
mise à jour le 16 mars 2010
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M aka M LE MAUDIT - Fritz Lang avec Peter Lorre, 1931, Allemagne
Un
tueur d'enfant sévit depuis assez longtemps pour que les
enfants chantent une comptine sur le maniaque, au grand
déplaisir de leurs parents. Au moment ou la petite Elsie est
kidnappée, la police décide de tout mettre en oeuvre
pour attraper le meurtrier. Y allant de descentes dans les bars mal
famées, ils nuisent au crime organisé qui décide
d'attraper par eux-même le sinistre personnage. Avec l'aide des
mendiants de la ville, ils repèrent Beckert (Peter Lorre) au
moment ou la police l'attend dans son appartement ! J'ai vu peu de films de Fritz Lang, surtout son incontournable Metropolis dans de multiples versions. Deux choses frappent lors du visionnement de ce film: la modernité du sujet et de l'approche du réalisateur et les nombreux silences, effets peut-être de la reconstitution du film et certainement de la technique pas très vielle du son sur pellicule. Maîtrise du language cinématographique et inventivité: qu'on se rappelle des montages en parallèle des policiers et des criminels qui préparent les plans de leur traque, du plan caméra surprenant d'une vue sous le bureau du commissaire Lohman ! M s"étant réfugié dans un immeuble, nous avons droit à un véritable plan de guerre des bandits de tout acabit qui investissent l'immeuble pour une chasse à l'homme énergisante. Peter Lorre offre une prestation remarquable et sait trop bien jouer l'innocent et le fou, se réclamant victime de ses pulsions. Lang et Thea von Harbou, scénaristes, posent bien le problème de la santé mentale comme défense au pire meurtre: l'infanticide, jamais pardonné par la population pas plus que dans le milieu carcéral. On ne sait et voit jamais de détails des victimes non plus, ce n'est pas nécessaire au final. Moderne dans sa facture et son sujet, le film n'est malheureusement que trop actuel au vu des procès et des enquêtes médiatisées des dernières années. L'épilogue est emballé trop rapidement pour connaître le sort de Beckert, à moins que les dernières phrases d'une mère habillée de noir soit celle qui évoque les funérailles que la plupart des gens jugeront méritée. Mario Giguère |
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MABUSE ATTAQUE SCOTLAND YARD aka Scotland Yard jagt Dr. Mabuse - Paul May, 1963, Allemagne Alors que l'on croyait Mabuse mort, il refait parler de lui. En effet, il a réussi à prendre le contrôle de la pensée du professeur qui le soignait...Et hop, un nouveau plan machiavélique se met en marche : un savant a mis au point un procédé permettant, au moyen d'une sorte d'appareil photo, d'influer sur la pensée et l'action des gens. Évidemment la bande du Professeur/Mabuse s'en empare, dans le but de renverser le gouvernement anglais afin d'instaurer un régime disons un peu plus "dur"... Heureusement Scotland Yard veille au grain. Cette énième aventure du Dr Mabuse se trouve dans la petite moyenne, pas très palpitante, pas originale et sans surprise. A noter dans un rôle secondaire la tronche (déjà) hallucinée de Klaus Kinski. Abronsius |
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MAGDALENA: POSSESSED BY THE DEVIL aka Devil's Female aka Magdalena l'Exorcisée aka Magdalena, Vom Teufel Besessen - Walter Boos, 1974, Allemagne, 84m (DVD-R uncut de Midnight Video) Magdalena est une orpheline vierge qui fait la fête à son école tandis que son grand-père se fait crucifier contre un mur. Lorsque le bonhomme se retrouve à la morgue, notre chère sainte Magdalena est prise de spasmes démoniaques dont elle ne se rappellera plus quelques instants plus tard. Ces "attaques" reprendront plus subitement sous différentes formes au cours de notre histoire tout en parsemant le silence d'obscénités fort plaisantes (comme celle-ci à un prêtre: "YOU DIRTY NUNFUCKER!"). Ça y est, c'est clair, notre jolie demoiselle est sous l'emprise d'un démon quelconque qui se manifestera la plupart du temps, pour notre plus grand plaisir, en dévêtissent la madame en question jusqu'à la grande finale abrupte, mais bien amusante. Mais que dire! Bien sûr inspiré par le succès de THE EXORCIST de Friedkin, on nous la refait en version plus olé avec un ton léger qui devient facilement contagieux. Force est de dire qu'on ne s'ennuie pas une seconde avec cette petite perle sleazy qui n'a pas froid aux yeux. Parfois grotesque, parfois hilarant, le temps s'écoule sans qu'on le sente avec la jolie interprète de Magdalena qui se dévoile plus rapidement que son ombre. Bad Feeble Dans la série, vite faisons un film comme l'exorciste, les allemands ont fait celui-ci. Moins de prêtres, plus de jambes en l'air, pas mal plus, un petit serpent qui sort de la bouche et tout est fini. Y a de quoi s'amuser en masse, mais pas de quoi écrire une thèse sur l'influence du l'empire Judéo Chrétien sur la jeunesse allemande. Et les maîtresses d'école aux allures androgynes, on en voit pas souvent. Et on l'appelle Madeleine durant tout le film ( version vhs française ), alors le Magdalena sur la couverture ? Mario Giguère |
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Der MANN MIT DEM GOLDENEN PINSEL aka Let it all hang out aka L'Uomo dal pennello d"oro - Franz Marischka, Willi Columbini, Edwige Fenech, 1969 Allemagne de l'Ouest /Italie Un artiste fauché va trouver le moyen de devenir célèbre grâce à des combines rocambolesques en pratiquant son art moderne, mélange de taches sur canevas et empreintes de corps. Pur produit de l'après Woodstock en pleine période hippie, L'Homme au Pinceau d'Or regorge de facéties sur l'art moderne et se terminera, comme de raison, avec une bataille ou l'on utilisera la peinture comme d'autres les tartes à la crème. Le vent d'amour libre souffle sur le récit, de même que la contestation fleur bleue. Edwige Fenech y joue une des muses du peintre, son corps servant de pinceau pour créer des tableaux ou pour attirer les financiers. Visionné en version italienne, un moment léger mais pas désagréable. Mario Giguère |
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METROPOLIS par Jeff Mills - 2001 / version originale - Fritz Lang, 1927, Allemagne Grand gourou de la scène techno de Détroit, Jeff Mills s'est vu confier la dure mission de créer une bande son pour un film de son choix. Vu sa musique sèche et mécanique, son choix se porta logiquement sur le METROPOLIS de Fritz Lang. Réédité à 59 minutes, il ne garde que l'essentiel de l'histoire avec les plans visuellement les plus frappants. Le résultat est une nouvelle version de METROPOLIS un peu speedée, remontée dans l'ensemble, mais aussi ralentie lors des images contemplant l'architectures de la ville. Si on aime la musique de Mills, le tout passe drôlement bien, est bien enlevé et on accepte le nouveau regard sur le chef-d'oeuvre de Lang avec curiosité et plaisir. Les puristes gueuleront, ceux qu'i n'aiment pas la musique électronique aussi (d'ailleurs, les cinéphiles intellos un peu âgés sont sortis de la salle en grommelant). On ne peut pas dire que cette version apporte quelquechose de bien concret, mais j'ai personnellement passé un bon moment et les images de Maria dansant sur de la bonne tech bien sèche me restent bien en tête. J'espère que ce genre d'entreprise se refera à l'avenir. Kerozene |
