1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z


RETROACTIVE aka RETROACTION de Louis Morneau avec James Belushi, Kylie Travis, Shannon Whirry, 1997, États Unis, 87m

Fuyant son passé de psychologue de la police, après un échec cuisant à San francisco, ou elle n'a pas su sauver des otages de la mort, Karen Warren pourchassées par ses sombres pensées est victime d'une sortie de route en plein désert du Texas. Contrainte de faire du stop le long de cette route désertique, elle accepte de monter dans la voiture de Frank et Rayanne, un couple en pleine dispute. Peu de temps après, Franck abat sa femme, paniquée Karen quitte la voiture. Elle se réfugie dans un bunker qui abrite un scientifique qui vient de mettre au point une machine à voyager dans le passé. Bien sûr Karen va par inadvertance faire les frais de cette invention et se retrouver quelques minutes avant le meurtre... Profitant de cette seconde chance, elle décide de tenter d'empêcher ce qu'il va se passer, mais ne parvient qu'à aggraver les choses.. Au lieu d'un mort, ce sont plus de trois cadavres dont celui d'un flic qui va parsemer son chemin.. Dépiter, notre blonde (eh oui s'en est une) regagne le bunker et demande au gentil ingénieur de remettre ça. Mais à chaque tentative, de nouvelles donnes viennent se greffer sur ces évènements devenant de plus en plus dramatiques et sanglants...

A la manière d'un "Groundhog day" de Harold Ramis ou l'hilarant Bill Murray revivait sans cesse la même journée, ici c'est notre héroïne qui va n'avoir de cesse de tenter d'empêcher James Belushi, alias Frank, un psycho un peu lourdingue, d'accumuler les cadavres autour de lui. Certes le sujet n'est pas nouveau, mais allez savoir pourquoi, les paradoxes temporels fascinent toujours. Le problème, c'est que Morneau (abonné aux séries de seconde zone, "Carnosaur 2" ou "Bats") tire beacoup trop sur cette ficelle et finit par sombrer dans la facilité la plus totale. Par conséquent, il faut bien l'avouer, le spectateur aura plutôt tendance à accélérer vers le futur plus qu'autre chose avec sa télécommande ...! Marc Evil

Karen, dont la voiture est en panne au milieu du désert texan, se fait aider par un couple relativement peu séduisant. Lui (James Belushi) est un gros redneck misogyne et fan de country music qui prend un malin plaisir à humilier sa femme. Mais il est surtout une sale petite frappe nerveuse qui pète méchamment un boulon au moment où il apprend que sa moitié l'a fait cocu. Dès lors, monsieur dévoile un tempérament psychotique radical et flingue à peu près tout ce qui bouge avec un certain plaisir sadique. Karen parvient néanmoins à s'enfuir et trouve refuge dans un laboratoire secret dans lequel un petit génie vient de mettre au point une machine permettant de retourner dans le passé et assure à la personne présente dans la machine de conserver tous ses souvenirs. Si la première "rétroaction" de Karen est un accident, elle réitère néanmoins l'opération jusqu'à ce qu'elle parvienne à minimiser le carnage qu'elle a vécu. Et ce n'est pas une mince affaire, car à chaque fois qu'elle y retourne, les choses dégénèrent toujours plus mal, augmentant sérieusement le nombre de victimes...

On dirait une version sombre et ensablée d'UN JOUR SANS FIN où Bill Murray revivait inlassablement la même journée, l'humour en moins et les senteurs de poudre en plus. Louis Morneau (CARNOSAUR 2, HITCHER II) s'en tire plutôt bien en torchant un agréable thriller fantastique mené haut la main par un James Belushi en roue libre. Impeccable dans son rôle de malade de la gâchette, il se réserve clairement la majorité des points positifs du film grâce à ses sorties scabreuses et ses meurtres crapuleux. Morneau emballe correctement son récit et l'agrémente généreusement de poursuites de voitures, de gunfights et d'un discours féministe faisant passer le Texas pour un dépotoir à tordus sexistes. Sympa. Kerozene

The RETURN aka Le Retour - Asif Kapadia avec Sarah Michelle Gellar, Peter O'Brien, 2006, États Unis, 85m

On débute avec une jeune fille qui a peur d'un homme alors que son père l'amène à la foire locale. On revoit la dame (Sarah Michelle Gellar) à l'âge adulte, qui a un emploi qui l'envoie voyager beaucoup, car elle a toujours peur de ce monsieur qui semble la suivre. De plus elle a des visions ou des hallucinations et a des flash furtifs d'un meurtre. Arrivée dans une petite ville du Texas, elle reconnait des endroits qu'elle n'a jamais visités. Mais bon dieu, que se passe-t-il donc ?

Ce court film étire son punch et multiplie les effets chocs ultra clichés. On ne dévoilera pas le punch, deviné et par surcroît incohérent, mais ca ressemble à un mauvais film des frères Pang. On sait que Sarah Michelle Gellar a ici un rôle très sérieux car elle a les cheveux presque noirs. Il y a dans les extras une fin alternative tout à fait logique, écartée au profit d'une conclusion incohérente, un comble. Ajoutons le manque d'empathie envers des personnages fades et on a un film vite vu et vite oublié. Mario Giguère

RETURN OF DR X - Vincent Sherman, 1939, États Unis

The Return of Dr. X est un petit polar en noir et blanc qui mêle intrigue policière et épouvante. Mais l'intérêt premier de ce film est sans contredit la présence insolite du légendaire Humphrey Bogart, qui se retrouve pour l'occasion dans la peau d'un... vampire ! (Ou, du moins, l'une de ses variations).

Bogart confessa plus tard avoir détesté ce long métrage et s'être trouvé ridicule dans ce rôle du Dr. Maurice Xavier, un meurtrier mort-vivant en constant besoin de nouveau plasma pour survivre ("Un rôle qui aurait dû échouer à quelqu'un comme Bela Lugosi ou Boris Karloff."). Un jugement quelque peu sévère sur sa performance et cet œuvre peut-être, car le film en lui-même n'est pourtant pas si mauvais. On y retrouve une belle atmosphère et un certain suspense pour l'époque (1939 tout de même). De plus, Bogart fait un buveur de sang assez convaincant (quoique non convaincu !) et plutôt singulier avec son teint blafard, ses petites lunettes rondes et cette rigolote raie blanche qui lui divise les cheveux.

Ce fût bien évidemment la dernière - et unique - apparition de "Bogie" dans un film du genre. Blobula

The RETURN OF THE LIVING DEAD - Dan O'Bannon, 1985, États Unis 

La première fois que j'ai vu ce film, il doit avoir près de trois ans, je commençais à me taper les classiques du genre et mes connaissances en la matière étaient plutôt minces. Alors quand j'ai vu derrière la pochette française la mention que ce film était la suite de NIGHT OF THE LIVING DEAD, je croyais être enfin tombé sur DAWN OF THE DEAD, mais évidemment, ce n'était pas le cas et sur le coup, j'étais déçu.

Mais pour me rafraîchir la mémoire, j'ai pris la décision de revisiter ce titre sur le nouveau DVD sorti par MGM et mes impressions n'ont pas vraiment changées sur ce film, c'est bon, mais ça ne se rendra jamais dans mon top 100 disons.

J'apprécie bien sûr le jeu burlesque des acteurs, le corps nu de Trash durant tout le film, la musique punk très 80's ainsi que les zombies rigolos qui hurlent pour de la cervelle fraîche, mais il y a quelques éléments du scénario qui me dérangent. La plupart des farces sont trop ridicules pour être ris, la finale est un exemple de chose à ne pas faire et certains personnages tapent sur les nerfs, ce qui nuit à mon visionnement.

En conclusion, RETURN est un film qui s'écoute bien de temps à autre et qui ne manque pas de charme, mais il cabotine trop pour être vraiment bon.

Pour ce qui est du DVD, j'avais entendu des critiques affreuses et je m'attendais au pire. Ce dont je me rends compte, c'est que le gros problème des puristes est qu'ils ne sont jamais contents même si on leur donne un DVD en or. Le transfert de RETURN est très beau, pareil pour les Midnight Movies, et c'est beaucoup mieux que les vhs. Les extras sont nombreux en plus d'être très intéressants. Pour le prix modique qu'il coûte, il vaut amplement la peine.

