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300 - Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, Dominic West, 2006, États Unis, 117m

Il est enfin arrivé, film que j'attendais avec impatience. Etant un grand fan de Frank Miller et ayant lu la BD il y a bien longtemps, il faut dire que l'attente était longue et les attentes, hautes.

Grosso modo l'histoire se résume ainsi, le dieu-roi Xerxes veut assimiler les spartes, ils refusent catégoriquement et vont montrer au dieu-roi de quel bois ils se chauffent. Le roi sparte Leonidas part avec ses 300 plus valeureux guerriers faire la vie dure à Xerxes, et ça fonctionne. Les combats sont superbement bien filmés, même si c'est évident que les armés sont fait en CGI, l'intérêt du film (et de la BD) n'est pas la. Le but est simplement de montrer de belles images et des passes de combat cool. Exit donc les faits historiques, tout dans le film ne sert qu'à être cool et beau

Dans le même esprit que sin city (filmé entièrement sur fond bleu), le réalisateur est resté très près de la bd, mais a fait l'erreur de rajouter quelque scène parfois bonne, parfois mauvaise. On s'entend que juste la bd aurait fait un film de 45 minutes (vive les ralentis)

L'histoire politique parallèle qui a été rajouté est complètement inutile et n'est aucunement dans l'esprit de la BD originelle. En plus ça ralentis inutilement l'histoire. Comme dans le seigneur des anneaux avec Arwen.

Les scènes rajoutées qui fonctionnent sont celle qui on un lien direct avec Leonidas, ses 300 et la bataille qui se déroule, entre autre, les 'freak' de Xerxes.

L'erreur à ne pas faire en allant voir ce film est de s'attendre à une histoire avec des personnages profonds. On est à un niveau zéro d'analyse filmique. On voit des images, on entend des mots, et c'est tout. Il y a bien, ça et là, des tentatives, mais ce fut, à mon avis, une erreur du réalisateur qui aurait du rester dans l'esprit de la dite BD. C'est-à-dire, des mâles pure et dur qui se frappe dessus pendant 1h30.

P.S. Ça ferait un sacré bon jeu vidéo en plus. Hermit

12 MONKEYS - Terry Gilliam avec Bruce Willis, Madeleine Stone et Brad Pitt, 1995, États Unis

J'ai revu 12 MONKEYS et ma fascination pour ce film de science-fiction est toujours aussi forte. Je me souviens qu'après l'avoir vu pour la première fois au cinéma, j'ai longtemps été hanté par sa finale que j'avais trouvé originale et bouleversante. Évidemment j'ai appris qu'elle était presque identique à celle de LA JETÉE de Chris Marker, un court-métrage fait d'une série d'images inanimées (à une exception près). En fait, les scénaristes du film de Gilliam ont développé un scénario complexe et consistant à partir du petit chef-d'oeuvre de Chris Marker. 12 MONKEYS exploite brillamment le thème du voyage dans le temps. L'histoire, qui offre plus de rebondissements que LA JETÉE, nous projette dans un futur (2035) où l'humanité a été presque entièrement décimée par un virus qui a fait ravage en 1996 et 1997. Les seuls survivants (1% de l'humanité) doivent vivre sous la terre car la surface est inhabitable par les humains. Le détenu James Cole (Bruce Willis) est envoyé en 1996 par des scientifiques pour trouver des informations sur le virus. Mais la mission de Cole ne pourra changer le passé, puisque l'avenir est déjà écrit. En effet, selon la théorie du film, les actes du héros projeté en 1996 ont toujours influencé indirectement ou directement la catastrophe qui a débuté en 1996. C'est donc pour cela que Cole a déjà le souvenir (présenté sous forme de rêve) de sa propre mort. Lorsqu'il était petit garçon, il a vu quelqu'un mourir dans un aéroport. Mais comme dans LA JETÉE, le personnage ne sait pas que c'est lui-même plus vieux qui meurt dans ce souvenir mystérieux. Fidèle à lui-même, le réalisateur Terry Gilliam (BRAZIL, THE FISHER KING) raconte cette histoire avec une imagination bizarre, qui a d'ailleurs dérouté bien des spectateurs. Gilliam crée un univers où la réalité se confond avec l'onirisme et la folie. En voyageant dans le temps à des époques différentes (tout d'abord par erreur en 1990, puis en pleine bataille de la Première Guerre mondiale, et ensuite en 1996), le personnage principal en vient à douter de sa raison et se convainc même vers la fin que le véritable présent est en 1996. Mais trop tard, car son destin est tracé d'avance et il mourra en essayant de tuer le responsable du virus mortel. À la fin, une scientifique venant du futur est assis dans l'avion au côté du coupable (qui a déjà exposé dans l'air son virus), mais comme il a été dit auparavant dans le film, seul les survivants de l'avenir pourront éventuellement vivre sur la surface de la terre si un remède est possible suite à la découverte de l'origine du virus. Le passé ne peut être changé, donc la décimation à partir de 1996 ne peut être évitée. Il en résulte une oeuvre fascinante et fataliste qui se fie sur l'observation et la concentration du spectateur, car il ne s'agit pas ici d'une production simpliste de science-fiction qui veut plaire au grand public avec des recettes réchauffées. C'est un film d'auteur au même titre que BRAZIL. La présence de Bruce Willis a d'ailleurs sauvé le projet, car sans cette tête d'affiche le film n'aurait pas eu l'approbation du studio d'Hollywood.

L'interprétation est par ailleurs d'une étonnante assurance. Bruce Willis rompe avec son style dur à cuire pour livrer une interprétation beaucoup plus nuancée et exigeante sur le plan dramatique. En fou révolté, Brad Pitt ne s'en laisse pas imposer avec ses mimiques désopilantes et ses réflexions paranoïaques mais pas toujours fausses sur la société américaine. Dans le rôle de la psychiatre tombant progressivement amoureuse de James Cole, Madeleine Stone offre aussi un jeu crédible.

Un film à revoir car on découvre toujours de nouvelles choses à chaque visionnement, ce qui est déjà une grande qualité! Nazgul

TALES FROM THE DARKSIDE aka Conte de la nuit noire - John Harrison, 1990, États Unis

Un jeune garçon prisonnier et enchaîné par une femme qui s’apprête à le faire cuire? Mais pour étirer le temps le jeune bambin va lui conter trois histoires. La première ``Lot 249`` conte celle d'un homme qui reçoit une momie avec un manuscrit, une fois lu, la momie reprend vie pour aller venger ceux qui se moquaient de lui. La seconde ``Cat from hell`` un tueur à gage est engagé par un vieil homme riche pour qu’il le débarrasse d'un chat noir qu’il est certain que c'est la réincarnation du diable. La dernière et la meilleur ``lover's vow`` un artiste dont les choses ne vont pas très bien, va prendre une cuite au bar du coin, le barman va le sortir et se fera décapiter par une immense gargouille, en échange la créature épargnera l'artiste s'il garde le silence. La fin sera vraiment surprenante. Avec Debbie Harry, Christian Slater, Steve Buscemi, Julianne Moore. Rana

TANK GIRL - Rachel Talalay avec Lori Petty - Malcolm McDowell - Naomi Watts - Ice-T (en homme-kangouro !), 1995, États Unis, 95m

Attention aux yeux ! Comédie de SF barge et sur vitaminée, TANK GIRL met en scène un futur ou la Terre n'est plus qu'un immense no man's land et où l'eau est contrôlée par l'infâme Keeskee. Car nous sommes en 2033, et voilà déjà des décennies que la Terre a été frappée par une énorme météorite, détruisant et dévastant tout ou presque sur son passage. La Terre n'est plus qu'un vaste désert où s'affrontent pillards, mutants et criminels de tous poils. L'eau, devenue rare, est désormais un bien précieux que contrôle la puissante Water and Power Company, qui détient l'essentiel des réserves naturelles. Ce complexe industriel est dirigé d'une main de fer par le sinistre et tyrannique Kesslee (génialissime Malcolm McDowell), dont la soif de pouvoir n'a d'égale que la cruauté. Or, une minuscule oasis lui échappe encore, défendu avec tenacité par l'insolente et sexy Rebecca Buck (la non moins géniallisime Lori Petty), alias Tank Girl, qui s'allie bientôt, avec les Rippers, étranges créatures, mi-hommes, mi-kangourous, résultats d'une expérience malheureuse en laboratoire afin de sauver Sam, sa petite mascotte et par la même faire tomber la WAP..

Talalay parvient malgré tout à garder un esprit proche du comic, avec le futur post-apocalyptique, le désert australien et le fameux tank, même si ce dernier est sous-exploité. De ce fait, cette fille plus "mad" que "max" perd un peu de son charisme, mais c'est sans compter sur l'énorme prestation de son interprète Lori Petty, qui se donne à son maximum pour magnifier le côté déluré de son personnage. Ajoutons à cela des flashs sous forme de BD filmés du plus bel effet, une bande originale rock très punchie et les maquillages du célèbre Stan Winston pour confirmer que la mayonnaise prend bien. Marc Evil

TAPEHEADS - Bill Fishman, 1988, États Unis

Bien avant de perdre son temps dans des comédies-romantico pouète, pouète à la Serendipity ou America's Sweethearts, John Cusack usait son talent dans des comédies -romantico mongolo de bon augure. Avec Say Anything (le 1er Cameron Crowe) ou le cultissime Better Off Dead (de Savage Steve Holland), Cusack emprunta rapidement le rôle du sympathique loser mais ô combien talentueux quand y veut. C'était une belle et grande époque....

