1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I In J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z


The PACK aka The Long Dark Night - Robert Clouse avec Joe Don Baker, Richard B. Shull, Hope Alexander-Willis, Richard O'Brien, R.G. Armstrong, 1977, États Unis, 99m

Une île éloignée de la côte est visitée par des touristes de passage grâce à un traversier qui y effectue un voyage par semaine. Des chiens abandonnés par les touristes sur l'île se réunissent tout à coup en meute et commencent à attaquer les autres animaux. Lorsqu'un homme est finalement victimes des chiens, la découverte de son cadavre inquiète un biologiste, Jerry, en stage d'observation sur l'île. Convaincu que les chiens sont responsables et dangereux, Jerry cherche à regrouper toutes les personnes se trouvant sur l'île à organiser un système de défense contre les attaques de la meute. Cela n'empêche cependant pas les chiens de faire de nouvelles victimes et Jerry se doit alors de trouver un moyen de les supprimer pour sauver sa vie et celles des survivants restants.

Le point de départ de l'intrigue rappelle "THE BIRDS" d'Alfred Hitchcock avec cette idée d'une menace animale inexplicable et soudaine. Ce film se révèle cependant une heureuse surprise en évitant l'imitation gratuite. Le prologue démarre bien avec beaucoup d'à-propos et les développements qui suivent sont d'une progression plus logique que de coutume. On y retrouve tout de même l'outrance fictive nécessaire à la dramatisation pour rendre les passages plus impressionnants et une bonne dose d'humour pour saupoudrer le tout. Mais la plus grande qualité du film se retrouve dans la mise en scène experte de Robert Clouse. Avec une économie de moyens étonnante dans les effets, il a su habilement évoquer la menace de ces chiens revenus à l'état sauvage contre des humains. Ainsi, alors que les chiens ne semblent pas menaçants à première vue, on change de perspective dès qu'on les voit en action. Voilà donc un film d'horreur qui ne manquera de plaire à beaucoup de gens même si le gore est absent de l'écran et que l'on ne voit pas beaucoup de cadavres. En quelque sorte, le film joue sur l'effet de suggestion pour créer un climat d'horreur élevé comme pour "TEXAS CHAINSAW MASSACRE" de Tobe Hooper, plutôt que graphique. Sans être approfondis, les personnages sont tout de même campés avec beaucoup de présence par de bons acteurs. Mathieu Lemée

The PACT aka Le Pacte - Nicholas McCarthy avec Caity Lotz, Agnes Bruckner, Casper Van Dien, 2012, États Unis, 89m

Annie reviens à contre-coeur dans la maison familiale après le décès de sa mère. Sa soeur Nicole devrait y être, mais elle n'est pas trouvable. Annie est en proie à d'étranges phénomènes et une photo de sa mère la lancera sur la piste d'un secret de famille qui risque de lui être fatal.

C'est une belle surprise que ce film dont je n'avais pas entendu parler. Si le début est un peu lent et le personnage principal peu sympathique, le mystère s'installe. Ce qui semble au départ une simple histoire de maison hantée devient plus complexe et le mélange est fort réussit. Caity Lotz est parfaite dans son rôle, presque antipathique, on se met tranquillement dans sa peau pendant des scènes de poltergeist fort bien ficelées. Presque impensable, Casper Van Dien est presque sobre dans son jeu de policier enquêteur sceptique au destin dramatique. Haley Hudson dans la peau de la medium Stevie est aussi excellente, intense et crédible. Le mystère se déballe sur toute la durée du film assurant une montée dramatique constante et le final nous agrippe solidement. Il existe une suite, avec le retour des acteurs principaux, mais sans le réalisateur. Chaudement recommandé. Mario Giguère

PANDEMONIUM aka Thursday the 12th - Alfred Sole, États Unis, 1982, 1h21

Une malédiction inexplicable frappe à répétition les majorettes d'une petite ville d'Indiana; d'innombrables meurtres ont été commis à travers les années et il est hasardeux par les temps qui courent (1982) d'exercer le triste métier de "cheerleader". Quelques irréductibles à la tête dure vont tout de même s'inscrire à des cours d'été pour devenir majorettes, et regardez-moi ça, il y a trois garçons et trois filles. Tout pour faire un match parfait, quoi. Mais depuis quand les garçons étudient-ils pour devenir majorettes ? Demandez-le à Alfred Sole. Comme tout le monde - même votre petite soeur - s'y attend, les meurtres commencent dès le premier soir.

Vous est-il déjà arrivé de grincer des dents dès les premières minutes d'un film ? D'espérer que la torture se termine au plus vite afin que vous puissiez passer à autre chose ? Si oui, vous comprendrez ma douleur devant le pénible visionnement que fut PANDEMONIUM. Bien que ne durant que 80 minutes, on s'y emmerde dès le départ et la rémission attendue ne vient pas. L'humour du film est tellement poche qu'on n'a même pas envie de sourire. Les péripéties en cours nous ennuient, les comédiens sont particulièrement mauvais et on se fout de leur sort. Voilà une parodie de "slasher" - car oui, c'est supposé en être une - qui n'est même pas parvenue à être plus captivante que ne serais-ce qu'un seul des films qu'elle singe. Si jamais vous apercevez cette abomination quelque part, passez votre tour, car croyez-moi personne n'est suffisamment désoeuvré pour visionner cette horreur et vivre avec ça sur la conscience. Observez plutôt votre mur, ça sera sans doute plus passionnant. Orloff

De l'ostie d'charogne!! Une comédie d'horreur qui se pense incroyablement "clever", mais qui tombe à plat et de beaucoup. C'est difficile de passer à travers.

Bon point: Paul Reubens amène un peu d'humour.

Autre bon point: J'ai maintenant un tape vierge. Hehe. Bad Feeble

PANIC IN YEAR ZERO! aka Panique en l'An Zéro - Ray Milland avec Ray Milland, Jean Hagen, Frankie Avalon, Marty Mitchel, 1962, États Unis, 92m, Noir et blanc

En route avec leur caravane pour une escapade en pleine nature, Harry Baldwin, sa femme Ann et leurs deux enfants, sont aveuglés par une lumière blanche suivie du bruit d'une forte explosion. L'absence soudaine de radio, l'apparition d'un étrange nuage surplombant la ville et l'affluence soudaine de centaines de véhicules sur les routes ne font que leur confirmer l'incroyable : Los Angeles vient d'être rasé, cible d'une attaque nucléaire. Pensant d'abord à rentrer chez eux, ils en sont vite dissuadés par les premiers bulletins radio diffusé d'urgence : ces attaques on été meurtrières et massives sur toutes les grandes villes du pays. Pour Harry, la seule priorité va alors d'être de mettre les siens rapidement à l'abri, à l'écart des groupes de pilleurs et voyous qui apparaissent et se répandent déjà partout. Avant que le chaos n'éclate et que toutes traces de civilisation ne disparaissent dans l'anarchie la plus complète, il parvient, après avoir fait le plein de vivres et de munitions, à trouver refuge dans une grotte, qu'il espère tenir à l'écart de toute intrusion extérieure. Malgré toutes ses précautions, les évènements vont en décider autrement...

PANIC IN YEAR ZERO! fut produit par American International Pictures qui finança la majorité des films de Corman. Normal par conséquent que l'on puisse penser à des films tels que DAY THE WORLD ENDED lors de son visionnement. Ray Milland qui se met magistralement en scène, se complet à décrire ici, la manière dont un père de famille responsable et bien sous tout rapport se retrouve subitement livré à lui-même, allant jusqu'à transgresser toutes les règles établies pour assurer la survie des siens, dans un monde au bord du chaos. Le plus intéressant est sans doute la complaisance presque malsaine avec laquelle Milland justifie les actes de Harry, qui mettant les protestations de sa femme et sa moralité au placard, n'hésite pas à piller des magasins, tirer sur des assaillants ou encore venger froidement sa fille victime de violences sexuelles ! Pire, son fils, Rick, y trouve même un certain plaisir. L'espoir d'un renouveau viendra une fois de plus des forces militaires, et empêchera la famille Badwin de sombrer et de se noyer dans les noirceurs de l'âme humaine...

Pas de Panic, cette année Zéro est fortement conseillée... Marc Evil

PARANOID aka FRIGHTMARE - Ash Smith, 2000, États Unis 

Dans une bourgade américaine, des lycéens tentent de financer un voyage d'étude grâce à l'exploitation d'une maison hantée agencée pour les fêtes d'Halloween. C'est à ce moment que décide de frapper le Tueur de Conscience (!?), psychopathe poète et chevelu portant un masque en acier et traquant principalement la brave Sarah, journaliste en herbe s'évertuant à rédiger des torchons sur le serial killer vedette que les médias n'hésitent pas à considérer comme "le plus connu de l'Histoire".

