1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z


MEMENTO - Christopher Nolan, 2000, États Unis, 116m

Leonard souffre d'un sérieux problème de mémoire (il oublie tout ce qui se passe après quelques minutes) suite à une blessure qui lui a été infligé au cerveau par l'assassin de sa femme. Il décide, donc, de se venger. Pour l'aider dans sa quête, il se tatou sur le corps diverses informations (des indices sur l'identité de l'assassin) et il prend des polaroïds d'éléments importants: Sa voiture, son hôtel, etc.

Ce premier film indépendant de Christopher Nolan (peut être le nouveau Hitchock des années Techno ?) bénéficiait d'une excellente presse et alors, je ne pouvais plus repousser l'occasion de le voir. Cette oeuvre intelligente d'une rare finesse bénéficie d'une solide construction tout à fait unique. L'histoire y évolue à l'envers! Nous connaissons la fin, mais nous voulons connaître le début ! Ca pourrait être assez déroutant, mais l'excellent montage rend le tout compréhensible et je crois que c'était effectivement une très bonne idée parce que nous apprenons au fur et à mesure comment l'histoire a pu évoluer pour atteindre sa conclusion. Les comédiens sont excellents et cette "trouvaille" unique de narration n'est aucunement gratuite et n'essaie aucunement d'avoir l'air branché. C'est une excellente méthode, qui j'espère ne sera pas recopier dans pleins de films. C'est rare qu'un film américain force le spectateur à se concentrer pour comprendre l'intrigue d'un film. À voir absolument. Black Knight

MEMORIAL VALLEY MASSACRE - Robert C. Hughes, 1988, États Unis

Ce film que j'ai regardé récemment est un "so bad, it's good" savoureux. Ça débute avec un titre cheapo remis par après (le titre original étant MEMORIAL VALLEY) et le générique suit avec le même "font" que celui de HILLS HAVE EYES. On voit où on s'en va.

Des groupes de campeurs se retrouvent au Memorial Valley Campground qui ouvre ses portes malgré le fait que le parc a son lot de travaux à terminer (les toilettes ne marchent pas, etc). Les groupes choisissent leurs "spots" et on enchaîne avec la connaissance de ces gens merdiques avec des hairdos suspects des années 80: il y a les bikers méchants, une famille de riches (avec un gros lard gâté comme fils), deux ados avec un pétasse qui s'amuse à faire l'agace et plusieurs autres sans oublier le chef du camp et l'apprenti...

Qu'arrive-t-il à ce beau monde?! Eh bien, y a un mec qui vit dans une caverne pas loin et il se contente de grommeler des trucs voyant ces campeurs envahir son environnement. Il pique une crise et on sait ce qui va suivre.

Ce film est vraiment à découvrir si vous aimez perdre votre temps d'après-midi à rire d'un film qui se prend royalement au sérieux avec un mec des cavernes qui est plus propre que n'importe quel des campeurs (sauf peut-être avec ses quelques tâches de cire à chaussure sur la gueule)...  Les acteurs sont pourris, mais d'une pourriture hilarante qui ne fait qu'augmenter notre plaisir et pour le reste, on en parle pas. On note la présence d'Amber Newman dans le rôle de l'agace qui joue sous un pseudo. Ce film se retrouve à être amusant ou emmerdant selon votre point de vue. Bad Feeble

Effectivement, sans être indispensable, le film se regarde avec plaisir, malgré le peu de gore ou de nudité souvent associé au genre. L'idée de base est d'un ridicule consommé, cet "homme des cavernes" recherché depuis des années se montre le nez régulièrement. Faire de la publicité pour des marque de bière locale en jetant les canettes dans le parc n'est pas non plus génial ! Que la plus prude des dames soit la seule à vouloir s'amuser sous la tente surprend aussi. Ne vous fiez pas au nom de Cameron Mitchell, il n'apparaît que durant les cinq premières minutes en propriétaire qui n'a pas suivit les travaux ! Mario Giguère

The MEPHISTO WALTZ aka SATAN MON AMOUR - Paul Wendkos, 1971, États Unis 

Myles Clarkson (Alan Alda), journaliste musical et joueur de piano à ses heures, devient le protégé de Duncan Ely (Curt Jurgens), le plus grand pianiste vivant sur Terre. Aspiré par les proches de Duncan et sa jet set décalée, Myles perd gentiment pied avec la réalité et ne se rend pas compte qu'il est l'objet d'un obscur complot. Car Duncan Ely est mourant; et cet adepte du satanisme cherche en réalité à transférer son être dans le corps de Myles. Si ce dernier ne s'aperçoit de rien, aveuglé par l'euphorie générée par ses nouveaux amis le couvrant de louanges quant à ses talents de pianiste et sa nouvelle amitié avec Duncan, sa femme Paula (sublime Jacqueline Bisset) trouve en revanche cette soudaine proximité très louche et soupçonne quelque chose de bien moins innocent qu'il n'y paraît.

Voici un très bon thriller occulte qui marche sur les traces de "Rosemary's Baby". L'ambiance est délicieusement sombre et oppressante et les acteurs sont d'une justesse remarquable, en particulier Jacqueline Bisset dont le rôle tranche radicalement avec celui que tenait Mia Farrow dans le film de Polanski. Le parallèle entre les deux métrages est inévitable, les deux présentant un jeune couple amoureux devant faire face à l'intrusion dans leur vie d'une communauté occulte malintentionnée. Si le personnage que campait Mia Farrow se posait en victime apeurée, Bisset impose une forte personnalité à un personnage entreprenant au caractère trempé. Face à elle se trouve Duncan Ely et sa fille Roxanne avec laquelle il entretient une relation incestueuse. Un couple décadent et malsain qui fini de convaincre la belle Paula de s'interroger sur la mauvaise influence que le pianiste peut avoir sur son mari. Jerry Goldsmith a composé pour l'occasion une partition aux petits oignons, en parfait accord avec la thématique du film et qui dévie vers des atmosphères hallucinées lors des quelques séquences de rêves comparables à de mauvais trips d'acide. Une belle réussite au twist final radical. Kerozene

Les MERCENAIRES DE L'ESPACE aka BATTLE BEYOND THE STARS - Jimmy T. Murakami, 1980, États Unis

Une planète habitée par un peuple pacifique est menacée par un gros vilain surpuissant qui explose les planètes pour se marrer (John Saxon). Un jeune intrépide part (dans son vaisseau qui ressemble à une paire de grosses couilles à réaction) recruter des mercenaires pour défendre son peuple contre l'envahisseur et ses sbires défigurés. Il trouvera ainsi une jeune fille douée en informatique dont il tombera amoureux, un homme lézard dernier représentant de son espèce, deux hommes radiateurs sans oreilles, un cow-boy cinéphile solitaire (George Peppard), un tueur recherché (Robert Vaughn qui fait la gueule), une amazone qui a trop vu BARBARELLA (Sybil Danning et ses tenues hyper sex), et des êtres tous blancs possédant une conscience collective. Ensemble ils lutteront contre le vilain, et ils gagneront.

La musique est je James Horner, Cameron a bossé dessus et le scénario est de John Sayles. La production est bien sur signée Roger Corman. Le tout est un peu con, mais on rigole comme des petits fous devant cette réadaptation des 7 SAMOURAIS pleine de kitscherie et de ringardise.

La meilleure scène est celle où John Saxon, empereur pourrissant, se fait greffer le bras de sa victime puis tente de se trancher la gorge. Seul remède: une réamputation. Kerozene

MERCENAIRES EN ENFER aka Fortunes of War - Thierry Notz, avec Matt Salinger, Haing S Ngor, Michael Nori, Michael Ironside, Martin Sheen (honteusement mis en avant comme vedette du film, alors qu'il est uniquement guest, dans le rôle d'un toubib humanitaire, 1993, États Unis, édition DVD chez NEW MOON 

Le film se déroule en Asie, la savane étouffante, devenant jungle hostile, hantée par des milices vietcong, des chefs de bandes corrompues et trafiquants, une fois de plus bridé par un scénario traversé par des héros assez fades, transformant ce qui devait (aurait pu) être un SALAIRE DE LA PEUR Asiatique (pour le voyage en camion), en un assez banal Direct to Video avec (heureusement) la trogne haïneuse, grimaçante, du toujours excellent Michael Ironside, dont il faudra bien un jour faire une Bio-Filmo. Vince Rogers

METALBEAST aka Project: Metalbeast - Allesandro De Gaetano, 1995, États Unis, 92m

1974, en pleine Europe de l'Est deux agents américains en mission spéciale traquent et tuent ce qui ressemble à s'y méprendre à un costume poilu de loup-garou ! Le sang prélevé sur la grosse bête va finir dans les veines de Butler, le survivant du périple, qui va tenter une expérience unique : devenir à son tour un costume plein de poils... Son supérieur, le Major Hammond, qui fleure la supercherie, le supprime et le cryogénise afin d'enterrer son projet foireux à tout jamais.. 20 ans on passé, et le Major - qui n'a pas vieilli d'un poil comme quoi l'armée ça conserve - décongèle son ancien pote et décide d'en faire une nouvelle arme : un loup-borg, mi-loup, mi-cyborg ! Bien sûr, l'expérience va de nouveau foirer...

