1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z
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HACK!
aka FANATIQUE - Matt Flynn, 2007, États Unis Mais à force de citer à tout va, Matt Flynn oublie de raconter une histoire, et ce qui aurait pu devenir une sympathique gaudriole sanglante à destination des amateurs de boucheries filmiques fini par devenir un lassant exercice de touche-pipi nombriliste. Matt Flynn a vu plein de films, on est content pour lui. Mais HACK ! fini par ne plus en devenir un. Le récit part en couille à mi-chemin, le montage est confus, les meurtres sont bâclés et le final est décevant. Et puis en fait, tous ces acteurs de soap opera pourris finissent vraiment par casser les burnes et pire que tout, il est évident qu'il en restera sur la fin. Finalement, mieux vaut se revoir un bon vieux VENDREDI 13. Kerozene |
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HACK-O-LANTERN aka Halloween Night aka The Damning aka Death Mask - Jag Mundhra, 1990, États Unis, 1h27 Un genre de slasher cheap pure 80s avec des hairdos horribles, du naked flesh, énormément de bad acting, un peu de gore et une secte satanique. Fort amusant et cheezy à souhait. Vous avez vu?! Il ne faut pas oublier le "music video" rêvé par un des personnages pour faire de la pub à un groupe... Bad Feeble Dans un village américain, un ado faisant partie d'une secte satanique se met à commettre des meurtres le soir de l'Halloween. Slasher conventionnel avec meurtres violents, nudité, musique des années 80 et coupe de cheveux Longeuil, le tout se regarde bien, on s'amuse par bout, mais ça ne reste pas dans la mémoire bien longtemps. Oncle Freak Le jour de l'Halloween, le petit Tommy, un blondinet angélique, reçoit la visite de son grand-père (Hy Pyke), qui lui remet un pendentif et une citrouille avant de se sauver. Lorsque sa mère apprend que la citrouille vient du vieux, elle pique une crise et la fait éclater, avertissant ses enfants de se tenir loin de cet "homme maléfique". Son mari apprend que le vieux s'est approché de ses enfants, pique lui aussi sa petite crise et va trouver le vieux pour s'expliquer. Il ne reviendra jamais. 13 ans plus tard : Tommy a maintenant les cheveux noirs, est une grosse brute musclée qui écoute du "hair metal" et fréquente la traînée du village. Son frère est maintenant apprenti flic, et sa soeur est une collégienne naïve comme seule la campagne américaine sait en forger. Sa mère est toujours aussi blonde, et son grand-père toujours aussi obsédé par Satan. Et la nuit de Halloween arrive à grands pas. Corrigez-moi si je me trompe, mais Jag Mundhra est un personnage fascinant. Réalisateur indien dont le premier film fut OPEN HOUSE, avec la toujours resplendissante Adrienne Barbeau, en 1987, il a eu une carrière discutable dans l'érotisme à deux sous, parsemée ça et là de quelques slashers de bas étage. HACK-O-LANTERN est l'un d'eux, avec un look tellement fauché et authentique que l'on jurerait qu'il a été tourné au milieu des années '80. L'intrigue ne laisse place à aucun suspense, en ce sens qu'on sait dès le départ qui est le méchant et que lorsque les meurtres commencent, on n'a donc aucun doute quant à l'identité "secrète" de l'assassin ! Mundhra est habile au niveau du rythme et du "métissage" : il incorpore des conflits familiaux, de l'ardeur sexuelle typiquement adolescente, un espèce de "coming of age" primitif, l'héritage familial de l'adoration satanique, et un témoignage culturel frappant de la vague de mauvais goût sévissant à l'époque : vêtements, coupes de cheveux, attitudes, et hair metal !! Peut-être est-ce dû à son passé dans l'industrie cinématographique indienne, mais ce bon Jag incorpore un clip heavy metal tout à fait gratuitement lors d'une scène de rêverie, et il y a une scène de party tout à fait incroyable, sur la fin, où il laisse un groupe de laiderons s'en donner à coeur joie sur scène, nous infligeant au moins trois de leurs incroyables chansons. Parlons-en, de cette scène de party, supposément une fête de "high school" avec des collégiens costumés, où on voit une effeuilleuse faire son numéro tout à fait tranquillement tandis que le policier de garde, qui semble bien aimer sa soirée, la regarde enlever son slip d'un oeil amusé. Ne sommes-nous pas dans une petite ville de bouseux américains puritains ? Et on laisse une danseuse nue faire son numéro devant une bande d'acteurs demeurés tentant de passer pour des adolescents ? Je n'y comprends plus rien ! À la sortie du party, on a droit pendant trois très longues minutes au numéro d'un humoriste, visiblement un ami du réalisateur en mal de publicité, qui raconte des blagues idiotes pendant qu'une audience, plantée dehors pour on ne sait quelle raison, probablement payée pour rire, se demande comment résister à l'envie de lui arracher les yeux. Qu'en est-il