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SA à SI   SK à SW 

SACRED VENGEANCE aka I SPIT ON YOUR GRAVE 2: Savage Vengeance - Donald Farmer avec Camille Keaton, 1993, États Unis

Une fille qui a été violée par quatre imbéciles s'en tire sans condamnation lorsqu'elle les tue par la suite. Cinq ans plus tard, exaspérée d'être reconnue au cours de ses études, elle repart se perdre dans le bois avec une copine. Re viol, re vengeance.

La grande et presque seule qualité du film est sa durée, 65 minutes. Pour le reste, Farmer n'a pas appris grand chose: mauvaise bande son, plans flous, plans de caméra non réfléchis, erreurs de raccord, acteurs amateurs mur à mur, effets spéciaux ridicules, scénario repompé et dialogues nuls, et encore plans flous. Y a les cheveux d'un pseudo Elvis qui tiennent bien. On simule des viols mais on n'ouvre pas sa braguette. Surprises: Linda Lehr serait nulle autre que Camille Keaton, vedette de l'original I SPIT ON YOUR GRAVE, et puis Donald Farmer joue le rôle d'un des nouveaux violeurs, au look de Tarantino fauché. Désolant. Devrait être montré dans les écoles de cinéma comme exemple à ne pas suivre. Mario Giguère

SAINT SINNER - Joshua Butler sur une idée et produit par Clive Barker avec Greg Serano, Gina Ravera, Mary Mara, Rebecca Harrell, 2002, États Unis, TV

En 1815, un moine, Tomas Alcala (Greg Serano) libère par inadvertance deux succubes, Munkar et Nakir, qui prennent la fuite au 21ème siècle au travers d'un miroir aux propriétés uniques. Car Tomas fait partie d'un ordre clérical très spécial qui conserve précieusement divers objets et créatures maudites, à l'abri des hommes. Tomas part dans le temps à la recherche des succubes, avec la seule arme qui peut les arrêter, un coûteau magique, qui le guide vers les victimes et que seul un saint peut utiliser avec succès. Mais Tomas est-il vraiment un saint ? Et qui croira son histoire incroyable en ces temps de cynisme athée ?

Belle surprise que ce téléfilm dont les origines ne sont pas visibles autrement que par une certaine retenue sexuelle. Les succubes sont fascinantes, femmes aux allures fatales, mais couvertes constamment de sécrétions qui normalement devraient repousser les humains. Mais non, elles racolent les mâles avec promesse de sexe, pour en fait leur sucer les fluides vitaux et laisser des enveloppes de chairs vides aux policiers incrédules. Car Tomas trouve une oreille sympathique à sa cause en la personne d'une détective. On a droit à un bon lot de scènes gores. Excellente note au passage pour la musique très intéressante et variée. Les extras nous montrent les premières scènes tournées avec les succubes trop séduisantes, au look retravaillé avec raison ! À voir. Mario Giguère

The SALTON SEA - D.J. Caruso, 2002, États Unis, 1h43 

Danny Parker, un junkie patibulaire qui vagabonde à l'écran sous les traits de Val Kilmer, traîne ses cheveux graisseux et ses bras tatoués d'un party de speed freaks à l'autre, dénonçant les multiples revendeurs qu'il croise sur son chemin à un duo de flics allumés. Il tombe souvent en contemplation et songe à son passé, où il était visiblement joueur de trompette clean sous un autre nom, Tommy Van Allen (pas de lien de parenté avec le célèbre musicien semble-t-il). Sa schizophrénie ambiante et le commentaire en voix off dont il nous abreuve a visiblement un but, mais lequel ? C'est ce que nous découvrirons en visionnant le film dans sa totalité.

Drame criminel qui ne fait pas tout à fait dans le polar pur et dur, THE SALTON SEA est aussi schizophrénique que son protagoniste principal. La situation est certes intéressante, nous présentant un personnage qui mène une double vie dans laquelle il est tellement impliqué qu'il devient peu à peu celui qu'il incarne jusqu'à avoir du mal lui-même à distinguer qui il est vraiment. Son cas de conscience - le mensonge perpétuel qu'il sert aux "amis" de son personnage de junkie - nous est très brièvement exposé, et on ne s'arrête pas non plus aux développements des seconds rôles.

Les acteurs qui accompagnent Kilmer dans cette aventure cinématographique ne sont quand même pas les premiers venus; on remarque tout d'abord Adam Goldberg en copain consommateur du grand Val, puis Peter Sarsgaard. Vincent D'Onofrio est surprenant dans la peau d'un gros redneck arborant un nez en plastique, à qui on donne plus d'une scène inquiétante. Luis Guzmàn et Deborah Kara Unger forment un beau petit couple, mais Deb' est un peu plus maganée et habillée qu'à son habitude, ce qui est fort dommage pour les amateurs de belles poitrines. Finalement, Meat Loaf et Danny Trejo font leurs apparitions !!

D.J. Caruso est un directeur de films télé et sa "formation" dans le milieu transparaît malheureusement beaucoup ici... Cadrages qui se la jouent "safe", linéarité presque totale du récit... La narration de Kilmer accompagnée de ses poussées de trompette, posée par-dessus des images au ralenti, donne un effet particulièrement cliché.

Mais l'ensemble est charmant, et la curiosité engendrée quant à l'issue des événements juste assez suffisante pour que l'on visionne le film dans son intégralité, jusqu'à une finale ambiguë qui nous laissera en quelque sorte sur notre faim, sans qu'on n'en veuille à quiconque ! Orloff

SATAN'S BED - Marshall Smith/Michael Findlay, 1965, États Unis 

Un dealer de dope laisse tomber le business, et va se marier avec la femme qu'il aime, une japonaise fraîchement débarquée et qui ne parle pas un mot d'anglais. Cette jeune fille est incarnée par Yoko Ono qui a une bouille toute bizarre. Histoire de mettre un terme à ses activités criminelles, le futur marié part régler deux-trois babioles et laisse Yoko seule à l'hôtel avec toutes leurs économies. Mais l'ex associé de l'ex dealer manipule la pauvre Yoko, lui vole son blé, la viole et la séquestre.

Entre temps, un groupe de trois personnes, deux mecs et une femme, se défoncent la gueule et tuent et violent des femmes pour le plaisir.

Ces deux histoires, qui n'ont absolument aucun liens entre elles, sont racontées chacune par petites scènes de dix minutes et on alterne donc d'une histoire à l'autre jusqu'à la fin du film sans qu'il n'y ait jamais aucune relation entre les deux. Et le titre n'a rien à voir avec le film non plus...

N'importe quoi ? Oui, en effet. Aucune importance, ce film underground a du charme et en ce qui me concerne, m'a surpris.

Ce drôle de film a été produit par le couple Findlay, plus connu pour être responsable du film SNUFF. Kerozene

SAW aka Décadence - James Wan avec Cary Elwes, Leigh Wannell, Danny Glover, Monica Potter, Ken Leung, Dina Meyer, Shawnee Smith, Makenzie Vega, Mike Butters, Paul Gutrecht, Michael Emerson, Tobin Bell, 2004, États Unis, 100m

Un tueur en série surnommé Jigsaw s'amuse à kidnapper des personnes afin de leur faire subir des épreuves mortelles pour que ceux-ci découvrent la véritable valeur de la vie, ce qui détermine s'ils sortiront vivant ou non des épreuves. Un détective, David Trapp, essaie par tous les moyens de capturer Jigsaw mais le tueur s'avère insaisissable. Deux hommes, le docteur Lawrence Gordon et un photographe, Adam, sont à leur tour victimes de Jigsaw; ils sont tous les deux enchaînés dans une salle de bains miteuse avec un cadavre entre eux. Les deux hommes ne semblent pas se connaître mais d'après un message enregistré de Jigsaw, ils se sont déjà rencontrés et ont une bonne raison de s'entretuer. Divers indices et objets laissés volontairement par le psychopathe amènent le docteur Gordon et Adam à se remémorer les évènements qui ont précédé leur enlèvement tout en comprenant les sacrifices qu'ils doivent accomplir s'ils veulent s'en sortir vivants. Mais le temps presse car le docteur Gordon sait que sa femme et son fils risquent d'être les prochaines victimes de Jigsaw.

