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GALAXINA - William Sachs, 1980, États Unis En l'an 3008, on fait la connaissance avec un vaisseau de la police, l'Infinity, avec à son bord un équipage de dégénérés, robot femelle au physique ultra bandant appelé Galaxina et un mangeur de caillou, créature extra terrestre laide. La petite équipe est chargée de retrouver l'étoile bleue, une pierre qui confèrera à son propriétaire d'immenses pouvoirs. Vu que le voyage va durer pas moins de 27 ans, l'équipe a une perme de 24 heures, perme durant laquelle les trublions se rendront au bordel, avec des putes de toutes les formes et de toutes les couleurs. Pendant le voyage, alors que les hommes sont en caisson cryogénique, Galaxina se reprogramme pour devenir plus humaine est ainsi séduire le sergent Thor qui n'arrête pas d'halluciner sur son cul. Arrivé à destination, îles tombent sur une planète pleine de rebus de la Galaxie vivant dans un décors de western, peuplés de créatures anthropophages et d'un gang de bikers vouant un culte au dieu Harley Davidson. Sympathique boutade ultra kitsch, GALAXINA se veut une sorte de pré-SPACEBALLS, tant l'humour employé est aussi léger et subtil que celui de Mel Brooks. Mais les moyens à disposition et le talent du réalisateur ne l'élève pas au niveau du film du juif fou. On appréciera tout de même le film grâce au peu de sérieux qui a été investi dans l'opération, lui évitant ainsi un aspect prétentieux qui pardonne les nombreuses erreurs le parcourant. Et une mention spéciale à Dorothy Stratten en Galaxina super sexy. Kerozene |
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The GALAXY INVADER - Don Dohler, 1985, États Unis, 79m Une soucoupe volante atterrit au Maryland. Un extraterrestre au look fauché se promène dans les bois avec son fusil laser. Des rednecks du coin vont le prendre en chasse, question de le vendre et de devenir riche ! Un ufologue rode aussi dans le coin et il essaie de sauver la pauvre créature qui semble plus apeurée qu'autre chose ! Don Dohler était le créateur de la revue Movie Magic. Après un ALIEN FACTOR en 1977, c'est ici son quatrième film ou il concocte une histoire tellement mauvaise qu'on préfère en rire. Le monstre ne ferait peur qu'à un enfant. Les acteurs sont tous amateur et l'ensemble sent le manque de moyens, de la musique de synthé improvisée au montage quelconque. Dohler a repris du service dernièrement et on espère que le temps et l'expérience lui auront permit d'améliorer ses productions. Limite " So bad it's good " Mario Giguère |
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GALAXY OF TERROR - Bruce D. Clark, 1981, États Unis Une mission de sauvetage part à l'autre bout de l'univers - atteint en 2 secondes - pour récupérer les éventuels survivants d'une mission précédente. Tracté vers une planète, le vaisseau est contraint de se poser. Là, ils découvrent un étrange édifice peuplé de créatures hostiles et visqueuses et tombent un par un, comme de vulgaires mouches. Roger Corman produit son ALIEN fauché qui lorgne également pas mal vers PLANET OF THE VAMPIRES de Mario Bava. L'ambiance générale du film est plutôt chouette, même si la tension recherchée ne fonctionne pas une seconde. On retiendra surtout cette merveilleuse scène où une larve géante déshabille une fille avant de l'étouffer - on dirait même qu'elle la viole ! Quelques effets gores de plus et le tour est joué. On y trouve Robert Englund qui se bat contre lui-même et James Cameron en tant que réalisateur deuxième équipe. Kerozene |
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GALAXY QUEST - Dean Parisot, 1999, États Unis Les acteurs dune ancienne série de télévision sont kidnappés par des extra-terrestres qui ont besoin daide. Je me demande pourquoi la compagnie Paramount a laissé passer cette parodie mordante de Star Trek, probablement pour pas trop attirer l'attention. Ah ah , c'est vraiment réussi, jusqu'au capitaine qui perd son gilet et se retrouve en bedaine et que dire des fans qui connaissent le vaisseau et cette chambre à pistons, ah ah. Est-ce que les fans de Star Trek savent apprécier ? Mario Giguère Le scénariste et le réalisateur de Galaxie Quest étaient à la convention mondiale de science fiction, à Chicago, ils ont eu le Hugo pour leur film. Ils en étaient très fiers et ont dit que ce film est leur valentin au fandom. Si tu le compare au film "Trekkies" ce film n'est pas méchant du tout a l'égard des fans. Jipi |
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GANGLAND - Art Camacho, 2000, États Unis Attention, on atteint ici le degré zéro de la connerie cinématographique avec ce post-nuke tout pourri dans lequel une pléthore de gogols du kickboxing font un étalage honteux de leur non-talent. Mis en boîte par Art Camacho (surtout connu pour ses prestations dans des perlouzes comme NIGHT HUNTER, RING OF FIRE 2 ou BLOODFIST V et VI), scénarisé par la tronche d'endive bodybuildée David DeFalco (qui débuta chez Full Moon comme producteur exécutif de HIDEOUS) et interprété par plein de glandus comme Vincent Klyn (un pote à Albert Pyun - le méchant de CYBORG, c'est lui), Sasha Mitchell (KICKBOXER II (signé Pyun), III et IV), Tim Thomerson (la série des TRANCERS, et DOLLMAN signé Pyun encore), Kathleen Kinmont (la fiancée de BRIDE OF RE-ANIMATOR) ainsi que d'autres rigolos patibulaires, GANGLAND peut gentiment prétendre au palmarès envié des pires pelloches jamais torchées. Cerise sur le gâteau, Ice-T et Coolio viennent y faire les guest-stars dans une scène d'ouverture pathétique à l'issue de laquelle leurs personnages finiront raides morts pour cause de connerie chronique. On est en 2010 et suite à une guerre nucléaire les États Unis sont en proie à la barbarie et à la peste. Lucifer (Klyn), leader grimaçant d'un redoutable gang de débiles, souhaite mettre la main sur l'antidote à l'épidémie de peste sur lequel travail notre bon vieux Tim Thomerson afin de devenir maître du monde. Mais de gentils gaillards lui mettront des bâtons dans les roues grâce à quelques high kick et des dialogues trahissant un intellect de poisson rouge. Insensé! GANGLAND est sans aucun doute le post-nuke le moins convaincant de l'histoire avec son Los Angeles tout propret que seul un pauvre matte-painting miteux et une carcasse de bagnole froissée tentent de désagréger. Sans parler d'une ruelle new-yorkaise de studio sans doute empruntée à un autre tournage pour les besoins de la scène d'ouverture lors de laquelle le policier Ice-T tripote les seins d'une fille mourante (!?!). Mitchell n'a jamais été aussi minable - dommage car j'ai de la sympathie pour ce type, la faute entre autre à un rôle débilitant et à une réalisation bancale faisant passer ses coups de pieds retournés pour un pas de la danse des canards. Mais comment ce film a-t-il pu connaître une distribution aussi large, cela reste un mystère, même si la tronche d'Ice-T en gros sur la jaquette de certains DVD laisse soupçonner le public visé par les distributeurs. Pas de doute, il y en a qui vont être déçus... Kerozene |
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GANGS OF NEW YORK- Martin Scorsese avec Leonardo Dicaprio, Daniel-Day Lewis et Cameron Diaz, 2002, États Unis, 167m Alors que des immigrants envahissent la ville de New York, l'anarchie et la corruption s'installent dans le quartier des Five Points de Manhattan. Après 15 ans d'incarcération, Amsterdam Vallon, né dans les Five Points, y retourne pour venger la mort de son père, tué pendant une bataille de gangs par Bill Cutting, dit le Boucher, chef des natifs américains. Tentant de se rapprocher du Boucher et de l'impressionner pour mieux s'en rapprocher, tout en gardant son identité secrète, Amsterdam se fera prendre à son propre jeu en s'attachant un peu trop à celui qu'il doit éliminer. Pendant ce temps, le gouvernement américain vote sa première conscription et l'agitation contre cette nouvelle devient une véritable anarchie dans les rues de New York. Tout d'abord, je dois dire que Scorsese est mon réalisateur fétiche. J'aime tous ces films, même si parfois, comme c'est l'exemple avec GANGS OF NEW YORK, Scorsese s'égare un peu dans ses folies de grandeurs. Il faut le dire, ce film voit gros avec ses décors immenses et certaines scènes de combats qui comprennent un nombre totalement ahurissant de figurants. Scorsese, qui a toujours rêvé de faire un film avec énormément de personnages ce laisse aller à ses envies. Il offre environ une quinzaine de personnages récurrents pour un film qui dure presque trois heures. Le pari est quand même réussi, on s'attache à ses personnages, souvent un peu plus