1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z


NAILS - John Flynn, 1992, États Unis, 1h31

Harry Niles - que l'on surnomme Nails car il semble avoir un sérieux problème à gérer ses colères - est policier à L.A., avec tout ce que cela implique : bagnoles, soleil et criminels cubains. Sa vie de flic est dépourvue de surprises jusqu'au jour où son partenaire est tué devant ses yeux par un hitman latino. Après un brin d'enquête expéditif - après tout, Harry sait toujours où chercher, et aime bien convaincre brutalement les gens de l'aider - il est suspendu, inévitablement, et continue l'enquête en hors-la-loi, aidé de son fidèle ami Pedro.

Téléfilm tout à fait regardable, NAILS ne se démarque pas de ses pairs, mais offre une saveur cubaine rafraîchissante et une bonne atmosphère portée par la performance fort correcte de Dennis Hopper. Ça ferait un straight-to-video bien acceptable ! L'intrigue est simpliste mais entraînante, et bien que les situations et l'attitude de dur à cuire de Hopper donnent dans le déjà-vu - et plus d'une fois ! - on ne s'emmerde pas vraiment. Anne Archer, l'ex épouse de Nails, est mature et mignonne, mais le second rôle le plus troublant est sans doute celui de Pedro, tenu par l'inimitable Tomas Milian. Policier cubain moustachu et bedonnant, toujours en train d'avaler des burritos, qui refuse tout d'abord par couardise d'aider Hopper, et qui par la suite lui sauve la peau, on croirait Milian en train de jouer son propre rôle ! Ne serais-ce que pour sa tronche, l'écoute en vaut la peine. On notera aussi l'impassible Danny Trejo, confiné derrière son bar, se préparant de façon fataliste à son rôle dans FROM DUSK TIL DAWN, éternel barman de série B. Orloff

NATURE OF THE BEAST aka BAD COMPANY - Victor Salva, 1995, États Unis 

Lance Henriksen est Jack, un VRP taciturne un brin nerveux traversant les routes désertiques de l'Ouest des Etats Unis. La radio de sa voiture américaine rouge annonce énergiquement qu'un casse monstrueux a eu lieu quelques heures plus tôt à Las Vegas... Jack pose alors la main sur une mallette métallique étalée sur le siège passager... A cet instant, il aperçoit un auto-stoppeur agitant son pouce sur le bord de la route. Pourtant il n'y a pas de ville, ni même de station service à des kilomètres... Jack laisse le marcheur là où il est et continue sa route pour s'arrêter au prochain boui-boui histoire de casser la croûte. Le genre d'endroit fréquenté par des routiers rondouillards où les ragots vont bon train. Et justement, le dernier en date n'est pas mal du tout : il se trouve qu'un serial killer adepte du démembrement à l'objet tranchant sévit dans le coin et que personne ne serait à l'abri... C'est alors que débarque Adrian (Eric Roberts), l'auto-stoppeur. Physionomiste, il va directement à la rencontre de Jack, lui casse les pieds, l'énerve, et lui fait savoir qu'il sait tout de lui, et que cela fait d'eux des " frères ". Adrian colle alors aux basques de Jack, le suit partout où il va. Jack l'amateur de whiskey coincé et mal dans sa peau, et Adrian l'héroïnomane déconneur et amateur de chaire, vont donc faire un bout de route ensemble et se révéler peu à peu... pour le pire uniquement.

Étonnant road-movie au constat terriblement cynique que ce NATURE OF THE BEAST qui se révèlera étonnamment bluffant après un début qui n'inspire que très peu confiance - la faute surtout à un doublage francophone absolument catastrophique qui ne rend certainement pas justice aux acteurs, et particulièrement à un Eric Roberts déchaîné. Avec ce deuxième film, Salva soigne l'atmosphère de son récit et génère une ambiance sombre un rien étouffante. Moins friqué que ses films à venir, mais bien maîtrisé dans l'ensemble, cette petite série B à l'image un peu sale ne fait pas tâche dans sa filmo. Kerozene

the NAVY vs the NIGHT MONSTERS - Michael A. Hoey/Jon Hall, 1966, États Unis     

Un authentique vrai film de monstres de 1966, avec Mamie Van Doren, qui semble moins généreuse ici que dans d'autres films (?), des marines, un scientifique, des penguins et des monstres qui, parce qu'ils sont des plantes, passent inaperçus durant presque tout le film. Des bagarres dues à la jalousie, des cigarettes partout, des femmes   nounouches, des machos et des stockshots de la navy. Par dessus le marché, si on se rappelle que Dan O Bannon, scénariste d'Alien était fortement influencé par le film de Bava: Space Vampires, voilà que l'on voit la sécrétion acide qui passe au travers du métal ! Ah ah , un petit bijou oublié dans le fond du coffre... Mario Giguère

NECROMANCER - Dusty Nelson, 1988, États Unis, 1h25

Julie (Elizabeth Kaitan) est la blondasse réglementaire qu'on retrouve dans tous les "high schools" des États-Unis; bien roulée, elle se sert de son crâne pour faire de belles études et de ses fesses pour les propulser. Un soir, trois idiots masqués qui s'avèrent être des élèves un peu cons entreprennent d'entrer par effraction au collège pour aller photographier les réponses d'un examen. Ils sont surpris par Julie, qui essaie de les ignorer mais qui, devant leur libido galopante et leur supériorité numéraire, devra bien se plier au rôle plutôt ingrat de victime d'un viol. Comme elle ne voudra pas immédiatement aller trouver la police, elle essaiera tout d'abord les services d'une vieille gitane fatiguée offrant une "vengeance occulte" assez expéditive...

Le plus frappant de ce film est sans doute son origine temporelle. Tout renvoie à cette période maudite que fut la fin des années '80 : les coiffures, la garde-robe vomitive, et la musique. Score primitif au clavier "spooky" avec percussions approximatives, celui-ci est parfois remplacé par des chansons à mi-chemin entre le progressif lamentable et le rock d'aréna débile, ce qui n'offre rien de bien agréable à notre pauvre pavillon auditif. On peut se consoler avec une jolie actrice, Elizabeth Kaitan, une hongroise au corps sculptural qui dévoile à quelques reprises - très brièvement tout de même - ses charmes. On peut se consoler avec des plans parfois surprenants et un montage rapide qui ne s'attarde pas sur les faiblesses techniques. On peut se consoler avec une ambiance parfois réussie, la plupart du temps à moitié esquissée. On peut se consoler avec le CGI primitif et les quelques scènes gore réussies qui n'en ont pas bénéficié. On peut se consoler avec la présence d'un rescapé de la famille Adamson, Russ Tamblyn, qui personnifie ici un professeur de théâtre plutôt libidineux. On peut se consoler en se disant que le film passe bien, qu'il est sans prétention, et qu'on l'aura probablement oublié d'ici la prochaine pleine lune. Orloff

NECROMANIAC - Ron Atkins, 2000, États Unis, 1h32. 

Rencontrez Harry. Harry n'est pas un ami qui vous veut du bien. Harry est un italo-américain homophobe, raciste et misogyne qui est tombé dans un baril de cocaïne quand il était jeune. Sa maman lui enfonçait une bouteille de bière dans le rectum de temps à autres, et après avoir passé neuf longues années en institution, il est de retour pour nous crier dans les oreilles, tuer des putes, délirer dans le désert et tuer des putes, pas nécessairement dans cet ordre. Cependant, des flics de choc aussi cons que lui sont lancés à ses trousses. Arriveront-ils à lui fermer la gueule ?

Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu un personnage aussi rafraîchissant au cinéma. Oh, pardon, c'est tourné en vidéo. Nous avons droit à une performance déchirante de John Giancastro qui s'époumone du début à la fin, revêt des habits ridicules, porte des perruques et se maquille approximativement, et fait le guignol, bite en main, à de divers degrés d'érection. Félicitations pour sa gueule d'abruti et ses tirades d'idiot consommé. Lors d'une scène il manque d'essence dans le désert, sort de sa bagnole et se roule par terre en criant "Pourquoi moi, Jésus ?!?" Réponse : parce que t'as oublié de faire le plein avec ta bagnole pourrie et ta gueule de con, eh macaque !

Harry semble aussi très obsédé par la sodomie, trait typique des homophobes. Son but suprême - il nous l'avoue - est de tuer l'humanité entière, et aussi d'enculer toute la planète. Dans quel ordre ? Tout cela est un peu confus, surtout dans sa tête à lui, mais enfin, au moins il a un but dans la vie, c'est mieux que rien, non ?

On se demande ce qui a pu convaincre les "comédiens" d'embarquer dans cette fétide production imbuvable. Mais parle-t-on ici de comédiens ? Ces nullards qui récitent leur texte en hésitant, en improvisant des banalités, sans oublier d'insérer un "fuck" entre chaque mot, sont-ils vraiment doués pour la comédie ? Pas que je sache. Les demoiselles que notre ami Harry massacre ont l'air de putes ou de danseuses nues de fond de ruelle, ce qui fait que la nudité surabondante ne provoque chez le spectateur qu'une incessante épidémie de grimaces de dégoût.

Scène à retenir : au son d'A FIFTH OF BEETHOVEN, version disco, telle qu'on l'entend dans SATURDAY NIGHT FEVER, Harry danse et délire, avec l'image qui devient saturée d'effets vidéo à rabais.

Le réalisateur, sans talent à part pour la provocation juvénile et scato, apparaît à deux reprises dans le film, une fois dans la peau de Jésus (!?) et l'autre fois probablement dans son propre rôle, celui d'un pauvre type douteux. C'est mal filmé - Atkins est lui-même opérateur - et la musique est à pleurer, minimaliste et composée au clavier Casio, agressante au possible. On peut dire qu'Atkins a fait un beau film qu'il a dû être fier de montrer à sa maman.

Phrase culte - Harry devant un cadre de Elvis : "I`ll fuckin' piss on your blue suede shoes !" Orloff

92 longues minutes avec un clip musical des plus mauvais à la fin pour nous achever bien comme faut.

Un synopsis?!?! C'est l'histoire de Harry, un mec souffrant de maladie mentale qui se promène, tue, viole et nous emmerde. Sa maladie mentale est démontrée par ses beuglements imbéciles du début à la fin et ses propos d'un ennui rare tout ceci parsemé de "fuck! you fucking dick! Fuck you! I'll fucking kill you and fuck you in the ass!" pour être certain que l'ont pige bien. Donc, on se retrouve avec un mauvais acteur qui nous dit tout ça et lorsqu'un moment de silence de ces beuglements se pointe, il se contente de grogner (en mauvais acteur qu'il est) pour nous irriter davantage.

Ce film est un sequel à SCHIZOPRENIAC: THE WHORE MANGLER que je n'ai pas vu et dont je n'ai certainement pas l'envie soudaine de visionner. Le tout nous est résumé au départ de cet épisode (le mec s'est évadé de son hôpital et reçoit des ordres de sa poupée "Rubberneck" de tuer des gens) et en lisant ça, on peut se féliciter de ne pas s'être donner la peine.

Tourné en vidéo et axant le tout sur l'extrême, on suit ce mec dans ses tueries et on nous montre des belles dames à poil (quoique la première est carrément dégoûtante et en plastique) qui me fait demander si elles ont vu le premier épisode avant d'accepter de jouer dans ce truc merdique. Entre les scènes de meurtres, Harry se retrouve souvent dans un désert (ce qui ne l'empêche pas de beugler!) et fout des perruques sur sa tête chauve tout en brandissant sa troisième jambe fièrement et il va même rencontrer Jésus (le réalisateur, bordel!!). Une petite curiosité désenmerdante (qui n'a pas vraiment affaire au film) est lorsque le mec se promène dans la ville tout en faisant le maniaque, on voit bien que les gens ne sont pas avertis et se demande bien ce que ce taré mijote avec l'abruti qui le suit avec une caméra.

Je ne sais quoi dire de ce film, il n'y a absolument rien de bon ici et si je me force je pourrais dire qu'il y a des beaux éclairages ici et là, mais je ne le ferai pas. Ma tolérance est grande pour bien des merdes, mais il y a tout de même des limites!! Ça me surprend encore que je n'ai pas utilisé mon bouton fast-forward, je mérite des félicitations et tous ceux qui vont voir ce truc (pas beaucoup j'espère!) vont approuver. À éviter comme la peste! Bad Feeble

The NESTING aka Phobia - Armand Weston, 1981, États Unis

Une écrivaine qui travaille sur son prochain roman vit d'énormes crises d'agoraphobie, les bruits, les foules... bref elle n'est plus capable d'habiter de grosses villes. En allant faire le vide dans la nature, elle aperçoit une maison qui est identique au roman qu'elle écrit. Elle veut à tout prix louer la maison, une maison qui s'avèrera hantée, qui jadis servait de bordel pour les soldats américains durant la deuxième guerre mondiale, dont tous les clients et prostituées furent tués un jour par trois zigotos. Le déroulement est bon jusqu'a un certain moment où on y perd rapidement l'intérêt. L'ambiance de la maison est passable, accompagné de quelques meurtres, avec Robin Groves, John Carradine. Rana

NEWMAN'S LAW - Richard T. Heffron avec George Peppard, Roger Robinson, Eugene Prince, Abe Vigoda, Michael Lerner, Marlene Clark 1974, États Unis, 1h34

Vince Newman, policier connu pour sa franchise et sa probité, ne s'est pas fait que des amis au sein des services de police de la ville. En mission avec son partenaire, Newman découvre un important trafic de stupéfiants qui semble impliquer certains de ses supérieurs. Alors qu'il tente de faire éclater la vérité, le flic tombe dans un piège. Il est aussitôt suspendu. Newman décide de faire éclater la vérité...

Tourné en pleine période post-DIRTY HARRY, par un cinéaste désireux de se faire la main, ce NEWMAN'S LAW ne surprend pas et s'avère être un thriller bien typique de son temps. Il faut d'abord une star, capable d'assumer avec bonne grâce le rôle du flic sévèrement burné, en butte avec une hiérarchie au mieux bureaucrate au pire corrompue. C'est donc George Peppard qui s'y colle. Comme souvent, ce comédien un peu fade se montre plus à l'aise dans les scènes d'action que lorsque le rythme ralentit (c'est heureusement assez rare). La paranoïa croissante du personnage, qui en viendra à soupçonner son fidèle coéquipier noir (Roger Robinson), n'est pas exprimée avec toute la fêlure et la sensibilité nécessaire par Peppard, ce qui enlève de sa force au film, pourtant pas mal écrit. Ajoutez ensuite un enchaînement d'événements violents, quelques pincées de blaxploitation (outre le flic susnommé, quelques bad guys, pimps ou dealers, sapés façon WILLIE DYNAMITE et surtout la présence de la star Marlene Clark dans un petit rôle), un zeste de "Buddy movie" et un final en forme de morceau de bravoure hautement bastonnant : vous aurez alors une idée de ce qui vous attend dans cette série B sans génie mais néanmoins regardable si vous êtes en manque de sensations 70's. Stelvio

The NEW WOMEN - Todd Hughes, 2001, États Unis

L'action se déroule dans une petite ville comme il en existe tant d'autres aux États-Unis, où voisins et voisines s'adonnent au traditionnel barbecue dominical arrosé de Budweiser et où les querelles de quartier alimentent plus d'un ragot de ménagères papoteuses. C'est lors d'un de ces fameux dimanches après-midi chips-saucisses que Lisa
LaStrada (Mary Woronov), ancienne alcoolique ne parvenant plus à exciter son mari bougon depuis bien longtemps, apprend bien après tout le monde qu'elle est cocue. Furieuse, Lisa se remet à boire et fume de l'herbe. C'est alors qu'un orage magnétique éclate dans le ciel américain au lendemain duquel tous les hommes du pays sont plongés dans un sommeil profond, laissant les femmes entre elles à la charge de la nation. L'électricité vient à manquer, les commerces sont saccagés et la famine guette bientôt les habitantes de la ville de Lisa tandis que les hommes endormis meurent de déshydratation...