Mais qu'on donc fumé les scénaristes (et ils sont trois!) avant de pondre ce genre d'ineptie ? Bien que ce film aurait pu jouer sa carte à fond, celle de la série Z sympatoche, il se perd en dialogue interminable et manque singulièrement d'actions.. On en vient même à regretter la première scène.. c'est pour dire. Les attaques sont pour la plupart filmées hors champ et notre loup-borg ressemble à s'y méprendre à un "Predator" du pauvre. Lieu unique oblige, ce dernier va tenter de se débarrasser de tous ce qui bouge dans le laboratoire secret dans lequel il est enfermé.. On rigole tout de même bien, je vous rassure... que ne visionnerions nous pas pour le club des monstres ? Marc Evil

METAMORPHOSIS The Alien Factor - Glenn Takakjian, 1993, États Unis

Deux scientifiques font des recherches sur des mutants, ils injectent des cellules extraterrestres dans des animaux terrestres (chien, lapin, grenouille). Pour l'armée je crois... Enfin bon ils s'amusent quoi, puis ils mettent leurs petits monstres en cage pour les regarder. Mais ho, horreur le mâle scientifique se fait mordre par une sorte de monstres ressemblant à une grenouille-araignée mal fichue.

Et le voila qui petit à petit se transforme, il finit par ressembler à un gros lombric brunâtre. Puis pour finir en une créature bizarre... Une masse de chair informe (qui ressemble toujours à un lombric) mais se termine par une longue gueule pleine de dents qui se traîne partout. ll bouffe le médecin qui s'occupait de lui, puis un gardien de la sécurité avant de s'échapper dans le complexe. Les deux filles du gardien vont arriver pour chercher leur père (av le copain d'une des filles qui est là pour se faire manger). Y'aura aussi des costauds avec des flingues qui vont traquer la créature pour la tuer. Voilà tout le petit monde qui cavale donc dans le complexe pour tuer le montre, éviter de se faire tuer et accessoirement sauver le pauvre type transformer en inversant la métamorphose.

Je m'amuse à taper sur le club la plupart des films fauchés qui me tombent sous la main. Celui-ci est déjà tourné en format TV. La créature ne ressemble pas à grand-chose, de plus elle doit être animée image par image ou un truc comme çà pour les plans d'ensemble et pour les plans rapprochés (quand elle se nourrit) sûrement une grosse gueule av un type qui la manipule derrière. N'empêche, c'est le genre de film qu'on se demande si c'est pas un fou qui a tapé le scénario, car çà ne tient pas la route. Sans parler de la voix quasi permanente d'un ordinateur à la star trek qui nous casse les oreilles... Pas beaucoup de dialogues, on court un peu partout sans savoir ou on va... Encore un de ses films vite regardé et vite oublié... Dragonvolfied

MÉTÉORE: LE GLAIVE DE LA VENGEANCE aka SWORD OF HEAVEN - Byron Meyers, 1983, États Unis  

Tadashi (Tadashi Yamashita, le méchant de AMERICAN NINJA) est un flic japonais formant les policiers de Los Angeles à la technique des arts martiaux. Son hobby, c'est le motocross. Et alors qu'il est justement en train de rouler avec bonheur dans la nature, il croise un vieux japonais poursuivi par une bande de militaires du dimanche qui tente de lui faire la peau. Car le vieux vient de leur voler un sabre magique fabriqué il y a 400 ans par des moines bouddhistes à partir du métal récupéré dans les débris d'une météorite... Tadashi se donne alors pour mission de protéger le sabre mais aussi de démanteler l'organisation criminelle à qui il a été volé.

Dans le genre complètement déglingué, SWORD OF HEAVEN se porte plutôt bien, merci pour lui ! Cette pelloche pleine de combats d'arts martiaux souvent approximatif comporte certaines scènes hautement ahurissantes. Les bad guys font parfois preuve d'une méchanceté gratuite extrême, j'en veux pour preuve cette scène hallucinante où un mec balance une bonne sœur en chaise roulante du haut d'une falaise sur du Jean-Sébastien Bach et ceci sans aucune justification ! De son côté, Tadashi Yamashita dont le jeu se veut très premier degré dans un premier temps, fait montre d'un sens de l'autodérision jubilatoire en se travestissant en gonzesse pour intégrer un groupe de prostituées dans le but d'approcher l'ennemi. Des moments de pur cinéma décalé agrémenté de dialogues aux petits oignons et de combats de mecs en treilli, certes noyés au sein d'un film pas franchement bien torché (c'est quand même mal foutu et complètement fauché), mais définitivement divertissant. Kerozene

MEXICAN WEREWOLF IN TEXAS - Scott Maginnis avec Erika Fey, Sara Erikson, 2005, États Unis, 88m

Texas. La petite ville de Furlough. Comme nous l'explique en "voix off" Anna Furlough, y a rien à faire dans ce petit village perdu que de se défoncer ou de baiser dans le désert. Ca annonce mal, mais voici que de l'action s'amène alors qu'un Chupacabra vient attaquer les chèvres et tout humain qui sent un peu l'animal et le vider de son sang. C'est l'occasion de faire la fête et de perdre le petit copain de Jill, blonde connasse qui ;'aura oublié en quelques minutes et qui aime bien raconter la mort de son ex ! Débarque alors un chasseur de Chupacabra totalement inefficace pendant que le père d'Anna se fait un costume en peau de coyote pour tuer incognito le petit copain mexicain d'Anna. C'est débile.

La voix off, c'est souvent un signe que le scénario en se suffit pas à lui-même et c'est le cas ici. Un tas de personnages légers et cons qui meurent avec une rapidité toute naturelle, des parents irascibles pour une ado qui nous casse les pieds avec ses commentaires puérils. Reste une bête, dont on abuse de la "chupacabra cam", certes, mais qui est intéressante, aperçu la plupart du temps dans un montage rapide ou les bruits de freinage automobile font lieu d'élément probablement humoristique. Une comédie d'horreur qui n'est pas vraiment horrifique et pas drôle avec un monstre qui plaira aux amateurs de bestioles et rien pour aider les relations États Unis - Mexique. Mario Giguère

MIDNIGHT 2: SEX, DEATH & VIDEOTAPE - John A. Russo, 1993, États Unis, SoV, 68m 

Vous êtes prêts pour un cheapie de John Russo?! Eh bien vous ne pouvez pas être mieux servi ! On nous raconte les " péripéties " d'un jeune désaxé se promenant toujours caméra à l'épaule pour tenter de trouver l'âme soeur ou bien sinon, une victime, mâle ou femelle. Bon alors, on a ce jeunot (Matthew Jason Walsh qui a également composé la bande sonore du film) qui nous raconte en long et en large sa vie, parce que bien sûr, il s'adresse toujours à la caméra lorsqu'il ne discute pas avec des greluches.

Sa vie, elle nous est démontrée à coups de flash-back du premier film. Au départ, ça donnait envie de voir le premier volet vu la qualité du tout qui semble franchement meilleure, tout en étant tourné en film. Alors, on alterne entre un film cheap tourné en vidéo sans vraiment d'histoire et un film supérieur tourné en pellicule (et bénéficiant même de la présence de Lawrence Tierney, maintenant immortalisé pour son rôle dans RESERVOIR DOGS). Les coupures sont assez brusques et on est pratiquement déçu de retourner à ce sequel, mais plus le temps avance, plus on est bourré de flash-back donc visiblement, on s'écoeure. Après un bon moment, on lâche ces flash-back pour enfin tomber sur le restant du film en question parce qu'il ne faut pas oublier que la durée est de 68 minutes. Padding ?! Oui, monsieur !! (Copyright Blanc Citron). Sans parler qu'on nous montre toute la finale de ce film et sûrement tous les meilleurs extraits.