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MISS DIAMOND aka Die Diebin - Michael Karen avec Sandra Speichert, Thomas Kretschmann, Udo Kier, Michael Mendl, Ernest America, Ernst Hillbich, 1997, Allemagne, téléfilm, 1h35 "C'est lors d'une convention de joailliers que Lana, voleuse professionnelle, est appréhendée en flagrant délit. Mais à la surprise générale, les diamants qu'elle s'apprêtait à dérober sont des faux... Afin de ne pas avoir à débourser une somme astronomique, la compagnie qui assure les pierres précieuses lui propose un marché : si elle veut recouvrer la liberté, Lana dispose de 48 heures pour mettre la main sur les vrais diamants..." Dégotté en DVD à vil prix chez un soldeur parisien, ce téléfilm allemand permet de passer un très agréable moment. Ca va très vite, le scénario n'est pas avare en rebondissements et le casting est fort appréciable. A la fois très jolie et excellente comédienne, la brune Sandra Speichert compose une fascinante voleuse, douée à la fois pour la voltige, le déguisement et la castagne. Et le justaucorps noir lui va à ravir ! Quant à Udo Kier, sa présence machiavélique surprend moins mais reste toujours de bonne compagnie, tant elle éveille des souvenirs "bis". Signalons également dans le rôle masculin principal Thomas Kretschmann, vu notamment dans LE SYNDROME DE STENDHAL de qui vous savez... Alors, bien sûr, ce MISS DIAMOND a de menus défauts: cascades parfois invraisemblables, effets numériques "cheap" et envahissants... Mais le rythme soutenu du film et l'abattage de l'actrice principale font largement pencher la balance du bon côté. Stelvio |
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MOTHER KUSTERS GOES TO HEAVEN - Rainer Werner Fassbinder, 1975, Allemagne Herman Kusters, employé d'usine de produits chimiques, tue le fils de son patron avant de s'enlever la vie. Emma, sa femme, en plus de se retrouver prématurément veuve devient la cible des médias qui veulent comprendre ce qui a pu mener cet homme à commettre une telle action. Indignée du traitement voyeuriste et sensationnaliste de l'histoire par un photographe à qui elle s'est ouverte sans pudeur, elle décide de faire savoir à la société que son mari était une bonne personne et non un horrible meurtrier. Pour parvenir à ses fins, elle fréquentera un couple de communistes qui lui promettent de l'aide qui se fera attendre trop longtemps. Déçue, elle répondra à l'appel d'un anarchiste qui fait dans l'action concrète ignorant les dangers qui la guettent. Ce film de Fassbinder est bien entendu un film explicitement politique, mais ça ne l'empêche pas d'être esthétiquement bouleversant. Dans un style feuilleton-jauni, Fassbinder filme comme personne le désillusionnement généralisé de la société allemande. Pour la plupart nonchalants et blasés, les personnages vivent dans un environnement terne et industrialisé où chacun pense à sa gueule. Emma Kusters, la dernière des naïves sera tour à tour utilisée par des gens soutenant de belles théories à prime abord altruistes, mais qui ne le sont pas en pratique. Même si le film remonte à 1975 que les styles vestimentaires et la décoration intérieure ont changés, que le mur de Berlin n'est plus, ce film passe facilement l'épreuve du temps grâce à un style inimitable. Mongola Batteries |
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MUST LOVE DEATH - Andreas Schaap, 2009, Allemagne, 90m Norman est malchanceux en amour et suicidaire. Il rencontre sur internet un groupe de gens avec lesquels il fait un pacte de suicide. Les 4 personnes se rencontreront dans une cabine au fond d'une forêt pour passer à l'acte mais rapidement, Norman se rendra compte que les autres sont en fait des psychopathes et qu'il est la nouvelle "vedette" à torturer devant leur caméra vidéo. Comédie-romantique-gore, ce film est vraiment un petit délice sans prétention. Les changements de ton sont assez bien réussis et le scénario est remplis de scène à hurler de rire et de douleurs (attention à vos chevilles). Ce n'est pas parfait mais assez rigolo. Un crowd-pleaser formaté pour Fantasia. Mathieu Prudent |
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NEKROMANTIK - Jörg Buttgereit, 1987, Allemagne Depuis quelques temps, j'ai eu la chance de VOIR sur internet l'intégral du film NEKROMANTIK en version allemande. Pas besoin de comprendre ce qu'il se dit, les images parlent d'elles même. C'est le film le plus déviant que j'ai vu jusqu'à maintenant. La musique est jouissive, l'image est sale, les acteurs plus ou moins bon... mais tout ça donne un coup de fouet dans notre cerveau. NEKROMANTIK va rester LE film sur la nécrophilie et je me demande si quelqu'un va réussir un coup de maître pour que le premier se r'habille. Comme on dit au Québec : Ca fesse dans le dash... mais je vais plutôt dire : C'est une tonne de brique qui nous arrive en plein visage. Trinima |
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NOSFERATU aka Nosferatu, eine Symphonie des Grauens - F. W. Murnaum, 1921, Allemagne Année de tous les dangers. Je blague, sans aucun doute, mais c'est bel et bien l'année ou Murneau nous lança à la tête son film, librement inspiré du Dracula de Bram Stoker, et l'année où l'expressionnisme allemand commença à faire des jaloux partout dans le monde. Nosferatu changea le cours de l'histoire du cinéma avec ses jeux de lumière et un climat de "terreur" qui est aujourd'hui disparu du film, mais cet accomplissement justifie-t-il le culte dont est victime le film ? Une heure trente d'orgues religieuses et d'action statique et lente, c'est long. Orloff |
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NOSFERATU: THE VAMPYRE aka Nosferatu: Phantom der Nacht - Werner Herzog, 1979, Allemagne J'ai fais l'acquisition de la très belle version d'Anchor Bay de ce film allemand. Je m'attendais à un film beaucoup plus banal. Étrangement, ce film semble peu apprécié. Donc, quelle fut ma surprise devant la beauté de ce film. Une photo impeccable. Je ne sais pas combien de fois pendant le film je me suis dit que cette scène ferait une superbe photo. Certains plans rappelent même Kubrick. Bref, au niveau visuel ce film est excellent (le genre de film qu'on conseille à lamateur de substance illicite, hehe). L'histoire est, par contre, un peu simple, décousue par moment. Le roman de Bram Stoker est ramené au plus simple. Il y a aussi l'action qui est d'une lenteur extrême. Tout s'y déroule avec une lenteur déprimante (typique de la plupart de films allemands que j'ai vus). Les personnages sont aussi interprétés de façon intéressante. Klaus y joue un Dracula peu enviable. On perçoit sa solitude, le tourment de l'éternité. On est loin de Dracula 2000. Bref, une excellente surprise. Angel Guts |
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NUR AUS LIEBE - Dennis Satin, 1996, Allemagne Aleksej (Hannes Jaenicke) sauve Ella (Katja Riemann), chauffeur de taxi à Berlin, d'une agression. Elle lui en est reconnaissante et cherche à le revoir. Elle ne sait pas qu'il est le frère d'un parrain de la mafia moscovite, responsable d'un vol de plutonium au profit de l'Irak. Aleksej lui propose 100 000 Marks pour l'épouser et ainsi obtenir la nationalité allemande. D'abord hésitante, Ella accepte cet argent qu'il va dérober à son frère Jewgenij (Heinz Hoenig). Stupéfait par sa trahison, ce dernier va traquer Aleksej et la jeune femme à travers Berlin... Le plaisir de " Nur aus Liebe " (qui signifie " Seulement par amour ") vient avant tout du scénario, extrêmement bien dosé. Psychologie, humour et action sont à égalité dans ce récit à trois, appuyé par de brillants seconds rôles (la colocataire de Ella, plutôt garce et voleuse; le Russe mafieux, mielleux mais implacable). En partant d'un sujet d'actualité (le trafic de matières radioactives en Russie), Dennis Satin introduit peu à peu des thèmes classiques du polar : vol de l'argent de la mafia, rivalité de deux frères, implication d'un personnage innocent dans une affaire mafieuse, gangster repenti... Pourtant, le cinéaste-scénariste évite le côté " déjà vu " par l'efficacité d'une mise en scène rythmée. On peut cependant lui reprocher quelques clichés un peu pesants comme la ballade touristique de Berlin ou les frères jouant à la roulette russe (" C'est une affaire de famille! " hurle Jewgenij à Ella qui essaie de les stopper...). A noter que Hannes Jaenicke et Heinz Hoenig s'étaient déjà croisés dans " Les Invincibles " de Dominik Graf (1994). Philippe Lombard |
