
Sur une suggestion de Black Knight, la page du roi des morts vivants, le célèbre créateur de la trilogie qui sera bientôt rejointe par LAND OF THE LIVING DEAD !
mise à jour le 7 avril 2008
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BRUISER - George A. Romero, 2000, États Unis, 99m Un homme un peu lâche et tâcheron se laissant marcher sur le corps par tout le monde qui l'entoure, se réveille un matin sans visage ! Sa figure étant devenue un masque blanc, son identité perdue, il tentera de retrouver son chemin dans la vie et plusieurs gens payeront les abus fait sur sa personne... Le retour de Romero au cinéma après DARK HALF, est-ce que c'est le gros lot ?! Pas vraiment. On a droit à un film à demi réussi bouillonnant de bonnes idées mais qui tombe malheureusement à plat, particulièrement dans sa deuxième partie. On démarre sur un drame plutôt intéressant et puis on se retrouve avec un film de vengeance typique, artificiel et à la fin, ridicule. Espérons que Romero pourra se remettre de cette production parce qu'on le sait, le bonhomme sait faire mieux. Avis aux intéressés: les MISFITS font une apparition. Bad Feeble Un respectable employé de bureau plutôt timide (Jason Flemyng) mène une vie que je qualifierais sans doute de pathétique si la mienne ne l'était pas tout autant, sinon plus. Il se laisse rabrouer par ses collègues de travail, est du type "invisible" que personne ne remarque, et même sa femme ne le considère pas une seconde comme un gars valeureux : elle se tape son patron, l'insupportable Peter Stormare, sans même le dissimuler. Un bon matin, il croit rêver, se réveillant avec une tronche toute blanche, anonyme, qui évoque davantage un masque de plastique ou de clown qu'un visage. Mais lorsqu'il tue accidentellement la bonne qui chapardait des tas de trucs depuis quelques temps, un brusque retour à la réalité s'opère pour lui, et il décide de s'affirmer... et de prendre sa revanche. Qu'est-ce qui est arrivé à Romero ? Serais-ce son combat à n'en plus finir pour revenir à la TRILOGY OF THE DEAD qui l'épuise à ce point ? BRUISER a tout d'un straight-to-video anonyme, bien tourné certes, et avec maîtrise à part ça, mais typique, confus et longuet ! Le symbolisme utilisé par Romero pour dépeindre le "manque d'identité" du héros est douteux; le masque est habituellement signe d'une dissimulation quelconque, et le personnage est tout simplement fade et creux, sans relief... L'interprétation de Flemyng devient à un certain point uniquement vocale, puisqu'il a ce foutu masque sur le visage. Le point de départ pourtant prometteur débouche sur un sentiment d'inabouti, un peu comme si le matériel source avait pu être beaucoup mieux exploité par quelqu'un avec de meilleures idées. Il y a quand même des bons points, entre autres la présence de Nina Garbiras, au physique enviable, qui personnifie l'épouse de Flemyng et une véritable garce; leur union est assez peu vraisemblable, considérant la manière dont elle traite son mari, mais son décolleté fait néanmoins vachement plaisir à voir. Peter Stormare, ce suédois hyperactif, aurait pu être un bon point, mais non. Le regarder s'énerver et composer cet être cabotineux et bondissant est une véritable épreuve pour les nerfs. Je ne crois pas qu'un tel personnage, à l'égo gigantesque, survivrait plus de deux semaines à Hollywood. Fait surprenant, il est du casting de 2001 MANIACS, couramment en production ! Il y a tout de même une légende intéressante à propos de BRUISER. Romero a réalisé le clip de SCREAM des Misfits et aurait refusé d'être payé, demandant en retour aux musclés possesseurs des toupets les plus rock n' roll de l'histoire d'apparaître dans son film. Ce qu'ils ont fait, à la plus grande surprise du spectateur aguerri. Maintenant, qu'en est-il de Flemyng, énigme apparue autant chez Guy Ritchie que chez Bertollucci, dans des navets comme SPICE WORLD et DEEP RISING, mais aussi dans l'académique LE VIOLON ROUGE et dans FROM HELL ? Il s'en tire, avec sa tronche indécise, mais on est vite tenté de dire que n'importe qui aurait fait l'affaire, considérant que le rôle est, pour paraphraser Franco, "faceless". Orloff |
