A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


CABIN FEVER aka FIÈVRE NOIRE - Eli Roth, 2003, États Unis, 1h34

Une bande de jeunes loue une cabine au fond des bois de la Caroline du Nord, le temps d"un week-end, et compte bien passer du temps à "renouer avec la nature" à l'aide d'un peu de bière et de deux jolies poitrines. Tout va pour le mieux dès leur arrivée; le petit couple... s'accouple, les amis de toujours vont se courtiser au bord de l'eau et le jock monolithique part fusiller des écureuils, bière en main. Cependant lorsque la pluie se met de la partie ils doivent se réfugier à l'intérieur, et un ermite plutôt louche à la peau ravagée vient cogner à leur porte en crachant du sang. Disons honnêtement qu'il ne va pas très bien.

CABIN FEVER est un retour aux films d'horreur psychologiques des années '70, dans la lignée des Romero & Craven de la vieille époque, qui prend son temps pour bâtir une intrigue qui ne lâchera plus le spectateur une fois mise en place. Eli Roth, protégé de David Lynch, signe ici un premier long métrage tout en nuances, à la mise en scène fluide et oppressante, hommage ultime à l'atmosphère suffocante que l'on retrouvait dans des films tels que NIGHT OF THE LIVING DEAD & THE CRAZIES. Le prétexte, une variation horrifiante de la bactérie mangeuse de chair, en glacera plus d'un. Hypocondriaques s'abstenir... En plus de l'ambiance du tonnerre, les effets spéciaux sont faits "à l'ancienne", et sont plutôt réussis. Angelo Badalamenti signe une trame sonore parfaitement adéquate. Le climat automnal et inquiétant et les rednecks patibulaires qui hantent les environs contribuent à la réussite de l'entreprise, et le huis-clos suintant la contamination est tout à fait réussi. Seul bémol du film : les acteurs principaux, tous trop jeunes et beaux, qui ne rendent pas service à la crédibilité du récit. D'un autre côté, le fait que ce soit des beautés hollywoodiennes plastiques comme Cerina Vincent (NOT ANOTHER TEEN MOVIE) et Jordan Ladd (NEVER BEEN KISSED) dont la chair pourrit irrémédiablement ajoute quelque chose d'horrifiant à l'ensemble. Roth pousse même l'hommage jusqu'à insérer à la bande-son une chanson de David Hess, qui est reprise dans le générique final par son fils ! Orloff

Un groupe d'ados se loue un chalet au milieu des bois dans l'espoir d'aller faire la fête. Bientôt, surgit un ermite infesté d'un curieux virus. Bien entendu, il le transmettra aux jeunes qui se transforment en plaies vivantes et se dressent les uns contre les autres.

Tel est le sujet de ce film du réalisateur Eli Roth, protégé notoire de David Lynch. La filiation Lynchienne se fait d'ailleurs par le biais de trois éléments :

1) Un merci au générique final 

2) La musique d'Angelo Badalamenti 

3) Une séquence purement " Lynchienne ", celle de la première rencontre entre le policier fêtard et les ados. Cette scène bizarre et déjantée, mise en musique par le jazz de Badalamenti, rappelle énormément Twin Peaks et d'autres moments de Lynch où la réalité se met à dérailler et devient profondément absurde. Hélas, cette atmosphère ne revient jamais dans le film (à part peut-être quelques flashes, dont un enfant qui fait du kung-fu).

Les fans aimeront - ou seront agacés par - les nombreuses références à un paquet de films du genre. Cela ne suffit cependant pas à faire tenir un film debout. Pourquoi utiliser la musique de David Hess sans donner un cameo au bonhomme, par exemple, alors que cela aurait été si facile ?

Le scénario n'est guère inventif, mais il contient moins de blagues douteuses que nombre de films hollywoodiens du genre sortis en salle récemment. On appréciera l'absence d'effets spéciaux par ordinateur, le réalisateur ayant choisi des effets de maquillage, les plus efficaces, à mon avis, dans un film d'épouvante.

L'interprétation est majoritairement effectuée par des inconnus (pour les ados), correspondant en cela à la tradition du genre telle qu'établie dans les années 80. On aurait aimé que le film soit plus intense et aille plus loin dans ses intentions, mais je suppose que, vu la large diffusion du film et ses excès graphiques (par rapport aux autres films d'horreur récents), Eli Roth a voulu se limiter. Le résultat est donc un film regardable, mais je serais étonné qu'il devienne un classique du genre. Howard Vernon

Ça faisait longtemps que (dans les dernières sorties cinéma) j'avais vu un bon film. Pour ma part j'ai aimé. Contrairement aux films stupides d'ados à la Scream, I know what you did... ect, j'aime le fait qu'ils soient isolés loin dans la forêt, de l'ermite contaminé, la maladie qui fait ses ravages, disons que c'est un clin d'oeil au cinéma des années 70. En plus ils ont emprunté la musique du film Last house on the left.

Le dvd contient des courts métrages d'animation s'appelant The Rotten Fruit, fait par Eli roth et un autre dont le nom m'échappe, Hilarant. Rana

CAMPFIRE STORIES - Andrzej Krakowski, Bob Cea & Jeff Mazzola, 2001, États Unis, 94 minutes. SoV

Voilà qu'aujourd'hui je voulais vider une cassette...  j'ai tombé juste. Des films à sketchs, j'aime bien sauf que bien évidemment il y a toujours des épisodes meilleurs que d'autres, mais pour une fois avec ce film, ils sont tous du même calibre: une perte de temps. Nous avons droit à trois sketchs en plus de l'histoire enrobant le tout. Le premier tourne autour de petits cons joueurs de foot qui s'amusent à vouloir péter la gueule à un concierge retardé. Le second raconte l'histoire de trois hors-la-loi (deux mecs et une pétasse) qui tuent un indien pour son " grass " et les hallucinations CGI à rabais débuteront. Le troisième voit une bande de jeunes jouer à " truth or dare " puis à " hide and seek " où un mystérieux meurtrier rôde non loin de là.

Le troisième est supérieur aux autres, mais n'allez pas croire que c'est une recommandation, c'est tout simplement difficile de faire pire que les deux premiers. Le tout est tourné en vidéo tout en essayant de le cacher mais demeurant beaucoup trop propre pour dégager une quelconque ambiance tant espérée. La mise en scène est horrible tout comme la musique pompeuse, on essaie de jouer gros, mais quand on a pas de budget, on devrait plutôt tenter de faire avec ce qu'on possède. On patauge dans de mauvais scénarios basés sur des bandes dessinées (c'est ce que nous apprend le générique) et on ne se demande pas trop comment se fait-il que ces b.d. ne soient pas trop connus. L'histoire entourant le tout est encore pire que tout avec le " Ranger Bill " qui est abonné au club d'over-acting se trouvant bien sûr à compter les histoires à trois jeunots attendant un garagiste pour changer le pneu de leur bagnole.

Seulement, la plus grande surprise arrive un peu avant sa finale (ce n'est aucunement relié à l'histoire du film, alors je ne le considère pas comme un spoiler, mais si vous ne voulez pas le savoir sautez les prochaines lignes) où les jeunots en manque de bagnole entrent dans un bar (une maison avec une enseigne de tissus... ) et les MISFITS sont là en train de donner un show !!?! What the fuck ?! J'espère que l'argent valait le coup parce que c'est déjà beaucoup d'avouer avoir vu le film en question, mais d'y participer, oh la la la... Pauvre Jerry. Un film à laisser sous la pile de visionnements et avec un peu de chance, la cassette craquera avec le temps sans que vous n'ayez pu la regarder. Bad Feeble

A CANDLE IN THE DARK - Richard Poche avec Kirstin McLaughlin, Alexandra Ackerman, 2002, États Unis, 40m

On assiste à l'interrogatoire de celui qui semble être un tueur en série, racontant à ce moment les circonstance de la mort de Sarah. Sarah accueille sa nouvelle co-locataire dans sa chambre du campus collégial. Elle se méfie lorsqu'elle se rend compte qu'un crucifix a disparu et qu'en le cherchant dans la chambre d'Allison, elle trouve des photos d'elle et de son nouveau groupe d'amis. Parallèlement, une série de meurtres sont commis sur le campus et Sarah débute des recherches sur le vampirisme.

Premier court de Richard Poche, qui va persévérer, on y retrouve les défauts habituels du débutant: manque d'éclairage, montage visuel et sonore parfois approximatif, compensé par une idée qui surprend. La parenté visuelle de l'héroïne avec Sarah Michelle Gellar, héroïne de Buffy, n'est donc pas fortuite. C'est donc dans le final que le film prend son rythme et son entrain et on ose croire que le réalisateur saura capitaliser sur ces qualités. Mario Giguère


Virginia Madsen

CANDYMAN - Bernard Rose avec Virgina Madsen, Tony Todd, 1992, États Unis 

Bernard Rose (réalisateur du déjà bien flippant Paper House) signe avec Candyman l'un des meilleurs films d'horreur des années 90 (voir pour moi, l'un des meilleurs films d'horreur tout court) en adaptant une nouvelle de L'écrivain Clive Barker (également réalisateur de Hellraiser, Cabal et le Maître des Illusions), car Candyman est un film glauque et flippant, par instant bien gore mais aussi poétique et lyrique, mais surtout extrêmement profond, un chef-d'oeuvre. Car sous ses faux airs de "sous griffes de la nuit" (auquel il est supérieur en tout point!!! et ça c'est indéniable) Candyman est une brillante parabole sur la mythologie urbaine et ses origines, pour résumer, rose soutient que chaque légende urbaine naît de la souffrance des masses et d'une déculpabilisation massive et involontaire, Candyman devient alors l'allégorie d'une société que l'on préfère ignorer, dont on préfère ne pas parler (d'ailleurs le titre original de la nouvelle était The Untold, celui dont on ne parle pas en quelque sorte) une communauté souterraine prête à exploser, celle des bas fonds, a l'image de ce tas d'ordure symbole d'une société prête à être brûlée. Sorte d'Alice au pays des merveilles ultra trash (ce n'est pas Candyman qui vient à Helen mais bel et bien Helen qui passe de l'autre coté du miroir, et ce de manière littérale au travers d'une scène purement symbolique) Candyman traite de manière frontale du choc de deux sociétés, la haute et les bas fonds affrontement dont l'issue restera incertaine jusqu'au bout.

