LANCEMENT DE LA COLLECTION REDNECKS
Artus Films lance sa collection Rednecks avec Les Marais de la Haine + La Vengeance de la Femme au Serpent !                                         lire

PROIE DE L'AUTOSTOP + OIES SAUVAGES
Sortie du coffret "La proie de l'autostop" incluant le livre "Le Rape and Revenge", de David Didelot + "Nom de code:Oies sauvages"...           lire

Le sujet est délicat et la ligne entre fable morale, avertissement et exploitation est mince. Voici donc un sous-genre qui se spécialise dans la revanche de femmes violées et parfois aussi cruelles que leur tourmenteurs. Pro féministe à bien des égards, d'Ingmar Bergman à Tarantino. Une suggestion de Black Knight.

Mise à jour le 2 décembre 2019

BAISE-MOI aka Rape Me - Virginie Despentes/Coralie Trin Thi avec : Raffaëla Anderson, Karen Lancaume, Adama Niane, Christophe Claudy Landry, Tewfik Saad , 2000, France, 1h15m

Nonchalante, Nadine [Karen Lancaume] poursuivrait bien sa modeste vie de prostituée si elle ne s'était pas emportée, n'en pouvant plus de subir les engueulades de sa co-loc avant de rejoindre son seul copain ayant besoin d'aide. Celui-ci, toxicomane, sera buté devant sa pharmacie. Nadine se retrouve alors seule en pleine nuit et sans moyen de transport. Arrive un personnage qui s'avéra plus que salutaire : Manu [Raffaëla Anderson]. Jeune et femme ayant malencontreusement flinguée son frère suite à un viol elle lui offre sa bagnole, ne pouvant conduire, pour fuir ensemble vers la mer. Une amitié s'installe. Un Bonnie and Clyde féminin balancera avec un plaisir s'accroissant des "connards à capotes" aux oubliettes.

Du sexe et des balles en veux-tu en v'la sauf qu'attention, ce n'est pas tourné par un mec. 1er film tourné en vidéo de Virginie Despentes, en co-réalisation une ex-actrice du x Coralie Trinh Thi, adoptant son propre roman datant de 1994 ayant parait-il causer une certaine controverse, en France du moins. Au départ je l'avoue, j'ai adoré la mise en place puis après bof. Toutes ces scènes de foufounes un peu trop hard car claires et tueries de plus en plus fréquentes sans grandes prouesses et cette petite avec sa tuque, ah la vilaine Manu. Je restais de glace, il y a de quoi je suis un mec. Étrangement avec recul ce Baise-Moi eu la force de revenir me titiller l'esprit avec l'image d'une Janette Bertrand sortant ses jarretelles pour mettre en valeur des flingues munis d'infrarouge. Rapide petite recherche rapide sur le net espérant effacer cette image. Résultat presque rien sinon davantage de commentaires négatifs dont ceux d'outrés sachant que les interprètes provenaient de l'univers porn. À mon tour, je me perds dans les sites x offrant plein de pop-up sans photos de Nadine. Je passe à sa défense. Certes pas un super grandissime chef-d'oeuvre, un effort intéressant où se défonce 2 jeunes femmes se rebellant jusqu'au bout avec une sympa bande sonore punk-rock-french.

Septembre 2004, un quatrième roman de Virginie Despentes vient de paraître chez Grasset. Sa rage serait devenue un magnifique humour, titre: Bye bye Blondie. Deadmonton

Comme vous le savez probablement, le présent film a causé tout un émoi en 2000. Au Québec, par exemple, un terroriste a posé une ou deux bombes pour que BAISE-MOI soit retiré des salles. En France, l'oeuvre de Despentes s'est retrouvée prise dans un no man's land juridique. Les critiques ont déliré au sujet du film, le classant dans le X, dans le post-féminisme, dans le polar, le film trash, etc. Beaucoup considérèrent l'ensemble comme navrant et dépourvu de qualités.

Ayant lu le livre dès sa sortie (Florent-Massot éditeur), j'étais curieux de découvrir son adaptation cinématographique. J'avais assez fréquenté l'oeuvre littéraire de Despentes pour savoir à quoi m'attendre et comprendre ses intentions, aspect que certains spectateurs (quelques critiques y compris) avaient mal interprété. Comme BAISE-MOI n'est pas un film conventionnel, comme il a un " background " bien précis, il convient d'ajuster quelque peu sa grille de lecture et d'analyse en conséquence.

