A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


SA à SI   SK à SW 

SKINNED DEEP aka ÉCORCHE VIF - Gabriel Bartalos, 2004, États Unis 

Lorsque l'un des maquilleurs de l'incroyable cycle CREMASTER de Matthew Barney s'attaque à sa première mise en scène, cela donne forcément quelque chose de gentiment barré. Cependant, ce SKINNED DEEP se rapproche nettement plus des autres films de la filmo de Gabe Bartalos, à savoir quelques LEPRECHAUN, MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 2 et quelques Full Moon, qu'au délire schizophrénique à haute teneur artistique du sieur Barney. Cependant un soin tout particulier a visiblement été apporté à quelques maquillages tordus sur lesquels nous reviendront plus tard...

L'histoire reprend les grandes lignes de classiques comme MASSACRE À LA TRONCONNEUSE, le truc à la mode qui marche sur les traces de HOUSE OF 1000 CORPSES, MONSTER MAN, WRONG TURN ou même de JEEPERS CREEPERS. L'avantage avec ce genre de films c'est qu'ils sont souvent dirigés par des types qui aiment le genre. Et puis quand c'est bien fait, personne n'osera prétendre que ça ne fait pas plaisir ! Dans SKINNED DEEP, on suit les mésaventures de Tina, jeune fille accompagnant ses parents et son petit frère lors d'un voyage au cœur du pays. C'est suite à une crevaison non accidentelle que toute la petite famille se fera décimer de manière peu délicate par une tribu de dégénérés dirigée par un mystérieux Créateur au corps de culturiste. La famille en question est composée de la grand-mère, à l'apparence de ménagère modèle - le style qui cuisine des brownies à longueur de journée, de Plates (Warwick Davies), un nain blafard lançant des assiettes dans la face de ses adversaires en ricanant, de Brain, un jeune intellectuel mutant au cerveau hypertrophié et de the Surgeon General, sorte de freaks tout droit sortit d'un MAD MAX version SM à la face fripée et à la mâchoire d'acier portant un manteau à la MATRIX. Ce sont justement ces deux personnages et quelques effets craspecs qui démontrent l'évidente intention du réalisateur de mettre en avant des maquillages joliment destroy et d'investir au maximum dans ceux-ci quitte à bâcler quelque peu la mise en scène. Car dès les premières secondes, cette dernière frappe de par sa médiocrité et son approximation. Mais au bout de 30 minutes on oublie les plans bancals, les faux raccords et les éclairages moisis, pour apprécier la douce folie de ce petit monde crapuleux qui aura fort à faire avec un gang de bikers gériatriques tout simplement délicieux.

Pas fameux donc, mais drôlement absurde, généreusement gore (les têtes explosées et autres gorges tranchées ne manquent pas) et suffisamment méchant pour pouvoir ravir les amateurs de pelloches déglinguées. Kerozene

SKINNER - IVAN NAGY, 1995, États Unis

Pouarf, c’était sur canal samedi soir ce truc... Mais que j'en ai marre des films à slasher et à psychopateux à la gomme! c'est toujours le même bazar.

Surtout ces séries B modernes et surannée des 90's... décor de clip vidéo, fait tout noir, acteurs sans personnalité, musique laide, etc...

Ici, un mec zigouille des pouffiasses pour se vêtir de leur peau après un traumatisme dans l'enfance. Il est traqué par une rescapée (Traci Lords) qui veut lui faire sa fête, vu qu'il lui a arraché la moitié de la gueule!

Bon, en bref, j'aime pas trop, malgré la présence de la magnifique Traci Lords... qui était quand même plus déchaînée et enthousiaste dans ses "pornos"! he he he... quelle gonzesse quand même!! Franfran

SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW - Kerry Conran avec Jude Law, Gwyneth Paltrow, Giovanni Ribisi, Ling Bai, 2004, États Unis

Lorsque des robots géants envahissent New York, il n'y a que le Capitaine Sky (Jude Law) et son avion qui peuvent sauver la ville. En ce printemps 1939 rétro futuriste, Polly Perkins (Gwyneth Paltrow) retrouve son ex copain disparut de sa vie depuis 3 ans et ensemble, ils vont enquêter sur ces mystérieux robots et la disparition d'une série de savants.

Je me méfiait tellement de ce "petit film" aux décors et robots digitaux, aux allures d'un de ces dessins animés de Superman, version Max Fleischer, que ce n'est que bien tard que j'ai pu apprécier avec plaisir ce "pulp" devenu vivant sous nos yeux. S'il y a quelques ralentis et si on hésite à croire à quelque danger véritable pour nos héros, l'ensemble des robots, sans parler d'Angelina Jolie et d'un final grandiose, sont vraiment agréables à voir. Ling Bai en méchante semble plus sortir d'un Star Wars récent et l'énorme clin d'oeil au MAGICIEN D'OZ est justement un peu gros, mais on ne boudera pas notre plaisir.

Kerry Conran devait enchaîner avec JOHN CARTER OF MARS, d'après le roman d'Edgar Rice Burroughs, ce ne sera pas lui qui sera en charge, mais la vue de son premier film nous fait rêver à ce qui aurait enfin pu débouler sur les écrans ! Mario Giguère

SLAPSHOT 2 : BREAKING THE ICE - Steve Boyum, 2002, États Unis

Le premier est un classique du cinéma québécois, il est dans la même lignée que LES LAVIGEURS DÉMÉNAGENT, alors c'est avec un méchant honneur (burp) que mon pote Phil pis moé (prout) on s'est assis sur notre divan sal pour écouter la suite.

Pis criss que c'est pas fort, on rit deux ou trois fois des gags, la traduction purement québécoise amuse pendant quelques temps, criss, mais après un moment, les frères Hanson disparaissent du film pis on a droit à une criss de morale conne, cé quoié le but tabarnak ? m'en calisse tu de la morale moé ? moé je veux de l'humour bien gras et huileux calisse, c'est SLAPSHOT estie, donné moé pas de la marde @#%$ !

criss de ciboire de tabarnak. Oncle Freak

SLAUGHTER HIGH aka LE JOUR DES FOUS - George Dugdale, 1986, États Unis 

Une bande de lycéens, mené par un comique en tenue de polichinelle, et dont fait partie la belle Caroline Munro, fait une sale blague à Marty, un pauvre nerd qui se retrouve à poil dans le vestiaire des filles, la tête enfoncée dans les chiottes. Comme ça ne suffit pas à les faire rire, ils vont lui trafiquer quelques saloperies dans son laboratoire qui prendra feu, blessant le pauvre Marty, brûlé au troisième degré. Six ans plus tard, la bande se retrouve à la fête des anciens étudiants et découvre le lycée désaffecté. Personne à part eux n'est présent, mais ils décident d'investir les lieux, car il pleut (ils auraient tout de même pu se casser en voiture et faire la fête ailleurs). Etonnés de découvrir dans un endroit si délabré une pièce clean avec des boissons, ils décident de faire la fête. Mais un polichinelle rôde, et il éliminera un par un les membres du groupe. Qui est donc ce mystérieux serial killer ? Pas bien dur... Mais il fait parfois preuve d'imagination et nous concocte alors des meurtres bien gores comme une explosion de ventre et une dissolution dans un bain d'acide, ainsi qu'un passage sous une tondeuse.

Anecdote: on voit dans le film des affiches de PIECES et de SUPERSONIC MAN, le film étant produit par le producteur de ces films de Juan Piquer Simon.

Slasher standard des 80's au-dessus de la moyenne, on se surprend à regarder ce film le sourire aux lèvres. La musique super ringarde aide pas mal, et le fait de retrouver Caroline Munro est toujours un plaisir. De plus, on a droit à des personnages vraiment trop cons qui font bien entendu tout ce qu'il faut pour se jeter dans la gueule du loup, comme cette fille qui prend un bain dans cet endroit délabré pour se nettoyer du sang de son pote qui a eu mal au bide. Un film assez con pour plaire.

Moins drôle: Simon Scuddamore, qui interpréta Marty, s'est suicidé après la sortie du film, il paraît qu'il avait été abusé par son père et qu'il avait connu des établissements psychiatriques, d'après un commentaire de l'imdb. Kerozene

On peut y découvrir Caroline Munro en pleine chute après les Hammer, car c'est vraiment une petite prod' ricaine des années 80 bien pourrie.

En résumé, c'est l'histoire de collégiens abrutis qui passent leur temps à se moquer de l'intello du coin. Un jour, le jeu tourne mal et il se retrouve brûlé et défiguré dans son laboratoire. Cinq ans après, les ex-ado sont conviés à une fête dans le même collège, maintenant délabré. Et ils vont se faire dégommer les uns après les autres, Caroline Munro en dernier (c'est la star, faut bien la rentabiliser, non).

Honnêtement, c'était super mauvais mais je me suis pas ennuyé. Effix

SLAVE GIRLS FROM BEYOND INFINITY - Ken Dixon, 1987, États Unis, 1h20. 