des acteurs, me direz-vous... Ces individus grâce à qui nous CROYONS aveuglément à ses histoires sans queue ni tête - mais toujours avec quelques seins ça et là - et qui sont probablement convaincus, sur chaque plateau fauché, de participer activement à une oeuvre globalement géniale, ces acteurs sans qui notre amusement cinématographique serait rare... Je peux vous dire qu'Hy Pyke, ce grand-père zézèyant, qui a fait ses débuts dans LEMORA, puis dans le DOLEMITE de Rudy Ray Moore, pour crocheter par BLADE RUNNER le temps d'un petit rôle, a terminé sa carrière avec cet affligeant testament. Comme dernier film sur un CV rempli de navets, ça n'est pas tellement brillant ! Je pourrais ajouter que Gregory Scott Cummins, le Tommy satanique et musclé, est à sa manière resté fidèle à la série B, enchaînant des petits rôles dans BATMAN RETURNS ou CLIFFHANGER, et ce jusqu'à tout récemment avec une apparition dans le remake douteux de THE ITALIAN JOB... Que la maman sexy, Katina Garner, dont les cheveux blonds pendent jusqu'aux fesses malgré son grand âge, et dont la poitrine sensiblement fort développée n'est pas suffisamment exposée à mon goût, est surtout célèbre pour avoir joué dans THE TOMB ('86) de Fred Olen Ray, et CANNIBAL HOOKERS ('87) du tristement célèbre Donald Farmer. La véritable surprise du film, c'est la petite amie de Tommy, une blonde au cul flasque dont le nom d'actrice est Angel Rush, et dont la mort dans le film est fort amusante. Ma surprise fut grande en consultant IMDb, et en constatant que ce cul ne m'était pas inconnu. Car il s'agit de Jeanna Fine, actrice porno à la filmographie gigantesque, qui a débuté sa carrière en '85 et que l'on peut encore voir ici et là sur l'étagère des nouveautés dans la section XXX de notre club vidéo favori ! Alors si le rythme rapide du film et les multiples tribulations des personnages hauts en couleur ne vous suffisent pas pour proclamer que ce film mérite un visionnement, rabattez-vous sur Jeanna, une véritable curiosité dans un film déjà fort curieux. Orloff |
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HALLOWEEN - Jeu vidéo Wizard, 1983 Jeu vidéo d'horreur et de fantastique conçu par la firme Wizard - les bobettes dans l'toaster sont chaudes - en 1983. Jamie Lee Curtis incarne un jeune triple pixel dans une maison de banlieue suite à une série de meurtres particulièrement décapants. Ceux-ci, menés de main de maître par un terrifiant psychopath-killer, sont l'uvre d'une créature monstrueuse, un énorme pixel-crotte-gris, Michael Myers. Sadique mais beau gosse, Myers gravit et dévale et peinturlure (à ne pas confondre avec l'action de peindre, plus délicate - requérant plus de talent et d'attention soutenue également -celle-là) les escaliers qui mènent à différents niveaux de la maisonnée tout en discutant philosophie continentale et orchestration analytique de l'uvre opératique de Berg ; les plus cultivés d'entre-nous, s'il y en a (et je n'y compte plus maintenant que j'ai 18ans. Si seulement j'avais 18ans, il y a longtemps que j'aurais fait l'amour. Je n'y compte plus trop maintenant. Long fleuve tranquille, l'amour s'ébroue à mystifier nos représentations et diverses allégories. Orloff Manera, bouffon, en sait quelque chose, lui qui tartine de lard sans parties maigres ses rôties, brûlées) apprécieront l'adaptation faite par Patrice Chéreau de Wozzeck. Pendant ce temps, Jamie Lee Curtis, fillette de Tony Curtis et Leslie Nielsen (à voir dans les excellents Tango & Cash), s'évertue à soutenir, parrainer et défendre les mioches qu'elle gardouille en mettant la main sur une panoplie d'ustensiles de cuisine, tous plus rouillés et déshydratés les uns que les autres. Dans le rôle de Shrek, Danny De Vito, égal à lui-même. Inévitablement, pour se satisfaire de l'éloquence des magiciens, il faut apprendre à manier le joystick / paddle tout en réussissant à mettre sa main dans le sac [de croustilles] sans salir les [croustilles-] grignotines. Dans le rôle de la grignotine, Jordy, égal à lui-même et savoureux. Les graphismes évoquent le charme nostalgique du début de l'ère 80's, où érotisme cru, coagulum et Mur de Berlin cohabitaient sans faire trop de poussières de charbon (le charbon n'existait pas alors). I hate people when they're not polite. La musique signée John Carpenter est mémorable et rappelle la série éponyme, signée du même claviériste-midi. Et pour remake qu'il est, Dark Water est un fort mauvais film. And it seems to me you lived your life like a candle in the wind. Choucroute Melba |
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HALLOWEEN
- Rob Zombie, 2007, États Unis Il n'en manquait pas beaucoup.... Black Knight Director's cut
Évidemment,
on est loin du classique de Carpenter, mais cette version director's
cut est légèrement supérieure à la