À mon sens, il s'agit d'une adaptation convenable du roman. Bien sûr, des scènes et des détails ont disparu, mais l'esprit " rock and roll " de l'entreprise est demeuré intact. La coréalisatrice Coralie Trinh Thi (ex-actrice de films X) a d'ailleurs été assez claire à ce sujet : son but était de faire un " film trash " et punk, pas de donner dans l'art ou dans le manifeste féministe. BAISE-MOI est donc à voir comme une série très B peu politiquement correcte.

Le choix des deux réalisatrices est clair : on unit les deux tabous modernes (sexe + violence), encore plus " choquants " quand ils sont présentés de concert, sans justificatifs clairs et de manière explicite. La violence est donc assez crue, et plusieurs scènes de sexualité explicite viennent nous montrer que Virginie Despentes se soucie peu de donner dans le " voilé " et le suggestif. On prend plutôt son film comme une claque en pleine gueule.

Évidemment, certains passages de BAISE-MOI sont assez durs... Puisque l'ensemble n'est pas drôle, on ne peut guère percevoir le film comme une BD dont la violence serait dédramatisée. On doit plutôt envisager le film comme un équivalent filmé d'une série noire, ce qui est plutôt rare. Par série noire, je n'entends pas " film noir ", mais bien ces polars glauques, urbains, très " sexe et violence " notamment publiés dans la collection du même titre (Gallimard).

Les interprètes de Despentes (venus du cinéma X pour la plupart) s'en tirent généralement avec les honneurs. Comme le but n'est pas de réaliser une uvre d'art, la photographie est généralement quelconque. Une bande son assez rock et réussie vient conférer au film un cachet urbain/contemporain... Pour le reste, c'est à la dérive de deux jeunes paumées, écoeurées par les mâles, que BAISE-MOI nous convie. Le film est une succession de scènes violentes de vengeance envers certains hommes. On pourrait le présenter comme une version destroy et mise à jour du MS 45 d'Abel Ferrara, mais sans le travail professionnel qui conférait un fini esthétique et acceptable au film américain. En sachant à quoi s'attendre, on appréciera BAISE-MOI, mais il faut garder à l'esprit que ce n'est pas un film " pour tous "... Howard Vernon

DEATH RIDES A HORSE aka La MORT ÉTAIT AU RENDEZ-VOUS aka Da uomo a uomo - Giulio Petroni avec John Phillip Law, Lee Van Cleef, Luigi Pistilli, Anthony Dawson, Carla Cassola, Jose Torres, Mario Brega, 1967, Italei, 115m

Alors qu'il était enfant, Bill (Law) est témoin chez lui du massacre de sa famille par une bande de hors-la-loi masqués. 15 ans plus tard, devenu un véritable tireur d'élite et dégainant comme l'éclair, Bill part à la recherche des meurtriers pour assouvir sa vengeance. Sa route croise celle de Ryan (Van Cleef), un vétéran tireur qui a également un compte à régler avec cette même bande qui l'a fait mettre en prison. Les deux hommes ne peuvent cependant se tolérer car chacun veut exercer lui-même sa propre revanche. Les choses empirent lorsque Bill apprend que Ryan faisait autrefois partie de la bande et était présent lors du massacre de sa famille. Ils règlent néanmoins ensemble leurs comptes à tous les bandits. Vont-ils s'entretuer entre eux?...

Giulio Petroni, ancien critique d'art devenu réalisateur de westerns italiens, démontre avec ce film qu'il est l'un des meilleurs dans le genre après Sergio Leone. Il parvient non seulement à mettre en scène l'un des films les plus violents du genre (scène de viol, massacres, tortures, nombreuses tueries, plusieurs morts), ce qui va satisfaire les amateurs de sensations fortes et d'action, mais en plus il arrive à introduire des éléments humains et psychologiques fouillés, de quoi plaire aussi à un public recherchant une intrigue recherché et intelligente. C'est une réussite peu commune, considérant le fait que le thème de la vengeance n'est pas neuf. Par ailleurs, le mélange d'action violente et d'humanité est si honnête et convaincant qu'il est difficile de trouver des longueurs et des raccourcis artificiels pendant que l'on regarde le film, tellement la construction d'ensemble donne le change. Le rythme ne faiblit pas et John Phillip Law offre une des meilleures performances de sa carrière, c'est tout dire. Un must. Signalons également l'excellente trame sonore d'Ennio Morricone dont la musique thème a été reprise par Quentin Tarantino dans "Kill Bill vol. 1" lors de la scène de massacre au bar japonais (Cette musique ne figure pas, hélas, sur le CD de la trame sonore de "Kill Bill vol. 1" mais on peut la trouver dans la compilation "Spaghetti-Westerns vol. 3") Mathieu Lemée