On se retrouve donc au final avec un résultat bien particulier. Pas bon, mais particulier. Quelques moments sont bien intéressants malgré tout, mais c'est évident que tous les acteurs traînent de la patte et sont risibles sous tout point. La mise en scène de Russo est non-existante, je doute même que plus de quatre personnes aient participé en même temps à ce film, incluant les acteurs. On tourne à l'extérieur souvent et euh, on ne choisi pas les meilleurs endroits: près d'une fontaine, sur un pont plein de traffic, un parc... Tout ceci se regarde bien sauf que les amateurs derrière ce film n'ont pas pensé à tourner dans des endroits un peu plus silencieux pour qu'on pige les dialogues (enregistrés à même le micro de la caméra, y'a pas de doute). On ne peut pas pleurer devant une telle perte, c'est probablement préférable pour notre santé mental, mais ça donne une idée de l'entreprise. Un cheapie time-waster et c'est tout. Plus besoin de voir le premier, ça c'est certain. Bad Feeble

The MIDNIGHT MEAT TRAIN - Ryuhei Kitamura, 2008, États Unis

Un photographe qui choisi ses sujets dans le métro, photographie par accident une victime et son tueur. Lors des jours suivants, il pousse son enquête afin de savoir qui est le tueur, où il vit, où est son travail, etc. De ce fait, il amène la curiosité du tueur après lui et sa copine. Refusant d'aller voir la police, risque t'il de subir un sort funeste ?

Voilà un film qui pousse jusqu'au fond de ses idées et qui démontre aucun compromis. Ce n'est pas surprenant de la part de Ryuhei Kitamura (VERSUS, AZUMI), mais ça l'était moins de la part de LIONSGATE. Et les problèmes de distributions que le film connaît va dans ce sens. Ceci étant dit, après une scène choc, l'accent est mis sur le jeu du chat et de la souris entre le photographe et celui qu'il piste, soit Vinnie Jones dans un rôle Monolithique. Le tout est très bien amené et est très convainquant. Le film possède une belle photo presque d'un monochrome argenté et comporte de belles scènes gore. Clive Barker a beaucoup aimé cette adaptation de son roman. De plus, il y a de petits rôles de Ted Raimi et Brooks Shields. Ce film est le meilleur du type slasher que j'ai vu lors des dernières années. Black Knight

Bon, ben vu à Gérardmer, et mes craintes étaient fondées: ce n'est pas génial génial. Si il y a quelques bonnes idées de mise en scène et des mouvements de caméra complètement frimes et gratuits mais pas désagréables, il n'empêche que le film est semblable à un gros vide sidérale. Le scénar est terriblement bâclé, les personnages sont pour la plupart effroyablement écrits (le rôle de la copine du photographe n'est pas un cadeau - dommage pour l'actrice qui ne mérite pas ça) et par conséquent on se fout complètement de leur sort, il y a plein d'effets gores en CGI (beurk) et l'hémoglobine a un look de sirop tout poche. Quant au final, il risque d'en laisser plus d'un sur sa fin. Dommage, il y avait du potentiel, mais plutôt que de miser sur l'ambiance et le mystère, Kitamura fonce tête baissée dans le gore crétin et inoffensif et néglige l'atmosphère. Du coup, son film ne ressemble à ni plus ni moins qu'à n'importe quel produit gore de base à destination des DTV.

Malgré le fait que le film soit adapté d'une nouvelle, et donc d'un texte court qui demande à être étoffé en vue d'une adaptation cinématographique, celle-ci renferme pourtant bien plus de richesse que sa version filmique. Kerozene

MILLENIUM MAN aka No Escape - Bradford May avec Andrew Jackson, Shannon Kenny, Jennifer Gatti, 1999, États Unis, TV 

Un agent spécial est tué alors qu'il essaie de récupérer un androïde unique, prototype d'une éventuelle armée invincible qui s'est fait la malle avec son créateur. Les techniciens du laboratoire indépendant américain impliqués dans sa création décident de sauver notre homme en transférant son esprit dans le second et dernier androïde disponible. L'armée veut s'en emparer, tout comme le premier androïde, sans succès. Commence alors une poursuite entre l'armée, le nouvel androïde, appelé Adam et le premier androïde appelé Adaman (allez comprendre) qui renferme l'esprit d'un criminel qui ne pense qu'à s'envoyer en l'air.

Glen A. Larson, géniteur des séries populaires tel Battlestar Galactica ou Knight Rider, écrit le scénario trop convenu de ce qui devait possiblement être le pilote d'une série. Proche des prémisses de la série "L'Homme de Six Millions" (dont le prix est différent en Europe), on enfile les clichés à la pelle, flirtant par moment avec TERMINATOR lorsque les androïdes reprennent un visage au look métal liquide, ou aux ENVAHISSEURS lorsque les rayons atteignent les victimes, effets presque risibles aujourd'hui. Pas grand chose à en tirer donc, surtout que l'acteur principal n'est pas vraiment charismatique, alors que du côté féminin, malgré un certain talent et une belle plastique, on ne réussit guère à s'élever au-dessus du matériel. Bradford May ne brille pas par sa mise en scène, faussement branchée, passant de la couleur au noir et blanc sans raison, plein de caméra à l'épaule. Il avait réalisé un an auparavant le non moins risible Gargantua, c'est tout dire. Mario Giguère

MIMIC - Guillermo del Toro: voir la page GUILLERMO DEL TORO

MIMIC 2 - Jeqan de Segonsac, 2001, États Unis

Dans MIMIC premier du nom, une équipe se charge d'éliminer une nouvelle race de cafards mutants à taille humaine, création de l'homme servant à éliminer les cafards eux-mêmes. Pas de pot, il se trouve que le boulot n'a pas été très bien fait, et une prof de biologie voit tous ses flirts se faire buter par ces cafards géants. Un soir, coincée dans l'école en compagnie d'un jeune élève noir et d'un jeune voyou, elle tente de fuire la menace mutante. Heureusement le gentil flic arrive à la rescousse...

Séquelle inutile mais pas forcément déplaisante, bénéficiant de moyens pour le moins ridicules par rapport au premier opus, ce MIMIC 2 est torché comme un série B direct to video standard. On est pas mal surpris par les éclairages qui illuminent le film, le baignant ainsi dans des verts-jaunes-violets d'un assez mauvais goût. Pas mauvais mais pas vraiment bon non plus. Kerozene

MIND BENDER - Ken Russell, 1995, États Unis

Ken Russel n'est habituellement pas un mauvais réalisateur. Eh ben cette fois-ci il tombe carrément dans le ridicule.  Même LE REPAIRE DU VER BLANC était mieux que ça. On nous raconte ici la vie de Uri Geller, plieur de cuillères de son état. Et laissez-moi vous dire sans mauvaises intentions que Russel n'y va pas... avec le dos de la cuillère. Pourquoi diable tomber dans un film aussi nul quand on a son potentiel ?  Que quiconque n'ayant pas adoré THE DEVILS me lance la première cuillère. On dirait presque un téléfilm tellement le propos n'a pas de but et le budget est nul. Russel n'adopte pas ici un point de vue objectif - je sais que c'est impossible mais il faut tout de même apprendre à nuancer... - et laisse ses croyances "paranormales" le guider. Ce qui nous donne droit à des séquences complètement incroyables de sa part, dont la scène où Geller s'évade d'un "laboratoire" de l'armée. Russel manquait tellement de budget qu'il a engagé des acteurs parfaitement nuls que l'on dirait tout droit sortis d'un repaire de l'Armée du Salut. Ils sont mal habillés, habitent dans des piaules merdiques, les décors sont presque en cartons, les figurants sont difficilement convainquants...  Il n'a même pas été en mesure de reconstituer un vrai public; dans les salles où Uri se donne en spectacle, il y a quelques têtes par-ci par-là et on dirait vraiment que l'équipe n'avait pas le coeur à la fête. Les choses se gâtent encore plus à la toute fin, quand Geller lui-même (et non l'acteur à chier qui le personnifie) fait une apparition surprise et nous engage à réparer nos montres et cadrans défectueux avec la simple force de notre pensée. Tout ça sent bel et bien la supercherie et cette fois-ci Russel est allé trop loin, ou est devenu trop gâteux.  À bas Mind Bender. Orloff

MINDHUNTERS aka Profession Profiler (France) aka Psycho-Traqueurs (Québec) - Renny Harlin avec Jonny Lee Miller, Kathryn Morris, LL Cool J, Clifton Collins Jr, Christian Slater et Van Kilmer, États Unis, 2004, 106m

Sur une île isolée, le FBI a depuis plusieurs années un programme de simulation pour ses étudiants. Alors qu'une classe ce rend sur la fameuse île, tout tourne au cauchemar. Ils sont victimes d'un serial killer qui semble selon toute logique faire partie du groupe. Ils devront donc mettre à profit toutes leurs connaissances.