version présentée en salles. Le Director's cut est donc, dans l'ensemble, meilleur, mais je ne me vois pas accorder plus qu'une note "moyenne" à ce film. Carpenter peut continuer à dormir tranquille. Howard Vernon |
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The HAMILTONS - The Butcher Brothers, 2006, États Unis Ce petit budget malin, tourné en DV mais esthétiquement soigné, s'est distingué dans une flopée de festival et a permis à ses auteurs surnommés les " Butcher Brothers " (à savoir Mitchell Altieri et Phil Flores, déjà associés sur LONG CUT en 2002 et LURKING SUBURBIA en 2006 et qui ne sont donc pas frères du tout) de se faire remarquer. Ce qui leur vaut d'être actuellement aux commandes du remake du slasher 80's WEEK END DE TERREUR (APRIL FOOL'S DAY). Etrange d'ailleurs que nos trublions se dirigent vers ce qui devrait logiquement être un slasher de base car THE HAMILTONS dénote une forte volonté de ne pas tomber dans la facilité. Cette histoire de trois frangins et une frangine livrés à eux-mêmes suite à la disparition de leurs parents prend effectivement des directions inattendues dans un genre passablement codifié. Alors que le métrage s'ouvre sur une scène qui rappelle immédiatement MASSACRE A LA TRONCONNEUSE ou WOLF CREEK, le scénario opte illico pour un contre-pied en nous plongeant non pas dans le trou du cul du Texas, mais en pleine banlieue middle-class proprette et stérile. Un cadre dans lequel la famille Hamiltons va rapidement présenter des signes d'inadaptation plutôt inquiétants... Au cours du film, le spectateur plonge dans leur univers et découvre petit à petit la véritable nature d'une famille définitivement pas comme les autres. Entre éclairs de violence brutes, amours incestueuses et découpages de filles égarées, THE HAMILTONS s'affiche comme un authentique film d'horreur, mais a des choses à dire - contrairement à beaucoup. Les thèmes sociaux s'éparpillent d'ailleurs un peu mais n'en sont pas moins intéressants. On y traite du passage de l'adolescence à l'âge adulte, de la difficulté d'avouer son homosexualité à ses proches, de l'apprentissage de la vie d'ado sans ses parents... En gros, THE HAMILTONS traite de l'acceptation de sa propre condition... Certains de ces thèmes rappellent un peu GINGER SNAPS mais l'ensemble ainsi que le traitement naturaliste, où l'horreur et le fantastique s'immisce dans le quotidien, sont plus proches du cinéma de Larry Fessenden. Kerozene |
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HAUNTS aka THE VEIL - Herb Freed avec May Britt, Cameron Mitchell, Aldo Ray, 1977, États Unis, 97m Petite ville américaine paisible. Un tueur masqué sévit, tuant et découpant sa victime. Ingrid, grande blonde d'un certain âge, d'origine européenne, qui vit seule avec son oncle, a peur. Agressée sexuellement par celui qu'elle soupçonne, le boucher local, elle se confie au curé. En fait il y a plusieurs personnes suspectes, ce boucher, le shériff, un inconnu arrivé depuis peu, son oncle ! Et Ingrid est hantée par des visions qui ne seront compréhensible qu'en toute fin... Si les premières minutes annoncent un slasher typique, le scénario, bercé par la musique de Pino Donaggio, vogue presque vers les drames italiens de l'époque. Visions troublantes, la palme revient à cette première scène ou Ingrid voit un couple faire l'amour, pendant qu'elle extraie le lait de sa chèvre, un montage grotesque. Mais les apparences sont trompeuses, et on se rendra compte que l'on s'est fait promener en bateau tout le long du film. Cameron Mitchell a un rôle assez court mais il fait le travail. May Britt est efficace dans un personnage trouble dont on se rappellera. Elle a d'ailleurs commencé sa carrière cinématographique en Italie, pays dont semble parfois venir le film. Une belle surprise. Mario Giguère |
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The HAUNTED - Michael A. DeGaetano avec Aldo Ray, 1979, États Unis Le film commence avec une indienne qui se promène à poil sur son cheval. C'est une sorcière qui a lançé une malédiction sur un petit village dans un désert. On s'en va dans le présent, le village est devenu abandonné et il n'y a que quatre habitants qui vivent le train-train quotidien. Le seul problème, c'est que le train-train dure tout le film parce qu'il se passe crissement rien, une véritable perte de temps. Le seul intérêt, et encore, c'est que le film a été tourné dans les mêmes décors que la série WILD WILD WEST, mais ce n'est pas une raison pour l'écouter ! Oncle Freak |
