Les États Unis sont incontournables et produisent un nombre fou de films, à la qualité diverse. Retrouvez aussi les réalisateurs américains  AL ADAMSON | CHARLES BAND | LARRY BUCHANAN | LARRY COHEN | ROGER CORMAN | DAVID DeCOTEAU | CLINT EASTWOOD | BERT I GORDON | STUART GORDON | HERSCHELL GORDON LEWIS | RUSS MEYER | SAM NEWFIELD | ALBERT PYUN | FRED OLEN RAY | BILL REBANE | GEORGE ROMERO | EDGAR G. ULMER et les acteurs CHARLES BRONSON | LON CHANEY | SYBIL DANNING | CLINT EASTWOOD | BELA LUGOSI | CHUCK NORRIS | ELVIS PRESLEY | STEVEN SEAGALL | VINCENT PRICE  sur leur pages et visitez notre page LISTING pour voir nos autres sections thématiques pleines de films américains

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


ABATTOIR 5 aka SLAUGHTERHOUSE-FIVE - George Roy Hill, 1972, États Unis

Résumé le film ne serait pas vraiment utile. Sa structure décousue ne rend pas la chose aisée. Toujours est-il que voila: un homme se voit "téléporter" dans le temps et passe ainsi du statut de jeune pubère durant la deuxième guerre mondiale à la merci des allemands, au statut d'homme marié à un boudin, père de deux enfants, qui fantasme sur une miss de Playboy. Ces "voyages" dans le temps sont en fait les conséquences des actions d'un peuple extra-terrestre avide de connaissance. Le titre, ABATOIR 5, est le nom du camp de prisonniers situé à Dresden où eu lieu un bombardement apocalyptique plus meurtrier que la bombe d'Hiroshima.

Ce film est vraiment surprenant et bien fascinant, avec son histoire à la Quatrième Dimension. L'interprétation impeccable y est pour beaucoup. Il peut paraître daté et dépassé aujourd'hui face aux films actuels, et pourtant il est d'actualité, ce n'est pas un film marqué par son époque, c'est un film qui sort du lot et qui - je le pense - conservera son impact quelques temps encore, ce qui n'est pas si évident. Kerozene

ABBOTT AND COSTELLO GO TO MARS aka 2 Nigauds chez Venus - Charles Lamont, 1953, États Unis 

Dans le secret absolu, des scientifiques américains s'apprêtent à faire un premier voyage spatial: reste à décider quelle planète visiter et qui choisir comme équipage. Dès que tout est placé dans la fusée on part ? Abbott joue le type chargé de remplir la fusée, aidé par Costello, arrivé par inadvertance sur la base secrète et forcé d'aider le chargement. Naturellement il actionne des manettes... qui font décoller la fusée. Et nos amis de se croire atterrir sur Mars... alors qu'ils sont au mardi-gras de la Nouvelle Orléans. Deux évadés de prison vont les forcer à redécoller pour Mars... pour atterrir sur Vénus. La reine de Vénus, sous les supplications des ses amazones, prend le petit gros comme roi, les hommes ayant été éliminés de la planète il y a des centaines d'années.

Finalement, en y repensant, le slapstick américain et la comédie italienne ont bien des choses en commun. Le petit gros, ici Lou Costello, tiens la comparaison avec Alvaro Vitali: on reçoit des baffes à répétition et les belles femmes s'amourachent de nous ! C'est d'ailleurs sur Vénus que l'on rira le plus, l'accumulation des preuves d'affection de ces belles dames (toutes des compétitrices du concours Miss univers de l'époque) et les tests auxquels la reine soumet Lou sont encore rigolos. Anecdote: une partie des décors coûteux a été réutilisés sur le film THIS ISLAND EARTH. C'est un des 8 films offerts sur la 3ème compilation dvd offerte par Universal, qui inclut les rencontres du duo avec les monstres de la Universal, une vraie aubaine. Mario Giguère

ABBOTT AND COSTELLO IN THE FOREIGN LEGION - Charles Lamont avec Bud Abbott, Lou Costello, Patricia Medina, 1950, États Unis

Surprise, on débute dans une arène de lutte ou Bud est en séance de travail sur le scénario du combat à venir ! Mais Abdullah refuse de perdre le dit combat et repart vers son paya natal, au grand dam de Bud et Lou. Coincés par la mafia du coin qui perd de l'argent si le combat n'a pas lieu, nos comparses partent pour Alger à la recherche du lutteur. Ils se retrouvent mêlés à une affaire de banditisme et signent sans le savoir un contrât d'engagement de cinq ans avec la Légion Étrangère. La légion le regrettera !

Petit film léger remplit de quiproquos et de blagues physiques, on retient le passage à sec dans le désert avec ses mirages et son poisson à dentier. Sans oublier les combats de lutte, ou l'on aura droit à l'inoubliable Tor Johnson, PLAN NINE FROM OUTER SPACE, qui n'a pas grand dialogue à apprendre. Sans oublier l'absurde séquence ou Bud et Lou se frappent, incapables de se rendre compte qu'ils se pourchassent l'un et l'autre. Tout cela a pas mal vieilli, mais parfois, on en demande pas plus. Mario Giguère

ABBOTT AND COSTELLO MEET THE KILLER, BORIS KARLOFF - Charles Barton avec Bud Abbott, Lou Costello, Boris Karloff, 1949, États Unis

Un petit hôtel, un meurtre et plein de gens louches. Lou et Bud interprètent deux cousins, le bellboy et le détective privé de l'Hôtel qui vont s'aider en tentant de disculper Lou qui est le principal suspect. Quand la police va découvrir que Lou ne peut pas être le coupable, rien ne sera vraiment simple, les cadavres s'accumulant et tout le monde essayant de tuer Lou. Dans un final surprenant, on se déplace dans des cavernes immenses ou Lou est pourchassé par le tueur masqué des pieds à la tête.

Boris Karloff joue un hypnotiseur qui tente en vain de pousser Lou au suicide! Les gags abondent et le scénario garde le mystère de l'identité du meurtrier jusqu'à la fin. Jeux de mots, gags de situation et gadgets nombreux assurent un bon moment pour une comédie prévue à l'origine pour Bob Hope ! Mario Giguère

ABBOTT AND COSTELLO MEET THE MUMMY - Charles Lamont, 1955, États Unis 

Stationnés en Égypte, Bud et Lou deviennent détenteurs d'un médaillon convoité par plusieurs personnes. Ce bijou antique appartient à une momie et permettra à celui qui peut en lire les inscriptions de retrouver un fabuleux trésor, mais il donne en prime la malédiction de Clarisse au porteur. Entre les disciples d'une secte égyptienne, une bande de malfrats qui ne veulent que le trésor et la momie qui veut son médaillon, nos comparses vivront bien des aventures hystériques.

Moins réussi qu'un ABBOT ET COSTELLO MEET FRANKENSTEIN, qui avait plus de vedettes et de monstres, cette histoire de momie ressemble à beaucoup de ces films qui, à l'instar de son monstre, sont souvent lents et moroses. Après une première partie plutôt tranquille, avec quelques numéros de danse et une chanson, formule permanente de ces comédies, on prend un rythme plus effréné en arrivant près de la pyramide ! Là les portes secrètes et les déguisements qui nous procurent 3 momies simultanées et l'accumulation de gags rapides valent le détour. Au final, ce n'est pas le film le plus réussi du duo comique, mais pour autant que l'on ait envie de rire, on aura un minimum d'idioties à se mettre sous la bandelette. Mario Giguère

ABIMES Aka Below aka Proteus - David Twohy, 2002, États-Unis 

Seconde guerre mondiale, un sous-marin recueille à son bord trois naufragés, un homme, une femme et un autre homme gravement blessé. Leur navire hôpital a été torpillé par un sous-marin d'une seule torpille. Ils sont ensuite pris en chasse par un autre sous-marin et font tout leur possible pour lui échapper en se cachant dans des eaux froides. Mais en plus de cela, des choses étranges se produisent à bord, un tourne-disque se met à fonctionner seul, une force surnaturelle empêche des leviers de fonctionner, l'équipage entend une voix qui leur murmure de faire demi-tour, ils aperçoivent de fugitives apparitions... On soupçonne tout le monde notamment le blessé qui est en fait un nazi... La jeune femme naufragée se met à mener sa petite enquête pour savoir qui était le vrai commandant du sous-marin et ou il est passé...

Voilà un film se déroulant pendant la seconde guerre mondiale à bord d'un sous-marin. L'intrigue tourne principalement autour de l'enquête que mène la jeune femme pour trouver le fin mot de l'histoire (ce qui s'est passé à bord du sous-marin, je ne révèle rien afin de ne pas gâcher le plaisir). Evidemment on a droit aux manoeuvres habituelles d'un sous-marin pour échapper à ses poursuivants. Et le tout teinté de surnaturel, le sous-marin étant hanté par l'ancien commandant (enfin je crois que c'est lui). Malheureusement le mystère du fantôme ne sera pas résolu... Ou alors c'est moi qui ai mal suivit l'intrigue...

Bon... j'ai bien aimé ce film, les acteurs sont bons, les séquences externes du sous-marin sont jolies mais sans montrer de beaux fonds marins et tout... on reste dans l'ambiance de peur de la seconde guerre mondiale quand la vie des équipages était menacée à chaque instant si leur navire était découvert. Le fantôme n'est pas très présent, cela dit quand il apparaît, fugitivement, c'est bien fait, j'ai même fait un ralenti pour tenter d'apercevoir ses traits avant qu'il ne disparaisse. C'est dommage que sa présence n'est pas plus importante. Disons que ce fantôme est un élément déclencheur de l'intrigue.