Il est dommage que MGM n'est pas sortit la version director's cut promise, mais une rumeur veut que nous la verrons un jour si la première édition se vend bien. C'est pour cela que mon DVD va se diriger vers l'Échange le jour où une meilleure édition sera sur le marché. Oncle Freak

The RETURN OF THE SWAMP THING aka Le retour de la créature des marais - Jim Wynorski avec Dick Durock, Heather Locklear, Louis Jourdan, Sarah Douglas, Joe Sagal, Ace Mask, Monique Gabrielle, RonReaco Lee, Daniel Emery Taylor, Ralph Pace, 1989, États Unis, 85m

À la suite d'une expérience scientifique, le docteur Alec Holland est maintenant devenu un monstre mutant ayant les propriétés des fleurs et des plantes de la nature en plus d'avoir une force surhumaine. Il est parvenu à vaincre son ennemi, le docteur Anton Arcane, mais celui-ci continue toujours ses expériences pour créer ses propres créatures transformées par des mutations génétiques et la manipulation de l'ADN dans le but de découvrir les secrets de l'immortalité. Alec Holland ne l'entend pas de cette oreille et il a bien l'intention de mettre Arcane hors d'état de nuire. Pour ce faire, la créature des marais trouve une alliée inespérée en Abby Arcane, une fleuriste qui est en plus d'être la belle-fille du savant mégalomane. Celle-ci, venue rendre visite à son père pour savoir ce que sa mère est devenue, a fait la connaissance d'Alec Holland dans les marais et bien qu'elle trouvait celui-ci répugnant dès les premiers instants, elle en viendra vite à l'apprécier au point que tous les deux tomberont amoureux l'un de l'autre et chercheront ensemble un moyen de contrer les plans d'Anton Arcane.

Si le premier film sur la créature des marais avait une approche sérieuse (trop peut-être au goût de certains), en revanche, cette suite sombre dans la pochade à la fois volontaire et involontaire, se présentant comme une sorte de bande dessinée colorée pour adolescents plutôt que d'être fidèle au côté sombre et mélancolique du comic book d'origine. L'intrigue du film est donc carrément disjonctée (si intrigue il y a!). Avec sa galerie de monstres grotesques et hilarants (sûrement des costumes et des maquillages achetés au marché aux puces du coin), ses nombreux affrontements plus burlesques que spectaculaires, son histoire d'amour invraisemblable et ses digressions au ton bon enfant, ce film de série B fantastique se veut donc candide et amusant sans se soucier d'une quelconque armature dans la structure du scénario pour en solidifier l'échafaudage. Étant donné la présence de Jim Wynorski à la réalisation, on a droit à une mise en scène involontairement surréaliste et fantaisiste de par ses nombreuses maladresses au niveau des cadrages et des plans mal raccordés ensemble. Heureusement que le résultat d'ensemble manque de prétentions et que l'on se bidonne joyeusement pendant la projection, sinon ce ne serait plus qu'un navet supplémentaire. D'ailleurs, les acteurs ne se prennent nullement au sérieux dans leur jeu. C'est tout dire! Mathieu Lemée

Ou les aventures réellement Z, de la gentille créature du Marais, confrontée au méchant Dr Anton Arcane (Louis Jourdan plus cabotin que jamais) dans un décor, allant du jardin de la propriété, à un labo basique, ou se plaignent quelques créatures caoutchouteuses, issues des expériences du cinglé, un Dr Moreau du pauvre... Humour très lourdingue/scénario Z/acteurs 100% Z/ Z quoi!... La jaquette parle de second degré réjouissant...moi je dirais plutôt du seconde zone, réjouissante ?, ça ç'est encore à voir !... Granger s'exhalte une fois de plus, en présentation, sur Wynorsky, réal plus Bis/Z  que lui tu meurs !... et c'est tant mieux, au fond, et je garde en souvenir, un Z (vu à l'époque en vhs) avec gonzesses à très très grosses poitrines, "LOST CONTINENT" si mes souvenirs sont justes. J'en ai encore le kiki tout dur, rien qu'à y penser. Du "petit Russ Meyer illustré" en quelque sorte.

À noter pour ce "retour" un générique magnifique, alliant bande dessinée et titre 100% Real Rock, el standard, s'il en est, "BORN IN THE BAYOU" de Creedence, couillu et pêchu, un générique classieux, et 100% Bis. Vince Rogers

La Créature des marais, improbable super-héros végétale au look de chou-fleur humanoïde, revient sept ans après une première adaptation cinématographique pas franchement excitante signée Wes Craven. C'est le zédeux Jim Wynorski qui reprend les rênes pour un film volontiers axé vers la gaudriole baignée d'humour bêtifiant. Louis Jourdan y retrouve son rôle du méchant Dr. Arcane, savant fou à la recherche de la formule de la jeunesse éternelle et produisant des êtres hybrides tel un Dr. Moreau de pacotille, constituant un bestiaire loufoque composé d'entre autre un homme-éléphant, un homme-hippopotame ou même un magnifique homme-sangsue qui se prendra une rouste sévère de la part de la Créature des marais.

L'histoire commence lorsqu'Abby Arcane, la belle-fille fleuriste du vilain docteur, débarque dans la propriété de son beau-papa, sorte de forteresse perdue au milieu des marais entourée de gardes armés vêtus de combinaisons oranges du plus bel effet et faisant les cent pas aux abords d'un jardin truffé de mines anti personnelles (on se croirait presque dans LE RETOUR DES TOMATES TUEUSES). Lors d'une promenade, Abby est attaquée par les sbires du docteur mais est sauvée par la Créature dont elle tombe rapidement amoureuse malgré son look de composte sur patte. Entre temps, la maîtresse du Dr Arcane découvre que l'homme qu'elle aime n'est qu'un affreux égoïste et le chef de la sécurité qui s'avère être un idiot de la pire espèce, peine à retrouver la trace de l'homme végétale.

Monstres en latex, action cartoonesque, dialogues parfois hilarants (" Hey Spinashman !! " hurle le chef de la sécurité), et un casting de gonzesses bien roulées (Heather Locklear dans le rôle d'Abby, Monique Gabrielle portant la grosse pétoire en sous-cheffe de la sécurité et Sarah Douglas est la maîtresse d'Arcane), voila la recette de RETURN OF THE SWAMP THING. Un film stupide mais assumant complètement sa stupidité. Son visionnement en devient inévitablement divertissant et est du genre à rincer le cerveau après une journée un peu trop chargée. Autrement dit, c'est nettement mieux que le film de Wes Craven. Et on relève avec amusement la scène où le chef de la sécurité et Monique Gabrielle comparent leurs cicatrices dans un esprit de compétition, scène reprise quasiment à l'identique dans L'ARME FATALE 3 ! Kerozene

REVEIL FATAL aka Deep Freeze aka Ice Crawlers - John Carl Buechler avec Götz Otto, David Millbern, Alexandra Kamp-Groeneveld, 2003, États Unis, 80m

Quelque part en Antarctique, le professeur Jacobson arrive avec un groupe d'étudiants sur la base de forage de GeoteK. En pleine tempête, tout ne tourne pas aussi rond que prévu, voyez-vous, il y a bibitte sous glace. Un énorme trilobite (ce n'est pas une bibitte à trois bites, non), puceron préhistorique sensé mort depuis 10 millions d'années, bouffe tranquillement le personnel. Entre deux séances de flirt et avec un psychopathe par-dessus le marché, arriveront-ils à découvrir le pot aux poux avant que tout le monde finisse en fiente de cloporte ?

Il semble bien que le métier de spécialiste des effets spéciaux mène souvent à celui de réalisateur. Nanti vraisemblablement d'un budget restreint, on ne croit pas une minute à ce faux décor de base et ces acteurs faiblards cramponnés à un scénario encore plus faible, Buechler livre le minimum et on ne s'ennuie pas trop. Mais comme scénario rempli de personnages unidimensionnels et cons, c'est réussit. Comme menace, on a déjà souvent vu mieux, pas difficile de se débarrasser d'un trilobite. Godzilla en avait plein la carapace ! Le film se termine et on est pas plus intelligent. J'avait juste le goût de voir un film de monstre. Évitable. Mario Giguère

the REVENGE OF DR. X aka The Double Garden - Kenneth G. Crane, 1970, États Unis/Japon

Un film sur scénario d’Ed Wood Jr. Incrédible. Un vieux savant qui a besoin de repos s'en va passer quelque temps au Japon. Il en profite pour croiser deux plantes carnivores, question de prouver que l'homme a ses origines dans l'océan en créant un homme plante carnivore. Tout ça avec plein de références directes à Frankenstein. De la belle musique d'orgue Hammond, de jolies japonaises, un monstre gogo à souhait et un faux volcan. Que demander de plus, ah ah ! Mario Giguère