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The HAUNTING OF MOLLY HARTLEY aka La Malédiction de Molly Hartley - Mickey Liddell avec Haley Bennett, Jake Weber, 2008, États Unis, 82m Molly (Haley Bennett) vient de déménager avec son père, pas loin de l'institution psychiatrique ou est internée sa mère, qui a essayé de la tuer. Encore traumatisée et peu sûre d'elle même, elle a des visions et voit sa mère essayer de l'agresser à nouveau, saigne du nez, peine à se faire des amis mais tombe dans l'oeil du plus beau gars de son école. Oh, on nous a montré en prologue, quelques années plus tôt, une autre fille que son père tue juste avant ses 18 ans, alors on a la puce à l'oreille ! Sapristi, combien de films d'horreur PG 13 (guide parental recommandé en bas de 13 ans) devront nous subir avant que la tendance ne s'essouffle ? Voici ni plus ni moins que THE OMEN à peine caché, premier film d'un producteur de télévision et ca parait. Des "sauts" à la tonne qui sont la plupart du temps on ne peut plus prévisibles, un tas de beau ados pas spécialement crédibles et les obligatoires extraits de chansons pop pour vendre la trame sonore. Tendance récente lourde: la chrétienne obsédée par Dieu semble encore moins normale que les suppôts de Satan ! Zéro surprises, tout est télégraphié, zéro suspense, zéro gore, zéro bisous, que de l'énervage de minette qui se plaint donc que la vie d'ado est difficile et que personne ne me comprend. Force est d'admettre qu'on n'est pas le public visé, mais ce public mérite certainement mieux ! Il faut voir les très courtes entrevues ou les acteurs manquent totalement de conviction pour parler de leurs rôles ou du film. Mario Giguère |
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The HAZING aka Dead Scared aka Demonoid - Rolfe Kanefsky avec Brad Dourif, Philip Andrew, Stephanie Shepis, 2004, États Unis Un vieux professeur apparemment possédé par un mystérieux ouvrage, trucide à coup de canne Jill, une plus que charmante étudiante venue lui rendre visite... (J'avoue... je me suis repassé la scène 3 fois!) Pendant ce temps l'on prépare activement un week end de folie sur le campus, car on s'apprête à fêter Halloween. Cinq nouveaux venus se préparent quant à eux à leur examen d'entrée : Leur bizutage . Cette initiation ayant pour but de les intégrer parmi l'élite, passe par une série des gages assez débiles : en l'occurrence, s'affubler de costumes ridicules, de la Playmate bunny à la space woman pour les filles et du diablotin au robin des bois pour les gars, et s'atteler à ramener pour le lendemain toutes sortes d'objets plus ridicules les uns que les autres (ça va du panneau routier en passant par le mannequin de magasin.. sans oublier un bien curieux livre...). Bien évidemment, ils devront passer la nuit dans une demeure abandonnée soit disant hantée, truffée de petits pièges débiles pour les faire frissonner, avant de rentrer au petit matin. Mais le livre emprunté à un vieux professeur va se mettre à tout compromettre. Les portes de l'enfer vont s'ouvrir, les démons envahir les lieux... Un vieux professeur fou, des étudiants idiots, une blondasse pétasse, un livre maléfique, des possessions, du sang... que demander de plus ? Melting pot de choix on retrouve ici des ingrédients bien réchauffés : De 'Funhouse', à surtout la trilogie d'Evil dead' ici on pille allègrement, heureusement le ton de la comédie débile sauve le film. Ça tronçonne sec, ça gicle, ça étête, les filles sont sexy, les mecs aussi... bref, rien de bien original à l'horizon.. On devine tout avant que cela arrive, et pourtant on s'amuse.. Pour la petite histoire Ralph Kanefsky était stagiaire en 1988 sur le tournage de Troma's War... une référence ça non ? Marc Evil |
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HEAD - Bob Rafelson, 1968, États Unis Les Monkees, vous connaissez ? L'un des premiers boys band de l'industrie du rock américain des années 60. Un groupe totalement fabriqué. La légende prétend que même Charles Manson avait auditionné pour être l'un des Monkees. Tout cela donna lieu à une série télé, des spectacles, des produits dérivés, des albums. La musique était parfois très mauvaise et kitsch (des ballades sirupeuses, etc.), parfois pas trop mal... Les membres du groupe - qui savaient jouer de la musique - ont fini par en avoir marre de voir leur véritable personnalité relayée au fond du placard. Disputes, procès, bris de contrat, etc. En 1968, alors que la contre-culture américaine prenait de plus en plus de force aux USA, les Monkees semblaient dépassés, un produit ringard d'une époque "bonbon" et jetable. Dans une ultime tentative de séduire l'avant-garde, la critique et les fans d'un rock plus artistique, les Monkees produisirent ce film quasi-expérimental, très hippie et psychédélique : HEAD. Pour ce faire, ils ont notamment sollicité la participation de Jack Nicholson (au scénario !), de Frank Zappa (dans un rôle moqueur : il dit à l'un des Monkees qu'il devrait se soucier d'être un meilleur musicien au lieu de consacrer son temps à chorégraphier ses prestations scéniques). Les fans de fantastique y reconnaîtront également des extraits d'archives de Karoff/Lugosi (du film THE BLACK CAT). La réplique