A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


FALLEN aka LE TEMOIN DU MAL aka A LA CHUTE DE L'ANGE - Gregory Hoblit, 1998, États Unis

John Hobbes (Denzel Washington) est un bon flic. Il est intègre, droit et juste, le genre de type toujours prêt à aider les vieilles à traverser la route, toujours partant pour décrocher les chats apeurés en haut des arbres, en bref, un gars à l'écoute de son prochain. Son heure de gloire est arrivée car Hobbes a coffré Reese, un vilain psychopathe directement envoyé à la chambre à gaze. Mais au moment de basculer dans l'autre monde, l'esprit de Reese s'envole pour intégrer le corps d'un pauvre quidam, puis passe de ce corps hôte à un autre corps hôte par simple contact corporel, et ainsi de suite. L'occasion est trop belle pour commencer à jouer avec notre super flic, qui finira par découvrir que Reese était en fait habité par Azazel, un ange déchu arpentant le monde de corps en corps, s'amusant à semer la mort depuis des milliers d'années. Mais impossible d'intégrer le corps de Hobbes par simple toucher, ce dernier étant trop pur.

FALLEN rappelle dans ses grandes lignes des films comme THE HIDDEN, ou encore SHOCKER. Dans THE HIDDEN, une entité extraterrestre envahissait les corps d'êtres humains dans le but de les contrôler. Dans SHOCKER, la personnification électrique d'un serial killer exécuté sur la chaise électrique prend possession d'hommes et de femmes afin de perpétrer ses néfastes activités. Et les exemples ne manquent pas. Impossible donc de ne pas comparer FALLEN à ses prédécesseurs qui ont le mérite d'être nettement plus radicaux et de mieux exploiter l'aspect paranoïa. Car si le sujet du film n'est pas inintéressant, son traitement s'avère être nettement plus édulcoré. Cependant *SPOILER* il est intéressant de constater que malgré un discours pro-chrétien, le héros ne trouvera solution que dans le suicide, et ce, finalement, pour échouer lamentablement, permettant à Azazel de retourner perpétrer ses crimes incognito *END SPOILER*.

Le film bénéficie de la présence d'acteurs plus que respectables, comme Elias Koteas, excellent dans le rôle de Reese, John Goodman, très bon lui aussi, ou encore Donald Sutherland incarnant le supérieur de Hobbes et dont le rôle semble avoir été quelque peu oublié lors de la réalisation du film tant on ne sait pas trop où ce brave personnage veut en venir. Kerozene

Site officiel: warnerbros.com/fallen

FAUST: LOVE OF THE DAMNED - Brian Yuzna - 2000 - États Unis/Espagne

Un jeune homme voir sa femme se faire assassiner. Triste, il décide de se suicider. C'est alors qu'un certain M débarque et lui propose de se venger à condition de lui livre son âme. Il signe. Il se venge, mais une fois la vengeance consommée, il refuse de tuer. Il se fait donc exécuter et enterrer mais revient de l'Enfer pour foutre le bordel et sauver une belle infirmière traumatisée par un viol d'enfance des griffes de M.

Rythme effréné, musique qui t'arrache la gueule, sang et sexe: le cocktail est plutôt réussi et le spectateur prend son pied comme un petit fou. Malgré les nombreux défauts du film (scénar téléphoné, effets spéciaux pas toujours à la hauteur, Mark Frost et ses grimaces agaçantes), il serait stupide de bouder son plaisir. Surtout dans l'ambiance festive du festival de Bruxelles ou chaque paire de seins et chaque point supplémentaire au body count font chauffer l'ambiance tout simplement délirante. Kerozene

FAUST: LOVE OF THE DAMNED est incroyablement mauvais, il s'agît d'un rip-off ridicule de SPAWN, qui était déjà endormant. Il y a du gore, des cascades et de la nudité, le genre de truc que l'on s'attend de la part d'un film de super-héros, mais le look cheap ( le film ne bénéficie pas de son petit budget) et le jeu médiocre des acteurs en fait un film à éviter.

J'ai quand même hâte de voir DAGON de Stuart Gordon. Oncle Freak

The FEARLESS VAMPIRE KILLERS aka Le Bal des Vampires - Roman Polansky, 1967, États Unis

L'hommage de Roman Polanski aux films de la Hammer et sa contribution au genre. Et quelle contribution ! Une œuvre importante, qui saura satisfaire l'amateur par ses belles images, sa poésie et ses dialogues savoureux. Un exemple ? "Lorsque votre esprit sera parvenu à la hauteur du mien, nous aurons devant nous la perspective de longues soirées d'hiver riches en discussion. De looongues soirées... des milliers et des milliers d'hivers..." assure le comte, interprété ici par Ferdy Mayne (d'où sort-il celui-là ?). Ce comédien à une certaine "grandeur", qui ne saurait pâlir devant celle de Christopher Lee lui-même.

Les paysages hivernaux sont superbes, à couper le souffle. Sharon Tate aussi. Et que dire de ce château perdu dans la neige, ce souci du détail (vampirique) tels que ces tableaux représentants les descendants morts-vivants du comte, les toiles d'araignées, les costumes gothiques, etc. On se surprend à regretter que la base du film ne repose pas sur l'horreur, plutôt que sur la parodie. En effet, si on enlève les pitreries un peu ridicules du professeur Abronsius et de son assistant (Polanski), je crois sincèrement que ce film est supérieur aux "Dracula" pourtant classiques de son époque. Malgré tout ne vous y méprenez pas, le résultat est plus que satisfaisant. Certaines scènes sont même assez hilarantes. Notamment celle ou le vampire homosexuel court après le pauvre assistant dans le but de lui faire un petit câlin affectueux (et éternel ;).

Ah, j'oubliais presque, pour ceux qui n'ont pas eu le plaisir de le voir encore, la scène finale restera longtemps imprégnée dans vos mémoires. Saisissant. Blobula

FEAST - John Gulager, 2005, États Unis 

Des créatures d'origine mystérieuse prennent d'assaut un bar du Sud des States perdu en plein désert. Dans ce bar, un groupe d'individus aux personnalités les plus disparates tente tant bien que mal de survivre, voire de trouver un moyen d'éliminer l'ennemi. Un pitch pareil, on l'a vu des douzaines de fois. Mais un film pareil, il en sort un toutes les décennies ! FEAST, c'est le EVIL DEAD des années 2000, c'est du pur film de genre rock'n roll, un cocktail de tripailles, de barbaques, de sueur et d'humour caustique, c'est une montagne russe de 90 minutes qui a la bonne idée d'exploser les codes les plus évidents et les plus politiquement corrects du genre, d'emprunter des virages à 180 degrés histoire de surprendre efficacement le spectateur, et nom de dieu ça marche tellement bien que c'en est carrément jouissif ! Sans vouloir trop en révéler, je me permets de dire tout de même que l'enfant du film se fait dessouder bien avant la fin de la première moitié du métrage, et ce de manière peu délicate ! A mort les mioches au cinéma! Et vive les monstres! Encore plus quand ceux-ci sont des queutards invétérés! Car les bibites de FEAST ont beau être hideuses et répugnantes, elles sont aussi de sacrées obsédées sexuelles allant même jusqu'à violer leurs proies. De la pure folie dans un film rythmé à 200 à l'heure, un kaléidoscope horrifique haletant et hilarant, servi par des effets spéciaux convaincants et des acteurs complètement acquis à la cause, de Balthazar Getty en redneck stupide (pléonasme ?) à Henry Rollins pris en flagrant délit d'auto-dérision dans son bas de pyjama rose, en passant par quelques jolies gonzesses comme Navi Rawat (la série "Numbr3s") et Krista Allen (une ex de "Baywatch"). Etonnant pour un premier film réalisé par un " jeune " réalisateur de presque cinquante balais ! Seul point noir au tableau, un montage parfois chaotique, voire épileptique dans les scènes d'action, un choix légèrement dommageable mais qui, au final, ne nuit heureusement pas trop au plaisir éprouvé par le visionnement de la chose. Kerozene