PARANOID marche péniblement sur les traces de SCREAM avec son pitch rabattu, ses teenagers amateurs de bière et de marie-jeanne et son serial killer dont le masque cache la face du pote que personne ne pouvait évidemment soupçonner. Visiblement passionné du genre, le réalisateur- scénariste Ash Smith n'a pas hésité à baptiser ses protagonistes de prénoms familiers: Jason, Michael, Norman... Hellraiser (!!) mais a par contre oublié de s'entourer d'acteurs un tant soit peu professionnel. Résultat, une bande de rigolos tente comme elle peut (c'est à dire mal) de faire croire à une histoire menée avec les pieds. Difficile en effet de rester stoïque devant quatre jeunes découvrant la tanière du tueur et courir le raconter à des flics qui ricanent comme des clones de Beavis & Butthead en les écoutant s'égosiller. Difficile aussi de ne pas se marrer en écoutant la prose d'artiste torturé déblatérée par notre tueur tourmenté ("Je suis le guide des cloportes de la nuit!", etc...). Mais Ash Smith semble vouloir donner un cachet tout personnel à son film et nous colle une bande son métal de derrière les fagots histoire d'illustrer de magnifiques images de lycéens sortant de leur bahut dans des ralentis contemplatifs. Quant aux scènes d'action, elles aussi bénéficient d'un montage tout particulier puisqu'il s'inspire directement de quelques vidéo-clips fashion du moment. PARANOID est un slasher maladroit et mal foutu, parfois risible mais malgré tout touchant de par une certaine honnêteté de la part de son auteur. Kerozene

Un garçon impotent saisit l'occasion de se faire passer pour le pire serial killer de l'histoire (le conscience killer) pour régler ses comptes avec la soeur jumelle de l'amour de sa vie qu'il a assassiné quelques années auparavant parce qu'elle ne voulait plus de lui et dont il a cru un instant être amoureux (de la jumelle) pour se rendre compte finalement que c'est à l'homicide qu'il a pris goût. Bien sûr, c'est la jumelle qu'il veut tuer, donc il tuera tous les autres avant sans raison ou question de pointer son crime en direction du fameux conscience killer, non sans finalement avouer devant tous les survivants (en espérant ensuite les décimer) que c'est bien lui et non le serial killer en question qui a tué tout ce beau monde. L'angoisse ici fonctionne sur le passage rapide de l'assassin en arrière plan alors que la victime fouille lentement les lieux. On ne s'en tanne vraiment pas. L'association rave= satanisme et mort (dans ce cas-ci, le killer rave) est plus ou moins au point, la petite soirée ne comptant qu'une dizaine de fêteurs. Attention, le tueur a l'air d'un pouilleux, mais c'est une perruque.

Commentaire du commis : "je l'ai pas vu"  Memorial BBQ

PARANORMAL ACTIVITY - Oren Peli avec Katie Featherston, Micah Sloat, 2007, États Unis, 86 ou 97m

Comme dans d’autres modèles bien connus du genre, BLAIR WITCH PROJECT, THE LAST BROADCAST ou CANNIBAL HOLOCAUST, nous regardons des documents visuels qui retracent les derniers jours des personnes présentes . Donc Micah a acheté une caméra pour filmer spécialement la nuit dans la chambre à coucher et ainsi tenter de comprendre la source des étranges bruits qu’ils entendent. On apprend rapidement que Katie a vécue des évènements semblables dès l'âge de huit ans et un spécialiste qui visite l’endroit croit que ce serait plus un démon qu’un autre phénomène, et que ce n'est pas sa spécialité. Micah, qui pense bien faire, va provoquer constamment la chose qui les dérange avec des conséquences de plus en plus graves. Tout va se compliquer sérieusement...

Je ne pensait pas revoir si rapidement un tournage et un phénomène aussi semblable à BLAIR WITHCH PROJECT et pourtant voici ce petit budget, réputé avoir couté la petite somme de 11,000 dollars, sorti en douce dans quelques cinémas par un important distributeur, Paramount. Le scepticisme des premières minutes, tournage vidéo banal, histoire en apparence tellement connue, fait place tranquillement à certaines scènes surprenantes. Évidemment tout est cousu de fil blanc, mais parfois terriblement efficace. Les emprunts les plus nombreux sont curieusement à THE EXORCIST de William Friedkin: la planche de Ouija; l’évocation d’un exorcisme; le travail de la bande son font penser au classique, reprenant même une scène de grenier plus mémorable à l‘époque. Clin d’oeil aussi aux enregistrement avec les morts qui soit disant répondent si on a le bon logiciel pour les entendre. Je déplore le mélange incongru d'activité paranormale, on sent bien que le réalisateur scénariste essaie à la limite n'importe quoi pour nous accrocher, laissant parfois place à une surabondance de phénomènes disparates.

Il existe trois montages différents et on espère que la sortie dvd nous les présentera tous, les conclusions étant très différentes. Ca fout souvent la trouille, c’est pas parfait, loin de là, mais c’est souvent efficace. Ca joue principalement sur la peur du noir et sur ce qu’on ne voit pas, notre imagination étant mise en service. Ce qui, en ces temps de torture flicks explicites, est fort apprécié ! Mario Giguère

PARANORMAL ACTIVITY 2 - Tod Williams avec Katie Featherston, Micah Sloat, Molly Ephraim, 2010, États Unis, 99m

Soixante jours avant les évènements du premier film, nous suivons la soeur de Katie, Kristie, son mari Daniel, leur fille Ali et leur petit garçon Hunter. Après ce qui ressemble à une invasion de domicile, mais sans que presque rien n'ai été volé, Daniel décide de faire installer une série de caméras à l'intérieur et à l'extérieur de la maison. Des évènements étranges se produisent et Daniel met à la porte la nounou latino parce qu'elle tenait à chasser les mauvais esprits de la demeure. Les manifestations paranormales se multiplient et lorsque l'on soupçonne fortement que Kristi est possédée, on fait revenir la nounou qui a une solution étrange.

Si vous avez aimé le premier film, vous devriez apprécier ce deuxième opus qui explique certaines choses et qui est bâti sur le même modèle. Rien de bien nouveau, donc, dans la forme, sauf qu'avec plus de budget, on a droit à plus de caméras de meilleure qualité. Ca prend tout de même une bonne heure avant que ca brasse, mais les dernières minutes sont efficaces. Il vaut mieux se rappeler de certains détails du premier film, car le scénario y fait évidemment référence et d'ailleurs, on ne sera pas surprit que le troisième film, sorti un an plus tard, s'attarde sur l'adolescence des deux soeurs et de leur mésaventures paranormales. Si vous n'avez pas embarqué dans le premier, vous pouvez probablement passer votre tour, car on tire sur les mêmes ficelles. Mario Giguère

PARANORMAL ACTIVITY 3 - Henry Joost avec Katie Featherston, Sprague Grayden, 2011, États Unis, 83m

Tout commence avec une boîte pleine de vielles vidéocassettes datant de 1988, dont l'on nous montrera les meilleurs passages. Il s'agit donc de la jeunesse des deux jeunes soeurs, Katie et Kristi, des bruits étranges qui incitent leur père, qui gagne sa vie en filmant des mariages, à installer des caméras dans leur chambre et dans la cuisine. La plus jeune a un ami imaginaire qui ne l'est probablement pas et on va apprendre les origines de tous ces phénomènes paranormaux.

On connait la recette et on la respecte. Une bonne heure ou rien ne se passe véritablement, suivit d'une escalade dans les effets chocs de plus en plus spectaculaires, avec un final supposément troublant. C'est que pour moi, cette fin tombe à plat, ressemblant à du déjà vu, on en dira pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir. L'ennui aussi à conter l'histoire à rebours c'est évidemment les questions nombreuses qu'on se pose tout le long. On se rappelle que les femmes adultes, en couple avec des enfants, ont des souvenirs de leur jeunesse et on précisera qu'elles oublieront une partie de ce qui se passe, mais ca devient un casse tête dont il y a trop de morceaux. J'imagine mal comment ces deux filles ont pu avoir une vie normale après cette aventure, comment elles n'ont pas totalement évité tout ce qui a trait de près ou de loin au paranormal plus tard. En tout cas chapeau aux deux jeunes filles qui sont vraiment bonnes dans leur rôle. Le succès encore plus grand de ce troisième film va donc apporter inévitablement un quatrième, dont on se demande comment les scénaristes vont faire pour tirer leur épingle du jeu. Si vous avez aimé les deux premiers et que vous êtes bon public, vous devriez encore avoir des frissons. Mario Giguère

PARANORMAL ACTIVITY 4 aka Activité paranormale 4 - Henry Joost etAriel Schulman avec Katie Featherston, Brady Allen, Matt Shively, 2012, États Unis, 96m

Une nouvelle famille: Alex 15 ans, le petit Wyatt et les parents qui, visiblement, ne s'entendent pas très bien. Un petit voisin, Robbie, est recueilli par la famille quand sa mère, qui l'élève seule, part à l'hôpital. Des évènements étranges commencent et Alex et son copain décident de brancher en permanence les camera webs des ordinateurs portables de la maison et d'enregistrer.

