mise à jour le 7 janvier 2005


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La BAIGNEUSE FAIT DES VAGUES aka Le Con à la Plage aka L'insegnante al mare con tutta la classe - Michele Massimo Tarantini avec Anna Maria Rizzoli, Lino Banfi, Marco Geraldini, 1979, Italie

Encore une comédie ultra délirante à l'italienne avec Alvaro Vitali et Lino Banfi réalisé par le non-moins délirant Tarantini! Ce film reprend tous les thèmes qui font (apparemment) bien marrés nos amis italiens, c'est à dire : adultère, quiproquos, mecs planqués dans le placard, foutage de gueule des tantouzes, etc...

J'ai l'impression qu'ils n'ont pas pu avoir Fenech pour le rôle de "la gonzesse bonne qu'on voit à poil", c'est donc une blondasse un peu moins bien qui s'y colle et qui reprend tous les "tics" de la belle brune! On est en terrain connu en tout cas, puisque l'équipe de doubleurs français est toujours la même!? Enfin, français ou québécois, vu que je n'ai jamais vu aucune de ces comédies sur une chaîne française, et qu'apparemment c'est diffusé outre-Atlantique!!??

Sinon que dire de plus, sinon que Lino Banfi est complètement déchaîné, et qu'Alvaro s'en prend plein la gueule pour notre plus grande joie à coup de shoot au cul de baffes et de diverses humiliations en tout genre! Et comme dirait ma copine : mais qu'il est laid ce con d'Alvaro!!! Franfran 

CALIBRE MAGNUM POUR L'INSPECTEUR aka NAPOLI SI RIBELLA aka A MAN CALLED MAGNUM - Michele Massimo Tarantini avec Luc Merenda, Enzo Cannavale, Claudio Gora, Sonia Viviani, Italie, 1977, 1h28

A peine arrivé en poste à Naples, le commissaire Mauri, qui a acquis à Milan la réputation d'un "dur à cuir", est désireux de "marquer son territoire". La découverte d'un trafic de drogue à grande échelle ne laisse pas le "milieu" sans réaction. Mauri doit réagir ...

Le scénario n'a rien d'original, la mise en scène n'est pas particulièrement renversante, mais ce "poliziesco" standard se regarde comme un charme ! Luc Merenda se montre particulièrement à l'aise dans son registre habituel. Le comique transalpin Enzo Cannavale compose un pittoresque petit flic, le sergent Capece, dont l'aide s'avèrera précieuse. Ce côté "buddy-movie" ne ralentit pas l'action, bien au contraire ! Fusillades, bastons et poursuites automobiles : il y a de tout, et en grande quantité. La meilleure scène du film voit d'ailleurs Tarantini reproduire l'illustrissime "car chase" de FRENCH CONNECTION, avec Merenda à la place de Gene Hackman, et un omnibus napolitain au lieu du métro new yorkais. Le casting des gangsters est fort réussi, avec Adolfo Lastretti, et son regard torve, Tommaso Palladino, et ses moustaches en pinceaux de colle et Ferdinando Murolo, l'air faussement sympa. Enfin, le thème principal de Franco Companino s'avère très entêtant (il figure du reste sur la compilation "Roma Violenta / Rare Tracks From The Best Italian 70's Crime Movie OST" chez pickuprecords, www.pickuprecords.it). Bref, un très bon petit polar spaghetti ! Stelvio

le CON ET LA FLIC ARRIVENT À NEW YORK aka Reste Avec Nous on S’Tire aka La Poliziotta a New York aka Le Con et la Flic à New York - Michael E. Lemick aka Michele Massimo Tarantini, 1981, Italie, 1h30

Un trafiquant de drogue notoire de New York (Aldo Maccione), affublé d'un ridicule bras-droit et d'une idiote de petite amie, exaspère les services policiers locaux. Le commissaire, un italien américanisé, fait appel à ses confrères d'outremer pour trouver des sosies du bras-droit et de la dulcinée, afin de compléter le plan "infaillible" qu'il a échafaudé. Les sosies se révéleront évidemment être le duo de choc Edwige & Alvaro, et on les enverra bien malgré eux en Amérique faire les pantins.