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DAWN OF THE DEAD - George Romero, 1979, États Unis Vous vous dites sûrement que je suis en retard de 10 ans avec ma critique de DAWN OF THE DEAD, mais elle manque à l'appel sur le site du Club. En plus, ayant revu le film en question cette semaine, j'ai pensé qu'il serait pertinent d'en reparler un peu. Parmi les réflexions que je me suis faites : 1) C'est étrange qu'un réalisateur aussi intelligent que George A. Romero n'ait rien réalisé de valable depuis 1990. Libéral dans le bon sens du terme, le cinéaste aux allures de grand-père sympathique avait pourtant des choses à dire sur la société américaine, comme il l'avait prouvé avec classe dans MARTIN, entre autres. 2) Le film existe en trois versions. La version américaine standard, la longue version de 142 minutes, et le montage de Dario Argento. Pour avoir visionné les trois, j'estime le montage d'Argento nettement supérieur aux autres. Argento a un sens inné du montage, et son utilisation-choc de la musique de Goblin confère un style et un dynamisme certains au film de Romero. Pour le reste, l'oeuvre de Romero était profondément originale en 1979, et elle contient des scènes-choc encore efficaces en 2003. Permettant de se livrer à une réflexion critique sur la consommation, le centre commercial constituait aussi un environnement jamais utilisé. Bien malin, d'ailleurs, qui aurait pu prédire le déroulement du film, qui sait réserver des surprises tout au long de sa durée. Après avoir revu DAWN OF THE DEAD, je serais porté à durcir ma position quant à 28 DAYS : l'oeuvre de Danny Boyle ne fait vraiment pas le poids face à Romero, une autre preuve que les succédanés ne vaudront jamais ce dont ils sont dérivés. DAWN OF THE DEAD est en tout cas un film à revoir, pour le montage, la musique, la force du scénario et de l'interprétation, la précision de la réalisation... Il a toutes les raisons d'être devenu un classique. Howard Vernon |
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DIARY
OF THE DEAD - George A. Romero, 2007, Étata Unis Le cinquième film de la saga zombiesque de Romero propose un point de vue inédit dans le genre puisque toutes les images que l'on voit proviennent du caméscope d'un ou deux vidéastes amateurs plongés au coeur d'une invasion de morts-vivants. Romero nous ferait-il son "Blair Witch"? En quelque sorte, et certains ne manqueront pas de faire également le parallèle avec CLOVERFIELD et son concept filmique similaire. Mais ce n'est certainement pas ce qui importe et il est inutile de jouer au jeu du "qui pompe qui", d'autant plus que Romero s'est déjà fait passablement pomper jusqu'ici, mais bien de donner un avis objectif sur un film dont le concept même apparaît comme source de propos idéals à un homme qui s'est imposé au fil des ans comme un oeil critique de notre société capitaliste. C'est donc en toute logique que DIARY OF THE DEAD s'impose comme son coup de gueule contre les médias en général et comme une réflexion au sujet de la diffusion massive autant qu'hasardeuse de l'information via les outils contemporains - ici, le net devient la seule source d'information sur laquelle on peut compter malgré le fait que la toile soit polluée d'infos bidons et/ou inutiles. Voila qui est pour le moins excitant, et si la présence des zombies apparaît plus comme un prétexte au père George pour pouvoir exposer son discours, il ne néglige pas pour autant les amateurs du genre via de nombreuses scènes gores et des attaques de zombies grand-guignolesques promptes à ravir les plus exigeants. Mais, pour une raison que j'ignore (la vieillesse? un constat désobligé au sujet de ses spectateurs potentiels?), Romero prend ici la fâcheuse habitude de saisir la main du public pour bien lui expliquer le sens de son récit, comme s'il avait peur qu'il ne comprenne pas ce à quoi il fait face. Et alors que les images et dialogues d'un film comme DAWN OF THE DEAD se suffisaient à eux-mêmes, DIARY OF THE DEAD insiste parfois maladroitement sur des justifications inutiles concernant les agissements de ses protagonistes. Et si le film est au final très intéressant, il faut tout de même admettre que cet aspect est dommageable à son appréciation, lui conférant un côté légèrement puéril. DIARY OF THE DEAD aurait dû être plus radical à ce niveau et peut-être moins pince-sans-rire par moment, mais il témoigne tout de même de la bonne santé du réalisateur qui remonte énergiquement la pente après un sympathique mais anecdotique LAND OF THE DEAD. Kerozene |