Sont malades! J'ai mis la main sur ce p'tit bijou il y a pas longtemps, wow quel bon B!!! L'excitation du moment passé, si je regarde avec un peu de recul, il n'y a rien de 'slave', pas trace de 'From Beyond' et encore moins d'Infinity', il reste Girls, et c'est pas rien. C'est l'histoire de deux jolies damzelles qui purgent une peine de prison à vie sur un vaisseau spatial, mais réussissent à s'évader en assomant (le) garde de la prison et en piquant la navette de service. Ils crashent sur une planète où ils pensent trouver refuge, mais malheureusement, ils tombent sur Zed, le plus fabuleux chasseur du cosmos. Au debut, ce dernier semble très amical, mais nos cocottes se rendent compte assez rapidement que les autres invités de Zed on tendance à disparaitre sans laisser de traces.  Beaucoup d'influences de partout, particulièrement de Fred Olen Ray (Star Slammer: Prison Ship). Même musique que Star Slammer, d'ailleurs; les gardes sont des genre de sous-Boba Fett, les mutants sentent bon  l'odeur des Borgs, et on se demande inmanquablement ce que font deux poupées en baby-dull dans cette forêt galactique sur une planète perdue. À ne pas manquer: les matte paintings. Une scène assez surprenante où nos héroines sont assises au-dessus d'un tableau montrant un grand paysage, des chutes, etc... Pas un seul instant on pense que les personnages sont dans ce décor, on se demande seulement ce que fait ce dessin dans la forêt... À voir absolument, ceuzes et celles qui l'ont pas vu!!  SvBell

Deux demoiselles en bikini de l'espace (!!) se retrouvent prisonnières d'une navette spatiale sans que l'on sache pourquoi. Elles ont l'air de deux belles cruches blondes mais parviennent tout de même à s'échapper en grimpant à bord d'un vaisseau et en parvenant à le conduire (!?). Malheureusement pour elles, la planète sur laquelle elles s'écrasent n'est pas très amicale; après avoir été repêchées sur une plage déserte par un androïde pas très causant, elles se rendent compte qu'elles ont été secourues par un certain Zed, Zaroff de pacotille à qui appartient la planète (!?!?) et qui compte bien s'offrir la tête de nos poufiasses comme trophée de chasse.

Les films de "babes" des années '80 étaient plus souvent qu'autrement conçus par des types au cerveau sous le point de congélation, comme c'est le cas ici. Ken Dixon n'a pas une carrière très touffue, mais il nous suffira de savoir qu'il fut responsable de ZOMBIETHON pour juger du talent qui l'habite.

Nous avons donc droit aux péripéties de Daria (Elizabeth Kaitan, jolie blonde à forte poitrine, abusant de spraynet à l'époque, scream queen reconnue qui a entre autres tourné dans SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT 2 et NECROMANCER) et de Tisa (Cindy Beal, dont c'est à peu près le seul film, et c'est bien malheureux parce que la petite a de la gueule), qui rencontrent pendant leur captivité débilitante deux compagnons d'infortune, la jolie Shela (Brinke Stevens, une autre scream queen qui est apparue dans TRANSYLVANIA TWIST et a poursuivie une carrière ma foi pas très brillante) et son frère, un bellâtre quelconque qui se tapera Daria avant de finir la tête empaillée, accrochée à un mur.

Il est impossible de décrire la gratuité ahurissante de la plupart des retournements de situation; tout semble étudié pour faciliter le scénario. Les connasses doivent se rendre quelque part ? Pas de problème, au plan suivant elles y sont. Un vilain mutant les attaque ? L'accessoiriste leur lance pratiquement une arme dans les mains. Elles ont besoin de gants mégalonanarifiques pour conduire un vaisseau spatial qu'elles viennent de voler ? Regardez dans la boîte à gants, des fois que.

Le vilain Zed est interprété par un acteur qui paraît ridicule dans ses beaux pantalons de cuir, un certain Don Scribner dont c'était le premier film et qui cabotine mollement. Les "créatures" du film sont pour la plupart aberrantes, les acteurs les interprétants ayant du mal à se déplacer vêtus de ces costumes en caoutchouc probablement lourds comme les testicules de Bigas Luna...

Le doublage français semble suivre plutôt fidèlement les plaisanteries à rabais foisonnant dans le scénario, et n'enlève ni n'apporte rien à l'ensemble. SLAVE GIRLS demeure un film plutôt barbant, avec de jolies filles et un prétexte mou comme de l'eau, le genre de film qu'on ne visionne que pour ensuite s'en débarrasser d'un geste nonchalant. Orloff

On démarre avec un prologue incluant une blondinette terriblement dégoûtante aux gros seins avec en prime une chevelure " crêpée " tout aussi dégoûtante qui finira par disparaître du film après cette scène (tant mieux pour nous) vu l'attaque mystérieuse d'un mutant quelconque. On enchaîne rapidement avec une cellule qui contient nos deux nunuches héroïnes de service, vêtues de bikini de l'espace (lisez: de légers bouts de vêtements d'un ton beige). Elles s'évaderont facilement en quelques étapes: " Allez, on va tirer sur nos chaînes et elles vont casser ! "... Ça fonctionne ! Deuxième étape: atteindre la seule sortie de la cellule qui se retrouve très haut au plafond comme une trappe de grenier. Les nunuches ont de la difficulté à l'atteindre pour désactiver le courant électrique barrant cette sortie, mais elles réussissent tout de même avec une courte échelle poussée à son maximum. À ce moment, le spectateur se dit: " Eh ben ! leur reste plus qu'à sortir maintenant, mais comment ?! ". Solution: On enchaîne sur la prochaine scène et les nunuches sont saines et sauves en dehors de leur cellule. Ah bon.

Le départ du film démontre bien dans quel bateau on s'embarque en ayant eu la mauvaise idée d'insérer ce film dans notre magnétoscope. Nous enchaînons ensuite dans un récit sans aucun sens parsemé d'explications bidonnes prononcés avec autant de tact que d'intelligence par nos deux greluches. Les dialogues sont vraiment d'une incroyable stupidité, c'est du jamais vu ! Enfin, on l'espère. Pour résumé rapidement la suite: les greluches en question s'envole dans un vaisseau spatial pour atterrir en " catastrophe " sur une planète - on évite de montrer quoi que ce soit de cette " catastrophe ", vu le minime budget dépensé sur un décor en carton - qui semble être composé uniquement d'une jungle et d'un manoir (le décor en carton). Ce manoir vieux comme tout est habité par un chasseur et ses deux robots qui se font une joie d'accueillir les quelques naufragés qui daignent se présenter sous son palier. Un chasseur expert, deux robots sous son ordre, des invités et une jungle: je vous laisse deviner la suite. Votre imagination concoctera à coup sûr quelque chose de mieux que ce qui se trouve dans cette grande oeuvre, c'est garanti.

Notons l'apparition de la " scream queen " Brinke Stevens, faisant parti des invités tout comme nos nunuches adorées (Elizabeth Kaitan et Cindy Beal qui se contentent de réciter leurs lignes et de dévoiler leurs lolos brièvement). Le film peut être amusant vu sous un certain oeil, mais contentons-nous de dire que la torture se fait sentir malgré une durée de 71 minutes garnie d'un long générique au début et à la fin. C'est tout dire. Bad Feeble

SLEAZEMANIA, SLEAZEMANIA STRIKES BACK, SLEAZEMANIA 3  

Trois compilations de bandes annonces, environ une heure chacune, publicités et courts métrages des années 30 aux années 80, du sleaze, politiquement incorrect et du coquin au porno. Beaucoup de films qui nous parlent des dangers de la drogue, du sexe et de la délinquance sous tous ses travers. Des publicités pour le nouvel an 1953, les intermissions au restaurant du ciné et de petits numéros de burlesque. Il y a aussi évidemment des films qui, sous le prétexte de nous documenter la vie dans un camp de nudiste, ou nous montrer la vie des indigènes de tribus perdues dans l’Afrique des années 30, nous montre une flopée de jeunes donzelles de l'époque. Le court muet du type qui se commande une télé ( années 20 ? ) et qui synthonise un poste de jeunes nymphettes est tordant. Moi j'aime bien les compilations et ici Johnny Legend nous présente les trucs rares et folichons de plusieurs décennies. Des titres fous comme: The Smut Peddler ; Suburban roulette; Five loose women. Du bon et du moins bon, mais tout un pan du cinéma indépendant américain généralement inconnu ou ignoré. Mario Giguère

SLEEPING DOGS aka DÉVIANTS - Michael Bafaro, 1998, États Unis 

Nous sommes en 2029 et faisons la connaissance d'Harry Maxwell, un gentleman cambrioleur. Harry est justement en train de dérober de précieux cailloux à Sanchez Boon, un trafiquant d'émeraudes psychotique incarné par C. Thomas Howell. Les choses tournent rapidement en eau de boudin et Harry se retrouve enfermé dans un container en compagnie d'une blonde tandis que Boon se fait coffrer par les flics qui l'expédient illico sur la planète pénitencière Titan 1. Pendant son transit vers sa nouvelle demeure, Boon sort de sa cage cryogénique et libère quelques criminels ainsi qu'un robot femelle aux glandes mammaires fort joliment développées (l'ex Miss Canada Kiara Hunter, vue dans BORDELLO OF BLOOD) avant de prendre le contrôle du vaisseau et de menacer de tuer l'équipage. Ce que Boon ne sait pas, c'est que Maxwell et son container sont aussi à bord du vaisseau... et que Maxwell va se mettre à jouer les sauveurs providentiels.

