1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z
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The PACK aka The Long Dark Night - Robert Clouse avec Joe Don Baker, Richard B. Shull, Hope Alexander-Willis, Richard O'Brien, R.G. Armstrong, 1977, États Unis, 99m Une île éloignée de la côte est visitée par des touristes de passage grâce à un traversier qui y effectue un voyage par semaine. Des chiens abandonnés par les touristes sur l'île se réunissent tout à coup en meute et commencent à attaquer les autres animaux. Lorsqu'un homme est finalement victimes des chiens, la découverte de son cadavre inquiète un biologiste, Jerry, en stage d'observation sur l'île. Convaincu que les chiens sont responsables et dangereux, Jerry cherche à regrouper toutes les personnes se trouvant sur l'île à organiser un système de défense contre les attaques de la meute. Cela n'empêche cependant pas les chiens de faire de nouvelles victimes et Jerry se doit alors de trouver un moyen de les supprimer pour sauver sa vie et celles des survivants restants. Le point de départ de l'intrigue rappelle "THE BIRDS" d'Alfred Hitchcock avec cette idée d'une menace animale inexplicable et soudaine. Ce film se révèle cependant une heureuse surprise en évitant l'imitation gratuite. Le prologue démarre bien avec beaucoup d'à-propos et les développements qui suivent sont d'une progression plus logique que de coutume. On y retrouve tout de même l'outrance fictive nécessaire à la dramatisation pour rendre les passages plus impressionnants et une bonne dose d'humour pour saupoudrer le tout. Mais la plus grande qualité du film se retrouve dans la mise en scène experte de Robert Clouse. Avec une économie de moyens étonnante dans les effets, il a su habilement évoquer la menace de ces chiens revenus à l'état sauvage contre des humains. Ainsi, alors que les chiens ne semblent pas menaçants à première vue, on change de perspective dès qu'on les voit en action. Voilà donc un film d'horreur qui ne manquera de plaire à beaucoup de gens même si le gore est absent de l'écran et que l'on ne voit pas beaucoup de cadavres. En quelque sorte, le film joue sur l'effet de suggestion pour créer un climat d'horreur élevé comme pour "TEXAS CHAINSAW MASSACRE" de Tobe Hooper, plutôt que graphique. Sans être approfondis, les personnages sont tout de même campés avec beaucoup de présence par de bons acteurs. Mathieu Lemée |
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PANDEMONIUM aka Thursday the 12th - Alfred Sole, États Unis, 1982, 1h21 Une malédiction inexplicable frappe à répétition les majorettes d'une petite ville d'Indiana; d'innombrables meurtres ont été commis à travers les années et il est hasardeux par les temps qui courent (1982) d'exercer le triste métier de "cheerleader". Quelques irréductibles à la tête dure vont tout de même s'inscrire à des cours d'été pour devenir majorettes, et regardez-moi ça, il y a trois garçons et trois filles. Tout pour faire un match parfait, quoi. Mais depuis quand les garçons étudient-ils pour devenir majorettes ? Demandez-le à Alfred Sole. Comme tout le monde - même votre petite soeur - s'y attend, les meurtres commencent dès le premier soir. Vous est-il déjà arrivé de grincer des dents dès les premières minutes d'un film ? D'espérer que la torture se termine au plus vite afin que vous puissiez passer à autre chose ? Si oui, vous comprendrez ma douleur devant le pénible visionnement que fut PANDEMONIUM. Bien que ne durant que 80 minutes, on s'y emmerde dès le départ et la rémission attendue ne vient pas. L'humour du film est tellement poche qu'on n'a même pas envie de sourire. Les péripéties en cours nous ennuient, les comédiens sont particulièrement mauvais et on se fout de leur sort. Voilà une parodie de "slasher" - car oui, c'est supposé en être une - qui n'est même pas parvenue à être plus captivante que ne serais-ce qu'un seul des films qu'elle singe. Si jamais vous apercevez cette abomination quelque part, passez votre tour, car croyez-moi personne n'est suffisamment désoeuvré pour visionner cette horreur et vivre avec ça sur la conscience. Observez plutôt votre mur, ça sera sans doute plus passionnant. Orloff De l'ostie d'charogne!! Une comédie d'horreur qui se pense incroyablement "clever", mais qui tombe à plat et de beaucoup. C'est difficile de passer à travers. Bon point: Paul Reubens amène un peu d'humour. Autre bon point: J'ai maintenant un tape vierge. Hehe. Bad Feeble |
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PANIC
IN YEAR ZERO! aka Panique en l'An Zéro - Ray Milland avec Ray
Milland, Jean Hagen, Frankie Avalon, Marty Mitchel, 1962, États
Unis, 92m, Noir et blanc PANIC IN YEAR ZERO! fut produit par American International Pictures qui finança la majorité des films de Corman. Normal par conséquent que l'on puisse penser à des films tels que DAY THE WORLD ENDED lors de son visionnement. Ray Milland qui se met magistralement en scène, se complet à décrire ici, la manière dont un père de famille responsable et bien sous tout rapport se retrouve subitement livré à lui-même, allant jusqu'à transgresser toutes les règles établies pour assurer la survie des siens, dans un monde au bord du chaos. Le plus intéressant est sans doute la complaisance presque malsaine avec laquelle Milland justifie les actes de Harry, qui mettant les protestations de sa femme et sa moralité au placard, n'hésite pas à piller des magasins, tirer sur des assaillants ou encore venger froidement sa fille victime de violences sexuelles ! Pire, son fils, Rick, y trouve même un certain plaisir. L'espoir d'un renouveau viendra une fois de plus des forces militaires, et empêchera la famille Badwin de sombrer et de se noyer dans les noirceurs de l'âme humaine... Pas de Panic, cette année Zéro est fortement conseillée... Marc Evil |
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PARANOID aka FRIGHTMARE - Ash Smith, 2000, États Unis Dans une bourgade américaine, des lycéens tentent de financer un voyage d'étude grâce à l'exploitation d'une maison hantée agencée pour les fêtes d'Halloween. C'est à ce moment que décide de frapper le Tueur de Conscience (!?), psychopathe poète et chevelu portant un masque en acier et traquant principalement la brave Sarah, journaliste en herbe s'évertuant à rédiger des torchons sur le serial killer vedette que les médias n'hésitent pas à considérer comme "le plus connu de l'Histoire".
