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Les QUATRE MALFRATS aka THE HOT ROCK aka HOW TO STEAL A DIAMOND IN FOUR UNEASY LESSONS - Peter Yates avec Robert Redford, George Segal, Ron Leibman, Paul Sand, Moses Gunn. , 1972, États Unis, 1h37 Dès sa sortie de prison, Dortmunder (Robert Redford, à son plus suave) est accueilli par Kelp (George Segal), son vieux complice. "Comment c'était cette fois-ci ?" lui demande t-il. "Pas mal, j'ai appris la poterie !", répond Dortmunder à Kelp. Ce dernier lui propose un nouveau coup. Le but est de s'emparer d'un énorme diamant exposé au Museum de Brooklyn, pour le compte du DrAmusa (Moses Gunn), un ambassadeur africain revendiquant le bijou... Basé sur un script de Donald Westlake et William Goldman, ce film marque le retour de Peter Yates au polar, quatre ans après le triomphe justifié de BULLITT, véritable chef d'uvre du genre. La sous-catégorie du "film de casse" a déjà du plomb dans l'aile en 1972, un an après FRENCH CONNECTION et DIRTY HARRY. Pourtant, tout "passe" merveilleusement ici. La narration s'avère désinvolte, et empreinte d'un humour très anglais (comme la terre d'origine du réalisateur), sans jamais traîner l'ensemble jusqu'à la parodie pure et simple. Revoir aujourd'hui ce film complètement oublié permet de se rendre compte à quel point ce fumiste de Steven Soderbergh a puisé inspiration (pour ne pas parler de vulgaire pompage) dans ces QUATRE MALFRATS. Ses poussifs OCEAN'S ELEVEN et OCEAN'S TWELVE lui doivent bien davantage qu'au film original de Lewis Milestone, mettant en vedette le "Ratpack" (aka Dean Martin, Frank Sinatra et leurs acolytes). Même le score easy-funk de Quincy Jones ressemble terriblement aux (excellentes) plages instrumentales signées par David Holmes pour les films du cinéaste palmé d'or à lunettes. En revanche, les séquences d'action ne retrouvent pas d'équivalents dans les oeuvrettes bavardes de Soderbergh : la scène du vol au musée, ou celle, vertigineuse, de la fuite en hélicoptère entre les gratte-ciel de Manhattan (avec un plan furtif sur le World Trade Center encore en construction !) marquent le spectateur de manière durable. Les truands sont des braves types pleins de panache, qui ont toujours un coup d'avance sur les flics, telle est la leçon de ce film discrètement anarchisant, reflet d'une époque où les studios avaient perdu (provisoirement) le contrôle sur Hollywood. A revoir sans crainte ! Stelvio |
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QUEEN OF THE AMAZONS - Edward Finney, 1947, États Unis Une femme organise une expédition pour retrouver son fiancé perdu dans la forêt depuis un mois. Patricia (Jean Preston) embauche donc Gary (Gary Lambert) et avec son père, un prétendant et un viel entomologiste, elle part avec les 40 porteurs, au coeur de L'Afrique. Il semble de plus en plus que le disparu est tombé dans les mains de la Reine amazone et des ses "She Devils", des survivantes d'un naufrage devenues sauvages. Réussiront-t-ils à le trouver avant qu'il subisse le sort pire que la mort ? Patricia le retrouvera-t-il avant de tomber complètement amoureuse de son guide ? Le petit singe va-t-il finir d'embêter le cuisinier ? Production bien tassée de 61 minutes, Queen of the Amazons, est rempli de stockshots de jungle, animaux et tribus aux moeurs exotiques qui partagent l'écran d'un scénario plus complexe que prévu. Au sortir, on a une vigueur et un dépaysement bien senti, même si la reine des amazones n'est pas exactement ce qu'on attendait au tournant. Edward Finney tourne ici correctement un de ses quatre films qu'il a réalisés. Il est surtout connu comme producteur de western, très prolifique dans les années 30-40. Un bon petit cru de la jungle. Mario Giguère |