FEVER LAKE - Rafe M. Portilo, 1996, États Unis

Une bande de six jeunes (trois garçons, trois filles) partent passer le week-end à Fever Lake dans la maison d'enfance d'Albert (Corey Haim, tout bouffi), l'un des garçons. Mais Fever Lake est un endroit que les indiens disent hanté par un esprit maléfique vivant dans le lac, et cet esprit serait responsable de la malédiction qui pèse sur la famille d'Albert. En effet, tout petit il assista au meurtre à la hache de sa mère par son père. Son retour à Fever Lake va bien entendu réveiller l'esprit maléfique...

Voila donc une trame mainte fois rabattue, mais il faut bien admettre que ce film parvient à une performance à laquelle aucun autre film n'était parvenu jusqu'alors: il explose littéralement les limites de la nullité! Outre le fait que le machin est atrocement filmé, on commence d'emblée avec Albert, petite brute d'athlétisme que l'on nous présente en plein effort, courant un 100 mètres: images au ralenti d'un Corey Haim dont le physique grassouillet est masqué par un t-shirt ample, grillant sur la ligne d'arrivée ses camarades au physique sportif tous plus grands d'une tête. Ridicule. La suite est une accumulation de catastrophes pathétiques: Albert et ses potes (dont Mario Lopez, rescapé de la série "Sauvé par le gong") ne cessent de se faire des high five tellement ils sont cools, les filles ne cessent de papoter de trucs totalement décérébrés et Bo Hopkins incarne le shérif (comme d'habitude) et semble constamment éviter de montrer son visage à la caméra tant il devait avoir honte de se retrouver dans pareille galère. De plus, son jeu gesticulant laisse penser qu'il était totalement pété durant le tournage, ce qui est on ne peut plus compréhensible. Les dialogues quant à eux sont d'une platitude désarmante du style :

- Mon Dieu, avec ce brouillard je n'ai pas pu rentrer!

- Quoi ? Mais pourquoi n'as-tu pas pu rentrer ?"

Ca laisse pantois... Kerozene

FIGHT FOR YOUR LIFE aka OTAGES EN SURSIS aka STAYIN' ALIVE aka GETTING EVEN aka I HATE YOUR GUTS aka HELD HOSTAGES aka BLOOD BATH AT 1313 FURY ROAD aka THE HOSTAGES' BLOODY REVENGE - Robert A. Endelson, 1977, États Unis 

Trois prisonniers évadés prennent en otage une famille afro-américaine catholique composée du père, de la mère, de la fille adolescente, du fils de douze ans et de la grand-mère en chaise roulante. Les trois psychopathes, qui n'hésitent pas à tuer de sang froid, "s'amusent" avec la famille, prenant leur pied en les humiliant, et particulièrement le Caucasien de la bande, une sorte de White trash décérébré et profondément raciste. La situation finira par déraper, permettant aux victimes de prendre le rôle de bourreaux.

Film d'exploitation dans la veine des DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE et autre I SPIT ON YOUR GRAVE, FIGHT FOR YOUR LIFE traîne une réputation de film trash et abjecte. Force est de constaté que sa réputation est quelque peu exagérée, car même si on nage en plein politiquement incorrect, on est loin du trip malsain des films précités. Il ne faut pas se méprendre pour autant, il s'agit tout de même d'un film d'exploitation relativement malsain mais qui, malgré son côté dur, reste étonnamment divertissant. Kerozene

THE FINAL COMEDOWN aka ÉMEUTE A LOS ANGELES - Oscar Williams, 1972, États Unis    

Johnny Johnson, jeune leader black en révolte contre la tyrannie d'un système ségrégationniste, est blessé dans d'une fusillade lors d'émeutes raciales au sein des rues de la cité des anges à la fin des années soixante. Alors qu'il se vide de son sang, le film revient sur les épisodes de sa vie qui l'ont amené à prendre les armes pour se faire entendre. Le film dresse alors une série de vignettes mettant l'accent sur l'oppression existant à l'encontre du peuple noir américain. Les propos sont systématiquement braqués contre l'Homme Blanc (Johnny, brillant diplômé, se voit refuser une place de travail à cause de la couleur de sa peau), mais aussi et surtout contre l'État, et plus particulièrement la police. Les scènes d'abus de pouvoir ne manquent pas (femme noire molestée par deux flics en uniforme), et les jugements hâtifs pour cause de délit de sale gueule semblent monnaie courante.

Avant que n'explose le courant blaxploitation était sorti SWEET SWEET BACK'S BADASSS SONG, pelloche politiquement engagée pointant d'un doigt accusateur un gouvernement anti-noirs. EMEUTE A LOS ANGELES marche directement dans les sillons de son glorieux prédécesseur. Il ne s'agit pas là d'une bande d'exploitation pure, produite par les studios à destination du public noir, mais bel et bien d'un coup de gueule politique écrit, produit et réalisé par des noirs qui ont des choses à dire et qui le disent bien fort! Le film, Plus proche de SWEET SWEETBACK que de COFFY donc, se révèle relativement violent (on ne compte pas le nombre de flics et de noirs qui restent sur le carreau) et va droit au but en accusant frontalement le système mais aussi la passivité des vieilles générations via le personnage de la propre mère de Johnny. La mise en scène est parfois laborieuse et trahi un budget ridicule, cependant l'ensemble se suit sans difficulté aucune grâce notamment à Billy Dee Williams (également producteur du film), très convaincant dans la peau de Johnny Johnson, et à la musique particulièrement groovy au sein de laquelle la pédale wah wah se fait maîtresse. Au final, EMEUTE A LOS ANGELES est un film certes fauché mais reste percutant et pertinent de par le témoignage d'un contexte politico-social qui appelait à agir dans l'urgence et à son constat pessimiste. En 1976, Roger Corman sortit un remontage du film sous le titre de BLAST dans lequel ont été insérées 30 minutes de scènes tournées pour l'occasion, annihilant presque complètement les propos politiques du métrage et, par conséquent, transformant le film en pur produit de blaxploitation. Kerozene

FINAL DESTINATION aka Flight 180 - James Wong,  2000, États Unis, 1h38

Oui oui, on sait tous ce qui se passe, parce qu'il semblerait que je sois le seul à ne pas avoir vu ce film, à ce jour.  C'est après avoir gagné des laissers-passer pour le troisième volet de la série, que j'ai visionné au Paramount en compagnie d'une tribu de mangeurs de popcorn, que j'ai décidé que ma curiosité cinémaniaque me conduirait sans doute un jour à louer les deux premiers "épisodes".  Ce jour est arrivé hier lors d'une visite à la Boîte Noire, au cours de laquelle j'ai inondé Bad Feeble de VHS contenant des films de qualité douteuse.  Bel échange.