PARANOID
marche péniblement sur les traces de SCREAM avec son pitch
rabattu, ses teenagers amateurs de bière et de marie-jeanne et
son serial killer dont le masque cache la face du pote que personne
ne pouvait évidemment soupçonner. Visiblement
passionné du genre, le réalisateur- scénariste
Ash Smith n'a pas hésité à baptiser ses
protagonistes de prénoms familiers: Jason, Michael, Norman...
Hellraiser (!!) mais a par contre oublié de s'entourer
d'acteurs un tant soit peu professionnel. Résultat, une bande
de rigolos tente comme elle peut (c'est à Un garçon impotent saisit l'occasion de se faire passer pour le pire serial killer de l'histoire (le conscience killer) pour régler ses comptes avec la soeur jumelle de l'amour de sa vie qu'il a assassiné quelques années auparavant parce qu'elle ne voulait plus de lui et dont il a cru un instant être amoureux (de la jumelle) pour se rendre compte finalement que c'est à l'homicide qu'il a pris goût. Bien sûr, c'est la jumelle qu'il veut tuer, donc il tuera tous les autres avant sans raison ou question de pointer son crime en direction du fameux conscience killer, non sans finalement avouer devant tous les survivants (en espérant ensuite les décimer) que c'est bien lui et non le serial killer en question qui a tué tout ce beau monde. L'angoisse ici fonctionne sur le passage rapide de l'assassin en arrière plan alors que la victime fouille lentement les lieux. On ne s'en tanne vraiment pas. L'association rave= satanisme et mort (dans ce cas-ci, le killer rave) est plus ou moins au point, la petite soirée ne comptant qu'une dizaine de fêteurs. Attention, le tueur a l'air d'un pouilleux, mais c'est une perruque. Commentaire du commis : "je l'ai pas vu" Memorial BBQ |
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PARANORMAL ACTIVITY - Oren Peli avec Katie Featherston, Micah Sloat, 2007, États Unis, 86 ou 97m Comme dans dautres modèles bien connus du genre, BLAIR WITCH PROJECT, THE LAST BROADCAST ou CANNIBAL HOLOCAUST, nous regardons des documents visuels qui retracent les derniers jours des personnes présentes . Donc Micah a acheté une caméra pour filmer spécialement la nuit dans la chambre à coucher et ainsi tenter de comprendre la source des étranges bruits quils entendent. On apprend rapidement que Katie a vécue des évènements semblables dès l'âge de huit ans et un spécialiste qui visite lendroit croit que ce serait plus un démon quun autre phénomène, et que ce n'est pas sa spécialité. Micah, qui pense bien faire, va provoquer constamment la chose qui les dérange avec des conséquences de plus en plus graves. Tout va se compliquer sérieusement... Je ne pensait pas revoir si rapidement un tournage et un phénomène aussi semblable à BLAIR WITHCH PROJECT et pourtant voici ce petit budget, réputé avoir couté la petite somme de 11,000 dollars, sorti en douce dans quelques cinémas par un important distributeur, Paramount. Le scepticisme des premières minutes, tournage vidéo banal, histoire en apparence tellement connue, fait place tranquillement à certaines scènes surprenantes. Évidemment tout est cousu de fil blanc, mais parfois terriblement efficace. Les emprunts les plus nombreux sont curieusement à THE EXORCIST de William Friedkin: la planche de Ouija; lévocation dun exorcisme; le travail de la bande son font penser au classique, reprenant même une scène de grenier plus mémorable à lépoque. Clin doeil aussi aux enregistrement avec les morts qui soit disant répondent si on a le bon logiciel pour les entendre. Je déplore le mélange incongru d'activité paranormale, on sent bien que le réalisateur scénariste essaie à la limite n'importe quoi pour nous accrocher, laissant parfois place à une surabondance de phénomènes disparates. Il existe trois montages différents et on espère que la sortie dvd nous les présentera tous, les conclusions étant très différentes. Ca fout souvent la trouille, cest pas parfait, loin de là, mais cest souvent efficace. Ca joue principalement sur la peur du noir et sur ce quon ne voit pas, notre imagination étant mise en service. Ce qui, en ces temps de torture flicks explicites, est fort apprécié ! Mario Giguère |
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PARANORMAL ENTITY- Shane Van Dyke avec Erin Marie Hogan, Fia Perera, Shane Van Dyke, 2009, États Unis, 88m Le genre est de plus en plus codifié, donc, sans générique, on lit que ce qui va nous être montré a été retrouvé un an après le décès de Samantha et Helen Finlay, pour lequel Thomas Finlay a été accusé et trouvé coupable. Précédé de l'appel au centre de service d'urgences ou Thomas nous dit que quelque chose a tué sa soeur. On débute donc avec les caméras installés dans la maison et celle que Thomas traîne pour documenter les étranges nuits de Samantha, troublée par une entité, depuis que sa mère a tenté de contacter leur défunt père. L'idée est que ce n'est pas le père qui a profité de l'appel aux morts de la mère, mais un esprit libidineux et meurtrier. Sur plusieurs nuits, on assiste aux évènements de plus en plus étranges, aux bruits, aux objets déplacés, aux traces de pas sur le plafond, aux actes de violence qui se termineront par l'impensable. La compagnie Asylum se spécialisant dans le film à moindre budget inspiré des grands succès d'Hollywood fraîchement sortis ou annoncés, quoi de plus normal que de refaire un film, Paranormal Activity, qui n'a pour ainsi dire rien coûté ! On se retrouve donc avec un produit presque à l'identique, aux dialogues improvisés, mais avec un peu plus de nudité et de violence. L'homme de la maison est aussi con que le modèle original et complètement inefficace à protéger soeur et mère. Quelques incongruités sont inexplicables, comme l'esprit qui aurait à la