grands que nature soit, mais on s'en fout, ce film n'est que plus grand que nature. On nage ici dans un univers tout à fait irréel et corrompu qui nage dans une complète absurdité. Les deux casernes de pompiers se battent entre eux pendant qu'un immeuble croule sous les flammes, un homme vend sa montre 2$ quelques secondes avant de se faire pendre sans oublié les 1000 gangs de rues qui sont franchement farfelus. Ces détails rendent le film assez kitsch et lui donne un certain charme. Charme transporté magnifiquement par Daniel-Day Lewis qui incarne un des personnages les plus charismatiques et destructeurs qu'il m'est été la chance de voir depuis longtemps, le Boucher. Un vrai bonheur de le voir aller, se battant avec un couteau de boucher et une puissante et virile moustache américaine. Dicaprio fait du bon boulot, reste juste et crédible pendant tout le film, inspirant énormément Scorsese qui va ensuite en faire son acteur fétiche. Côté réalisation, Scorsese tient encore bien la forme, offrant des plans magnifiques et grandioses malgré une mise en scène qui perd du souffle après la moitié du film ( Surtout à cause de l'histoire d'amour pas très intéressante qui gobe 35 minutes du film), pour reprendre bon chemin avec une magnifique dernière heure. Sans être le meilleur film de la filmographie de Scorsese, GANGS OF NEW YORK se veut une oeuvre historique différente, très violente et épouvantablement divertissante. Abba |
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GARGOYLES aka Gargoyles' Revenge - Jay Andrews alias Jim Wynorsky, 2004, États Unis Roumanie, Carpates, 1532. Un prêtre abat une créature des ténèbres grâce à son arbalète, la flèche enduite de son propre sang. Le monstre ailé est une Gargouille, un corps humanoïde grand et musclé à la peau grise et une gueule pleine de dents bien aiguisées. Hé oui, les statues des églises sont inspirées de créatures bien réelles. Heureusement notre prêtre vient d'abattre la dernière. Les villageois font rouler une grosse pierre dessus et le prêtre la scelle avec une médaille en or. 2004, même endroit. D'un côté on a deux agents de la CIA américains qui sont la pour déjouer un enlèvement, d'un autre un groupe d'archéologues s'occupent de la restauration d'une vieille église. Des meurtres étranges se produisent, les victimes retrouvées mutilées, décapitées, vidées de leur sang, et le plus souvent jetées depuis le ciel voir empalées sur des pointes d'églises. Les inspecteurs enquêtent, les archéologues disparaissent... Sous le cimetière de l'église se trouve une caverne remplie d'oeufs... Un vieux prêtre qui semble en savoir long et un jeune prêtre arrivé sur les lieux pour le relever et combattre le démon... Une gargouille revenue à la vie qui tue tout ce qui passe à portée et souhaite faire renaître sa race, les archéologues qui sont là surtout pour nourrir la bébête et les deux enquêteurs qui vont vite faire le lien entre leurs meurtres et la bestiole. Malgré un certain nombre de défauts que je vais mentionner, j'ai assez bien aimé ce petit film de la Lion's Gate, il a fait sa sortie très discrète en dvd. Quand on y réfléchit on y trouve beaucoup de défauts, mais pourtant il est très divertissant, je l'ai regardé jusqu'à la fin sans m'arrêter. Allons-y: - Déjà l'aspect du monstre, on ne le voit pas beaucoup, le film souvent on le voit voler dans le ciel, il repère le protagoniste, fonce et écran noir... Il est complètement en images de synthèse de mauvaise qualité et s'intègre assez mal dans le décors (excepté pour la poursuite en voiture) - Les meurtres se font tous hors-champs, comme je l'ai dit, un écran noir puis on retrouve juste du sang. A l'exception d'une scène de décapitation. - Les acteurs sont des perdus, je ne trouve pas d'autres mots... Les archéologues sont vraiment là pour se faire tuer, les agents CIA ne savent pas trop pourquoi ils sont là et les prêtres attendent la fin pour agire alors qu'ils savent tout depuis le début... Et que dire de ces deux équipiers des agents qui restent bêtement sur place lorsque la horde de petites gargouilles attaque? - Et alors un scénario assez embrouillé, à un moment on nous parle même d'un descendant de Dracula... A cause que la Gargouille est un mélange d'ADN humain et chauve-souris... Comment le monstre a ressuscité? Comment il a fait pour pondre ses oeufs qui bien entendu attendant sagement depuis 500 ans que les membres de la CIA arrivent avec leurs AK-47 pour nous offrir une courte scène d'action... A citer aussi le héros qui passe son temps à tirer avec son 9mm sur le monstre (sans recharger) alors que çà ne lui fait rien. Il faut un carreau d'arbalète enduit de sang du christ pour l'abattre. Pourtant ses rejetons se font éliminer par balle... mais bon passons ce détail. Mais pourtant, le film se laisse regarder, sans être un chef-d'oeuvre il distrait assez. Le thème est assez original, je n'avais pas encore vu de film mettant en scène des Gargouilles, excepté un dessin animé datant du début des années 90... Mais en théories une Gargouille se change en pierre le jour, dans notre film pas. Néanmoins c'était un sujet qui méritait d'être exploré et je pense qu'avec plus de moyens et de soins il y a moyen de contacter un bon film d'horreur sur ce thème. Gargoyle's Revenge est un film qui passe assez bien, à découvrir à l'occasion. Dragonvolfied |
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GATES OF HELL PART 2 : DEAD AWAKENING - G.D. Marcum, 1997, États Unis Alors là tu as une petite nana qui recherche sa soeur depuis quelques semaines. Elle demande l'aide à un policier qui l'a ramené chez elle après une soirée de brosse et ensemble, ils découvrent que la soeurette en question fait partie d'un groupe occulte qui ont ouvert les portes de l'enfer pour des raisons inconnues. Les deux tatas vont alors tenter d'arrêter cette secte et, pour faire une pierre deux coups, sauver le monde. Ce film n'a rien à voir avec Fulci, sauf peut-être des personnages parlant l'italien. Si vous voulez voir un film-hommage au maestro, vous serez très déçu puisque tout ce qui rend les films de Fulci bons ( le gore, la bonne musique, les ambiances presque psychédéliques) est complètement absent de cette oeuvre. À la place, on a droit à deux tatas qui ne font que parler pendant près d'une heure pénible dans laquelle il ne se passe absolument RIEN. Le film est bourré de longueurs, de scènes de remplissage idiotes ( dont une longue scène de douche où l'on ne voit rien ), de dialogues ridicules du genre " You don't watch enough scary movies " émis par des acteurs sans talents. Il est également important de noter que le montage est tellement raté que plusieurs scènes sont tous simplement incompréhensible, on a parfois de la misère à comprendre quel personnage meurt ! De plus, il faut attendre une heure et quart avant de voir un mort-vivant et un peu de sang et en attendant, on s'emmerde en écoutant une trame sonore capable de détruire n'importe quel keyboard par sa nullité. À la place d'endurer cette merde, je vous conseille de vous tapez MANHATTAN BABY, au moins vous savez que c'est plate. Oncle Freak |
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GATTACA
aka Bienvenue à Gattaca -Andrew Niccol, avec Ethan Hawke, Uma
Thurman, Jude Law, Michael Nyman, 1997, États Unis, 102m 1er long métrage d'Andrew Niccol (Lord of War, Simone) avec une intrique intéressante malgré sa sobriété et un discours au ton parfois ennuyant. Le budget limité ne permet pas non plus de fantaisie comme voir de près ces fusées qu'on aperçoit 2-3 fois décoller au loin. Par contre la photo est belle avec une aisée dramatique permettant une prise de conscience des hauts et des bas de la manipulation génétique face aux simples désirs humains. Un 1er rôle principal pour Ethan Hawke (Hamlet...) qui s'en sort bien à faire un exclut, dit "invalide" pour le système parfait car il est né du "hasard". Il est aidé d'un beau manipulé "valide" Jude Law (A.I) que le hasard a rendu paraplégique. Rien ne peut être parfait ? Si, Uma Thurman, avec le rôle d'une 100% jolie mais oups... malheureusement presque sans texte. Pour une certaine détente avec la représentation d'un avenir bien géré loin de l'habituel chaos. Deadmonton |