--- début de la parenthèse ---

Ahh, les 80's, cette époque bénie où les comédies avaient de la gueule et ne servaient pas seulement à être le véhicule of the month d'une star frileuse (i.e. Julia Roberts dans America's Sweethearts jouant une ex-grosse. Ahaha, elle a déjà été un boudin.)

--- fin de la parenthèse ---

Parfait reflet de cette comédie-culture brancho-crétine (out les vulgarités à la Porky ou le nia-nia à la John Hughes. in les comédies du slacker original), TapeHeads de Bill Fishman narre le parcours de Josh et Ivan, deux glandeurs qui décident de faire carrière dans le merveilleux monde du clip. Tout y passe, du band à la Platinum Blonde (que Josh arrose de peinture et de plumes) au clip métal avec un sosie d'Alice Cooper, nous avons le droit à un condensé de la culture musicale années 80. La plupart des gags sont plutôt foireux, l'énigme principal emmerde pas mal mais la présence inspirée du duo Cusack et Robbins captive.

Fasciné par le monde musical, Fishman a réalisé un bien mystérieux My Dinner with Jimi, en référence à Jimi Hendrix. Lloyd Llewellyn

TARGETS - Peter Bogdanovich, 1968, États Unis

Au milieu des années 60, Roger Corman propose une étrange association à Peter Bogdanovitch :

- Ça te dit de faire un film, Pete ? 

- Bien sûr. 

- Ta mission est simple : j'ai déjà 20 minutes de film gothique tournées avec Karloff. Il me doit 2 jours de tournage, soit environ 20 minutes. Tu tournes 20 minutes avec Karloff, 40 minutes avec d'autres acteurs, et tu ajoutes mes 20 minutes déjà tournées. On se retrouve avec un film de 80 minutes. Ça te va ?

Ce qui aurait semblé une mission impossible pour beaucoup de cinéastes est un défi pour Bodganovitch. Le problème est cependant là : comment intégrer 20 minutes de film d'épouvante gothique (château, malédiction, etc.) à son projet de film ? Peut-être en faisant un film sur un acteur de films d'épouvante ?

L'idée germe, et voilà la base de Targets : Karloff y incarne Byron Orlok, vieil acteur d'horreur qui décide de prendre sa retraite, un peu amer et désabusé de son parcours. Bien sûr, les cinéastes de série B qui orbitent autour de lui refusent de le laisser partir, et on tente de convaincre Orlok de participer à une soirée " drive-in " pour faire la promo de son dernier film...

Par ailleurs, un récit parallèle suit un sniper (tireur fou) en devenir, jeune homme perturbé fasciné par les armes. Passera-t-il à l'action et, si oui, comment les choses se dérouleront-elles ?

Le résultat est un thriller habile, particulièrement si l'on tient compte des restrictions budgétaires et du " format " que devait respecter Bogdanovitch. Grâce à un montage astucieux, on n'a jamais l'impression que l'un des récits prend le pas sur le second, et l'emboîtement inévitable des deux intrigues s'agence bien.

Le petit reproche que je ferais (bien personnel) concerne les 15-20 dernières minutes, que je trouve parfois répétitives. Oui, le spectateur a compris, et, non, pas besoin d'insister pour être certain qu'il comprend (je ne dévoilerai pas de quoi il est question, pour ne pas " vendre de punch "). Sinon, beau travail pour Bogdanovitch et départ de qualité pour Boris Karloff, dont c'était l'une des dernières apparitions à l'écran. Howard Vernon

TEAM AMERICA: WORLD POLICE aka Escouade Américaine: Police du Monde - Trey Parker/Matt Stone, 2004, États Unis, 98m

À Paris, des terroristes arabes s'apprêtent à commettre un attentat. L'unité américaine anti-terroriste par excellence, la "Team America" intervient juste à temps pour les éliminer, non sans avoir eux-mêmes causé quelques dégâts. Un des membres de l'unité ayant été tué, le chef, Spottswoode, recrute un acteur, Gary, pour faire partie de l'escouade. Gary est emmené au Mont Rushmore, où se trouve le repaire de l'unité anti-terroriste et se voit expliquer son rôle: s'infiltrer dans une cellule terroriste pour retrouver la tête dirigeante. Grâce à ses talents d'acteurs et un bon maquillage, Gary aide l'escouade américaine anti-terroriste à accomplir sa mission. Mais tous ignorent que celui qui a fournit les armes et les bombes aux terroristes n'est nul autre que le dictateur de Corée du Nord, Kim Jong Il. Il s'est habilement servi des terroristes pour faire intervenir l'escouade américaine contre eux, afin qu'ensuite elle soit discréditée partout dans les médias et ainsi avoir le champ libre pour un coup d'éclat qui fera de lui le maître du monde. Pour cette occasion, il accueille chez lui les grands chefs d'états de plusieurs pays et les représentants de l'ONU, ainsi que plusieurs acteurs hollywoodiens de gauche mené par Alec Baldwin, pour un supposé sommet de la paix. Les membres de "Team America", ayant été faits prisonniers, seul Gary, qui avait auparavant abandonné l'unité, peut les sauver et mettre à bas le dictateur nord-coréen.

Les créateurs et concepteurs de la série irrévérencieuse "SOUTH PARK", ont eu la brillante idée de parodier le cinéma d'action américain lénifiant à saveur patriotique et propagandiste, comme les films produits par Jerry Bruckheimer, en faisant incarner tous leurs personnages par des marionnettes. Profitant des circonstances actuelles et des politiques de George W. Bush sur la lutte anti-terroriste après les attentats du 11 septembre 2001, Trey Parker et Matt Stone ont conçu une grande comédie sur l'interventionnisme américain à l'étranger avec un humour noir acerbe qui ne fait pas dans la dentelle et qui fait flèche de tout bois. Tous les clichés d'usage courant dans le genre (jusque dans la musique pompier du film!) sont donc employés ici, voire amplifiés, pour susciter efficacement le rire. Évidemment, l'emploi de marionnettes, qui rappelle les séries télés cultes comme "THUNDERBIRDS" et "JOE 90", accentue le décalage entre le ton parodique du scénario et les situations "sérieuses" vécues par les protagonistes pour faire rire davantage le public (ex. deux marionnettes qui font l'amour!!!). Les auteurs ne se contentent d'ailleurs pas de se moquer de la droite politique américaine puisque la supposée gauche représentée par le milieu artistique hollywoodien est également la cible de la verve persifleuse et narquoise de ceux-ci. Personne n'est donc épargné par l'humour mordant, anarchique et gouailleur des auteurs, même si comme dans "SOUTH PARK", ils font parfois appel à la vulgarité pipi-caca-vomi pour faire rire. Si le film avait été fait en France, j'imagine très bien Michel Audiard en concevoir la trame et les dialogues, tellement le type d'humour s'apparente à l'univers caricaturale et aux opinions politiques de ce poujadiste, bien connu pour être anti-tout. En tout cas, Audiard ne renierait sûrement pas un tel film, à mon avis.

Au niveau technique, le film présente une incroyable variété de décors à l'échelle magnifiquement élaborés, au service de la folie dévastatrice des auteurs qui n'hésitent pas à les détruire à la moindre opportunité. Les marionnettes sont également conçues avec précision dans cette même intention, comme si chacune avait une personnalité propre, ce qui nous change grandement des sempiternels emplois de l'informatique censément innovateurs dans la création de personnages digitaux. Le plus grand défi a été bien entendu les "scènes d'action", chose qui ne s'est jamais fait avec des marionnettes auparavant et leur réussite contribue pour beaucoup à la conviction parodique du film. Le spectateur aura tout le long, l'impression de regarder un gigantesque cartoon digne des meilleurs "Looney Tunes" (le personnage de Kim Jong Il fait souvent penser à Elmer Fudd par exemple). Le tout est donc uniformément drôle, même dans les paroles des chansons ("America! Fuck Yeah!..." ou "I miss you more than Michael Bay miss his mark when he made PEARL HARBOR!..."). Un film à voir à tout prix et je ne vous en dirais pas davantage pour ne pas vous priver des surprises et du rire que le film va vous réserver. C'est de la comédie farouchement iconoclaste comme on en fait rarement, écrite avec une plume bien acide, qui deviendra culte avec le temps! C'est sûr! Mathieu Lemée

TC 2000  - T.J. Scott avec Billy Blanks, Bobbie Phillips, Bolo Yeung, Jalal Merhi, Matthias Hues, Harry Mok, Kelly Gallant, 1993, États Unis, 95m

En l'an 2020, un officier de police, Jason Storm et sa partenaire, Zoey Kinsella, patrouillent les rues d'une ville à la recherche d'un gang de truands qui met à profit l'absence de couche d'ozone pour terroriser la population. Une nuit, Zoey meurt dans une embuscade et Jason échappe à des assassins lancés contre lui. Soupçonnant qu'un traître se cache dans la police, il démissionne et rejoint la société des démunis pour entrer en contact avec Sumai, un redoutable combattant en arts martiaux. Celui-ci accepte de l'aider à faire la lumière sur les derniers évènements. Les deux hommes ignorent que le corps de Zoey a été récupéré pour être transformé en androïde invincible par son supérieur appelé le "Contrôleur". Cette création est effectivement nécessaire pour pénétrer dans une centrale nucléaire protégée et pour déclencher une réaction en chaîne permettant au "Contrôleur" de devenir maître du monde. Jason et Sumai essaient cependant de le contrer.

