Mise à jour  le 19 mars 2008

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STACY - Naoyuki Tomomatsu, 2001, Japon 

Au début du 21ème siècle, les jeunes filles de 15 à 17 ans de partout sur la planète meurent sans raison apparente et reviennent en zombie. Une semaine avant de "mourir" elles sont affectées par le "Near Death Happiness syndrome" le syndrome de la pré-mort ou elles ont joyeuses sans raison apparente. Si les gouvernements demandent à leur proche de les "re-tuer", beaucoup de familles ne se résignent pas à tuer leurs filles, soeurs ou amoureuses. Il y a donc des corps d'élite, nommés les "Romero" (un des nombreux gros clins d'oeil) qui tuent les Stacy, tel est le nom sur lequel tout le monde s'entend pour appeler les filles zombies, sans parler des mercenaires qui le font pour le bon prix. On suit Eiko, atteinte du NDH syndrome, qui demande à un marionnettiste de la tuer lorsqu'elle sera zombie.

Un tournage vidéo plein de gore pour une histoire qui ne se prend pas totalement au sérieux, heureusement. En fait les références sont tellement nombreuses à la trilogie de Romero et autre films classiques du genre (on vend des tronçonneuses appelées BRUCE CAMPBELL RIGHT HAND 2 pour tuer les zombies, car il faut les découper en 165 morceaux pour les trucider pour de bon) que l'on se croit en plein délire de fan boy. Le quota d'effets spéciaux est bien rempli, les litres de sang éclaboussent la caméra, spécialement chez un savant fou qui essaie de comprendre la mystérieuse substance qui se dégage parfois des Stacy. L'ensemble des acteurs jouent bien le jeu, malgré l'artificialité des situations, de ce syndrome de joie limite surréaliste. On termine très fleur bleu et on reste un peu bouche bée devant ce délire inclassable. Comme dans WILD ZERO, aussi distribué par GAGA, l'amour triomphe. Mario Giguère

TEENAGE ZOMBIES aka TEENAGE TORTURE - Jerry Warren avec Katherine Victor dans le rôle du Dr Myra, 1957, États Unis, 73m

Des teenagers amateurs de ski nautique découvrent bien malgré eux l'existence d'une "île secrète" abritant les démentiels travaux d'une vilaine scientifique au service des ennemis des États Unis d'Amérique! Créatrice d'un gaz permettant d'ôter toutes traces de libre arbitre, le brune machiavélique transforme ses cobayes en zombies manipulables à loisir, créant ainsi des soldats potentiels obéissant au doit et à l'oeil. Elle enferme alors ces sales ados fouineurs en cage, ceux-ci lui permettront de tester définitivement son gaz zombificateur pour le plus grand plaisir de ses investisseurs.

Deuxième film de Jerry Warren, qui n'avait alors pas encore commencé à bidouiller et remonter des films mexicains comme un malpropre, ce TEENAGE ZOMBIES marche sur les traces des succès du film pour teenagers en mélangeant maladroitement le beach movie et le film d'horreur. Mais Warren n'est pas ce que l'on peut appeler un réalisateur talentueux, et l'ennui gagne rapidement le spectateur qui assiste à une série de plans statiques au milieu desquels de pauvres acteurs amateurs tentent (très) difficilement de faire croire à une histoire à laquelle eux-mêmes ne semblent pas croire. Les zombies du film ne sont en fait qu'un seul (et il n'est même pas adolescent), et le climax du film est sans doute lors du final, quand un gorille sur lequel la méchante savante a expérimenté son gaz, s'échappe pour taper sur un bad guy qui ne méritait que ça. On finit sur une note rigolarde balancée connement par l'un des jeunes héros du film et on s'empresse de presser le bouton eject du lecteur DVD en bénissant je ne sais qui que cette pelloche ne fasse que 73 minutes. Kerozene

Quatre jeunes, Reg, Skip, Julie et Pam décident de passer leur week-end en mer. Hasard faisant, ils découvrent un îlot où ils décident d'accoster pour se balader. Sur place, alors que l'endroit aurait dû être désert, ils observent d'étranges travailleurs à la démarche nonchalante apparemment dirigés par une femme étrange. Cette femme, c'est le Dr Myra, scientifique excentrique et mégalo, qui ne va pas tarder à faire capturer et enfermer nos 4 jeunots dans sa cave... A la solde d'agents soviétiques, elle tente de mettre au point un gaz transformant les gens en zombies, et ces jeunes tombent à pic car il est temps pour elle de tester sa découverte sur des humains...

Low-budget par excellence, ce TEENAGE ZOMBIES respire le fauché du début à la fin, mais sa durée assez courte permet néanmoins un visionnement fort supportable pour tout amateur averti.

Ainsi la scène finale qui voit un combat opposé nos jeunes, à des agents du KGB, au Dr Myra, à un zombie et à un gorille velu échapper de sa cage, vaut à elle seule le détour !

Si "Teenage" il y a bien, point de zombie tel que nous les imaginons d'ordinaire. Ici, le zombie fait penser à un lobotomisé non violent, un pauvre bougre hypnotisé plus que tout autre chose! ... Mais soyons indulgent, ce n'est déjà pas si mal... Marc Evil

la TERREUR DES ZOMBIES aka DR. BUTCHER MD aka Zombi Holocaust - Marino Girolami, 1979    

Du bon Z rital qui tache, qui pioche autant dans le ZOMBIE de Fulci que dans le CANNIBAL HOLOCAUST de Deaodato, sans pour autant atteindre le niveau de ses inspirateurs, cela va de soi. Dans la morgue d'un hôpital new-yorkais, de morceaux de cadavres disparaissent. La raison: un employé bouffait des morceaux. Celui-ci, une fois découvert, se jette par une fenêtre. Un tatouage qu'il arborait sur la poitrine indique qu'il vient d'une île tropicale peuplée de cannibales. Ni une, ni deux, une équipe de journalistes et d'autres personnes partent pour l'île en question. Et bien sur, ils y croisent des cannibales. Et ces cannibales ont faim. Alors, ils bouffent les porteurs pour commencer, puis quelques héros. Mais voila que certain héros seront sauvés in extremis par l'arrivée de zombies peu convaincants qui font "hunnnnnnnnnnnnnnnn" (autrement dit, un long et pénible râle de fatigue. Ces zombies sont en fait le fruit des expériences d'un savant fou qui expérimente sur l'île. Le film fini par la mort de celui-ci, qui se fait buter par les cannibales, et brûler son labo pourri. Les scènes gores ne manquent pas: les yeux sont crevés, les ventres éventrés (!), les tripes étripées (!!), des têtes sont trépanées, etc... Dans le dernier Craignos Monster, JPP dit qu'à la fin du film, il reste 3 survivants, or dans le film que j'ai vu, il n'en reste que deux. Alors, JPP se serait-il lamentablement gouré, ou a-t-il vu une version cut ? Kerozene

