Mise à jour le 10 juin 2008

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LE MASSACRE DES MORTS VIVANTS  aka: LET SLEEPING CORPSES LIE, LIVING DEAD AT THE MANCHESTER MORGUE, DON'T OPEN THE WINDOW, etc...- JORGE GRAU, 1974 

Ce film réalisé par un espagnol en Angleterre est vraiment plaisant. Une jeune femme abime la moto d'un brave gars, elle le conduit alors dans un village paumé où elle doit retrouver sa junky de frangine. Dans un champ, des types testent une machine qui émet des ondes pour tuer les petites bêtes, histoire de remplacer les pesticides. Seulement, les ondes ont des effets néfastes sur les morts... et les nourrissons ! La photo du film est vraiment belle, certain plans sont même fascinants, les acteurs sont pas mal, il y a au début une fille qui court nu en pleine ville, plan totalement gratuit et inutile, il y a les flics salopards, le chef de la police super con et détestable. Atmosphère sympathique, les zombies meurent par le feu, mais c'est un peu timide coté gore. Le DVD d'Anchor Bay est superbe. Kerozene

Voici un bon petit film sympa de morts-vivants, un peu précurseur, vu sa date de réalisation de la grande vague gore italienne de la fin des 70's. C'est un mélange de hammer et de giallo assez surprenant, où un appareil visant à supprimer les insectes nuisibles aux récoltes, va en fait provoquer le réveil des morts à 1 km aux alentours.

Les héros vont se retrouver confronter aux morts (et aux scènes habituelles de ce genre de films, attrapage de pieds, déchirage d'entrailles) et surtout à une police complètement conne et "anti-jeune", qui ne voudra jamais admettre l'inadmissible! Sauf... lors de la scène finale vengeresse.

Une certaine classe nonchalante dans ce film parsemé de quelques scènes ultra gore (rares mais sympas) qui ne font qu'agrémenter l'intérêt.

Un grand inconnu du film de morts-vivants fort sympathique. Franfran

MEAT MARKET - Brian Clement, Canada, 2000

Sans mise en situation aucune, et cela dès les premières minutes du film, nous voilà catapultés dans un chaos urbain infesté de morts-vivants qui ont faim de chair fraîche. Début drastique qui nous donne donc l'impression que ça va barder dans la prochaine heure et demie. Et c'est bien ce qu'on nous livre: du blood en masse, du croque-intestins et des faces de pizza-pochette non-stop. Enfin, quasiment, car entre les scènes gore, on a malheureusement droit aux élucubrations totalement inintéressantes des mauvais acteurs (sûrement embauchés à la sortie d'un bar goth à 3 heures du mat). On y apprend toutefois que, dans ce cas-ci, les zombies sont en fait de pauvres victimes infestées par une substance contenant des nano-robots supposés réparer les tissus malades. Or, ces mini-cyborgs (!) détruisent plutôt les chairs humaines et occasionnent de légitimes effets tel le cannibalisme. Nos jeunes héros en fout donc plein la gueule aux zombies fulciesques, tout en ayant le temps de faire une couple de passes softporn ennuyeuses. Et c'est ça un des problèmes de Meat Market, c'est qu'à côté du look "film italo-zombie typique" que l'ensemble peut avoir, on nous pitche sans raison des vampires lesbiennes Matrix (sexy?) et des lutteurs mexicains déchus (drôle?). Le tout oscille maladroitement entre soft, gore et comédie, alors que d'après moi, il n'y a eu qu'Evil Dead qui oeuvrait à merveille dans l'union des deux derniers genres. Et je sens aussi dans ce Meat Market un léger excès dans la catégorie plan de caméra non-justifié et effet numérique bon marché. De plus, la musique jeu-vidéo-PC-1995 n'aide en rien le plaisir de regarder... Mais bon, c'est pas si pénible, les zombies et le gore sont bien, surtout pour un film plus-que-sans budget (2000$) tournée en vidéo. Anthropophaluc

Le MONDE DES MORTS-VIVANTS aka El Buque Maldito - Amando De Ossorio, 1975, Espagne

Deux modèles larguées en mer sur un petit bateau pour des raisons promotionnelle (cherchez pas...) se retrouvent dans un épais brouillard abritant un vieux galion espagnole habité par des zombies lents. Les responsables de la promo, une copine et un savant vont à leur recherche et trouvent aussi le bateau fantôme...

Troisième volet de la tétralogie des zombies aveugles de De Ossorio, ce MONDE DES MORTS-VIVANTS est de loin le pire de la série. Mort de rire: la maquette du bateau à l'échelle 1/10000 ème, les dialogues à hurler, les explications pseudo scientifiques ("Une odeur me rappelle celle de certaines plantes carnivores. Peut-être doivent-ils se nourrir pour survivre ?"), les zombies pas crédibles pour un pet et une histoire prétexte à dormir debout. On imagine le budget minable du film, surtout lors du naufrage du bateau: "Bon les gars, on a eu un budget de 50 balles. Il nous en reste 2 et on doit faire la maquette du bateau. Le truc chiant, c'est qu'on le brûle à la fin, alors ne loupez pas la prise, ça va aller très vite." WOUF "Putain, on a un naufrage de 1 seconde en boite les gars, ça ressemble à rien et ce n'est pas crédible. On fait une autre maquette" "Mais chef, on a plus de thunes" "Bon, alors elle est dans la boite, on passe au numéro 4." Kerozene

Ce volet de la série est un peu en dessous des trois autres, on voit peu les templiers et il y a quelques longueurs. En plus la musique religieuse est moins présente, ce qui le rend un peu moins fascinant.

Aussi, il fait noir tout le temps, et à la longue c'est un peu chiant!