Film d'exploitation pseudo-canadien par excellence, "TC 2000" est un autre de ces mélanges absurdes de "ROBOCOP" et "TERMINATOR". Le récit ne tient absolument pas la route tout comme la conception futuriste des décors. En réalité, il s'agit beaucoup plus d'un prétexte à multiples scènes de combats à mains nues car elles ponctuent l'action du film toutes les dix minutes avec des scènes de pauses placées entre chacune d'entre elle qui ne font pas du tout progresser l'intrigue. L'ensemble est involontairement marrant à plus d'un titre, que ce soit la mise en scène anémique, le montage sclérosé, les situations conçues par une imagination enfiévrée qui n'a même pas été capable de pondre une seule idée neuve ou une seule variation du genre. La bande sonore n'a aucune consistance tant dans la musique que dans les effets (la voix de l'ordinateur ressemble à celle d'une souris en rut). Pour ce qui est des combats à mains nues, on peut facilement préférer ceux des films asiatiques de kung-fu, tellement leur chorégraphie est déshonorante (quoique juste une coche au-dessus des films avec J-C Van Damme). Résultat des courses: "TC 2000" est dans le top 10 des nanars pseudos-canadiens. L'interprétation est évidemment plus grotesque que rudimentaire. Mathieu Lemée

TED BUNDY - Matthew Bright, 2002, États Unis/Angleterre

Tout le monde connaît Ted Bundy, psychopathe pour qui la justice américaine a créé le terme de serial-killer. Étudiant en droit, garçon intelligent, charmeur et sociable, Bundy cachait à son entourage sa véritable identité, celle d'un violeur sadique et meurtrier qui déconcrissa plus d'une trentaine de jeunes femmes. Le film de Bright nous propose, non pas un parcours dans la psyché démoniaque du personnage, mais plutôt une ballade sanglante, de Seattle à Salt Lake City durant les années 70... Voilà un choix dès plus douteux... Car quel est l'intérêt de faire un film sur un tueur en série si on ne fait que l'accompagner dans son périple, si à l'écran son histoire devient comparable à n'importe quelles productions télé de type fait divers ?

Le problème avec Bright c'est qu'il ne prend pas parti, n'adopte aucun point de vue sur son sujet. À ne pas vouloir juger son personnage, il lui enlève toute crédibilité, toute frayeur. Bundy finit par devenir au mieux un clown (avec sa vieille Volkswagen jaune et ses noeuds papillons*) au pire un héros ! À ce titre, l'un des moments les plus ridicules du film présente notre Bundy se dirigeant en voiture vers Salt Lake City. Évidemment, en chemin, il trucide pas mal de victimes. Bright opte pour une série d'images se fondant l'une à l'autre sur une musique insipide, même effet que ses moments clichés des comédies romantiques à l'Américaine où un tout nouveau couple s'amusent et se découvrent, juste avant qu'un conflit ne surgisse. On voit ici Bundy qui conduit sa voiture, là qui viole une fille, là encore où il dort avec deux cadavres, etc. Tout ça a entrecoupé par une carte routière où l'on suit le parcours de Bundy à l'aide de taches de sang. Ça pourrait être cynique, ce n'est que ridicule (n'oublions pas qu'à l'inverse d'un Patrick Bateman, Bundy a existé, ce qui ne donne pas envie de rire).

En fait, Bundy est le reflet typique d'un film de serial-killer raté. Quoi de plus pénible que de voir une série de meurtres au " pattern " identique ? C'est de savoir que ces crimes ONT existé. Toute l'horreur d'un tel film doit résider dans sa réalité, dans l'aspect historique des évènements. Bref, on ne peut s'attendre à des meurtres originaux, hyper stylisés (pensons aux slashers) tout simplement parce que la grande majorité des tueurs en série développent leur méthode de " travail " et tentent de les respecter jusqu'au bout. Et c'est justement pour cette raison qu'il est important d'aller au-delà du simple voyeurisme qu'un tel sujet peut inspirer. Lorsque l'on visionne un biopic d'un tueur en série, on ne veut pas s'attendre à voir sa vie période meurtre tout simplement à l'écran. On veut, à la limite, essayer de comprendre ses agissements (par son enfance par exemple, idée complètement évacuée du film de Bright), on veut voir son environnement (Henry de McNaughton rendait l'environnement de son tueur encore plus sombre que le personnage lui-même) ou encore, connaître la paranoïa que le personnage perpétrait dans la société (pensons au très bon Son of Sam de Spike Lee). À ce titre, les meilleurs moments du film sont les scènes d'archives utilisées par Bright pour " patcher " son film (un plan d'un hitch hiker poilu qui tient une pancarte avec l'inscription I'm note Ted Bundy, un autre plan montrant les gens qui boivent du champagne lorsque Bundy passe sur la chaise électrique, etc.).

Une autre scène à sauver de tout ce bordel : celle où Bundy s'apprête à griller sur la chaise électrique. Seul moment où Bright prend le temps de filmer son personnage, seul moment où Bundy se trouve en position de dominé, seul moment où il goûte à sa propre médecine (un policier lui bourre le cul d'ouate sous l'oeil amusé de ses collègues. Un viol bref.) Malheureusement, suite à l'exécution de Bundy, Bright termine son film avec deux scènes inutiles : en apprenant la nouvelle, l'ex compagne de Bundy se questionne avec son piètre talent d'actrice : mais qui était Ted Bundy ? Réponse : des enfants filmés au grand angle, photo très clipé, répondent à tour de rôle : I'm Ted Bundy, I'm Ted Bundy, I'm Ted Bundy... Bright s'excuse à son spectateur, désolé de ne pas avoir pu vous présenter un portrait plus précis. Problème de script ? Problème de temps ? Bright a-t-il basé le discours de son film sur la réplique célèbre de Bundy : " Serial Killers are your children, your husbands. And ther will be more of them tomorrow ". Dans un cas comme dans un autre, le résultat reste plutôt navrant.

Pour qui s'intéresse à ce charmant sujet, plutôt lire les dossiers qui lui sont consacrés sur le site Crime Library.

www.crimelibrary.com/bundy2/attack.htm

*Même si ces accessoires sont véridiques, le tout donne une quasi-légèreté aux gestes de Bundy. Il est clair qu'un réalisateur plus habile aurait pu tirer avantage de ces éléments incohérents à l'esprit d'un tueur. Lloyd llewellyn

TEENAGE EXORCIST - Grant Austin Waldman avec Brinke Stevens et Michael Berryman, 1994, États Unis

Sur un scénario de Fred Olen Ray réécrit par Brinke Stevens, Brinke joue Diane, une intellectuelle coincée qui déménage dans une grand maison jadis habitée par le Baron de Sade. L'esprit du Baron possède la jeune femme qui devient femme fatale, courtisant son beau-frère, titillant le livreur de pizza, crachant son vomit sur l'exorciste appelé à la rescousse. Pendant que l'on veut exorciser, le Baron veut un sacrifice de vierge et trois zombies menacent d'envahir la maison !

Le film donne la belle part à Brinke Stevens, scream queen menue à la voix suave, dans cette parodie facile de l'exorciste. Le plus drôle est certainement le prêtre, qui appelle la pizza au lieu du renfort religieux. Il finira par s'occuper des zombies de manière fort inattendue. Berryman ne fait que passer, heureux d'avoir enfin loué la maison. Vite vu, vite oublié. Mario Giguère

TEENAGERS FROM OUTER SPACE - Tom Graeff, 1959, États unis

Des adolescents d'outre espace arrivent sur terre lors d'une mission pour trouver une planète pour l, élevage des gargons, des homards qui deviennent aussi grand qu'un building des années 50 ! Un ado se rebelle, fait une fugue, se trouve une petite amie, apprivoise l'amour mais n'a pas le temps de connaître les joies du costume de bain. Il est poursuivi par ses amis d'outre espace pendant que dans une grotte, le gargon grossit...

Curieusement, le film se prend très au sérieux. L, utilisation du rayon qui transforme chien et homme en squelette est réussie. Le gargon n'est qu'un homard superposé en haut contraste sur la pellicule et de ce fait est vraiment ridicule. La fin est d'un kitsch absolu. Un bijou pour amateurs de vieux films de sf ! Mario Giguère

TEETH - Mitchell Lichtenstein, 2007, États Unis   

[SPOILERS] Dawn est une jeune étudiante américaine de base. Elle est blonde et naïve, et son dada c'est de prêcher les bienfaits de la virginité lors de conférences d'évangéliques conditionnés répétant comme des perroquets des sermons conservateurs abrutissants. Il faut dire que le monde dans lequel Dawn évolue n'est pas franchement ouvert à l'éducation sexuelle ; surtout quand on est une jeune femme (si les livres de biologie détaillent précisément les mécanismes du pénis, ceux du vagin se trouvent grossièrement censurés). Pas simple quand son corps est en train de s'éveiller à la sexualité (et là on note avec béatitude la pertinence du choix du prénom de mademoiselle). Elle tombe d'ailleurs rapidement sous le charme d'un nouvel étudiant, un mec bien sous tout rapport qui conserve lui aussi sa virginité jusqu'au jour d'un mariage salvateur. Mais pris d'un élan d'excitation et d'une fougue incontrôlables (il faut dire que Dawn est en maillot de bain et que sous ses fringues de vieille fille se cache un corps aux formes alléchantes), notre Roméo va jusqu'à violer la pauvre innocente qui, sans faire exprès, sectionne le sexe de son agresseur avec le sien ! N'ayant aucune connaissance de l'anatomie du sexe féminin, Dawn ne se pause pas plus de question que ça quant à la raison du découpage des attributs de son ex... Mais nous, spectateurs, savons que quelque chose ne tourne pas rond. Et comme on a vu le titre du film, on est même au courant que son vagin possède des dents !

