La chaîne spécialisée en science fiction, qui a changée de nom, mais pas de prononciation, offre régulièrement des films produits spécialement pour elle, avec plus ou moins de bonheur. Nous les regroupons ici pour aider l'amateur à s'y retrouver dans ces films au budget mince et souvent trop formatés.

Mise à jour le 26 août 2015

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ABOMINABLE - Ryan Schifrin avec Matt McCoy, Haley Joel, Christien Tinsley, 2006, États Unis, 94m

Preston Rogers a eu un accident en pratiquant l'alpinisme six mois plus tôt, son épouse y perdant la vie et lui y perdant l'usage de ses jambes. Otis, un préposé aux malades, le ramène pour quelques jours à son chalet près de l'accident malgré son gré. Seul pendant un bout de temps, il voit arriver sa voisine et ses copines enjouées, qui vont disparaître une à une aux mains d'une créature qu'il a peine à distinguer ! Otis ne le croira pas, pas plus que la police locale qu'il est parvenu à rejoindre avec internet, pas plus que les voisines vivantes, qui le prennent pour un voyeur !

Qui l'eut cru ! Fenêtre sur Cour rencontre le Bigfoot ! C'est bien du classique d'Hitchcock que l'on s'inspire, notre homme en chaise roulante étant réduit au rôle de voyeur impuissant à agir pour sauver ces filles. On retrouve des acteurs chevronnés dans de petits rôles, comme Dee Wallace, Lance Henriksen, Jeffrey Combs ou Tiffany Shepsis le temps d'une scène de douche interrompue par la bête. Le bigfoot est immense et a un visage presque caricatural, à la gueule qui s'ouvre démesurément pour bouffer la tête de ses victimes. Le tout manque donc de crédibilité et a son lot de moments ridicules ou les personnages font évidemment tout le contraire de ce qu'ils devraient faire pour survivre ! La police est ainsi très stupide, il n'y a que Preston qui semble avoir encore le gout de vivre. Le tout se passe à Flatwoods, ville renommée pour ses apparitions de créature bizarroïde ou d'ovnis. Passé sur la chaîne Sci Fi, c'est malgré tout un bon moment de série B, spécialement si vous appréciez les films de bigfoot, un sous-genre hélas pas très gâté par les réalisateurs ! Mario Giguère

ALADDIN AND THE DEATH LAMP - Mario Azzopardi avec Darren Shahlavi, Noam Jenkins, Kandyse McCLure, Eugene Clark, 2012, États Unis/Canada

Aladdin se prend pour Ali Baba et vole sans vergogne des tombes. C'est ainsi qu'il met la main sur un livre qui semble fortement intéresser son revendeur habituel, au point ou il décide de le garder. Son mentor, après un bref coup d'oeil, lui conseille de jeter et d'oublier l'ouvrage, mais Aladdin suit les instructions pour retrouver un objet de grande valeur. On aura comprit que c'est la lampe contenant un vilain Djinn, qui vous accorde tous vos souhaits, à votre corps défendant, pour vous faire mourir et absorber votre âme et devenir assez puissant pour délivrer le millier de Djinns qui attendent dans une autre dimension ou ils furent jadis bannis. Justement, Aladdin et son "frère et sa soeur" et leur "père", ce sont tous des orphelins, portent la marque des défenseurs de la Terre, leurs ancêtres ayant jadis libéré le monde des terribles génies.

Après un Sinbad de triste mémoire, on adapte un autre héros de notre enfance pour la Syfy. La plus grande qualité du téléfilm réside, une fois n'est pas coutume, dans son monstre, pas mal bien fait ! Pour le reste, les acteurs ne sont pas très convaincants, y comprit Kandyse McClure, jadis vedette de Battlestar Galactica. On a visiblement un maigre budget, costumes et décors sont correct sans plus, la forêt ou se passe la majorité de l'histoire n'ayant rien de commun avec le pseudo désert tout proche. On tire sur les ficelles habituelles et on emprunte énormément sur un film comme Wishmaster, dont l'argument est identique et pas mal mieux ficelé. Un titre de plus qui ne se distingue pas vraiment du lot. Mario Azzopardi est un vétéran du petit écran, on lui doit plus récemment Witchslayer Gretl, également produit pour la Syfy. Mario Giguère

ALIEN APOCALYPSE - Josh Becker avec Bruce Campbell, 2005, États Unis   

Le Dr. Ivan Hood (Bruce Campbell) est un ostéopathe orgueilleux, un rien abruti et particulièrement bavard. Son rêve a toujours été de devenir un jour un grand médecin et d'obtenir une reconnaissance universelle. De devenir " Le Grand Guérisseur ". Mais à son retour sur Terre, suite à un voyage de quarante années en sonde spatiale, ce que lui et ses collègues découvrent s'avère quelque peu problématique puisque la Terre a entre temps été envahie par des termites extra-terrestres anthropophages et esclavagistes qui ont réduits les villes en tas de ruines et pratiquent une déforestation massive de la planète entière. Le petit groupe d'astronautes se retrouve rapidement prisonnier et ne peut que constater l'étendue de la catastrophe : les termites gobent les têtes des travailleurs récalcitrants, dégustent des doigts humains en guise d'apéritif et utilisent la perfidie de l'Homme en exploitant certains individus comme gardiens des camps de travail dans lesquels meurent leurs propres frères. Révolté par la passivité de cette humanité régressive, Ivan Hood va tout mettre en œuvre pour tenir tête à l'envahisseur avec l'aide de quelques âmes courageuses, parfois redressées à force de séances d'ostéopathie qui lui confèrent alors son statut de Grand Guérisseur...

