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HALLOWEEN - Jeu vidéo Wizard, 1983 Jeu vidéo d'horreur et de fantastique conçu par la firme Wizard - les bobettes dans l'toaster sont chaudes - en 1983. Jamie Lee Curtis incarne un jeune triple pixel dans une maison de banlieue suite à une série de meurtres particulièrement décapants. Ceux-ci, menés de main de maître par un terrifiant psychopath-killer, sont l'uvre d'une créature monstrueuse, un énorme pixel-crotte-gris, Michael Myers. Sadique mais beau gosse, Myers gravit et dévale et peinturlure (à ne pas confondre avec l'action de peindre, plus délicate - requérant plus de talent et d'attention soutenue également -celle-là) les escaliers qui mènent à différents niveaux de la maisonnée tout en discutant philosophie continentale et orchestration analytique de l'uvre opératique de Berg ; les plus cultivés d'entre-nous, s'il y en a (et je n'y compte plus maintenant que j'ai 18ans. Si seulement j'avais 18ans, il y a longtemps que j'aurais fait l'amour. Je n'y compte plus trop maintenant. Long fleuve tranquille, l'amour s'ébroue à mystifier nos représentations et diverses allégories. Orloff Manera, bouffon, en sait quelque chose, lui qui tartine de lard sans parties maigres ses rôties, brûlées) apprécieront l'adaptation faite par Patrice Chéreau de Wozzeck. Pendant ce temps, Jamie Lee Curtis, fillette de Tony Curtis et Leslie Nielsen (à voir dans les excellents Tango & Cash), s'évertue à soutenir, parrainer et défendre les mioches qu'elle gardouille en mettant la main sur une panoplie d'ustensiles de cuisine, tous plus rouillés et déshydratés les uns que les autres. Dans le rôle de Shrek, Danny De Vito, égal à lui-même. Inévitablement, pour se satisfaire de l'éloquence des magiciens, il faut apprendre à manier le joystick / paddle tout en réussissant à mettre sa main dans le sac [de croustilles] sans salir les [croustilles-] grignotines. Dans le rôle de la grignotine, Jordy, égal à lui-même et savoureux. Les graphismes évoquent le charme nostalgique du début de l'ère 80's, où érotisme cru, coagulum et Mur de Berlin cohabitaient sans faire trop de poussières de charbon (le charbon n'existait pas alors). I hate people when they're not polite. La musique signée John Carpenter est mémorable et rappelle la série éponyme, signée du même claviériste-midi. Et pour remake qu'il est, Dark Water est un fort mauvais film. And it seems to me you lived your life like a candle in the wind. Choucroute Melba |
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HALLOWEEN
- Rob Zombie, 2007, États Unis Il n'en manquait pas beaucoup.... Black Knight |
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The HAMILTONS - The Butcher Brothers, 2006, États Unis Ce petit budget malin, tourné en DV mais esthétiquement soigné, s'est distingué dans une flopée de festival et a permis à ses auteurs surnommés les " Butcher Brothers " (à savoir Mitchell Altieri et Phil Flores, déjà associés sur LONG CUT en 2002 et LURKING SUBURBIA en 2006 et qui ne sont donc pas frères du tout) de se faire remarquer. Ce qui leur vaut d'être actuellement aux commandes du remake du slasher 80's WEEK END DE TERREUR (APRIL FOOL'S DAY). Etrange d'ailleurs que nos trublions se dirigent vers ce qui devrait logiquement être un slasher de base car THE HAMILTONS dénote une forte volonté de ne pas tomber dans la facilité. Cette histoire de trois frangins et une frangine livrés à eux-mêmes suite à la disparition de leurs parents prend effectivement des directions inattendues dans un genre passablement codifié. Alors que le métrage s'ouvre sur une scène qui rappelle immédiatement MASSACRE A LA TRONCONNEUSE ou WOLF CREEK, le scénario opte illico pour un contre-pied en nous plongeant non pas dans le trou du cul du Texas, mais en pleine banlieue middle-class proprette et stérile. Un cadre dans lequel la famille Hamiltons va rapidement présenter des signes d'inadaptation plutôt inquiétants... Au cours du film, le spectateur plonge dans leur univers et découvre petit à petit la véritable nature d'une famille définitivement pas comme les autres. Entre éclairs de violence brutes, amours incestueuses et découpages de filles égarées, THE HAMILTONS s'affiche comme un authentique film d'horreur, mais a des choses à dire - contrairement à beaucoup. Les thèmes sociaux s'éparpillent d'ailleurs un peu mais n'en sont pas moins intéressants. On y traite du passage de l'adolescence à l'âge adulte, de la difficulté d'avouer son homosexualité à ses proches, de l'apprentissage de la vie d'ado sans ses parents... En gros, THE HAMILTONS traite de l'acceptation de sa propre condition... Certains de ces thèmes rappellent un peu GINGER SNAPS mais l'ensemble ainsi que le traitement naturaliste, où l'horreur et le fantastique s'immisce dans le quotidien, sont plus proches du cinéma de Larry Fessenden. Kerozene |
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The HAUNTED - Michael A. DeGaetano avec Aldo Ray, 1979, États Unis Le film commence avec une indienne qui se promène à poil sur son cheval. C'est une sorcière qui a lançé une malédiction sur un petit village dans un désert. On s'en va dans le présent, le village est devenu abandonné et il n'y a que quatre habitants qui vivent le train-train quotidien. Le seul problème, c'est que le train-train dure tout le film parce qu'il se passe crissement rien, une véritable perte de temps. Le seul intérêt, et encore, c'est que le film a été tourné dans les mêmes décors que la série WILD WILD WEST, mais ce n'est pas une raison pour l'écouter ! Oncle Freak |
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The HAZING aka Dead Scared aka Demonoid - Rolfe Kanefsky avec Brad Dourif, Philip Andrew, Stephanie Shepis, 2004, États Unis Un vieux professeur apparemment possédé par un mystérieux ouvrage, trucide à coup de canne Jill, une plus que charmante étudiante venue lui rendre visite... (J'avoue... je me suis repassé la scène 3 fois!) Pendant ce temps l'on prépare activement un week end de folie sur le campus, car on s'apprête à fêter Halloween. Cinq nouveaux venus se préparent quant à eux à leur examen d'entrée : Leur bizutage . Cette initiation ayant pour but de les intégrer parmi l'élite, passe par une série des gages assez débiles : en l'occurrence, s'affubler de costumes ridicules, de la Playmate bunny à la space woman pour les filles et du diablotin au robin des bois pour les gars, et s'atteler à ramener pour le lendemain toutes sortes d'objets plus ridicules les uns que les autres (ça va du panneau routier en passant par le mannequin de magasin.. sans oublier un bien curieux livre...). Bien évidemment, ils devront passer la nuit dans une demeure abandonnée soit disant hantée, truffée de petits pièges débiles pour les faire frissonner, avant de rentrer au petit matin. Mais le livre emprunté à un vieux professeur va se mettre à tout compromettre. Les portes de l'enfer vont s'ouvrir, les démons envahir les lieux... Un vieux professeur fou, des étudiants idiots, une blondasse pétasse, un livre maléfique, des possessions, du sang... que demander de plus ? Melting pot de choix on retrouve ici des ingrédients bien réchauffés : De 'Funhouse', à surtout la trilogie d'Evil dead' ici on pille allègrement, heureusement le ton de la comédie débile sauve le film. Ça tronçonne sec, ça gicle, ça étête, les filles sont sexy, les mecs aussi... bref, rien de bien original à l'horizon.. On devine tout avant que cela arrive, et pourtant on s'amuse.. Pour la petite histoire Ralph Kanefsky était stagiaire en 1988 sur le tournage de Troma's War... une référence ça non ? Marc Evil |