Ici pas de revanche ni de Docteur X au programme mais seulement un Dr. Bragan scientifique de la NASA, pour ainsi dire plutôt stressé. Ne cessant de vociférer sur ses collègues pour le moindre problème, il accepte de prendre quelques jours de congés sur les bons conseils de son plus proche collègue. C'est ainsi que le Dr Nakamura, lui propose de se rendre au Japon, dans sa demeure familiale, juste habitée par sa cousine, scientifique à ces heures... A peine arrivée, Bragan, fasciné par la serre jouxtant la demeure, décide pour tuer le temps, de se remettre à la botanique, ses premiers amours ! Il ressort par la même de derrière sa cervelle dérangée, son projet d'étude de la flore et sa théorie selon laquelle les êtres humains sont les descendants de plantes ! ! Bragan toujours aussi obsessionnelle et abusif avec son assistante Noroko, décide d'effectuer un greffon expérimental à partir d'une plante carnivore et réussit à créer le Sectovorus, une créature bien vivante, sorte de power rangers végétal avec des gants de boxe, qui ne va pas tarder à engloutir souris, poulets et chiots, Bragan allant jusqu'à lui servir du sang humain pour la maintenir en vie. Mais lorsque le Sectovorus se déracine pour effectuer ses premiers pas, le Dr Bragan devra se décider entre protéger sa création ou la détruire, pour sauver l'humanité.

Doté d'un budget de toute évidence très faiblard, ce nanar botanique ne fascinera même pas les jardiniers en herbe. Si il ne se passe pour ainsi dire rien avant l'arrivée de Bragan dans la serre, il ne se passe à peu près rien non plus lorsqu'il débute ses expériences. Il est vrai que gratter quelques tiges ou effectuer des greffons sur des plantes n'a rien de vraiment excitant au niveau cinématographique ! L'ennui nous poursuivra donc jusqu'à l'apparition de Sectovorus auquel Bragan donnera vie une nuit d'orage dans le plus pur style du célèbre Frankenstein. Mais lorsque l'on découvrira la chose ainsi créée, il y aura vraiment de quoi esquisser de larges sourires....

Bref, un film qui dissuade fortement de se mettre à la botanique ! Marc Evil

REVOLT OF THE ZOMBIES - Victor Halperin avec Dorothy Stone, Dean Jagger et Roy D'Arcy, 1936, États Unis, 65m

Durant la première guerre mondiale, un scientifique fou trouve la formule pour ramener les morts à la vie et s'en sert pour créer des super soldats intuables. Comme ses patrons trouvent ces expérimentations dégoûtantes, le scientifique se retrouve à être emprisonné à vie mais trouve quand même le moyen de cacher sa formule avant d'être derrière les barreaux. Après la guerre, une expédition formée de deux jeunes hommes, un général et sa fille sont envoyés au Cambodge pour retrouver la fameuse formule. Alors si vous faites l'équation de la découverte de la formule avec en plus un triangle amoureux qui se forme entre les deux jeunes hommes et la fille du général, vous devinerez qu'on s'enligne vers du tragique.

Victor Halperin avait offert ce qui était fort probablement le premier film de zombies avec WHITE ZOMBIE, voilà qu'il tentait sa chance quatre ans plus tard avec REVOLT OF THE ZOMBIES qui n'est malheureusement pas l'ombre de son prédécesseur. Évidemment il faut toujours mettre les choses en contexte, mais néanmoins, il faut comprendre qu'un film de zombies où on a droit à deux minutes de zombies, qu'on soit dans les années trente ou 2000, c'est toujours décevant. Le meilleur moment et probablement un des seuls est le flashback avec les morts vivants durant la guerre, qui s'amènent lentement et insensibles aux balles vers l'ennemi. Sinon, c'est très ennuyeux et surtout très mou. L'idée du triangle amoureux aurait pu être intéressante mais c'est si peu entraînant que ça tombe dans l'agacement. On a hâte au dernier dix minutes où on va finalement voir ce qu'on nous promet dans le titre, pour finalement être encore déçu devant le genre de zombies qu'on nous donne. Si vous devez tout voir ce qui s'est fait au cinéma mettant en scène les bouffeurs de cervelles, vous serez sans doute intéressé. Sinon, je vous suggère vivement de passer votre tour. Abba

The RING - Gore Verbinsky, 2002, États-Unis

Il existe une certaine cassette qui, après l'avoir regardée, vous apporte la mort sept jours plus tard. Une journaliste qui enquête sur la mort de sa nièce regarde la cassette et a donc sept jours pour comprendre le mystère de l'enregistrement, pour se sauver, sauver son fils et le père...

Remake du film japonais RINGU, The Ring suit l'intrigue de l'original avec une distance curieuse. Je déclare tout de suite que j'ai aimé le film, mais que je préfère définitivement l'original pour plusieurs raisons. En premier les acteurs enfants, Aidan et Samara ne sont pas aussi convainquant que les originaux, ils en font trop, Aidan est particulièrement trop "adulte" dans son sang froid perpétuel. Pourquoi as-t-on presque obnubilé l'aspect parapsychologique pour se concentrer sur la mort de ces chevaux ? Parce que les jeunes filles normales aiment les chevaux et que Samara est tellement méchante qu'elle les déteste ? Cela donne lieu à une excellente séquence, ceci étant dit, du cheval qui plonge à l'eau. Personnellement je trouve que la première finale, celle du puit, n'a pas la tension de l'originale et pourquoi détruire le plancher à la hache au lieu d'accéder au-dessous du chalet ? Pourquoi une cabine décrépite au lieu des nouvelles cabines de l'original ? C'est plus épeurant ? La cassette: est-ce une idée que j'ai ou les images sont en grande partie des prémonitions au lieu de souvenirs de l'enfance de Samara ?

Je répète que tel quel le film a un bon impact indéniable, j'apprécie, mais les choix qui diffèrent énormément du scénario original sont fort discutables. Il reste un film fantastique qui se prend au sérieux et qui a connu un grand succès mérité, ce qui va sûrement aider le paysage fantastique américain. Mario Giguère

RING OF TERROR - Clark L. Paylow avec George E. Mather, Esther Furst, 1962, États Unis, 64m

Le gardien d'un cimetière nous introduit le sujet d'une de ses pierres tombales. Lewis B. Moffitt est étudiant en médecine et il a la réputation de n'avoir peur de rien. Malheureusement ce n'est pas tout à fait juste et l'épreuve qu'on lui donne pour confirmer son adhésion à sa fraterie lui sera fatale.

Aussi bête que ça. Sans parler des sempiternels étudiants joués par des acteurs beaucoup trop âgés. En fait la seule façon de comprendre et de peut-être accepter un tel ratage est de supposer qu'on a vu le pilote d'une émission de 30 minutes, qui n'a pas trouvé preneur, et qui a été rallongé à 64 minutes. Parce que tout se joue en deux minutes à la fin. Que l'on pense à Mario Bava qui tournait un petit chef d'oeuvre avec un pareil sujet, le protagoniste devant voler une bague sur la main d'un mort. L'hypothèse n'est pas folle, le réalisateur ayant tourné seulement quelques épisodes d'une série télévisée, ce titre n'étant que sa seule réalisation, il sera assistant réalisateur, toujours en télévision, pour le reste de sa longue carrière. D'ou l'expression que j'utilise peu souvent: incommensurablement lamentable ! Mario Giguère

THE RIPPER - Christopher Lewis avec Tom Savini, 1985, États Unis 

Le professeur d'un high school américain qui donne un cours sur les CRIMES AU CINÉMA avec comme principal sujet pour ses premiers cours: Jack L’Éventreur. Trouve une bague ayant déjà appartenu à Jack L'Éventreur (quelle coïncidence!) dans un pawn shop et curieusement dans les jours qui suivront des jeunes femmes se feront assassinés. THE RIPPER (1985) est selon ses producteurs le premier film américain d'horreur à être directement tourné en vidéo. Le film à été tourné en 14 jours avec un budget passablement réduit (nombreuses scènes tournées dans des appartements pour économiser de l'argent, comédiens médiocres qui sont sans aucun doute des proches du metteur en scènes, etc). Le film est assez banale et est filmé vraiment platement. Mais le film bénéficie d'excellent effets spéciaux gore (égorgement et extirpage de tripes à pleines mains) et comporte un excellent coup de marketing: la présence du pape du gore TOM SAVINI dans le rôle de Jack L'Éventreur ! Une excellente idée afin d'aguicher l'amateur (et dans mon cas ça à fonctionner). Mais attention, Tom Savini n’apparaît que lors des 3 dernières minutes du film! C'est certain que sa présence amène un baume sur cette entreprise et qu'il a sa prestation à coeur (il a lui-même amener son costume sur le tournage). Mais ce film constitue presque un rip-off! Il faut attendre 90 minutes avant d'avoir sa présence et pendant tout ce temps l'amateur croit qu'il s'est fait arnaquer. C'est d'autant plus choquant parce que dans le no 50 de FANGORIA, ils consacraient une pleine page au film et tout était mis sur la présence de Tom et que la pochette du film à l'audace d'annoncer un nouveau classique de l'horreur. Bref, THE RIPPER est un produit tout à fait inégal qui frise la nullité le plus profond et qui est miraculeusement sauvé que par quelques rares scènes gore intenses et un faible 3 minutes de Tom Savini. C'est payé assez cher pour devoir subir 90 minutes de merde. Black Knight

