Avec l'avènement des coffrets dvd, il est maintenant aisé de se replonger dans les séries télévisées sans interruption commerciale. Plongeons dans le petit écran... voir aussi HAMMER HOUSE OF HORROR | MASTERS OF HORROR | MASTERS OF SCIENCE FICTION

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mise à jour le 19 mars 2008

ANGEL - Joss Whedon et David Greenwalt avec David Boreanaz, Charisma Carpenter, Glenn Quinn, Alexis Denisof, J. August Richard, 5 saisons de 22 épisodes, Première diffusion: 1999. Genre: Action / Horreur / Fantastique

A la fin de la 3ème saison de la série Buffy contre les vampires, Angel, le vampire doué d'une âme, décide de partir de la petite ville de Sunnydale. Il s'en va à Los Angeles ou il s'installe dans un petit appartement en sous-sol. Là-bas il décide de lutter contre le mal, contre les démons pour protéger les innocents et essayer de gagner sa rédemption pour les crimes qu'il a commis en tant qu'Angelus, le fléau de l'Europe avant de retrouver son âme. Il sera rejoint par Doyle (qui décèdera dans l'épisode 9), un demi-démon qui reçoit des visions des "Pouvoirs" afin de guider Angel vers les gens en détresse. Puis par Cordelia, aussi une ancienne de Sunnydale, sa famille jadis très riche a été ruinée et Cordelia se retrouve sans un sous à L.A et essaye de percer dans le cinéma... Le sort voudra qu'elle se retrouve plutôt à lutter aux cotés d'Angel contre le mail. A la mort de Doyle elle recevra ses visions. Ensuite, Wesley, ancien observateur de Sunnydale reconverti en chasseur de démons viendra se joindre à la bande. Un jeune homme, chef d'un gang qui combat les vampires dans les rues viendra compléter le groupe à la fin de la première saison: Charles Gunn.

D'autres anciens de la série précédente viendra faire un petit tour à LA tels que Oze, Buffy, la superbe Faith (qui finira en prison)... Mais aussi les vampires Spike, Darla, et Drusilla. A la fin de la saison 2 le groupe sera complété par une jeune femme coincée nommée Fred. Dans la saison 3, Connor, le fils d'Angel et de Darla viendra à son tour les rejoindre.

Je n'aimais pas beaucoup la série Buffy, que je trouvais trop frivole. Cette ambiance de lycée ou les jeunes partagent leur vie entre l'école, les boites de nuits et de temps en temps casser un peu du vampire m'énervait. Cette série visait surtout un public plus jeune et adolescent d'environ 15-16 ans. Lorsque j'ai regardé mon premier épisode de Angel, je m'attendais au même style de série hé bien non!

Je vais parler ici de la saison 1 qui est la meilleure. Angel surprend dès le début par son ambiance plus sombre et plus sérieuse, proche d'une série policière. Finis le milieu des adolescents qui veulent s'amuser, on est à Los Angeles, avec ses voyous, ses avocats corrompus, les barons du crime et les hordes de démons qui hantent les rues. Angel est ici un vampire terriblement charismatique, son caractère sombre, solitaire et taciturne en font vraiment un très bon représentant de l'espèce. J'aimais beaucoup Doyle qui venait apporter une petite touche d'humour. Wesley reprends assez bien le flambeau mais je ne sais pas... Doyle avait plus de charisme que lui.

La série Angel: des enquêtes, des démons, de l'action. Une ambiance sonore très agréable, de superbes prises en général sombres, mais on passe par une grande palette de décors (les plages de malibu, les rues de LA de jour ou de nuit, les bars nocturnes, le désert, et même une autre dimension dans la saison 2). Les maquillages des démons sont toujours très convaincants. J'aime beaucoup le jeu des acteurs, chacun entre bien dans la peau de son personnage, avec son caractère bien à lui. J'ai donc été agréablement surpris par cette série, je me suis empressé de commander toute la saison 1 en dvd. On peut dire que Angel (première saison) n'a rien à envier à sa grande soeur buffy contre les vampires. Et j'adore la voiture d'Angel, une Plymouth Belvedere de 64 noire et cabriolet.

Malheureusement... la série décline fortement dès la saison 2 avec le retour de Darla... les personnages pètent les plombs, angel devient lourd et idiot et çà continue encore dans la saison trois ou l'on retrouve l'ambiance de la série Buffy... La série prend alors des airs des feux de l'amour pour savoir qui va sortir avec qui etc. ... Et à l'occasion un peu casser du démon. Très déçu par ces suites... J'ai eu des aperçus de la saison 4 déjà sortie en VO... Mais çà n'envisage rien de bon.

La saison 1 est donc à voir sans craintes, 22 épisodes bien construits et originaux. Avec souvent de nombreux clins d'oeil à des classiques de l'horreur (Evil Dead par exemple avec la main qui se promène toute seule, dans les romans on cite même Lovecraft et les ouvrages comme le Livre d'Eibon, Vermis Mysterii,...). En revanche les autres saisons... l'ambiance perds beaucoup de son sérieux, ce qui faisait le charme de la première saison disparaît petit à petit au fil des épisodes et finit par énerver. Dragonvolfied

L'AGENCE TOUS RISQUES aka The A-Team - Frank Lupo avec Mr T, George Peppard, Dwight Shultz, Dirk Benedict, Robert Vaughn, 1983-1987, 98 épisodes

Fin de la guerre du Vietnam, 4 soldats américains des forces spéciales sont accusés à tord du cambriolage d'une banque. Ils parviennent à s'évader et sont depuis recherchés par la police militaire et classés comme des hors la loi. Nos 4 militaires décident de rester ensemble et de former une agence mercenaire qui aide (contre finance) les désespérés pour qui la loi ne peut plus rien.

Hannibal Smith (Peppard), le chef de l'équipe, maître dans l'art du déguisement. Avec son célèbre cigare et sa réplique favorite "J'aime quand un plan se déroule sans accroc". Barruda, le mécano et gros bras de l'équipe, toujours avec ses nombreuses chaînes en or autour du cou et toujours à se disputer avec Looping qu'il menace sans arrêt de lui casser la tête. Futé (Faceman en vo, joué par Benedict), le séducteur, acteur de premier ordre et aussi le comptable de l'équipe. Looping, officiellement interné dans un asile, il ne se prive pas de sortir et d'aller aider ses collègues. Il est complètement taré, toujours a jouer à nouveau rôle à chaque épisode (détective privé, fou du volant, canard, ...) ou à promener son chien invisible: Billy. Dans la première saison ils sont rejoints par une jeune reporter, Amy.