Ce téléfilm volontairement rigolard vaut principalement pour la prestation d'un Bruce Campbell qui bénéficie de très loin des meilleures répliques du film. Malheureusement, c'est à peu près tout ce que ce dernier a à offrir. Car son look de série TV forestière au rabais remplie de figurants portant des postiches grossières et des peaux de bêtes cousues à la machine faisant face à des bestioles en images de synthèse d'une laideur épouvantable rappelle douloureusement l'esthétique et la (mauvaise) qualité des séries Hercules et Xena produites par Sam Raimi. Et ô surprise, il se trouve que Josh Becker a passablement roulé sa bosse sur les aventures de la Princesse Guerrière. Pire encore, le film dévie vers une sorte de prosélytisme patriotique douteux prônant les valeurs d'une Amérique d'apparence mourante mais en réalité toujours prompt à reprendre de plus belle qui, on n'en doute pas, aura su réchauffer quelques cœur dans les foyers américains (et ceci malgré le gag antirépublicain bien entendu totalement inoffensif). Ainsi, le président américain présenté ici comme un lâche ayant baissé la garde face à l'ennemi, surgira lors d'un final salvateur tel un Général de cavalerie menant ses troupes vers la libération. Commence alors une éradication pure et simple des termites géantes dont le plus virulent pourfendeur n'est autre qu'Ivan Hood, connu sous le nom de Grand Exterminateur...

On regrette donc amèrement de voir que Josh Becker, autrefois auteur d'un audacieux autant qu'ambitieux RUNNING TIME avec le même Bruce Campbell, se borne à n'appliquer que ce qu'il a retenu de son expérience sur Xena. Absolument tout dans ALIEN APOCALYPSE rappelle la série: les décors simplistes en carton, les costumes wannabe crados immaculés, les effets spéciaux tout pourris... Voila qui est bien triste, car le pitch de base est plutôt alléchant et avait le potentiel d'aboutir sur une bonne série B. Côté " people ", on retrouve quelques vieilles connaissances dans l'ombre de Becker, notamment David Worth (chef op sur MAN WITH THE SCREAMING BRAIN de Bruce Campbell et réalisateur de SHARK ATTACK 2) à la photo et Gary Jones (SPIDERS, CROCODILE 2) comme réalisateur de seconde équipe. Kerozene

ALMIGHTY THOR - Christopher Ray avec Cody Deal, Richard Grieco, Patricia Velasquez, Kevin Nash, 2011, États Unis, 87m

Loki sort des enfers et part détruire Valhalla. Odin et ses deux fils vont essayer en vain de l'arrêter. Loki désire plus que tout posséder le marteau de l'invincibilité qu'Odin a caché. Thor devra se rendre sur Midgard, notre Terre, avec Jarnsaxa, une guerrière formée par les Valkyries. Détour de dimension vers l'arbre de la vie et retour sur Terre pour constater que Loki a débuté la destruction, avec l'aide de ses monstres, annonçant Ragnarok.

Quatrième réalisation de Christopher Ray, fils de Fred Olen Ray, pour le compte d'Asylum et diffusé sur Syfy. On imagine donc un budget de peau de chagrin, emballé rapidement avec des acteurs peu convaincus. Effectivement, Cody Deal dans la peau de Thor le premier, offre un jeu dramatique des plus faibles. Grieco en Loki se balade avec son costume peu raffiné, livrant des dialogues stéréotypés. Patricia Velasquez, jadis si fascinante en princesse égyptienne dans The Mummy et sa suite a ici un rôle de nanny toute couverte de fourrures, accompagnant un Thor qui joue un semblant de jeune ado inexpérimenté et sourd à ses conseils. Les bestioles ne sont évidemment pas beaucoup plus intéressantes, malgré quelques plans de destruction pas mal. On est donc bien loin de la version de Marvel, ou de celle de la légende nordique. Kevin Nash, plus connu comme lutteur à la WWE et la TNA, dans le rôle d'Odin, a certes le physique et la voix pour l'emploi, mais n'offre rien de bien mémorable ici. Le compositeur Chris Ridenhour, abonné aux productions Asylum, offre pour sa part une bonne musique qui mériterait d'enrober un film plus intéressant. Mario Giguère

AMERICAN BATTLESHIP - Thunder Levin avec Mario Van Peeblesw, Carl Weathers,, Johanna Watts, Nikki McCauleym 2012, États Unis, 89m

Lorsque des missiles sortent de l'eau et attaquent une base militaire Sud Coréenne et un bateau américain, on croit d'abord à une attaque de la Corée du Nord ou de la Chine. Nenni. L'ennemi a la capacité de se rendre invisible et d'émettre des pulsations électro-magnétique qui rendent inutilisables tout circuit électronique. Heureusement, le USS Iowa est dans les parages. On s'apprête à le ramener à la base ou il sera transformé en musée. C'est dire qu'il n'a plus grand personnel ni capacité militaire, mais il est assez vieux pour avoir ce qu'il faut pour combattre le mystérieux ennemi !