Un cannibale qui est étudiant dans une école de médecine en profite pour grignoter tout en étudiant. Il se fera pincer et toute une équipe partira vers l’île de Kino aller voir ses copains et le Docteur O'Brien. Mais le docteur s'amuse a faire des transplantations de cerveaux dans des corps indigènes morts et les encourage au cannibalisme. Plein de Gore et de rebondissements morbides dans cette histoire qui a dû s'inspirer Emmanuelle et les cannibales, même motif musical et héroïne que l'on méprends pour une déesse. La fin est abrupte pas possible, mais pour le gore, on est servi. Mario Giguère

TOKYO ZOMBIE - Sakichi Satô, 2005, Japon   

Mitsuo (Sho GOZU Aikawa) et Fujio (Tadanobu ICHI THE KILLER Asano) sont deux gros abrutis. Le premier, faux sage chauve adepte du jujitsu, s'évertue à enseigner ses connaissances des arts martiaux au second, un grand simplet à coupe afro (ceux qui pensent Eric et Ramzy ne sont pas loin). Après avoir tué plus ou moins accidentellement leur boss, ils s'empressent de l'enterrer au pied du Black Fuji, une gigantesque montagne d'ordures trônant au centre de la capitale nipponne et témoignant du dédain qu'on les japonais pour leur environnement. Black Fuji, en plus d'être la plus grande déchetterie au monde, se trouve également être l'endroit rêver pour quiconque souhaite se débarrasser d'un cadavre trop encombrant. C'est alors qu'une réaction chimique résultant des improbables mélanges improvisés au sein de la montagne provoque la " résurrection " des cadavres dissimulés dans les profondeurs de la montagne. Ainsi commence la grande invasion des zombies !

Sakichi Satô, scénariste d'ICHI THE KILLER et de GOZU, adapte ici un manga joliment déglingué et riches en propos sociaux - on aborde la question de l'environnement, du capitalisme outrancier et même de la pédophilie (encore que sur ce dernier point, on peut se demander s'il n'a pas été injecté à des fins purement humoristiques) ainsi que de la recherche de soi et de l'amitié, deux choses récurrentes un peu partout... Mais l'ensemble est surtout prétexte à la gaudriole et on nage en pleine comédie surréaliste d'où ne cesse de transpirer un esprit très manga. TOKYO ZOMBIE n'est en effet pas un film d'horreur à proprement parlé, les scènes gores sont rares et Sakichi Satô s'intéresse bien plus à ses personnages. Hors de question pour lui de divertir à coups d'effusion d'hémoglobine, il prend systématiquement soin de bifurquer là où on ne l'attend pas en brisant le rythme et les conventions habituellement de rigueur. Il en va de même lors des combats entre Fujio et ses adversaires sanguinaires au centre d'une arène érigée par la bourgeoisie ayant survécue à l'invasion des zombies et vivant désormais dans une cité fortifiée : ceux-ci sont abruptement terminés par la maîtrise de Fujio sur son jujitsu, coupant court à toutes éventuelles excitations générées par le contexte du film. La démarche serait louable si le film ne plongeait pas le spectateur dans un certain ennui à force de vouloir faire le malin, d'autant plus que côté humour, les gags sont rarement drôles. Kerozene

TREPANATOR - N.G. Mount aka Norbert Moutier, 1991, France

Ah mes aïeux ! C'est terrible ce que l'on peut faire avec 2 balles en poche, un camescope familial, des potes, 2-3 prothèses en caoutchouc et des litres de sirop. N.G. Mount, aka Norbert Moutier, nous livre ici un monument du Z cocorico. Un docteur fou qui perce des crânes et charcute des gars se fait pincer par les flics (inspecteur Mount en personne !). Son fils sera envoyé chez son oncle à New York: le docteur J. Roll interprété par.... Jean Rollin, c'est bien ça, bravo ! Le fils, qui a grandi, bosse dans la clinique de débiles du tonton Roll et continue les travaux de son père qui consiste en, pourrait-on croire, découper ses victimes et leur mettre le cerveau dans un bocal. Corps découpés, cerveaux extirpés, crânes percés et découpés au sabre... Un de ses clients fini en 15 morceaux, mais sa femme n'est pas d'accord. Alors, il les recolle. Mais un ballon lui arrivera dans la tête et la fera volée avec de belles giclées d'hémoglobine. A noter aussi la présence d'un réalisateur de cinéma fantastique qui sera exécuté par Dr. Roll parce que "ces gars donnent une mauvaise image de notre profession" dit-il. Le réalisateur en question est incarné par William Lustig ! Le final fait sortir des zombies revanchards du sous-sol de la clinique. Et ça c'est cool. Cheap, mais cool. Kerozene

28 DAYS LATER - Danny Boyle, 2002, Angleterre

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir ce film en salles. D'une part, j'en avais entendu beaucoup parler, parfois de façon élogieuse. D'autre part, certains fans paraissaient mitigés. Je n'avais pas trop lu, pour éviter les " spoilers " qui abondent souvent sur Internet - que j'essaie toujours d'éviter dans mes comptes-rendus.

Tout le monde (ou presque) connaît le sujet de départ : Jim se réveille 28 jours après un accident qui l'a plus ou moins plongé dans le coma. Il ouvre les yeux dans une ville déserte. Ce début ressemble bien sûr à celui du roman de Richard Matheson I am a legend, un classique du fantastique US qui a donné lieu à quelques adaptations cinématographiques (The Omega Man entre autres) et a inspiré Night of the Living Dead à George A. Romero.

Par la suite, Jim rencontrera des survivants et tentera d'en trouver d'autres dans la ville dévastée et infestée de zombies aux yeux rouges.