TEETH est une grosse déconnade. Une comédie horrifique qui pompe allègrement le CLASS OF NUKE'EM HIGH de chez Troma (Dawn et ses parents habitent en bordure d'une centrale nucléaire) pour l'adapté au format teen comedy populaire. Le film oscille ainsi entre le brûlot anti bigot-conservateur (un peu) et la gaudriole adolescente (beaucoup), et comme ça reste passablement déviant de par son sujet de base, ça se regarde avec une certaine délectation. Cependant, TEETH reste un film relativement grand public et limite les agressions sexuelles de son héroïne au profit de gags à la mode (comprenez par là " situés en-dessous de la ceinture "). Peu de bites tranchées donc, et encore moins de plans gores à ce niveau là (mais ils existent, heureusement), mais on retiendra une hilarante et mémorable visite chez un gynécologue fou de joie d'avoir enfin pu mettre la main sur un légendaire " vagina dentata ". Plus tordue est en revanche la sous-intrigue aux relents d'inceste qui implique Dawn et son frère (incarné par John Hensley, le fils de " Nip/Tuck "). Un gars pas très net dont la vie détonne drastiquement avec celles de sa sœur et de ses parents : il écoute de la musique de barbare, il fume, il se drogue et il sodomise à longueur de journée sa petite amie qui désespère de se faire prendre un jour par devant. Cette obsession, expliquée en introduction du film, est le résultat d'un épisode traumatisant de sa jeunesse quand, à l'age de 7-8 ans à peine, il colla ses doigts dans le sexe de sa petite sœur et se fit mordre. Depuis, son plus grand rêve est de coucher avec elle. Tant d'intention politiquement incorrecte se doivent d'être saluées et même si l'ensemble aurait clairement pu être plus agressif et rentre dedans, TEETH n'en reste pas moins un agréable divertissement décalé et qui a la sagesse de dénoncer la stupidité du puritanisme de base. Kerozene

TEQUILA BODY SHOTS aka TEQUILA BODY SHOT (sans doute parce qu'en France on boit moins.... non je déconne) - Tony Shyu, 1999, États Unis
   
Trois glandus étudiants en cinéma se rendent au Mexique après avoir reçu une invitation d'origine mystérieuse pour une teuf d'Halloween qui promet de déchirer un max. Une fois passé la frontière, ils se choppent une super gastro pour avoir bouffer des tacos au poisson et rencontrent un toubib ermite qui ressemble à Jodorowsky qui leur administre une petite dose de tequila magique dans laquelle baigne un gros ver dégueulasse histoire de leur remettre les boyaux en place. Mais le doc réserve un shot tout particulier à Johnny Orpheus (Joey Lawrence), un shot magique qui lui permet d'entendre les pensées des filles. Ce don l'aidera à déjouer les plans machiavéliques de l'esprit assassin qui menace de tuer la réincarnation de sa promise, autrement dit la future copine de Johnny.

Et voici la fêtes aux clichés: les ados se bourrent la gueule en racontant des histoires de cul minables, jouent au jeu "action-vérité" en posant des questions à la con ("quelle est la taille de ta bite?" etc...), draguent maladroitement, dansent sur de la techno pourrie, et tout ça dans un village mexicain de studio qui veut nous faire croire qu'une fois passé Tijuana le pays ressemble à une carte postale du Club Med et où les hôtels pas chers sont aussi propre qu'un cinq étoiles suisse. Mais l'histoire ne fait en revanche pas une très jolie pub pour les prisons locales comme en témoigne le barman qui vient de purger cinq ans de peine et qui depuis ne peut s'empêcher de péter! Toujours est-il que Johnny Orpheus (car le film se veut une variation sur le mythe d'Orphée...) en ramasse sévère, et entre deux cuites, parvient à sauver sa belle des griffes de l'esprit méchant, non sans devoir faire un tour direct dans "l'entre deux mondes", là où les âmes voyagent du pays des vivants à celui des morts. Cette séance offre d'ailleurs quelques croustillants moments visuellement surprenant, avec une techno party remplie de morts dansant devant des crucifix géants en compagnie de zombies se baladant avec le ghetto blaster sur l'épaule (!), et surtout avec les cavaliers de l'Enfer au look de motards du IIIème Reich, aveugles, et armés de kalachnikov! Cinq minutes de pur délire au sein d'une soupe pour ados débiles totalement insipide et prônant l'alcoolisme. Ceci est une honte! Kerozene

TERMINAL INVASION aka Invasion au Terminal Terminal Invasion - Sean S. Cunningham avec Bruce Campbell, Chase Masterson, 2002, États Unis, TV

Deux officiers escortent un criminel, Jack (Bruce Campbell) par une tempête malcommode. Un accident plus tard, ils se rendent à pied à l'aéroport local ou quelques personnes attendent de partir. Menotté dans les toilettes, Jack assiste au meurtre des deux policiers par le prêtre qui était au petit coin, un homme qui s'avère ne pas être un fils de dieu, mais bel et bien un extraterrestre. Qui d'autre est extraterrestre dans ce coin perdu ? Que veulent-ils ? Jack réussira-t-il à convaincre la femme pilote (Chase Masterson ) de l'amener vers l'exil canadien salutaire ?

Petite production télé science fictionelle remplie de lieux communs du genre, de peu de décors, de créatures pas originales. L'humour lourdingue en prime, les personnages stéréotypés, oh, quelques petites surprises dans un ensemble très conventionnel. Chase Masterson est connue des amateurs pour son rôle sexy dans Star Trek Deepspace Nine, tandis que Bruce Campbell est assez sérieux dans un rôle éloigné du Ash d'Evil Dead ou d'Elvis. Rien de bien spécial. Mario Giguère

TERMINATOR III - RISE OF THE MACHINES - Jonathan Mostow, 2003, États Unis 

Un Terminator sous la forme d'un mannequin arrive du futur dans le but de trouver et d'assassiner John Connor. Comme ce dernier vit en hermite pour ne pas laisser sa trace. Elle s'en prend à ses futurs lieutenants en espérant tomber sur lui. Arrive maintenant, un second Terminator (sous la forme d'Arnold) qui est là pour le défendre. Mais au même moment, un virus informatique fait des ravages et seulement Skynet semble être en mesure de contrer cette attaque. Est-ce que l'armée américaine va activer Skynet (qui on le sait tous, lancera une attaque atomique sur la race humaine) ?

Le film débute comme étant une mauvaise parodie de TERMINATOR 2, Arnold Schwarzenegger "apparaît" dans un club de danseurs nus et quitte l'endroit avec les vêtements d'un imitateur de YMCA, lorsqu'il cherche ensuite dans ses poches pour trouver ses fameuses lunettes noires, il tombe sur des lunettes roses en forme de coeurs. On se dit en voyant ça:" Quel espèce de merde, je suis en train de regarder !". Par la suite, c'est un peu mieux, mais c'est tout de même TRÈS décevant. Je me souviens de TERMINATOR, comme étant une honnête série B rempli d'imagination. TERMINATOR 2, était un spectacle familial un peu décevant avec Arnold dans le rôle "forcé" du bon et gentil Terminator. Mais la réalisation technique était tel que l'on pouvait facilement oublier cet outrage.

Mais ici, le film trempe dans une espèce de médiocrité. Lorsque TERMINATOR était sorti en 1984, je mettais dit:" J'ai vraiment hâte au troisième film où l'on verra cette guerre spectaculaire entre les humains et les machines, ça sera vraiment spectaculaire, etc." Hé bien, ce coté là, n'est qu'à peine esquissé. Pire encore, la Terminatrix donne l'impression d'être beaucoup moins puissante que le T-1000 interprété par Robert Patrick dans le 2, alors qu'elle est un nouveau modèle. On ne peut s'empêcher de sourire en regardant Arnold frappé une femme en s'imaginant être dans un tout autre contexte... Puis Arnold nous gratifie de ses fameuses répliquent qui sont destinés à essayer de devenir de futurs morceaux d'anthologie:" She will be back !" ou "I Lied !" L'interprétation est tout juste correcte, mais où ça fait le plus mal est que le film manque de "grand déploiement", on s'imagine presque dans un film à petit budget où Arnold se serait sauver avec la moitié du budget! Puis pire, on s'ennuie dans les scènes d'actions. Dans la salle où je l'ai vu, il régnait une atmosphère mortelle de somnolence. Bref, à voir seulement si vous êtes fan de cette série. Au moins, la fin y est surprenante, c'est déjà ça de gagner pour vous ! Black Knight

TERREUR À L'ÉCOLE aka Massacre At Central High - Rene Daalder, 1976, États Unis 

David arrive dans une nouvelle école et s'aperçoit rapidement que son vieux copain Marc fait maintenant parti d'une bande de bullys. Ces gosses de riche font régner la loi dans le collège en maltraitant les bagnoles pourries des autres étudiants, le commis handicapé de la bibliothèque ou en tentant de violer deux "boudins" dans une salle de classe. David, esprit libre et juste, s'oppose aux malfrats si bien qu'il sortira handicapé de ce conflit. Mais son nettoyage ne fait que commencer et le voilà qui manie l'explosif tel un MacGiver de la grande époque.

Une question demeure : mais où sont donc les professeurs, les parents et la police dans ce putain de film. Ils apparaissent tous comme des cons à la fin du métrage, dansant joyeusement au bal des finissants.

Drôle d'impression pour un drôle de film. Tout au long de cette "Terreur à l'école" je me demandais si 1. Le réalisateur croit en son histoire et veut la rendre la plus réaliste (d'où le générique sérieux au possible avec la toune Crossroads chantée par un émule de Bob Seger. 2. Le réalisateur tourne son film en sachant que le scénario est complètement bidon et il s'en crisse. 3. Le réalisateur croit sincèrement que son film est bourré d'humour noir et qu'il est en fait une critique de la société américaine et de ce qui va très mal dans ses institutions. Une chose est sûre, ce "Massacre" est tellement con qu'il en est foutrement bon.