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HEAD - Bob Rafelson, 1968, États Unis Les Monkees, vous connaissez ? L'un des premiers boys band de l'industrie du rock américain des années 60. Un groupe totalement fabriqué. La légende prétend que même Charles Manson avait auditionné pour être l'un des Monkees. Tout cela donna lieu à une série télé, des spectacles, des produits dérivés, des albums. La musique était parfois très mauvaise et kitsch (des ballades sirupeuses, etc.), parfois pas trop mal... Les membres du groupe - qui savaient jouer de la musique - ont fini par en avoir marre de voir leur véritable personnalité relayée au fond du placard. Disputes, procès, bris de contrat, etc. En 1968, alors que la contre-culture américaine prenait de plus en plus de force aux USA, les Monkees semblaient dépassés, un produit ringard d'une époque "bonbon" et jetable. Dans une ultime tentative de séduire l'avant-garde, la critique et les fans d'un rock plus artistique, les Monkees produisirent ce film quasi-expérimental, très hippie et psychédélique : HEAD. Pour ce faire, ils ont notamment sollicité la participation de Jack Nicholson (au scénario !), de Frank Zappa (dans un rôle moqueur : il dit à l'un des Monkees qu'il devrait se soucier d'être un meilleur musicien au lieu de consacrer son temps à chorégraphier ses prestations scéniques). Les fans de fantastique y reconnaîtront également des extraits d'archives de Karoff/Lugosi (du film THE BLACK CAT). La réplique de Lugosi, placée hors-contexte, est plutôt hilarante. Et le film, lui ? Difficile de le résumer ou de le raconter. Ce sont plus ou moins des sketches reliés l'un à l'autre par des transitions surréalistes (tout à coup, on découvre qu'on est sur un plateau de cinéma alors qu'un des Monkees déchire le décor... Ou alors le groupe est précipité dans une boîte géante, dans un séchoir énorme... sur une tête où ils doivent incarner des pellicules... dans le désert... dans un décor de western, etc.) Il faut s'attendre à un cinéma psychédélique, décousu, dont la logique se fait par associations d'idées. Certaines idées sont très bonnes, d'autres moments relèvent d'un humour de " potache ". Le film a une valeur historique, celle d'illustrer certaines tensions, certaines contradictions et certains aspects typiques de la fin des années 60. La bande son a l'avantage d'être généralement intéressante (eh oui... Sans devenir un groupe metal pour autant, ils ont su insuffler un aspect très psychédélique à plusieurs morceaux, dont certains ont des riffs assez réussis). Howard Vernon |
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The HEART IS DECEITFUL ABOVE ALL THINGS - Asia Argento, 2004, États-Unis, 96m Le jeune Jeremiah est retiré de ses parents adoptifs par les services sociaux par sa mère naturelle Sarah (Asia Argento) qui est prostituée et héroïnomane. Commence alors pour Jeremiah une galère dans le monde sordide de sa mère. J'ai beaucoup apprécié le film. Pourtant je ne m'attendais vraiment à rien puisque la première américaine avait été assez éprouvante pour la réalisatrice et que les critiques ont été très mitigés. Je croyais aussi qu'avec une distribution aussi disparate (Peter Fonda, Lydia Lunch, Micheal Pitt, Marilyn Manson, Ornella Muti et Winona Ryder) que ça aurait donné un résultat des plus douteux. Mais ce n'est pas le cas. Le film est premièrement supérieur à Scarlet Diva. Parce que le film renferme beaucoup plus d'émotions. Inspiré du roman autobiographique de J.T Leroy, Asia a un matériel de base vraiment solide. Pour savoir de quoi à l'air le film, imaginez le film MONSTER mais avec Asia Argento, dans le rôle principal et donnez lui un enfant à s'occuper! Mais ce film est beaucoup plus réussi, en raison d'une mise en scène beaucoup plus artistique et maîtrisé. Et qu'il traite d'un sujet aussi délicat que du sort d'un enfant qui subit vraiment des outrages. Les caméos, qui sont très nombreux, dépasse le stade " avoir de gros noms pour aider le film ". Marilyn Manson, sans maquillage, interprète un des nombreux beaux-pères et il est convaincant dans un rôle vraiment délicat. La marque d'Argento père est presque absent du film, seulement une petite référence involontaire à PHENOMENA y est. À vous de la trouver ! Pour résumer, il s'agit d'un excellent 2e film et ça augure vraiment bien pour Asia au niveau de réalisatrice. Black Knight |
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HEARTSTOPPER aka Dark Craving - John A. Russo, 1993, États Unis, 97m Un scientifique faisant des recherches avec le sang de certains de ses patients est immédiatement passé sous jugement et sera finalement pendu devant les villageois. Tout ceci se déroule bien sûr lors d'une époque autre que la notre, donc plutôt dans le temps où on préférait brûler les sorcières et ici, pendre un " vampire ". Pittsburgh, de nos jours: on voit déambuler sur un campus ce même homme avec la même valise qui, à sa grande surprise est maintenant poussé à satisfaire une nouvelle soif depuis sa résurrection et c'est alors qu'un inspecteur (Tom Savini !) se mêle de toute cette affaire pour mener son enquête... Russo à la mise en scène (lire " mise en scène inexistante ") tout comme au scénario (basé sur un bouquin quelconque d'après ce qu'on nous divulgue dans une petite entrevue) et Tom Savini interprétant l'inspecteur tout en s'occupant des effets spéciaux, une pierre deux coups pour Russo. Ça donne quoi ?! Un petit film de fin d'après-midi sans ambiance et sans rien de grandiose qui n'est pas dépourvue d'intérêts, mais qui s'engouffre rapidement dans l'ennui. Pour les fans curieux de Savini et pour les quelques " fans " de Russo (ça existe ?!) qui, à cette époque, tournait encore en pellicule. Bad Feeble |
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The HEBREW HAMMER - Jonathan Kesselman, 2003, États Unis, 1h25 Le fils du Père Noël, un méchant garçon interprété par l'hystérique Andy Dick, décide un bon matin qu'il en a ras-le-bol des juifs et élimine son père pour prendre sa place et supprimer le Noël des sémites. Les grosses têtes de la JJL (Jewish Justice League) sont en alerte et font appel au seul homme digne de contrer cette menace imminente, le seul et unique Hebrew Hammer ! Adam Goldberg et ses favoris en spirale entrent en scène ! Il est toujours risqué de centrer une idée de film sur des stéréotypes culturels. Certains réussissent (le gros mariage grec & MAMBO ITALIANO) tandis que d'autres obtiennent des résultats moins concluants. Je peux d'ores et déjà prévoir que THE HEBREW HAMMER ne deviendra probablement pas un gros "success story". On reçoit en pleine gueule un feu roulant "d'inside jokes" juives qui échappent plus ou moins au spectateur selon son degré de culture. Toutefois, le film est construit en "hommage" à SHAFT et à d'autres blaxploitation de la belle époque, avec une chanson-thème fort rigolote et la présence des Van Peebles père & fils. Le Hebrew Hammer fait même équipe avec un groupe de radicaux militant pour la libération de l'Afrique ! Peter Coyote a un petit rôle et la co-équipière du Hammer est une fort jolie demoiselle nommée Judy Greer. L'ensemble est divertissant quoique lourd à digérer pour les non-juifs et vaut le coup pour l'incroyable nain black qui fait un drôle de Saint Nicolas ! Orloff |
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HELLBOY - voir la page Guillermo Del Toro |
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HELL COMES TO FROGTOWN - Donald G. Jackson avec Roddu Piper, 1987, États Unis Des années après une troisième guerre mondiale, les hommes sont pratiquement tous stériles, sauf notre ami Sam Hell (Roddy Piper). Affublé d'un corset de zboub qui explosera s'il s'éloigne d'une agente du gouvernement, Spangles (Sandahl Bergman) accompagne donc Hell dans Frogtown, histoire de récupérer des femmes capable de procréer, kidnappées par les mutants hommes-grenouilles. Quelques cascades, des filles légèrement vêtues, des grenouilles et de l'action au travers d'un tas de blagues sur le petit oiseau de Hell. On ne nage pas dans le subtil, on est en pleine série B qui s'assume ! Petit film monté sur un jeu de mot, HELL COMES TO FROGTOWN a vu son budget gonfler par les producteurs de New Line. Ca a rendu semble-t-il la tâche plus compliquée pour Donal G. Jackson, au point qu'il refusera de s'impliquer de la sorte à nouveau. Piper cabotine monstre pendant que Sandhal Berman se promène en petite tenue régulièrement, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Ca reste très léger, ça fait penser à tout plein d'autres films, mais on a les belles grenouilles de Steve Wang, bien agréables. Agréable sans être indispensable. Mario Giguère |