On se trouve donc face à une bande d'adolescents typiques, aux frontières des vacances; ils s'apprêtent à s'envoler pour Paris pour y passer dix jours. Alex "Chance" Browning, notre protagoniste principal, lors de l'embarquement, a une terrible prémonition et voit l'avion exploser en plein ciel. Il panique et se fait expulser, avec quelques-uns de ses amis, et quand l'avion décolle effectivement quelques minutes plus tard, devinez quoi, il explose. La mort ayant manqué son rendez-vous, elle tentera du mieux qu'elle peut de se rattraper... en fauchant les jeunots un par un en dehors du cadre familier et rassurant de la logique.

Morts imaginatives, "punchées" et brutales, qui déjouent les prédictions, voilà ce qui, selon moi, a fait le succès de la série. Je n'avais jamais osé le visionner à cause du "hype" et de mes préjugés, mais j'avais tort. On ne s'emmerde pas et le rythme vif couplé avec une certaine maîtrise de la violence visuelle nous rive à l'écran.

James Wong n'a pas fait grand chose, outre THE ONE avec Jet Li en 2001, et le troisième volet de FINAL DESTINATION récemment. Les acteurs s'en tirent bien, et Ali Larter est bien mignonne. Vivement que je visionne le 2 !! Orloff

FINAL DESTINATION 2 - David R. Ellis, 2003, États Unis, 90m 

Lors d'une prémonition, une adolescente voit sa mort, celle de ses amis et de plusieurs inconnus lors d'un énorme accident de voitures (assez spectaculaire !) sur une autoroute. Le présage a porté fruit, elle s'en sauve tout comme plusieurs des inconnus grâce à ses propres actions. Seulement, on ne peut pas échapper à la mort aussi facilement, elle reviendra sans contredit pour en attraper au prochain tour.

FINAL DESTINATION était un film d'ados qui faisait exception lors de sa sortie, préférant parcourir d'autres terrains que le simple slasher revenu à la mode à la suite du succès du SCREAM de Craven. Une bonne surprise et une exception réussie, tout comme sa suite qui joue sur le même ton. Le film ne perd pas une seconde pour laisser respirer et préfère plutôt devenir une montagne russe d'événements entourés de la mort. On nous remet rapidement sur le bateau du premier en résumant le tout pour éviter la répétition et ça n'arrêtera pas jusqu'à la dernière seconde avant le générique. On en a pour notre argent et on y découvre plusieurs ingéniosités cruelles avec un plaisir malsain lors des attaques de Miss Muerte. Bien sûr, aucun besoin de chercher plus loin que de regarder, mais le film demeure très efficace et nous tient en haleine de bout en bout. Un divertissement de taille avec lequel on oublie rapidement les failles.  Bad Feeble

FINAL DESTINATION 3 aka DESTINATION FINALE 3 - James Wong, 2006, États Unis 

Des ados rigolards et bourrés de clichés font les abrutis dans un parc d'attraction. Au moment où ils grimpent dans les wagonnets d'une généreusement grosse montagne russe, l'une des filles a une abominable vision d'un accident mortel lors duquel tous les passagers finissent éclatés sur la structure métallique de l'attraction foraine ou plus simplement aplatis comme des crêpes au sol. La fille reprend ses esprits, panique et sort du train en entraînant une demi-douzaine de passagers avec elle... Le train part alors sans eux et déraille dramatiquement provocant la mort de tous ses passagers... Suite à ce malheureux événement, le petit groupe de rescapés va être progressivement éliminé lors de scènes d'exécutions rocambolesques et gores.

Après deux films, il est vrai qu'on connaît le principe, et le spectateur qui s'était bien éclaté devant les deux premiers volets se réjouit logiquement de découvrir une nouvelle brochette de mises à mort exubérantes à se décrocher la mâchoire. On se rappelle l'intro explosive et proprement hallucinante du deuxième volet et on sent l'excitation grimper à l'approche du drame d'ouverture. Malheureusement, celui-ci fait plutôt l'effet d'un pétard mouillé : illisible, confus et peu impressionnant, il fait bien de la peine en regard de ce en quoi nous étions en droit d'attendre. Et le récit qui suit n'est pas non plus à la hauteur du reste de la franchise : l'héroïne court après les futures victimes pour simplement les voir se faire occire devant ses propres yeux. Le film est donc totalement dénué d'une quelconque dramaturgie et ne fait que péniblement remplir de vains blablas entre les scènes de mise à mort. Celles-ci sont en revanche bien violente, voire carrément trash (clous à travers le visage, tête explosée, crâne déglingué au moteur de voiture...) mais là encore on n'atteint pas le niveau de sadisme du second volet qui, il est vrai, avait placé la barre très haut. Dommage tout de même de voir ce volet entacher une série de films étonnamment bien foutus et plus violents que la moyenne. Reste de la bidoche et deux poufiasses à poil qui se font griller comme des toasts en pleine séance d'UV. Kerozene

FIREFIGHT aka U.S.A. 2000, Scott Pfeiffer, 1988, États Unis

Le film commence par la présentation de quelques personnages: un couple qui ne s'aime plus, le mari est un beau gosse golden boy sans scrupule, on nous montre aussi des prisonniers qui s'évadent. Pendant ce temps, le golden boy part en avion en Amérique du Sud, sa femme en forêt chez son grand-père. Soudain, la radio annonce que l'URSS a balancé ses missiles sur les grandes villes du pays. L'occasion est trop belle, et le golden boy survivant s'improvise maître du monde, forme une petite armée de merde et massacre les mutants victimes des retombées radioactives. Bien sur, sa femme fait partie du groupe des gentils.