On se répète et on y perd à chaque fois. Si les jeunes enregistrent les nuits, ils vont carrément oublier de les regarder à un moment donné, ce qui est stupide. L'enfant d'en face qu'on prend en charge ? C'est à croire qu'il n'y a aucun service social aux États Unis ou pas de Croix Rouge. Pourtant, sur ce point, illogique, il y aura un semblant d'explication, après une heure. Le petit Wyatt s'avère adopté et c'est la clé de cette histoire invraisemblable dont la dernière séquence m'a fait rigoler durant tout le générique. Difficile de croire que c'est l'effet voulu. Les scénaristes s'empêtrent dans les histoires précédentes et surtout le troisième film qui voulait tout expliquer. Mais Hollywood et Paramount aime les budgets de cinq millions qui en rapportent cent quarante. Alors on aura probablement droit à une suite encore plus invraisemblable ou il ne se passera rien pendant une heure, avec des victimes qui courent après le trouble et le reste on vous le dit pas. Les jeunes acteurs sont cependant assez bons, exception de celui qui joue le jeune Robbie, à qui on en demande visiblement trop. Le générique est très long et démontre toute l'ampleur du travail d'effets spéciaux digitaux qui ont remplacé les effets pratiques du premier film. Vite oublié. Mario Giguère

PARANORMAL ACTIVITY: THE MARKED ONES aka Activité Paranormale: La Marque du Démon - Christopher Landon avec Andrew Jacobs, Jorge Diaz, Gabrielle Walsh, 2014, 99m

2012, Californie. Dans un quartier latino, la voisine qui demeure sous l'appartement de Jesse est assassinée. Avec ses copains Hector et Marisol et leur caméra toujours à la main, ils ont la bonne idée de défaire les scellés de la police pour examiner les lieux du crime. Après une bonne frousse, ils ont ramené un bouquin et vont s'amuser à tenter d'ouvrir une porte vers un monde de l'au-delà. Après une bonne frousse, Jesse se rend compte qu'il a de curieux pouvoirs qui vont aller en grandissant et ses amis et sa famille vont le voir devenir de plus en plus violent. Non, mais, qu'est-ce qui se passe ?

Il se passe qu'on est rendu au cinquième volet de la franchise Activités Paranormales et qu'on a décidé d'une part de changer radicalement de contexte, tout en explorant encore les origines des entités maléfiques et de l'organisation, ou plutôt la secte, qui est derrière le tout. On a donc besoin de jeunes cons, ici des latinos, mais ça ne fait pas grand différence, et on se promène avec la caméra, rien de planté dans les pièces d'une maison. On y mêle aussi un gang de criminels bien armés, mais les armes contre les démons, ce n'est pas vraiment magique. On accélère le rythme, le paranormal arrivant beaucoup plus rapidement et la cadence étant plus frénétique. On se dirige inexorablement vers un grand bol de n'importe quoi jusqu'au paradoxe temporel, ce qui permet de boucler la boucle avec le premier film. A trop vouloir en faire, j'ai régulièrement décroché, surtout devant, encore une fois, de jeunes idiots qui n'ont que ce qu'ils méritent. Va-t-on en finir avec la série ? Mario Giguère

PARANORMAL ENTITY- Shane Van Dyke avec Erin Marie Hogan, Fia Perera, Shane Van Dyke, 2009, États Unis, 88m

Le genre est de plus en plus codifié, donc, sans générique, on lit que ce qui va nous être montré a été retrouvé un an après le décès de Samantha et Helen Finlay, pour lequel Thomas Finlay a été accusé et trouvé coupable. Précédé de l'appel au centre de service d'urgences ou Thomas nous dit que quelque chose a tué sa soeur. On débute donc avec les caméras installés dans la maison et celle que Thomas traîne pour documenter les étranges nuits de Samantha, troublée par une entité, depuis que sa mère a tenté de contacter leur défunt père. L'idée est que ce n'est pas le père qui a profité de l'appel aux morts de la mère, mais un esprit libidineux et meurtrier. Sur plusieurs nuits, on assiste aux évènements de plus en plus étranges, aux bruits, aux objets déplacés, aux traces de pas sur le plafond, aux actes de violence qui se termineront par l'impensable.

La compagnie Asylum se spécialisant dans le film à moindre budget inspiré des grands succès d'Hollywood fraîchement sortis ou annoncés, quoi de plus normal que de refaire un film, Paranormal Activity, qui n'a pour ainsi dire rien coûté ! On se retrouve donc avec un produit presque à l'identique, aux dialogues improvisés, mais avec un peu plus de nudité et de violence. L'homme de la maison est aussi con que le modèle original et complètement inefficace à protéger soeur et mère. Quelques incongruités sont inexplicables, comme l'esprit qui aurait à la fois dérangé Thomas tout en ayant, en même temps, troublé soeurette et maman parties au motel. Plus mystérieux est la vision d'un corps ensanglanté par la caméra, qui ne le sera plus autant à la fin du plan. Que faut-il en conclure ? Dans le monde du paranormal, il semble que tout a une explication mais on peut y voir également une tentative un peu facile de mêler le spectateur. Sinon, si on embarque, ca peut-être aussi efficace que l'original, sans convaincre le moindrement un sceptique. Mario Giguère

J'ai été extrêmement déçu par la fin de ce film qui a bien démarré mais qui à la fin devient un gros n'importe quoi sans queue ni tète. La fin de ce film est nulle à chier et complètement illogique et dépourvue de sens. Même que je me demandais si c'était possible d'avoir une fin aussi nulle. Ils se parlent et paf, tout deviens noir et après tout le monde est mort. Comment, pourquoi, aucune idée. Dommage, on aurait dit une réplique du film l'Emprise mais à hyper petit budget et cette fin digne du plus cheap des films. Rien à voir avec Paranormal Activité qui est beaucoup mieux structuré et qui tiens mieux la route. Forcedumal

PARASITE - Andy Froemke,1995, États Unis

J'aime bien à l'occasion mettre un film inconnu dans l'appareil. Dès les premières images, dès le générique, on a de bons indices sur le film: pas de noms connus, de la musique au synthé à rabais, des éclairages et du son juste corrects, ça annonce mal.

Un professeur qui s'intéresse aux parasites s'acoquine avec un collègue qui s'intéresse au paranormal. Il a rencontré une femme qui contrôle à distance les individus. Notre protagoniste, sceptique, va commencer des expériences qui vont mal tourner...

Il y aura du potentiel dans le scénario, on nous suggère presque un parasite monstrueux sous cette dame, jouée par Julia Matias avec un certain flair. Ce seront de fausses pistes et on imagine ce que Cronenberg ou De Palma aurait pu tirer du matériel de base. Malheureusement le tout demeure quelconque, sans grande conviction. Autre indice du petit budget: le film produit par le nom du film: PARASITE PRODUCTIONS, à tout coup, sauf exceptions, on risque de s'ennuyer. Dommage. Mario Giguère

PARTY MONSTER - Fenton Bailey & Randy Barbato, États Unis/Hollande, 2003, 1h38 

Largement médiatisé, PARTY MONSTER s'attaque à la "fictionalisation" du livre DISCO BLOODBATH, de James St. James... Nos deux amis, Barbato & Bailey, l'ayant déjà "documentarisé" en '98, ils remettent le couvercle en signant une "adaptation", et on se demandera longtemps comment ils ont pu obtenir un quelconque financement.

Michael Alig & James St. James, deux "clubbers flamboyants", vivotent entre deux fêtes et deux comprimés d'ecstasy dans le New York des années '90. La consommation d'Alig ira en s'amplifiant, jusqu'à faire de lui un tueur. Qui n'éprouve aujourd'hui, apparemment, toujours aucun remords.

C'est ça. C'est tout. Sur un prétexte aussi mince, comment faire tenir toute une structure narrative ?! On a droit à Macaulay Culkin qui y va de ses moues et qui est ridiculement cabotin, le pire étant que c'est non intentionnel. La façon dont il bouge n'est qu'une vulgaire caricature "cheap" de la réalité - les extras du DVD nous confortant dans cette impression, alors que Seth Green et lui racontent avoir visionné des heures entières d'Alig et St. James afin de pouvoir les "imiter"...

Il est assez pénible de devoir suivre les errances répétitives de ces deux-là pendant tout ce temps, car ils ne font rien de tellement constructif : parties à la limite du ridicule et de la crédibilité, drogues, repas, bitcheries de bas étage... Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante. Réparties "cinglantes" de niveau pré-scolaire. Où sont les "script doctors" quand on en a besoin !?

Le reste de la distribution va dans la même direction : Marylin Manson quasi-absent, ses apparitions étant assez drôles malgré leur brièveté; Mia Kirschner devant se débattre avec un rôle plus qu'insignifiant; Dylan McDermott sans consistance; même Chloë Sevigny parvient à être insipide, c'est tout dire !! Elle reste là, à sourire et à regarder béatement ce petit idiot de Culkin comme si c'était son gourou sans cervelle...

La musique est souvent anachronique, par exemple lorsque Keoki fait jouer du Vitalic dans un club... Et le film donne véritablement l'impression d'être un projet adolescent; dirigé par une main molle et inexpérimentée, et joué dans l'insouciance la plus totale, et tant pis si c'est mauvais.