The RIVERMAN - Bill Eagles, États Unis, 2004, téléfilm 

Bob Keppel, ancien criminologue de renom devenu professeur d'Université, est chargé de reprendre du service afin de dresser le profil d'un serial-killer qui terrorise la ville de Seattle. Celui-ci, surnommé le "tueur de Green River" va raviver les traumatiques souvenirs du criminologue, qui a jadis travaillé sur le cas de Ted Bundy. Bientôt, ce dernier interpelle le criminologue depuis sa prison...

Basé sur un livre d'investigation écrit par Robert Keppel (le vrai), ce téléfilm - sur lequel je suis tombé par le plus grand des hasards - se situe clairement au-dessus de la moyenne du genre. Comme souvent à la télévision, la part belle est faite aux deux acteurs principaux. Et ce coup-ci, c'est une excellente pioche ! Bruce Greenwood livre en effet une composition marquante dans ce rôle de criminologue tourmenté, en proie à un passé douloureux. Quant à Cary Elwes, il est tout simplement génial, plein de magnétisme machiavélique dans le rôle de Ted Bundy : une prestation hypnotique et riche en salacité, dans la lignée de son rôle dans SAW. Alors, bien sûr, il s'agit d'un téléfilm, il n'y a donc ni effusion de sang ni violence graphique, mais le rendu psychologique du face-à-face entre les deux hommes s'avère assez prenant. Le jeu de miroirs, qui naît entre les tueries de Green River et les crimes passés de Bundy, fait également circuler un trouble certain. Stelvio

The RIVER: LEGEND OF LA LLORONA - Terrence Williams avec Will Morales, Mary Sanchez, 2006, États Unis, 73m

La légende de la LLorona a inspiré de nombreux films mexicains, y comprit la rencontre avec notre lutteur mexicain préféré: Santo. Pourtant, aussi populaire est la légende, elle ne se prête pas vraiment à des adaptations très dynamiques. Cette femme qui a tué ses enfants en les noyant, pour oublier son crime, mourir dans les mêmes circonstances et chercher constamment ses enfants, quitte à tuer les premiers sous sa main, se promène tout le long des films appelant ses enfants. Ici Terrence Williams la place dans un contexte plus sordide. Un mafioso a kidnappé une jeune fille qu'il s'en va vendre pour enfin faire l'argent dont il a besoin. Malheureusement sa voiture est accidentée lorsqu'il croise le fantôme de la Llorona et il passera une très longue nuit avec les habitants d'un hôtel aux prises avec la Llorona.

Réputé tourné en six jours, le cinéaste est obligé de tourner les dernières scènes sur fond bleu, très visible. Le résultat est amateur, tout comme l'aspect de la Llorona, presque une version fauchée de la Sadako de Ring. On préférera d'autres incarnations de la légende. Mario Giguère

RIVERWORLD - Kari Skogland avec Brad Johnson, Emily Lloyd, 2003, États Unis/Nouvelle Zélande, 90m, TV

Difficile à apprécier à sa juste valeur, RIVERWOLRD est l'adaptation des deux premiers livres d'une longue série écrite par le regretté Philip Jose Farmer. On y pose donc les bases pour une série télévisée ou une série de films qui ne s'est pas matérialisée. Qui plus est pas vraiment réputé pour ne pas être fidèle au matériel d'origine. Au demeurant:

Un astronaute qui meurt se réveille dans une bulle sous l'eau. Délivré par un homme dont il ne peut voir le visage, il se retrouve sur la plage avec plein d'autres gens "ressuscités" sur une planète inconnue. Qui plus est, c'est de toutes les époques de l'humanité, de partout et parfois plus jeunes, que ces hommes et femmes tentent de percer le mystère de leur nouvelle "vie". Rapidement ils sont capturées par le guerrier qui a imposé sa loi dans le coin. S'évadant, un groupe va rejoindre une colonie qui construit un bateau pour descendre la rivière qui traverse la planète.

Tourné en Nouvelle Zélande, on y retrouve plein d'acteurs qui ont fait les beaux jours d'Hercules et Xena, comme le regretté Kevin Smith dans son dernier rôle. Si les décors naturels sont magnifiques, la direction artistique n'est pas toujours très originale. L'intrigue de base a aussi des airs de "déjà vu", capturés par un barbare, on s'évade, on se révolte. Tout ceci étant dit le rythme est intéressant et on ne s'ennuie pas, mais on reste sur notre faim, car la fin est évidemment très ouverte à une suite qui ne s'est pas présentée. Dommage. Une autre production SciFi Pictures pour le célèbre réseau américain. Mario Giguère

The ROAD TO RUIN - Dorothy Davenport & Melville Shyer avec Helen Foster, 1934, États Unis, 62m

La mère d'Ann est bien contente lorsqu'un jeune homme la ramène à la maison après le collège. Erreur. Il l'entraîne sur le mauvais chemin, la faisant boire, fumer et ayant des relations qui vont un peu trop loin. Faut dire qu'Ann ne laissait même pas les jeunes homme l'embrasser ! Pas grave, Ann semble s'y habituer, mais lorsqu'un bel homme distingué lui fait la cour, elle laisse tomber son Tommy et se retrouve dans des partys ou l'on va un peu plus loin. Tout ça jusqu'à une soirée ou la brigade des moeurs débarque quand quelques invités prennent leur bain en tenue d'Adam. Ann n'a pas de maladie honteuse, mais elle est enceinte et l'avortement clandestin préconisé par le père tourne mal.

Remake d'un film éponyme de 1928, le film ne pêche pas par subtilité et accumule les malchances pour la pauvre Ann, au demeurant très sage et pudique et qui n'a que pour malheur de ne pas dire assez souvent non ! Autrement dit, si elle meurt dans une fin hautement mélodramatique, ce n'est qu'à cause d'un médecin ignoble. De nos jours ce ne serait qu'une adolescente de plus qui explore des mondes pas très catholiques, certes, mais son histoire se terminerait décidément mieux. Aucune scène grivoise, tout se passe hors caméra. C'est long, malgré la courte durée du métrage. Mario Giguère

ROBOT MONSTER - Phil Tucker, 1953, États Unis 

Mais quelle merveille. Les vilains Ro-Man, de gros gorilles avec un aquarium sur la tête, veulent exterminer la gente humaine de la Terre à l'aide d'une infernale machine qui fait des bulles. Malgré la puissance destructrice de celle-ci, 6 personnes ont su résister aux assauts plein de fureurs de l'envahisseur. Seuls au monde, ils résisteront jusqu'au bout ! Incroyablement incroyable. Un pur chef-d'oeuvre de niaiserie et d'imbécilité, tant au niveau de dialogues que de l’histoire. Le Ro-Man à la démarche pataude est absolument somptueux et surtout très menaçant. Attention au moment où il tend la main pour user de son rayon killer !Attention aussi aux scènes ou le Ro-Man se ballade dans le désert ! Mais le plus merveilleux reste la machine à bulle destructrice, qui a elle seule justifie la place de ROBOT MONSTER au panthéon des nanars bestiaux. J'ai appris que le réalisateur a fait une tentative de suicide lorsque les critiques ont chié sur son film (les imbéciles, se doutaient-ils seulement un instant de la merveille qu'ils venaient de voir ?). J'ai aussi appris que la K7 éditée chez Rhino Video a un plus qui n'existe pas sur le print original: l'apparition fortuite d'une barre noire censée couvrir les seins de l'héroine. Pourquoi ? Pour rajouter au kitsh ! Kerozene

ROCK ALIENS aka VOYAGE OF THE ROCK ALIENS - James Fargo, 1988, États Unis 

Des extraterrestres aux commandes d'un vaisseau en forme de guitare flying V se rendent sur Terre dans le but de découvrir les origines du rock'n roll. Ils débarquent aux abords d'un lac radioactif habité par un monstre tentaculaire. Les jeunes du coin sont menés par le bout du nez par Frankie (Craig Sheffer), leader d'un groupe de rockabilly, portant banane sur le crâne et blouson noir sur les épaules. Tout le monde redoute Frankie et se plie à ses exigences. Mais sa copine (Pia Zadora), dont le rêve de chanter sur scène est systématiquement anéanti par Frankie, tombera sous le charme du leader extraterrestre (Tom Nolan) qui lui propose de quitter la Terre...