Assez minable, il faut l'admettre. Tout y est mal foutu dans ce film. Le film se déroule en forêt, et les survivants se flinguent comme des idiots. Le méchant est très méchant et les gentils très gentils. Comme les gentils sont ce qu'ils sont, ils gagnent. Et la fin montre une femme qui perd la vie en mettant un bébé au monde, ultime note d'espoir. Beurk. Kerozene

Après que les Russes aient lancer leur arsenal nucléaire sur les États-Unis, deux groupes de survivant essayeront de survivre aux radiations. Un groupe veut régner sur le monde nouveau, tandis que l'autre veut tout simplement se battre pour sa survie. On aura droit a une guerre entre les deux clans. Vraiment, une pauvre copie des films à catastrophe nucléaire, un peu a la Mad Max, mais avec beaucoup moins d'action et de budget. Rana

FLASH GORDON - Mike Hodges avec Sam Jones, Me1ody Anderson, Max Von Sydow, Ornella Muti, Timothy Dalton, 1980, États Unis/Angleterre, 111m

Après le succès monstre de l'adaptation de Superman produit par les frères Salkind, d'autres producteurs ont voulu exploiter le filon de l'adaptation de bandes dessinées. Si Robert Evans nous amène un Popeye au succès mitigé, Dino De Laurentis arrive avec Flash Gordon la même année. Il fait appel à Lorenzo Semple Jr pour le scénario, vétéran de la série télévisée Batman et scénariste du King Kong de 1976. Bonjour le Kitsch.

Flash Gordon (Sam Jones) et Dale Arden (Melody Anderson) sont en avion lorsque Ming (Max Von Sydow) commence à s'amuser avec la planète Terre. Crash dans le laboratoire de Zarkov (Topol), savant qui les force à faire le voyage avec eux vers la planète Mongo, d'où originent les catastrophes. Aux prises avec l'empereur Ming, qui veut épouser, au moins pour une heure, Dale, Flash s'enfuit avec la complicité de la princesse Aura (Ornella Muti), fille de Ming. Il aura de la difficulté à rassembler les différents peuples qu'il rencontre pour renverser l'empereur et sauver la Terre.

Sur une musique entraînante de Queen, une bande de comédiens aux talents divers s'en donnent à coeur joie dans un film somptueux qui ne se prends jamais au sérieux. Cette approche que l'on nomme en anglais "camp", toujours au second degré et semblant rire du matériel de base, ne sera pas pour plaire à tous. Mais quand Freddy Mercy chante son "Flash, ah ahhhhhhhhhhhh, Savior of the universe", j'embarque. La brochette d'acteurs est surprenante, Sam Jones et Melody Anderson ont l'enthousiasme communicatif. Qui eut crû que Max Von Sydow trouverait ici un rôle qui lui va comme un gant, il est littéralement cet empereur sorti des pages d'Alex Raymond. On note au passage un futur James Bond, Timothy Dalton et surtout l'hyper jovial Brian Blessed en roi des hommes ailés, irrésistible. Sans oublier Ornella Muti, véritable bombe sexuelle du royaume. La scène de torture ou l'on sent le désir charnel des participants retient notre attention.

Les décors et costumes sont très proches de la bande dessinée originale et très colorés. Pour peu que l'on se laisse emporter, on passe un très bon moment. Il y a curieusement des projets de remakes dans l'air, surprenant vu le succès relatif de cette version qui eu de la difficulté à trouver son public.

J'ai revu Sam Jones dans un épisode de 3ème saison de la série STARGATE SG1, ou il joue un vieux chasseur de primes, toujours aussi athlétique et toujours aussi cabotineur, mais encore sympatique. Mario Giguère

The FLESH EATERS - Jack Curtis, 1964, États Unis

Un pilote d'avion a pour mission d'aller reconduire une vedette de cinéma alcoolique irritable et sa secrétaire. Ils connaîtront des problèmes d'avion et atterriront sur une île habitée par un scientiste fou, qui, a l'aide de voltage, expérimente de minuscules molécules carnivores provenant de l’océan, qui en quelque secondes fait fondre la peau de l'humain, un peu comme de l'acide. Plus tard arrivera un joyeux naufragé, qui goûtera à la médecine du scientiste, et tous verront qu'en réalité ce professeur est un vrai fou et que ces expériences datent de la deuxième guerre mondiale. Un système que les nazis avait mis au point pour neutraliser l’ennemi. Son but ultime : remplir l’océan de ces créatures. De bons effets spéciaux, du gore (malgré le fait que ce soit tourné en noir et blanc) et une fin vraiment surprenante et inattendue, une merveille a découvrir. Rana

FLESH FEAST - Brad F. Grinter, 1970, États Unis

Une savante ( Veronica Lake ) pratique des expériences avec des asticots bouffeurs de chair humaine dans le but de rajeunir le visage d'un personnage important. Sa clinique est infiltrée à son insu par un agent double, qui ne devine jamais ce qui se passe. Lorsque l'avant garde de son client arrive, on parle d'invasion imminente de l'Amérique, rien de moins. Pendant que des intrigues futiles compliquent le tout, le personnage tant attendu arrive, dans un punch final renversant.

Il ne faudrait pas croire que le film est bon, voir intéressant, il s'agit bien du contraire. Veronica Lake, seule actrice connue, est en fin de carrière, âgée de 53 ans, et elle cabotine à fond, relevant le sourcil pour faire plus sérieux. Elle est entourée d'acteurs anonymes, dont Phil Philbin, le nom vaut bien une risette. La réalisation est molle, bref, ça ne vole pas haut. Il reste ce punch final abracadabrant, seule raison de regarder ce petit film mineur.

Le dvd de la compagnie Beverly Wilshire semble tout droit tiré d'une vhs de mauvaise qualité. Pourtant leurs sorties des SAMSON alias SANTO sont bien meilleures. Mario Giguère

FLYING SAUCERS OVER HOLLYWOOD: The Plan 9 Companion - Mark Patrick Carducci, 1992, États Unis

Documentaire sur le réalisateur Edward D. Wood Jr. et plus spécialement sur le tournage de son plus grand (in)succès.

Je ne sais pas pour vous mais je suis vraiment fatigué d'entendre parler d'Ed Wood comme étant le plus mauvais réalisateur et d'entendre parler de ses films comme étant les plus mauvais films jamais tournés et de voir des gens prendre plaisirs à détruire le peu de crédibilité qu'il lui reste.

Est-ce que c'était vraiment nécessaire d'avoir un host aussi innocent et présent tout au long du documentaire? Et de placer chaque invité sur la même chaise, dans le même décor avec les mêmes affiches à l'arrière? Et que dire des témoignages complètement inutiles comme cette dominatrice S&M qui raconte qu'un de ses clients aime Vampira et qu'il aime être dominé par une femme habillée en cuir (c'est tout ce qu'elle dit et on n'en sait pas plus!)

Complètement nul et beaucoup trop long. Retapez-vous NIGHT OF THE GHOULS à la place. Mathieu PRUDENT

The FOREST aka TERROR IN THE FOREST aka LE CARNAGE aka LA FORÊT (titre Québecois) - Donald M. Jones, 1982, États Unis

Un ermite pouilleux, clone de George Lucas et cannibale, bouffe du campeur en se plaignant sur son sort: sa femme l'ayant fait cocu avec la moitié de la ville, le malheureux "presque impuissant" (mais père de deux gamins) lui a fracassé la tête contre le bord de la table nuit. Depuis, il végète comme une merde sur un fauteuil planté au fond d'une grotte illuminée par un chandelier. Le film suit deux couples de campeurs décérébrés tentant de survivre lamentablement aux mous assauts de notre psychopathe tout en étant aidés par les fantômes de ses deux enfants qui se sont suicidés. Le fantôme de la mère adultère, quant à lui, intervient une ou deux fois en lâchant un répétitif "où sont mes enfants" avant de disparaître...