Oh le gros Z que voila! Pour un peu, on aurait dit une production PM Entertainement. Ca canarde à tout va, ça balance des one-liners pourris à tour de bras, ça offre quelques furtifs plans nichons et ça dévoile des ralentis de femmes courant en sous-vêtements (sans aucun doute le meilleur moment du film). Bafaro (THE BARBER) intègre quelques images de synthèse de l'énooooorme vaisseau traversant l'espace sidéral histoire de bien montrer qu'on n'est pas ici pour rigoler, le personnage de Maxwell fait dans le didactique en commentant ses moindres faits et gestes au cas où le spectateur se serait endormi ("là je débranche le système de sécurité, voillllaaaa..." - affligeant) tandis que C. Thomas Howell nous fait un festival de contorsions faciales complètement ahurissant... Pour faire court: c'est complètement nul de bout en bout. Kerozene

SLEEPY HOLLOW - Tim Burton, 1999, États Unis  

Un petit village de Nouvel Angleterre est le témoin d'une série de meurtres odieux perpétrés par un mystérieux cavalier sans tête. Ichabod Crane (Johnny Depp), inspecteur de police new-yorkais est envoyé sur les lieux pour mettre un terme à cette tuerie. Toutes les victimes du tueur acéphale sont exécutées de la même façon: les victimes sont décapitées et les têtes jamais retrouvées. Crane ne croit pas un instant à ces balivernes et se verra confronter à une étrange réalité.

Comme à son habitude, Burton parvient à mettre en image son histoire de façon superbe. Les décors, la photographie, les costumes sont beaux et rien que pour le visuel, le film mérite le coup d'oeil. En ce qui concerne l'histoire, je l'ai trouvée un peu confuse lors de la révélation, le film se perd dans des monologues explicatifs plutôt confus. Les acteurs sont magnifiques, Burton s'est entouré de personnes habituées à ses films (Depp, Michael Gough, Lisa Marie, Christopher Walken(fantastique)) et d'autres (Christina Ricci, Christopher Lee, Casper Van Dien, ...), bref, une myriade de comédiens confirmés. Si le film est visuellement superbe, avec quelques effets sanglants bienvenus et des effets spéciaux à la hauteur, il n'empêche qu'il manque d'un je ne sais quoi qui m'aurait laissé bouche bée à la fin. Il manque d'un léger souffle épique, il manque de scènes plus angoissantes, il manque de ce côté fascinant que possède EDWARD SCISORHANDS. C'est ce qui m'avait déçu à la première vision. A la deuxième, on se dit qu'au moins, le film a le mérite de nous offrir de superbes images, ce qui n'est pas si courant. Kerozene

The SLIME PEOPLE - Robert Hutton, 1962, États Unis

Les ``slime people`` sont des créatures qui émergent du centre de la terre, armés d'une lance et d'un épais brouillard qui leur permet de vivre dans le monde extérieur. Ils vont traquer un petit groupe qui se sont ramassés dans une ville complètement abandonnée. Les monstres sont rigolos et émettent des espèces de BLOB BLOB. Y a trop de brouillard, on a de la misère a voir les gens (déjà que le film et en noir et blanc) y a pas que la fumée qui agace, Robert Hutton vedette et réalisateur du film en profite pour nous montrer quelques séquences d’héroïsme, un peu comme la fait Robert CLark dans les même années. Rana

SLITHER aka INCISIONS - James Gunn avec Nathan Fillion, Elizabeth Banks, Michael Rooker, 2006, États Unis/Canada, 95m

Une météorite tombe. Un homme en cours de cocufier sa jolie épouse est infectée. Un appétit vorace pour la viande s'empare de lui et il a engrossé sa maîtresse d'un soir. Le résultat est énorme, la femme est devenue une énorme baudruche qui éclatera, laissant partir ses centaines de larves qui vont infecter à leur tout le petit village...

James Gunn réalise son premier film, fort de son scénario du remake à succès de DAWN OF THE DEAD. Vétéran de l'équipe Troma, il y a scénarisé le truculent TROMEO ET JULIET, il réalise un film hommage aux succès des années 80. Le scénario de base n'a donc rien d'original, et c'est là que je me permets de parler des effets pervers du postmodernisme. La resucée de classiques avec des personnages qui semblent conscients de jouer dans un film, l'ironie et la référence constante comme mode de création, très peu pour moi. Ceci dit, on ne s'ennuie pas, loin de moi de vous donner l'idée contraire, mais là où justement DAWN OF THE DEAD, le remake, prend son sujet au sérieux, ici avec les films cités: THE BLOB; FROM BEYOND; THE FLY et j'en passe, on ironise à fond. Le courant est fort, tous les jeunes réalisateurs semblent vouloir revisiter les films de leur jeunesse. Je préfère un film le moindrement original. En attendant, on peut être comblé par un SLITHER qui s'amuse à outrance, oui. Mario Giguère

SNAKE ISLAND aka L'ÎLE AUX SERPENTS aka REPTILES - Wayne Crawford, 2002, États Unis 

Des gentils touristes se rendent sur Snake Island, un site de vacances localisé sur une île au milieu d'un lac africain. Malgré son nom, ce site n'est en aucun cas censé être infesté de reptiles hostiles et venimeux. Et pourtant, de nombreux petits salopards rampants vont entamer une décimation radicale de la grande majorité du casting... On pourrait croire à l'un de ces films de bébêtes meurtrières issues de la compagnie Nu Image. Ca en a le style, le look, l'ambiance et l'odeur (si si), mais ce n'est pas du Nu Image. Toujours est-il que l'ensemble est très convenu, avec son lot de serpents de synthèse plus ou moins réussies ou incrustés maladroitement, ses quelques gags sympathiques comme ce serpent se dressant entre les jambes d'une victime morte dans son lit, ce qui émerveille sa récente conquête féminine. La différence se situe surtout au niveau des quelques plans coquins dévoilant les corps dénudés de quelques jeunes filles joliment gaulées. Niveau casting, on retrouve William Katt, connu pour avoir incarné l'écrivain Roger Kobb dans HOUSE et HOUSE IV et qui incarne ici un écrivain appelé Page (!). Un petit film sans grand intérêt et réalisé par son acteur principal qui s'est gardé le beau rôle... Kerozene

SNAKES ON A PLANE aka Serpents à bord aka Des serpents dans l'avion - David R. Ellis avec Samuel L. Jackson, Julianna Margulies, Nathan Phillips, Rachel Blanchard, Flex Alexander, Kenan Thompson, Keith Dallas, Lin Shaye, Bruce James, Sunny Mabrey, Byron Lawson, 2006, États-Unis/Canada, 106m

Pour avoir été témoin d'un meurtre à Honolulu commis par le dangereux gangster Eddy Kim, le jeune sportif Sean Jones est en danger de mort. Un agent du FBI, Nelville Flynn, lui sauve toutefois la vie et obtient de lui qu'il aille témoigner contre Eddy Kim en cour à Los Angeles. Flynn prend des précautions pour s'assurer qu'il puisse emmener Sean par avion de Honolulu à Los Angeles sans dangers. Mais Eddy Kim a des complicités partout et il parvient à connaître le vol en question. Il s'arrange alors pour faire monter à bord toute une flopée de serpents venimeux de toutes sortes, dont leur libération programmée et leur excitation accentuée par des phéromones aspergées sur des fleurs permettra d'éliminer tout le monde à bord et de faire écraser l'avion dans l'océan afin de faire passer le tout pour un accident. Bien vite, les serpents libérés font des ravages et l'agent Flynn avec l'aide de Sean et du personnel de bord doivent isoler une partie de l'avion pour permettre aux survivants de résister aux attaques des ophidiens. Alors que le FBI alerté fait appel à un spécialiste en reptiles pour chercher des solutions, Flynn doit trouver quelqu'un pour faire atterrir l'avion, car les deux pilotes sont morts et les passagers restants sont au bord de la panique.

Il était à prévoir que ce film catastrophe puisse décevoir étant donné le titre et le récit annoncé. Le résultat final étonne au bout du compte et s'avère même une très bonne surprise. Si l'intrigue ne sort pas vraiment des sentiers battus établis par le genre, il permet à tout le moins une suite quasi-ininterrompue de moments horrifiques forts et de suspense bien soutenu. C'est que les serpents de ce film tuent un nombre incalculable de personnes, permettant ainsi un bodycount assez élevé et des scènes morbides chocs, voire rigolotes (ex. le type qui se fait mordre la queue par un serpent alors qu'il urinait ou la jeune femme bien en chair qui se fait mordre un sein par un serpent alors qu'elle baisait son mec dans les toilettes!). Autre élément positif: le mélodrame généralement présent dans ce genre de film a été complètement évacué; le réalisateur David R. Ellis (FINAL DESTINATION 2) ayant préféré misé efficacement sur les sensations fortes et l'accumulation de la tension. Le spectateur n'a donc plus qu'à fermer les yeux sur le manque de profondeur de l'ensemble et à se laisser porter par le rythme infernal du métrage, d'autant plus que les explications ou les détails fournis dans le dialogue et le jeu des acteurs arrivent à faire passer les invraisemblances sans que l'on s'en rende compte. Techniquement, on passe très bien des effets spéciaux parcimonieux en CGI à des effets spéciaux mécaniques réussis jusqu'à l'emploi de vrais serpents. Bref, un film pop-corn des plus divertissants et des plus jouissifs à voir avec grand plaisir si l'on ne prend pas le tout trop au sérieux. Mathieu Lemée

SNOW WHITE AND THE THREE STOOGES - Walter Lang avec Carol Heiss, Larry Fine, Joe DeRita, Moe Howard 1961, États Unis, 107m 

Blanche Neige, incidemment experte en patinage dans cette version, est l'objet de jalousie de sa belle mère. Enfermée, elle sera secourue par les trois stooges, qui sont quatre avec l'orphelin "Quattro", en fait le prince amnésique que tout le monde croit mort. Réfugiés dans la maison des sept nains, absents pour la saison, tout ce beau monde essaie de suivre l'histoire originale en patinant et en chantant !