James Fargo, ancien collaborateur de Clint Eastwood, signe ce qu'il pensait sans doute devenir une comédie musicale culte à l'instar du ROCKY HORROR PICTURE SHOW. Et c'est au final une énorme boutade kitsch et carnavalesque estampillée 80's à mort qu'il nous livre là. Tout est absolument ringard, risible, voire même navrant. Les extraterrestres rockeurs sont vêtus d'uniforme rose, ils sont accompagnés par un robot qui se transforme en bouche à incendie pour passer inaperçu, la bande de rockeurs applique le manuel du parfait petit loubard, la musique est forcément d'époque (on nous ressort "When the Rains Begin to Fall" chanté par Pia Zadora et Jermaine Jackson plusieurs fois durant le film), Michael Berryman joue un serial killer armé d'une tronçonneuse qui s'enraie (et qui sera réparée par une de ses victimes potentielles), le shérif est une petite bonne femme à côté de la plaque... et ce cocktail pas toujours digeste est alimenté de séquences musicales oscillant entre rock'n roll et disco, animées par un casting dansant et chantant avec une conviction déconcertante. On retiendra certains gags débiles, comme Tom Nolan qui explose littéralement au moment où il rencontre Pia Zadora où l'arrivée des extraterrestres dans un gymnase par les toilettes.... Il faut bien admettre tout de même que Pia Zadora a du charme, mais sa présence ne suffit pas à faire digérer celle de Craig Sheffer qui affiche ici une véritable tête de vainqueur sur laquelle on peut lire " tape moi dans la gueule, je le mérite ". L'ensemble a terriblement mal vieilli et se regarde aujourd'hui comme une sorte de curiosité hybride et navrante d'un autre temps. Kerozene

ROCKETSHIP X-M, Kurt Neumann avec Lloyd Bridges, Osa Massen, 1950, États Unis, 77m

Le film débute alors que dans dix-sept minutes, la première fusée habitée par des humains va partir pour la lune (d'ou le X-M pour eXpedition to the Moon, ou expédition vers la lune). On a quand même le temps pour une petite conférence de presse. Cinq minutes avant le départ on embarque dans la voiture qui nous amène à la fusée. On était pas nerveux à l'époque ! Une seule femme à bord, une scientifique, collaboratrice du professeur quia inventé le carburant nécessaire au voyage d'une durée prévue de quarante huit heures. Elle se fera demander tout le long pourquoi elle n'a pas privilégié ses qualités dites féminines, machisme oblige. Erreur de calcul, les moteurs s'éteignent entre la terre et la lune. Calcul rapide et on change la formule en inversant des cylindres et on se trompe. La fusées s'emballe et on se réveille près de Mars ! On est pas pour manquer de visiter la planète rouge. La pellicule, jusqu'à présent en noir et blanc est teintée de rouge. On découvre alors une civilisation détruite par une guerre atomique, aux survivants ravagés par les radiations.

Loin des délires science fictionels qui suivront, pas de monstres dans cette aventure très sérieuse, bien filmée par un Kurt Neuman qui fait du beau travail avec un budget limité. Beaucoup de dialogues, un fatalisme quelque peu surprenant et ce qui est proclamé comme le premier film qui averti les hommes des dangers d'une guerre atomique et de la destruction d'une civilisation qui peut en résulter. Osa Massen est très crédible en scientifique qui s'est dévouées à la science, mais le discours répétitif qui l'amène à reconsidérer ses choix semble bien dater aujourd'hui. On était bien avant la révolution sexuelle et on a au moins le mérite de ne pas lui faire servir le café. Je en me rappelle pas l'avoir vu dans ma jeunesse mais si c'est le cas, l'absence de monstre me l'a fait oublier. Il reste un film au rythme intéressant, un scénario qui nous amène là ou on ne s'y attendait pas, idée qui a probablement inspiré les scénariste d'Abbott et Costello trois ans plus tard, comiques qui atterriront à la Nouvelle Orléans et sur Venus alors qu'ils allaient sur Mars. Mario Giguère

ROCK ROCK ROCK - Will Price, 1956, États Unis 

Un film rock'n'roll comme c'était la mode à la fin des années 50... pour attirer le public jeune en salle!

Ici, une vague histoire sur une minette, copine d'un crooner insupportable, qui cherche à se faire du blé pour s'acheter une robe... aucun intérêt l'histoire, le but du jeu, c'est retrouver en chair et en os des chansons à vous foutre froid dans le dos!

On a droit alors dans les meilleurs et filmés dans des shows TV : Johnny Burnette & the rock'n'roll trio, Frankie Lymon (qui est mort seul comme un chien d'une overdose dans les années 60, en panne de succès!), les moonglows, et Chuck Berry.

Tout l'intérêt de ce genre de film "vintage" se résume à regarder les fringues, les bagnoles, les scènes de danses et les "stars" de l'époque.

Pour aficionados du vrai rock'n'roll, mozerfuckers!!! Franfran

the ROCKY HORROR PICTURE SHOW - Jim Sharman, 1975, États Unis

On n'en fait plus des films comme ça. Si vous avez envie d'une bonne vieille comédie musicale "glam rock" d'horreur, ne cherchez pas ailleurs. Je ne sais pas si les chansons sont réellement interprétées par les comédiens, mais elles donnent une dimension mythique au récit et sont vraiment à propos. Nullement ridicules. Ça vous donne presque envie d'écrire une comédie musicale, ma foi...  Ce conte de vampires immoraux et échangistes sied à une soirée de popcorn et de rut, et si ça vous dit de voir la jeune Susan Sarandon (eh oui, elle a déjà été jeune) se balader pour la majeure partie du film en sous-vêtements, ne ratez pas l'occasion, je crois qu'elle s'est jamais représentée... Orloff

ROCKULA - Luca Bercovici, 1990, États Unis   

Ralph, vampire tricentenaire, n'a vraiment pas de bol. D'abord parce que son reflet dans les miroirs lui prend la tête à longueur de journée avec des théories vaseuses et des morales à deux balles, ensuite parce que sa mère est une vampire possessive et délurée qui s'envoie en l'air avec un gros chauve moustachu, mais surtout parce que tous les 22 ans depuis trois siècles, Mona, celle qui doit devenir sa compagne pour l'éternité, se fait tuer dans les mêmes conditions: le soir d'Halloween, un pirate à la jambe de bois la cogne à mort à l'aide d'un os à moelle! Comprenez par là que Ralph est le plus vieux puceau du monde. Nous sommes donc en 1990 et notre vampire pacifiste (il se nourrit grâce à la banque du sang) tombe sur la nouvelle incarnation de Mona: elle est belle et elle est chanteuse dans un groupe pop tout moisi. Pour la séduire, Ralph va monter son propre groupe de rock: Rockula, avec lequel il pond des morceaux de zizik tout aussi pourris. Mais la stratégie est bonne puisque nos deux tourtereaux tomberont dans les bras l'un de l'autre avant d'enregistrer un tube en duo! Seulement Stanley, le producteur de Mona et excentrique tordu lancé dans la promotion de cercueils à options, ne voit pas cette union d'un très bon œil...