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GHOST FEVER - Lee Madden/Alan Smithee, 1987, Etats-Unis Deux bouffons de la police se voient attribués la tâche de se rendre dans un manoir dans le but d'y expulser leurs occupants. Ils y retrouveront de jolies demoiselles en détresse, des fantômes, des zombies, et même un vampire. Bon, vous voyez le genre. Ça a l'excuse d'être une comédie familiale, et c'est pourquoi nous pouvons y retrouver toutes les idioties inimaginables qui peuvent bien sortir de la tête d'un soi-disant scénariste (tiens, je vous donne son nom: Oscar Brodney - prévenez vos amis !). De quoi faire passer Les Charlots contre Dracula pour un film intellectuel. Pour vous donner une idée, le réalisateur a préféré adopter le pseudonyme de Alan Smithee, et quand un type se cache sous ce nom, c'est qu'il désire à tout prix garder l'anonymat. Quel est la raison d'être d'un tel film me demanderez-vous ? (Si, si, n'essayez pas, je suis médium à mes heures.) Il faut se rappeler qu'à l'époque - fin des années 80 - à peu près tout le monde tentait de profiter de la vague d'engouement pour les fantômes provoquée par Ghostbusters (qui a été tout un blockbuster, il faut bien le dire ;). Mais voilà, contrairement à l'autre, cette production-ci est plus risible qu'humoristique finalement, et les quelques bons petits moments ne peuvent compenser pour tout le reste, qui est d'un ennui mortel. C'est à faire peur (dans le mauvais sens de l'expression malheureusement) et l'affiche est plus excitante que le film en entier. Ah, j'oubliais presque, il y a bien un vampire, mais il n'est présent que 8 minutes dans le film (j'ai calculé). Louez le très divertissant Monster Squad ou l'excellent The Frighteners plutôt. Blobula |
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GHOST IN THE MACHINE - Rachel Talalay avec Karen Allen, Chris Mulkey, 1993, États Unis Le "tueur au carnet d'adresses" se meurt suite à un accident automobile. Technicien en informatique, il tuait en série en suivant la liste d'adresses des carnets de ses victimes. Pendant qu'il est à l'hôpital, dans un scanneur sophistiqué, un orage crée des surtensions et l'esprit du meurtrier se retrouve dans les circuits électriques et informatiques de la ville. La dernière personne à laquelle il s'intéressait, une mère de famille monoparentale, Terry Monroe (Karen Allen) va subir ses foudres informatiques et électriques. Aidée d'un ancien hacker et de son fils ado, elle contre-attaque. Tous les films utilisant l'informatique vieillissent très vite, tout comme les effets et l'idée de base de ce film. Rachel Talaley, tout de suite après son premier film, le sixième FREDDY, celui avec la fin en 3D, s'en tire bien durant les scènes de meurtres bien orchestrées. On pense beaucoup à DESTINATION FINALE, la mort rattrapant chaque victime de manière originale. Pour le reste, les personnages sont très stéréotypés, la fin ridicule, mais Karen Allen s'en tire bien, sympathique dans son rôle un peu nunuche. Rachel Talaley enchaînera avec TANK GIRL, passé inaperçu au box office, et poursuivra sa carrière à la télévision. Mario Giguère |
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GHOST LAKE - Jay Woelfel, 2004, États Unis, 100m Pas besoin d'avoir pris de cours d'anglais : le film parle bien de fantôme et d'un lac, même si Jay Woelfel prend bien son temps pour tout mettre en place ! Cela commence par ce qui pourrait s'apparenter à la définition du summum de la culpabilité : Pendant que Rebecca Haster assiste effondrée à l'enterrement de ses deux parents, elle se remémore en flash-back ce qu'il s'est passé... Ayabt obtenu la permission de 23h00 qu'elle ne va pas respecter, Rebecca s'éclate en boîte jusqu'à pas d'heure avant de se faire éclater à l'arrière d'une bagnole par son compagnon d'un soir.. Pendant ce temps, ses parents agonisent pendant leur sommeil, bave blanchâtre aux lèvres, intoxiqués par une fuite de gaz ! Quelle honte. Assaillie de remords, qui prennent la forme de fantomatiques apparitions de Papa et Maman pas vraiment content de leur fille, elle décide de tenter de tout oublier, et va s'isoler dans sa résidence d'été... qui vous l'aurez deviné se situe près d'un lac ! C'est ici que Rebecca va retrouver ses vieux démons.. Mais cette fois, ils prennent la forme d'une petite fille surgit de nulle part, de cadavres flottants et autres zombies fantomatiques ! Le problème, c'est qu'elle est la seule à les voir... Ce n'est pas la volonté qui manque, mais force est de reconnaître que les efforts déployés pour parvenir à faire peur ou à faire frissonner sont vains. Ni la musique, ni les apparitions subites et fantomatiques n'auraient raison même d'un cardiaque.. Mais bon, le ridicule ne tue plus.. Le film d'horreur vidéo low budget compte un nouveau membre : Jay Woelfel. Bienvenue au club ! pour s'en convaincre, jetez un oeil sur "DEMONICUS" (cf critique de Kerozene)... Reste ma mention spéciale attribuée au "boudin blond" de l'histoire (Rebecca alias Tatum Adair) qui nous démontrera ses qualités de nageuses lors d'un sauvetage en eau.. peu profonde !! A mourir de rire.. Marc Evil |
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GHOULIES III : GHOULIES GO TO COLLEGE - John Carl Buechler. Scénarisé par Brent Olson, basé sur les personnages créés par Jefery Levy et Luca Bercovici. Monté par Adam Bernardi. Musique de Michael Lloyd et Reg Powell. Casting de Michael Cutler. Produit par Lawrence Kasanoff et Iain Paterson. Avec : Thom Adcox-Hernandez, Andrew Barach, Kathy Benson, Eva LaRue Callahan et les Ghoulies, 1991, États-Unis L'Amérique pré Desert Storm, mais aussi pré Desert Shied et post-Just Cause sombre dans le marasme économique. Les femmes se gavent de Jell-O, les hommes se délectent de Jell-O aussi. Un jour, des Ghoulies reviennent des portes infernales de Koweït City et envahissent une villa (symbole de l'Amérique post-Reaganienne) et se saoulent la gueule. Deux larrons mettront fin à leurs activités horrifiques.- 3ème épisode d'une trilogie qui comportera finalement 4 épisodes, Ghoulies 3 : Ghoulies Go to College s'avère le plus réussi de la série. Débutant avec un plan réussi et un autre plan très réussi, l'oeuvre s'avère être une belle satire, corrosive et souvent subversive du milieu bourgeois du Midwest américain (et ce, même si le récit ne se déroule pas la). Quelques références discrètes au chef-d'uvre de Peter Hyams : 2010: L'ANNÉE DU 1ER CONTACT sont loin d'être déplaisantes et les morceaux de bravoures s'ensuivent à un rythme primesautier rarement vu sur petit écran. La mise en scène, les éclairages, la musique, les petits diablotins, les jeux d'ombres et de lumières (si réussis qu'ils ne peuvent être classés sous les éclairages), le scénario, les décors sont tous parfaits. le tandem, ressemblant un peu au duo Dan Ackroyd/Chevy Chase, d'acteurs comiques perce l'écran. Kevin McCarthy, quant à lui, crie avec effroi.- (2) GHOULIES 3 : GHOULIES GO TO COLLEGE É.-U. 1991. Comédie fantaisiste de J. C. Buechler avec Thom Adcox-Hernandez, Andrew Barach et Kathy Benson.- De petites créatures malicieuses sèment la pagaille et la zizanie dans une jolie maison située sur le territoire Américain.- Troisième épisode d'une trilogie cauchemardesque. Comique, suspense surnaturel et peinture de moeurs fort habilement dosés. Mise en scène entièrement consacrée à la recherche d'effets de mise en scène. Marionnettes animées avec une ingéniosité surprenante. Moments de terreurs tournés avec une voltige cinématographique peu commune, que n'aurait pas renié Charles Band et D. W. Griffith. Extraordinaire équipe d'interprètes.- Choucroute Melba |
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GHOUL SCHOOL - Timothy O'Rawe avec Nancy Sirianni, Anthony Scavone, 1990, États Unis, 90m Dans un "high school" typique, un produit dangereux se retrouve dans l'eau, transformant l'équipe de natation en ghoules ! Deux geeks, pour preuve: ils lisent le magazine Fangoria en classe ou regardent un fim gore piraté dans un local vide, vont voir le danger, mais personne ne les croit. Coincés dans l'école, ils essaient de sauver leur peau, et leurs intestins... Ca ressemble étrangement au DEMONS de Lamberto Bava, mais ca lorgne du côté de la compagnie TROMA, sans nudité. Petit budget indépendant, le film a beaucoup de longueurs et n'amuse pas autant qu'il le pourrait. Dommage. Pourtant le dvd contient 3 courts métrages du réalisateur qui sont prometteurs et surtout un court démo produit pour trouver des capitaux pour le long métrage. Ce démo contient des ghoules beaucoup plus intéressantes que les nageurs maquillées en bleu avec dentition démoniaque. Par dessus le marché une partie est tournée sur une base militaire, ce qui laissait entrevoir un film beaucoup plus ambitieux. Re-dommage. Tel quel, il n'est pas très drôle et pas très efficace. Mario Giguère |