Pas le meilleur d'Ossorio quoi, mais à voir pour boucler la boucle des films de templiers. Franfran

MORTUARY - Tobe Hooper, 2005, États Unis   

Madame Doyle est veuve et vit avec ses deux enfants, un garçon et une fille. Et histoire de remettre tout ce petit monde dans le droit chemin, elle décide de se lancer dans une profession honorable et devient le croque-mort d'un patelin moisi en bordure duquel une morgue décrépite et puante tombe en morceau. Or, ce lieu empreint d'un romantisme gothique certain, est ce qui leur servira également de demeure... Autant dire que ça pousse à la pendaison de crémaillère endiablée. Après un accueil peu commun et hilare du maire de la ville (personnage complètement autre et totalement débile), on apprend une rumeur comme quoi les propriétaires précédents qui battaient leur fils dégénéré et que ce dernier, après avoir déglingué ses parents, hanterait toujours les lieux ainsi que le cimetière avoisinant. Et comme il n'y a pas de fumée sans feu, personne n'est véritablement surpris quand surgit d'une crypte poussiéreuse le mongolo de service tout motivé qu'il est d'occire de l'ado fornicateur et profanateur par-dessus le marché ! Plus étrange encore, le sous-sol du lieu contient une étrange substance qui a la particularité de ramener les morts à la vie. La substance en question envahit la morgue où les zombies se dressent avant de s'en prendre à l'intégralité du casting qui découvre que les morts-vivants ont la particularité de fondre lorsqu'ils sont en contact avec du sel !

Tobe Hooper est à la dérive depuis quelques années mais son épisode de zombies pour la série des Masters of Horror m'avait fait bonne impression. Il y avait donc de quoi se réjouir à l'annonce de la sortie d'un film de zombies par le papa du Leatherface. Malheureusement Tobe plonge tête baissée dans les clichés abrutis et le schéma scénaristique de base: une poignée d'ados sympas au look gentiment trash qui fument des joints en cachette fera face à l'ennemi, d'autres ados pas sympas du tout ouvriront le bodycount, des dialogues ineptes remplissent les trous et des effets spéciaux digitaux d'une laideur parfois surprenante nous ramènent carrément quinze ans en arrière ! Son casting contient quelques faciès déjà croisés dans le cinéma fantastique, à commencer par Denise Crosby dans le rôle de la mère un rien nunuche et qui tenait déjà le rôle de la mère dans SIMETIERRE en 1989, Dan Byrd en sa bouille de poupon a été précédemment vu dans FIRESTARTER 2 et joue aussi dans le remake de LA COLLINE A DES YEUX, et il y a surtout l'ultra craquante Alexandra Adi qui tenait un petit rôle dans cette sombre daube de TEQUILA BODY SHOTS... sombre daube dont elle reste le seul élément mémorable. C'est dire si elle a des arguments ! Kerozene

NIGHT OF THE CREEPS aka EXTRA SANGSUES aka LA NUIT DES SANGSUES - Fred Dekker - 1986, États Unis

En 1959 des extraterrestres merdent à propos d'une expérience et perdent un container dans l'espace. Celui-ci s'écrasera sur Terre et libérera une liasse sang-sue qui s'installe dans le cerveau de ses victimes afin de le transformer en zombie et pondre sa progéniture...

Délirante série B prenant place dans les frat grouillantes de gros cons qui se la pètent comme des boeufs. Les héros sont bien sûr des nerds en puissance. L'idylle de rigueur n'est pas crédible pour un pet. Le flic de service est fabuleux et lâche toujours le mot juste au bon moment. Les zombies sont bien cool, bien crade, les effets sympas, il y a même un chat zombie, l'ambiance est joviale. Malgré le coté teenagers qui méritent des baffes, le film est bien supérieur aux teen movies d'aujourd'hui et surtout plus délirant. Kerozene

NIGHT OF THE DEMONS - Kevin Tenney - 1987, États Unis 

Le typique teenage movie qui tente de surfer sur la vague "evil dead"... Une bande de jeunes cons se rend à une fête dans un endroit incongru (une vieille bâtisse maudite), et tout le monde va peu à peu se transformer en zombie et tout le toutim...

Même si on ne s'endort pas complètement dans ce bis (grâce à quelques scènes gores pas trop mal), on est pas vraiment surpris c'est le moins qu'on puisse dire! L'habitué du genre pourra prévoir tous ce qui se passe au fur et à mesure que l'action apparaît à l'écran.

Bon, c'est le genre de truc à mater dans un drive-in sur la banquette arrière avec une petite pépé à ses côtés... Franfran

NIGHTMARE CITY aka City of theLiving Dead - Umberto Lenzi, Italie

Un avion cargo débarque une flopée de zombies atomiques plus rapides que Guy l'Éclair. Le gouvernement ne dit pas un mot, de peur de créer la panique. Un journaliste stoique qui a assisté à l'atterrissage stoïquement et sa femme essaient de s'en tirer, mais bientôt la ville entière est envahie.

Vont-ils y parvenir, vont-ils se réveiller, le journaliste parviendra-t-il à bouger un des muscles de son visage ?

Mazette, si je l'ai déjà vu, je l'avais complètement oublié. Quel magnifique plaidoyer contre les radiations de l'atome et la bêtise humaine. En tout cas, si l'ensemble est de petite facture, ça bouge en masse. Les zombies ont une bouille à la Toxic le ravageur, les Italiennes sont mignonnes et les textes moralisateurs sont cuculs longtemps. De quoi passer un bon moment à tout le moins. Mario Giguère

La NUIT FANTASTIQUE DES MORTS VIVANTS aka DEMONIA aka Le Notti erotiche dei morti viventi, 1980

Je viens enfin d'avoir (dans ma collection de VHS) et de voir le film LA NUIT FANTASTIQUE DES MORTS VIVANTS de Joe D'AMATO. Moi qui le recherchais depuis des lustres car le film est rare chez nous en France, j'avoue que j'en suis déçu. Étant assez fan de films gores Italiens, surtout de FULCI, ARGENTO, LENZI, SOAVI, D'AMATO et même MATTEI (oui, j'ai bien dit MATTEI et non je n'ai pas honte de le dire haut et fort), j'ai trouvé ce film très faible. Malgré un titre accrocheur, on se dit plutôt que D'AMATO a voulu plus en faire 1 film érotique que d'horreur. Faut dire tout de même, que toutes les 5 minutes, il y a en gros plan, une femme qui se touche sa partie intime (pour être précis, qui se doigte). Je comprends mieux maintenant pourquoi d'AMATO dans les années 90 a réalisé que des films X. En plus, le budget du film devait être à ras des pâquerettes (pas 1 sous) car tous les plans des morts vivants sont filmés dans le noir absolu, pas moyen de voir à quoi ils ressemblent. La seule scène gore est celle d'une tête de zombie qui dévore le mollet d'1 acteur archi mauvais voir même terriblement mauvais, j'aurais du dire une scène comique !!!!