Etrange projet que ce ROCKULA, une comédie musicale fantastique produite par la Cannon qui marche sur les traces pourtant pas très glorieuses de films comme ROCK ALIENS. C'est le réalisateur du premier GHOULIES qui met tout ça en boîte - ce explique peut-être pourquoi Ralph a l'air d'un troll ventripotent lorsqu'il se transforme en chauve-souris. L'ensemble est assez navrant mais peut-être saura-t-il séduire les amateurs de rock-pop des années 1980 qui peuvent se délecter des performances scéniques du groupe Rockula qui va même jusqu'à nous faire une performance de hip hop. Seul le personnage de Stanley, littéralement insupportable de connerie, sauve l'ensemble du naufrage tant il est débile. Kerozene

ROLLERBALL - John McTiernan, 2002, États Unis

Tout le monde se souvient du ROLLERBALL de Norman Jewison, ce film de politique fiction dans lequel ça causait sec entre deux scènes d'un jeu futuriste ultra violent pour l'an de grâce 1975. Le film avait été jugé extrêmement violent à ce moment, force est de constater qu'aujourd'hui il s'est ramassé un certain coup de vieux qui le fait passer avant tout pour une oeuvre bavarde plutôt qu'un film réellement violent. John McTiernan, grand sentimentale devant l'éternel, s'est dit qu'il était temps de dépoussiérer le concept jouissif du jeu Rollerball et d'en tirer le film que tout le monde voulait réellement voir, c'est à dire un film mettant en scène un jeu vraiment barbare et vraiment ultra violent dans lequel les coups envoyés impliquent des nez broyés, des dents éclatées et des crânes brisés, et surtout, de ne pas en disperser 10 petites minutes au sein d'un film de deux heures mais bien de centraliser le film sur le jeu lui-même. Et soyons honnête, un concept pareil a tout pour exciter.

McTiernan a donc réalisé son film barbare, mais ses producteurs, à savoir la MGM, n'étaient pas franchement ravis du résultat. Du coup, à l'image de son 13ème GUERRIER, McTiernan a vu son film remonté, permettant à la MGM de livrer alors un film plus édulcoré. Cependant, il a eu la possibilité de superviser le montage final. Et très franchement, le résultat est vraiment bon. Le film va là où l'on veut, c'est à dire dans l'arène, et nous permet de bénéficier de scènes réellement brutales d'un jeu sanguinaire entièrement gérer par un Jean Reno avide d'audimat. Toutes les bassesses seront ainsi abordées afin de rendre le jeu plus brutal que jamais afin de booster le taux d'audience. Exit donc la critique politique du premier film pour laisser la place à une critique fort efficace et tout à fait d'actualité des médias, comme en témoigne le succès actuel des reality show toujours plus graveleux.

ROLLERBALL est un film bourrin et réellement violent malgré le fait que son contenu se soit vu allégé, et de ce fait, fait espérer une improbable sortie uncut un jour ou l'autre. Kerozene

The ROOM - Tommy Wiseau avec Tommy Wiseau, Juliette Danielle et Greg Sestero, 2004, États Unis, 99m

Johnny c'est un sale bon gars, un banquier talentueux et amoureux comme un fou de sa succulente fiancée Lisa. Cette salope manipulatrice profite du beau Johnny, restant avec lui plus pour sa situation financière que pour notre héros. Vipère détestable, elle profite du jeune Mark, meilleur ami de Johnny et tisse sa toile autour de lui dans ses plans aussi obscurs que dangereux. Puis il y a la maman de Lisa qui veut voir sa fille sa marier et Denny, confus, adolescent qui se pose des questions sur son avenir et sur la vie en général. C'est l'histoire de l'amour, de la trahison, de la confiance.

Vous savez, on a tous un jour cette fameuse impression qu'on a vu le pire film du monde. Je l'attendais ce moment avec beaucoup d'impatience car bon, je suis encore jeune, encore aux études et malgré que j'aille consommé beaucoup de bouses et de navets, je n'avais jamais pu goûter à une expérience totale du mauvais. THE ROOM est définitivement une expérience inoubliable et absolument hilarante, mettant devant les projecteurs un certain Tommy Wiseau, figure devenu maintenant culte, qui agit ici tout en retenu comme réalisateur, producteur, scénariste et évidemment rôle principal dans ce festival du n'importe quoi, de dialogues nuls et d'interprétations absolument médiocres.

Ce qui est le plus troublant là-dedans, ce n'est pas de savoir qu'un mec d'une telle incompétence puisse avoir eu l'argent pour faire un film aussi mal chié, mais qu'un scénario aussi débile et des dialogues qui ne peuvent pas s'empêcher de partir autant en couilles puisse sortir de l'esprit d'un individu qui prenait la chose au sérieux. Car c'est foutrement sérieux THE ROOM, on pète des crises, on n'hésite pas à montrer du nichon et à même sortir un flingue quand il le faut. On commence le tout rapidement avec une scène de baise, et tant qu'à vouloir montrer du cul aussi bien en montrer longtemps, 2 minutes, 5 minutes? Pourquoi pas 10 minutes? Ensuite, l'action avance un brin et, OH OUI GÉNIAL! LA MÊME SCÈNE DE CUL! Il faut dire que le soft sex dans une image poudrée, c'est toujours efficace. Mais c'est par la suite que le film va littéralement devenir l'archétype dominant de ce génie si délicieux à voir évoluer que celui de l'incompétence.

Quand ça parle avec Tommy Wiseau, c'est toujours dans la plus grande subtilité et dans la finesse des grands. Comme dans cette scène où Johnny parle avec Mark, son meilleur pote.

Mark: How was work today?
Johnny: Oh pretty good. We got a new client... at the bank. We make a lot of money.
Mark: What client?
Johnny: I can not tell you, its confidential.
Mark: Oh come on. Why not?
Johnny: No I can't. Anyway, how is your sex life?

Plus tard dans une discussion tout aussi inspirée.

Mark: I used to know a girl, she had a dozen guys. One of them found out about it... beat her up so bad she ended up at a hospital on Guerrero Street.
Johnny: Ha ha ha. What a story,Mark.

Il faut vraiment l'entendre pour le croire. Je n'ai jamais entendu des dialogues aussi minables de ma vie et l'intérêt se transforme dans un plaisir un peu malsain de voir jusqu'où Wiseau repoussera les limites du dialogue qui part totalement en couilles. Selon moi, le meilleur moment est définitivement quand Wiseau apprend que sa douce l'accuse de l'avoir battu et qu'il laisse libre cours à son talent de comédien.

Johnny: I did not hit her, it's not true! It's bullshit! I did not hit her! I did naaaht. Oh hi Mark.

Voilà, un parfait exemple du virage 360 que prend plusieurs des scènes du film, passant du tragique forcé à la discussion décontracté avec le meilleur pote. C'est de faire du sens dans toute cette histoire, dans les motivations profondes de personnages complètement vides et qui apparaissent souvent de nulle part pour n'offrir rien de consistant à l'histoire. Pourquoi avoir ajouté une scène de flingue dans cette histoire qui n'est pas du tout dans le ton? Pourquoi tous les dialogues démarrent par ''Oh Hi''? Pourquoi on rentre dans l'appartement de Johnny comme dans une grange, c'est une commune? Qu'est ce qui est arrivé au visage charcuté de monsieur Wiseau? Je ne saurais répondre à aucune de ces questions ni continuer d'avantage sur ce film. Tout ce que je veux rajouter, c'est que Wiseau fait encore de la promotion avec THE ROOM qui est devenu un phénomène et désormais vend le tout à son public comme une comédie, j'imagine que c'est mieux pour lui. Abba

ROSEMARY'S KILLER aka THE PROWLER aka GRADUATION - Joseph Zito avec Vicky Dawson, Christopher Goutman, Lawrence Tierney, Farley Granger, Cindy Weintraub, 1981, États Unis, 1h29

"Pritcher School, institution réservée aux jeunes filles, est en liesse : aujourd'hui, c'est la remise des diplômes et la petite fête qui doit suivre promet d'être étourdissante. Pour les étudiantes, cette soirée représente une victoire sur Mr. Chatham, membre du conseil de l'école : depuis 35 ans, il était parvenu à interdire cette cérémonie parce que, durant la nuit qui avait suivi, 35 ans plus tôt, Rosemary Chatham et son finacé avaient été sauvagement tués à coup de fourche et l'assassin, un mystérieux rodeur en tenue de G.I., court toujours..."

