1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z


The FALL - Tarsem Singh avec Catinca Untaru, Justine Waddell, 2007, États Unis/Inde/Royaume Uni, 117m  

Gagnant de prix à Berlin et Sitges, je dois dire que j'étais vraiment impatient de découvrir ce film.

Dans les années 20, un cascadeur de cinéma est victime d'un accident sur un plateau. Pendant sa convalescence il fait la rencontre d'une fillette de 5 ans avec qui il va partager un conte fantaisiste qui va changer leurs vies.

Raconté comme ça, le synopsis donne moyennement le goût de le voir....c'est mal connaitre Tarsem Singh, (réalisateur du moyennement bon The Cell, a part un visuel décoiffant). Car servis à merveille par des locations toutes plus exotiques l'une que l'autre, il réussit le pari de rendre ce conte pour tous émouvant et surtout d'une beauté à couper le souffle.  Les interprètes ne tombent jamais dans le "gnan gnan", ce qui souvent est le cas dans ce genre de production. Mal distribué ici parce que ce n'est surtout pas un film pop corn, The Fall mérite d'être vu et dégusté comme une de ces perles qui malheureusement n'ont pas leurs places méritées dans les salles obscures. Pour ma part après un visionnement en DVD, je me dis que c'est frustrant de voir autant de mauvais films avec des campagnes publicitaire qui coûtent des millions quand, pendant ce temps, un film comme celui la est passé inaperçu. Découvrez le, séance tenante. Pierre Beaulieu

FALLEN aka LE TEMOIN DU MAL aka A LA CHUTE DE L'ANGE - Gregory Hoblit, 1998, États Unis

John Hobbes (Denzel Washington) est un bon flic. Il est intègre, droit et juste, le genre de type toujours prêt à aider les vieilles à traverser la route, toujours partant pour décrocher les chats apeurés en haut des arbres, en bref, un gars à l'écoute de son prochain. Son heure de gloire est arrivée car Hobbes a coffré Reese, un vilain psychopathe directement envoyé à la chambre à gaze. Mais au moment de basculer dans l'autre monde, l'esprit de Reese s'envole pour intégrer le corps d'un pauvre quidam, puis passe de ce corps hôte à un autre corps hôte par simple contact corporel, et ainsi de suite. L'occasion est trop belle pour commencer à jouer avec notre super flic, qui finira par découvrir que Reese était en fait habité par Azazel, un ange déchu arpentant le monde de corps en corps, s'amusant à semer la mort depuis des milliers d'années. Mais impossible d'intégrer le corps de Hobbes par simple toucher, ce dernier étant trop pur.

FALLEN rappelle dans ses grandes lignes des films comme THE HIDDEN, ou encore SHOCKER. Dans THE HIDDEN, une entité extraterrestre envahissait les corps d'êtres humains dans le but de les contrôler. Dans SHOCKER, la personnification électrique d'un serial killer exécuté sur la chaise électrique prend possession d'hommes et de femmes afin de perpétrer ses néfastes activités. Et les exemples ne manquent pas. Impossible donc de ne pas comparer FALLEN à ses prédécesseurs qui ont le mérite d'être nettement plus radicaux et de mieux exploiter l'aspect paranoïa. Car si le sujet du film n'est pas inintéressant, son traitement s'avère être nettement plus édulcoré. Cependant *SPOILER* il est intéressant de constater que malgré un discours pro-chrétien, le héros ne trouvera solution que dans le suicide, et ce, finalement, pour échouer lamentablement, permettant à Azazel de retourner perpétrer ses crimes incognito *END SPOILER*.

Le film bénéficie de la présence d'acteurs plus que respectables, comme Elias Koteas, excellent dans le rôle de Reese, John Goodman, très bon lui aussi, ou encore Donald Sutherland incarnant le supérieur de Hobbes et dont le rôle semble avoir été quelque peu oublié lors de la réalisation du film tant on ne sait pas trop où ce brave personnage veut en venir. Kerozene

Site officiel: warnerbros.com/fallen

FANTASTIC VOYAGE aka Le Voyage Fantastique - Richard Fleischer avec Stephen Boyd, Raquel Welch, Edmond O'Brien, Donald Pleasence, Arthur O'Connell, William Redfield, Arthur Kennedy, James Brolin, 1966, États-Unis, 100 m

Les États-Unis et l'Union soviétique ont chacun développé une technologie qui permet à la matière d'être miniaturisée, grâce à un procédé qui rétrécit chaque atome séparément pour revenir à leur taille initiale après 60 minutes. Jan Benes, un scientifique travaillant derrière le rideau de fer, a découvert comment rendre le rétrécissement permanent. Avec l'aide de la CIA, le scientifique passe à l'ouest, mais un attentat le plonge dans un coma profond avec un caillot de sang dans le cerveau. Le gouvernement des États-Unis est impatient de sauver sa vie afin qu'il puisse partager le secret de la miniaturisation illimitée. Pour résorber le caillot, un groupe de scientifiques comprenant Grant, le capitaine Bill Owens, le Dr. Michaels, le Dr. Peter Duval et son assistante, Cora Peterson, prennent place à bord du "Proteus", un sous-marin qui est miniaturisé, puis injecté dans le corps de Benes. En raison de la durée du procédé de miniaturisation, l'équipe dispose de seulement une heure pour trouver et détruire le caillot avant une mort certaine, et une fois que le sous-marin miniaturisé commencera à reprendre sa taille normale, il deviendra la cible du système immunitaire de Benes et sera détruit. Beaucoup d'obstacles gênent l'équipage pendant leur fantastique voyage, et il devient évident après plusieurs incidents qu'il y a un saboteur à bord du "Proteus".

Deux ans avant la sortie de "2001: A SPACE ODYSSEY", "FANTASTIC VOYAGE" était le film de science-fiction qui s'était vu accordé le plus gros budget (6 millions de dollars). Cet argent n'a pas été dépensé en pure perte, car avec l'aide de décors élaborés de taille gigantesque, et d'effets spéciaux réussis, ce long-métrage portant sur l'exploration d'un corps humain est tout simplement fascinant de bout en bout. Bien que les personnages soient décrits de façon plutôt terne, l'intrigue profite d'une idée de base ingénieuse pour permettre des variations étonnantes au plan visuel, renforcées magnifiquement par la mise en scène souple et imaginative de Richard Fleischer. Nanti d'une grande variété de plans et d'astuces techniques dans l'emploi de la caméra, ce "Voyage Fantastique" réserve donc sa part de surprises au spectateur, en plus de ne pas tomber dans le piège de la surcharge, puisque le suspense n'est jamais trop appuyé par la mise en images. Le traitement photographique est aussi soigné que le reste, avec une belle palette de couleurs, bien mise en valeur par le format Cinemascope, qui ne taxe pas trop la crédibilité scientifique ou biologique du sujet. L'histoire a beau être plutôt brouillonne ou trop conceptuelle, c'est surtout l'aspect visuel du film qui emporte l'adhésion générale, et qui en a fait un classique du genre. La qualité du jeu des acteurs n'est pas d'une grande importance sur l'ensemble du film. Mathieu Lemée

FATAL HOUR aka Mr. Wong at Headquarters - William Nigh avec Boris Karloff, Grant Withers et Marjorie Reynolds, 1940, États Unis, 68m

Après le meurtre de son meilleur ami qui est assassiné dans d'étranges circonstances, le capitaine de police Street n'a pas le choix que de demander les services du meilleur enquêteur trouvable, James Lee Wong. Ce dernier doit faire affaire à une mystère complexe et tortueux, ou sa propre vie se retrouve en jeu. Seul son intelligence et ses astuces pourront lui permettre de s'en sortir.

Troisième aventure de l'inspecteur Wong joué par Boris Karloff, je n'ai honnêtement pas des tonnes à en dire car le résultat se promène dans les sentiers de son époque, c'est à dire dans le très oubliable. L'histoire comme souvent manque de rythme, on allonge plusieurs scènes avec des dialogues pas très très intéressants et on parsème le tout d'une ou deux scènes fortes dans une réalisation comme souvent trop statique. L'intérêt sera donc plus historique qu'autre chose et malgré tous les défauts du film et son manque flagrant de saveurs, on pourra y prendre un certain plaisir dans un certain état d'esprit. Le punch final est assez bien pensé, Karloff est correct dans le rôle principal, vite vu vite oublié mais le genre de production qu'il fait bon de goûter de temps en temps. Abba

FAUST: LOVE OF THE DAMNED - Brian Yuzna, 2000, États Unis/Espagne

Un jeune homme voir sa femme se faire assassiner. Triste, il décide de se suicider. C'est alors qu'un certain M débarque et lui propose de se venger à condition de lui livre son âme. Il signe. Il se venge, mais une fois la vengeance consommée, il refuse de tuer. Il se fait donc exécuter et enterrer mais revient de l'Enfer pour foutre le bordel et sauver une belle infirmière traumatisée par un viol d'enfance des griffes de M.

Rythme effréné, musique qui t'arrache la gueule, sang et sexe: le cocktail est plutôt réussi et le spectateur prend son pied comme un petit fou. Malgré les nombreux défauts du film (scénar téléphoné, effets spéciaux pas toujours à la hauteur, Mark Frost et ses grimaces agaçantes), il serait stupide de bouder son plaisir. Surtout dans l'ambiance festive du festival de Bruxelles ou chaque paire de seins et chaque point supplémentaire au body count font chauffer l'ambiance tout simplement délirante. Kerozene

FAUST: LOVE OF THE DAMNED est incroyablement mauvais, il s'agît d'un rip-off ridicule de SPAWN, qui était déjà endormant. Il y a du gore, des cascades et de la nudité, le genre de truc que l'on s'attend de la part d'un film de super-héros, mais le look cheap ( le film ne bénéficie pas de son petit budget) et le jeu médiocre des acteurs en fait un film à éviter.

J'ai quand même hâte de voir DAGON de Stuart Gordon. Oncle Freak

FEAR CITY aka NEW YORK 2 HEURES DU MATIN - Abel FERRARA, 1984, États Unis 

J'ai vu plusieurs films de Ferrara, et je ne peux pas particulièrement affirmer que ce réalisateur m'impressionne. Je comprends qu'il a une sensibilité particulière pour exprimer une certaine forme d'américanité : on le repère à sa façon de filmer la ville, d'évoquer certaines atmosphères urbaines... Mais pour le reste, il a nettement donné le meilleur de lui-même à ses débuts, avant d'être aspiré par un vide créatif et artistique.

Ce FEAR CITY se situe vraisemblablement à la croisée des chemins, répétant certains motifs de DRILLER KILLER et MS 45. La violence urbaine est cette fois abordée sous l'angle d'un écrivain fou, amateur de kung-fu de surcroît, qui écrit un pseudo-roman entre deux meurtres. La réaction de ses victimes lui sert à donner le poids du réel à sa fiction.

Comme le type s'attaque à des danseuses nues, leurs " agents " (petits mafieux, bandits de toutes sortes ou entrepreneurs sans envergure) n'apprécient pas trop et décident de trouver le tueur, afin de lui régler son compte. Des policiers s'en mêlent aussi...

Scénario mince et sans originalité, il faut bien le dire. Parfois, ce qui reste du talent de Ferrara surgit brusquement : image impeccable, ou alors la brusque (et brève) sauvagerie des premiers meurtres, montés de manière agressive et violente. Pour le reste, on oscille entre un drame qui se veut psychologique (flash-backs qui servent à étoffer la personnalité peu intéressante du héros, ex-boxeur tourmenté) et un portrait des boîtes à strip-teases de New York. Le patron de l'une d'entre elles apporte la caution humoristique obligée.

L'adjectif " moyen " résume assez bien le film : ce n'est jamais totalement mauvais, mais rien ne suscite l'enthousiasme. Melanie Griffith y fait quelques jolis strip-teases bien sages, le public se comporte bien, l'assassin ne fait pas trop de victimes et les meurtres sont discrètement commis. Je suppose que le public américain-type a apprécié ce film de " divertissement " sans conséquences. Howard Vernon

The FEARLESS VAMPIRE KILLERS aka Le Bal des Vampires - Roman Polansky, 1967, États Unis

L'hommage de Roman Polanski aux films de la Hammer et sa contribution au genre. Et quelle contribution ! Une œuvre importante, qui saura satisfaire l'amateur par ses belles images, sa poésie et ses dialogues savoureux. Un exemple ? "Lorsque votre esprit sera parvenu à la hauteur du mien, nous aurons devant nous la perspective de longues soirées d'hiver riches en discussion. De looongues soirées... des milliers et des milliers d'hivers..." assure le comte, interprété ici par Ferdy Mayne (d'où sort-il celui-là ?). Ce comédien à une certaine "grandeur", qui ne saurait pâlir devant celle de Christopher Lee lui-même.

Les paysages hivernaux sont superbes, à couper le souffle. Sharon Tate aussi. Et que dire de ce château perdu dans la neige, ce souci du détail (vampirique) tels que ces tableaux représentants les descendants morts-vivants du comte, les toiles d'araignées, les costumes gothiques, etc. On se surprend à regretter que la base du film ne repose pas sur l'horreur, plutôt que sur la parodie. En effet, si on enlève les pitreries un peu ridicules du professeur Abronsius et de son assistant (Polanski), je crois sincèrement que ce film est supérieur aux "Dracula" pourtant classiques de son époque. Malgré tout ne vous y méprenez pas, le résultat est plus que satisfaisant. Certaines scènes sont même assez hilarantes. Notamment celle ou le vampire homosexuel court après le pauvre assistant dans le but de lui faire un petit câlin affectueux (et éternel ;).