Une bien belle perte de temps. Les deux réalisateurs ont pourtant beaucoup de terrain documentaire de couvert derrière eux, un titre sorti cette année (HIDDEN FUHRER : DEBATING THE ENIGMA OF HITLER'S SEXUALITY) et une chose bien prometteuse qui s'en vient prochainement, appelée INSIDE DEEP THROAT. Espérons que le fiasco de PARTY MONSTER est mort et enterré. Orloff

La PASSION DU CHRIST (psychotronique) aka The Passion of Christ - Mel Gibson - 2004, États Unis

**Notons tout d'abord que ce commentaire contient des éléments qui pourraient vous gâcher les punchs de cet affrontement grand-guignolesque entre le bien et le mal - ne pas lire si vous ne souhaitez pas connaître les résultats de cette querelle de barbus**

Un peu d'Histoire, avec un H majuscule. Jésus de Nazareth, un barbu, est trahi pour 30 cennes par un autre barbu de sa gang de barbus. Un peloton de méchants juifs barbus viennent l'arrêter et l'enchaîner - docile, il les laisse à leur besogne, recollant même l'oreille de l'un d'entre eux afin de démontrer sa grande générosité envers ses persécuteurs. Un peu tabassé, Jésus est barrouetté d'une instance à l'autre en quête d'une exécution, mais y a que les méchants juifs barbus qui veulent sa mort à ce pauvre diable et ils ont pas l'autorité nécessaire pour le condamner (c'est d'ailleurs là un détail un peu déroutant puisque dans un magnifique flashback, les juifs barbus passent à deux doigts de lapider Marie-Madeleine, sauvées in extremis par Jésus, artiste sensible, faisant des dessins dans le sable). M'enfin, à force d'insister, les méchants juifs réussissent à faire châtier Jésus et les Romains s'en donnent à coeur joie dans une magnifique scénette BDSM pince-sans-rire où le pauvre Jésus, rib steak galliléen, en mange, disons-le, une tabarnack. Mais ce n'est pas là suffisant pour les méchants juifs, ils insistent encore! Alors bon, comme Ponce Pilate a les mains sales, il se contrefout de l'importance Historique de l'instant et prend un break pour se laver. M'enfin, je suppose que vous connaissez la suite. Reste la finale, bâclée : Jésus, dans son tombeau, se relève, décidé à en finir avec ces putains de juifs (non, non, je divague, mais reste que la musique nous invite à croire qu'il est pas content et que Gibson prépare Jésus 2 : His Time to Cross).

Pris pour ce qu'il est, un méfait psychotronique, ce film est un chef-d'oeuvre. Projeté (dans quelques années) en programme double avec The Rocky Horror Picture Show ou Vampyros Lesbos, il a toutes les qualités pour plaire à l'amateur de fromage cinématographique. Chaudement recommandé - Jésus a besoin de vos encouragements chaque fois (112) qu'il se relève péniblement pour ramasser sa croix. Memorial BBQ

Décidément une curiosité, mais qui laisse perplexe. 

Mel Gibson raconte la passion du Christ comme une sorte de film gothique violent et grandiloquent. 

Quelques ingrédients sélectionnés par l'homme sans visage lui-même : 

- Une bande son pompeuse et démesurée qui ne cesse de ponctuer l'action sans demi-mesures 

- Des apparitions du diable, qui vient de temps en temps voir comment le Christ se porte. Il est montré comme une sorte d'androgyne, d'ailleurs interprété par une femme.

- D'autres phénomènes surnaturels, dont certains générés par ordinateur 

- Du sang, du sang et encore du sang (ça, on l'avait déjà dit, mais Gibson ne donne pas dans la dentelle) 

Gibson se permet quelques prudents flashbacks, à chaque fois provoqués par un objet signifiant (à la Proust... : ô la sandale... La sandale me rappelle que quand j'étais petit, etc.). En bref, ici, rien n'est suggéré et tout est montré. On a l'adaptation hollywoodienne de 2004 qu'on pouvait prévoir. Howard Vernon

PATHFINDER aka The Legend of the Ghost Warrior aka Pathfinder: Le Sang du Guerrier - Marcus Nispel avec Karl Urban, Moon Bloodgood, Russell Means, Clancy Brown, Jay Tavare, Ralf Moeller, Kevin Loring, Nathaniel Arcand, Wayne C. Baker, Michelle Thrush, 2007, États Unis/Canada,  107m (99m version en salles).

Plus de cinq siècles avant que Christophe Colomb ne découvre l'Amérique, un drakkar viking aborda les côtes du nouveau continent. Entre les barbares du Nord et les Amérindiens natifs, le choc fut effroyable, et seul un enfant viking survécut. Adopté par la tribu des Indiens Wampanoag, le jeune homme blanc, désormais connu sous le nom de Ghost, grandit et devient un redoutable guerrier. Le chef de la tribu Pathfinder est persuadé que Ghost est celui qui sauvera les siens des envahisseurs étrangers, selon un présage. Lorsque de nouveaux guerriers vikings attaquent et massacrent les Amérindiens, Ghost réussit à s'enfuir, et devient dès lors leur adversaire le plus redoutable, alors qu'il connaît le moindre recoin de la région pour se cacher. Il ne peut cependant sauver de la mort Pathfinder, et il est lui-même finalement capturé par les Vikings avec la fille du chef, Starfire, dont il est amoureux. Le chef des Vikings racontait Ghost comme étant l'un des siens, et lui demande de dévoiler l'emplacement des camps des autres tribus amérindiennes. Mais Ghost a déjà choisi son camp, et il prépare un piège pour anéantir définitivement les barbares du Nord.

Ce film est le remake d'un long-métrage norvégien de Nils Gaup intitulé "Veiviseren" ou "Ofelas", qui serait inspiré dit-on d'une vieille légende amérindienne ou scandinave. Quoi qu'il en soit, cette version apparaît par son scénario et ses mythes guerriers comme une sorte de clone de "CONAN THE BARBARIAN", où l'auteur cherche visiblement à ressusciter le genre "Heroic Fantasy", même si l'intrigue est situé dans un cadre historique moins fictif que l'oeuvre de Robert E. Howard. Le réalisateur allemand Marcus Nispel a choisi de mettre l'accent sur l'action guerrière et la violence, ne se souciant guère de fignoler une histoire déjà peu originale, où le spectateur devine longtemps à l'avance les rebondissements et la conclusion. Cette insistance sur les brutalités dans les séquences d'affrontements devrait divertir au minimum le fan de cinéma de genre, mais la photographie bleu-grise et le montage tarabiscoté ont trop tendance à alourdir le spectacle et à souligner davantage les clichés manichéens du récit, déjà pourtant tracés à gros traits dans l'écriture. À cet égard, plusieurs anachronismes évidents ne viennent pas arranger les choses, en particulier dans la conception des costumes des Vikings, volontairement "exagérée" pour qu'ils aient l'air plus méchants que nature. En somme, s'il se veut parfois divertissant et s'il n'ennuie pas trop par endroits, l'ensemble ne s'avère pas non plus mémorable ni digne de mention. Les acteurs ont un jeu évidemment bien plus physique qu'expressif sur le plan dramatique. Mathieu Lemée

Il y a 600 ans, un jeune garçon est le seul survivant d'un débarquement de vikings sur le nouveau continent. Il est adopté et élevé par une tribu amérindienne. Quinze ans plus tard, ce blanc que l'on a surnommé "Ghost" n'est toujours pas accepté à part entière dans la tribu, mais voilè que débarque un nouveau contingent de vikings qui veulent faire table rase de tout ce qui bouge. Seul Ghost a les connaissances, dont le maniement de l'épée, pour tenter de les arrêter, mais il devra d'abord choisir quel chemin prendra sa destinée.

Si le scénario est d'une simplicité limite déjà vue, c'est dans sa mise en scène et sa photographie qu'il est remarquable. Marcus Nispel s'empare de ce projet de remake pour en tirer sa version proche de la bande dessinée et de Conan, qu'il adaptera en 2011. La richesse des images, toutes superbes et la férocité des vikings sont des points forts. Karl Urban, vu dans Xena sous les traits de Jules Cesar ou dans Le Seigneur des Anneaux, n'a pas la tonne de muscles d'un Conan et parait bien chétif devant les monstrueux envahisseurs et manque un peu de charisme. Clancy Brown, que je n'ai reconnu qu'è la fin, car on voit peu son visage, est lui parfait dans son rôle. Les cascadeurs ont eu tout un contrât et à en croire le making of, les blessures ont été nombreuses durant le tournage en osmose avec son histoire. Scénario donc presque sans dialogues et sur lequel on a collé une histoire d'amour qui prend heureusement peu de place. Une fresque sauvage et sanguinaire qui n'a pas trouvé son public à l'époque, dommage, mais le dvd vaut le détour, il va sans dire. Mario Giguère

PELT - Richard Swindell avec Justin Welborn, Travis Goodman, Matthew Robinsonc, Ashley Watkins, Amber Marie Bollinger, Sarah Zurell, 2010, États Unis, 87m

Jennifer et ses amis partent pour un séjour de camping sauvage. Ils titillent les bouseux locaux et leur guide flambe la moto d'un barbu qui les embête. On les a bien avertis de ne pas prendre de raccourcis sur des terrains privés, mais comme ils sont jeunes et que ça les dérange pas de mourir dans un film, ils y vont. Naturellement, ils vont avoir affaire à quelqu'un qui ne rigole pas et qui ne se généra pas pour torturer et tuer la bande de joyeux copains.

