Les États Unis sont incontournables et produisent un nombre fou de films, à la qualité diverse. Retrouvez aussi les réalisateurs américains  AL ADAMSON | CHARLES BAND | LARRY BUCHANAN | LARRY COHEN | DAVID DeCOTEAU | BERT I GORDON | STUART GORDON | HERSCHELL GORDON LEWIS | RUSS MEYER | FRED OLEN RAY | GEORGE ROMERO sur leur pages et visitez notre page LISTING pour voir nos autres sections thématiques pleines de films américains

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


ABATTOIR 5 aka SLAUGHTERHOUSE-FIVE - George Roy Hill, 1972, États Unis

Résumé le film ne serait pas vraiment utile. Sa structure décousue ne rend pas la chose aisée. Toujours est-il que voila: un homme se voit "téléporter" dans le temps et passe ainsi du statut de jeune pubère durant la deuxième guerre mondiale à la merci des allemands, au statut d'homme marié à un boudin, père de deux enfants, qui fantasme sur une miss de Playboy. Ces "voyages" dans le temps sont en fait les conséquences des actions d'un peuple extra-terrestre avide de connaissance. Le titre, ABATOIR 5, est le nom du camp de prisonniers situé à Dresden où eu lieu un bombardement apocalyptique plus meurtrier que la bombe d'Hiroshima.

Ce film est vraiment surprenant et bien fascinant, avec son histoire à la Quatrième Dimension. L'interprétation impeccable y est pour beaucoup. Il peut paraître daté et dépassé aujourd'hui face aux films actuels, et pourtant il est d'actualité, ce n'est pas un film marqué par son époque, c'est un film qui sort du lot et qui - je le pense - conservera son impact quelques temps encore, ce qui n'est pas si évident. Kerozene

ABBOTT AND COSTELLO GO TO MARS aka 2 Nigauds chez Venus - Charles Lamont, 1953, États Unis 

Dans le secret absolu, des scientifiques américains s'apprêtent à faire un premier voyage spatial: reste à décider quelle planète visiter et qui choisir comme équipage. Dès que tout est placé dans la fusée on part ? Abbott joue le type chargé de remplir la fusée, aidé par Costello, arrivé par inadvertance sur la base secrète et forcé d'aider le chargement. Naturellement il actionne des manettes... qui font décoller la fusée. Et nos amis de se croire atterrir sur Mars... alors qu'ils sont au mardi-gras de la Nouvelle Orléans. Deux évadés de prison vont les forcer à redécoller pour Mars... pour atterrir sur Vénus. La reine de Vénus, sous les supplications des ses amazones, prend le petit gros comme roi, les hommes ayant été éliminés de la planète il y a des centaines d'années.

Finalement, en y repensant, le slapstick américain et la comédie italienne ont bien des choses en commun. Le petit gros, ici Lou Costello, tiens la comparaison avec Alvaro Vitali: on reçoit des baffes à répétition et les belles femmes s'amourachent de nous ! C'est d'ailleurs sur Vénus que l'on rira le plus, l'accumulation des preuves d'affection de ces belles dames (toutes des compétitrices du concours Miss univers de l'époque) et les tests auxquels la reine soumet Lou sont encore rigolos. Anecdote: une partie des décors coûteux a été réutilisés sur le film THIS ISLAND EARTH. C'est un des 8 films offerts sur la 3ème compilation dvd offerte par Universal, qui inclut les rencontres du duo avec les monstres de la Universal, une vraie aubaine. Mario Giguère

ABBOTT AND COSTELLO MEET THE MUMMY - Charles Lamont, 1955, États Unis 

Stationnés en Égypte, Bud et Lou deviennent détenteurs d'un médaillon convoité par plusieurs personnes. Ce bijou antique appartient à une momie et permettra à celui qui peut en lire les inscriptions de retrouver un fabuleux trésor, mais il donne en prime la malédiction de Clarisse au porteur. Entre les disciples d'une secte égyptienne, une bande de malfrats qui ne veulent que le trésor et la momie qui veut son médaillon, nos comparses vivront bien des aventures hystériques.

Moins réussi qu'un ABBOT ET COSTELLO MEET FRANKENSTEIN, qui avait plus de vedettes et de monstres, cette histoire de momie ressemble à beaucoup de ces films qui, à l'instar de son monstre, sont souvent lents et moroses. Après une première partie plutôt tranquille, avec quelques numéros de danse et une chanson, formule permanente de ces comédies, on prend un rythme plus effréné en arrivant près de la pyramide ! Là les portes secrètes et les déguisements qui nous procurent 3 momies simultanées et l'accumulation de gags rapides valent le détour. Au final, ce n'est pas le film le plus réussi du duo comique, mais pour autant que l'on ait envie de rire, on aura un minimum d'idioties à se mettre sous la bandelette. Mario Giguère

ABIMES Aka Below aka Proteus - David Twohy, 2002, États-Unis 

Seconde guerre mondiale, un sous-marin recueille à son bord trois naufragés, un homme, une femme et un autre homme gravement blessé. Leur navire hôpital a été torpillé par un sous-marin d'une seule torpille. Ils sont ensuite pris en chasse par un autre sous-marin et font tout leur possible pour lui échapper en se cachant dans des eaux froides. Mais en plus de cela, des choses étranges se produisent à bord, un tourne-disque se met à fonctionner seul, une force surnaturelle empêche des leviers de fonctionner, l'équipage entend une voix qui leur murmure de faire demi-tour, ils aperçoivent de fugitives apparitions... On soupçonne tout le monde notamment le blessé qui est en fait un nazi... La jeune femme naufragée se met à mener sa petite enquête pour savoir qui était le vrai commandant du sous-marin et ou il est passé...