Ce qui m'a le plus agacé dans 28 Days Later, c'est le plagiat éhonté que le scénariste Alex Garland a fait de la trilogie des morts-vivants de Romero. Il a pillé les trois volets et les a fondus dans un brouet parfois pénible. J'imagine que ceux qui n'ont pas vu les 3 classiques de Romero n'y verront aucun inconvénient, mais ça m'a franchement irrité, d'autant plus que le thème du zombie a été abordé, ces 20 dernières années, de façon souvent plus originale.

Ensuite, les actions des personnages sont vraiment bêtes et incohérentes, sans que ces protagonistes ne soient présentés comme des imbéciles. Les réactions les plus invraisemblables abondent, comme ce bon père de famille sensible et intelligent qui entraîne des gens à la catastrophe en passant dans un tunnel encombré de voitures défoncées. On dirait tout à coup que le bonhomme se croit dans The Fast and The Furious 2. Je pourrais donner d'autres exemples, mais, par crainte de trop en dévoiler, je m'abstiendrai de le faire.

L'acteur qui interprète Jim (Cillian Murphy) est d'une rare inexpressivité. Même quand il joue des scènes où il est supposé être effrayé, il a l'air sur le Prozac. Et d'une inconscience rare, en plus, à en juger par les imprudences nombreuses qu'il commet, malgré que tous semblent l'estimer. En termes de héros involontairement non-charismatiques, on ne fait pas mieux.

Alors, c'est nul, 28 Days Later ? Peut-être pas à ce point-là. Il y a quelques aspects qui rachètent un peu le film : la bande son est bien utilisée, l'esthétique du film est généralement intéressante, de même que le look des zombies, et le film n'est pas ennuyant. Cependant, encore une fois, c'est loin d'être un chef-d'œuvre et je m'imagine mal voir un tel démarquage un peu approximatif passer à l'histoire du cinéma. Si l'on doit voir un film de Danny Boyle, c'est plutôt Shallow Grave (1994) qui, pour être un film branché, avait au moins le mérite d'être original. Howard Vernon

Ca débute comme DAY OF THE TRIFFFIDS, ça enchaîne sur tous les moments forts de la trilogie de morts vivants de George Romero, empruntant à Stephen King et la série britannique SURVIVORS. C'est un bel exercice de style, qui ne sait pas comment terminer, ce qui est évident dans les nombreuses fins offertes sur le dvd. Au générique, je me dis que j'ai passé un bon moment, mais que la presse qui l'a encensée ne connaît pas ses classiques. Et puis les infectés, faut surtout pas dire zombies, m'enfin Danny Boyle se refuse à le dire pendant que le scénariste ne se gêne pas, sont tellement rapides qu'ion aimerait bien qu'ils ralentissent à l'occasion, histoire de les voir un peu. Jim fait plein de choses stupides, comme la plupart des personnages, est-ce vraiment nécessaire et obligatoire pour faire fonctionner le scénario d'un film d'horreur ? Mario Giguère

UNCLE SAM - William Lustig, 1997, États Unis  

 Sam est un soldat crétin qui se fait abattre pour des compatriotes ayant effectué une erreur de tir durant la guerre du Golf. Trois ans après, son corps est retrouvé et rapatrié au pays. En attendant l'enterrement, le cercueil est entreposé chez la soeur de Sam, dont le fils est une petite teigne pro-militaire qui admire son oncle. Ce dernier, très touché, se lève de son cercueil le 4 juillet et sème le trouble lors de la fête nationale, arborant un costume de l'oncle Sam.  

Même si Lustig, et Larry Cohen au scénario, ont des idées sympathiques, le résultat de ce film est plus que navrant. Inintéressant et surtout très mal réalisé, on retiendra le maquillage de zombie et les quelques scènes gores: une décapitation, un empalement à laide d'un drapeau américain, Robert Forster se faisant griller par les feux d'artifices.... Isaac Hayes y joue le bon vieux soldat sympa avec une jambe de bois. Il est ridicule. Le neveu de Sam est un petit con irritant à qui l'ont souhaite décocher une baffe à tout instant. La musique est horrible. Bref, triste constat. Kerozene

site officiel

UNDEAD - Michael & Peter Spierig, 2003, Australie, 1h44

On savait les Australiens dérangés - pensez à CROCODILE DUNDEE - mais on n'avait pas encore vu ce que pouvait donner l'alliance maléfique entre deux frères jumeaux (un peu à l'exemple des TWINS OF EVIL de la Hammer) voués au mal cinématographique.

Prétexte : Une petite ville australienne réputée pour sa tranquillité. Un météorite explose à quelques pas de la Terre et des morceaux de rocaille brûlante traversent l'atmosphère pour venir s'écraser un peu partout, contaminant la populace locale et transformant nos amis pêcheurs en de hideux zombies. Une équipe de survivants, composée de divers représentants de diverses couches sociales, se battra jusqu'au bout contre les ghoules déchaînées mais découvrira qu'il y a plus qu'une histoire de zombies dans ce complexe scénario.

On ne peut pas dire que UNDEAD est une réussite sur tous les points, mais pour un premier film sans trop de budget, il regorge de bonnes idées et de trouvailles amusantes. L'idée de départ est fort commune, mais les développements qui suivent le sont un peu moins... Il y a vers le milieu du film une rupture de ton évidente, qui ne rend pas nécessairement service à l'ambiance mais qui donne droit à de curieuses scènes.

Les personnages sont amusants pendant un certain temps. On a droit à un couple de policiers, un couple de nobodys composé d'un bouseux et d'une ancienne reine de beauté enceinte jusqu'aux yeux, une jolie demoiselle (pétillante Felicity Mason) ayant usurpé la couronne de celle qui est enceinte, et un pêcheur miraculé obsédé par les armes à feu et débitant les one-liners les plus fromageux que j'ai entendu depuis longtemps. Cependant, le preneur de son n'est pas toujours très vif et on a parfois du mal à saisir ce qui se dit, l'accent n'aidant pas, et l'hystérie mal jouée du policier moustachu empirant le tout.

Les effets spéciaux, pour la plupart bidouillés digitalement, ne gagneront pas un prix Nobel de CGI mais sont plutôt bien faits et passent très bien. UNDEAD n'est pas une réflexion sociale très intense mais c'est un film très amusant où on retrouve du gore, des fusillades et du plaisir en quantités généreuses, et une telle recette n'est jamais nuisible à votre santé mentale. Orloff

Rene, (Felicity Mason) une reine de concours d'un petit village de pêcheur australiens, aimerait bien quitter le bled. Malheureusement, une chute de météorite qui transforme les humains en zombie s'abat sur le coin. Rapidement, Rene, un jeune couple avec la femme enceinte, un pêcheur récemment kidnappé par les extraterrestres et deux policiers, une asthmatique et un névrosé, se retrouvent enfermés dans un sous-sol à l'abri d'une armée de morts vivants.