Incroyable d'imaginer que ce film ait connu une distribution internationale. L'histoire est extrêmement mal amenée, les acteurs sont pathétiques (et le doublage français catastrophique), les scènes horrifiques sont aussi minables que rares (outre un couteau planté dans le bide, une gorge tranchée et une fracture ouverte, le film est avare en bidoche) et la musique est horripilante. En bref: on se fait chier comme des rats morts devant un pareil étalage de médiocrité et dont le pic d'intensité est atteint durant... le prologue. Kerozene

FOREST OF THE DAMNED aka THE FOREST - Johannes Roberts avec Tom Savini, Nicole Petty, Shaun Huston, 2005, États Unis, 80m

Un van "Scoobidesque" avec à son bord 5 jeunes gens, se retrouve immobilisé en pleine forêt, après avoir heurté de plein fouet, une pauvre jeune fille de toute évidence choquée, qui se baladait au beau milieu de la route... Ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que ces lieux pullulent de créatures démoniaques dès la nuit tombée. La légende, elle, raconte que ces anges déchus, appelés également succubes, ont été renvoyés du paradis après avoir été contaminés par les émotions, les désirs et les fantasmes des hommes....Désormais, ces démons hantent cette forêt et manque de pot, c'est justement là où notre bande de jeunes gens ont eu la mauvaise idée de s'immobiliser...

A partir d'un scénario touti-riquiqui plutôt convenu et d'un budget peau de chagrin, Johannes Roberts parvient à donner à son film une atmosphère pesante à la BLAIR WITCH, loin d'être dénué d'intérêts. Ainsi, ses succubes sont magnifiquement mis en scène : Ces jeunes femmes nues, attirantes, embellies par une lumière lunaire blafarde des plus réussie, sont autant d'éléments parvenant à les rendre aussi fascinants qu'effrayants. Leurs apparitions sont à chaque fois ponctuées d'une bande son musclée et de morts violentes, pour notre plus grand plaisir. Tom Savini, en vieux déjanté, rajoutera à l'ensemble une bonne dose de stress de manière très efficace .
Alors même si ce FOREST OF THE DAMNED, ne brille pas par son originalité, il parviendra tout de même à se démarquer assez brillamment des sentiers pris par le cinéma horrifique habituel, par son audace et son inventivité.

Un petit film qui mérite qu'on s'y attarde assurément. Marc Evil

La FORTERESSE NOIRE aka THE KEEP - Michael Mann, 1983, Etats-Unis 

1944, les forces allemandes investissent une forteresse étrange établie dans un col roumain. Le Capitaine Wörman (Jürgen Prochnow) et ses hommes sont immédiatement alertés par les villageois: personne ne passe la nuit dans la forteresse, et surtout personne ne touche à l'une des 110 croix scellées dans les murs de celle-ci. Evidemment, deux petits malins ont décidé de ne pas obéir aux ordres et libèrent ainsi une entité monstrueuse qui tuera les soldats un à un. Arrive alors le major SS Kämpfer (Gabriel Byrne) désireux de rétablir l'ordre que n'a pas su garder cet incapable de Wörman.

Des inscriptions aux murs dans un alphabet inconnu poussent les Allemands à faire venir le professeur Cuza (Ian McKellen), savant juif en route pour les camps de la mort qui étudia la forteresse dans tous ses coins et recoins. Cuza, atteint d'une vilaine maladie, sera guérit par le monstre de la forteresse qui ne peut en sortir à cause d'un talisman que Cuza lui promet de sortir de la bâtisse afin que la créature détruise l'armée nazie. Mais ce n'est là qu'une ruse, et heureusement arrive Gläken (Scott Glenn), gardien immortel de la forteresse qui culbute au passage la fille de Cuza.

Sympathique film fantastique qui sent bon les années 1980, dont l'idée de la créature qui fait surgir la personnalité réelle (et mauvaise) des êtres l'entourant est très intéressante mais aurait pu être poussée un tout petit peu plus loin. Ceux qui ont lu le bouquin d'origine n'adhèrent d'ailleurs pas forcément au film, mais il n'empêche que le résultat est assez réussi. Question de goût, la musique synthétique de Tangerine Dream casse un peu le charme des décors sombres lorsque les notes des compositions dépassent le nombre de deux. Sans rire: les sons monocordes utilisés pour créer l'ambiance du film fonctionnent à merveille, mais dès que le type se lâche sur son synthé, c'est la foire fouille. Reste une belle panoplie de bonnes gueules, la palme revenant à Gabriel Byrne et son look d'affreux nazi. Kerozene

FOR THE CAUSE aka FINAL ENCOUNTER - D. & T. Douglas avec Dean Cain, Jodi Bianca Wise, Michelle Krusiec, 2000, États Unis, 100m 

'For The cause' raconte l'histoire de deux colonies, Brecca et Obsidian, en guerre depuis bientôt 99 ans. Devant l'issue toujours incertaine de cette guerre, à l'origine de la famine, de la misère et du manque de soldats, que l'on choisi de plus en plus jeunes, le général Murran accompagné de 6 soldats d'élites, dont 2 sorcières aux étonnants pouvoirs, pars en direction de Obsidaian avec une arme, le Warhammer, capable soit disant de ramener la paix pour tous. Les masques vont tomber à l'approche de l'objectif, les véritables intentions se dévoiler.....

Servi par une photographie soignée, une musique philharmonique enlevée, une interprétation correcte et des effets de très bonne facture, ce film de SF 'méconnu' (en ce qui me concerne en tout cas) peut surprendre au premier abord. Le hic me direz-vous ? Il est prévisible dès le début et l'histoire de cette quête semée d'embûches et de trahisons reste assez naïve voire bonne enfant.

M'enfin à 2.50 le DVD on va vraiment pas faire la fine bouche Marc Evil

FORTRESS 2: RE-ENTRY aka Fortress 2: Rear Entry - Geoff Murphy, 1999, États Unis/Luxembourg

Lambert se refait coffrer et se refait interné, mais la prison-de-laquelle-personne-ne-s'échappe se situe cette fois dans l'espace. Alors pour foutre le camp, faut vraiment être balaise. Il se trouve que Lambert, lui, il est balaise justement. Et avec un groupe de gentils prisonniers, il réussira bien sur à se faire la malle au bout de 85 minutes.

Plutôt marrant ca film, de par son look de série Z. Les décors se limitent à quelques murs. Il faut surtout voir la pièce dans laquelle ils dorment, risible. Et pourtant, le réalisateur Geoff Murphy avait commencé une belle carrière. C'est fou. Kerozene

On débute quelques années après le premier volet et on découvre le grand Christophe Lambert, maintenant caché dans un chalet, avec sa femme et son fils, toujours en état de fugitifs parce qu'il faut bien sûr se souvenir que le vieillissant John Brennick est le seul à s'être échappé de la taule science-fictionnesque soit la FORTERESSE. Il a pas de bol parce que voilà que tout à coup, la petite famille se fait repérer et le papa se fait coincer tout en laissant la chance à la famille de s'échapper. On se retrouve alors dans une forteresse située dans l'espace où le nom de Brennick est connu. Il est un dur à cuire le mec et ne veut parler à personne, mais faut admettre qu'il a besoin d'aide alors il se fait tout doux et devient pote avec quelques prisonniers et une prisonnière, question de pouvoir jeter un oeil sur des lolos lors des scènes de douches. Va-t-il réussir ?!