Et voilà chaque épisode notre équipe déploie toute une panoplie de combines souvent délirantes ou chacun emploie ses compétences propres et joue divers personnages. L'agence tous-risque fait partie de ces séries incontournables qu'en général tous les âges aiment regarder encore aujourd'hui. Action, humour, suspens... On se doute que les "gentils" vont gagner mais on se demande quand et surtout comment. Souvent les plans imaginés par Hannibal foirent et ils doivent improviser un plan de secours toujours des plus farfelus. Le duo Looping et Barracuda fait toujours rire, Barracuda toujours bien sérieux et Looping toujours à l'agacer avec ses pitreries (Faut voir l'épisode qui se déroule chez la mère de Barracuda... délirant).

Des scénarios bien construits, des acteurs excellents dans ce qui doit être à chacun leur rôle fétiche. George Peppard avait derrière lui une filmographie de presque 40 films. Mais il parait que sa carrière était sur le déclin (l'un des derniers films avant l'agence était Battle Beyond the star, les mercenaires de l'espace). L'Agence lui a redonné un coup de fouet et lui a offert son plus grand rôle. Dirk Benedict sortait lui de la série de Glenn Larson: Battlestar Galactica ou il y jouait le rôle du pilote Starbuck. Un rôle très proche de celui qu'il joue dans l'A-Team. Dwight Shultz n'a pas une grosse filmographie, il a plus souvent prêté sa voix à des personnages de jeux vidéos. On le revoit néanmoins dans la série Star Trek: The Next Generation et dans le film "Startrek First Contact" ou il joue le rôle du lieutenant Barcley. Mr T tient le second rôle dans Rocky 3: L'oeil du tigre, mais à part ce film il n'apparaît pas beaucoup. Barracuda est donc aussi son rôle fétiche. On le revoit néanmoins dans un épisode de Arnold et Willy et il joue de petits rôles dans d'autres films (Spy Hard av Leslie Nielsen) où la plupart du temps il se joue lui-même.

Un téléfilm clôturant la série devait être tourné ou l'Agence était innocentée pour le braquage mais suite à la mort de Peppard le projet a été abandonné.

L'agence Tous-risque reste quand même une série des années 80 des plus marquantes pour la plupart des générations. Donc encore une bonne série bien construite ou l'on peut retrouver beaucoup de qualités. Dragonvolfied

 

BATTLESTAR GALACTICA aka Galactica, la bataille de l'espace - Glenn A. Larson avec Lorne Green, Richard Hatch, Dirk Benedict, 24 épisodes d'environ 50m, 1978

Parmi les artistes invités, notons Lloyd Bridges (Y'a-t-il un pilote dans l'avion), Edward Mulhare (K2000) et bien d'autres au cours des épisodes.

Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine (non ce n'est pas Star Wars), la population de la planète Kobol, suite à un cataclysme décide de fuir et se séparent en 13 tribus. Les 12 premières fondent 12 colonies (portant un dérivé des signes du zodiaque: Caprica, Sagitara, Taura,...) et la 13ème prends une autre voie, pour fonder une colonie plus éloigner...

Bien plus tard, ces 12 colonies sont en guerre contre l'Empire Cylon. Un empire composé de soldats-robots (voir bestiaire). La guerre fait rage mais au terme de longues bataille, une paix est possible... Voilà ou débute cette histoire, les 5 astrobases humaines (Atlantia, Pegasus, Columbia, Pacifica et Galactica) sont réunies pour attendre les émissaires Cylons chargés de signer le traiter de paix... Mais voilà qu'ils sont trahis par l'ambassadeur chargés des négociations, cette trêve n'est qu'un piège, les navires sont attaqués par des hordes de chasseurs pendant que les astrobases Cylons rasent les 12 planètes humaines. Seul le Galactica, à l'écart de la flotte pourra survivre. Son capitaine, le commandant Adama (Green) lance un ordre général, de rassembler tous les survivants des colonies à bord de tous les vaisseaux disponibles. Le Galactica prend donc la tête d'une flottille de 200 navires non-armés, et va tenter de les mener vers la 13ème planète: La Terre.

La série verra donc les aventures de cette flotte, harcelée par les Cylons, qui tentera de retrouver le chemin vers la Terre. On y découvre la vie des réfugiés en manque de vivres et d'énergie, la vie des officiers du vaisseau ainsi que celle des pilotes (les pilotes sont un peu le coeur de la série, qui se passe le plus souvent à bord des splendides Vipers).

Attention, Galactica n'est pas une mauvaise copie de Star Wars, même si les Cylons ressemblent aux Stormtroopers, et le Viper au X-wing.

La qualité de la série est excellente, les vaisseaux en maquettes sont bien plus réalistes que les dernières séries par ordinateur. Pour les amateurs de vraie sf spatiale (dont je fais partie), Galactica est un bijou. Une série très agréable, des acteurs vraiment bons, pour l'époque les effets spéciaux sont splendides et n'ont pas mal vieillis. Les cylons sont un peu lourds quand même avec leurs armures étincelantes et leur voix monocorde (sans parler de leur pas traitant) mais bon, c'est voulu, ce sont des robots quoi.

La série a connu une suite "Galactica 80" il me semble de quelques épisodes. Et un film qui est en fait les 3 premiers épisodes réunis en un film (mais y'a des scènes manquantes). Mais la série originale n'a pas été longtemps diffusée en Europe... Bien sur, il faut aimer ce style c'est certain, mais franchement dans le domaine de la sf, cette série n'a pas connu le succès qu'elle méritait.

Disons que je suis un partisan de ce style de série, car à l'instar des premiers épisodes de Star Wars, les responsables des effets spéciaux prenaient vraiment leur travail à coeur. Avec quelques câbles, des maquettes et des fonds bleus, ils faisaient tout leur possible pour rendre le film (ou la série) le plus réaliste possible. De nos jours on tape tout ça dans un pc, et hop on réalise un film à gros budget, plein d'images de synthèses et on mise tout sur le marketing (ex: les nouveaux Star Wars) pour remporter le plus de fric. Les séries telles que Galactica, on voit vraiment le soin qui a été pris pour les réaliser, à cette époque on voulait encore se défoncer pour réaliser quelque chose de bien.

Détail amusant: Les yeux des Cylons seront repris par la suite par Larson dans sa série K2000 pour le scanner de kitt. Dans l'épisode 7 de Galactica apparaît un Viper contrôlé par un ordinateur parlant du nom de C.O.R.A. Serait-ce la "grande soeur" de kitt? L'acteur Dirk Benedict tenant le rôle de Starbuck tiendra par après celui de Futé (Faceman) dans la série à succès "L'agence tout-risque" (A-Team).

J'espère qu'en parler via le club convaincra les nouvelles générations à s'intéresser à ce genre de série. Elles le méritent. Dragonvolfied

 

BATTLESTAR GALACTICA - Michael Rymer - 2003, Mini-série Télé, 180mn 

La guerre contre les Cylons a pris fin depuis 40 ans. Les 12 colonies humaines vivent en paix, la technologie civile et militaire a évolué. Les navires et chasseurs datant de la guerre contre les Cylons ont été mis au dépôt pour laisser la place à de nouveaux modèles plus évolués. Une seule relique continue à voler, le Galactica, le dernier des douze navires de ce modèle qui représentaient les colonies. Son capitaine, le commandant Adama, vétéran de la guerre contre les Cylons s'apprête à partir à la retraite. Le Galactica, en partie désarmé continue à servir avec à son bord un équipage entraîné, mais il a été en partie en musée. A bord on y retrouve quelques escadrilles d'anciens Vipers Mark 2.