Je conclue car il le faut, malgré mon fanatisme a Joe, ce film est décevant !!!  Le ZOMBIE

OASIS OF THE ZOMBIES aka La Tumba de los muertos vivientes - Jess Franco, 1983, Espagne/Italie/Allemagne/France

On aurait pu mourir en regardant ce film de Jess Franco tellement il paraît long. Habituellement visionné sur le "fast-forward", ce navet bourré de zombies nazis improbables s'écoute difficilement et ne captive pas beaucoup. On a quelquefois droit à quelques scènes comiques, notamment quand les zombies attaquent. Le reste ? Du remplissage. Il y a même une bataille dans le désert, au tout début, que Franco a réutilisée tout à fait hérétiquement dans "À l'est de Berlin".  Ça vous donne une idée... Orloff

OZONE! THE ATTACK OF THE REDNECK MUTANTS - Matt Devlen, 1986, États Unis

Dans un bled pourri aux States, d’étranges événements ont lieu: les bouseux se mettent à dégueuler des trucs de toutes les couleurs, se retrouvent avec la gueule toute ravagée et bouffent n'importe qui comme tout bon zombie qui se respecte. Une jeune écolo accompagnée d'un loser né découvre que la cause est la disparition de la couche d'ozone...

Tourné en Super 8, ce film bien dégueu est plutôt marrant compte tenu de son amateurisme évident et de son désire de révulser le spectateur. Les scènes gores ne sont pas assez nombreuses, mais le film a le mérite de porter un regard disgracieux sur une communauté de rednecks puant la sueur qui s'éclatent en flinguant des citrouilles et en chantant des chansons de merde entre une gorgée de Bud et un rot bien gras. Mention spéciale pour un renard hilarant qui mord la jambe du jeune con. On préférera tout de même ABOMINATION tourné par la même équipe, dans les mêmes décors, avec les mêmes acteurs. Kerozene

PORN OF THE DEAD - Rob Rotten, 2005, États Unis, 100m

Essayez de vous imaginer une invasion de zombies façon DAWN OF THE DEAD, mais avec des zombies assoiffés, non seulement de Gore mais aussi d'HARDCORE SEX ! Et Le tout avec une bande sonore heavy metal de Impaled, Deicide, Exmortem, Decapitated, Gorerotted and Blood Red Thrown !

Le look des zombies est absolument repoussant. Ils ont le look de ceux des films de Bruno Mattei et ils ou elles hésitent surtout pas de tuer leur victime pendant ou même avant l'acte. le film bénéficie d'éclairages recherchés, d'effets de brume et d'une photographie tout à fait convenable. La qualité de la photographie est, pas contre, inférieur à celle des FANTOM KILLER, mais au moins, le film est plus gore et moins ennuyant que ceux de ce réalisateur.

De plus, les actrices sont belles et le gore est largement présent avec de merveilleux effets de Joe Casto. Notamment, il y a une horrible castration, qui est largement supérieur à celui de PORNO HOLOCAUST.

Le film se veut une agréable curiosité, sans plus. Mais si vous êtes un amateur de musique heavy metal, des films de zombies, de films XXX et de bons effets gore, peut être allez-vous aimer davantage ce cocktail spécial. Black Knight

  PREMUTOS Der gefallene Engel aka Premutos: Lord of the Living Dead - Olaf Ittenbach avec Fidelis Atuma, Anke Fabre, 1997, Allemagne, 106m

Premutos est le premier des anges déchus, avant même Lucifer. Au fil des siècles il a ranimé des légions de morts vivants qu'il a poussé au meurtre et au chaos. Comme bien d'autres figures qui gravitent autour de Dieu, il a été oublié depuis le temps. Le jeune Mathias commence à avoir des visions de Premutos, visions sanglantes qui augmentent après un accident aux grelots. Lors de la fête du père de Mathias, avec des invités qui ne s'entendent pas plus qu'il ne le faut, les morts se réveillent et la maison et assiégée ! Que le sang coule à flot !

Baptême d'Ittembach pour ma part avec un film aux excès mémorables. Oublions le scénario, excuse pour mettre en scène plus de 139 morts, comme un compteur nous l'indique au final ! Humour gras, sexe, sang et tripaille, voilà ce qui compte, culminant avec l'incroyable arrivée d'un char d'assaut. L'édition dvd américaine chez Shock-O-Rama offre un documentaire de cinquante minutes assez instructif, ou l'on raconte entre autre les difficultés du tournage, on s'en doute, ou personne n'a été payé. Le doublage anglais est assez horrible, on a visiblement voulu accentuer l'humour. Les nombreuses scènes "historiques" sont parfois réussies, mais on voit jusqu'à quel point le tournage a eu plus d'ambition que de moyens dans ces costumes et ces figurants un peu gauches. Mais c'est pour les fleuves de gore que l'on peut apprécier le film et à ce niveaux, on rejoint les excès d'un BRAINDEAD de Peter Jackson, ce qui impressionnera certains spectateurs et en éloignera d'autres. Mario Giguère

RAIDERS OF THE LIVING DEAD aka La revenge des morts-vivant - Bret Piper, 1986, États Unis

A voir la jaquette ça inspire, mais une fois terminé, hissssssss. Un journaliste et sa collègue partent faire un reportage sur un endroit qui serait habité par des zombies. Arrivés sur les lieux, ils virent que les rumeurs sont vraies et sont attaqués. Sa collègue y laissera sa peau, un jeune ti-cul amateur d’électronique construit un mini gun a rayon laser (cheap) son grand-père rencontrera le journaliste qui lui contera son histoire, il sera kidnappé, c'est alors que le gamin qui fabrique des fusils au rayon laser et son grand-père armé d'un arc partent à la rescousse du journaliste. Arrivés sur les lieux, ils découvrent que les morts-vivants sont le fruit de l’expérience d'un savant fou. Les dialogues sont vraiment, mais vraiment nul, les fx sont à chier et que dire de la fin qui a été bouclé en vitesse... c'est l'impression que ça donne, à fuir les jambes au cou ou à voir pour amateur de ce genre. Rana

Les RAISINS DE LA MORT, 1978, France 

C'est LE film à montrer aux détracteurs du "maître" de l'horreur en France!