Le premier volet était de Stuart Gordon et, malgré mon état peu sélectif de l'époque, il me semble que ça se laissait regarder sans aucun problème. Celui-ci, par contre, est plutôt incroyablement risible, mais pouvait-on s'attendre à autre chose d'un tel projet ?! Pour être une " forteresse " hyper sécurisée, elle est en carton la prison et elle ne semble pas trop difficile à défoncer, mais bon c'est tout de même Christophe qui doit trouver une issue. Ça craint ce truc et c'est plutôt bien marrant de voir les effets spéciaux à deux sous lorsque nos prisonniers doivent travailler à l'extérieur tout en flottant en l'air dans l'espace ! Oh la la !! On a même droit à quelques plans de la terre et tout ce tralala. Une question se pose rapidement: mais qu'est-ce que Pam Grier fout dans un tel bordel ?! Elle est déjà obligée de retourner dans des trucs aussi nauséabonds pour gagner sa croûte ?! Triste. Elle mérite mieux que de donner la réplique à Greystoke. Bad Feeble

The FOUNTAIN - Darren Aronofsky avec Hugh Jackman, Rachel Weisz et Ellen Burstyn, 2006, États Unis, 96m

Trois histoires, une dans le passé, une dans le présent et une dans le futur, la quête restant la même, atteindre l'éternité. Un conquistador part à la recherche de l'arbre de la vie dans une cité maya pour sauver sa reine, un chercheur tente par tous les moyens de trouver la cure à la maladie terrible de sa femme et un voyageur de l'espace, se déplaçant avec son arbre dans une espèce de bulle, s'approche d'une étoile sur le point d'exploser. Chaque histoire ayant ses échecs et ses réussites.

REQUIEM FOR A DREAM est devenu une bête sacrée rapidement, original et dépressif, il est l'enfant chéri de plusieurs personnes. Darren Aronofsky aura pris six ans avant de récidiver avec THE FOUNTAIN, boudé par les fans et par plusieurs critiques. Exercice de style pompeux pour certains ou tentative vaine de faire un film intellectuel pour d'autres, je pense qu'on a été dur à certains égards sur un film véritablement unique et à mon avis, magnifiquement profond. Non, ce n'est pas REQUIEM FOR A DREAM, c'est l'étape suivante d'un réalisateur à la pensée romantique et terrible, le dur chemin nécessaire à l'amour, mit superbement en film. Des trois histoires offertes, ma préférence revient à celle se passant dans le présent, histoire d'amour tragique soutenu par un Hugh Jackman dans la meilleure forme de sa carrière. L'histoire du conquistador, se révèle assez thrash par moments (à vous de découvrir la magnifique fin) mais très intéressante pour ne pas dire passionnante. L'histoire futuriste va en rebuter quelques uns, car elle n'explique pas la situation dans laquelle se trouve le personnage et son arbre. C'est bien ici que le film a frappé le mur avec le grand public, puisque malheureusement pour eux, THE FOUNTAIN oblige à réfléchir pour parfaitement comprendre trois histoires qui finalement, explore le même sujet de la même façon avec un symbolisme qui pourtant n'a rien de bien poussé. Rajoutons l réalisation de Aronofsky, toujours fan des gros plans au visage et de filmage sous tous les angles avec en plus pour le glaçage, un éclairage et des décors somptueux. THE FOUNTAIN est un film d'auteur hollywoodien assez casse gueule au résultat heureusement sans compromis et qui, au final, offrira à celui qui le mérite une expérience inoubliable. Abba

FOXTRAP - Fred Williamson & Jean-Marie Pallardy, 1986, Italie/France/États Unis, 1h28 

Fred Williamson est ici Thomas Fox, un type possédant un bureau à L.A. mais n'étant pas tout à fait "détective privé". Quel est son boulot, alors ? On ne le saura jamais. Toujours est-il qu'un bon jour, il arrive au boulot pour trouver des malfrats dans son bureau, qui lui foutent une raclée. Que sont-ils venu faire là ? Lui demander de l'aide ! Belle façon de s'introduire. Un petit sexagénaire trapu, J.T. (Christopher Connelly, icône du cinéma italien fauché des années '80, aperçu entre autres dans DJANGO STRIKES AGAIN ou encore NIGHT OF THE SHARKS du réputé Tonino Ricci...), lui demande de se rendre en Europe pour retrouver une certaine Suzanne, membre de la famille, sans lui expliquer pourquoi, mais il le paie grassement. Malgré quelques protestations à l'effet que Williamson n'est "pas un détective privé", il accepte la mission. Et c'est là que ses "ennuis" vont commencer.

Là aussi qu'on se rend compte que Williamson n'est pas forcément doué pour la réalisation. Je n'ai jamais vu ses autres productions, mais on a ici droit à un film pas très dynamique, que le doublage français dont j'ai dû souffrir n'améliore guère.

Le rythme est mou, et on ne comprend pas trop ce qui se passe. Williamson ne semble pas savoir ce qu'il fait, dans la peau de son personnage, et son "enquête" ressemble fort à des errances, dont les stratégies ne sont pas les plus brillantes qui soient. Il se fait battre à répétition par les hommes de main des ennemis qu'il se crée partout, roule en bagnole, se tape une nana, et tout ça n'a pas l'air authentique une seule seconde.

Le comble de l'étrange est atteint alors que le co-locataire de la fille chez qui il fricote (une certaine Arlene Golonka, assez mignonne, ayant fait un détour chez le DR. ALIEN en '8 , un black vaguement efféminé qui ne dédaigne pas jouer du couteau, se débarrasse de quelques vigiles en exécutant des pas de ballet dans un jardin intérieur !?

Les dialogues sont particulièrement juteux, perdant souvent leur impact à cause d'un doublage sans queue ni tête. Williamson semble marmonner sans enthousiasme une série de lieux communs à n'en plus finir, et il gagne sans contredit la palme du doublé le moins convaincant de l'histoire récente du cinéma cheap.

Tout ceci est peut-être dû à la présence (non créditée) de Jean-Marie Pallardy comme réalisateur de l'équipe française. Il se réserve même un petit rôle de loubard entouré de nanas en bikini. Quand il rôde dans les parages d'une production cinématographique, celui-là, il faut toujours s'attendre au pire !

FOXTRAP est donc une série B fauchée mais toutefois sympa, pas très convaincante, mais c'est sans doute sa bancalité qui fait son charme. À voir... pour rire.