Voilà un film se déroulant pendant la seconde guerre mondiale à bord d'un sous-marin. L'intrigue tourne principalement autour de l'enquête que mène la jeune femme pour trouver le fin mot de l'histoire (ce qui s'est passé à bord du sous-marin, je ne révèle rien afin de ne pas gâcher le plaisir). Evidemment on a droit aux manoeuvres habituelles d'un sous-marin pour échapper à ses poursuivants. Et le tout teinté de surnaturel, le sous-marin étant hanté par l'ancien commandant (enfin je crois que c'est lui). Malheureusement le mystère du fantôme ne sera pas résolu... Ou alors c'est moi qui ai mal suivit l'intrigue...

Bon... j'ai bien aimé ce film, les acteurs sont bons, les séquences externes du sous-marin sont jolies mais sans montrer de beaux fonds marins et tout... on reste dans l'ambiance de peur de la seconde guerre mondiale quand la vie des équipages était menacée à chaque instant si leur navire était découvert. Le fantôme n'est pas très présent, cela dit quand il apparaît, fugitivement, c'est bien fait, j'ai même fait un ralenti pour tenter d'apercevoir ses traits avant qu'il ne disparaisse. C'est dommage que sa présence n'est pas plus importante. Disons que ce fantôme est un élément déclencheur de l'intrigue.

On ne peut pas qualifier ce film "d'horreur" à mon sens, il n'est pas effrayant, un peu angoissant peut-être mais c'est tout. Cela dit, il est assez agréable à regarder pour les amateurs du genre (chacun ses goûts comme on dit. Au moins il ne pompe pas sur abysses ou les autres films sous-marins. De plus, le fantôme ici n'est pas meurtrier mais cherche juste à être vengé. Dragonvolfied

ADDICTED TO MURDER - Kevin J. Lindenmuth, 1995, États Unis 

Je fus surpris, j'ai bien aimé. Un film de vampires différent qui apporte des nouvelles idées à un genre très essoufflé. Tourné extra cheapo en vidéo avec (pour une fois) une direction photo adéquate aidant grandement à établir l'ambiance recherchée. On est loin du grand film, mais on en sort aucunement déçu. Bad Feeble

AFTER SHOCK - Frank Harris, 1990, États Unis

En son temps, le CYBORG de Pyun a fait des petits. AFTER SHOCK en fait partie: baston de kickfighting dans un futur post apocalyptique résumé à un désert et quelques ruines. Mais Frank Harris est un malin, il ne veut pas faire un CYBORG 2, lui il veut faire son film à lui. Alors il ne met pas de cyborgs en scène, mais une femme extra terrestre à la recherche d'une solution de paix pour sa planète. Pas de chance: les humains font tout pour s'entretuer, et ce n'est pas Richard Lynch ni John Saxon, chefs d'une armée de fascistes sans scrupules, qui vont me contredire.

Les gentils se battent contre les méchants à grands coups de pompe dans la gueule, Matthias Hues promène sa masse musculeuse maladroitement, Michael Berryman porte du rouge à lèvre, Christopher Mitchum joue le chef rebelle qui donnera un exemplaire de la constitution américaine à la jeune extra terrestre incarnée par Elizabeth Kaitan, une des KILLER BIMBOS, et le héros est un bellâtre quasi inconnu qui frappe sec en compagnie de son sidekick noir. Au final AFTER SHOCK est un post nuke mou et assez inintéressant. Kerozene

AGENT DESTRUCTEUR aka CAPTURED aka AGENT RED - Damian Lee, 2000, États Unis/Canada

Ne me demande pas de qui c'est, c'est avec Dolph Lundgren, et je sais pas non plus le nom anglais, peut-être Red Agent... aucune idée. La jaquette, par contre, je l'ai lut, un gars doit tuer tous ceux qui ont participé à l'enlèvement d'Allison. En route, il s'aperçoit que c'est une manipulation... tada !

Ca c'est à l'écrit donc.

A l'image Dolph est un membre des Opérations Spéciales des Marines, chargés des missions difficiles, qui doit rapatrier une arme bactériologique surpuissante : l'Agent Rouge... re-tadaa !

Évidemment des terroristes veulent s'en emparer. Alors ils prennent sous leur contrôle le sous-marin qui transporte l'agent rouge... et on se retrouve dans un genre d'énième Piège de Cristal, Piège à Haute Vitesse, Speed... enfin bref tu vois.

Dolph, sa fiancé qui a des énormes nichons, une sale gueule mais fait du karaté, sont seuls contre tous.

C'est à dire une poignée de terroristes allant toujours par paire, tirant comme des manches, paumés dans un décor éclairé en rouge et jaune. Mais il faut dire que la note est donné dès le début. Il faut absolument admirer le camouflage du commando qui accompagne Dolph... Si tu veux une idée, tu prends de la gouache et tu te peins un très gros éclair noir à travers le visage...

A part ça l'action chauffe surtout au niveau du balai de spots rouges et jaunes qui sculptent le visage viril du suédois armé. Le chef des terroristes est ridicule, la fiancée de Dolph se karate la tronche avec la fiancée du chef, on dirait du catch dans la boue mais habillé.

Bref on s'emmerde un poil. Donc vous ne forcez pas. De toutes façons Dolph il est perdu pour le genre. J'ai vu le Dernier des Templiers aussi une fois, avec Suédois armés, donc... c'était pire. Tristesse. Pirate

ALI - Michael Mann, 2001, Etats-Unis 

Ok, y a pas de gore dans ce film, pas de bébittes, pas de morts violentes ni de gros zombies. Mais l'oeuvre est fantastique et présente un VRAI monstre du sport et de l'histoire américaine.