Voici le contexte général d'une étonnante comédie de SF qui lorgne aussi bien vers des classiques du genre comme LE VILLAGE DES DAMNES - comme en témoigne l'utilisation du noir et blanc - que vers des œuvres plus contemporaines et féministes du genre à passer dans les festivals gay & lesbiens (où THE NEW WOMEN fut donc sélectionné). Mais la référence est avant tout le film FEMMES (THE WOMEN), réalisé par George Cukor en 1939 duquel Todd Hughes récupère la trame de base (la femme cocue qui l'ignore) ainsi qu'un style de dialogues propre au cinéma hollywoodien des années 1930-40 (mais aussi caviardé de quelques " fuck ", " shit " et autres " bitch "). Cependant le discours féministe est modéré puisque la société matriarcale décrite ici n'est au final que peu reluisante. Entre les anciennes voisines se querellant égoïstement et ressassant de vieilles rancoeurs, la communauté de lesbiennes hippies dirigées par une femme gourou complètement allumée et une sorte de complexe futuristico-fascisant rempli de femmes froides et inhumaines, il semblerait que l'avenir entre les mains des femmes seules ne soit guère reluisant. Todd Hughes a signé une satire maline et truffée de dialogues bien sentis et a surtout placé dans les pompes de son personnage central une trop rare Mary Woronov ici dans un rôle qui lui va comme un gant. Inutile de dire que le temps a quelque peu marqué son visage depuis LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000, mais le plaisir de la voir à l'œuvre est toujours présent. Jetez-y un œil si vous en avez la chance et sachez reconnaître l'hilarant clin d'oeil à LA NUIT DES MORTS-VIVANTS ! Kerozene

NEW YORK CONNECTION aka NIGHT OF THE JUGGLER - Robert Butler avec James Brolin, Cliff Gorman, Richard Castellano, Dan Hedaya, Julie Carmen, États Unis, 1980, 1h36

Ex-flic reconverti en chauffeur routier, Sean Boyd (James Brolin) voit sa fille enlevée sous ses yeux alors qu'il l'accompagnait à l'école. Malgré une poursuite effrénée, son ravisseur lui échappe. Boyd va tout faire pour retrouver sa trace...

"Street polar" du tout début des années 80, ce NEW YORK CONNECTION constitue une drôle de surprise. Produit par une major (la Columbia pour ne pas la nommer) ce film-poursuite est incroyablement mal élevé, le "F-Word" y est une ponctuation quasi-obligée, les acteurs appellent un chat un chat et... une chatte une chatte ! Hollywood a bien changé... La longue chasse au kidnappeur voit le héros aux prises avec Otis Barnes, un flic paranoïaque complètement disjoncté (joué par Dan Hedaya, futur acteur-fétiche des frères Coen), puis avec une bande de Porto Ricains du Bronx qu'on jurerait échappés d'un post-nuke rital. On ne surprendra pas grand monde en révélant la fin, heureuse, mais pas une seconde on ne s'est ennuyé. La fille du héros a été kidnappée par erreur : son ravisseur Gus Soltic (Cliff Gorman) la prend pour la fille d'une crapule de l'immobilier new yorkais, ce qui permet d'introduire un zeste de critique sociale. Les poursuites, en voiture ou à pied, sont abondantes (certaines mauvaises langues rebaptisèrent d'ailleurs ce film "Night Of The Jogger") et bien filmées. On retrouve avec joie ce New York populeux et populaire vaincu par le sécuritarisme, celui des peep-shows et des petits cinémas de la 42ème rue, des pizzerias de quartier et des Seven-Eleven. Certes, les personnages n'ont pas beaucoup d'épaisseur, et James Brolin paraît aujourd'hui bien démodé avec son look de chanteur de rock californien. Mais bon, c'est de l'action "over the top", et on ne va pas demander la lune à ce sympathique petit film. Stelvio

NICK FURY: AGENT OF S.H.I.E.L.D aka NICK FURY- Rod Hardy, 1998, États Unis 

Vous connaissez la bande dessinée "Nick Fury" ? Les récits violents de ce colonel cynique qui lutte pour le bien de l'humanité tout en tenant tête à ses pourris de supérieurs hiérarchiques ? Un justicier borgne sans coeur qui fracasse du nazi comme on étale du beurre sur une tartine de pain ? Personnellement, je n'ai lu que les récits écrits par Garth Ennis, des histoires brutales et bien écrites qui sont un véritable petit péché mignon.

En 1998, la Fox produit un téléfilm adapté de la bd avec dans le rôle titre monsieur Baywatch, le brave David Hasselhoff. Et contre tout attente, le bonhomme colle plutôt bien d'un point de vue physique à notre militaire patibulaire. Mal rasé, bourru, tirant la gueule en mâchouillant un vieux bout de cigare, le crooner frisé (!) fait illusion. Malheureusement, ce récit abracadabrant de fille de nazi sur le point de propulser des missiles chargés de poison sur Manhattan ne tient pas la route. La bad girl cabotine à outrance depuis sa base secrète dans laquelle elle conserve le corps cryogénisé de son facho de papa. Pire, le film est visuellement moche avec ses effets spéciaux digitaux bas de gamme inutiles représentant une base aérienne flottante et des vaisseaux high tech futuristes. Et plus on avance, moins le Nick Fury arrogant et sarcastique ressemble à son modèle. A tel point qu'à la fin, il décide d'arrêter le cigare ! Et oui, c'est ce satané politiquement correct qui ronge petit à petit le personnage affublé en plus de cela d'un side-kick pas drôle. Tout ça fait donc illusion quelques minutes, puis sombre petit à petit dans une mièvre politesse... Après tout, fallait-il réellement s'attendre à autre chose ? Non, me souffle-t-on à l'oreille. Kerozene

NICK OF TIME - John Badham avec Johnny Depp, Christopher Walken, Courtney Chase, Roma Maffia et Charles S. Dutton, 1995, États Unis, 90m

Après avoir assisté aux funérailles de son ex-femme, Gene Watson est au bord du départ avec sa charmante petite fille. Quand cette dernière est kidnappée, Gene doit sous la menace, tuer le gouverneur de la Californie dans l'espace d'une heure 15 sinon sa progéniture sera éliminée.