de Lugosi, placée hors-contexte, est plutôt hilarante. Et le film, lui ? Difficile de le résumer ou de le raconter. Ce sont plus ou moins des sketches reliés l'un à l'autre par des transitions surréalistes (tout à coup, on découvre qu'on est sur un plateau de cinéma alors qu'un des Monkees déchire le décor... Ou alors le groupe est précipité dans une boîte géante, dans un séchoir énorme... sur une tête où ils doivent incarner des pellicules... dans le désert... dans un décor de western, etc.) Il faut s'attendre à un cinéma psychédélique, décousu, dont la logique se fait par associations d'idées. Certaines idées sont très bonnes, d'autres moments relèvent d'un humour de " potache ". Le film a une valeur historique, celle d'illustrer certaines tensions, certaines contradictions et certains aspects typiques de la fin des années 60. La bande son a l'avantage d'être généralement intéressante (eh oui... Sans devenir un groupe metal pour autant, ils ont su insuffler un aspect très psychédélique à plusieurs morceaux, dont certains ont des riffs assez réussis). Howard Vernon |
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The
HEADLES HORSEMAN - Edward D Ventuirin avec Will Rogers, 1922, 71m,
États Unis, muet, noir et blanc Très loin du personnage plus savant et coloré du film de Tim Burton, ce film muet, où l'on donne des leçons de chant, ne rend jamais son personnage principal bien sympathique. Il est hautain, menteur et peureux, ne s'intéressant à la belle que pour son argent et sa bouffe. Aperçu au début du film lorsqu'on raconte la légende, le chevalier sans tête sera plus convaincant en fin de film, précipitant une fin toute logique. Pas particulièrement mémorable mais intéressant pour amateur des débuts du cinéma ou pour comparer avec les versions plus récentes. Mario Giguère |
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The HEART IS DECEITFUL ABOVE ALL THINGS - Asia Argento, 2004, États-Unis, 96m Le jeune Jeremiah est retiré de ses parents adoptifs par les services sociaux par sa mère naturelle Sarah (Asia Argento) qui est prostituée et héroïnomane. Commence alors pour Jeremiah une galère dans le monde sordide de sa mère. J'ai beaucoup apprécié le film. Pourtant je ne m'attendais vraiment à rien puisque la première américaine avait été assez éprouvante pour la réalisatrice et que les critiques ont été très mitigés. Je croyais aussi qu'avec une distribution aussi disparate (Peter Fonda, Lydia Lunch, Micheal Pitt, Marilyn Manson, Ornella Muti et Winona Ryder) que ça aurait donné un résultat des plus douteux. Mais ce n'est pas le cas. Le film est premièrement supérieur à Scarlet Diva. Parce que le film renferme beaucoup plus d'émotions. Inspiré du roman autobiographique de J.T Leroy, Asia a un matériel de base vraiment solide. Pour savoir de quoi à l'air le film, imaginez le film MONSTER mais avec Asia Argento, dans le rôle principal et donnez lui un enfant à s'occuper! Mais ce film est beaucoup plus réussi, en raison d'une mise en scène beaucoup plus artistique et maîtrisé. Et qu'il traite d'un sujet aussi délicat que du sort d'un enfant qui subit vraiment des outrages. Les caméos, qui sont très nombreux, dépasse le stade " avoir de gros noms pour aider le film ". Marilyn Manson, sans maquillage, interprète un des nombreux beaux-pères et il est convaincant dans un rôle vraiment délicat. La marque d'Argento père est presque absent du film, seulement une petite référence involontaire à PHENOMENA y est. À vous de la trouver ! Pour résumer, il s'agit d'un excellent 2e film et ça augure vraiment bien pour Asia au niveau de réalisatrice. Black Knight |
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HEARTSTOPPER aka Dark Craving - John A. Russo, 1993, États Unis, 97m Un scientifique faisant des recherches avec le sang de certains de ses patients est immédiatement passé sous jugement et sera finalement pendu devant les villageois. Tout ceci se déroule bien sûr lors d'une époque autre que la notre, donc plutôt dans le temps où on préférait brûler les sorcières et ici, pendre un " vampire ". Pittsburgh, de nos jours: on voit déambuler sur un campus ce même homme avec la même valise qui, à sa grande surprise est maintenant poussé à satisfaire une nouvelle soif depuis sa résurrection et c'est alors qu'un inspecteur (Tom Savini !) se mêle de toute cette affaire pour mener son enquête... Russo à la mise en scène (lire " mise en scène inexistante ") tout comme au scénario (basé sur un bouquin quelconque d'après ce qu'on nous divulgue dans une petite entrevue) et Tom Savini interprétant l'inspecteur tout en s'occupant des effets spéciaux, une pierre deux coups pour Russo. Ça donne quoi ?! Un petit film de fin d'après-midi sans ambiance et sans rien de grandiose qui n'est pas dépourvue d'intérêts, mais qui s'engouffre rapidement dans l'ennui. Pour les fans curieux de Savini et pour les quelques " fans " de Russo (ça existe ?!) qui, à cette époque, tournait encore en pellicule. Bad Feeble |