Alors, comment résumer 30 ans de la vie d'un homme en 2h30 s'est dit par un beau jour ce coquin de Michael Mann. Comment aborder un personnage aussi complexe, aussi charismatique, aussi flamboyant sans être écrasé par son histoire, son statut de légende (vivante !), la passion de ses fans et la critique de ses détracteurs ? Comment ne pas sombrer dans le biopic américain type où l'homme ordinaire doué d'un talent extraordinaire se mesure au monde entier ? En collant à la réalité le plus possible, ce que Mann a fait merveilleusement. Car Ali est du sur mesure pour Mann qui, depuis The Last Of the Mohicans (et puis bien avant, rappelez-vous Thief&ldots;) se passionne pour les outsiders provocateurs. Car Ali est bien plus qu'un simple athlète, une grande gueule et un beau gosse. Ali est sans aucun doute l'un des plus grand représentant des droits civils de cet époque (la scène où, accusé d'anti-patriotisme Ali dit que sa guerre se déroule ici, aux États-Unis et non pas au VietNam, donne des frissons).

De plus, le film de Mann reflète un cinéma américain (Hollywoodien ?) passé, un cinéma qui savait être politisé, religieux, historique et critique tout en restant hautement divertissant. Un film d'outsider typique, tout droit sorti des années 70 (justement, les années " noires " de Ali) avec ce qu'il faut de jugement et de violence. Plus qu'un divertissement, ce film est un constat lié au dernier âge d'or du cinéma américain et à l'une des dernières fois où la société américaine possédait encore une conscience politique. Car Ali est un putain de grand film et sa déconfiture au box-office n'évoque qu'une chose : les Américains n'ont rien à foutre de leur histoire. Que se parcoure de combattant, sur le ring comme dans la société, n'est pas touché le public passe difficilement (beaucoup de jeunots ne connaissent pas le personnage). Mais quand on applaudit à tout rompre un Ali vieillissant et Parkinsonien lorsqu'il allume la torche des JO d'Atlanta mais qu'on refuse de célébrer un trop long 2h30 de sa vie relève de paresse.

Autre preuve de l'hypocrisie américaine : le choix de Denzel Washington comme meilleur acteur au détriment du jeunot Will Smith. Que l'on célèbre une merde calibrée et m'as-tu-vu façon Training Day à la maîtrise du kodak et de son sujet de Ali est impardonnable. Car, qu'on le veuille ou non, la statuette du meilleur acteur n'évoque pas seulement la performance du casting. Elle évoque, comme pour celle du meilleur réalisateur, la qualité d'un film " at large ". Si les grosses larves de l'Academy s'amusent chaque année à offrir son lot de statuettes à tous les favoris (récompensons LOTR pour la technique, A Beautiful Mind pour le coeur et Altman parce qu'il est vieux), pourquoi n'ont-ils pas récompensé Ali ? Will Smith est trop jeune ? Pas à sa place de type de rôle, qu'il retourne à " ses hommes en noirs " ? Denzel, l'autre noir de service attend depuis trop longtemps son Oscar ? Choix politique s'il en est (2 blacks gagnants, du jamais vu), on reste tout de même hypocrite en ne récompensant pas le bon acteur noir. D'accord Ali n'est pas un schizo-mathématicien, ni un débile père d'une petite fille ou encore moins un flic pourri, matière oscarisable s'il en est. Il est complexe, assoiffé de liberté et de justice, un personnage typiquement américain dans son désir d'être mais qui défie surtout l'interne, le pouvoir établis, chose que les académiciens ne doivent pas aimer&ldots;

Bon, c'est pas de la critique, c'est juste un petit commentaire sur un très beau film. Je retourne maintenant visionner ma copie de Buckaroo Banzai. Lloyd Llewellyn

ALIEN: " Director's Cut " - Ridley Scott, 1979/2003, États Unis

On connaît tous l'histoire de ce film, l'ayant vu ou non, alors passons sans la dire pour cette nouvelle version. Après avoir eu des billets gratuits pour une avant-première de ce truc, je me suis laissé tenter sans problème. Voir ALIEN tout beau sur grand écran, c'est tout de même quelque chose ! Mais le sous-titre " Director's Cut " me laissait perplexe quant au contenu vu que le Scott a eu droit à son final cut sur la version originale de '79. La version est bien ce que je croyais...  Toutes les scènes que Scott avaient coupées avec raison se sont maintenant retrouvées dans le truc. Sur des pistes de commentaires ou bien lors de documentaires, Scott avait parlé de ces scènes tout en les faisant découvrir au spectateur en segments de " scènes supprimées " en expliquant pour chacune les raisons précises. Eh bien, si on veut une preuve que les décisions de coupe étaient fondées, nous n'avons qu'à regarder ce " Director's Cut ".

Le rythme en prend un coup et par le même fait son ambiance qui est bien sûr le point clé de ce film. L'ambiance de la version originale, on ne peut rien y redire, mais cette version-ci ajoute des moments qui ralentissent beaucoup trop le tout. Je me demande si Scott a été consulté ou simplement remercié d'un chèque (quoiqu'il ne faudrait pas trop lui en vouloir) ?! Quelques légers plans de la créature en question ont également été ajoutés et enlèvent un certain mystère tout en la démontrant brièvement comme un mec en costume (au moins ils n'ont pas ajouté LE plan que Scott déteste le plus montrant le mec debout dans son costume). On y retrouve même une séquence où on aurait pu penser retoucher le son: une scène en particulier ayant été supprimée, le son de celle-ci avait servi à faire une voix off sur le plan suivant. Eh ben là, la scène est là et la voix off aussi ! Alors le mec, il a l'air vraiment d'un connard à répéter le même truc 2-3 fois.