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THE 1000 EYES OF DR. MABUSE aka Die Tausend Augen des Dr. Mabuse - Fritz Lang, 1960, Allemagne, 99 Minutes. Une série de crimes irrésolus ayant pour point de départ l'Hôtel Luxor, un complexe bâti par les nazis à la fin de la deuxième guerre, attire l'attention d'Interpol. Parallèlement, la tentative de suicide d'une cliente y résidant et un étrange meurtre au "fusil à aiguille", vaguement reliés, font sortir notre grassouillet inspecteur Fröbe de son bureau. Action, mystère et brass band allemand s'ensuivent. Un bon Mabuse se laisse découvrir, et c'en est décidément un ! Dernier film de Lang, ce "testament" plein de bonne humeur se laisse regarder comme un charme, coulant et captivant comme les multiples transitions géniales qui s'y retrouvent. Gert Fröbe y interprète son célèbre inspecteur sceptique, et le méga-cool Howard Vernon y tient un petit rôle de tueur à gages, frappant avec ses lunettes noires et son énorme "fusil à aiguilles". Le transfert du DVD est fort passable et il est toujours agréable de pouvoir visionner le film en langue originale. Sorti en 2000 chez All Day Entertainment, ces derniers semblaient promettre toute une série, 1000 EYES étant le "Volume 1" d'une collection portant sur Mabuse... Où sont les autres ? Orloff |
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The POOL aka: Swimming Pool - Der Tod feiert mit - Boris von Sychowski, 2001, Allemagne Des jeunes pleins d'argent ont terminé leurs études. C'est qu'on pourrait en effet presque croire qu'ils sont intelligents. Comme de coutume, une grosse beuverie est organisée pour célébrer l'événement, mais un petit groupe de rebelles décide de faire une fête à part, dans un endroit exceptionnel: la nouvelle piscine couverte quatre étoiles avec bars, toboggans et plein de trucs super pour s'éclater comme des cons en se faisant des papouilles dans l'eau. Mais malheureusement, un méchant tueur masqué, vague cousin de Jason Vorhees, s'est mis en tête de les tuer un par un. Après un FLASHBACK pas très convaincant mais regardable, l'Allemagne continue sa lancée sur les traces de SCREAM. Ici, le tueur est vêtu de noir et porte un masque blanc de tête de mort. Si le scénario est évidemment bête à bouffer du foin, on est en droit d'espérer d'un slasher digne de ce nom que les meurtres perpétrés soient au moins originaux. Or dans THE POOL, ils s'avèrent qu'ils sont tous strictement identiques: le tueur plante sa machette dans l'estomac de ses victimes. Il plante, bêtement, sans jamais tenter de se diversifier. Nous avons donc à faire ici avec le serial killer le moins imaginatif de l'histoire du cinéma. Mais quelles sont les motivations du méchant adolescent frustré qui décime tous ses petits camarades ? Les filles ne sont pas gentilles avec lui. Ah ben c'est pas de bol, avec un argument pareil, le film fini de s'auto couler en beauté en prouvant qu'il n'a absolument aucun argument valable à aucun niveau. Kerozene |
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POUR LE MEILLEUR ET POUR L' EMPIRE aka Frau Wirtin hat auch eine Nichte - Franz Antel avec Teri Tordai, Claudio Brook, Margaret Lee, Edwige Fenech, 1969, Allemagne/Italie/Autriche/Hongrie 1811: Susana arrive à Paris avec sa petite troupe d'acteurs et recueille un enfant qui semble abandonné dans un château. Se retrouvant à la cour elle présente l'enfant comme le fils illégitime de Napoléon et de sa propre personne, pour permettre à l'empereur d'épouser la princesse d'Autriche dans un concours de circonstance digne des meilleures comédies de boulevard. Parallèlement, le vrai père du petit est recherché par les autorités et Susanna va l'aider à s'en tirer, car elle a un grand coeur Susanna et il commence à palpiter. Tout se complique joyeusement car l'ambassadeur de Russie et la soeur de Napoléon cherchent à discréditer cette fille mère et ce fils arrivé de nulle part. Les substitutions et pièges érotiques se multiplient et la femme de l'horloger (Edwige Fenech) en profitera pour retrouver les plaisirs galants avec son cocu de mari ! Toute une brochette d'acteurs et une histoire rocambolesque dans cette comédie polissonne d'époque bien tournée. Les femmes sont toutes belles, d'Edwige Fenech à Margaret Lee en passant par Teri Tordai, jolie rousse qui campe Susanna, la nièce en même temps que la tante. Tout se complique constamment, mais dans un désordre grivois qui fait la belle place aux numéros de charme. Notons au passage la musique enjouée qui rythme le film et accompagne brillamment le vaudeville. On en redemande. Mario Giguère |
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PREMUTOS
Der gefallene Engel aka Premutos: Lord of the Living Dead - Olaf
Ittenbach avec Fidelis Atuma, Anke Fabre, 1997, Allemagne, 106m Baptême d'Ittembach pour ma part avec un film aux excès mémorables. Oublions le scénario, excuse pour mettre en scène plus de 139 morts, comme un compteur nous l'indique au final ! Humour gras, sexe, sang et tripaille, voilà ce qui compte, culminant avec l'incroyable arrivée d'un char d'assaut. L'édition dvd américaine chez Shock-O-Rama offre un documentaire de cinquante minutes assez instructif, ou l'on raconte entre autre les difficultés du tournage, on s'en doute, ou personne n'a été payé. Le doublage anglais est assez horrible, on a visiblement voulu accentuer l'humour. Les nombreuses scènes "historiques" sont parfois réussies, mais on voit jusqu'à quel point le tournage a eu plus d'ambition que de moyens dans ces costumes et ces figurants un peu gauches. Mais c'est pour les fleuves de gore que l'on peut apprécier le film et à ce niveaux, on rejoint les excès d'un BRAINDEAD de Peter Jackson, ce qui impressionnera certains spectateurs et en éloignera d'autres. Mario Giguère |
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PRESENCE DES EXTRATERRESTRES 2 aka Mysteries of the Gods aka Botschaft der Götter - Harald Reinl, 1979, Allemagne Voilà une curiosité pour l'internet movie data base: Harald Reinl, réalisateur du populaire PRESENCE DES EXTRATERRESTRES aurait fait une suite avec Eric Von Daniken, mais cette édition est présentée par William Shatner, hilarant, mais ne se retrouve pas dans sa filmographie ! Ce serait donc une américanésation pas subtile et effectivement le ton change dès que Shatner se pointe le nez. La prémisse est simple, Von Daniken croit que les extraterrestres nous ont visités et l'on peut retrouver des traces dans les civilisations anciennes. Il y a plusieurs reprises du film précédent, plus connu, auquel on rajoute des entrevues de Shatner avec des savants et spécialistes qui n'ont aucune crédibilité, surtout un exosociologiste sauté qui semble sortir d'un cirque ! On manque la merveilleuse musique de Peter Thomas qui nous emportait dans le premier, y a pas à dire. La partie la plus intéressante concerne le crane de cristal trouvé dans un temple inca, mais si je me rappelle bien, la supercherie a été éventée quelques années plus tard. On voit bien Daniken quelques minutes, mais c'est la performance de Shatner, très proche de Jim carrey, qui vaut le détour. Mario Giguère |