Alors oui, la compagnie The Asylum ne passe pas à côté de la sortie de Battleship pour en faire sa copie avant la sortie, qu'on passe sur les ondes de la Syfy sans vergogne, au grand dam des avocats de la Universal qui menacent de poursuites. Comme le studio Universal a produit le blockbuster et que la chaîne pour amateurs de science fiction lui appartient aussi, c'est un peu ridicule, tout comme le film. De toute évidence on a tourné sur un authentique vaisseau musée et les ceusse qui prennent ça au sérieux vont vous faire la liste des gaffes de la production. Moi, au travers d'un récit sans trop de surprises, j'ai bien aimé les extraterrestres, loin des gars dans le costume, gros insectes grotesques en digital. Les actrices sont mignonnes et le cadreur semble bien aimer les popotins. Pour le reste, faut pas s'attendre à grand chose si on veut apprécier un brin, évidemment ! Le cerveau au neutre est de mise. Mario Giguère

ANACONDA 3: OFFSPRING aka Anaconda 3: Progéniture - Don E. FauntLeRoy avec David Hasselhoff, Crystal Allen, John Rhys-Davies, Ryan McCluskey, Patrick Regis, Anthony Green, 2008, États Unis/Roumanie, 91m

Deux anacondas, un mâle et une femelle, capturés dans le bassin de l'Amazonie sont détenus dans un laboratoire pharmaceutique d'expérimentation, où ils servent de cobayes pour des tests visant à la création d'un élixir de jeunesse fabriqué à partir d'orchidées de sang. Le projet de recherche est dirigé par le Dr. Amanda Hayes et financé par Murdoch, un industriel extrêmement riche qui espère que l'élixir pourra le guérir du cancer dont il est atteint. Les tests ayant fait grossir les anacondas en plus de les avoir rendu plus agressifs, le Dr. Hayes insiste auprès de l'adjoint de Murdoch, Pinkus, pour que les murs des enclos où sont enfermés les serpents soient solidifiés. Trop tard car à la suite d'un incident, les deux anacondas s'échappent du laboratoire pour s'en aller dans la forêt environnante. Afin de les retrouver, Murdoch fait appel à une équipe de chasseurs dirigée par Hammett, un homme expérimenté dans la capture d'anacondas. Les chasseurs ont cependant moins de 24 heures pour retrouver les serpents car ceux-ci se dirigent vers la ville, alors que la femelle sera bientôt sur le point de donner naissance à des bébés.

Après deux films distribués par COLUMBIA PICTURES dont le succès en salles fût bien modeste, voilà qu'une petite compagnie, spécialisée dans la production de séries B faits pour le marché du DVD et pour la chaîne SCI-FI, a décidé de reprendre la franchise ANACONDA pour en concevoir une troisième partie. Tourné en Roumanie, alors que l'intrigue est censée se dérouler en Caroline, ce film d'agressions animales ne risque pas d'impressionner grand monde. Le récit est inutilement confus et parsemé d'incohérences aussi risibles que le niveau de qualité des trucages informatisés employés pour animer les anacondas. Même les effets de transparence sur fond d'écran vert semblent avoir été bidouillés à la va-vite, et la réalisation brouillonne vient confirmer le bâclage du résultat. Il faut noter néanmoins que le sang coule pas mal dans ce film, alors que les anacondas s'amusent à arracher les têtes de leurs victimes, ce qui ne manque pas d'être à la fois complètement aberrant et foutrement drôle. Un David Hasselhoff grisonnant vient nous ré-illustrer pour la énième fois les clichés du chasseur vétéran parfois porté sur la bibine, alors que John Rhys-Davies ne se renouvèle pas du tout dans la peau d'un autre puissant mégalomane. Mathieu Lemée

ANACONDA 4: TRAIL OF BLOOD aka Anaconda 4: Chemin Sanglant - Don E. FauntLeRoy avec Crystal Allen, Linden Ashby, John Rhys-Davies, Calin Stanciu, Ana Ularu, David Frye, Danny Midwinter, 2009 États Unis/Roumanie, 88m

Un couple d'anacondas et leur progéniture ont pu être anéanti grâce au courage du Dr Amanda Hayes. Mais un des bébés a survécu et est utilisé pour des expériences par un scientifique qui travaille pour le compte du richissime Murdoch, toujours en quête d'un remède pour guérir le cancer qui l'afflige. Ce savant, à partir d'un hybride des orchidées de sang de Bornéo, a pu créer un sérum qui permet la régénération des cellules. Étant cependant sans nouvelles du scientifique depuis un certain temps, Murdoch, persuadé d'avoir été doublé, envoie une équipe de mercenaires pour le retrouver. Le Dr Amanda Hayes est également à sa recherche, dans le but de détruire le sérum et le serpent. Sa route croise celle d'un groupe de jeunes scientifiques en camping dans la région. Tout ce beau monde ignore que le scientifique recherché a été tué par l'anaconda, qui a réussi à s'échapper et qui se balade maintenant dans la nature à la recherche d'autres victimes. Les choses se compliquent lorsque le Dr Hayes découvre que l'anaconda, suite aux expériences qu'il a subi, est bien plus grand que la moyenne et qu'il peut se régénérer instantanément en cas de blessures, ce qui le rend quasi-invulnérable. De plus, les mercenaires menacent de tuer les jeunes scientifiques si Hayes ne leur donne pas les échantillons du sérum qu'elle a découvert intacts dans la maison du scientifique.