On ne peut pas qualifier ce film "d'horreur" à mon sens, il n'est pas effrayant, un peu angoissant peut-être mais c'est tout. Cela dit, il est assez agréable à regarder pour les amateurs du genre (chacun ses goûts comme on dit. Au moins il ne pompe pas sur abysses ou les autres films sous-marins. De plus, le fantôme ici n'est pas meurtrier mais cherche juste à être vengé. Dragonvolfied

ABRAXAS, GUARDIAN OF THE UNIVERSE - Damian Lee avec Jesse Ventura, Sven Ole-Thorsen, Marjorie Bransfield, 1999, Canada/États Unis, 90m

Abraxas (Jesse Ventura) est un policier interstellaire vieux de 11,000 ans, un genre de Terminator des pauvres, qui arrive sur terre pour capturer son ancien partenaire, Secundus (l'histoire ne dit pas si les vendeuses de beignes de l'espace les surnomment Primo et Secundo). Secundus a mis enceinte d'une imposition des mains la blondinette Sonia, qui accouche en deux minutes, gardant ses pantalons. Abraxas refuse de tuer la mère et l'enfant, qui a le potentiel de trouver la formule "anti-vie" qui assurerait pouvoir et immortalité à Secundus. Abraxas préfère mettre derrière les barreaux Secundus, qui s'échappera cinq ans plus tard. Abraxas ne semble plus avoir de choix , il doit détruire l'enfant avant que son ex-partenaire ne devienne le maître de l'univers.

Dialogue fictif entre le monteur du film et le réalisateur:

- Hé Damian, le film fait penser au Terminator, avec le méchant qui a le même accent que Schwarzenneger et ses petites phrases clés.
- Ben oui, en plus de Blade Runner avec sa voix off et son atmosphère et ses ralentis...
- hein, y a pas trop de ralentis dans Blade Runner !
- Ah zut j'ai mélangé mes influences de John Derek dans son Tarzan !
- Mais on passe de l'automne à l'hiver et un pied de neige, tu pense pas qu'on devrait mettre quelques plans de neige qui tombe pour montrer la transition ?
- Le monde remarqueront pas !
- Oui, mais y a ce type dans le village qui dit qu'y a pas de strip-teaseuses dans cette petite ville et quinze minutes après on est dans le bar de danseuses, tu veux que je coupe le gars ou la fille ?
- Voyons, en voyant la danseuse les gars vont oublier le reste.
- Jesse Ventura, poitrine nue dans son lit qui invite le ti gars pour lui conter une histoire, tu trouve pas que ça passe mal ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Ah, je me comprends... Le petit gars est muet, c'est tu parce que t'as pas trouvé de jeune garçon capable d'apprendre des dialogues ?
- Non, non, pas du tout... bon je me sauve.
- T'es-tu donné le rôle du policier qui cruise la blonde pour cruiser l'actrice ou c'est ta blonde à qui t'as donné le rôle ?
- On se rappelle, bye !

Jesse Ventura, ancien lutteur flamboyant de grande renommée, deviendra par la suite Gouverneur d'étât, une idée qui a sûrement inspiré Arnold Schwarzenneger, juste retour des choses. Puissant nanard ! Mario Giguère

ADDICTED TO MURDER - Kevin J. Lindenmuth, 1995, États Unis 

Je fus surpris, j'ai bien aimé. Un film de vampires différent qui apporte des nouvelles idées à un genre très essoufflé. Tourné extra cheapo en vidéo avec (pour une fois) une direction photo adéquate aidant grandement à établir l'ambiance recherchée. On est loin du grand film, mais on en sort aucunement déçu. Bad Feeble

AEON FLUX - Karyn Kusama avec Charlize Theron, Marton Csokas, Jonny Lee Miller, Sophie Okonedo, Frances McDormand, Pete Postlethwaite, Amelia Warner, Caroline Chikezie, Nikolai Kinski, Paterson Joseph, 2005, États Unis, 93m

Au 25ième siècle, la population terrestre a été décimée en grande partie par un virus. Les survivants restants vivent dans une cité isolée appelée Bregna et dirigée par un petit groupe de scientifiques commandés par un dénommé Trevor Goodchild. Comme les scientifiques dirigent la cité d'une main de fer et que certaines personnes disparaissent mystérieusement, un groupe de rebelles, les Monicans, s'est constitué pour faire tomber le régime en place. La meilleure guerrière rebelle, Aeon Flux, se voit chargée de liquider Trevor Goodchild qu'elle croit responsable de la mort de ses parents. Bien qu'aveuglée par son désir de vengeance, Aeon Flux est amenée à faire d'étranges découvertes qui l'amène à reconsidérer sa mission. Elle apprend notamment que Trevor Goodchild fait secrètement des recherches pour trouver un remède au virus mais que certaines personnes de son entourage veulent absolument conserver leur contrôle sur la population. Aeon Flux cherche à les démasquer mais son refus d'abattre Goodchild amènent les rebelles à vouloir la tuer. Elle devra faire appel à toutes ses aptitudes physiques et son arsenal pour survivre.

Cela faisait quelques années que les fans de la série animée originale crée par Peter Chung et diffusée en 1995 sur MTV attendait une adaptation au cinéma. Le projet fût confié à Karyn Kusama, qui avait réussi un étonnant film à petit budget: "GIRLFIGHT". La vedette de ce dernier film, Michelle Rodriguez, fût d'ailleurs censée jouer l'héroïne Aeon Flux mais par décision du studio, c'est Charlize Theron qui a obtenu le rôle, elle qui rêvait de pouvoir incarner une femme athlétique et physiquement agile à l'écran; type de personnage très à la mode ces derniers temps. Les scènes de combats sont d'ailleurs assez bien réglées et quelques données futuristes au plan visuel ne manquent pas d'être attrayants, mais il aurait fallu un scénario beaucoup plus original et moins inutilement compliqué pour qu'il se démarque vraiment. La réalisatrice sait comment mettre au point techniquement et visuellement ses scènes mais elle utilise maladroitement l'ellipse dans la progression dramatique de l'intrigue, ce qui occasionne des raccourcis et des trous dans le récit plutôt qu'une narration évoluant de façon naturelle et une mise en scène vraiment personnelle. On ne s'emmerde pas trop néanmoins pendant le visionnement, étant donné la courte durée du film (trop courte peu-être), mais cela ne dépasse pas la qualité d'une série B à budget correct. Les acteurs s'en tirent cependant sans trop de peine. Mathieu Lemée

En 1995 apparaissait sur MTV le dessin animé pour adultes Aeon Flux. Design moderne, univers de SF complètement décalé, intrigue complexe, et aujourd'hui cartoon culte sur lequel je dois bien avouer n'avoir jamais posé les yeux plus de 10 secondes. Dix ans plus tard, voila qu'Hollywood embarque le phénomène Aeon Flux dans sa besace pour un blockbuster super thuné (62 millions de pépettes quand même!) qui compte sans doute marcher sur les traces de MATRIX. Dans le rôle-titre, on retrouve la sculpturale Charlize Theron qui vêt le prêt-à-porter du XXVème siècle à merveille: combinaisons stretch super moulante, décolleté super bandant, y a pas à dire le futur est très sex. Aux commandes, on a Karyn Kusama, cinéaste féministe réalisatrice d'un précédent GIRLFIGHT avec Michelle Rodriguez - un temps pressentie pour tenir le rôle de Flux.

Mais de quoi ça parle? Très bonne question, puisque même après avoir vu le film je n'ai toujours pas la réponse. Mais en gros voila: nous sommes au XXVème siècle et après épidémies, guerres et autres bastons planétaires, l'humanité n'est plus représentée que par quelques milliers d'individus stériles reclus dans une ville fortifiée dirigée d'une main de fer par un régime fascisant. Aeon Flux est un assassin oeuvrant pour le compte de la résistance et est chargée d'éliminer le méchant dirigeant. La population ne peut croître compte tenu de la stérilité générale. Ainsi, pour préserver la race, chaque individu qui meurt se voit remplacé par un clone de lui-même. Question: les clones conservent-ils des bribes de mémoire de leurs "vies" précédentes? Problème: si oui, quelles en sont les conséquences ?

La base est fortement intéressante, aucun doute là-dessus, le traitement l'est en revanche beaucoup moins. Si l'on exclut les incroyables décors et les costumes de madame, on assiste à une véritable hécatombe artistique: acteurs mollassons (il est sidérant de voir une Charlize Theron nullissime après l'avoir vue dans MONSTER), intrigue à la construction bordellique et au déroulement niais, scènes d'action illisibles, découpage mal branlé... l'ensemble est clairement indigeste et envoie directement Aeon au casse-pipe. Echec artistique. Echec critique. Echec commercial. Mais en même temps on dirait qu'ils l'ont cherché.

www.aeonflux.com  Kerozene

AFTER SHOCK - Frank Harris, 1990, États Unis

En son temps, le CYBORG de Pyun a fait des petits. AFTER SHOCK en fait partie: baston de kickfighting dans un futur post apocalyptique résumé à un désert et quelques ruines. Mais Frank Harris est un malin, il ne veut pas faire un CYBORG 2, lui il veut faire son film à lui. Alors il ne met pas de cyborgs en scène, mais une femme extra terrestre à la recherche d'une solution de paix pour sa planète. Pas de chance: les humains font tout pour s'entretuer, et ce n'est pas Richard Lynch ni John Saxon, chefs d'une armée de fascistes sans scrupules, qui vont me contredire.