Faut pas trop se plaindre quand on tourne des Jason vs Freddy ou King Kong vs Godzilla, les couple irrévérencieux et pas naturels existent depuis longtemps. Mélanger l'humour slapstick méchant des Stooges avec la féérie du conte de Blanche Neige est une bien drôle d'idée. Larry, Moe et Curly Joe sont donc bien sages dans cette entreprise qui met en vedette Carol Heiss, championne de patinage artistique, pas vraiment actrice. On aura donc droit à des numéros de patins fort bien montés mais qui détonnent. Tout comme les chansons, de toute évidence non interprétées par les acteurs. Les dialogues sont tellement évidents que l'on devine les fins de phrases facilement. Rien de bien surprenant, sauf peut-être cette épée magique volée par Curly Joe qui réalise quelques souhait bien intentionnées. Walter Lang est plus connu pour les classiques THE KING AND I ou CAN CAN. Mario Giguère

SOLARBABIES aka Solar Warriors aka Les GUERRIERS DU SOLEIL - Alan Johnson avec... on s'en fout, ils sont tous insupportables ces ados... 1986, États Unis,  94m

Dans ce monde totalitaire et futuriste, une bande d'adolescents destinés à devenir des soldats, tuent le temps en jouant au hockey en cachette... Jusqu'au jour ou une boule lumineuse surgit de nulle part va les guider vers un autre monde... (sic !)

Décors désertiques, véhicules blindées cartonnées, on se croirait à s'y méprendre dans une série Z italienne, et pourtant... ici pas de gore mais des adolescents, pas de violence gratuite mais des cascades en patin à roulettes, bref c'est "Mad Max III" à Disneyland ! On est réellement pas très loin du navet post-apocalyptique totale. Les ados sont à la limite du supportable, les situations d'un ridicule à tout épreuve, et le scénario d'un sérieux insupportable.. Rien n'est à sauver si ce n'est une ou deux scènes comme celles du match de hockey style "futuriste" du début du film.

L'auto-censure des images imposée par le public auquel ce produit est destiné nuit très fortement à ce "monde qui se veut violent mais pas trop quand même" !

A jeter aux oubliettes cosmiques. Marc Evil

SOLDIER - Paul W.S. Anderson, 1998, États Unis/Angleterre 

1996: des petits n'enfants sont surentraînés. Ils apprennent la haine, le devoir, l'obéissance et surtout ils apprennent à se battre et à n'avoir aucun sentiment. 40 ans plus tard, le soldat le plus fort, c'est Todd (Kurt Russell), officier sans cervelle qui dégomme tout parce qu’on le lui demande. Seulement, un homme débarque avec de nouveaux soldats, plus forts, plus résistants, plus cons. Todd devient obsolète et est jeté aux ordures sur une planète poubelle. Là, il y rencontre une communauté pacifique. Mais les nouveaux soldats vont venir s'y entraîner et tout faire péter. Un peu con ce film. Mais en même temps on s'y amuse niaisement. L'histoire ne réserve aucune surprise. Mais le tout possède un côté série B probablement involontaire qui rend le film attachant. Tout le film sent bon le studio. Kurt Russell y est merveilleusement monolithique, il tire la gueule tout le temps et décroche 3 mots durant le film. Mais évidemment il s'humanise. Alors, c'est dur de ne pas rigoler quand il verse une larme, mais en même temps, on le comprend. C'est beau (oui, bon, ben jusqu'à un certain point). Et quand ça bastonne, ça bastonne. Un film de SF musclé qui passe bien lorsqu’on veut se reposer. Kerozene

SOLO - Norberto Barba avec Mario Van Peebles, William Sadler et Adrien Brody, 1996, États Unis, 93m

Solo est la toute dernière création de l'armée américaine, une machine à tuer sans émotion et qui écoute strictement les ordres. Malheureusement, il semble y avoir un défaut de fabrication et Solo paraît plus humain que certains humains à bien des niveaux. Solo décide donc de s'enfuir dans la jungle pour échapper à l'armée et débarque dans un village attaqué constamment par des rebelles. Solo va aider les pauvres fermiers et leur donner de l'espoir. Malheureusement pour Solo, l'armée l'a localisé et va chercher à détruire leur création défectueuse.

SOLO fait partie de ces films qu'on aimerait oublier. On devine rapidement que nous sommes en présence d'un hybride entre TERMINATOR, ROBOCOP et UNIVERSAL SOLDIERS. Le hic, c'est seulement triplement mauvais puisque tous les emprunts sont mal exploités. Mario Van Peebles offre la performance la plus étrangement ridicule que j'ai pu voir de ma vie. Le mec est supposé être un robot aux réflexes hyper développés mais merde il marche avec moins d'aisance que C3PO. Ç'est ce qu'on appelle être crédible. On note la présence d'Adrien Brody, qui allait par la suite remporter un oscar. Les scènes d'action viennent racheter un peu la merde, mais c'est pas assez. SOLO ennuie beaucoup plus qu'il ne divertit et finalement, on en vient à plaindre notre ami Mario, qui est aller se risquer là-dedans. Abba

SON OF INGAGI - Richard C. Kahn avec Zack Williams, Laura Bowman, 1940, États Unis, 61m

le film a une certaine réputation pour être le premier film d'horreur avec un ensemble d'acteurs de "couleur", comme on disait à l'époque. Le titre fait référence à INGAGI, un faux documentaire sur le Congo, mais là s'arrête le lien. Il semble qu'il a connu un certain succès à sa sortie, jouant alors dans les cinéma réservés aux "noirs".

Un jeune couple se marie et, comble de malheur, fêtant tard dans la nuit avec leurs amis, la fonderie ou il travaille explose et le couple se retrouve donc sans le sou. Le Docteur Helen Jackson, une vielle scientifique recluse, approche la jeune épouse pour lui confier qu'elle a connue son père, la belle est orpheline depuis l'âge de dix mois, et qu'elle l'a aimée. Helen qui a donc passé une partie de sa vie en Afrique, a un autre terrible secret, un géant poilu qu'elle garde caché dans son sous-bassement, qu'elle appelle au son d'un gong. Helen meurt et le jeune couple hérite de sa maison, sans savoir que le monstre rôde sans ses fondations.

La fête pour le mariage est un prétexte pour pousser quelques chansons, presque obligatoires à l'époque. Le rythme est très lent et il faut être patient pour tenir jusqu'à la fin. Les situations sont très convenues et les blagues souvent télégraphiées. Le film est surtout intéressant pour son monstre aux origines inconnues, homme velu ou chaînon manquant, qui sait ? Une curiosité, donc. Mario Giguère

SON OF MONTE CRISTO - Rowland V. Lee avec Louis Hayward, Joan Bennett, George Sanders, 1940, États Unis 

En 1865, le général Gurko Lanen (Georges Sanders) veut devenir roi du Lichhtenburg, au grand dam de la princesse Zona (la belle Joan Bennett vue pas mal plus tard dans SUSPIRIA). Au moment ou elle allait s'échapper du royaume pour aller chercher en France du renfort de la part de Napoléon III, elle rencontre le comte de Monte Cristo. En fait, le fils du fameux comte, tout aussi habile à l'épée ou à se faire passer pour THE TORCH, justicier masqué qui va aider Zona et la population en proie au tyran qui ne rêve qu'à s'élever au rang de la noblesse.

Je sais que le roman existe, écrit non pas par Dumas, mais je ne saurais dire si l'histoire en est l'adaptation. Toujours est-il qu'en ce 1940, on tourne un scénario dans la lignée des serials des années 30, remplit de rebondissements, de cascades, de changements de costumes et de périls sans fin. Joan Bennett est belle et froide en aristocrate qui fondra dans les bras du riche comte. Que ceux qui croient que ces films d'un autre siècle étaient lents à démarrer et lourdaud dans l'intrigue se rendent compte qu'ils ont tort de se priver d'épopées enlevantes ! Mario Giguère

SORTILÈGES aka BLOODBEAT aka BLOOD BEAT - Fabrice A. Zaphiratos, 1985, États Unis    

On va faire vite, parce que là on touche quand même au summum de la daube. A la veille de Noël, dans un coin très perdu ("Je vais chercher à boire au village, je serai de retour dans deux heures" lâche l'un des protagonistes) un jeune type rend visite à ses parents et leur présente sa nouvelle copine. Celle-ci ne plaît pas du tout à maman, peintre extralucide visiblement restée crochée sur des acides gobés durant sa période hippie, tandis que le beau-père, chasseur barbu vêtu d'un treillis, inquiète quelque peu mademoiselle. Rapidement, celle-ci est prise d'étranges visions et un samouraï surgit de nulle part découpe le casting sans vraiment que l'on comprenne pourquoi. Le samouraï, matérialisation de l'esprit de la jeune fille apparemment revenue d'on ne sait où (elle même ne semble pas le savoir) pour assouvir ce qui semble être une vengeance, sera contré par des pouvoirs paranormaux illustrés par de vilains gribouillis sur la pellicule. Cette histoire incompréhensible et épouvantablement filmée est desservie par des acteurs aussi charismatique qu'un vieux bout de pizza que ne peuvent sauver ni les quelques timides maquillages gores, ni le plan nichon de service qui s'avère être la seule chose positive de ce monstrueux navet soporifique.. Kerozene

SOULKEEPER - Darin Ferriola avec Rodney Rowland (A l'aube du 6ème jour),  Kevin Patrick Walls (Blade), 2001, États Unis

Le film débute sur une sorte de rituel orchestré par des bédouins, un jeune homme attaché reçoit une sorte de lumière dans les yeux et se trouve possédé par un démon... De nos jours on découvre deux jeunes gars, coeurs solitaire et supers amis un peu rêveurs qui sont des as de "l'acquisition"... autrement dit le vol, d'objets rares. Leur employeur d'ordinaire les a laissé tomber et ils sont contactés par un homme âgé et étrange prénommé Pascal (Brade Dourine) qui les charge de retrouver la pierre de Lazare, comme indice il leur demande de voir un homme et leur donne une adresse... L'adresse est un cimetière et l'homme un squelette. Mais c'est le début de leur quête qui passera d'un endroit étrange à un autre, mêlé d'illusions et ils seront régulièrement poursuivis par un monstre.