Ah, j'oubliais presque, pour ceux qui n'ont pas eu le plaisir de le voir encore, la scène finale restera longtemps imprégnée dans vos mémoires. Saisissant. Blobula

FEAST - John Gulager, 2005, États Unis 

Des créatures d'origine mystérieuse prennent d'assaut un bar du Sud des States perdu en plein désert. Dans ce bar, un groupe d'individus aux personnalités les plus disparates tente tant bien que mal de survivre, voire de trouver un moyen d'éliminer l'ennemi. Un pitch pareil, on l'a vu des douzaines de fois. Mais un film pareil, il en sort un toutes les décennies ! FEAST, c'est le EVIL DEAD des années 2000, c'est du pur film de genre rock'n roll, un cocktail de tripailles, de barbaques, de sueur et d'humour caustique, c'est une montagne russe de 90 minutes qui a la bonne idée d'exploser les codes les plus évidents et les plus politiquement corrects du genre, d'emprunter des virages à 180 degrés histoire de surprendre efficacement le spectateur, et nom de dieu ça marche tellement bien que c'en est carrément jouissif ! Sans vouloir trop en révéler, je me permets de dire tout de même que l'enfant du film se fait dessouder bien avant la fin de la première moitié du métrage, et ce de manière peu délicate ! A mort les mioches au cinéma! Et vive les monstres! Encore plus quand ceux-ci sont des queutards invétérés! Car les bibites de FEAST ont beau être hideuses et répugnantes, elles sont aussi de sacrées obsédées sexuelles allant même jusqu'à violer leurs proies. De la pure folie dans un film rythmé à 200 à l'heure, un kaléidoscope horrifique haletant et hilarant, servi par des effets spéciaux convaincants et des acteurs complètement acquis à la cause, de Balthazar Getty en redneck stupide (pléonasme ?) à Henry Rollins pris en flagrant délit d'auto-dérision dans son bas de pyjama rose, en passant par quelques jolies gonzesses comme Navi Rawat (la série "Numbr3s") et Krista Allen (une ex de "Baywatch"). Etonnant pour un premier film réalisé par un " jeune " réalisateur de presque cinquante balais ! Seul point noir au tableau, un montage parfois chaotique, voire épileptique dans les scènes d'action, un choix légèrement dommageable mais qui, au final, ne nuit heureusement pas trop au plaisir éprouvé par le visionnement de la chose. Kerozene

FEAST II: SLOPPY SECONDS - John Gulager, 2008, États Unis

Dans le genre "bigger and louder", FEAST II s'impose comme un coup de boule surprise! On reprend exactement là où le premier s'est arrêté pour se pavaner 90 minutes durant devant la prise d'assaut d'un village texan par nos monstres fornicateurs préférés. Comme il est de coutume de le faire, on peut facilement dire que FEAST II est à FEAST ce qu'ALIENS est à ALIEN. Avec un esprit John Waters - voire Matt Stone/Trey Parker - en plus. Pur festoche d'irrévérence crasse, de gore fécale et de vulgarité gratuite, le film accumule les scènes jouissives et dégueulasses avec une frénésie qui aurait sans doute méritée d'être un peu plus modérée - surtout dans son dernier quart d'heure qui verse carrément dans l'hystérie la plus totale au détriment de la qualité, comme si John Gulager n'avait plus un sou en poche pour boucler son film et que le seul moyen d'éviter le dépassement de budget était de sombrer dans la précipitation.

Alors, qu'est-ce qu'on trouve au menu de cette séquelle? Outre les bestioles - plus caoutchouteuses que jamais - on a droit à un gang de bikeuses lesbiennes (qui contribueront à atteindre le quota de plans nichons gratuits nécessaire à toutes bonnes série B), à une énormissime autopsie anthologique qui fait la part belle aux fluides corporels en tout genre et aux flatulences les plus élégantes, à la bravoure d'une bande de citoyens aussi débiles les uns que les autres (on tient là une belle brochette d'Américains moyens qui font passer les ados victimes de Jason pour des chercheurs en physique quantique), au sauvetage catastrophe d'un bébé en mauvaise posture (éloignez les jeunes parents du poste svp!), à un duo de nains catcheurs qui n'ont pas à rougir des attributs de John Holmes lui-même (je soupçonne même ce pervers de Gulager de n'avoir fait ce film que pour le combat de nains), et bien sûr du gore en pagaille... Bref, c'est un véritable festival qui éclabousse, une pelloche fortement conseillée à tous les amoureux de cinoche déviant... mais fortement déconseillée aux amis des chats! Kerozene

FEAST 3: THE HAPPY FINISH de John Gulager, 2009, États Unis   

L'histoire du film commence là où FEAST 2 se termine, nous remémorant laborieusement la fin du 2 grâce à un résumé digne d'une série télé. Du coup, l'enchainement des deux est à éviter, pour cause de répétitions.

Le résumé en question dure bien cinq minutes, et quand le film commence enfin, il ne reste plus qu'une heure dix.

L'histoire est donc la même que le film précédent, le groupe concerné est toujours poursuivie par les monstres en caoutchouc péteurs et pervers. Quelques nouveaux personnages intègrent l'équipe, et un mutant type ALIEN 4 fait son apparition après une scène de sexe bien débile.

Le phénomène ""bigger and louder" est toujours de mise mais pas là où on l'attendrait naturellement. La caméra bouge "encore plus" qu'avant, elle est même "encore plus" près des personnages qu'avant. Sans parler du montage "encore plus" cut et la photo "encore plus" sombre qu'avant. C'est simple, on ne comprend jamais rien à ce qui se déroule sous nos yeux, et notamment lors d'une scène prenant en compte tous les "encore plus" cités auparavant, agrémentés d'un magnifique effet stroboscopique qui fini de nous achever (ou qui achève de nous finir... à ce moment on sait plus!). ALIEN VS PREDATOR 2 fait des émules. Au secours.

Le premier FEAST était une bande sympathique, le deuxième ne m'avait pas convaincu, le troisième m'a filé la migraine pendant 3 jours. Allez ça suffit maintenant. El Guapo de la Muerte

FEVER LAKE - Rafe M. Portilo, 1996, États Unis

Une bande de six jeunes (trois garçons, trois filles) partent passer le week-end à Fever Lake dans la maison d'enfance d'Albert (Corey Haim, tout bouffi), l'un des garçons. Mais Fever Lake est un endroit que les indiens disent hanté par un esprit maléfique vivant dans le lac, et cet esprit serait responsable de la malédiction qui pèse sur la famille d'Albert. En effet, tout petit il assista au meurtre à la hache de sa mère par son père. Son retour à Fever Lake va bien entendu réveiller l'esprit maléfique...

Voila donc une trame mainte fois rabattue, mais il faut bien admettre que ce film parvient à une performance à laquelle aucun autre film n'était parvenu jusqu'alors: il explose littéralement les limites de la nullité! Outre le fait que le machin est atrocement filmé, on commence d'emblée avec Albert, petite brute d'athlétisme que l'on nous présente en plein effort, courant un 100 mètres: images au ralenti d'un Corey Haim dont le physique grassouillet est masqué par un t-shirt ample, grillant sur la ligne d'arrivée ses camarades au physique sportif tous plus grands d'une tête. Ridicule. La suite est une accumulation de catastrophes pathétiques: Albert et ses potes (dont Mario Lopez, rescapé de la série "Sauvé par le gong") ne cessent de se faire des high five tellement ils sont cools, les filles ne cessent de papoter de trucs totalement décérébrés et Bo Hopkins incarne le shérif (comme d'habitude) et semble constamment éviter de montrer son visage à la caméra tant il devait avoir honte de se retrouver dans pareille galère. De plus, son jeu gesticulant laisse penser qu'il était totalement pété durant le tournage, ce qui est on ne peut plus compréhensible. Les dialogues quant à eux sont d'une platitude désarmante du style :

- Mon Dieu, avec ce brouillard je n'ai pas pu rentrer!

- Quoi ? Mais pourquoi n'as-tu pas pu rentrer ?"

Ca laisse pantois... Kerozene

FIGHT FOR YOUR LIFE aka OTAGES EN SURSIS aka STAYIN' ALIVE aka GETTING EVEN aka I HATE YOUR GUTS aka HELD HOSTAGES aka BLOOD BATH AT 1313 FURY ROAD aka THE HOSTAGES' BLOODY REVENGE - Robert A. Endelson, 1977, États Unis 

Trois prisonniers évadés prennent en otage une famille afro-américaine catholique composée du père, de la mère, de la fille adolescente, du fils de douze ans et de la grand-mère en chaise roulante. Les trois psychopathes, qui n'hésitent pas à tuer de sang froid, "s'amusent" avec la famille, prenant leur pied en les humiliant, et particulièrement le Caucasien de la bande, une sorte de White trash décérébré et profondément raciste. La situation finira par déraper, permettant aux victimes de prendre le rôle de bourreaux.

Film d'exploitation dans la veine des DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE et autre I SPIT ON YOUR GRAVE, FIGHT FOR YOUR LIFE traîne une réputation de film trash et abjecte. Force est de constaté que sa réputation est quelque peu exagérée, car même si on nage en plein politiquement incorrect, on est loin du trip malsain des films précités. Il ne faut pas se méprendre pour autant, il s'agit tout de même d'un film d'exploitation relativement malsain mais qui, malgré son côté dur, reste étonnamment divertissant. Kerozene

THE FINAL COMEDOWN aka ÉMEUTE A LOS ANGELES - Oscar Williams, 1972, États Unis    

Johnny Johnson, jeune leader black en révolte contre la tyrannie d'un système ségrégationniste, est blessé dans d'une fusillade lors d'émeutes raciales au sein des rues de la cité des anges à la fin des années soixante. Alors qu'il se vide de son sang, le film revient sur les épisodes de sa vie qui l'ont amené à prendre les armes pour se faire entendre. Le film dresse alors une série de vignettes mettant l'accent sur l'oppression existant à l'encontre du peuple noir américain. Les propos sont systématiquement braqués contre l'Homme Blanc (Johnny, brillant diplômé, se voit refuser une place de travail à cause de la couleur de sa peau), mais aussi et surtout contre l'État, et plus particulièrement la police. Les scènes d'abus de pouvoir ne manquent pas (femme noire molestée par deux flics en uniforme), et les jugements hâtifs pour cause de délit de sale gueule semblent monnaie courante.

Avant que n'explose le courant blaxploitation était sorti SWEET SWEET BACK'S BADASSS SONG, pelloche politiquement engagée pointant d'un doigt accusateur un gouvernement anti-noirs. EMEUTE A LOS ANGELES marche directement dans les sillons de son glorieux prédécesseur. Il ne s'agit pas là d'une bande d'exploitation pure, produite par les studios à destination du public noir, mais bel et bien d'un coup de gueule politique écrit, produit et réalisé par des noirs qui ont des choses à dire et qui le disent bien fort! Le film, Plus proche de SWEET SWEETBACK que de COFFY donc, se révèle relativement violent (on ne compte pas le nombre de flics et de noirs qui restent sur le carreau) et va droit au but en accusant frontalement le système mais aussi la passivité des vieilles générations via le personnage de la propre mère de Johnny. La mise en scène est parfois laborieuse et trahi un budget ridicule, cependant l'ensemble se suit sans difficulté aucune grâce notamment à Billy Dee Williams (également producteur du film), très convaincant dans la peau de Johnny Johnson, et à la musique particulièrement groovy au sein de laquelle la pédale wah wah se fait maîtresse. Au final, EMEUTE A LOS ANGELES est un film certes fauché mais reste percutant et pertinent de par le témoignage d'un contexte politico-social qui appelait à agir dans l'urgence et à son constat pessimiste. En 1976, Roger Corman sortit un remontage du film sous le titre de BLAST dans lequel ont été insérées 30 minutes de scènes tournées pour l'occasion, annihilant presque complètement les propos politiques du métrage et, par conséquent, transformant le film en pur produit de blaxploitation. Kerozene

FINAL DESTINATION aka Flight 180 - James Wong,  2000, États Unis, 1h38

Oui oui, on sait tous ce qui se passe, parce qu'il semblerait que je sois le seul à ne pas avoir vu ce film, à ce jour.  C'est après avoir gagné des laissers-passer pour le troisième volet de la série, que j'ai visionné au Paramount en compagnie d'une tribu de mangeurs de popcorn, que j'ai décidé que ma curiosité cinémaniaque me conduirait sans doute un jour à louer les deux premiers "épisodes".  Ce jour est arrivé hier lors d'une visite à la Boîte Noire, au cours de laquelle j'ai inondé Bad Feeble de VHS contenant des films de qualité douteuse.  Bel échange.

On se trouve donc face à une bande d'adolescents typiques, aux frontières des vacances; ils s'apprêtent à s'envoler pour Paris pour y passer dix jours. Alex "Chance" Browning, notre protagoniste principal, lors de l'embarquement, a une terrible prémonition et voit l'avion exploser en plein ciel. Il panique et se fait expulser, avec quelques-uns de ses amis, et quand l'avion décolle effectivement quelques minutes plus tard, devinez quoi, il explose. La mort ayant manqué son rendez-vous, elle tentera du mieux qu'elle peut de se rattraper... en fauchant les jeunots un par un en dehors du cadre familier et rassurant de la logique.

Morts imaginatives, "punchées" et brutales, qui déjouent les prédictions, voilà ce qui, selon moi, a fait le succès de la série. Je n'avais jamais osé le visionner à cause du "hype" et de mes préjugés, mais j'avais tort. On ne s'emmerde pas et le rythme vif couplé avec une certaine maîtrise de la violence visuelle nous rive à l'écran.

James Wong n'a pas fait grand chose, outre THE ONE avec Jet Li en 2001, et le troisième volet de FINAL DESTINATION récemment. Les acteurs s'en tirent bien, et Ali Larter est bien mignonne. Vivement que je visionne le 2 !! Orloff

FINAL DESTINATION 2 - David R. Ellis, 2003, États Unis, 90m 

Lors d'une prémonition, une adolescente voit sa mort, celle de ses amis et de plusieurs inconnus lors d'un énorme accident de voitures (assez spectaculaire !) sur une autoroute. Le présage a porté fruit, elle s'en sauve tout comme plusieurs des inconnus grâce à ses propres actions. Seulement, on ne peut pas échapper à la mort aussi facilement, elle reviendra sans contredit pour en attraper au prochain tour.