Il est très loin des thèmes favoris de Rollin (vampires et femmes à poil), et on se complait dans cette série B très gore et bien kitsch! L'histoire par elle-même vaut le détour; il s'agit d'un petit village d'agriculteur du Sud de la France qui se retrouve contaminé par son vin, et transformé en une bande zombies assoiffés de sang. On suit alors les affres d 'une nana revenu au village, et se faisant poursuivre par les paysans devenus zombies, et rencontrant sur son passage... Brigitte Lahaie bien sur!!

Avec ce film (et "la morte vivante"), Jean Rollin introduit le gore en France, notamment avec une scène "choc" de décapitation bien rustique, c'est le cas de le dire! Un très bon film que je recommande vivement!! Franfran

RAW FORCE aka Kung Fu Cannibals aka Shogun Island - Edward D Murphy, 1982, États Unis/Phillippines, 80m

Un groupe d'experts en arts martiaux décident d'aller en vacances sur une île apparemment peuplé de moines démoniaques qui ramènent les morts à la vie. Un criminel à l'allure d'Adolf Hitler et sa bande de truands qui fournissent aux moines des jeunes femmes à manger, veulent voler quelques unes des jeunes copines de nos héros et après qu'une d'entre elle soit kidnappée, ils se doivent d'aller sur l'île la sauver. Tout ça pour découvrir, QU'IL Y A DES COMBATTANTS EN ARTS MARTIAUX ZOMBIES SUR L'ÎLE.

Je suis sous le choc. Je pense que j'ai assisté aux films d'exploitation ultime et certainement un des plus belles expériences nanardes de ma vie. Alors récapitulons il y a Adolf Hitler, des zombies, des femmes à poil, un bateau qui coule, des arts martiaux, de la mitraillette et des moines cannibales. Certains disent que trop c'est comme pas assez mais ici bordel que le mélange est efficace et hilarant. Le tout semble se prendre assez au sérieux et c'est vraiment pour le mieux. Il y a un nombre incalculable de moments inoubliables. L'arrivée complètement dingue du zombie au début du film qui m'a laissé dans un état de surprise totale (je ne m'y attendais pas du tout). Également, cette décision merveilleuse que de montrer la progression des zombies au ralenti avec le rire démoniaque et asiatique forcé des moines comme seule musique, scène qui se répète au moins quatre fois et qui me ramène chaque fois à un état d'hilarité. Cette fameuse fête sur le bateau où il y a plein de nichons, de sexe et de dialogues plus ringards les uns que les autres. Ce coup de pied volant qu'un des héros passe à travers de la vitre du conducteur d'un camion QUI ROULE À 100 KM/H! Ah et tellement d'autres choses, je ne veux pas gâcher votre plaisir. On en prend plein la gueule pendant 80 minutes qui passent malheureusement trop vites. Tous les éléments du film sont sur la superbe affiche. Du divertissement à l'état pur complètement jouissif! Abba

RESIDENT EVIL - Paul Anderson, Milla Jojovich, 2002, Angleterre/Allemagne/France 

Suite à un incident bactériologique, un commando est chargé d'investir "la ruche" et découvrir ce qui s'est passé dans ce laboratoire secret de la compagnie Umbrella. Dans l'équipe, un couple qui a perdu la mémoire momentanément, mais qui travaille pour la corporation. La reine rouge, le super ordinateur de la Ruche, refuse de laisser sortir quiconque du laboratoire, un virus échappé dans le système de ventilation redonnant la vie aux morts, la truffant de zombies.

Inspiré du jeu qui a été inspiré de la série de films de morts vivants de George Romero, Resident Evil est un retour heureux au film choc de mort vivant, doublé d'un film d'action au rythme rapide. Pas de blagues, deux seules pauses dans tout le film pour expliquer ce qui se passe, un compte à rebours qui sonne l'urgence de découvrir le noeud de l'histoire. Milla Jojovich est superbe, comme la majorité des acteurs, les zombies sont dans le ton, tout cela fait du bien à voir après les films horreur ados ( en prime la bande annonce de Jason X qui a l'air con et imbécile rare ) ou les déconstructions d'un Wes Craven désintéressé. Une fin sublime loin d'Hollywood, bref, je me suis bien amusé. Seul bémol, la créature en effet digital, mais peut-être est-ce dans le jeu vidéo, que je ne connais pas. Mario Giguère

 

RESIDENT EVIL: APOCALYPSE - Alexander Witt avec Milla Jovovich, Sienna Guillory, Oded Fehr, Thomas Kretschmann, 2004, Allemagne/France/Royaume Uni/Canada

A la fin de premier volet, Alice (Milla Jovovich) découvrait Raccoon City réduite à l'état de ruine suite à la sortie de zombies affamés des entrailles d'un laboratoire souterrain. Et cette séquelle a la bonne idée de reprendre l'histoire exactement là où elle s'était arrêtée. L'Umbrella Corporation, responsable du virus capable de réanimer les cellules mortes responsable du désastre, profite de cette occasion pour cloisonner entièrement la ville afin d'y tester son ultime création: Nemesis, autrement dit le tueur ultime, une sorte d'uber-zombie dégénéré et surarmé capable de dézinguer quiconque croise son chemin. Quiconque, sauf Alice, qui s'est vu inoculer à son insu des doses du fameux virus qui l'ont ainsi transformée en véritable machine de guerre.