Ce film de John Badham, traînant une réputation plutôt mauvaise vaut surtout le détour pour son concept de base, tiré par les cheveux mais traité de façon ultra réaliste et minutieusement chronométré pour ajouter à l'immersion. L'expérience reste quand même très efficace, surtout dans la multitude d'effets stylistiques de Badham plutôt que dans la progression un peu hasardeuse de l'intrigue qui semble se chercher la majorité du temps. Plus on avance et moins justement on sent avancer l'intrigue, qui se complexifie parfois trop pour tenter de tout régler trop rapidement vers la fin. Johnny Depp ne semble pas particulièrement inspiré tout comme Christopher Walken, que j'ai toujours adoré en méchant mais qui ici déçoit par sa performance nonchalante. Malgré tous les défauts du film et sa base pas trop convaincante, la grande vedette reste Badham, très en forme qui en fait beaucoup pour un film qui n'a rien vraiment à offrir. Son style over-the-top se marie bien au film et même si c'est bourré de maladresses, on peut y trouver son compte. Abba

NIGHTBEAST - Don Dohler, 1982, États Unis  

Un vaisseau spatial se crash dans une forêt de la région de Baltimore. En sort un vilain extra-terrestre au look de batracien carnivore humanoïde qui va gentiment décimer la population locale sans trop se poser de question à l'aide de son pistolet laser en plastique acheté au Toys'R Us du coin ou mieux, avec ses grosses paluches griffues! Le sheriff local, son assistante et un pote vont tout faire pour arrêter le massacre.

Avec "Nightbeast", Don Dohler signe une sorte de version trash de son précédent "The Alien Factor". Exit l'extra-terrestre gentil à la recherche des extra-terrestres méchants, on garde juste un très méchant, mais on lui fait faire beaucoup plus de dégâts! Plus de gore donc, et du gratiné (membres tranchés, visages éclatés, etc... ça ne lésine pas sur l'hémoglobine), mais aussi avec une pointe de sexe lors d'une scène où le sheriff découvre avec stupeur que son assistante est quand même bien foutue alors que la région est en pleine crise! Dohler nous gratifie donc d'une petite scène coquine avec nu intégral de madame qui est effectivement pas mal roulée et nous épargne sagement la bedaine flasque du sheriff. Comme d'habitude chez Dohler, le budget frôle le néant, certaines scènes tournent complètement à vide et les acteurs jouent tous comme des patates, même l'inévitable George Stover que l'on retrouve dans tous les films de Dohler et quelques John Waters. Ceci, ajouté aux nombreuses aberrations scénaristiques (le laser qui désintègre tout sauf ce qui sert de protection aux résistants...) et au design foutraque du méchant de l'espace, font de "Nightbeast" un mauvais film, mais un mauvais film qui se regarde avec un certain plaisir. Kerozene

NIGHT FRIGHT - James A. Sullivan avec John Agar, Carol Gilley, 1967, États Unis, 75m

Quelque chose est tombé du ciel non loin d'une petite ville américaine. Un couple de jeunes qui se collent est attaqué par une créature qui laisse des empreintes qui ressemblent à un alligator mais qui a aussi une fourrure. Le Sheriff en aura rapidement plein les bras, étouffant l'affaire avec le journaliste local, essayant en vain d'empêcher les jeunes d'aller danser et faire la fête dans les bois. Le spécialiste du coin finit par lâcher le morceau et expliquer qu'il s'agit probablement d'une expérience de l'armée qui a mal tournée.

James A. Sullivan venait tout juste de travailler sur trois des productions fauchées de Larry Buchanan, comme ZONTAR, lorsqu'il réalise le premier de seulement deux films à son actif. On ne verra jamais très bien ce monstre qui est la fusion de plusieurs animaux parce qu'on le filme uniquement de nuit, sans éclairage d'appoint. Le scénario est sans grandes surprises et les jeunes qui ne pensent qu'è glander au restaurant ou aller danser au son de la radio dans un coin perdu sont des caricatures d'un autre âge. On nous décrit mais on ne voit jamais les victimes, autre indice du manque flagrant de budget et d'imagination. Reste un monstre singulier qui n'est pas sans rappeler les origines du premier Quatermass. Mario Giguère

NIGHT HUNTER - Rick Jacobson, 1996, États Unis

Don "The Dragon" Wilson est le dernier chasseur de vampire d'une prestigieuse lignée qui se dévoua corps et âme à la destruction de ces saloperies de suceurs de sang qui ici ne meurent qu'une fois les cervicales brisées (du coup, le kung fu de Don est carrément pratique). C'est à Los Angeles qu'il s'apprête à éliminer les dernier représentants de cette race impure dirigée par un roi qui pour une fois ne s'appelle pas Dracula. Avec une vampire lesbienne fagotée comme une pute et des culturistes décérébrés aux canines acérées, la communauté de vampires attend une éclipse de Lune, le seul moment qui leur offre la possibilité de "procréer". Mais celle-ci est proche et laisse peu de temps à notre héros pour bien faire. Mais il tombe sur une journaliste, qui comme par hasard ressemble comme deux gouttes d'eau à la bien-aimée du roi vampire il y a de cela quelques siècles. Forcément, son plus grand désire est de mettre la main sur elle.

Très fort ce Don Wilson! Non vraiment! Il cache bien son jeu derrière cette face d'empafé, feintant de se faire latter par une blonde en mini jupe pour écraser la gueule d'un clone de Rambo la scène suivante. Il y a de quoi être bluffé. Il en va de même pour la réalisation de Rick Jacobson (un pote à Wilson apparemment puisqu'il l'a dirigé sur plein de perlouzes indispensables comme RING OF FIRE, DRAGON FIRE, BLABK BELT, LION STRIKE, BLOOD FIST VI & VIII...), une réalisation qui joue sur l'audace en collant des envolées de flamenco (!?) sur les scènes de bastons du film, et sur l'expérimentation puisque le caméraman sans doute happé par le rythme effréné de la guitare confond sa caméra avec des maracas tandis que certains plans tournoyants laissent soupçonner Rick Jacobson d'avoir vu et apprécier les EVIL DEAD de Sam Raimi. D'ailleurs, ne sommes-nous pas là en présence d'un film référentiel puisque les protagonistes portent les noms de fameux réalisateurs du cinéma fantastique? Fischer, Browning, Siodmack, Hooper, Argento, Roy Ward, Baker, Sangster, Ulmer... Les amateurs apprécieront. Baker, Sangster, Hooper et Argento sans doute beaucoup moins, les autres se contenteront de se retourner dans leur tombe. Mais au moins on rigole pendant ce temps, surtout grâce à Wilson qui a bien du mal à convaincre au travers de son jeu de chasseur solitaire incompris, mais aussi grâce à ces vampires aussi musclés que stupides. Le pompon revient sans doute au flic de service qui ne croit forcément pas un mot à cette histoire de vampires mais revient vite sur sa décision après avoir découvert des SDF vidés de leur sang. Il se réserve d'ailleurs quelques unes des plus belles sorties durant le film, comme lorsqu'il se fait tirer dessus et qu'il gît au sol en pissant du sang: "J'me sens comme une passoire... chuis plus étanche." Qui l'eut cru ? Encore une référence, mais à TENUE DE SOIRÉE celle-là: lorsque Michel Blanc devient tout pâle après avoir fumé un joint. Mais sans doute s'agit-il là d'un caprice des doubleurs francophones... Kerozene

NIGHTMARE ASYLUM - Todd Sheets, 1992, États Unis, 68m

Une jeune fille se réveille dans un endroit qui ressemble à une maison de foire d'horreurs, rencontrant des personnages crapuleux qui ne veulent que l'ajouter à leur menu du jour. Tranquillement, elle oublie ce qu'est l'extérieur, son ciel bleu et ses oiseaux, tandis que d'autres victimes rencontrées par hasard dans l'endroit labyrinthique sont aussi confrontés à la famille de fous cannibales.