FINAL DESTINATION était un film d'ados qui faisait exception lors de sa sortie, préférant parcourir d'autres terrains que le simple slasher revenu à la mode à la suite du succès du SCREAM de Craven. Une bonne surprise et une exception réussie, tout comme sa suite qui joue sur le même ton. Le film ne perd pas une seconde pour laisser respirer et préfère plutôt devenir une montagne russe d'événements entourés de la mort. On nous remet rapidement sur le bateau du premier en résumant le tout pour éviter la répétition et ça n'arrêtera pas jusqu'à la dernière seconde avant le générique. On en a pour notre argent et on y découvre plusieurs ingéniosités cruelles avec un plaisir malsain lors des attaques de Miss Muerte. Bien sûr, aucun besoin de chercher plus loin que de regarder, mais le film demeure très efficace et nous tient en haleine de bout en bout. Un divertissement de taille avec lequel on oublie rapidement les failles.  Bad Feeble

FINAL DESTINATION 3 aka DESTINATION FINALE 3 - James Wong, 2006, États Unis 

Des ados rigolards et bourrés de clichés font les abrutis dans un parc d'attraction. Au moment où ils grimpent dans les wagonnets d'une généreusement grosse montagne russe, l'une des filles a une abominable vision d'un accident mortel lors duquel tous les passagers finissent éclatés sur la structure métallique de l'attraction foraine ou plus simplement aplatis comme des crêpes au sol. La fille reprend ses esprits, panique et sort du train en entraînant une demi-douzaine de passagers avec elle... Le train part alors sans eux et déraille dramatiquement provocant la mort de tous ses passagers... Suite à ce malheureux événement, le petit groupe de rescapés va être progressivement éliminé lors de scènes d'exécutions rocambolesques et gores.

Après deux films, il est vrai qu'on connaît le principe, et le spectateur qui s'était bien éclaté devant les deux premiers volets se réjouit logiquement de découvrir une nouvelle brochette de mises à mort exubérantes à se décrocher la mâchoire. On se rappelle l'intro explosive et proprement hallucinante du deuxième volet et on sent l'excitation grimper à l'approche du drame d'ouverture. Malheureusement, celui-ci fait plutôt l'effet d'un pétard mouillé : illisible, confus et peu impressionnant, il fait bien de la peine en regard de ce en quoi nous étions en droit d'attendre. Et le récit qui suit n'est pas non plus à la hauteur du reste de la franchise : l'héroïne court après les futures victimes pour simplement les voir se faire occire devant ses propres yeux. Le film est donc totalement dénué d'une quelconque dramaturgie et ne fait que péniblement remplir de vains blablas entre les scènes de mise à mort. Celles-ci sont en revanche bien violente, voire carrément trash (clous à travers le visage, tête explosée, crâne déglingué au moteur de voiture...) mais là encore on n'atteint pas le niveau de sadisme du second volet qui, il est vrai, avait placé la barre très haut. Dommage tout de même de voir ce volet entacher une série de films étonnamment bien foutus et plus violents que la moyenne. Reste de la bidoche et deux poufiasses à poil qui se font griller comme des toasts en pleine séance d'UV. Kerozene

FINAL EXAM - Jimmy Huston, 1981, États Unis, 89m

Dans la série "Observons un moment de silence pour les années '80 / on claire nos cassettes cheaps" ...

Stationné dans une clairière, un quart arrière typique des high schools américains bécote sa petite amie, qu'il essaie d'amener sur la banquette arrière de sa décapotable afin de pratiquer sur elle des choses inavouables. Bien sûr, dès que la chose est mise en branle, un tueur se pointe la gueule et les élimine sans manières. Changement de cap vers un autre high school situé non loin, où certains élèves types se préparent à leur dernière journée d'examens. Ils ont bien hâte de rentrer chez eux après une session difficile et le spectateur, lui, a bien hâte qu'il se passe quelque chose. Ça tombe plutôt bien, car le tueur fou de la première scène a décidé de bouger de ville et de venir s'installer sur leur campus ...

Slasher typique des années '80, FINAL EXAM n'est pas sans maladresses. Dès le générique d'ouverture on peut entendre une mélodie, jouée au piano, qui n'est pas sans rappeler celle de HALLOWEEN, de Carpenter, elle-même une resucée du thème de DEEP RED de Simonetti. Passée la première scène, qui n'a malheureusement rien à offrir côté gore, car chez les sans-budget on s'égorge dans le noir, nous avons droit à une heure complète de développements malhabiles. Le réalisateur essaie d'insuffler une âme quelconque à ses personnages pourtant constamment au bord du cliché. Les membres de l'équipe de football sont des brutes séductrices passablement niaises, les filles sont naïves, le shérif est un pur fanfaron mâcheur de chewing gum et on a même droit au nerd de service. Puis, comme on est sur le point de s'endormir devant ce flagrant manque de rythme, le tueur déboule et se met en tête de décimer la population entière du campus. Ça crie, ça se poignarde à tout va, exit l'entraîneur de foot qui traîne pourtant dans les parages depuis le début du film, exit le prof de chimie qui se tape une belle blonde - d'ailleurs la seule femelle à se dévêtir de tout le film, et ce fort brièvement - et exit toute crédibilité.

On a droit à une finale ahurissante où le tueur, un gros chevelu "pas rapport", après avoir exterminé tout ce qui bougeait, se tape l'inévitable poursuite finale et court après la dernière jeune femme. Un gros type non identifié se pointe en pick-up au beau milieu de la nuit, se rend compte que quelque chose cloche et s'empare vite de son arc et d'une flèche !?! Dans un face à face absolument grotesque avec le forcené de tueur, il lui lance sa flèche que ce dernier ATRAPPE pour ensuite aller le poignarder !!! Si ce n'est pas beau ! Où sont les motivations de ce "tueur" de pacotille, qui n'est jamais présenté, jamais justifié, jamais expliqué ? Nulle part ! On ne sait même pas qui c'est, ce qu'il fout là... Il y a bien le petit nerd qui tente une explication : "Chaque jour, des fous dangereux tuent des gens sans raisons". Et paraît que, dans les années '80, chaque jour, des gens tournaient des films sans raisons... Orloff

FINAL STAB - David DeCoteau, 2001, Étâts-unis 

Ah, DeCoteau. Plein de revirements dans cette petite soirée organisée par une fille aux cheveux très courts pour se venger du copain de sa soeur aux cheveux très longs qui l'a un jour repoussée alors qu'elle lui faisait un quasi-striptease (ça on le voit pas, mais on nous laisse l'imaginer). Alors que les amis de la fille aux cheveux très courts sont sensés mettre en scène un tas d'assassinat afin de faire sauter une coche au copain de sa soeur aux cheveux très longs (c'est qu'il a vu ses parents être assassinés dans son jeune temps le pauvre) et ainsi le rendre fou (?), celle-ci (je parle bien sûr de la fille aux cheveux très courts) les assassine tous pour vrai (!!!!) en espérant plutôt lui faire porter le chapeau (c'est qu'il a un passé de psychanalysé ce mec, personne ne va le croire s'il dit que c'est pas lui mais bien la fille aux cheveux très courts qui a assassiné tout le monde), entre autres du meurtre de sa soeur aux cheveux très longs, ce qui lui permettra d'empocher seule un considérable héritage (ZZZzzz). Mais elle se fait prendre à son propre jeu et quand le semi-fou met en scène l'assassinat de la soeur aux cheveux très longs, la connasse aux cheveux très courts n'y voit que du feu et avoue tout, mais sa soeur se relève et l'assassine. Soudainement, le semi-fou a assez de crédibilité pour convaincre la police que ce n'est pas lui qui a assassiné tout ce beau monde. Manque de rave dans ce film. Attention, un des acteurs ressemblent étrangement à Bates Battaglia... Mais qui a tué les parents du semi-fou? (ahah!).

Commentaire du commis : "je l'ai pas vu, mais paraît que c'est pas pire"  Memorial BBQ

The FINAL TERROR - Andrew Davis avec Rachel Ward pour la brune, Darryl Hannah pour la blonde, 1983, États Unis, 82m

THE FINAL TERROR raconte les mésaventures d'un groupe de campeurs encadré par des rangers, qui se retrouve bientôt pourchassé par un tueur sanguinaire. Pas de chi-chi, c'est aussi simple que ça ! Comme tout survival digne de ce nom, ce film respecte tous les clichés du genre sans en oublier aucun : La scène de pré-générique, nous prouvant qu'au fond de cette forêt de séquoias vit quelque chose de mauvais qui n'hésite pas à tuer (ici un couple à moto), les veillées autour du feu de camp ou l'on se raconte des histoires effrayantes, la batterie de blagues potaches habituelles, les scènes de remplissage, baignade en rivière, promenade dans les bois, parties de jambes en l'air (très soft)... et par conséquent l'attente interminable, que nous devons supporter, avant que le tueur se décide à frapper (...de nuit à la 34ième minute) !

Et lorsqu'on je vous dirais qu'il ne faut certes pas s'attendre à trop de gore non plus... quelques éclaboussures sanguines tout au plus, on aura compris que ce terreur finale promise par le titre est bien loin de se matérialiser.

On a certes vu pire en tant que slasher, mais ce qui choque avec celui-ci, c'est qu'on a la désagréable impression que le réalisateur ne s'est même pas donné la peine de nous offrir une réalisation décente. Comparé au nombre de slashers de qualité sortis au début des années 80, celui-ci ne vaut pas grand-chose...

Je n'aurais donc qu'un slogan : Jason... Jason... Jason... revient, Jason revient parmi les tiens !... Marc Evil

FIREFIGHT aka U.S.A. 2000, Scott Pfeiffer, 1988, États Unis

Le film commence par la présentation de quelques personnages: un couple qui ne s'aime plus, le mari est un beau gosse golden boy sans scrupule, on nous montre aussi des prisonniers qui s'évadent. Pendant ce temps, le golden boy part en avion en Amérique du Sud, sa femme en forêt chez son grand-père. Soudain, la radio annonce que l'URSS a balancé ses missiles sur les grandes villes du pays. L'occasion est trop belle, et le golden boy survivant s'improvise maître du monde, forme une petite armée de merde et massacre les mutants victimes des retombées radioactives. Bien sur, sa femme fait partie du groupe des gentils.

Assez minable, il faut l'admettre. Tout y est mal foutu dans ce film. Le film se déroule en forêt, et les survivants se flinguent comme des idiots. Le méchant est très méchant et les gentils très gentils. Comme les gentils sont ce qu'ils sont, ils gagnent. Et la fin montre une femme qui perd la vie en mettant un bébé au monde, ultime note d'espoir. Beurk. Kerozene

Après que les Russes aient lancer leur arsenal nucléaire sur les États-Unis, deux groupes de survivant essayeront de survivre aux radiations. Un groupe veut régner sur le monde nouveau, tandis que l'autre veut tout simplement se battre pour sa survie. On aura droit a une guerre entre les deux clans. Vraiment, une pauvre copie des films à catastrophe nucléaire, un peu a la Mad Max, mais avec beaucoup moins d'action et de budget. Rana

FIRST MAN INTO SPACE aka Le PIONNIER DE L'ESPACE - Robert Day, 1959, États Unis, Noir et blanc, 80m

Dan Prescott, est un pilote d'essais plutôt impertinent et cabochard. L'avion à réaction expérimental qu'il pilote, le Y13, doit, une fois largué du bombardier qui le transporte, filer tout droit à travers la ionosphère. Dan serait alors le premier homme à aller aussi loin dans l'espace. Malgré les ordres du Commandant Chuck Prescott, son frère responsable du projet, Dan ne fait cependant pas immédiatement demi-tour et désobéit, s'éloignant un peu plus de la terre. Le pilote pousse son avion aux limites, allant jusqu'à atteindre une hauteur de 600.000 pieds. Il utilise même les propulseurs de secours pour aller encore plus loin. Mais, ayant perdu le contact radio avec le contrôle mission, et seul dans l'immensité du cosmos, son engin se retrouve balayé par des rayons comiques mortels. Il décide de s'éjecter dans l'espace... Sur Terre, son frère dirige les recherches. Alors que des bouts de métal ayant appartenus au Y13 sont identifiés, d'étranges cadavres d'hommes et d'animaux sont découverts alentours. Les autopsies qui révèlent de mystérieuses marques fluorescentes sur les victimes, font penser à Prescott qu'un lien existe bel et bien entre ces décès et la disparition de son frère...

Série B typique de la fin des 50's, FIRST MAN INTO SPACE dans la continuité de THE QUATERMASS XPERIMENT nous offre un produit fort sympathique, mettant en scène un Icare des temps moderne ou le désir de l'Homme d'aller toujours plus loin, au risque de devoir se retrouver face à face avec sa condition de simple être humain. Ici, Dan revient sur Terre en piteux état, et en manque vitale d'oxygène qu'il comble en s'abreuvant de sang. Après s'en être pris à une blood bank, il devra se repaître de quelques humains pour ralentir son inexorable fin. Day, ne manquera pas de faire rejaillir toute la dramaturgie de la situation, en posant Dan telle une victime sacrifiée sur l'autel de ta technologie. Voir ce pauvre bougre se liquéfier à l'intérieur de sa combinaison vaudra amplement le détour pour tous les fans de Sci-Fi des 50's.

Le côté technique est irréprochable incluant le monstre, ressemblant vaguement à un homme passé dans un hachoir à viande ! Bref, un ticket d'entrée assuré dans tout bestiaire !