Pas facile de résumer ce film sans révéler d'éléments importants... Ce film est un agréable cocktail de bonnes choses. Le meilleur point à commenter est qu'il conserve son intrigue jusqu'à la fin en tenant le spectateur en haleine. Tout le long du film on se pose des questions sur les personnages, qui est qui, pour font-ils çà... Et ce n'est qu'à la fin qu'on découvre tout çà sans avoir vraiment eu de soupçons. C'est un bon élément.

Ce film est fort agréable, avec une très bonne touche d'humour. Les deux gars étant particulièrement drôles mais sans en devenir agaçant. Les effets spéciaux sont très bons mais on joue surtout sur le suspens. Il y a pas mal de clins d'oeils à d'autres films tels que La nuit des morts-vivants, Le retour des morts-vivants et l'exorciste.

J'ai un peu de mal à en faire la critique car je ne trouve pas de réel défaut. C'est franchement un film agréable même si on a tendance à se poser un peu trop de question qui trouveront heureusement une réponse à la fin. Dragonvolfied

SOUL SURVIVORS - Stephen Carpenter, 2001, États Unis

à la vue du connard qui se colle la gueule dans sa vitre de char et fixe les gens, le spectateur fait quelques associations mentales (ah mais j'ai vu ça quelque part? où? dans Jacob's Ladder?) et est en position de deviner toute la suite du film (ah non, dis-moé pas que la fille est sur une table d'opération après son accident et qu'elle fabule tout le film alors qu'elle se trouve entre la vie et la mort? Fuk, c'est original). Malgré tout, et contrairement au film de Lyne, on s'assure de bien expliquer (ZZZzzz) toute cette troublante logique au spectateur trop imbécile pour comprendre (i.e. notre public cible) - par contre, personne pour expliquer pourquoi les jeunes filles prennent leur douche tout habillée. Remarquons le brillant commentaire social : rave= satanisme et mort.

Commentaire du commis : "je l'ai pas vu, mais paraît que le scénario est ben Fucké" Memorial BBQ

A SOUND OF THUNDER - Peter Hyams avec Edward Burns, Catherine McCormack, Ben Kingsley, Jemima Roper, Wilfried Hochholdinger, David Oyelowo, August Zirner, William Armstrong, Cory Johnson, Scott Bellefeville, Andrew Blanchard, 2005, États-Unis/Allemagne/Répuplique Tchèque, 102m

En l'an 2055, une compagnie appelée Time Safari organise des voyages dans le temps comme loisir pour une clientèle de gens riches. Ceux-ci ont l'opportunité de pouvoir tuer un dinosaure prédateur à l'ère préhistorique mais ils ne doivent en aucun cas rien laisser derrière eux, ni quitter le sentier spatio-temporel afin de changer le passé et ni rien rapporter dans le présent. À la suite d'une situation imprévue au cours d'une chasse, l'un des clients provoque toutefois un incident qui modifie le présent alors que des changements climatiques surviennent au XXIième siècle après le retour des voyageurs. Surgissent alors par la suite des plantes préhistoriques, des insectes inconnus et des monstres reptiliens affamés. Travis Ryer, guide responsable des expéditions chez Time Safari se rend compte que son patron Charles Hatton, par souci d'économie, n'a pas fait inspecter les costumes et les équipements des voyageurs au retour de la dernière expédition. Il tente donc de retrouver ces voyageurs pour découvrir ce qui a pu changer l'équilibre terrestre afin de pouvoir remonter dans le temps et empêcher l'incident qui a provoqué tous les bouleversements temporels risquant de mener l'espèce humaine vers l'extinction. Pour y arriver, Ryer obtient l'aide de Sonia Rand, l'inventeur de la machine à voyager dans le temps qui avait d'ailleurs désapprouvé l'usage matérialiste qu'en a fait Hatton.

Au début de sa carrière, Peter Hyams était un réalisateur ayant une certaine ambition qui mettait en scène des sujets intéressants. Depuis quelques années par contre, il se contente d'accepter des commandes qu'il confectionne sans la moindre parcelle d'imagination. La trame de base, tirée d'une nouvelle de l'auteur bien connu Ray Bradbury, possédait pourtant un certain potentiel mais l'intrigue que les auteurs en ont tiré apparaît démodée et peu reluisante. On a l'impression en visionnant le film, que le réalisateur s'est volontairement contenté de concevoir une série B de science-fiction digne des années 50; que ce soit dans les effets spéciaux en CGI complètement ratés (comme si le film compétitionnait avec les trucages rigolos des oeuvrettes d'Ed Wood ou de Bert I. Gordon) qu'on se plie en quatre à force de rire dès qu'on les voit, les personnages dessinés à gros traits et l'abondance d'erreurs criantes contenues dans le scénario. De deux choses l'une, ou vous y trouverez facilement matière à rire tellement le film est un sommet de nullité et d'illogisme narratif flagrant, ou bien vous serez amèrement déçu d'autant plus que le suspense et le gore sont absents et que les scènes de violence se font rare. À vous de choisir. Des acteurs de talent en manque de boulot démontrent dans leur jeu appuyé qu'ils ne croient aucunement à leurs personnages, au récit et au film en général. Mathieu Lemée

Une compagnie invente une machine a voyager dans le temps qui permet d'aller y faire la chasse au dinosaure. plusieurs règle s'applique pour ne pas changer le cour de l'évolution. on ne tue pas n'importe quel dino, mais bien un t-rex qui est sur le point de mourir de toute façon (toujours le même a chaque voyage), les armes sont spécialement construite avec des balle de glace et un chemin est tracé pour être sur que personne n'en dévie. évidemment un moron trouve le moyen de dévier du chemin et laisse sa trace, créant donc un bouleversement dans l'évolution.

Ça a tout du scénario a deux sous, fait avec a peu près le même montant, mais il s'agit quand même d'une nouvelle de Ray Bradbury. il est même surprenant de voir Ben Kingsley attaché au projet dans le rôle du proprio de la compagnie (il avais besoin de payer son hypothèque probablement). malgré tout, le résultat surprend. les dinos et autres bibittes sont loin d"être de la trempe de Jurassic Park, mais le film est tout de même bien construit. le montage est bien rythmé et nous laisse en haleine du début a la fin. le jeu des acteurs est correct. le tout sur fond d'aventure et d'enquête pour savoir comment tout ça est arrivé et comment régler le problème. c'est le genre de film direct en vidéo, une seule copie sur les tablettes que les gens vont louer parce qu'il y a un ou deux visage connu. j'étais sur de tomber sur une bouse sans nom, je ne me rappelle plus ou ni comment j'ai entendu parler de ce film, mais j'ai été agréablement surpris et reverrais le film avec plaisir. Hermit

SOYLENT GREEN aka Soleil Vert - Richard Fleischer avec Charlton Heston, Leigh Taylor-Young, Chuck Connors, Joseph Cotten, Brock Peters, Paula Kelly, Edward G. Robinson, 1973, États Unis, 97m

En l'an 2022, la Terre connaît de graves problèmes: surpopulation, réchauffement de la planète laissant plusieurs endroits inhabitables et rendant quasi-impossible la culture des aliments frais et naturels; ce qui fait que les gens sont massés dans des villes tout en mourant de faim. Une gigantesque corporation, la Soylent, se charge de vendre de la nourriture synthétique à la population majoritairement appauvrie qui doit en plus rationner les réserves d'eau pour survivre. Tout cela ne va pas sans quelques émeutes mais les autorités n'hésitent pas à arrêter ceux qui troublent l'ordre public. C'est dans ce contexte qu'un détective de la police de New York, l'inspecteur Thorne, enquête sur le suicide de l'un des actionnaires importants de la compagnie Soylent, qui pourtant était riche et ne manquait de rien. Divers indices mènent Thorne à comprendre que le suicidé avait de gros remords face à aux décisions de la compagnie. Thorne cherche alors à découvrir la véritable source de fabrication des produits alimentaires que la Soylent vend aux masses, alors que des tueurs sont à ses trousses. Thorne découvrira l'affreuse et incroyable vérité derrière les produits vendus par la corporation mais parviendra-t-il à alerter à temps la populace?