Tourné en tout ou en partie dans "The Devil's Dark Side Haunted House", les décors comprennent des statues représentant des icônes de l'horreur comme Linda Blair dans l'exorciste ou des habitants d'Hellraiser, sans parler des tombes de John Carpenter et autres Wes Craven. Là n'est pas l'intérêt, en fait, Todd Sheets, aussi acteur, semble un grand fan de Massacre à la Scie, reprenant carrément des éléments du film dans un semblant de scénario onirique qui privilégie les scènes gore délirantes. Du gore de steak haché pas crédible, mais du gore ne masse, des cris et de l'hystérie collective en permanence. Alors bon, on tourne à l'épaule, on a quelques effets de lumière, mais le délire des acteurs est l'attrait principal, pour qui a envie de ce type de délire particulier

On remarque curieusement entre deux pièces sonores originale au synthétiseur de larges extraits de Mars, pièce classique tirée des Planètes de Gustav Holst, curieusement dans le ton. Producteur exécutif David DeCoteau, qui embarquait dans le marché du film indépendant "direct to video" naissant. Disponible avec 49 autres films indépendants, dont plein de films de Todd Sheets, dans le coffret à rabais "Decrepit Crypt of Nightmares 50 Movie Pack". Mario Giguère

A NIGHTMARE ON ELM STREET - Samuel Bayer, 2010, États Unis

Des adolescents sont hantés dans leur rêves par un tueur sanguinolent.

Les scènes clef du premier film sont reprises, mais elles sont platement filmées. Ce qui marque dans ce film est que le rôle du petit copain de Nancy ne meurt pas brièvement au début et que ce rôle perdure pendant le film et que Freddy de son vivant n'est pas un tueur en série, mais un pédophile.

Le film suit la trame de l'original mais déborde sur d'autres scènes et évènements. Bref, c'est un film correct. Mais l'original est mieux en tout point. Les acteurs de l'original sont plus charismatiques et la musique originale manque à ce film. Black Knight

NIGHT OF THE DEMONS - Kevin Tenny, 1988, États Unis

Une bande d'ados stéréotypée ( le Noir, le gros, la gothique, le beau gosse, la tendre vierge, la cochonne et le petit couple ) passent une soirée dans une maison supposément hantée pour célébrer l'Halloween. Après avoir bu et danser, ils s'assoient devant un miroir et s'adonnent à une cérémonie qui va réveiller un esprit maléfique. Ce dernier prendra possession du corps d'une des jolies filles et la transformera en créature démoniaque aux dents longues et aux griffes pointues. Les autres membres de la fête deviendront des bêtes semblables et ceux qui restent tenteront de s'échapper de la gigantesque baraque. Que la fête commence !

Pur produit des années 80 avec jeunes branchés et musique cool, NIGHT OF THE DEMONS se regarde avec sourire nostalgique. Le récit archi-utilisé, une rencontre entre EVIL DEAD et DEMONS de Bava, ne réussit pas à réellement surprendre le spectateur, bien qu'il comporte quelques moments de suspense plutôt efficace. Mais le film se regarde plus comme une comédie gore avec des one-liners faciles qui réussissent néanmoins à faire rire. Le sang coule à flot et les effets spéciaux sont très réussis, mais le film aurait sûrement bénéficié d'un peu plus d'hémoglobine. Ce qui surprend le film est l'importance accordée aux décors et aux éclairages, des éléments habituellement bâclés dans ce type de production. La gigantesque maison s'avère terrifiante et ne donne pas le goût d'être visitée un soir de pleine lune. L'animation du générique est amusante et la finale, qui n'a rien à voir avec l'intrigue principale, fait rire aux éclats. Un bon divertissement pour l'Halloween. Oncle Freak

NIGHT OF THE DEMONS 3 aka DEMON HOUSE - Jimmy Kaufman avec Amelia KinKade, Kristen Holden-Reid, Larry Day, Tara Slone, États Unis/Canada, 90m

Voila une suite inutile à une série de films inutiles... Un soir  d'halloween, de jeunes cons font les couillons et il leur arrivent une merde dans un drugstore. Recherché par les flics, ils se réfugient dans la fameuse maison des démons. Effectivement il y en a un, ou putot une. Petits effets gores pas intéressants, quelques maquillages... et surtout du  morphing ! et oui, l'horreur à 2 balles qui se met à la technologie du jour. Pathétique. En plus, les dialogues sont vraiment nuls - merci à une VF très pro, mais j'imagine que ça ne change pas beaucoup de la VO, et les acteurs très mauvais. Le générique est entièrement fait en image de synthèse cheap. Le film est écrit par Kevin S. Tenney, un habitué de la série B cheapos: le rigolo WITCHBOARD et l’ineffable REVENGE OF PINOCCHIO. Ah, j'oubliais de citer les paires de seins d'usage dans ce genre de films, que l'on compte au nombre de trois. Ce qui n'est déjà pas si mal. Kerozene

C'est la nuit d'Halloween, et quatre jeunes gens s'amusent à semer la pagaille dans le magasin d'une station service. Malheureusement, le jeu tourne mal et le commerçant sort une arme. Désarmé par Vince, l'un d'entre eux, ils sont pris pour des malfrats par une patrouille de flic et une fusillade éclate. Dans la fusillade, Reggie, l'un des jeunes, est grièvement blessé. Persuadé d'avoir descendu un flic, la petite troupe s'enfuit et, bien que Nick, le plus posé de tous, insiste pour emmener Reggie à l'hôpital, Vince refuse. Ils finissent par se réfugier dans une maison abandonnée ou ils sont accueillis trop chaleureusement par Angela qui se présente comme maîtresse des lieux. Bientôt, les démons, maîtres des lieux, se manifestent et une longue nuit d'horreur va commencer pour tous ces neuneus...

Que dire de ce low-budget horrifique si ce n'est qu'il y a pire. Même si les dialogues font toujours autant sourire par leurs niaiseries, même si les effets numériques bon marché et les masques en latex sont là pour démontrer la faiblesse du budget alloué aux effets spéciaux, on peut affirmer que l'on ne s'ennuie guère et que l'action reste soutenue 90m durant - ce qui n'est déjà pas si mal avouons-le. Dans la tradition des films de seconde zone, on aura ici le droit à quelques paires de seins très 'teenage', quelques poils pubiens (blonds), quelques scènes humoristiques (volontaires), des monstres aux yeux rouges et quelques scénettes gores, sans oublier la scène d'anthologie du film ou Angela pratique une fellation au canon d'un 357 Magnum alors qu'elle est maintenue en joue... L'expression " déchargé " prendra d'ailleurs ici tout son sens ! Avis donc aux amateurs d'un certain cinéma... Marc Evil

NIGHT OF THE LEPUS aka Les rongeurs de l'apocalypse - William F.Claxton, 1972, États Unis, 88m

Des agriculteurs ont de la difficulté a faire leur récoltes, la cause : une invasion de lapins qui dévorent tout ce qu'ils trouvent à se mettre sous la dent. Ils feront appel a un scientifique et sa femme pour trouver une solution. Après avoir capturé une dizaine de lapins et injecté un sérum à un lapin en particulier, celui-ci prendra le large et sa réaction au sérum sera très mauvaise. Il deviendra un lapin géant et à l’intérieur de quelques semaines en sortira une horde de lapins gigantesques, devenus carnivores, qui cette fois-ci dévoreront tout être vivant. Les trucages sont assez simple merci : des lapins dans une maquette miniature et acteurs déguisés en lapins qui talochent leurs victimes (ha ha ha). Le réalisateur est le même qui réalisa la célèbre émission la petite maison dans la prairie. Rana

Une épidémie de lapins fait des ravages sur différentes terres agricoles dans une petite ville américaine et c'est alors qu'on fait appel à un couple de scientifiques (Stuart Whitman et Janet Leigh) pour tenter d'y trouver une solution. On capture quelques lapins pour les étudier et on injecte un sérum spécial dans l'un d'entre eux pour étudier son effet. Eh ben, pas de bol pour les scientifiques, ce sera une grave erreur. Par diverses circonstances, le lapin fini par foutre le camp dans la nature et se reproduira en le temps de le dire, créant une nouvelle forme de lapins: les lapins géants ! Plus grands que des êtres humains et se déplaçant en troupeau, disons que ces animaux ont du pouvoir ! L'invasion est commencée...