Une agréable découverte, sans temps mort ni niaiseries. Marc Evil 

FLASH GORDON - Mike Hodges avec Sam Jones, Me1ody Anderson, Max Von Sydow, Ornella Muti, Timothy Dalton, 1980, États Unis/Angleterre, 111m

Après le succès monstre de l'adaptation de Superman produit par les frères Salkind, d'autres producteurs ont voulu exploiter le filon de l'adaptation de bandes dessinées. Si Robert Evans nous amène un Popeye au succès mitigé, Dino De Laurentis arrive avec Flash Gordon la même année. Il fait appel à Lorenzo Semple Jr pour le scénario, vétéran de la série télévisée Batman et scénariste du King Kong de 1976. Bonjour le Kitsch.

Flash Gordon (Sam Jones) et Dale Arden (Melody Anderson) sont en avion lorsque Ming (Max Von Sydow) commence à s'amuser avec la planète Terre. Crash dans le laboratoire de Zarkov (Topol), savant qui les force à faire le voyage avec eux vers la planète Mongo, d'où originent les catastrophes. Aux prises avec l'empereur Ming, qui veut épouser, au moins pour une heure, Dale, Flash s'enfuit avec la complicité de la princesse Aura (Ornella Muti), fille de Ming. Il aura de la difficulté à rassembler les différents peuples qu'il rencontre pour renverser l'empereur et sauver la Terre.

Sur une musique entraînante de Queen, une bande de comédiens aux talents divers s'en donnent à coeur joie dans un film somptueux qui ne se prends jamais au sérieux. Cette approche que l'on nomme en anglais "camp", toujours au second degré et semblant rire du matériel de base, ne sera pas pour plaire à tous. Mais quand Freddy Mercy chante son "Flash, ah ahhhhhhhhhhhh, Savior of the universe", j'embarque. La brochette d'acteurs est surprenante, Sam Jones et Melody Anderson ont l'enthousiasme communicatif. Qui eut crû que Max Von Sydow trouverait ici un rôle qui lui va comme un gant, il est littéralement cet empereur sorti des pages d'Alex Raymond. On note au passage un futur James Bond, Timothy Dalton et surtout l'hyper jovial Brian Blessed en roi des hommes ailés, irrésistible. Sans oublier Ornella Muti, véritable bombe sexuelle du royaume. La scène de torture ou l'on sent le désir charnel des participants retient notre attention.

Les décors et costumes sont très proches de la bande dessinée originale et très colorés. Pour peu que l'on se laisse emporter, on passe un très bon moment. Il y a curieusement des projets de remakes dans l'air, surprenant vu le succès relatif de cette version qui eu de la difficulté à trouver son public.

J'ai revu Sam Jones dans un épisode de 3ème saison de la série STARGATE SG1, ou il joue un vieux chasseur de primes, toujours aussi athlétique et toujours aussi cabotineur, mais encore sympatique. Mario Giguère

The FLESH EATERS - Jack Curtis, 1964, États Unis

Un pilote d'avion a pour mission d'aller reconduire une vedette de cinéma alcoolique irritable et sa secrétaire. Ils connaîtront des problèmes d'avion et atterriront sur une île habitée par un scientiste fou, qui, a l'aide de voltage, expérimente de minuscules molécules carnivores provenant de l’océan, qui en quelque secondes fait fondre la peau de l'humain, un peu comme de l'acide. Plus tard arrivera un joyeux naufragé, qui goûtera à la médecine du scientiste, et tous verront qu'en réalité ce professeur est un vrai fou et que ces expériences datent de la deuxième guerre mondiale. Un système que les nazis avait mis au point pour neutraliser l’ennemi. Son but ultime : remplir l’océan de ces créatures. De bons effets spéciaux, du gore (malgré le fait que ce soit tourné en noir et blanc) et une fin vraiment surprenante et inattendue, une merveille a découvrir. Rana

FLESH FEAST - Brad F. Grinter, 1970, États Unis

Une savante ( Veronica Lake ) pratique des expériences avec des asticots bouffeurs de chair humaine dans le but de rajeunir le visage d'un personnage important. Sa clinique est infiltrée à son insu par un agent double, qui ne devine jamais ce qui se passe. Lorsque l'avant garde de son client arrive, on parle d'invasion imminente de l'Amérique, rien de moins. Pendant que des intrigues futiles compliquent le tout, le personnage tant attendu arrive, dans un punch final renversant.

Il ne faudrait pas croire que le film est bon, voir intéressant, il s'agit bien du contraire. Veronica Lake, seule actrice connue, est en fin de carrière, âgée de 53 ans, et elle cabotine à fond, relevant le sourcil pour faire plus sérieux. Elle est entourée d'acteurs anonymes, dont Phil Philbin, le nom vaut bien une risette. La réalisation est molle, bref, ça ne vole pas haut. Il reste ce punch final abracadabrant, seule raison de regarder ce petit film mineur.

Le dvd de la compagnie Beverly Wilshire semble tout droit tiré d'une vhs de mauvaise qualité. Pourtant leurs sorties des SAMSON alias SANTO sont bien meilleures. Mario Giguère

FLESH FOR THE BEAST - Terry West, 2003, États Unis, 89m   

John Stoker habite une immense demeure centenaire. Celle-ci fut la propriété d'un certain Alfred Fisher, un bonhomme tout à fait charmant qui transforma sa maison en bordel et qui pratiquait la sorcellerie et la magie noire. Du coup, John Stoker ne dort pas bien: il dit que la demeure est hantée, que des champs de force ou des perturbations électromagnétiques la rendent invivable. Raison pour laquelle il fait appelle à une équipe de spécialistes en activités paranormales. Six hommes et femmes qui sonderont la maison afin de comprendre et de - pourquoi pas - réparer ce qui ne va pas. Très vite, ces spécialistes vont se rendre compte que des succubes, en fait les anciennes putes d'Alfred Fisher, habitent les lieux et que ces cochonnes sont aussi avides de leur sexe que de leur sang!

Voila un pitch assez simpliste mais alléchant pour un film qui a acquis une petite réputation grâce à son cocktail de sexe et de sang. Résultat: il y a bien des filles complètement à poil et qui ne sont pas trop dégueulasses à regarder, et il y a bien un peu de sang. Pas beaucoup non plus, mais assez pour que la peau des succubes vire au rouge vif. A côté de ça, hormis un twist final malheureusement trop convenu, "Flesh for the Beast" n'a pas grand chose à offrir, si ce n'est une visite mal éclairée de cette grande maison coloniale dans laquelle se baladent deux ou trois zombies inoffensifs qui n'ont rien à faire là. Film de couloir donc, avec trois scènes de succubes carnassières et nymphomanes, et un final attendu.... Il y a aussi une scène "musicale" (vous savez, l'instant clip, comme dans "Baywatch") où les succubes se frottent les nichons à l'hémoglobine dans un ralenti noir et blanc tout flou, mais ça peine à relancer l'intérêt. Kerozene

FLYING SAUCERS OVER HOLLYWOOD: The Plan 9 Companion - Mark Patrick Carducci, 1992, États Unis

Documentaire sur le réalisateur Edward D. Wood Jr. et plus spécialement sur le tournage de son plus grand (in)succès.

Je ne sais pas pour vous mais je suis vraiment fatigué d'entendre parler d'Ed Wood comme étant le plus mauvais réalisateur et d'entendre parler de ses films comme étant les plus mauvais films jamais tournés et de voir des gens prendre plaisirs à détruire le peu de crédibilité qu'il lui reste.

Est-ce que c'était vraiment nécessaire d'avoir un host aussi innocent et présent tout au long du documentaire? Et de placer chaque invité sur la même chaise, dans le même décor avec les mêmes affiches à l'arrière? Et que dire des témoignages complètement inutiles comme cette dominatrice S&M qui raconte qu'un de ses clients aime Vampira et qu'il aime être dominé par une femme habillée en cuir (c'est tout ce qu'elle dit et on n'en sait pas plus!)

Complètement nul et beaucoup trop long. Retapez-vous NIGHT OF THE GHOULS à la place. Mathieu PRUDENT

FORBIDDEN ZONE - Richard Elfman, 1980, États Unis   

Dans la cave de la famille Hercules se trouve une porte sur la Sixième dimension, un royaume encore plus déglingué que le Pays des merveilles d'Alice dirigé par le volage roi Fausto (Hervé Villechaize) et sa terrifiante et jalouse reine Dorris (l'époustouflante Susan Tyrrell). Tous deux règnent sur ce monde arpenté par une faune fornicatrice bigarrée, comme un homme à tête de grenouille, des boxeurs chanteurs, des filles enchaînées ou encore le Diable en personne (Danny Elfman) et ses sbires dansants.

Un jour, la jeune Frenchy Hercules décide de jeter un œil dans ce monde étrange et mystérieux, mais l'intrusion de la belle ne plaît guère à la reine, d'autant plus que le roi en tombe immédiatement amoureux. Inquiets, les frères de Frenchy partent à son secours...

Ce qu'il y a de génial avec cette pure dinguerie, c'est que la Sixième dimension décrite ici n'est pas moins barrée que le monde normal de FORBIDDEN ZONE, un univers de carton où les enfants se défoncent à l'héroïne et où les profs enseignent le flingue à la main, et le tout en chanson s'il vous plaît ! Cette comédie musicale déjantée, rythmée par les compos élastiques du groupe Oingo Boingo de Danny Elfman, est un véritable tour en montagne russe au pays des cinglés ! Mieux vaut laisser sa raison de côté pour profiter pleinement de l'expérience et se délecter d'une pelloche aussi riches qu'iconoclaste, où les protagonistes traversent des intestins avant de se faire " chier " dans la sixième dimension, où les lustres sont humains et où la honte n'existe pas. En ce sens, l'explosive Susan Tyrrell est simplement remarquable, vulgairement excentrique, elle donne à la reine Dorris un air de mégère mi-femme fatale mi-pute, un rôle fascinant mêlant excitation et répulsion à la fois : il faut la voir hurler de sa voix grave sur son nain de mari, l'œil torve, la bouche en moue et le sein pintant hors de son bustier ! C'est une des images marquantes, cultes, d'un film qui en est truffé. On ne peut passer sous silence non plus les petits rôles croustillants d'acteurs inattendus, comme Joe Spinnell en père ingrat, mais aussi de la Warhol Superstar Viva dans un rôle bien éloigné de ses poses glamours à la Factory. Un véritable bonheur filmique ! Kerozene

The FOREST aka TERROR IN THE FOREST aka LE CARNAGE aka LA FORÊT (titre Québecois) - Donald M. Jones, 1982, États Unis

Un ermite pouilleux, clone de George Lucas et cannibale, bouffe du campeur en se plaignant sur son sort: sa femme l'ayant fait cocu avec la moitié de la ville, le malheureux "presque impuissant" (mais père de deux gamins) lui a fracassé la tête contre le bord de la table nuit. Depuis, il végète comme une merde sur un fauteuil planté au fond d'une grotte illuminée par un chandelier. Le film suit deux couples de campeurs décérébrés tentant de survivre lamentablement aux mous assauts de notre psychopathe tout en étant aidés par les fantômes de ses deux enfants qui se sont suicidés. Le fantôme de la mère adultère, quant à lui, intervient une ou deux fois en lâchant un répétitif "où sont mes enfants" avant de disparaître...

Incroyable d'imaginer que ce film ait connu une distribution internationale. L'histoire est extrêmement mal amenée, les acteurs sont pathétiques (et le doublage français catastrophique), les scènes horrifiques sont aussi minables que rares (outre un couteau planté dans le bide, une gorge tranchée et une fracture ouverte, le film est avare en bidoche) et la musique est horripilante. En bref: on se fait chier comme des rats morts devant un pareil étalage de médiocrité et dont le pic d'intensité est atteint durant... le prologue. Kerozene

Sûrement le film le plus minable et stupide que j'ai vu depuis belle lurette. Deux couples partent faire du camping en forêt. Ils seront traqués et tués par un ermite qui pratique le cannibalisme. Les fantômes de ces deux enfants essaient d'avertir les campeurs de la folie meurtrière de leur père. Une idée de base absolument nulle, et de voir les campeurs qui ne sont pas apeurés de voir des fantômes en plein milieu des bois la nuit... ouin ouin ouin, me semble. Rana

FOREST OF THE DAMNED aka THE FOREST - Johannes Roberts avec Tom Savini, Nicole Petty, Shaun Huston, 2005, États Unis, 80m

Un van "Scoobidesque" avec à son bord 5 jeunes gens, se retrouve immobilisé en pleine forêt, après avoir heurté de plein fouet, une pauvre jeune fille de toute évidence choquée, qui se baladait au beau milieu de la route... Ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que ces lieux pullulent de créatures démoniaques dès la nuit tombée. La légende, elle, raconte que ces anges déchus, appelés également succubes, ont été renvoyés du paradis après avoir été contaminés par les émotions, les désirs et les fantasmes des hommes....Désormais, ces démons hantent cette forêt et manque de pot, c'est justement là où notre bande de jeunes gens ont eu la mauvaise idée de s'immobiliser...

A partir d'un scénario touti-riquiqui plutôt convenu et d'un budget peau de chagrin, Johannes Roberts parvient à donner à son film une atmosphère pesante à la BLAIR WITCH, loin d'être dénué d'intérêts. Ainsi, ses succubes sont magnifiquement mis en scène : Ces jeunes femmes nues, attirantes, embellies par une lumière lunaire blafarde des plus réussie, sont autant d'éléments parvenant à les rendre aussi fascinants qu'effrayants. Leurs apparitions sont à chaque fois ponctuées d'une bande son musclée et de morts violentes, pour notre plus grand plaisir. Tom Savini, en vieux déjanté, rajoutera à l'ensemble une bonne dose de stress de manière très efficace .
Alors même si ce FOREST OF THE DAMNED, ne brille pas par son originalité, il parviendra tout de même à se démarquer assez brillamment des sentiers pris par le cinéma horrifique habituel, par son audace et son inventivité.