On passe de Braindead à X Files rapidement dans ce petit budget ( un million ) australien réalisé par deux frères qui réussissent à nous en mettre plein la vue. Il a cependant les défauts d'un premier film, on accumule les clichés du genre en première partie, mais le scénario part dans toutes les directions et devient confus comme la mythologie d'X Files. Cependant, on a pas le temps de s'ennuyer, Felicity Mason (qui semble sortie tout droit de TENEBRAE) a une présence remarquable et les effets spéciaux font la job. La scène finale, tel un Resident Evil, vaut le détour à elle seule. Amenez-nous d'autres films, frères Spierig ! Ca fait du bien un bon film de zombie de temps à autre. Mario Giguère

VERSUS - Ryuhei Kitamura, 2001, Japon

Ok, quelqu'un peut m'expliquer c'est quoi le buzz autour de ce film ? Plein de monde en parle en bien, allant même jusqu'à comparer le travail de Kitamura à celui allumé d'un Jackson époque Bad Taste ou encore, d'un Raimi.

J'ai vu ce Versus à Comédia et je trouve que ce n'est rien de plus qu'une merde qui, avec son rythme boiteux (long combat puis ennuyante discussion entre le héros et l'héroïne), sa caméra volante et ses combats trop-découpés ne parviennent qu'à prouver que ce film n'a aucune idée de mise en scène.

Et l'humour, my god ! Si voir un mec transpercer d'un coup de poing le crâne d'un zombie et d'en garder les deux yeux dans sa main vous fait encore rire... J'aime 100 fois mieux me retaper Brain Dead. J'ai crissé mon camp avant la fin du film ce que je ne fais jamais d'habitude, c'est dire si le film m'a ennuyé au possible.

Les frères Weinstein ont mis sous contrat ce Kitamura. Hum, à bien y penser, il va être parfait pour Dimension Films, je le vois bien réaliser un Dracula 2003 bien mou... Lloyd Llewellyn

Je me suis éclaté comme un dingue. Il y a peut-être une demi-heure de trop, certes, mais c'est un plaisir que de se pavaner devant un tel étalage de baston purement gratuite à coup de lattes, de flingues, de sabre...  La réalisation est plutôt bonne, Kitamura foisonne d'idées, mais manque de moyens, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose. Bref, je ne suis pas du tout de l'avis de Lloyd.

Mais j'appréhende tout de même son passage aux USA. Kerozene

Après une séquence ou un samouraï trucide des zombies, on se transporte aujourd'hui. Deux évadés de prison ont rendez-vous avec celui qui les a aidé, mais il n'est pas arrivé, il n'y a que ses subalternes, avec une femme fraîchement kidnappée. Le prisonnier tient à la libérer et la foire démarre. Mais cette forêt ou tout se passe est la 444ème porte de l'enfer, qui ressuscite les morts !

Mazette, quel spectacle, un mélange parfait de yakuzas, zombies et combats de haute voltige avec un humour noir corrosif et un mystère qui plane tout le long. Pourquoi tout ce monde semble se connaître sans s'être vus auparavant ? Un minimum de dialogue et un maximum d'action pour un petit budget utilisé de manière magistrale. A voir ! Mario Giguère

VIOLENT SHIT 3: INFANTRY OF DOOM aka ZOMBIE DOOM - Andreas Schnaas, 1999, Allemagne

Trois hommes font naufrage sur une île habitée par une sorte de secte de gros dégénérés mentaux menés par Karl the Butcher (Schnaas et son bide à bière) et son cher papa Karl Sr., plus communément appelé "Meister". Exécutions diverses, chasse à l'homme, expérimentations douteuses par un docteur sosie d'Adolf Hitler, karatékas destroys, zombies peu farouches... Schnaas, une fois de plus, utilise un scénario prétexte pour flatter le sale gosse qui est en lui et éclabousser l'écran de la façon la plus inimaginable. Si les décapitations et autres démembrements ne manquent pas, il fait effectivement preuve d'ingéniosité en ce qui concerne certaines mises à mort: corps découpé en deux dans le sens de la longueur, visage déchiqueté, cage thoracique mise à l'air, sodomie au croc de boucher puis extraction de la colonne vertébrale à l'aide de ce même croc, etc...

Inutile de dire que les acteurs sont pathétiques, que les prises de vue (en simili-cinémascope !) sont catastrophiques, que la musique est cheap (sauf pour un clin d'oeil au ZOMBIE 2 de Fulci lors de l'apparition des zombies). Au final ce joyeux bordel plein de tripailles et d'hémoglobine est gentiment divertissant, bien que répétitif... Kerozene

  WAR OF THE DEAD - Sean Cisterna avec Jake Brown, Camille Djokoto, 2006, Canada, 88m

Des attaques à la grenade amènent dans une petite ville une enquêteuse spécialisée dans les cas de vampires et de zombies. Il s'avère que des vétérans de la deuxième guerre mondiale sont tués par des morts vivants, des allemand qu'ils ont trucidé et dépouillé de leur plaque d'identification. Le dernier papi et son neveu vont en baver, surtout que ces monstres qui, dans cet histoire, peuvent être tués en frappant n'importe quel organe vital, ne peuvent l'être qu'avec une arme datant de la deuxième grande guerre.

On pense rapidement à d'autres films de zombies plus ou moins notoires qui ont utilisées des vétérans allemand comme morts vivant, voir LE LAC DES MORTS VIVANTS ou SHOCK WAVE aka LE COMMANDO DES MORTS VIVANTS. D'autant plus que les acteurs sont à peine des "guys with bad make up", des hommes mal maquillées comme dit un témoin. Le mélange de genres et de tons n'est pas toujours réussit, il n'est jamais facile, mais on se promène entre horreur, on titille comme sans livrer la marchandise, il y a beaucoup d'humour et des retours en arrière limite mélodramatique qui jurent un peu. Il y a bien un twist final qui surprend et l'ensemble est de bonne tenue, mais le film est surtout recommandable à ceux qui veulent absolument tout voir dans le genre. Mario Giguère

WILD ZERO - Tetsuro Takeuchi, 2000, Japon

Le monde est le témoin d'une série d'événements étranges: depuis qu'un météore s'est écrasé sur le sol japonais, des zombies arpentent le territoire à la recherche de chair humaine. De plus, des extraterrestres, sans doute responsables du météorite précité, envahissent le ciel avec leurs soucoupes rétros.

