Inghilterra - Sergio Grieco avec Roger
Browne, Reginald Hoover est un criminaliste hors-pair qui aide la police a retrouver la couronne d'Angleterre fraîchement enlevée par une Jenabel qui veut devenir la REINE DU MONDE. Accessoirement, Reginald est aussi ARGOMAN, un superman aux pouvoirs mentaux extraordinaires, pouvoirs qu'il perd pour six heures s'il fait l'amour, ce qu'il semble faire à chaque occasion qu'il a. Se privera-t-il assez longtemps pour empêcher Jenabel de dominer le monde grâce aux sosies qu'elle fabrique ? Dans le sillon de Batman et de James Bond, les Italiens ont produit plein de films de superhéros à cette époque. Sur une superbe musique enjouée de Piero Umiliani ( Cinque Bambole per la luna d'agosto ), Roger Browne ( Samoa, Reine de la Jungle ) y va de ses pirouettes phénoménales et de télékinésie, voyageant de Londres à Paris pour pourchasser la méchante. Une méchante, Dominique Boschero, à la base super design et aux costumes hyper mode, comme de raison. Un divertissement de bon aloi qui devrait s'adresser aux jeunes, mais dont le héros regarde constamment sa montre pour savoir s'il peut sauter une femme et reprendre son enquête à temps ! Mario Giguère |
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SUPERMEN CONTRE AMAZONES aka SUPER STOOGES VS THE WONDER WOMEN aka THREE STOOGES VS THE WONDER WOMEN aka AMAZONS AGAINST SUPERMAN aka AMAZONS AND SUPERMEN aka BARBARIAN REVENGE aka RETURN OF THE BARBARIAN WOMEN aka SUPERMEN AGAINST THE AMAZONS aka SUPERUOMINI, SUPERDONNE, SUPERBOTTE aka AMAZZONI CONTRO SUPERMEN aka San chao ren yu nu ba wang - Alfonso Brescia avec Nick Jordan, Marc Hannibal, Yueh Hua, Lyn Moody, Malisa Longo, Magda Konopka, Kirsten Gille, Sybilla Barbara Hubner, Brigitte Maier, Genie Woods, Karen Yeh, Almut Berg, Riccardo Pizzuti, 1975, Italie/Hong-Kong, 95m A une époque reculée, dans un pays quelconque, une tribu d'amazones se met en tête de faire main basse sur les villes et villages alentours et de les racketter comme il se doit. Mais trois hommes forts leur mettront des bâtons dans les roues: Molosse, géant noir à la force herculéenne, Chou, chinois aux talents martiaux redoutables, et surtout Darma, guerrier soit-disant immortel au costume du super héros complet (masque, cape, collant). Malgré les apparences, ce film ne fait pas partie de la série des TROIS FANTASTIQUES SUPERMEN. Seul Nick Jordan (Aldo Canti) vient faire le guignol sans ses potes dans le rôle de Darma. On nage ici en pleine comédie à l'italienne, avec la musique et les dialogues de rigueur: la reine des amazones découvrant avec stupéfactions que le héros est immortel s'écrie : "Je le veux vivant !", ou quand Molosse s'apprête à tester un prototype d'ailes : "je ne sais pas si je vais faire l'oiseau, mais il est sûr que je vais faire le pigeon". Ambiance rigolarde donc pour ce film d'aventure rempli de rebondissements (Nick Jordan s'y éclate sur ses trampolines) et de blagues imbéciles coproduit par la Shaw Brothers. Le seul élément de la Shaw visible n'est ni plus ni moins que le personnage de Chou, le reste semble être 100% italien. On retrouve également la ravissante Melissa Longo, une habituée des films de Brescia, vue aussi dans quelques Tinto Brass. Une boutade pas très convaincante au final, car franchement confuse et visiblement mise en boîte par une équipe guère convaincue du produit final, cela reste une curiosité psychotronique pour les amateurs de films "autres". Kerozene Ils sont trois: Darma, Molosse, et Shue. Le premier, vêtu en exécuteur masqué, possède le pouvoir de bondir partout comme sur une trampoline. Le second, un grand noir ayant l'allure d'un légionnaire romain, est doué d'une force surhumaine; il est pratiquement indestructible. Et le dernier s'avère un petit chinois stéréotypé, maître des arts martiaux... Ensemble, ils devront protéger des villages voisins contre les méchantes Amazones; des nanas à cheval, maniant lances et arcs. Une bataille ridicule se prépare... Alfonso Brescia frappe encore! Comme dans plusieurs autres de ses films, les idioties se multiplient et les rires sont généreux. Difficile à croire que la compagnie Shaw Brothers (films de Bruce Lee) a participé à ce navet... Les scènes d'action sont affreusement mises en scène, les protagonistes attendant de se faire frapper, pendant que nos héros exécutent des mouvements simples, avec beaucoup de difficultés. Le scénario est plus ou moins pourris, et la musique rigolote, voire enfantine, de Franco Micalizzi laisse un sourire nigaud au visage à chaque coup. On dirait un genre d'Astérix et Obélix pour les imbéciles! Pour une soirée remplie de rires gras, visionnez ce film à la suite de Star Odyssey... Vous en aurez le cerveau en compote! ... sérieusement, ce n'est que du bon temps! Humanoid Zombie |