Les voyages forment la jeunesse parait-il, pas au cinéma ces dernières années. Faut dire que ces petits effrontés ne respectent rien et qu'ils oublient de voyager avec un avocat. Au début on aussi Jessica qui se présente comme une nymphomane et qui se colle sur Jennifer et agace les colons, mais ce sera tout pour la dose de frivolités sexuelles. John est celui qui dit connaitre le coin et qui semble être un sacré psychopathe et dont on doutera de l'honnêteté tout le long. Est-il de concert avec le meurtrier ? Le film avance à un bon rythme et on ne s'ennuie pas trop, mais on ne sort jamais des convenances du slasher typique. Le genre de film calibré pour passer sur Netflix. Mario Giguère

The PERFECT HOST - Nick Tomnay avec David Hyde Pierce, Clayne Crawford, Nathaniel Parker, 2010, États Unis, 94m

John vient de commettre un vol de banque, mais l'affaire a mal tournée et il est en cavale dans un quartier huppé. Il va alors se faire passer pour un ami d'un ami et entrer dans la maison de Warwick, homme distingué un peu efféminé qui attend des invités. Lorsqu'il se rend compte qu'il est menacé par le brigand, Warwick va se révéler plein de ressources insoupçonnées et pas mal plus étrange qu'il ne parait.

Nick Tomnay écrit et réalise ce long métrage adapté d'un court qu'il a tourné en 2001. On ne voit pas venir les nombreux retournements de situations continuels, ni la profondeur des personnages qui s'affrontent en véritable duel. Bourré d'humour noir mais aussi assez violent, cette macabre comédie garde le spectateur en haleine grâce à son scénario exquis et des performances d'acteur remarquables. Chapeau à David Hyde Pierce, vu auparavant dans la télé série FRASIER, qui campe un Warwick complexe et fascinant. Un pur délice. Mario Giguère

PERFECT STRANGER aka Dangereuse Séduction - James Foley avec Halle Berry, Bruce Willis, Giovanni Ribisi, 2007, États Unis, 109m

Rowena Price est une journaliste qui n'a pas peur de se mouiller pour arriver à ses fins. Après que son patron refuse de publier un article choc, qui prouve l'homosexualité d'un sénateur conservateur, à cause de quelques magouilles politiques, Rowena s'intéresse quitte son emploi. Tout de suite après, une amie d'enfance de Rowena meurt dans des circonstances étranges et les doutes mènent vers son employeur, Harrison Hill, un directeur d'agence de pubs. Elle se fait donc engager grâce à l'aide de Miles, son ami pro en informatique qui se révèle de plus en plus inquiétant au fur et à mesure que Rowena s'approche de la vérité. Tout le monde a quelque chose a caché, qui est donc le meurtrier?

J'essaye encore de comprendre comment on a osé faire une horreur pareille, puisque même en essayant d'y voir un côté positif, je n'arrive pas à trouver une raison qui aurait fait de ce film un succès. Le film a floppé de belle façon et heureusement, car j'aurais perdu foi en l'humanité. Bon alors on assiste au festival du placement de produits et à la célébration du physique de Halle Berry, qui a l'air de passer plus de temps à changer de robes sexy qu'à faire avancer cette enquête pénible. Parlons en de cette affaire! Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi mal ficelée de ma vie, à croire que le scénariste avait écouté un épisode de CSI pour la première fois de sa vie et sur une impulsion, a pensé à histoire. On devine assez vite que la fin va frapper fort parce que merde, ça avance pas du tout pendant 90 minutes. On y arrive, et on fait PUTAIN DE MERDE, non seulement y'a fallu écouter ce navet mais la fin se trouve à être le pire élément du film tellement elle ne fait aucun sens. Y'a Bruce Willis qui fait rien, Halle Berry qui se trémousse, Giovanni Ribisi qui fait ce qu'il peut et y'a James Foley, que j'avais bien aimé avec CONFIDENCE qui offre sans doute le film le plus insignifiant et stupide de sa carrière. Pénible. Abba

The PERFECT WEAPON - Mark DiSalle avec Jeff Speakman, John Dye, Mako, James Hong et Professeur Toru Tanaka, 1991, États Unis, 83m 

Jeff revient dans sa ville natale après plusieurs années à l'extérieur où il a été envoyé dans une école de Kempo où il est devenu une quasi machine à tuer. De retour aux sources, il assiste impuissant au meurtre de son mentor aux mains d'un molosse travaillant pour la mafia coréenne. Jeff devient donc une armée d'un seul homme, affrontant les criminels un par un pour se rendre jusqu'au responsable de la mort de son maître.

Jeff Speakman cherchait dans les années 90 à suivre les traces d'un certain Steven Seagal. Acteur limité, mais très habile au niveau des combats, il n'a malheureusement jamais trouvé la gloire et THE PERFECT WEAPON n'a pas seulement été son véhicule pour le pousser vers la gloire, il est également une série B d'action fort agréable. Si le scénario est extrêmement faible, voir même ultra recyclé, le charme du film se base sur les nombreuses présences de scènes d'action. Car oui, ça se bat aux dix minutes et Speakman fait honneur à sa réputation se montrant fort athlétique. La réalisation de Mark DiSalle s'avère maîtrisée, à défaut de tenter des choses et on voit bien que le réalisateur a une certain touche pour les scènes où ça bouge. On se ramasse donc avec un film limité et aux gros traits, mais fort distrayant avec un gros samoa méchant, qui ne dit pas un mot, mais qui offre un climax superbe contre un Speakman qui méritait un bien meilleur sort pour sa carrière. Abba  

PHANTASM - Don Coscarelli, 1979, États Unis

Le cimetière local sert-il à recruter des corps qui deviendront les esclaves d’une autre planète ? Je me suis procuré le dvd pour trois raisons, le prix modique, il est bourré d’extra, et plein de monde en dit toujours du bien. Car je l'avais vu à sa sortie et j'en avais un souvenir mitigé. Je me suis rappelé pourquoi en revoyant la scène de l'insecte ( un doigt coupé se transforme en gros truc de caoutchouc avec deux yeux qui brillent ) cette scène est ridicule, le reste du film est meilleur, pas trop logique, mais meilleur et avec une bonne musique qui ajoute à l'ambiance. Parmi les scènes coupées, une beuverie à la bière mexicaine, pas trop raffiné. Des films super 8 de tournage sympathiques, des props, le 12 pouces disco du thème, photos, entrevues, le déluge. Mario Giguère

PHANTOM FROM SPACE - W. Lee Wilder, 1953, États Unis

Un objet volant non identifié se promène de l'Alaska aux États-Unis pour finalement s'y écraser. Les communications sont perturbées dans la région pendant que des badauds sont attaqués par quelqu'un qui se promène dans un habit genre scaphandre mais dans son masque il n'y a pas de tête. En une nuit, ce fantôme de l'espace qui dégage des radiations sera poursuivi, tentera de communiquer avec l'assistante du professeur, enlèvera sa combine pour se promener tout nu mais invisible. Rien n'y fait, il ne peut respirer notre air...

Le rythme est lent, mais on s'y attends dans un film de 1953. On a un peu d'action, mais c'est un extraterrestre mal pris, qui n'est donc pas une vraie menace, qui se promène dans ce film aux effets ringards. Quand tout est fini, je me dis que cette histoire, raccourcie, aurait fait un bon épisode de THE OUTER LIMITS. Comme tel, ca reste un film intéressant pour amateurs de vieux films de science fiction, sinon passez tout droit. Mario Giguère

The PHANTOM PLANET aka LA PLANÈTE FANTÔME - William Marshall avec Dean Fredericks, Coleen Gray, 1961, États Unis, Noir et blanc, 82m 

Mars 2048, le vaisseau Pégase III aborde son dernier jour d'exploration spatiale. C'est alors que la base lunaire 1 reçoit un appel de détresse du vaisseau puis plus rien sur leurs radars. Le capitaine Chapman, pilote de Pégase IV est alors envoyé en mission de reconnaissance en compagnie du Lt. Ray Makonnen. Arrivé aux dernières coordonnées enregistrées par le radar, Pégase IV dévie mystérieusement de sa trajectoire avant d'être endommagé par une pluie de météorites. Nos deux astronautes, clé à molette en main (!), sortent pour une réparation de fortune qui coûte la vie à Makonnenn, aspiré par le vide intersidéral. Chapman, seul survivant assiste impuissant à l'entrée de sa fusée dans un champ gravitationnelle d'un énorme astroïde. Indemne, il est recueilli par les étranges petits habitants de Reton, la planète fantôme. Ayant inhalé son atmosphère par mégarde, Chapman se voit bientôt lui aussi réduit à la taille des locaux, c'est-à-dire à la taille d'un lilliputien ! Alors qu'il est condamné par les Retons à rester sur leur bout de caillou volant, la planète fantôme est subitement attaquée par une horde de Solarites qui veulent s'emparer de leur très convoité contrôleur universel de gravité...