À la manière des productions de Roger Corman, ANACONDA 4 a été tourné directement dans la foulée du précédent chapitre, dont la fin ouverte laissait prévoir de toute manière cette autre suite. L'on y retrouve d'ailleurs la même équipe technique, les mêmes extérieurs tournés en Roumanie et pratiquement le même casting, comme si les deux films avaient été tournés en même temps pour des raisons budgétaires. Le niveau de qualité ne s'est cependant pas rehaussé dans ce tome 4; on s'en vite compte devant le manque total de fluidité dans la conduite de l'intrigue, alors que certains personnages secondaires apparaissent et disparaissent sans qu'on puisse comprendre la raison de leur présence. Le tout empire davantage avec le comportement incongru des principaux protagonistes, dont les agissements vont carrément à l'ouest dans presque toutes les scènes. Rajouter à cela des trucages informatiques pitoyables où l'anaconda a l'air d'un dragon moche, un suspense anémique, l'absence de gore alors qu'il y en avait à profusion dans ANACONDA 3, un rythme aussi plat qu'une descente de lit, de même qu'une réalisation désorganisée, voire bordélique: voilà ce qui résume en gros cet inqualifiable ratage fait pour la chaîne SCI-FI et pour le marché du DVD. Quelques moments se révèlent involontairement rigolos, mais il faut quand même se forcer pour rire tellement on s'emmerde à la vue de tant de maladresses plus lassantes qu'amusantes. L'interprétation est cousue de fil blanc, c'est-à-dire aussi nulle que le reste. Mathieu Lemée

ANDROID INSURRECTION - Andrew Bellware, 2012, États Unis   

En l'an 2529, c'est la merde. Les robots ont peu à peu pris le contrôle sur les humains, mais il existe une milice anti-robots-récalcitrants chargée de déboulonner les machines défaillantes. Un commando de cette fameuse police est mandaté par un officier allemand balafré à la moustache hitlérienne (!?!) pour investir un centre de recherche où tout est parti en couille. Notre gang de bidasses à tendance raciste (ils n'aiment pas les androïdes) va alors lutter contre une forme d'intelligence artificielle incarnée dans un arachnide mécanique guerrier tout en devant cohabiter avec un androïde femelle aux cheveux rouges pas si méchant que ça.

On pensait les productions SyFy avoir touché le fond du bac... on s'était trompé! En marge du Z contemporain se trouve Andrew Bellware, un indépendant bidouillant quelques bandes de SF toutes fauchées et tournées sur fond vert dans le sous-sol de son pavillon de banlieue (ou quelque chose de similaire). Une entreprise certes louable mais souffrant d'un amateurisme forçant au rire sincère, et ce malgré quelques effets digitaux pas fantastiques mais pas si dégueulasses que ça compte tenu du type de production. Passons sur les plans flous, le montage approximatif et les dialogues bouche-trous, et penchons-nous sur les décors qui flinguent la tête: au XXVIe siècle, sachez que le 82e sous-sol d'un centre de recherche ressemble à un bureau de l'ANPE avec des fenêtres à stores et un porte-manteau en bois en guise de meuble, et qu'on y trouve un garage dans lequel repose un bon vieux pick-up des années 1980. Dans ce décor de fortune, les soldats débitent quelques dialogues aussi creux que la tête d'un footballeur tandis qu'ils vident les chargeurs de leurs grosses pétoires contre des robots mal incrustés. On pense à un "Predator" ultra Z avec de la ferraille et une héroïne plutôt bonnasse à la place du culturiste autrichien, mais on rigole avant tout devant les péripéties improbables où un casting transparent se fait éliminer dans l'indifférence complète des survivants. Alors il est clair que le futur paraît ici atrocement pessimiste, que la vision de l'auteur fait presque froid dans le dos, mais elle ne nous prépare pas aux brutales dix dernières minutes se déroulant dans les rues du New-York de l'an 2532. La métropole est désormais délabrée, hostile et semble tomber en ruine. Comparable à un interminables coup de massue, l'ultime scène nous présente une piétonne bravant une pluie brunâtre et s'arrêtant devant un écran géant sur lequel le vilain robot arachnide dicte des lois draconiennes à l'encontre de la population humaine. Une fin qui pourrait plomber le morale des plus faibles, mais comme la scène en question dure pas loin de dix interminables minutes, il est permis de se dire que le vilain n'est autre qu'Andrew Bellware lui-même. Strictement réservé aux afficionados du Z hardcore. Kerozene

ANONYMOUS REX aka Les Reptiliens - Julian Jarrold avec Sam Trammell, Daniel Baldwim, Stephanie Lemelin, 2004, États Unis, 84m, TV

Vincent Rubio est détective, il est aussi un dinosaure sous son apparence humaine. Car voilà que l'on apprend que les dinosaures n'ont pas disparu il y a 65 millions d'années, mais que pour survivre, ils se font passer pour des humains, s'infiltrant de préférence dans tous les sphères de l'activité humaine. Sam et Ernie (Daniel Baldwin) enquêtent sur le présumé suicide du frère de l'ex d'Ernie. Il semble qu'une bande de dinosaures veulent revendiquer leur statut de carnassier et cesser de vivre dans le mensonge, redevenant les monstres redoutables en exterminant les humains.