Si ce pitch semble bien loin de l'invasion de morts-vivants attendue, n'ayez crainte, car les bouffeurs de chair humaine sont bel et bien là, traînant leurs pieds fatigués vers d'hypothétiques victimes. Malheureusement, ils sont tout de même relégués au second plan et leur efficacité cinégénique se voit réduite au minimum à cause de l'utilisation d'un impensable effet stroboscopique lors de leurs apparitions. Outre les zombies, on croise également des flics d'élites dégommant de la barbaque mobile à tout va et balançant un ou deux one-liner de circonstance. Des flics rendus à l'état de pions par l'Umbrella Corp. puisqu'ils serviront d'en-cas à Nemesis pour le plus grand plaisir de ses dirigeants... Si l'ensemble est foncièrement divertissant et joyeusement grand-guignolesque, si le discours gentiment anti-capitaliste tient la route, le film reste cependant bien en deçà de la prouesse du premier film. Finie l'ambiance froide et claustrophobique, place au grand air et à ses situations qui ne transpirent guère le danger. On regrettera aussi l'absence de la bande-son électro signée Marilyn Manson qui contribuait beaucoup à l'atmosphère du premier film et qui fait place ici à un score totalement anodin qui a plus tendance à créer un vide. Du divertissement sans grande prétention plutôt bien torché avec quelques bonnes scènes (l'école, ses gamins zombies et ses clébards d'outre-tombe), mais sans réel relief no plus. re2lefilm.com  Kerozene   

Débutant un peu avant la fin du premier film, Apocalypse commence avec la prise de décision fatale, la mise en quarantaine forcée de Racoon City, livrée au virus qui transforme la population en zombie. Umbrella envoie Nemesis, dernière expérience génétique monstrueuse, éliminer les derniers agents restés coincés sur place. Alice les rejoint et ensemble, avec une journaliste, ils cherchent à sauver la fille d'un des scientifiques avant que la corporation ne fasse pulvériser la ville...

Sur un scénario de Paul W. Anderson, repompant allègrement NEW YORK 1997, Witt, réalisateur de seconde équipe sur de grosses productions telles MISSION IMPOSSIBLE, multiplie les scènes d'actions sur un rythme rapide. Rien de vraiment original, mais de l'action non-stop et des héroïnes très physiques. Seul bémol pour ma part, le combat final entre Alice et Nemesis, beaucoup trop rapide comme montage et finalement moins crédible qu'il aurait pu l'être. Rien de transcendant, mais un bon moment avec une actrice qui se donne à fond.

Milla Jovovich est toujours en train de rigoler sur le making of ou la piste de commentaires ! Mario Giguère

RESIDENT EVIL: EXTINCTION aka Resident Evil 3: Afterlife - Russell Mulcahy avec Milla Jovovich, Oded Fehr, Ali Larter, Iain Glen, Ashanti, Christopher Egan, Spencer Locke, Matthew Marsden, Linden Ashby, Mike Epp, 2007, États Unis/Royaume Uni/France/Australie/Allemagne/Canada, 95m

Après la destruction thermonucléaire de Raccoon City, la Umbrella Corporation découvre que le virus-T, leur fameuse arme biologique qui a le pouvoir de réanimer les morts en zombies, s'est échappé des ruines de la ville. La corporation tente désespérément d'enrayer la propagation du virus-T, mais après une série de contaminations en l'espace de 8 ans, l'humanité est au bord de l'extinction. Alice (Milla Jovovich), la fameuse arme bio-organique d'Umbrella qui est devenue une combattante libre, erre seule dans les ruines désertes de ce qui reste des États-Unis, essayant désespérément de protéger les gens encore en vie et de les sauver face aux hordes de zombies (incluant les animaux), avec ses nouveaux pouvoirs psychiques et surhumains qu'elle a acquit lors de son emprisonnement chez Umbrella. Près des ruines de Las Vegas, elle rejoint certains survivants de la catastrophe de Raccoon City à la recherche d'essence. Un jour, Alice trouve un carnet durant son voyage avec le convoi de survivants, qui parle d'un endroit au nord, près de l'Alaska, où il n'y a pas d'infection. Croyant à toutes leurs chances de trouver enfin un refuge, Alice et les autres essayeront de s'y rendre, tout en combattant encore une fois la Umbrella Corporation et les zombies.

Si "RESIDENT EVIL: EXTINCTION" se veut dans la continuité narrative des deux précédents opus, ses producteurs en ont quand même confié la mise en scène à un réalisateur différent. Le choix de Russell Mulcahy se veut cependant idéal pour ce genre de film mêlant action et horreur. Celui-ci, dont la carrière déclinait dans la confection de minables mini-séries télés aux trucages bidons, profite pleinement de son retour au grand écran pour retrouver sa forme d'antan. En effet, si le scénario n'est sûrement pas original, on s'en fout rapidement devant la vigueur indéniable de la réalisation technique. Les scènes d'action sont conçus avec beaucoup de punch, et Mulcahy en profite pour y insérer de bons clins d'oeil parfois spectaculaires, comme la séquence d'attaque des corbeaux, rappelant le film "THE BIRDS" d'Hitchcock, qui se termine dans un ciel enflammé. Les amateurs du jeu vidéo seront également ravis de constater que ce troisième chapitre se veut le plus fidèle au matériau d'origine que les autres films de la saga, tant dans le déroulement du récit que dans sa conception visuelle. On peut donc dire que ce long-métrage remplit son mandat: celui de divertir, car on en ressort diverti, quand bien même que l'intrigue manque de profondeur. Milla Jovovich est toujours en grande forme physique tout comme ses partenaires, bien que l'intérêt du film ne porte pas vraiment sur la qualité de leur jeu dramatique. Mathieu Lemée

The RETURN OF THE LIVING DEAD - Dan O'Bannon, 1985, États Unis 

La première fois que j'ai vu ce film, il doit avoir près de trois ans, je commençais à me taper les classiques du genre et mes connaissances en la matière étaient plutôt minces. Alors quand j'ai vu derrière la pochette française la mention que ce film était la suite de NIGHT OF THE LIVING DEAD, je croyais être enfin tombé sur DAWN OF THE DEAD, mais évidemment, ce n'était pas le cas et sur le coup, j'étais déçu.