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HEARTSTOPPER
- Bob Keen avec Meredith Hendersen, Nathan Stephenson, James Binkley
et Robert Englund, 2006, États Unis, 85m À éviter. Abba |
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The HEBREW HAMMER - Jonathan Kesselman, 2003, États Unis, 1h25 Le fils du Père Noël, un méchant garçon interprété par l'hystérique Andy Dick, décide un bon matin qu'il en a ras-le-bol des juifs et élimine son père pour prendre sa place et supprimer le Noël des sémites. Les grosses têtes de la JJL (Jewish Justice League) sont en alerte et font appel au seul homme digne de contrer cette menace imminente, le seul et unique Hebrew Hammer ! Adam Goldberg et ses favoris en spirale entrent en scène ! Il est toujours risqué de centrer une idée de film sur des stéréotypes culturels. Certains réussissent (le gros mariage grec & MAMBO ITALIANO) tandis que d'autres obtiennent des résultats moins concluants. Je peux d'ores et déjà prévoir que THE HEBREW HAMMER ne deviendra probablement pas un gros "success story". On reçoit en pleine gueule un feu roulant "d'inside jokes" juives qui échappent plus ou moins au spectateur selon son degré de culture. Toutefois, le film est construit en "hommage" à SHAFT et à d'autres blaxploitation de la belle époque, avec une chanson-thème fort rigolote et la présence des Van Peebles père & fils. Le Hebrew Hammer fait même équipe avec un groupe de radicaux militant pour la libération de l'Afrique ! Peter Coyote a un petit rôle et la co-équipière du Hammer est une fort jolie demoiselle nommée Judy Greer. L'ensemble est divertissant quoique lourd à digérer pour les non-juifs et vaut le coup pour l'incroyable nain black qui fait un drôle de Saint Nicolas ! Orloff |
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HELLBOY - voir la page Guillermo Del Toro |
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HELL COMES TO FROGTOWN - Donald G. Jackson avec Roddu Piper, 1987, États Unis Des années après une troisième guerre mondiale, les hommes sont pratiquement tous stériles, sauf notre ami Sam Hell (Roddy Piper). Affublé d'un corset de zboub qui explosera s'il s'éloigne d'une agente du gouvernement, Spangles (Sandahl Bergman) accompagne donc Hell dans Frogtown, histoire de récupérer des femmes capable de procréer, kidnappées par les mutants hommes-grenouilles. Quelques cascades, des filles légèrement vêtues, des grenouilles et de l'action au travers d'un tas de blagues sur le petit oiseau de Hell. On ne nage pas dans le subtil, on est en pleine série B qui s'assume ! Petit film monté sur un jeu de mot, HELL COMES TO FROGTOWN a vu son budget gonfler par les producteurs de New Line. Ca a rendu semble-t-il la tâche plus compliquée pour Donal G. Jackson, au point qu'il refusera de s'impliquer de la sorte à nouveau. Piper cabotine monstre pendant que Sandhal Berman se promène en petite tenue régulièrement, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Ca reste très léger, ça fait penser à tout plein d'autres films, mais on a les belles grenouilles de Steve Wang, bien agréables. Agréable sans être indispensable. Mario Giguère |
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HELLRAISER: HELLSEEKER - Rick Bota, 2002, États Unis Surprise agréable: on reconnaît Kristy, héroïne des premiers films, qui se balade en voiture avec son mari. Il s'amusent trop dans la voiture qui roule et tombent dans une rivière. Le mari se réveille à l'hôpital, sa femme n'a pu être retrouvée et entre des maux de têtes, des cauchemars qui semblent réels et des pertes de mémoires continues, il essaie de répondre aux questions des policiers tout en reprenant son boulot. Sur un canevas assez simple, Rick Bota nous réalise un autre chapitre intéressant de la saga Hellraiser. Ashley Laurence a encore une présence remarquable et on aimerait la voir bien plus longtemps, mais le personnage principal est ce mari aux apparences inoffensives, joué par un Dean Winters plutôt fade, qui reconstitue un passé fort trouble. Doug Bradley interprète à la fois Pinhead et le marchand qui refile le cube fatidique. Il faut dire que tout bon amateur d'Hellraiser et connaisseur d'horreur s'aperçoit à la 23ème minute de ce qui se passe. Mais le scénario réserve tout de même des surprises, quelques bons punchs visuels et il fait toujours bon de retrouver nos cenobites chéris. Il demeure que HELLRAISER INFERNO, le film précédent, est pour ma part plus satisfaisant à cause de l'acteur principal, Craig Shaeffer, qui se bat contre l'enfer, pendant qu'ici, amnésie oblige, on a un bonhomme qui subit sans trop réagir. Mais sinon, c'est de bonne facture et Ashley Laurence a vieillie avec grâce et beauté. Mario Giguère |