Surprise ! On s'attend à un truc totalement risible et ridicule qui va nous faire regretter d'avoir foutu la cassette dans le magnéto: eh ben non, c'est toute autre chose. Le film bénéficie d'une certaine naïveté empruntée aux films du genre des années 50 mélangée à de nouvelles touches des années 70. En effet, on y retrouve des personnages typiques agréables et attachants, des effets cheaps amusants, de la grosse musique catastrophe, de la violence tout de même sanglante, un montage frénétique par moments, etc. D'ailleurs, on retrouve un peu de stock shots évidents de temps à autres lorsque l'armée s'en mêle ou que des troupeaux de boeufs se sauvent de nos lapins géants, ce qui amène toujours un sourire. On se débrouille avec le budget qu'on a et celui-ci n'est tout de même pas minime avec bon nombre de maquettes pour réussir l'illusion des lapins plus grands que nature qui font plaisir à voir de nos jours, maintenant que nous sommes dans le monde du CGI partout où on regarde. Le jeu de Stuart Whitman et Janet Leigh, tout simple, y est savoureux et donne une certaine fraîcheur au résultat final. Une belle petite trouvaille qui se retrouve tantôt plutôt sérieuse, tantôt campy tout en gardant le niveau de divertissement bien haut.

Note intéressante: Plusieurs plans de ce film ont été repris dans le NATURAL BORN KILLERS d'Oliver Stone où chaque fois qu'on y voit un lapin, ben c'est pris de cette petite perle amusante et méconnue. Bad Feeble

NIGHT SCHOOL aka Les YEUX DE LA TERREUR aka TERROR EYES - Ken Hughes avec Leonard Mann, Rachel Ward, Drew Snyder, Joe Sicari, 1981, États-Unis, 1h25 

Une série de meurtres particulièrement cruels et horribles se produit à Boston. La police, totalement désemparée charge le jeune lieutenant Judd Austin (Leonard Mann) de l'enquête. Ses investigations mènent rapidement le policier vers le collège de Wendell&ldots;

Mis en valeur par une jaquette vidéo française particulièrement réussie, ce slasher réalisé par un vétéran anglais peu habitué du cinéma d'horreur ne tient hélas pas toutes les promesses de son affiche. On se demande bien en effet ce qui poussa les jurés du festival d'Avoriaz 1981 à lui décerner son Prix Spécial. Un abus de vin chaud peut-être ? Allez, soyons bon public, et reconnaissons que les scènes de meurtres sont particulièrement imaginatives et violentes (même si mon édition Sunset Vidéo est certainement "cut"), que le tueur peut faire frémir avec sa combinaison de moto intégrale (un peu comme celui de L'AME INFERNALE de Massimo Dallamano). Mais ses apparitions sont trop sporadiques, si bien que les moments de tension se limitent à un gros quart d'heure (et encore je suis généreux). L'ensemble manque grandement de suspense, et l'on devine bien trop vite l'identité du maniaque. On "décroche", l'action se traîne un peu et même l'interprète principal (Leonard Mann) n'a pas l'air très concerné; "Y a pas à dire, c'était quand même autre chose avec Mario Caiano", semble-t-il se dire ! Seule (relative) originalité du film, LES YEUX DE LA TERREUR se déroulent davantage autour des professeurs de l'université que de leurs étudiant(e)s. Est-ce une bonne nouvelle d'ailleurs ? Pas sûr... A voir donc, à l'extrême rigueur, pour les scènes de meurtres ! Stelvio

NIGHT SKIES - Roy Knyrim avec Jason Connery, A.J. Cook, Ashley Peldon, 2007, États Unis, 90m

Supposée histoire vraie basée sur des faits vécus. En effet en 1997 en Arizona, tout plein de gens ont vu une formation de lumières dans le ciel pour lesquelles on n'a pas trouvé d'explications. On ouvre donc le film avec des images d'archives de John McCain qui parle des évènements. On suivra cinq jeunes américains qui sont en véhicule récréatif et qui rapidement ont l'air d'une enfilade de clichés sur deux jambes. Le chauffeur macho qui n'est pas pressé de marier sa fiancée, sa fiancée blonde et innocente qui se plaint de tout, la soeur du chauffeur qui est rousse, donc portée sur le sexe et l'autre couple, un imbécile qui ne se rappelle pas des dangers d'un véhicule semblable et son épouse. Un accident, la rencontre avec un ancien prisonnier de guerre d'Irak qui se promène avec tous les clichés qui accompagnent son statut. Au bout de trente minutes, les extraterrestres attaquent.

Et l'enfilade de clichés continue, sans égards pour une quelconque prétendue vraisemblance. Qui plus est qui repompe le final d'un autre film similaire. La mise en scène télégraphie tous ses effets et en rajoute là ou le client ne le demande pas. L'idée de petits gris qui font exploser toutes les vitres, c'est du n'importe quoi et l'idée qu'ils manipulent ce que les humains voient permet aussi n'importe quoi. Ajoutez des extraterrestres qui ne sont pas raccord à la fin, des animatroniques en gros plans, les gars dans le costume en plan large, on se fout du spectateur. Bref, quand on arrive au générique et qu'on a le sempiternel " toute ressemblance avec des faits ou des personnes vivantes est fortuite", là on y croit ! Facilement évitable. Mario Giguère

The NIGHT STALKER- John Llewellyn Moxey - 1972, États Unis

Las Vegas, la cité des machines à sous, est devenue la proie d'un vampire centenaire qui s'attaque aux jeunes femmes, les vidant de leur sang ! C'est du moins ce que croit Carl Kolchak, un reporter intrépide portant fièrement un petit chapeau de paille qui est prêt à tout pour montrer la vérité devant public. Malheureusement, la police ne semble pas croire à ses histoires de vampires, son journal refuse de publier ses histoires et notre héros se retrouve seul à pouvoir arrêter la dangereuse créature nocturne.