Mais voilà qu'après 40 ans, les Cylons reviennent. Terminé les boites de converse brillantes et lourdes, de nouveaux modèles de combat plus véloces, des chasseurs sans pilotes ainsi que des agents infiltrés, 12 cylons ressemblant en tout point à des humains... La défense des 12 colonies tente de les combattre... mais à cause des technologies informatiques en réseau, les Cylons mettent directement les navires humains hors-service et les massacrent. Ils bombardent ensuite les colonies avec des armes atomiques. C'est le total génocide de l'espèce humaine. Les seuls survivants? De rares réfugiés parvenus à fuir dans des vaisseaux peu armés ainsi que des navires de croisière se trouvant dans l'espace lors de l'attaque. Et bien entendu le Galactica, seul navire à ne pas être équipé des nouvelles technologies et seul vaisseaux de combat en état de lutter. Grâce aux anciens modèles de Viper embarqués, les pilotes peuvent eux aussi lutter. La flotte se réfugient dans un cyclone magnétique qui pour un temps les mets à l'abri des Cylons... mais seulement pour un temps.

Je viens de le trouver en dvd et bien... même si je suis un grand fan de la série de 1978, je n'ai pas été déçu par ce "remake". C'est effectivement un remake car il reprend la base du scénario, à savoir le génocide des humains et la flotte de réfugiés qui suit le Galactica dans sa quête de la 13ème colonie: La Terre. Mais d'un autre coté, cela fait penser à une sorte de suite vu que l'on retrouve les anciens vaisseaux comme des reliques de la guerre passée... c'est déroutant.

Le téléfilm se termine en queue de poisson, sûrement pour préparer une nouvelle série ou mini-série. Mais même au bout des 3h qu'il dure, on se surprend à en redemander. Bien sur on ne retrouve pas le même "charme" de la série d'origine qui pour l'époque était presque irréprochable. Mais quand même, voyant les nouveautés en SF tels que les nouveaux Star Wars je m'attendais à un film bourré d'images de synthèse et de créatures en pixels, le tout nous étant tapé à grands renforts d'explosions et de scènes d'action bâclées à l'ordinateur. Mais non... Effectivement on utilise beaucoup les images de synthèses mais les auteurs de ce film on pris le plus grand soin à ces séquences pour les rendre les plus réalistes possibles. Et c'est bien réussi, franchement!

Les personnages imaginés par Glenn A. Larson (créateur de la série originale) ont été un peu modifiés. On retrouve le commandant Adama et son fils Lee "Apollo" Adama en brouille depuis la mort du plus jeune fils d'Adama: Zack. Le second du vaisseau le colonel Tight est ici un vieil homme porté sur la bouteille. Les pilotes Starbuck et Boomer sont désormais des femmes mais Mlle Starbuck conserve les traits de caractères (joueuse, fume le cigare, n'hésite pas à dire ce qu'elle pense) du personnage d'origine. Et le traître Baltar est ici un traître un peu à son insu, mais il n'ose pas admettre ses actes, il est manipulé par N°6 un agent Cylon, c'est surtout un égoïste intéressé par sa seule survie. Cela dit, c'est peut-être à cause de ma passion pour l'ancienne série, mais je n'ai pas fort apprécié les nouveaux acteurs, ils ont moins de charisme que les précédents. En particulier Adama dont la présence est très faible contrairement à celle de Lorne Green.

Mais ce nouveau téléfilm se laisse facilement regarder, çà bouge beaucoup, les scènes dans l'espace sont vraiment bien faites et réaliste. Le ballet aérien entre les chasseurs est superbe, sans parler des moments ou le Galactica entre lui-même en action, ce qui est rarement arrivé durant la série. Ici le navire se met à ouvrir le feu de tous ses canons, dans un plan d'ensemble montrant toute la structure du vaisseau.

En revanche la musique est assez absente mais ce n'est pas un mal, la musique est bien étudiée à l'ambiance, pour les séquences dans l'espace elle est très légère.

Un autre point qui diffère de la série originale est une vision plus dure de l'évacuation, plus réaliste. On prend le temps de connaître les gens qui tentent de se sauver des colonies menacées, et très peu pourront partir. Et on fait une brève connaissance avec les passagers des navires trop lents, ces navires qui devront être sacrifiés quand la flotte passera en hyper-espace. C'est une séquence assez dure, surtout qu'on entend les communications des pilotes des navires qui supplient de les attendre...

Voilà... en définitive, même si l'on perds un peu le charme de la série originale, Galactica est un très bon téléfilm de SF. Réalisé avec bien plus de soins que les films ou séries de SF récents. Il y a beaucoup de scènes spatiales, scènes qui se font rare de nos jours, les réalisateurs préférant des intrigues confinées à l'intérieur des vaisseaux. On peut donc dire que ce remake est une réussite, je ne m'attendais pas à autant l'apprécier même si dans les premières scènes j'étais assez pessimiste. Mais plus le film a avancé, plus j'ai apprécié. Dragonvolfied

BATTLESTAR GALACTICA - Richard A. Colla avec Edward James Olmos, Mary McDonnell, Katee Sackhoff, Jamie Bamber, James Callis, 13 épisodes de 60m en 2004 

Je regarde depuis quelques mois la nouvelle télésérie Battlestar Galactica, réinvention de la série originale, pas si vielle dans le fond !  Là ou la production de Glen Larson repompait avec frénésie les effets de Star Wars, on a droit aujourd'hui à un début à peine déguisé  en référence directe avec les évènements terroristes du 11 septembre. La série débute donc avec force dramatique et continue, avec une efficacité quelquefois plus discutable. Car on a beau s'éloigner des poncifs du classicisme de Star Trek, on échappe pas à des thèmes de fond similaires.

Si l'équipe de Star Trek, sous toutes ses moutures, offre l'être humain, le terrien, comme modèle que tout l'univers devrait prendre en exemple, et par ricochet le citoyen américain comme modèle de perfection dans un univers libre, dans Galactica, les cylons n'aspirent qu'à devenir humains et se rapprocher de Dieu. Comme Data dans Star Trek Next Generation, comme Spock dans la série originale, si vous n'êtes pas humain vous devriez y aspirer. Presque un impérialisme génétique, un hommage à l'humanité  qui me dérange dans un genre, la science fiction, qui devrait s'occuper d'apprendre à connaître l'autre, dans le sens le plus large du thème. Évidemment, on  ne parle que de soit même lorsque l'on crée un "autre", mais si ce double n'a que pour ambition de devenir  semblable et plus jamais "autre", le message  sous-jacent m'apparaît  proche de l'eugénisme. Une idée pas très jojo, s'il en est une.