Le public friand d'horreur et de sensations fortes attendait depuis longtemps un film qui viendrait apporter un peu de sang neuf à un genre qui en avait bien besoin après une poignée de longs-métrages destinés d'abord au public-cible américain par excellence: les adolescents. Encore une fois, c'est en dehors de la machine des grands studios qu'est sorti un film réussi. Après "HAUTE TENSION" venu de France, voici maintenant "SAW", une production américaine indépendante faite en collaboration avec le Canada. Au départ, "SAW" reprend des éléments-clés du cahier des charges du film "SEVEN"; même ambiance morbide à souhait, tueur psychopathe de génie. Sauf que les auteurs ont privilégié davantage les effets de surprise dans leur intrigue tout en entretenant un climat plus cruellement sadomasochiste que dans le film de Fincher. Les nombreux rebondissements disséminés dans le film attirent évidemment l'attention du public adulte mais leur accumulation risque à la longue et au second regard de faire s'écrouler l'échafaudage d'un récit bien élaboré. Par contre, les moments horrifiques sont remplis d'une tension insoutenable pour secouer fortement le spectateur qui va certainement trembler sur son siège et c'est là où "SAW" remplit parfaitement sa mission, au point même qu'un culte grandissant se développe chez les fans d'horreur pour ce film. Bref, un long-métrage au premier degré très abouti dont la réputation et le succès est pleinement mérité malgré ses quelques petites lacunes. On a déjà hâte de voir la suite pour égayer notre Halloween. Un must si vous ne l'avez pas encore vu. Mathieu Lemée

SAW II aka Décadence II - Darren Lynn Bousman avec Donnie Wahlberg, Shawnee Smith, Tobin Bell, Franky G, Dina Meyer, Glenn Plummer, Emmanuelle Vaugier, Beverley Mitchell, Erik Knudsen, 2005, États Unis, 93m

Le tueur psychopathe surnommé "Jigsaw", qui kidnappe ses victimes pour leur faire subir des jeux cruels visant à leur faire découvrir toute la valeur de la vie, continue toujours de faire des siennes alors que l'inspecteur de police Eric Matthews cherche sans relâche à lui mettre à la main au collet. Un indice important lui permet enfin de retracer son repaire et avec l'aide d'une escouade d'intervention, il parvient enfin à le retrouver. Mais "Jigsaw", qui est mourant suite à un cancer, a auparavant pris soin d'enlever le fils de Matthews, Daniel, qui est enfermé quelque part dans un endroit inconnu, en compagnie de quelques personnes. Ceux-ci respirent un gaz mortel qui les tuera lentement dans quelques heures s'ils ne trouvent pas les indices les menant aux cachettes des seringues contenant l'antidote et aux moyens de sortir de ce lieu empoisonné. Matthews voit tout cela à distance sur les écrans vidéos de "Jigsaw". Celui-ci lui promet que son fils lui sera rendu vivant s'il a la patience de discuter avec lui seul à seul jusqu'à la fin du délai prévu par le jeu. N'ayant pas le choix, Matthews accepte mais apprend de "Jigsaw" que les autres personnes enfermées avec son fils, sont tous des gens qu'il a arrêté autrefois en fabriquant des preuves. Si ceux-ci apprennent la véritable identité de Daniel, ils pourraient lui faire du mal. Matthews aura-t-il toujours la patience de continuer à discuter avec "Jigsaw" jusqu'au bout dans l'espoir de sauver son fils alors que les personnes enfermées par le psychopathe commencent à s'entretuer? Ou bien tentera-t-il par la force de soutirer à "Jigsaw" l'adresse de l'endroit où Daniel se trouve?

Voulant profiter sans attendre du succès inespéré de "SAW", les producteurs ont aussitôt mis en chantier une suite rapide sortie presque un an après le premier film. Les auteurs ont visiblement axé leur nouveau film vers une plus grande surenchère en matière d'effets d'horreur sadomasochistes par rapport au premier "SAW", qui en contenait pourtant déjà pas mal. On retrouve aussi dans cette suite la même ambiance putride à souhait, le même récit en forme de casse-tête rempli de retournements de situations et le même type de suspense effrayant qui a fait le succès de l'oeuvre précédente. Un nouveau réalisateur est à la barre de cette suite, mais son travail n'est pas vraiment différent de son prédécesseur puisqu'il recycle à l'évidence les mêmes ingrédients qui ont fait la réussite de "SAW". Seule ombre au tableau, le huis clos développé dans cette suite n'est pas à la hauteur du premier opus puisqu'il apparaît, aux yeux du spectateur alerte, directement inspiré du film "CUBE", ce qui risque de diminuer le niveau de tension de certaines scènes. Heureusement, l'étrange duel entre le policier et le fameux "Jigsaw" nous tient continuellement en haleine et réalimente le suspense à point nommé. Pour ce qui est du rebondissement final, il ne manque pas de punch mais il s'avère en partie un peu trop forcé, ce qui illustre encore une fois la fragilité de l'armature de l'intrigue. Ceci étant dit, le film constitue toujours une expérience horrifique au premier degré exceptionnelle qui vaut vraiment la peine d'être vue, bien qu'il soit légèrement inférieur au long-métrage original. Même si les règles du jeu sont cette fois connus d'avance, l'on risque quand même de trembler de peur pendant le visionnement, voire peut-être à en avoir le souffle coupé. L'interprétation est toutefois d'une qualité inégale. Mathieu Lemée

SAW 3 aka Décadence 3 - Darren Lynn Bousman avec Tobin Bell, Shawnee Smith, Angus Macfadyen, Bahar Soomekh, Mpho Koaho, Dina Meyer, Barry Flatman, Lyriq Bent, Costas Mandylor, Donnie Walhberg, 2006, États-Unis/Canada, 108m

Atteint d'un cancer incurable qui mettra bientôt fin à ses jours, le tueur en série surnommé "Jigsaw" charge sa complice Amanda d'enlever la chirurgienne Lynn Denlon. Celle-ci, munie d'un collier mortel autour du cou et relié au stimulateur cardiaque de "Jigsaw", se voit obligé de maintenir le psychopathe en vie le temps qu'une autre de ses victimes, Jeff, accomplisse une série d'épreuves, sinon elle mourra. De son côté, Jeff, qui est un père de famille attristé par la mort de son enfant tué par un chauffard alcoolique, se rend vite compte que le jeu cruel qu'il doit subir le confronte à chaque étape à des personnes impliquées autrefois dans cet accident, dont le fameux chauffard. À chaque fois, "Jigsaw" force Jeff à choisir entre pardonner à ces personnes ou bien les laisser mourir dans d'atroces souffrances afin de savoir s'il veut vraiment se venger d'eux ou non. Dans ce petit jeu toutefois, "Jigsaw" en profite pour mettre à l'épreuve sa complice Amanda afin de savoir si elle est digne de lui succéder après sa mort.

Si "SAW 2" était déjà légèrement inférieur au premier "SAW", cette troisième partie se trouve à être légèrement inférieure aux deux autres. Le scénario s'enfonce dans le mécanisme qui fait recette en n'offrant pas autant de nouveautés, ni de variations intéressantes en plus de contenir des liens discutables ou peu vraisemblables avec les précédents épisodes. Par ailleurs, les rebondissements ne sont pas aussi étoffés car le spectateur attentif arrivera à en deviner une partie et la psychologie des personnages n'est pas aussi bien définie que dans les scénarios antérieures, à l'exception peut-être de celle du tueur "Jigsaw". Le clivage des thèmes de la vengeance versus la rédemption apparaît aussi du déjà vu. Néanmoins, "SAW 3" bat sans difficultés ses homologues horrifiques en matière de violences gore, de situations insoutenables et de conception visuelle au premier degré, donnant à l'ensemble assez d'ingrédients pour secouer le public et faire du film une expérience cinématographique plus que valable qui vaut le déplacement. Il aurait fallu cependant que la mise en scène, la photographie et le montage soit moins agressive dans ses effets pour que les éléments d'horreur frappent plus forts les esprits et alors on aurait pu parler d'une trilogie de génie. Espérons que les auteurs (qui méritent qu'on les encourage) aient l'idée heureuse de passer à autre chose plutôt que de nous servir un "SAW 4" qui serait de trop. L'interprétation n'est rien de moins qu'inégale. Mathieu Lemée

SAW IV aka Décadence IV - Darren Lynn Bousman avec Tobin Bell, Costas Mandylor, Scott Patterson, Betsy Russell, Lyriq Bent, Athena Karkanis, Justin Louis, Simon Reynolds, Donnie Wahlberg, 2007, États-Unis/Canada, 93m

Jigsaw et Amanda sont finalement morts. L'agent Kerry étant lui aussi décédé, deux agents spéciaux du FBI, l'agent Strahm et l'agent Perez arrivent pour assister le vétéran détective Hoffman afin de rassembler les derniers restes du puzzle. Pendant ce temps, l'officier du SWAT Rigg est enlevé et se voit forcé par Jigsaw de subir une série d'épreuves. Étant le dernier officier jusqu'alors à avoir échapper au tueur au puzzle, il dispose de 90 minutes pour triompher des pièges déments afin de sauver un vieil ami, l'agent Eric Mathews que l'on croyait mort, ou affronter les conséquences mortelles de son obsession à vouloir arrêter Jigsaw. Ces épreuves subies par Rigg ont laissé un sillage de cadavres, et le détective Hoffman assisté du FBI découvrent des indices prouvant que Jigsaw a un autre complice poursuivant son oeuvre après sa mort. Suite aux révélations de l'ex-femme de Jigsaw, Jill, la genèse de la cruauté de Jigsaw est dévoilée, révélant ses véritables desseins et ses projets futurs suite à son décès.