Mais pour me rafraîchir la mémoire, j'ai pris la décision de revisiter ce titre sur le nouveau DVD sorti par MGM et mes impressions n'ont pas vraiment changées sur ce film, c'est bon, mais ça ne se rendra jamais dans mon top 100 disons.

J'apprécie bien sûr le jeu burlesque des acteurs, le corps nu de Trash durant tout le film, la musique punk très 80's ainsi que les zombies rigolos qui hurlent pour de la cervelle fraîche, mais il y a quelques éléments du scénario qui me dérangent. La plupart des farces sont trop ridicules pour être ris, la finale est un exemple de chose à ne pas faire et certains personnages tapent sur les nerfs, ce qui nuit à mon visionnement.

En conclusion, RETURN est un film qui s'écoute bien de temps à autre et qui ne manque pas de charme, mais il cabotine trop pour être vraiment bon.

Pour ce qui est du DVD, j'avais entendu des critiques affreuses et je m'attendais au pire. Ce dont je me rends compte, c'est que le gros problème des puristes est qu'ils ne sont jamais contents même si on leur donne un DVD en or. Le transfert de RETURN est très beau, pareil pour les Midnight Movies, et c'est beaucoup mieux que les vhs. Les extras sont nombreux en plus d'être très intéressants. Pour le prix modique qu'il coûte, il vaut amplement la peine.

Il est dommage que MGM n'est pas sortit la version director's cut promise, mais une rumeur veut que nous la verrons un jour si la première édition se vend bien. C'est pour cela que mon DVD va se diriger vers l'Échange le jour où une meilleure édition sera sur le marché. Oncle Freak

RETURN OF THE LIVING DEAD: NECROPOLIS aka Return of the Living Dead 4 - Ellory Elkayem avec des zombies, 2005, États Unis, 88m

La multinationale HYBRA-TECH (vente d'armes, de tartes aux cerises et seule firme qui a le contrat de l'ONU pour éradiquer les zombies) envoie un employé chercher les derniers barils d'un produit toxique stocké illégalement à Chernobyl. Le gaz réveilles le morts, tue et réanime les vivants et leur donne une envie de bouffer du cerveau. De retour aux États Unis, un jeune qui s'évanouit après un accident de moto est amené à l'hôpital et déclaré mort. Mais une copine qui travaille chez Hybra-Tech le voit arriver en civière et la bande de copains se transforme en commando de Mission Impossible pour sauver leur pote. Ce faisant, ils vont libérer une armée de zombies, comme de raison.

Grand festival du n'importe quoi avec une bande de jeune débilos stéréotypés, suite d'illogismes et grand trous de scénarios avec vol d'idées ou hoMmages, comme vous voudrez, en prime. Si on arrive à oublier le scénario et les acteurs, les zombies ont de la classe, courtoisie de la firme Optic Nerve de John Vulich, qui avaient fait le travail pour le remake de NIGHT OF THE LIVING DEAD de Tom Savini et qui ont fait des merveilles sur la série télévisée BABYLON 5. Quelques pièces musicales heavy Metal rythment le tout et on se demande si les groupes étaient au courant avec quoi ils allaient être associés. Le réalisateur est surtout connu pour avoir mis en boîte EIGHT LEGGED FREAKS et a enchaîné la suite lors d'un tournage en Roumanie. Ca n'excuse pas tout. Mario Giguère

RETURN OF THE LIVING DEAD: RAVE TO THE GRAVE aka Return of the Living Dead 5 aka Le Retour des Morts Vivants: Rave Mortel - Ellory Elkayem avec Aimee-Lynn Chadwick, 2005, États Unis, 86m

Héritant de la maison de son oncle, un collégien et sa copine découvrent des barils de produit chimiques. Leur ami féru en chimie n'arrive pas très bien à analyser le produit, mais se dépêche de partir la production de capsules à ingérer qui font flipper. Des drogues pour le rave d'Halloween qui s'en vient ! Yé ! Plus crétin tu meurt, et c'est ce qui arrive à tous ceux qui en prennent, devenant des morts vivants affamées de cerveaux. De faux agents d'interpol sont à la poursuite des barils.

Produit pour le canal SciFi Channel, on a oublié de payer un scénariste. On enfile donc les clichés, les mauvais gags, les trous dans le scénario, les collégiennes qui enlèvent le haut, les zombies foireux. Rien de bien intelligent et malheureusement rien de très drôle. On se rend compte rapidement que le film original de Dan O'Bannon n'a jamais connu de suite conséquente, le mélange horreur et comédie étant bien trop difficile à maîtriser pour des artisans peu doués. Tristounet. Pour ajouter à l'insulte, j'ai regardé un doublage européen bas de gamme réellement pénible. J'avait bien raison de me méfier de cette galette à rabais ! Mario Giguère

La REVANCHE DES MORTES VIVANTES - 1987, France 

A la fin de ce film, un message apparaît nous demandant de bien vouloir ne rien raconter sur cette oeuvre ô combien merveilleuse. Alors vous êtes prévenu, si vous ne voulez pas lire, vous lisez pas, pis de toute façon, je dévoilerai pas la fin.

Un pilote de camion laitier prend une blondasse en stop, s'arrête et va lui faire sa fête pendant qu'un mystérieux motard verse un produit bizarre dans la réserve de lait. Trois jeunes filles en perdront la vie. Par la suite on découvrira que c'est un coup monté, mais à la limite on s'en fout. Toujours est-il que le boss de l'usine de produit chimique charge un gars afin de se débarrasser des déchets, chose qu'il fait avec joie dans le cimetière. Ce qui réveille les trois filles citées précédemment. Celles-ci se vengent de façon peu ragoûtante, bouffant littéralement la bite d'un gars avant de l'étriper, enfonçant un talon de chaussure dans l'oeil d'une femme, en enfonçant une épée dans le sexe d'une autre....