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SUPERSONIC MAN - Juan Piquer Simon - 1979 Dans l'espace vogue un merveilleux vaisseau spatial dans le quel vit un surhomme : Supersonic, dont la mission est de ramener l'humanité sur le droit chemin, c'est à dire celui de la justice et du respect de tous et de la nature. Pour ce faire, on lui file un magnifique pyjama rouge et un masque et une cape à paillette. Et oui, Supersonic Man est le premier, et sans doute le dernier superhéros réellement disco. C'est à ce moment que sur Terre, l'ignoble Dr Gulk vole des produits radioactifs et kidnappe un gentil savant à l'aide d'un terrifiant robot qui possède un lance-flammes trop puissant et de ses sbires vêtus de noirs ! Son plan: régner sur le monde entier. La fille du savant devient ensuite leur cible numéro un, car elle peut être utilisée pour faire pression sur le brave professeur afin qu'il travail pour le mal. Mais un homme moustachu veille, et lorsqu'il dit à sa montre "donne moi la force cosmique de l'univers" (ou quelque chose comme ça), hop, il devient Supersonic, le superhéros culturiste extraterrestre à la peau bleue et au pyjama rouge qui ne possède pas de moustache. Supersonic résiste aux balles, Supersonic résiste au feu (et même à la lave lorsqu'il est projeté au centre de la Terre !), Supersonic résiste au froid, mais Supersonic a un talon d'achille. Je ne tiens pas à le dévoiler ici, car ce serait vraiment gâcher le suspense. Toujours est-il que je ne résiste pas l'envie de spoiler le film: le Supersonic moustachu et l'héroine tombent amoureux, et le méchant est vaincu. Magnifique film de superhéros super ringard, SUPERSONIC MAN est un pêché. Car j'ose à peine avouer avoir pris mon pied devant cette aberration tant le tout est trop cheap à l'extrême. Mais il y a de l'action, de la romance, du suspense, et surtout un gros paquet d'humour involontaire. Un sous SUPERMAN du pauvre, avec des maquettes d'hélicoptère, d'îles et de bateaux qui explosent. A quand un remake ? Kerozene |
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Les TROIS FANTASTIQUES SUPERMEN aka 3 SUPERMEN aka I FANTASTICI TRE SUPERMEN aka THE FANTASTIC THREE - Gianfranco Parolini, Italie, 1967 Au départ, les Supermen sont 2, Tony (Tony Kendall), la tête pensante, et Nick (Nick Jordan), le muet acrobate. Ils sont des bandits au grand coeur délestant les méchants de leur fortune, et tout ça dans la joie et la bonne humeur. Vêtus de leur costume rouge façon super-héros qui résiste aux balles, ils parviennent à force d'acrobaties et de gadgets divers à s'échapper des griffes de leurs adversaires. Les Supermen sont sur le point d'engager Brad (Brad Harris), le troisième mousquetaire en somme. Ce dernier parvient à les convaincre et leur offre un coup en or: vider les coffres de l'ambassade d'un pays au régime dictatorial un peu trop gourmand en pouvoir. Le coup est alléchant, et le duo se transforme ainsi en trio. Malheureusement, Brad les a bluffés, car ce dernier travail pour le FBI. Voici nos braves bandits forcés de collaborer avec les représentants de l'ordre. Pire encore, ces mêmes représentants possèdent désormais un modèle de leur mythique costume anti-balle ! Aventures, péripéties en tout genre, humour et romance gentillette agrémentent ce métrage fort plaisant, qui mélange joyeusement un univers à la James Bond avec celui des fumetti façon Diabolik, en nettement plus léger. Le récit nous conduira sur une île abritant le repaire technologiquement très avancé des méchants qui tiennent la fille de l'inventeur des costumes anti-balles en otage... des grandes lignes bien connues, mais qui ont fait leur preuve plus d'une fois. Les trois héros sont complémentaires: Tony, le leader charmeur devant lequel aucune fille ne peut résister, Nick, l'acrobate contorsionniste qui ne cesse jamais de rigoler, et Brad, le gros balèze, un malin au jugement très léger pour un agent du FBI. Kerozene |
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Nous sommes en 1985, les superhéros qui avaient pour mandat de sauver le monde sont à la retraite depuis 10 ans suite à la victoire des USA au Vietnam avec l'intervention du Docteur Manhattan, homme ayant des pouvoirs moléculaires illimités. La paix par contre ne dure pas longtemps, l'horloge nucléaire est presque à minuit et le Comédien, un héros à la retraite au passé sombre est projeté du haut de son appartement par un mystérieux tueur. Rorsach, toujours portant le masque et personnage aillant un côté sombre et violent se met à l'enquête et de par là, implique les héros retraités dans une aventure sombre et sinistre où le bien du monde ne se tient pas nécessairement dans l'héroïsme conventionnel.