Les gentils se battent contre les méchants à grands coups de pompe dans la gueule, Matthias Hues promène sa masse musculeuse maladroitement, Michael Berryman porte du rouge à lèvre, Christopher Mitchum joue le chef rebelle qui donnera un exemplaire de la constitution américaine à la jeune extra terrestre incarnée par Elizabeth Kaitan, une des KILLER BIMBOS, et le héros est un bellâtre quasi inconnu qui frappe sec en compagnie de son sidekick noir. Au final AFTER SHOCK est un post nuke mou et assez inintéressant. Kerozene

AGENT DESTRUCTEUR aka CAPTURED aka AGENT RED - Damian Lee, 2000, États Unis/Canada

Ne me demande pas de qui c'est, c'est avec Dolph Lundgren, et je sais pas non plus le nom anglais, peut-être Red Agent... aucune idée. La jaquette, par contre, je l'ai lut, un gars doit tuer tous ceux qui ont participé à l'enlèvement d'Allison. En route, il s'aperçoit que c'est une manipulation... tada !

Ca c'est à l'écrit donc.

A l'image Dolph est un membre des Opérations Spéciales des Marines, chargés des missions difficiles, qui doit rapatrier une arme bactériologique surpuissante : l'Agent Rouge... re-tadaa !

Évidemment des terroristes veulent s'en emparer. Alors ils prennent sous leur contrôle le sous-marin qui transporte l'agent rouge... et on se retrouve dans un genre d'énième Piège de Cristal, Piège à Haute Vitesse, Speed... enfin bref tu vois.

Dolph, sa fiancé qui a des énormes nichons, une sale gueule mais fait du karaté, sont seuls contre tous.

C'est à dire une poignée de terroristes allant toujours par paire, tirant comme des manches, paumés dans un décor éclairé en rouge et jaune. Mais il faut dire que la note est donné dès le début. Il faut absolument admirer le camouflage du commando qui accompagne Dolph... Si tu veux une idée, tu prends de la gouache et tu te peins un très gros éclair noir à travers le visage...

A part ça l'action chauffe surtout au niveau du balai de spots rouges et jaunes qui sculptent le visage viril du suédois armé. Le chef des terroristes est ridicule, la fiancée de Dolph se karate la tronche avec la fiancée du chef, on dirait du catch dans la boue mais habillé.

Bref on s'emmerde un poil. Donc vous ne forcez pas. De toutes façons Dolph il est perdu pour le genre. J'ai vu le Dernier des Templiers aussi une fois, avec Suédois armés, donc... c'était pire. Tristesse. Pirate

A.I.: INTELLIGENCE ARTIFICIEL - Steven Spielberg avec Haley Joel Osment, Frances O'Connor et Jude Law, 2001,  États Unis

Stanley Kubrick avait travaillé depuis plusieurs années sur le projet de réaliser un ambitieux drame de science-fiction en s'inspirant de la nouvelle SUPERTOYS LAST ALL SUMMER LONG (1969) de Brian Aldiss. Malheureusement, Kubrick est décédé avant d'avoir complété son projet. Mais son ami Spielberg a pris la relève avec le consentement de la famille de Kubrick. Le résultat risque d'en désarçonner plus d'un, car Spielberg a décidé de réaliser une oeuvre dans lequel son propre style (humaniste, sensible, goût pour l'émerveillement) côtoie celui de Kubrick (cérébral, sombre, rythme lent). Mais l'audacieux mélange de ces deux styles opposés s'avèrent à la fois fascinant et intrigant. L'histoire de A.I. qui raconte la quête d'un enfant robot voulant devenir humain et être aimé, est divisé en trois parties distinctes.

Le premier tiers du film est axé sur une atmosphère paisible, aseptisée et envoûtante où l'on peut reconnaître des touches "kubrickiennes" comme dans la manière dont Spielberg et son directeur photo illustrent la première apparition de David (l'enfant robot interprété de façon touchante et nuancée par Haley Joel Osment). Après avoir terminer la première partie de façon déchirante, Spielberg plonge le spectateur dans un monde décadent et sombre (la scène de foire aux robots joue admirablement sur des sentiments ou émotions paradoxales même s'il s'agit de robots: défoulement, rire, irritation et pitié) tout en nous émerveillant grâce à des effets visuels saisissants et impeccables. On ne sera pas étonné par contre de l'inspiration BLADE RUNNER dans la conception futuriste d'une ville nocturne, hybride et dépravé. Mais étant donné que BLADE RUNNER est devenu une référence pour presque tous les films de S-F, on se dit que c'est rendu une norme.

Le film se conclu ensuite lentement avec un troisième acte qui beigne dans un climat féerique et de rêve éveillé. 

Réflexion sur le pouvoir du sentiment humain et sur le désir absolu d'être aimé à tout prix, A.I. se présente comme un conte de fée futuriste qui, malgré sa longueur et sa sentimentalité un peu sucré dans le dernier droit, réserve des moments fabuleux et inoubliables. Bref, un curieux complément futuriste à l'histoire de Pinocchio. Nazgul

ALI - Michael Mann, 2001, Etats-Unis 

Ok, y a pas de gore dans ce film, pas de bébittes, pas de morts violentes ni de gros zombies. Mais l'oeuvre est fantastique et présente un VRAI monstre du sport et de l'histoire américaine.

Alors, comment résumer 30 ans de la vie d'un homme en 2h30 s'est dit par un beau jour ce coquin de Michael Mann. Comment aborder un personnage aussi complexe, aussi charismatique, aussi flamboyant sans être écrasé par son histoire, son statut de légende (vivante !), la passion de ses fans et la critique de ses détracteurs ? Comment ne pas sombrer dans le biopic américain type où l'homme ordinaire doué d'un talent extraordinaire se mesure au monde entier ? En collant à la réalité le plus possible, ce que Mann a fait merveilleusement. Car Ali est du sur mesure pour Mann qui, depuis The Last Of the Mohicans (et puis bien avant, rappelez-vous Thief&ldots;) se passionne pour les outsiders provocateurs. Car Ali est bien plus qu'un simple athlète, une grande gueule et un beau gosse. Ali est sans aucun doute l'un des plus grand représentant des droits civils de cet époque (la scène où, accusé d'anti-patriotisme Ali dit que sa guerre se déroule ici, aux États-Unis et non pas au VietNam, donne des frissons).

De plus, le film de Mann reflète un cinéma américain (Hollywoodien ?) passé, un cinéma qui savait être politisé, religieux, historique et critique tout en restant hautement divertissant. Un film d'outsider typique, tout droit sorti des années 70 (justement, les années " noires " de Ali) avec ce qu'il faut de jugement et de violence. Plus qu'un divertissement, ce film est un constat lié au dernier âge d'or du cinéma américain et à l'une des dernières fois où la société américaine possédait encore une conscience politique. Car Ali est un putain de grand film et sa déconfiture au box-office n'évoque qu'une chose : les Américains n'ont rien à foutre de leur histoire. Que se parcoure de combattant, sur le ring comme dans la société, n'est pas touché le public passe difficilement (beaucoup de jeunots ne connaissent pas le personnage). Mais quand on applaudit à tout rompre un Ali vieillissant et Parkinsonien lorsqu'il allume la torche des JO d'Atlanta mais qu'on refuse de célébrer un trop long 2h30 de sa vie relève de paresse.

Autre preuve de l'hypocrisie américaine : le choix de Denzel Washington comme meilleur acteur au détriment du jeunot Will Smith. Que l'on célèbre une merde calibrée et m'as-tu-vu façon Training Day à la maîtrise du kodak et de son sujet de Ali est impardonnable. Car, qu'on le veuille ou non, la statuette du meilleur acteur n'évoque pas seulement la performance du casting. Elle évoque, comme pour celle du meilleur réalisateur, la qualité d'un film " at large ". Si les grosses larves de l'Academy s'amusent chaque année à offrir son lot de statuettes à tous les favoris (récompensons LOTR pour la technique, A Beautiful Mind pour le coeur et Altman parce qu'il est vieux), pourquoi n'ont-ils pas récompensé Ali ? Will Smith est trop jeune ? Pas à sa place de type de rôle, qu'il retourne à " ses hommes en noirs " ? Denzel, l'autre noir de service attend depuis trop longtemps son Oscar ? Choix politique s'il en est (2 blacks gagnants, du jamais vu), on reste tout de même hypocrite en ne récompensant pas le bon acteur noir. D'accord Ali n'est pas un schizo-mathématicien, ni un débile père d'une petite fille ou encore moins un flic pourri, matière oscarisable s'il en est. Il est complexe, assoiffé de liberté et de justice, un personnage typiquement américain dans son désir d'être mais qui défie surtout l'interne, le pouvoir établis, chose que les académiciens ne doivent pas aimer&ldots;

Bon, c'est pas de la critique, c'est juste un petit commentaire sur un très beau film. Je retourne maintenant visionner ma copie de Buckaroo Banzai. Lloyd Llewellyn

ALICE SWEET ALICE aka COMMUNION SANGLANTE aka Communion - Alfred Sole avec Linda Miller, 1976, États Unis, 98m

Petit bijoux de la fin des années 70, que l'on peut aisément affilier aux prémices de la vague des slashers qui va bientôt déferler sur les écrans et dans les videoclubs, Alice Sweet Alice se déroule durant les années 60, alors qu'Alice, jalouse de sa soeur Karen, est suspectée par la police de s'être débarrassé d'elle le jour de sa communion.