Mention spéciale aux dialogues qui propose des perles du genre : 

- Marc - (le héros)

Mais où s'arrêtera ton massacre. Et pour qui te prends-tu à la fin pour éliminer tous ces élèves.

- David - (le méchant?)

Je me prends pour Batman. Lloyd Llewellyn

TERROR TOONS - Joe Castro, 2002, États Unis   

Une jeune fille toute excitée aux nibards gros comme des pastèques et vêtue d'une nuisette sexy reçoit par la poste le DVD d'un nouveau dessin-animé : Terror Toons. Les parents sont sortis pour le week-end, et alors que sa sœur et une copine en profitent pour passer une soirée avec deux potes en jouant à la " strip ouija board " (combinaison de strip poker et de ouija board, cherchez pas), notre blonde écervelée s'enferme dans sa chambre pour visionner sa nouvelle acquisition. Posée sur son lit, ses yeux découvrent le générique : " Starring Dr. Carnage & Max Assassin... Directed by The Devil ", sacré casting ! On y découvre alors Dr. Carnage, abominable savant fou verdâtre au nez crochu pratiquer des opérations s'apparentant plus à de la boucherie qu'à de la chirurgie sur des patients pas vraiment consentants et assisté par Max Assassin, un gros gorille mauve au cerveau trituré et aux motivations libidineuses. Après avoir perpétré quelques meurtres grotesques et gores sur fond de bruitages à la Hanna Barbera, nos deux trublions psychotiques et rigolards s'échappent de la télévision et commencent à bousiller les ados présents à l'aide d'ustensiles sortant tout droit de l'univers d'un Tex Avery sous acide.

Budget peau de couille pour film-vidéo déglingué, TERROR TOONS vaut principalement pour son concept croustillant ; Joe Castro et son compère producteur-monteur Steven Escobar semblent déborder d'idées, à défaut de pognon. Inutile de chercher un fond à l'histoire : il n'y en a pas. Allons donc directement à l'essentiel, c'est-à-dire les toons. Ils ne sont malheureusement que deux, mais leur design destroy fait maison par Joe Castro lui-même est particulièrement séduisant (façon de parler) et leurs actes crapuleux respectent un esprit de cartoon déjanté et violent comme l'était "Tom & Jerry" sauf qu'ici le coup de marteau s'avère fatal ! C'est con comme la Lune mais encore fallait-il y penser... Cependant l'ensemble tourne rapidement en rond et ça se traîne gentiment la patte, d'autant plus que le film se montre avare en femmes à poil, ce qui est d'autant plus frustrant que la blonde siliconée (Lizzy Borden) est une actrice de porno et que les autres s'amusent à un jeu qui laisse penser que quelques tétons pointeraient à un moment ou à un autre... Et bien pas de sexe dans TERROR TOONS, seulement deux toons ricaneurs et un final bien déjanté quand même où la frangine en tenue de super-héroïne à collant rose s'en va voir le Diable en personne ! Du bon et du mauvais donc, le mauvais étant parfois clairement volontaire (voir les effets pas très spéciaux à deux balles), pour un film qui rapporta un paquet de fric à ses auteurs qui en ont investi un minimum. La preuve est qu'à l'heure actuelle, la saga TERROR TOONS en est à son troisième opus! Kerozene

TEXAS CHAINSAW MASSACRE - Marcus Nispel, 2003, États Unis 

On s'attendait au pire avec ce remake... J'imaginais déjà des ados idiots face à des monstres humains gesticulants.

Le résultat est finalement au-dessus des attentes, mais je ne l'ai pas perçu de façon aussi positive que plusieurs. Selon l'Internet Movie Database, le cinéaste (?) Marcus Nispel a trois édifiantes réalisations à son actif : des vidéoclips de Faith no More et Janet Jackson&ldots; et le remake de Texas Chainsaw Massacre.

Pourquoi avoir engagé cet inconnu pour refaire le classique de Tobe Hooper ? Il est vrai que Hooper lui-même était un inconnu lorsqu'il réalisé la première mouture, en 1973. Il est vrai, également, qu'à part deux ou trois autres films, sa carrière est d'une médiocrité hallucinante, et que s'il s'était chargé lui-même du remake, les résultats auraient pu (dû ?) être très pauvres.

N'empêche, à bien y penser, on ne voit guère l'utilité du projet, à part bien sûr une fonction commerciale, de capitaliser sur la mode des remakes d'horreur. Quand on songe au remake de DAWN OF THE DEAD, un film qui a à peine 25 ans, on se demande si cette immense machine à recycler qu'est devenu le cinéma hollywoodien va se mettre à réutiliser les mêmes récits sans arrêt.

L'un des défauts qui m'a agacés dans TCM 2003, c'est le peu de respect apporté à la reconstitution historique, pour un film qui se veut quand même sérieux :

Saviez-vous qu'en 1973 les filles portaient des " gilets bedaine " et les gars, des pantalons Cargo achetés chez Gap ou dans n'importe quel centre commercial près de chez vous ? Saviez-vous que les barbichettes étaient à la mode ? Qu'on accrochait des trolls à son rétroviseur ?

Cela en dit long sur le sérieux avec lequel la reconstitution d'époque a été abordée. La seule tentative de faire vrai : la chanson " Sweet Home Alabama " qu'on entend au début du film, et la mention d'un spectacle de Lynyrd Skynyrd&ldots; Hum&ldots;

Pour le reste, des filles choisies pour leur plastique, des ados mâles qui font des blagues (hélas ! J'avais raison), on " fait le saut " mais c'était juste un rat, etc.

Plusieurs scènes-choc de l'original ont disparu (le souper en famille, la finale), remplacées par des modifications discutables (l'auto-stoppeuse du début et son destin, par rapport à l'allumé qui jouait du couteau dans le film de 1973). On introduit ainsi un climat " cliché " qui donne l'impression de voir une autre soupe d'horreur pour ados, un peu plus intense qu'à l'accoutumée.

Oui, on peut accorder ce dernier point à TCM 2003, il est vrai que le film est lugubre, se déroulant dans un climat glauque... Certains critiques ont déjà souligné que la photographie n'était pas mal. C'est vrai. Le ton est aussi globalement assez sérieux, malgré ce qu'on pouvait craindre.

En somme, mon avis est mitigé. On ne peut prétendre que c'est mauvais ou nul, mais je ne vois pas trop ce que ce remake ajoute à l'original. Je préférerais découvrir de nouveaux scénarios, de nouvelles idées. Tout ça me paraît en définitive une excuse pour justifier la paresse scénaristique (sous prétexte de faire découvrir des classiques à une nouvelle génération, on reprend un scénario déjà fait, on le modifie un peu, et hop ! Ça fonctionne). Howard Vernon

On connaît tous l'histoire et je ne vais pas me mettre à discuter la pertinence d'une telle entreprise, sujet largement évoqué lors de l'annonce ou sortie de pas mal de "remakes" ici précédemment. Disons seulement que j'ai essayé de "faire abstraction" de tout ce que j'avais vu sur le sujet - incluant les quatre premiers volets, dont le fort médiocre THE NEXT GENERATION - par le passé et de voir le film d'un oeil nouveau, innocent, nettoyé de toute expérience cinéphilique. Difficile !

Le scénariste Scott Kosar (et non Sean Kosa, comme le craignaient certains habitués du Blizzards) a effectué une mise à jour complète du mythe, actualisant le tout - le récit est adapté à une audience de 2004, souffrant d'un "short attention span", ce qui rend quelques scènes de l'original insupportablement longues pour tout spectateur ayant des vers dans le cul - et apportant de nouvelles idées à l'ensemble de l'intrigue. Ça se déroule toujours en '73, ce qui nous donne droit à de rigolotes moustaches sur le visage des acteurs.

Les personnages de rednecks sont une réussite, si l'on peut dire; tout le monde là-dedans a l'air malsain et sale, crétin et congénital. À un certain point, ça fait presque froid dans le dos ! Le suspense s'installe lentement, presque désespérément, mais une fois lancé, il ne relâche plus son emprise sur les nerfs et se révèle ma foi fort efficace.

Jessica Biel passe tout le film en camisole blanche, superbe de lascivité, constamment aspergée d'eau et de sang, sa fière poitrine rebondissant avec un effet étudié lors des scènes de poursuite à la tronçonneuse.

La violence est plutôt réaliste pour un produit hollywoodien, et nous fait sursauter - et à quelques reprises grimacer - à de nombreuses reprises. Réalisé par Marcus Nispel, un réalisateur de clips musicaux (il a entre autres travaillé avec Faith No More pour la chanson "A Small Victory"), cette mise à jour du mythe se révèle plus facile que l'originale mouture de Tobe Hooper, mais est-elle pour autant plus efficace ? Je vous laisse en juger vous-mêmes... Orloff

D'accord avec l'ensemble des commentaires sur ce film, ça déménage en masse et j'ai été surpris de l'efficacité de l'ensemble et des scènes de gore plus nombreuses et solides que bien des films américains du genre. Petits bémols sur les gilets bedaine qui font années 2000, gros bémol sur le prologue et l'épilogue qui sonnent totalement faux. Comment, là où l'équipe de Blair Witch réussit avec des riens, on nous présente ici de la supposée vielle pellicule qui n'en a pas l'air pour des miettes. Idem pour un final presque optimiste comparé au final traumatisant de la version originale.