Bien sûr, on inclut également la scène tant parlée où Ripley découvre les cadavres de ses compatriotes, maintenant accrochés en murale gluante. La raison de la coupure est évidente, mais bon, on voulait en rajouter. Oh ! Et ceci n'a pas entièrement rapport au film, mais les spectateurs d'aujourd'hui avec leurs sacs de popcorn le plus profond du monde, eh bien, on les entend bâiller aux corneilles et rigoler devant un monstre en latex ou mécanique... Bordel...

Donc, on se retrouve avec un repompage du film comme l'avait été EXORCIST, mais celui-ci avait rendu l'auteur du livre, William Peter Blatty, bien heureux après avoir voulu depuis longtemps l'inclusion de plusieurs scènes en question. Ici, ben euh, ça vise qui se truc ?! Le porte-monnaie ?! Mais bon, voir ALIEN sur un grand écran est tout aussi spectaculaire aujourd'hui et je suis bien content de pouvoir me retaper la version originale dans le confort de mon salon. Bad Feeble

THE ALIEN FACTOR - Don Dohler, 1977, Etats Unis 

Dans une petite bourgade perdue au fin fond des States, un mystérieux météore s'est écrasé. Bien sûr, ce n'est pas un vrai météore ! C'est un vaisseau extraterrestre qui abrite de vilains énergumènes très laids qui tuent tout le monde. Mais heureusement, un gentil extraterrestre arrive lui aussi pour chasser les méchants ! Il aura la bonne idée de changer son apparence pour camoufler sa véritable identité aux humains, et puis aussi parce que, il faut le dire, il est très très moche.

Ca faisait un moment que je voulais le voir celui-là, depuis la publication d'une photo dans un numéro de Mad Movies sous la rubrique des Craignos Monsters en fait. Craignos, le film l'est tout entier, et les monstres sont délicieux ! Ca tombe bien. ultra Z, ultra fauché, ce film sans doute amateur est à hurler. Certains acteurs sont à crever tant il est évident qu'ils ne sont pas à l'aide devant la caméra, les dialogues sont par moment tout à fait croustillants. Un film qui ravira les amateurs de zèderie à destination des seconds programmes de drive-in pourraves. Kerozene

The ALIEN'S DEADLY SPAWN - Douglas McKeown, 1983, États Unis

Film sorti en France sous le titre de LA CHOSE, il débute par l'arrivée sur notre belle planète d'un météore dans lequel habite une sorte de têtard phallique muni d'une bouche pleine de dents acérées. Ce phallus ambulant investit les sous-sols d'une demeure de campagne et grandit, jusqu'à atteindre des proportions honorables, et se voit soudains muni de trois bouches, de pattes et de je ne sais quoi tant sa morphologie est inhabituelle. En plus il fait des petits. Aveugle, cette entité gloutonne se dirige aux bruits.

Dans la maison vit un gamin fan de bis horrifique, son frangin qui nous offre une scène de drague anthologique - pas de bol, car après avoir embrassé sa chère et tendre pour la première fois, celle ci se fera décapiter, des parents et de la famille. Bref, suffisamment de victimes potentielles pour nous offrir des scènes de boucheries bien gerbeuses entre les innombrables dialogues d'une extrême platitude.

La créature est surprenante, pleines de dents et de bave, elle est superbe. Kerozene

ALIEN : RESURRECTION - Jean-Pierre Jeunet, 1999, États Unis

J'ai toujours eu foi en Jean-Pierre Jeunet. Ni DELICATESSEN ni LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS ne m'ont déçu. Désormais, Jean Rollin n'est plus le seul en France à avoir sa griffe caractéristique, son "souffle" unique.  Mes pires craintes étaient qu'Hollywood aurait pu pourrir l'imagerie et le sens de l'esthétisme de Jeunet. Mais rien de tel ne s'est produit, et il a même embarqué dans l'aventure quelques-uns de ses acteurs fétiches, dont Ron Perlman, la sale gueule déformée, dans un de ses premiers rôles d'individu "normal".  L'image, dès le départ, a tout pour séduire, et le film baigne en entier dans des verts sombres fabuleux. La photographie est des plus réussi et même la trame sonore symphonique n'a pas gâché mon plaisir. Quant au récit, eh bien toutes les excuses sont bonnes pour faire revivre la légende Alien, mais je dois avouer qu'on y croit presque. Et on ressent même un pincement de pitié quand on voit la dégoulinante créature être littéralement éjectée par une brèche dans le vaisseau, geste ultime de destruction des Alien. Sauf qu'ils vont sûrement trouver un nouveau prétexte pour une suite, ils sont si ingénieux... Orloff

ALIEN VS. PREDATOR - Paul W.S. Anderson, 2004, États-Unis

Un satellite détecte sous la calotte glaciaire du grand nord une source énergétique inexpliquée qui proviendrait d'une étrange pyramide enfouie 200 pieds sous la glace. Une équipe se rend sur place pour y découvrir un temple érigé à la gloire de chasseurs interstellaires: les predators. Dans ce temple, les humains servaient à incuber l'objet de leur chasse favorite, à savoir les aliens. Voila que la machine est relancée...