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HELLRAISER: HELLSEEKER - Rick Bota, 2002, États Unis Surprise agréable: on reconnaît Kristy, héroïne des premiers films, qui se balade en voiture avec son mari. Il s'amusent trop dans la voiture qui roule et tombent dans une rivière. Le mari se réveille à l'hôpital, sa femme n'a pu être retrouvée et entre des maux de têtes, des cauchemars qui semblent réels et des pertes de mémoires continues, il essaie de répondre aux questions des policiers tout en reprenant son boulot. Sur un canevas assez simple, Rick Bota nous réalise un autre chapitre intéressant de la saga Hellraiser. Ashley Laurence a encore une présence remarquable et on aimerait la voir bien plus longtemps, mais le personnage principal est ce mari aux apparences inoffensives, joué par un Dean Winters plutôt fade, qui reconstitue un passé fort trouble. Doug Bradley interprète à la fois Pinhead et le marchand qui refile le cube fatidique. Il faut dire que tout bon amateur d'Hellraiser et connaisseur d'horreur s'aperçoit à la 23ème minute de ce qui se passe. Mais le scénario réserve tout de même des surprises, quelques bons punchs visuels et il fait toujours bon de retrouver nos cenobites chéris. Il demeure que HELLRAISER INFERNO, le film précédent, est pour ma part plus satisfaisant à cause de l'acteur principal, Craig Shaeffer, qui se bat contre l'enfer, pendant qu'ici, amnésie oblige, on a un bonhomme qui subit sans trop réagir. Mais sinon, c'est de bonne facture et Ashley Laurence a vieillie avec grâce et beauté. Mario Giguère |
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HELLRAISER: INFERNO - Scott Derrickson, 2000, États Unis, 1h39 Un officier de police blasé, sniffeur de coke et consommateur de prostitués, met la main sur le fameux rubik's cube maléfique. Après avoir tripoté l'engin, il est victime d'hallucinations et rencontre de bien curieux personnages: les cénobites. Autour de ça, les personnes qu'il fréquente sont retrouvées charcutés de bien belle façon. Les soupçons se portent sur lui. Craig Scheffer, déjà vu dans NIGHTBREED, interprète ce flic peu cool et est plutôt convaincant. Le film prend à contre-pied le mythe créé par Clive Barker et exploite le thème d'une façon nouvelle. L'Enfer n'est plus représenté de la même façon, le Pinhead est relégué au troisième plan, et ce n'est pas un mal, car le tout est plutôt bien mené. Et c'est tant mieux. Les puristes crieront au blasphème, mais avec un peu d'ouvertures d'esprit, on ne peut quapprécier cette nouvelle approche qui nous offre une série B fort sympathique avec de superbes maquillages, sauf, curieusement celui de Pinhead qui semble avoir été bâclé. La fin du film par contre laisse un peu à désirer et c'est bien dommage. Kerozene Cinquième "épisode" de la célèbre série créée par Clive Barker, après une troisième partie "over-the-top" pas si vilaine que ça et un film à sketches en guise de quatrième partie, celui-ci fut distribué directement en vidéo, sans arrêt par le grand écran. Et c'est dommage ! Car le film est bien meilleur que les mièvreries habituelles qu'Hollywood nous sort... La descente du personnage principal vers l'enfer pas confortable du tout que lui procurent Pinhead et ses cénobites est originale et efficace, et garde beaucoup de jus pour les vingt dernières minutes, qui remettent les pendules du spectateur somnolent à l'heure. On nous sert un récit sur la rédemption, avec maints retournements de situation, un léger manque de logique qui finit par s'expliquer, et énormément de sang !! C'est bien entendu de la série B, avec tous les défauts inhérents aux films américains "moyens" - performances mitigées, style visuel... télévisuel - mais l'interprète du personnage principal, Craig Sheffer (le Cabal de NIGHTBREED !!), s'en sort plutôt bien. Avec son air légèrement dément et sa gueule inquiétante, il a très bien été "casté". Nicholas Tururro, le frère de John, qui vit bien évidemment dans l'ombre de son célèbre frangin, joue son co-équipier. Et pis Scott Derrickson, à part quelques films inconnus, n'a pas fait grand chose d'éclatant à moins qu'on considère sa participation au scénario de URBAN LEGENDS : FINAL CUT comme un fait d'arme digne de mention. Ce ne sont toutefois pas les artisans qui font ici la force du film, mais son scénario et l'honnêteté de la réalisation, ce qui fait qu'on passe du bon temps même si un organisme comme, disons, Médiafilms (pour garder une certaine constance dans nos choix de boucs émissaires...) n'attribuera jamais de cote "gentille" à une telle oeuvre. Orloff Je sais pas si beaucoup d'entre vous ont eu l'occasion de lire les bandes dessinées adaptées d'Hellraiser, une série de courts récits superbes contenant des variations fort intéressantes à partir des mythes créés d'après Barker. C'est à ces récits que Hellraiser Inferno fait facilement renvoi, une variation plus qu'intéressante sur les enfers créés par le cube bien connu. Craig Shaeffer est superbe et l'ambiance onirique à souhait pour une histoire qui garde Pinhead en retraît. Chapeau. Mario Giguère |
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HELL'S
GATE 11:11 aka 11:11 aka Les PORTES DE L'ENFER 11:11- Michael Bafaro
avec Laura Mennell, Paul Dzenkiw, 2004, Canada, 95m Si dans un premier temps on est intrigué par le sujet et la performance de l'actrice principale, proche de Sissy Spacek dans Carrie, on termine le film dans une confusion qui ne sera pas dissipée par une petite recherche sur les 11 portes de l'enfer qui mènent à l'apocalypse ou au paradis. Que l'on trouve bizarre que des gens se réveillent à 11:11 le matin, y a pas de quoi faire un film. Une autre idée en apparence saugrenue qui est malheureusement mal exploitée, aux référence cinéma trop nombreuses. Mario Giguère |
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HELL'S
HIGHWAY - Jeff Leroy avec Phoebe Dollar, Beverly Lynne, Ron Jeremy,
2002, États Unis, 70m |
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The HELTER SKELTER MURDERS - Frank Howard & Wade William,1970, États Unis Etrange film traitant du fameux meurtre de Sharon Tate et de ses petits camarades par quelques membres illuminés de la Famille de Charles Manson. Tourné en noir et blanc, certaines scènes ont été tournées dans le ranch même de la famille. D'autres scènes en provenance de documentaires montrent un concert hippie où les jeunes fument des pétards et se foutent à poil. Quelques passages - avec des acteurs - sont tournés dans un tribunal. Puis vient la présentation de Sharon Tate, et le film devient en couleur: la scène présente la belle sur un plateau de tournage, elle est très belle, radieuse, innocente... Retour au noir et blanc et vient le discours de Manson sur son projet Helter Skelter qui consiste à commettre un meurtre crapuleux, ignoble, et de mettre la faute sur la communauté noire. Un homme et trois filles, défoncés, se rendent dans la belle demeure de Beverly Hills dans laquelle Sharon Tate et ses amis passent du bon temps... Etonnant. Le film comporte très peu de dialogue, la mise en scène est sobre et appuyée de gros plan, la musique 60's psyché (dont une chanson interprétée par Manson lui-même) rend le film plus étrange encore. Jamais aucun nom n'est prononcé, si ce n'est le prénom de Manson. Le meurtre est assez violent (on a vu pire, certes, mais tout de même) et la mise en scène posée est assez fascinante. Les réalisateurs ont voulu coller au plus près de la réalité, selon le texte d'introduction. Le texte de conclusion, lui, met la faute sur la drogue, ce qui est un peu facile... Curiosité psychotronique des plus intrigante que je conseille aux amateurs d'étrangetés. Kerozene |
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HENRY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER - John McNaughton, 1986, États Unis Henry est en apparence quelqu'un de sans histoire, poli et respectable, bien qu'ex-détenu. Mais dès que la rage s'éprend de son esprit, sa folie meurtrière s'étend à grands flots de sang et les cadavres se multiplient. Tel est la vie d'Henry, ce tueur en série, qui en plus de ne pouvoir s'arrêter, initie son meilleur ami et ex-bagnard lui-aussi au plaisir du massacre. Ainsi commence l'histoire d'Henry. Ce film qui, malgré la prémisse niant le côté véridique de l'histoire, est clairement inspiré de la vie d'Henry Lee Lucas et de son compagnon de crime Otis O'Toole, ayant été actif dans les années '70. Et évidemment, il y a adaptation "romanesque" de la saga. D'où l'avertissement de la fiction au début du film et du fait que les aveux du tueur n'ont jamais été vraiment clair et vérifiable. Bref, ce film de 1986 a clairement inspiré C'EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS ou encore FUNNY GAMES, par le sens cru de la normalité et banalité pour Henry de massacrer des call-girls. Les meurtres sont froids, amoraux et improvisés, en interprétation drôlement efficace. Le film a un peu mal vieilli par rapport à l'environnement électronique (caméra, télé) utilisé dans le film, ont est seulement en 1986 après tout! L'histoire elle-même est un peu fade bien qu'accrocheuse par le comportement déconcertant d'Henry tuant à qui mieux mieux, mais que cela ne tienne, les meurtres tombent rarement dans le gore excessif, toujours bien dosé. Certaines scènes rendront mal à l'aise les âmes sensibles mais rien pour traumatiser un habitué. Les acteurs offrent une interprètation sobre mais juste. Le film ne bascule jamais dans la condamnation des gestes mais plutôt comme témoin neutre des évènements. Pour finir, un bon petit film qui plaira aux fans de biographie de tueurs en série et ceux qui préfèrent avoir le point de vue du tueur plutôt que celui la victime. Psycho Pat |