Avec ce quatrième opus, la saga d'horreur la plus populaire du nouveau millénaire risque fort de décevoir ses fans. Malgré la présence de nouveaux scénaristes, la série ne trouve pas un nouveau souffle car leur intrigue ne fait que reprendre des éléments ayant fonctionné dans les trois précédents films, sans en renouveler aucun. La première frustration se trouve en fait dans la révélation qu'un autre complice de Jigsaw poursuit son oeuvre, ce qui traduit l'absence d'originalité des auteurs. Malgré quelques effets gores efficaces et quelques flashbacks explorant le passé de Jigsaw et ses motivations, le film, au même titre que le scénario, se complait dans l'utilisation de recettes éprouvées et dans l'emploi de procédés rebattus. Ne restait plus qu'à espérer la fin surprenante attendue par les admirateurs, mais au contraire, la conclusion est tellement forcée qu'elle est encore plus décevante que le reste. Elle ne tient en effet absolument pas la route face aux informations divulguées précédemment, de même que dans les autres "SAW". La mise en scène se veut bien peu enthousiaste, à croire que le réalisateur était fatigué de travailler sur cette saga. Reste à souhaiter que du sang frais viendra franchement relancer la série puisque les producteurs, dollars obliges, ont déjà annoncé un "SAW V" et un "SAW VI". Mathieu Lemée

SCANNER COP - Pierre David, 1994, États Unis

Quand, au début des années 90, les volets 2 et 3 de la " série " Scanners virent le jour, certains fans de Cronenberg firent la grimace, jugeant que le projet d'origine était dénaturé. Ils avaient un peu raison, même si les deux films du Québécois Christian Duguay ne visaient somme toute qu'à divertir un public pas trop exigeant. Dans la même lignée Scanner Cop doit être approché sans trop de sérieux.

Les scénaristes Pierre David, John Bryant et et George Saunders (hum... de grosses pointures, hein ?) nous convient à suivre le destin de Sam, policier scanner, qui réussit à mener une vie normale en prenant des médicaments (Ephémérol) sur une base régulière. Un jour, cependant, des citoyens sans histoire commencent à s'en prendre aux policiers. Conspiration ? Manipulation ? Afin de résoudre le mystère, notre héros cesse de prendre ses Ephémérol... Ses pouvoirs psychiques s'amplifieront, mais sa santé mentale et sa vie seront mis en danger.

L'histoire bascule brusquement vers un hommage aux séries B rétro : un scientifique fou conditionne les badauds à détester les policiers, par esprit de vengeance envers les représentants de la loi. Sam sera entraîné dans une série d'aventures abracadabrantes, dont une visite de l'Enfer qui n'est pas sans rappeler certaines oeuvres de Clive Barker... toutes proportions gardées, bien sûr.

Richard Lynch, en médecin fou, surprend et évoque parfois Hannibal Lecter. Quelques audaces gore, des affrontements tendus inspirés des précédents volets, une histoire invraisemblable mais sans prétention : autant de preuves de l'essoufflement de la série Scanners (dont le présent film constituait la quatrième partie et qui fut suivi, hélas, par un Scanner Cop 2 : la suite d'une série inspirée elle-même par des suites... !). Malgré tout, le film se laisse regarder à force de conviction et de simplicité. Mais l'intelligence d'un David Cronenberg (réalisateur du premier volet) se situe bien au-delà de ce léger suspense... Howard Vernon

SCARAB - Steven Charkes Jaffe, 1982, États Unis/Espagne

Un type réveil une entité égyptienne et devient gourou d'une secte de fanatiques désireux d'éliminer quelques-unes unes des plus influentes personnes du monde. Ainsi succombe le président de la République française, suite à l’intrusion d'une amulette en forme de scarabée qui provoque un fou rire et le pousse au suicide. Robert Ginty, journaliste queutard, tombe sur une piste en découvrant un de ces scarabées sur le corps d'une victime. Une jeune femme réussie à dissimuler l'amulette, et Ginty la suit... Problème, il y a un autre gars qui le suit lui, et qui provoque plein d'accidents pour tenter d'éliminer le journaliste en pointant son doigt qui réussi même à tirer des balles mitraillette staïle.

Vraiment nul. On retiendra les scènes de cultes où plein de filles dansent à moitié nues dans des décors à deux balles, et le coup du doigt-mitraillette relativement inattendu. Sinon c'est nul, Ginty n'est pas crédible pour un sou. Kerozene

SCARECROWS - William Welsey, 1988, États Unis

Comment commencer. Tout d'abord, ce film m'a été fortement recommandé pour son atmosphère glauque et son histoire très très très très très terrifiante. Sur IMDB, la critique dit que c'est un film "really creepy" et que "it's the best horror movie ever!". Alors, je me dis pourquoi pas. Alors, c'est tranquillement et avec beaucoup d'attentes que j'ai mit la cassette vidéo dans mon magnétoscope. Voici ce que j'en pense. L'histoire: un groupe de voleurs de banque habillé en commando de l'armé sortie tout droit du film du même nom, prend en otage un pilote et sa fille. Mais, punch, un des membres du groupe saute en parachute de l'avion et s'enfuit avec l'argent. Voulant le récupérer, nos commandos sautent eux aussi de l'avion pour retrouver le voleur amateur. Mais ce qu'ils ne savent pas c'est que le champ de maïs (qui ressemble plus à une forêt qu'un champ de maïs) est habité par des épouvantails diaboliques.

Ce que j'en pense: non, ce film n'est pas le meilleur film d'horreur de tous les temps. Oui, ce film est "creepy" mais pas "really creepy". Non, les comédiens ne sont pas bons. Les effets spéciaux sont à chier (pensons à la scène de la grenade à la fin (ce n'est pas un spoiler). Les maquillages des épouvantails sont quand même bien réussis. Malgré tout, j'ai quand même bien apprécié. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre mais le film se laisse bien écouter. Une petite remarque en passant, on dirait que le réalisateur était un fan de  Sleepaway Camp, car lui aussi étire l'art de réutilisation du même plan tout au long du film.  Ma note: B- , Pour fan seulement. Phrase culte: le film entier est une phrase culte. Mathieu Prudent

Pas une mauvaise idée en soit, le réalisateur, qui bénéficie de superbes effets spéciaux, ce qui est définitivement un plus, essaie de créer une atmosphère effrayante, ce qui aurait pu être réussi si les acteurs étaient meilleurs !

Il en résulte un film correct qui se regarde bien, mais qui aurait pu être beaucoup mieux. Oncle Freak

SCARE THEIR PANTS OFF - John Maddox, 1967, États Unis 

Deux potes prennent leur pied en effrayant des jeunes femmes avant de coucher avec elles. Pour la première, l'un des compères arrive vers une jeune fille kidnappée, vêtu d'une longue cape et d'un masque, lui disant qu'elle sera la dernière femme qu'il aimera, puis il se suicidera parce que son visage est horriblement mutilé.

La deuxième est allongée sur un autel sacrificiel et doit recevoir la semence du grand prêtre.

La troisième est interrogée par les deux hommes, membres d'une police fasciste fictive, la menaçant de tortures et autres si elle n'avoue pas.

Film underground très con à l'érotisme mou, mal foutu, et pourtant j'y ai trouvé mon compte, et je me suis bien marré, car jamais tout ça ne se prend au sérieux. Kerozene

SCARFACE - Brian De Palma Avec Al Pacino, Michelle Pfeiffer, 1983, États Unis 

Antonio "Tony" Montana est un réfugié cubain qui a fuit le régime de Castro et débarque en Amérique et se voit automatiquement parqué dans un camp de regroupement, une sorte de ghetto pour les Cubains.

Peu de temps plus tard, lui et son ami Angel ont la chance de recevoir le statut d'immigrés et de sortir du camp, pour cela il leur faut assassiner un sale type dans le camp. Les voilà dehors en tant qu'immigrés et confrontés à la dure réalité de la vie (boulot de me..., salaire de me... pauvreté, méprise). Ils n'ont d'autre solution que de se lancer dans le monde du crime. Lors de leur premier coup dans le domaine de la drogue, angel est tué lentement à coups de tronçonneuse. C'est à partir de là que Tony devient un jeune requin qui va se lancer dans le monde du crime et se frayer un chemin jusqu'au sommet en tuant ennemis, concurrents et employeurs. Mais comme tous les empires, le sien commencera lentement à tomber dans la décadence et à s'effondrer avec son empereur.

Pas de monstres dans ce film je sais... Mais le film lui-même est un monstre je trouve. C'est rare que j'apprécie autant un film sans sang, monstres, vaisseaux spatiaux... Ho il y a des scènes assez dures comme celle de la tronçonneuse. Pas de gore, mais l'ambiance est très malsaine et réaliste. Al Pacino est excellent dans ce rôle. On ne s'ennuie pas un instant avec ce film, on le suit avec un grand plaisir. L'ambiance années 80, belles voitures, soleil, c'est aussi très agréable.

J'étais assez mitigé à voir ce film. Je l'ai acheté pour voir les similitudes avec le jeu GTA Vice City... Mais j'ai franchement aimé. La fin est un peu rapide et déconcertante cependant. Mais elle reste très belle et assez dure. Un film culte je trouve, De Palma a vraiment sortit un film excellent.

Chaque décor est agréable à regarder aussi dans ce film, depuis Miami Plage, en passant par la villa de Tony jusqu'au restaurant très coloré "Le Babylone".

J'apprécie aussi les dialogues, ils sont souvent durs, de l'humour noir par moment comme le fameux "Fou rire"... Aucun n'est inepte.

La décadence de Tony est aussi très prenante. Le voir glisser petit à petit dans la folie, la jalouse malade contre ceux qui approchent sa soeur, sa paranoia, sa dépendance à la drogue, etc... jusqu'à sa fin.