Le "pitch" ainsi énoncé au dos de la jaquette (édition Fil à Film) ne trompe pas : ROSEMARY'S KILLER (récemment réédité en DVD chez Blue Underground) semble devoir faire partie des slashers "archétypaux", respectant toutes les règles du genre. Le visionnent le confirme pleinement. Joseph Zito, auteur deux ans plus tôt du TUEUR DE MANHATTAN, et futur exécuteur des basses œuvres pour Chuck Norris (PORT ÉS DISPARUS) ou Dolph Lundgren (SCORPION ROUGE), signe là un film bien rythmé et riche en meurtres sanglants. Chargé des SFX, Tom Savini s'en donne à cœur joie pour satisfaire les amateurs de gore bien pulvérisant. Les meurtres se succèdent dans une épaisse obscurité, le suspense faiblit peu et l'on ne regarde pas trop l'heure. Pour une plus grande cohérence du récit, la part des personnages secondaires a été réduite au maximum. Le seul reproche que l'on pourrait finalement faire à cet excellent slasher serait son trop grand sérieux, sa volonté de faire "adulte". On prend du plaisir à le regarder, mais les moments crétins auxquels le genre nous a habitués finissent par nous manquer. Pervers que nous sommes... Stelvio

ROSE RED - Craig R. Baxley 2002 d'après une histoire de Stephen King, États Unis, TV

Une professeur de la faculté de psychologie de l'université de Seattle, spécialisée dans les phénomènes occultes, entreprend de mener une étude sur les manifestations qui se déroulent à l'intérieur du manoir de Rose Red. Ceci aura pour but de prouver l'existence des phénomènes paranormaux et ainsi, de lui valoir respect et célébrité. Accompagnée de six médiums ayant chacun des spécialités différentes (un espèce de Fantastic Four du monde médiumnique), elle tentera de stimuler le manoir à reprendre ses activités fantomatiques.

Ce téléfilm d'une durée de 254 minutes ( croyez-moi, c'est long) ne réussi nullement à nous étonner. L'action tarde à se manifester. Les dialogues sont vides de tout intérêt, bavards, sans queue ni tête. On tente vainement de broder une légende qui se tient sans y parvenir. Pourtant, les décors sont fort intéressants, les muppets qui servent de revenants très réussis mais l'intelligence du récit et le rythme n'y sont pas. Le fait que cette réalisation soit un téléfilm nous impose un minutage propre à la télé et oblige des coupures fort étranges. Je me suis souvent demandé si je n'assistais pas à un GooseBump ou un Fais-moi peur de quatre heures tant le récit ne tient pas la rampe. Les acteurs jouent sans conviction et on assiste à une répétition incessante de scènettes sans aucun lien. On aurait très bien pu condenser le tout en un film de 90 minutes. Le sujet lui-même semble emprunter à la Maison des Damnés de Richard Matheson.

Conclusion, décors et effet spéciaux intéressant, mise en scène, interprétation et réalisation pitoyable.

Intérêt? voir un caméo de Stephen King en livreur de pizza. Watson69

ROSWELL: THE ALIENS ATTACK - Brad Turner avec Steven Flynn, Kate Greenhouse, Heather Hanson, 1999, Canada, TV 

On sait tous qu'en 1947, il y a eu une explosion dans le ciel du Nouveau Mexique et qu'il y a un ou trois sites de crash et que certains disent qu'il y avait des "petits gris" dans un des sites. Dans ce téléfilm drôlement inspiré, les petits gris sont des créations sans âmes, les pilotes chargés de mener deux mercenaires extraterrestres sur terre. Mission: faire disparaître les primates. Mais voilà que le mâle, au look tout ce qu'il y a de plus humain, qui apprend l'anglais en "scannant" un comic book, s'amourache d'une veuve qui travaille à Roswell. La femelle alien de son côté a un plaisir fou à se déguiser en vamp et à séduire tout ;es mâles du coin! Une bombe atomique sur le site de Roswell est modifiée par les aliens et elle doit exploser dans quelques heures, créant l'hiver nucléaire qui nettoiera la planète. L'Amour triomphera-t-il de la haine ?

Dans ma jeunesse, je n'appréciais pas tellement les films de science fiction qui trichaient en nous présentant des extraterrestres à la forme humaine. Voici un bel exemple d'un téléfilm tourné à Winnipeg, Manitoba, au Canada, qui est plus dans la lignée d'un "fait vécu" à saveur X Files sans budget qu'un drame de science fiction un tant soit peu original. La mort de Madame Alien est pissante de rire, l'actrice la jouant court mais ridicule. Lui ressemble de profil un peu à Arnold Schwarzennegger, ce qui était probablement sa plus grande qualité. Bourré de clichés. Pas de quoi en faire un plat ! Mario Giguère

Les RUINES aka The RUINS - Carter Smith, 2008, États Unis/Australie  

[SPOILERS] Un lendemain de cuite, une bande de jeunes adultes en visite au Mexique décide de se rendre sur les ruines d'une pyramide maya qui n'est répertoriée sur aucune carte. Arrivés sur place, ils sont immédiatement reçus par des autochtones du genre peu hospitaliers. Armés de flingues et vociférant comme des damnés, ceux-ci leur font comprendre qu'ils ne sont pas le bienvenus et qu'ils ont tout intérêt à retourner d'où ils viennent, jusqu'au moment où l'une de nos touristes entre en contact avec la plante grimpante recouvrant la pyramide. Dès cet instant, les locaux semblent pris de panique; ils haussent le ton et forcent le groupe à grimper en haut de l'édifice, quitte à flinguer les récalcitrants - ce qu'ils ne tardent pas à faire en explosant la tête d'un des jeunes qui n'a même pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrive. Vu que le comité d'accueil n'est pas composé d'une bande de boute-en-train, le reste du groupe s'exécute et grimpe... Une fois au sommet, nos " héros " vont devoir faire face à une entité végétale carnivore méchamment gloutonne.

Sympathique série B horrifique qui a la bonne idée de ne pas céder au second degré malgré ses personnages stéréotypés qui font craindre le pire et son intro qui pue la série à la " Dawson Creek ", LES RUINES se laisse regarder avec une certaine délectation grâce à une ingénieuse exploitation de son décors quasi unique (construit en Australie) et une utilisation efficace de son " monstre ", sorte de lierre anthropophage aux méthodes aussi vicieuses que douloureuses. En effet, l'intrusion du végétale dans le corps de ses victimes dans le but de les bouffer de l'intérieur donne lieu à quelques effets spéciaux gores pas piqués des hannetons au point de provoquer quelques grimaces de dégoût, idem lors des scènes d'automutilation où les victimes cherchent à se débarrasser de parasites sous-cutanés franchement peu délicats. Du gore dégueu et efficace donc et il fallait bien ça pour compenser un script qui ne va malheureusement pas plus loin que son point de départ. Car rien ne sera révélé sur le secret derrière ces ruines, ni sur ce que cache la pyramide qu'on aurait voulu visiter plus en profondeur, ni sur la bestiole ou sur les autochtones. Alors oui, c'est bien de garder certaines choses sous silence pour conserver un peu de mystère, pour laisser l'imagination du spectateur gambader, mais dans le cas de LES RUINES, cela laisse tout de même un peu trop de vides à combler et génère un sentiment d'inachevé. Dommage, mais que cela ne freine votre envie d'y jeter un œil ! Kerozene

The RULES OF ATTRACTION aka les lois de l'attraction - Roger Avary, 2002, États Unis, 1h51

1ère neige, party Fin du monde au collège Camden, musique: I'm So Alive-Love And Rockets, focus sur 3 étudiants:

-Lauren: vierge résolue -déçue du retour de son Victor- ivre et désirant oublier son court penchant pour Sean est dépucelée et filmée lors d'une perte de connaissance par un quelconque inconnu.

Rewind/caméra 2/stop/forward (R/c2/s/f) 

-Paul: noble bisexuel, plaqué par Sean, sera remis à l'ordre à coups de pieds. 

R/c2/s/f: 

-Sean: pusher devenant débile, déchire toutes ses mystérieuses quotidiennes lettres d'amour dont il croyait Lauren l'auteure.

R/c2/s/f: 

-pelouse, jours avant le party Baise et fin du monde, musique: Six Different Ways-The Cure.

Rock'n roll 

*Shit, encore un film de malades! 

Roger Avary (Killing Zoe, Fp...), réalisateur né au Manitoba fier de garder son passeport canadiens pour des raisons pratiques, en 2001 en tout cas, aurait mijoté pendant huit ans cette adaptation d'un roman de Brett Easton Ellis, critique acerbe de jeunes riches américains.

Outre de superbes idées de montage idéal pour soutenir le ton cru et provocateur avec quelques précieux bons rires noirs, un lourd sentiment d'amertume se fige suite au serrement de dents de la scène du bain rouge offrant pour unique compagnie une musique tout aussi troublante.

Douloureux son "scrach"! suivi d'un R/c2/s/f et fin. 

Anti-American Pie aux préoccupations de départ similaires -recherche de beauté et du partenaire idéal- ici la place est aux désillusions entraînant certains avec ou sans une consommation abusive de drogues et d'alcool vers une solitude désespérante.

Bénéficiant d'interprétations audacieuses dont celle du tit-leader de la drogue Clifton Collins Jr [Traffic] et d'une sympathique courte scène avec Faye Dunaway [mère du beau Paul: Ian Somerhalder, ex-model de Guess et Levi Strauss] ce film gardera le spectateur ouvert attentif jusqu'à la fin grâce à la crédibilité du sujet.