Un petit film qui mérite qu'on s'y attarde assurément. Marc Evil

La FORTERESSE NOIRE aka THE KEEP - Michael Mann, 1983, Etats-Unis 

1944, les forces allemandes investissent une forteresse étrange établie dans un col roumain. Le Capitaine Wörman (Jürgen Prochnow) et ses hommes sont immédiatement alertés par les villageois: personne ne passe la nuit dans la forteresse, et surtout personne ne touche à l'une des 110 croix scellées dans les murs de celle-ci. Evidemment, deux petits malins ont décidé de ne pas obéir aux ordres et libèrent ainsi une entité monstrueuse qui tuera les soldats un à un. Arrive alors le major SS Kämpfer (Gabriel Byrne) désireux de rétablir l'ordre que n'a pas su garder cet incapable de Wörman.

Des inscriptions aux murs dans un alphabet inconnu poussent les Allemands à faire venir le professeur Cuza (Ian McKellen), savant juif en route pour les camps de la mort qui étudia la forteresse dans tous ses coins et recoins. Cuza, atteint d'une vilaine maladie, sera guérit par le monstre de la forteresse qui ne peut en sortir à cause d'un talisman que Cuza lui promet de sortir de la bâtisse afin que la créature détruise l'armée nazie. Mais ce n'est là qu'une ruse, et heureusement arrive Gläken (Scott Glenn), gardien immortel de la forteresse qui culbute au passage la fille de Cuza.

Sympathique film fantastique qui sent bon les années 1980, dont l'idée de la créature qui fait surgir la personnalité réelle (et mauvaise) des êtres l'entourant est très intéressante mais aurait pu être poussée un tout petit peu plus loin. Ceux qui ont lu le bouquin d'origine n'adhèrent d'ailleurs pas forcément au film, mais il n'empêche que le résultat est assez réussi. Question de goût, la musique synthétique de Tangerine Dream casse un peu le charme des décors sombres lorsque les notes des compositions dépassent le nombre de deux. Sans rire: les sons monocordes utilisés pour créer l'ambiance du film fonctionnent à merveille, mais dès que le type se lâche sur son synthé, c'est la foire fouille. Reste une belle panoplie de bonnes gueules, la palme revenant à Gabriel Byrne et son look d'affreux nazi. Kerozene

FOR THE CAUSE aka FINAL ENCOUNTER - D. & T. Douglas avec Dean Cain, Jodi Bianca Wise, Michelle Krusiec, 2000, États Unis, 100m 

'For The cause' raconte l'histoire de deux colonies, Brecca et Obsidian, en guerre depuis bientôt 99 ans. Devant l'issue toujours incertaine de cette guerre, à l'origine de la famine, de la misère et du manque de soldats, que l'on choisi de plus en plus jeunes, le général Murran accompagné de 6 soldats d'élites, dont 2 sorcières aux étonnants pouvoirs, pars en direction de Obsidaian avec une arme, le Warhammer, capable soit disant de ramener la paix pour tous. Les masques vont tomber à l'approche de l'objectif, les véritables intentions se dévoiler.....

Servi par une photographie soignée, une musique philharmonique enlevée, une interprétation correcte et des effets de très bonne facture, ce film de SF 'méconnu' (en ce qui me concerne en tout cas) peut surprendre au premier abord. Le hic me direz-vous ? Il est prévisible dès le début et l'histoire de cette quête semée d'embûches et de trahisons reste assez naïve voire bonne enfant.

M'enfin à 2.50 le DVD on va vraiment pas faire la fine bouche Marc Evil

FORTRESS 2: RE-ENTRY aka Fortress 2: Rear Entry - Geoff Murphy, 1999, États Unis/Luxembourg

Lambert se refait coffrer et se refait interné, mais la prison-de-laquelle-personne-ne-s'échappe se situe cette fois dans l'espace. Alors pour foutre le camp, faut vraiment être balaise. Il se trouve que Lambert, lui, il est balaise justement. Et avec un groupe de gentils prisonniers, il réussira bien sur à se faire la malle au bout de 85 minutes.

Plutôt marrant ca film, de par son look de série Z. Les décors se limitent à quelques murs. Il faut surtout voir la pièce dans laquelle ils dorment, risible. Et pourtant, le réalisateur Geoff Murphy avait commencé une belle carrière. C'est fou. Kerozene

On débute quelques années après le premier volet et on découvre le grand Christophe Lambert, maintenant caché dans un chalet, avec sa femme et son fils, toujours en état de fugitifs parce qu'il faut bien sûr se souvenir que le vieillissant John Brennick est le seul à s'être échappé de la taule science-fictionnesque soit la FORTERESSE. Il a pas de bol parce que voilà que tout à coup, la petite famille se fait repérer et le papa se fait coincer tout en laissant la chance à la famille de s'échapper. On se retrouve alors dans une forteresse située dans l'espace où le nom de Brennick est connu. Il est un dur à cuire le mec et ne veut parler à personne, mais faut admettre qu'il a besoin d'aide alors il se fait tout doux et devient pote avec quelques prisonniers et une prisonnière, question de pouvoir jeter un oeil sur des lolos lors des scènes de douches. Va-t-il réussir ?!

Le premier volet était de Stuart Gordon et, malgré mon état peu sélectif de l'époque, il me semble que ça se laissait regarder sans aucun problème. Celui-ci, par contre, est plutôt incroyablement risible, mais pouvait-on s'attendre à autre chose d'un tel projet ?! Pour être une " forteresse " hyper sécurisée, elle est en carton la prison et elle ne semble pas trop difficile à défoncer, mais bon c'est tout de même Christophe qui doit trouver une issue. Ça craint ce truc et c'est plutôt bien marrant de voir les effets spéciaux à deux sous lorsque nos prisonniers doivent travailler à l'extérieur tout en flottant en l'air dans l'espace ! Oh la la !! On a même droit à quelques plans de la terre et tout ce tralala. Une question se pose rapidement: mais qu'est-ce que Pam Grier fout dans un tel bordel ?! Elle est déjà obligée de retourner dans des trucs aussi nauséabonds pour gagner sa croûte ?! Triste. Elle mérite mieux que de donner la réplique à Greystoke. Bad Feeble

The FOUNTAIN - Darren Aronofsky avec Hugh Jackman, Rachel Weisz et Ellen Burstyn, 2006, États Unis, 96m

Trois histoires, une dans le passé, une dans le présent et une dans le futur, la quête restant la même, atteindre l'éternité. Un conquistador part à la recherche de l'arbre de la vie dans une cité maya pour sauver sa reine, un chercheur tente par tous les moyens de trouver la cure à la maladie terrible de sa femme et un voyageur de l'espace, se déplaçant avec son arbre dans une espèce de bulle, s'approche d'une étoile sur le point d'exploser. Chaque histoire ayant ses échecs et ses réussites.

REQUIEM FOR A DREAM est devenu une bête sacrée rapidement, original et dépressif, il est l'enfant chéri de plusieurs personnes. Darren Aronofsky aura pris six ans avant de récidiver avec THE FOUNTAIN, boudé par les fans et par plusieurs critiques. Exercice de style pompeux pour certains ou tentative vaine de faire un film intellectuel pour d'autres, je pense qu'on a été dur à certains égards sur un film véritablement unique et à mon avis, magnifiquement profond. Non, ce n'est pas REQUIEM FOR A DREAM, c'est l'étape suivante d'un réalisateur à la pensée romantique et terrible, le dur chemin nécessaire à l'amour, mit superbement en film. Des trois histoires offertes, ma préférence revient à celle se passant dans le présent, histoire d'amour tragique soutenu par un Hugh Jackman dans la meilleure forme de sa carrière. L'histoire du conquistador, se révèle assez thrash par moments (à vous de découvrir la magnifique fin) mais très intéressante pour ne pas dire passionnante. L'histoire futuriste va en rebuter quelques uns, car elle n'explique pas la situation dans laquelle se trouve le personnage et son arbre. C'est bien ici que le film a frappé le mur avec le grand public, puisque malheureusement pour eux, THE FOUNTAIN oblige à réfléchir pour parfaitement comprendre trois histoires qui finalement, explore le même sujet de la même façon avec un symbolisme qui pourtant n'a rien de bien poussé. Rajoutons l réalisation de Aronofsky, toujours fan des gros plans au visage et de filmage sous tous les angles avec en plus pour le glaçage, un éclairage et des décors somptueux. THE FOUNTAIN est un film d'auteur hollywoodien assez casse gueule au résultat heureusement sans compromis et qui, au final, offrira à celui qui le mérite une expérience inoubliable. Abba

FOXTRAP - Fred Williamson & Jean-Marie Pallardy, 1986, Italie/France/États Unis, 1h28 

Fred Williamson est ici Thomas Fox, un type possédant un bureau à L.A. mais n'étant pas tout à fait "détective privé". Quel est son boulot, alors ? On ne le saura jamais. Toujours est-il qu'un bon jour, il arrive au boulot pour trouver des malfrats dans son bureau, qui lui foutent une raclée. Que sont-ils venu faire là ? Lui demander de l'aide ! Belle façon de s'introduire. Un petit sexagénaire trapu, J.T. (Christopher Connelly, icône du cinéma italien fauché des années '80, aperçu entre autres dans DJANGO STRIKES AGAIN ou encore NIGHT OF THE SHARKS du réputé Tonino Ricci...), lui demande de se rendre en Europe pour retrouver une certaine Suzanne, membre de la famille, sans lui expliquer pourquoi, mais il le paie grassement. Malgré quelques protestations à l'effet que Williamson n'est "pas un détective privé", il accepte la mission. Et c'est là que ses "ennuis" vont commencer.

Là aussi qu'on se rend compte que Williamson n'est pas forcément doué pour la réalisation. Je n'ai jamais vu ses autres productions, mais on a ici droit à un film pas très dynamique, que le doublage français dont j'ai dû souffrir n'améliore guère.

Le rythme est mou, et on ne comprend pas trop ce qui se passe. Williamson ne semble pas savoir ce qu'il fait, dans la peau de son personnage, et son "enquête" ressemble fort à des errances, dont les stratégies ne sont pas les plus brillantes qui soient. Il se fait battre à répétition par les hommes de main des ennemis qu'il se crée partout, roule en bagnole, se tape une nana, et tout ça n'a pas l'air authentique une seule seconde.

Le comble de l'étrange est atteint alors que le co-locataire de la fille chez qui il fricote (une certaine Arlene Golonka, assez mignonne, ayant fait un détour chez le DR. ALIEN en '8 , un black vaguement efféminé qui ne dédaigne pas jouer du couteau, se débarrasse de quelques vigiles en exécutant des pas de ballet dans un jardin intérieur !?

Les dialogues sont particulièrement juteux, perdant souvent leur impact à cause d'un doublage sans queue ni tête. Williamson semble marmonner sans enthousiasme une série de lieux communs à n'en plus finir, et il gagne sans contredit la palme du doublé le moins convaincant de l'histoire récente du cinéma cheap.

Tout ceci est peut-être dû à la présence (non créditée) de Jean-Marie Pallardy comme réalisateur de l'équipe française. Il se réserve même un petit rôle de loubard entouré de nanas en bikini. Quand il rôde dans les parages d'une production cinématographique, celui-là, il faut toujours s'attendre au pire !

FOXTRAP est donc une série B fauchée mais toutefois sympa, pas très convaincante, mais c'est sans doute sa bancalité qui fait son charme. À voir... pour rire.

Phrase culte : 

Christopher Connelly à une junkie en mini-jupe : "Des nanas dans ton genre, y'en a plein les poubelles !" Orloff

FRAILTY - Bill Paxton, 2002, États Unis

Bill Paxton, quel habile conteur. Un mec se rend au FBI pour les informer que le tueur en série qu'ils recherchent est son frère. Seulement, il n'y a personne au FBI, donc ils le laissent tout seul dans les bureaux jusqu'à ce qu'un vieil inspecteur (en fait, celui qu'il voulait voir) s'en occupe. Ensuite, le dernier collègue quitte et laisse le vieil inspecteur seul avec ce type pas clair avec un accent redneck. Seuls dans les bureaux du FBI. Je ne veux pas avoir l'air du gars qui insiste sur la débilité profonde de la chose là. Bon passons. Donc le jeune redneck se met à raconter sa vie dans un tas de flash-back ennuyants et de flash-back dans les flash-back, ceux là tout aussi ennuyants que les premiers. En gros, son papa croyait avoir eu une mission du bon Dieu d'annihilation de démons peuplant les States...  ah et puis merde, je vous épargne la suite, c'est insupportable. Attention : le papa avait réellement une mission du bon Dieu et Bill peut foutre toutes les incohérences qu'il veut dans son scénario car Jésus est là pour backer ses personnages. Attention : le jeune redneck raconte tout un tas de mensonges (le plus gros étant qu'il est pas le petit gars qu'il dit qu'il est, mais l'autre) et en fait ce qu'il veut c'est assassiner l'inspecteur (remarquez, vous aurez vu venir ça très tôt dans le film). Attention : des tas de gens ont dit que ce film faisait peur et était dérangeant, eh bien c'est même pas vrai.

Commentaire du commis : "Je l'ai pas vu, mais Sam Raimi a dit que c'était le film le plus épeurant depuis The Shining". Memorial BBQ

FRANKENFISH - Mark A.Z. Dippé avec Tory Kittles, K.D. Aubert, China Chow, 2004, États Unis 

Des corps affreusement mutilés sont retrouvés dans les marais de la Louisiane. Sam Rivers, coroner, aidé une spécialiste de la faune locale sont envoyés pour expliquer quel animal a bien pu déchiqueter les morts de manière si singulière. Un bateau échoué à des kilomètres de toute résidence renferme peut-être une partie de l'énigme, car un appareil gps est enclenché durant la visite et un homme fortuné est immédiatement averti que l'embarcation a été retrouvée, sans nouvelle de la cargaison. Nos personnages seront rapidement attaqués par un énorme poisson, le Frankenfish, extrêmement vorace et pouvant rester hors de l'eau un certain temps !