Michael E. Lemick pousse le bouchon un peu loin dans cet énième repompage de la célèbre série des CON. Les gags volent pas, et malgré des dialogues juteux, les répliques anthologiques se font rares. Les personnages semblent imbriqués bien malgré eux dans des situations incroyables et qui, malgré leur fantaisie, ne parviennent pas à captiver le spectateur ébahi ou à lui arracher ne serait-ce qu'un sourire. Il y a bien Alvaro et sa face à claques, et les quelques coups de pied au cul de routine qu'il reçoit, mais sinon c'est le calme plat. Edwige qui habituellement est peu avare de ses charmes explosifs ne les dévoile ici à peu près pas; une paire de seins rapidement entrevue au détour d'une armoire et on n'en parle plus ! Ça frôle le scandale ! Reste la réalisation routinière mais cependant énergique de Lemick, la musique joyeusement débile et les rares moments de pure absurdité qui viennent alléger la lourdeur des autres gags. Un cru très moyen, à croire que l'arrivée des années '80 a tari l'inspiration des humoristes italiens. Orloff

La DOTTORESSA CI STA COL COLONELLO aka L'infirmière a le bistouri facile - Michele Massimo Tarantini avec Lino Banfi, Nadia Cassini, Alvaro Vitali, Malisa Longo, 1980, Italie, version originale italienne

Lino Banfi est le colonel Anacleto Mazzancolla. Il héberge chez lui une brillante doctoresse venue d'un pays étranger, la séduisante Dottoressa Eva Russell (Nadia Cassini). Pendant q'Eva ne cesse de lui dire qu'il est un homme parfait, allez savoir ce qu'elle lui trouve, il refuse ses avances, pour un prétexte important. C'est qu'il a découvert qu'un des ses étudiants en médecine, le bidonnant italien à claques Alvaro Vitali, a un membre viril démesuré. Prêt à tout pour faire honneur à Éva, il attend que la greffe du grand zboub se fasse pour la sauter illico presto. Rien ne sera simple.

Ca démarre à toute vitesse avec un Lino Banfi hystérique qui distribue les baffes quand il ne les reçoit pas. Alvaro est comme à l'habitude supposément membré comme Long Dong Silver, sautant la femme du Colonel dès qu'elle découvre sa fusée. Le fantasme ambulant de Lino, Nadia Cassini, se paye une séance de douche, les fantasmes du Colonel et elle pousse même la chansonnette gratuitement, avec un succès fort relatif. Les bonnes soeurs de l'hôpital sont jouées par des hommes et le punch final est hilarant. Peu importe si on ne s'y retrouve pas au début, l'intrigue est somme toute fort simple et les gags très physiques. Miss Cassini ne gâche rien, bien au contraire. Viva l'Italia ! Mario Giguère

  La DOTTORESSA PREFERISCE I MARINAI aka La zezette plait au Marin - Michele Massimo Tarantini, 1981, Italie, version originale italienne.

Alvaro et Gianni (Alvaro Vitali et Gianni Ciardo), sans le sou, deviennent employés d'une compagnie d'entretien: direction l'hôtel pour nettoyer les murs extérieurs. Ils sont témoins d'un meurtre et le tueur (Gordon Mitchell) part à leur poursuite. Pendant ce temps, des marins débarquent, dont le capitaine Morelli, qui appelle sa jolie maîtresse Paola (Paola Senatore), qui arrivera peu avant sa véritable épouse (Marisa Mell). La belle préposée au sauna (Sabrina Siani) fait fondre ses clients quand elle ne les transforme pas en homme de couleur. Pendant tout ce temps, il y a une bombe dans l'édifice et un client est sujet à des flatulences monstrueuses !