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HELLRAISER: INFERNO - Scott Derrickson, 2000, États Unis, 1h39 Un officier de police blasé, sniffeur de coke et consommateur de prostitués, met la main sur le fameux rubik's cube maléfique. Après avoir tripoté l'engin, il est victime d'hallucinations et rencontre de bien curieux personnages: les cénobites. Autour de ça, les personnes qu'il fréquente sont retrouvées charcutés de bien belle façon. Les soupçons se portent sur lui. Craig Scheffer, déjà vu dans NIGHTBREED, interprète ce flic peu cool et est plutôt convaincant. Le film prend à contre-pied le mythe créé par Clive Barker et exploite le thème d'une façon nouvelle. L'Enfer n'est plus représenté de la même façon, le Pinhead est relégué au troisième plan, et ce n'est pas un mal, car le tout est plutôt bien mené. Et c'est tant mieux. Les puristes crieront au blasphème, mais avec un peu d'ouvertures d'esprit, on ne peut quapprécier cette nouvelle approche qui nous offre une série B fort sympathique avec de superbes maquillages, sauf, curieusement celui de Pinhead qui semble avoir été bâclé. La fin du film par contre laisse un peu à désirer et c'est bien dommage. Kerozene Cinquième "épisode" de la célèbre série créée par Clive Barker, après une troisième partie "over-the-top" pas si vilaine que ça et un film à sketches en guise de quatrième partie, celui-ci fut distribué directement en vidéo, sans arrêt par le grand écran. Et c'est dommage ! Car le film est bien meilleur que les mièvreries habituelles qu'Hollywood nous sort... La descente du personnage principal vers l'enfer pas confortable du tout que lui procurent Pinhead et ses cénobites est originale et efficace, et garde beaucoup de jus pour les vingt dernières minutes, qui remettent les pendules du spectateur somnolent à l'heure. On nous sert un récit sur la rédemption, avec maints retournements de situation, un léger manque de logique qui finit par s'expliquer, et énormément de sang !! C'est bien entendu de la série B, avec tous les défauts inhérents aux films américains "moyens" - performances mitigées, style visuel... télévisuel - mais l'interprète du personnage principal, Craig Sheffer (le Cabal de NIGHTBREED !!), s'en sort plutôt bien. Avec son air légèrement dément et sa gueule inquiétante, il a très bien été "casté". Nicholas Tururro, le frère de John, qui vit bien évidemment dans l'ombre de son célèbre frangin, joue son co-équipier. Et pis Scott Derrickson, à part quelques films inconnus, n'a pas fait grand chose d'éclatant à moins qu'on considère sa participation au scénario de URBAN LEGENDS : FINAL CUT comme un fait d'arme digne de mention. Ce ne sont toutefois pas les artisans qui font ici la force du film, mais son scénario et l'honnêteté de la réalisation, ce qui fait qu'on passe du bon temps même si un organisme comme, disons, Médiafilms (pour garder une certaine constance dans nos choix de boucs émissaires...) n'attribuera jamais de cote "gentille" à une telle oeuvre. Orloff Je sais pas si beaucoup d'entre vous ont eu l'occasion de lire les bandes dessinées adaptées d'Hellraiser, une série de courts récits superbes contenant des variations fort intéressantes à partir des mythes créés d'après Barker. C'est à ces récits que Hellraiser Inferno fait facilement renvoi, une variation plus qu'intéressante sur les enfers créés par le cube bien connu. Craig Shaeffer est superbe et l'ambiance onirique à souhait pour une histoire qui garde Pinhead en retraît. Chapeau. Mario Giguère |
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HELL'S
GATE 11:11 aka 11:11 aka Les PORTES DE L'ENFER 11:11- Michael Bafaro
avec Laura Mennell, Paul Dzenkiw, 2004, Canada, 95m Si dans un premier temps on est intrigué par le sujet et la performance de l'actrice principale, proche de Sissy Spacek dans Carrie, on termine le film dans une confusion qui ne sera pas dissipée par une petite recherche sur les 11 portes de l'enfer qui mènent à l'apocalypse ou au paradis. Que l'on trouve bizarre que des gens se réveillent à 11:11 le matin, y a pas de quoi faire un film. Une autre idée en apparence saugrenue qui est malheureusement mal exploitée, aux référence cinéma trop nombreuses. Mario Giguère |
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HELL'S
HIGHWAY - Jeff Leroy avec Phoebe Dollar, Beverly Lynne, Ron Jeremy,
2002, États Unis, 70m |