Deuxième réflexion qui se soumet aux pondératifs d'une production commerciale: l'absence de respect de la chaîne de commandement dans ce qui est à la base un vaisseau militaire. D'épisode en épisode, les sous-officiers trahissent la confiance de leurs supérieurs à une vitesse et avec une conviction qui n'a rien de bien militaire. Évidemment , il s'agit de concessions dramatiques, comme tout le monde semble coucher avec tout le monde, mais dans le contexte, ça sonne faux. Idem pour Madame la Présidente qui se prends pour le messie et qui est suivie aveuglément par les soldats comme les civils. La séparation des pouvoirs  politiques et religieux, si chère à la révolution française, ne trouve pas d'écho dans une émission américaine ou le Président actuel se croit investi d'une mission de Dieu. La référence est probablement voulue, l'aveuglement du peuple est suspect.

Tout cela n'empêche pas la série d'être intéressante et divertissante, mais de temps à autre, je me rappelle de ces éléments qui me chicotent ! Mario Giguère

BUCK ROGERS IN THE 25TH CENTURY - Série télé conçu et écrite par Glen A. Larson d'après la B.D. de Dick Calkins - réalisateur du film-pilote: Daniel Haller avec Gil Gerard, Erin Gray, Tim O'Connor (1979-80), Felix Silla, Thom Christopher (1980-81), Wilfrid Hyde-White (1980-81), et la voix de Mel Blanc, invités Pamela Hensley, Henry Silva, Michael Ansara, 1979-81, États Unis, 32 épisodes

Alors qu'il est en mission spatiale pour la NASA, l'astronaute Buck Rogers est frigorifié dans l'espace. Sa navette dérive pendant 500 ans jusqu'à ce qu'on le ramène à la vie. Il se réveille à bord d'un vaisseau spatial transportant une princesse nommée Ardala sur Terre pour signer un traité de paix avec ses habitants. En réalité, elle dirige des pirates pour pouvoir contrôler le commerce spatial et s'emparer de la Terre. Elle envoie donc Buck Rogers sur la Terre, persuadée qu'il sera soupçonné d'espionnage par les autorités terriennes. Tout en essayant de prouver sa bonne foi au colonel de l'aviation spatiale Wilma Deering et au Dr. Theopolis, un ordinateur au cerveau sophistiqué, Buck à l'occasion d'apprendre et de découvrir le monde du futur sur sa planète natale. Buck joue néanmoins une partie serrée avec la princesse Ardala lors de sa visite sur Terre pour la signature du traité et tente de démasquer ses véritables intentions tout en faisant montre de son savoir-faire comme pilote. Cela ne sera que la première de ses nombreuses aventures...

Après "BATTLESTAR GALACTICA", Glen A. Larson a voulu continuer de profiter de la vogue "STAR WARS" en concevant un nouveau feuilleton de science-fiction pour la télévision. Il a donc choisi d'adapter à sa manière la célèbre bande dessinée de "BUCK ROGERS..." en ne gardant que le nom et l'idée de base. Contrairement à "BATTLESTAR..." cette série abandonne l'unité de ton dramatique pour osciller entre la parodie et l'aventure légère. Les trucages sont aussi réussis que dans "BATTLESTAR..." bien que l'on reconnaisse du matériel ayant déjà servi à cette production (les manettes des vaisseaux spatiaux sont exactement les mêmes). Les décors sont impressionnants et l'interprétation est dégagée dans l'ensemble. Notons quelques changements dans les personnages secondaires et dans la conception visuelle lors de la deuxième saison. Maintenant disponible en coffret DVD, cette série fera la joie des nostalgiques et amateurs de séries-cultes de par sa simplicité et son humour. Qui n'a pas le souvenir de Pamela Hensley et de ses délicieux costumes où des autres actrices aux costumes aux couleurs voyantes et moulantes? Bref, un petit délice de la S-F télévisée qu'il faut revoir ou avoir dans sa chaumière quelque part. Mathieu Lemée

CLEOPATRA 2525 - produit par Rob Taper et Sam Raimi avec Jennifer Sky, Gina Torres, Victoria Pratt, deux saisons, 27 épisodes 30 et 60m, 2000- 2001, États Unis

Des créateurs de Xena et Hercules, Cleopatra 2525 met en vedette une strip-teaseuse congelée pendant plus de 500 ans (clin d'oeil à Buck Rogers) qui se réveille sur une terre dominée par des robots, les Baileys, les humains ayant survécus sous terre. Adoptée par une équipe de résistants qui tentent de renverser les Baileys, Cleopatra se distingue par sa naïveté, ses références constantes au monde de la science fiction, et sa joie de vivre indécrotable. Une bimbo qui affronte des Terminators !

Si le concept est passablement ridicule et trop satirique pour plaire aux amateurs de science fiction, la série, qui était présentée en programme double avec JACK OF ALL TRADES, mettant en vedette Bruce Campbell, passe bien l'épreuve du temps et a des airs de sous Terminator avec un final sentant le MATRIX. Les femmes sont jolies, Gina Torres et Victoria Pratt sont très athlétiques et les scénarios, peu bavards, sont tout en action. Les producteurs ont engagé majoritairement des acteurs ayant joué dans leurs séries précédentes et il fait plaisir à revoir des piliers et des acteurs secondaires de Xena  dans des rôles différents. Il est cependant difficile d'oublier le concept de base, tellement Cleopatra est constamment la bimbo blonde nunuche, ayant par dessus le marché son petit chien robot dans les derniers épisodes ! Les scénaristes s'en donnent à coeur joie lorsque l'émission passe au format d'une heure, approfondissant les personnages, offrant des intrigues à la Phillip K Dick par occasion, ce qui n'est pas négligeable. Trop peu trop tard, la série disparaît dans l'ignorance. On remarque l'utilisation d'un quasi toile d'araignée à la Spiderman, influence de Sam Raimi, futur réalisateur de l'homme araignée ? Mario Giguère

CRUSADE aka Crusade: The Babylon Project aka 2267, l'Ultime Croisade - J. Michael Straczynski, 13 épisodes, 1999, États Unis

Cette série est dérivée de la série à succès: Babylon 5. Série de science fiction se déroulant dans une station spatiale.

Pour établir la jonction entre les deux séries, un téléfilm fut réalisés: Babylon 5: A call to arms (L'appel aux armes). Au cours de laquelle, le président de la fédération terrienne tente de sauver la Terre en menant une enquête à travers l'espace. Finalement la planète sera attaquée par des aliens, la flotte terrienne luttera et repoussera l'ennemi mais ce dernier aura le temps de répandre un virus mortel sur la planète qui tuera toute la population après une période de 5 ans.