J'ajoute aussi un "bravo" pour la bande son, c'est un des éléments que j'ai préférés dans le film. Style années 80, vraiment excellente. Dragonvolfied

SCARLET FRY'S JUNKFOOD HORRORFEST - Brian Crow / Walter avec Calico Cooper, Scarlet Fry, 2006, États Unis, 71m

Une junkie demande à son fournisseur de la "junk", il lui donne un sac, qui ne contient qu'une cassette vidé, elle va revenir le tuer à coup de barre de fer, pour ensuite .écouter la cassette avec un ami, c'est ce que nous allons regarder. Présentés par Scarlet Fry, un genre de cannibale hillbilly, six histoires courtes. 1: Un homme qui a faim tue sa nouvelle voisine pour la manger. 2: Une infirmière fait tuer le vieux dont elle ne veut plus s'occuper. 3: Un jeune homme qui se fait un peu d'argent en frappant de son skateboard le cul d'une tantouze n'accepte pas que l'on doute de sa sensualité et tue tous ceux qui lui disent. 4: un homme découragé de la vie se suicide. 5: Retrouvant son conjoint encore dans une séance de satanisme, elle se plaint et va en mourir. 6: Parce que son copain l'a insultée lorsqu'elle lui annoncée qu'elle est enceinte, elle lui fera subir une séance de torture fatale.

En principe, il devrait dans ce type d'anthologie y avoir un punch à la fin de chaque histoire. Pas grand chose ici et en plus, les conclusions prévisibles s'étirent. Mario Giguère

SCARY MOVIE 2 - Keenen Ivory Wayans, 2001, États Unis

Après avoir pastiché les slashers dans le premier film, le gang Wayans s'attaque principalement aux films de maisons hantées, et ce pour notre plus grand plaisir. Ainsi passent à la moulinette des incontournables comme L'EXORCISTE, AMITYVILLE, HANTISE, POLTERGEIST, THE LEGEND OF HELL HOUSE, L'EMPRISE, mais aussi des titres plus improbables comme HEY DUDE WHERE'S MY CAR, MISSION IMPOSSIBLE 2 ou CHARLIE'S ANGELS.

L'ouverture du film, qui dévoile un James Woods en curé tendance pédophile parodiant à merveille le père Merrin de L'EXORCISTE (qui devait au départ être interprété par Marlon Brando !), est un véritable régal qui se termine dans une hilarante orgie de vomi verdâtre ! Puis vient l'expérience menée dans la maison du drame par le professeur Oldman (Tim Curry): une obscure étude du trouble du sommeil que viendra perturber un fantôme lubrique qui culbutera l'affreuse Tori Spelling. On rigole de tout, du sexe, de l'homosexualité, de la drogue, de l'infirmité, on a droit à une plante de cannabis tueuse géante, à un squelette libidineux, à une éjaculation explosive, à un repas répugnant, à une poursuite en fauteuil roulant entre un scientifique capable de se faire des fellations tout seul et un fantôme pervers, etc... Ca n'arrête pas !

Tout est profondément débile encore une fois, mais c'est toujours un vrai bonheur de sale gosse. Tout n'est pas forcément drôle (les histoires de pets sont un peu répétitives), mais le film déclenche à plusieurs reprises des éclats de rires sincères. Et un petit clin d'oeil à Anna Faris qui est une actrice que j'aime bien... Kerozene

SCHIZOID - David Paulsen, 1980, États Unis

Plutôt banal ce petit film. Schéma trop-vu à la Agatha Christie (mais qui peut bien être l'assassin?). Et on envoie des tas d'indices incriminants vers tous les personnages excepté vers le tueur (et même si je savais très bien qui c'était, je ne pouvais tout simplement pas admettre que ce n'était pas Kinski et j'ai gardé un doute jusqu'à la  toute fin). La réalisation de David Paulsen est saccadée, maladroite et tout, mais demeure assez plaisante par  moments (ce qui est quand même surprenant, Paulsen étant un tout nu - sa carrière se résume à la production de téléséries), particulièrement dans la scène où Kinski zyeute sa fille se doucher. Pas de surprise. Craig Wasson est nul. Christopher Lloyd est insipide. Kinski a l'air complètement fou. Porno Holocaust

SCOOBY-DOO - RAJA GOSNELL interprété par pas mal d'effets CGI, Matthew Lillard, Sarah Michelle Gellar, Freddy Prinze Jr, Linda Cardellini, Roman "Mr. Bean" Atkinston, Pamela Anderson (c'est pas une farce !) et Sugar Ray, 2002, États Unis

Après avoir résolu une dernière enquête qui concerne un fantôme volant aux allures de Monsieur Muffler, la gang de Monster Inc. se sépare. Après quelques mois, tous sont invités à résoudre une dernière énigme sur une île de la terreur commandée par l'illustre Mister Bean!

Hum! Je me demandais vraiment si ça valait la peine d'aller voir le film et encore plus dans faire une review, mais que voulez-vous! J'étais un grand fan de la série originale et je voulais quand même voir de quoi ça avait l'air!

Premièrement, commençons par les bons points. Les décors sont magnifiques, tellement que l'on se croirait vraiment à l'intérieur du cartoon. De plus le film fait très bien référence aux années des seventies (période où le cartoon était sorti) où les vêtements et les couleurs fluos abondaient et à l'esprit hippie bon enfant de cette époque là. Pour l'interprétation, Linda Cardellini en Velma et Matthew Lillard en Shaggy sont vraiment convaincant. Pour les autres c'est pas mal à l'avenant. L'idée que Freddy Prinze Jr. et Sarah Michelle "Buffy" Gellar interprètent les rôles de Fred et de daphne me donnait des boutons avant même d'aller voir le film, et ça s'avère tout à fait juste! ILS SONT HORRIBLES !!! Et tout particulièrement Gellar dans encore une maudite scène hommage à THE MATRIX!

Pour Scooby-Doo, en CGI, j'avoue que ça cause un certain choc. Mais on fini par s'y habitué. Le film s'adresse avant tout aux fans nostalgiques du cartoon et si le fan connaît bien toutes les séries de SCOOBY-DOO, ça aide vraiment. D'autres part, le film contient des hommages à NIGHT OF THE LIVING-DEAD, EVIL DEAD 2: DEAD BY DAWN et INVASION OF THE BODY SNATCHERS... J'imagine que le scénariste du film savait que les fans de la série aiment aussi les films d'horreurs. Puis, il y a la grosse Pamela Anderson qui y fait une apparition, je ne sais pas vraiment ce qu'elle fait là, peut être est-elle en manque de publicité ? M'enfin, les critiques sont particulièrement féroces face au film et je comprends bien les puristes de ne pas aimer voir un Scooby-Doo en cgi. Mais si vous êtes un fan invétéré de la série, peut-être allez-vous quand même y trouver votre compte ou aux moins de petits plaisirs. Il faut seulement que vous ne soyez pas trop exigeant. Un film très moyen en somme. Puis même quelques fois à la limite du supportable. Black Knight

SCRAPBOOK - Eric Stanze, 2000, États Unis

Shot on video ---- beurk.

La lead actress ressemble à une butch (cheveux rasés, tatoo, buildée comme un gars) et le lead killer ressemble a Vladimir Malakhov austi... scary huh?

Le film débute avec un viol sûrement considéré choquant par la majorité, mais Mouni en a vu d'autres !!! (I Spit on your grave ) le golden shower manquant de jus, M. Killer Malakhov nous rabotte son histoire de jeunesse, ennuyante comme le tabarnak..... pour simplifier 20 minutes du films "I WAS A TEENAGE LOSER".

Après ça c'est Fast-forward pour moi! Ma patience est comme une mèche courte... BAM! 

SHOCK SHOCK SHOCK, C'est tout ce qu-on essaye de faire. 

Et 95 % des SOV today choquent par manque de talent, point! CRAP CRAP CRAP.

Je suis quand même heureux d'avoir FF instead of STOP car quelle ne fut pas ma surprise d'apercevoir Vladimir la (small) graine à l'air, impuissant devant une fellation de la butch que je nomme Brenda... et croyez moi je le comprend à 100% de pas être capable de bander devant une monstruosité pareille !!! Je la laisserai même pas toucher à ma main... a ce point!!

Changing of the guard..... voila le punch de la fin.

OOPS ! Je pense que je devais mette un SPOILER ALERT ici!!! Oh well.... 

BREF, c'est de la sacrament de marde. And dont you people forget it !!! Je me reprends... c'est de la sacrament d'austi de marde. Ouais, c'est mieux ca.

0 /10 Mouni

SCREAM OF THE WOLF - Dan Curtis avec Peter Graves, Clint Walker, Jo Ann Pflug, 1974, États Unis, 78m, TV

Les morts s'accumulent dans une ville américaine. On appelle un ancien chasseur, John (Peter Graves), qui remarque les traces d'une bête qui semble changer, de quatre pattes à deux et de poids, empreintes impossibles à pister car elles disparaissent. Appelant son ancien compagnon de chasse, Byron (Clint Walker), celui-ci refuse en un premier temps de l'aider, prétextant être occupé à préparer un voyage important. Mais les soupçons de lycanthropie pointent vers Byron, ou son homme à tout faire, ou... Byron va aider John, mais tout n'est pas aussi simple que prévu.