Phrase culte : 

Christopher Connelly à une junkie en mini-jupe : "Des nanas dans ton genre, y'en a plein les poubelles !" Orloff

FRAILTY - Bill Paxton, 2002, États Unis

Bill Paxton, quel habile conteur. Un mec se rend au FBI pour les informer que le tueur en série qu'ils recherchent est son frère. Seulement, il n'y a personne au FBI, donc ils le laissent tout seul dans les bureaux jusqu'à ce qu'un vieil inspecteur (en fait, celui qu'il voulait voir) s'en occupe. Ensuite, le dernier collègue quitte et laisse le vieil inspecteur seul avec ce type pas clair avec un accent redneck. Seuls dans les bureaux du FBI. Je ne veux pas avoir l'air du gars qui insiste sur la débilité profonde de la chose là. Bon passons. Donc le jeune redneck se met à raconter sa vie dans un tas de flash-back ennuyants et de flash-back dans les flash-back, ceux là tout aussi ennuyants que les premiers. En gros, son papa croyait avoir eu une mission du bon Dieu d'annihilation de démons peuplant les States...  ah et puis merde, je vous épargne la suite, c'est insupportable. Attention : le papa avait réellement une mission du bon Dieu et Bill peut foutre toutes les incohérences qu'il veut dans son scénario car Jésus est là pour backer ses personnages. Attention : le jeune redneck raconte tout un tas de mensonges (le plus gros étant qu'il est pas le petit gars qu'il dit qu'il est, mais l'autre) et en fait ce qu'il veut c'est assassiner l'inspecteur (remarquez, vous aurez vu venir ça très tôt dans le film). Attention : des tas de gens ont dit que ce film faisait peur et était dérangeant, eh bien c'est même pas vrai.

Commentaire du commis : "Je l'ai pas vu, mais Sam Raimi a dit que c'était le film le plus épeurant depuis The Shining". Memorial BBQ

FRANKENFISH - Mark A.Z. Dippé avec Tory Kittles, K.D. Aubert, China Chow, 2004, États Unis 

Des corps affreusement mutilés sont retrouvés dans les marais de la Louisiane. Sam Rivers, coroner, aidé une spécialiste de la faune locale sont envoyés pour expliquer quel animal a bien pu déchiqueter les morts de manière si singulière. Un bateau échoué à des kilomètres de toute résidence renferme peut-être une partie de l'énigme, car un appareil gps est enclenché durant la visite et un homme fortuné est immédiatement averti que l'embarcation a été retrouvée, sans nouvelle de la cargaison. Nos personnages seront rapidement attaqués par un énorme poisson, le Frankenfish, extrêmement vorace et pouvant rester hors de l'eau un certain temps !

Ce Frankenfish est un authentique poison d'origine japonaise qui a été introduit accidentellement dans un lac américain avec des résultats désastreux. Heureusement qu'il n'a pas la taille ici présente, une variété génétiquement modifiée pour des raisons idiotes. On a cependant un film intéressant, aux morts nombreuses et sauvages, parfois imprévisibles. Idem pour le scénario qui se permet des surprises, que ce soit sur l'orientation sexuelle ou le filtre d'amour comme arme de séduction. Les personnages sont intéressants, plein de ressources et au final on ne s"ennuie pas du tout, bien au contraire, dans ce petit film de monstre bien ficelé. Mario Giguère

FREAKS - Tod Browning, 1932, États Unis

Il est incroyable de voir à quel point certains films résistent au fil du temps. Il y a bien ceux qui se bonifient grâce à une vision décalée (ROBOT MONSTER), mais rares sont les classiques immortels qui ont gardé un impact aussi fort que celui de FREAKS. L’univers de FREAKS est fascinant. Le film n'aurait par contre pas eu un tel impact sans de véritables "monstres", même en gardant la même mise en scène. On peut trouver l'utilisation de ces personnages audacieuse, gonflée, provocante, admirable..... Tout dépend du point de vue. Mais Browning les aimait et les trouvait sans doute plus humains que ses congénères "normaux". C'est ce qui se ressent à la vision du film et qui fait sa force. Troisième fois que je le vois, troisième fois que je suis émerveillé par ce film.

Que ceux qui ne l'ont pas vu comblent cette lacune au plus vite. Kerozene

FRIGHT NIGHT PART 2 aka Vampire, vous avez dit Vampire ? 2, Tommy Lee Wallace, 1988, Étast Unis, 103m

Quelques années après les événements du premier volet, on retrouve Charlie Brewster en thérapie, tentant de trouver une explication rationnelle à toute l'histoire rocambolesque qu'il a vécu. Les vampires, ça ne se peut pas. Il se le répète, mais un doute sommeille encore en lui. Peter Vincent (Roddy McDowall), lui, est toujours à la tête de son programme de télé et continue, de son côté, à croire dur comme fer à tout ce qui s'est produit. Une beauté féminine et sa clique, emménageant dans l'immeuble de Peter, capteront l'oeil de Charlie et plus le temps avancera, plus il doutera de sa santé mentale. Les vampires existent et cette fois, ils ont directement comme proie le pauvre Charlie et son confrère. Il est grand temps de dépoussiérer les pieux...

Une suite particulièrement réussie, se retrouvant dans le même ton que l'original. On se ré-invente juste assez pour ne pas être trop semblable tout en augmentant la sauce de créatures entourant la vampire elle-même, contrairement à un seul dans le premier volet. Wallace concocte plusieurs moments efficaces, parfois légèrement érotiques et parfois légèrement frissonnants tout en ajoutant un peu d'humour sans jamais en faire trop. On tourne les tables sur le thème du vampire de l'épisode précédent pour une version féminine (la solution évidente) et on s'amuse avec les jeux de séduction sur le pauvre Charlie. Le film baigne dans l'atmosphère de la fin des années 80 ce qui ajoute un peu de charme et de naïveté bien nécessaire au résultat final. Un bon petit divertissement dans la même veine que son prédécesseur. Bad Feeble

FROM HELL - Albert Hughes / Allen Hughes, 2001, États Unis 

Hum... comment dire, techniquement parlant, je n'ai absolument rien à dire, le film est très beau, il rappelle à la fois la bande dessinée qui a servit d'inspiration ainsi que l'univers de Tim Burton.

Pour les acteurs, Johnny Depp s'en sort bien, quoique l'on puisse lui reprocher de reprendre en quelque sorte son rôle vu dans THE NINTH GATE, et Heather Graham fait de son mieux.

Le gros problème est dans le scénario, les personnages sont bien construits et l'intrigue est intéressante, mais c'est bien trop long pour ne pas nous faire perdre le fil. Plusieurs scènes, dont une avec l'Homme éléphant, sont tout simplement inutiles et auraient du être laissé sur la table de montage. Oncle Freak

FROM HELL IT CAME aka it Came from Hell - Dan Milner avec Tod Andrews, Tina Carver, 1957, États Unis, Noir et Blanc, 73m

C'est pas la joie pour les résidents d'un petit atoll du Pacifique. D'un côté des indigènes qui enterre leur chef de tribu et exécute d'un coup de poignard en plein coeur, l'innocent qui est sensé être coupable de sa mort (... et qui en fait voulait le guérir); Et de l'autre une poignée de scientifiques américains, sur place pour tenter d'expliquer aux locaux que le nuage radioactif provoqué par l'un de leur essai nucléaire est inoffensif !