L'enquête policière s'avère fastidieuse pour le jeune inspecteur qui se retrouve face à une galerie de personnages plus inquiétants les uns que les autres, et qui semblent tous dissimuler d'inavouables secrets. Parmi eux, jouée de très belle manière par la superbe Paula Shepard, la jeune Alice, une jeune fille mentalement troublée, aux motivations perverses et dont le comportement sexuel ambiguë ajoute au malaise. Le tueur n'est pas en reste, affublé d'un masque hideux, d'un couteau de belle taille et d'un ciré jaune qui nous remémore, la couleur en moins, le sublime Don't Look Now et sa fin traumatisante.

Le thème de la religion est traité de manière effrayante, via une atmosphère pesante aux nombreux sous-entendus, et sous couvert de fanatisme exacerbé et de démence malsaine, les explications quand aux évènements auxquels nous assistons prennent forme petit à petit. Doté d'une musique s'accordant parfaitement à l'ensemble, Communion sanglante se termine en plus sur un final des plus troublants. Un film injustement oublié qui avait pourtant tout pour devenir un classique. A (re) découvrir sans attendre. Nachthymnen

ALIEN: " Director's Cut " - Ridley Scott, 1979/2003, États Unis

On connaît tous l'histoire de ce film, l'ayant vu ou non, alors passons sans la dire pour cette nouvelle version. Après avoir eu des billets gratuits pour une avant-première de ce truc, je me suis laissé tenter sans problème. Voir ALIEN tout beau sur grand écran, c'est tout de même quelque chose ! Mais le sous-titre " Director's Cut " me laissait perplexe quant au contenu vu que le Scott a eu droit à son final cut sur la version originale de '79. La version est bien ce que je croyais...  Toutes les scènes que Scott avaient coupées avec raison se sont maintenant retrouvées dans le truc. Sur des pistes de commentaires ou bien lors de documentaires, Scott avait parlé de ces scènes tout en les faisant découvrir au spectateur en segments de " scènes supprimées " en expliquant pour chacune les raisons précises. Eh bien, si on veut une preuve que les décisions de coupe étaient fondées, nous n'avons qu'à regarder ce " Director's Cut ".

Le rythme en prend un coup et par le même fait son ambiance qui est bien sûr le point clé de ce film. L'ambiance de la version originale, on ne peut rien y redire, mais cette version-ci ajoute des moments qui ralentissent beaucoup trop le tout. Je me demande si Scott a été consulté ou simplement remercié d'un chèque (quoiqu'il ne faudrait pas trop lui en vouloir) ?! Quelques légers plans de la créature en question ont également été ajoutés et enlèvent un certain mystère tout en la démontrant brièvement comme un mec en costume (au moins ils n'ont pas ajouté LE plan que Scott déteste le plus montrant le mec debout dans son costume). On y retrouve même une séquence où on aurait pu penser retoucher le son: une scène en particulier ayant été supprimée, le son de celle-ci avait servi à faire une voix off sur le plan suivant. Eh ben là, la scène est là et la voix off aussi ! Alors le mec, il a l'air vraiment d'un connard à répéter le même truc 2-3 fois.

Bien sûr, on inclut également la scène tant parlée où Ripley découvre les cadavres de ses compatriotes, maintenant accrochés en murale gluante. La raison de la coupure est évidente, mais bon, on voulait en rajouter. Oh ! Et ceci n'a pas entièrement rapport au film, mais les spectateurs d'aujourd'hui avec leurs sacs de popcorn le plus profond du monde, eh bien, on les entend bâiller aux corneilles et rigoler devant un monstre en latex ou mécanique... Bordel...

Donc, on se retrouve avec un repompage du film comme l'avait été EXORCIST, mais celui-ci avait rendu l'auteur du livre, William Peter Blatty, bien heureux après avoir voulu depuis longtemps l'inclusion de plusieurs scènes en question. Ici, ben euh, ça vise qui se truc ?! Le porte-monnaie ?! Mais bon, voir ALIEN sur un grand écran est tout aussi spectaculaire aujourd'hui et je suis bien content de pouvoir me retaper la version originale dans le confort de mon salon. Bad Feeble

ALIEN ABDUCTION: INCIDENT AT LAKE COUNTY - Dean Alioto, États Unis, 93m

Une petite famille s'attend à avoir un repas de Thanksgiving tout à fait ordinaire. Tommy, film cette réunion banale avec sa caméra bon marché, mais quand une panne d'électricité arrive, lui et ses frères sortent à l'extérieur pour découvrir que des extraterrestres qui n'ont pas une allure bienveillante sont sur la propriété. La panique fait rage, les créatures veulent entrer dans la maison, la petite Rosie agit de façon bizarre, certains membres de la famille disparaissent en sortant de la maison. Bref, ça va pas bien.

Je n'ai presque que du bon pour ce film malheureusement obscur mais qui vaut VRAIMENT la peine qu'on y jette un petit coup d'oeil. Profitant de la popularité du BLAIR WITCH PROJET, le Sci-Fi Channel a produit ce film pour la télé, tourné en home video. Beaucoup ont même pensé que le film était bel et bien vrai, mais bon, les dialogues manquant parfois de réalismes rappellent à l'ordre. Reste que le traitement est très convaincant et vient rajouter un petit côté inquiétant, qu'on y croit ou pas. Niveau suspense, c'est le top, on attend avec impatience le prochain rebondissement et j'étais pour ma part à quelques pouces de ma télévision pour voir le prochain punch car il faut le dire, on est pas en manque de bonnes idées ici et un effet aussi simple qu'une lumière rouge prend ici des proportions énormes. On croit plus ou moins au personnage principal qui tient la caméra devant lui même quand ses proches se font attaquer. Reste que l'effort est bien louable et que parfois ça marche, parfois ça marche pas. Les Aliens ont un look des plus normal, personne ne sera surpris, mais reste que de mettre des Aliens à l'apparence ordinaire, ne fait que rajouter de la crédibilité à la tentative du film d'être le plus proche de la réalité possible. Sans oublier les moments d'entrevues entre deux punch qui sont très crédibles. Un visionnement qui rappelle qu'on peut faire de grandes choses avec rien et que merde, les extraterrestres peuvent encore faire peur. Abba

J'ai vu et j'ai vraiment aimé. Comme d'autres efforts dans le genre, on part dans de drôles de directions vers la fin, mais il y a des moments intenses à foutre les jetons, si on a envie d'embarquer. Personnellement j'ai trouvé que les insertions de témoignages de supposées experts sont malvenues et font baisser la tension. Curieux aussi les pixellisations intenses par moment. Que des gens soient tombées dans le panneau est tout de même incroyable, puisqu'on met le nom des comédiens dans le rôles des extraterrestre à la fin du générique... Mario Giguère

ALIEN APOCALYPSE - Josh Becker avec Bruce Campbell, 2005, États Unis   

Le Dr. Ivan Hood (Bruce Campbell) est un ostéopathe orgueilleux, un rien abruti et particulièrement bavard. Son rêve a toujours été de devenir un jour un grand médecin et d'obtenir une reconnaissance universelle. De devenir " Le Grand Guérisseur ". Mais à son retour sur Terre, suite à un voyage de quarante années en sonde spatiale, ce que lui et ses collègues découvrent s'avère quelque peu problématique puisque la Terre a entre temps été envahie par des termites extra-terrestres anthropophages et esclavagistes qui ont réduits les villes en tas de ruines et pratiquent une déforestation massive de la planète entière. Le petit groupe d'astronautes se retrouve rapidement prisonnier et ne peut que constater l'étendue de la catastrophe : les termites gobent les têtes des travailleurs récalcitrants, dégustent des doigts humains en guise d'apéritif et utilisent la perfidie de l'Homme en exploitant certains individus comme gardiens des camps de travail dans lesquels meurent leurs propres frères. Révolté par la passivité de cette humanité régressive, Ivan Hood va tout mettre en œuvre pour tenir tête à l'envahisseur avec l'aide de quelques âmes courageuses, parfois redressées à force de séances d'ostéopathie qui lui confèrent alors son statut de Grand Guérisseur...

Ce téléfilm volontairement rigolard vaut principalement pour la prestation d'un Bruce Campbell qui bénéficie de très loin des meilleures répliques du film. Malheureusement, c'est à peu près tout ce que ce dernier a à offrir. Car son look de série TV forestière au rabais remplie de figurants portant des postiches grossières et des peaux de bêtes cousues à la machine faisant face à des bestioles en images de synthèse d'une laideur épouvantable rappelle douloureusement l'esthétique et la (mauvaise) qualité des séries Hercules et Xena produites par Sam Raimi. Et ô surprise, il se trouve que Josh Becker a passablement roulé sa bosse sur les aventures de la Princesse Guerrière. Pire encore, le film dévie vers une sorte de prosélytisme patriotique douteux prônant les valeurs d'une Amérique d'apparence mourante mais en réalité toujours prompt à reprendre de plus belle qui, on n'en doute pas, aura su réchauffer quelques cœur dans les foyers américains (et ceci malgré le gag antirépublicain bien entendu totalement inoffensif). Ainsi, le président américain présenté ici comme un lâche ayant baissé la garde face à l'ennemi, surgira lors d'un final salvateur tel un Général de cavalerie menant ses troupes vers la libération. Commence alors une éradication pure et simple des termites géantes dont le plus virulent pourfendeur n'est autre qu'Ivan Hood, connu sous le nom de Grand Exterminateur...