fois dérangé Thomas tout en ayant, en même temps, troublé soeurette et maman parties au motel. Plus mystérieux est la vision d'un corps ensanglanté par la caméra, qui ne le sera plus autant à la fin du plan. Que faut-il en conclure ? Dans le monde du paranormal, il semble que tout a une explication mais on peut y voir également une tentative un peu facile de mêler le spectateur. Sinon, si on embarque, ca peut-être aussi efficace que l'original, sans convaincre le moindrement un sceptique. Mario Giguère J'ai été extrêmement déçu par la fin de ce film qui a bien démarré mais qui à la fin devient un gros n'importe quoi sans queue ni tète. La fin de ce film est nulle à chier et complètement illogique et dépourvue de sens. Même que je me demandais si c'était possible d'avoir une fin aussi nulle. Ils se parlent et paf, tout deviens noir et après tout le monde est mort. Comment, pourquoi, aucune idée. Dommage ont aurait dit une réplique du film l'Emprise mais à hyper petit budget et cette fin digne du plus cheap des films. Rien à voir avec Paranormal Activité qui est beaucoup mieux structuré et qui tiens mieux la route. Forcedumal |
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PARASITE - Andy Froemke,1995, États Unis J'aime bien à l'occasion mettre un film inconnu dans l'appareil. Dès les premières images, dès le générique, on a de bons indices sur le film: pas de noms connus, de la musique au synthé à rabais, des éclairages et du son juste corrects, ça annonce mal. Un professeur qui s'intéresse aux parasites s'acoquine avec un collègue qui s'intéresse au paranormal. Il a rencontré une femme qui contrôle à distance les individus. Notre protagoniste, sceptique, va commencer des expériences qui vont mal tourner... Il y aura du potentiel dans le scénario, on nous suggère presque un parasite monstrueux sous cette dame, jouée par Julia Matias avec un certain flair. Ce seront de fausses pistes et on imagine ce que Cronenberg ou De Palma aurait pu tirer du matériel de base. Malheureusement le tout demeure quelconque, sans grande conviction. Autre indice du petit budget: le film produit par le nom du film: PARASITE PRODUCTIONS, à tout coup, sauf exceptions, on risque de s'ennuyer. Dommage. Mario Giguère |
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PARTY MONSTER - Fenton Bailey & Randy Barbato, États Unis/Hollande, 2003, 1h38 Largement médiatisé, PARTY MONSTER s'attaque à la "fictionalisation" du livre DISCO BLOODBATH, de James St. James... Nos deux amis, Barbato & Bailey, l'ayant déjà "documentarisé" en '98, ils remettent le couvercle en signant une "adaptation", et on se demandera longtemps comment ils ont pu obtenir un quelconque financement. Michael Alig & James St. James, deux "clubbers flamboyants", vivotent entre deux fêtes et deux comprimés d'ecstasy dans le New York des années '90. La consommation d'Alig ira en s'amplifiant, jusqu'à faire de lui un tueur. Qui n'éprouve aujourd'hui, apparemment, toujours aucun remords. C'est ça. C'est tout. Sur un prétexte aussi mince, comment faire tenir toute une structure narrative ?! On a droit à Macaulay Culkin qui y va de ses moues et qui est ridiculement cabotin, le pire étant que c'est non intentionnel. La façon dont il bouge n'est qu'une vulgaire caricature "cheap" de la réalité - les extras du DVD nous confortant dans cette impression, alors que Seth Green et lui racontent avoir visionné des heures entières d'Alig et St. James afin de pouvoir les "imiter"... Il est assez pénible de devoir suivre les errances répétitives de ces deux-là pendant tout ce temps, car ils ne font rien de tellement constructif : parties à la limite du ridicule et de la crédibilité, drogues, repas, bitcheries de bas étage... Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante. Réparties "cinglantes" de niveau pré-scolaire. Où sont les "script doctors" quand on en a besoin !? Le reste de la distribution va dans la même direction : Marylin Manson quasi-absent, ses apparitions étant assez drôles malgré leur brièveté; Mia Kirschner devant se débattre avec un rôle plus qu'insignifiant; Dylan McDermott sans consistance; même Chloë Sevigny parvient à être insipide, c'est tout dire !! Elle reste là, à sourire et à regarder béatement ce petit idiot de Culkin comme si c'était son gourou sans cervelle... La musique est souvent anachronique, par exemple lorsque Keoki fait jouer du Vitalic dans un club... Et le film donne véritablement l'impression d'être un projet adolescent; dirigé par une main molle et inexpérimentée, et joué dans l'insouciance la plus totale, et tant pis si c'est mauvais. Une bien belle perte de temps. Les deux réalisateurs ont pourtant beaucoup de terrain documentaire de couvert derrière eux, un titre sorti cette année (HIDDEN FUHRER : DEBATING THE ENIGMA OF HITLER'S SEXUALITY) et une chose bien prometteuse qui s'en vient prochainement, appelée INSIDE DEEP THROAT. Espérons que le fiasco de PARTY MONSTER est mort et enterré. Orloff |