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G. I. JOE - Jim Duffy, 1990, États Unis C'est avec un mélange de nostalgie, de surprise et d'horreur que je redécouvris ce film. Je me doutais bien que G.I. Joe était une fabrication hautement patriotique et qui, pendant longtemps, faisait du cobra moyen un «rouge» menaçant pour la société américaine. Mais disons, qu'avec mes yeux d'adulte avachis j'ai découvert toute la propagande américaine chiée par Duke, Roadblock pis leur gang de muscler. Dès le générique, le combat entre bien et mal, G.I. Joe et Cobra, fait rage. 350 explosions plus tard, Duke, jet-pack aidant, survole la statue de la liberté y déposant un gros drapeau des États-Unis. Le symbole ne peut pas être plus clair. Les Joes sont de véritables primates, l'arme au poing, toujours prêt à défendre la patrie et tirer tout ce qui bouge. On glorifie des personnages tels que le SGT. Slaughter, un foutu redneck, tendance pédé-glauque, qui s'amuse à maltraiter autant les cobras que son propre staff. Ce qui m'amène à dire que G.I. Joe est une série S&M tendance fifi-cuir! Quelques exemples chez les Joes : - les femmes ne servent à rien : de Scarlette (ou tigresse)à Jinx, les femmes ne sont que des faire-valoir : Scarlett pour Duke. Jinx pour Faucon. La brunette inutile pour Flint (Pro). - La discipline règne. Au moindre égard, les soldats seront rudement punis (quelques jours entre les pattes du Sgt. Slaughter, une furieuse tante en camisole. Typique fantasme du gai-cuir moyen). - La moustache est de mise : Montagnard, Gung-Ho, Bazooka, Roadblock. Tous portent la grosse moustache, symbole typiquement gai californien qui évoque sans gêne le YMCA des Village People. - tous les Joes sont stéréotypés. Il y a un policier militaire, le marin, le gros nègre, le cow-boy, l'indien. Encore là, la belle époque de Village People n'est pas loin. - la majorité des Joes ont des surnoms. Montagnard, Cowboy, Buse, La Savate (!), Châssis, Tête de pont (!), Fanfaron, etc. Le tout laisse supposer que ces Joes ont reçu leur surnom après quelques cabrioles un peu coquines. - Finalement, une centaine de mecs pognés avec trois filles sur une base militaire ne peuvent se limiter qu'à un féroce gang-bang... Quelques exemples chez les Cobras : - chez les cobras, la tendance est plus S&M que fifo-durs-à-cuir. - Destro, avec son costume mis commish, mis SS, et son laisse décolleté qui laisse entrevoir une chaîne à gros maillons. - Le major au monocle porte la moustache longue, le pantalon de cuir (avec chaînettes s.v.p) et garde le torse nu sous une grande cape noire. Entre savant fou hitlérien et dictateur scandinave, le major semble être un sérieux malade. - La baronnes avec son costume tout cuir (ou est-ce du latex?), ses bottes à hauts talons et son rire démoniaque n'évoque-t-elle pas la maîtresse SM dans toute sa splendeur? Pour vous convaincre, regardez la relation qu'elle entretient avec le Commandant Cobra... - Tous les cobras portent qui une cagoule, qui un masque métallique (provenant sans doute de l'inquisition) qui des apparats punks-violents-dévients (voir la bande à Zartan). Bon c'est assez, arrêtez-moi quelqu'un si je délire... Ponderoza |
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The GIRL WITH THE HUNGRY EYES aka La Mort Dans Les Yeux - Jon Jacobs, 1995, Etats-Unis Un hôtel hanté. Une suicidée qui est mystérieusement ressuscitée en vampire par l'esprit de cet hôtel, quelque 60 ans plus tard... Cette même vampiresse qui se doit maintenant de retrouver l'acte de propriété de l'hôtel, même si pour cela elle devra se frayer un chemin dans le sang... Si vous craignez comme l'eau bénite ces films sans budget ni gros noms, parsemés de scènes (pas si gratuites cependant) de nudité et d'hémoglobine, alors vous devriez passer votre chemin. Sinon, ce film pourrait peut-être vous intéresser. Cette série B est une adaptation d'une nouvelle homonyme de Fritz Leiber des années 40. Inutile de dire que l'histoire y a été changée du tout au tout. On lui a donné une seconde vie en lui façonnant un style, en la modernisant, et en la trempant dans une sauce à saveur de provocation. Le jeu de l'actrice tout à fait inconnue Christina Fulton est tellement étrange qu'on se demande s'il ne transcende pas les limites du ridicule pour se diriger vers le franchement inquiétant. Une chose est sûre, c'est du jamais vu. En somme, The Girl With The Hungry Eyes est une production comme on en voit rarement et qui ne laissera personne indifférent. Tout est bizarre dans ce long-métrage, même la musique de fond y est lugubre. Mais ce qui est le plus bizarre encore, c'est que j'aime bien ce film. Pour les vrais mordus seulement. Blobula |
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GOBLIN - Todd Sheets avec Mike Hellman, Bobby Westrick, Jenny Admire, 1993, États Unis, 75m Aidé par des amis, un jeune couple emménage dans une maison. Ils découvrent un vieux livre qui raconte une drôle d'histoire, pendant que les voisins se font trucider par un être difforme. Assaillis à leur tour, ils finiront par rejoindre une voisine qui leur demandera s'ils ont touché au puit condamné. Stupéfaction, sans le savoir, ils ont libéré le Goblin, vielle terreur, dont on aura bien de la difficulté à se débarrasser ! Autre production fauchée mais enthousiaste de Todd Sheets. Dans des scènes gores au relents de Herschell Gordon Lewis, Sheets pousse l'audace jusqu'à faire pénétrer la perceuse électrique dans l'oeil, à la Fulci. Bien des tripes plus tard, le film connait une petite baisse de régime lorsqu'il se met en scène, cherchant l'intrus à la lampe, intermède trop long dans un film au rythme somme toute rapide. Il est curieux de voir le sang passer du rouge écarlate habituel à l'apparence du jus de pêche qui pisse sans retenue des plaies ouvertes. Bref, un petit tournage vidéo sans le sou en forme d'hommage au cinéma gore italien et américain dont le budget tripes a dû faire plaisir au boucher du coin. Mario Giguère |
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GODMONSTER OF INDIAN FLATS - Fredric Hobbs, 1973, États Unis Un jeune homme qui est gardien de mouton se réveille dans l'enclos des bêtes avec à ses côtés un embryon de mouton mutant géant. Si, si. Notre garçon, qui s'était fait flouer dans la ville reconstituée de l'époque des sudistes rednecks, confie la chose à un savant qui fait justement des recherches dans le coin et qui a trouvé le crâne de l'ancêtre de ce truc, un mouton préhistorique du temps des dinosaures. Puisque je vous le dis, ça ne s'invente pas ces choses-là ! Pendant ce temps, la ville western, attraction touristique menée par le promoteur qui fait office de maire et de dictateur local, accueille un représentant qui veut acheter la ville et rouvrir les mines qui abondent dans le coin. Le gars est noir comme de raison et rapidement il subira les foudres des blanc becs sudistes, racistes, colons de bas étages du coin. Rappelez-vous, y a un mouton mutant aussi dans le coin. Dites cinq fois MOUTON MUTANT devant une glace, il ne se passera rien, mais si quelqu'un passe dans le coin, vous aurez l'air de quelqu'un de spécial... Et tout cela est tourné dans le sérieux le plus dramatique, ce qui surprend parce que le "Godmonster" bouge très mal et très lentement, ce qui est plutôt pathétique. Mais le scénario, au dénouement grandiloquent, parle beaucoup plus du sectarisme et de l'avarice humaine que de la créature si curieuse. Tourné en plein durant la vague de films de fables écologique, dont on peut mentionner FROGS ou GODZILA VS THE SMOG MONSTER, on reste béat devant un film si étrange, aux passages réussis, mais à l'enrobage tellement psychotronique. Faut voir la scène ou l'assistante amadoue la bête et se met à danser avec le mutant ! À voir. Mario Giguère |
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GODS and MONSTERS - Bill Condon, 1998, États Unis/Angleterre Gods and Monsters ne s'est pas mérité une multitude de prix sans raison. Quel magnifique film touchant, sensible, amusant et surprenant. On sent que ce dernier a été réalisé avec moult documentation et beaucoup de passion. Le très talentueux auteur Clive Barker est derrière la production et le film est réalisé avec beaucoup de doigté par Bill Condon, celui-là même qui avait effleuré le thème de Candyman. Tout le film repose quasi entièrement sur le jeu fascinant de Ian McKellen. Celui-ci interprète James Whales le réalisateur du premier Frankenstein et de la fiancé de Frankenstein. Il nous dépeint les derniers jours de ce réalisateur homosexuel, torturé par mille souvenirs pénibles et dont la vie est troublée par une maladie dégénérative du cerveau. Il nous fait passé du rire au dépit en voyant cette vieille tantouze tentant de séduire tous les jeunes mâles qui s'approche de ses griffes. Il est rusé, sage et pondéré dans ses propos, ce qui en fait un personnage attachant malgré ses travers qu'il ne tente pas le moins du monde de cacher. Mais n'ayez crainte, le film n'est pas bâtit uniquement sur le thème de l'homosexualité. Dès l'arrivée de Brandon Fraser , son jardinier, que le vieux tentera de séduire, le vieil homme livrera ses secrets les plus intimes et fera émerger des souvenirs pénibles. On y apprendra qu'il avait désiré réalisé Frankenstein comme un film d'humour ou seule la créature était habité de valeur noble. On verra Colin Clive comme un acteur perturbé et instable. S'en suivra des échanges puissants entre Fraser et McKellen. Le jeu des comédiens est merveilleux, les reconstitutions ( décor de Frankenstein ) sont brillantes et la photographie est riches en couleurs et camaïeux noir et blanc lorsque le sujet l'impose. Jacques Lamontagne |