On regrette donc amèrement de voir que Josh Becker, autrefois auteur d'un audacieux autant qu'ambitieux RUNNING TIME avec le même Bruce Campbell, se borne à n'appliquer que ce qu'il a retenu de son expérience sur Xena. Absolument tout dans ALIEN APOCALYPSE rappelle la série: les décors simplistes en carton, les costumes wannabe crados immaculés, les effets spéciaux tout pourris... Voila qui est bien triste, car le pitch de base est plutôt alléchant et avait le potentiel d'aboutir sur une bonne série B. Côté " people ", on retrouve quelques vieilles connaissances dans l'ombre de Becker, notamment David Worth (chef op sur MAN WITH THE SCREAMING BRAIN de Bruce Campbell et réalisateur de SHARK ATTACK 2) à la photo et Gary Jones (SPIDERS, CROCODILE 2) comme réalisateur de seconde équipe. Kerozene

THE ALIEN FACTOR - Don Dohler, 1977, Etats Unis 

Dans une petite bourgade perdue au fin fond des States, un mystérieux météore s'est écrasé. Bien sûr, ce n'est pas un vrai météore ! C'est un vaisseau extraterrestre qui abrite de vilains énergumènes très laids qui tuent tout le monde. Mais heureusement, un gentil extraterrestre arrive lui aussi pour chasser les méchants ! Il aura la bonne idée de changer son apparence pour camoufler sa véritable identité aux humains, et puis aussi parce que, il faut le dire, il est très très moche.

Ca faisait un moment que je voulais le voir celui-là, depuis la publication d'une photo dans un numéro de Mad Movies sous la rubrique des Craignos Monsters en fait. Craignos, le film l'est tout entier, et les monstres sont délicieux ! Ca tombe bien. ultra Z, ultra fauché, ce film sans doute amateur est à hurler. Certains acteurs sont à crever tant il est évident qu'ils ne sont pas à l'aide devant la caméra, les dialogues sont par moment tout à fait croustillants. Un film qui ravira les amateurs de zèderie à destination des seconds programmes de drive-in pourraves. Kerozene

ALIEN INTRUDER aka INTRUS À BORD - Ricardo Jacques Gale avec Tracey Scoggins, Maxwell Caulfield, Billy Dee Williams, 1993, États Unis

Des prisonniers sont recrutés pour récupérer un vaisseau spatial qui ne répond plus. On leur offre la liberté au retour et les weekends dans un programme de réalité virtuelle pour réaliser leurs fantasmes pendant le voyage intersidéral. Curieusement, leurs visions libertines sont toutes pénétrées par la présence d'une sirène sur laquelle le commandant de la mission a aussi des visions...

Science fiction à rabais produite par Richard Pepin, le film enfile les clichés dans une production fauchée. Faut voir les diverses consoles et tableaux de bord sous la forme de simples claviers d'ordinateur actuels cloués au mur ! Tracey Scoggins (Babylon 5) est fort jolie, mais ne dévoile pas vraiment ses charmes, un comble pour une production du genre, ce qui fait que l'on comprend mal que les hommes se tuent les uns après les autres par jalousie. Tout de même une méthode simple de décimer les terriens ! Mario Giguère

ALIEN : RESURRECTION - Jean-Pierre Jeunet, 1999, États Unis

J'ai toujours eu foi en Jean-Pierre Jeunet. Ni DELICATESSEN ni LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS ne m'ont déçu. Désormais, Jean Rollin n'est plus le seul en France à avoir sa griffe caractéristique, son "souffle" unique.  Mes pires craintes étaient qu'Hollywood aurait pu pourrir l'imagerie et le sens de l'esthétisme de Jeunet. Mais rien de tel ne s'est produit, et il a même embarqué dans l'aventure quelques-uns de ses acteurs fétiches, dont Ron Perlman, la sale gueule déformée, dans un de ses premiers rôles d'individu "normal".  L'image, dès le départ, a tout pour séduire, et le film baigne en entier dans des verts sombres fabuleux. La photographie est des plus réussi et même la trame sonore symphonique n'a pas gâché mon plaisir. Quant au récit, eh bien toutes les excuses sont bonnes pour faire revivre la légende Alien, mais je dois avouer qu'on y croit presque. Et on ressent même un pincement de pitié quand on voit la dégoulinante créature être littéralement éjectée par une brèche dans le vaisseau, geste ultime de destruction des Alien. Sauf qu'ils vont sûrement trouver un nouveau prétexte pour une suite, ils sont si ingénieux... Orloff

ALIEN SPECIES - Peter Maris avec Charles Napier, 1996, États Unis, 92m 

Base d'observation spatiale : Deux scientifiques lunettes et blouses blanches de rigueur, observent d'un air médusé les 6 vieux moniteurs CRT 15' pouce d'un autre âge, leur faisant office de salle de contrôle ! Ce qu'ils attendaient depuis le générique arrive déjà : c'est-à-dire la preuve d'une présence extra-terrestre qui se dessine ici sous la forme d'une grosse tache noire en plein milieu d'un champ d'étoiles. A main levée, ils prédisent l'arrivée de ces visiteurs dans les 4 jours ! Et pourtant, à peine 5m plus tard, d'énormes vaisseaux mère se mettent en orbite autour de notre planète et lâche une myriade de mini-vaisseaux qui partent faire leurs emplettes sur notre bonne vieille Terre. Des vaches sont tout d'abord aspirés par des rayons téléporteurs puis se sont bientôt aux humains de subir le même sort. Agressifs et laids, ces aliens n'hésitent pas à détruire par de puissants petits rayons verdâtres tout ce qui semble leur faire plaisir. L'invasion a commencé ! Isolé dans ce chaos, un petit groupe de réfugié découvre par mégarde l'un de leur repaire. Surmontant peur, ils vont tenter de lutter et de trouver leur point faible !

Le budget tout entier ayant sans doute été avalé par la conception des nombreux vaisseaux , des effets numériques et par le cachet du vieux renard du Bis qu'est Charles Napier, il ne faut certes pas s'attendre ici à une nouvelle version hollywoodienne de la GUERRE DES MONDES. Donc pour notre plus grande joie, pas de militaires à la rescousse des pauvres terriens, pas d'américanisme primaire ni de sentimentalisme gratuit, que de la Bis attitude, des monstres en caoutchouc et des aliens belliqueux. Les références télévisuelles y sont nombreuses et si l'on pense à la série V lors de l'invasion de ces êtres venus d'ailleurs, les corps d'aliens mortellement blessés disparaissant dans un nuage vert fluo fera irrémédiablement penser aux Invaders de ce cher David Vincent. Les ingrédients sont donc tous réunis pour éviter l'ennui, et malgré un final frisant le ridicule, cet ALIEN SPECIES mérite un petit clin d'œil. Marc Evil

ALIEN VS. PREDATOR - Paul W.S. Anderson, 2004, États-Unis

Un satellite détecte sous la calotte glaciaire du grand nord une source énergétique inexpliquée qui proviendrait d'une étrange pyramide enfouie 200 pieds sous la glace. Une équipe se rend sur place pour y découvrir un temple érigé à la gloire de chasseurs interstellaires: les predators. Dans ce temple, les humains servaient à incuber l'objet de leur chasse favorite, à savoir les aliens. Voila que la machine est relancée...

Rien que l'idée de voir Alien et Predator se fritter la gueule provoque un nombres d'idées fantasmatiques vertigineux! Les deux plus grands salopards de l'espace s'explosant la tronche au milieu d'humains vulnérables aurait du donner un film totalement destroy, voire carrément dantesque. Malheureusement, il n'en est rien. Sans vouloir trop en dévoiler, Anderson (pour qui j'ai beaucoup de respect malgré tout) a purement et simplement détruit l'essence même des deux franchises en allant même jusqu'à ridiculiser l'extraterrestre rasta. Le fanboy autoproclamé a étonnamment fait abstraction d'une bonne partie des fondements déjà établis. Dommage. Il ne restera tout au plus qu'un ou deux plans d'une grande beauté et un sérieux pincement au coeur pour quiconque porte les deux monstres spatiaux dans son coeur. Kerozene

Site officiel : avp-movie.com

ALIEN VS. PREDATOR - REQUIEM aka AVP - R - Colin Strause/Greg Strause avec Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz, Johnny Lewis, Ariel Gade, Kristen Hager, Sam Trammell, Tom Woodruff, Ian Whyte, Robert Joy, David Paetkau, 2007, États Unis/Canada, 101m version non-coupée


L'éclosion d'un Alien dans le corps d'un Predator (voir la fin du précédent film) a créée un nouveau monstre xénomorphe appelé le Prédalien, qui décime le vaisseau des guerriers prédateurs alors qu'il s'apprêtait à quitter l'orbite terrestre. Hors d'état de fonctionner, le vaisseau s'écrase sur Terre non loin de Gunnison, une petite ville américaine du Colorado. Cet écrasement permet aux créatures aliens de type face-huggers retenus en captivité dans le vaisseau de s'échapper, ainsi que le Predalien, contaminant ou tuant peu à peu les habitants de la ville. En réaction à ce grave incident, un guerrier Predator expérimenté est envoyé sur Terre afin d'effacer toute trace de l'existence des Aliens et des Predators, mais surtout d'éliminer le terrible danger que représente le Predalien. Alors qu'un groupe d'humains survivants tentent d'échapper à ces diverses créatures et de quitter la ville, des représentants d'une compagnie militaire semblent s'intéresser particulièrement à ce qui se passe à Gunnison.