Sur ce point Candyman déroute car Bernard Rose nous balade pendant une heure et demi sans que l'on sache ou il veut en venir, le film prenant tout son sens lors du sublimissime plan final (l'un des plus beaux plans qu'il m'ait été donné de voir dans un film fantastique.. voilà c'est dit) un long travelling sur la figure allégorique que devient Helen, Candyman devient en l'espace d'un plan un film carrément mythologique, un film aux forts échos sociaux (qui va même jusqu'a de la revendication!!) soutenu par l'une des plus belles musiques composées dans un film d'horreur, mélange de choeurs puissants et de piano, développant des mélodies simples mais bouleversantes, appuyant la poésie macabre du tout.

Et puis il y a le boogeyman en question magistralement interprété par Tony Todd dont la tronche pas croyable vous hantera longtemps après la vision du film, d'ailleurs il n'est pas le seul acteur a saluer, Virginia Madsen délivrant une performance hallucinante, éclairant le film de sa beauté et de son talent elle donne à Helen cette touche d'humanité qui fait la différence, réussissant même a installer le doute dans l'esprit du spectateur (et d'ailleurs jusqu'au bout... après plusieurs visions, on peut même encore se demander si Candyman est véritablement un film fantastique ou pas..), filmé avec amour par un Bernard rose visiblement en admiration devant elle.

Bernard Rose d'ailleurs parlons en, car finalement la majeure partie de la réussite du film lui revient(il a également écrit le scénario et storyboardé le film) installant une atmosphère lourde et poisseuse, il ne lésine jamais sur les effets gores et fait preuve de virtuosité dans sa propension a créer un véritable univers tangible mais décalé, a ce titre les scènes "d'hallucination" font partie des moments de trouille les plus intenses qu'il m'ait été donné de vivre, réussissant même a installer un malaise durable et filmant sans faillir des scènes carrément atroces (l'enlèvement du bébé, l'enfant castré dans les toilettes...  la vache ça fait bizarre) qui surgissent sans prévenir, ce qui a pour effet de décupler leur impact, scotchant. Et puis il y a toute cette poésie, qui fait de Candyman un film a part, aussi émouvant (et la je parle au sens propre, la fin me faisant juste chialer!!) qu'effrayant, aussi sanglant que beau, aussi dérangeant que vrai.

Alors après tout cela si vous n'êtes pas encore allé acheter le DVD, c'est soit que vous ne me faites pas confiance (et ça bon ça peut se comprendre) soit que vous êtes sans espoir; car passer à coté d'un tel chef-d'oeuvre c'est un crime envers le cinéma. Kitano Jackson

CANDYMAN: DAY OF THE DEAD aka CANDYMAN 3- Turi Meyer, 1999, États Unis  

Daniel Robitail, le malheureux homme de couleur tué à coups d'abeilles pour avoir aimé une blanche à la fin du XIXème siècle, revient hanter l'entourage de l'une de ses descendantes, à savoir Caroline, son arrière arrière petite fille. Celle-ci, désireuse de conserver une image terre à terre de son aïeul, tente de le faire découvrir au travers de ses peintures. Malheureusement, le galeriste accueillant l'exposition préfère miser sur le phénomène Candyman et la sinistre imagerie du croquemitaine au crochet. Mal lui en prend...

Après une excellent premier film et une suite de très bonne facture, la franchise CANDYMAN sombre directement dans les limbes de la bisserie fade et anodine avec ce troisième et dernier opus en date. Fini l'ambiance angoissante du premier film, fini aussi l'exploration du personnage titre qui s'est avérée aussi passionnante que touchante dans les deux premiers films. Candyman est cette fois-ci devenu un serial killer de base similaire à des centaines d'autres, un assassin sans originalité ne se distinguant de ses sanguinaires collègues que par la couleur de sa peau. CANDYMAN 3 aligne les clichés imbéciles et mise avant tout sur la plastique remarquable de ses actrices top bandante (Donna D'Errico de Baywatch dans le rôle principal...) et sur quelques meurtres sanglants de jeunes gothiques sans cerveaux et de seconds rôles sans relief qui ne se démarquent en rien du slasher basique. Médiocre. Kerozene

CANDY VON DEWD - Jacques Boyreau, 2002, États Unis

Au 23ème siècle, l'humanité est sur le point de périr. Les hommes voient leurs testicules rétrécirent de manière alarmante et leur taux de spermatozoïdes se réduire pour bientôt disparaître. Un équipage de soldats apte à perpétrer l'espèce humaine sonde l'espace à la recherche d'un utérus à même de pouvoir recevoir l'une des dernières semences valables du cosmos. Ils découvrent alors une planète peuplée d'amazones en tenue de latex se dandinant érotiquement sur de la musique électronique psychédélique. Après s'être fait prisonnier, l'équipage fait appel à Candy Von Dewd, space trooper super sexy en latex rose et talon aiguille... Mais le salut de l'humanité se trouvera-t-il parmi ces femmes chaudes comme la braise ?

Jacques Boyreau, auteur du livre Trash: The Graphic Genius of Xploitation Movie Posters, livre ici un hommage moderne et psychédélique à la science-fiction kitsch des années 1960, et en particulier à BARBARELLA. Film underground totalement atypique tourné en DV avec quelques bouts de ficelle et des effets digitaux à te développer une tumeur de la rétine, CANDY VON DEWD est le fruit juteux d'un fanboy fou qui a fantasmé son délire de latex, de musique électronique et de filles canons gigotant comme des folles sous LSD. Le rendu visuel du film est à l'image du reste, flashy, pété de couleurs criardes et de passages expérimentaux rendant l'ensemble quelque peu déroutant mais surtout séduisant pour qui apprécie le décalage et l'absence de cohérence linéaire. Le final est quant à lui gentiment outrancier et fera plaisir à tous les fans de cinéma d'exploitation qui se respectent. Kerozene

site officiel: werepad.com

CANNIBAL HOOKERS - Donald Farmer,1987, États Unis 

Deux jeunes filles très à la mode (1987 !) doivent passer un rite d'initiation si elles souhaitent rentrer dans une sorority (secte en français !!). Le rite : s'habiller comme des putes, racoler des types, et les amener dans une maison qui s'avère être un bordel rempli de putes cannibales. Mais le cannibalisme présent ici est assez similaire à du vampirisme, puisque les "mangés" deviennent "mangeurs" et bavent comme des zombies pas frais.

Wouah, voici le fond du Z californien, cheapos extrême, tourné en vidéo avec des acteurs minables, et des éclairages pourraves. On se croirait en plein film de cul nazebrock à destination des vidéo clubs les plus miteux, à la différence que le sexe est remplacé par du cannibalisme. Pour le reste, c'est pareil, scénar inexistant, dialogues à se frapper la tête contre les murs, tenues légères voire inexistantes, musique affreuse... Et dire que ça a traversé l'Atlantique avec l'autre cannibalerie Z de Farmer : DEMON QUEEN ! Le pire, c'est que ce gars est toujours actif ! Kerozene

Tournage vidéo avec des acteurs pas vraiment professionnels et trois directeurs de photographie qui n'en valent pas un bon, on est devant de l'exploitation dans son sens le plus moche, les tentatives d'humour ne levant pas. Le look 80 oblige, tout le monde a les cheveux gonflées, la musique d'un groupe quelconque est omniprésente, deux policiers crétins parsèment le film de machisme de bas étage. Effets spéciaux risibles. Ce n'est pas vrai que tout le monde avec une caméra vidéo peut tourner un film. Bref, ça vole pas haut ! Mario Giguère

CANNIBAL WOMEN IN THE AVOCADO JUNGLE OF DEATH aka: CANNIBAL GIRLS - J.F. Lawton, 1989, Etats Unis

C'est bien connu, depuis le centre de la Californie à la frontière mexicaine s'étend la redoutée jungle des avocats. Une légende raconte qu'une tribu d'amazones mangeuses d'hommes y habite. Des cueilleurs d'avocats ayant disparus de façon inexpliquée, on y envoie une prof réputée pour son engagement féministe. Elle sera accompagnée d'une élève un peu conne mais bonne, et d'un type, pseudo Indiana Jones, qui apprendra aux hommes soumis de la jungle comment boire de la bière virilement.