Renny Harlin est un réalisateur qui me laisse plutôt froid, ses films ne sont jamais très bons mais en même temps on passe souvent un moment agréable, malgré des éléments douteux dans tous ses projets. MINDHUNTERS ne fait pas exception à la règle. Influencé par l'engouement des émissions télé du type CSI, le film se veut un thriller amusant, qui contient plusieurs scènes très amusantes. On va prendre par exemple celle où un des personnages décédé est accroché au plafond par des tiges métalliques pour ensuite s'animer comme une marionnette dans une scène bien creepy. Également la scène ou LL Cool J vole au secours de son pote en fauteuil roulant durant une inondation se mélangeant à un problème de courant. Même si le film fait le boulot il se révèle au final, plutôt frustrant. Car oui c'est fun, oui certaines scènes de tension sont très efficaces mais à quoi bon en faire autant si c'est pour nous chier une fin aussi broche à foin? On y croit pas un instant et ça vient foutre l'expérience en l'air pas mal. On note également quelques morts douteuses, presque ridicule (Dont une avec un CGI atroce) qui enlèvent de la crédibilité à un film qui se prend 100% au sérieux. Niveau acteur c'est potable, on remarquera Christian Slater et Van Kilmer qui n'apparaissent même pas quinze minutes dans le film et qui n'ont fait qu'encaisser le chèque. MINDHUNTERS est pas mal, c'est dans l'ensemble bien torché mais certains éléments auraient gagné à être mieux travaillés. Dommage, c'est quand même amusant.

Gabe: I guess we found out his weakness: bullets. Abba

MIRRORS aka Miroirs aka Into The Mirror - Alexandre Aja avec Kiefer Sutherland, Paula Patton, Cameron Boyce, Erica Gluck, Amy Smart, Mary Beith Peil, John Shrapnel, Jason Flemyng, 2008,  États Unis/Roumanie/France, 110m

Ben Carson est un ex-flic devenu dépressif après avoir tué accidentellement un collègue. Vivant chez sa soeur depuis sa séparation d'avec sa femme, Ben obtient la chance de remonter un peu la pente en décrochant un emploi de nuit comme gardien de sécurité dans un grand magasin désaffecté de New-York. Ce grand magasin fût il y a 4 ans victime d'un gigantesque incendie et est resté fermé depuis cette tragédie. Dès sa première nuit de travail, Ben se rend compte que tous les miroirs du magasin sont demeurés étrangement intacts, et semblent avoir le pouvoir de lui faire subir d'étranges sensations physiques par l'intermédiaire de son reflet. Lorsque sa soeur meurt atrocement, Ben est convaincu que le pouvoir des miroirs s'étend hors du grand magasin et peut agir à partir de n'importe quelle surface réfléchissante. Ben en vient à apprendre finalement que les miroirs recherchent un dénommé Esseker. Après plusieurs recherches, il découvre que le grand magasin était autrefois un hôpital psychiatrique où un certain docteur Kane se livrait à d'étranges expériences sur une patiente nommée Anne Esseker. Ben essaie alors de retrouver sa trace avant que son ex-femme et ses enfants ne soit tués par les esprits qui habitent de l'autre côté des miroirs.

Voulant continuer sur la lancée de ses récentes réussites dans le cinéma d'horreur, le réalisateur Alexandre Aja s'est tourné vers un succès coréen dans le genre, "INTO THE MIRROR", pour en concevoir une nouvelle version. Il semble toutefois que ce remake ne connaîtra pas la même notoriété que son modèle, étant donné l'accueil plutôt tiède du public et de la critique lors de sa sortie en salles. Le début se révèle pourtant fort solide, alors que l'idée de base est bien exploitée sur le plan dramatique, tandis que la mise en scène sait tirer profit du décor baroque du grand magasin et de ses immenses miroirs pour générer une tension croissante chez le spectateur. Celui-ci est à l'occasion secoué par quelques effets-chocs terrifiants se présentant au bon moment dans l'intrigue, démontrant à quel point Aja sait employer le gore avec efficacité sans trop en abuser. Seulement voilà, il n'est pas arrivé à maintenir tout cela dans la dernière partie de son film, comme s'il avait été à court d'idées dans sa mise en scène, tout en ayant recours à des éléments trop outranciers dans la conclusion qui en atténuent grandement le punch. Il ne parvient pas non plus à maintenir une certaine abstraction sur le plan du fantastique, qui contribuait pourtant à solidifier le suspense, en cherchant à trop vouloir justifier ou expliquer les mobiles derrière les actions des esprits habitant de l'autre côté des miroirs. Tel quel, le film s'élève au-dessus de la moyenne en matière d'horreur, par comparaison aux divers produits américains du genre cette année. Mais il ne s'agit cependant pas de la meilleure oeuvre dans la filmographie d'Alexandre Aja. Kiefer Sutherland livre une interprétation intense qui manque parfois de contrôle. Mentionnons également l'excellente trame musicale du compositeur espagnol Javier Navarrete. Mathieu Lemée

MISSILE TO THE MOON - Richard E. Cunha avec Richard Travis, Cathy Downs, Nina Bara, 1958, États Unis, 78m

Dans une base privée il arrive deux choses simultanément: l'armée va prendre le contrôle de la fusée qui est supposément capable de se rendre sur la lune; la police cherche deux prisonniers évadés. Dirk Green ne veut pas laisser sa fusée aux mains du gouvernement, alors il recrute les deux évadés et se prépare à s'envoler lorsque son partenaire et sa fiancée montent à bord, question de voir ce qui se passe. Nos cinq compagnons d'infortune vont se retrouver sur la lune, minus Dirk, mort en route mais qui a donné des instructions précises et un médaillon à remettre à Lido. Des hommes rochers et des femmes les attendent sur la lune, ainsi que de l'oxygène et des diamants entre autres surprises !

Supposé remake de CAT WOMEN ON THE MOON, vu il y a des années et complètement oublié, mais probablement plus inspiré par ABBOTT AND COSTELLO GO TO MARS sorti cinq ans plus tôt, le film met donc en vedette une série de miss Amérique dans des costumes une pièce moulants. C'est un des attraits de ce petit film fauché ou l'on ne fait pas semblant qu'il y a des problèmes de gravité dans la fusée, pas plus que sur la lune. Les hommes rochers semblent sortis d'un Flash Gordon tandis que l'araignée géante semble provenir d'un fond de placard. Les incongruités et le passé évoqué, Dirk Green portant bien son nom, sont presque plus fascinants que le scénario en cours, et les femmes sont très naïves et impulsives, autant que les hommes qui ne sont pas des 100 watts. On s'amuse bien, malgré le nombre effarent de clichés d'époque, mais surtout grâce au bestiaire rigolo et aux jolies dames.S'il existe une bande annonce en couleur, elle semble colorisée car le film est présenté en noir et blanc, loin des femmes à la peau verte. Mario Giguère

MITCHELLaka LIQUIDEZ L'INSPECTEUR MITCHELL !   - Andrew V. McLaglen avec Joe Don Baker, John Saxon, Martin Balsam, Linda Evans, Merlin Olsen, Morgan Paull, Buck Young, 1975, États Unis, 1h29

Une nuit à Los Angeles, l'inspecteur Mitchell (Joe Don Baker) intervient au domicile de l'avocat Deaney (John Saxon), un notable corrompu qui vient de surprendre et d'abattre un cambrioleur en situation de soi-disant légitime défense. Mal vu de sa hiérarchie, le flic est déchargé de la présente enquête et envoyé au casse-pipe dans une sombre affaire de stupéfiants. Mitchell accepte tout en conservant l'objectif d'arrêter Deaney. Si l'inspecteur s'avère vite plus coriace qu'escompté par ses supérieurs, il doit la jouer fine avec Cummings (Martin Balsam), l'un des trafiquants qui cherche à le manipuler...