Sur un scénario de Richard Matheson, Dan Curtis met en scène un téléfilm qui répond plus au normes d'un suspense policier qu'à un film d'horreur pure. En effet, les victimes, le visage déchiré, ne sont jamais montrées. Clint Walker est imposant et dégage une suffisance et une force remarquable. Ses joutes verbales avec Peter Graves tout comme la traque finale, sont réussies. Rythmé par une musique jazzy, on ne s'ennuie pas dans une histoire bien menée, sans être toutefois mémorable. Mario Giguère

SCREAM FOR VENGEANCE aka Vengeance - Bob Bliss, 1980, États Unis

Quatre cambrioleurs dérobent une bijouterie, leur vol tourne mal. En s’enfuyant, ils seront aperçus par deux témoins, un homme, une femme, qui seront kidnappés et emportés dans une cabane en ruine dans le fin fond des bois. Un des quatre malfaiteurs devra monter la garde auprès de nos deux prisonniers qui réussiront à s’évader. Sur le chemin de leur retour, ils tomberont face à face avec les autre méchants, et là on s’ennuiera pendant une longue et plate course dans les bois. On a voulu faire un film de survie mais ils ont vraiment raté leur coup. Les éléments de violence sont carrément nuls, les acteurs on en parle même pas. Rana

SCREAMING DEAD - Brett Piper, 2003, Etats-Unis

Attention, plein de spoilers, mais ça vous évitera de perdre du temps en regardant ce truc. 

Un "artiste" renommé qui s'est fait connaître en photographiant des femmes enduites de merde ou qui ont la tête plongée dans une cuvette de chiotte est contraint - pour son nouveau projet - de supporter une sorte de vigil fouineur au look de blaireau des stades qui ne cesse de draguer ses modèles décérébrés, à savoir quatre jeunes filles pas très fut fut. Car pour ce nouveau projet, notre artiste un peu tordu a loué un ancien hôpital psychiatrique dans lequel un sataniste avait érigé une salle de torture dans laquelle il rigolait comme un ahuri avec des copines de jeu. Et notre héros vigil gardien des lieux de rajouter que la bâtisse est hanté, histoire de bien faire flipper ce qu'il espère être ses futures conquêtes. Si le méchant artiste autoritaire fait effectivement croire grâce à quelques effets holographiques que des fantômes habitent les lieux, il sera bien surpris - contrairement au spectateur - de découvrir que l'asile est effectivement hanté. Et pas par n'importe qui puisqu'il s'agit du fantôme de l'amateur de supplices corporels qui s'en donnera d'ailleurs à coeur joie sur le corps dénudé de Misty Mundae sous l'objectif indiscret d'une caméra... Le gentil gardien le renverra dans l'au-delà en pressant la touche Rewind du magnétoscope qui diffuse le meurtre de Mundae par le fantôme...  Cherchez pas, y a rien à comprendre.

Produit vidéo ultra-fauché signé Brett Piper - autrefois responsable de A NYMPHOID BARBARIAN IN DINOSAUR HELL et scénariste de RAIDERS OF THE LIVING DEAD, SCREAMING DEAD est un film qui affiche un vide scénaristique et artistique d'une profondeur telle qu'il en donne le vertige. Difficile d'adhérer à cette histoire banale au dénouement bien trop débile et dans laquelle les seuls éléments potentiellement intéressant (les filles nues, les tortures et les fantômes - j'ai peut-être l'air un peu pervers comme ça mais je vous promets que non) sont totalement sous exploités. Kerozene

SCREAMING SKULL - Alex Nicol avec John Hudson et Peggy Webber, 1958, États Unis,  68m

Fraîchement remarié, un type revient dans la maison ou sa première femme est morte dans des circonstances floues. Sa nouvelle femme est très riche mais mentalement instable. Le jardinier simplet voue un amour inconsidéré pour son ancienne maîtresse. Voilà donc que le crâne de l'épouse décédée hante les lieux et s'acharne sur la nouvelle mariée. Ca sent le coup monté, mais la fin, ou le vrai fantôme poursuit le faux fantôme, sur le thème musical d'intro réutilisé par THE SHINING, surprend tout de même.

Petite production de routine qui nous offre l'enterrement gratuit si on meurt pendant la représentation, le film comporte quelques bons moments. Peggy Webber, en nouvelle mariée dépressive joue bien son rôle, tout comme les voisins du couple. Mario Giguère

SECRETARY aka La secrétaire - Steven Shainberg, 2002, États Unis, 1h51 

Une jeune demoiselle négative et sans artifices apparents a le réflexe de se mutiler le corps pour surmonter divers préjudices familiaux. Un tantinet de volonté attribuer à un séjour hospitalier lui permettra d'apprendre la dactylo et décrochera, lors d'un jour de pluie, un 1er emploi à sa 1ere demande chez un méchant loup jouant l'avocat. Au grand dam de son maître, celle-ci s'épanouira avec la découverte du sadomasochisme.

Avis aux amateurs de nudités et de cascades cinématographiques; ces perversions racontées de façon classique digne des réussis effets spéciaux musicaux signés ici d'Angelo Badalamenti risque tout de même de vous charmer puisqu'il s'agit d'humour noir rehaussé d'observations psychologiques d'une rencontre idéale entre deux différents types d'égocentrisme.

Ton et cadrage savoureux dissimulant derrière une porte énigmatique un beau James Spader et un amusant Jeremy Davies copain de la petite, Maggie Gyllenhaal, qui rappele une certaine Amélie Poulain en surprendra plusieurs lors de sa 1ere fessée et attristera seulement lors des dernières minutes pour reprendre rapidement force avec une conclusion troublante mettant en garde nos réflexions et vie de couple.

Félicitations à Steven Shainberg ayant mérité quelques prix pour cette sympa adaptation d'une nouvelle de Mary Gaitskill. Deadmonton

SEED OF CHUCKY aka Génération Chucky - Don Mancini avec Jennifer Tilly, Brad Dourif, Redman, 2004, États Unis, 88m 

Une poupée anglaise croit reconnaître ses parents en voyant l'annonce du tournage d'un nouveau Chucky. Arrivé à Hollywood, il ressuscite ses "parents" qui hésitent entre l'appeler Glen ou Glenda à cause de son ambivalence sexuelle. Chucky reprend plaisir à tuer pendant que sa douce moitiée rêve de se servir de l'actrice Jennifer Tilly comme mère porteuse !

Cinquième opus pour la série débutée en 1988. Mancini, scénariste de l'original, reprend la franchise avec un postulat post-moderne comme on en voit de plus en plus. Résolument tourné vers la comédie et l'humour noir, avec un budget serré, on ne s'ennuie pas devant un film qui multiplie les références aux classiques du genre. Glen/Glenda a le look résolument Ziggy Stardust. Curieusement, Jennifer Tilly semble plus mince et 10 ans plus jeune dans les suppléments du dvd. Plaisant de bout en bout, même si personnellement je préfère l'approche plus sérieuse en la matière. Mario Giguère

SEIZURE, LA REINE DU MAL aka SEIZURE aka QUEEN OF EVIL aka TANGO MACABRE (titre québecois) - Oliver Stone avec Jonathan Frid, Troy Donahue, Martine Beswick, Hervé Villechaize, Mary Woronov, 1974, États Unis 

Un écrivain de contes horrifiques en prise avec de sombres cauchemars reçoit plusieurs membres de sa famille dans sa grande demeure bourgeoise, le temps d'un week-end anticipé par certain comme une désagréable perte de temps. Parmi eux se trouvent le cousin playboy se tapant la femme (Mary Woronov plus sexy que jamais) d'un richissime autre cousin au caractère détestable, le père vieillissant doué d'une certaine sagesse, le fils incarnant l'innocence même, la femme las d'un mariage foireux... Repas familial à l'ambiance pesante, remarques cinglantes de certains à l'encontre d'autres, galipettes et rivalités: tous les ingrédients nécessaires au pourrissement d'une réunion familiale lambda se voient rapidement regroupés. C'est alors que surgit un affreux nain au visage blafard bientôt suivit par un molosse noir à moitié défiguré et portant une tenue limite SM puis d'une femme à la beauté lugubre vêtue d'une longue robe noire. Ce trio infernal au look ravageur sorti tout droit des cauchemar de l'écrivain se met alors à jouer de manière perverse avec leurs victimes en devenir, promettant de ne laisser qu'un seul et unique survivant d'ici l'aube.