A bord du supercroiseur Excalibur, le capitaine Matthew Gideon s'engage avec son équipage dans une quête galactique pour trouver un remède à cette sorte de peste auprès de races ayant déjà eu affaire à elle.

Voilà donc ou débute la série, un peu à la manière de Startrek, on va suivre les aventures de ce navire et de son équipage à travers la galaxie... Un scénario aussi simple que celui de K2000: A chaque épisode, y'a un problème, le capitaine et ses hommes et femmes mènent l'enquête, on envoie parfois un chasseur ou deux et hop l'affaire est résolue. Mais bien souvent on se trouve face à un ennemi qui dispose de vaisseaux de guerre. Alors pendant que le capitaine enquête, l'Excalibur combat, mais les batailles se terminent toujours de la même manière: L'excalibur ouvre le feu avec son super canon laser et l'ennemi est détruit ou prends la fuite... C'est agaçant.

J'ai vu la série en version originale en téléchargeant quelques épisodes, donc je n'ai pas tout compris aux dialogues. Mais les acteurs sont relativement lourds, on ne parvient pas à s'y attacher. L'action est sommaire et la musique très absente. Et je ne parle pas de la qualité des effets spéciaux... Disons que les vaisseaux ou créatures sont fait avec des images de synthèse qu'on voyait déjà en 97 sur les consoles 32-bits comme la playstation.

Cette série n'a pas du tout connu le succès de Babylon 5, après les 13 premiers épisodes, le projet est tombé aux oubliettes. Pas de suite prévue, ni rien coté marketing. Même pas de VF à ma connaissance. On comprend facilement pourquoi en regardant quelques épisodes, on s'ennuie très vite. Le générique est très agréable néanmoins. Dragonvolfied

  DEAD LIKE ME Saison 1- Bryan Fuller avec Ellen Muth, Mandy Patinkin, Callum Blue, Laura Harris, 14 épisodes, 2003

Georgia ''George'' Lass est subitement tuée un matin par une cuvette de toilette détachée d'une station spatiale et qui lui tombe directement dans la face. Immédiatement après sa mort, elle est recrutée comme faucheuse par un étrange groupe d'individus, morts comme elle, et qui doivent remplir ce boulot pour d'obscures raisons. Mais la vie après la vie, n'est vraiment pas du tout repos et George en observant le monde autour d'elle, se rendra compte de tout ce qu'elle a raté dans sa propre vie en jouant avec celle des autres.

DEAD LIKE ME est arrivé comme un vrai vent de fraîcheur dans mes habitudes télévisuelles. Sans doute la vision la plus sympathique de la mort qu'on ait eu droit depuis longtemps. La plus grande force de l'émission est sans aucun doute Ellen Muth, actrice dont j'ignorais l'existence avant cette série mais qui rayonne dans le rôle principal. Ses expressions faciales, son ton et ses réactions sont vraiment irrésistibles et il dégage d'elle un charme indéfinissable qui attire énormément de sympathie envers tout ce qu'il va lui arriver. Le reste du cast est vraiment intéressant et chaque acteur semble s'amuser énormément dans des rôles de composition savoureux. Mandy Patinkin est bien marrant dans le rôle de Rube, le patron et également la figure paternelle de George. On a aussi droit dans l'équipe à un anglais qui profite de son nouveau statut pour voler et se droguer en outrance et à une ancienne actrice, complètement cinglée et profiteuse qui doit cohabiter avec Georgia. Même si le tout se révèle être une solide comédie, les situations tangent souvent vers le drame qui ici, n'est pas lourd une seconde. En fait, la magnifique profondeur de certains moments restera à tout jamais dans ma mémoire. On ne prépare rien de gros pour la fin de la première saison, même si l'épisode se révèle parmi les plus drôles de la série. On termine le tout heureux mais triste d'une certaine façon d'avoir fini une si magnifique saison. DEAD LIKE ME est devenu mon émission favorite en un seul épisode c'est bien peu dire et j'encourage tout le monde à voir cette superbe série. Abba

DOCTOR WHO aka DOCTOR WHO: LE SEIGNEUR DU TEMPS - Geoffrey Sax avec Paul McGann, Eric Roberts, Daphne Ashbrook, Sylvester McCoy , 1996, États Unis, TV

Sur la planète Skaro, The MASTER a été jugé pour ses crimes. Il a fait une demande inusitée, que le DOCTOR, son rival de toujours, ramène ses cendres sur Gallifrey, la planète d"origine des seigneurs du Temps. Mais on se retrouve sur terre, le 31 décembre 1999 et le MASTER, habitant un corps d'ambulancier, cherche à s'emparer des vies restantes du DOCTOR. Mort à l'hôpital, celui-ci ressuscite dans une nouvelle incarnation et, avec l'aide de la femme médecin qui n'a pu le sauver et qui est intriguée par ses deux coeurs, il tente de contrecarrer son ennemi qui a ouvert l'oeil de l'harmonie, le coeur de la machine du DOCTOR.

Les Américains avec le réseau Fox, ont donc produit ce pilote pour une éventuelle série qui ne verra jamais le jour. L'histoire devait donc introduire ce personnage si complexe à un public nord-américain. Si l'on a une intrigue simple, les origines des personnages restent complexes, pire, on affirme que le Docteur est à demi humain ! Sacrilège qui ne passe pas très bien la route et qui sera écarté de la future série britannique. Moult baisers aussi avec sa copine du moment, là aussi on américanise un personnage presque asexué dans sa version originale. Mais les acteurs sont bons, Paul McGann s'appropriant rapidement le personnage mythique. Le décor gigantesque du Tardis, la machine à voyager dans le temps et l'espace du Docteur, est également superbe. Cependant les effets spéciaux ont mal vieilli, l'association du vilain avec l'image du serpent est simpliste. Ceci dit Éric Roberts est magnifique dans le rôle du méchant mégalomane.

Un téléfilm qui passait bien à l'époque mais qui souffre de la comparaison avec la nouvelle série britannique, qui sait si bien jouer sur tous les tableaux. Mario Giguère

DOCTOR WHO: CHRISTMAS INVASION - James Hawes, 2005, Grande Bretagne 

Que du bon, le spécial de Noël de Doctor Who ! Le docteur a régénéré (passant de l'acteur Christopher Eccleston à David Tennant ) et comme d'habitude, il prend pas mal de temps à s'en remettre. Mais le temps presse, les Pères Noël pas très loin attaquent sa comparse Rose et son ami et puis le sapin de Noël détruit tout ce qui bouge. Le Docteur a tout juste le temps d'arranger les choses avant de retomber en catalepsie. Un énorme vaisseau survole Londres et les Sicorax menacent de pousser au suicide le tiers de la population de la terre si tout le monde ne se plie pas à ses demandes: l'esclavage au profit des nouveaux maîtres. Le docteur se réveillera-t-il à temps pour sauver sa planète préférée ?