Est-ce parce que j'avais comme bien du monde un préjugé défavorable envers le projet que j'ai tant apprécié ? Je ne crois pas. Chapeau à Miss Biel et à Marcus Nispel. Mario Giguère

TEXAS CHAINSAW MASSACRE 4  aka RETURN OF THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE aka TEXAS CHAISAW MASSACRE THE NEW GENERATION - Kim Henkel, 1994, États Unis

Des jeunes un peu cons qui ne parlent que de sexe se perdent en voiture au milieu d'un bois et trouvent le moyen de faire un accident. Jenny (Renée Zellweger alias Bridget Jones) joue la souffre douleur, victime de son physique ingrat. Bref, tout ce petit monde cherche de l'aide et tombe sur une fille un peu cinglée qui n'hésite pas à montrer ses seins. Elle appelle son pote dépanneur. Celui-ci débarque (c'est Mathew McConaughey) et commence bien: il casse une nuque et écrase un jeune. Dans la maison isolée dans les bois se rendent les jeunes en détresse: on nous refait un peu le même coup que dans le film de Tobe Hooper: un coup de marteau sur la gueule, la miss pendue au crochet de boucher, un somme dans le frigo.... Jenny se retrouve au dîner familial de la famille de cinglé. Tous les gars en font un max, tellement même que ça en devient trop. On a même droit à un retournement de situation où Jenny colle des baffes et fout des genoux dans les burnes. Le Leatherface de service a de beaux costumes et est très coquet. Le final est quasi pareil que le premier...

Suite inutile mais pas forcément désagréable, ce film se regarde avec un certain amusement, car on oscille constamment entre le remake hommage sincère et la parodie lourdingue involontaire. Alors forcément, on a droit a un film inégal qui souffre en fait de son budget trop élevé. Ce qui est un comble. Car en effet, l'image est trop clean, et le tout a un aspect trop propre pour faire passer l'ambiance malsaine recherchée. La violence est quasi cartoonesque (voire la miss qui se prend plain de pains dans la gueule et se relever sans marques ou hématomes, rien quoi), et tout ça manque sérieusement de gore. Je ne sais pas si ma version est cut, mais le grand-père pas frais se lève lors de la scène du dîner, marche avec un couteau à la main, et disparaît intégralement du film. Etrange... Kerozene

THEY - Robert Harmon et Rick Bota avec Laura Regan, Marc Blucas, Dagmara Dominczyk, 2002, États Unis

Et si vos frayeurs nocturnes n'étaient autres que des bibittes dont on n'explique pas l'origine mais qui vivent dans les ténèbres et qui n'ont pour seul but dans l'existence que de vous y enfermer avec eux pour, peut-être, vous manger? Ce serait épeurant ça non? non?

Un jeune homme instable qui, enfant, était visité la nuit par des bibittes mal faites par ordinateur se suicide un jour, n'en pouvant plus, devant sa meilleure amie, une étudiante de cycles supérieurs en psychologie qui s'avère elle aussi à avoir eu de mauvais contacts avec les bibittes numériques dans son jeune temps. Évidemment* (?), après ce choc pour le moins ennuyeux, les bibittes recommencent à la hanter dès que la lumière s'éteint - chose pratique parce que les bibittes "influencent" l'électricité et ont la possibilité d'éteindre les lumières comme bon leur semble et donc de multiplier les scènes d'horreur insoutenable sans tenir compte de la cohérence du récit en les justifiant par un nouveau (ah non pas encore) grésillement des ampoules, flashlight, lumières du métro, etc., etc. On ne s'en lasse vraiment pas. Toujours est-il que deux autres personnages sortis de nulle part supposément parce que le suicidé du départ s'arrangeait pour n'avoir comme amis que des traumatisés de l'enfance sont eux aussi sujets à ces attaques terrifiantes et bon, on s'en doutera, meurent afin de remplir quelques minutes de cet interminable cauchemar.

Heureusement, le film ne présente aucun punch et je pourrai donc m'abstenir de vous les dévoiler. Reste une finale intéressante (surtout compte tenu du reste), une esthétisation presque impressionnante (compte tenu de la filmo du réalisateur et de sa collaboration à la carrière de Van Damme) qui par contre annule tout effet sur le spectateur et des bibittes, tellement mal foutues qu'elles en font peur.

Le DVD contient un "alternate ending" digne d'un film étudiant mal écrit (ce qui aurait tout de même constitué une continuation normale de l'ensemble) qui vous fera d'autant plus apprécier le véritable ending - et bon, là je sens que je mets beaucoup trop d'espoir : c'est nul quand même, c'est juste une nullité rafraîchissante dans un océan de nullité puante.

* évidemment oui bien sûr puisque les bibittes implantent un "device" dans le corps de leurs jeunes victimes afin de les retrouver plus tard pour les manger... (???!)

Commentaire du commis : je l'ai pas vu, ça sort juste mardi!!!!!   Memorial BBQ

Un enfant qui a peur du noir et de tout ce qui se cache dans le noir se fait littéralement kidnapper par une créature... 19 ans plus tard, Julia, étudiante en psychologie est à nouveau traumatisée et recommence à avoir des terreurs nocturnes. Qu'en est-il des ses marques sur la peau d'autres adultes qui souffrent de la peur du noir ? Existe-t-il vraiment des créatures qui ont peur de la lumière, mais qui vous attendent dans le noir ?

Laura Regan, une actrice blonde au corps d'enfant, rappelle une jeune Mia Farrow à laquelle il manque une conviction dramatique. En fait, le film est une série de clichés certes bien présentés, avec des créatures de Patrick Tatopoulos intéressantes, pour le peu qu'on en voit. Une fin alternative démontre bien que les scénaristes pouvaient finir l'histoire n'importe comment tellement on ne sent pas d'intention première, de réel fil de logique. Il reste quelques images et concepts intéressants, mais jamais nouveaux et jamais frappants. On note de nombreux emprunts scénaristiques à la série X FILES. Rien de bien original, donc. Mario Giguère

THEY SAVED HITLER'S BRAIN aka Madman of Mandoras aka Amazing ms.H - David Bradley, 1968, États Unis

Il y une confusion pour la sortie de ce film, donc le début du tournage se serait fait dans les années 50 et se serais terminé quelque part dans les années 60.Une fille part à la recherche de son père qui a été kidnappé par des méchants nazis sur une île isolée, qui reçoivent des ordres de nul autre qu'Adolf Hitler dont la tête est conservée dans un bocal. Cette vielle tête folle veut dominer le monde en répandant un gaz mortel sur le monde entier. Un film qu' Ed Wood aurait pu tourner, avec dialogues nuls, acteurs sans aucun talent, une scène de poursuite jour/nuit, il fait clair "bin non y fait nuit" t'es cinglé c'est le jour "ah t'as raison c'est la nuit" pour aboutir à une scène d'accident qui fut empruntée au film Thunder Road. Faut pas oublier la tête d'Hitler fondant dans le feu. Rana

The THING WITH TWO HEADS - Lee Frost, avec Ray Milland, Rosey Grier, Don Marshall et Roger Perry, 1972, États Unis, 93m

Un vieux scientifique (Ray Milland) aigri, grincheux, râleur et raciste, expert en greffes en tout genre expérimente des greffes d'un nouveau genre au fond de sa cave. Celle-ci cache en effet un gorille à deux têtes, la tête greffée ayant pour but de remplacer la tête d'origine. Pourquoi donc s'adonner à d'aussi farfelues expériences, serait-on tenté de se demander. Et bien tout simplement parce que notre vieux grincheux est atteint d'un cancer et qu'il ne lui reste que très peu de temps à vivre. Mais, afin de conserver son splendide cerveau et d'ainsi continuer à en faire bénéficier l'humanité, il prévoie de transplanter sa tête sur le corps d'un donneur. Mais le temps presse, le docteur se meurt, et les donneurs ne courent pas les rues. C'est donc un volontaire, un noir qui, au moment de passer sur la chaise électrique, se porte volontaire pour cette expérience scientifique dont il ne sait qu'une seule chose: qu'il n'en sortira pas vivant...  A son réveil, le vieux docteur xénophobe n'en croit pas ses yeux. Inutile de dire que le donneur non plus.

Sympathique petite série B complètement loufoque qui vaut principalement pour les prestations de Ray Milland et de Roosevelt Grier, le donneur ancien joueur de football américain. Inutile de dire que le tournage n'a pas dû être une partie de plaisir, les deux acteurs devant se maintenir collé l'un à l'autre lors des gros plans, ou alors courant avec une fausse tête collée sur l'épaule pour les plans larges.

Le film nous offre quelques scènes d'anthologie dont la fameuse scène de poursuite à moto, moto sur laquelle se trouve notre homme bicéphale ainsi qu'un docteur noir et poursuivi par une douzaine de voitures de police sur un terrain de motocross.

Le film est sorti une année après le similaire INCREDIBLE TWO HEADED TRANSPLANT, cependant THE THING WITH TWO HEADS bénéficie de cette aspect social qui n'est certes qu'un prétexte mais qui le rend particulièrement attachant. Kerozene

Un vieux schnock raciste est diagnostiqué mourrant; vu qu'il est lui-même médecin, il décide donc d'expérimenter pour sauver sa vie et transplante des têtes par-ci, par-là. Bon, OK. Il possède justement un gorille à deux têtes dans sa cave. Alors qu'il en est à ses derniers jours, il finit par obtenir la permission d'avoir comme sujet le corps d'un criminel qui fait face à la chaise électrique (et qui se proclame innocent, évidemment). Ce dernier préfère affronter la Science plutôt que de frire sous hauts voltages. Le problème, c'est qu'il est Noir! Notre bonhomme blanc se fait transférer la caboche (sans qu'il sache les origines ethniques de son nouveau corps) sur ce gros mec style joueur de football. Gros conflit d'idéologie à venir, il va sans dire...