Seul point-faible perso pour James Van Der Beek jouant Sean Bateman [frère de l'autre dans American Psycho] rappelle un peu trop le look d'un certain Q.Tarantini.

Malade moi-même et/ou américan; j'ai aimé car de plus ça swing. 

Rock'n roll Deadmonton

RUNAWAY aka RUNAWAY, L'ÉVADÉ DU FUTUR - Michael Crichton avec Tom Selleck, Gene Simmons, Cynthia Rhodes, Kirstie Alley, G.W. Bailey, Chris Mulkey, 1984, États Unis 

Dans un futur pas très lointain, le monde occidental est assisté de robots ménagers ou destinés aux travaux les plus pénibles. Ces robots entretiennent les maisons, font la cuisine, construisent des immeubles ou moissonnent les champs. A chaque tâche son modèle, et hormis le fait que ces machins ressemblent plus à des photocopieuses à roulettes ou à des pompes à essence clignotantes elles ont l'air carrément utiles. Évidemment, il arrive qu'un de ces engins grille un fusible ou deux et commence à agir à l'encontre de ce pourquoi il est programmé. Dans le jargon du film, c'est ce qu'on appelle un déviant. Et pour contrer les déviants, il existe une unité de police spéciale dans laquelle bosse Jack Ramsay (Tom Selleck et son éternelle moustache), un ancien flic " normal " reconvertit dans l'électronique de pointe à cause d'un traumatisme causé par son immense peur du vide. Et ça lui convient plutôt bien, à Jack, de débrancher les fusible des mixers détraqués. C'est tranquille. Sauf lorsqu'un trafiquant d'armes transforme ces machines en armes meurtrières. Ce salaud, c'est Luther (Gene Simmons, la langue de Kiss), psychopathe grillé aux UV qui n'hésite pas à sacrifier femmes et enfants si cela peut lui permettre de parvenir à ses fins. S'en suit une chasse à l'homme où robots-arachnides explosifs et mini-roquettes à tête chercheuse vont donner bien du fil à retordre à ce bon vieux Jack qui va devoir finir le film en haut d'un building en construction, et donc affronter sa plus grande phobie, avant de rouler une galloche bien méritée à sa nouvelle et charmante co-équipière incarnée par la danseuse Cynthia Rhodes, vue dans FLASHDANCE, STAYING ALIVE, DIRTY DANCING et... le rip-off d'Indiana Jones CURSE OF THE CRYSTAL EYE...

Les films (ainsi que les scripts et les livres) de Michael Crichton, qui traitent le plus souvent des dangers liés à l'évolution technologique, partent toujours d'un postulat attachant. Et lorsque le bonhomme réalise, le résultat n'est que très rarement convaincant, et surtout pas dans ce bis d'action tout juste bon à faire frémir les ménagères fanas des chemises hawaïennes de Magnum, troquées ici pour l'uniforme de flic et le gilet pare-balle. Mise en scène mollassonne, bestiaire robotique obsolète pour l'époque (on se croirait au début des 70's) et musique électro cheap signée par un Jerry Goldsmith bien éloigné de ce à quoi il nous a habitué : RUNAWAY n'a finalement pas grand-chose pour séduire hormis la présence de Gene Simmons qui roule très bien des yeux, une critique facile mais juste des médias télévisés (un caméraman perd la vie pour vouloir suivre l'action au plus près), une sympathique poursuite en voiture et deux ou trois séquences d'attaques robotiques malheureusement peu crédibles. Soulignons aussi la présence de Kirstie Alley dans un petit rôle ingrat de secrétaire pétasse. Kerozene

The RUNNING MAN - Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger, Maria Conchita Alonso, Richard Dawson, Jim Brown, Jesse Ventura, 1987, États Unis, 101m

Dans un futur probablement pas si lointain, un soldat est condamné du meurtre d'une énorme quantité de civils quand il aurait apparemment, vidé les chargeurs d'un hélicoptère sur une bande de manifestants. Il est envoyé à Running Man, un show où le prisonnier doit affronter différents combattants tous plus colorés les uns que les autres et où survivre mène à la liberté. Notre héros, prit dans un énorme terrain de combat avec deux de ses alliés et une demoiselle innocente doit donc tenter de survivre pour se sortir de cet enfer mais également trouver un moyen de prouver au monde son innocence.

Adaptation du roman de Stephen King, THE RUNNING MAN est un parfait exemple de film d'action bien mou du bulbe qui faisait légion à l'époque. Tellement ici que le film de Paul Michael Glaser prend des airs de parodie, sachant parfaitement que la chose ne se tient que sur une prémisse qu'il faut étirer le plus possible et ce même si il faut au passage entrer dans la profonde connerie. Ce n'est certainement pas un désastre car même si le film n'a pas vraiment bien vieilli, on lui donne aujourd'hui un petit statut culte bien mérité. Costumes en lycra, gladiateurs au look débile, un gardien de but qui veut couper des têtes, des one liners bien sentis, un méchant qui tire de l'électricité en chantant l'opéra et un magnifique regard sur le monde de la télévision et des cotes d'écoute avec un Richard Dawson magnifiquement mégalomane et cruel. On n'a pas le temps de s'ennuyer, une scène d'action en attend une autre tandis que Shwarzy, qui ici fait bien le boulot, défonce des combattants nanars les uns après les autres. Pas grand chose à dire sur les autres sauf la présence toujours imposante d'un Jesse Ventura en gladiateur ultime et également celle à mentionner de la magnifique de Maria Conchita Alonso qui n'a tout de même pas grand chose à faire. C'est con, c'est idiot, ça passe vite, on aime bien, y'a de la tatanne et du sang et ça se réécoute bien un ou deux ans plus tard. Abba

RUNNING TIME - Josh Becker, 1997, États Unis

Carl (Bruce Campbell) sort de prison après y avoir purgé une peine de cinq ans. Heureux comme un pinson, il retrouve Patrick, son vieux pote qui l'attend aux portes de l'établissement pénitencier au volant d'un fourgon. A l'arrière de celui-ci l'attend Janie, ex-petite amie de Carl devenue pute. Méconnaissable sous son maquillage et sa perruque platine, ce n'est qu'après l'avoir culbutée que les deux se reconnaissent. Carl lui promet de la recontacter, car avant toute chose, Patrick et lui ont un coup fumant pouvant leur rapporter $250'000. Ils déposent Janie puis récupèrent deux associés supplémentaires nécessaires au casse : Buzz, un black débonnaire et ami de longue date de Carl, et Donnie, un junky crasseux recruté par Patrick... .

Le moins que l'on puisse dire, c'est que RUNNING TIME tient en haleine. Il faut dire que le parti pris de Josh Becker s'avère redoutablement efficace. Reprenant le principe de LA CORDE d'Alfred Hitchcock, il réalise son film en temps réel et en une seule prise, comme s'il s'agissait d'un long plan-séquence de 70 minutes, mais avec la particularité de ne pas se confiner à une seule et unique pièce. Si les coupes sont un peu plus nombreuses et évidentes que dans le film du gros Hitch, le résultat n'en est pas moins remarquable, cela grâce à un scénario certes simple mais diablement bien écrit et servi par des acteurs excellents, Bruce Campbell en tête. Histoire d'en rajouter sur les aspects positifs, le film fut tourné en 16mm et en noir et blanc, ce qui constitue un must esthétique en ce qui me concerne. La forme expérimentale du film, accompagné d'une musique justement adaptée et signée Joe LoDuca, n'est sans doute pas étrangère au background de Josh Becker. Acolyte de Bruce Campbell et de Sam Raimi depuis leurs premiers pas dans les années 1970 et auparavant réalisateur de LUNATICS : A LOVE STORY avec Ted Raimi, Becker est issu de l'école DIY, abreuvé aux mouvements de caméra improbables d'EVIL DEAD pour lequel il travailla aux lumières et au son. Rien d'étonnant au final à ce que RUNNING TIME soit un film si singulier ne ressemblant à presque aucun autre, ni que Bruce Campbell y tienne le premier rôle avec un plaisir évident. Un bémol en revanche, mais compréhensible de la part de Becker et de son co-scénariste Peter Choi probablement très attachés à leur personnage : le final un brin facile et au ton bien léger par rapport au reste du métrage. Dommage, mais cela n'entache en rien l'appréciation de l'entreprise.

Pour plus d'info sur le film: beckerfilms.com  Kerozene

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GEORGE ROMERO

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