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RATS: L'INVASION COMMENCE aka RATTEN: SIE WERDEN DICH KRIEGEN! - Jörg Lühdorff, 2000, Allemagne A Frankfort, le ramassage des ordures s'est vu privatisé. Le service étant devenu hors de prix, les rues de la ville sont envahies de sacs poubelles nauséabonds chauffant sous un soleil de plomb, car depuis 150 ans, jamais le pays n'avait connu une telle canicule. Autrement dit, la ville est devenue un véritable paradis pour les rats. Mais lorsque le maire ordonne le ramassage des ordures dans certains quartiers, les rongeurs se fâchent. Ils investissent alors les immeubles, les hôpitaux, les restaurants... Pire, leurs morsures propagent une forme mortelle de grippe extrêmement contagieuse ! Heureusement, les dératiseurs vont prendre les choses en main. Ce téléfilm allemand d'honnête facture parvient sans trop de difficultés à divertir. Cependant, on ne peut pas vraiment lui reconnaître une grande originalité. Il accumule les clichés en provenance du cinéma américain : son beau héros et son héroïne qui se verront réunis au terme de cette éprouvante aventure, le prétendant à l'héroïne légèrement désespéré, le suspense final et le happy end qui ici parvient à pulvériser pas mal de records avec : la destruction des rats, la découverte d'un remède contre la grippe et la pluie qui tombe enfin sur la ville, sans oublier quelques menus détails que je passerai ici sous silence. Au final, l'aspect politique fiction du film s'avère plus intéressant que l'attaque des rats. Jörg Lühdorff signa une suite, RATTEN 2: SIE KOMMEN TWIEDER!, en 2004. Kerozene |
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REQUIEM - Hans-Christian Schmid, 2006, Allemagne Dans le style "film de possession" ou "d'exorcisme", REQUIEM est un cas à part. Ici, point d'effets spéciaux, de maquillages, de vomi verdâtre ou de masturbation à coups de crucifix. Il y a juste une actrice étonnamment convaincante, Sandra Hüller, complètement investie dans un rôle délicat d'étudiante souffrant apparemment d'épilepsie, mais aussi de la pression d'une mère religieuse abrutissante. Basé sur un cas réel, à savoir l'exorcisme d'Anneliese Michel qui eut lieu en Allemagne en 1976 (le même sur lequel est basé le film L'EXORCISME D'EMILY ROSE) suite auquel l'étudiante possédée mourut de faim, le film de Hans-Christian Schmid opte pour une approche réaliste de son sujet. Caméra à l'épaule, éclairage naturaliste, toute la puissance de son sujet passe avant tout au travers de l'interprétation de la jeune Hüller dont le personnage, religieux de par son éducation, ne peut plus tenir un chapelet ou supporter un sermon. Sa souffrance est sans cesse grandissante et ni la présence d'un être aimé, ni la médecine, semble pouvoir lui venir en aide. S'agit-il là d'un véritable cas de possession démoniaque, ou simplement d'un violent refoulement inconscient de la part d'une fille ayant trop souffert d'une éducation catholique trop conservatrice, trop protectrice, trop frustrante pour être viable, au point de se laisser inconsciemment mourir par dépit? Le film soulève la question et prend fin au moment où l'église décide de passer à l'acte. Loin de vouloir faire dans le scabreux ou le sensationnalisme, Schmid ne filme pas la décrépitude de son héroïne jusqu'à la fin. C'est inutile, l'essentiel est déjà là. Kerozene |
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La RÉVOLTE DES APACHES aka Winnetou I aka Vinetu I aka La Valle dei Lunghi Coltelli - Harald Reinl, 1963, Allemagne Deuxième volet de la série des Winnetou (après " Le Trésor du Lac d'Argent "), " La Révolte des Apaches " est une prequel. Old Shatterhand (Lex Barker) et Winnetou (Pierre Brice) ne sont pas encore frères de sang et sont même ennemis. Le trajet de la nouvelle voie ferrée va passer sur le territoire des Apaches, en contradiction avec les accords qui ont été passés. Old Shatterhand est ingénieur et a pour mission de faire respecter le tracé initial. Il s'oppose à Santer (superbe Mario Adorf), ignoble individu responsable du détournement, mais aussi à Winnetou, qui l'assimile aux Blancs colonisateurs. Quelques beaux morceaux de bravoure dans ce western tourné en Yougoslavie : Old Shatterhand tentant d'échapper aux Apaches dans un canoë percé, les employés du chemin de fer déroutant le train vers le saloon où sont retranchés Santer et ses hommes... Et au final, bien sûr, Winnetou et Old Shatterhand se dirigent à cheval vers le soleil couchant... Philippe Lombard |
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SCHIZOPHRENIA aka ANGST aka FEAR - Gerald Kargl avec Erwin Leder, Rudolf Götz, Silvia Rabenreither, Edith Rosset, 1983, Allemagne/Autriche
Cherchez pas vous
le trouverez nulle part, car ce film nordique est d'une rareté
à faire peur. En norvégien ou suédois, je me
rappelle plus trop, on a droit au fantasme d'un tueur fou du
début à la fin, le film étant raconté par
son "héros". Qui entre dans une maison
habitée par une gentille petite famille alors que cette
dernière est absente et qui les tue tous, un par un,
lorsqu'ils rentrent. Et dont le but ultime est de montrer les Gerald Kargl, retrace ici vingt-quatre heures de la vie de Werner Kniesek, un authentique tueur, remis en liberté après avoir purgé une peine de 10 ans de prison. Dans un style très dépouillé, filmé à la manière d'un reportage, mais sans jamais céder à une morbide et facile fascination pour le personnage, il nous convie à une véritable descente aux enfers, avec le retour de ses pensées meurtrières, (magnifiquement rendus par une voix off glaciale). C'est dans une maison isolée habitée par un handicapé, sa mère et sa fille que l'horreur va commencer... Le réalisateur ayant opté pour un lieu unique et clos renforce le malaise du spectateur réduit au rang de simple voyeur, sans échappatoire aucune. De plus les crimes (assez violents) y sont filmés en temps réels, ce qui rend "Schizophrenia" aussi dérangeant qu'éprouvant, aussi déroutant qu'oppressant. Bref, un de ces films qui laissent un une sensation de mal être des heures après son visionnement. (en 1978, "I spit on your grave" de Meir Zarchi m'avait provoqué les mêmes symptômes.) Loin, très loin des confortables conventions du genre. Pour initier uniquement. Marc Evil |