LIQUIDEZ L'INSPECTEUR MITCHELL ! "jouit" d'une réputation épouvantable, nées de diffusions répétées, via une version remontée, dans l'émission "Mystery Science Theater". Après visionnement de la VHS en version française, il apparaît que tout ce culte déviant n'est pas vraiment justifié. Certes, le film est très daté, avec une garde-robe et un interior design éminemment mid-70's (voir l'incroyable veste à carreaux de l'inspecteur ou son canapé marronasse). Bien sûr, les scènes de filature ne brillent pas par leur dynamisme et les deux poursuites, l'une, bien furieuse, en buggy (très démodé, ça aussi), l'autre, plus routinière, en hélicoptère ne sont pas passées à la postérité. Mais il y a largement pire !

D'où vient alors cette impression de se trouver face à une œuvre déphasée, sorte d'OCNI (objet cinématographique non identifié) ? La lecture des crédits du film fournit une intéressante grille de lecture : LIQUIDEZ L'INSPECTEUR MITCHELL ! est en fait un film... anglais. Dirigée par l'expérimenté Andrew McLaglen quelques années avant son maître-étalon du film de mercenaires (LES OIES SAUVAGES), cette production certes tournée en Californie est en outre signée Ian Kennedy Martin. Ce scénariste n'est autre que le créateur de la cultissime série policière anglaise des années 70, THE SWEENEY - j'ai déjà traité par le passé du " pilote ", intitulé REGAN, de cet équivalent anglais de STARSKY&HUTCH. Le personnage de Mitchell, s'il prend les traits d'un acteur typiquement américains, compense la relative mollesse de l'action par un côté "laddish" très britannique. Voir son penchant très marqué pour l'alcoolisme. Voir encore la rudesse avec laquelle il culbute une escort-girl, envoyée à son domicile par un mystérieux ami qui lui veut du bien. Dans cette dernière scène, mémorable, Joe Don Baker, qui mériterait bien un repêchage chez Tarantino, renverse de la bière sur les bottes de la pute (Linda Evans), qui lui suggère d'y lécher le liquide... Justement, sans être lèche-bottes avec le film, on ne peut s'empêcher de lui trouver un charme tenace. Stelvio

MODERN VAMPIRES - Richard Elfman, 1998, États Unis 

Richard Elfman, frère de Danny, a réalisé ici un film de suceurs de sang  rock'n roll avec un Casper Van Dien souriant. Udo Kier, tout comme dans BLADE, joue un bon vieux vampire qui se fera exécuter trop tôt dans le film. La communauté vampirique présentée dans ce métrage, habite L.A.. Elle est dirigée par notre vieux pote Dracula qui agit en despote éclairé. Rod Steiger incarne Van Helsing qui engage une bande de gangsters black fumeurs de pétards pour chasser le vampire. Kim Cattrall joue une vampire glamour snob qui se défonce en injectant de l'héro dans les veines de ses victimes. Une boite de nuit branchée tenue pour le Comte Dracula présente des filles nues enchaînées aux murs afin de servir de buffet aux vampires présents. Ici, la "maladie" du vampire s’attrape lorsque l'on couche avec un de leur représentant. Un peu de gore, un peu de nudité, de la musique qui arrache (rock ou techno), le thème de Danny Elfman.... Autant d'élément bienvenue pour une série B plutôt légère. Le film passe mieux que LOST BOYS mais n'est pas non plus ce que l'on appelle un incontournable. Loin de là. Kerozene

MOMENTUM aka Projekt Momentum - James Seale avec Teri Hatcher, Louis Gosset Jr, Michael Massee, Nicki Lynn Aycox, États Unis/Allemagne, 88m, TV

Raymond Addison, agent du FBI, est à l'origine du "Projet Momentum", un programme militaire créé en 1977, destiné à la formation et à l'entraînement de télékinésistes, afin de les transformer en véritables armes humaines. Le gouvernement américain met fin au projet et décrète la liquidation totale de l'équipe.

20 années plus tard, Allison découvre qu'Adrian Geiger a bien échapper à son "démantellement", en retrouvant sa signature lors d'une attaque d'un fourgon blindé. Adrian, assoiffé de vengeance depuis, recrute et s'entoure de télékinésistes violents et dangereux afin de se protéger des velléités criminelles d'Addison. Ce dernier contraint Zach Shefford, un ancien télékinésiste aux pouvoirs exceptionnels, reconverti dans l'enseignement, à infiltrer le groupe de Geiger. Zach parvient, malgré la méfiance qu'il engendre, à être accepté dans son repaire, transformé en véritable base d'entraînement pour mutants doués de télékinésie. Parallèlement, deux agents du FBI enquêtent sur les auteurs de l'attaque du fourgon. Leur découverte vont peu à peu les mener sur les traces d'Adrian, mettant involontairement Zach en grand danger. Ce dernier va devoir choisir un camp sous peine d'être pris entre deux feux.

Tous les poncifs du genre policier sont ici bien présent et malgré son manque d'originalité scénaristique flagrant (trop de points communs avec les grands télékinésistes du cinéma fantastique "Scanners", "Carrie", "Furie" entre autres) 'Momentum' se laisse voir sans réel déplaisir. De la vraie bonne série B avec en prime une scène d'amour torride entre 2 télékinésistes qui se désapent sans se toucher, une scène de torture à "distance" ma foi assez réussie et un duel final entre mutants télékinésistes assez jouissif... 

Ne jamais sous estimer le pouvoir de la force en quelque sorte ! Marc Evil

La MOMIE aka The Mummy- Stephen Sommers, 1999, États Unis

J'ai enfin regardé la momie de 1999, celle de Stephen Sommers. Malgré que je préfère un film plus sérieux et que les effets digitaux ont tous l'air digital, ça roule à un train d'enfer et la momie a un méchant look. L'hommage à Harryhausen est réussi, finalement je me suis bien amusé. Et au placard les bandelettes ! Mario Giguère

MOM'S GOT A DATE WITH A VAMPIRE - Steve Boyum, États Unis, TV

Dimitri Denatos est Yougoslave, dégustateur de sang de son métier et particulièrement amateur de la cuvée 2000. Il décide une nuit de s'établir en Amérique et trouve très rapidement une méthode astucieuse et branchée de se faire livrer sa nourriture à domicile: il repêche ses victimes par Internet. Le cœur encore meurtri par un récent divorce, Lynette Hansen est en voie de devenir l'une de ses victimes. Elle vient d'accepter un rendez-vous avec ce galant homme aux bonnes manières.

Mais Mme Hansen (Caroline Rhea, qui est aussi l'une des tantes sorcières de la série Sabrina) ne sera pas toute seule face à ce démon au visage d'ange. Elle se fera aussi aider à son insu par deux de ses jeunes enfants, les frères Hansen (non, ils ne chantent pas eux), ainsi que par un descendant direct de Van Helsing (Robert Carradine, recruté lui aussi via un site Internet) qui va s'allier à cette bande de jeunes détectives pour tenter de mettre fin à la non-vie de ce diabolique buveur de sang. Mais ce serait sous-estimer et bien mal connaître Dimitri, car cette vieille branche a la vie (et la dent) bien longue.

Quelle bonne surprise que ce petit téléfilm pour toute la famille! Caroline Rhea est amusante, comme à son habitude, les jeunes comédiens sont enthousiastes et convaincants, contrairement à leurs habitudes, et le type qui incarne Dimitri le fait d'une façon très cool. Parlons en de ce vampire. Il peut se déplacer à la vitesse du vent, se changer en chauve-souris, sortir sur demande des citations tirées de la bible des vampires et peut même marcher sur les murs lorsque le besoin s'en fait sentir.

Évidemment, on peut oublier ici les pieux dans le cœur et les scènes de décapitation, production Disney oblige, mais on a tôt fait de s'apercevoir que le réalisateur est un fan du genre. Il connaît son sujet sur le bout des griffes et prend particulièrement soin de respecter les règles vampiriques.