Le pilote de ce qui allait devenir une populaire série télé est un véritable bonheur. L'histoire n'est certes pas très originale, elle fait beaucoup penser à des vieux films de la Hammer, mais n'empêche que l'on s'amuse énormément à voir Kolchak tenter d'arrêter le terrible vampire. Darren McGavin interprète son personnage avec enthousiasme et porte ainsi le film sur ses épaules, il est d'ailleurs, le seul véritable intérêt d'un film qui sans lui, aurait été très moyen. Mis à part cela, on note plusieurs moments de suspense fort réussis, dont la rencontre finale entre Kolchak et le vampire qui réussit à faire frissonner même si elle a un peu vieillie. La photographie est télévisuelle, bien qu'elle comporte un étrange abus de zooms un peu détestables, mais vu le genre de films, on ne se plaint pas du tout. J'ai rudement envie de voir la série au complet maintenant... Oncle Freak

NIGHT TRAIN - Les Bernstien, 1998, États Unis

Cet hommage au "film noir" américain se regarde agréablement sans toutefois être un divertissement facile. Nous suivons les déboires aux odeurs de vinasse de Joe Butcher, un gros alcoolo en sueur qui cherche son frère présumé mort dans la fournaise qu'est Tijuana. Viennent s'impliquer tout naturellement dans l'histoire un commerce de snuff film géré par un nain fumant le cigare, des putes au cul peu dispendieux et un vieil original à la voix grinçante nommé Sam. La réalisation en noir et blanc, pleine de délires tant sonores que visuels, tout en imagerie symbolique et en surimpression, en fait un film unique et puissant, dont l'on sort un peu inquiet, comme si on n'avait pas vu venir le dénouement. Orloff

NIGHT TRAIN TO TERROR - John Carr/Phillip Marshak, 1985, États Unis

Dieu et Satan discutent dans un train, le tout entrelacé de 3 sketches. Les chansons rock sont effroyables de ringardise, l'animation image par image rappelle les vieux Ray Harryhausen, les monstres font rire, mais pourtant on prend un plaisir bizarre à visionner ce film. Je ne saurais pas trop expliquer pourquoi... peut-être à cause des raisons que je viens de mentionner.

Il faut en tout cas noter qu'en dépit de ses limites visibles, il rue dans les brancards, et sa vitalité parvient à le rendre plaisant. Daté de 1985, époque où les excès graphiques étaient courants, il éclabousse généreusement le spectateur de gore. Le scénario prend souvent une tournure inquiétante, un peu malsaine, mais ça ne va jamais loin et ces idées se trouvent toujours désamorcées par un traitement puéril et commercial.

Parmi les acteurs, on retrouve John Philip Law, l'un des habitués du cinéma-bis à l'Européenne. Le bonhomme a joué dans Barbarella, Diabolik, A Whisper in the Dark, Ring of Darkness, etc. À ses côtés, le vétéran Cameron Mitchell, dont la filmographie énorme est peuplée de titres du genre Flight to Mars, Death Island, Nightmare in Wax ou Le continent des hommes poissons ! Le film était réalisé par deux cinéastes de seconde zone, Philip Marshak (spécialisé dans le porno, avec des films du genre Dracula Sucks et Blue Ice) et John Carr (plusieurs séries B depuis les années 60). Howard Vernon

Nous sommes ici en présence d'un mystérieux film à sketch bricolé un peu n'importe comment à partir de films existant. Le fil rouge indispensable à tout films à sketch montre ici Dieu et le Diable discutant dans un compartiment de train. Ils regardent par la fenêtre du train à destination de Las Vegas les mésaventures d'êtres humains un peu dans la merde. Truc assez marrant, un groupe de rock ultra typé 80's dont les membres s'éclatent comme des petits fous, répètent toujours la même chanson dans un wagon ...

Bref, le premier sketch est en réalité tiré d'un film inachevé et résumé en un métrage de 20 minutes. On y découvre un homme récupéré dans une clinique suite à un accident de voiture. La directrice l'utilise comme objet sexuel et comme fournisseur de matière première, à savoir, des jeunes filles qui seront par la suite découpée vivante. Les membres humains seront ensuite vendus dans les écoles de médecine...  Incohérent, mal foutu, les ellipses narratives sont tellement déroutantes qu'on a intérêt à picoler un peu pour tenir le coup... Un peu de nu, un peu de gore, et voila...

Le deuxième sketch est un résumé d'un film intitulé CATACLYSM dans lequel un vieux monsieur, qui fut interné dans un camp de la mort pendant la 2ème Guerre Mondiale, reconnaît un de ses bourreau à la télé, mais celui-ci n'a pas vieilli d'une ride, normal, celui-ci possède des pieds de chèvre, c'est un démon, ou le Diable, mais ça n'est pas possible puisque le Diable est dans le train. Là encore, 90 minutes résumées en 20, ça ne rend pas le récit franchement aisé à suivre. Mais on a droit à quelques scènes d'animation image par image assez chouette, mais n'est pas Harryhausen qui veut. Et l'utilisation de poupées pour certains effets ferait même pleurer.

Dernier sketch, un condensé du film DEATH WISH CLUB où une actrice de X et son amant se font embourlinguer par le producteur de la petite au sein d'un club dans lequel l'activité principale est de braver la mort. Chouettes effets gores et un scarabée venimeux volant qui fait bien rigoler. Un peu plus clair narrativement parlant, certains passages d'une scène à l'autre laisse tout de même pantois...

Dieu et Diable, assis l'un en face de l'autre, ne sont jamais d'accord. De vrais gamins. Et le train déraille, tuant finalement le groupe de rock, ce qui n'est pas un mal vu la merde qu'ils faisaient.

Du grand n'importe quoi. Heureusement qu'il y a du nu, du gore et des bestiaux en latex. Kerozene

THE NINTH CONFIGURATION aka La NEUVIEME CONFIGURATION aka TWINKLE, TWINKLE, KILLER KANE - William Peter Blatty, 1980, États Unis

Étrange, barré, atypique et angoissant, LA NEUVIEME CONFIGURATION prend place au sein d'un château des Carpates perdu au milieu d'une forêt nord-américaine. La vieille bâtisse abrite en son sein un asile de marines vétérans du Viêt-Nam sérieusement atteints du ciboulot. Parmi eux se trouve la Capitaine Cutshaw, astronaute illuminé qui coula une mission spatiale en paniquant quelques minutes avant le lancement de sa fusée. C'est alors qu'arrive le Colonel Kane, officier psychologue dont la tâche est de déterminer si oui ou non les murs de cet asile à l'architecture gothique renferment de vrais fous, ou de géniaux simulateurs... ou plus inattendu encore.

L'auteur à l'origine de L'EXORCISTE livre là une sorte de VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU quasi métaphysique et fascinant, arpenté par des personnages complètement délirants, tels un fan de Shakespeare (Jason Miller) désireux de monter les tragédies du maître avec des chiens grâce à l'aide de Spinell (Joe Spinell), un noir déambulant en costume de super héros kitsch, un blanc habillé en nonne portant des rangers, Robert Loggia en doux dingue éberlué et Stacy Keach, saisissant dans le rôle de Kane, portant une grande partie du film sur ses épaules. Le film plonge dans une ambiance touchante et malsaine à la fois et fouille les tréfonds de l'âme humaine pour tenter d'en faire ressortir ce qui pourrait éventuellement s'y trouver de bon. Blatty traite ses personnages avec une grande sensibilité et parvient à créer un film aussi esthétique qu'efficace, à l'image de son final optimiste qui génère un étrange sentiment contradictoire d'amertume macabre et de profonde tristesse peser sur l'esprit. Un sentiment si fort qu'il parvient à perturber le spectateur qui se verra soudain entrer dans une phase de réflexion sur la nature humaine et Dieu, mais dans un état insistant de profonde mélancolie. Fascinant. Kerozene

THE NINTH GATE ala La NEUVIÈME PORTE  - Roman Polansky, 1999, États Unis/France/Espagne