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LAND OF THE DEAD - George A. Romero, 2005, Canada/France/États Unis The actual title is George A. Romero's Land of the Dead and the creator of the most popular and influential zombie film of the 1960's NIGHT OF THE LIVING DEAD (1968) is back with his fourth zombie epic, his first in the 20 years since the release of DAY OF THE DEAD (1985). LAND OF THE DEAD is an angry, subversive blast from a filmmaker who lost his peak creative years after the Hollywood shuffle he got in the wake of his low budgeted masterworks, MARTIN (1976) and DAWN OF THE DEAD (1979). He remains a bold independent spirit, a keen observer of contemporary culture and a skilled genre satirist. LAND OF THE DEAD opens with the 1930s UNIVERSAL studio logo, a biplane circling a globe and proceeds from there to present a kind of post-post modern collage of horror-fantasy cinema including the bleak black and white atmospherics of 1950s B horror (evoked in the opening credits), the TWILIGHT ZONE era, THREE Michael Jackson music videos, the filmography of Lucio Fulci (it's as gory as any of Fulci's classics but with excellent, state of the art special make up FX), B western serials, classic horror comics, OF MICE AND MEN, BLADE RUNNER visuals, Sam Peckinpah style cynicism, wrapping it all up with no less than Asia Argento, the daughter of the man who coproduced and coscored DAWN OF THE DEAD, Dario Argento. In a way, since it's a coproduction, it his Eurohorror panel of his ongoing epic, in which each film is a separate chapter. This is a frenetic, bipolar, highly complicated sprawl of ultraviolence and socio-political allegory. The living are reduced to a swarming lower class surrounding a glass highrise protecting a chosen Elite from the ever growing underclass of cannibal zombies. Dennis Hopper portrays the man who sits in the tower making life and death decisions while planning his own escape. The hero and his company take on morose hooker Asia on a suicide mission. The ending is predicatable and somewhat painful but the stunningly artful carnage and irony of getting there are more important. This is obviously Romero's biggest budgeted film ever and a bid for a place in the mainstream. He might not get it and the film seems somewhat compromised for a present demand for hopeful endings and room for sequels. Romero was cheated but he doesn't cheat his fans and remains true to himself while continuing to work. The zombies here are becoming more and more human, trying to be like US, mowing lawns, working at jobs, taking walks; while the surviving humans are becoming somewhat subhuman through desperation, greed, fear. The message seems to be that violence rules and you have to get tough or leave town. My favorite character was the filling station zombie who leads the undead on their righteous quest against Hopper's Mr. Greed. Dennis Hopper seems to have lost the ability to deliver a line of dialogue while Asia Argento seems very uncomfortable amid the ever increasing gore quotient, she should take legal action against her costumer, hair designer and make up person. She's an electrifying presence in THE STENDHAL SYNDROME but this film won't help her US career. Flawed, intensely surreal, and full of zombie movie cliches, most of them created by Romero himself, LAND OF THE DEAD is something like THE ONCE UPON A TIME IN THE WEST of horror movies. Every scene,character, line of dialogue, effect has been seen before but is now blown up to gigantic proportions by an artist who has delivered a hyperdetailed canvas of a world he would he must obsessively evoke, then destroy, then recreate in his own image. Robert Monell Enfin Land of the dead ! Pratiquement 20 années se sont écoulées depuis le jour des morts vivants et Romero nous livre enfin le dernier opus de sa tétralogie. Alors, bien sur, ce n'est pas aussi bon que Zombie (mais peut-on vraiment faire mieux ?), le scénario est assez classique (certains diront basique), et Romero a voulut trop en faire dans le discours politique (sa tendance à représenter ses zombies comme des "libérateurs des masses opprimées" m'a assez gonflé, je l'avoue); mais ceci posé, Land of the Dead est quand même un putain de bon film. La tension est bien présente tout au long du film et j'avoue avoir sursauté à de nombreuses reprises. Les acteurs sont très bien dans leurs rôles, mention spéciale à Denis Hooper qui campe un personnage monstrueux tout en restant très sobre. Petit détail savoureux: recherchez l'apparition surprise de Tom Savini dans la tenue qu'il portait dans zombies... Frédéric