C'est au milieu de tout ce fatras qu'Ace, rocker loser propulsé sur une pétrolette ridicule, rencontre Tobio, jeune fille au look androgyne cachant un secret que seul l'esprit lock'n loll propagé par Guitar Wolf saura tolérer.

Soyons honnête, WILD ZERO n'est pas un film intéressant au niveau de son histoire, ni au niveau de sa mise en scène qui s'avère souvent mollassonne. Si le film mérite d'être vu, c'est pour son esprit totalement anarchiste, son fourmillement d'idées absurdes et géniales et sa galerie de personnages débiles. S'il va de soi que le film est construit comme une sorte de vitrine pour le groupe de garage rock Guitar Wolf et leur attitude de rockers caricaturaux se recoiffant la banane entre deux gunfight, le reste du casting mérite un sérieux coup de projecteur: entre le tenancier sadique d'une boîte de nuit au look d'écolier prépubère, la jeune tête brûlée obsédée par les armes à feu qui s'éclate en dégommant du zombie, le couple formé par un petit maigre et une petite grosse, sans oublier Ace en groupie de Guitar Wolf et Tobio avec ses oreilles décollées, il n'y a pas de quoi faire la fine bouche.

Humour à tous les étages, le film fait preuve d'un second degré parfaitement assumé et on sent l'influence du groupe et son admiration pour la SF rétro et l'horreur sanglante. Car en matière de gore, le film ne manque pas; on pourra regretter les nombreuses explosions de tête en CGI, mais au final ça offre un aspect kitsch qui ne fait pas forcément tache dans le paysage, et ce n'est pas le final, plus lock'n loll que jamais, qui me contredira.

Pour avoir vu le film dans une salle de concert avant que Guitar Wolf ne monte sur scène, puis pour l'avoir revu en DVD, force est d'admettre que l'ambiance festive arrosée de bière s'avère plus bénéfique au film que l'ambiance canapé-pèpère-doigts-de-pieds-en-éventail. Mais au final, malgré les nombreuses maladresses, et le jeu très approximatif de nos rockers fous, un seul mot vient à l'esprit : LOCK'N LOOOOOOOOL !!!! Kerozene

Ah ben c'est fort agréable de revoir de vrais zombies, ceux de Romero, lents et bleus ! Le film aurait probablement bénéficié d'être resserré au montage, mais comme ça ne se prend pas au sérieux une seule minute (vive les zombies en amour) on passe un bon moment en compagnie de Guitar Wolf qui nous rappelle que l'amour n'a pas de frontières, de nationalités ou de sexe. Là-dessus je ne suis pas certain, mais comme ils disent: LOCK'N LOLL !

Produit par Gaga Communications qui nous avaient offert la série fétiche ZERAM, que j'aime toujours ! Mario Giguère

ZOMBIE BLOODBATH - Todd Sheets, 1993, États Unis, 69m

Une contamination quelconque arrive dans une ville, y'a des zombies qui attaquent des gens et un groupe de mauvais acteurs tente de survivre. Vous savez là, un scénario qui réinvente le genre!

Par où commencer, hum... Ah oui! C'EST PLATE RARE! On peut excuser bien des choses à un film amateur et tourné en home video mais même le plus avide cinéphile zombiesque risque de s'endormir. Je vais vous résumer le film en seulement deux parties. Premièrement, les zombies attaquent des gens qui se sauvent et deuxièmement, les zombies bouffent les pauvres bougres pendant un bon cinq minutes. Ok, c'est bien amusant de voir un zombie éventrer une actrice laide, MAIS ON ABUSE! C'est juste terriblement mauvais et interminable malgré une durée de seulement 69 minutes. Le seul point positif que je peux ressortir de cet étron, c'est le jeu épouvantable des acteurs qui m'a bien fait sourire. Le pire dans tout ça, c'est qu'il y a deux suites! Abba

ZOMBIE BRIGADE aka ZOMBIE COMMANDO aka NIGHT CRAWL aka L'Armée de Damnés - Carmelo Musca / Barrie Pattison, 1986, Australie

Le film débute sur une scène se déroulant au Viêt-nam. Un soldat effrayé hurle un truc style "ils sont même pas morts, ces gars là !!!". Générique. Australie, les années 80, dans un bled de rednecks australiens... Les gens se préparent à organiser une réception pour accueillir un investisseur nippon qui va faire construire un parc d'attraction sur le thème de Robot Man, célèbre héros de bande dessinée. Seulement, au milieu du terrain choisi se trouve un monument aux morts du Viet Nam. Que fait-il là ? Ben y a bien une raison. Et cette raison apparaît lorsque ces cons font péter ledit monument: dès la nuit tombée, des zombies en uniforme se hissent hors du trou et partent croquer du vivant. Heureusement, un aborigène connaît une parade: il appelle les morts (gentils) pour s'en débarrasser. Autre moyen de les tuer: un pieu dans le coeur (?!) - il faut préciser aussi que quelques zombies ont les dents longues. Le lendemain, on apprend que les zombies ont peur de la lumière, et qu'ils vont revenir la nuit suivante. Les habitants découvrent que le village est cerné de mines, comme quoi, l'armée avait tout prévu en cas de pépin. La nuit tombe, l'aborigène appel une armée de gentils morts qui se battent avec les méchants, après un moment ils sympathisent, le jour se lève, les morts n'ont plus peur de la lumière (pourquoi ?) et ils entament un déminage.