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La PASSION DU CHRIST (psychotronique) aka The Passion of Christ - Mel Gibson - 2004, États Unis **Notons tout d'abord que ce commentaire contient des éléments qui pourraient vous gâcher les punchs de cet affrontement grand-guignolesque entre le bien et le mal - ne pas lire si vous ne souhaitez pas connaître les résultats de cette querelle de barbus** Un peu d'Histoire, avec un H majuscule. Jésus de Nazareth, un barbu, est trahi pour 30 cennes par un autre barbu de sa gang de barbus. Un peloton de méchants juifs barbus viennent l'arrêter et l'enchaîner - docile, il les laisse à leur besogne, recollant même l'oreille de l'un d'entre eux afin de démontrer sa grande générosité envers ses persécuteurs. Un peu tabassé, Jésus est barrouetté d'une instance à l'autre en quête d'une exécution, mais y a que les méchants juifs barbus qui veulent sa mort à ce pauvre diable et ils ont pas l'autorité nécessaire pour le condamner (c'est d'ailleurs là un détail un peu déroutant puisque dans un magnifique flashback, les juifs barbus passent à deux doigts de lapider Marie-Madeleine, sauvées in extremis par Jésus, artiste sensible, faisant des dessins dans le sable). M'enfin, à force d'insister, les méchants juifs réussissent à faire châtier Jésus et les Romains s'en donnent à coeur joie dans une magnifique scénette BDSM pince-sans-rire où le pauvre Jésus, rib steak galliléen, en mange, disons-le, une tabarnack. Mais ce n'est pas là suffisant pour les méchants juifs, ils insistent encore! Alors bon, comme Ponce Pilate a les mains sales, il se contrefout de l'importance Historique de l'instant et prend un break pour se laver. M'enfin, je suppose que vous connaissez la suite. Reste la finale, bâclée : Jésus, dans son tombeau, se relève, décidé à en finir avec ces putains de juifs (non, non, je divague, mais reste que la musique nous invite à croire qu'il est pas content et que Gibson prépare Jésus 2 : His Time to Cross). Pris pour ce qu'il est, un méfait psychotronique, ce film est un chef-d'oeuvre. Projeté (dans quelques années) en programme double avec The Rocky Horror Picture Show ou Vampyros Lesbos, il a toutes les qualités pour plaire à l'amateur de fromage cinématographique. Chaudement recommandé - Jésus a besoin de vos encouragements chaque fois (112) qu'il se relève péniblement pour ramasser sa croix. Memorial BBQ Décidément une curiosité, mais qui laisse perplexe. Mel Gibson raconte la passion du Christ comme une sorte de film gothique violent et grandiloquent. Quelques ingrédients sélectionnés par l'homme sans visage lui-même : - Une bande son pompeuse et démesurée qui ne cesse de ponctuer l'action sans demi-mesures - Des apparitions du diable, qui vient de temps en temps voir comment le Christ se porte. Il est montré comme une sorte d'androgyne, d'ailleurs interprété par une femme. - D'autres phénomènes surnaturels, dont certains générés par ordinateur - Du sang, du sang et encore du sang (ça, on l'avait déjà dit, mais Gibson ne donne pas dans la dentelle) Gibson se permet quelques prudents flashbacks, à chaque fois provoqués par un objet signifiant (à la Proust... : ô la sandale... La sandale me rappelle que quand j'étais petit, etc.). En bref, ici, rien n'est suggéré et tout est montré. On a l'adaptation hollywoodienne de 2004 qu'on pouvait prévoir. Howard Vernon |
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PATHFINDER
aka The Legend of the Ghost Warrior aka Pathfinder: Le Sang du
Guerrier - Marcus Nispel avec Karl Urban, Moon Bloodgood, Russell
Means, Clancy Brown, Jay Tavare, Ralf Moeller, Kevin Loring,
Nathaniel Arcand, Wayne C. Baker, Michelle Thrush, 2007, États
Unis/Canada, 107m (99m version en salles). Ce film est le remake d'un long-métrage norvégien de Nils Gaup intitulé "Veiviseren" ou "Ofelas", qui serait inspiré dit-on d'une vieille légende amérindienne ou scandinave. Quoi qu'il en soit, cette version apparaît par son scénario et ses mythes guerriers comme une sorte de clone de "CONAN THE BARBARIAN", où l'auteur cherche visiblement à ressusciter le genre "Heroic Fantasy", même si l'intrigue est situé dans un cadre historique moins fictif que l'oeuvre de Robert E. Howard. Le réalisateur allemand Marcus Nispel a choisi de mettre l'accent sur l'action guerrière et la violence, ne se souciant guère de fignoler une histoire déjà peu originale, où le spectateur devine longtemps à l'avance les rebondissements et la conclusion. Cette insistance sur les brutalités dans les séquences d'affrontements devrait divertir au minimum le fan de cinéma de genre, mais la photographie bleu-grise et le montage tarabiscoté ont trop tendance à alourdir le spectacle et à souligner davantage les clichés manichéens du récit, déjà pourtant tracés à gros traits dans l'écriture. À cet égard, plusieurs anachronismes évidents ne viennent pas arranger les choses, en particulier dans la conception des costumes des Vikings, volontairement "exagérée" pour qu'ils aient l'air plus méchants que nature. En somme, s'il se veut parfois divertissant et s'il n'ennuie pas trop par endroits, l'ensemble ne s'avère pas non plus mémorable ni digne de mention. Les acteurs ont un jeu évidemment bien plus physique qu'expressif sur le plan dramatique. Mathieu Lemée |
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PERFECT
STRANGER aka Dangereuse Séduction - James Foley avec Halle
Berry, Bruce Willis, Giovanni Ribisi, 2007, États Unis, 109m J'essaye encore de comprendre comment on a osé faire une horreur pareille, puisque même en essayant d'y voir un côté positif, je n'arrive pas à trouver une raison qui aurait fait de ce film un succès. Le film a floppé de belle façon et heureusement, car j'aurais perdu foi en l'humanité. Bon alors on assiste au festival du placement de produits et à la célébration du physique de Halle Berry, qui a l'air de passer plus de temps à changer de robes sexy qu'à faire avancer cette enquête pénible. Parlons en de cette affaire! Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi mal ficelée de ma vie, à croire que le scénariste avait écouté un épisode de CSI pour la première fois de sa vie et sur une impulsion, a pensé à histoire. On devine assez vite que la fin va frapper fort parce que merde, ça avance pas du tout pendant 90 minutes. On y arrive, et on fait PUTAIN DE MERDE, non seulement y'a fallu écouter ce navet mais la fin se trouve à être le pire élément du film tellement elle ne fait aucun sens. Y'a Bruce Willis qui fait rien, Halle Berry qui se trémousse, Giovanni Ribisi qui fait ce qu'il peut et y'a James Foley, que j'avais bien aimé avec CONFIDENCE qui offre sans doute le film le plus insignifiant et stupide de sa carrière. Pénible. Abba |