Le tout est bien sympathique et reste un divertissement idéal en période d'Halloween. Blobula

Le MONDE DES MAUDITS aka LAND OF DOOM - Peter Maris, 1985, États Unis 

Après la 3ème guerre mondiale, le monde est en proie au chaos. Une horde de barbares sanguinaires appelée Les Pilleurs saccage, viole et tue à peu près tout ce qui se tient sur deux jambes. Ca vous rappelle quelque chose? Et bien voila un sous MAD MAX totalement con qui ravira les amateurs de films débiles. Les Pilleurs sont à eux seuls un argument de poids: presque tous bedonnants, il sont vêtus de pantalons de cuir et ne porte que quelques bandoulières noires cloutées autour du torse et parfois même une cagoule à fermeture éclaire. On se croirait en plein rassemblement homosexuel fétichiste. Les Pilleurs rigolent comme de gros gorets, se vautrent comme des otaries et vont même parfois jusqu'à se taper mutuellement sur la gueule histoire de rire un bon coup. Et tout se petit monde se balade en motos destroy et tanks de poche cracheurs de feu!

Face aux Pilleurs se trouvent Harmony, une blonde frigide armée d'une arbalète et au timbre de voix à faire saigner les tympans, et Anderson, ennemi intime de Slater, le chef des Pilleurs. Car ce brave Slater a autrefois été défiguré pour ce bon Anderson. Ce dernier et sa nouvelle copine qui refuse de se faire toucher ne serait-ce qu'une mèche de cheveux, fuient les méchants et partent à la recherche du Lac Bleu, oasis légendaire où une communauté pacifiste tenterait de recréer le monde. Chemin faisant, ils croisent des pestiférés mais surtout des allemands cannibales! "Ach, fous êtes une pien choli plonde!" s'écrie baveusement un de leur représentant en découvrant une Harmony fort suspicieuse. Séquence totalement surréaliste qu'on croirait directement sortie d'un épisode de Benny Hill tant la caricature de l'accent y est grossière! Vers la fin, nos héros se retrouvent chez le méchant et grâce à l'aide d'un ménestrel amateur du lance-flamme et d'une horde de clones de Jawas (George Lucas est-il seulement au courant de l'existence de ce film? Probablement pas, sinon il l'aurait fait interdire pour plagiat) nos héros pourront s'échapper et continuer leur route.

LE MONDE DES MAUDITS est un film réellement con, il faut le dire, mais on y trouve tout de même de quoi se marrer, la palme étant bien évidemment décernée aux cannibales teutons. Pour le reste, tout est plutôt convenu, on retrouve tous les ingrédients du bon post-nuke, de la voix off en introduction au méchant patibulaire en passant par la pénurie d'essence, la seule véritable originalité réside peut-être dans le fait que le héros est ici remplacé par un couple de héros. Un couple qui bien sûr ne peut pas se blairer pour commencer mais terminera le film en se roulant une galoche. Galoche timide d'ailleurs, mais galoche quand même. Kerozene

MONDO BIZARRO - Lee Frost, 1966, États Unis 

Ce documentaire est parsemé de passages qui semblent montés de toutes pièces. On débute avec des caméras cachées dans une salle d'essayage de lingerie, pour aller voir des tribus indigènes dépecer un éléphant, mais le clou du film est une séance de marché aux puces d"esclaves. On est supposément au Liban, mais probablement pas loin de Los Angeles car tous ces libanais sont d'une blancheur louche avec de simples foulards attachés autour de la tête, d'un ridicule hilarant avec des esclaves, hommes et femmes, gardées nues dans des grandes malles. On s'attend à tout moment à ce qu'un des participants pouffe de rire et on imagine bien mal que, même en 1966, un spectateur quelconque soit tombé dans le panneau. Complètement innoffensif et ridicule. Mario Giguère

MONOLITHE aka Monolith - John Eyres avec Bill Paxton, Lindsay Frost, Lou Gossett Jr, John Hurt, 1993, États Unis

Un couple mal assorti de policiers, Tucker et Terri, assistent au meurtre d'un jeune garcon par une femme russe qui affirme qu'il était déjà mort. De fil en aiguille, ils remontent au sein d'une organisation secrète qui cacherait des secrets extraterrestres depuis des années.

Il y a des films qui enragent les spectateurs qui sortent furieux du cinéma. Je me rappelle souvent du film israëlien LES QUATRE FANTASTIQUES, un film de guerre totalement nul ou bien de la version sans sexe de LA NUIT DES MORTS VIVANTS de Joe D'Amato, autre film qui laissait les spectateurs sur le bord de la crise de nerfs. MONOLITH, de par son affiche qui annonce: Des créateurs de ALIEN, SUPERMAN, A VIEW TO A KILL, ABYSS et BATMAN, poussait trop fort pour ce qui est essentiellement une série B au scénario tellement mal foutu qu'il laisse sur sa faim tout amateur. Il est où le Monolithe en question ? Le scénario se la joue comme un couple de policiers générique, qui n'avoueront jamais qu'ils s'aiment bien, dans une ville ou tout explose sans que personne ne bronche. Le final grandiloquant est invraisemblable, comme l'ensemble de l'histoire. Quelques années plus tard X FILES reprendra essentiellement les même idées, mais dans une production nettement plus satisfaisante.

John Eyres récidivera avec la série SHADOWCHASER ou le presque célèbre OCTOPUS. Mario Giguère

The MONOLITH MONSTERS - John Sherwood avec Lola Albright, Grant Williams, Phil Harvey,  1957, États Unis, 77m, Noir & blanc

Aucun doute, nous sommes bien en présence d'une de ses petites perles estampillées sci- fi des années 50...

Une voix off, nous explique que notre planète est sans cesse assaillie par des milliers de météorites en provenance des galaxies les plus lointaines et que si la plupart se pulvérisent lors de leur entrée dans l'atmosphère terrestre, certaines parviennent à passer.. sous forme de pluies fines... Comme pour nous le prouver, Ben, géologue de son état, ramène de la montagne qui jouxte sa petite ville de San Angelo, un minuscule cristal noir fort étrange qui ne ressemble à rien de ce qu'il connaît. Le lendemain matin, son collègue Dave, retrouve un bureau à moitié détruit par d'étranges petits rochers noirs et son collègue, mort pétrifié.. Pour la ville de San Angelo plantée entre des rocheuses et un désert aride, c'est le début du cauchemar...

En effet, les fragments cristallins de ce météorite semblent absorber le silicium qui se trouve dans son environnement. De plus, arrosés d'eau ils se multiplient, produisant de véritables tours colossales en cristal, s'écrasant au sol en mille morceaux, fragments produisant à leur tour de nouveaux pics de formations rocheuses... San Angelo va être menacée d'écrasement après qu'un violent orage ai arrosé copieusement la région. La ville est évacuée pendant qu'un petit groupe d'amis tente de trouver un moyen d'enrayer la progression..

Ici pas de monstres à proprement parlé, car la menace si elle est certes d'origine extraterrestre, est avant tout minérale !

D'après une histoire originale de Jack Arnold, servi par une réalisation soignée et par de bons effets photographiques signés Clifford Stine, ce 'Monolith monsters' s'en tire avec les honneurs, le faisant sans doute rentrer parmi le club films de SF à visionner sans hésitation. Marc Evil

MONSTER - Patty Jenkins, 2003, États Unis, 111m 

Aileen (Charlize Theron méconnaissable) est une prostituée qui travaille le long des autoroutes pour gagner sa vie. Victime d'une enfance malheureuse, elle vit une vie médiocre marquée par la violence de son métier. Un soir, elle fait la rencontre de Selby (Christina Ricci) dans un bar. Cette dernière est une jeune lesbienne de 18 ans pas mal coincée que ses parents prévoient envoyée dans une clinique en Floride pour la " guérir ". Aileen et Selby prennent un coup et se rapprochent l'une de l'autre. Aileen, sans être lesbienne, est troublée de voir enfin une personne qui s'interesse à elle et qui ne la juge pas. Bientôt, Ailen tombera amoureuse de Selby, mais un soir où elles devaient se rencontrer, Ailen rate le rendez-vous parce qu'elle est victime d'un maniaque sexuel. Au bord du gouffre, battue et violée de la façon la plus inimaginable qui soit, elle parvient à se libérer et elle tue son agresseur. Après avoir caché le cadavre, elle utilise la voiture de l'agresseur pour aller cogner à la fenêtre de Selby, elle lui demande de l'accompagner et de faire le party pendant une semaine. Selby accepte et débute ainsi les aventures de la première tueuse en série de l'histoire des États-Unis.