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GODSEND
- Nick Hamm, 2004, États Unis Le truc le plus rigolo du film: le site viral de Godsend Institute auquel certains parents ont réellement écrit dans le but de faire cloner leur enfant disparu... www.godsendinstitute.org Kerozene |
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GOOD AGAINST EVIL - Paul Wendkos, téléfilm pilote, scénario Jimmy Sangster, 1977, États Unis
J'ai
rigolé hier soir. En tête d'un dvd double de
méchancetés diaboliques, GOOD AGAINST EVIL débute
en 1955 avec le méchant acteur ( dans tous les sens ) Richard
Lynch qui assiste à la naissance d'une fille qu'il verra
à bien éduquer pour |
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GOR - Fritz Kiersch avec Urbano Barberini, Rebecca Ferratti, Paul L. Smith, Oliver Reed, Larry Taylor, Graham Clarke, Janine Denison, Donna Denton, Arnold Vosloo, Jack Palance, 1987, États Unis, 94m Alors qu'il fait route pour la campagne, le professeur de physique John Cabot perd le contrôle de sa voiture et percute un arbre. Au lieu d'être mort ou accidenté, Cabot se réveille dans une contrée fantastique lointaine appelée Gor. Il est aussitôt témoin d'une bataille entre l'armée d'un tyran, Sarm, et les citoyens de la cité de Goroba. Leur chef, le roi Marlenus, est enlevé par Sarm durant la bataille, de même que le talisman de la cité. Alors qu'il observe les évènements, Cabot est repéré par l'armée de Sarm. Forcé de se défendre, il tue le fils du tyran. Pris toutefois pour un guerrier de Sarm par les citoyens de Goroba, il voit sa vie sauvée par la ravissante fille du roi Marlenus, Talena, qui intervient en sa faveur. Se nommant désormais Tarl, Cabot commence alors une longue quête pour délivrer Marlenus des mains de Sarm et récupérer le talisman sacré qui devrait lui permettre de revenir à son époque. L'aventure s'annonce néanmoins périlleuse. "CANNON GROUP INC." continue de produire des oeuvrettes commerciales à peu de frais en exploitant tous les clichés à la mode possibles. Cette nouvelle pellicule tente justement en vain de mettre en images les écrits de John Norman, pour profiter de la vogue "Sword & Sorcery" lancée par le succès de "CONAN THE BARBARIAN". Le résultat se révèle cependant complètement boîteux et pitoyable avec ses scènes d'action guerrières grotesques, son manque de nuances, et ses décors à deux balles (un désert et les catacombes de Sarm en gros!) trouvés en Afrique, pour évoquer le contexte barbare de l'intrigue. La mise en scène empile les facilités car elle laisse le spectateur deviner aisément à l'avance toutes les embûches dressées devant le héros, et les méthodes brutales qu'il emploie pour passer au travers. Le plus décevant, c'est que l'élément érotique, pour ne pas dire pornographique, omniprésent dans les romans d'origine, est complètement absente dans cette adaptation, ce qui déçoit encore plus les fans, qui ne voient plus grand chose de positif à retenir dans ce long-métrage. L'interprétation médiocre situe les personnages au niveau des bandes dessinées à rabais. Le pire, c'est que la fin laisse prévoir une suite encore plus mauvaise. Mathieu Lemée |
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GORE-MET, ZOMBIE CHEF FROM HELL - Don Swan, 1986, États Unis, 70m Que dire sur ce " film " ?! Un cuisinier nous cuisine de la bouffe humaine dans un petit resto plutôt redneck pas très joli. Il y a une histoire de secte satanique qui nous est contée au début et qui viendra clore le film. C'est pas mal tout. Rien dans ce film ne se suit vraiment. Chaque scène mène à rien et est facilement agrémentée de la même chanson tout le long du récit. Un client se plaint de trouver des poils dans la bouffe alors PAF ! Il passe sous le couteau. Un nullard recherche sa fiancée qui est arrêtée à ce resto et PAF !, on le passe sous le couteau. On n'a même droit à une séquence provenant de nul part avec des danseuses nues se trémoussant joyeusement et puis le couteau arrive... Chaque dialogue, chaque acteur, chaque séquence, chaque plan sont dénués de talent ou du moindre intérêt. Vraiment, c'est une grosse daube. Le tout est tourné en Super 8 (d'après ce qu'on peut en voir) et c'est fou de penser qu'un tel truc fut distribué à l'époque, même si on considère l'envie de mettre n'importe quoi sur vidéocassette était là. Ceci est l'un des pires. Dommage. Bad Feeble |
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GOTH - Brad Sykes avec Phoebe Dollar, Laura Reilley, 2003, États Unis, 85m Crissy et Boone rencontrent un fille qui s'appelle Goth, comme le style gothique bien aimé des deux tourtereaux. Invités à prendre une nouvelle drogue, le "WhiteLight", ils se réveillent dans une fourgonnette avec Goth qui les entraînent dans sa vision très macabre du gothique. On comprend à peine pourquoi la timide Crissy tient tant à relever les défis de Goth lorsque ses intentions nous surprennent au tournant. S'il est trop fréquent de commencer un film par un lendemain de massacre et de retourner en arrière, on est très surprit par une descente aux enfers plus imaginative que prévue. La qualité de la réalisation du film indépendant et surtout son casting sont à noter. Phoebe Dollar dans le rôle de Goth est fascinante et son personnage n'est pas facile à oublier. De fait, outre son prologue et une fin aux airs de "déjà vu", on est devant un cauchemar très efficace. On peut reprocher la vision probablement folklorique du monde gothique extrême, mais pour le reste c'est du tout bon. Mario Giguère |
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The GRANNY aka The Granny: a Blood Relative aka The Matriarch - Luca Bercovici, 1995, États Unis, 1h25 Examinons aujourd'hui comment une famille dysfonctionnelle peut en arriver à haïr la riche mémé et être imbriquée dans un maléfice par Toutatim. Vous ne comprenez pas ? Ne vous en faites pas, même moi, je ne saisis pas tout. On commence avec un beau flashback qu'on croirait tourné par un sous-assistant laveur de chiottes qui passait sur le plateau de la série Hercules, avec le joli Kevin Sorbo, et qui a appris quelques trucs de son oncle, caméraboy de télé communautaire. Un paysan - pas clair - et sa femme sont inquiets parce que leur fille semble possédée. En fait, elle arbore un maquillage similaire à celui de Linda Blair dans EXORCIST et elle est enchaînée à son lit, très classique tout ça. Un bellâtre vient pour la guérir du démon et y parvient au prix de quelques sacrifices. Générique de départ. On se croirait, avec l'animation cheap et le score pompeux, dans un générique de Full Moon. Les choses ne s'améliorent guère lorsque le film débute vraiment. Kelly (Shannon Whirry, gigantesque poitrine à l'appui) est une vieille fille gauche et gênée, qui prend soin de sa grand-mère (Stella Stevens) depuis la mort de sa maman et le remariage de son papa avec une pétasse de la haute. La famille de vautours - qui s'intéresse à mémé seulement pour son fric - viennent passer, comme chaque année, le week-end de la Thanksgiving chez la matriarche, qui les déteste autant qu'elle est détestée. Mais voilà-t-y pas que le bellâtre du flashback vient cogner à la porte, en pleine réunion de famille, pour apporter une bonne nouvelle à la vieille : elle a été choisie par une société secrète d'illuminés pour devenir immortelle et répandre l'amour universel autour d'elle. Pourquoi ont-ils attendu qu'elle soit si mal en point, mystère. Elle se sent donc bien honorée et tout ça, et le bellâtre, qui ne laisse pas la belle Kelly indifférente, lui explique qu'elle devra faire bien attention avant de boire le jus de la vie éternelle, qu'elle doit éviter de le laisser absorber la lumière du soleil sans quoi elle risque un grand danger, etc. Exit le bellâtre, et Kelly, qui espionnait leur