J'ai visionné tout juste hier la Neuvième porte de Polansky. J'étais déjà gagné à l'avance. Polansky qu’il me plaisait de retrouver et Johnny Depp, qui à part la frasque de LA FEMME DU COSMONAUTE, m'a énormément plu dans Sleepy Hollow et Ed Wood Jr. J'étais, hier soir, dans l'attente d'une finesse du scénario qui me ferait dire.. Hein? wow, c'est ben trop vrai!!  Ce film n'en finissait pas de s'étirer minute sur minute, lenteur dans le jeu, dans l'action, un manque total d'imagination. Il y aurait eu pourtant des surprises a faire avec les trois manuscrits, mais non... Hergé fut plus intelligent avec ses trois parchemins qui une fois superposés nous livraient un message.Je m'ennuie du BAL DES VAMPIRES... Jacques Lamontagne

Je vous trouve bien impartial. Même si ce n'est pas du grand Polanski, ça reste du bon cinéma. C'est vrai qu'on l'aurait voulu plus couillu, mais comparé aux merdes qu'on voit pulluler sur les écrans, celui-ci s'en tire avec les honneurs. Kerozene

La première partie du film est vraiment bien et tous les détails sur le livre est bien présenté. Le film offre quelques excellentes séquences au  niveau visuel et une excellente photographie. Mais ce qui gâche le film est la présence d'Emmanuelle Seiger et ses scènes à la MATRIX où elle plane dans les airs et qui frappe comme une experte en kung-fu. Ce n'était vraiment pas nécessaire! Si on avait le moyen de la faire disparaître de sur la pellicule, le film y gagnerait vraiment! Une scène qui est carrément nulle est lorsque l'employeur lance un immense " BOO !!" devant la secte et que les participants s'enfuient ! Bref, j'ai quand même eu un certain plaisir à voir le film et étant fan d'occulte au cinéma l'ensemble est assez valable. Mais, si tous ses petits détails négatifs n'auraient pas été là, nous aurions pu avoir un excellent film. Black Knight

NO BLADE OF GRASS aka TERRES BRULEES - Cornel Wilde avec Nigel Davenport, Jeane Wallace, 1970, États Unis

Fin des 70's. La Terre est dévastée par la pollution, qui laisse l'homme impuissant face aux rivières empoisonnées, aux fumées d'usine suffocantes ou à la radioactivité ambiante. Depuis un an, une maladie de l'herbe, causée par des pesticides, menace l'Angleterre de la famine, qui a déjà atteint l'Asie, l'Inde, l'Afrique et l'Amérique du Sud.

Sur les conseils de Roger Burnham, employé dans un laboratoire d'État, John Custance quitte Londres avec sa famille. Avec sa femme Ann, sa fille Mary, son jeune fils Davey et Roger, John tente de rejoindre la ferme de son frère David, située au nord du pays. Témoins de scènes de pillages, ils doivent voler des armes pour se défendre. Près d'un passage à niveau, des voyous violent Ann et Mary. Roger les abat, laissant le soin à Ann de tuer le dernier d'entre eux. Obligé de continuer la route à pied, le groupe emmené par John se voit contraint de piller et de tuer à son tour.

TERRE BRULÉE, est un bon film de Science-Fiction- écrit d'après "La mort de l'herbe ", de John Christopher. C'est aussi l'un des premiers films "écologistes" méconnu, tourné deux ans avant SOLEIL VERT de Richard Fleischer. C'est aussi l'histoire d'un chaos, celui dans lequel l'humanité s'est elle-même fourrée, poussée par l'industrialisation et le développement à outrance. C'est un constat d'échec flagrant d'une certaine politique menée par les grandes puissances de ce monde, entraînant dans son sillage les pays les plus dépendants. Un grand film d'un pessimisme à toute épreuve, ayant certes vieilli, mais tellement d'actualité encore de nos jours. A voir absolument histoire d'éveiller quelques consciences... Marc Evil

NO COUNTRY FOR OLD MEN - Frères Coen avec Josh Brolin, Javier Bardem, Tommy Lee Jones, Woody Harrelson et Kelly MacDonald. États Unis, 2007, 122m


En plein désert du Texas, Llewelyn Moss trouve par hasard un lieu où un trafic de drogues a visiblement tourné au vinaigre. Moss en profite et prend un mallette remplit de billets et décide de la garder. Anton Chigurh, psychopathe renommé et assassin silencieux, se met sur ses traces et tue tout ceux qui se mette sur son chemin. Pendant ce temps, le shériff Ed Tom Bell tente de mettre les morceaux du puzzle en place et d'arrêter le massacre.

Non mais le hype mes amis! NO COUNTRY FOR OLD MEN vient de remporter l'oscar du meilleur film et a vraiment je pense, la meilleure réputation depuis euh... je l'ignore franchement car beaucoup de gens de mon entourage considèrent maintenant le film comme leur favoris. Pour ma part, je ne pense pas que le film soit SI bon qu'on le dise, même si c'est définitivement un bon film et que la réalisation des frères Cohen est superbe. Je pense que le film s'est fait énormément de fans dans sa forme franchement particulière et marginale, d'une simplicité terriblement efficace et dans les nombreuses scènes de tension et dans les poursuites, qui sont vraiment à couper le souffle. Tous les acteurs sont bons mais c'est Javier Bardem qui vole la vedette, d'un calme à faire glacer le sang et franchement creepy dans sa totale assurance. Beaucoup de sang et plusieurs idées malsaines viendront en faire rapidement un film culte Malgré toutes ces qualités, je n'ai pas accroché autant que les autres. Je vois de toute évidence un film audacieux, bien fait et au qui fait pleinement le travail mais faut croire que ça ne m'a pas marqué autant que d'autres. À voir pour vous faire une idée. Abba

The NUDE BOMB aka Le plus secret des agents secrets aka The Return of Maxwell Smart - Clive Donner avec Don Adams, Sylvia Kristel, Andrea Howard, Vittorio Gassman, Dana Elcar, Norman Lloyd, Pamela Hensley, Rhonda Fleming, Bill Dana, 1980, États Unis, 94m

Un mégalomane masqué menace de lancer sur les pays du monde des bombes dénudant leurs victimes en dissolvant leurs vêtements. Afin de contrer ce fou furieux, les services secrets américains sortent l'agent spécial Maxwell Smart de sa retraite et le chargent de débrouiller l'affaire. Accompagné par une jolie collègue, l'agent 34, Smart tente de venir à bout de sa mission, bien qu'il soit extrêmement maladroit. Il en vient à soupçonner un couturier inventeur de grande réputation, Sébastiani, d'être le mégalomane recherché. Mais celui-ci a été éliminé par un double nommé Salvatori, que Smart devra affronter dans son repaire.

Crée entre autre par Mel Brooks dans les années 60, la série télé "GET SMART" parodiait les intrigues d'espionnage à la James Bond en illustrant les exploits d'un espion maladroit bien avant "AUSTIN POWERS". Quelques années plus tard, les producteurs de la série décidèrent de ressusciter ce héros comique sur grand écran, toujours pour profiter du succès des aventures de l'agent 007. Rien que le titre et le nom du réalisateur anglais Clive Donner comme metteur en scène du projet faisaient saliver d'avance un public friand de pastiches loufoques. Pourtant, si le film contient de nombreux passages franchement drôles, l'ensemble se veut plutôt lourd et laborieux, Donner ayant déjà fait mieux dans ses films antérieurs. Le plus étonnant est le manque d'inspiration de la mise en scène qui ne profite pas de toutes les possibilités comiques du sujet. Tel quelle, cette comédie parvient à divertir au minimum grâce à l'emploi de vulgarités amusantes, de quelques bons gags visuels cocasses et le jeu plein d'aplomb de Don Adams, très à l'aise dans le rôle de Maxwell Smart. Vittorio Gassman lui donne d'ailleurs la réplique avec un certain plaisir. Mathieu Lemée

1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z

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SAM NEWFIELD

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