N'importe quoi !!! Si au moins le film avait été filmé avec un poil d'énergie, et même de savoir faire, ça aurait pu donner un film de zombies correct, avec du gore et un certain dynamisme. Mais nous sommes ici en présence d'un film d'une exubérante platitude. Les zombies sont extrêmement peu crédibles. Il y a peu de gore. Mais on ressent bien le message anti-raciste et anti-militariste du film qui montre qu'il y a une certaine bonne volonté derrière toute cette merde. Il n'empêche que c'est pathétique. Kerozene

ZOMBIE CAMPOUT - Joshua D. Smith avec  Misty Orman (la cruche blonde), Tiffany Black (la cruche brune), John M. Davis (pataud n°1), Jeremy Schwab (le pataud n°2), 2002, États Unis, 91m

Quatre universitaires, deux filles (une blonde, une brune) et deux gars (les patauds) partent à Lakeside pour un week end de camping en pleine nature. Sur la route, des tonnes d'aventures les attendent : ils s'arrêtent acheter des boissons fraîches et des barres chocolatées, ils croisent une belle nana qui leur envoie des baisers d'une autre voiture, et le tout est immortalisé sur Mini-DV via un caméscope Blair- witchien sur fond de rires joyeux et niais. Comme les deux nanas sont super cool et pas trop mal foutues, elles vont jusqu'à montrer leur poitrine à leurs compagnons, comme ça, pour montrer qu'elles sont funs et que nous aussi... d'avoir osé visionner !

A peine leur tente montée et les filles en sous-vêtements, voilà qu'une pluie de météorite radioactive perturbe les ébats annoncés, et réveille tous les morts du cimetière voisin. A peine sortis de leur motte de terre, nos zombies passent à l'attaque et ils ont du neuneu à se mettre sous la dent !

On l'aura vite compris, pour tous les fans de dialogues débiles, de cruches bien foutues et de situations hilarantes, mais aussi de zombies voraces, procurez vous ce bis. Même si on peut appeler cela une farce sur pelloche, vous aurez le plaisir de voir des bras et jambes en plastique qui pissent le sang, une fillette assise sur une balançoire se faire choper par des zombies, une nana s'échappée à toute jambe avant de trébucher et de se fracasser le crâne sur un rocher, alors qu'elle vient de se faire bouffer les deux bras, un entracte publicitaire vous invitant au pop-corn soda en plein milieu du film, un chien encerclé puis dévoré, de nombreuses scènes clin d'œil aux films de Romero, et j'en passe... On l'aura aussi compris ce qui sauve la mise, c'est bien l'humour débile, mais souvent très drôle qui parsèment cette pelloche, au final pas si désagréable du tout pour un premier essai...

Quant aux pseudos scénettes gores, volontairement faites pour choquer, c'est 'the cherry on the cake' ! Marc Evil

www.zombiecampout.com

ZOMBIE COP VS The Alien Terror - Brian Singleton, 2001, Canada, 34m

"Supportez le cinéma local!" était écrit sur la pochette imprimée à l'aide d'une Canon Couleur. Chose que je fis tout de suite. Décision que j'ai regrettée au moment des premières images de ce projet vidéo (DV) tourné entièrement dans la belle région de la capitale nationale.

L'histoire? Il y a une histoire?

Un policier se fait attaquer par une horde de zombie. Il se fait mordre et devient lui-même un mort-vivant. De retour chez lui, il retrouve le confort de son appartement, de son ourson en peluche et de sa femme vampire. Le soir venu, des extra-terrestres essaient de comploter pour prendre le contrôle de l'univers. Et, bien sûr, notre Zombie Cop essaie de les en empêcher.

Alors voilà...

N’y allons pas par 4 chemins, ce film shot-on-video est vraiment mauvais (pour ne pas dire une pure merde). L'histoire ne tient pas debout, le montage est maladroit, la musique (on n'en parle même pas), la caméra arrive parfois à être à la bonne place, les scènes d'action manques totalement de rythme (les combats sont ridicules), et, à ma plus grande stupéfaction, le focus est à automatique! Alors vous imaginez le résultat.

Et que dire des comédiens. Josh Grace, si "imposant" dans "Jesus Christ Vampire Hunter" du réalisateur, lui aussi ontarien, Lee Demarbre, est mal dirigé et son interprétation de policier zombie est très fade. Pour ce qui est des extra-terrestres, on croirait un mix entre Keanu Reeves dans "The Matrix" et la constipation qu'afflige depuis toujours Bruce Willis. Seul la femme du policier, la ravissante Jade, arrive à imposer sa présence. Peut-être dû à son amateurisme qui lui donne un jeu naturel. Et le reste de la distribution est encore pire. Mais que font les acteurs avec ces perruques?

Le scénario, écrit aussi par Singleton, se perd quelque part entre la parodie et le sérieux, ce qui a comme effet de rendre le film encore plus faux qu'il l'est déjà.

Il faut quand même donner une mention positive aux effets spéciaux. Que ce soit une tête tranchée, un empalement, un corps en flamme ou tout simplement du sang qui gicle à profusion, ils sont tous bien réussis malgré la restriction visible du budget.

Et l'intention?

Mr. Singleton voulait-il nous divertir? Nous ennuyer? S'amuser? Expérimenter avec le médium? 

Dur de le dire, puisque ce film ne marche tout simplement pas. On ne s'amuse pas. On ne rit pas. On s'ennuie pour mourir. La durée de trente minutes semble une éternité.

A-t-il voulut rendre hommage aux films qui l'ont marqué? La seule référence frappante est une scène où Jade écrit à l'ordinateur et que l'on entend ce qu'elle écrit en narration (lien direct avec Scully de "The X-Files"). À part ça, rien. Absolument rien. À part peut-être... un hommage qu'il a voulut rendre à ses deux réalisateurs préférés: Wes Craven et John Carpenter. À bien y penser, peut-être que Brian Singleton a voulut rendre hommage à ses 2 idoles en imitant leur style. C'est-à-dire, en filmant n'importe quoi, n'importe comment.

"Zombie Cop..." redéfinit le terme "navet".

Brian Singleton s'est fait expulser de son Cégep où il étudiait le cinéma. Et je crois qu'il n'a pas compris le message.