conversation, s'empresse d'entrer dans la chambre ET D'OUVRIR LES RIDEAUX, ENVOYANT DE PLEIN FOUET UN RAYON DE SOLEIL SUR LA BOUTEILLE. Ceux qui n'ont pas vu le film pourraient croire qu'elle l'a fait exprès, mais je vous jure que c'est en toute innocence... Plus tard, elle demandera même à la grand-mère : "Que voulait l'homme qui est venu te voir ?" Bref, grâce à la cervelle d'oiseau de la belle Shannon et du scénariste, on aura droit au maléfice en question qui s'abat sur la famille de cons qui ne nous est absolument pas sympathique. Que l'excitation d'une production cinématographique absolument emballante commence ! Tourné par un pied - et ce n'est pas celui de Daniel Day-Lewis dans MY LEFT FOOT, croyez-moi - et joué par des orteils engourdis, THE GRANNY est le genre d'épreuve d'endurance que vous ne souhaiteriez même pas à votre pire ennemi. Le réalisateur, Luca Bercovici, qui joue aussi le bellâtre ténébreux par qui le malheur arrive, est un acteur de seconde zone qui a comme distinction principale sur son CV l'honneur d'avoir écrit et réalisé le premier GHOULIES, en 1985. Comme vous voyez, on vole déjà à très basse attitude dès le départ... Le style TV movie n'a jamais été aussi flagrant, et la direction d'acteurs est ici tellement nulle qu'on la dirait absente. Y'a des trous plein le scénario et les one-liners déplorables y grouillent comme de la vermine particulièrement tenace. Je ne voudrais pas nommer de noms pour désigner qui joue le plus mal car mon mandat n'est pas de dresser la liste de la distribution au grand complet. Je me contenterai de désigner Stella Stevens (INVISIBLE MOM de Fred "cheap" Olen Ray, la série télé SANTA BARBARA, MONSTER IN THE CLOSET...) d'un doigt accusateur. Et pourquoi pas cette gourde de Shannon Whirry, jolie mais tellement idiote, qui nous donne ici à voir, pas trop longtemps malheureusement, deux des raisons qui ont aidé sa carrière à atteindre des sommets avec un caméo dans ME, MYSELF & IRENE. Dernière pin-up, Heather Elizabeth Parkhurst, qui personnifie avec brio une nièce nymphomane qui essaie de s'envoyer son oncle, en exhibant fièrement devant lui deux énormes lolos siliconés, et qui a probablement fait la même chose dans SILENCE OF THE HAMS, parodie italienne à faible teneur intellectuelle - mais dont la distribution comptait, étonnamment, Henry Silva. THE GRANNY est donc un film douloureux, peu crédible, qui ô surprise a tout de même du rythme et comporte quelques moments gore amusants, mais qui est la plupart du temps un ratage complet et irrémédiable. La formule sexe et sang - pas de rock n' roll ici - s'essoufflant déjà en '95... Orloff |
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The GRAVEDANCERS - Mike Mendez, 2005, États Unis De jeunes gens profanent des tombes et sont attaqués les jours suivants par des fantômes-zombies en CGI ! Le PAC-MAN à la fin, comme l'avait baptisé Oncle Freak, était encore plus ridicule que la tête volante de ZOMBIE 3. Faut l'faire ! De plus, aucunes scènes de nudité et le premier meurtre survient seulement après 80 minutes. L'acting est d'un niveau absolument minable et Mike Mendez confirme une fois de plus qu'il est un sans talents. Par contre, des plans dans un cimetière sont toujours les bienvenus et lorsque la meilleure scène est le lever d'un corps sous un drap remplie de sang... Ça indique seulement que ça craint en maudit. Le chat était au moins drôle. 2/10 Black Knight |
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GRAVE OF THE VAMPIRE aka SEED OF TERROR aka BEBE VAMPIRE aka LES ENFANTS DE FRANKENSTEIN - John Hayes, 1972, États Unis Dans les années 30, un jeune couple un peu niais se prépare à copuler dans leur voiture stationnée un cimetière. Pas de bol, car le type qui occupe une tombe à côté ne trouve pas mieux à faire que de se lever et de faire le voyeur. Assez peu patient, il arrache la portière, assassine le jeune homme et viole la jeune fille. Plus tard, celle-ci apprend qu'elle est enceinte d'un foetus dont le coeur ne bat pas, et qu'elle risque donc sa vie en le mettant au monde. Têtue, elle tient à ce qu'il vive. Manque de pot, le bébé est tout gris et ne se nourrit que de sang. Le bébé grandit (et devient William Smith) et, à la mort de sa génitrice, part à la recherche de son père afin de mettre fin à ses agissements. Il le trouve sous les traits d'un professeur d'université qui flash sur une de ses élèves ressemblant fort étrangement à... sa défunte femme... Évidemment, cette belle créature s'amourachera du fils de ce belliqueux personnage. Classique comme histoire. Ce qui est dommage, c'est que le traitement aussi. Peu d'action, beaucoup de bavardage, et une fin des plus prévisible. Ca se laisse voir malgré tout, même si un peu de sang et de nudité aurait rendu le film plus agréable. Par contre, pas de Frankenstein en vu, malgré ce titre alterné des plus injustifié: LES ENFANTS DE FRANKENSTEIN. Kerozene |
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GRINDHOUSE:
DEATH PROOF aka À l'épreuve de la mort aka Boulevard
de la mort - Quentin Tarantino avec Kurt Russell, Rosario Dawson, Zoe
Bell, Vanessa Ferlito, Jordan Ladd, Rose McGowan, Sydney Tamiia
Poitier, Quentin Tarantino, Michael Bacall, Eli Roth, 2007,
États Unis, 90m Pour la deuxième partie de ce programme double GRINDHOUSE, Quentin Tarantino s'est visiblement tourné du côté des films de courses-poursuites spectaculaires du genre "GONE IN 60 SECONDS", "DEATH RACE 2000" ou "VANISHING POINT" pour ne nommer que ceux-là, avec ses cascades nombreuses et ses tôles froissées pour trouver le genre-thème de son intrigue. Contrairement à Rodriguez avec "PLANET TERROR", Tarantino fait patienter le spectateur attendant les scènes d'action, en insistant d'abord sur des dialogues admirablement drôles et bien écrits comme lui seul sait le faire, sans oublier de montrer quelques images en forme de gags (comme les panneaux bizarres qui sont à l'intérieur du bar) et d'utiliser avec brio un plan-séquence lors d'une conversation pleine de verve entre les personnages de cascadeuses. Mais après cela, l'appétit du public est comblé par un premier accident de voitures filmé avec maestria (en montrant les conséquences à tour de rôle sur chacune des victimes) et le dernier tiers se déchaîne avec une longue scène de poursuite à 200 à l'heure qui nous tient en haleine et qui semble ne jamais se terminer. Tarantino a aussi eu du flair dans le choix de son casting car Kurt Russell prend plaisir à jouer un personnage aux attributs familiers pour lui tandis que les protagonistes féminins sont incarnés par des actrices enthousiastes et énergiques. De quoi conclure ce programme double avec une satisfaction et une jouissance jamais démenties. Mathieu Lemée |
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GRINDHOUSE:
PLANET TERROR aka Grindhouse: Planète terreur - Robert
Rodriguez avec Rose McGowan, Freddy Rodriguez, Marley Shelton, Josh
Brolin, Jeff Fahey, Michael Biehn, Tom Savini, Bruce Willis, Michael
Parks, Quentin Tarantino, 2007, États Unis, 90m Dans la petite ville d'Austin au Texas, les habitants sont transformés en zombies à cause d'une expérience militaire bactériologique qui a mal tournée en Irak. En effet, des soldats revenus de là-bas subissent de graves mutations et infectent tout sur leur passage. Les personnes qui en ont réchappées se défendent comme elles peuvent pour survivre. Parmi eux, il y a Wray, un jeune homme habile aux armes et athlétique recherché par la police et son ex-copine Cherry, une danseuse à gogo. Alors que les zombies, affamés de chair humaine, s'accroient en nombre, Wray prend le commandement des survivants et foncent vers la base militaire pour qu'ils puissent s'enfuir au Mexique en hélicoptère. Cherry, ayant perdu sa jambe droite lors d'un accident, se voit greffer une arme puissante par Wray, ce qui fait d'elle une combattante redoutable contre les hordes de morts-vivants aux trousses des survivants. Pour cette première partie du programme double GRINDHOUSE, Robert Rodriguez a conçu une sorte de film hybride, rendant évidemment hommage aux délirantes séries Z des années 70, où l'on retrouve des éléments des films de zombies, des films catastrophe, des films d'action matinés d'arts martiaux ou de fusillades et des thrillers médicaux. Il a su brasser le tout pour faire de son métrage une sorte de gigantesque blague parsemée de clins d'oeil, d'outrances volontairement amplifiées et de sous-gags dans une volonté de faire de l'excès la carte maîtresse de son intrigue. Comme de juste, le spectateur passera par toute la gamme des émotions devant ce fourre-tout déjantée copiant dans le moindre détail l'esthétique involontairement bidonnante et la technique dérisoire des projections de l'époque (rayures des images, erreurs de montage, bobines manquantes, dialogues bêtes etc.). Le résultat final est donc délibérément psychotronique à souhait et casse la baraque à fond la caisse grâce à son rythme explosif où le sang coule en abondance, et une interprétation en accord au ton démesuré revendiqué par les auteurs. Mathieu Lemée |