Superbe. Encore une fois Russell T Davies, scripteur en charge de la série manipule les clichés et les images chocs pour nous surprendre et nous émouvoir tout au long d'une splendide heure de télé. Car les clichés de la série comme ceux des standards de science fiction sont retournés sans dessus-dessous, tout en imprégnant la série du renouveau dans la continuité. Ce que plein de producteurs souhaitent, Davies nous l'apporte, avec des effets spéciaux top niveau et une équipe d'acteurs qui s'amusent dans un bonheur contagieux. Oui, rien que du bon ! Mario Giguère

FIREBALL XL5 - Gerry Anderson, 1962, 39 épisodes de 30m, Royaume Uni 

Ahhhh, c'est toute ma jeunesse que je revis avec plaisir en regardant à nouveau la série de marionnettes LA FUSEÉ XL5 alias FIREBALL XL5. C'est simple, le premier choix de métier qui me tentait lorsque j'étais enfant c'était justement marionnettiste, pas juste parce que le terme inclus mon propre nom ! Cette série, une des premières de Gerry et Sylvia Anderson était présentée d'abord en anglais, j'y comprenais rien, mais tout était merveilleux.

À revoir la série aujourd'hui, j'ai encore énormément de plaisir à voir le travail de maquettes, de pyrotechnie et des scénarios plus ou moins sérieux. Car si la série débute dans les thèmes très classiques et presque manichéens de la science fiction: cerveau dans le bocal qui veut dominer le monde; boule de feu qui va détruire la terre; envahisseurs de tout acabits qui veulent dominer le monde; voyage dans le temps, la suite est pourvue de beaucoup d'humour. Non seulement avec l'arrivée de Zazoo, le compagnon de Venus qui s'empêtre partout, mais avec la galerie de personnages secondaires, les Général Zéro, Jacques le mécanicien irlandais, l'équipe de télévision qui veulent faire un reportage. Souvent, évidemment, des scénarios catastrophes qui prévisagent la série LES SENTINELLES DE L'AIR alias THUNDERBIRDS. Avec le recul, il est aussi étonnant de voir Venus faire des sous-entendus à Steve, qui ne voit rien, la pauvre reste donc seule alors qu'elle a le béguin pour Zodiac ! Elle est adorable cette Venus et sait à l'occasion faire valoir sa valeur. Le professeur Mattics construit toutes sortes de gadgets, toujours en frappant  du métal avec son petit marteau !

Bref, que du bon qu'il fait toujours plaisir de revoir si on a gardé la capacité de s'émerveiller devant des poupées  qui ont toujours de la difficulté à marcher.  Ah, les pilules à oxygène ! Mario Giguère

 

GODMAN, Japon, épisodes 2, 4, 6, Toho Kikaku Co, Ltd. 

A giant superhero from early 1970s Japanese TV. GODMAN is seen flying around during the opening credits. in his bright red costume, wearing what look like white feathers on his helmet. The theme song goes "OH GODMAN.... S.O.S....S.O.S.....S.O.S.....(with the words printed out onscreen!)" while Godman sends various explosive bolts toward whatever kaiju he is battling for the week. With his metallic features, dark eyevisor and Kung Fu talents he is matched up with a giant upright lizard for these episodes. The fight starts out as a wrestling match with the lizard pinning GODMAN who comes back later to blast the creature with a spiraling ray.

The creature is no Godzilla and GODMAN is no ULTRAMAN but this obscurity is a lot of fun if only to due to its brevity, energy and minimalist mise en scene: a unique sandbox aesthetic-- a few miniature duplexes on a ridge in front of a hill of sand is always where the action is set.

GREENMAN, MIRRORMAN, were other 1970's era giant superhero titles seen on Japan TV. Robert Monell

GREENMAN, Japon, Toho

"Green, green, green, green, green, green, green, green, GREENMAN..." 

That's the lyrics to the opening song heard under the credits. In fact the credits are the best part of this giant superhero teleseries: a montage of Greenman's silver mask, red feather headpiece, emerald costume detailing various jeweled points out of which seem to emerge his powerful weapons. He also has a red boomerang and projectiles which fly out of a hole in his belt. The settings look nearly identical to those used in GODMAN, a few miniature buildings in a sandpit in front while Greenman fights various Kaiju in the background. Lots of crazy zip-zooms shots into Jabba the Hut type talking monsters whom Greenman encounters along the way. The series itself spends a lot of time showing how Greenman is a friend to all children, too much time. But the action scenes are frenetic fun. Wave goodbye to Greenman, kids! Robert Monell

GULLIVER'S TRAVELS - Charles Sturridge avec Ted Danson, Mary Steenburgen, 1996, Royaume Unis/États Unis, 187m

Lemuel Gulliver, disparu en mer depuis 9 ans, arrive à la maison, rachetée depuis le temps par le nouveau prétendant de sa femme. Encore sous le choc de ses aventures, nous vivons avec lui ses voyages au fil des jours, jusqu'en institution mentale, car il y a de quoi avoir l'air fou avec ses histoires de petites personnes, de géants, de penseurs délirants et de chevaux intelligents !

Puissante satire politiques et de moeurs comme on en écrivait beaucoup à une certaine époque, Les Voyages de Gulliver ont droit à une merveilleuse adaptation qui donne enfin la place au mondes souvent ignorés dans les adaptations au cinéma. J'ai donc enfin vu l'inspiration d'Hayao Miyazaki pour son île volante, LAPUTA, et les discussions sur l'humanisme des chevaux intelligents versus les hommes primitifs qui nous ressemblent. Magnifiques effets spéciaux également, sans reproches, de la compagnie Henson. J'avoue avoir été surprit par le travail de Ted Danson, un acteur qui  a rarement trouvé un rôle qui le mette autant en valeur. La structure du récit tout en flashback est également montée avec brio. C'est un classique que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire et cette adaptation nous en donne le goût, preuve de sa réussite. Chapeau. Mario Giguère

INVASION aka Robin Cook's Invasion - Armand Mastroianni avec Kim Cattrall, Luke Perry, Rebecca Gayheart, Christopher Orr, Jon Polito, Neal McDonough, Rosanna DeSoto, Castulo Guerra, Louis Crugnali, Jason Schombing, 1997, États Unis, 161m, mini-série télé

À Phoenix, un jeune homme nommé Beau Stark touche une mystérieuse petite pierre noire qui le pique. Il commence alors à se sentir mal mais les médecins ne diagnostiquent qu'une vilaine grippe chez lui. En sortant de l'hôpital, Beau semble guéri mais il devient plus euphorique et sa personnalité change, ce qui inquiète sa petite amie Cassy. Elle veut en faire part à un ami en stage de médecine à l'hôpital lorsque brusquement une épidémie de cette mystérieuse grippe se produit dans la ville dont certaines personnes du type rhésus négatif en meurent. Le docteur Sheila Moran découvre alors que les victimes ont tous touché une mystérieuse pierre noire qui les a piqués comme pour Beau, ce qui a augmenté le taux d'enzymes dans leur sang et modifié profondément leur comportement. L'épidémie devient vite d'ordre mondial et le docteur Moran avec l'aide de Cassy et de quelques personnes n'ayant pas touché aux pierres noires tentent de se cacher dans un laboratoire secret pour trouver un antidote et échapper aux personnes touchées par le virus. Il s'avère que les pierres noires sont d'origines extra-terrestres et que les humains y ayant touché subissent des mutations. L'antidote doit cependant être trouvé rapidement car Beau et tous ceux qui ont été atteint par ces pierres travaillent à la construction d'une porte spatiale qui permettra l'invasion définitive de la Terre par une race d'extra-terrestres existant depuis des millions d'années.