Si il y a une chose que l'on ne peut enlever à cette sympathique pelloche S.F, c'est qu'elle joue la carte du divertissement du début à la fin, avec une certaine réussite. Si les moyens techniques ne sont toujours pas à la hauteur des bonnes idées scénaristiques que ce film tente de faire passer - et pour cause le film à déjà 45 ans - ce PHANTOM PLANET atteint sans mal son objectif principal. Ainsi les scènes de sortie dans l'espace sont étonnantes pour l'époque, même si la clé anglaise utilisée pour réparer le vaisseau fait un peu désordre en 2048 ! Mais que dire sur la philosophie de ces petits êtres errant sur leur petit bout de terre dans l'espace et qui en auraient tant à apprendre aux genres humains ! Bref, un bon moment à passer dans l'espace, ou à l'évidence, nous ne sommes pas seul...

Une mention pour le Solarite (interprété par Richard Kiel, mais si !) avec une tronche tellement incroyable qu'il a même sa place au bestiaire du club ! Marc Evil

PHANTOMS - Joe Chappelle, 1998, États Unis   

Lisa (Rose McGowan, PLANET TERROR) et Jennifer (Joanna Going, HOME ALONE 4, yeah!) sont deux frangines papoteuses qui débarquent dans le petit bled de Snowfield, 500 habitants. Seulement voila, les 500 gugus en question se sont volatilisés! Après quelques minutes nos deux poufs font la découverte de quelques cadavres gluants avant de tomber sur le vénérable shérif Ben Affleck et sa face de merlan accompagné de son fidèle agent Stu (Liev Schreiber, vu dans les trois SCREAM, un abonné des films aux affiches pourraves), flic ricaneur dégénéré à tendance nécrophile. L'ambiance se veut glauque et flippante: des têtes humaines sont retrouvées dans un four, des pièces vides sont fermées de l'intérieur, un papillon de nuit géant défigure ce brave Stu qui l'avait bien mérité et c'est alors qu'on apprend que tout ce vilain bazar n'est pas l'oeuvre d'une bande de spectres libidineux comme le titre le laisse suggérer, mais celle de l'Ennemi Séculaire! Haha, ça vous la coupe, hein?

Mais qu'est-ce que l'Ennemi Séculaire, me demanderez-vous avec raison? Et bien c'est une sorte de nappe de pétrole blobesquo-protéiforme en provenance du centre de la Terre, qui pompe toutes les formes de vie de la surface de la planète lorsque bon lui semble, c'est à dire après chaque digestion (comptez quelques dizaines d'années, voire des siècles... il semblerait que la disparition des mayas, c'est lui!). Et comment faire face à pareille chose? C'est ce bon vieux Peter O'Toole dans la peau d'un toubib foldingue qui trouvera la solution!

Joe Chappelle, le yes-man du studio Dimension "responsable" de HALLOWEEN 6, signe cette adaptation d'un bouquin de Dean Koontz au contenu de base intéressant et pour le moins intriguant. Mais le résultat à l'écran s'avère tout bonnement épouvantable! Mise en scène en roue libre, montage déglingué bourré de faux raccords, acteurs pathétiques (sauf Schreiber qui s'avère plutôt marrant) et surtout des effets spéciaux de synthèse atrocement hideux. Tout cela est très dommage car il y a malgré tout un je ne sais quoi d'attachant dans tout ce bordel, un petit quelque chose qui laisse penser qu'il aurait fallut de pas grand chose pour que le film exploite le potentiel de son sujet de manière divertissante. Il y a une sorte de charme rétro-80's qui rappelle LE BLOB à bien des égards aussi bien dans certains de ses éléments scénaristiques que quelques effets de maquillage. Pourtant, PHANTOMS reste un ratage total. Encore la faute aux Weinstein, diront certains... Kerozene

PHASMA EX MACHINA - Matt Osterman avec Sasha Andreev, Michelle Bergh, 2010, États Unis, 86m

Cody et son jeune frère sont orphelins depuis la mort subite de leurs parents. Sans emploi, Cody décide de construire un générateur d'ondes magnétiques censé ouvrir la porte au monde des morts. Ca ne se passe pas exactement comme prévu.

J'ai souvent pensé au film LES REVENANTS en voyant cette fable somme toute très classique et morale qui revient aux bases du fantastique: ne faites pas revenir les morts à la vie, c'est pas bien et ca finit toujours mal. Que l'on remonte aux premières adaptations de Frankenstein ou à un Pet Cemetary plus récent en passant par Re-Animator, ils sont légion les réalisateurs qui se sont penchés sur le sujet de manière plus ou moins spectaculaire. Dans un contexte qu'on nous dit proche de certaines recherches en parapsychologie, force est d'admettre que la machine n'est qu'un prétexte pour explorer le vide laissé par un proche disparu. Nonobstant le talent évident sur l'écran, j'ai eu l'impression d'une variation sur un thème fort connu et somme toute bien sage.

On nous a annoncé la possibilité d'un remake par la compagnie FOX. Mario Giguère

PHOBIA - John Huston avec Paul Michael Glaser, Susan Hogan, Alexandra Stewart, 1980, Etats-Unis/Canada

L'incursion d'un grand cinéaste classique dans le genre thriller horrifique, franchement cela ne peut que piquer la curiosité ! D'autant qu'un beau macaron bleu sur la jaquette française mentionne que le film était à l'affiche du festival du film fantastique d'Avoriaz en 1983.

Certes, en touche-à-tout inspiré (les polars avec Humphrey Bogart, Asphalt jungle, the Misfits, l'Homme qui voulut être roi, le Malin, etc.), Huston avait déjà donné dans le film de monstres avec un morceau de taille, Moby Dick. Mais " Phobia " ouatizite, jamais entendu parler... ? Attention, grand-papa est aussi réputé dans les encyclopédies de cinéma pour avoir livré quelques bobines académiques, sans conviction, sans personnalité, frisant la médiocrité et trahissant sa grande époque (tout ça !). Ce dédain de la critique officielle a bien entendu pour effet principal de faire saliver encore davantage sur le polo. " Phobia " étant systématiquement zappé des filmos sélectives, n'ai-je pas alors débusqué une de ces fameuses tâches dans son oscarisable carrière ? Si c'est une soupe digne d'être reniée, ce sera d'ailleurs balèze vu les preuves accablantes : un cliché au dos de la jaquette montre le cinéaste qu'on reconnaît aisément en plein tournage. Oui, grand-papa est bien dans le coup et, du reste, le chaland lambda que je suis est ferré.

Que de fols espoirs en poussant la bande dans la machine. Direct, la courte séquence pré-générique illustre habilement la claustrophobie, et vaut bien celles de Brian de Palma sur le même sujet dans Body double. Suit un générique appuyé par un charmant thème au piano sur fond d'orchestre philharmonique de luxe, genre ça y est c'est parti, vous êtes entre les mains d'un pro et en plus on a pas hésité à mettre des valises de billets sur la table.

Hélas, peut-être que le meilleur vient de filer. On découvre Starsky qui interprète le Docteur Ross (il aurait pu rempiler pour le même rôle dans la série Urgences), un psy qui expérimente au sein d'une clinique de nouvelles méthodes, controversées, sur des phobiques. Des taulards volontaires qui ont préféré la cantine de l'asile à celle de la cabane reçoivent des traitements de choc, consistant essentiellement en des confrontations avec des projections de films montrant les objets de leurs angoisses : par exemple un sujet au vertige assiste à une chute d'immeuble, etc.

Soudain, mystère, les cobayes sont éliminés les uns après les autres, et - astuce ! - ils succombent (grosso modo) par l'objet de leur phobie. La police enquête dur.

Evidemment, la découverte des différentes phobies retient d'abord l'attention : une femme est agoraphobe, une autre craint les violeurs (?), etc.&ldots; ou encore, une énorme masse black nommé Bouba déteste les serpents, au point de ne pas pouvoir empoigner un beau python à mains nues : c'est vraiment une phobie qui relève de la psychiatrie, ça ?

Mais passé ce cap, des scènes de meurtres peu saisissantes (à une ou deux exceptions près) s'enchaînent logiquement et on poireaute jusqu'à la résolution du whodunit. Ce suspense pas nerveux dévie alors fatalement : plutôt qu'à l'identité du meurtrier, on finit par se demander qui récoltera au générique de fin le prix des plus vaches, entre les policiers et les médecins la compétition est serrée.

De notre côté, la phobie répandue étant de ronfler devant le poste, c'est bien la seule terreur paralysante auquel le film nous expose. Avec son faible dénouement qui achève l'anesthésie générale, Huston frôle le niveau des films subliminaux de son docteur Ross.

L'idée de la rééducation par les images me semble convenue, repompée par exemple d'Orange mécanique, mais surtout, même le propos général n'échappe pas au poncif des histoires de psy, où on s'attend à des docteurs aussi maboules que leurs patients.

Sinon Starsky est pas volé question véhicule de fonctions, il récupère un coupé sport bleu d'enfer, avec des bandes jaunes et blanches sur les ailes. Toutefois il ne se lâche pas au point d'entrer pas la fenêtre de sa portière, Huston devait le surveiller de près sur le plateau.