Ce Frankenfish est un authentique poison d'origine japonaise qui a été introduit accidentellement dans un lac américain avec des résultats désastreux. Heureusement qu'il n'a pas la taille ici présente, une variété génétiquement modifiée pour des raisons idiotes. On a cependant un film intéressant, aux morts nombreuses et sauvages, parfois imprévisibles. Idem pour le scénario qui se permet des surprises, que ce soit sur l'orientation sexuelle ou le filtre d'amour comme arme de séduction. Les personnages sont intéressants, plein de ressources et au final on ne s"ennuie pas du tout, bien au contraire, dans ce petit film de monstre bien ficelé. Mario Giguère

FRANKENSTEIN - James Whale avec Colin Clive, Boris Karloff, Dwight Frye, Mae Clark, 1931, États Unis, 71m, noir et blanc

Le Dr Henry Frankenstein pille des cadavres pur construire sa créature à laquelle il prétend donner vie. Manque plus qu'un cerveau, que son assistant Fritz lui apporte. Au moment ou l'orage nécessaire à l'opération tonne, sa fiancée, un ami et l'ancien professeur d'Henry frappent à la porte. Bien malgré lui, il les laissera assister à son triomphe. Le monstre prend vie. Torturé par Fritz et héritier d'un cerveau mal formé, Henry le laisse aux bons soins du professeur Waldman, qui ne pourra le contenir. Le jour où Henry doit se marier, la bête tue par inadvertance une fillette. Les villageois en colère, aidés par Frankenstein, vont partir à sa poursuite.

Le classique du film de monstre, qui fit beaucoup jaser à sa sortie et remplit les coffres à sec de la Universal ! Toujours aussi efficace pour ceux qui apprécient les films de l'époque. Une introduction d'Edward Von Sloan, destinée à calmer à l'avance les religieux de l'époque qui pouvaient être choqués par le savant qui se prend pour dieu, étonne un peu. Tout comme la musique, années 30 oblige, qui n'est présente que dans les génériques de début et de fin. Majoritairement tourné en studio, Whale n'hésite pas à évoquer le cinéma expressionniste allemand par des cadrages à angle et surtout des décors et des éclairages qui renforcent le sentiment de détresse psychologique du créateur et de sa créature. Les machines électriques du laboratoire sont entres autres devenues des icones incontournables.

Boris Karloff, acteur de soutien qui se serait cru en fin de carrière, compose le personnage qui le marquera à jamais. Il souffrira beaucoup pour livrer la marchandise. Le maquilleur Jack Pierce travaille à l'ancienne, montant tranquillement le visage du monstre en sculptant son matériel chaque jour sur l'acteur. Les poids utilisés pour alourdir et rendre plus imposant l'acteur lui causèrent des maux de dos pour le restant de ses jours. Mais Karloff offre une créature naïve et pour laquelle on éprouve de la compassion, tel un enfant martyrisé. Les acteurs secondaires sont très typés, on retiendra le père d'Henry, le baron Frankenstein, vieux bougon qui sait apprécier le vin que son grand-père n'a pu boire. L'immense succès du film assura une progéniture prolifique à ce qu' 'il est de mise d'appeler un classique parmi les grands du genre.

La LEGACY CILLECTION offre certes à bon prix des coffrets avec plusieurs films, ici cinq Frankenstein de la Universal, mais oublie, espace oblige, bien des suppléments qui se retrouvaient sur les dvd sortis individuellement. Mario Giguère

FRANKENSTEIN 1970 aka FRANKENSTEIN CONTRE L'HOMME INVISIBLE - Howard W. Koch, 1958, États Unis  

Pépé Victor Von Frankenstein revient de loin. Rescapé des forces SS qui l'ont méchamment défiguré pour avoir refusé de collaborer, il se refait une santé en louant son château germanique à une équipe de film pour une somme rondelette. Celle-ci lui permet alors d'investir dans son propre réacteur nucléaire afin de se remettre à l'ouvrage et créer un nouveau monstre. Et alors que l'équipe du film tourne ce qu'elle peut entre quelques jeux de séduction alimentaires, Victor bidouille sa créature dans les sous-sols, s'approvisionnant en matière première auprès de... l'équipe du film elle-même. Après tout, pourquoi se compliquer la vie?

FRANKENSTEIN 1970 n'est franchement pas un bon film. C'est cheap et un peu con, ça tente de profiter du regain d'intérêt envers le mythe grâce aux films de la Hammer (pourquoi donc l'avoir tourné en noir et blanc?), mais ça a le mérite de ne jamais vraiment se prendre au sérieux. Et c'est surtout intéressant parce que Karloff se retrouve pour une fois de l'autre côté du bistouri! Malheureusement pour lui, ce n'est pas pour autant qu'on lui laisse le faciès tranquille puisque de vilaines prothèses viennent lui défigurer le visage. Qu'à cela ne tienne, l'acteur semble prendre un certain plaisir à camper son ancien "père" (ou du moins, un de ses descendants) en cabotinant joyeusement, palpant un cœur à main nu ou tripotant des yeux tout en balbutiant des commentaires soi-disant scientifiques pas toujours crédibles. Le spectacle est tout de même amusant à défaut d'être réjouissant. Quant à la créature, incarnée par le catcheur Mike Lane, elle ressemble à une gigantesque momie (d'où la référence à l'Homme invisible dans le stupide titre français) aveugle - mais très douée dans ses déplacements - qui parvient à faire tomber toutes les filles avec une facilité déconcertante. Le seul problème est qu'elles ne se relèvent jamais... Kerozene

FRANKENSTEIN MEETS THE WOLFMAN aka Frankenstein contre le Loup Garou - Roy Wiilam Neill avec Lon Chaney jr, Bela Lugosi, Ilona Massey, Patrick Knowles, 1943, États Unis, 74m

Quatre ans après les évènements de THE WOLFMAN, deux pilleurs de tombes entrent dans le caveau des Talbot et ouvrent la tombe de Larry. Malheureusement, c'est soir de pleine lune et l'homme loup se lève à nouveau ! Larry se réveille le lendemain dans un hôpital de Cardiff (ce n'était pas mentionné, mais le premier film se passe en Angleterre) et il est traité pour une blessure à la tête par le docteur Mannering. Il sort la nuit pour tuer sous sa forme de loup garou et presse la police et le médecin de croire qu'il est bien l'homme qu'il dit être. Incompris, il s'enfuit et part à la recherche de Maleva, la vielle gitane, mère de celui qui l'a infecté. Talbot l'implore de le guérir ou lui faire connaître le repos éternel, l'idée qu'il va tuer d'autres innocents le perturbe sans fin. Maleva l'amène voir les Frankenstein, mais le Docteur est décédé. Il rencontre cependant sa fille, qui refuse de lui indiquer ou sont les livres qui expliquent les secrets de son père. Larry fait ses recherches et découvre le monstre de Frankenstein congelé dans les sous-sols du château. Mannering le retrouve et avec l'aide de la Baronnne Elsa Frankenstein, il rééquipe le laboratoire pour guérir Talbot et du coup tuer la créature de Frankenstein. À moins qu'il n'ait une autre idée en tête...

Mis à part un intermède musical lors de la fête du nouveau vin, et sa chanson improbable au refrain de FA-LO-LI, FA-LO-LO, le scénario ménage la chèvre et le chou et ne satisfait pas les promesses de son titre. C'est véritablement Larry Talbot qui est la vedette du film, le monstre de Frankenstein, avec un Bela Lugosi sous le maquillage qui ressemble à une caricature de celui de Karloff, est très peu présent. On aura bien droit à un peint combat vers la fin, trop peu, trop tard. Que l'on pense aux spectaculaires affrontements de KING KONG CONTRE GODZILLA et on voit que le concept, tout nouveau, de deux monstres qui se rejoignent le temps d'un film, sera mieux servit par la suite. Tous les personnages autres que Talbot sont brièvement aperçus, on aurait bien aimé que la Baronesse Frankenstein, superbe Ilona Massey à l'accent bien étrange, s'occupe toute seule de faire revivre le laboratoire. Curt Siodmak a visiblement voulu trop en mettre dans le scénario, peut-être une commande du studio.

N'empêche qu'on peut y trouver son compte et que cette chanson qui énervera énormément Talbot, car on y chante que la vie est courte et la mort est longue, nous reste dans l'esprit longtemps: FA-LO-LI, FA-LO-LO ! Mario Giguère

FREAKS - Tod Browning, 1932, États Unis

Il est incroyable de voir à quel point certains films résistent au fil du temps. Il y a bien ceux qui se bonifient grâce à une vision décalée (ROBOT MONSTER), mais rares sont les classiques immortels qui ont gardé un impact aussi fort que celui de FREAKS. L’univers de FREAKS est fascinant. Le film n'aurait par contre pas eu un tel impact sans de véritables "monstres", même en gardant la même mise en scène. On peut trouver l'utilisation de ces personnages audacieuse, gonflée, provocante, admirable..... Tout dépend du point de vue. Mais Browning les aimait et les trouvait sans doute plus humains que ses congénères "normaux". C'est ce qui se ressent à la vision du film et qui fait sa force. Troisième fois que je le vois, troisième fois que je suis émerveillé par ce film.

Que ceux qui ne l'ont pas vu comblent cette lacune au plus vite. Kerozene

FREDDY CONTRE JASON - Ronny Yu, 2003, États Unis

Freddy est triste : il a perdu ses pouvoirs parce que personne ne se rappelle de lui... Il s'immisce donc dans un rêve de Jason, enfoui dans le sable, en se faisant prendre pour sa mère et lui dit d'aller commettre un meurtre sur Elm Street, de façon à faire renaître la peur chez les " enfants " et par là redonner des pouvoirs à Freddy. Le premier meurtre, commis dans l'ancienne maison de Nancy où habite maintenant Laurie, est donc celui d'un gars qui vient d'avoir du sexe avec sa blonde et qui est saoul de surcroît (tiens donc...). Le petit manège de Freddy fonctionne, puisque les adolescents vont se remettre à avoir peur de lui. Par contre, Jason ne sait pas où s'arrêter et Freddy est très très très fâché, parce qu'il aurait voulu commettre plus de meurtres... S'en suivront donc des combats dans les rêves et dans le réel entre les deux méchants garçons.

Ayant pour seul mérite de nous faire faire le saut à quelques reprises grâce à l'utilisation approximative d'un synthé dont on monte subitement le volume, ce film est décidément le pire nanar que j'ai visionné cette année. Tous les personnages sont des stéréotypes, les acteurs ados jouent plus que mal, Freddy arrête pas de cabotiner : " Fait chier ", " J'suis allé l'chercher dans les chiottes de l'enfer ", " Mauviette ", on accumule cliché par-dessus cliché, gros succès rock industriel et rap métal... Ah, j'allais oublier l'humour épais, l'absence de suspense, le grotesque, les passes de king-fu des deux personnages principaux, les poupounes siliconées (même une morte, qu'on voit passer dans l'eau, est siliconée !) et surtout, les maudits effets spéciaux par ordinateur ! Quand je vais voir un slasher, je ne veux surtout pas voir Terminator, encore moins La Matrice : il faut voir le passage ou Freddy se transforme presque en Keanu Reeves et où Jason rebondit entre des structures métalliques comme un ballon de basket, ridicule !

Bref, ce Freddy contre Jason, qui aurait pu donner quelque chose de bon, n'est qu'un gros film pour ados sans aucune originalité. Ronny Yu, pourtant réputé pour faire du bon travail, n'a sans doute pu rien faire face à un scénario si vide qui se résumerait à " Quand Freddy est pus capable, Jason prend la relève, et vice-versa "... Pourtant tourné en widescreen, ce film a même le mérite d'avoir la photo la plus moche et la plus banale de l'année. Décevant... Si jamais vous projetez de visionner ce film, soyez disposé à assister à une comédie : vu comme ça, ça doit être pas si pire ! Madame Atomos

FREEWAY MANIAC aka Breakdown, Terreur sur l'autoroute, Paul Winters, 1989, États Unis

Arthur, jeune garçon qui assassina sa maman et son amant, va se retrouver enfermé dans un hôpital psychiatrique. Plusieurs années plus tard, il va s’évader, tuer quelques personnes (étrangement pas assez d'argent pour du sang) et rencontrer un mannequin qui connaît des déboires dans sa vie. En la voyant, il croit voir sa mère. Après une course dans un dépotoir de voiture, il sera arrêté et remis a son hôpital. La jeune mannequin décroche un rôle dans un film de série B avec un ringard qui produit et un Mr muscle qui le réalise. Arthur, par les journaux, va apprendre la nouvelle et va encore s’enfuir pour retracer cette même femme.

Ressemble pas mal a une parodie de films d'horreur ou de thriller : acteur nul, scusez pourri, mauvaise production ,ex: on voit l'ombre de la camera, pi on réussi a s'endormir après 20 minutes. Rana

FRIDAY THE 13TH aka Vendredi 13 - Sean S. Cunningham avec Betsy Palmer, Adrienne King, Jeannine Taylor, Robbi Morgan, Kevin Bacon, Harry Crosby, Laurie Bartram, Mark Nelson, Peter Brouwer, 1980, États Unis, 95m

VENDREDI 13, largement inspiré du succès de LA NUIT DES MASQUES (J.CARPENTER), est une histoire de vengeance. Jason, le fils mongol de Mme VOORHEES, s'est noyé dans le camp de vacances de Crystal lake pendant que les moniteurs faisaient l'amour (bin!!! tant qu'a faire). La chère maman, n'a pas du tout appréciée cette négligence et le démontre en massacrant une bonne demi-douzaine d'ados cucul la praline (encore!!!). Un couple de jeunes est même empalé en pleine séance de fornication (une scène sans doute pompée du fameux film de M. BAVA, LA BAIE SANGLANTE). Donc ce jour sera maudit et mortel pour quelques teenagers Américains...