Véritable feu roulant de situations cocasses, parfois ultra prévisibles, parfois surprenantes, cette comédie est un véritable festival de baffes, un cartoon mis en images, pour notre plus grand plaisir. On invente rien, mais on joue la comédie frénétique, avec plein de jolies actrices, ici en vedette Paola Senatore, la scène de douche obligatoire lui appartient. J'ai eu de la difficulté à reconnaître Marisa Mell, plusieurs années après Danger Diabolik, l'âge et la chevelure très foncée, lui donnent une allure plus sérieuse. Lorsqu'elle se rend compte qu'elle est cocue, elle décide de tomber en amour avec le premier homme qu'elle croisera, évidemment ce sera notre Alvaro national, plus crétin dans son rôle que jamais. Durant tout le film, Renzo Montegianni essaie de se suicider sans succès, constamment interrompu par tout le monde qui se court après. Des allures de courses incessantes à la Benny Hill. Parfois, ça fait du bien de rigoler ! Mario Giguère

La FLIC À LA POLICE DES MOEURS aka La Poliziotta della squadra del buon costume - Michele Massimo Tarantini avec Edwige Fenech, Marzio Honorato, 1979, Italie

Dans la série des "Cons", avec Alvaro Vitali, ce film n'est probablement pas le plus réussi de la lignée.  Le résumé à l'arrière de la pochette est d'une concision exemplaire : "La fille d'un concierge rêve d'entrer dans la police. Un commissaire l'aide à réussir." Le film avait tout pour me plaire; réalisé par Michael E. Lemick, et avec l'époustouflante Edwige Fenech en vedette. Mais on se laisse vite prendre au jeu de l'ennui. L'histoire est banale, d'une simplicité alarmante, et l'interprétation tire sur le cabotinage forcé. La comédie y est très physique, et on se sert des objets à outrance afin d'affermir les pires clichés du genre. Les policiers sont brutaux et cassent tout; Edwige est maladroite au volant et fonce dans tous les véhicules qui encombrent son passage; le commissaire érotomane s'est mis à dos la sonnette, les stylos et les briquets, et le burlesque règne en maître. On a même droit à un Alvaro Vitali en travesti de bas étage. Fenech se montre longuement et ce pour la plus grande satisfaction du spectateur; tant sous la douche (où elle s'attarde longuement sur ses seins) qu'en public, où ses jupes ne tiennent guère la route et finissent toujours par être soulevées par un vicelard ou quelqu'un d'autre. Elle donne même un tour de chant, vêtue d'un très serré déshabillé zébré, lorsqu'elle interprète longuement (ce qui n'est pas forcément une expérience de visionnement grandiose) une chanson de cabaret complètement nulle, PORNOGRAPHY.  Bref, un film dans la moyenne des comédies italiennes habituelles, qui ne s'en démarque ni en mal, ni en bien. Orloff

La FLIC CHEZ LES POULETS aka Poliziotta fa carriera - Michele Massimo Tarantini avec Gigi Ballista, Mario Carotenuto, Gianfranco D'Angelo, Edwige Fenech, 1975, Italie 

Une fille de concierge rêvant d'entrer dans la police se fait pistonner par le préfet, ayant foiré les tests d'inscription. La fille, c'est l'Edwige habituelle, et elle en veut la meuf! Elle est tellement zélée qu'elle ne fait que des conneries.

Gags en pagaille, et un Alvaro Vitali relativement peu présent, à part pour le running gag du film où le commissaire n'arrive jamais à faire fonctionner la sonnette ou la fontaine à eau. Dès qu'Alvaro déboule, ça marche et le commissaire passe pour un con.

Comédie burlesque avec quelques bons moments, notamment la scène de kung-fu très "Bruce Lee" entre Edwige et une bande de violeurs, et aussi le costume de prostituée lors d'une enquête, où on s'aperçoit que Fenech aurait fait une très belle blonde!

On regrettera seulement la faible présence du monstre Alvaro et le manque de scènes dénudées de la belle... Franfran

MASSACRE IN DINOSAUR VALLEY aka Nudo e selvaggio - Michele Massimo Tarantini, 1985, Italie/Brésil     