Pochade un peu con, parodie de film d'aventure populaire, on se surprend à le regarder avec un certain plaisir malgré son manque de qualité et sa grosse morale prônant l'égalité des sexes (ou plutôt le féminisme modéré, si on peut dire ça). Il faut dire que les amazones sont plutôt bien foutues et montre leur seins. La prof est incarnée par Shannon Tweed et la leadeuse des amazones par Adrienne Barbeau qui semble avoir un chouette corps mais une gueule pour le moins desséchée. Ce film est l'oeuvre du scénariste de PRETTY WOMAN. Si si. Kerozene

CANNONBALL - Paul Bartel, 1976, États Unis 

Criblé de dettes, Benny (Dick Miller), réussi à convaincre son frère le champion Coy 'Cannonball' Buckman (David Carradine) de reprendre le volant pour gagner la fameuse course illégale trans-continentale des Etats-Unis. La seule et unique règle est que tous les coups sont permis!

Cette production Roger Corman à petit budget est un brin moins violente que le jouissif DEATH RACE 2000 tourné 1 an avant, mais Cannonball est quand même un bon divertissement remplis de personnages débiles, d'accidents de voitures, d'action, de scènes de bagarre et de morts violentes! Les fans de DEATH RACE 2000 y retrouveront pleins de comédiens de ce film dans des rôles différents. De plus, le casting fourmille de caméos de toutes sortes dont Joe Dante et Roger Corman. Les plus observateurs verront Sylvester Stallone et Martin Scorsese en mafiosos ! Le film est bien sûr un brin cheesy, plein d'humour noir et à quelques reprises ont se croirait à l'intérieur des films Cannonball Run avec Dom De Luise puisque la trame y est un peu similaire. Un film à regarder si comme moi vous avez beaucoup aimé DEATH RACE 2000. Black Knight

CAPRICORN ONE - Peter Hyams avec James Brolin, Elliott Gould, Hal Holbrook, Brenda Vaccaro, Sam Waterston, O.J. Simpson, Karen Black, Telly Savalas, David Huddleston, 1978, États Unis, 124m

Dans un futur proche, les États Unis s'apprêtent à envoyer les trois premiers astronautes sur Mars. Cette mission spatiale suscite un engouement sans précédent, particulièrement chez les hommes d'affaires ayant contribués financièrement à la campagne présidentielle. Ce que tout le monde ignore, c'est que les trois astronautes ont été discrètement évacués de la fusée avant le décollage et emmené secrètement dans une base inconnue située dans le désert. L'un des responsables de la NASA, James Kelloway, explique alors aux trois astronautes éberlués que l'agence spatiale américaine n'avait pas les moyens technologiques d'envoyer des hommes sur Mars, mais pour éviter une substantielle baisse des contributions gouvernementales, la NASA a décidé de concevoir une fausse mission sur la planète rouge afin de leurrer tout le monde. Kelloway demande alors aux trois astronautes de simuler l'arrivée et l'exploration de Mars dans un studio pour donner le change à la population. Un opérateur de radio qui n'était pas dans la confidence, s'aperçoit cependant que les communications radios ne respectent pas le délai dû à la distance dans l'espace et fait état de ses soupçons à un journaliste, Robert Caulfield. L'opérateur est assassiné et des tueurs s'en prennent à Caulfield. Pendant ce temps, les trois astronautes décident de s'évader de la base secrète, soupçonnant l'intention de Kelloway de se débarrasser d'eux en maquillant leur mort en accident lors de leur supposé retour sur Terre. La vérité éclatera-t-elle au grand jour?

Depuis les années 90, le réalisateur Peter Hyams s'est embourbé dans des productions de routine manquant singulièrement de tonus et d'originalité, surtout dans son récent "A SOUND OF THUNDER" malgré une histoire pourtant tirée d'une nouvelle de Ray Bradbury. On oublie pourtant qu'il a connu un début de carrière fort prometteuse, particulièrement dans le genre S-F, et "CAPRICORN ONE" en est un bel exemple. Le sujet, fondé sur des rumeurs voulant que la conquête de la Lune en 1969 n'était qu'une supercherie, ne manque pas d'être naturellement passionnant tout en étant propice à des moments de tension palpables. Les données de l'intrigue sont savamment ménagées et les scènes d'explications sont claires et sans longueurs. Seules les dernières scènes sont plus faibles à cause de quelques raccourcis scénaristiques précipitant beaucoup trop vite les situations, ce qui en rend leurs développements moins logiques par rapport au reste de la construction du film, à croire que le réalisateur craignait que son film ne devienne trop long. Le suspense n'en demeure pas moins constant en plus d'être renforcé par de bonnes prises de vues, un montage dynamique, de bons effets visuels et une bonne musique de Jerry Goldsmith. Une distribution très éclectique vient collectivement compléter le tableau d'ensemble. En résumé, un film qui mérite d'être découvert. Soulignons que le DVD signale sur la pochette que le format du film est en 1:85:1 alors qu'en réalité il est heureusement diffusé dans son format panoramique original 2:35:1. Mathieu Lemée

CAPTAIN CELLULOID VS. THE FILM PIRATES - Louis McMahon avec Robert Miller, Doris Burnell, 1966, États Unis, 49m

Captain Celluloid combat le méchant Master Duper (Maître Copiste) et sa ligue de brigands qui, grâce à la machine de reproduction rapide offerte par Madame Satanya, veulent copier et vendre les classiques du cinéma rares aux collectionneurs du monde entier !

Film hommage aux serials de la belle époque, le film est tourné en 16mm, sans dialogues parlés mais plutôt avec intertitres et musique connue du genre. On vole un exemplaire complet du film GREED (1924, Erich von Stroheim), authentique film mythique d'une durée originale de 8 heures, dont il ne restait qu'une version de 140m à l'époque. Cascades et inventions mystérieuses, chutes dramatiques de fins d'épisodes, 4 chapitres, on retrouve bien l'esprit et la lettre du cinéma d'action des années 30-40. Comme quoi le piratage, c'est pas du nouveau ! Même qu'à l'époque ce sont souvent les distributeurs qui achetaient des films étrangers qui étaient coupable de se faire des copies maison pour en distribuer un maximum et ne redonner que les profits de l'exemplaire unique.

Louis McMahon était un cameraman accompli et il travailla sur le film DAY OF THE WOMAN aka I SPIT ON YOUR GRAVE (1978) de même que le film de motards PSYCHOMANIA (1963). Mario Giguère

CARMEN, BABY - Radley Metzger, 1967, États Unis/Allemagne/Yougoslavie

Metzger adapte Bizet, pour peu qu'on apprécie la musique, la saucisse et l'intermède saphique, on ne peut qu'y voir un potentiel énorme. Pas trop habile à cette époque, Metzger nous laisse beaucoup de temps pour contempler ses plans de chandelles collés en inserts pour rectifier et (tenter de) rythmer une mise en scène douteuse... Et que dire de cette superbe séquence de baise filmée à travers des p'tits verres de couleurs? Metzy est tellement fier de son mouvement d'appareil qu'il nous le ressert 3 ou 4 fois, question de nous donner le temps d'admirer sa collection de verres rouges et bleus ainsi que les pieds sensuels de son acteur, seul bout de chair reconnaissable.

La trame est somme toute fidèle à l'opéra de Carmen, adaptation "libertine" pas même plus excitante : un petit gendarme très honnête se laisse aisément corrompre par les charmes de Carmen, la petite maudite qui vole des pommes et attaque au canif les clientes du café où elle travaille. Il fera un peu de prison pour l'avoir laissée s'échapper, assassinera son supérieur pour l'avoir trouvé au lit avec elle, assassinera son plouc de mari que Carmen réussit à faire libérer de prison et se brisera le coeur sur le départ de sa belle, qui le dompe pour un chanteur pop. Vous en faites pas, afin de justifier une dernière pause lyrique en voix off (remarquez, c'est pas plus mal, au moins on évite les défaillances du dubbing), le petit gendarme poignarde comme se doit sa Carmen dans un parking. Quelques meurtres en surplus, de la drogue du chantage, une danse exotique avec une fiole entre les pattes, un chanteur pop qui prend la place du matador, mais ce n'est pas plus amusant que l'original. Memorial BBQ

CARNIVAL OF SOULS aka Corridors of Evil - Herk Harvey avec Candace Hilligoss, 1962, États Unis, 1h35

 Vieux classique de l'horreur datant de 1962 qui ne vient pas impressionner (mais là pas du tout) la personne qui assit son cul 39 ans plus tard.

Une fille en voiture tombe en bas d'un pont avec 2 autres copines et revient au large, elle poursuit sa vie tout en étant poursuivit par DES MORTS... L'histoire est pas mal plus excitante a raconter qu'a regarder.

L'idée est bonne... mais c'est vieux et mal fait. Baron Blood

Vieux, peut-être, mal fait, en tout cas pas. Je suis d'accord que coté rythme, il y a plus bandant, mais l'ambiance du film est fascinante. Kerozene

Trois jeunes femmes dans la même voiture tombent du haut d'un petit pont dans un épais lac boueux. Les recherches sont infructueuses, personne ne peut survivre autant de temps dans une si dangereuse trappe vaseuse. Pourtant, une des passagères, Mary Henry réussit à s'en sortir par elle-même. Elle quittera la ville pour éviter les questions et s'installera dans une petite ville où elle deviendra organiste pour une petite église. Mais depuis qu'elle y est, un revenant la hante dans chacun des endroits où elle va, la rendant de plus en plus instable. Elle tentera d'échapper à un mal qu'elle ne peut ou ne veut pas comprendre...