Le premier long métrage d'Oliver Stone est à des années lumières des provocations sociales et politiques auxquelles il nous a habitué par la suite. SEIZURE est un pur produit de série B, un film d'horreur quasi surréaliste et gentiment trash qui met en avant quelques bonnes idées - celles-ci étant principalement les trois assassins au look définitivement rock'n roll, mais qui souffre de l'inexpérience de son auteur qui fait preuve de facilités scénaristiques limites douteuses (le final en queue de poisson), d'un certain manque d'inspiration (le sadisme de la reine du Mal à peine exploité) et d'une certaine mollesse au niveau de la réalisation. Mais SEIZURE c'est surtout le plaisir de retrouver Martine Beswick dans le rôle de la reine cruelle, magnifique et gracieuse, Mary Woronow qui n'hésite pas à passer près de la moitié de son temps d'écran en sous-vêtement, et bien sûr le nain Hervé Villechaize (également crédité à la photo!) dans un rôle mémorable de messager du mal sadique. Rien que pour eux, le visionnement de cette pelloche fauchée est un vrai bonheur. Kerozene

The SENDER aka L'ARMEE DU SILENCE aka DESTINATION ZERO - Richard Pepin, 1997, États Unis 

Michael Madsen cachetonne et va même jusqu'à produire cette amusante série B d'action-science-fictionnesque goupillée par PM Entertainment - la boîte de Richard Pepin et Joseph Merhi, deux artisans routiniers de l'actionner remplis de gunfights et de cascades de bagnoles. Tout commence dans les années 1960 lorsqu'un chasseur de l'armée américaine survolant le triangle des Bermudes se crash en mer suite à une rencontre inattendue avec un vaisseau extraterrestre. 30 ans plus tard, la carcasse de l'avion est récupérée par une obscure section de l'armée, ce que Dallas (Michael Madsen), fils du pilote disparu, apprend sur-le-champ. Dès cet instant, tour s'enchaîne de manière affolante: des hommes tentent de faire disparaître la carcasse d'avion, une bombe sexuelle extraterrestre protège la fille de Dallas car elle est la future ambassadrice interstellaire de l'humanité, un chef de l'armée au physique de Danny Glover peroxydé mène l'opération depuis sa base high-tech qui pue l'eau de javel, Robert Vaughn joue le bon samaritain qui manie le pistolet comme un manche à ballet et Madsen dandine sa bedaine de manière débonnaire au milieu de ce vaste merdier.

THE SENDER n'est certes pas un film très recommandable, mais si un jour il passe sur une chaîne TV près de chez vous après une journée de boulot et que vous avez deux ou trois bières au frigo, jetez-y un oeil. On s'amuse surtout lors des quelques poursuites de voitures accumulant des tonnes de tôles froissées, des cartons vides percutés de plein fouet et des tonneaux provoqués par d'énormes explosions, puis on se désole devant d'épouvantables appareils volants digitaux, comme des avions, des hélicoptères et des vaisseaux extra terrestres au design douteux. Les dialogues ne sont pas en reste, comme lorsqu'un pilote tombe nez à nez avec l'un de ces vaisseaux: "c'est un objet volant impossible à identifier !". Ils sont forts à la US Navy ! Kerozene

la SENTINELLE DES MAUDITS aka The Sentinel - Michael Winner, 1976, États unis  

A force d'entendre que ce film était chiant, lent, pas original pour deux sous et j'en passe, j'avais longtemps fait l'impasse. Je l'ai vu pour la première fois hier soir et je dois dire que j'ai été surpris en bien : il n'est pas mal du tout ce film. La distribution est incroyable et les effets spéciaux très réussis (merci Dick Smith). Bon, la musique n'a rien de bien original et le rythme est plutôt lent mais ça convient parfaitement à l'ambiance de ce film. Voilà, c'est peut-être pas le chef-d'oeuvre du genre mais ce n'est pas non  plus le navet qu'on m'avait décrit. Une bonne surprise, donc. Abronsius

Les 7 MOMIES aka Seven Mummies - Nick Quested avec Matt Schulze, Cerina Vincent, Billy Drago, 2006, États Unis, 80m

Un accident de fourgon carcéral et six prisonniers prennent une otage et marchent dans le désert, espérant se rendre à la frontière du Mexique. Un homme isolé leur indique la direction, mais leur annonce que dans la direction opposée, il y a un trésor qui les rendrait tous riches pour la fin de leurs jours, rapport au médaillon qu'ils ont trouvé sur un mort trouvé dans le désert. Dans un village qui semble figé depuis plus d'un siècle, l'accueil des cowboys sera mordant, puisque la nuit venue, ils mangent de la chair humaine. Tout ce beau monde est sous la malédiction du trésor, gardé par les momies de sept moines.

Citant sans vergogne le film de Tarantino FROM DUCK TILL DAWN, ce 7 MOMIES semble une petite production indépendante qui mise sur un Billy Drago certes en forme, du gore, des gros lolos et des momies qui semblent sortir d'un film de King Fu ! Tout cela avec un scénario mal foutu et des dialogues affligeants. Il aurait pourtant fallu de peu pour satisfaire l'amateur de genre, le ingrédients de base y sont, mais le chef ne réussit pas la recette. L'histoire part dans toutes les directions et les résumés glanées sur internet sont plus limpides que le film. Le doublage français est plutôt pénible, tout comme les passages musicaux de rap sont incongrus. Reste Billy Drago et des gros lolos. Si ça vous tente... moi je n'ai pas résisté au titre et à la pochette du dvd à rabais. Mal m'en prit ! Mario Giguère

SERENITY - Joss Whedon avec Nathan Filion, Gina Torres, Alan Tudyk, Sean Maher, Summer Glau, Morena Baccarin, Jewel Staite, Adam Baldwin, Ron Glass, Chiwetel Ejiofor, David Krumholtz, Michael Hitchcock, Sarah Paulson, 2005, États Unis, 119m

Dans le futur, la population terrestre a colonisé un nouveau système solaire suite à une explosion démographique. Cette colonisation a entraîné une longue guerre pour déterminer ceux qui assureront le pouvoir sur les habitants des nouvelles planètes habitables. La guerre fût finalement gagnée par un groupe appelée l'Alliance, qui ont formé un régime dictatorial afin de contrôler les colons. Un truand de l'espace, le capitaine Malcolm Reynolds, aide l'un de ses membres d'équipage, Simon, à faire évader la soeur de celui-ci, River Tam, prisonnière de l'Alliance car elle possède un don de télépathie. Reynolds se sert donc d'elle pour couvrir ses arrières lors d'une opération de contrebande risquée mais il ignore que l'Alliance a envoyé un redoutable agent à leurs trousses pour récupérer River Tam. Celle-ci détient dans son esprit un secret important qui peut faire tomber le pouvoir de l'Alliance. River Tam entraîne donc Reynolds et son équipage à bord du vaisseau Serenity vers une planète inconnue nommée Miranda qui cacherait la vérité sur les origines de l'Alliance. Ils devront traverser toutefois une zone habitée par des cannibales pour arriver jusqu'à cette planète et échapper aux sbires de l'Alliance afin de transmettre ces informations vitales aux rebelles luttant contre le régime.

Le créateur de la série culte "BUFFY..." a décidé d'illustrer sur grand écran les personnages et les décors d'une autre série télé qu'il a conçue, "FIREFLY", pour son premier long-métrage en tant que réalisateur. Le film contient une intrigue apparemment assez indépendante de la série, si bien que ceux qui ne l'ont jamais vu sur leur téléviseur ne risque pas d'être handicapé ou perdu dans la brume en visionnant cette pellicule. Le récit se veut une sorte de fourre-tout d'éléments divers du cinéma de science-fiction; l'on retrouve autant de clins d'oeil à "STAR WARS" (le héros contrebandier style Han Solo) qu'aux films de série B (les E.Ts. cannibales) et même au triptyque "THE MATRIX" (la télépathe qui fait des arts martiaux). Le mélange aurait pu être indigeste et mal contrôlé, surtout avec le grand nombre de personnages figurant dans cette histoire mais Whedon a su utiliser et combiner tous ces ingrédients avec flair et adresse en variant les prises de vues, les situations et le caractère visuel de son film sans perdre de vue pour autant à la continuité du métrage. L'auteur a également choisi d'adopter un ton décontracté qui permet plusieurs passages humoristiques contribuant à maintenir le rythme d'ensemble, sans jamais diminuer l'impact dramatique de la narration, des rebondissements et du suspense. Les scènes d'action sont correctement torchées (avec parfois un peu de sang) grâce à un bon montage et des effets spéciaux réussis qui évitent le tape-à-l'oeil habituel dans l'emploi du CGI. Il s'agit donc d'un divertissement estival plaisant sinon très satisfaisant qui ne manque pas d'idées savoureuses même s'il n'atteint pas un grand niveau d'originalité profonde. Les jeunes acteurs reprennent avec aisance des rôles familiers pour eux. Mathieu Lemée

The SEX O'CLOCK NEWS - Romano Vanderbes, 1984, États Unis, 1h20 

KSEX est une station de télé qui se targue de couvrir les événements "dont on ne parle pas sur les autres stations". Les deux présentateurs, pince-sans-rire, cons comme des balais, semblent convaincus de faire du bon boulot et de nous abreuver de bonnes blagues. Toutefois, le contenu de l'émission est creux, sonne faux, pue de la raie et j'en passe. On a donc droit à des reportages idiots à la chaîne, à des pubs débilitantes, et à nos fameux présentateurs, qui avec le recul souffrent cruellement de la mode des années '80 et du fait que les douloureuses 80 minutes du film sont consacrées au seul et même "broadcast"...

Film se voulant "sexy" mais offensant à la fois les juifs, les transsexuels, les homosexuels et tout un tas d'autres minorités d'une manière plutôt pas drôle - on a même droit à l'éternelle blague poulet frit / peuple noir, qui devient certes un peu lassante - THE SEX O'CLOCK NEWS est, ne soyons pas gênés, une merde. La première image qui nous assaille quand on insère la vidéocassette dans notre magnétoscope est celle d'un avertissement pour une bande-annonce, THE GYNECOLOGIST FROM HELL (je vous que vous riez déjà) : "Rated PG for Pure Garbage !" L'avertissement pourrait sans problème s'appliquer au film entier !