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La PERLE NOIRE aka The BLACK PEARL aka La PERLA NEGRA - Saul Swimmer, 1977, États Unis/Espagne S'il y a une bestiole qui n'a pas connu une grande carrière dans les films d'agressions animales, c'est bien la raie manta ! Hormis THE SEA BAT datant de 1930 (merci Nachthymnen!), elle s'est illustrée dans cette pelloche d'aventure qu'est LA PERLE NOIRE. L'action se déroule au Mexique, dans un village de pêcheurs d'huîtres perlières où vit Ramon, un jeune homme qui ne rêve que de plonger pour chopper des perles pour le compte de son père qui les revend. C'est un vieux sage baroudeur des mers qui va le former. Et sa formation, il la suit dans une crique abritant une grotte maudite dont l'accès est interdit - car il s'agit là du territoire de la manta diablo, créature marine légendaire qui aurait causé la mort de nombreux marins. Mais Ramon est une tête de mule qui n'écoute pas les grandes personnes et il se rend dans la grotte, y plonge et ramène une huître monstrueuse de laquelle il retire une énorme perle noire ! Furieux, son mentor lui ordonne de relancer la perle à la mère car elle est la propriété de la manta diablo. Il refuse et déclenche ainsi une malédiction : les éléments se déchainent, la mer s'emballe, la manta diablo pointe le bout de ses écailles et l'avenir s'assombrit... LA PERLE NOIRE est un petit film d'aventure familial, une pelloche pour préados en quête d'évasion mis en scène par Saul Swimmer, un homme qui s'illustra principalement dans le documentaire ou le film musical pour le compte des Beatles ou de Queen. LA PERLE NOIRE fait donc office d'intrus dans cette filmo sinueuse. Toujours est-il que bien qu'il soit loin d'être passionnant - c'est très lent et pas spécialement intéressant - le film étonne de par une morale relativement douteuse (le jeune héros fini quand même par empocher le pactole en vendant la perle qui a causé la mort de son père et de nombreux pêcheurs, et qu'il dut la voler aux mains de l'église) et anticléricale (il perd la foi !). Étonnant pour un film familial espagnol de cette époque. L'intrigue est principalement focalisée autour du personnage principal et de son milieu (un village pauvre et rustique) plutôt que sur le monstre qui n'apparaît finalement que très rarement. Swimmer est visiblement plus intéressé par le cadre social dans lequel évoluent ses protagonistes que par l'aspect fantastique du récit, ce qui n'est pas un mal en soi mais il est vrai qu'on aurait souhaité voir plus d'action marine. Quant aux attaques du monstre, elles sont brèves et confuses. Mais le final réserve une scène plutôt sympathique où un pêcheur antipathique harponne le bestiaux avant de lui grimper sur le dos et de surfer la vague en hurlant comme un gamin tout en poignardant gaillardement la poiscaille ! On pense aussitôt au Capitaine Acchab de Moby Dick, toutes proportions gardées. Sinon, le film est à voir pour les complétistes d'agressions animales désireux de voir le gros il en plastique de la manta diablo disparaître dans les flots... Kerozene |
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PHANTASM - Don Coscarelli, 1979, États Unis Le cimetière local sert-il à recruter des corps qui deviendront les esclaves dune autre planète ? Je me suis procuré le dvd pour trois raisons, le prix modique, il est bourré dextra, et plein de monde en dit toujours du bien. Car je l'avais vu à sa sortie et j'en avais un souvenir mitigé. Je me suis rappelé pourquoi en revoyant la scène de l'insecte ( un doigt coupé se transforme en gros truc de caoutchouc avec deux yeux qui brillent ) cette scène est ridicule, le reste du film est meilleur, pas trop logique, mais meilleur et avec une bonne musique qui ajoute à l'ambiance. Parmi les scènes coupées, une beuverie à la bière mexicaine, pas trop raffiné. Des films super 8 de tournage sympathiques, des props, le 12 pouces disco du thème, photos, entrevues, le déluge. Mario Giguère |
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PHANTOM FROM SPACE - W. Lee Wilder, 1953, États Unis Un objet volant non identifié se promène de l'Alaska aux États-Unis pour finalement s'y écraser. Les communications sont perturbées dans la région pendant que des badauds sont attaqués par quelqu'un qui se promène dans un habit genre scaphandre mais dans son masque il n'y a pas de tête. En une nuit, ce fantôme de l'espace qui dégage des radiations sera poursuivi, tentera de communiquer avec l'assistante du professeur, enlèvera sa combine pour se promener tout nu mais invisible. Rien n'y fait, il ne peut respirer notre air... Le rythme est lent, mais on s'y attends dans un film de 1953. On a un peu d'action, mais c'est un extraterrestre mal pris, qui n'est donc pas une vraie menace, qui se promène dans ce film aux effets ringards. Quand tout est fini, je me dis que cette histoire, raccourcie, aurait fait un bon épisode de THE OUTER LIMITS. Comme tel, ca reste un film intéressant pour amateurs de vieux films de science fiction, sinon passez tout droit. Mario Giguère |
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The PHANTOM PLANET aka LA PLANÈTE FANTÔME - William Marshall avec Dean Fredericks, Coleen Gray, 1961, États Unis, Noir et blanc, 82m
Mars
2048, le vaisseau Pégase III aborde son dernier jour
d'exploration spatiale. C'est alors que la base lunaire 1
reçoit un appel de détresse du vaisseau puis plus rien
sur leurs radars. Le capitaine Chapman, pilote de Pégase IV