Je l'aime bien ce film ! Les revenants, plutôt simples, cadrent parfaitement avec la magnifique ambiance du film. Ambiance, réussite en grande partie par la musique qui donnent l'impression d'être dans un rêve plutôt flippant. Par contre, c'est plutôt long et certains dialogues m'ont semblé interminables. Heureusement que les trente dernières minutes sont géniales, il faut le voir ce bal de revenants dansant sous la musique plutôt malsaine d'une orgue. Ça vieilli peut-être un peu mal, mais ça reste efficace! Abba

CARRIE - Brian De Palma, 1976, États Unis  

Superbe classique des 70's. Je suis toujours béat d'admiration devant les films de DePalma de cette période. L'image est belle, la narration est bonne, la direction d'acteur est impeccable.... Et le contenu est vraiment trop génial. DePalma fait du cinéma grand public avec des éléments de série B. Les filles nues dans le vestiaire du début en particulier (à part les films de femmes en prison, 2-3 slashers et STARSHIP TROOPERS, c'est pas si courant). L'utilisation du split-screen lors de la scène du bal est superbement maîtrisée. La musique est totalement magique et donne au film une ampleur unique. Piper Laurie est absolument grandiose en mère catho-possessive (la voir faire le signe de croix avec son couteau de cuisine à la main, c'est quand même quelque chose). John Travolta arbore une belle coupe de hyène, ce qui n'est pas triste du tout. Superbe film donc, indémodable et inimitable. Kerozene

CARRIE 2 : THE RAGE voir RAGE 

CAT PEOPLE- Paul Schrader avec Natassja Kinski, Malcom McDowell et John Heard, 1982, États Unis, 118m

Irena arrive aux USA pour enfin rencontrer son frère à qui elle a été séparée à l'enfance. Sitôt arrivée, son frère disparaît et à sa plus grande surprise, elle le retrouve dans un zoo et en plus, il s'est transformé en panthère. Car oui, Irena et son frère font partis du peuple félin! Le pire dans tout ça, est que si un des deux fait l'amour avec un humain, il se transforme en dangereux félin tueur. Quand Irena repousse les avances incestueuses de son frère, ce dernier devient fou et menace de tuer tous ceux qu'Irena aime.

Ce film est un mélange pas mal entre un film d'horreur, un film érotique et un drame. Le scénario est très efficace, garde le spectateur en haleine pendant une bonne partie de l'histoire. Le défaut principal du film, serait que certaines scènes semblent interminables et que j'ai trouvé les 25 dernières minutes, pas très convaincantes quoi que plutôt originales. Points forts maintenant, des performances superbes de Natassja Kinski et de Malcom McDowell et quelques effets spéciaux très biens foutus ( un magnifique bras arraché!). CAT PEOPLE est un film qui se débrouille très bien, qui selon moi aurait probablement pu être meilleur mais qui s'avère très intéressant. Abba

The CAVE aka La Caverne - Bruce Hunt avec Cole Hauser, Eddie Cibrian, Morris Chesnutt, Rick Ravanello, Lena Headey, Piper Perabo, Marcel Iures, Kieran Darcy-Smith, Daniel Dae Kim, Brian Steele, 2005, États  Unis, 97m

Pendant la guerre froide en Roumanie, un groupe de personnes découvrent une mission religieuse aux pieds des Carpathes. À l'intérieur, ils découvrent l'entrée d'une mystérieuse caverne sous des gravures représentants des croisés opposés à des créatures inconnus. Suite à un éboulement de pierres, la mission est détruite et les personnes à l'intérieur de la caverne sont tous enfermées et personne ne les reverra jamais. 30 ans plus tard, un scientifique, le docteur Nicolai découvre avec son équipe l'entrée de la caverne. Il fait alors appel à une équipe de spéléologues experts en plongée sous-marine pour l'explorer. Après avoir traversé sous l'eau un tunnel de quelques kilomètres, l'expédition aboutit dans une grande salle dont la configuration semble représenter un nouvel écosystème. En voulant réparer la fibre optique qui les relie à l'entrée de la caverne, un des membres est attaqué par une créature inconnue et déclenche accidentellement son propulseur, ce qui provoque une explosion et un éboulement bouchant le tunnel. Emprisonnés, les autres membres de l'expédition tentent alors de trouver une autre sortie. Ils sont cependant suivis par les mystérieuses créatures habitant cette grande caverne et qui se trouvent à être des prédateurs ayant des propriétés semblables aux parasites. Le chef de l'expédition a d'ailleurs été blessé par une des créatures et depuis, il commence à changer physiquement et mentalement. Les autres survivants se demandent alors s'ils peuvent lui faire confiance pour réussir à rester vivants et retourner à la surface.

Mais qu'est-ce qui se passe dans la tête des producteurs et des scénaristes américains? Et après, ils se demandent tous pourquoi le public désertent les salles de cinéma cette année. Chose certaine, ce n'est pas ce film d'horreur qui va les y ramener, tellement l'intrigue contient un salmigondis de clichés empruntés à plusieurs films du genre comme ALIEN, PREDATOR, LEVIATHAN, MIMIC, THE RELIC etc. etc. Un ancien assistant-réalisateur, maintenant passé à la mise en scène, ne fait montre d'aucun style particulier. Il se contente d'aligner, en un montage frénétique "à la mode" fatiguant, des séquences prévisibles d'attaques de monstres contre des personnages si vides de consistance, qu'on leur souhaite une mort rapide. La conception des créatures est extrêmement décevante et sans aucune originalité (pas une surprise puisque c'est le concepteur du Godzilla américain Patrick Tatopoulos); on dirait des aliens ou des monstres mutants apparentés à LEVIATHAN avec des ailes de chauves-souris (navrant!), conçus en CGI sauf pour quelques plans figurant un acteur dans un costume. Le suspense est mou et la logique est allègrement foulée au pied à plusieurs reprises dans le scénario (s'il y en a un!). Même les idées secondaires sont empruntées aux films des autres (une séquence rappelle CLIFFHANGER et une autre REIGN OF FIRE etc.) et la photographie sombre servant à camoufler le faible budget ne rachète rien. Pire encore, l'ensemble manque cruellement d'humour et de gore étant donné la banalité de la mise en images et le tout accouche d'une conclusion imbécile laissant prévoir une suite. AAAARRRRGGGGHHHH! Les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais c'est en vain! Un navet à fuir comme la peste, qui n'aurait jamais dû sortir de sa caverne! Devrait s'intituler en version française: "LE CAVE". Et l'affiche en plus qui rappelle TREMORS, comme quoi ça cogite dure chez les penseurs américains! Mathieu Lemée

La vraie vedette du film reste et demeure les splendides cavernes réellement spectaculaires. Du reste, on retient peu, l'intrigue s'articulant sur un motif science-fictionel bien connu  avec un final décevant et ridicule. Les créatures ne sont bien vues que pendant le petit making of inclus sur le dvd, ou Tatopoulos se vante d'inventer ce qui ressemble à du convenu chargé de détails maniérés. Il fut un temps ou on aurait étudié les créatures, cherché leur point faible et combattu fièrement le monstre. Ici ce n'est que de la fuite pour ne pas participer à la chaîne alimentaire. Décevant. Mais belles cavernes ! Mario Giguère

CAVEMAN aka L’HOMME DES CAVERNES - Carl Gottlieb, 1981, États Unis

Ringo Starr est Atoum (à peu de choses près). Il aime Lana, femme du chef de la tribu. Mais après avoir vainement essayé de l'avoir pour lui une nuit, il se fait bannir de la tribu, peu après que son pote Dennis Quaid aie subit le même sort après s'être blessé en échappant à un dinosaure bigleux. Débile, ce film l'est et le revendique haut et fort. L'intégralité du métrage est en langage des cavernes (comme ONE MILLION B.C.), on y croise le dino cité plus haut, un tyrannosaure, des plantes carnivores amoureuses de Ringo, un ptérodactyle dont l'oeuf finira au plat dans un cratère de volcan, et un superbe yéti qui aura fait rire l'assemblée présente (on venait de se taper ROMANCE X, alors imaginez) avec ses bras qui pendouillent à 10 cm du sol. Les Cavemen découvrent le feu, la cuisson, se redressent et passent ainsi du cro-magnon au néanderthal, découvrent même la Marie-Jeanne qui pousse avec de gros fruits rouges aux effets ravageurs (ceux-ci seront utilisés pour déstabiliser le tyrannosaure belliqueux). Il y a des gags scatos (un nain est jeté dans une bouse de dinosaure !! Lana aussi d'ailleurs) et savez-vous comment ont dit "baiser" en langage préhistorique ? "Zog zog". Voila qui permet de passer un bon moment de poilade, avec une mention spéciale pour ce superbe yéti qui reste ancré dans ma mémoire. Kerozene

CECIL B. DEMENTED - John Waters, 2000, États Unis

Waters ne sait pas tenir un discours, c'était déjà clair dans Pecker, là c'en est triste. Dommage, car le film est par moments assez comique et Dorff est plutôt bien. Le générique de départ demeure le Moment fort de ce petit film (bonnes intentions, mais on ne sait plus trop si Waters est ironique ou s'il s'inclut dans ses cibles). Porno Holocaust

the CELL aka La CELLULE - Tarsem Singh, 2000, États Unis

The Cell. Preuve ultime qu'il ne reste plus un seul scénariste à Hollywood. Un gaspillage assez navrant. Réalisation efficace, inventive par moment ; composition des cadres souvent superbes ; utilisation brillante (ce qui est rare) des retouches numériques ; direction artistique, même si un peu trop gothique et "je me crois très weird" à mon goût (on emprunte même au clip de Loosing my religion sans subtilité à un moment ; quelqu'un sait si c'est le même réalisateur?), plutôt originale ; etc. etc. Mais quel scénario! (quel scénario?). Des dialogues atroces (voyez comment on nous fait comprendre que Vince V. fut lui aussi un enfant mal-aimé...) et des personnages plutôt minces... Pire, on se fout carrément de la pertinence : à un moment on parle de la schizophrénie comme étant un "virus"...  Encore pire, on y camoufle un discours politique de gauche (qu'on voudrait de gauche, mais qui me paraît davantage d'un barbarisme qui sent l'antiquité) : la peine de mort comme haut salut des âmes égarées vs la fameuse Cellule comme étant la pire torture que l'on puisse imposer. Aussi, il serait très mal vu de plaider la folie en court et la compréhension vis-à-vis des victimes doit être remise en question (parce que Vince V., lui, il en a vécu des ben pires et il est tout de même devenu un bon petit agent du FBI - Un Federal Bureau très très mal organisé dans ce film). Un typique brainwash hollywoodien. Porno Holocaust

N'étant pas le moins du monde amateur de Jennifer Lopez et de sa musique je me suis laissé tout de même intéresser par ce film surprenant.