Recyclant des extraits de mondos - j'ai reconnu L'AMÉRIQUE À NU de Martino ainsi qu'un favori de ma jeunesse, L'AMÉRIQUE INTERDITE - sans le préciser dans le générique final, ce qui devient carrément du pillage de propriété intellectuelle, et en poussant le sacrilège jusqu'à doubler des insanités par-dessus le métrage, le réalisateur puant Vanderbes essaie de faire passer ces "reportages" pour siens. C'est là le point le plus bas d'un film autrement déjà assez nauséabond.

Les acteurs ayant participé à cette "production" sont tous uniformément mauvais, et ont tous en commun une absence de carrière dans le domaine cinématographique; acteurs télé de bas étage, qui croyaient sans doute tenir là leur "chance" de percer. Ils ne parviennent finalement qu'à nous percer les couilles, et à nous faire regretter la possession du film en question.

Je ne sais pas d'où sort cette cassette, qui me fut léguée lors d'un élagage massif de notre confrère Mathieu Prudent, mais elle va aller directement là où elle était initialement destinée : à la poubelle. Orloff

SHADOWBUILDER - Jamie Dixon, d'après Bram Stoker, Michael Rooker, Leslie Hope, Tony Todd, 1998, États Unis/Canada

Lorsque Dieu créa la lumière, il créa la première ombre, soit-disant maléfique. Cette Ombre cherche un enfant pur, dans un petit village tranquille, pendant qu'un envoyé du Vatican cartonne à tout coup pour empêcher le sacrifice qui fera basculer la terre du côté du méchant.

À la limite, l'idée de base semble intéressante, mais il faut se méfier. Le réalisateur, Jamie Dixon, est un autre ex-spécialiste d'effets spéciaux qui a travaillé sur les Terminator et autre Titanic et qui a sûrement été approché pour faire à petit budget un film qui parait plus gros qu'il ne l'est. Malheureusement le scénario est plein de clichés, les acteurs sont en général banals, sauf le prêtre, et Tony Todd, qui tiens un petit rôle pour attirer les fans. La série télé X FILES était pleine d'histoires semblables mieux réalisées avec de meilleurs acteurs de soutien. La petite ville qui semble située en Nouvelle Angleterre est en fait un village Ontarien. Vite vu, vite oublié. Mario Giguère

SHADOWHUNTERS - John Johnson avec Ted Taylor, David Simmons, Rebecca Taylor, 2004, États Unis, 92m

"Wherever you find light, there will be shadows. For everytime there is a hunt, you will find the hunted."

Quatre chasseurs de démons, au look des incorruptibles de mise, entrent dans un hôpital abandonné pour retrouver la trace de Malphaedor, un ange déchu qu'ils croyaient avoir fait disparaître cinq ans auparavant. Ce qu'ils ne savent pas c'est qu'une initiation de fraterie féminine a amené son lot de jeune collégiennes en sous-vêtement dans la place, avec les deux bozos sensés leur faire peur. Malphaedor a la particularité de sauter d'un corps à l'autre, ce qui lui permet de "pénétrer" les filles les unes après les autres et de continuer son oeuvre maléfique.

Brain Damage films distribuent une flopée de productions indépendantes de bon niveau qui livrent la marchandise. Ici John Johnson a un bon scénario de base, rien de trop original, mais bien ficelé, avec des acteurs de bon niveau et une production fort correcte. On passe donc un très bon moment et on se plait à souhaiter une suite aux aventures des quatre chasseurs, menés par un ex-prêtre. Cascades, action, culbutes et nudité, bref une combinaison connue, une recette bien livrée. On aimerait bien un peu plus de soins aux éclairages et quelques passages sonores sont faibles, mais on ne s'ennuie pas une minute ! Mario Giguère

The SHADOW MEN aka ENNEMIS NON IDENTIFIÉS - Timothy Bond, 1998, États Unis 

Suite à une étrange rencontre du 3ème type dont il ne leur reste que quelques souvenirs, un couple et leur enfant se voient traquer par de mystérieux hommes en noir portant des lunettes noires. Si les autorités n'ont que faire de leurs délires paranoïaques, ils trouvent leur salut en la personne d'un ancien agent secret ayant aidé 20 ans auparavant une photographe qui avait vu de ses yeux des extraterrestres.

Joli casting pour ce film très quelconque. Eric Roberts (barbu) et Sherilyn Fenn sont le couple traqué, Dean Stockwell est le sauveur providentiel établit dans une maison bunker. Les hommes en noirs, vêtus d'un complet noir, d'un chapeau noir, de lunettes noires, d'une chemise blanche et d'une cravate rouge (!?) adoptent une aptitude à la Mr Smith de MATRIX et sont terriblement caricaturaux, au point d'en être ridicules. Ô surprise, nous apprendrons qu'ils sont en réalité eux-mêmes des extraterrestres aux yeux globuleux, tentant de garder secrète la présence de leurs aïeux roswelliens. En effet, les scénaristes ne se sont pas grandement foulés pour ces derniers, ils ont le look de base: tête triangulaire et grands yeux en amende... Au final : aucun intérêt. Kerozene

SHAFT - Brian Singleton, 2000, États Unis  

La critique disait vrai. On ne peut pas s'empêcher de trouver que le film fait 70's blacksploitation. Et c'est très précisément l'effet recherché. Poursuites de bagnoles digne du "Duke" d'Escape from New York, pitounes voluptueuses à souhait, échanges de "one-liners" en jargon ghetto et orgie de "wa-wa pedal" comme trame sonore : tout est là, rien ne manque.

Mais franchement, c'est un des aspects positifs du film cette espèce de sobriété. Pas d'explosions apocalyptiques, des fusillades plus réalistes que chorégraphiées... Ça nous change agréablement de Nicholas Cage qui sort d'un mur de feu, les cheveux dans le vent. L'intrigue fait très "locale", on reste ancré dans le quartier (da niggerhood), avec pour conséquence la vague impression que le script a été écrit pour être tourné "low budget". On se  retrouve avec un croisement qui étonne: un 70's flick mineur tourné avec le traitement "royale with cheese"! Moi j'achète en bloc, ne serait-ce que pour le principe, mais il faut le voir pour se faire une idée.

Puis il y a Mr.Jackson qui s'en donne à coeur joie. La dégaine "ever so cool" et le regard du gars qui connaît la manoeuvre, visiblement il s'amuse et c'est contagieux. Juste pour l'attitude, le film vaut le prix de location. Sans compter les répliques toutes faites pour passer à l'histoire ("Hey, you know me: it's my duty...to please that booty!")...

Christian Bale par contre... Christian Bale est sous-exploité. Non-seulement  il reprend presque entièrement le rôle de Bateman (avec une touche de vulnérabilité dans le cynisme), mais il n'est qu'accessoire. D'accord, c'est lui qui déclenche la rumba, mais il est très vite dépassé et mis au rencard pour être presque oublié dans la seconde partie du film. Ça n'est pas forcément un défaut, mais quand on a vu le tour de force d'American Psycho et qu'on le voit se faire écarter aussi vite...Ça déçoit. Le meilleur conseil que je puisse donner, c'est d'aborder le personnage en le voyant comme du crémage sur le p'tit cake, pas comme ze bad motherfucker en chef (ce qu'il n'est  pas).

En fin de compte, Shaft en un film particulier. Difficile à classer puisqu'il tente à la fois de répondre aux règles d'un genre disparu depuis plus de vingt ans et de le renouveler à la sauce 21e siècle. Mais quant à savoir s'il y parvient ou s'il se plante sur les deux tableaux, il faut se sortir la tête du cul et le visionner pour en juger.

P.S.: Mention spéciale au générique et à la chanson thème composée par David Arnold (alias Mr. Remix-de-Tounes-de-James-Bond) et interprétée par Isaac Hayes!!! Il faut vivre ça une fois dans sa vie. "Who's the black private dick, crazy sex machine, got all the chicks?......Shaft!.......You're damn  right!" Samhain

SHARKY'S MACHINE aka L'Anti-Gang - Burt Reynolds avec Burt Reynolds, Rachel Ward, Vittorio Gassman, Henry Silva, Brian Keith, Bernie Casey, Charles Durning, Earl Holliman, Richard Libertini, 1981, États Unis, 122m

Tom Sharky est un policier d'Atlanta qui travaille à la brigade des stupéfiants. À la suite d'une opération qui a mal tourné, où Sharky fût forcé d'employer la manière forte, il est transféré à l'escouade des moeurs. Au cours d'une enquête visant à démanteler un réseau de prostitution, Sharky doit surveiller une call-girl nommée Dominoe. Celle-ci a un client candidat au poste de gouverneur qui est manipulé par un caïd de la pègre souteneur de Dominoe, Victor. De son poste d'observation, Sharky commence à être attirée par la jeune femme, mais il la voit soudain se faire tuer dans son appartement. En intervenant avec ses collègues, Sharky se rend compte que le meurtrier s'est trompé de victime en tuant une amie de Dominoe. Le policier décide alors de la mettre à l'abri chez lui, et il entreprend de dénouer cette sombre affaire. C'est à ce moment que ses collègues des moeurs commencent à se faire descendre, et que lui-même est la cible d'assassins.