Bien qu'adaptée d'un roman de Robin Cook, un ancien médecin, l'intrigue de cette mini-série de science-fiction s'inspire beaucoup trop d'oeuvres à succès du genre. On pense tout de suite à "INVASION OF THE BODY SNATCHERS", "THE PUPPET MASTER", voire à "THE THING" en grande partie pour la façon dont les humains tombent sous l'emprise d'une espèce étrangère non-terrienne, jusqu'à des éléments tirés de films comme "STARGATE", "VIRUS", "OUTBREAK", "QUATERMASS", des épisodes de la série "DOCTOR WHO" pour ne nommer que ceux-là. Si encore il y avait un certain suspense rattaché à tout ces emprunts. Au contraire, la mise en scène n'arrive même pas à exploiter le potentiel de tension dans la plupart des scènes en leur donnant un rythme indolent en plus de trop souffrir de laisser-aller dans ses cadrages. Les effets de maquillages sont correctes malgré le budget réduit alors que les effets spéciaux par ordinateur sont manqués. Quant à la progression dramatique du récit, elle s'avère fabriquée tandis que les explications fournies pour justifier l'invasion extra-terrestre se veulent obscures et peu satisfaisantes pour le spectateur. Bref, un autre produit pour la télé décevant malgré ses atours attrayants, une photographie valable et quelques segments prometteurs. Les interprètes sont bien peu convaincants, particulièrement Luke Perry dans le rôle de Beau, le premier mutant "alien". À leur décharge, il faut dire qu'ils semblent laisser à eux-mêmes car la direction d'acteurs apparaît aussi déficiente que le reste. Mathieu Lemée

 

JOHNNY SOKKO AND HIS FLYING ROBOT - Toei, 26 épisodes traduits en anglais, Japon 

Je n'avais vu que le film que l'on a tiré de quelques épisodes de cette série: VOYAGE INTO SPACE. C'est avec un plaisir sans cesse renouvelé que j'ai regardé les 26 épisodes de cette série très particulière. Johnny Sokko est un jeune garçon d'environ 10 ans qui sera la seule personne à contrôler un robot géant, conçu à l'origine pour aider l'empereur Guillotine, un méchant extraterrestre, à s'emparer de la terre. Récupéré par l'organisation mondiale UNICORN, Johnny devient l'agent numéro 7, aux prises avec des actes terroristes commis par les sbires de Guillotine. Il s'agit bien de terrorisme et c'est ahurissant de voir ce jeune armé de son pistolet tirer en rafale sur ses ennemis. Les commandant en chef de l'armée ennemie ont des looks et des noms évocateurs, que ce soit SPIDER, qui ressemble au Dictateur de Chaplin, Dr Botaniste avec son visage argenté ou la Momie de l'espace qui veut transformer les Japonais en momies en polluant l'eau potable. On attaque les champs de pétrole, on piège les colis, on prend l'identité de savants, on attaque avec des monstres géants que seul le Robot de Johnny peut détruire.

Chaque épisode a une intrigue tordue, menée à fond de train. On adjoindra à l'équipe une petite fille du même âge que Johnny, Mary, une experte linguiste qui suscite des remarques sexistes de la part de Johnny ! Les adversaires géants du Robot sont autant des monstres que des robots, telle une main géante de fer, ou cette réplique du Robot, construite par un autre pays au nom du droit de défense. Seul bémol: en deuxième moitié de série les monstres sont réutilisés à plus d'une reprise, mais les scénarios étant très différents, on ne se plaindra pas outre mesure.

La série se termine sur un acte héroïque de notre Robot, un moment qui devait être assez intense pour les jeunes spectateurs. Une série qui ne saurait plus passer à la télévision de nos jours, rectitude politique oblige. mais on a l'impression que les présidents américains l'ont vue dans leur jeunesse. Mario Giguère

KNIGHT RIDER aka K2000 - Glenn A. Larson (Battlestar Galactica, Police 2000) avec David Hasselhoff, Edward Mulhare et divers acteur connus en tant qu'artistes invités. Début de la série: 1982, fin en 1986. 84 épisodes (4 saisons) de 60 minutes. Genre: Action / Science fiction

Michael Long, policier de son état est sur une enquête au cours de laquelle il est trahi par une femme et reçoit une balle dans la tête. Sauvé de peu il est recueilli par un milliardaire Wilton Knight en train de mourir. Suite à une opération chirurgicale, il reçoit un nouveau visage, nouvelle identité: Michael Knight. Après le décès du vieil homme, son associé Devon Miles propose à Michael de travailler pour la FLAG (Fondation pour la loi et le gouvernement en vf). Il y effectuera diverses missions aux commandes de KITT (Knight Industries Two Thousand) un ordinateur à la pointe de la technologie doté de sa propre personnalité. Ordinateur faisant partie intégrante d'une voiture exceptionnelle complètement blindée, capable de dépasser les 250mph (375km/h). L'arme ultime contre le crime. La voiture parle, roule toute seule et effectue des tas de travaux (distributeur de billets, scanner, rouler sur deux roues, sauter les obstacles).

Scénario très simple à la base, à chaque épisode un crime, une enquête. La voiture poursuit les malfaiteurs sur les routes, dans les ruelles, dans les villes... Partout quoi (même sur l'eau lors d'un épisode!). Michael Knight mène l'enquête mais le gros de l'action est effectué par la voiture, lui il se contente de donner un coup de poing à la fin... Effectivement, toute la force de la série réside en cette superbe Pontiac Transam de la 3ème (et meilleure) génération.

La série a vieillit bien entendu, je me surprends régulièrement à remarquer le type caché sous une couverture qui conduit la voiture pour faire croire qu'elle roule toute seule... Et il est vrai que le scénario est très simple. Mais quelle voiture! K2000 est une série qui a fortement marqué son époque. Demandez à quelqu'un s'il connaît la Transam, dans beaucoup des cas en Europe on vit dira que non... Mais dites K2000 et hop, le déclic! Larson voulait une voiture futuriste pour sa série, et comble de la chance, un train transportant la toute nouvelle génération des Transam venait de dérailler... Universal a racheté le lot pour un prix modique. On a modifié la voiture (Front nose, scanner rouge à l'avant, arrière assombri, jantes pleines et noire et surtout l'intérieur "La salle de bain de Darth Vader"). Et voici notre KITT, l'usine Pontiac fut rapidement submegée de lettres de fans désirant obtenir un modèle semblable à la Knight2000. Demandes toujours refusées...