est alors envoyé en mission de reconnaissance en Si il y a une chose que l'on ne peut enlever à cette sympathique pelloche S.F, c'est qu'elle joue la carte du divertissement du début à la fin, avec une certaine réussite. Si les moyens techniques ne sont toujours pas à la hauteur des bonnes idées scénaristiques que ce film tente de faire passer - et pour cause le film à déjà 45 ans - ce PHANTOM PLANET atteint sans mal son objectif principal. Ainsi les scènes de sortie dans l'espace sont étonnantes pour l'époque, même si la clé anglaise utilisée pour réparer le vaisseau fait un peu désordre en 2048 ! Mais que dire sur la philosophie de ces petits êtres errant sur leur petit bout de terre dans l'espace et qui en auraient tant à apprendre aux genres humains ! Bref, un bon moment à passer dans l'espace, ou à l'évidence, nous ne sommes pas seul... Une mention pour le Solarite (interprété par Richard Kiel, mais si !) avec une tronche tellement incroyable qu'il a même sa place au bestiaire du club ! Marc Evil |
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PHANTOMS - Joe Chappelle, 1998, États Unis Lisa (Rose McGowan, PLANET TERROR) et Jennifer (Joanna Going, HOME ALONE 4, yeah!) sont deux frangines papoteuses qui débarquent dans le petit bled de Snowfield, 500 habitants. Seulement voila, les 500 gugus en question se sont volatilisés! Après quelques minutes nos deux poufs font la découverte de quelques cadavres gluants avant de tomber sur le vénérable shérif Ben Affleck et sa face de merlan accompagné de son fidèle agent Stu (Liev Schreiber, vu dans les trois SCREAM, un abonné des films aux affiches pourraves), flic ricaneur dégénéré à tendance nécrophile. L'ambiance se veut glauque et flippante: des têtes humaines sont retrouvées dans un four, des pièces vides sont fermées de l'intérieur, un papillon de nuit géant défigure ce brave Stu qui l'avait bien mérité et c'est alors qu'on apprend que tout ce vilain bazar n'est pas l'oeuvre d'une bande de spectres libidineux comme le titre le laisse suggérer, mais celle de l'Ennemi Séculaire! Haha, ça vous la coupe, hein? Mais qu'est-ce que l'Ennemi Séculaire, me demanderez-vous avec raison? Et bien c'est une sorte de nappe de pétrole blobesquo-protéiforme en provenance du centre de la Terre, qui pompe toutes les formes de vie de la surface de la planète lorsque bon lui semble, c'est à dire après chaque digestion (comptez quelques dizaines d'années, voire des siècles... il semblerait que la disparition des mayas, c'est lui!). Et comment faire face à pareille chose? C'est ce bon vieux Peter O'Toole dans la peau d'un toubib foldingue qui trouvera la solution! Joe Chappelle, le yes-man du studio Dimension "responsable" de HALLOWEEN 6, signe cette adaptation d'un bouquin de Dean Koontz au contenu de base intéressant et pour le moins intriguant. Mais le résultat à l'écran s'avère tout bonnement épouvantable! Mise en scène en roue libre, montage déglingué bourré de faux raccords, acteurs pathétiques (sauf Schreiber qui s'avère plutôt marrant) et surtout des effets spéciaux de synthèse atrocement hideux. Tout cela est très dommage car il y a malgré tout un je ne sais quoi d'attachant dans tout ce bordel, un petit quelque chose qui laisse penser qu'il aurait fallut de pas grand chose pour que le film exploite le potentiel de son sujet de manière divertissante. Il y a une sorte de charme rétro-80's qui rappelle LE BLOB à bien des égards aussi bien dans certains de ses éléments scénaristiques que quelques effets de maquillage. Pourtant, PHANTOMS reste un ratage total. Encore la faute aux Weinstein, diront certains... Kerozene |
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PHOBIA - John Huston avec Paul Michael Glaser, Susan Hogan, Alexandra Stewart, 1980, Etats-Unis/Canada L'incursion d'un grand cinéaste classique dans le genre thriller horrifique, franchement cela ne peut que piquer la curiosité ! D'autant qu'un beau macaron bleu sur la jaquette française mentionne que le film était à l'affiche du festival du film fantastique d'Avoriaz en 1983. Certes, en touche-à-tout inspiré (les polars avec Humphrey Bogart, Asphalt jungle, the Misfits, l'Homme qui voulut être roi, le Malin, etc.), Huston avait déjà donné dans le film de monstres avec un morceau de taille, Moby Dick. Mais " Phobia " ouatizite, jamais entendu parler... ? Attention, grand-papa est aussi réputé dans les encyclopédies de cinéma pour avoir livré quelques bobines académiques, sans conviction, sans personnalité, frisant la médiocrité et trahissant sa grande époque (tout ça !). Ce dédain de la critique officielle a bien entendu pour effet principal de faire saliver encore davantage sur le polo. " Phobia " étant systématiquement zappé des filmos sélectives, n'ai-je pas alors débusqué une de ces fameuses tâches dans son oscarisable carrière ? Si c'est une soupe digne d'être reniée, ce sera d'ailleurs balèze vu les preuves accablantes : un cliché au dos de la jaquette montre le cinéaste qu'on reconnaît aisément en plein tournage. Oui, grand-papa est bien dans le coup et, du reste, le chaland lambda que je suis est ferré. Que de fols espoirs en poussant la bande dans la machine. Direct, la courte séquence pré-générique illustre habilement la claustrophobie, et vaut bien celles de Brian de Palma sur le même sujet dans Body double. Suit un générique appuyé par un charmant thème au piano sur fond d'orchestre philharmonique de luxe, genre ça y est c'est parti, vous êtes entre les mains d'un pro et en plus on a pas hésité à mettre des valises de billets sur la table. Hélas, peut-être que le meilleur vient de filer. On découvre Starsky qui interprète le Docteur Ross (il aurait pu rempiler pour le même rôle dans la série Urgences), un psy qui expérimente au sein d'une clinique de nouvelles méthodes, controversées, sur des phobiques. Des taulards volontaires qui ont préféré la cantine de l'asile à celle de la cabane reçoivent des traitements de choc, consistant essentiellement en des confrontations avec des projections de films montrant les objets de leurs angoisses : par exemple un sujet au vertige assiste à une chute d'immeuble, etc. Soudain, mystère, les cobayes sont éliminés les uns après les autres, et - astuce ! - ils succombent (grosso modo) par l'objet de leur phobie. La police enquête dur. Evidemment, la découverte des différentes phobies retient d'abord l'attention : une femme est agoraphobe, une autre craint les violeurs (?), etc.