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The GRUDGE aka Rage Meurtrière - Takashi Shimizu, 2004, États Unis/Japon Ce visionnement veut surtout une perspective comparative entre les deux versions du film. Il évitera les SPOILERS. Même si en général, je n'aime pas trop l'idée des remakes américains, je sais reconnaître leur valeur lorsqu'ils en ont une, et quand j'en vois un, j'essaie d'être le plus objectif possible. À titre indicatif, le remake américain de RING me semble être valable. Alors... THE GRUDGE avait d'emblée un point positif : le même réalisateur que l'original. Un point négatif : Sarah Michelle Gellar, qui est, à mon sens, une " vedette ", mais pas vraiment une " actrice ", et encore moins une " bonne actrice ". J'avais lu un peu partout qu'il s'agissait d'une copie conforme de l'original, sauf le début et la fin. Cette affirmation n'est pas tout à fait vraie. Oui, le début et la fin diffèrent, mais, parmi les différences, il y a aussi : - Des scènes de développement assez ennuyeuses entre Gellar et son petit ami américain. - D'autres scènes de développement avec Bill Pullman en Américain au Japon. Point commun de ces ajouts : un ethnocentrisme qui montre à quel point les pauvres Américains souffrent lorsqu'ils ne sont plus aux USA. Allégorie pour le spectateur US moyen qui doit " endurer " un film tourné au Japon ? Peut-être. " Si j'en ai marre, je retournerai aux USA "... Autrement dit : j'irai voir le dernier Sandra Bullock dans la salle d'à côté. Certaines scènes de l'original disparaissent, dont l'une de mes favorites, l'histoire des collégiennes et de leur amie. D'autres sont modifiées : on enlève certains éléments, pourtant très efficaces (entre autres : des moments-clés sont supprimés de la scène du gardien de l'immeuble). Une musique omniprésente à base d'orchestre morne vient enrober le film et éliminer une partie de la tension. Les interprètes sont, pour leur part, généralement assez mauvais. Il est difficile de prêter crédibilité à ce qu'ils vivent. La plupart des scènes sont nettement moins oppressantes que dans le film original... Et les explications sont, cette fois, tellement soulignées que c'en est risible. Je comprends la volonté de vouloir " expliquer " pour le public américain moyen, mais l'avertissement écrit qui précède le générique d'ouverture est quand même un peu bête. À mon sens, ce remake est raté et ennuyant. Je peux difficilement dire si je penserais la même chose sans avoir vu l'original, car J'AI vu l'original... Mais il est clair que cette version américanisée ne soutient pas la comparaison. Si vous n'avez vu aucun des deux films, faites le bon choix et optez pour l'original. Howard Vernon |
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GUMBALL RALLY - Charles Bail, 1976, États Unis Une troupe de gaillards hauts en couleur font la course de New York jusqu'en Californie. On retrouve donc l'histoire de CANNONBALL avec sa course illégale et son flic frustré de ne pouvoir stopper les coureurs. On y rigole gentiment, c'est sans prétention et ça fait plutôt plaisir. Les personnages sont ce qui fait le film: les héros, riche rebelle et son co-équipier, son pote rival de toujours et son co-équipier Raul Julia en grand tombeur italien, un couple de filles dont Mm. Forrester de Top Model, un cascadeur et son fils imbécile (Gary Busey), un motard muet totalement excentrique, deux papys very british qui se la coulent douce, une bimbo aux nichons énormes, et d'autres encore. Ca se regarde sans peine. Kerozene |
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GUMMO - Harmony Korine, 1997, États Unis Je n'ai pas vu le fameux "Kids" qu'Harmony Korine a réalisé juste avant son juteux "Gummo" mais je ne crois pas que ça soit essentiel pour apprécier ce "collage" cinématographique rempli de moments forts. Le réalisateur dépeint ici une jeunesse américaine aux rêves brisés, aux loisirs déprimants et à la vie plutôt monotone. Il a choisi une brochette d'acteurs qui ont tous pour caractéristique une laideur très particulière, sur les frontières de la déformation ou de l'androgynie. On se demande qui est le plus ridicule ou le plus obscène, ceux qui en sont rendus à ce niveau ou la société qui les y mené ? La scène de la destruction de la table de cuisine est spécialement réussie et met n'importe quel spectateur mal à l'aise. Que dire de ce petit garçon lapin qui erre tout au long du film, opprimé par les scabreux personnages urbains et toutefois stoïque devant chaque interpellation ? Un portrait surprenant d'une certaine classe sociale. Orloff |
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A GUN FOR JENNIFER - Todd Morris, 1996, États Unis Une femme au passé inquiétant arrive à New York dans le but de commencer une nouvelle vie. Mais comme elle ne connaît pas le coin, elle décide de visiter le Bronx et se fait attaquer par deux voyous qui tenteront de la violer. Mais au moment même, une bande de justicières à mitraillettes viendront la sauver et l'héroïne décidera de se joindre à eux pour emmener un peu d'ordre dans la ville. Un film vraiment nul, l'histoire est déjà vu, pas originale du tout, le réalisateur tente de créer un environnement new-yorkais sinistre, tel que vu dans MANIAC et dans TAXI DRIVER, mais il se plante royalement. Les actrices sont particulièrement mauvaises, elles lisent leur texte le trois-quarts du temps. Bref, on s'emmerde et on a hâte que ça finisse ! Oncle Freak |
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The GUYVER aka Mutronics - Steve Wang & Screaming Mad George avec Jack Armstrong, Mark Hamill, Vivian Wu, David Gale, Michael Berryman, 1992, États Unis, 90m Un groupe d'extraterrestres a installé un laboratoire sur notre planète afin de mener des expériences destinées à créer une nouvelle race de mutants. Balcus, le chef de ce groupe, s'est fait dérober une arme secrète par un de ses savants. Les guerriers de Balcus se lancent à ses trousses mais le savant a eu le temps de cacher l'arme avant d'être rejoint et tué. Un jeune homme, Sean, dont la petite amie est la fille du défunt savant, retrouve l'arme par hasard et l'active involontairement. Il se métamorphose alors en combattant redoutable grâce à une armure organique qui recouvre tout son corps et le rend quasi-invincible. Balcus et ses guerriers tentent alors de lui reprendre l'arme mais Sean, muni de ses nouveaux pouvoirs est bien décidé à les affronter. Les maquilleurs Steve Wang et Screaming Mad George, spécialisés dans la conception de monstres (PREDATOR par exemple) ont décidé de se faire plaisir avec cette adaptation d'un manga japonais. tout le film est prétexte à la présentation de monstres caoutchouteux et de combats d'arts martiaux dignes des séries télévisées asiatiques fantastiques (on pense à X-OR et ULTRAMAN et le film INFRAMAN). Sur ce plan, le film n'est pas mauvais et possède même un certain charme rétro avec ses invraisemblances traitées avec fantaisie et un humour au premier degré. En revanche, l'intrigue ne casse rien car les péripéties sont parfois répétitives et manquent quelque peu d'imagination. Les costumes et maquillages des monstres sont plutôt bâclées et rigolos à l'exception du "GUYVER". Cela sent le film à petit budget comme vous devez vous en doutez mais par rapport à d'autres, ce film est plus qu'acceptable dans l'ensemble car l'on ne s'emmerde pas pendant la projection. L'interprétation est bancale, mais il faut dire qu'il est difficile de garder son sérieux quand vous portez un masque de monstre sur la figure. Mathieu Lemée |