Je pense (ça m'arrive quelques fois) que les effets spéciaux du grand TOM SAVINI, souvent bien gores, sont certainement le seul intérêt du film. Mais le film a connu un énorme succès aux USA à son époque. Il y a eu en tout pour l'instant, huit suites dont une dernièrement avec un Jason dans l’espace (qu'il y reste, nom d'une pipe!!!). Et bientôt, paraît-il, un tome 10 avec l'autre vilain du cinéma d'horreur, Freddy.

Il ne manquerait plus qu'un VENDREDI 13 N°11.

-JASON VS Céline DION et son mari René.

Et un VENDREDI 13 N°12.

-Maman, JASON a encore raté l'avion.

Comme ça, la boucle sera bouclée... Badboy 6893

En 1958 au camp de vacances de Crystal Lake, deux jeunes moniteurs sont assassinés par un meurtrier inconnu. Le camp est demeuré fermé pendant 22 ans jusqu'à ce qu'un groupe de jeunes moniteurs travaillent à le remettre en état pour sa réouverture. Les habitants du coin les encouragent à renoncer car le camp serait maudit. Au cours d'une nuit d'orage et de pleine lune un vendredi 13, les jeunes moniteurs sont tués sauvagement et successivement par un mystérieux tueur. L'unique survivante restante, Alice, tente de trouver du secours lorsqu'arrive une certaine Pamela Voorhees, une femme de la région qui a déjà travaillé comme cuisinière au camp de Crystal Lake en 1958. Alice apprend que c'est elle qui a commis tous ces meurtres pour venger la noyade de son fils Jason, suite à une négligence des moniteurs en 1957. La jeune monitrice encore en vie tente tout ce qu'elle peut pour échapper aux griffes de cette dame psychopathe.

Avec le remake sorti en salles en février 2009, il est toujours bon de revoir le matériau d'origine. Financé grâce à un coup de bluff des producteurs, où une publicité mentionnant que "FRIDAY THE 13TH" était le film le plus sanglant jamais tourné, alors qu'aucun scénario n'était encore écrit, cette production, à partir d'un investissement minimal, est devenu le plus gros succès cinématographique de l'année 1980 après la suite de "STAR WARS". Si on reconnaît volontiers que l'intrigue minimaliste, qui reprend ouvertement l'argument de base du tueur fou du film "HALLOWEEN" de John Carpenter avec des éléments clés du "PSYCHO" d'Hitchcock (comme la musique entre autre), n'est pas d'une originalité dramatique confondante, c'est évidemment le décalage entre l'univers conventionnel du récit et la sauvagerie des meurtres au gore omniprésent qui contribua largement à sa popularité. Une telle réussite a, comme on le sait, donné naissance à un sous-genre horrifique baptisé "slasher" ou "stalker film", puisqu'il fût à l'origine d'une flopée de productions coulées du même moule, dont pas mal de titres ont été d'ailleurs rapportés sur le site du club. Le plus étonnant dans le cas de "FRIDAY THE 13TH", qui a non seulement été distribué par un Major (la Paramount) malgré son faible budget, est que la censure américaine y ait accordé la cote "RATED R", alors que les effets sanglants conçus par le réputé Tom Savini dans les scènes de meurtres y sont nombreux. Même dans les suites à venir, malgré d'excellents effets gore, on ne pourra retrouver pareil violence. Tout ceci étant dit, voilà un film-culte que l'on revoit avec le même plaisir que le bon copain que l'on retrouve après une longue absence et qui nous a manqué, n'en déplaise aux méchantes langues qui trouvèrent à l'époque le film trop brutal et pernicieux pour notre saine jeunesse équilibré. À coup sûr, c'est la performance de Betsy Palmer, dans le rôle très à contre-emploi de la mère psychopathe, qui constitue la surprise la plus inattendue aux yeux du public, étant donné sa carrière antérieure sur les écrans dans la peau de gentilles femmes angéliques. Mathieu Lemée

FRIDAY THE 13TH PART II aka Le Tueur du Vendredi - Steve Miner avec Amy Steel, John Furey, Adrienne King, Kirsten Baker, Stu Charno, Warrington Gillette, Walt Gorney, Marta Kober, Tom McBride, Steve Daskawisz, 1981, États Unis, 87m

Alice, l'unique rescapée ayant survécu aux meurtres sauvages commis au camp de Crystal Lake il y a un an, se fait tuer chez elle par un mystérieux tueur. Pendant ce temps, un autre groupe de jeunes moniteurs se prépare à ouvrir un nouveau camp de vacances en bordure de Crystal Lake, à quelques kilomètres du camp maudit où a eu lieu tout ces meurtres. À la nuit tombée, les moniteurs sont brutalement et successivement tués par un maniaque errant dans les parages. Il s'agit de nul autre que Jason Voorhees, qui a échappé miraculeusement à la noyade lorsqu'il était enfant et qui cherche à venger la mort de sa mère. Celui-ci vit tel un sauvage dans les bois avoisinants, et cache son affreux visage déformé sous un sac de patates pour commettre ses meurtres. Deux jeunes moniteurs, Ginny et Paul, s'étant absentés du camp, ceux-ci tentent à leur retour d'échapper à la vengeance sans pitié de Jason.

Avec le succès mondial inattendu de "FRIDAY THE 13TH", son producteur se devait de mettre en chantier une suite rapide. Les auteurs ont cette fois imaginé que le jeune Jason Voorhees serait le tueur sadique du film, celui-ci ayant échappé à la mort et vivant primitivement, caché dans la forêt façon "DELIVRANCE". Pour le reste, l'intrigue reprend grosso modo les éléments d'horreur et de gore qui ont fait le succès du premier chapitre. À cause toutefois des censeurs américains, cette fois sur leurs gardes et attendant le produit final de pied ferme, cette deuxième partie a visiblement été plus coupée que l'original dans les scènes de meurtres violents, si bien que le sang n'y coule pas autant qu'on le souhaite. En revanche, les victimes y sont plus nombreuses et l'amateur de "slasher" ne devrait donc pas être déçu. Si le sac de patates, porté par Jason pour caché son visage difforme, n'a pas eu l'impact terrifiant maximal espéré chez le public lors de la sortie en salles du film, il semble que ce premier masque soit reconsidéré plus positivement aujourd'hui, si l'on en croit certains documentaires récents et les réactions des fans lors des conventions. Les jeunes acteurs se débrouillent comme ils peuvent. Mathieu Lemée

FRIDAY THE 13TH PART III aka Friday the 13th 3-D aka Meurtres en Trois Dimensions - Steve Miner avec Dana Kimmel, Richard Brooker, Paul Kratkas, Nick Savage, Larry Zerner, Rachel Howard, David Katims, Tracie Savage, Jeffrey Rogers, 1982, États Unis, 95m

Ayant survécu à ses mortelles blessures, le tueur psychopathe Jason Voorhees refait des siennes dans la région de Crystal Lake. Caché dans une ferme du nom de Higgins Haven, il commence à s'en prendre à un groupe de jeunes venu y passer leurs vacances sous l'initiative de Chris Higgins. Cette jeune adolescente a déjà vécu auparavant dans cette ferme, et elle a décidé d'y revenir pour confronter un traumatisme qu'elle a subi autrefois. Lorsque Chris découvre ses amis tués et massacrés, elle comprend que le responsable, Jason Voorhees, est aussi celui qui l'avait agressé il y a quelques années dans les bois près de la ferme, ce qui avait provoqué son traumatisme. Chris devra donc vaincre ses peurs afin de venir à bout du maniaque assassin si elle veut survivre.

Procédé 3-D à la mode oblige en ce début des années 80, la saga "FRIDAY THE 13TH" ne pouvait pas y rester insensible et comme beaucoup d'autres films d'horreur de cette période, c'est évidemment la troisième partie qui profite de ses avantages et de ses inconvénients. C'est ainsi que le réalisateur Steve Miner (le seul à avoir réalisé plus d'un film dans cette série) exploite avec assez de flair les effets tridimensionnels dans la conception des scènes de meurtres (on n'oubliera pas la scène de l'oeil d'une des victimes de Jason jaillissant hors de son orbite). Sauf qu'il ne parvient pas non plus à camoufler les carences techniques habituelles du procédé (floues dans les contours de l'image, mouvements limités de la caméra) avec ses erreurs de montage franchement évidentes (le plan de la victime tuée d'un fulgurant coup de machette et qui s'écroule au sol sans trace de sang dans le plan suivant). Le film apparaît en bout de ligne avoir été fait à la va-vite, mais cette spontanéité a permis aux auteurs d'avoir trouvé en cours de tournage l'idée du masque de gardien de but de hockey porté par Jason Voorhees qui devait accroître sa popularité, et qui est demeuré une marque de commerce pour le reste de la saga. Pour le reste, le déroulement du métrage va bon train et contient sa part d'effets gore et d'éléments à recette exploités dans les deux premiers tomes, ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas trop, surtout si on trouve les lacunes du film amusantes. La musique thème d'Harry Manfredini profite aussi d'une autre mode de l'époque, en mettant les synthétiseurs en avant-plan dans l'instrumentation musicale. Quant aux jeunes acteurs, ils se contentent de remplir le mandat défini par le genre, alors que Richard Brooker a de la présence dans la peau de Jason Voorhees. Mathieu Lemée

FRIDAY THE 13TH: THE FINAL CHAPTER aka Friday The 13th Part 4 aka Vendredi 13: Chapitre Final - Joseph Zito avec Kimberly Beck, Erich Anderson, Corey Feldman, Barbara Howard, Ted White, Joan Freeman, Crispin Glover, Peter Barton, Lawrence Monoson, Judie Aronson, 1984 - États Unis, 91m

Officiellement mort, le tueur sauvage de Crystal Lake, Jason Voorhees, est emmené à la morgue de l'hôpital. Arrivé là-bas, il revient à la vie et tue le docteur ainsi que l'infirmière de garde, pour ensuite revenir à Crystal Lake. Il commence alors à s'en prendre à une bande d'adolescents ayant loué une maison dans la région pour faire la fête. Après les avoir tous tués, Jason s'attaque aux habitants de la maison voisine, où habite la famille Jarvis. Jason parvient à tué la mère, mais ses enfants, Trish et Tommy, obtiennent l'aide d'un campeur venu dans la région pour tuer Jason définitivement. Lorsque celui-ci est tué à son tour, le jeune Tommy Jarvis essaie alors de faire appel à ses connaissances en maquillages de cinéma, pour tromper Jason afin de sauver sa vie et celle de sa soeur Trish. Le maniaque au masque de hockey se révèle cependant coriace et difficile à éliminer.

Annoncé à tort comme étant le dernier film de la saga, le scénario et l'illustration en donnait pourtant l'impression, malgré une fin ouverte décidée à la dernière minute lors du tournage. Ayant sans doute vu le slasher indépendant "THE PROWLER", les producteurs ont aussitôt confié le mandat de la réalisation de cette quatrième partie à Joseph Zito. Au vu du résultat, il semble évident que celui-ci est plus à l'aise dans le gore horrifique que dans le film d'action patriotique, version "CANNON GROUP INC" et Chuck Norris. En effet, son film est mené à vive allure, les effets sanglants de maquillage, en plus d'être fort présents, sont les meilleurs depuis le film original, grâce au retour de Tom Savini dans leur conception, et la mise en scène nous présente un Jason expéditif envers ses victimes (en plus d'avoir les mains sales et les ongles longs et noirs). À noter que le cascadeur qui l'incarnait, Ted White, avait affirmé à l'époque ne pas avoir aimé l'expérience de jouer devant les caméras ce meurtrier psychopathe. Mais il semble maintenant avoir changé son fusil d'épaule à ce sujet, si l'on en croit les nouveaux bonus de la nouvelle édition DVD du film. Certains clins d'oeil sont bien amenés (l'hommage aux films sexys d'avant la période du Code Hays, la conception des masques dans les films fantastiques) sans être originaux, et l'humour fonctionne plutôt bien. En somme, il s'agit de l'un des meilleurs épisodes de la série, même si le récit reprend des recettes déjà usées. L'interprétation n'est ni mémorable, ni insupportable, mais on soulignera la présence de Crispin Glover, alors jeune, qui se fait trucider par Jason de mémorable façon. Mathieu Lemée

FRIDAY THE 13TH: A NEW BEGINNING aka Friday the 13th Part 5 aka Vendredi 13: Une Nouvelle Terreur - Danny Steinmann avec John Shepherd, Melanie Kinnaman, Shavar Ross, Corey Feldman, Richard Young, Marco St. John, Juliette Cummins, Tom Morga, Dick Wieand, 1985, États Unis. 92m

Quelques années après avoir survécu aux attaques du tueur psychopathe de Crystal Lake Jason Voorhees, le jeune Tommy Jarvis ne cesse de faire des cauchemars et de souffrir de troubles mentaux. Les institutions médicales traditionnelles s'étant révélées impuissantes à le guérir, Tommy est envoyé dans une maison de santé située dans la petite ville de Pinehurst. À peine est-il arrivé qu'un des patients de l'endroit en tue un autre avec une hache dans un accès de colère. Après cet incident, les autres patients sont presque tous brutalement et successivement assassinés par un mystérieux tueur qui semble être Jason Voorhees, pourtant officiellement mort et enterré. Tommy devra donc à nouveau affronter le psychopathe au masque de hockey pour mettre fin au cauchemar.