Quel choc...  Après m'être tapé WOMEN IN FURY du même réalisateur, Michael E. Lemick, je m'attendais à un film sympathique (évidemment !) mais peut-être pas à ce point...  La pochette était magnifique, mais ce n'est  habituellement pas un facteur révélateur de ce dont le film va avoir l'air...  Dès les premières images, on sent une ambiance rigolote caractéristique des films dits "minables" du début des années 80. La samba, l'ambiance "touristes cons en vacance"...  Rien ne se gâte avec l'arrivée de notre héros, Michael Slopkiv (qui n'a joué que dans 4 films, - dont 2019: après la chute de New York - chose étrange, car même s'il était relativement mauvais il avait tout de même la gueule de l'emploi...), qui vient mettre encore plus de pep là où il y en avait déjà considérablement. L'aventure peut donc commencer, bourrée de sexe inutile, de violence humoristique, de cannibales ridicules qui se font descendre à coups de .12 et d'esclaves irréels. Y a même une scène de lesbiennes complètement gratuite et on y traite aussi de la dépravation de certains photographes. Un film savoureux, avec de jolies actrices et un scénario délirant qui tient du miracle. Un film, bref, comme on n'en fait plus. Orloff

WOMEN IN FURY aka Femmine in fuga - Michele Massimo Tarantini, 1985, Italie/Brésil   

Le film en soi est très divertissant. C'est l'histoire d'une fille "de la haute" assez jolie qui est emprisonnée injustement parce qu'elle s'accuse d'un crime que son junkie de frère a commis. En prison, elle devient la martyre et on a droit à toutes sortes de sévices, et qu'ils soient sexuels ou non elle finit toujours à poil, ce qui réjouit évidemment en raison de ses attributs... Très regardables.  Le gentil docteur finit par prouver son innocence et par se la claquer (à la fin du film elle est amnésique et il en profite le cochon) non sans quelques péripéties toutes plus hilarantes les unes que les autres. La photographie est okay, la réalisation sans caractéristiques distinctes (comprendre que ça ressemble à n'importe quel WIP des années 80) et la bande sonore est cool, sans plus. Disons que ce n'est pas ces chansons-là qui vont me rester dans la tête. Orloff

TAXI GIRL aka LA TOUBIB SE RECYCLE - Michel Massimo Tarantini, 1977   

Le titre français de cette petite comédie italienne sans prétention fait sans doute référence aux précédents films interprétés par miss Fenech, mais quiconque ne les ayant pas vu, comme moi par exemple, s'y retrouvera fort égaré.  Qu'est-ce qu'elle a d'une toubib, cette maladroite bombe sexuelle ?  Le titre de ma version, LE BON, LA BELLE ET LE TRUAND, sied sans doute un peu mieux à ce collage de scènes qui hésitent entre le loufoque et le burlesque, mais qui toutes sans exception tombent dans une lourdeur anesthésiante. Marcella, chauffeuse de taxi de son état, vivote entre d'improbables courses à cent milles à l'heure et un amant déjà marié. Les hommes tombent à ses pieds, sous ses charmes, charmes qu'elle n'hésite pas longtemps à dévoiler. Nous la voyons se coller à des gangsters handicapés, un cheikh essaie de l'acheter, le tout dans le style habituel des comédies du genre. Celle-ci étant encore une fois dirigée par l’indécrottable Michael E. Lemick - décidément un incontournable - nous avons droit aux gags physiques et aux jeux de mots faciles. Le film se termine par une improbable poursuite qui semble ne jamais vouloir se terminer, et qui met en scène tous les personnages "attachants" du film ainsi qu'un taxi qui se sépare en deux. Inégal, comprenant les atouts non négligeables d'Edwige, et des précisions de mise en scène destinées à un public intellectuellement réduit, le film encore une fois ne s'écarte pas des conventions et reste fidèle au genre, sans s'en démarquer.  Un bon moment vite oublié. Orloff

Edwige Fenech incarne une chauffeuse de Taxi qui, entre les avances d'un beau brumel déjà marié et celles d'un Sheik qui veut l'acheter pour 200,000$, aidera la police à attraper Adonis, le chef de la mafia locale. Entre plusieurs gags peu raffinés ( Alvaro Vitali ne plane pas haut ) et une danse du ventre pas piquée des vers, se glisse toujours une blague qui surprend ou un magnifique plan de la déesse italienne. La poursuite finale en voiture est rigolote et le final digne de Jodorowsky. Mario Giguère

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