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The GUYVER 2: Dark Hero aka Mutronics 2 - Steve Wang avec David Hayter, Kathy Chistopherson, Christopher Michael, Bruno Gianotta, Stuart Weiss, 1994, États Unis, 124m Sean Barker a réussi à anéantir une race d'extraterrestres belliqueux, les Zoanoids et leur chef Balcus grâce à une arme secrète: L'armure organique appelé le "GUYVER". Mais depuis ce temps, Sean est saisi de cauchemars récurrents reliés à la mutation de cette armure à son corps. Afin de comprendre le sens de ces images, il se rend en Utah où par le truchement des nouvelles télévisées, il a appris qu'une équipe archéologique aurait découvert des dessins semblables dans une caverne. Arrivé sur place, il fait la connaissance de l'archéologue Marcus Edwards et de sa fille Cori et parvient à se faire engager. Il découvre en fait que cette fouille archéologique ne sert de prétexte qu'à retrouver des traces d'une existence extraterrestre sur Terre. Comme de juste, un vaisseau spatial enfoui sous la roche est découvert. C'est alors que les Zoanoids, que Sean croyait avoir tous anéantis, entrent en scène afin de s'emparer du vaisseau car il contient un chargement d'armes secrètes capables de détruire le monde. Avec son armure organique, Sean essaie de tout mettre en oeuvre pour les arrêter. Le premier "GUYVER" ayant connu un succès d'estime, une suite était donc de mise. Steve Wang assure cette fois seul la mise en scène en plus de la production et du scénario. Cela ne fait aucune différence sur le résultat du produit puisque l'on y retrouve les même éléments: monstres caoutchouteux, combats d'arts martiaux etc. l'affabulation est toujours aussi fantaisiste et simpliste et seule une certaine surcharge différencie ce film de son prédécesseur. Les décors sont passables mais la photographie est médiocre. La narration est volontiers chaotique avec ses dialogues désolants de bêtises. La mise en scène va dans le même sens par son relâchement et son laisser-aller. Comme en plus, le film dure deux heures, ce qui est inhabituel pour le genre, il y a plus de longueurs. Rajouter à cela des emprunts à rabais à des ingrédients du cinéma d'anticipation et cela donne un long-métrage totalement abracadabrant et bidonnant. L'interprétation est nulle mais il faut dire que les personnages sont grossièrement dessinés. Un film qui se regarde comme on lit une B.D. à épisodes multiples pour se relaxer les neurones. Mathieu Lemée |
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GYMTAKA aka Gymkata, le Parcours de la Mort - Robert Clouse, metteur en scène de métier. Une adaptation du roman (popularisé par Robert Clouse et le scénariste ; j'y viens...) de Dan Tyler Moore, modifié par la sténo de Charles Robert Carner (peu connu). Kurt Thomas est Jonathan Cabot (Jim-Kata). Tetchie Agbayani est La Princesse. Zlatko Pokupec est Mackle. Simon Robidoux est le D.J., 1985, Union des Républiques Socialistes Soviétiques et République Populaire de Chine Nouvellement sélectionné par une agence ultra-secrète des services de renseignements d'un pays occidental ami du temps de la Guerre Froide (il s'agit, au dire des quelques experts géopolitiques de la rédaction du Club des Monstres, des États-Unis ou d'un pays qui lui est rapproché), Jimmy, qui vient de remporter un important concours de saut à l'élastique qui pourrait lui ouvrir les portes de la Maison Blanche s'il était élu président du monde, est promptement formé à l'école de la vie. Monsieur Miyagi (nom fictif), épaulé de son célèbre faucon impérial (George Lucas, tous droits réservés ©) et de son verbe judicieux, lui enseigne les rudiments du savoir, de la philosophie et du " handwalking " tandis que Mister T. (Clubber Lang), un gros noir, éduque notre homme à chevaucher le mustang et qu'une princesse mystérieuse, progéniture d'un vieux (crisse de) fou et de la dictatrice d'une tierce nation du Sud-Est Asiatique (région qui n'existe pas pour les besoins révisionnistes de l'entreprise), lui indique différents moyens de galoper son ennemi - on se souviendra pour toujours de ce fameux one-liner " sometimes you just gotta take a chance " digne des plus beaux morceaux du livre de Mario / Blanc Citron, écrivain biblique érudit. Suite à cette introduction un peu poussée, Jim-Kata (c'est le nom de code opérationnel que nous lui attribuerons afin de faciliter la compréhension du texte malgré la perspicacité mémorielle du lecteur-type du Club des Monstres, où mes fameuses évaluations ont permis à notre organisme à but non-lucratif une grande renommée à travers la communauté africaniste du Web) et son assistante asiatique (dont nous comprendrons la fonction clé une quarantaine de minutes plus tard), duo de choc au possible, est largué en catamaran, sur les eaux douces et paisibles de la mer Caspienne, à la frontière du Vir-Gy-Noustan et de l'Austrotarapoustanak (aux Cahiers de l'Orient, nous croyons qu'il s'agit en vérité de noms factices masquant l'ex-U.R.S.S. ou le Niger). Pour celui qui n'aurait pas encore eu le plaisir de visionner le film (ou d'écouter le succès monstre de Billy Joel, " We Didn't Start the Fire ") ou dont les compétences en politique internationale se résumeraient à une compréhension simpliste des théories alternatives du commerce mondialisé (En 2002, les investissements autrichiens au Canada se sont élevés à 234 millions de dollars, alors que ceux du Canada en Autriche atteignaient 705 millions), voici un bref résumé du plan d'intervention secrète en Austrotarapoustanak : dans le but d'asseoir leur suprématie militaire spatiale, la nation BLUE (ce pays tiers qui rappelle autant les États-Unis d'Amérique qu'une Russie démocratique et WASP) a besoin des hauteurs stratégiques austrotarapoustanakoises afin d'y établir un centre de surveillance avancée ayant la capacité de neutraliser un missile ennemi, avec une précision analogue à celle du Patriot Anti Cruise Missile (PACM) durant [analepse] la Seconde Guerre du Golfe. Et pour des raisons évidemment stratégiques et politiques (que je vous invite à découvrir), une intervention militaire directe est hors de question, la tache revient à Jim-Kata (voir ancienne parenthèse) de relever l'honneur de son pays en cette terre moyennement défavorable où le gagnant du G.A.M.E (J.E.U. ; la traduction est mienne), un dérivé des " Olympiques-du-Running-Man " (le film d'une ancienne vedette de basket-ball mais ne nous égarons pas dans ces détails triviaux et sans intérêt pour le Monstre éveillé que forment Mathieu Lemée et Blobula) où les différents postulants doivent franchir nombre d'obstacles et d'épreuves, se voit permettre par le lucide dirigeant démocratiquement élu du pays d'y disposer de nombreux privilèges ( dont celui d'aménager des plants de pavot [pour stimuler le roulement des économies locales] et celui d'y établir un système anti-missiles de type " reaganien " [pour défendre ces mêmes plants de pavots] ). Juste que là, les affaires sont simples et ne demandent pas une large part de réflexion. Pourtant... pourtant, nous n'en sommes qu'à la vingt-troisième (23) minute du film et il nous en reste encore soixante-sept (67). Donc, durant le reste de l'aventure qu'il lui reste à vivre et de laquelle il devra (tôt ou tard, heureusement ou malheureusement, les cheveux blonds ou noirs, en camisole blanche et en jogging bleu ou vice-versa, triompher comme un grand garçon, Jim-Taka (Kata, j'ne me souviens plus) devra affronter une meute de loups guerriers, se faire tailler une pipe par l'indispensable nécromancienne dont tout amateur se souviendra, déféquer des vins de terroir particulièrement lourds pour son estomac inévitablement fragile (c'est un acrobate tout en muscles, rien dans le bide), apprendre les maniements de la guitare électrique, échapper à une illustre tribu de porcs anthropophages, entreprendre le deuil de son père (un vétéran des forces spéciales que l'on croira abattu dès les premières minutes du film mais qui sera ultimement exécuté dans les dernières minutes de l'uvre pour, en définitive, mieux en ressusciter, comme Jésus, le tueur de vampires). Il y a également un bourg d'aliénés, en périphérie de la capitale, gorgé de nuages de brouillard directement pompés des films de la Hammer, où, au centre de la localité, siège un magnifique et robuste cheval d'arçon, idéal lorsque Jim-Kata est pris à défendre et attaquer ses assaillants qui le tourmentent violemment. A la fin, le peuple se délie des méchants services de sécurité de l'État, le Monde libre est rescapé de grands dangers et Jim est fin prêt pour les Jeux Olympiques de Séoul, en 1988. Quel plaisir j'ai eu cet après-midi d'été pluvieux à [re]voir ce classique des matinées Super Écran des années 1980. Ainsi, avec un certain recul, le spectateur que je suis et que je continue à être malgré mon expertise du cinéma d'auteur, ne peut que prendre toute la pleine mesure du talent admirablement révolutionnaire de Clouse (qu'on connaît mieux ici pour ses collaborations anciennes avec le Bruce Lee de l'après-1973 même si sa pièce maîtresse demeure l'inénarrable China O'Brien II, tentative complètement démente de renouer avec le " film-sériel " des années 40, aventure toujours aussi savoureuse à parcourir après un sombre fix d'héroïne) malgré la sagesse de son approche de " l'Aut |