Autre téléfilm produit pour le SciFi Channel par la Fox, adapté d'un roman au drôle de prémisse. Si on arrive à accepter l'idée de base ridicule, on a droit à un téléfilm assez soigné, avec des cameo prestigieux, voir Faye Dunaway ou Isaac Hayes. La notion que la race ancienne a basé sa philosophie sur le hasard, puisque le hasard a amené un astéroïde à leurs quasi extinction, est intéressante. Les quelques surprises font leur petit effet, mais l'utilisation d'herbes fines comme produit enivrant rappelle trop le lait caillé d'Alien Nation. Une bien drôle d'idée, racontée avec une voix off plus énervante qu'efficace, des effets spéciaux juste corrects et un Daniel Baldwin pas très convaincant en tricératops, on l'aurait mieux imaginé en diplodocus. Mario Giguère

ARACHNOQUAKE - Griff Furst avec Tracey Gold, Edward Furlong, Bug Hall, Ethan Philipps 2012 - États Unis, 86m

Il y a eu un tremblement de terre en Louisiane, ce qui est déjà surprenant, mais voilà que des araignées sortent de terre. Elles piquent les humains, les attaquent, leur crache le feu ! On suit un père de famille qui est entraîneur et conducteur d'autobus d'une équipe féminine de baseball, ainsi que son épouse et ses enfants qui sont en train de se balader dans un autobus de touristes. Les araignées sont de plus en plus grosses, jusqu'à la reine qui est immense et que l'armée arrive pour aider les citoyens !

Une autre gaudriole pour le canal Syfy. On pense beaucoup à Camel Spiders et Syfy devra se méfier de reprendre trop de fois le péril similaire de manière trop rapprochée. J'étais confus au début et il m'a fallu un temps pour comprendre qu'Edward Furlong joue le père de deux adolescents, rôle dans lequel il n'a aucune crédibilité. En fait on ne croit jamais à cette famille, ce qui n'aide en rien. Sous prétexte de jouer sur le ton de la comédie horrifique, les personnages font une collection impressionnante de conneries. Évidemment que dans ces films, il y aura toujours des cons pour faire crier le spectateur qui a envoie d'hurler: FAITES PAS CA !!! Ici, c'est un grand bol de n'importe quoi qu'on nous sert. Faut pas s'attendre non plus è une fin géniale, les scénariste n'ayant de toute façon aucune idée originale, mais le rythme prend du mieux vers la fin et la présence de l'armée, toute aussi inefficace qu'elle est, ajoute un peu du panache.

Griff Furst, plus souvent acteur que réalisateur, avait déjà commis pour Syfy Swamp Shark et Lake Placid 3, deux titres peu reluisants et fort semblables à celui-ci. Mario Giguère

AREA 51 aka 51 - Jason Connery avec Rachel Miner, Jason London, Bruce Boxleitner, Vanessa Branch, John Shea, 2011, États Unis, 90m, TV

Surprise, le gouvernement américain a décidé de laisser entrer des journalistes dans la base d'Area 51 et de leur montrer tout. Enfin, juste assez pour qu'ils croient avoir vu des secrets mais en fait on va leur cacher les étages inférieus de la base. Enfin, c'est l'idée, mais voilà que le "patient zéro", le premier extraterrestre qui a été capturé et qui est depuis des années dans la base, se libère et décide de libérer également ses "petits amis". Il n'en faut pas plus pour que les journalistes soient pris au piège et découvrent la vérité sur la base militaire, mais peut-être au prix de leur vie !

Voici un film qui devait sortir en salles mais qui a été réquisitioné par le canal Syfy pour ses soirées du samedi soir et pour cause. La recette y est déjà appliquée: une aventure de science fiction pleine de clichés et la présence de deux anciennes vedettes de séries chéries des amateurs, soit Bruce Boxleitner, ancien commandant de Babylon 5 et John Shea, Lex Luthor dans la série Lois et Clark. Au rayon des différences intéressantes, les diverses créatures ne sont pas en digital et c'est fort apprécié et le niveau de gore est beaucoup plus élevé. La naiveté de l'intrigue est plus rigolote que déplorable. Notons au passage que la blogeuse est jugée plus dangereuse et influente que le journaliste de la grande chaîne télé. Les militaires ont des sous-intrigues ou ils s'épanchent sur leurs petits malheurs. Le commandant en chef attend impatiamment sa retraîte, inévitablement. Quand aux extraterrestres ils vont du petit qui ressemble effectivement aux descriptions véhiculées dans les témoignages d'époque au "chaméléon" qui peut prendre l'apparence de n'importe quel humain, un autre classique, à une grosse bibittre très proches des délires de H. R. Giger. Mais on ne s'ennuie pas et la mise en scène est assez efficace, pour un budget qui ne devait pas être énorme non plus. Recommandé. Mario Giguère

ATTACK OF THE GRYPHON aka Gryphon - Andrew Prose avec Amber Benson, Andrew Pleavin, 2007, États Unis, 89m, TV

Une princesse doit s'allier au guerrier qui a tué son frère pour trouver une lance magique, seule capable de tuer le gryphon. La bête a été ressuscitée par le sorcier Armand (Larry Frake alias Mr Giggles) qui a viré sa chemise de bord et contrôle maintenant le monstre, aidé de ses deux assistantes, en quête de l'immortalité. Sur un air connu.