&ldots; ou encore, une énorme masse black nommé Bouba déteste les serpents, au point de ne pas pouvoir empoigner un beau python à mains nues : c'est vraiment une phobie qui relève de la psychiatrie, ça ? Mais passé ce cap, des scènes de meurtres peu saisissantes (à une ou deux exceptions près) s'enchaînent logiquement et on poireaute jusqu'à la résolution du whodunit. Ce suspense pas nerveux dévie alors fatalement : plutôt qu'à l'identité du meurtrier, on finit par se demander qui récoltera au générique de fin le prix des plus vaches, entre les policiers et les médecins la compétition est serrée. De notre côté, la phobie répandue étant de ronfler devant le poste, c'est bien la seule terreur paralysante auquel le film nous expose. Avec son faible dénouement qui achève l'anesthésie générale, Huston frôle le niveau des films subliminaux de son docteur Ross. L'idée de la rééducation par les images me semble convenue, repompée par exemple d'Orange mécanique, mais surtout, même le propos général n'échappe pas au poncif des histoires de psy, où on s'attend à des docteurs aussi maboules que leurs patients. Sinon Starsky est pas volé question véhicule de fonctions, il récupère un coupé sport bleu d'enfer, avec des bandes jaunes et blanches sur les ailes. Toutefois il ne se lâche pas au point d'entrer pas la fenêtre de sa portière, Huston devait le surveiller de près sur le plateau. Hélas dispensable. Bigeyes |
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PHONE BOOTH - Joel Schumacher, 2002, États Unis, 1h21 Un individu qu'on veut nous présenter comme un gros vilain pas gentil [Colin Farrell], mais qui n'est en fait qu'un peu fourbe et testostéronné, entre dans la même cabine téléphonique chaque jour pour appeler sa "maîtresse", qu'il n'a en fait jamais profanée, et qui est interprétée anecdotiquement par Katie Holmes. Un bon matin, alors qu'il termine son appel, le téléphone sonne et il décroche. Une voix l'interpelle, connaissant son nom, et commence à jouer avec lui. Les implications de ce simple appel prendront une ampleur insoupçonnée alors que le beau Colin passera la prochaine heure et 20 dans sa cabine, aux prises avec un dangereux psychopathe... Le synopsis tient sur une serviette de restaurant en décomposition tant il est simple, et on a droit, en quelque sorte, à un "huis clos" puisque toute l'action se déroule au même endroit. C'est pourtant au beau milieu d'une rue new yorkaise que se déroulera le "drame". Schumacher parvient à rendre le tout captivant, entre autres grâce au scénario de Larry Cohen - qui mûrissait ce projet depuis paraît-il plus de 20 ans ! - et au talent de Farrell. La voix de Kiefer Sutherland, qui commence définitivement à beaucoup ressembler à son père, joue aussi une belle part dans la "teneur en haleine" du film... Disons que la VF doit prendre toute une claque à ce niveau, surtout si c'est l'ami Corbeil qui s'occupe du doublage... Forrest Whitaker apparaît dans le rôle d'un flic bon enfant, alors que des putes hystériques et un pimp latino apparaissent aussi au registre fictif. Le temps passe vite et on ne s'emmerde pas, mais la leçon qu'on tente de nous donner est douteuse, et le préambule en forme de "constat" n'était vraiment pas nécessaire. Selon les membres du Salsoul Orchestra : "It's good for the soul". Orloff |
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PICK-UP
- Bernard Hirschenson avec Jill Senter, Gini Eastwood, 1975,
États Unis, 77m Le film est disponible dans un coffret à rabais appelé DRIVE-IN CULT CLASSICS, chez BCI. On remarque d'emblée les titres toujours très courts: PICK-UP, THE TEACHER, THE STEPMOTHER, etc. Mario Giguère |
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PIG
HUNT - Jim Isaac, 2008, États Unis |
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PINK ANGELS - Larry G. Brown avec John Alderman, Tom Basham, 1971, États Unis, 81m Dans la foulée d'Easy Rider, un film sur une bande de motards roses. Ces six hommes en apparence tout ce qu'il y a de plus macho devant public, se révèlent de grandes folles lorsqu'ils sont ensemble. Ils se dirigent vers Los Angeles pour un grand bal de Drag Queen. Ils vivent diverses aventures, rencontrant une autre bande de motards réellement virils qui ne se rendent compte de rien. Parallèlement un haut gradé de l'armée prépare une opération dont le but nous est inconnu. Bercé par des chansons folks qui ne semblent avoir aucun rapport avec le film, on accumule les gags faciles et on s'ennuie de Michel Serrault ou Alvaro Vitali, c'est tout dire. La fin détonne au maximum lorsque la révélation du plan militaire nous apporte les deux gangs de motards pendus sur une musique agréable. On ne sait trop ou on voulait en venir, mais si je puis vous déconseiller un film cette semaine, c'est bien celui-ci. Mario Giguère |