Rien que l'idée de voir Alien et Predator se fritter la gueule provoque un nombres d'idées fantasmatiques vertigineux! Les deux plus grands salopards de l'espace s'explosant la tronche au milieu d'humains vulnérables aurait du donner un film totalement destroy, voire carrément dantesque. Malheureusement, il n'en est rien. Sans vouloir trop en dévoiler, Anderson (pour qui j'ai beaucoup de respect malgré tout) a purement et simplement détruit l'essence même des deux franchises en allant même jusqu'à ridiculiser l'extraterrestre rasta. Le fanboy autoproclamé a étonnamment fait abstraction d'une bonne partie des fondements déjà établis. Dommage. Il ne restera tout au plus qu'un ou deux plans d'une grande beauté et un sérieux pincement au coeur pour quiconque porte les deux monstres spatiaux dans son coeur. Kerozene

Site officiel : avp-movie.com

The AMAZING CAPTAIN NEMO aka Le RETOUR DU CAPITAINE NEMO - Alex March avec Jose Ferrer, Burgess Meredith, 1978, États Unis

En ces temps ou nous célébrons le centenaire de la mort du romancier visionnaire qu'était Jules Verne, je ne pouvais me permettre de louper ce petit téléfilm diffusé en plein après midi par une chaîne câblée française ! Bien m'en a pris... Au final, une franche rigolade, et ce pauvre Jules qui à dû se retourner dans sa tombe...

Jugez plutôt : 2 plongeurs de l'US navy découvrent par le plus grand des hasards un submersible prisonnier de roches sous-marines... A l'intérieur, ils vont actionner un mécanisme par inadvertance, réveillant ainsi un vieux barbu d'un sommeil de plomb. Ce Père Noël est en fait le Capitaine Nemo, qui s'est assoupi depuis 100 ans et le navire dans lequel ils ont fait irruption est le Nautilus. Nos deux plongeurs vont accepter très rapidement cet état des faits et tenter de persuader Nemo d'amener le Nautilus à San Francisco pour une visite des 20.000 lieues (des 60.000 km donc) ! Afin de les remercier, Le captain Nem' (pour les Asiatiques) va accepter d'aider le président des USA à stopper un mégalo qui menace de raser Washington avec des missiles...!

Quand on rajoute à ce melting pot des combats sous-marins au pistolet laser, des maquettes de submersibles à gogo et des hommes de l'Atlantide dérangés par la venue de ces maquettes nucléaires.. on aura le topo... 

A part le rire bien involontaire provoqué devant tant d'incohérences et qui ne semble vraiment gêner personne, rien n'est à tirer de ce téléfilm insipide. Une remarque tout de même : Des mots d'excuses à Mr J.Vernes aurait été appropriés dans le générique de fin. Marc Evil

The AMAZING TRANSPARENT MAN - Edgar G. Ulmer, 1960, États Unis

Voilà un petit film de 1960, avec un homme transparent ( c'est la même chose qu'invisible, mais ça sonne original, ah) avec des inconnus dans une histoire de savant allemand obligé de créer une formule pour bâtir une armée de soldats invisibles. Tout va foirer, évidemment, mais le savant nous demandera, en se tournant vers la caméra : qu'est-ce que vous feriez avec un secret aussi terrible ? Quelques bons moments dans un ensemble un peu quelconque...  Mario Giguère

AMAZON WOMEN ON THE MOON - Joe Dante, Carl Gottlieb, Peter Horton, John Landis et Robert K. Weiss, 1987, États Unis, 87m

Ce film à sketches de 1987 se veut une parodie de ce que la télévision nord-américaine proposait à son public à cette époque. Comme la plupart des films à sketches (et de surcroît, comme la plupart des patchworks réalisés par plusieurs cinéastes différents), le résultat varie d'un épisode à l'autre.

J'ai hélas vu le tout dans une version française lamentable qui n'arrangeait rien (le sketch " Blacks Without Souls " devenait : " Les Noirs qui swinguent comme des Blancs ", et " 1-800-get-hair " : " 1-800-moquettez-vous-la-tête "...).

Cela étant dit, vu sa durée compacte (moins de 90 minutes), le film recèle des moments amusants et peut se laisser regarder pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant ce soir-là, et dans un état d'esprit résolument potache et second degré. Le tout se présente comme une sorte de zapping sur différents postes, de style et de tonalités variées.

Le début est un peu navrant : MONDO CONDO, en dépit de son titre, nous présente les pitreries d'un Arsenio Hall qui en fait des tonnes, et le tout ressemble à THERE'S SOMETHING ABOUT MARY et autres comédies aux gags visuels destinés à un public d'ados pas très regardant. La suite vaut mieux.

Parmi les moments d'anthologie : Joe Dante se paie un véritable hommage d'amateur en dirigeant un segment qui met en vedette Henry Silva : BULLSHIT OR NOT. Il s'agit d'une émission de télé du genre DOSSIER MYSTÈRES, consacrée à l'exploration d'énigmes célèbres. Sylva tente de nous persuader que Jack l'Éventreur était le monstre du Loch Ness et nous avons aussi droit à une reconstitution du naufrage du Titanic assez grotesque. Des bons points pour Dante, de même que son HAIRLOOMING.

Aussi à signaler : 

- SON OF THE INVISIBLE MAN, une parodie très amusante du INVISIBLE MAN des années 30

- AMAZON WOMEN ON THE MOON, qui recrée les films de science-fiction américains de série très " B " que les chaînes américaines avaient l'habitude de programmer tard le soir. Maintenant, hélas, les info pubs ont remplacé ces séries B, mais il n'y a pas si longtemps, on pouvait voir des programmes doubles de séries B à CFCF-12 notamment.

Les " fanboys " s'amuseront de voir Forrest J. Ackerman dans le rôle du président des États-Unis dans ce dernier segment, mais aussi Russ Meyer en patron de club vidéo qui refile à son client une cassette bien particulière. Toujours dans le registre " bis ", on aperçoit Sybil Danning en amazone, de même que la scream-queen Monique Gabrielle. De manière plus surprenante, Michelle Pfeiffer joue une mère étonnée par un médecin fou.