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SCHRAMM - Jörg Buttgereit, 1993, Allemagne, 75m Schramm raconte l'histoire (courte) de Lothar Schramm, un homme solitaire en apparence normal, mais aux prises avec des problèmes psychologiques importants qui s'apparentent à ceux de la schizophrénie : hallucinations multiples (et pas n'importe lesquelles), agressivité subite, etc., qui le conduisent à commettre des meurtres selon un rituel bien précis. Bref, méfiez-vous si Lothar vous sert un cognac... C'était mon premier contact avec Buttgereit et j'en suis sortie très enthousiaste. Schramm m'apparaît être un film de qualité, même si tourné en vidéo avec un budget minable, ce qui ajoute à l'aspect véridique " chronique d'une vie quotidienne " (les acteurs sont par ailleurs très convaincants). Même si plusieurs scènes sont sanglantes, Buttgereit tourne le tout à la manière d'un vidéo d'art, de façon à ce que chacun des éléments ou objets soit détourné, à première vue, de ce qu'il est vraiment : ce qui ressemble à une peinture abstraite de composition intéressante s'avère être un corps mort dans la peinture, etc. J'ai aussi aimé la non-linéarité du récit, qui fonctionne par associations d'idées ou de signes et ce, selon la vision du personnage principal. Aussi, plusieurs plans et images sont très saisissants... Outre l'aspect formel, l'aspect idéologique m'a aussi plu, et Buttgereit me rejoint, en étant un de nos contemporains, de la même façon que peut le faire Larry Fessenden. Schramm est tout à fait " postmoderne " par les thèmes qu'il aborde, que ce soit la crise d'identité ou la remise en question de la religion et de ses représentants. Bref, surprenant, original et à voir ; un film de seulement 75 minutes, mais qui nous trotte dans la tête plusieurs jours après... Madame Atomos L'histoire confuse d'un chauffeur de taxi, également tueur en série (Le tueur au rouge à lèvre) qui a d'étranges et inexplicables visions, sanglantes et sexuelles. Une des scènes les plus troublantes et qui semble réelle est celle ou il se clou le pénis sur un tabouret. A part ça il va zigouiller des croyants, rêve éperdument a un marathon ? ? Y a pas tant de dialogue que ça, et comme nous a habitué Buttgereit dans ses films précédents (Nekromantik I.II, Der todesking) l'ambiance est sale et déprimante, sa marque de commerce quoi. Monika la perverse dérangée de Nekromantik y joue également. Rana |
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La SEDUTTRICE aka Alle Kätzchen naschen gern aka The Blonde and the Black Pussycat - Joseph Zachar avec Edwige Fenech, Sieghardt Rupp, Ernst Stankovski, Angelica Ott, 1969, Allemagne de L'est, 84m, version originale italienne Un officier et un comte prennent le pari: le premier qui sera au lit avec une fiancée dans le château en sera le propriétaire, car ils ont chacun la moitié de la bâtisse, séparé par une grosse ligne rouge ! Malgré l'arrivée de la fiancée de l'officier, celui-ci court après Monique pendant que le comte court après Babette, les deux filles de la blanchisseuse, pendant que la fiancée court après le lieutenant. Mais Babette aime le lieutenant fraîchement arrivé et tout le monde, y comprit la tenancière de la maison close locale, veut s'approprier le château ! Officiellement tiré d'un texte d'Honoré de Balzac, on a droit à une comédie grivoise pleine de quiproquos et de joie de vivre. Les femmes sont belles et les hommes niais, rien ne change. Tourné correctement sans plus, ce n'est pas vraiment la réalisation qui nous intéresse. On a droit à deux inserts pornos vraisemblablement ajoutés par un distributeur racoleur de mauvais goût. Edwige n'y tient pas le plus grand rôle mais s'en tire toujours bien, charmante et coquine. Souvenir d'une autre époque ou titiller était une fin en soit. Mario Giguère |
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SEPT JOURS A VIVRE aka 7 DAYS TO LIVE aka SEVEN DAYS TO LIVE aka DU LEBST NOCH 7 TAGE - Sebastian Niemann, 2000, Allemagne/Republique Tchèque/États Unis Ellen et Martin Shaw font l'acquisition d'une vieille demeure campagnarde suite à la perte de leur fils. Martin est écrivain et ne trouve plus l'inspiration, Ellen se sent vide et à besoin de changement. Et alors qu'ils imaginent partir sur de nouvelles bases positives, leur vie va prendre un tournant inattendu: Ellen reçoit des messages la prévenant de sa mort prochaine! A chaque jour qui passe, un nouveau message la prévient du nombre de jours lui restant à vivre, tel un compte à rebours macabre. De son côté, Martin se la joue Jack Nicholson dans SHINING et commence rapidement à péter les plombs, suant comme un forcené sur son nouveau bouquin et passant un temps anormalement long dans la cave de la maison... Effrayée, Ellen mène son enquête et découvre que la maison a été bâtie sur des marécages qui servirent de fosse commune à la région durant des dizaines d'années... SEPT JOURS A VIVRE part d'un concept intéressant et intriguant, mais malheureusement Niemann ne parvient pas à maîtriser son sujet et gâche littéralement son matériau en hâtant les événements. Martin perd la boule en un claquement de doigt, le compte à rebours défile à vitesse grand V et du coup, tout devient rapidement prévisible. Il ne laisse jamais le temps nécessaire à l'installation d'une ambiance oppressante, alors que tous les éléments semblent réunis pour y parvenir. Dommage, d'autant plus que la prestation des acteurs, à savoir Amanda Plummer et Sean Pertwee (DOG SOLDIERS), sont tout à fait convaincantes. Du film on ne retiendra finalement qu'un final quelque peu grand-guignolesque qui fait inévitablement penser à POLTERGEIST. Kerozene |
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SIGNALE aka: Signale - Ein Weltraumabenteuer; Signals: A Space Adventure; Signals: An Adventure in Space; Le Signal - Gottfried Kolditz, 1970, Allemagne de l'Est/Pologne L'Ikarios, un vaisseau spatiale à l'équipage cosmopolite et multiracial, arpente le vide intergalactique jusqu'au moment où ses ordinateurs interceptent ce qui semblent être un signal produit par des êtres intelligents et non humains. C'est alors qu'une pluie d'astéroïdes s'abat sur l'Ikarios, lui coupant tous contacts avec la Terre où la communauté scientifique s'inquiètent tout de même de son silence. L'équipage de l'Ikarios est-il mort ? Y aurait-il des survivants ? Un commandant décide de monter une mission afin d'en avoir le coeur net et recrute le fin du fin de l'aérospatial, des hommes et des femmes qui passent leur temps à arpenter les plages en marchant sur les mains tout en rigolant naïvement (?). La première chose qui frappe devant SIGNALE, c'est l'absence totale de propos anticapitalistes. Malgré ses origines, il n'est jamais fait allusion aux Etats-Unis ou au monde occidental. Il est vrai que la société futuriste représentée ici est idyllique, les deux sexes ainsi que toutes les races et nationalités semblent unis sous une même bannière, celle de l'humanité. Etonnant surtout de la part d'un réalisateur qui s'est illustré dans le western pro-indien et donc anti américain comme LES APACHES, et un acteur superstar de ce genre populaire à cette époque dans les pays de l'Est, Gojko Mitic (la série des WINNETOU). On assiste donc à une sorte de long épisode de Star Trek (sans créatures de l'espace mais avec un robot domestique) dans lequel une grande partie du budget fut investi dans l'élaboration des effets spéciaux plutôt réussis et magnifiés par un très joli cinémascope. Un cinémascope qui met également en valeur de nombreux plans filmés avec une caméra tournée à 90 degrés ou carrément posée à l'envers afin de créer un sentiment d'apesanteur. Le résultat esthétique n'est pas sans rappeler 2001 L'ODYSSEE DE L'ESPACE, mais n'est pas Kubrick qui veut. A tel point que les longs plans contemplatifs des maquettes deviennent répétitifs, provoquant malheureusement d'irréparables longueurs. Quant au reste du film, on assiste à de la SF un peu trop sérieuse et beaucoup trop bavarde qui n'hésite pas à balancer des termes techniques aussi fantaisistes que "Attention aux rayons XW-34-52, enclenchez la rotation 12° d'orientation RT-78.3." ou encore "les appareils à propulsion photonique 45-61-TX3 subissent des perturbations de types HU-4-Z. Il faudrait intervenir et administrer un Giro-45-T-U afin d'éviter un retour à 65-W-12 !!". Et j'exagère à peine. Quant au déroulement et au final du film, on ne peut qu'être déconcerté devant tant de volonté à créer un suspense inexistant et à nous fournir un dénouement aussi confus et totalement inexpliqué. On peut alors se demander où l'auteur voulait en venir et on se fait une raison en acceptant l'incohérence regrettable du récit, un peu comme cette scène dans laquelle une cosmonaute part à la dérive dans l'espace sans que personne ne semble réellement s'en soucier. "Cite moi les chiffres premiers jusqu'à 100'00" lui dit-on alors stoïquement dans le but de la calmer... Dans le genre, on préférera nettement FIRST SPACESHIP TO VENUS (L'ETOILE DU SILENCE), autre coproduction entre la République Démocratique d'Allemagne et la Pologne, datant elle de 1961 et produit par la même compagnie, la DEFA, qui produisit un troisième film de science fiction en 1972, EOLOMEA. Kolditz reviendra à la science fiction en 1976 avec IN THE DUST OF THE STAR. Kerozene |