Ça ne va pas s'arranger pas avec l'apparition du Tabanga, un monstre qui prend la forme d'un arbre-zombie (eh oui, faut vite courir le voir dans le bestiaire du club, il est assez top) , qui va surgir de terre pour venger la mort de l'innocent Kemo ! A la vitesse d'un escargot au galop, le Tabanga va parvenir à capturer et à tuer tout ce qui court plus vite que lui !!

Les acteurs sont manifestement de second plan et l'aspect du monstre, comme souvent dans ce genre de productions, prête plus à sourire qu'à autre chose. En attendant le réveil du vengeur, qui prend ici la forme d'un tronc d'arbre ambulant et très méchant... l'infortuné spectateur a le droit à de grandes scènes de parlottes interminables sur les bienfaits de la technologie ou sur l'interrogation quant au mode de fonctionnement de la société indigène ! Lorsque l'on rajoute au tableau une petite romance à l'eau de rose entre deux médecins, on aura un aperçu de l'endurance qu'il faudra pour arriver jusqu'au mot " The end ".

Heureusement que l'arrivée du Tabanga parviendra la dernière demi-heure à nous tirer de notre torpeur. Marc Evil

FROM VENUS Jeff Kennedy avec DJ Perry, Michael Melik Brown, Ambre Lake, 2005, États Unis, 87m

Arthur est seul le soir d'Halloween lorsqu'on sonne à la porte. Un géant costumé lui donne un coffret et s'en va. Il y a entre autre dans le cadeau un comic book qu'Arthur s'empresse de lire: l'histoire de deux militaires en congé qui vont partir à la recherche d'une nièce qui s'est enrôlée dans un culte pas très catholique. Comme de raison, puisqu'il s'agit d'habitants de Venus, qui vont bientôt repartir vers leur planète natale. Damned !

Drôle de structure scénaristique pour cet comédie de science fiction en hommage aux films de séries B des années 50 et 60. C'est le directeur qui introduit le film, verre d'alcool à la main pour mieux endurer le visionnement ! Suggestion pas vraiment subliminale comme quoi ce sera plus drôle avec quelques bières ? Ensuite il y a ce Arthur, geek dans l'âme et son comic book. C'est donc la version filmée de ce comic book qui est le film principal, un peu sexy, un peu drôle, pas déplaisant mais pas totalement réussit. Pour tout dire, j'ai toujours préféré les séries B originales à toutes les parodies que j'ai vues, je ne suis donc pas le public rêvé. Michael Melik Brown est par contre très bien dans le rôle du soldat macho qui perd ses moyens devant les sirènes de l'espace. La fin est toute aussi alambiquée, ce qui à mon avis dilue l'impact comique. Tournage vidéo indépendant somme toute intéressant, surtout que Kennedy continue de tourner avec sa boîte de production.

Le film est le premier inclus dans un coffret à rabais de six films nommé VICIOUS VIXENS, un produit de PENDULUM PICTURES, qui semble se spécialiser dans les coffrets de films indépendants de genre. Mario Giguère

FROST: PORTRAIT D'UN VAMPIRE aka FROST: PORTRAIT OF A VAMPIRE - Kevin VanHook, 2001, États Unis

Malgré le titre du film, Frost n'est pas un vampire. Frost, c'est un mec qui assure. Ancien commando des forces spéciales aux éternelles Ray Ban, il oeuvre maintenant comme collectionneur et trafiquant d'art. Car notre gros balèze qui dézinguait des hélicos au bazooka pendant la guerre en Afghanistan comme moi je me beurre des tartines le matin est un esthète en baux arts et plus particulièrement en peinture. Qui l'eut cru? Toujours est-il que son vieux pote Nat, qui s'était fait mordre par un psychopathe sanguinaire dans le désert afghan, est de retour à la maison et qu'il sème des cadavres vidés de leur sang derrière lui, ne leur laissant que deux vilains trous dans la gorge...

Drôle de film que celui-ci. Direct to video sans le sou mêlant scènes de guerres en plein désert et fantastique urbain en passant par une visite chez des trafiquants mexicains, FROST surprend par son scénario plutôt original et ses ambitions. Malheureusement, si on décèle de bonnes idées sur le papier, le résultat est loin d'être à la hauteur. Le personnage de Frost est caricatural au possible et définitivement hilarant lorsqu'il explose des hélicos en images de synthèse et restant impassible derrière ses lunettes, immobile au milieu d'une pluie de morceaux de ferrailles fumants. John Rambo n'a pas la moitié des couilles de notre artiste amateur de grosses pétoires. L'hilarité guette encore lors de l'apparition de Gary Busey en amateur de peinture aveugle - et ne les regardant qu'avec le nez (!) - conseillant notre futur chasseur de vampires tel un vieux sage enseignant à son élève émérite. L'idée est déjà moins séduisante et le résultat à la hauteur des attentes. Quant à Nat, il s'agit d'un vampire gras du bide et chevelu dont les actes restent rarement mémorables. Le clou du film reste sans doute la présence d'un vampire cul-de-jatte, sans doute une première dans l'histoire du cinéma. Notons finalement que la phrase d'accroche du DVD français "Seule la lumière peut vous sauver" est vide de sens, puisque dans FROST, les vampires marchent au soleil... Kerozene

FUTURESPORT - Ernest R. Dickerson, 1998, États Unis 

En 2025, le sport le plus populaire au monde est le Futuresport, qui rappelle bien sur un certain ROLLERBALL. Ce sport, issu des ghettos, créé par un black de la zone (Wesley Snipes), est devenu en 10 ans une immense machine à fric au grand désespoir de son géniteur. La star du moment (Dean Cain et son allure de bellâtre niais) perd un match et voit sa cote de popularité qui baisse. Triste. Au même moment, le Mouvement de Libération Hawaïen fait tout péter et le monde est sur le point de rentrer en guerre. Courageux, le héros propose un match de Futuresport pour remplacer la guerre, comme ils le font dans les ghettos.

Tout est super cliché. Le beau sportif au départ super star, individualiste, qui s'attribue toute la gloire, mène son équipe à la défaite. A la fin, il sera le joueur le plus cool qui laisse toujours ses coéquipiers marquer. Les filles du films sont superbes (Vanessa Williams vue dans ERASER). Les effets spéciaux CGI sont risibles.... Et pourtant, l'ensemble de ce téléfilm produit par Snipes lui-même s'avère fort agréable. C'est prévisible en diable, les dialogues sont lourds et pompeux, et pourtant je me suis amusé comme un gamin. Par contre, j'ai été très déçu de ne voir que 10 minutes de Futuresport à l'écran. A signaler la présence d'un super méchant avec des barres de fer greffées devant l'oeil droit et avec une plaque métallique sur le crâne façon Kerozene

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Riccardo Freda

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