Chantraine Les derniers vivants sont dans une ville fortifiée dont les vivres et nécessités sont approvisionnées par une bande de mercenaires à leur solde. En fait, la plupart de ces fournisseurs, qui affrontent chaque nuit les morts vivants, espèrent ramasser assez d'argent pour soit: habiter à l'intérieur des quartiers chics ou quitter pour un endroit plus paisible: le Canada ! Riley est de ceux-là, créateur du Dead Reckoning, un véhicule spécialement conçu pour ces missions périlleuses. Lorsqu'un confrère prend le bolide blindé en otage, Riley compte bien le retrouver et s'enfuir avec. Par ailleurs, les morts vivants ont de plus en plus de présence d'esprit et s'apprêtent à pénétrer la ville... Sans avoir l'impact furieux d'un Night of the Living Dead ou Dawn of the Dead, Romero réussit à nous redonner une bonne partie de sa recette si irrésistible d'actioner zombiesque doublé de commentaire social. Pas de chichi romanesque entre les hommes et femmes, des personnages tous intéressants, des vilains aux valeurs détraquées, des zombies qui arrachent la chair avec un appétit vorace ! Première pour Romero, il me semble, que le personnage de Chelo qui choisit délibérément de devenir zombie après avoir été mordu, question de connaître cette non-vie et perpétrer vengeance. Joué par John Leguizamo, il est d'ailleurs le personnage le plus intéressant, loin devant le héros un peu fade, mais y a-t-il de la place pour un véritable héros dans les univers de Romero ? Au final, il fait bon revoir le réalisateur fétiche nous resservir son plat si célèbre, qui plus est avec un enthousiasme évident. Comme le dit si bien Dennis Hooper: Dans un monde ou les morts reviennent à la vie, le mot "trouble" prend un autre sens ! Mario Giguère |
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MARTIN - George Romero, 1978, États Unis Martin est un jeune homme timide et puceau qui prend son pied en buvant du sang. Résolument moderne, ce vampire n'a pas les dents longues et endort ses victimes en leur injectant de quoi dormir avant de les trancher au rasoir afin de s'abreuver. Hébergé chez un vieux cousin pro-catho fanatique qui ne cesse de l'appeler Nosferatu, le pauvre se sent incompris et explique tant bien que mal que ses gousses d'ail et autres chapelet sont inutiles. Ce que le vieux ne semble pas piger. Je ne sais pas pourquoi, mais les gens trouvent ce film drôle. Je ne trouve pas. Il est très bien, mais loin d'être drôle. Martin a enfin des relations sexuelles avec une femme, celle-ci se suicide. Ce n'est qu'un exemple. Le film contient plusieurs caméo, dont un de Romero en curé, le producteur Rubinstein en mari cocu, il y a Savini qui joue le petit ami de la cousine de Martin qui sera plus tard la femme de Romero.... Reste un excellent film à l'atmosphère étrange diablement bien maîtrisé. Kerozene |
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NIGHT
OF THE LIVING DEAD - George Romero avec Duane Jones, Judith O'Dea,
1968, États Unis, 96m Un chef d'oeuvre incontournable qui s'apprécie encore et encore. Mario Giguère
Le " House of Dead 2 " est quant a lui d'une excellente facture old-school, ainsi, bien entendu, que les 3 "Resident Evil" qui forment, déjà, une très intéressante trilogie (même si, cédant aux modes actuelles pour le dernier opus ...mais honnêtement ...) Vince Rogers |
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TALES FROM THE DARKSIDE aka Conte de la nuit noire - John Harrison, 1990, États Unis, George Romero scénariste Un jeune garçon prisonnier et enchaîné par une femme qui sapprête à le faire cuire? Mais pour étirer le temps le jeune bambin va lui conter trois histoires. La première ``Lot 249`` conte celle d'un homme qui reçoit une momie avec un manuscrit, une fois lu, la momie reprend vie pour aller venger ceux qui se moquaient de lui. La seconde ``Cat from hell`` un tueur à gage est engagé par un vieil homme riche pour quil le débarrasse d'un chat noir quil est certain que c'est la réincarnation du diable. La dernière et la meilleur ``lover's vow`` un artiste dont les choses ne vont pas très bien, va prendre une cuite au bar du coin, le barman va le sortir et se fera décapiter par une immense gargouille, en échange la créature épargnera l'artiste s'il garde le silence. La fin sera vraiment surprenante. Avec Debbie Harry, Christian Slater, Steve Buscemi, Julianne Moore. Rana |
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