DEATH WISH aka Un justicier dans la ville - Michael Winner avec Charles Bronson, Vincent Gardenia, Stuart Margolin, Hope Lange, 1974, États Unis, 93m

À New York, trois loubards s'en prennent à la femme et à la fille d'un architecte, Paul Kersey. Mme Kersey meurt suite aux multiples coups à la tête reçu lors de cet assaut et sa fille perd la raison suite au viol dont elle a été victime. D'une attitude pourtant libérale, l'architecte voit sa pensée et ses sentiments se modifier suite à cette agression, surtout que la police s'avère impuissante à retrouver les assaillants. Muni d'un colt 32, Paul Kersey se met à faire des promenades nocturnes au cours desquelles il s'offre en appât aux voyous qu'il abat ensuite froidement dès qu'ils se manifestent. Ses exploits attirent l'attention des médias qui l'appelle "Le Justicier (Vigilante)". La police commence à suspecter Kersey d'être le justicier mais le bureau du procureur et la municipalité sont réticents à l'idée d'un procès car les agissements de Kersey ont mobilisé la population et fait baisser considérablement le nombre d'agressions et crimes commis par les loubards.

Film-culte maint fois imité, son succès s'explique d'abord grâce au parfum de scandale de son sujet: la prise en mains individuelle de la justice. Si l'exposition apparaît pro-droite et simpliste, le film joue magnifiquement sur la crainte patente des citadins en butte à l'accroissement de la criminalité urbaine. D'une tension certaine, le récit est illustré dans une mise en scène réaliste où Michael Winner restitue avec habileté l'ambiance de violence d'une ville-jungle grouillante de fauves aux visages humains. L'ensemble est percutant et contient bon nombre de scènes-chocs vigoureuses. Une certaine référence au western se fait sentir tout au long de la projection ainsi qu'un point de vue athéiste (la présence des bonnes soeurs impuissantes juste avant l'agression de la famille Kersey). Cette représentation des représailles personnelles d'un homme dans une société impuissante à réprimer le crime ne fait évidemment pas le goût de tout le monde, mais l'on ne peut nier l'impact et la réflexion sociale et psychologique qu'elle suscite chez le spectateur. Quand un film éveille un débat toujours d'actualité, on le considère comme un classique. Charles Bronson n'est rien de moins qu'à son meilleur avec ce personnage fétiche auquel il sera identifié tout au long de sa carrière. Mathieu Lemée

EXPONERAD aka The Depraved aka Exposed aka Diary of a Rape aka Oi erotikes fantasioseis tis Lenas aka Alasti aka Eksponeret aka Verbotene Früchte der Erotik - Gustav Wiklund avec Christina Lindberg, Heinz Hopf, Björn Adelly, Siv Ericks et Janne 'Loffe' Carlsson, 1971, Suède

Lena (Christina Lindberg) se querelle avec Jan (son petit ami) sur le bord d'une autoroute et elle est recueillie par un couple qui l'amène dans un chalet où le couple pratique le nudisme. Après avoir passé quelques temps avec eux, elle quitte le chalet et elle est prise par un homme en autostop. À bord de la voiture, elle s'imagine être violée par lui. Après avoir gagné son appartement et toujours en querelle avec son ami, Lena rencontre Hedge. Cet homme sous des allures ordinaires, se révèle être un sadique qui l'entraine dans un monde de vices, bondages, prostitution et de fétichisme. Bientôt, Lena désire rompre avec Hedge et rencontre à nouveau son ancien petit ami. Mais Hedge ne l'entend pas ainsi et la fait chanter avec des photos de Lena nue qu'il menace de donner à son copain afin d'avoir à nouveau des relations sexuelles avec lui. Lena parviendra t'elle à se sortir de cette situation ?