On a été extrêmement gâté par Peter Jackson et son Seigneur des Anneaux et Steven Spielberg et ses dinosaures jurassiques. On est donc extrêmement déçu par cette direction artistique mièvre et sans imagination et par monstre digital auquel on ne croit jamais. Ajoutez un scénario sous forme d'enfilade de clichés de "Donjons et Dragons" ou les ennemis mortels se serrent la main et plus en un clin d'oeil, ont des visions au moment opportun et une fin sans surprises. Les quelques acteurs plus connus n'arrivent pas à s'extirper du sirop, même s'il fait bon revoir Sarah Douglas, que le temps passe vite, la jolie vilaine de Superman 2 entre autre. Proche d'une séance médiévale dans le champ de l'agriculteur d'à côté.

David Prowse a surtout oeuvré à la télévision, pour la série FARSCAPE, mais on se rappellera de son ULTRAMAN towards the future, co-production Australie-Japon. Mario Giguère

BASILISK: THE SERPENT KING aka Basilic: Monstre du Désert - Stephen Furst avec Jeremy London, Wendy Carter, Yancy Butler, Stephen Furst, 2006, États Unis, TV, 88m

Enseveli depuis 2000 ans en Lybie, un basilic et ses victimes sont découverts et restaurés comme des statues pour être exposées aux États Unis. Revenant à la vie grâce à une éclipse solaire, le monstre légendaire qui transforme les hommes en statue va foutre le bordel en ville. Le jeune archéologue qui a fait la découverte, Harry McColl, son assistant et une belle consoeur, Rachel, vont se joindre à l'armée pour tenter d'arrêter le désastre annoncé, surtout que seul un sceptre spécial semble pouvoir faire le travail, mais il est aux mains de la méchante voleuse Hannah.

Belle surprise, que cette production Sci Fi pictures qui évite bien des défauts récurrents. Réalisé par un Stephen Furst, bien connu des amateurs pour son rôle dans la série Babylon 5, plein d'humour et au rythme soutenu, sans oublier un monstre à la présence généreuse et au design intéressant ! La créature est en effet présente du début jusqu'à la fin, sauvage et gory et a la présence d'esprit de commencer à enlever la robe d'Hannah, interprétée par une Nancy Butler en mode cabotinage hilarant. Évidemment que l'armée est impotente devant le monstre et que l'assistant nerd au cube se révèle utile. Alors on est devant une bonne série B qui s'assume, qui a du plaisir avec son sujet, mais qui comble l'amateur de créature mythique qui accepte sa science fiction avec une bonne dose d'humour. On voit souvent pire ! Je ne savais pas Furst réalisateur, qui signe ici sous pseudonyme, voilà une découverte des plus intéressantes. Mario Giguère

BATTLE OF LOS ANGELES - Mark Atkins avec Kel Mitchell, Nia Peeples, Dylan Vox Theresa June Tao, 2011, États Unis, 90m

Un immense vaisseau extraterrestre s'installe au-dessus de Los Angeles et l'armée ne tarde pas à ouvrir le feu, qui se retourne contre eux. Sur une base aérienne militaire pas loin, un vieux coucou débarque et le pilote est reconnu comme disparut en mission en 1942. On l'escorte dans une autre base secrète ou des membres du Majestic 12 lui font rencontrer un bien étrange prisonnier...

Double plaisir coupable: un film de samedi soir sur le canal Syfy et une production Asylum, qui reprend le titre d'un film beaucoup plus fortuné sortant en salle. Avec un budget qui semble risible au vu des effets spéciaux particulièrement gratinés, des décors vides, on compense avec un scénario fourre tout qui réserve quelques surprises, pas trop quand même. Comme le véritable blockbuster, on s'inspire d'un incident qui m'était inconnu, une bataille menée à Los Angeles en 1942 déclarée officiellement une fausse alerte. Les ufologistes y voient plutôt une attaque de soucoupe volante ! On brode un peu n'importe comment un mélange d'INDEPENDANCE DAY, GUERRE DES MONDES, RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE, TERMINATOR, ALIEN, bref, c'est du Asylum tout craché. On note la prédominance des femmes en pilotes d'avions de chasse, ce qui rappelle les jolies blondes de CAPTAIN SCARLETT. On ne s'ennuie pas, mais autant parce qu'on rigole du manque de sérieux du scénario et des effets que de la rapidité de l'ensemble. On notera quand même une multitude de plans au ralenti pas justifiés, à moins que le monteur ait voulu respecter une durée fixe. Du réalisateur qui vous a donné SNAKES ON A TRAIN, JOURNEY TO THE CENTER OF THE EARTH et PRINCESS OF MARS. Mario Giguère

BEAST OF BERING SEA - Don E. FauntLeRoy avec Cassie Scerbo, Brandon Beemer, Jaqueline Fleming, 2013, États Unis, 86m

Une entreprise familiale, le père, la fille et le garçon, ont engagé un aide pour tenter de ramasser le plus d'or sur une partie du fond marin du détroit de Bering. On se dépêche au cas où on ne réussirait pas à obtenir la franchise sur l'endroit. Malheureusement, ils vont réveiller une légende locale, un nid de créatures surnommées vampires de mer, des espèces de raies suceuses de sang qui nagent, volent et vont jusqu'à marcher sur terre. Naturellement personne ne les croit et ni la police ni l'armée n'est dans le coin.