Parce que Clint Eastwood avait, dans ses derniers films, envahi ses plates-bandes en réalisant et interprétant quelques comédies légères dans un contexte provincial, Burt Reynolds a décidé de réaliser un film policier dans la veine de "DIRTY HARRY", où il incarne un flic prompt sur la gachette. Voilà qui constitue au moins un rafraîchissement par rapport aux comédies de bagnoles dans lesquelles Burt Reynolds s'est enlisé durant cette période. Malgré une introduction prometteuse, le résultat se révèle néanmoins plutôt inégale malgré un charme certain. L'approche hésite entre le film d'action et le style néo-noir, alors que quelques scènes de fusillades se mêlent à des passages embrouillés et insolites. Quelques longueurs se font sentir lors des séquences impliquant la romance entre Sharky et la call-girl incarnée par Rachel Ward. En revanche, la violence est dépeinte en termes crus, ce qui lui donne un impact percutant qui ravira les fans du genre polar. Un certain humour se fait également sentir à l'occasion, ce qu ne gâche rien. Cependant, la mise en scène bien que professionnelle, n'exploite que bien peu les extérieurs particuliers de la ville d'Atlanta, et elle ne réinvente pas vraiment la roue en s'inspirant de "REAR WINDOW" pour les scènes impliquant le voyeurisme du héros. La direction photographique est toutefois superbe, et la musique est de circonstance. Le jeu de Burt Reynolds est plus énergique qu'efficace, mais la présence de Vittorio Gassman dans la peau du caïd et celle d'Henry Silva dans le rôle du tueur fou viennent rehausser la qualité potable du film. Mathieu Lemée

The SHE CREATURE - E. L. Cahn avec Marla English, Chester Morris et la créature en plastoc ! États Unis, 77m, N&B

Le Dr Lombardi, hypnotiseur dans une fête foraine, parvient à projeter Andrea, son assistante dont il est bien sûr épris, si loin dans ses incarnations passées qu'elle devient un esprit antédiluvien, s'incarnant dans un corps préhistorique vaguement humanoïde. Ce monstre (appelée aussi "The Shit-creature" grâce à son costume de naze) surgit alors des eaux et commet, sous les ordres du magicien, des meurtres insensés et brutaux... La police enquête. nous on s'est endormi déjà depuis une bonne demi-heure !

On ouvrira un oeil pour s'apercevoir : 

- que l'hypnotiseur du film, le Dr Lombardi a un réel talent, il endort tout le monde y compris le spectateur 

- que la créature, affublée d'une paire de seins, résiste aux coups de feu (les détonations ça réveille) 

Le super prolifique Edward L Cahn nous offre ici une véritable série Z des 50's, comme lui seul (avec Ed Wood bien sûr) en avait le secret. On est cependant loin de l'intérêt légitime suscité par un "Invasion of the saucer men" ou d'un "Invisible invaders" du même réalisateur. Il faut bien avouer qu'il ne se passe pratiquement rien, que le film s'étire en dialogues interminables et sans intérêts et que le rythme, d'une extrême lenteur, aura raison des amateurs les plus assidus... en clair, une véritable série ZZZZZzzzzzzzzzzz ! Marc Evil

SHE-WOLF OF LONDON - Jean Yarbrough avec June Lockhart, 1946, États Unis, 62m

Phyllis ( June Lockhart, future mère Robinson de la télé série Perdus dans l'espace ) vit avec sa tante, sa cousine et la femme de ménage dans une grande maison au bord d'un parc ou sévit une femme loup-garou. Elle se croit cette lougarouve et retarde son éminent mariage. Mais tout cela est louche... évidemment !

Regarder en 2001 ce film de 1946 ne nous réserve pas de surprises. On devine aisément toute l'intrigue et la fin, somme toutes bien amenée et réalisée, est connue à l'avance. Il reste un jeu fort intéressant de June Lockhart, charmante et fragile beauté, et sa tante, crispée tout le long du film, qui fait un bon numéro à la fin. Agréable. Mario Giguère

SHRIEK OF THE MUTILATED - Michael Findlay, 1974, États Unis

Un film que notre ami Mario m’avait copié il y a de ça des lunes !!! J'ai finalement décidé de le watcher. En prenant le tape je m'aperçois que le directeur du film est nul autre que Mike Finlay, mari de madame Roberta!!! Ouach!! Ca part mal en sacrament!! Ouiap. Pis après ça... ben c'est ça.

Un film ben banal. Un rejet avec un shoot de yeti acheté chez Croteau, pas de gore... bref, c'est plate asti! . Mouni

On ne peut en vouloir à un faux Yeti d'avoir l'air d'un faux Yeti, quelques bons moments dans un ensemble rigolo ou ridicule, c'est selon ! Mario Giguère

SHOOT 'EM UP aka Feu à Volonté -  Michael Davis avec Clive Owen, Paul Giamatti, Monica Bellucci, Stephen McHattie, Daniel Pilon, Greg Bryk, Ramona Pringle, Julian Richings, Wiley M. Pickett, 2007, États Unis/Canada, 86m

Alors qu'il était assis sagement sur un banc à manger une carotte, un flingueur britannique, Monsieur Smith, est amené à intervenir pour sauver la vie d'une femme enceinte pourchassée par des tueurs à la solde d'un certain Hertz. Dans le feu de l'action, celle-ci accouche et Smith se rend compte que le nouveau-né est également la cible des tueurs. Le flingueur britannique parvient à fuir avec le bébé, mais ne peut empêcher la mort de sa mère. Devant l'acharnement tenace de Hertz et de ses tueurs, Smith décide alors de confier le bébé à une de ses amies, une prostituée nommée DQ. Les tueurs ayant à nouveau retrouver leurs traces, Smith et DQ décident alors de faire la lumière sur les raisons qui poussent Hertz à vouloir à tout prix tuer cet enfant. Tout en échappant plusieurs fois à la mort, Smith et DQ découvrent que le bébé est le dernier lien compromettant entre un important marchand d'armes, et un candidat présidentiel faisant pourtant campagne pour la création d'une loi contre la possession d'armes à feu.

Le réalisateur et scénariste britannique Michael Davis continue de verser dans le pastiche avec ce nouveau film. Après l'horreur avec "MONSTER MAN", c'est au tour du film d'action de subir la verve de l'auteur avec "SHOOT 'EM UP". Le métrage est effectivement rempli de scènes d'action et de fusillades totalement invraisemblables, magnifiquement chorégraphiées et souvent gore, mais cette outrance dans la mise en scène sert visiblement le propos comique du scénario et son esthétique très bande dessinée. Les moments de violence s'accompagnent toujours de one-liners comiques ou de situations abracadabrantes visant sans doute à détourner un peu les codes du genre. Les personnages eux-mêmes ont des attributs plutôt particuliers (une pute qui se spécialise à donner du lait maternel à ses clients, le héros qui mange des carottes et qui s'en sert comme armes mortels) et les développements du récit ménagent quelques surprises au plan visuel et sonore. Bref, sans être un travail exemplaire (encore l'emploi abominable du CGI dans certaines séquences), ce film représente un divertissement qui déménage et les acteurs se prêtent magnifiquement au jeu, particulièrement Paul Giamatti dans un délicieux contre-emploi. Mathieu Lemée

S.I.C.K. : SERIAL INSANE CLOWN KILLER - Bob Willems, 2003, États Unis 

Au moment où j'écris ces lignes (mai 2004), ce film tourné en vidéo vient d'apparaître sur les tablettes des clubs vidéo. D'emblée, je ne lui prédis pas de perdurer dans les souvenirs des cinéphiles, car il s'agit somme toute d'un film de série assez insignifiant.

Le scénario est bête comme tout : un employé de bureau invite un couple d'amis et une collègue à son chalet de campagne, pour le week-end. Il a bien entendu des visées sur sa collègue, et espère parvenir à ses fins, alcool aidant. En chemin, ils rencontrent une auto-stoppeuse qui se joint à eux.

Une fois dans les bois, autour d'un feu, l'auto-stoppeuse raconte une histoire "effrayante", celle d'un clown fou et plus ou moins cannibale. Et, hop ! Il n'en faut pas plus au clown en question pour surgir, animé par des intentions peu amicales.

Hum... Que dire de ce film qui se veut branché, mais témoigne d'une connaissance très superficielle du genre ? Le scénariste Ken Herbert parsème son récit d'allusions au genre, mais ce sont généralement des références trop mainstream : on veut feindre d'être connaisseur, mais les vrais fans, eux, auront compris qu'on se paie leur tête.

Deux exemples significatifs : on cite deux films dans le dialogue. Lesquels ? SCREAM et FRIDAY THE 13TH. 

Au début du film, la caméra s'attarde sur la bibliothèque d'un personnage. Quels auteurs s'y trouvent ? Stephen King et Clive Barker.

Le reste est de peu d'intérêt. La trame sonore est particulièrement absurde. C'est à peu près la même pièce qui revient pendant 90 minutes : accord d'orgue plaqué, silence, accord d'orgue, silence, accord d'orgue, etc. Ça en devient presque drôle. L'interprétation est grotesque, les réactions psychologiques des personnages seraient presque dignes de Beckett (mais ce serait un affront au théâtre de l'absurde, sans doute). Quant au punch final, on n'en parle même pas, tant il ne tient pas debout.