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STEEL TRAP - Luis Camara avec Georgia McKenzie, Mark Wilson, Pascal Langdale, Julia Ballard, Joanna Bobin, Annabelle Wallis, Adam Rayner, Frank Maier, 2007, Allemagne, 1h30 Une nouvelle année vient de commencer. Cinq convives d'une fête au sommet d'un building désaffecté s'apprêtent à rentrer chez eux. Mais au moment de partir, les membres du petit groupe reçoivent sur leurs téléphones portables des invitations mystérieuses pour une autre soirée dans l'immeuble. Ils ne se doutent pas que cet "after" sera leur dernier... Pas bien original ce pitch... D'autant que si les personnages avaient regardé un slasher une fois dans leur vie, ils se seraient doutés qu'il valait mieux ignorer les SMS et rentrer sagement à la maison. Tous les protagonistes stéréotypés de ce direct-to-video allemand, tourné en anglais, étant idiots et/ou immatures et/ou impulsifs, ils tombent évidemment dans le piège. Et c'est parti pour un jeu de massacre ! Peu original dans ses prémisses et dans ses rebondissements, ce STEEL TRAP est en revanche d'une facture visuelle et technique tout à fait recommandable. La photo sombre aux éclats métalliques donne un grand relief aux effusions gore plus colorées. Le déguisement du tueur, à base de cuir, s'avère assez sympathique aussi. Il s'agit d'un slasher d'après la télé-réalité : chaque personnage remplit une fonction bien précise, comme s'il avait été "casté" pour mourir, et les caméras de surveillance (bizarre pour un building désaffecté, mais passons) font partie intégrante du dispositif. Le film se regarde sans souci jusqu'au bout, pourvu qu'on fasse le deuil d'une interprétation subtile. La tension n'est pas absente, mais l'accumulation de meurtres (pas mal mis en scène) dans la première partie du métrage réduit quelque peu le suspense quant à l'identité du tueur. Dommage... Stelvio |
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The STORY OF THE WEEPING CAMEL aka Die Geschichte vom weinenden Kamel - Byambasuren Davaa et Luigi Falorni, 2003, Allemagne/Mongolie Dans le sud de la Mongolie, quelque part dans le désert de Gobi, vit une famille de nomades entourés de leur troupeau de chèvres et de chameaux. A mille lieux du béton et du bruit de nos cités industrielles, ces 4 générations vivent au rythme du soleil en veillant au bon soin de leurs protégés qui sont plus pour eux que des gigots sur pattes. Leur paisible quotidien sera quelque peu détourné de sa routine par une chamelle refusant de s'occuper de son chamelon. Ils tenteront par tous les moyens de régler la situation jusqu'à ce qu'ils n'aient d'autre choix que de se tourner vers une solution chamanique. Les deux plus jeunes du clans devront se rendre à la "ville" chercher un violoniste pour réaliser un rituel qui réussira à adoucir le coeur de la mère et ainsi, la ramener vers son petit. Cette histoire toute simple n'est pas pour autant simpliste, car elle donne toute place à la beauté du quotidien d'êtres humains vivant en étroite relation avec la nature. On prend un malin plaisir à les regarder vivre, sans jamais se sentir voyeur. Les membres de la famille vaquent à leurs occupations dans un naturel esthétique qu'on pourrait contempler pendant des heures. Ce film est aussi remarquable par sa photographie qui laisse beaucoup de place au désert et aux chameaux, sans pour autant négliger les visages lumineux et souriants de ces personnes. A mi-chemin entre le documentaire et la fiction, ce film témoigne d'une réelle complicité entre l'équipe de tournage et les acteurs qui fait qu'on n'arrive pas à distinguer ce qui appartient à quoi. Ce film nous amène à la rencontre d'une communauté pour qui le chameau est l'animal le plus important. Leur mode de vie témoigne de la relation de co-dépendance entre l'homme et l'animal qui nous réconcilie avec nous-mêmes au lieu de nous rappeler encore une fois nos déboires d'humains. Sans tomber dans le mythe du paradis perdu, ce film nous rappelle que le bonheur tient à peu de choses et que le dénuement et la sobriété sont des façons de le rendre plus évident. Mongola Batteries |
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TATTOO - Robert Schwentke, 2002, Allemagne, 1h45 Allemagne, petites heures du matin. Une femme visiblement ébranlée, nue et couverte de sang, titube en plein milieu d'un boulevard déserté. Sa ballade ne durera pas bien longtemps, car un autobus arrivant à toute vitesse d'une artère transversale la fauche assez brutalement merci, pour ensuite aller percuter des voitures garées non loin et exploser. Générique. Ainsi débute cet intriguant drame criminel allemand, scénarisé et réalisé par Robert Schwentke, un inconnu au bataillon qui a engendré deux autres films, probablement jamais sortis du territoire germanique. Ouverture-punch pour un film qui, sans rien révolutionner, distille tout de même une certaine angoisse tout au long de ses 105 minutes. Le prétexte est fort simple : deux policiers, un p'tit nouveau et un vétéran, enquêtent sur un serial killer dont les victimes sont toutes tatouées, et qui se fait la malle avec leur peau pour la vendre à de riches collectionneurs. Original, non ? On a déjà vu "presque" semblable autant dans le RESURRECTION de Mulcahy que chez les Japonais de SUICIDE CLUB, mais les thèmes uniques sont difficiles à dénicher de nos jours et nous donnerons le bénéfice du toute à Schwentke, qui nous torche tout de même de très beaux plans panoramiques, technicien irréprochable visiblement fasciné par l'architecture, comme en témoigne cette scène troublante dans un stationnement à étages déstabilisant ou encore cette visite en banlieue dans un complexe d'habitation froid et moderne. Il est surprenant de voir quelques scènes de "party" recouvertes d'une musique absolument douteuse, alors que les Allemands sont réputés pour leur avant-gardisme électronique, mais ça n'est qu'un détail, tout comme la naïveté et le je m'en foutisme de la jeune recrue policière qui est malgré lui le héros du film, et dont le développement psychologique sera fulgurant et inexplicable. August Diehl, petite vedette en Allemagne, qui est aussi apparu dans ANATOMIE 2, est fort correct dans son interprétation, et ne dédaigne pas porter sa tuque comme signe de rébellion. Minks, le vétéran qui lui ouvre le chemin, est joué par Christian Redl, acteur ayant principalement oeuvré dans le domaine de la télé mais ayant néanmoins à son actif un rôle dans ANGST en '94, qui est ironiquement aussi un téléfilm. La véritable surprise ici est une blondinette nommée Nadeshda Brennicke, qui ajoute un certain élément de mystère au récit, employée d'une galerie d'art et amie d'une des victimes du tueur, sensuelle comme ça n'est pas permis, qui allume autant tous les mecs dont elle croise le regard que les incalculables cigarettes qu'elle fume dans le film, peut-être pour donner de la profondeur à son personnage... TATTOO est donc une belle surprise, sans prétention, avec de superbes effets spéciaux et une finale un peu étrange qui laisse présager une suite, peut-être ? Orloff |