Les années 60-70 ayant été un véritable bouillonnement en matière de questions sociales et de réflexions sur l'avenir de l'humanité à l'intérieur de nations pourtant riches, le cinéma de S-F a su y trouver de quoi s'alimenter pour illustrer toutes sortes de dystopies futuristes pessimistes ou apocalyptiques dans des films d'anticipation de qualités diverses. Dans le cas de "SOYLENT GREEN", nul doute que celui-ci fait partie des grandes oeuvres du lot. Le sujet du film demeure encore aujourd'hui plus que jamais d'actualité et possède toujours autant d'impact, même pour les nouvelles générations de spectateurs qui découvrent ce long-métrage et en ressortent tout aussi hantées par ses images et ses révélations. Le vétéran Richard Fleischer a su livrer un mise en scène fluide et percutante, nantie d'une superbe photographie, de décors de circonstance et d'une musique adéquate, qui ménage pourtant ses effets jusqu'à la finale, véritable douche glacée pour le public malgré les indices parsemés dans l'intrigue qui l'annonçait. Sous certains angles, ce film de S-F possède des attributs propres aux films à catastrophes, très à la mode à l'époque, mais sans qu'on y décèle les éléments spectaculaires artificiels communs à ce sous-genre. Un chef-d'oeuvre impressionnant qui continuera à faire jaser (jusqu'à ce qu'arrive la fin du monde, c'est-à-dire quand il sera trop tard pour agir!). Charlton Heston se montre bien plus en forme que dans un autre film du même genre, "THE OMEGA MAN", et les autres comédiens ne se montrent pas avares de leur talent. Mathieu Lemée

SPACE DAZE - John Wesley Norton avec James Vallo, Katrina Lenk, Corey Feldman, 2005, États Unis 

Il est animateur d'une émission fauchée sur les extraterrestres et autres trucs de cercles de foin et vient de se faire virer. Il arrive au bar et conte ses malheurs, et ses histoires et reportages au barman, intéressé par la chose.

Écrit, produit et réalisé par Norton, son premier crédit sur imdb, distribué par Troma, Space Daze est d'un ennui presque total. Il y a une séquence, un reportage ou l'on montre un film super-8: une famille reçoit la visite d'un extraterrestre le jour de Noël et tout le monde le tabasse, raconté comme ça c'est rien, mais c'est bien fait et on rit. Pour le reste, des gags banals, des allusions sexuelles banales, une enfilade de sketchs livrés par des acteurs inégaux devant une caméra vidéo peu inventive. Corey Feldman 3-4 minutes. Passez tout droit et ne collectez rien. Mario Giguère

SPECIES III aka LA MUTANTE 3 - Brad Turner, 2004, États Unis  

Le docteur Abbot, un professeur en médecine aux motivations douteuse, kidnappe notre Natasha Henstridge préférée. A peine a-t-il le temps de mettre la main dessus qu'elle met au monde une nouvelle bestiole, et meurt en couche. Suivant sa soif de science, le doc héberge l'enfant qui en quelques jours atteint la taille d'une blonde aux nibards siliconés désireuse de trouver un partenaire digne de la féconder... Seulement voila, madame est très capricieuse et n'accepte de coucher qu'avec des mâles de son espèce.

S'il était inutile d'espérer un film à la hauteur de son illustre prédécesseur (SPECIES II est sans doute l'un des bis les plus dingues des années 1990), il était au moins permis d'espérer un minimum de débauches de sexe et de sang puisque c'est tout de même sur ces deux mamelles qu'est censé capitaliser cette franchise. Malheureusement le traitement appliqué par le réalisateur Brad Turner refoule le style télévisuel impersonnel et consensuel, et pour cause, monsieur a œuvré comme réalisateur sur une tripotée de séries US branchouilles, de "24" à "Prison Break" (dont l'interprète de T-Bag, Robert Knepper, incarne justement le Dr. Abbot), en passant par "Stargate", "Alias" ou "Smallville"... Quant à la mutante de service, la pauvre Sunny Mabrey (vue dans DES SERPENTS DANS L'AVION) peine à faire oublier la fringante Natasha. Et puis le silicone est ici une faute de goût totalement impardonnable. En revanche, on retiendra plus facilement la prestation d'une certaine Amelia Cooke, brune fatale dans le rôle d'une salope extra-terrestre au tempérament carrément explosif et à la plastique sublime qui s'envoie en l'air avec un pompiste dans des chiottes crasseuses avant de lui exploser la tête. Etonnante bonne femme issue du mannequinat et qui passa par la case "The Bold and the Beautiful"... Beautiful... ça lui va si bien. Kerozene

SPIDER BABY OR THE MADDEST STORY EVER TOLD - Jack Hill avec Lon Chaney Jr, Carol Ohmart, Beverly Washburn, 1968, États Unis

Il arrive parfois, et c'est rare, de tomber sur de véritables petites perles cinématographiques méconnues à la TV câblée françise.. Ce fut le cas avec ce chef-d'oeuvre qui nous présente une famille bien singulière mais tellement attachante...

Au fin fond de la campagne US dans une bâtisse reculée, vivent sous la tutelle de leur oncle Bruno (génialissime Lon Chaney), de grands enfants adorables, Elizabeth, Virginia et Ralph. Ils souffrent tous trois du syndrome de Merrye, une maladie rare qui fait régresser le cerveau à un stade infantile et qui les force à vivre à l'écart des autres. Oncle Bruno, tant bien que mal, tente de les éduquer : oui, c'est mal de manger les insectes, de préparer du chat pour dîner, c'est mal de jeter des filets sur des visiteurs égarés, mal d'avoir des araignées comme animaux de compagnie, mal de tuer les gens aussi..

Lorsque qu'inopinément des cousins s'invitent chez eux, Bruno va avoir tout le mal du monde à canaliser les énergies, masquer les tares de sa petite famille et le fragile verni couvrant le début de soirée va bientôt éclater dans une douce folie meurtrière..

Que dire de ce petit joyau ? Que j'en suis encore sur le cul ? Ce Spider Baby est un film hors norme, hautement humoristique et très caustique, se situant hors du temps car ne se raccrochant à aucun style. Lon Chaney y explose littéralement portant le film sur ses larges épaules. Les scènes d'anthologies, d'angoisses et d'horreur y abondent - que dire par exemple du baiser que Virginia dépose tous les soirs, avant d'aller se coucher, sur la joue... du cadavre de son père ?

Bref un film qui mérite d'être découvert pour mille et une raisons et qui assurément mérite bien sa place au Club !! pour sûr ! Marc Evil

SPIDERS aka Arachnides - Gary Jones, 2000, États Unis 

Un adorable navet, pour les amateurs de légumes! La surprenante histoire de trois jeunes reporters travaillant pour le journal de leur école qui font un papier sur une expérience top-secret de la NASA. En effet, la NASA a envoyé une équipe de savants à bord de la navette spatiale Solaris pour faire des expériences génétique dans l'espace sur une araignée. Malheureusement, la navette se fait prendre dans une ondée magnétique, l'araignée se sauve et attaque sauvagement les occupants de la navette. Devant l'imminence d'une catastrophe, les savants de la NASA mettent la navette en pilotage automatique afin de la faire s'écraser sur Terre. Tout à fait par hasard, la navette s'écrase dans le désert tout près de l'endroit ou les jeunes reporters se terrent, de sorte que nos jeunes peuvent visiter l'astronef avant les spécialistes de la NASA. Bref, les jeunes se cachent après avoir vu les membres de la navette massacrés et démembrés, et suivent les agents gouvernementaux dans les locaux ultra-secrets ou les expériences sont menées. Un survivant de la navette est retrouvé, et ce dernier leur annonce une bien mauvaise (mais prévisible) nouvelle.

Un beau petit film inutile, savoureux en autant qu'on aime les légumes, plein d'influences allant d'Alien à l'Exorciste en passant par The Matrix et X-Files. Jolis maquillages, jolies araignées mécaniques et maquillage gore assez réussis. Les effets pyrotechniques laissent à désirer, comme dans cette superbe scène ou on fait sauter la navette Solaris avec une grenade. Dialogues ridicules, musique a la Alien, un petit film à regarder en solitaire un dimanche après-midi. Sv Bell

Fauché et foncièrement con, cette série Z est un pur bonheur. L'araignée nous fait super plaisir avec son air faux et elle a la bonne idée de fuir afin de foutre son bordel en ville. Faut pas être regardant sur la qualité, et là on s'éclate comme de vrais gosses. Kerozene

Heeeeeey mais ouiiii! Enfin un bon Z des années 2000! Qui l'eut cru?

Moi qui pensais que les histoires d'araignées géantes et autres sujets vaguement débiles de ce style et très marqués 50's n'intéresseraient plus jamais personne!

Ici, une journaliste adepte des chroniques sur les (faux) OVNI qu'elle prend pour des vrais se retrouve embarquée dans une base secrète militaire, où est élevée une araignée spéciale génétiquement modifiée en milieu spatial destinée à devenir une arme redoutable. Seulement voilà, la bébête a la fâcheuse tendance à pénétrer dans l'estomac des gens afin de ressortir large de 50 cm par la bouche! Les héros vont donc se confronter au monstre qui ne cessera de grandir tout le film pour montée en haut d'un gratte-ciel à la King Kong à la fin!