Le film est un peu lent, mais les excès de gore et de sexe tiennent en haleine sans difficulté. Les filles sont tout le temps à poil, même les femelles zombies se foutent à poil et ont gardé un corps superbe malgré la face ravagée. Sommet du crade: une femme enceinte qui prend sa douche a soudain son ventre qui s'ouvre, mettant à nu son foetus qu'elle caressera en hurler "Mon bébéééééé!!!". C'est franchement ignoble. Les dialogues sont superbement débiles et ont au moins le mérite de faire rigoler. Film idiot, film dégueulasse, film chaud, on se fout de la qualité des images et de la mise en scène et on apprécie le fait qu'en France, quelqu'un a osé faire pareille ineptie. Vive la France ! Kerozene

Attention au départ du film avec ce M. Camionneur qui prend une dame en auto-stop et qui ne se gêne pas pour faire des massages dans l'entre-jambe, question d'enlever son mal à la cheville.... Des maquillages plutôt intéressants, des meurtres bien gore (dont une épée entre les cuisses d'une dame!), de mauvais acteurs, une mise en scène douteuse, etc... On s'y amuse et c'est tout. C'est de Pierre B. Reinhard et ça date de 1986. Oh! Et c'est Français! Bad Feeble

Les REVENANTS aka They Came Back - Robin Campillo avec Geraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, 2004, France, 105m

En l'espace de deux heures, plus de 70 millions de morts se relèvent et marchent sur la terre. Dans une commune de France, comme partout ailleurs, la question est de trouver comment réintégrer ces personnes, majoritairement des retraîtées, mais plusieurs travailleurs en pleine carrière ainsi que quelques enfants. Outre qu'ils ont la température du corps cinq degrés plus basse que les vivants, ils ont des symptômes d'aphasie, lenteur des mouvements, ils semblent perdus et répètent des gestes de leur passé. Ils ne dorment pas, et errent la nuit, certains retournant au travail, en apparence. On suivra surtout le maire âgé de la commune qui retrouve sa femme, et deux conseillers de son équipe, lui qui reprends son jeune fils, elle qui retrouve péniblement son mari. Entre les autorités qui essaient de comprendre ce qui se passe et les proches tiraillés entre leur amour pour leurs proches et l'aliénation de retrouver ceux-ci avec des comportement étranges, un mystère s'installe.

Visiblement inspiré en partie par le DAWN OF THE DEAD de George Romero, LES REVENANTS prend le parti-pris de présenter ses morts vivants très proches de nous en apparence, sans comportement brutal, sans goût de la chair humaine. Mélangeant horreur, drame intimiste et poésie, il faut une certaine ouverture d'esprit pour embarquer dans ce qui est plus une réflexion sur la mort et le deuil qu'un film fantastique traditionnel. On expliquera pas la fin par les dialogues, mais les images parlent d'elles-mêmes et le réalisateur, à la fin du making of, offre une explication fort surréaliste. Chapeau à Geraldine Pailhas dans le rôle de la veuve troublée, proche de la panique, qui renoue avec le corps de son époux. Sinon les acteurs ont pour objectif de ne pas jouer, de ne faire passer aucune émotion, ce qui les rend très déstabilisants, renvoyant aussi à des classiques tel INVASION OF THE BODY SNATCHERS. Une expérience différente. Mario Giguère

SHAUN OF THE DEAD - Edgar Wright, 2004, Royaume-Uni 

Londre, Shaun est un homme comme les autres... Il partage sa vie entre son boulot de vendeur de télévisions, sa petite amie, son meilleur et le petit pub ou il aime passer ses soirées... Il est tyrannisé par l'un de ses colocataires, par son beau-père, n'arrive pas à se faire respecter par ses collègues et foire toutes les sorties avec sa copine. Il est enlisé dans une abominable routine... Levé, manger, passer au petit magasin du coin et puis boulot... Mais un jour quelque chose ne va pas, notre héros ne s'en rends pas tout de suite compte car tellement habitué à sa routine... Les rues sont presque désertes, les voitures fracassées, des sirènes hurlent, du sang un peu partout... Des gens qui marchent difficilement en poussant des plaintes... Il s'en rendra compte un peu après mais Londres est envahie par une horde de zombie donc chaque morsure transforme la victime en zombie... Avec son meilleur ami, un gros type idiot et fainéant, il décide de tenter une sortie de leur maison afin d'aller chercher la copine et la mère de Shaun, puis de fuir dans un abri... Le pub ou il a l'habitude d'aller. Traversant la ville envahie par les zombies...

Pas facile de commenter ce film. Pour commencer, pas la peine de penser qu'il s'agit d'une suite ou d'une copie des films de Romero, ni une vulgaire parodie. Pour donner une vision simple... Prenons un film tel que Dawn Of the Dead, qui se joue à Londres et dont les protagonistes sont des types moyens... Qui tente de s'en sortir à leur manière.

On critique dès le début la société un peu comme Romero l'a fait. On voit les gens qui enchaînent les automatismes, principalement dans le générique du début. Le film bien entendu de très nombreux clin d'oeils à la trilogie de Romero. On entends le thème de Dawn of the Dead de Goblin et Ed lâche au téléphone à la mère de Shaun "We're coming to get you, Barbara" référence donc à la Nuit des morts-vivants. La version originale du film comprend plus de clins d'oeils de ce genre.

Mais la comédie se limite en fait aux réactions maladroites des personnages. Car le reste est un authentique film d'horreur, le gore est bien présent, ainsi que les meurtres, bien sanglants mais sans excès. Les zombies sont aussi bien faits que ceux de Savini.

Les acteurs sont peu nombreux mais franchement bons. Ils jouent vraiment des types moyens confrontés à l'invasion des zombies. Ce qui est bien dans ce film c'est que l'invasion ne se fait pas d'un coup comme dans Dawn of the dead. Les zombies envahissent lentement la ville et les habitants ne s'en rendent pas tout de suite compte, avant qu'il ne soit trop tard et qu'enfin la résistance s'organise. Mais les meilleures scènes restent celles ou notre duo de départ repoussent les zombies en leur balançant tout ce qui leur tombe sous la main... Canettes de bière, boites de pizza... même une collection de disques, avant de saisir des pelles. Le gros en tue même un en lui écrasant un cendrier sur la tête.