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L'HÉRITAGE DES VARGAS aka The Evil aka Le Couloir de la Mort - Gus Trikonis avec Richard Crenna, Joanna Pettet, Andrew Prine, Victor Buono, 1978, États Unis, TV Le professeur Arnold (Richard Crenna) achète une vaste demeure inoccupée depuis des dizaines d'années. L'homme d'entretien qui devait l'accueillir ne se pointe pas, mais nous on l'a vu mourir, brûlé, dans des circonstances nébuleuses. La jolie femme du professeur, Caroline (Joanna Pettet) est la seule à voir des apparitions, un fantôme semble vouloir l'avertir d'on ne sait trop quoi. Arnold découvre une trappe au sous-sol, fermée par un crucifix, qu'il enlève. Pendant que les morts s'accumulent et que la demeure refuse de les laisser partir, la découverte d'un journal du propriétaire ne fait qu'épaissir le mystère... Ca fait des années que j'entends parler de ce film mythique, ma curiosité est enfin assouvie. Pas mal du tout pour un téléfilm. Gus Trikonis sait doser ses effets, ses apparitions du fantôme sont réussies, les effets chocs, la scie circulaire dans la main, frappante. Ce n'est qu'au dénouement, avec un Victor Buono en diable, que ca se gâte, mais au moins on évite les lieux communs, ce diable tout de blanc vêtu semble au paradis plus qu'autrechose. Ca vaut le détour. Gus Trikonis, danseur dans le classique West Side Story, a oeuvré comme réalisateur presque exclusivement pour la télévision, d'épisodes de séries en téléfilm. Mario Giguère |
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H.G. WELLS' WAR OF THE WORLDS - David Michael Latt, 2005, États Unis Un astronome du nom de George Herbert se sépare de sa charmante épouse et de leur petit garcon lorsque d'étranges météorites s'écrasent sur terre. Il s'agit en fait de vaisseaux extraterrestres qui laissent bientôt s'échapper de formidable machines qui détruisent tout sur leur passage. Essayant péniblement de rejoindre sa famille à Washington, il rencontrera un soldat, un prêtre et une foule de survivants devenus les proies des horribles trucs choses. Mauvais, rien que mauvais. Un semblant de scénario construit sur les bases d'un formidable roman et aux extraits ressemblant étrangement au scénario du film tourné par Spielberg, mais sans l'intérêt. Des acteurs sans direction limite risibles, avec un jeune garçon aux cheveux bouclés qui ressemble à... Dakota Fanning, un comble ! Les Martiens... arrghhh, des machines qui ressemblent à des scarabés, donc avec 6 pattes, pas crédibles dans leur animation digitale bâclée, des effets mécaniques gores cheap et surtout une bestiole finale que l'on a de la peine à reconnaître: imaginez une pizza verte géante avec quatre tuyaux de sécheuse peinturés en brun comme pattes, vous êtes en plein dans le mille. Acheté par erreur parce que je croyais avoir la version britannique sortie simultanément, je n'avais pas beaucoup d'attentes. Le clou final planté dans le cercueil est probablement dans les extras ou l'on doit forcer le jeune acteur pour qu'il dise finalement, promesse de lecteur dvd gratuit, que le réalisateur est bon... Mario Giguère |
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HIGH
DESERT - Charles T Lang avec Edward B. Glinski, Tyleen Roberts,
Alice Davidson , 1993, États Unis, 73m Un film inconnu de l'Internet Movie Database, mazette ! Tournage vidéo avec un certain budget, voir les mouvements de grue en pleine forêt. L'ensemble des acteurs joue bien le jeu, mention aux deux anciens du vietnam que l'on aimerait pas croiser dans la rue. Tout cela reste très prévisible et le final est particulièrement rapide, manque de budget ou manque de scénario, on emballe le tout vite fait bien fait là où on l'on était en droit à s'attendre à un duel cruel qui s'étire. Pas désagréable pour autant, mais pas un trésor perdu non plus. Mario Giguère |
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HILLS HAVE EYES - Wes Craven, 1977, États Unis Une famille visitant un désert américain n'arrive pas à s'entendre sur la route à suivre. Voulant sauver la vie d'un lapin sauvage au milieu de la route, la voiture (et la roulotte) aboutie dans un petit buisson. L'auto ne voulant plus démarrer, il faut aller chercher de l'aide. Mais ce qu'ils ne savent pas c'est qu'une autre famille, celle-ci cannibale, habite pas très loin et qu'elle a plus que faim. Film brutal dans la lignée de I SPIT ON YOUR GRAVE, LAST HOUSE ON THE LEFT (du même réalisateur) et de TEXAS CHAINSAW MASSACRE, HILLS HAVE EYES n'est pas un film d'horreur mais un film de terreur. L'atmosphère y est lourde, la mise en scène presque improvisée, le scénario est bien ficelé, la trame sonore pourrait rendre jaloux certains artistes du Festival de Musique Actuelle de Victoriaville, la violence est cru, rien ne facilite l'écoute. Pas même le faux happy-end (qui laisse un goût amer). Oui, je l'avoue, ce film m'a rendu inconfortable. Pourtant j'en ai vu d'autres... Bref, un très bon film, un très bon divertissement, et un très bon "objet" pour se souvenir d'une époque où les films montraient la brutalité de face et osait secouer les spectateurs (et être quand même distribuer dans les cinémas!). Mathieu PRUDENT Grâce au DVD d'Anchor Bay, j'ai pu revoir ce film hier. 5 ans après THE LAST HOUSE ON THE LEFT, Wes Craven reprend les grandes lignes scénaristiques du premier film (avec quelques variantes) et réalise ce thriller dans le désert américain. Le scénario est simple : une famille tombe en panne en plein désert. Elle doit affronter une famille de dégénérés cannibales qui vit là. Sur certains aspects, THE HILLS HAVE EYES est meilleur que THE LAST HOUSE ON THE LEFT. Pour d'autres, LAST HOUSE est difficile à battre. Le casting original de LAST HOUSE, par exemple, réunissait tant de "gueules" incroyables que le résultat était forcément singulier. Ici, on a bien entendu droit au faciès surprenant de Michael Berryman (" Un effet spécial à lui tout seul " écrivaient les journalistes de MAD MOVIES à son sujet, au courant des années 90), mais les autres membres de la famille ont des bouilles plus quelconques, malgré le maquillage. N'empêche : certains passages de HILLS HAVE EYES sont complètement déments, et la finale est d'une violence et d'une agressivité étonnante. L'impression qu'elle laisse est celle d'un coup de poing en pleine figure. L'une des forces de Craven est d'avoir su planter sa caméra dans ce décor rocailleux, hostile. L'interprétation est également très bonne, particulièrement pour les acteurs plus âgés dont l'expérience notable (ne serait-ce qu'en matière d'années de vie !) se voit ici. Quand j'étais adolescent, j'aimais beaucoup les films de Craven (ce qui m'a valu les sarcasmes - amicaux - d'Orloff Manera, car à l'époque, on pouvait encore supposer que Craven avait quelque chose à dire : c'était avant SCREAM et UN VAMPIRE À BROOKLYN). Ce cinéaste allait d'ailleurs réaliser plusieurs autres films étonnants, dont DEADLY BLESSING (dont on parle peu). Quoi qu'il en soit, THE HILLS HAVE EYES ne saurait vous endormir, c'est un film qui n'a pas perdu de sa virulence, en 2004, et, à ce titre, on peut saluer son édition DVD qui nous permet enfin d'apprécier les scènes de nuit sans se demander ce qui se passe à l'écran (les éditions vidéo précédentes étaient trop sombres). Howard Vernon |