Je n'ai qu'une chose à lui dire: "Coupe toi les cheveux and get a life!". Mathieu PRUDENT

ZOMBIE HONEYMOON - David Gebroe, 2004, États Unis

Denise et Danny sont jeunes, ils sont amoureux et ils viennent de se marier. Tout baigne pour ce couple qui transpire la joie de vivre et qui s'apprête à passer des noces festives au bord de l'océan tout en tirant des plans sur l'avenir. Mais, alors qu'ils sont en pleine séance de farniente allongés sur la plage, un zombie surgit de l'eau, saute sur Danny et lui dégueule un liquide noirâtre et répugnant dans le gosier. Le zombie s'affale sur le sable, Danny agonise et Denise appelle d'urgence une ambulance. A l'hôpital, Danny meurt. Les efforts pour le réanimer à coups d'électrochocs (sous les yeux de Denise) s'avèrent inutiles... et alors que tout espoir semble définitivement perdu, Danny se réveil. Et il semble se porter plutôt bien. Mais rapidement, les choses vont commencer à se corser: Danny développe un attrait tout particulier pour la chaire humaine et son aspect physique va en se dégradant. Heureusement pour lui, Denise est toujours folle amoureuse de lui et fera tout pour le soutenir dans sa décrépitude.

Deuxième films du réalisateur Dave Gebroe après la comédie THE HOMEBOY - dont il se moque gentiment ici même, et une petite réussite en matière de love story morbide produite par entre autre Larry Fessenden. Ici, le thème du mort-vivant est abordé de manière progressive et ne concerne qu'un seul protagoniste - si l'on excepte le zombie du début, et en ce sens rappelle un peu LE MORT VIVANT de Bob Clark. Mais Gebroe ne mise pas sur une ambiance lugubre et glaciale comme son prédécesseur, il préfère miser sur l'importance des sentiments qui persistent après la mort, même si l'issue est connue d'avance, c'est-à-dire perdue d'avance. Pour la petite histoire, Gebroe a écrit son scénario après qu'une de ses amies a perdu son mari alors qu'ils étaient en voyage de noces au bord de la mer. Il s'est noyé en faisant du surfe, sport que pratique Danny au début du film. Motivation plutôt macabre, mais en même temps il s'agit là d'un hommage sincère. ZOMBIE HONEYMOON ne révolutionne pas le genre, mais offre une approche relativement sobre (bien que joliment sanglante) du thème du zombie au profit d'un développement des personnages et d'une romance réelle alors que déferlent un peu partout des films dans lesquelles les hordes de morts-vivants défouraillent du début à la fin. ZOMBIE HONEYMOON, c'est un peu de douceur noire dans un monde de brute.

www.zombiehoneymoon.com     Kerozene

J'ai beaucoup pensé au début de DAWN OF THE DEAD de Romero avec ces gens qui refusent de se départir de leurs proches et évidemment au "love story monstrueux" par excellence THE FLY de Cronenberg. Évidemment que ça ne peut pas bien finir et il est surprenant de regarder le réalisateur expliquer la fin alternative, en fait pas tournée faute de temps, qui aurait plongé le film dans une atmopsphère de science fiction déjà-vue (l'huile noire de X FILES). Tracey Coogan est excellente dans le rôle de la nouvelle épouse aux prises avec son zombie de mari. Loin, très loin des zombies ultra rapidement infectés de 28 DAYS ou du récent remake de DAWN OF THE DEAD. Le film évite bien des pièges scénaristiques (j'imaginais la bande de Troma avec ce synopsis!) et au final est très satisfaisant et recommandé. Mario Giguère

ZOMBIE ISLAND MASSACRE - John T. Carter, 1984, États Unis, 95m

Une personne prend sa douche, on découvre assez rapidement qu'il s'agit d'une femme avec de gros nichons. Un homme masqué (peut-être un créole) s'approche d'elle tranquillement afin, peut-être, de l'égorger et de la manger.. Surprise! C'était son mari déguisé! À partir de ce moment-là, l'action commencera quelques minutes plus tard. On découvre les personnages qui seront invités à une petite expédition sur une île afin d'admirer les moeurs des populations locales (vaudou à l'honneur). Pendant que l'on voit une saloperie dégueulasse revenir à la vie, un petit couple s'en va se les toucher (les testicules, les nichons mais tout cela ne sera suggéré qu'en nous les présentant se coller et s'embrasser.. Enfin si ma mémoire est bien exacte, ce que je ne croirais pas) et se fait buter.. La FRAYEUR DÉBUTE ! Nos autres comparses sont tannés du vaudou kentuchy à 5 balles alors décident t-ils de décrisser dans l'autobus. Bien entendu, l'autobus ne fonctionne plus, le guide disparaît et c'est la joie. Tout le monde se sauve ensemble et tout le monde se fait buter. On découvre finalement que les meurtres étaient commis par un commando de narco-trafficants bougrement efficace. Le héros se tamponne la fille avec des gros nichons.

Tentative bien sympathique de films d'horreur à la FRIDAY THE 13TH, ZOMBIE ISLAND MASSACRE est bel et bien un film d'horreur à la FRIDAY THE 13TH. Par cela, je tends à dire qu'il s'agit d'une petite imitation sans prétentions de FRIDAY THE 13TH. Réalisation tapageuse mais pas trop, humour salutaire pour détendre le spectateur, rebondissements percutants et musique créole de fort bonne venue. Le film, dans sa 1ère partie, se veut un bel hommage aux splendeurs d'Haïti (car c'est bien la que le film se déroule, si c'est pas l'cas, Choucroute Melba y aura rien pigé) et de sa population locale, toujours-là pour aider son prochain. On a droit aussi à un fabuleux flash-back qui mérite toute l'admiration et à une excellente brochette d'interprètes qui réussissent pleinement à nous donner envie d'aller s'attraper un sac de pop-corn (de maïs soufflé) de le foutre au micro-onde quelques minutes puis de le manger (le sac, pas le maïs soufflé à la con).

7/10

cote Médiafilm Melba : 3

(3) Zombie Island Massacre

É.-U.1987. Drame d'horreur de J.T. Carter.- Péripéties enlevantes et pleines d'angoisse. Mise en scène d'une précision peu commune. Images d'archives du "Club Med" de toute beauté. Musique rythmée et d'une jolie rythmique musicale. Acteurs assez hots merci.- Choucroute Melba.

ZOMBIE MOVIE - Ben Stenbeck, 2005, Nouvelle-Zélande, 15m, Gagnant Best Horror Comedy Short Film, Screamfest L.A. 2005, Gagnant: Best Short Film, New York City Horror Film Festival 2005

Nous sommes en 1986. Trois fans de heavy metal, dont le QI cummulé ne doit pas dépasser la douzaine de points, sont coincés dans leur voiture en panne d'essence, entourés d'une horde de zombies baveux. Nos trois rigolos désespèrent de trouver un moyen de se sortir de cette galère et passent quelques jours à se rationner des morceaux de chips, à pisser dans des sacs en plastique, jusqu'au jour où l'un d'eux se propose de se sacrifier une fois à cours de cigarettes...
Etonnante comédie malsaine, gore et gentiment cradingue avec un doigt de cannibalisme et mise en boîte par deux gars qui ont oeuvrés au sein de Weta FX pendant la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX. Mais ici, pas de hobbit, uniquement de bons zombies très réussis et trois hardeux hilarants. Stenbeck est également illustrateur et a bossé pour Dark Horse Comics...  Sans doute une équipe qui risque de faire parler d'elle un jour.