Les productions Asylum pour la Syfy se suivent et ne se ressemblent pas, en tout cas pas au niveau du succès. Ce nouveau péril marin profite bien d'une flopée d'acteurs qui prennent leur rôle au sérieux, mais il est franchement desservi par des créatures en CGI risibles. Ces espèces de raies avec une tète de Muppets sont totalement ringardes lorsqu'elles se mettent debout sur leur... on ne sait pas quoi. Un rayon de lumière et ils explosent comme Christopher Lee au soleil. Il y a beau y avoir quelques victimes, dont le méchant de service qui n'a pas le temps d'être trop méchant, leur menace n'a pas de poids. C'est donc long et indigeste et pas vraiment drôle, ce que Sharknado évitait avec brio. Mario Giguère

BEAUTY AND THE BEAST - David Lister avec Estella Warren, Rhett Giles, Victor Parascos, Vanessa Grey, 2010, Australie, 90m

Dans un début avec en voix off le shériff d'une petite bourgade médiévale, on rencontre le roi du royaume, mourant, qui réclame de voir son fils, qui est réputé mort né. Évidemment il est bien vivant, mais suite à un mauvais sort, il est la bête des bois, que rencontre la jolie Bella (Estella Warren). Le roi mort, une lutte pour sa succession s'engage et pour appuyer le méchant comte Rudolph, Lady Helen, une puissante sorcière responsable du mauvais sort de la bête, s'allie avec lui, avec comme complice un troll sanguinaire. Troll dont les meurtres seront mis sur le dos du pauvre défiguré de l'histoire, que l'on veut condamner ainsi à la mort, rendant sa prétention au trône impossible.

Que voilà un budget bien mince et une équipe peu mémorable pour un résultat assez mièvre. Outre l'amateur d'Estella Warren qui peut y trouver son compte, bien peu de moments peuvent mériter le visionnement de cette péloche sans âme. Du scénario convenu, des acteurs peu convaincants, des costumes trop neufs et modernes et des effets spéciaux sans imagination et parfois grotesques, voir toutes les plaies et les décapitations risibles, il ne reste que le souvenir d'autres versions ou le cabotinage des vilains qui peuvent sauver ce petit film produit pour la Syfy. On aimerait bien s'apitoyer sur le sort du pauvre bonhomme, mais on a peine à croire que Bella soit attiré par autre chose que le prince qui se cache en lui. On prédit un divorce rapide ou une série d'amants en rafale. Mario Giguère

BEHEMOTH - David Hogan avec Ed Quinn, Pascale Hutton, Cindy Busby, William B. Davis, 2011, États Unis/Canada, 90m

Dans une petite ville à flanc de montage qui est habituée aux tremblements de terre, les dernières secousses sismiques commence à être énervantes. On suit la famille Walsh, en commençant par Thomas, qui a perdu un de ses hommes sur son chantier de manière étrange. Il vit avec sa soeur de vingt ans, Grace, qui se rebelle à cet âge plutôt avancé, et le père, William (William B. Davis - X Files) qui oublie de prendre ses pilules et parle de monstre qui va venir détruire la civilisation. Ajoutez un soi-disant agent du gouvernement qui recherche à tout prix de l'équipement perdu dans la montagne et le monstre qui effectivement se réveille et ca brasse dans le coin !

Autre téléfilm produit pour la Syfy et monstre de plus en plus grand ! En fait, si ca prend un temps fou avant de voir la créature gargantuesque, elle vaudra tout de même le coup d'oeil. Heureusement car ce n'est pas la famille Walsh qui est vraiment intéressante, sauf le papy, dont on se doute évidemment qu'il est le seul à savoir ce qui se passe ! Au travers de nombreux plans de montagne, quelques effets de tremblements de terre pas toujours efficaces et des effets digitaux au succès inégaux. Le monstre est tellement énorme qu'il demeure dans le cratère dans la montage, ses nombreuses tentacules lui permettant de terroriser ceux qui s'aventurent dans le coin. Ca se termine vite fait bien fait, ce qui diminue l'efficacité de la bête qui en devient moins mémorable du coup. On a vu pire, mais on a vu mieux, comme qui dirait. Mario Giguère

  BERMUDA TENTACLES - Nick Lyon avec Trevor Donovan, Linda Hamilton, Mya, John Savage, Jamie Kennedy, 2014, États Unis, 89m

L'avion du président des États Unis, Air Force One, est aux prises avec une tempête électrique en plein vol au-dessus du triangle des Bermudes. Lorsqu'un moteur explose, le président est placé dans une capsule submersible et éjecté. L'avion explose. Une flottille militaire et une équipe spéciale est mise en place pour récupérer le grand patron, rapidement, car la capsule perd son oxygène. Mais voilà que d'immenses tentacules d'origines inconnues attaquent les bateaux.