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Der TODESKING - Jorg Buttgereit, 1989, Allemagne, 80 min. Film expérimental, Der Todesking raconte les (més)aventures de 7 personnages sur 7 jours. En raison d'un par jour. Ces personnages vont tous, soit se suicider ou mourir de façon violente. Buttgereit nous présente une semaine arrêtée dans le temps, sans repère quelconque. Qui sont ces personnes qui se suicident? Qu'elle est leur passé? D'où viennent-ils? Rien est expliqué. Projet dont il aurait put avoir fait à l'université, Der Todesking est un film pesant. Par contre, j'ai trouvé que ce film s'écoutait beaucoup plus facilement que Nekromantic ou Schramm. Peut-être parce qu'il est moins sanglant ou que la musique est meilleure que l'éternelle pièce de piano de Nekromantic, qui sait. Der Todesking (Death King) nous plonge dans un monde glauque ou la mort est une expérience à vivre, un rite de passage, un acte politique, la dernière solution, etc, etc, etc. Ce film est à voir ne serait que pour voir comment Jorg Buttgereit prend plaisir à s'auto-référencier (on voit le poster de Nekromantick au club vidéo ainsi que la cassette vidéo, on se rappelle de Schramm où il y a un segment d'émission de radio où il est question de la censure de ce film) et pour son usage de la caméra (le plan séquence dans la chambre de l'homme, entre autres).Un bon visionnement. phrase culte: "The Death King", he makes that people don't want to live anymore. Mathieu Prudent |
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Le TRÉSOR DES MONTAGNES BLEUES aka Winnetou II aka Vinetou II aka Giorni di Fuoco - Harald Reinl, 1964, Allemagne Comme souvent dans la série des Winnetou, " Le Trésor des Montagnes Bleues " tourne autour de la guerre entre mauvais Blancs et bons Indiens. Winnetou tente par tous les moyens de préserver la paix, même s'il doit pour cela consentir à ce que la femme qu'il aime, Ribanna, épouse le fils d'un officier de cavalerie. Le film contient quelques scènes mémorables, comme le combat de Winnetou contre un ours, mais doit surtout son intérêt à son casting. Outre Pierre Brice, acteur brestois devenu icône culturelle en Allemagne, on trouve Mario Girotti dans un rôle dramatique (il n'est pas encore Terence Hill), Karin Dor, femme du réalisateur Harald Reinl et future James Bond Girl dans " On ne vit que deux fois ", et Klaus Kinski en méchant (étonnant, non ?). A noter encore la présence de Gojko Mitic, acteur yougoslave qui apparaîtra dans cinq Winnetou avant de tourner dans une série de westerns est-allemands, concurrents directs des films avec Pierre Brice (citons " Die Söhne der grossen Bärin "). Philippe Lombard |
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Le
VAMPIRE ET LE SANG DES VIERGES aka VAMPIRE aka LA MALEDICTION DU
CHATEAU D'ANDOMAI aka LA FOSSE AUX SERPENTS (Belgique) aka CASTLE OF
THE WALKING DEAD aka THE TORTURE CHAMBER OF DR. SADISM aka TORTURE
CHAMBER aka BLOOD OF THE VIRGINS aka THE BLOOD DEMON aka THE SNAKE
PIT aka THE SNAKE PIT AND THE PENDULUM aka PENDULUM aka DIE
SCHLANGENGRUBE UNE DAS PENDE aka La Nuit des Vampires - Harald
Reinl avec Lex Barker, Karin Dor, Christopher Lee, 1967, Allemagne de l'Ouest Quel film ! Une ambiance aux frontières du surréalisme, la présence malsaine d'un majordome mort-vivant, la résurrection du comte Regula, un Christopher Lee verdâtre, des tortures à l'ancienne, l'inévitable scène du pendule cher à Edgar Allan Poe (le titre allemand du film étant LE PUITS ET LE PENDULE), une attaque de scorpions, une fosse aux serpents (mise en avant dans le titre Belge du film : LA FOSSE AUX SERPENTS), un petit soupçon d'érotisme, une musique anachronique virant vers le jazz tendance psyché... Le film d'Harald Reinl s'avère délicieusement généreux et comporte un lot élevé de scènes qui méritent toute l'attention du spectateur. En fait, rares sont les films d'épouvante de cette époque qui ont su se montrer aussi pléthoriques en la matière ! Dans la peau de Regula, Christopher Lee n'est évidemment jamais loin de son interprétation de Dracula. Même prestance, même faciès chargé de colère et de mépris, mêmes grimaces. Seuls changent sa coupe de cheveux et son teint ici blafard à l'extrême. Autre point commun que partagent les deux comtes : ils sont vulnérables à la vue d'un crucifix. Après tout, Regula n'est pas très loin du vampire, puisque lui aussi se maintient en vie grâce au sang humain, mais du sang provenant de vierges apeurées uniquement. L'ambiance particulière du film générée par la savante et iconoclaste combinaison de ses décors, de sa musique et de son scénario aux bases pourtant classiques, en font un véritable petit bijou d'étrangeté gothique à voir impérativement dans sa version intégrale (le montage sous le titres CASTLE OF THE WALKING DEAD étant amputé de 15 minutes !). Kerozene |
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The VAMPIRE HAPPENING aka Gebissen wird nur nachts - Freddie Francis avec Pia Degermark, Thomas Hunter, Ferdy Mayne, 1971, Allemagne Betty Williams, vedette hollywoodienne en vue, arrive en Transylvanie prendre possession de son héritage, un magnifique château. Malgré les avertissements du majordome, elle ouvre la tombe de son ancêtre, Claramonde, jumelle identique hormis la couleur des cheveux. Comme de raison, la comtesse vampire ressuscite. Betty et Claramonde veulent rapidement séduire les moines qui résident en face et, coïncidence, toutes deux aiment le faire avec une perruque ! Facile d'imaginer les quiproquos qui s'accumulent jusqu'à un "happening", pour ne pas dire un bal des vampires, ou la confusion et les dangers s'accumulent, en présence de Dracula ! Il est très vite évident que les producteurs ont voulu profiter de l'engouement pour le film de Polanski, son Bal des Vampires, accumulant les références, de la présence du bébé de Rosemary, à l'acteur Ferdy Mayne, ici en comte Dracula. On a donc une petite comédie sexy faisant la belle part au physique de son actrice principale, réalisé par un Freddie Francis qui ne se fait pas vraiment remarquer. Rien de bien original, mais pas désagréable au demeurant. Une comédie d'horreur coquine à l'ombre d'un film bien plus connu. J'ai regardé la version dvd de la compagnie Alpha, dont la source vhs est parfois évidente, mais tout de même un transfert adéquat. Mario Giguère |