Quelques longueurs et des sketches un peu ratés viennent hélas baisser le niveau qualitatif, mais il ne faut sans doute pas se montrer trop regardant envers cette pochade qui, de toute évidence, n'a d'autre but que de se moquer gentiment de la télévision et de son univers. Howard Vernon

AMAZONS - Alex Sessa, États Unis, 1986 

Dans un monde où règne la barbarie, un cruel sorcier ayant le pouvoir de diriger la foudre du bout de ses doigts sème la terreur et projette de conquérir le monde. Une troupe d'amazones, peu vêtues, réussi à faire en sorte qu'il ne s'approprie pas la fameuse pierre magique qui l'aurait rendu invincible. L'une d'elles a d'ailleurs une vision, celle d'une épée qui aurait le pouvoir de mettre fin aux agissements du méchant sorcier. Avec une copine, elles formeront un duo de blondasses siliconées top bien foutues qui traverseront moult périples afin de trouver cette fameuse épée. Les dangers sont nombreux: mâles en rut, gros serpent, tribu primitive, femme-lionne, le spectateur en a pour son argent (hum). De son coté, le vilain sorcier couche avec la chef des amazones, top bonne elle aussi, infâme traîtresse qui ne mérite que la mort et le mépris.

Cette production Corman probablement réalisée en deux jours est risible. Il n'aurait pas été compliqué de donner un peu de tonus à cette soupe en soignant un tout petit peu les combats par exemple, tant ceux-ci sont mal fichus. Les amateurs de gros Z se marreront et apprécieront les plastiques féminines, les autres sombreront dans un ennui profond. Kerozene

The AMERICAN ASTRONAUT - Cory McAbee, 2001, États Unis

Samuel Curtis, cow-boy solitaire bourru portant à merveille le blouson de cuir et la barbe de trois jours façon aventurier baroudeur, est un transporteur intersidéral que les années-lumière ne parviennent pas à fatiguer. Il sillonne l'espace aux commandes de son vieux rafiot fatigué qui fait passer la navette de Buck Rogers pour un modèle de technologie. Un espace peuplé de mâles suants et de camionneurs intergalactiques pour qui les femmes ne sont qu'un souvenir impossible. Pourtant, elles existent, recluses sur une planète qui leur est entièrement destinée, isolées de toute menace masculine. La mission de Curtis pourrait être simple : livrer à ces femmes une machine à cloner un homme, mais c'est sans compter sur l'acharnement maladif d'un professeur psychopathe attardé lancé à ses trousses.

Cory McAbee réalise, écrit, produit et interprète ici son premier long métrage. Avec les membres de son groupe de rock'n roll The Billy Nayer Show, Cory produit au travers de BNS Productions trois courts métrages entre 1993 et 1994. Trois films qui mélangent humour, science-fiction et rock'n roll. Après une période de gestation, les joyeux drilles réalisent leur premier long métrage, une comédie musicale en noir et blanc, hommage aux serials de science-fiction des années quarante, Flash Gordon en tête. Le film parvient à assembler l'humour des trois Stooges à celui de Samuel Becket dans un univers qui fait irrémédiablement songer à celui de David Lynch. Ce cocktail futuriste improbable, pourtant indéniablement réussi, bénéficie d'une bande son groovy délivrée par, évidemment, The Billy Nayer Show. The American Astronaut parvient à prouver que le cinéma de science-fiction ne nécessite pas forcément de budget pharaonique ni d'images de synthèse chatoyantes pour réussir, mais principalement d'idées et de talent.

Prix du meilleur long métrage, LUFF 2003  Kerozene

site officiel : americanastronaut.com

AMERICAN PSYCHO - Mary Harron, 2000, États Unis 

Depuis le temps...  J'ai tout entendu: ce film est bien, fidèle, nul, infidèle, soft, pas si soft, blablabla... Je n'ai pas lu le book, mais j'en ai beaucoup entendu parler. Et je me le lirai un de ces 4. Mais je peux tout de même me faire une opinion sur ce film. C'est nul. Mis à part une jolie photo, c'est gonflant, c'est chiant, c'est pas crédible pour un pet, c'est un slasher soft... Les scènes de meurtres se veulent gore et choquantes (d'après ce que j'ai lu), je les ai trouvées dignes d'un Disney. Les scènes de baise sont plus rigolotes, mais pas excitantes pour un sou. Nul doute que le bouquin est inadaptable, mais était-c'une raison pour le transformer en téléfilm de luxe ? De luxe ? Et encore... Sous ses allures de films confortables, le film nous laisse un arrière-goût de série Z, sans en avoir le charme. Dommage, il y avait sans doute matière à une belle oeuvre subversive. Kerozene

An AMERICAN WEREWOLF IN PARIS - Anthony Waller avec Julie Delpy, 1997, États Unis, Angleterre, Luxembourg, France

Trois crétins américains débarquent à Paris pour un festival de crétinerie: saut de Bungee de la tour Eiffel, culbutage de Françaises, voyez le genre, avec compilation de note pour chaque exploit. Ils sauvent in extremis une jolie demoiselle qui veut se suicider et s'accrochent à elle. Mais elle et sa famille cachent un secret évident, ce sont des lycanthropes.

Mais qu'est-ce que Julie Delpy est-elle allé faire dans cette aventure dont la piètre qualité devait être évidente à la lecture du scénario ? Et Tom Novembre ? Et je me rappelle Waller de se vanter de ses loups-garous digitaux, plus affreux tu meurs, le reste des maquillages n'est pas non plus extraordinaire. En fait on repompe sans talent le film original de John Landis. Tout sonne faux, la tour Eiffel et tous les Français qui déambulent, rein ne se tiens dans le scénario et la réalisation n'est pas mieux. Abrutissant. Mario Giguère

AMITYVILLE la maison du diable - Stuart ROSENBERG, 1979, États Unis

Une famille emménage dans une sinistre maison dont la façade fait penser à un visage avec ses deux fenêtres latérales qui ressemblent à des yeux et dans laquelle, un 13 novembre 1974 (pour être précis), un jeune massacre soudainement toute sa famille sans explication (sympa le gars !!!). Dans cette demeure, il va se passer, tout au long du film, différent événements terrifiants (craquements, invasions d'insectes, sang coulant des murs et autres...). Jusqu'au moment ou notre belle famille finira par quitter cette maison habitée par le diable en sombrant à leur tour dans la folie (oulala!!! ça fait peur!!! du coup, je vais vendre ma maison pour acheter une caravane).