Donc... vous avez tout ici pour plaire aux plus difficiles d'entre vous. Des chansons sur la trame sonore carrément absurdes, des effets spéciaux en caoutchouc de base qualité, une longue et invraisemblable scène de poursuite, une mise en scène qui fait penser aux pires épisodes de la série BATMAN des années 60 et, bien entendu, la vue de ce monstre bien incongru, un homme à deux têtes, ce qui le rend ici bi-racial! Quand le gorille à deux têtes s'échappe, il court pendant de longues minutes en pleine rue, sans qu'il n'y ait aucun piéton nulle part, jusqu'à ce qu'il pénètre dans un marché pour déguster quelques bonnes bananes (chaque bouche mâche avec joie)! Cet unique primate est la création d'un jeune Rick Baker (qui a probablement le double masque sur la tête à l'écran).

Le clou du spectacle est cette séquence de poursuite (déjà citée dans la critique de Kerozene sur le même sujet) alors que la police est aux trousses de notre créature bicéphale, qui s'empare d'une motocyclette, sème la pagaille pendant une relais cross-country de motos (il(s) gagne(nt) même la course!) et réussit à s'échapper d'environ 25 automobiles de patrouille qui lui (leur?) courent après, en pleine campagne. L'une après l'autre, toutes ces voitures prennent le champ, explosent, tombent dans des ravins qui apparaissent comme par magie et nous démontre à quel point ces policiers sont une bande de lourdauds incapables! Une séquence digne des meilleures anthologies, garanti. Et si j'ai bien compris, cette action se déroule le lendemain de l'opération! Il faut conclure que se faire greffer une deuxième tête améliore également les effets de récupération. Peu à peu, la tête du blanc prend charge du corps du noir, au point que le raciste fout un coup de poing sur la gueule de l'autre et l'assomme! Il faut vraiment le voir pour le croire.

Rosey Grier est un ancien joueur des N.Y. Giants qui a joué dans quelques films. Le voir courir à bout de souffle dans la plaine est pissant d'hilarité, avec la fausse tête en plastique qui branle à côté de la sienne véritable. Il a probablement été choisi parce qu'il est corpulent et que les producteurs croyaient que cela paraîtrait moins quand on lui collerait un frêle acteur de 65 ans derrière le dos. Ray Milland a bénéficié d'une carrière bien remplie au cinéma, gagnant même un Oscar en tant que Meilleur Acteur pour le film THE LOST WEEKEND de 1945, chef-d'œuvre sur l'alcoolisme avec une scène sortant d'un film d'horreur où notre héros, en pleine crise de délire intoxiqué, voit une chauve-souris sortir du mur! Qu'est-ce qu'un tel comédien pensait en signant le contrat pour ce film-ci, je vous le demande. $$$$

!La question qui se pose est la suivante: est-ce que tout cela se voulait une parodie sur les relations raciales aux États-Unis, déguisée de maladroite façon? Ou encore une satire sur les films de monstres? Qui sait? Le réalisateur Lee Frost a tâté de la série B pendant toute sa carrière, alors pourquoi se serait-il donné une mission plus subtile ici? Le film aurait facilement pu s'intituler THE THING WITH TWO HEADS AND FOUR KNEES, alors que pendant la désormais poursuite, on peut clairement voir les jambes de Milland derrière Grier sur la motocyclette! Une transplantation de genoux, tiens voilà une idée... Blundering Man

the 13TH FLOOR - Josef Rusnak, 1999, États Unis/Angleterre

Que de déception...  Vous allez sûrement vous demander pourquoi foutre j'ai été au ciné parc me taper ce discutable film...  Eh ben la raison, c'est qu'il était en complément de programme (2ème film) et que, ma foi, c'est une place qui ne lui revient même pas.  On nous en a servi, des histoires sur le monde "virtuel", sur les réalités parallèles, sur la frontière entre le réel et l'imaginaire...  Mais jamais on n'en a servi de plus fade. Je passe sur l'histoire et ses illogismes flagrants, je passe sur le traitement "suspense avec histoire d'amour", je passe sur l'infographie de merde, je passe sur les dialogues garrochés et les répliques insensées (on dirait que le dialoguiste avait envie de se débarrasser, ou qu'il venait à peine de franchir le cap de la pré-maternelle), je passe sur les acteurs à pleurer qui ont bien voulu se prêter à cette mascarade.  Bref je passe sur tout, parce que parler de cette torture d'une heure et demie me donne envie de gerber.  Je ne peux cependant garder sous silence ce magnifique paradoxe...  Pour vous situer un peu, l'histoire gravite autour d'un concepteur de "jeu virtuel" où l'on peut explorer une réalité parallèle (ici une quelconque ville américaine en 1937).  Tous les personnages qui habitent le jeu ont été créés de toutes pièces par les concepteurs.  Dans la même tirade, le héros, outragé par le fait que quelques personnages se tuent entre eux, proclame qu'il faut "fermer le jeu (lire ici faire un  "shut down" complet et faire disparaître toutes les données; le détruire, tout simplement) afin que ces PAUVRES ÊTRES arrêtent de se massacrer". En ai-je assez dit ?  The 13th Floor, un film bâti sur un prétexte mince comme un fil à pêche, un film qui suit une mode à pleurer, un film, pour tout dire, dont l'humanité aurait très bien pu se passer. Orloff

THIS DARKNESS: THE VAMPIRE VIRUS - Dylan O'leary avec David Everritt, Amanda Cool, Dylan O'Leary, 2003, États Unis, 106m

Le Docteur Van Helsing, septième de sa génération, est un éminent scientifique qui profite de larges subventions pour fabriquer un antidote au sida. De fait, lorsque le FBI enquête pour utilisation frauduleuse des sommes d'argent utilisées pour ses recherches, il finira par avouer qu'il est sur le point de créer un sérum d'immortalité, sérum qui intéresse énormément Tarquin, vampire mainte fois centenaires. Tarquin lui donne un ultimatum, lui fabriquer une fiancée parfaite et immortelle en 24 heures, sinon il commence à tuer ses proches. Ce qui arrive, Van Helsing, désespéré, n'a plus le choix de combattre, avec l'aide de l'agent du FBI, qui croit à son histoire.

Dylan O'Leary est à tous les postes, acteur principal, scénariste, réalisateur et producteur dans ce tournage vidéo ambitieux au résultat trop long et pas toujours bien photographié. Bravo pour l'approche scientifique, qui tente de vulgariser les recherches d'Adn pour le commun des mortels. Les vampires font de l'effet et on même droit à une scène d'attaque sous-marine, rappelant le Zombie de Fulci. Le film aurait bénÉficié d'un montage plus serré, d'un peu plus d'érotisme et d'un peu moins de Kung Fu. Mais au demeurant on applaudit l'effort pour renouveler le genre tant codifié. Mario Giguère

THUNDERCRACK! - Curt McDowell, 1975, États Unis - Version "cut" 120m

THUNDERCRACK! est un film fou. Une histoire d'horreur d'apparence classique traitée de manière inhabituelle. Une maison isolée, habitée par une femme à l'esprit pour le moins déglingué (Marion Eaton) et des visiteurs nocturnes perdus au milieu de la campagne forcés de s'y réfugier. Point de départ connu pour des protagonistes mus par des motivations diverses dont le dénominateur commun est le sexe sous toutes ses déclinaisons possibles. Prisonniers, ils interagissent gaillardement dans un décor limité à trois ou quatre pièces.

Avec son budget proche du zéro, son style très arthouse underground et ses acteurs qui en font des tonnes pour notre plus grand plaisir, Curt McDowell livre une comédie d'épouvante ponctuée de scènes pornographiques totalement absurdes et légères (dans le sens où elles sont toujours amenées de façon comique) mais pouvant être quelque peu dérangeantes pour les âmes prudes qui risquent de ne guère apprécier l'infiltration vaginale d'un concombre pelé ou une scène de sexe homosexuelle masculine. Un brin bavard, le film gagne encore lors de l'apparition de Bing (George Kuchar, également coscénariste), échappé d'un cirque dont les animaux se sont évadés et poursuivi par une femelle gorille amoureuse de lui.

Délirant de A à Z, drôle et perturbant, cette farce burlesque en noir et blanc s'étale dans sa version uncut sur une durée d'environ 150 minutes. Sur 120 minutes, nous avons droit à quelques fellations, deux sodomies (dont une avec un godemiché), quelques copulations plus standards et plusieurs masturbations. Que contient donc la demi-"  manquante ? Aucune idée, mais il sera bientôt possible de le savoir avec la sortie prochaine d'un DVD annoncé sur le site officiel du film : thundercrackthefilm.com Kerozene

TONNERRE DE FEU aka BLUE THUNDER- John Badham avec Roy Scheider, Malcolm McDowell et Candy Clark, 1983, États Unis, 109m

Le Blue Thunder, c'est un hélicoptère fait spécialement pour éliminer les menaces autant matérielle qu'humaines dans des endroits urbains où il y a énormément de gens. Exemple une prise d'otage. Il peut également écouter à travers les murs et faire d'autres choses incroyables. Son créateur voudrait bien montrer au grand jour et tester son efficacité et décide de le prêter à la police de L.A., qui prête la bête à Frank Murphy. Ce dernier, grâce à l'appareil, débusque un complot gouvernemental qui mettra rapidement son job en jeu. Qu'à cela ne tienne, Frank vole le Blue Thunder et se fait justice lui-même.