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The HILLS HAVE EYES aka Le Visage de la Peur aka La Colline a des Yeux - Alexandre Aja avec Aaron Stanford, Emilie de Ravin, Dan Byrd, Vinessa Shaw, Kathleen Quinlan, Ted Levine, Desmond Askew, Tom Bower, Billy Drago, 2006. États Unis, 107m Pour fêter leur noce d'argent, les doyens de la famille Carter font un voyage en compagnie de tous leurs enfants avec une voiture équipée d'une roulotte à travers le désert du Nouveau-Mexique afin d'aller en Californie. Un pompiste d'une station d'essence située dans le désert leur indique un raccourci à travers les collines. Mais plus loin sur la route, la voiture des Carter est victime d'une crevaison. Alors que le père, Bob Carter, se rend à pied pour revenir à la station d'essence chercher de l'aide et que le beau-fils Doug Bukowski va voir où mène ce fameux raccourci, le reste de la famille prépare la roulotte pour camper. Ils ignorent tous que les collines environnantes abritent d'anciens mineurs devenus cannibales après avoir été victimes des nombreuses expériences et tests nucléaires de l'armée dans la région il y a plusieurs années. Ces mineurs, défigurés et affamés, s'attaquent bientôt à la famille Carter et font quelques victimes en plus de kidnapper le bébé de Doug. Celui-ci tente au péril de sa vie de récupérer son enfant tandis que les autres survivants de la famille Carter essaient tant bien que mal de tendre un piège aux mineurs cannibales afin de parer à une nouvelle attaque. Après le succès mérité de "HAUTE TENSION", le réalisateur Alexandre Aja s'est rendu aux États-Unis pour concevoir le remake d'un film-culte de Wes Craven (qui agit ici en tant que producteur) datant de 1977. Tout comme pour "DAWN OF THE DEAD", cette nouvelle version s'avère aussi réussi que la version originale, voire même meilleure à certains endroits. Visiblement, Aja a abordé la mise en scène de ce remake comme un vrai fan de films d'horreur des années 70 et cela paraît dans les nombreuses scènes gores diablement efficaces qu'il filme et la façon dont il entretient les moments de terreur. L'intrigue se veut tout aussi intéressante avec de judicieux clins d'oeil bien amenés et une bonne évolution psychologique des personnages (par exemple celui de Doug, non-violent et contre le port d'armes à feu au début qui devient subitement habité d'une violence inouïe lorsqu'il combat les mineurs cannibales pour sauver son bébé en finale, rappelant le personnage que Jon Voight incarna dans "DELIVRANCE"). Les auteurs ont eu également l'heureuse idée d'écarter le message écologique de la première version au profit d'une symbolique critique contre la puissance américaine remplie de références aux westerns, aux contes de fées (surtout le Petit Chaperon Rouge) et d'un humour ravageur quasi-sadique qui ne s'autorise aucune retenue. Donc, enfin un film sanglant réussi dans presque tous ses aspects où les clichés du genre sont habilement renouvelés dans leur présentation à l'écran et qui ne nivelle pas le récit par le bas comme dans la plupart des films d'horreur pour adolescents idiots. Techniquement, la photographie et le montage sont bien troussés et les acteurs sont bien dirigés car on sent tout au long du film la conviction de leur jeu et leur foi en ce long-métrage. À voir illico. Mathieu Lemée |
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HILLSIDE STRANGLER - Chris Fisher, 2004, États Unis, 1h25 Hollywood Hills, 1978. Grosses bagnoles et favoris se retrouvent partout, c'est l'amour libre qui a cours et le disco commence à apprendre aux gens à danser en mariant leurs hanches au rythme. Des putes plus ou moins mineures sont retrouvées par la police locale dans un état plutôt mal en point, l'anus déchiré et le cou broyé. On arrête un suspect non loin des lieux du crime mais rien ne prouve son implication, même s'il est vachement louche. On demande alors à une profileuse psychologique douée (Brittany Daniel) de se pencher sur son cas. Les tueurs en série exercent sur certaines personne une fascination irrépressible, et Chris Fisher semble être un de ceux-là. Après avoir réalisé NIGHTSTALKER en 2002, un no-budget sur Richard Ramirez, il récédive ici avec HILLSIDE STRANGLER sur, well, les hillside stranglers, qui sévirent à Hollywood à la fin des années '70. C'est cependant un film de commande, qu'on lui a offert après avoir jeté un oeil sur son oeuvre précédente.
Et
je peux vous assurer que les producteurs ont ici eu un certain
flair; a Brittany Daniel, blondinette appétissante ayant fait ses armes dans de multiples séries télé après un crochet dans BASKETBALL DIARIES en '95, sort d'une série de films douteux (JOE DIRT en '01, CLUB DREAD & WHITE CHICKS en '04) et j'ose espérer que sa présence et la performance qu'elle offre dans HILLSIDE STRANGLER lui ouvrira des avenues légèrement plus prometteuses à l'avenir. Rien à redire sur ses talents, ni sur la promptitude qu'elle met à se foutre à poil sans rechigner. Si l'on met de côté quelques défauts imputables au budget ou à la vitesse de tournage du film - sans parler des acteurs impossibles à améliorer malgré un coaching intensif - on se retrouve devant un film tout à fait sympa qui se retrouvera malheureusement sur les tablettes du club vidéo le plus près de chez vous sans passer par go. Orloff |
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HIP HOP LOCOS - Lorenzo Munoz Jr, 2001, États Unis, 70m Deux rappers latinos décident de tuer un tas de vendeurs de drogue pour revendre leur stock et ainsi financer l'enregistrement de leur album. Tourné sans le sou, sans idées et sans vocabulaire, le film est d'un ennui total. On a droit à une série de "Fuck", "shit", Motherfucker" et "Motherfuckingshit" en rafale avec une caméra à l'arraché, des effets vidéos et sonore bas de gamme qui dérangent plus qu'ils renforcent la narration. Le réalisateur, scénariste a auparavant produit deux documentaires sur la violence aux États Unis, ici il illustre la seul du vide derrière la glorification de la violence urbaine par le hip hop. Reste à savoir quelles étaient les intentions derrière cette fable existentielle nihiliste. Il semble d'après l'affiche qu'on essaie de nous faire passer le tout comme de la vidéo réelle retrouvée après la mort des musiciens, façon Blair Witch. Faut pas nous prendre pour des cons. Mario Giguère |
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The HITCHER - Robert Harmon, 1986, États Unis Oh surprise, vieux de 16 ans, ce suspense tient toujours aussi bien la route. Vous connaissez tous l'histoire, c'est le méchant John Ryder (joué par le non moins méchant, Rutger Hauer) qui décide un beau jour de faire chier au possible un C. Thomas Howell sorti de l'adolescence. Douche de gazoline, patate frite au doigt sale, grassouillette Jennifer coupée en deux, Ryder a de l'imagination ! Ok, les passes " c'est pas moi le coupable, c'est le gars qui jouait dans Blade Runner ! " tombent un peu sur les nerfs mais bon, y a pas de quoi faire du boudin. Mais ce qu'il y a de plus intéressant dans ce film, c'est l'histoire d'amour en sourdine&ldots; Non pas celle entre Leigh et Howell mais plutôt celle entre Hauer et Howell. The Hitcher est un film de Moune S&M !!! De la drôle de relation qui s'installe entre les deux dès le départ du film (rappelez-vous, Hauer caresse les couilles de Howell sous les yeux d'un gros porc de la construction qui leur dit " Bye sweethearts "), jusqu'à l'éjaculation au visage de Hauer (Howell lui crache au visage pendant que Hauer sourit et fait rouler entre ses doigts la salive/foutre), tout le film est parsemé de moments où, en attente que Howell libère Hauer en le tuant, ce dernier lui laisse la vie sauve, l'invite à se dépasser (" You're a smart kid, you have to discover why "). Côté musique, je m'attendais à un rock granuleux pour coller aux routes sinueuses du Texas. Pourtant, le score de Mark Isham s'avère plutôt discret tout en étant insidieux. Côté photo, c'est crépusculaire à souhait, la poussière, la nuit, le gros soleil qui fait pisser le dos, tout s'imprègne à merveille sur la pellicule du gros John Seale. Le film m'avait fait grande impression lorsque j'avais 12 ans. Aujourd'hui, je m'attendais à voir un truc un peu tout croche, un peu mal foutu, total série B. Mais non, c'est exquis, ça fonctionne et mes agréables souvenirs de jeune crétin ont été réconfortés. Reste à voir ce que va donner ce Hitcher 2. Le personnage de Howell est maintenant devenu policier et c'est Jake " trop de dents dans yeule " Busey qui " Hitche ". Hum, douteux comme prémisse. Lloyd Llewellyn |