Hélas dispensable. Bigeyes

PHONE BOOTH - Joel Schumacher, 2002, États Unis, 1h21 

Un individu qu'on veut nous présenter comme un gros vilain pas gentil [Colin Farrell], mais qui n'est en fait qu'un peu fourbe et testostéronné, entre dans la même cabine téléphonique chaque jour pour appeler sa "maîtresse", qu'il n'a en fait jamais profanée, et qui est interprétée anecdotiquement par Katie Holmes. Un bon matin, alors qu'il termine son appel, le téléphone sonne et il décroche. Une voix l'interpelle, connaissant son nom, et commence à jouer avec lui. Les implications de ce simple appel prendront une ampleur insoupçonnée alors que le beau Colin passera la prochaine heure et 20 dans sa cabine, aux prises avec un dangereux psychopathe...

Le synopsis tient sur une serviette de restaurant en décomposition tant il est simple, et on a droit, en quelque sorte, à un "huis clos" puisque toute l'action se déroule au même endroit. C'est pourtant au beau milieu d'une rue new yorkaise que se déroulera le "drame".

Schumacher parvient à rendre le tout captivant, entre autres grâce au scénario de Larry Cohen - qui mûrissait ce projet depuis paraît-il plus de 20 ans ! - et au talent de Farrell. La voix de Kiefer Sutherland, qui commence définitivement à beaucoup ressembler à son père, joue aussi une belle part dans la "teneur en haleine" du film... Disons que la VF doit prendre toute une claque à ce niveau, surtout si c'est l'ami Corbeil qui s'occupe du doublage...

Forrest Whitaker apparaît dans le rôle d'un flic bon enfant, alors que des putes hystériques et un pimp latino apparaissent aussi au registre fictif. Le temps passe vite et on ne s'emmerde pas, mais la leçon qu'on tente de nous donner est douteuse, et le préambule en forme de "constat" n'était vraiment pas nécessaire. Selon les membres du Salsoul Orchestra : "It's good for the soul". Orloff

PICK-UP - Bernard Hirschenson avec Jill Senter, Gini Eastwood, 1975, États Unis, 77m 

Carol et Maureen font de l'auto-stop et vont embarquer avec Chuck, un jeune homme qui va livrer un autobus converti en "mobile home". Parce que la température devient mauvaise, de routes bloquées en routes bloquées, ils se retrouvent coincés dans un coin perdu des Everglades, en Floride. C'est l'époque de l'amour libre et on folâtre dans un décor naturel magnifique. En flashbacks, on connaîtra les conditions dans lesquelles Carol a connu les plaisirs de la chair, tout ce qu'il y a de plus volontairement, pendant que Maureen, très religieuse, s'est fait violer par le curé. Maureen est devenue féru de tarot et d'astrologie et voit la mort partout, un bien triste présage.

Seul film de Bernard Hirschenson, Pick-up sent bon le temps des hippies, de l'amour libre, des expériences ésotériques proches des délires de lsd. Sur des chansons qui parlent du printemps de l'amour, le trio profite de la vie, insouciant. Il y a bien quelques longueurs, mais les actrices sont très belles, très naturelles et la nudité abonde. Le scénario tiens plus de l'onirisme que d'une structure linéaire et la fin n'en sera que plus surprenante, quoique le fatalisme était de mise durant cette période de fin de guerre du Viêt Nam. J'aurait bien aimé voir d'autres réalisations d'Hirschenson qui semblait à tout le moins prometteur, comme c'est aussi le seul film recensé des actrices que l'on aurait aimé aussi revoir.

Le film est disponible dans un coffret à rabais appelé DRIVE-IN CULT CLASSICS, chez BCI. On remarque d'emblée les titres toujours très courts: PICK-UP, THE TEACHER, THE STEPMOTHER, etc. Mario Giguère

www.myspace.com/pickup1975

PIG HUNT - Jim Isaac, 2008, États Unis

Des vacanciers de San Francisco vont à la chasse aux sangliers. Ils se font accompagner par deux frères qui habitent avec leur famille dans la région. Lorsqu'ils trouvent des plants de cannabis, la bisbille éclate entre eux et un des vacanciers tue un des 2 frères. Celui-ci s'échappe et y retourne pour les tuer avec sa bande de "redneck". La troupe hippie qui réside proche viendront-ils à leur aide ou encore le cochon sauvage géant et mutant qui sème la terreur dans les bois ?

Voici un film éclaté de la part du réalisateur de JASON X et d'HOUSE 3. Le ton est un genre de croisement entre DELIVRANCE et RAZORBACK. Les interprètes sont bien campés (tous dans la salle de FANTASIA 2008 lors de la première) et sont amusants et la réalisation est solide. Les morts y sont sauvages et il y a quelques seins dénudés. Mais il y aurait eu matière à varier les morts et à mettre un peu plus de gore. N'en demeure pas moins que le film est un bon divertissement et qui plaira aux fans du genre. Pas mal. Black Knight

PINK ANGELS - Larry G. Brown avec John Alderman, Tom Basham, 1971, États Unis, 81m 

Dans la foulée d'Easy Rider, un film sur une bande de motards roses. Ces six hommes en apparence tout ce qu'il y a de plus macho devant public, se révèlent de grandes folles lorsqu'ils sont ensemble. Ils se dirigent vers Los Angeles pour un grand bal de Drag Queen. Ils vivent diverses aventures, rencontrant une autre bande de motards réellement virils qui ne se rendent compte de rien. Parallèlement un haut gradé de l'armée prépare une opération dont le but nous est inconnu.

Bercé par des chansons folks qui ne semblent avoir aucun rapport avec le film, on accumule les gags faciles et on s'ennuie de Michel Serrault ou Alvaro Vitali, c'est tout dire. La fin détonne au maximum lorsque la révélation du plan militaire nous apporte les deux gangs de motards pendus sur une musique agréable. On ne sait trop ou on voulait en venir, mais si je puis vous déconseiller un film cette semaine, c'est bien celui-ci. Mario Giguère

PIRANHA 3-D - Alexandre Aja avec Elisabeth Shue, Steven R. McQueen, Adam Scott, Jerry O'Connell, Ving Rhames, Jessica Szohr, Kelly Brook, Christopher Lloyd, Brooklynn Proulx, Sage Ryan, Dina Meyer, Riley Steele, Eli Roth, Richard Dreyfuss, 2010, États Unis/Canada/France, 88m

Au Colorado près du lac Victoria, de nombreux jeunes étudiants en congé scolaire fêtent le "Spring Break", avec moult bières, danses, baignades. Mais plus au large du lac, un séisme sous-marin vient de libérer des milliers de piranhas préhistoriques. Lorsque les sismologues, venus sur les lieux pour explorer le lac, en sont les victimes, la shérif du comté, Julie Forester, veut déclencher l'état d'urgence et faire évacuer les rives du lac, mais les jeunes étudiants refusent d'obtempérer en restant dans l'eau. Les féroces piranhas ne mettent pas beaucoup de temps pour se joindre à la fête, et causer un véritable carnage sanglant. Alors qu'avec ses adjoints, Julie fait ce qu'elle peut pour sauver le plus de gens possible, elle reçoit un appel de détresse de Jake, son fils aîné. Celui-ci, de même que son jeune frère, sa jeune soeur et une amie, sont à bord du yacht d'un producteur et réalisateur de films pornographiques, qui s'est coincé dans les récifs au large du lac. Julie se dépêche donc d'aller à la rescousse, alors que la horde de poissons carnassiers se fait de plus en plus menaçante autour du yacht.

Grand fan avoué des films d'horreur cultes des années 70, le réalisateur Alexandre Aja, déjà auteur d'un bon remake d'un film de cette période avec THE HILLS HAVE EYES, remet le couvert en adaptant à sa manière le PIRANHA de Joe Dante. Si Aja n'a pas renoncé à son goût pour le gore sanguinolent qui a fait sa marque, il a conservé le ton léger et parodique de l'oeuvre original, de même que les clins d'oeil au genre qu'est le film de tueurs aquatiques, bien que son scénario soit complètement différent. C'est sans doute pourquoi sa mise en scène, quand même non dépourvu de flashs visuellement intéressants, délaisse la tension, au demeurant convenue puisque le spectateur connaît d'avance la nature de la menace sous-marine de l'intrigue, au profit d'un humour sadique dans les moments censément les plus horrifiants. Visiblement, les auteurs ont voulu se moquer avec méchanceté des jeunes cons américains fanas du "SPRING BREAK", (que l'on peut voir d'ailleurs débiter des âneries à ce sujet sur la chaîne MTV) car leurs comportements débiles, leur insouciance pour leur environnement (ils jettent leurs bouteilles de bière et autres détritus au fond du lac) et leur égoïsme, surtout en situation de panique, sautent aux yeux du spectateur d'emblée. Pas surprenant donc de les voir jetés en pâture aux piranhas, à un point tel où les concepteurs de prothèses et d'effets spéciaux en 3-D ont dû s'amuser en diable à concevoir tout cet étalage de boucheries et de colorants rouges lors de la séquence du massacre. Et comme si l'hémoglobine ne suffisait pas, Aja va jusqu'au bout de son approche outrancière, en insistant autant sur la nudité féminine avec de nombreux plans nichons, de quoi appâter davantage encore les dents voraces de ses prédateurs aquatiques. Le personnage du réalisateur de films pornos, incarné de façon clownesque par Jerry O'Connell, n'est cependant pas épargné, comme en témoigne cette scène où, après avoir été attaqué par les piranhas, il s'exclame: "Ils m'ont bouffé le pénis!!! J'ai plus de bite!!!", tandis que dans l'eau, on peut voir en 3-D deux piranhas se disputer le membre en question, jusqu'à ce que le vainqueur le régurgite à l'écran. Bref, si vous êtes en mode hilarant dans votre recherche de bisseries, ce film est pour vous, mais pour les amateurs de suspense terrifiant, c'est évidemment à déconseiller. Les acteurs jouent le jeu avec la dose voulue pour ne pas faire sombrer le film dans la pantalonnade. Mathieu Lemée