Inspiré soit disant de fait réel (sisi, j'ai lu un article la dessus), AMITYVILLE est un bon petit film d'épouvante assez efficace (c'est bien sûr mon avis). Avec de bonnes petites scènes à faire quelques cauchemars la nuit (une tête fendue en deux, un prêtre qui devient aveugle, etc...). FAUT-IL OUVRIR LES PORTES DE L'ENFER ??? Bin! moi je préfère les refermer à clef, et à double tour, s'il vous plaît... Comme tout bon film d'horreur et d'épouvante, il y a eu plusieurs suites dont un deuxième volet encore bien meilleur (toujours mon avis).

Dans le même genre :

GHOST STORY, THE EVIL, INFERNO, le très bon SHINNING, le génial L'AU-DELA, POLTERGEIST, LA MAISON PRES DU CIMETIERE ( un de mes préférés, étant fan de L. FULCI) etc...etc... Badboy 6893

The ANGRY RED PLANET - Ib Melchior, 1960, États Unis  

La première mission sur Mars a enfin eu lieu, seulement voila, la fusée, avec à son bord quatre passagers, flotte en orbite autour de la planète rouge telle un vaisseau fantôme. Sont-ils toujours en vie ? Depuis la Terre, suite au pressage d'un bouton précédé d'un compte à rebours, la fusée se voit rapatriée sur notre bonne vieille planète. Elle se pose. La porte s'ouvre. Et sort la représentante de la gente féminine. A bord se trouve également le capitaine, victime d'un étrange virus. Peut-on le soigner ? Que s'est-il passé ?

Après avoir recouvré ses esprits, la jeune femme raconte leur périple. Flash-back (là gros spoiler, je dévoile absolument tout, ou presque, t'es prévenu....). Le voyage jusqu'à Mars s'est déroulé comme sur des roulettes, la fusée s'est posée tranquillement et le paysage est beau, mais rouge. Une flore resplendissante, mais rouge elle aussi, recouvre cette merveilleuse planète. Cependant, un des scientifiques est persuadé qu'ils sont surveillés. Lors de leurs différentes sorties sur la planète, ils découvrent une gigantesque plante carnivore qui tente de dévorer la jeune femme, mais aussi une créature hybride, sorte de mix entre un rat, une araignée et une chauve-souris de quinze mettre de haut, ainsi qu'une amibe géante qui tente de dévorer la fusée ! Et un martien à trois yeux ne fait rien qu'à les surveiller. Ils découvrent au milieu d'un lac une cité ultra moderne, mais, suite à la rencontre avec notre amibe, se voient contraint de rebrousser chemin. Avant de partir ils reçoivent un message plein de bon sens, les prévenant qu'ils n'avaient pas intérêt à remettre les pieds sur Mars car à l'heure actuelle, les hommes sont un peu trop cons: ils ne sont même pas capables de vivre entre eux sans se cogner dessus.

Un joli message pacifiste conclut donc ce film de SF ultra kitsch mais fort sympathique, dont l'ambiance martienne à l'atmosphère rouge ultra saturée est du plus bel effet. Ah oui, notre scientifique malade sera sauvé. Les deux autres sont décédés... Kerozene

ASWANG aka The UNEARTHLING  - Wrye Martin/Barry Poltermann, 1994, États Unis

Une jeune fille sans le sou accepte de devenir mère porteuse pour un couple stérile. Son contrat implique que le bébé qu'elle porte deviendra la propriété du couple. Selon les désirs du mari, l'accouchement doit se passer dans la demeure familiale, une grande propriété campagnarde habitée par sa mère et une gouvernante philippine. Une demeure étrange à l'atmosphère inquiétante dont une cabane annexe délabrée est habitée par une soeur invisible. La mère est mourante, la gouvernante mystérieuse, et pour cause, la pauvre fille est tombé dans une famille d'aswang, autrement dit une espèce de vampires philippins se nourrissant de foetus.

Film indépendant fauché baignant dans le folklore philippin, ASWANG réserve de belles surprises et fait mouche à plus d'un titre. L'ambiance poisseuse et inquiétante du film est particulièrement bien retranscrite. De plus, les moments chocs ainsi que les d'anthologiques scènes d'humour noir ne manquent pas. Les aswang sont parfaitement inquiétant, fini les canines acérées, ici les créatures se nourrissent via une longue langue cylindrique pénétrant le vagin de l'hôte de leur victime afin d'y sucer le foetus. Ce concept fascinant est ici parfaitement exploité et détourné, comme le prouve cette scène où la grand-mère se retrouve suspendue dans le vide par sa langue coincée dans une fenêtre. Malsain, passablement gore et décomplexé, ASWANG ne cherche pas à faire dans la gaudriole, mais bel et bien dans le film d'horreur pur. Et c'est tant mieux.

Ce petit film fort surprenant avait fait parler de lui lors d'une projection à Sundance. Cependant, le succès ne fut pas au rendez-vous et il fut exploité en vidéo dans une version tronquée sous le titre de THE UNEARTHLING. Pourtant, il mérite franchement que l'on s'y arrête, et l'édition du DVD Mondo Macabro lui rend justice. Kerozene

ATTACK OF THE 50 FT. WOMAN - Christopher Guest, 1993, États Unis 

Dans les années 1950, dans une petite ville au milieu du désert, la pauvre Nancy Archer (Daryl Hannah - également productrice), épouse amoureuse de son Daniel Baldwin de mari adultère et fille d'un industriel ingrat, fait la rencontre d'une soucoupe volante alors qu'elle se trouvait au volant de sa décapotable. Quelques temps plus tard, suite à un excès de colère, la belle blonde se voit grandire soudainement pour atteindre une taille de 15 mètres !