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QUEEN OF OUTER SPACE - Edward Bernds avec Zsa Zsa Gabor, 1958, États Unis, 80m Je l'avoue, j'ai toujours cru avoir vu ce film, mais je l'ai mélangé avec QUEEN OF BLOOD, que j'ai revu sous le titre PLANET OF BLOOD, ce qui ne m'a pas aidé à m'y retrouver ! Une fusée en route vers la station spatiale terrienne se retrouve mystérieusement sur Vénus, pleine de femmes qui ont rejeté les hommes sur un satellite pour cause de méchanceté. Heureusement Zsa Zsa et quelques femmes ont encore le sang chaud et avouent rapidement leur flamme pour les homme de la terre. Il s'ensuit une révolution de palais ridicule, mais drôle à souhait, pendant que la méchante reine, qui fait le coup du Fantôme de l'opéra, en mangera sa claque ! Ah ah ah, que voilà une bonne série b tournée dans des décors minces et des coins de studios peinturlurés ! La moitié du budget semble avoir servi à payer les robes de Zsa Zsa, une scientifique habillée comme une star. La belle époque ou sur chaque équipage de fusée il y avait un capitaine macho, un jeune Playboy, un mécanicien rigolo et un savant âgé ! Que des clichés à faire hurler une féministe ! Recommandé ! Mario Giguère |
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QUILLS (ou le délire de SADE) de Philip Kaufman , 2000, États Unis/Allemagne/Angletere Le Marquis de Sade (Geoffrey Rush) est enfermé dans une maison de fou à Charenton. L'abbé (Joaquin Phoenix "le César incestueux de GLADIATORS") dirige l'endroit. Il trouve notre Marquis vieillissant bien sympathique et il ne s'oppose pas à se qu'il écrit en autant que rien de soit publié. Mais le Marquis avec l'aide d'une jeune blanchisseuse (Kate Winslet) au décolleté généreux parvient à fournir les pages à l'éditeur et ainsi JUSTINE se trouve publier. Le roi est humilié de cet affront et envoie un docteur/inquisiteur (Micheal Caine) afin de "guérir" notre Marquis une fois pour toute. Après le SADE de Benoit Jacquot, voici un autre film qui présente un Marquis de Sade viellissant. Cette fois-ci, le film est inspiré d'une pièce de théâtre et l'histoire du Marquis se trouve à être FORTEMENT romancé ! Faut voir le film pour s'en rendre compte! Réalisé par un metteur en scène que j'aime bien: Philip Kaufman (L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DE L'ÊTRE et HENRY AND JUNE), le film offre une mise en scène assez statique et sans mouvement de caméra compliqué.Le film est fort peu violent et offre une très faible dose de sexualité. Les américains adorent quand même le film au point de vouloir le nominer aux OSCARS. Moi, je vous dis, qu'il n'y a rien à vraiment crier au génie ici. Mais le film offre quand même quelques bonnes interprétations (Rush à ses moments forts, Phoenix en prêtre au coeur pur mais avec une étincelle de folie dans l'oeil est vraiment bon et Caine est solide), quelques plans de tortures un peu sadiques et il y a quelques bons punchs très intéressants vers la fin du film (heureusement! Et surtout il n'y a pas de happy-end). Mais là, ou le film se démarque vraiment est lorsque l'on regarde le film avec une 2ème lecture: Celui de la folie de la persévérance de la création envers et contre tous ! Sade se fait ici confisquer sa plume et ses feuilles ? Il continue alors à écrire avec du vin sur sa couverture. Il se fait confisqué sa couverture et vider sa chambre de tous ses meubles ? Il se coupe les bouts des doigts et il écrit sur son costume avec son sang ! Il se fait mettre à nu et enchaîné ? Il écrit alors avec ses excréments ! C'est par cette 2ème lecture du film que le film est pour moi très fort et par des idées comme celles-là. Ce qui aurait pu donner un formidable ratage donne quand même un bon film. Quills est donc un film à voir ! Black Knight |
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