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THE HITCHER II: I'VE BEEN WAITING aka The Hitcher 2: The Prey - Louis Morneau, 2003, États Unis Et voilà, on repart la machine, on fait une suite à un film efficace 17 ans plus tard... Après un départ tout de même inspiré, on change de voie et on tombe dans une horrible copie sans l'intensité ou l'intelligence du premier volet qui est toujours aussi efficace aujourd'hui. Cette fois-ci, après une courte apparition de Jim Halsey (C. Thomas Howell reprenant son rôle), personnage principal du premier épisode, on décide de tomber avec une héroïne féminine qui se fait poursuivre par un auto-stoppeur. C'est bien qu'aujourd'hui beaucoup de films décident de mettre en scène des femmes comme protagonistes, mais elles ne sont pas chanceuses ces dames parce que les films, eux, sont plutôt très puants. Donc, le grand Louis Morneau (BATS, CARNOSAUR 2) bouge sa caméra pour mettre de la nervosité, mais c'est tellement poli qu'on y croit pas une seconde d'autant plus qu'un peu de talent ne lui ferait pas de mal à ce mec, chaque image étant plus insipide les unes que les autres. C'est fou combien il essaie de s'aider avec des grands travellings à la grue qui sont complètement inutiles et étourdissants, on se demande bien pourquoi on dépenserait une bonne partie du petit budget pour ces " grosses shots ". Ce n'est également pas la musique extrêmement pompeuse qui va sauver le tout, elle est aussi dénuée d'intérêt que le film en entier. À éviter. Bad Feeble Pas grand-chose à dire : un abysse vertigineux de médiocrité. Visuellement : TV-MOVIE-OF-THE WEEK. Pas étonnant pour une daube destinée aux oubliettes du marché vidéo, réalisée sans aucun intérêt par le tâcheron Louis Morneau (il porte bien son nom, Morne Ô). Vous vous souvenez de BATS, LA NUIT DES CHAUVE-SOURIS ? Vous ne vous en souvenez pas ? C'était lui quand même !... Et HITCHER 2 réussit à être pire. On retrouve le personnage principal du premier HITCHER (un film réussi et nerveux, réalisé en 1986 par Robert Harmon) : Jim Halsey. Devenu policier, il est un peu névrosé. Pour se soigner, il décide de retourner, plus de 15 ans plus tard, sur les lieux du drame survenu dans le premier épisode. Et l'imbécile, sommé par sa petite amie, prend un auto-stoppeur douteux. Évidemment, ce dernier est un fou qui se met à nous refaire le premier en (beaucoup) moins bon. L'intrigue est bancale et prévisible, la psychologie, inexistante et contradictoire, l'image, ennuyeuse, la musique, y en a-t-il ? Ah oui, des violons... On ajoute des scènes pseudo-spectaculaires débiles, des blagues pas drôles de la part de l'auto-stoppeur fou, qui a l'air d'un enfant en mal d'attention... Le film est sorti en DVD " Barebones ". Serait-ce parce qu'il n'y a RIEN à dire à son sujet ? Ça semble assez probable. Encore un produit hollywoodien destiné à s'empoussiérer d'ici peu sur une quelconque tablette du bas... Le tout pour faire de l'argent rapidement, marqué par le plus profond mépris du public. Navrant quand on sait que plusieurs films internationaux nettement supérieurs ne bénéficieront jamais de la distribution, de la promotion et de la visibilité de HITCHER 2. En attendant, passez outre cet HITCHER 2 au profit du premier volet qui, lui, était un vrai film. Howard Vernon |
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The HITCHHIKERS - Ferd Sebastian, 1971, États Unis, 1h32 Une blondasse enceinte (Misty Rowe), que son copain refuse de supporter moralement, s'enfuit de chez elle aux petites heures du matin et entreprend un voyage "sur le pouce" pour se rendre à L.A. Pourquoi Los Angeles ? Fuck knows. Elle part visiblement d'un coin de bouseux car elle traverse des champs où pas grand monde ne roule, vêtue d'une seule robe d'été, avec son petit sac qui ne contient pas grand chose, et surtout pas de bouffe. Elle a donc très faim lorsqu'elle tombe sur Diana, une brunette à gros nibards qui elle aussi pratique l'auto-stop. Diana lui offre un peu de bouffe en échange de quelques dollars, et en profite pour subtiliser son porte-feuille en douce, puis pour lui piquer la seule voiture qui s'arrête en s'enfuyant dedans. Maggie (la blondasse) reste donc là comme une conne, sans le sou et affamée. Elle rencontrera Benson, un cowboy hippie barbu et douteux, alors qu'elle arpente les allées d'un supermarché en ingérant un repas improvisé composé de menus articles chipés ça et là sur les tablettes ! Les films à contenu hippie sont toujours fort amusants, ne serais-ce que pour cette inconscience "datée" dont ils rayonnent, avec enrobage musical et costumes incroyables en prime. Celui-ci ne fait guère exception, et nous suivons les pérégrinations de Benson et de sa bande de jeunes filles à la petite vertu, qui arpentent les routes dans le vieux pick-up rouillé de leur chef et volent l'argent des honnêtes gens sillonnant les routes du compté. On ne verra pas souvent la police s'en mêler, à croire qu'un barbu de six pieds et quelques, accompagné de groupies en mini-jupe, est si difficile à localiser... L'intrigue du film peut paraître légèrement macho et "gourou-esque", à l'esprit très 70's : un "leader" charismatique, Benson, dirige une poignée de filles qu'il utilise pour son propre gain, d'une manière de plus tout à fait illégale, en volant l'argent des honnêtes automobilistes. La morale est donc un peu douteuse... Et on a droit aux activités habituelles des hippies lorsque vient le temps du repos : sexe de groupe, beuveries, destructions... La trame sonore, du hillbilly pure laine, avec banjos et voix plaintive, raconte les exploits de la bande, un peu à la manière de la musique des frères De Angelis dans KEOMA ou encore MANNAJA... Ça devient agaçant à la longue, car Danny Cohen (malheureusement pour nos oreilles, il n'a aucun lien familial avec Leonard) n'a pas le talent des frérots italiens... Le réalisateur, Ferd Sebastian, a aussi réalisé les deux 'GATOR BAIT (1976 & 1988) et quelques autres oeuvres se méritant amplement le sobriquet de "série B". Quant à la jolie blonde autour duquel le film tourne, Misty Rowe, après une saison dans la série HAPPY DAYS ('74-'75) et un rôle dans THE MAN WITH BOGART'S FACE (1980), elle s'est arrêtée aux bassesses de National Lampoon en '82 avec CLASS REUNION et en '84 avec l'édifiant MEATBALLS 2. Les actrices sont donc jolies, le film ne traîne pas trop en longueur, et suscite assez d'intérêt pour éviter qu'on ne s'endorme dessus, mais disons que dans quelques semaines, je vais tout avoir oublié et je n'éprouverai donc aucun regret à ajouter cette cassette dans le broyeur de mon incontrôlable processus de "watch & erase". Orloff |
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HITCHHIKER'S GUIDE TO THE GALAXY aka Le Guide Galactique - Garth Jennings avec Martin Freeman, Mos Def, Sam Rockwell, Zooey Deschanel, Warwick Davis, Alan Rickman, John Malkovich, Anna Chancellor, Bill Nighy, Stephen Fry, Helen Mirren, Richard Griffiths, 2005, États-Unis/Royaume Uni, 109m Arthur Dent est un britannique qui menait une vie sans histoire jusqu'à ce qu'il apprenne un beau matin que sa maison doit être rasée parce qu'elle est sur le trajet d'une autoroute en construction. Son ami Ford Prefect lui rend alors visite pour lui annoncer qu'il est non seulement un extraterrestre mais que la Terre sera bientôt détruite par des créatures de l'espace doublées de fonctionnaires appelées Vogons, car la planète se trouve sur la trajectoire d'une autoroute intergalactique. Ford emmène son ami Arthur à bord du vaisseau des Vogons juste avant la destruction de la Terre et après ils aboutissent à bord d'un autre vaisseau, celui du président de la galaxie nommé Zaphod, un fantaisiste qui s'avère être le cousin de Ford Prefect. À bord de ce vaisseau, Arthur retrouve Trillian, une jeune femme qu'il avait rencontré sur Terre il y a quelques jours et dont il s'est amouraché. Tous ensemble, accompagné d'un robot dépressif appelé Marvin, ils tentent de découvrir la réponse à l'énigme posée par un ordinateur il y a plusieurs milliers d'années sur les mystères concernant la création de l'Univers et de la Vie. Les Vogons sont toutefois à leurs trousses. Les amateurs de l'oeuvre radiophonique et littéraire de Douglas Adams tout comme les néophytes devraient être réjouis de cette adaptation cinématographique de cette série culte de science-fiction. Certes, le contenu des bouquins de Adams était touffu et les scénaristes ont dû élaguer plusieurs éléments de l'oeuvre originale. Il y a de bonnes chances que certaines personnes apprécieront plus les romans voire la mini-série télé de 1981 tiré du même matériau mais franchement, cela ne change pas à mon avis la qualité du résultat pour ce film-ci. Dès le départ, le spectateur est placé d'emblée dans un contexte d'humour satirique réjouissant et la suite se constitue d'une variété de situations tout aussi imaginatives et remplies d'un humour plein d'esprit qui ne s'autorise aucun relâchement. L'ensemble est bien un peu épisodique et fonctionne sur une mince ligne narrative mais chaque scène est traitée avec tellement de vivacité qu'on ferme les yeux sur ces quelques défauts. Un jeune réalisateur britannique venu du vidéoclip sait utiliser la caméra avec assez d'aisance et d'intelligence pour illustrer avec dynamisme cette incroyable aventure filmique qui présentait tout un défi de mise en scène, bien que certains moments trahissent un manque d'expérience. Les trucages sont employés à bon escient et évitent d'attirer abusivement toute notre attention comme dans certains films dans le genre sur-utilisant le CGI. Tous les acteurs, même ceux étant là uniquement pour leur voix, offrent dans tout cela une interprétation enjouée qui frôle par moment le burlesque, ce qui est de circonstance pour un tel long-métrage. Mathieu Lemée |