Honnête remake-hommage aux séries B des années 1950 pour le compte de la HBO, le film de monsieur Jamie Lee Curtis (et acteur scénariste de THIS IS SPINAL TAP) prend soin de ne pas sombrer dans l'hommage kitsch ridicule et garder un point de vue respectueux de ses films inspirateurs. Divertissement bon enfant au discours féministe, il ne manque pas non plus d'humour, surtout lorsque Nancy Archer, du haut de ses 15 mètres, propose à son époux de continuer à l'aimer comme auparavant. L'idée de soudain se voir réduit à l'état de godemiché vivant le révoltant au plus haut point... Kerozene

ATTACK OF THE GIANT LEECHES, Bernard l Kowalski, 1959, États Unis

Un tenancier de bar armé de sa carabine prend sur le vif sa femme et son amant dans les bois. Il les forcent à se caler dans l'eau pour leur donner leur dernier coup de grâce, mais arrive une étrange créature avec des tentacules qui emporte sous l'eau nos deux victimes. Le barman sera accusé de meurtre. Deux volontaires qui fouillaient le lac pour récupérer les cadavres disparaîtront eux aussi. Un policier enquêtera sur les étranges disparitions pour découvrir qu'ils y a bel et bien deux étranges créatures armées de gros tentacules dans le fond du marais, qui habitent une grotte sous-marine et qui ont besoin de sang pour survivre. Une bonne petite heure qui passe vite produit par Roger Corman. Rana

ATTACK OF THE KILLER TOMATOES - John de Bello, 1978, États Unis

Les États-Unis sont attaqués par les pires créatures de l'histoire du cinéma, des tomates tueuses voraces ! Un agent du gouvernement accompagné d'un soldat qui tire son parachute derrière lui continuellement s'allient pour trouver la solution qui éliminera les fruits de l'enfer.

Ce film a une drôle de réputation. La plupart des gens sont surprit d'entendre qu'il existe réellement et sont portés à croire qu'il s'agit d'un véritable film d'horreur. Évidemment, cette affirmation est fausse puisqu'il s'agît plutôt d'une parodie du genre ressemblant plus à NAKED GUN qu'à NIGHT OF THE LIVING DEAD. Le film s'avère particulièrement drôle si l'on se met dans le bon état d'esprit et que l'on accepte ses quelques petits défauts, un scénario mal bâclé sans continuité et un jeu d'acteur souvent mauvais, qui lui donnent quand même un certain charme. Ce qui rend le film hilarant s'avère être les trouvailles du scénario qui réussissent souvent à surprendre tellement elles sont incroyables. Un bon divertissement pas méchant du tout présenté sur un superbe DVD. Oncle Freak

L’AUBERGE DE LA TERREUR aka Terror at Red Wolf Inn - Bud Townsend, 1972, États Unis

Une étudiante gagne un voyage lors d'un concours. Elle séjourne dans une auberge tenue par un couple et leur petit-fils. Au fur et à mesure de l'histoire, les personnes séjournant dans cette auberge disparaissent et cette brave étudiante va se rendre compte que les pensionnaires servent d'en-cas, préparés par mère-grand et gran'pa, aidés par leur taré de petit-fils. Une idée plutôt marrante (à défaut d'être originale),un peu d'humour noir et une fin sympathique. C'est le côté positif. Pour le négatif, c'est quand même relativement chiant à suivre, les doublages français sont à nuls et on est heureux que ça se termine.. Abronsius

AXE aka CALIFORNIA AXE MASSACRE aka THE VIRGIN SLAUGHTER aka LISA LISA - Frederick R. Friedel, 1974, États Unis

Trois truands brutaux investissent une bâtisse isolée après avoir perpétré un meurtre crapuleux et terrorisé une tenancière de drugstore en se prenant pour Guillaume Tell. Cette bâtisse abrite Lisa, une jeune et jolie jeune fille complètement à coté de la plaque et suicidaire qui décapite des poulets le regard vide et nourri son grand-père réduit à l'état de légume avec des oeufs crus. Lisa accueille dans l'indifférence totale la petite bande de criminels, obéit aveuglément à leurs ordres sans opposer la moindre résistance. Elle s'en fout.

Comme Lisa est plutôt jolie, et toute fraîche, il fallait bien qu'un des salopards se décide pour la culbuter à son insu, et c'est le gros de service qui s'y colle. Manque de pot, son air absent dissimule en réalité une fougue meurtrière à toute épreuve: Lisa se munit d'un rasoir et découpe le porc avant de le finir à la hache dans la baignoire. Elle finira par manipuler les deux autres, poussant la perversion jusqu'au cannibalisme...

Parrainé par Harry Novak, ce micro-budget qui tente de surfer sur la vague MASSACRE A LA TRONCONNEUSE (d'où le aka CALIFORNIA AXE MASSACRE) se veut glauque et malsain. Si l'ambiance fait effectivement illusion par moment, il faut bien admettre que l'ensemble - totalement amateur par ailleurs - ne réussit pas à susciter un intérêt bien élevé. Le film part tout de même d'une louable intention et ravira les amateurs de Revenge flick à la LAST HOUSE ON THE LEFT. Mention spéciale tout de même à la fille qui joue Lisa, saisissante de passivité. Kerozene

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DARIO ARGENTO

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