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PIRATES DES CARAÏBES: LE COFFRE DU MORT aka PIRATES OF THE CARIBBEAN : DEAD MAN'S CHEST - Gore Verbinski avec Johnny Depp, Keira Knightley et Orlando Bloom, 2006, États Unis L'excentrique Jack Sparrow est de retour pour tenter de trouver un coffre qui contient le cur d'un pirate à la tête de pieuvre. Il fait de nouveau équipe avec William Turner et Elizabeth Swann dans des circonstances pour le moins rocambolesques et problématiques... Grand succès estival de 2003, le premier PIRATES DES CARAÏBES renouait avec le film d'aventures exotique sans se gêner de tabler sur les stéréotypes et l'humour. Sa suite, LE COFFRE DU MORT, ne s'est certes pas améliorée au niveau du scénario, mais les auteurs ont mis plus la gomme au niveau de l'ampleur du spectacle et des situations frôlant le style "cartoon". À ce titre, la présence de Johnny Depp dans la peau du désormais célèbre Jack Sparrow est plus que bénéfique. L'acteur offre des numéros cabotins d'une drôlerie irrésistible, même lors de scènes d'action échevelées à grand déploiement d'effets spéciaux très solides et luxueux. À la réalisation, Gore Verbinski a décidé d'être plus vitaminé que pour le premier film, procurant ainsi aux amateurs du genre des passages d'action excessifs et jubilatoires. Notons à cela la création réussie de la créature Davy Jones et de l'attaque très spectaculaire du monstre marin géant. Bref, on a droit à un divertissement généreux, certes encore un peu trop long mais au plaisir un cran au dessus de l'original. Nazgul |
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PITCH BLACK - David Twohy, 2000, États Unis/Australie Nous ne parlons plus ici de grandeur mais de bassesse mercantile la plus vile. En dépit de quelques belles images et quelques retournements surprenants, jai failli quitter la salle au milieu de la représentation. Il existe une limite à ce quun cerveau humain peut absorber en invraisemblances et en clichés cinématographiques, et ce film sen approche dangereusement. "Captain ! My brain ! She is not going to take it much longer !" (Cest plus drôle si vous imaginez laccent de Scotty.) Jai du mal à décider quel est le détail le plus ridicule, le punch le plus cliché du film. Serait-ce la scène où la capitaine ne se détache pas tout de suite du câble lorsquelle réussit à sextraire du puit ? Serait-ce la « révélation » que le jeune homme est une fille. (Mais Bon Dieu : pourquoi sest-elle fait passer pour un gars ? La moitié des autres naufragés sont des femmes ?) Mais ce serait passer sous silence le garde qui tue par erreur un des passagers survivants... Lesprit vacille... Sans doute conscient du vide total de toute lentreprise, le réalisateur a packagé cet Alien du pauvre avec un montage tape à loeil de style vidéo absolument insupportable. Vite, de retour à la maison, jai écouté deux cantates de Bach... Ouf, ça, va mieux... Jai bien cru y passer cette fois-ci... Joel Champetier En tout cas les créatures sont intéressantes. Y a malheureusement le syndrome 2010, Odyssée de l'espace: vous avez peur d'un monolithe, on va vous en garocher 10,000, ce qui nous donne des flopées de monstres volants qui ne ressemblent qu'à une nuée de chauve-souries. Mais je n'ai pas détesté. Mario Giguère |
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P.J. aka Syndicat du crime - Jonh Guillermin avec George Peppard, Raymond Burr, Gayle Hunnicutt, Brock Peters, Wilfrid Hyde-White, Susan Saint James, Severn Darden, Coleen Gray, Jason Evers, 1968, États Unis, 109m P.J. Detweiler est un détective privé engagé par une millionnaire, William Orbison, pour protéger sa maîtresse, Maureen Preble, des attaques de sa femme et de sa famille riche et avare. Bien que peu encouragé, P.J. accepte ce boulot parce qu'il est très bien payé. Sous le prétexte de protéger Maureen, Orbison se rend aux Bahamas avec elle, sa femme et ses associés afin que P.J. puisse piéger des agresseurs éventuels. P.J. en vient cependant à tuer l'un des associés d'Orbison pour défendre Maureen, dont il s'est d'ailleurs épris. En voulant justifier ce meurtre à son employeur, P.J. voit alors plusieurs obstacles mystérieux se mettrent sur sa route. Le détective en vient alors à découvrir les véritables raisons qui ont poussé Orbison à l'engager et la nature du piège mortel que celui-ci lui a tendu. Il se décide alors à l'affronter ainsi que ses sbires, personnellement. Avec l'évolution des moeurs en cette fin des années 60, la censure au cinéma a connu une certaine évolution. C'est ainsi que les films policiers sont devenus plus violents et plus suggestifs en matière de sexe en plus d'employer un langage plus crû dans les dialogues. Parmi les longs-métrages ayant été les premiers à aller dans ce sens, "P.J." est rarement mentionné mais mérite de figurer dans cette liste, surtout qu'il a subi des coupes lors de sa diffusion à la télévision. À partir d'une intrigue compliquée à souhait destinée à mystifier le spectateur, le film mise sur des effets chocs pour faire passer le tout; scènes d'action avec tueries, massacres brutaux et bagarres pimentées de répliques cyniques et percutantes défilent sur l'écran à un rythme d'enfer. La réalisation est techniquement irréprochable avec une très belle photographie, un montage serré et des cadrages soignés. Quelques scènes légères de sexe prennent place dans l'ensemble mais c'est surtout la violence qui prime sur tout le reste. Les rebondissements nombreux du récit sont toutefois bien réglés et suscitent aussi l'intérêt. Un film devenu culte donc, à cause de la rareté de sa diffusion (il ne passe jamais à la télé et il n'existe pas en DVD ou VHS). George Peppard se montre désinvolte et à l'aise dans le rôle du héros face à un Raymond Burr redoutable et massif. Gayle Hunnicutt est belle et charmante. À voir absolument si vous en avez la chance. Mathieu Lemée |
1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z
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