Une clinique de recherche s'est spécialisée dans une thérapie visant à s'infiltrer à l'intérieur même des songes de personnes plongées dans un profond coma. Cette intervention a pour but de réaliser une thérapie psychologique à l'intérieur même du ciboulot des patients et de les inciter à sortir de leur torpeur. La charmante clinicienne Jennifer Lopez est devenu la spécialiste en la matière. Bien entendu, le bordel arrive en la personne d’un tueur en série victime d'un anévrisme au cerveau ou quelque chose du genre. La police intercède auprès de la clinique afin que l'on voyage à travers les circonvolutions du cerveau du tueur et que l'on découvre où il a planqué sa dernière victime avant que celle-ci trépasse noyée dans une immense cuve. Banal? Certes, mais les images qu'on nous présente ne le sont pas. La petite incursion à l'intérieur de la tête du tueur nous présente des images fortes, puissantes. Un monde onirique, un univers dérangeant peuplé de créatures étranges rappelant les magnifiques peintures de Brom. Ne serait-ce que pour ces images le film est à voir.  Frankenboris

THE CENTER OF THE WORLD - Wayne Wang, 2001, États Unis 

Bon, enfin, je viens de regarder ce film de Mister Wayne Wang (qui a fait le fabuleux SMOKE, quoique Paul Auster y est pour beaucoup) et j'ai grandement apprécié. On n'a pas peur d'explorer différemment des territoires connus (un mec qui se paie une strip-teaseuse pour quelques jours) et, pour une fois, d'aller jusqu'au bout sans reculer et sans regret. Le tout tourné en vidéo donne l'effet voyeuristique et personnel désiré ce qui ne fait qu'améliorer l'impact du projet. Magnifiquement photographié et interprété, Molly Parker y est particulièrement impressionnante et troublante ce qui ne fait qu'augmenter mon admiration pour elle et son audace. Ceci dit, ça ne rend pas moins efficace le jeu de Sarsgaard. Un film à voir qui ne se dilue pas rapidement de notre mémoire. Bad Feeble

CERBERUS - John Terlesky, 2005, États Unis

Un terroriste Nord-Coréen propriétaire de têtes nucléaires embauche un ex-GI aigri devenu mercenaire freelance dans le but de récupérer l'épée d'Attila le Huns censée donner l'immortalité à son détenteur. Pour ce faire, notre mercenaire - au look de Vernon Wells dans le COMMANDO de Mark Lester - vole l'armure d'Attila sur laquelle se trouvent les indications permettant de récupérer l'épée et kidnappe une archéologue afin de déchiffrer le charabia. S'ensuit l'arrivée d'un commando de gentils militaires, la visite des catacombes d'un château roumain puis la découverte de ladite épée. Seulement voila, une fois l'épée dérobée à la dépouille d'Attila, surgit de l'Enfer le Cerbère, monstrueux clébard tricéphale muni d'une queue-serpent. Le poilu en CGI traque les pilleurs puis envahit le village voisin, dévorant quiconque se retrouve entre ses pattes: Cerbère croque, Cerbère démembre, Cerbère décapite et seule l'épée d'Attila permettra d'en venir à bout...

Dans le monde des films de grosses bestioles à destination de Sci-Fi Channel, CERBERUS s'en sort plutôt bien. Son scénario, certes non dénué d'incohérences, est plutôt sympa et prend le temps de placer cadres et personnages afin de donner du corps à l'ensemble. L'arrivée du Cerbère n'en est que plus méritante, malgré des effets digitaux souvent approximatifs. La mise en scène est solide, alternant action et papotages de manière équilibrée, les bad guys sont vraiment très méchants (on élimine les éléments les moins fiables, on tue de sang-froid et on s'en délecte un maximum) et la musique est de bonne facture. Il n'en faut pas plus pour passer 90 minutes d'honnête divertissement, parfait pour reposer les neurones un lendemain de cuite. Kerozene

CHARLIE’S ANGELS - McG, 2000, États Unis

CHARLIE'S ANGELS n'est pas vraiment le film qu'on s'attend. Au fait, nous avons affaire ici à l'un des sommet du Kitsch ! Tellement gros, tellement sans subtilité que ca ne peux qu'être volontaire ! Nous avons droit à des combats aux ralentis avec marchage sur les murs et au plafond tout droit sortie de THE MATRIX (nous avons même droit à une balle au ralentie). Lors des ces combats, ils poussent même jusqu'à utiliser Smack My Bitch Up de Prodigy pour vraiment nous faire comprendre à une parodie. Lors de la scène d'ouverture, nous avons droit à la reprise intégrale de l'ouverture de MI: 2 de John Woo ( notre Enzo. G. Castellari japonais!) avec déguisement et masque inclus ! Nous avons droit à tous les clichés du genre: tueur muet sanguinaire, explosion d'avion, missile détourné, trahison amoureuse, etc. Les scénaristes et le réalisateur se sont vraiment forcé pour faire un produit à la mode... Que dire de la musique, des décors et des costumes... Tout n'est que prétextes qu'a parodier et renvoie à plein d'autres films. Austin Powers n'est pas vraiment loin. Je prédis une grosse première semaine au film et ensuite sa devrait sombrer assez rapidement... Ca va être un autre Dick Tracy ou encore Last Action Hero. Les fans d'actions purs et durs ne comprendront rien à ce mélange et les 18 fans la série original grinceront des dents devant un tel produit dénaturé. Les Drew Barrymore, Lucy Liu et Camron Diaz n’arrêtent pas de faire leur agace sans rien montrer à part de vertigineux décolletées. Le sommet de cette bêtise est probablement un combat de Sumo en costume entre Bill Murray et Tim Curry, Reste les fans du cinéma Kitsch qui seront comblés. À voir ! Black Knight

CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE - McG,  2003, États Unis

Après une première incursion cinématographique fun et totalement décomplexée plutôt réussie, les trois filles reviennent pour nous en coller encore plus dans la tronche dans cette séquelle qui mise un peu trop sur la surenchère. Le film s'ouvre sur un hallucinant sauvetage qui se termine en cascade totalement cinglée bourrée de CGI. Le tout donne le vertige, c'est impressionnant et... c'est fun. Ben oui, faut être honnête quoi. Mais bon, le problème c'est que c'est fun une fois ou deux, mais au bout d'un moment ça gave jusqu'à l'écoeurement. Surutilisation des ralentis et des effets façon MTV, incrustations en CGI un peu baveuse, one-liners en série, musique de jeunes branchés, etc... On touche un peu trop rapidement à l'overdose, surtout si on n'est pas un fan du montage speedé de la chaîne musicale - et pourtant, j'ai trouvé que ça allait encore dans le premier film, c'est dire si je suis tolérant. Les clins d'oeil abondent du début à la fin (on aperçoit la voiture de Starsky & Hutch) et sinon Bruce Willis fait un caméo, Bosley devient noir (?), Demi Moore fait la grosse méchante, Lucy Liu est superbe, Drew Barrymore ressemble à un hamster et Cameron Diaz fait plein de blagues cochonnes. Mention spéciale à Crispin Glover qui a vraiment une tronche fantastique et qui est malheureusement trop rare sur les écrans. Kerozene

CHILD'S PLAY - Tom Holland, 1988, États Unis

Chucky c'est la poupée joyeuse "au sourire satanique" qui parle et tue. Elle court plutôt vite et n'est pas reposante. On la réduit en poussières et elle revient vite à la vie. C'est Brad Dourif qui a parti le bal en se faisant flinguer et en transférant son âme dans une poupée de supermarché. Un clochard l'a trouvée, l'a vendue à une femme économe, qui l'a donnée à son fils.  Son fils lui a fait un brin de conversation, et la poupée s'est mise à tuer. Sans grande surprise, ce film est toutefois humoristique par moments et constitue un divertissement honnête. Mais pour les frissons, on repassera. Orloff

CHILLER - Wes Craven avec Michael Beck, Beatrice Straight, Lauren Johnson, 1985, États Unis, 91m, TV

Congelé depuis 10 ans, un jeune homme brillant décongèle. Comme le steak haché, on ne peut le recongeler et on réussit à l'opérer et le ranimer. Sa mère est très contente, le curé pas vraiment puisqu'il a célébré la messe à son faux décès. Le jeune homme est devenu un monstre de capitaliste sans conscience et ça va prendre le curé (Paul Sorvino) pour arriver à la conclusion fatale: il est revenu à la vie sans âme, horreur !