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HOLLOW MAN - Paul Verhoeven, 2000, États Unis Une grosse merde sans nom! j'ai vu ça l'autre fois, et même si je me doutais de la catastrophe visuelle qui allait sévir sur mon écran, je voulais faire le kéké devant ma cop, "tiens on va regarder un film récent sur canal +", il parait que c'est pas mal. Ben c'est zéro, du sous terminator matiné de prédator à la sauce "basic instinct" de scénario hollywoodien couru d'avance!! fuck that shit! comme diraient nos amis outre-atlantique. Franfran Le plus gros défaut du film est de ne rien apporter de bien original, mis à part les effets spéciaux, fort réussis. Pas détestable, mais vite vu, vite oublié. Mario Giguère |
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HOLLOW MAN 2 - Claudio Fah avec Peter Facinelli, Laura Regan, Christian Slater, 2006, États Unis, 91m Le programme qui a abouti au fiasco décrit dans Hollow Man a été récupéré par l'armée. Un soldat devenu invisible et pas mal fou recherche la scientifique qui peut lui rallonger la vie, Maggie. Car le serum d'invisibilité détruit lentement ceux qui ont été injectés. Lorsqu'il tue sur son passage une policière, son partenaire mâle, Frank, décide de prendre en charge Maggie et de venger la policière abattue. Plus encore que le premier film de Verhoeven, le scénario de cette suite nage dans les clichés du genre, mal servi par des acteurs peu convaincants. Les effets spéciaux sont efficaces et le rythme soutenu, mais on n'embarque pas vraiment dans une histoire sans réelles surprises. On ne verra pas longtemps Christian Slater, puisqu'il est invisible pratiquement tout le long, tandis que Laura Regan n'est pas plus charismatique que dans WES CRAVEN'S THEY. Bien fait mais somme toute banal. Mario Giguère |
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HOLLYWOOD VAMPYR - Steve Akahoshi avec Trevor Goddard, Nora Zimmet, 2002, États Unis, 90m On suit les mésaventures de "Fatal", jeune gothique qui a eu le malheur de tomber enceinte. Le père est "Anubis", jeune propriétaire de bar gothique ou un certain "Blood" fait office de leader du groupe de vampires. Fatal choisit de perdre son enfant et se retrouve à l'hopital où elle aura de l'aide pour se sortir des la mauvaise influence des enfants de la nuit. Son ami Tom, qui essaie tant bien que mal de défendre la culture gothique, malgré la mort-suicide de deux jeune filles, sort du placard et annonce qu'il est gai, embrassant la culture gothique. Tout un tas de trucs arrivent. La volonté de choquer les âmes sensibles semble présente tout le long du film. La question est de savoir à qui on s'adresse. Pas aux gothique que l'on fait passer pour des dépendants affectifs caractériels, pas plus qu'à monsieur tout le monde qui ne s'intéressera pas plus qu'il ne le faut à ce semblant de culture présenté comme vide de substance. Le scénario va donc accumuler les revirements faciles, souvent prévisibles et donc sans effet véritable sur le spectateur qui n'arrive pas à sympathiser avec aucun des personnages artificiellement dysfonctionnels. Trevor Goddard et Nora Zimmet arrivent à surfer correctement avec le matériel qu'ils ont sous la main. Un tournage indépendant correct. Mario Giguère |
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HOLOGRAM MAN - Richard Pepin, 1995, États Unis Quelques années dans le futur, Los Angeles sera la proie des UV car la couche d'ozone aura été bousillée. Pour arranger le coup, la ville entière sera recouverte d'un dôme protecteur. Ce dôme, ainsi que les forces de polices, les prisons et à peu près tout ce qui sert au bon fonctionnement de la ville sont la propriété de California Corp, un groupe dirigé par un salopard (Michael Nouri) qui n'hésite pas à pourrir la vie des gens au nom du Dieu Dollars. Voila pour le cadre de notre récit, cadre intéressant d'ailleurs, avec une orientation anti-capitaliste évidente, mais qui ne s'avère au final n'être qu'une sorte d'alibi afin de pouvoir dire que le film se déroule effectivement dans le futur. il est vrai que ce contexte est tellement mal exploité que tout semble se dérouler dans le LA de 1995, et ce malgré les quelques voitures futuristes que l'on croise ici et là au milieu de centaines de voitures des années 1990... Mais venons-en à notre intrigue à proprement parler: dans ce même futur, les criminels sont rangés dans des prisons cryogéniques pendant que leur personnalité se fait reprogrammer par un système informatique top niveau. Slash Gallagher, l'ennemi publique numéro 1 et assassin du coéquipier de Decoda (Joe Lara et sa barbe inégale), vient de passer cinq années dans son congélateur. Et comme il se doit, une représentation holographique du criminel est interrogée pour savoir si le personnage est réhabilitable. Or Slash est toujours le même salopard pourri, il est donc bon pour quelques années supplémentaires dans son caisson. Mais un petit génie de l'informatique réussi à libérer l'hologramme de Slash (!) qui peut désormais se balader où il veut sans craindre quoi que ce soit - son corps n'étant qu'un amas de cellules photoénergétiques... Oui, ça peut paraître connement invraisemblable comme ça, mais c'est comme ça. Pepin signe pour sa boîte PM Entertainment un produit typiquement PM: gunfights remplis de douilles fumantes, cascades et explosions de véhicules divers au début, au milieu et à la fin du film, effets spéciaux rudimentaires, intrigue téléphonée... Bref, c'est calibré téléfilm du samedi soir, et si pour certains titres cela passe plutôt bien, ici on se fait royalement chier en regardant Joe Lara et son jeu d'endive pas fraîche. Pour la petite anecdote, les flics du futur sont habillés avec des fringues provenant de la série V - séquence elle-même reprise de CYBER TRACKER 2, autre produit PM réalisé par Pepin en 1995. Kerozene |
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HORROR - Dante Tomaselli avec Danny Lopes, The Amazing Kreskin, 2002, 88 min, États Unis Un bad trip d'acide. Budget de 200 000$. Le générique animé simple et réussi ainsi que la musique promettent de bons moments. Photographie pas si mal. Une vannette de jeunes s'évadant d'une thérapie se perdent une nuit d'hiver après avoir retrouvé la maison de campagne du révérant au rire et au sourire douteux. Sa fille a des cauchemars qui n'arrêtent pas d'entrecouper les mésaventures des jeunes. Ca tourne en rond, ça crie pour rien. Et ils finissent par se rencontrer. Seul le personnage du grand-père est attrayant en nous faisant croire qu'il est la pour sauver le film avec une histoire. Mais non, il part avant la fin tel ce bouc cornu et noir qui nous met sur nos gardes-le fatigant- tout au long du film. Une fin qui s'étire et reste à plat. Dante Tomaselli sort d'une Visual School of Art de NewYork. Les idées et couleurs composants ses images ne sont pas si mal mais ce n'est pas ça qui fait un film parbleu! Un tableau est aussi en scène tel son premier film "Desecration". Il finit par s'animer sans raison, sans nous faire frémir sinon rire quelques spectateurs. On attend que quelque chose finisse par arriver. Non, niet, nothing, rien. Deadmonton |
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HOT CHILD IN THE CITY - John Florea, 1987, États Unis -2 chansons de Billy Idol (Flesh for fantasy et Eyes without a face) -2 connes qui n`osent pas se montrer l`cul -une histoire très banale, qui se laisse regarder sans émouvoir la plus petite parcelle émotive de mon moi-même -aka Sexe, musique et meurtre (ou vice versa. who cares) -des acteurs aussi crédibles qu`une transaction du Canadien next........ Baron Blood |