Si la prémisse de départ de cette suite reprend là où le premier opus s'était achevé, et que l'intrigue qui s'ensuit contient des trous majeurs à faire écarquiller les yeux des connaisseurs des deux franchises, l'on ne peut nier que ce "AVP-R" s'avère mieux réussi que son prédécesseur réalisé par Paul W. Anderson. Les frères Strause, grands fans de ces monstres extraterrestres au cinéma et spécialistes des effets visuels dans d'autres métrages, ne se sont pas embarrassés d'un long préambule pour leur première mise en scène, et ils ont préféré privilégier davantage l'action et les moments sanglants dès le départ. Presque tout le film se constitue d'ailleurs en divers affrontements entre les Aliens, le Prédateur, le Prédalien et les humains, qui semblent presque au dernier rang de la chaîne alimentaire dans le récit. Les éclairages et les cadrages auraient pu être mieux soignés, car on ne voit pas toujours clairement ce qui se passe à l'écran. Néanmoins, un bodycount élevé, des moments gore en quantité suffisante, un peu de CGI (mais pas trop!), quelques clins d'oeils aux films des deux séries comme ce personnage féminin de militaire, sorte d'émule de Ripley-Sigourney Weaver et une trame sonore qui combine les thèmes musicaux connus des deux créatures, nous donnent droit à une série B divertissante et vigoureuse, mais limitée, car loin d'être transcendante et d'être à la hauteur de ses modèles. La fin laisse présager une autre suite qui serait, dit-on, réalisé à nouveau par les frères Strause. Souhaitons une intrigue plus peaufinée jumelée à une réalisation ayant le même rythme pour cette troisième partie. En attendant, soyons un peu indulgent et prenons ce "AVP-R" pour ce qu'il est... avec un grain de sel évidemment. Mathieu Lemée

ALL THE MARBLES aka Deux Filles au Tapis aka Chicas con Gancho - Robert Aldrich avec Peter Falk, Vicki Frederick, Laurene Landon, Burt Young, Tracy Reed, Ursaline Bryant-King, Claudette Nevins, Richard Jaeckel, John Hancock, Lenny Montana, Marlene Petrilli, Karen McKay, Faith Minton, 1981, États Unis, 112m

Harry Sears est le gérant et l'entraîneur de deux jeunes lutteuses professionnelles, Iris et Maisie, qui font ensemble la tournée des États-Unis en espérant gagner la célébrité. Se battant en équipe sous le nom des California Dolls, Iris et Maisie affrontent les athlètes locaux avec succès et elles réussissent même à vaincre les championnes des États-Unis, les Toledos Tigers, un tandem de lutteuses de race noire lors d'un combat amical dans la boue. Maintenant qu'elles sont en demande, Harry a enfin l'occasion d'obtenir un gros contrat pour ses deux protégées. À Chicago néanmoins, les California Dolls s'inclinent devant les Toledos Tigers lors d'un match revanche. Harry apprend toutefois qu'Eddie Cisco, promoteur véreux de combats de lutte truqués avec qui il a des différends, organise à Reno un énorme gala de lutte. Harry manoeuvre pour qu'un battage publicitaire permette à ses deux lutteuses de concourir à nouveau au titre de championnes nationales par équipe alors qu'Iris s'offre à Eddie pour assurer définitivement leur participation. Lors du gala de lutte à Reno, ce troisième combat opposant les California Dolls aux Toledos Tigers pour le championnat féminin par équipe éclipse en popularité le match vedette de la soirée. Mais Eddie a payé l'arbitre pour qu'il soit favorable aux Toledos Tigers. Le public prend toutefois fait et cause pour les California Dolls qui font montre de courage lors de ce match. Quelle équipe remportera le titre?

Dernier long-métrage de la carrière de Robert Aldrich, réalisateur au caractère indépendant, ce film pourrait bien être un testament esthétique de son oeuvre et un résumé de ses thèmes favoris: réflexion sur le rêve américain, analyse de la violence, exploration sérieuse teintée d'humour de personnages hauts en couleurs. Ayant choisi le monde de la lutte au féminin, qui fût très peu exploré au cinéma, Aldrich utilise la vieille formule de l'ascension au vedettariat à l'Américaine pour illustrer, avec une vigueur et une précision non dénuée de fantaisie sophistiquée, l'odyssée de ses deux héroïnes et de leur gérant. Bien que l'on voie en grande partie les coulisses de la lutte en tant que show à l'Américaine et les conditions minables des tournées des lutteuses peu connues présentées avec réalisme, Aldrich fait confiance à l'intelligence du spectateur en refusant d'offrir un portrait démystificateur de ce milieu. Au contraire, il fait rejoindre les mythologies du sport et du spectacle pour mieux montrer en parallèle le lien similaire qui unit la mythologie du cinéma et du spectacle avec le public aux États-Unis afin de montrer de façon significative l'ampleur du rêve américain dans les esprits des citoyens. De ce fait, l'auteur oppose avec brio à l'écran des concepts comme l'élégance des chorégraphies des combats et leur violence jubilatoire pour la foule en faisant éclater chaque plan lors des scènes de combats. L'humour teinté d'ironie aide par ailleurs à digérer facilement les invraisemblances du film, qui sont néanmoins justifiées par le sujet et le ton adopté par Aldrich. Les amateurs de lutte comme les fans de cinéma vont donc apprécier ce film plein de vitalité et de qualités. Peter Falk incarne le personnage du gérant Harry avec beaucoup de sarcasme et d'empathie. Mathieu Lemée

The AMAZING CAPTAIN NEMO aka Le RETOUR DU CAPITAINE NEMO - Alex March avec Jose Ferrer, Burgess Meredith, 1978, États Unis

En ces temps ou nous célébrons le centenaire de la mort du romancier visionnaire qu'était Jules Verne, je ne pouvais me permettre de louper ce petit téléfilm diffusé en plein après midi par une chaîne câblée française ! Bien m'en a pris... Au final, une franche rigolade, et ce pauvre Jules qui à dû se retourner dans sa tombe...

Jugez plutôt : 2 plongeurs de l'US navy découvrent par le plus grand des hasards un submersible prisonnier de roches sous-marines... A l'intérieur, ils vont actionner un mécanisme par inadvertance, réveillant ainsi un vieux barbu d'un sommeil de plomb. Ce Père Noël est en fait le Capitaine Nemo, qui s'est assoupi depuis 100 ans et le navire dans lequel ils ont fait irruption est le Nautilus. Nos deux plongeurs vont accepter très rapidement cet état des faits et tenter de persuader Nemo d'amener le Nautilus à San Francisco pour une visite des 20.000 lieues (des 60.000 km donc) ! Afin de les remercier, Le captain Nem' (pour les Asiatiques) va accepter d'aider le président des USA à stopper un mégalo qui menace de raser Washington avec des missiles...!

Quand on rajoute à ce melting pot des combats sous-marins au pistolet laser, des maquettes de submersibles à gogo et des hommes de l'Atlantide dérangés par la venue de ces maquettes nucléaires.. on aura le topo... 

A part le rire bien involontaire provoqué devant tant d'incohérences et qui ne semble vraiment gêner personne, rien n'est à tirer de ce téléfilm insipide. Une remarque tout de même : Des mots d'excuses à Mr J.Vernes aurait été appropriés dans le générique de fin. Marc Evil

The AMAZING SCREW-ON HEAD - Chris Prynoski, basé sur un comic de Mike Mignola (Hellboy), avec la voix de Paul Giamatti, 1006, États Unis, 22m, TV

Je dois avouer que je ne m'attendais pas a grand chose. On s'entend que les adaptations de comic sont rarement géniales, j'ai été agréablement surpris. Une bonne dose d'humour d'action et de personnage bizarre comme seul Mignola peut nous en sortir.

Pour l'instant il n'y a qu'un pilote de sorti, et j'espère que le reste de la série se fera bientôt. Pour l'instant, rien de prévu. Hermit

AMAZON WOMEN ON THE MOON - Joe Dante, Carl Gottlieb, Peter Horton, John Landis et Robert K. Weiss, 1987, États Unis, 87m

Ce film à sketches de 1987 se veut une parodie de ce que la télévision nord-américaine proposait à son public à cette époque. Comme la plupart des films à sketches (et de surcroît, comme la plupart des patchworks réalisés par plusieurs cinéastes différents), le résultat varie d'un épisode à l'autre.

J'ai hélas vu le tout dans une version française lamentable qui n'arrangeait rien (le sketch " Blacks Without Souls " devenait : " Les Noirs qui swinguent comme des Blancs ", et " 1-800-get-hair " : " 1-800-moquettez-vous-la-tête "...).

Cela étant dit, vu sa durée compacte (moins de 90 minutes), le film recèle des moments amusants et peut se laisser regarder pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant ce soir-là, et dans un état d'esprit résolument potache et second degré. Le tout se présente comme une sorte de zapping sur différents postes, de style et de tonalités variées.

Le début est un peu navrant : MONDO CONDO, en dépit de son titre, nous présente les pitreries d'un Arsenio Hall qui en fait des tonnes, et le tout ressemble à THERE'S SOMETHING ABOUT MARY et autres comédies aux gags visuels destinés à un public d'ados pas très regardant. La suite vaut mieux.

Parmi les moments d'anthologie : Joe Dante se paie un véritable hommage d'amateur en dirigeant un segment qui met en vedette Henry Silva : BULLSHIT OR NOT. Il s'agit d'une émission de télé du genre DOSSIER MYSTÈRES, consacrée à l'exploration d'énigmes célèbres. Sylva tente de nous persuader que Jack l'Éventreur était le monstre du Loch Ness et nous avons aussi droit à une reconstitution du naufrage du Titanic assez grotesque. Des bons points pour Dante, de même que son HAIRLOOMING.

Aussi à signaler : 

- SON OF THE INVISIBLE MAN, une parodie très amusante du INVISIBLE MAN des années 30

- AMAZON WOMEN ON THE MOON, qui recrée les films de science-fiction américains de série très " B " que les chaînes américaines avaient l'habitude de programmer tard le soir. Maintenant, hélas, les info pubs ont remplacé ces séries B, mais il n'y a pas si longtemps, on pouvait voir des programmes doubles de séries B à CFCF-12 notamment.