Le film est visible depuis leur site internet: www.2chums.com  Kerozene

ZOMBIE RAMPAGE - Todd Sheets, 1989, États Unis, 75m

Tommy est le leader d'un gang de rue. Voulant ressusciter deux membres qui ont été tuées, il achète à fort prix, avec le budget bière du gang, un livre de poche censé contenir la formule magique. Le leader de la bande adverse s'est fait vendre le même livre, en passant ! De toute manière, les zombies apparaissent bien avant que la tentative de résurrection soit faite. On aura donc droit à des membres de bandes rivales qui doivent collaborer pour survivre au massacre des vivants par les zombies.

Premier film vidéo du réalisateur indépendant Todd Sheets, Zombie Rampage en brille pas par sa forme ni son fond, mais est assez léger pour passer un moment de rigolade avec de fausses tripes et des acteurs qui souvent cabotinent à outrance. Quelques maquillages semblent presque sortis d'un bon film italien alors que d'autres sont réalisés avec les moyens du bord. Il y a bien ici et là une bonne idée, comme d'inclure dans le groupe qui essaie de survivre un tueur en série, ou un moment d'introspection avec l'arrogant Tommy, mais on ne réussit pas à capitaliser sur ces points, préférant souvent la franche pantalonnade. Ca ne se termine pas vraiment, mais on est pas fâché non plus. Mario Giguère

ZOMBIE 3 - Bruno Mattei/Lucio Fulci, Italie

J'ai finalement pu finir ce film que j'avais commencé il y a de cela un méchant bout pour cause de cassette endommagée, ou de copie merdique. Fulci l'a commencé pis Mattei l'a fini. Je me demande a quel moment est-ce que Mattei a pris les choses en main, car cela ressemble pas mal plus a du Mattei qu'a du Fulci. J'ai trouvé que c’était un mix de 3 films de Dawn, Night of the zombie et même de the Crazies par moment. Pas nouveau le fait que ce soit un virus qui contamine et que l'armé a encore d'affaire dans ca. Un bon divertissement mais pas plus, sans oublier quelques scènes assez gorifique. Et la tête qui sort d'un frigo tout en volant  pour aller mordre une innocente victime, assez comique. Cré Lucio...eee Bruno???  Rana

ZOMBIE WARS aka War of the Living Dead - David A. Prior avec : plein de gros nazes, 2006, États Unis, 76m 

Personne ne sait exactement ce qui c'est produit (et pour ainsi dire, on s'en fout), mais une chose est certaine, les morts se sont réveillés et se sont mis à foutre la terre en piteux état. Après des années de guerre, (c'est ce que nous raconte une voix off monocorde en tous les cas) il ne reste plus que quelques groupes d'humains en treillis pour résister, apparemment tous concentrés dans un campement de fortune, en plein milieux d'une verte forêt !!! Dur, dur la vie de survivants de l'humanité, quand on tourne pour un direct to DVD !

Malgré une scène d'ouverture amusante, ou un groupe d'hommes armés, explose les boîtes crâniennes de quelques zombies, l'intérêt de la chose sombre rapidement dans les tréfonds de la zone Z ! Une voix off féminine, insupportable et monocorde, n'a de cesse d'introduire chaque nouveau plan-séquence (réalisé avec pinacle Studio 10!) avec une platitude affligeante. Le produit, d'une durée de vie très limitée (76m), parvient tout de même à nous saouler et à nous resservir constamment les mêmes scènes. Exploration de soldats armés en forêt (style commando), élimination de quelques zombies rencontrés au passage (bruits de pétarades), retour au campement (rire gras) et compte rendu des faits (oui chef !), puis re-ballade en forêt, (re-style commando) etc. ...
On l'aura compris, ce n'est pas les quelques scénettes gores qui parsèment le film qui le sauveront du naufrage. Quand à l'idée lumineuse de ce nanar (celui de faire des zombies des êtres organisés capable de raisonner et d'entreprendre - ici ils entretiennent des fermes alimentaires et d'élevage d'humains !!) elle tourne au ridicule ... car si mal exploitée !

Ce qui aurait pu donner un petit film horrifique sympa et bourré d'actions, se vautre allègrement dans la merdasse, car à l'évidence, les talents du réalisateur-scénariste-producteur sont très très limités. A enterrer, en priant qu'il ne se re-déterre pas tout seul ! Marc Evil

ZOMBIEZ - ZWS alias Zachary Winston Snygg avec Jenicia Garcia, Jackeem Sellers, 2005, États Unis, 83m

Comment dire, une femme qui travaille dans un quartier industriel voit un homme en dévorer un autre. Elle s'enfuit, rejoint son mari, et ils se font attaquer. Elle retourne voir ce qui se passe au travail: encore plus de zombies. Poursuites en forêt, retour au domicile, fin du film. Euh...

On a beau être indulgent, on a envie de crier à l'arnaque. Que Lions Gate emballe un film amateur tourné en vidéo sans budget apparent sous une pochette trompeuse, on la trouve forte. Avec semble-t-il à peine quelques sous pour les effets spéciaux, aucun maquillage pour les zombies, un tout petit peu de sang, pas beaucoup, pas du tout si on vous tire à bout portant dans les jambes, et quelques tripes, vous m'en emballez 1 kilo pas plus, pour simuler les saucisses, pardon, les intestins. Un scénario complètement illogique qui arrive à nous endormir. On simule une attaque au cocktail molotov et je vous dit que l'on part à rire devant le manque de crédibilité. Un minimum de mise en scène aurait aidé. Le réalisateur, acteur, scénariste, producteur, ne connaît qu'un effet de mise à scène, la multiplication des plans de caméra. Point. J'arrête. Le plus intéressant sur le dvd demeure les bandes annonces d'autres films... Mario Giguère

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GEORGE ROMERO

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