Gags nuls, monstre hideux, trucage délirant et gore violent sont à la clef de ce petit chef d'oeuvre qui n'est pourtant qu'un téléfilm!? Un très bon "cluddesmonstres" movie en tout cas, sans l'ombre d'un doute! Franfran

Une journaliste collégiale (Lana Parrilla) légèrement agaçante qui lance des "Cool !" aussi fréquemment qu'elle respire essaie de trouver un sujet d'article paranormal pour la prochaine édition projetée de son torchon. Elle a un moment deux extraterrestres sous la main, mais son chef de pupitre, devant le ridicule de la situation, les renvoie chez eux et sermonne Lana. Celle-ci décide alors de se rendre, avec deux copains du journal, enquêter sur une base militaire perdue dans le désert - mais visiblement non loin de la ville où ils se trouvent - où, comme par hasard, s'écrase devant leurs yeux inexpressifs une navette de la Nasa qu'on rapporte, au bulletin de nouvelles, comme ayant brûlé dans l'atmosphère. Devant cette contradiction évidente, nos idiots décident d'enquêter.

Vous avez dit "straight-to-video" ? Il eut effectivement été sacrilège de présenter cette douleur vive en salles, où l'audace du producteur aurait probablement créé des émeutes. À moins que je ne sous-estime le bovinisme du spectateur moyen de "films de grosse bébittes"... Quoiqu'il en soit, c'est un débat théorique et il n'a pas sa place ici, car le sujet de discussion est le film lui-même, sommet de puanteur démagogique, médiocre ramassis de clichés saupoudré d'effets CGI puants et parsemé de performances dramatiques à pleurer de désespoir.

Un contrôleur de la Nasa, occupé à regarder sur son petit écran une expérience en cours dans une navette spatiale, est témoin d'une perturbation qui amène une tarentule injectée d'un virus à s'échapper des mains des scientifiques de l'espace (!?!?) et à piquer tout l'équipage dans une furie destructrice. Ces moments sont déjà empreints d'un certain "sens du cheap", alors que des stock shots sont maladroitement utilisés et que les acteurs font de leur mieux pour faire comme si le sublime ridicule de la situation ne leur donnait pas envie de foutre le camp du plateau à grandes enjambées.

Que dire de nos trois reporters ? Le personnage de Marci, la journaliste à lunettes, a sans doute trop écouté X-FILES et ça lui est monté à la caboche... Lana Parrilla, spécialisée dans la "marde", a été un personnage dans SPIN CITY le temps d'une saison et est aussi apparu dans l'édifiant REPLICANT de Ringo Lam aux côtés d'un autre bovin, Jean-Claude Van Damme... Ses petits amis sont aussi nuls, l'un d'eux arborant même une "coupe Longueuil"... bouclée !! Sommet du mauvais goût dont il n'a visiblement pas l'air de s'apercevoir.

Le personnage du méchant monsieur de la Nasa qui tue tout le monde pour un rien grimace tant qu'il peut pour prouver qu'il a un coeur dur comme une pierre. Je n'ai même pas mentionné les ignobles araignées... Bien sûr, le film peut être efficace pour les arachnophobes, mais le commun des mortels soupirera en coeur devant ces créatures numériques, qui se meuvent d'une façon saccadée et ridicule, et qui donnent immanquablement l'air très con aux "acteurs" qui doivent faire semblant d'être "effrayés" par une animation aussi pauvre.

Le gros de l'action se situe dans un complexe souterrain, avec des effets spéciaux à deux sous, et une tension inexistante. Une fois que l'action se transporte à l'extérieur, ça devient vraiment du n'importe quoi, et moi qui croyais que le film était terminé, pouf, rebondissement, encore un bon dix minutes à souffrir ! C'est l'apocalypse de l'animal, l'attaque de la créature sur la ville, un clin d'oeil à King Kong et à Rambo tout à la fois, une finale à pleurer de consternation.

Comment concevoir que des gens sérieux, croyant "faire la piasse", se soient intéressés à ce projet ? Et comment croire que les acteurs, soucieux de leur image, et du contenu de leur CV, n'aient pas fui les lieux de tournage après les 2-3 premiers jours ?

Je pourrais fournir une réponse sur le niveau de rigueur, autant intellectuelle que professionnelle, de tous les gens impliqués ici, mais ce serait sournois et pas gentil, car après tout, je suis supposé aimer les "mauvais" films, non ? Eh ben non, quand c'est aussi mauvais que ça, ça devient carrément impossible !  Orloff

SPIDERS II: BREEDING GROUND aka SPIDERS 2 aka SPIDERS: LE RETOUR DES ARAIGNEES GEANTES aka ARACHNIDE 2 : L'ÉLEVAGE- Sam Firstenberg, 2001, États Unis

Nu Image est une boîte qui aime bien exploiter ses idées jusqu'à l'usure, aussi minces soient-elles. Et chez eux, le film de grosses bébêtes a été plutôt prolifique: SHARK ATTACK 1 2 et 3, OCTOPUS 1 et 2, CROCODILE 1 et 2 et ici SPIDERS 2, la suite du très sympathique SPIDERS de Gary Jones. Réalisé par Sam Firstenberg, celui qui nous avait livré plein de films de ninjas lors de l'age d'or de la Canon, SPIDERS II ne parvient pas la cheville de son prédécesseur.

On y fait la connaissance d'un couple naufragé recueilli par un gros bateau qui dissimule en fait un savant fou et ses activités scientifiques illégales qui consistent à incuber des oeufs d'araignées géantes dans les corps d'innocentes victimes, et ce dans le but de trouver le vaccin ultime à toutes les maladies du monde, les araignées étant immunisées contre celles-ci. Mais l'arrivée du couple pose problème: l'homme est soupçonneux, le capitaine du bateau tombe amoureux de la femme, le docteur qui n'est autre que le savant fou drogue le gentil héros et c'est sa femme qui, telle une Ripley bon marché, se ruera dans les brancards et massacrera des dizaines d'araignées géantes qui se seront auparavant nourries des méchants marins.

Tout ce qui rendait SPIDERS plaisant a ici en grande partie disparu. La mise en scène de Firstenberg, appuyée d'effets spéciaux carrément calamiteux, s'avère très approximative et à aucun moment il n'arrive à nous surprendre, contrairement à Gary Jones qui avait tout de même réussi à installer une réelle progression dramatique au sein de son film. On ne parle même pas des utilisations catastrophiques des maquettes, des transparences et des images de synthèse dont la combinaison s'avère absolument désastreuse. Bref, c'est un échec sur toute la ligne. Kerozene

Un couple à bord de son yacht va croiser un bateau qui a été mis à feu et retrouver un seul mort à bord. Pris dans une tempête, naufragés, ils seront pris à bord d'un cargo qui n'a pas de cargaison visible. Les pauvres sont dans un cargo laboratoire ou l'on élève des araignées géantes. Mazette, quand ça va mal !

Stephanie Niznik joue la femme forte, une Linda Hamilton des pauvres, naïve à souhait, qui sera obligée de démerder son mari qui fourre son nez partout. Richard Moll joue le savant fou pas subtil pour cinq sous. On a un mince budget pour une grosse araignée en direct et des tas en digital, plus ou moins convaincantes. On laisse la logique à la mer et on se sert d"'une maquette de bateau sur de l'eau digitalisée, tristesse profonde. Le tout aurait profité d'un montage plus serré, question de se poser moins de questions durant le film, parce que là, pas grand chose se tiens.

C'est le premier film de la firme NU IMAGE que je vois, firme spécialisée dans le film de grosses bibittes à budget réduit et je ne suis pas convaincu. Amenez-moi des monstres en caoutchouc, quitte à voir la fermeture éclair et amenez un peu de folie si vous n'avez pas de budget. Il parait que le premier film est meilleur... Mario Giguère

The SPRING, David Jackson, 2000, Étst Unis, 1h25 - Tourné pour la NBC

Un papa modèle comme on n'en voit que dans les "TV movies" et son fils serviable, en route pour les vacances, croisent sur un chemin forestier un couple dont la voiture "vintage" est prise dans le fossé. Ils font bien évidemment leurs bons samaritains et les sortent de là, mais le couple en partant oublie sur place un sac de voyage sur lequel est inscrite leur adresse. Le papa, bon gus, décide de faire un saut à Springville pour ramener le sac à ses propriétaires, mais il rencontre une jolie demoiselle et croise des gens bizarres pendant que son con de fils se casse accidentellement une jambe, ce qui les forcera à rester en ville pour découvrir un HIDEUX SECRET.