Les " fanboys " s'amuseront de voir Forrest J. Ackerman dans le rôle du président des États-Unis dans ce dernier segment, mais aussi Russ Meyer en patron de club vidéo qui refile à son client une cassette bien particulière. Toujours dans le registre " bis ", on aperçoit Sybil Danning en amazone, de même que la scream-queen Monique Gabrielle. De manière plus surprenante, Michelle Pfeiffer joue une mère étonnée par un médecin fou.

Quelques longueurs et des sketches un peu ratés viennent hélas baisser le niveau qualitatif, mais il ne faut sans doute pas se montrer trop regardant envers cette pochade qui, de toute évidence, n'a d'autre but que de se moquer gentiment de la télévision et de son univers. Howard Vernon

AMAZONS - Alex Sessa, États Unis, 1986 

Dans un monde où règne la barbarie, un cruel sorcier ayant le pouvoir de diriger la foudre du bout de ses doigts sème la terreur et projette de conquérir le monde. Une troupe d'amazones, peu vêtues, réussi à faire en sorte qu'il ne s'approprie pas la fameuse pierre magique qui l'aurait rendu invincible. L'une d'elles a d'ailleurs une vision, celle d'une épée qui aurait le pouvoir de mettre fin aux agissements du méchant sorcier. Avec une copine, elles formeront un duo de blondasses siliconées top bien foutues qui traverseront moult périples afin de trouver cette fameuse épée. Les dangers sont nombreux: mâles en rut, gros serpent, tribu primitive, femme-lionne, le spectateur en a pour son argent (hum). De son coté, le vilain sorcier couche avec la chef des amazones, top bonne elle aussi, infâme traîtresse qui ne mérite que la mort et le mépris.

Cette production Corman probablement réalisée en deux jours est risible. Il n'aurait pas été compliqué de donner un peu de tonus à cette soupe en soignant un tout petit peu les combats par exemple, tant ceux-ci sont mal fichus. Les amateurs de gros Z se marreront et apprécieront les plastiques féminines, les autres sombreront dans un ennui profond. Kerozene

The AMERICAN ASTRONAUT - Cory McAbee, 2001, États Unis

Samuel Curtis, cow-boy solitaire bourru portant à merveille le blouson de cuir et la barbe de trois jours façon aventurier baroudeur, est un transporteur intersidéral que les années-lumière ne parviennent pas à fatiguer. Il sillonne l'espace aux commandes de son vieux rafiot fatigué qui fait passer la navette de Buck Rogers pour un modèle de technologie. Un espace peuplé de mâles suants et de camionneurs intergalactiques pour qui les femmes ne sont qu'un souvenir impossible. Pourtant, elles existent, recluses sur une planète qui leur est entièrement destinée, isolées de toute menace masculine. La mission de Curtis pourrait être simple : livrer à ces femmes une machine à cloner un homme, mais c'est sans compter sur l'acharnement maladif d'un professeur psychopathe attardé lancé à ses trousses.

Cory McAbee réalise, écrit, produit et interprète ici son premier long métrage. Avec les membres de son groupe de rock'n roll The Billy Nayer Show, Cory produit au travers de BNS Productions trois courts métrages entre 1993 et 1994. Trois films qui mélangent humour, science-fiction et rock'n roll. Après une période de gestation, les joyeux drilles réalisent leur premier long métrage, une comédie musicale en noir et blanc, hommage aux serials de science-fiction des années quarante, Flash Gordon en tête. Le film parvient à assembler l'humour des trois Stooges à celui de Samuel Becket dans un univers qui fait irrémédiablement songer à celui de David Lynch. Ce cocktail futuriste improbable, pourtant indéniablement réussi, bénéficie d'une bande son groovy délivrée par, évidemment, The Billy Nayer Show. The American Astronaut parvient à prouver que le cinéma de science-fiction ne nécessite pas forcément de budget pharaonique ni d'images de synthèse chatoyantes pour réussir, mais principalement d'idées et de talent.

Prix du meilleur long métrage, LUFF 2003  Kerozene

site officiel : americanastronaut.com

AMERICAN CYBORG - Boaz Davidson, 1994, États Unis

Dans un futur post-apocalyptique en proie à la plus désolante des déchéances, l'humanité se meurt lentement. Si elle se fait peu à peu décimer par les cyborgs, il se trouve qu'en plus de cela toutes les femmes sont devenues stériles, incapables d'ovuler. Toutes, sauf la bien nommée Mary, une jeune fille appartenant à une communauté de scientifiques qui parviendra à donner vie à un foetus grandissant dans un réceptacle de verre. Malheureusement, l'euphorie est de courte durée. Un cyborg décime tout ce petit monde de manière plus que radicale. Seule Mary parvient à s'enfuire, son foetus embarqué dans un sac à dos. Elle court à destination de la côte Atlantique où des européens viendront la recueillir afin de refonder l'humanité... car il faut savoir que les Européens se sont soulevés contre les machines. Bien évidemment, notre cyborg la prend en chasse, et heureusement pour elle, elle rencontre Austin (Joe Lara), un gentil rebelle chevelu qui lui donnera un sacré coup de main.

Ce lascar de Boaz Davidson marche sur les plates bandes d'Albert Pyun et de son CYBORG au décors d'usine désaffectées avec peu de conviction malheureusement, mais son récit contient suffisamment d'éléments rigolards pour nous permettre de passer un moment divertissant. D'abord grâce au premier cyborg à moustache de l'histoire qui semble sortit tout droit d'une partouze SM gay avec son blouson de cuir recouvrant son torse nu. Ensuite grâce à quelques personnages hauts en couleur, comme un gang de loubards homosexuels fringués comme des danseuses du carnaval de Rio, ainsi qu'une horde de mutants cannibales au faciès déchirés désireux de lécher (!) notre héroïne. Notre héroïne justement, venons-en ! La Mary, jeune beauté pure ayant donné naissance à l'enfant qui pourrait sauver l'humanité alors qu'elle n'a jamais connue l'amour d'un homme. La Mary, crucifiée par de vils anthropophages fornicateurs. La Mary, recouvrant sa tête d'un châle familier... Pour un peu, on pourrait trouver ces références messianiques quelque peu gavantes, mais comme rien n'est vraiment pris au sérieux on n'en tient que très peu rigueur. Quant à Joe Lara, il ballade son air de poisson frit, verse une larme de temps à autre, fronce les sourcils, bref, il nous fait l'éventail de l'actor's studio avec tout le talent qu'on lui connaît, à tel point que même ses scènes de baston face au cyborg à moustache semblent un peu fades. Bref, tout cela n'est certes pas très folichon, mais ça a le mérite de divertir. Kerozene

An AMERICAN HAUNTING aka Cauchemar américain - Courtney Solomon avec Donald Sutherland, Sissy Spacek, 2005, États Unis, 91m

Une jeune fille est pourchassée par un fantôme aux grands cheveux. Surprise, ce n'était qu'un rêve. Mais elle a été dans le grenier, la coquine, et a ramené un manuscrit que sa mère va lire. C'est cette histoire qui est au centre du film, la possession de la fille de John Bell en 1818. Betsy fait des cauchemars. Son père John (Donald Sutherland) est condamné pour avoir soulagé trop d'argent à sa voisine, qui se dépêche de le maudire, lui est ses enfants. Dès lors Betsy sera malmenée par une entité démoniaque que nul ne peut éloigner d'elle.

J'avait pas remarqué le nom du réalisateur, mais je me demandait qui avait bien pu réaliser de manière aussi granguignolesque une histoire à tirer par les cheveux, un scénario sans structure et illogique qui se termine par l'exploitation de mauvais goût d'une déviance plus sérieuse que le film. C'est Courtney Solomon, ayant alors un seul autre film à son actif, le débonnaire et kitsch DUNGEONS AND DRAGONS. Dès le départ, la musique tonitruante prend trop de place et tout sera gonflé pour en mettre vainement plein la vue. Trop d'effets chocs, trop d'effets visuels, trop d'effets de montage qui ont comme résultat de diminuer leur impact collectif. Trop de personnages, au point d'en oublier vers la fin, s'ils ne peuvent plus servir à faire des effets chocs. Trop de musique, presque aucun silence. Un scénario illogique qui après avoir provoqué un ennui, m'a carrément choqué lorsque l'on tombe dans la psychologie de tabloid à sensation, délaissant tout le reste pour dénoncer le mâle lambda prédateur, quitte à rendre le récit totalement illogique.

Comme dans Donjons et Dragons, Solomon s'arme de bons acteurs, mais son acteur principal est faible, la Betsy est peu crédible. Alors on ne peut s'empêcher de penser à L'EXORCISTE de William Friedkin, le modèle qui semble sage aujourd'hui, mais terriblement efficace de par son casting, sa mise en scène et son scénario qui offre une progression dramatique inéluctable. Solomon mise sur une surenchère boulimique de grand n'importe quoi, un portnawak gargantuesque qui tue littéralement son métrage. Alors quand on a la prétention de présenter le film comme "basé sur des faits vécus", j'ai presque un haut le coeur d'avoir enduré tant de conneries. C'est rare, mais il arrive qu'un film me fâche, littéralement, devant sa bêtise étalée sur mon écran, en voici un bel exemple. Mario Giguère

AMERICAN NINJA aka Commando Spécial - Sam Firstenberg avec Michael Dudikoff, Judie Aronson, Steve James, Don Stewart, Guich Koock, John Fujioka, Tadashi Yamashita, Jonh LaMotta, 1985, États Unis, 95m

Un jeune soldat, Joe Armstrong, arrive fraîchement dans un camp militaire américain des Philippines après un accident où il a perdu la mémoire. Alors qu'il accompagne un convoi d'armes, des rebelles et des guerriers ninjas attaquent les soldats américains. Instinctivement, Joe entre en action et fait montre d'un talent incomparable pour l'art du ninjutsu alors qu'il élimine autant les ninjas que les rebelles pour protéger la fille du colonel Hickock, Patricia. Ses initiatives et son attitude solitaire lui valent toutefois le mépris de son supérieur et de ses camarades mais grâce à sa maîtrise du combat à mains nues, il se fait un ami en la personne du sergent Curtis Jackson. Joe et Curtis en viennent à découvrir que leur supérieur est de mèche avec un trafiquant d'armes, Ortega, qui commande une armée de ninjas. En s'introduisant dans le repaire du trafiquant pour sauver Patricia qui a été kidnappé par celui-ci, Joe retrouve la mémoire lorsqu'il reconnaît parmi les prisonniers son ancien maître qui lui a appris les secrets du ninjutsu et ensemble, ils affrontent les sbires d'Ortega.