Avec une réalisation molle qui se décline toujours en gros plans, sans chocs, sans gore, sans horreur véritable et plein de clichés, ce CHILLER nous laisse de glace. Craven ne démontre ici aucun talent que l'on saura lui reconnaître en d'autre moments. Le dvd à rabais nous offre en plus un transfert d'une vielle cassette vhs pas en forme. J'ai déjà oublié le reste, en tout cas, c'est pas parce qu'on fait de l'horreur pour la télévision qu'il faut bâcler de la sorte. Mario Giguère

CHOPPING MALL - Jim Wynorski, 1986, États Unis 

Une grande surface commerciale s'apprête à mettre en service trois robots assurant la sécurité de nuit. Trois robots intelligents et bien sur, armés de lasers et différents gadgets. Le soir, des jeunes vont faire la fête dans la surface - elle contient un appart (là j'ai pas trop pigé ce qu'il foutait là, mais il est là). Le même soir, survient un violent orage qui foudroie l'ordinateur central, ce qui réveil les robots qui, bien sur, pètent les plombs et massacrent les ados crétins.

Série B sans prétention, mais sans envergure non plus, l'intérêt ne réside pas dans les scènes d'actions molles ou les robots nuls et surtout pas impressionnants, mais dans les caméos de Paul Bartel, Mary Woronov et Dick Miller - courtes apparitions, mais qui font toujours chaud au coeur. Sinon, il y a une tête qui explose qui fait plaisir. A noté que le couple survivant est le couple de puceaux, les règles persistent même pour les serial killers robotisés. Kerozene

The CHOSEN ONE: THE LEGEND OF THE RAVEN - Lawrence Lanoff, 1998, États Unis

Une superbe gonzesse se fait butter dans un petit village de redneck. Sa soeur (Carmen Electra) s'y rend pour l'enterrement. C'est alors qu'un vieil indien lui remet un talisman suite à quoi Carmen a des visions de sa soeur lui disant qu'elle est la "chosen one", et que son Raven de totem lui donnera le pouvoir et la force.

Entre tout ça, elle se tape le shérif, la copine du shérif n'est pas contente et retourne vers son ex en se saoulant la gueule au whisky. Elle en profite pour coller une raclée au shérif qui, par la suite, se fait lamentablement uriner dessus par l'autre gars.

Suite à une partie "bières et flingues", la troupe de vilains rednecks cause la mort des deux filles. Mais elles reviennent à la vie, non sans quelques pouvoirs supplémentaires. Carmen Electra aura droit à une combinaison super sexy, un bracelet à clou et un casque à deux balles qui remplacent les plumes ancestrales, la méchante aura droit à une combinaison noir et un masque à la Zorro. C'est parti pour la baston. Baston ? Tu parles....

Triste petit film de série Z, je me suis surpris à me marrer et à le trouver mieux que ça ne l'est réellement. Ben oui, c'est terrible. On regrette que Carmen Electra aie pris une body double pour les scènes de baise. Parce que je pensais pas qu'elle en aurait eu besoin. Kerozene

The CHRONICLES OF RIDDICK - David Twohy, 2004, États Unis

Riddick, bad motherfucker intergalactique et dernier représentant de la race des furyans, croise le chemin des Nécromongers, un peuple de salopards destructeurs sur le point de faire main basse sur le cosmos. Or Lord Marshal, seigneur tout puissant des Nécromongers, n'est autre que le responsable de la disparition des furyans. Si les plans de Riddick consistant à lui botter les fesses sont quelque peu perturber par des chasseurs de prime lui mettant la main dessus pour l'emmener sur l'effrayante planète-prison Crématoria (1'000 degrés côté soleil, -3'000 de l'autre (!)), le face à face final ne sera aucunement compromis.

Quand David Twohy bénéficie d'un budget conséquent et décide de donner dans le space-opera épique, cela prend des allures d'haletantes aventures aux prétentions grandioses. Bénéficiant d'un scénario solide, d'un personnage principal au profil d'anti-héros idéal (Riddick le culturiste tire la gueule, tue tout le monde et n'aime personne) et de personnages secondaires à priori intéressants (Lord Marshal et ses perfides Nécromongers), il manque malheureusement à cette séquelle du très bis PITCH BLACK une approche narrative digne de ce nom. La faute en incombe principalement au montage, sans doute supervisé par un bûcheron scandinave attardé, aux effets digitaux indigestes et à certains décors par moment purement hideux (voire l'ouverture du film sur la planète Helion Prime de type Maghrebine). Du coup, le visionnement de ces Chroniques s'avère douloureusement frustrant considérant le potentiel évident de l'entreprise. On regrettera aussi le sous-emploi d'Aereon (Judi Dench), un être éthéré dont la raison d'être a sans doute été oubliée sur quelques pages du scénario qui n'ont pu être tournées. Heureusement, il reste quelques moments de bravoures, notamment sur la planète Crématoria, son univers carcéral sombre - malheureusement peu peuplé, et son évasion brûlante sur un terrain on ne peut plus hostile. Il reste évidemment Riddick, guerrier invincible et antipathique au possible, le genre de personnage aussi attachant et sympathique que l'Inspecteur Harry.

Il existe un DVD Director's Cut du film proposant une version au montage plus raisonnable et dans lequel les personnages gagnent en épaisseur. Je n'hésiterai pas à lui donner une nouvelle chance via cette version...  Kerozene

Site US: www.thechroniclesofriddick.com  Site français: www.uipfrance.com/sites/chroniquesderiddick

C.H.U.D. - Douglas Cheek, 1984, États Unis

Ce premier et unique film de Douglas Cheek tourné en 1984 se passe dans les égouts de New York (bien dégueux), dans le milieu des clochards (bien crado), en plein été. Vous rajoutez des effets gores bien saignants et vous obtenez une histoire de clochards transformés en bêtes sauvages au contact de matières radioactives déposées là par l'enfoiré du FBI du coin.

Ames sensibles s'abstenir, mais une bonne petite série B américaine assez sympa à regarder. Effix

ps: CHUD, ça veut dire Cannibale Humanoïde Underground et D... je sais plus.

CIAO MANHATTAN - John Palmer & David Weisman, 1972, États Unis

CIAO MANHATTAN raconte l'histoire de Susan, jeune fille belle et délurée incarnée par l'une des plus mythique "Warhol Superstars", Edie Sedgwick. Étonnant d'ailleurs que son personnage se fasse appeler Susan, puisque le sujet du film est la vie d'Edie Sedgwick elle-même. Une vie brûlée par les deux bouts de manière aussi furieuse que destructrice. Edie / Susan, jeune bourgeoise provinciale, arrive à New York et entame rapidement une carrière de top model. Rapidement, la jeune fille entre dans une spirale de sexe et de drogue qui la feront passer par la gloire suprême à la déchéance la plus totale, ruinée et droguée, devant se prostituer pour subvenir à ses besoins.

Le tournage entamé en 1967 par une équipe échappée de la Factory de Warhol et constamment défoncée au speed et autres saloperies (un toubib avait été embauché par la production pour pratiquer les injections au staff), s'axe sur la vie rock'n roll de la superstar, de ses fêtes, de ses histoires d'amour - notamment avec Paul America ici dans son propre rôle, et ses pétages de plomb réellements méchants dues à sa consommation de drogue mais également à une maladie mentale héréditaire. Ce film, qui avait originellement imaginé comme un porno, et qui garde un fort relent de sexe, devait permettre à Edie de revenir sur le devant de la scène et éventuellement lui faire reconnaître la gloire qu'elle connut auprès d'Andy Warhol. Mais le tournage fut chaotique. Un jour, Paul America était filmé conduisant une voiture. Le plan est tourné selon les directives des réalisateurs, et la voiture s'éloigne. Mais Paul n'a jamais fait demi-tour et il disparu, bloquant sérieusement l'avancement du film. Il fut retrouvé huit mois plus tard dans une prison du Michigan. Peu de temps après, Edie Sedgwick se fit hospitaliser. Elle subit plusieurs traitements de choc par électrocution. C'est en 1970 qu'elle sort de l'hôpital pour terminer le film, avec une nouveauté: des implants mammaires. Tellement fière de ses nouveaux seins, elle tourne le reste du film à moitié à poil et visiblement grave défoncée. Edie Sedgwick ne jouait pas la junkie, elle était elle-même, au naturel. Les scènes tournées à cette époque se déroulent en Californie, où le personnage de Susan vit dans une sorte de tente montée dans la piscine vide de sa mère. Elle raconte alors sa vie à un nouveau venu qui ne pense qu'à la culbuter en fumant des joints, c'est alors qu'apparaissent les scènes filmées en 1967 sous forme de flash-backs. Le film se termine sur l'internement de Susan en hôpital psychiatrique où elle reçoit des traitements de choc par un docteur incarné Roger Vadim. A la fin du tournage, Edie retourna à l'hôpital où elle subit une fois de plus des traîtements de choc de ce type. A sa sortie de l'hôpital, elle se maria, puis décéda très peu de temps après par overdose de médicaments. Il se pourrait qu'il s'agisse d'un suicide. Edie avait 28 ans.