Alors qu'on croyait la saga terminée, voilà qu'en moins d'un an elle est relancée par ce "nouveau commencement" dont le moins qu'on puisse dire est qu'il sort momentanément du cadre érigé par les précédents chapitres. C'est ainsi que les auteurs ont eu l'idée de ne pas ressusciter Jason Voorhees et de le remplacer par un imitateur, ce qui est d'ailleurs évident pour le spectateur averti puisque le masque de hockey qu'il porte est un peu différent de celui porté par le vrai Jason. Ces mêmes auteurs ont également voulu insérer des moments d'humour noir plus sombres dans le récit, même si certains personnages secondaires relèvent de la caricature de potache. Quoiqu'il en soit, ces changements n'ont pas semblés avoir été accueillis positivement par la plupart des fans de la série, qui considèrent même ce "FRIDAY THE 13TH PART 5" comme un paria ou comme le mouton noir du troupeau. Objectivement, ces tentatives de changements dans le scénario sont honorables, mais un réalisateur venu du milieu de la porno s'est avéré incapable de mettre un peu d'ordre dans sa mise en scène. Celle-ci apparaît comme un salmigondis d'éléments épars illustrés maladroitement au sein d'un scénario très prévisible, car le public peut tout voir venir à l'avance. Et pourtant, ce côté brouillon donne au film une touche amusante involontaire qui trouve le moyen de nous faire rire quand même. En prime, les meurtres y sont très nombreux et parfois bien imaginés quoique le gore, bien que très sanglant, ne soit pas aussi présent que dans le chapître précédent. Les comédiens, quant à eux, ont tendance à faire dans la surcharge. Mathieu Lemée

FRIGHT NIGHT PART 2 aka Vampire, vous avez dit Vampire ? 2, Tommy Lee Wallace, 1988, Étast Unis, 103m

Quelques années après les événements du premier volet, on retrouve Charlie Brewster en thérapie, tentant de trouver une explication rationnelle à toute l'histoire rocambolesque qu'il a vécu. Les vampires, ça ne se peut pas. Il se le répète, mais un doute sommeille encore en lui. Peter Vincent (Roddy McDowall), lui, est toujours à la tête de son programme de télé et continue, de son côté, à croire dur comme fer à tout ce qui s'est produit. Une beauté féminine et sa clique, emménageant dans l'immeuble de Peter, capteront l'oeil de Charlie et plus le temps avancera, plus il doutera de sa santé mentale. Les vampires existent et cette fois, ils ont directement comme proie le pauvre Charlie et son confrère. Il est grand temps de dépoussiérer les pieux...

Une suite particulièrement réussie, se retrouvant dans le même ton que l'original. On se ré-invente juste assez pour ne pas être trop semblable tout en augmentant la sauce de créatures entourant la vampire elle-même, contrairement à un seul dans le premier volet. Wallace concocte plusieurs moments efficaces, parfois légèrement érotiques et parfois légèrement frissonnants tout en ajoutant un peu d'humour sans jamais en faire trop. On tourne les tables sur le thème du vampire de l'épisode précédent pour une version féminine (la solution évidente) et on s'amuse avec les jeux de séduction sur le pauvre Charlie. Le film baigne dans l'atmosphère de la fin des années 80 ce qui ajoute un peu de charme et de naïveté bien nécessaire au résultat final. Un bon petit divertissement dans la même veine que son prédécesseur. Bad Feeble

FRIGHTWORLD - David R. Williams & Mike Bohatch avec Andrew Roth, Kamillia Kataxenna Kova, 2006, États Unis, 98m

Le nouveau propriétaire d'un parc d'attraction horrifique invite ses employés pour une avant première. On visite, on fait le party et on y passe la nuit. Mais voilà, le sang d'une vierge sur un plancher (on se croirait revenu cinquante ans en arrière) permet à un tueur en série de ressusciter d'entre les morts. Incapable de sortir de l'immeuble, ils sont trucidés les uns après les autres.

Si on débute avec des montages rapides et intéressants d'images morbides, on tourne rapidement en rond dans cette maison des horreurs et on empile les clichés les plus vieux sur un synopsis guère novateur. On s'ennuie donc ferme dans ce petit tournage indépendant et on se fout pas mal du sort de ces personnages tous antipathiques. Mario Giguère

Alors qu'en haut d'un HLM miteux des flics et des dealers de drogue s'échangent quelques politesses à grands coups de fusil à pompe dans la gueule, le monde sombre dans le chaos. Les morts reviennent à la vie, prennent d'assaut les banlieues parisiennes, et plongent la capitale dans une atmosphère apocalyptique. Passablement emmerdés par la situation, les malfrats et la flicaille se voient contraints de se serrer les coudes s'ils souhaitent sortir de leur tour pourrie vivant. Une collaboration qui ne sied évidemment pas à tout le monde... Mario Giguère

FROM HELL - Albert Hughes / Allen Hughes, 2001, États Unis 

Hum... comment dire, techniquement parlant, je n'ai absolument rien à dire, le film est très beau, il rappelle à la fois la bande dessinée qui a servit d'inspiration ainsi que l'univers de Tim Burton.

Pour les acteurs, Johnny Depp s'en sort bien, quoique l'on puisse lui reprocher de reprendre en quelque sorte son rôle vu dans THE NINTH GATE, et Heather Graham fait de son mieux.

Le gros problème est dans le scénario, les personnages sont bien construits et l'intrigue est intéressante, mais c'est bien trop long pour ne pas nous faire perdre le fil. Plusieurs scènes, dont une avec l'Homme éléphant, sont tout simplement inutiles et auraient du être laissé sur la table de montage. Oncle Freak

FROM HELL IT CAME aka it Came from Hell - Dan Milner avec Tod Andrews, Tina Carver, 1957, États Unis, Noir et Blanc, 73m

C'est pas la joie pour les résidents d'un petit atoll du Pacifique. D'un côté des indigènes qui enterre leur chef de tribu et exécute d'un coup de poignard en plein coeur, l'innocent qui est sensé être coupable de sa mort (... et qui en fait voulait le guérir); Et de l'autre une poignée de scientifiques américains, sur place pour tenter d'expliquer aux locaux que le nuage radioactif provoqué par l'un de leur essai nucléaire est inoffensif !

Ça ne va pas s'arranger pas avec l'apparition du Tabanga, un monstre qui prend la forme d'un arbre-zombie (eh oui, faut vite courir le voir dans le bestiaire du club, il est assez top) , qui va surgir de terre pour venger la mort de l'innocent Kemo ! A la vitesse d'un escargot au galop, le Tabanga va parvenir à capturer et à tuer tout ce qui court plus vite que lui !!

Les acteurs sont manifestement de second plan et l'aspect du monstre, comme souvent dans ce genre de productions, prête plus à sourire qu'à autre chose. En attendant le réveil du vengeur, qui prend ici la forme d'un tronc d'arbre ambulant et très méchant... l'infortuné spectateur a le droit à de grandes scènes de parlottes interminables sur les bienfaits de la technologie ou sur l'interrogation quant au mode de fonctionnement de la société indigène ! Lorsque l'on rajoute au tableau une petite romance à l'eau de rose entre deux médecins, on aura un aperçu de l'endurance qu'il faudra pour arriver jusqu'au mot " The end ".

Heureusement que l'arrivée du Tabanga parviendra la dernière demi-heure à nous tirer de notre torpeur. Marc Evil

FROM VENUS Jeff Kennedy avec DJ Perry, Michael Melik Brown, Ambre Lake, 2005, États Unis, 87m

Arthur est seul le soir d'Halloween lorsqu'on sonne à la porte. Un géant costumé lui donne un coffret et s'en va. Il y a entre autre dans le cadeau un comic book qu'Arthur s'empresse de lire: l'histoire de deux militaires en congé qui vont partir à la recherche d'une nièce qui s'est enrôlée dans un culte pas très catholique. Comme de raison, puisqu'il s'agit d'habitants de Venus, qui vont bientôt repartir vers leur planète natale. Damned !

Drôle de structure scénaristique pour cet comédie de science fiction en hommage aux films de séries B des années 50 et 60. C'est le directeur qui introduit le film, verre d'alcool à la main pour mieux endurer le visionnement ! Suggestion pas vraiment subliminale comme quoi ce sera plus drôle avec quelques bières ? Ensuite il y a ce Arthur, geek dans l'âme et son comic book. C'est donc la version filmée de ce comic book qui est le film principal, un peu sexy, un peu drôle, pas déplaisant mais pas totalement réussit. Pour tout dire, j'ai toujours préféré les séries B originales à toutes les parodies que j'ai vues, je ne suis donc pas le public rêvé. Michael Melik Brown est par contre très bien dans le rôle du soldat macho qui perd ses moyens devant les sirènes de l'espace. La fin est toute aussi alambiquée, ce qui à mon avis dilue l'impact comique. Tournage vidéo indépendant somme toute intéressant, surtout que Kennedy continue de tourner avec sa boîte de production.

Le film est le premier inclus dans un coffret à rabais de six films nommé VICIOUS VIXENS, un produit de PENDULUM PICTURES, qui semble se spécialiser dans les coffrets de films indépendants de genre. Mario Giguère

FROST: PORTRAIT D'UN VAMPIRE aka FROST: PORTRAIT OF A VAMPIRE - Kevin VanHook, 2001, États Unis

Malgré le titre du film, Frost n'est pas un vampire. Frost, c'est un mec qui assure. Ancien commando des forces spéciales aux éternelles Ray Ban, il oeuvre maintenant comme collectionneur et trafiquant d'art. Car notre gros balèze qui dézinguait des hélicos au bazooka pendant la guerre en Afghanistan comme moi je me beurre des tartines le matin est un esthète en baux arts et plus particulièrement en peinture. Qui l'eut cru? Toujours est-il que son vieux pote Nat, qui s'était fait mordre par un psychopathe sanguinaire dans le désert afghan, est de retour à la maison et qu'il sème des cadavres vidés de leur sang derrière lui, ne leur laissant que deux vilains trous dans la gorge...

Drôle de film que celui-ci. Direct to video sans le sou mêlant scènes de guerres en plein désert et fantastique urbain en passant par une visite chez des trafiquants mexicains, FROST surprend par son scénario plutôt original et ses ambitions. Malheureusement, si on décèle de bonnes idées sur le papier, le résultat est loin d'être à la hauteur. Le personnage de Frost est caricatural au possible et définitivement hilarant lorsqu'il explose des hélicos en images de synthèse et restant impassible derrière ses lunettes, immobile au milieu d'une pluie de morceaux de ferrailles fumants. John Rambo n'a pas la moitié des couilles de notre artiste amateur de grosses pétoires. L'hilarité guette encore lors de l'apparition de Gary Busey en amateur de peinture aveugle - et ne les regardant qu'avec le nez (!) - conseillant notre futur chasseur de vampires tel un vieux sage enseignant à son élève émérite. L'idée est déjà moins séduisante et le résultat à la hauteur des attentes. Quant à Nat, il s'agit d'un vampire gras du bide et chevelu dont les actes restent rarement mémorables. Le clou du film reste sans doute la présence d'un vampire cul-de-jatte, sans doute une première dans l'histoire du cinéma. Notons finalement que la phrase d'accroche du DVD français "Seule la lumière peut vous sauver" est vide de sens, puisque dans FROST, les vampires marchent au soleil... Kerozene

FUNGICIDE - Dave Wascavage avec la famille Wascavage et ses amis, 2002, États Unis, 84m

Un bed and breakfast en campagne voit arriver pour quelques jours un savant un peu fou qui échappe une fiole aux conséquences désastreuses. Également sur place, un lutteur qui combat ses symptômes de combustion spontanée, un promoteur qui veut acheter le terrain pour y construire appartements et centre d'achat et accidentellement, un ex-soldat qui participe à une émission de téléréalité. Tout ce beau monde et leur hôtesse vont donc être aux prises avec des champignons grandeur humaine qui apprennent les qualités des humains qu'ils mordent, les talents du soldat ou du lutteur, donc.

Du réalisateur de SUBURBAN SASQUATCH, on y va cette fois carrément dans la satire absurde de plein pied. La surabondance d'effets de montage et d'effets visuels fauchés n'aide cependant pas la comédie. M'enfin d'aucuns trouveront certainement à rire devant ces champignons, surtout ceux en costume dans lesquels se glissent quelqu'un ou les marionnettes, au travers de ceux réalisés avec l'ordinateur maison, qui tantôt giclent du sang, tantôt éclatent comme vitre cassée. Personnellement je m'endormait la plupart du temps. Contrairement à ce qu'on pense, la comédie d'horreur est un sous-genre ou rare sont ceux qui y excellent et ces micro budgets indépendant s'y essaient souvent. Le réalisateur va récidiver et il est à espérer qu'il va apprendre de chacun de ses films. Mario Giguère

FUTURESPORT - Ernest R. Dickerson, 1998, États Unis 

En 2025, le sport le plus populaire au monde est le Futuresport, qui rappelle bien sur un certain ROLLERBALL. Ce sport, issu des ghettos, créé par un black de la zone (Wesley Snipes), est devenu en 10 ans une immense machine à fric au grand désespoir de son géniteur. La star du moment (Dean Cain et son allure de bellâtre niais) perd un match et voit sa cote de popularité qui baisse. Triste. Au même moment, le Mouvement de Libération Hawaïen fait tout péter et le monde est sur le point de rentrer en guerre. Courageux, le héros propose un match de Futuresport pour remplacer la guerre, comme ils le font dans les ghettos.

Tout est super cliché. Le beau sportif au départ super star, individualiste, qui s'attribue toute la gloire, mène son équipe à la défaite. A la fin, il sera le joueur le plus cool qui laisse toujours ses coéquipiers marquer. Les filles du films sont superbes (Vanessa Williams vue dans ERASER). Les effets spéciaux CGI sont risibles.... Et pourtant, l'ensemble de ce téléfilm produit par Snipes lui-même s'avère fort agréable. C'est prévisible en diable, les dialogues sont lourds et pompeux, et pourtant je me suis amusé comme un gamin. Par contre, j'ai été très déçu de ne voir que 10 minutes de Futuresport à l'écran. A signaler la présence d'un super méchant avec des barres de fer greffées devant l'oeil droit et avec une plaque métallique sur le crâne façon Kerozene

1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z

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WIP - FEMMES EN PRISON

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