Tiré d'une histoire vrai, Monster nous jette carrément à terre ! Voici probalement l'une des meilleures surprises que j'ai eu l'occasion de voir. J'avais des doutes à la crédibilité de l'entreprise avec Chalize Theron dans un rôle dramatique. Surtout par le fait qu'elle faisait plus parler d'elle dans les journaux à potins et pour ses rôles de potiche blonde que pour ses talents d'actrices. Elle est vraiment incroyable ici! On connaît tous le cliché des acteurs et actrices qui s'enlaidissent ou qui prennent du poids pour essayer de gagner des oscars avec des films dramatiques. Mais ici, sa performance dépasse largement cela. Le film nous montre comment une personne à la vie gachée, peut par un accident sombrée, par une suite d'étançonnements, pour devenir une tueuse en série et tout cela pour chercher l'amour qu'elle vient tout juste de connaître pour la première fois de sa vie. Elle sait qu'elle vit un calvaire et qu'elle entraîne avec elle une complice innocente, mais pour la quête de l'amour et pour prolonger son idylle, de ville en ville, de chambre d'hôtel minable à l'autre, elle tue un dernier client et elle continue. Une pure perle cachée parmi les films minables qu'Hollywood nous propose dans les multiplexes. À voir ! Black Knight

the MONSTER AND THE GIRL, Stuart Heisler, Ellen Drew, Robert Paige, Paul Lukas, 1941, États Unis, 65m

Susan rêve de connaître la grande ville, mais c'est plutôt une conspiration malsaine qui amènera son frère à être accusé d'un crime qu'il n'a pas commis. Évidemment, un savant ( George Zucco ) lui offre de transplanter son cerveau dans un gorille après qu'il sera électrocuté. Celui-ci accepte de dépit, mais il en profitera pour se venger dans le corps du puissant gorille !

Ce qui commence comme un drame sordide, vire au fantastique avec cette transplantation de cerveau, qui donne des airs de RUE MORGUE au film. Le gorille offre une bonne performance et la réalisation est étonnamment sobre. Un bon petit film d'une autre époque. Mario Giguère

MONSTER DOG aka Leviatan - Claudio Fracasso, 1984, États Unis/Espagne/Porto Rico

La vedette rock international Vincent Aven (Alice Cooper) revient dans son village natal avec des amis pour y tourner un vidéo-clip. Juste avant d’arriver à destination, il est intercepté par deux policiers (entre autres Ricardo Palaces – Blood of Fui Manchon) qui l’avertissent qu’une meute de chien meurtrière est dans les parages, et que déjà 5 personnes sont mortes déchiquetées. Vincent est troublé par cette nouvelle, et avec raison; il y 20 ans, la même chose se produisit, résultant en la mort de son père. Étant donné que son père était affecté par une forme rare de lycanthropie, les villageois mirent le blâme sur lui. Une mort atroce s’en suivit ... Une fois rendu chez Vincent, une co-vedette du vidéo-clip subit des cauchemars bizarres; un homme ensanglanté (qu’elle avait aperçu la veille) la prévient que Vincent est un loup-garou ... et qu’il ne tardera pas à tué tous ceux qui s’opposeront à lui ! Aaaooouuuuu!!!

Le film débute avec un mauvais vidéo-clip sur une chanson inédite d’Alice Cooper. Ça s’annonce plutôt rigolo! Découle ensuite des dialogues clichés rehaussés de quelques « one liners » comiques gracieuseté de tonton Alice. Encore plus drôle : ce n’est pas la voix de Cooper sur la version américaine! Le film ayant été partiellement tourné en espagnol, le distributeur américain à dû doubler toutes les voix, y compris celle du roi du rock morbide. On nous sert ensuite le classique « vieux fou prophétique » à la Friday the 13th, un monstre en caoutchouc, et un bouquin cuirassé sur le mythe des loups-garous (comprenant une photo de Lon Chaney Jr en Wolfman). Le plaisir fromagé s’arrête rapidement, et les meurtres commencent. Manque de gore désappointant et éclairages bleus à vous en brûler les rétines ... Le réalisateur espagnol Claudio Fragasso n’a évidemment jamais visionné les films de Paul Naschy. Sinon il aurait su comment faire un film de loup-garou plus ou moins potable! Il est quand même étonnant que le résultat soit si décevant, lorsque l’on prend en considération qu’il scénarisa plusieurs films pour Bruno Mattei (dont The other hell, et Night of the zombies) et qu’il est entièrement responsable pour Zombie 4 : Afterdeath, qui semblerait-il, est plutôt excellent ... Aaaooouuuuu!!!

... J'ai eu de meilleures soirées! Humanoidzombie

MONSTER ISLAND - Jack Perez, 2004, États Unis/Canada   

Josh est un gros veinard: suite à un concours auquel sa soeur l'a inscrit sans son consentement, il se retrouve lui et toute sa classe invités d'une grosse teuf MTV sur une petite île du Pacifique en compagnie de Carmen Electra. Classe. Josh devient alors le héros de ses petits camarades, mais il n'en a rien à foutre puisque sa petite amie l'a laissé tomber pour un bellâtre égocentrique et narcissique promis à un avenir politique quasi-certain. Qu'à cela ne tienne, tout ce petit monde se rend sur une île paradisiaque en carton, Josh fond comme un eskimo en plein soleil saharien devant Carmen Electra (et on le comprend) et tout le monde fait la fête de manière bien innocente puisque personne ne se drogue, ne fume, ni même ne boit ne serait-ce qu'une bière. Ah la la, il n'y a plus d'jeunesse ma p'tite dame! C'est alors qu'un moustique de la taille d'un hélicoptère surgit dans le ciel, capture Carmen Electra et l'enlève au sommet du volcan se dressant au centre de l'île! Josh, ses potes, son ex, le futur politicard opportuniste et une équipe de télé partent au secours de Miss Malibu... chemin faisant, ils rencontreront des mantes religieuses géantes, un clone de la créature du lac noir, une grosse araignée et des fourmis énormes, résultats malheureux des bidouillages radioactifs perpétrés par l'armée il y a quelques années, comme leur explique le Pr. Harryhausen (Adam West), vieux savant vivant seul au sein d'une base secrète abandonnée en compagnie de son animal de compagnie, une sorte de shitzu sans patte en caoutchouc.

Voila donc pour le pitch de cet hommage made in MTV au cinéma de grosses bêbêtes des années 1950, et le tout avec des effets en stop motion plutôt réjouissants s’îl vous plaît! On peut donc estimer l'hommage à Ray Harryhausen tout à fait légitime... Cela ne fait pas de "Monster Island" un film franchement recommandable pour autant: passons sur les personnages stéréotypés de toute façon inévitables et la guest star inutile (Nick Carter, un Backstreet Boys visiblement bouffi par l'alcool et la coke avec nom en haut de l'affiche pour dix secondes de présence à l'écran), mais le non-soin apporté aux maquettes volontairement cheap sont un brin irritants (pourquoi faire du tout pourri pour faire du tout pourri - ça frise l'insolence), et surtout le scénar politiquement correct qui ose se la jouer anti-journalisme opportuniste (ici on descend en flèche la presse sensationnaliste) sent quand même le foutage de la gueule quand on voit qui c'est produit. Si le côté monster feature pur de "Monster Island" reste sympathique, le reste ressemble plus à une volonté hypocrite de vouloir se racheter, l'espace d'un instant, une bonne conduite. Inutile de dire qu'il reste du boulot à abattre... Kerozene

The MONSTER OF PHANTOM LAKE - Christopher R. Mihm avec Josh Craig, Leigha Horton, 2006, États Unis, 97m

Wisconsin dans les années 50. Deux ouvriers vidangent des produits toxiques dans un lac. On va suivre à la fois le professeur Jackson et son assistante qui campent la fin de semaine pour étudier la faune et la flore ainsi que cinq jeunes venus s'amuser après leur fin d'études. Un ex-soldat, jadis meurtrier de sa femme et quasi légende urbaine tombe dans le lac. Il ressortira de l'eau sous la forme d'un monstre fait d'algues et commencera à terroriser ceux qui s'approchent du lac.