Adapté d'un roman de Clifford Irving, THE SPRING est le genre de TV movie qu'on écoute tard le soir, seul, avec le cerveau à off, quand on constate avec effroi qu'il traîne dans nos boîtes depuis trop longtemps mais qu'on s'est fait la promesse incontournable de le visionner avant de s'en débarrasser. Le récit, qui joue sur le mythe de la "Fontaine de vie", est suffisamment haletant pour capter l'attention des ménagères qui l'écouteront l'après-midi en attendant le mari, entre un changement de couche et un cinq minutes de tricot. On y retrouve Kyle MacLachlan qui se donne beaucoup de mal pour se transformer en stéréotype ambulant : le bon gars qui ne perd pas le moral, mais qui a perdu coup sur coup sa femme et sa mère et qui élève seul et avec beaucoup de courage son fils unique. La jolie fille qui le retiendra en ville s'appelle Alison Eastwood et oui, c'est la fille de l'autre. On a fortement le droit d'être agacé par les brusques fondus au noir de l'image et de la musique après des répliques dramatiques, mais c'est le style maison qui veut ça, allez hop une pause et c'est toujours dix minutes de moins à souffrir à chaque fois ! De bonnes idées scénaristiques, tout de même, mais rien qu'on n'a pas déjà vu cent fois, et le tout n'est pas très développé... Au suivant ! Orloff

the SQUIRM - Jef Lieberman, 1976, États Unis  

Depuis le temps que j'en repoussais le visionnement, je me suis dit qu'il était temps : il fallait que je me fasse LA NUIT DE VERS GEANTS, de Jeff Liberman. Je peux l'avouer tout de suite, ça aurait pu attendre encore un bon bout de temps... Car dans la série les petites bêtes ne nous aiment pas, ce film est très décevant...Je dirai même que c'est une merde. Même au deuxième degré  (obligé, les personnages sont tellement demeurés et l'histoire sans surprise)c'est gonflant !!! A retenir, quand même, un shérif très "on  n'aime pas beaucoup les gars dans ton genre, par ici". On ne peut même pas se rattraper sur les scènes craspecs, il n'y en a  pratiquement pas. Pourtant, elles ont de l'appétit, ces petites saloperies, mais malheureusement hors champ. A par celle où les gentils petits vers décident de faire un parcours du combattant dans la tronche d'un pauvre pekin, rien de marquant. Pour l'anecdote les vers géants, je les cherche encore (merci l'enfoiré de titre français)... Ce brave Liberman avait mieux réussi son coup dans SURVIVANCE (JUST BEFORE DAWN). Abronsius

voyez les cartes de lobby du film SQUIRM

Lors d'une violente tempête, des fils électriques tombent sur le sol et propagent leur énergie dans le sol, rentrant en contact avec des vers de terre et leur donnant un instinct meurtrier. Le lendemain, un New-Yorkais arrive dans le petit village de Fky Creek et découvre avec sa jolie copine à l'accent texan que les dangereux vers sont en train de se régaler de viande à la redneck.

Dans la très grande catégorie des films de bestioles tueuses, SQUIRM est facilement l'un des meilleurs, cela grâce au réalisateur qui connaît bien le genre et sait donc comment donner une bonne frousse au spectateur. Bien que certaines scènes frôlent parfois le ridicule, on ne peut négliger leur efficacité pour créer un suspense. On peut tout de même blâmer que le début du film tire un peu de la patte et que l'on aimerait voir plus de scènes violentes, mais la superbe finale où la majorité de l'action se passe vient tout faire pardonner. De plus, les comédiens sont étonnamment bons pour ce type de film et amènent un certain sérieux, ce qui est plutôt rare dans ces séries B des années 70.

Si vous aimez les petites bibittes tueuses, et honte sur vous si ce n'est pas le cas, SQUIRM est le film pour vous.

Une note intéressante, sur la traque de commentaire du DVD, le réalisateur demande au spectateur s'il aimerait voir une suite ou un remake à son film. Bien que l'un des deux serait quelque chose de très amusant, on ne peut que le trouver un petit peu trop optimiste. Oncle Freak

STARCHASER aka Starchaser: The Legend of Orin - Steven Hahn, 1985, États Unis/Corée

Annecy n'étant pas loin de chez moi, j'en ai profité pour faire un saut au Festival du Film d'Animation.

En lisant le programme, je vois qu'il y a un film d'animation en 3D. Génial, pourquoi ne pas en profiter ?

Le présentateur informe son public - plongé dans une ambiance de fête - que ce film n'a jamais trouvé de distributeur une fois achevé en 1985, la vague de la 3D étant alors terminée. S’il a connu une carrière vidéo, il n'a par contre jamais été vu en 3D. Ce qui a excité tout le monde: nous étions présents à l'avant première mondiale d'un film vieux de 16 ans !

L'histoire est celle d'Orin, esclave condamné à creuser les mines d'une planète lointaine afin de récolter des cristaux, source d'énergie. Lors des fouilles, il tombe sur le pommeau d'une épée sans lame. C'est le début d'une grande aventure qui se conclura sur la libération des esclaves ignorant qu'au-dessus de leur tête il existe un monde à l'air libre. Dans son périple, il perdra sa petite amie, en rencontrera une autre, rencontre un rebelle de l'espace Han Solo style, son épée sans lame coupe en fait les représentants du mal, il y a plein de créatures, de l'humour, c'est sympa... Mais c'est long. 90 minutes à s'éclater les yeux aux lunettes stéréoscopiques, c'est un poil pénible, surtout que le film s'essouffle au bout de 45 minutes. Le happy end final est bien baveux, mais on se console en se disant qu'on a été témoin d'une rareté et en plus la 3D marche impeccablement, mais finalement n'apporte pas grand chose au film. Kerozene

STARSHIP TROOPERS - Paul Verhoeven, 1997, États Unis

Tout ce que j'ai à dire sur ce film, c'est que ceux qui ne l'ont pas encore vu ratent définitivement quelque chose. J'hésite entre la réalisation coup-de-poing de Verhoeven (dans la foulée de celle de ROBOCOP), le gore extrêmement amusant d'une flopée de scènes, la critique sociale ou la fabuleuse poitrine de Denise Richards.  Si vous avez une dent contre les films américains, eh ben mordez dans celui-ci à pleines dents, il en vaut la peine. Je connais personne qui a détesté, c'est tout dire... Orloff

STARSHIP TROOPERS 2 : HERO OF THE FEDERATION - Phil Tippet, 2004, États-Unis 

La guerre continue entre les parasites et la fédération terrienne... Cette fois le film débute par un affrontement entre des soldats au sol et des parasites. Sur quelle planète? Qui sont-ils? Que font-ils là? Mystère... Enfin soit, ils sont tout seuls, se replient vers un poste avancé et se barricadent dedans. Le poste est bien détruit (quand? comment?) mais ça va, ils rafistolent. Puis voilà leur chef, un général qui revient dans la nuit av deux soldats et une femme endormie poursuivie par des parasites. 4 de plus dans le bastion. Enfin les soldats sont tranquilles et attendent la navette pour rentrer chez eux... mais vlà-t-y pas que les 2 soldats et la femme ont en fait un parasite dans leur tête qui les contrôle, et ils vont petit à petit passer un bébé-parasite à tous les autres soldats pour qu'ils rejoignent leurs rangs. Pour les combattre, un gradé pas très courageux mais médium, un prisonnier héros de guerre et brute au grand coeur, une femme enceinte et une autre femme chef de section, grande brune musclée...

Halala... on descend d'un étage là franchement. Je ne critiquerai pas le premier film malgré de nombreux points qu'y m'ont déplus (petit exemple: toute une flotte de guerre qui se fait massacrer par des "pets" de scarabée... à leur place j'aurais fait un bombardement orbital plutôt que de rester bêtement à portée de tir... enfin soit).

Non mais là franchement, ce qui faisait le charme du 1 on ne le retrouve pas. Presque pas de parasites, aucune scène au grand jour, manque d'effets spéciaux. Quelques prises gores pas trop mauvaises de cervelles éclatées mais sans plus. Tout se passe à huis-clos dans une ambiance de possession classique comme on en a déjà vus dans bien des films (Faculty, Prince of Darkness, Proteus, voir même Une nuit en enfer 2) sauf qu'ici ils se passent des parasites par la bouche... Manque cruel d'informations, on ne saura jamais ce qu'ils font là ces soldats, qui est qui et d'ou viennent-ils? Pratiquement aucun rapport avec le 1er film.

On a réduit au minimum le budget des effets spéciaux, plutôt que des hordes de parasites en tout genre, de vaisseaux spatiaux, d'explosions on a préféré faire des attaques de tout petit parasites comme des araignées que nos "héros" combattent à coups de casseroles, de couteaux et autres... Non je charrie, ils ont quand même des armes plus sophistiquées mais ils s'en servent plus contre eux-mêmes que contre les parasites sauf au début. Dès l'entrée dans le poste avancé le film devient assez monotone à moins d'apprécier le suspens.

Mon opinion n'est peut-être pas objective, je suis plutôt amateur de combats spatiaux et de batailles à grande échelle plutôt que des films en huis-clos ou on suspecte tout le monde. Quelqu'un sachant goûter le suspens apprécierait sûrement mieux ce film que moi. Mais comparé à son prédécesseur il est très décevant. J'ai souvent cédé à l'envie de passer certaines scènes en accéléré.

Je trouve la qualité de l'image moins bonne, et pour les dialogues on repassera aussi. Le texte des acteurs doit tenir sur une page ou deux. Dragonvolfied

STARVED aka PSYCHOPATH - Guy Crawford & Yvette Hoffman avec Lee Ann Beaman, Hal Adams, 2000, États Unis, 90m

Monica Andrews, jolie célibataire, la trentaine, fait partager à ses collègues de travail l'émotion provoquée sur sa personne, par sa dernière rencontre. Celle d'un homme, d'apparence très galante et de surcroît charmant, avec qui elle doit sortir le soir même. Impatientes d'être au lendemain pour avoir des détails plus croustillants, ses collègues n'auront cependant pas la joie de la revoir. Et pour cause, droguée, Monica se réveille le lendemain dans la cave de Scott Dawson, ligotée et allongée sur un matelas de fortune... Son calvaire ne fait que commencer...

Qui se cache réellement derrière Scott Dawson ? Ce huit-clos très noir va tenter de répondre à cette q