Zack
Snyder, qui avait presque l'air de savoir dans plusieurs entrevues,
que son film ne marcherait pas financièrement, a profité
du succès énorme de 300 pour se permettre d'adapter au
cinéma, ce qui est fort probablement le plus grand Graphic
Novel de tous les temps. Il a été clair rapidement sur
le fait que l'essence du graphic novel devait être
respecté et on ne peut qu'arriver à la conclusion
qu'outre SIN CITY qui a été un véritable
copier-collé, WATCHMEN est extrêmement ressemblant aux
matériaux originels et s'est permit des libertés qui se
collent beaucoup mieux à notre société actuelle,
que dans un contexte de guerre froide et c'est tant mieux. En
relisant le graphic Novel la semaine dernière, j'ai
remarqué de petits changements mais également plusieurs
éléments de violence parfois légèrement
''cartoonesques'' qui parfois détonnaient (Deux chiens se
battant avec la jambe de la petite fille, très gros plan de
deux mains arrachés, festival d'intestins) mais donnaient un
certain shock value qu'on peut décrier ou apprécier.
Évidemment on remarque l'absence des autres médias
(Biographie, BD de gare, journaux) utilisés dans le
matériel original, ce qui est également un bon choix
car le récit aurait pu être énormément
alourdie de tels ajouts capable d'être remplacé par Plusieurs acteurs sont de pures inconnus ou du moins n'ont aucun statut de superstar. Le plus connu étant Billy Crudup dans le rôle du Docteur Manhattan. Difficile de juger d'une performance en effet digital mais reste que son doublage se colle très bien avec la vision très détachée et neutre du personnage. Jackie Earle Healey est extrêmement intense dans le rôle de Rorsach, quoi qu'encore là on parle de doublage mais sa performance sans masque est extrêmement convaincante. Malin Akerman fait un travail plutôt honnête avec Silk Spectre II, Snyder donnant au personnage une dualité plus marqué entre sa naïveté assez attachante et son besoin d'action. Elle n'est pas mauvaise, mais certainement pas marquante non plus. Matthew Goode, y va de façon très distancée avec Ozymandias, son personnage est plutôt fade mais gagne un peu de consistance vers la fin sans toutefois être aussi délicieux que sur papier. Patrick Wilson, acteur assez versatile est vraiment magnifique dans le rôle très complexe de Night Owl qui semble tiré vers deux mondes qu'il voudrait tous les deux posséder. Wilson a un visage très expressif qu'il utilise à fond mais reste tout en subtilité quand il le faut et rend bien chacune des émotions voulues pour ses nombreuses scènes. Snyder a vraiment eu un plaisir visible à amplifier pratiquement chacune de ses scènes à l'aide de ralentis. Autant on peut applaudir le désir du réalisateur, autant une manoeuvre trop souvent répétés vient parfois mettre plus l'emphase sur le montage que sur ce qui se passe dans l'écran, pour ensuite devenir par moments complètement irritant. À se demander combien de temps aurait pu être gagné si exagération il n'y avait pas eu. On peut également trouver dans l'aspect très léché des décors et de l'image, des éléments qui encore une fois détourne de ce qui est le jus de l'histoire, ce qui est un peu dommage mais donne tout de même un cachet certain au film, d'ailleurs la photographie est vraiment sublime.La fin du film, qui a été changé et pour le mieux, est très honnêtement parmi les plus audacieuses que j'ai pu voir dans un film hollywoodien. Sans vous gâcher ce plaisir, je m'en tiendrai au fait qu'elle est surprenante et absolument génial, même dérangeante considérant notre position actuelle dans l'humanité. D'un simple point de vue de film de superhéros, WATCHMEN est le petit frère étrange, artistiquement supérieur à tous ses compères. Audacieux, dérangeant, magnifique et haletant, on comprend le flop quand on considère que le cinéma mainstream nous emmène trop souvent dans une facilité beaucoup plus accessible. Visionnement obligatoire donc, pour tout ceux qui ont perdus espoirs de ce divertissement qui trouve parfois le moyen, de nous mettre sur le cul. Je reparlerai du film encore quand j'aurai vu le director's cut. Abba |
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ZORRO ET LES TROIS MOUSQUETAIRES aka Zorro e i tre moschiettieri - Luigi Capuano avec Gordon Scott, 1963, Italie La cousine du roi d'Espagne, Isabelle, étant prisonnière des Français, Zorro se lance à sa rescousse, rencontrant sur son chemin les Trois mousquetaires qui étaient quatre: D'artagnan, Atos, Portos et Aramis. Une grande amitié se lie entre les héros devenus complices contre le Cardinal Richelieu, mais Zorro, démasqué, risque la décapitation ! Film de cape et d'épée de facture très classique, les cinq héros se partagent le film démocratiquement, ne donnant la belle part ni à Zorro ni aux mousquetaires. Entre le roi d'Espagne, un imbécile efféminé, et la belle Isabelle, sous l'oeil des laquais bouffons, on retire un plaisir de bon aloi dans un film aux raccourcis un peu trop nombreux. De bonnes joutes à l'épée et des mousquetaires qui ne manquent pas une occasion de rire franc, on nage dans les stéréotypes, mais l'épopée a dû plaire aux gamins des années 60 ! Gordon Scott campe un bon Zorro. Mario Giguère |
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