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Un petit blabla d'introduction nous apprend que les "Gongers" sont des fantômes qui hantent les rêves avant de venir nous pourrir la vie pour de bon. C'est lorsque Philipp retourne dans le village côtier où il a grandit qu'il provoque, sans trop savoir pourquoi ni comment, l'arrivée d'un Gonger dans les rêves de ses amis d'enfance. Il va bientôt se rendre compte que ce Gonger, un gamin d'une dizaine d'année tout pâlichon, trempé des pieds à la tête et portant un bandeau sur les yeux, est en fait lié à un ignoble drame local vieux de quelques décennies et que ce sont les enfants des responsables dudit drame qui vont en faire les frais. Pire encore, il semblerait que la mort des parents de Philipp soit liée à cette affaire d'une manière ou d'une autre, alors que le pauvre se sent tellement responsable de celle-ci.... On pense un peu à "The Fog" de Carpenter pour le cadre (le village en bord de mère) et la "vieille malédiction qui s'abat sur les héritiers des responsables"... et même lors de la première attaque du Gonger qui se déroule en plein brouillard. Une attaque lourde de sens puisqu'elle élimine d'entrée de jeu le fumeur de joints du village. Pas de doute, on fait face ici à un fantôme anti-fumette. Et pour le reste, et bien on pense à plein d'autres films tant tout ce que nous propose ce téléfilm a déjà été ressassé bien des fois. Et ce n'est certainement pas l'interprétation très moyenne des acteurs, les apparitions du fantôme façon asiatique, ou la mise en scène et la photo très germaniques (comprenez par là ternes et monotones... à la "Derrik" quoi) qui vont corriger le tir. Il reste malgré tout un étonnant twist final, une jolie petite pirouette inattendue qui relève le niveau d'un l'ensemble que je ne recommanderai pas pour autant. Kerozene |
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Les VIERGES DES MESSES NOIRES aka LE CHATEAU DES MESSES NOIRES aka THE DEVIL'S PLAYTHING aka VAMPIRE ECSTASY aka VEIL OF BLOOD aka DER FLUCH DER SCWARZEN SCHWESTERN - Joseph W. Sarno, 1973, Allemagne de l'Ouest/Suisse/Suède Dans un château perché en haut des montagnes teutonnes, un groupuscule d'adoratrices de la Baronne Varga, vampire de son état brûlée vive il y a quatre-cents ans, danse toutes les nuits au son de percussions répétitives dans le plus simple appareil afin de garder l'esprit de leur idole en vie. L'arrivée au château de quatre jeunes femmes fait soudainement apparaître la perspective de réincarner la Baronne, ce qui ne manque pas d'exciter la prêtresse en cheffe et ses copines qui tripotent des bougies en forme de verge et tentent de pousser les visiteuses à se faire des papouilles sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. Quand Sarno s'attaque au film d'épouvante, il ne peut décemment pas le faire sans y injecter une bonne dose de scènes cochonnes. Malheureusement, c'est sur la version Rated R que mes yeux se sont posés, et les coupes y sont clairement visibles. On voit le visage et la poitrine des filles qui s'envoient en l'air entre elles, avec le mâle de service ou avec leurs bougies aux formes explicites, mais la brièveté des scènes et leurs coupures abruptes sont là pour témoigner d'un charcutage immoral. Et c'est bien dommage parce qu'il y a fort à parier que ces scènes de cul sont les plus intéressantes d'un métrage incohérent où les scènes se suivent sans grande logique, où les actrices jouent comme des patates et où l'action est quasiment inexistante. En d'autres termes: on se fait chier. Sarno ne semble guère croire en cette histoire de lesbiennes satanistes et tourne son film sans réelle conviction ou imagination, mais il a au moins le bon goût de choisir un casting de filles peu farouches aux courbes affriolantes, tout ce qu'il faut pour apprécier les scènes de rituels super répétitives mais finalement moins agaçantes que tout ce qu'il y a autour. Kerozene |
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VIOLENT SHIT 2: Mother hold my Hand - ANDREAS SCHNAAS, 1992, Allemagne La suite du premier donc, et qui réjouira les amateurs de gore à l'arrache fait avec le camescope en promo du Darty du coin de la rue! Le fils du tueur du premier qui s'en donne à coeur joie dans les éventrations, décapitation, énucléations, tranchages en tout genre et j'en passe! Tout ça sous le regard pervers et incestueux de sa mère! Tout est prétexte à balancer des scènes gores-gags, qui malgré l'amateurisme évident de la chose, sont assez bien réussies. C'est plutôt marrant finalement, même s'il ne faut pas être rebuté par la qualité très "video-film-de-vacances" de l'objet! Un moment sympa, et qui ne foutrait même pas les jetons à votre petite soeur en tout cas! 'me fout plus les boules "la maison de l'horreur" moi! Franfran |
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VIOLENT SHIT 3: INFANTRY OF DOOM aka ZOMBIE DOOM - Andreas Schnaas, 1999, Allemagne Trois hommes font naufrage sur une île habitée par une sorte de secte de gros dégénérés mentaux menés par Karl the Butcher (Schnaas et son bide à bière) et son cher papa Karl Sr., plus communément appelé "Meister". Exécutions diverses, chasse à l'homme, expérimentations douteuses par un docteur sosie d'Adolf Hitler, karatékas destroys, zombies peu farouches... Schnaas, une fois de plus, utilise un scénario prétexte pour flatter le sale gosse qui est en lui et éclabousser l'écran de la façon la plus inimaginable. Si les décapitations et autres démembrements ne manquent pas, il fait effectivement preuve d'ingéniosité en ce qui concerne certaines mises à mort: corps découpé en deux dans le sens de la longueur, visage déchiqueté, cage thoracique mise à l'air, sodomie au croc de boucher puis extraction de la colonne vertébrale à l'aide de ce même croc, etc... Inutile de dire que les acteurs sont pathétiques, que les prises de vue (en simili-cinémascope !) sont catastrophiques, que la musique est cheap (sauf pour un clin d'oeil au ZOMBIE 2 de Fulci lors de l'apparition des zombies). Au final ce joyeux bordel plein de tripailles et d'hémoglobine est gentiment divertissant, bien que répétitif... Kerozene |
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Der WiXXer - Tobi Baumann, 2004, Allemagne Dans les années soixante, le cinéma allemand s'est entiché des romans policiers d'Edgar Wallace (écrivain britannique qui participa brièvement à l'écriture de " King Kong "). Pas moins d'une quarantaine de films a ainsi été réalisée avec un casting régulier (Klaus Kinski, Heinz Drache, Joachim Fuchsberger, Karin Dor, Gert Froebe, Horst-Derrick-Tappert, Eddi Arent, etc.). Les titres sont délicieusement évocateurs : " Le Crapaud Masqué ", " Le Vengeur défie Scotland Yard ", " La Serrure aux 13 Secrets ", " Le Château des Chiens Hurlants ", " La Main de l'Epouvante ", etc. Les scénarios se déroulaient la plupart du temps en Angleterre, où d'élégants inspecteurs de Scotland Yard croisaient des meurtriers masqués, des majordomes fourbes, des jeunes filles en détresse et d'innombrables sociétés secrètes. Niveau culte, les Edgar Wallace sont outre-Rhin ce que les " Fantômas " avec De Funès ou les " Angélique " sont chez nous. " Der WiXXer " (qui signifie quelque chose comme " Le BranLLeur ") est une joyeuse parodie des Edgar Wallace écrite et interprétée par Oliver Kalkofe et Bastian Pastewka, deux comiques de la télévision. Lorsqu'une femme disparaît aux alentours du Black White Castle (où tout est en noir et blanc !), les inspecteurs Very Long et Even Longer soupçonnent le propriétaire des lieux, le comte de Cockwood, qui est à la tête d'une organisation criminelle. De nombreuses références sont faites aux titres des films ou aux acteurs de la série (un des personnages, joué par Lars Rudolph, est une incarnation de Klaus Kinski). Tout n'est évidemment pas du meilleur goût : l'inspecteur Very Long surpris en train de tirer des coups de revolver dans son caleçon (où l'on a placé un serpent), le majordome qui ressemble à Hitler et parle comme lui ou le chef de la police sculptant un pénis qui se transforme en Big Ben quand on le frotte... Mais dans l'ensemble, " Der WiXXer " est une comédie assez réunie, qui a malheureusement peu de chances de dépasser les frontières... Philippe Lombard site officiel : www.weristderwixxer.de |
Plusieurs films de Jess Franco sont des co-productions Allemandes
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