Shaun of the dead est donc la vision sous un autre angle de la trilogie de Romero tout en restant une très bonne comédie. Les comédies d'horreur sont rares et plus rares sont les bonnes... Mais ce film est vraiment bon. L'humour est intelligent (excepté une scène ou deux), les clins d'oeils discrets, les acteurs convaincants, et les zombies magnifiques.

Donc ne restez pas hésitants face à la jaquette en vous imaginant que c'est une bête parodie (c'est ce que je pensais en entrant dans la salle de ciné...)... Ce n'est vraiment pas le cas, à voir sans aucune hésitation.

Ce qui est dommage, c'est que ce film est passé très discrètement par ici en Europe. Dans le reste du monde je ne sais pas. Très peu de cinéma l'ont passé, je n'ai jamais vu de pubs nulle part, aucun promotion donc pour faire connaître ce petit bijou. C'est bien triste. Dragonvolfied

 

SHOCK WAVES aka le COMMANDO DES MORTS VIVANTS - Ken Widerhorn, 1977, États Unis

Trois facteurs me pré-disposaient à adorer ce film : 1-J'aime les films de zombies;  2-Je crois que les nazis font de très fascinants et crédibles méchants;  3-J'aime bien rigoler en général... Mais soyons un peu plus sérieux. Les premières minutes du film, narration incluse, sont presque féeriques. Puis, ça se gâte un peu quand les dialogues se pointent et qu'on fait la connaissance de l'équipage du bateau. Ça se gâte encore plus quand on s'aperçoit que la jolie poupée rescapée au tout début ne se déshabillera visiblement pas et gardera tout le film son mignon petit bikini jaune. C'est en somme un film que je considère comme se situant au-dessus de la moyenne de ce que je regarde habituellement, malgré le rythme lent et le manque de budget (on se demande parfois si l'île où ils ont tourné le film est la même tout le long...). Les plans où les SS zombifiés sortent de l'eau sont particulièrement saisissants, et c'est une trouvaille qui restera longtemps en surimpression dans ma petite cervelle. Les dialogues ne sont pas inutiles, les acteurs sont corrects et les zombies sont savoureux. Ils sont plutôt chouettes avec leurs uniformes et leurs lunettes de plongée...  Un seul détail nous a frappé, BRUCE BENSON (l'expert en la matière) et moi, durant notre visionnement : quand les courageux rescapés repêchent le corps du cuisinier, près du petit étang, on voit clairement le cadavre lever la tête à la toute fin du plan. À là : "c'est tu beau là ?". Ce qui nous a tiré des éclats de rires plutôt féroces. Mais c'est malgré tout un film que j'ai adoré et que je recommande aux amateurs de zombies "différents". Orloff

Film de Ken Widerhorn (connaissais pas) avec le grand Peter Cushing, qui a une vraie tête de mort vivant même s'il n'en joue pas un. C'est vrai qu'en vieillissant, il est devenu tout maigre du visage. Là, il joue le rôle d'un vieux général SS qui vit tout seul sur une île déserte après le naufrage d'un cargo vers la fin de la dernière guerre, et qui comportait des soldats allemands trafiqués amphibies !

Un groupe de touristes fait naufrage sur cette île justement: le vieux capitaine, John Carradine, y passe tout de suite, tandis que le reste du groupe va rendre visite à P. Cushing qui les envoie bouler. Les personnages sont bien campés par les acteurs et chacun à sa personnalité : il y a le sportif, le beauf et sa femme, une jeune nana, un marin sympa. Bref, ils vont se faire chopper un par un... sauf ...

En résumé, ce film possède une véritable ambiance flippe même si les morts-vivants ne sont pas très crédibles. Le passage avec Peter Cushing assure, les décors naturels assurent.

À conseiller. Effix

SONG OF THE DEAD - Chip Gubera, 2005, États Unis   

Imaginez le croisement entre LA NUIT DES MORTS-VIVANTS et LA MELODIE DU BONHEUR, cela vous donnera une petite idée de ce que peut être SONG OF THE DEAD. Une improbable comédie musicale pleine de zombies affamés et d'hémoglobine au gallon. L'histoire est simple et commence à peu de chose près comme celle du film de Romero: un homme et une femme se recueillent dans un cimetière avant d'être attaqués par un affreux mort-vivant. La différence majeure, outre la présence de la couleur, se situe dans le fait que les protagonistes chantent plus souvent qu'ils ne parlent! La musique est rock'n roll et les paroles sont aussi drôles que bonnes, on pense alors au ROCKY HORROR PICTURE SHOW et on sent que la chose a du potentiel pour acquérir un statut de film culte. Après les premières attaques de zombies chantonnant un très inspiré "We need flesh and blood!", nos deux héros trouvent refuge chez le père de la jeune fille, un bon républicain vétéran du Viet-Nam disposant de quelques flingues et munitions. Alors que sur les écrans de télévision le président Américain (républicain lui aussi) débite passablement d'idioties en chanson devant un parterre de journalistes bien curieux dans le but de rassurer la population au sujet des attaques des zombies, notre petit groupe de survivants va faire tout son possible pour rester en vie.
Après un début fort réussit qui fait vite oublier le budget peau-de-couilles du film et son esthétique MiniDV familiale, le niveau baisse dangereusement une fois l'entrée en scène du papa à la gâchette facile. L'interprète est complètement amateur puisqu'il s'agit de Conrad Gubera, très probablement le père de réalisateur lui-même. Malheureusement, papa n'assure pas une seconde et casse tous les efforts précédemment déployés dès sa première ligne de dialogue. Dommage. Surtout que le reste du film se met à tourner quelque peu en rond. Une routine heureusement brisée par quelques effusions sanglantes parfois bien trash et délirantes: décapitations, démembrements, attaque à la tronçonneuse... Et par les interventions du président incarné par un Reggie Banister en costard à paillettes aux couleurs patriotiques. Chip Gubera ne passe pas loin d'une petite bombe, principalement grâce aux scènes musicales dont les paroles et les chorégraphies sont un vrai régal, aux effets gores et au sous texte anti-Bush, Mais il n'est pas possible de fermer les yeux sur les quelques gros défauts du film. Un réalisateur à suivre!  songofthedead.com  Kerozene

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GEORGE ROMERO

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