PIRATES DES CARAÏBES: LE COFFRE DU MORT aka PIRATES OF THE CARIBBEAN : DEAD MAN'S CHEST - Gore Verbinski avec Johnny Depp, Keira Knightley et Orlando Bloom, 2006, États Unis

L'excentrique Jack Sparrow est de retour pour tenter de trouver un coffre qui contient le cœur d'un pirate à la tête de pieuvre. Il fait de nouveau équipe avec William Turner et Elizabeth Swann dans des circonstances pour le moins rocambolesques et problématiques...

Grand succès estival de 2003, le premier PIRATES DES CARAÏBES renouait avec le film d'aventures exotique sans se gêner de tabler sur les stéréotypes et l'humour. Sa suite, LE COFFRE DU MORT, ne s'est certes pas améliorée au niveau du scénario, mais les auteurs ont mis plus la gomme au niveau de l'ampleur du spectacle et des situations frôlant le style "cartoon". À ce titre, la présence de Johnny Depp dans la peau du désormais célèbre Jack Sparrow est plus que bénéfique. L'acteur offre des numéros cabotins d'une drôlerie irrésistible, même lors de scènes d'action échevelées à grand déploiement d'effets spéciaux très solides et luxueux.

À la réalisation, Gore Verbinski a décidé d'être plus vitaminé que pour le premier film, procurant ainsi aux amateurs du genre des passages d'action excessifs et jubilatoires. Notons à cela la création réussie de la créature Davy Jones et de l'attaque très spectaculaire du monstre marin géant.

Bref, on a droit à un divertissement généreux, certes encore un peu trop long mais au plaisir un cran au dessus de l'original. Nazgul

PIRATES OF THE CARRIBEAN : AT WORLD'S END aka Pirates des Caraîbes : Jusqu'au bout du Monde  - Gore Verbinski avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, Geoffrey Rush, Jack Davenport, Bill Nighy et Jonathan Pryce, 2007, États Unis, 169m

Elizabeth, Will et son équipage du Black Pearl voyagent jusqu'au bout du monde où la carte se termine... littéralement avec l'aide de la mystérieuse Tia Dalma et le capitaine Barbossa, revenu des morts pour retrouver Jack Sparrow. Ce dernier, emprisonné dans le vide cherchera un moyen de revenir dans le monde réel pour confronter Jones.  Sauf que voilà... La menace n'est plus Davey Jones, mais bien Lord Beckett qui contrôle le coeur de Jones et donc ce dernier et le Kraken qui l'accompagne. Will et Elizabeth n'ont pas le choix, ils réunissent les 9 seigneurs pirates pour une offensive contre Beckett.

SI on a apprécié les deux moutures précédentes, aucun doute qu'on risque d'apprécier celle-là qui boucle la boucle pour l'histoire de Will et ELizabeth. Honnêtement, je vous dirai que AT WORLD'S END est celui que je préfère le moins de la trilogie. Pas parce qu'il est mal fait, parce que la qualité de production est impeccable, mais seulement voilà, le scénario s'emballe beaucoup trop. Tout le monde a sa foutue histoire et son scénario, au point où tout est disjoint, voir même problématique pour la narrativité qui peine à suivre autant de matériel qui honnêtement n'est pas toujours très intéressant. Au point où les actions de certains personnages semblent bizarres, voir même incompréhensibles, comme si on avait manqué un bout. Par contre on doit donner au film une chose, il y a de l'ambition de terminer un scénario qui prend beaucoup de risque pour un simple blockbuster. Dommage donc que l'histoire domine l'action et l'excitation, car tout semble plus lent à démarrer et surtout à se finir. Un film bourré de défauts donc, mais néanmoins bien pour les amateurs de la série. Je n'en demeure pas moins déçu. Abba

PITCH BLACK - David Twohy, 2000, États Unis/Australie

Nous ne parlons plus ici de grandeur mais de bassesse mercantile la plus vile. En dépit de quelques belles images et quelques retournements surprenants, j’ai failli quitter la salle au milieu de la représentation. Il existe une limite à ce qu’un cerveau humain peut absorber en invraisemblances et en clichés cinématographiques, et ce film s’en approche dangereusement. "Captain ! My brain ! She is not going to take it much longer !" (C’est plus drôle si vous imaginez l’accent de  Scotty.)  J’ai du mal à décider quel est le détail le plus ridicule, le punch le plus cliché du film. Serait-ce la scène où la  capitaine ne se détache pas tout de suite du câble lorsqu’elle réussit à s’extraire du puit ? Serait-ce la « révélation » que le jeune homme est une fille. (Mais Bon Dieu : pourquoi s’est-elle fait passer pour un gars ? La  moitié des autres naufragés sont des femmes ?) Mais ce serait passer sous silence le garde qui tue par erreur un des passagers survivants... L’esprit vacille... Sans doute conscient du vide total de toute l’entreprise, le réalisateur a packagé cet Alien du pauvre avec un montage tape à l’oeil de style vidéo absolument insupportable. Vite, de retour à la maison, j’ai écouté deux cantates de Bach... Ouf, ça, va mieux... J’ai bien cru y passer cette fois-ci... Joel Champetier

En tout cas les créatures sont intéressantes. Y a malheureusement le syndrome 2010, Odyssée de l'espace: vous avez peur d'un monolithe, on va vous en garocher 10,000, ce qui nous donne des flopées de monstres volants qui ne ressemblent qu'à une nuée de chauve-souries. Mais je n'ai pas détesté. Mario Giguère

P.J. aka Syndicat du crime - Jonh Guillermin avec George Peppard, Raymond Burr, Gayle Hunnicutt, Brock Peters, Wilfrid Hyde-White, Susan Saint James, Severn Darden, Coleen Gray, Jason Evers, 1968, États Unis, 109m

P.J. Detweiler est un détective privé engagé par une millionnaire, William Orbison, pour protéger sa maîtresse, Maureen Preble, des attaques de sa femme et de sa famille riche et avare. Bien que peu encouragé, P.J. accepte ce boulot parce qu'il est très bien payé. Sous le prétexte de protéger Maureen, Orbison se rend aux Bahamas avec elle, sa femme et ses associés afin que P.J. puisse piéger des agresseurs éventuels. P.J. en vient cependant à tuer l'un des associés d'Orbison pour défendre Maureen, dont il s'est d'ailleurs épris. En voulant justifier ce meurtre à son employeur, P.J. voit alors plusieurs obstacles mystérieux se mettrent sur sa route. Le détective en vient alors à découvrir les véritables raisons qui ont poussé Orbison à l'engager et la nature du piège mortel que celui-ci lui a tendu. Il se décide alors à l'affronter ainsi que ses sbires, personnellement.

Avec l'évolution des moeurs en cette fin des années 60, la censure au cinéma a connu une certaine évolution. C'est ainsi que les films policiers sont devenus plus violents et plus suggestifs en matière de sexe en plus d'employer un langage plus crû dans les dialogues. Parmi les longs-métrages ayant été les premiers à aller dans ce sens, "P.J." est rarement mentionné mais mérite de figurer dans cette liste, surtout qu'il a subi des coupes lors de sa diffusion à la télévision. À partir d'une intrigue compliquée à souhait destinée à mystifier le spectateur, le film mise sur des effets chocs pour faire passer le tout; scènes d'action avec tueries, massacres brutaux et bagarres pimentées de répliques cyniques et percutantes défilent sur l'écran à un rythme d'enfer. La réalisation est techniquement irréprochable avec une très belle photographie, un montage serré et des cadrages soignés. Quelques scènes légères de sexe prennent place dans l'ensemble mais c'est surtout la violence qui prime sur tout le reste. Les rebondissements nombreux du récit sont toutefois bien réglés et suscitent aussi l'intérêt. Un film devenu culte donc, à cause de la rareté de sa diffusion (il ne passe jamais à la télé et il n'existe pas en DVD ou VHS). George Peppard se montre désinvolte et à l'aise dans le rôle du héros face à un Raymond Burr redoutable et massif. Gayle Hunnicutt est belle et charmante. À voir absolument si vous en avez la chance. Mathieu Lemée

1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I In J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z

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