CIAO MANHATTAN est un film fascinant pour qui s'intéresse de près ou de loin au phénomène Andy Warhol et aux artistes qui gravitèrent autour du personnage et de la Factory. Cette fascination est évidemment due au côté quelque sordide de cet univers de luxure et de déchéance, un mélange paradoxal de trash et de glamour, d'horreur et de beauté. Un impressionant témoignage de vie détruite appelé "The Citizen Kane of the drug generation" par The Village Voice. Kerozene

CITIZEN X - Chris Gerolmo, 1995, États Unis

J'ai acheté le DVD de Citizen X. Quelqu'un a vu ça ? Ça l'air un peu biz de voir Donald Sutherland parler avec l'accent russe et le tout possède une facture plutôt " film of the week " (HBO qui distribue).

Mais le fait que se soit inspiré du " premier " tueur en série soviétique me semble intéressant. Y paraît que le parti tentait de cacher son existence en voulant faire croire à la population que les tueurs en série ne pouvaient exister aux qu'aux États-Unis, la terre des dépravés en tout genre. Lloyd Llewellyn

CITY LIMITS - Aaron Lipstadt, 1985, États Unis 

Film pondu par l'équipe qui nous a fait ANDROID et qui comprend un casting plutôt impressionant pour la merde que c'est: Kim Cattrall, John Stockwell, Rae Dawn Chong, James Earl Jones, Don Opper (également scénariste et producteur). Dans le futur ou tout est dévasté et pourri, un jeune bouseux monte sa moto et se casse vers la ville dans laquelle des gangs de motards survivent comme ils peuvent. Son rêve: rejoindre les Clippers, dont l'autre gang de la ville sont les ennemis jurés. Mais de gros vilains industriels veulent se débarrasser de ces voyous. Bien sur, ils seront tous liés à la fin pour se battre contre les vilains industriels. Totalement nul, les personnages sont hyper clichés, avec des motos de merde customisées façon A-TEAM cheapos, ils portent des fringues tellement zéro, (mal)heureusement le ridicule ne tue pas. La musique du film est insupportablement mauvaise, les dialogues d'une navrante platitude, rien n'est crédible, et surtout pas les décors "apocalyptiques" qui se limite à une rue sombre, un hangar poisseux et un mirador en bois. Prévisible, chiant, ridicule, mauvais... Difficile de trouver un film aussi nul qui n'arrive pas à soulever l'intérêt de part ce statut de mauvais film. Kerozene

CLASS OF 1999 II, aka CLASS OF 2001, Spiro Razatos, 1994, États Unis 

Sasha Mitchell joue le prof cyborg redresseur de torts. Un gars de la CIA est à ses trousses, à la recherche du cyborg tueur (apparemment, il a vu CLASS OF 1999 et sait à quel point leur méthode sont radicales). La petite terreur du bahut menace une gentille prof. A la fin, lors d'une partie de paintball, Mitchell se prépare à zigouiller tout le monde en tirant la gueule. Et là, surprise, on apprend qu'il n'est pas cyborg, mais bel et bien humain. Et même que c'est le fils de l'inventeur des cyborgs ! Et le gars a pété un câble et s'est pris pour un vrai cyborg, con comme il est, et résiste aux balles garce à un T-shirt par-balle !

Nul à chier à tous les niveaux - et les élèves en combinaison orange sont vraiment trop ringards. On préfère - et de loin - le bon vieux CLASS OF 1984 de Mark Lester. Kerozene

COLD HARVEST aka LE VIRUS aka CHASSE A L'HOMME - Isaac Florentine, 1999, États Unis 

Après que la Terre ait été percutée par une météorite, le monde fut plongé dans une nuit perpétuelle, l'humanité sombra dans le chaos et une épidémie de peste ravagea une bonne partie des survivants de ce cataclysme apocalyptique. Les États-Unis sont retournés à l'âge des pistoleros et désormais, villes en ruines et déserts nocturnes ne sont que le théâtre de scènes de grand banditisme et de criminalité crasse que seuls quelques chasseurs de prime poussiéreux viennent perturber. Roland (l'endive Gary Daniels) est l'un d'eux. L'homme porte un cache poussière usé, un foulard autour du cou, un flingue à la ceinture et mâchouille par moment un bout de cigare comme l'aurait fait le Clint Eastwood de Sergio Leone. Rapide comme l'éclair, Roland n'est pas ce qu'on peut appeler un enfant de cœur, contrairement à son frère jumeau Oliver (l'endive Gary Daniels aussi), homme simple rêvant de fonder une famille avec sa femme Christine (Barbara Crampton, toujours aussi charmante près de 15 ans après RE-ANIMATOR). Le couple est d'ailleurs escorté par les forces de l'ordre car lui est porteur d'anticorps ayant la particularité de pouvoir mener à la découverte du vaccin contre la peste. Mais la bande à Little Ray (Brian Genesse, vu dans plein de Nu Image) attaque le convoi et tue le gentil Oliver. Découvrant que madame est enceinte et donc porteuse des anticorps si précieux, Little Ray et ses sbires la prennent en chasse, ce que Roland ne va bien entendu pas laisser faire.

Mais que voila un joli méchoui made in Nu Image qui reprend des éléments du 2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK de Sergio Martino plongés dans une atmosphère de western nocturne ponctué de scènes d'action étonnamment efficaces directement issue du cinéma de Hong Kong, que ce soit au niveau des violents combats d'art martiaux où les éléments de décors se font pulvériser, ou au niveau des gunfight à la John Woo. On n'en attendait pas tant et la surprise est plutôt bienvenue car si l'ensemble n'est certes pas génial, il en devient plutôt divertissant. Bien entendu, un tel produit ne serait pas si " cool " sans ses gros défauts, à commencer par l'inexpressif Gary Daniels (FIST OF THE NORTH STAR) qui change de gueule uniquement lorsque son personnage se fait torturer en se faisant lacérer le dos par des barbelés, mais le plus poilant est sans aucun doute le détecteur d'anticorps, radar permettant de localiser à distance les porteurs de ceux-ci. Dans un monde dévasté et insalubre, un tel niveau de technologie (aussi improbable soit elle) ne fait bien évidemment pas très sérieux. Un petit mot encore pour ce bad guy patibulaire qui, dans un excès de nostalgie, confie pensivement à sa prisonnière qu'il a un faible pour les nez. COLD HARVEST, le premier film nezophile du monde ? Kerozene

COMPANY OF WOLVES - Neil Jordan, 1984, États Unis/Angleterre

L'histoire du petit chaperon rouge, avec des loups-garous, j'ai trouvé ca très intéressant et ca sort de l'ordinaire. Il y a même la mère-grand qui n'arrête pas de mettre en garde la petite chaperonne de ne pas faire confiance aux hommes dont les sourcils se touchent ,et de ne jamais quitter le sentier : une sorte de morale qu’il faut faire attention aux homme dans la vie ? Y a également les célèbres phrases du genre : comme vous avez de grandes oreilles , grandes dents, de grands bras?? connaissez pas celle-là ? La fin est surprenante, pas du tout la même fin que dans le conte, loin de là. Les décors sont féeriques, les FX sont très bien réussis. Le seul point faible du film sont peut-être les moments poétiques chiants et longs, mais ca ne brise pas le charme du film. Rana

The CONDEMNED aka Condamnés - Scott Wiper avec "Stone Cold" Steve Austin, Vinnie Jones, Robert Mammone, Rick Hoffman, Tory Mussett, Christopher Bakerm Sam Healy, Madeleine West, Masa Yamaguchi, Luke Pegler, 2007,  États Unis, 113m

Un producteur de télévision, Goldman, a mis au point une nouvelle émission de télé-réalité pour le marché de l'internet, où dix condamnés à mort de tous les continents devront s'affronter sur une île déserte du Pacifique, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un seul survivant qui obtiendra alors la liberté. Parmi les compétiteurs, un dénommé Jack Conrad, un ancien soldat de commando condamné au El Salvador, semble peu désireux de jouer le jeu et préfère trouver un moyen de quitter l'île. Alors que les condamnés, qui ont trente heures pour s'entretuer, ont déjà commencé à se battre entre eux, Conrad parvient à échapper aux multiples caméras installées partout dans l'île et à brouiller le signal de son émetteur de repérage. Il réussit même à dénicher le campement de l'équipe de production et à communiquer brièvement avec son ex-femme. Repéré, Conrad n'a donc plus le choix d'affronter mortellement certains condamnés encore en vie, mais il a bien l'intention après de régler le compte de Goldman. Celui-ci manipule en réalité le jeu pour ne laisser aucune chance à Conrad, tout en voulant exploiter au maximum la violence des affrontements pour faire monter les cotes d'écoute, ce qui ne fait pas l'unanimité de certains de ses employés.