Parodie des films de monstres des années 50, le réalisateur, scénariste et producteur Christopher R. Mihm connait ses classiques. Tourné en glorieux noir et blanc et bercé par des musiques d'époque dans le domaine publique, le film pêche beaucoup par excès de mimétisme. Comme dans les films et séries B de l'époque, le monstre apparaît au bout de presque une heure, on parle énormément avant d'avoir un peu d'action et le final, comme tout le reste, est infiniment prévisible. Ca aurait bénéficié d'un montage plus serré, à 97 minutes au compteur, c'est facilement 30 minutes plus long que bien des films dont il s'inspire. Sinon la mise en scène et le montage sont bons et les acteurs généralement intéressants. Le monstre semble sorti tout droit d'un Roger Corman, plus précisément CREATURE FROM THE HAUNTED SEA. Pour amateur averti. Mario Giguère

MONSTER MAN - Michael Davis, 2003, États Unis

Michael Davis est un gars assez étonnant. Lui, ce qu'il aime, ce sont les films remplis de jeunes un peu bas du plafond qui ne pensent qu'au sexe et à la bringue. J'en veux pour exemple ses deux précédentes réalisations: 100 GIRLS et GIRL FEVER. Et le voila qui débarque avec son MONSTER MAN, une histoire réunissant deux potes aux prises avec un psychopathe de la route au volant d'un Monster truck tout droit sorti d'un MAD MAX tendance cauchemardesque et piloté par le très justement nommé Fuckface.

Davis ne se trahit pas, ses héros ne parlent que de cul (on apprend que l'un d'eux, 25 ans, est encore vierge) et tombent raides quand ils rencontrent une superbe blonde au bord de la route. L'aspect survival est bien mené et parfaitement intégré au sein de cette comédie remplie de scènes idiotes mais irrésistibles (la scène des toilettes de la station essence) et de moment de violences grand-guignolesques généreusement gores. Pas parfait, mais un film sincèrement drôle et sanglant, dynamique et décomplexé, plein de blagues en dessous de la ceinture et de membres amputés. Kerozene

Adam est un grand naïf bourré de beaux principes un peu nazes et surtout puceau consentant, ce qui pourrait paraître inquiétant au vu de son âge... Son pote, Harley lui, qui a taper l'incruste dans sa voiture pour le périple, c'est tout l'inverse. Obsédé, vulgaire, bavard et amateur de vannes plutôt très lourdes. Ensemble ils font route afin d'assister au mariage d'une amie commune, mais ils n'arriveront bien sûr jamais à destination...

Après s'être arrêtés dans un bar local de "plouc land", ils sont pris à partie par un véhicule hors-norme, croisement entre un camion et un dragster, qui va n'avoir de cesse de les pourchasser... A son bord, un être difforme et horriblement défiguré, croisement lui d'un "Jeepers Creepers" et d'un Leatherface...

Vous l'aurez compris, nous allons assister à un film hybride, au croisement d'un "Massacre à la tronçonneuse" , "Duel" et autres survivals... Normale qu'il y ai tant de "croisements".. c'est aussi d'un road movie dont il s'agit !

La rencontre de nos 2 teenagers avec une auto-stoppeuse sexy, relancera l'intérêt du film au moment même ou il en avait besoin... (malin ça ! ) Quand au rebondissement finale... chuuuttt !

"Monster Man", qui porte ma foi bien son nom, est avant tout une comédie débile, mais intelligente à la fois... 

Intelligente dans la façon dont Michael Davis a de passer du rire au malsain puis au glauque, pour virer dans le gore le plus total !

Car petites scènes d'anthologie il y a : Celle de la station service, ou Adam défèque dans les chiottes jouxtant celle ou se trouve le monstre pendant que son pote débile pisse dans le véhicule de leur poursuivant, celle écoeurante et hilarante, ou Harley endormie rêve de lécher un "minou"... et des scènes beaucoup plus costauds comme la scène ou nos héros traversent une ville ou les habitants ont tous été mutilés par qui l'on sait... ou la scène finale oscillant entre "Bad Taste" et "Ré-animator".

On l'aura compris, l'habileté à faire sourire puis à déranger peu de temps après reste l'intérêt principal, véritable exercice de style, de cette bonne petite surprise. Marc Evil

MONSTER ON THE CAMPUS aka STRANGER ON THE CAMPUS aka Le Monstre des Abîmes - Jack Arnold avec Arthur Franz et Joanna Moore, États Unis, 1958, 77m

Un professeur fait des expérimentations sur un poisson préhistorique. Malheureusement, il se coupe avec les dents du poisson et sans le savoir, trempe sa plaie dans le jus de conservation de la bête, le transformant ainsi en une créature primitive et meurtrière.

Un film de monstre et de transformation des années 50, tout ce qui a de plus rudimentaire et un des derniers du style classique de la Universal. On écoute le film avec une joie certaine et un enthousiasme qui ne va qu'en montant. Tous les acteurs en font un peu trop et le tout nage dans une certaine ringardise dépassée qui donne un charme indéniablement trognon au film. On en montre peu, mais on ne manque certainement pas de bonnes idées pour mousser le plaisir. Comme le moment où on trouve une victime de la créature, littéralement pendu par les cheveux! Sans oublier le moment où la bête lance une hache entre les deux yeux d'un policier. On se rappellera surtout de la libellule dangereusement nanarde, tué d'un coup de couteau plus badass que n'importe quel film de Rambo. Une belle surprise, en général bien foutu et agréable jusqu'à la toute fin.

Citation délicieuse

''Ah, the human female in the perfect state - helpless and silent'' Abba

The MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD - Arnold Laven avec Tim Holt, Audrey Dalton, Hans Conried, 1957, 85m, Noir et blanc

Une base militaire, installée en plein désert, ressent les secousses sismiques dû à un tremblement de terre dont l'épicentre se situe à plus de 15 km. Peu de temps après, ce sont trois hommes en exercice sur le lac Salton jouxtant la base qui disparaissent sans laisser de trace. C'est lors de la découverte de deux cadavres putréfiés que les autorités décident d'interdire la baignade. Il semble évident que quelque chose gît au fond de ce lac salé. En fait, la secousse à libérer au plus profond de cette étendue d'eau les oeufs d'un monstre préhistorique. Des mollusques géants en sortent et gagnent la terre ferme. Assoiffés de sang humain, ils se livrent à un véritable massacre. Non contents de décimer la population, ils se reproduisent à grande vitesse. Très vite, la stupéfaction cède la place à la panique lorsque que le risque de propagation de ces êtres existent par le biais des canaux d'irrigation qui mènent aux villes voisines. Une équipe de scientifiques et de militaires bien sûr, décide de tout mettre en oeuvre pour les anéantir.

Tous les ingrédients du film à monstres made in 50's sont ici réunis pour notre plus grande joie. Des acteurs convaincants, un suspens bien entretenu et des bébêtes nombreuses et voraces comme on les aime (Ici, un croisement entre un escargot et une chenille aux yeux globuleux). Leurs nombreuses apparitions, notamment lors d'une scène finale très réussie, ravira tous les amateurs. Une très bonne surprise en ce qui me concerne. Marc Evil

MONSTROSITY aka The ATOMIC BRAIN - Joseph V. Mascelli, 1964, États Unis 

Que faire lorsqu'on est une vielle femme riche avec un sale caractère, mal servie par un vieux gigolo par-dessus le marché ? Se payer un scientifique raté qui vous transplantera le cerveau dans le corps d'une jeune et jolie jeune femme à qui vous lèguerai votre fortune. Évidemment, le réacteur atomique prend de la place dans le sous-sol et les trois domestiques que vous avez engagées, question de choisir la mieux roulée, flairent le mauvais coup, mais tant pis, il faut ce qu'il faut !

On croit carrément que c'est un film italien lorsqu'un narrateur nous explique tout dans les premières minutes du film, mais non, il s'agit bel et bien d'un très mauvais film américain, qui a placé son budget dans le laboratoire atomique. Quand un homme au cerveau de chien rencontre la domestique au cerveau de chat, on se dit que ce sera long. Toutes les agressions sont hors champ. Il y a bien un punch intéressant à la toute fin, mais c'est trop peu, trop tard. Mario Giguère

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RUSS MEYER

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