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The HELTER SKELTER MURDERS - Frank Howard & Wade William,1970, États Unis Etrange film traitant du fameux meurtre de Sharon Tate et de ses petits camarades par quelques membres illuminés de la Famille de Charles Manson. Tourné en noir et blanc, certaines scènes ont été tournées dans le ranch même de la famille. D'autres scènes en provenance de documentaires montrent un concert hippie où les jeunes fument des pétards et se foutent à poil. Quelques passages - avec des acteurs - sont tournés dans un tribunal. Puis vient la présentation de Sharon Tate, et le film devient en couleur: la scène présente la belle sur un plateau de tournage, elle est très belle, radieuse, innocente... Retour au noir et blanc et vient le discours de Manson sur son projet Helter Skelter qui consiste à commettre un meurtre crapuleux, ignoble, et de mettre la faute sur la communauté noire. Un homme et trois filles, défoncés, se rendent dans la belle demeure de Beverly Hills dans laquelle Sharon Tate et ses amis passent du bon temps... Etonnant. Le film comporte très peu de dialogue, la mise en scène est sobre et appuyée de gros plan, la musique 60's psyché (dont une chanson interprétée par Manson lui-même) rend le film plus étrange encore. Jamais aucun nom n'est prononcé, si ce n'est le prénom de Manson. Le meurtre est assez violent (on a vu pire, certes, mais tout de même) et la mise en scène posée est assez fascinante. Les réalisateurs ont voulu coller au plus près de la réalité, selon le texte d'introduction. Le texte de conclusion, lui, met la faute sur la drogue, ce qui est un peu facile... Curiosité psychotronique des plus intrigante que je conseille aux amateurs d'étrangetés. Kerozene |
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HENRY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER - John McNaughton, 1986, États Unis Henry est en apparence quelqu'un de sans histoire, poli et respectable, bien qu'ex-détenu. Mais dès que la rage s'éprend de son esprit, sa folie meurtrière s'étend à grands flots de sang et les cadavres se multiplient. Tel est la vie d'Henry, ce tueur en série, qui en plus de ne pouvoir s'arrêter, initie son meilleur ami et ex-bagnard lui-aussi au plaisir du massacre. Ainsi commence l'histoire d'Henry. Ce film qui, malgré la prémisse niant le côté véridique de l'histoire, est clairement inspiré de la vie d'Henry Lee Lucas et de son compagnon de crime Otis O'Toole, ayant été actif dans les années '70. Et évidemment, il y a adaptation "romanesque" de la saga. D'où l'avertissement de la fiction au début du film et du fait que les aveux du tueur n'ont jamais été vraiment clair et vérifiable. Bref, ce film de 1986 a clairement inspiré C'EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS ou encore FUNNY GAMES, par le sens cru de la normalité et banalité pour Henry de massacrer des call-girls. Les meurtres sont froids, amoraux et improvisés, en interprétation drôlement efficace. Le film a un peu mal vieilli par rapport à l'environnement électronique (caméra, télé) utilisé dans le film, ont est seulement en 1986 après tout! L'histoire elle-même est un peu fade bien qu'accrocheuse par le comportement déconcertant d'Henry tuant à qui mieux mieux, mais que cela ne tienne, les meurtres tombent rarement dans le gore excessif, toujours bien dosé. Certaines scènes rendront mal à l'aise les âmes sensibles mais rien pour traumatiser un habitué. Les acteurs offrent une interprètation sobre mais juste. Le film ne bascule jamais dans la condamnation des gestes mais plutôt comme témoin neutre des évènements. Pour finir, un bon petit film qui plaira aux fans de biographie de tueurs en série et ceux qui préfèrent avoir le point de vue du tueur plutôt que celui la victime. Psycho Pat |
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L'HÉRITAGE DES VARGAS aka The Evil aka Le Couloir de la Mort - Gus Trikonis avec Richard Crenna, Joanna Pettet, Andrew Prine, Victor Buono, 1978, États Unis, TV Le professeur Arnold (Richard Crenna) achète une vaste demeure inoccupée depuis des dizaines d'années. L'homme d'entretien qui devait l'accueillir ne se pointe pas, mais nous on l'a vu mourir, brûlé, dans des circonstances nébuleuses. La jolie femme du professeur, Caroline (Joanna Pettet) est la seule à voir des apparitions, un fantôme semble vouloir l'avertir d'on ne sait trop quoi. Arnold découvre une trappe au sous-sol, fermée par un crucifix, qu'il enlève. Pendant que les morts s'accumulent et que la demeure refuse de les laisser partir, la découverte d'un journal du propriétaire ne fait qu'épaissir le mystère... Ca fait des années que j'entends parler de ce film mythique, ma curiosité est enfin assouvie. Pas mal du tout pour un téléfilm. Gus Trikonis sait doser ses effets, ses apparitions du fantôme sont réussies, les effets chocs, la scie circulaire dans la main, frappante. Ce n'est qu'au dénouement, avec un Victor Buono en diable, que ca se gâte, mais au moins on évite les lieux communs, ce diable tout de blanc vêtu semble au paradis plus qu'autrechose. Ca vaut le détour. Gus Trikonis, danseur dans le classique West Side Story, a oeuvré comme réalisateur presque exclusivement pour la télévision, d'épisodes de séries en téléfilm. Mario Giguère |
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