Avec la télésérie Z NATION et ce film, également produit pour la chaîne Syfy, la compagnie Asylum est en train de passe à un autre niveau, tant du côté des scénarios que de la qualité de la production. On est cependant encore dans le déjà vu, le synopsis de base rappelant bien des films connus ou moins connus, je pense à quelques nanars italiens, qui attribuent des origines extraterrestres au mystère du triangle des Bermudes. Cependant, le film est bien rythmé, sans temps morts, avec des effets spéciaux de plus en plus convaincants et des acteurs avec une meilleure présence tout en évitant certains clichés. Linda Hamilton, qui commence à porter le poids du temps qui passe, a un rôle d'où le sentimentalisme associé de manière manichéenne aux femmes militaires est complètement absent. J'aurais juré qu'un personnage allait se révéler être son fils, nenni. Idem pour la mignonne scientifique à bord, elle ne se la joue pas nénette ni nunuche, ça fait du bien. Alors oui, en y pensant bien, ce n'est pas d'une grande originalité, la fin est vue régulièrement dans ce type de films catastrophe, mais c'est mené tambour battant et plus que plaisant. J'en suis le premier surprit. Attention à vos oreilles, on y tire de la mitraillette, du fusil et du canon sans arrêt, de la pétarade bien américaine. Nick Lyon était le réalisateur  bien apprécié des films Zombie Apocalypse et Rise of the Zombies. Mario Giguère

BIGFOOT - Bruce Davison avec Danny Bonaduce, Barry Williams, Sherilyn Fenn, Alice Cooper, 2012, États Unis, 89m

Dans une petite ville américaine, la "vedette" de radio locale organise un concert de musique en plein air. Promoteur de mes deux, il a bien de la difficulté à faire venir qui que ce soit et se retourne vers un ancien ami. Que les deux se détestent depuis des années n'a l'air de rien déranger aux plans. Y a pourtant un énorme bigfoot qui traîne dans le coin. Pourtant... lorsqu'Alice Cooper en personne commence à chanter, le gros poilu grand comme King Kong débarque et fou le bordel, semble dévorer Alice, horreur, en plus de quelques festivaliers. On a à peine vingt minutes au compteur et on délaisse la copie de Jaws pour commencer une chasse au bigfoot qui n'aura aucun succès. Changement de plan, virage Parc Jurassique, on va le capturer et amener plein de touristes dans le coin ! Finalement on appelle l'armée qui envoie ses rockets sur tout ce qui bouge, y comprit le mont Rushmore !!

J'avoue que j'avais bien hâte de voir ce nouveau film de bigfoot, on en a jamais assez, en tout cas, je prêche pour ma paroisse. En plus il y a la belle Sherylin Fenn, jadis inoubliable beauté dans la série Twin Peaks, qui accuse le poids du temps qui passe et a toujours ses vêtements d'hiver sur le dos et le casque de poil sur la tête. Qu'il y ait un duo d'anciennes vedettes de The Partridge Family et The Brady Bunch, ne me dit pas grand chose n'ayant pas regardé les séries américaines plus qu'il ne le faut. Mais il y a des irritants incontournable. Primo, si c'est facile avec les effets digitaux de nous montrer un yeti aussi grand, rien ne le justifie ici et on se demande tout le temps comment la bête a bien pu faire pour passer inaperçue tout ce temps. Il est carrément jamais sympathique le bougre de singe géant et il s'en prend à Alice Cooper !!! Trahison ! Donc il n'est pas cool du tout. Le scénario est un fourre tout gigantesque, un festival du portnawak aux multiples influences. Un grand bol de n'importe quoi qui a certes été tourné avec un ton pas très sérieux. En tout cas les vedettes, è l'exception notoire de Sherilyn Fenn, surjouent au cube.

Production Asylum pour la Syfy channel, la comparaison avec un Mega Python vs Gatoroid mettant vedette Tiffany et Debbie Gibson, ne sera jamais à l'avantage d'Asylum. Reste un monstre énorme que les amateurs de grosses bestioles voudront peut-être voir. Mais on risque de crier au nanar. Dommage. Mario Giguère

BONE EATER - Jim Wynorski, 2007, États Unis   

Sacré Jimmy, toujours à torcher des saloperies télévisuelles pour pas un rond avec des effets spéciaux qui semblent avoir été dégueulés par le Mac de son neveu. C'est donc sans surprise que je découvre ce très plat BONE EATER dans lequel un esprit indien sous la forme d'un squelette punk géant déglingue les habitants d'un patelin au milieu du désert californien après que des travaux aient mis à jour un ancien tombeau de la tribu des Katonahs. Et c'est le shérif mi-blanc/mi-indien qui va faire face à ce vilain tas d'os qui n'est vulnérable qu'à un fameux tomahawk magique. C'est un produit type calibré Sci-Fi Channel auquel on a droit, c'est à dire inoffensif, prévisible, fauché et plutôt moche mais qui aligne un tapis de has-been plutôt épatant avec notamment Bruce Boxleitner (TRON, la série Babylone 5) dans le rôle du shérif, Walter Koenig (le commander Chekov de Star Trek), William Katt (HOUSE) et encore Gil Gerard (Buck Rogers himself). C'est que, même si ça ne se voit pas, Wynorski est un vrai fan de cinéma de genre. Kerozene

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