La série originale a connu une suite d'une vingtaine d'épisodes sous le nom de "KnightRider2000" en vf "K2000, la nouvelle arme". L'ordinateur KITT est placé dans une nouvelle voiture plus évoluée et Michael en reprend les commandes (il s'agit cette fois d'une Pontiac Banshee, un prototype de 1988 ). Une autre série, plus récente, naîtra pour la suite: Team KnightRider, avec plusieurs véhicules (2 motos, un pick-up, une voiture de sport,...) tous équipés d'un ordinateur analogue à KITT. Un film sera aussi inspiré de cette série : K2010, l'arme du futur (KnightRider2010).

Les performances des acteurs ont souvent été fortement critiquées... Ils sont relégués à des rôles de "potiches", même si j'ai toujours bien aimé le jeu d'Edward Mulhare (décédé aujourd'hui). Niveau musical, qui ne connaît pas le célèbre générique? Et toute la série rythme au son des tubes des années 80 pendant que Kitt roule sur les routes ensoleillées d'amérique. Une voiture futuriste et bien équipée, un héros grand, fort, courageux mais avec le coeur sur la main (classique des séries de l'époque), et une petite dose d'humour à chaque épisode histoire de respecter le quota obligatoire des séries des années 80. En général on choisit un badaud qui se promène, de préférence un homme rondouillard ou de petite taille histoire d'ajouter à son ridicule et on le confronte à cette voiture parlante histoire d'entre couper l'épisode de petites scènes d'humour.

Enfin voilà... Pour résumer, K2000 fait partie de ces séries qui ont marqué l'histoire de la télévision. Souvent imité, jamais égalé. En voyant une Transam 3, je connais peu de gens qui ne songent pas automatiquement à KITT. Dragonvolfied

KNIGHT RIDER 2000 aka K2000: La nouvelle arme -  Alan J. Levi avec: David Hasselhof, Edward Mulhare et la participation de James Doohan, d'après la série de Glenn. A. Larson, musique de Jan Hammer, 1991, Téléfilm,  85m

Nous sommes en l'an 2000, qui est supposé être le futur, les armes à feu ont été bannies de la société et sois-disant détruites, remplacées par des pistolets à ultrason. Mais une conspiration menée par quelques policiers et un criminel fraîchement sortit de la kryoprison (enfin ce terme n'est pas utilisé mais vu que les prisonniers sont congelés à cette époque... j'ai piqué le terme au film Demolition Man) vise à remettre sur le marché ces armes disparues. Une femme, officier de police se fait abattre d'une balle dans la tête à bout portant, pour sauver son cerveau on lui implante une puce de mémoire...

La Fondation pour la loi et le gouvernement existe toujours, mais elle n'est plus dirigée par Devon Miles mais par un type qui sans être mauvais s'intéresse surtout à l'argent et est doté d'un énorme ego. Pour lutter contre cette nouvelle vague de crime, Devon Miles, toujours présent dans la fondation décide de rappeler Michael Knight de sa retraite. Ce dernier accepte à condition de pouvoir retrouver KITT son partenaire. Malheureusement ce dernier a été démonté (sacrilège) et la majorité de ses composants vendus (dont une puce de mémoire...). Alors Michael installe l'ordinateur de KITT sur sa vieille Chevrolet Bel-Air de 57.

Ils devront faire équipe avec l'officier possédant la puce manquante de KITT. Mais suite à la mort de Devon, victime de la conspiration, Michael s'énerve, et malgré les protestations de son chef, installe KITT sur la toute nouvelle Knight4000 (KIFT). Tout nouvel enfin équipé cette fois d'armes à ultrasons pour paralyser ses adversaires. Et les voilà, à 3, partis en guerre contre le crime.

Un peu déconcertant que ce téléfilm. Je pense qu'à l'origine ce devait être un tremplin pour une nouvelle série qui n'a pour finir pas vu le jour. Nostalgique, je vois la superbe Pontiac Firebird-Transam 3 être remplacée par une Pontiac Banshee de 1988, voiture qui est elle-même un prototype. Elle est plutôt jolie elle aussi, dommage pour la couleur, rouge... mais bon. Pour en revenir au film, il n'est pas mauvais mais le scénario est n'est pas bien ficelé, on voit bien que Glenn Larson n'est plus aux commandes. Pourquoi fait-on appel à Michael exactement? Il y a de nombreux obscurs. La voiture est beaucoup moins présente que dans la série d'origine, on ne voit pratiquement pas l'intérieur. A part son système de réalité virtuelle, ses systèmes d'espionnage et son arme à ultrason... elle ne fait pas grand chose. Sois-disant supérieur, la 4000 me semble bien moins efficace que la 2000. Ha oui elle peut "rouler" sur l'eau aussi. Enfin passons...

Les acteurs sont un peu plus présents. Hasselhof est toujours le même, il a l'air d'un perdu, sauf que cette fois il a prit de l'âge et de la bedaine et ne fait plus le malin dans sa Transam pour draguer les actrices invitées pour les épisode. Même s'il se sert d'une arme, il trouve quand même le moyen de placer son célèbre coup de poing pour clôturer le film. Edward Mulhare reste fidèle à lui-même, calme et distingué, et Kitt aussi (du moins la voix et le sens de l'humour). Une scène très cocasse est à signaler lors de l'unique apparition de James Doohan (Scotty de Startrek) qui se joue lui-même et parodie son propre rôle dans Startrek en délirant et en demandant l'aide du "Capitaine" et de "Mr Spock".

Terminé aussi le célèbre thème de la série, ici c'est un nouveau thème qui semble être une variation.

Dans l'ensemble le film se laisse regarder mais avec un arrière-goût de nostalgie pour la série d'origine. Enfin bien entendu c'est mon cas étant fan de l'ancien KITT. Mais on constate bien que Larson n'est plus là. L'action en prend un mauvais coup. KnightRider2000 est le premier et jusqu'à présent unique long métrage qui a quelque-chose à voir avec la série d'origine (KnightRider2010 n'ayant strictement rien à voir). Mais si une série était prévue pour suivre ce téléfilm, elle n'a jamais vu le jour. En revanche une nouvelle série est sortie dans le courant des années 90: Team KnightRider que je n'ai pas eu l'occasion de voir. Et selon les rumeurs, un nouveau film devrait bientôt sortir ou Michael Knight est devenu directeur de la fondation et KITT placé dans le dernier modèle des Pontiac Transam, la 4ème génération. Dragonvolfied

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