J'en dirai peu car ce film est franchement ennuyant. Deux points positifs, les scènes d'actions en hélicoptères qui sont magistralement filmées et la performance de Roy Scheider dans le rôle principal qui se débrouille très bien. Le reste... Isssshhh... Même Malcom McDowell est affreux dans le rôle du méchant. Le réalisateur manquait visiblement d'enthousiasme pour toutes les scènes sur le sol et puisque 80% du film s'y passe, on a hâte que ça se termine. Rien de bien intéressant ici. Ah et puis, expliquez moi donc ce titre ridicule TONNERRE DE FEU. Abba

THX-1138 - George Lucas avec Robert Duvall, Donald Pleasence et Maggie McOmie, 1970, États Unis 

Avant de devenir célèbre grâce à sa saga STAR WARS, George Lucas avait débuté sa carrière de cinéaste avec un film à budget modeste dans lequel un homme tente de s'échapper d'un système robotique répressif. THX-1138 est une vision aliénante d'une société de l'avenir où l'homme n'a plus de liberté. Il n'est qu'un travailleur qui perd son humanité.

Évidemment, cette oeuvre peut rappeler le roman 1984 de George Orwell, mais aussi le film 2001 de Kubrick par son ambiance cérébrale et son utilisation d'une photographie dominée par la couleur blanche.

Le traitement d'ensemble devient expérimental au point que certains spectateurs risquent de s'ennuyer. Le Director's Cut sorti en DVD au mois de septembre 2004 permet à des scènes d'être visuellement plus "technologique" (Lucas toujours toqué bien entendu sur le numérique...) , ce qui détone parfois avec la conception visuelle épurée imaginée au départ. Mais le propos n'est pas dénaturé pour autant, et la forme, qui est en parfaite symbiose avec le contenu pour exprimer l'aliénation et la déshumanisation, s'avère toujours aussi fascinante.

À voir pour sa vision presque abstraite du futur et pour s'éloigner de l'opulence visuelle des nouveaux STAR WARS même si en fin de compte des aspects de la mise en scène et du montage ne différent pas de THX-1138. Nazgul

The TIME TRAVELERS - Ib Melchior, 1964, États Unis  

En 1964, deux savants, leur assistante et l’électricien inventent une machine à voyager dans le temps et passent par la fenêtre de l'appareil dans un futur ou les derniers hommes non mutants essaient de s'envoler vers l'espace dans une belle fusée comme la NASA n'en a jamais construite. Apparition de Forest J. Ackerman, belles passes d’androïdes, de la musique du futur, quelques passages humanistes dans une ambiance futur rétro délicieuse à souhait. Une fin surprenante. Parfait avec un chip et une liqueur. Mario Giguère

THE TIME MACHINE aka La MACHINE A EXPLORER LE TEMPS  - Simon Wells, 2002, États Unis 

Nous sommes à Londres, à l'aube du XXe siècle et le génial savant Alexander (Guy Pearce) ne pense qu'a roucouler avec sa chère et tendre. Et lorsqu'il s'apprête à la demander en mariage lors d'un soir d'hiver enchanteur, un vilain gredin tout sale et armé d'un revolver surgit d'un buisson pour lui voler sa montre et la bague de fiançailles. Alexander s'y oppose fortement et bombe le torse, le pouilleux se fâche, tire et tue mademoiselle qui s'écroule dans la neige. Alexander est tout penaud et passe les mois qui suivent enfermé dans son bureau, affairé sur un projet top secret: la construction d'une machine à remonter le temps! Une fois la machine terminée, Alex remonte donc le temps (forcément) pour se retrouver quelques minutes avant que sa bien aimée ne se fasse dessouder. Il l'éloigne donc du lieu du drame et là paf, elle se fait écraser par un fiacre. Quand on a la poisse... Franchement dégoûté, notre romantique désespéré saute dans sa machine et se propulse dans le futur, le coeur plein de colère et avec une soif insatiable: celle de trouver la réponse à son incapacité à sauver celle qu'il aime. Chemin faisant, il fait une halte en l'an 2000 et des patates et découvre un Londres en pleine guerre civile. La Lune est en train de se faire coloniser mais le travail est tellement mal fait qu'elle explose dans le ciel générant ainsi un chaos planétaire... la fin d'une ère. Dans la cohue, Alex sauve ses fesses et fonce tête baissée jusqu'en l'an 801'702. Là il découvre un monde sauvage où les humains ont régressés. Cependant, quelques individus parlent toujours l'anglais ce qui arrange bien notre bonhomme, et quand l'un de ses individus a des mensurations à faire rêver Debbie Rochon, on imagine que ça l'arrange encore plus. Mais le problème est que ces gens ont une fonction: ils sont le garde manger des êtres de l'ombre, les morlocs: créatures souterraines au look de catcheurs consanguins chassant les humains pour les offrir à leurs seigneurs et maîtres, une race de créatures elles aussi souterraines et dotées d'une super intelligence. Cette race est dirigée par un Jeremy Irons au look de chanteur gothique sans doute soucieux de pouvoir payer ses impôts.

Sur le papier, cela donne une histoire tout de même joliment efficace. Le récit ne manque pas d'intérêts ni d'exotisme, le principe même de la machine offre des possibilités scénaristiques presque sans limite, le film nous fait même voyager en l'an 635'427'810 (!!!) - et c'est pas joli à voir, il y a de belles gonzesses, des créatures très vilaines, des décors splendides, des moyens généreux (80 millions de dollars), des effets spéciaux classieux, des acteurs confirmés (encore que Pearce semble un peu largué) et pourtant la sauce ne prend pas. Dès la première scène le film s'enlise dans la mouise pour ne jamais en sortir. Etonnamment, le réalisateur Simon Wells (arrière petit-fils d'H.G. Wells) s'avère incapable de tirer profit de son sujet et livre un produit d'une mièvrerie enfantine à se frapper la tête contre les murs. Cela n'a finalement rien d'étonnant quand on sait que monsieur est un transfuge de Disney et qu'il a donc très probablement subit lavages de cerveau après lavages de cerveau afin de se retrouver condamné à ne pondre que des produits fades à destination d'un public inerte. Mais le public inerte n'est peut-être plus aussi présent qu'autrefois puisque le film s'est pris une veste lors de sa sortie. Ben voila, fallait pas prendre les gens pour des idiots. Autant revoir la version 1960 signée George Pal. C'était naïf, mais sincère. Kerozene

TIME WALKER aka Being from Another Planet  - Tom Kennedy, 1982, États Unis  

Un chercheur sonde le cul d'une pyramide et y trouve un ancien tombeau de 3500 ans dans lequel repose gentiment un beau sarcophage. Il retourne alors aux Etats-Unis dans son Université avec le sarcophage sous le bras. Le directeur de l'Uni, tout excité, prépare une conférence de presse dès le lendemain, car le sarcophage est une découverte capitale ! Mais avant toute chose, il faut faire des radios de la chose. Alors hop, on prend quelques photos, mais le photographe s'est gouré et à foutu la dose maximale de rayons X - et donc, une jolie dose de radiations. En regardant les radios, il constate que des objets sont cachés dans un compartiment secret du sarcophage, il décide donc d'ouvrir ce dernier et y trouve ce qui semble être des diamants. Il reprend une radio de la chose pour faire comme si il n'y avait jamais rien eu, et se casse, offrant les cailloux à droite à gauche après qu'il se soit aperçu qu'ils ne valent rien. Mais la dose de radiations subit par la momie a eut pour effet de réveiller cette dernière qui se met à sécréter une substance hautement corrosive. La momie se ballade ensuite à la recherche de ses cailloux et tue la plupart de ceux qui les possèdent. On apprend alors sans trop de surprise qu'elle est en réalité une créature d'une autre planète et que les cailloux lui sont nécessaires pour rentrer chez elle...

Que voila une série bien mollassonne... Le rythme est mou, et l'intrigue n'est pas bien folichonne. Le concept de base est assez séduisant, mais n'est pas bien exploité. Le tout ressemble à un téléfilm standard. Le film se termine sur un cliffhanger, sans doute que les producteurs avaient envisagé une suite, mais celle-ci ne s'est jamais faite sans doute à cause du peu de succès obtenu... Kerozene

TOBOR THE GREAT aka TOBOR LE GRAND - Lee Sholem avec Charles Drake, Karin Booth, Billy Chapin, 1954, États Unis, 77m

L'homme se tourne vers l'exploration de l'espace, mais dans l'agence américaine chargée d'envoyer les premiers hommes dans l'espace il y a bisbille. Certains, comme le professeur Harrison, pensent que l'on devrait commencer par envoyer autre chose que des hommes dans les fusées, trop de dangers les guettent. Le jeune professeur Nordstrom est de son avis et le vieux Harrison lui montre sa solution: le robot TOBOR. Lors de sa présentation aux journalistes, un espion à l'accent russe s'est faufilé. On va kidnapper le professeur et son neveu, surnommé Gadge, comme dans "amateur de Gadget". Grâce à un lien télépathique, Tobor se réveille et part en mission vers les méchants !

Petit film rarement vu, Tobor vaut évidemment le détour pour son robot de grande taille qui impressionne. Au vu des relents de serial, on est quand même surprit lorsque que le jeune de onze ans est menacé au chalumeau ! Loin des robots menaçants, Tobor n'est violent que s'il est menacé, lui ou son maître. Il aura su impressionner bien des jeunes garçons qui rêvaient d'explorer l'espace avec un tel ami. La fille du professeur, fort jolie, a dans ce carcan classique un rôle complètement effacé. Vive les robots ! Mario Giguère

TOOLBOX MURDERS - Tobe Hooper, 2003, États Unis</