Comme le titre et l'affiche l'indiquent, la compagnie CANNON GROUP INC. s'est approprié le culte des ninjas en leur donnant une couleur américaine patriotique à l'image des super-héros. Cela donne pour résultat un film d'aventures hautement fantaisiste qui fait fi de la vraisemblance à l'intérieur d'un scénario factice où déambule plusieurs catégories de clichés. Le plus navrant, c'est que ce genre de métrage a tué dans l'oeuf toute possibilité d'une adaptation sérieuse à l'écran de l'art du ninjutsu et de la vraie nature d'un ninja dans les années 80. Aux commandes de la réalisation, Sam Firstenberg, un habitué de ce type de production, multiplie les erreurs de toutes sortes alors qu'il n'est même pas foutu de coordonner ses scènes de bagarres ni de finasser sa technique. À l'arrivée, le spectateur n'aura donc droit qu'à une autre pellicule d'exploitation qui l'ennuiera ferme ou le fera rigoler selon son humeur, mais il courra le risque de perdre quelques neurones en cours de visionnement. Dans un premier rôle de vedette, Michael Dudikoff ne fait pas montre plus qu'il ne faut de qualités athlétiques valables dans son personnage de ninja américain. Mathieu Lemée

AMERICAN NINJA 2: THE CONFRONTATION aka Le Ninja Blanc - Sam Firstenberg avec Michael Dudikoff, Steve James, Jeff Celentano, Larry Poindexter, Gary Conway, Michelle Botes, Mike Stone, 1987, États Unis, 89m

Dans un île des Caraïbes, des fusiliers marins chargés de la protection d'une ambassade américaine sont enlevés par de mystérieux agresseurs. Les deux soldats Joe Armstrong et Curtis Jackson sont expédiés sur place pour faire enquête. Ils sont à peine arrivés qu'ils échappent tous deux à un traquenard tendu par des ninjas. Lors d'une réception, les deux hommes font la connaissance d'Alicia Sanborn qui s'en prend à un homme d'affaires, Leo Burke. Ils la suivent, interviennent pour la sauver d'un enlèvement et ils apprennent qu'elle est la fille d'un savant au service de Leo Burke sur une île fortifiée. Alors que Curtis va chercher des renforts, Joe se rend avec Alicia sur l'île en question et ensemble, ils découvrent que Burke a kidnappé les fusiliers américains pour qu'ils servent de cobayes à des expériences scientifiques menés par le professeur Sanborn visant à transformer des hommes en de redoutables guerriers mutants. Pour contrecarrer les plans du criminel homme d'affaires, Joe doit affronter une armée de ninjas à la solde de Burke.

Sans doute enhardie par le succès modeste du premier "AMERICAN NINJA", la compagnie "CANNON" a mis en chantier une suite. Celle-ci supplante en médiocrité son prédécesseur qui était pourtant déjà très mauvais. Ce navet se constitue essentiellement de bagarres ridicules (incluant un rixe dans un bar!!!) et de confrontations à mains nues mal coordonnées où les ninjas ne sont plus que des pantins grotesques. Le générique fait pourtant mention qu'un spécialiste des techniques ninjas a chorégraphié les combats en plus de jouer un rôle dans le film. On a bien du mal à y croire à la vue du produit fini tellement le tout apparaît télégraphié et peu soigné. Les développements du scénario souffrent des mêmes absurdités calculées de façon à justifier les scènes d'action à faire accompagnés par une musique insupportable et toujours platement mis en scène par Sam Firstenberg. En gros, presque tout le film entier est une insulte à l'intelligence, même la plus élémentaire. Le spectateur n'y trouvera plus que matière à en rire, quoiqu'il doit vraiment ne pas être trop difficile pour cela car l'ensemble ennuie plus qu'il ne fait marrer à mon avis. L'interprétation se situe au niveau d'un groupe d'enfants dans une bataille de polochons. Mathieu Lemée

AMERICAN NINJA 3: BLOOD HUNT aka Le Ninja américain 3: la chasse sanglante - Cedric Sundstrom avec David Bradley, Steve James, Marjoe Gortner, Michele B. Chan, Yehuda Efroni, Calvin Jung, Adrienne Pierce, Evan J. Klisser, Grant Preston, Mike Huff, 1989, États-Unis, 89m

Le fils d'un pugiliste assassiné par des criminels, Sean Davidson, a passé toute son enfance chez un ami japonais de son père qui l'a élevé et initié aux arts martiaux et aux techniques des ninjas. Devenu adulte, Sean, qui maîtrise maintenant le ninjutsu, s'en va participer à un tournoi international d'arts martiaux tenu dans l'île de Triana. Cette île est sous la coupe d'un dangereux trafiquant surnommé Cobra qui se sert de cette compétition pour dénicher le meilleur combattant sur lequel il peut expérimenter une arme bactériologique pour créer des super-soldats et ainsi la vendre au plus offrant. Étant le meilleur combattant du tournoi, Sean devient donc vite la cible des sbires de Cobra qui cherchent à le capturer pour qu'il serve de cobaye. Après avoir échapper à plusieurs dangers, Sean est finalement capturé par Cobra. Il s'évade cependant grâce à un ami, Jackson, et à une alliée infiltrée dans l'entourage de Cobra, Chan Lee. Bien qu'infectée par un des virus que Cobra lui a injecté, Sean tente de démanteler l'organisation de Cobra d'autant plus qu'il sait le trafiquant responsable de la mort de son père.

Malgré le changement de l'interprète dans le rôle-titre, qui s'avère soit dit en passant plus efficace au plan physique que son prédécesseur Dudikoff, et un nouveau réalisateur à la barre, la formule de la série "American Ninja" n'a pas changé d'un iota dans ce troisième opus. Les auteurs ont tout simplement repris avec quelques variations bâtardes les principaux éléments du récit du deuxième épisode. Le spectateur y retrouve donc les mêmes prétextes à plusieurs confrontations à mains nues au sein d'une intrigue idiote où les ninjas qui y sont dépeints n'ont plus rien à voir avec leur vraie nature (une vraie honte!). Même le changement de réalisateur ne constitue pas une nouveauté puisque la mise en scène est tout aussi banale et mollement répétitive que celle des précédents chapitres. À part pour quelques personnes qui y trouveront peut-être encore matière à rire, ce film constitue un puissant substitut aux pilules contre l'insomnie car le sommeil profond ne cesse de nous habiter pendant le visionnement à cause de la lancinance du rythme d'ensemble. David Bradley se débrouille bien côté prestance athlétique alors que Steve James apparaît fatigué bien qu'il soit le seul élément stable de cette série puérile. Mathieu Lemée

AMERICAN NINJA 4: THE ANNIHILATION aka Le Ninja Américain 4: La Force de Frappe - Cedric Sundstrom avec Michael Dudikoff, David Bradley, James Booth, Dwayne Alexandre, Ken Gampu, Robin Stille, Ron Smerczak, Kely McClung, Franz Dobrowsky, 1990-91, États Unis, 99m

Le guerrier ninja Sean Davidson et son ami Carl sont envoyés dans un petit pays d'Afrique pour libérer un commando américain capturé par un mercenaire britannique, Mulgrew, qui est à la tête d'une armée de ninjas. Ils sont à peine arrivés sur place qu'ils sont déjà repérés et faits prisonniers par les ninjas de Mulgrew. Celui-ci, grâce au financement d'un sheik arabe nommé Maksood, a l'intention de faire exploser une bombe nucléaire artisanale à New York pour se venger de l'interventionnisme des Américains. Pour empêcher cette catastrophe et libérer tous les prisonniers, les services secrets américains n'ont d'autre choix que de faire appel à Joe Armstrong, un guerrier ninja à la retraite. Sachant la forteresse de Mulgrew quasiment impénétrable, Joe obtient l'aide des troupes rebelles du pays pour qu'ils fassent une attaque surprise aux hommes de Mulgrew alors que lui-même tentera d'entrer secrètement dans la forteresse pour libérer les prisonniers. Joe devra toutefois surmonter plusieurs obstacles afin de réussir cette mission périlleuse.

Pour ce quatrième chapitre de la série "AMERICAN NINJA", la compagnie CANNON a eu l'idée de réunir à l'écran les deux têtes d'affiches des films précédents, Michael Dudikoff et David Bradley. Les auteurs ont donc imaginé une intrigue maniérée pour justifier leur présence tout en leur garantissant à chacun un temps-écran à peu près équivalent. Cette conjonction de "talents" n'a cependant aucunement corrigé les défauts inhérents dont cette saga commerciale nous a habitués. Les ninjas font toujours figures de clowns grotesques, les dialogues