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HOUSE OF DRACULA - Erle C.Kenton avec David Carradine, Lon Chaney Jr, Lionel Atwill, 1945, États Unis, 67m Le Comte Dracula (Carradine) se présente au docteur Edelman dans l'espoir que celui-ci le guérisse de son vampirisme. Talbot (Chaney)arrive aussi pour se départir de sa lychantropie, comme l'assistante bossue du docteur qui veut perdre sa bosse ! Tout ce beau monde découvrira Frankenstein neurasthénique qui ne demande rien. Toute cette ribambelle s'agitera quand le docteur devient à moitié vampire qui veut dominer le village. Diantre ! Petit film à la fin abrupte, House of Dracula se regarde avec le sourire. Onslow Stevens campe un Docteur Edelman qui, par son jeu et les plans de caméras, renvoi à lexpressionnisme allemand. C'est à ce chapitre que le film se distingue, l'intrigue et les acteurs de soutien étant de facture très légère. Le monstre de Frankenstein n'y fait qu'une apparition très réduite. Mario Giguère |
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HOUSE OF FRANKENSTEIN - Erle C. Kenton, 1944, États Unis Un savant fou (Boris Karloff) et son assistant qui est bossu, sévadent d'une prison. En cours de route ils tombent sur un homme nommé Lampini qui roule avec sa caravane. Dans sa caravane, Lampini dit avoir le corps de Dracula (John Carradine) ,que celui-ci a un pieux au coeur et que si on lui enlève il reprendra vie. L'assistant du savant tue Lampini et son chauffeur pour ensuite prendre leur place. Il redonnera vie a Dracula, mais son existence sera de courte durée, juste le temps denvoûter une jeune fille. Nos deux compagnons de route continuent leur ballade et arrivent à une fête foraine où notre bossu vient sauver la vie d'une fille qui se faisait fouetter par son père, et hop, un compagnon de plus pour la route. Arrivés au château, dans le sous-sol ils trouvent les corps de Frankenstein (Glenn Strange) et du loup-garou (Lon Chaney,Jr) congelés dans dénormes blocs de glace et décident de leur faire reprendre vie. Ce film est la suite de Frankenstein meet the wolf man et, comme la plupart des vieux Universal, on y retrouve toujours une bonne ambiance. Ce fut sûrement un gros coup pour l'époque de réunir Dracula, Frankenstein et le Wolfman. Rana |
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HOUSE OF 1000 CORPSES - Rob Zombie, 2003, États Unis La soirée avant l'Halloween, quatre journalistes écrivant un livre sur les attractions routières deviennent les prisonniers d'une famille de meurtriers complètement cinglés. L'histoire du premier film de Rob Zombie s'arrête là, le reste du film étant semblable aux vidéoclips du chanteur de métal : un montage rapide d'images étranges et choquantes qui vient rapidement frustrer le spectateur qui a l'impression de perdre son temps. En effet, il est impossible de suivre le récit, aussi mince soit-il, puisque le film est continuellement entrecoupé de léger inserts tournés sur 8 mm montrant les personnages du film racontés des stupidités aux spectateurs. Un tel concept peut bien marcher lors d'un clip de trois minutes, mais sur un film d'une heure et demie, il devient rapidement agaçant. Zombie a réussit à avoir une belle brochette de comédiens, dont Karen Black et Bill Moseley, mais ils jouent des rôles dans lesquels on est habitué de les voir et il devient presque navrant de voir des vedettes de films d'horreur prisonniers une fois de plus de leur stéréotype. Le film a eu un certain intérêt sur l'Internet grâce à sa réputation d'opus de la violence, mais il ne s'agît pas du tout d'un "gore fest", les rares scènes sanguinolentes n'étant pas plus choquantes que les vieux EC comics. Lors de mon visionnement, je me demandais pourquoi la majorité des réalisateurs voulant relancer le film d'horreur s'entête à faire des hommages à leurs classiques préférés ( THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE dans le cas présent) plutôt que de tenter de faire quelque chose d'original. Cela ne fait que donner le goût de se taper des films d'exploitations des années 70 au lieu de jeter un coup d'oeil sur les oeuvres toutes récentes. En conclusion, HOUSE OF 1000 CORPSES est une sorte de cv où Rob Zombie montre ses capacités de réalisateur et ses connaissances en cinéma fantastique. On n'y donc pas grand intérêt, sauf peut-être celui de l'engager pour faire une preuve plus sérieuse. Oncle Freak Quatre jeunes gens espèrent voir l'arbre ou a été pendu le Docteur Satan lorsqu'ils ont une crevaison. Ils seront hébergés par une famille fort peu recommandable... Dès les premières minutes le constat se fait: nous sommes en présence d'un réalisateur de la génération vidéoclip qui aime les films d'horreur des années 70. Le mélange est surprenant, le montage rapide étant en complète contradiction avec une montée d'adrénaline normale. Coller la frénésie de 2003 à un scénario hommage des années 70 est parfois jouissant mais la forme est en contradiction avec le fond. Ceci dit, si non ne boude pas son plaisir, il y a de très bons moments à savourer et un final qui vaut le coup d'oeil. Zombie n'évite pas d'énormes clichés, mais cela semble intrinsèque au projet. Karen Black s'amuse comme une petite folle et Sid Haig saute la coche parfaitement. Pour une fois, si on compte rapidement les cadavres dans le sous-sol, on a un titre qui n'est pas exagéré ! Mario Giguère |
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HOUSE OF WAX aka La Maison de Cire - Jaume Collet-Serra avec Elisha Cuthbert, Paris Hilton, 2005, États Unis, 113m Six copains en route pour aller voir une partie de football, vont camper une nuit sur un terrain en apparence paisible. Une courroie de moteur brisée plus tard, quatre vont partir pour le stade tandis que Carly (Elisha Cuthbert) et son copain vont accepter l'invitation d'un habitant du coin pou les reconduire au village le plus près. C'est la ville en apparence très tranquille qui abrite une maison de cire, littéralement, la maison-musée de cire est elle même faîte de cire. Rapidement on se rend compte que tous les habitants ou presque sont des mannequins de cire. reste deux frères, aperçus dans le prologue, qui aiment bien tuer et recouvrir de cire les passants. Le cauchemar commence. C'est un peu de curiosité malsaine qui m'a poussée à voir la prestation de Paris Hilton, qui a une jolie mort bien graphique, et surtout la belle Elisha Cuthbert. Surprise donc, de voir une nouvelle visite d'un thème maintes fois visité, avec une astuce géniale mais simple, la maison de cire est effectivement en cire. Loin d'être un gadget sans conséquence, le final va donc offrir une vision nouvelle, efficace, et originale. Si Paris Hilton est en général montrées sous un bel angle, il est à noter que le film présente une Elisha Cuthbert qui sacrifie son joli minois pour mieux incarner son rôle avec sa chevelure d'un brun quelconque, sale, et qui ne se remet jamais de sa chute dans un charnier animal. Une bonne surprise, donc, d'un premier film du réalisateur qui a connu auparavant une carrière dans la pub, comme les frères Scott. Mario Giguère |
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HOUSE ON HAUNTED HILL aka La MAISON DE L'HORREUR; LA MAISON DE LA COLLINE HANTEE- William Malone, 1999, États Unis Steven Price, magnat du parc d'attraction, organise l'anniversaire de sa chienne de femme dans un vieil asile désaffecté dans lequel un docteur cinglé massacrait du patient quelques 50 ans plus tôt. Les invités surprises, qui ne se connaissent ni d'Eve ni d'Adam, se voient offert par Price un million de dollars s'ils tiennent la nuit entière dans ce lieu sinistre... et qu'ils y survivent. Mais à la grande surprise de Price, l'asile abandonné s'avère un peu plus flippé que prévu et les spectres de la demeure se montreront peu accueillants. Surprenant remake du film homonyme de William Castle dans lequel Vincent Price s'amusait à terroriser une bande de potes, LA MAISON DE L'HORREUR parvient à surpasser l'original. Ici, la déception du canular du film de Castle n'est pas. La maison est bel et bien hantée et les morts se suivent avec un rythme des plus agréables. Jeffrey Combs campe le docteur fou qui hante de façon hystérique l'asile, mais n'apparaît que très rarement à l'écran. Les personnages sont bien posés, en particulier le couple de départ (qui inclut une superbe Famke Janssen) et les superbes décors et les effets spéciaux parfois bien gores servent correctement l'atmosphère inquiétante du film. Une belle surprise. Kerozene |
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