La WWE semble bien décider à envahir en permanence les écrans de cinéma pour mettre en valeur ses lutteurs. "THE CONDEMNED" représente d'ailleurs une production plus ambitieuse que les précédentes de la compagnie, tant dans sa durée que dans le thème abordé. Néanmoins, en voulant critiquer le phénomène des émissions de télé-réalité artificielles exploitant la violence facile pour attirer les masses, les auteurs ont eux-mêmes commis l'erreur de vouloir rendre cette violence excitante pour le spectateur friand d'action musclé à tout prix, en déformant volontairement les données de l'intrigue pour le manipuler et en insistant bêtement sur le manichéisme primaire des personnages. Cela donne au film des allures perverses qui pourrait donner une impression de malaise et qui nous amène à se poser des questions sur les intentions mercantiles de certains producteurs, d'autant plus qu'il n'y a pas vraiment de distanciation dans la mise en scène et qu'on aurait souhaité plus d'humour dans le propos pour faire mieux passer la pilule. Seul un certain public adulte ou les membres de ce club pourront saisir ces aspects ou bien rigoler inconsciemment des manques de nuances du récit, des nombreux emprunts faits à d'autres pellicules portant sur la chasse à l'homme et de la prévisibilité de l'intrigue. Mais pour une certaine frange minoritaire d'un public adolescent naïf mal préparé, ce film pourrait possiblement influencer leurs comportements, étant donné l'excitation et l'incroyable quantité de testostérone qu'il génère. Dans un autre ordre d'idée, les séquences d'affrontements sont extrêmement viriles, gracieuseté d'une chorégraphie efficace mise au point par Richard Norton, mais le réalisateur aurait eu intérêt à les filmer moins frénétiquement car la caméra bouge sans arrêt et cadre mal les protagonistes. L'ensemble est techniquement valable, mais la photographie utilise des couleurs laides plutôt agaçantes pour l'oeil. Un Steve Austin monolithique s'en tient à la personnalité rebelle de son personnage sur le ring, alors que seul Vinnie Jones semble tirer son épingle du jeu dans un rôle de condamné salopard. Un film d'action dont l'angle commercial plutôt douteux apparaît quand même questionnable et qui a de quoi nous laisser perplexe, sauf si on le voit comme la lutte: lorsqu'on on sait que c'est arrangé par le gars des vues! Mathieu Lemée

CONDEMNED TO LIVE - Frank R. Strayer, 1935, États Unis

L' histoire débute quelque part en Afrique lorsqu'une femme enceinte est mordue par une chauve sourie vampire juste avant de donner naissance. Quarante ans plus tard, un village quelconque en Europe est la proie d'un vampire, une chauve sourie énorme qui kidnappe les jeunes filles et les vident de leur sang. Du moins, c'est ce que l'on croit, car personne ne l'a vu. Le docteur du village, toujours accompagné de son fidèle bossu, ne croit pas à ses sornettes. Évidemment il a des migraines et perd connaissance à chacune des attaques, ce qui le chicote un peu. Son père adoptif vient lui rendre visite et de 1: lui fait prendre conscience que sa fiancée l'admire mais ne l'aime pas et que 2: tout cela est louche.

Ralph Morgan, que l'on retrouvera, méconnaissable, dans le rôle du Magicien d'OZ, interprète le docteur gentil à en être mièvre, entouré d'une galerie d'interprètes pas plus convaincants, hormis son père adoptif et la belle Lycy Beaumont. Le scénario, qui a peut-être inspiré BLADE, qui sait, joue ses cartes très rapidement, créant peu de suspense. La caméra bouge très peu, le tout ressemble à du théâtre filmé rapidement. Strayer touchera à plus d'une reprise au genre avec notamment THE VAMPIRE BAT mettant en vedette Fay Wray. Mario Giguère

CONSTANTINE - Francis Lawrence, 2005, États Unis

John Constantine, c'est le Sherlock Holmes de l'occulte, le Columbo de la démonologie, un type qui traque les affaires paranormales et qui botte les démons à grand coups de pied au cul. Mais avoir un contacte privilégié avec l'au-delà n'est pas à proprement parlé un don. Il s'agit plus d'une malédiction pour John. Désabusé, rongé par le cancer du aux clopes qu'il fume comme une cheminée, la vie est un fardeau pour cet ancien suicidé qui vit l'Enfer de ses propres yeux. Et l'affaire à laquelle il est ici confronté n'est ni plus ni moins que la plus importante de son existence : les forces occultes, les démons de l'Enfer qui ont l'interdiction formelle de poser les pieds sur Terre selon un accord entre Dieu et le Diable, sont en passe de transgresser cette règle millénaire. Seul Constantine est en mesure de sauver le monde !

Si vous connaissez la bande dessinée Hellblazer à l'origine de ce film, oubliez immédiatement son côté dépressif et nihiliste. Fini les rues sordides de la vieille Angleterre arpentée par des rebus crasseux aussi pouilleux que malodorants et bienvenue dans un Los Angeles contradictoirement clean et aseptisé. Fini aussi le John Constantine autodestructeur rongé par la drogue et l'alcool et son attitude punk à la "je vous emmerde tous", et bonjour Keanu Reeves, ses clopes et son attitude par moment désagréable, voire grossière tout au plus. Ca la fout mal, d'autant plus que le reste du métrage ne sauve pas les meubles. Après une scène d'ouverture diablement efficace, le film se vautre dans une sorte d'esthétisme creux dont l'ampleur apocalyptique de certains passages s'avère désespérément vaine. Incroyable en effet d'assister à des visions cauchemardesques de l'Enfer remplies de décors flamboyants et de créatures monstrueuses qui laissent autant de marbre ! La faute en incombe peut-être à l'artificialité glaciale des images de synthèse ? Probable, mais également au style du réalisateur Francis Lawrence qui signe ici son premier film après avoir tourné de nombreux clips pour des pop stars comme Britney Spears ou Will Smith. Forcément, ça n'aide pas à la dramaturgie. Toujours est-il que le résultat est ce qu'il est et ce qu'il est n'est pas réjouissant. Dommage donc que les responsables de cette adaptation ne collent pas plus aux matériaux d'origine, ce qui, il est vrai, aurait été commercialement suicidaire. En revanche, était-il vraiment nécessaire de le transformer en récit transpirant autant les bondieuseries catholiques au point d'en devenir proprement indigeste ? Certainement pas. Cet aspect est d'ailleurs tellement appuyé que le film pourrait presque ressembler à une publicité destinée à remplir les messes dominicales de vos églises de plus en plus vides... Alors passe encore le message moralisateur anti-tabac, mais faut pas pousser non plus. On retiendra malgré tout un Lucifer agréable incarné par cette magnifique bouille de Peter Stormare et qui détient la recette miracle à la lutte contre le cancer. Kerozene

CONTACT MORTEL aka WARNING SIGN - Hal Barwood, 1985, États Unis  

Un beau jour, la petite usine sympa de Biotek Technology, où l'on s'acharne à bidouiller des OGM avec le sourire, se verrouille d'elle-même suite au bris d'un tube à essai dont le contenu s'avère bien plus agressif qu'il n'y paraît. Les cerveaux des scientifiques commencent alors à faire des bulles et accompagnés de leurs assistants, ils se fâchent tellement fort qu'ils décident de buter à coups de hache quiconque pénètre dans l'enceinte du laboratoire. Car je vous le donne en mille, Biotek n'est rien d'autre qu'une vulgaire couverture servant à dissimuler la mise au point d'une arme bactériologique et le tube à essai en question ne contenait rien de moins que cette fameuse saloperie destinée à bousiller un hypothétique ennemi du capitalisme défenseur la démocratie.

Voila une jolie fable vaguement écolo qui n'hésite pas à pointer du doigt le méchant Oncle Sam responsable de tous ses propres maux. C'est que nous sommes encore en pleine guerre froide, comme nous le rappelle un Yaphet Kotto mandaté par le gouvernement pour convaincre la populace que tout est sous contrôle et que ce qu'il se passe à l'intérieur de Biotek (à savoir la production d'inoffensives levures) est pour leur bien. Mais personne n'est dupe. Et pendant que ça se bouffe à l'intérieur, ça se mutine à l'extérieur.

Que voila de biens louables propos malheureusement noyés au milieu d'un film tout public et plutôt casse-burne. Il est en effet frustrant de voir cette horde de blouses blanches sanguinaires ne faire que très peu de dégâts et il est un peu navrant de découvrir que la solution au néfaste virus provient d'une femme enceinte. Et oui: la vie, l'espoir et l'amour sont la clé à nos problèmes, grâce à eux la pire des calamités se transforme en mauvais souvenir et à nouveau le soleil peut briller au dessus-de nos têtes bien pensantes en éclairant nos pas vers un avenir meilleur. Ouais, c'est ça... Kerozene

the CONVENT - Mike Mendez, 2000, Etats Unis

 En 1960, un couvent est visité par une fille qui balancera sa mitraillette et compagnie sur la congrégation et brûlera ce qui restera de vivant. 40 ans plus tard, des jeunes vont faire un tour dans le couvent condamné. Ils réussiront à réveiller les nonnes-démons qui s'empareront à nouveau de la place. Il ne restera qu'un seul espoir, convaincre la vielle mamie-mitraillette de redonner un coup de pouce pour renvoyer tout ce laid monde en enfer.

Dès le début, le ton est donné, on a pas un gros budget mais on va s'amuser. On pense énormément à Demons de Lamberto Bava et aux films d'Henenlotter, jusqu'à l'arrivée de néogothiques ridicules dans le mélange. L'arrivée de Miss Barbeau en vielle rockeuse illuminée rappelle tous ces bons vieux films des années 70-80. On voit venir le punch final à cent milles à l'heure, mais je me suis bien amusé. Mario Giguère

@#%$ @#%$ @#%$. Mouni

Putain quel panard ! Perso j'adore, en tout cas j'en ai un excellent souvenir et dans la salle de cinoche, je me suis éclaté comme un sale gosse. Mille fois mieux que tous ces SCREAM & co. qui pullulent de partout. Kerozene