EXPONERAD est un film qui comporte une étrange mixture. Le film s'ouvre sur une longue séquence Sixties et Peace & love pour ensuite devenir une sorte croisement entre le film de manipulation, le film de fétichisme et finalement le rape & revenge. Mais, sans trop donner de détail sur la conclusion, la fin amène un certain bouleversement et la conclusion se révèle être en quelque sorte un film pro-féminin ! Le film est servi par une interprétation superbe, une excellente musique et de superbes plans. Puis servi par la toujours délicieuse Christina Lindberg, le film comporte de superbes scènes à saveur sensuelles et érotiques qui en font en quelque sorte un classique méconnu du film de fétichisme et de bondage. Le film est résolument l'un de mes préférés et l'un de mes films fétiches. À voir absolument. Black Knight

EXTERMINATOR 2 - Mark Buntzman/William Sachs avec Robert Ginty, Mario Van Peebles, Deborah Geffner, Frankie Faison, Scott Randolf, Reggie Rock Bythewood, Arye Gross.,1984, États Unis, 88m

Le vétéran du Vietnam Johnny Eastland continue ses activités de justicier, en attaquant les voyous avec un lance-flammes. Il a toutefois un redoutable adversaire en X, un jeune Noir qui dirige un gang de loubards voulant livrer une guerre ouverte contre la suprématie des Blancs. Comme Eastland s'est épris d'une danseuse nommée Caroline, les sbires de X s'attaquent à elle et la battent si sauvagement qu'elle en devient infirme pour le restant de ses jours. Avec l'aide d'un ancien compagnon d'armes devenu éboueur, Bee-Gee, Eastland pourchasse les acolytes de X un par un pour les liquider, pour ensuite faire un raid meurtrier sur le quartier général du gang et en finir avec X une fois pour toutes.

À nouveau pour profiter d'un succès cinématographique exploitant un sujet sensationnaliste, la compagnie CANNON GROUP INC. a décidé de produire une suite au film de Glickenhaus, "THE EXTERMINATOR", en s'imaginant pouvoir engloutir des profits sans trop investir dans le métrage. On peut affirmer d'ores et déjà que CANNON en a de nouveau été pour leurs frais, tellement la médiocrité y est présente dans chaque plan, image par image. Le scénario ne s'embarrasse évidemment pas de scrupules, en insistant sur le manichéisme primaire des personnages et les affrontements brutaux, entrecoupés de moments érotiques faciles. Le plus drôle, c'est que la police n'intervient jamais dans cette histoire, malgré le danger représenté par la sauvagerie des méchants et les actions expéditives du héros, qui agit comme si de rien n'était. La réalisation veut imiter d'autres succès du genre en copiant des éléments à "THE ROAD WARRIOR", mais le montage est si déficient et les erreurs si flagrantes (la coupe du cheveux de Mario Van Peebles qui change brusquement à chaque image, trous dans la narration) que les effets pour accrocher les spectateurs sont d'une drôlerie involontaire. Une autre production mineure simpliste de la CANNON à ranger dans la catégorie des navets ringards violents des années 80. Le jeu de Ginty est nul et seul Van Peebles essaie de racheter la pauvreté du résultat par sa présence, mais il le fait un peu maladroitement. Mathieu Lemée

HELL HATH NO FURY - Rob Carpenter/Vince D'Amato/Ryan Nicholson/Peter Speers avec Suzanne Serwatuk, Linda Staf, Michelle Boback, 2006, Canada, 110m

Anthologie centré sur la revanche de femmes outrées, d'ou le titre et sa référence: HELL HATH NO FURY LIKE A WOMAN SCORNED. La surprise est de taille, d'habitude ces anthologies, ici une production vidéo indépendante, ou des grands studios, on se rappellera les productions anglaises de Milton Subotsky, sont souvent garnies de scénarios prévisibles au maximum. Ici autour d'un café, deux inconnus se racontent des histoires d'horreur et d'humour toutes plus surprenantes les unes que les autres. Le sang gicle au maximum et les femmes trompées ou meurtries ne sont jamais tendres envers les hommes, loin de là. La dernière partie, la plus longue est un rape and revenge des plus sanglants, avec une actrice, Michell Boback, qui n'est pas sans rappeler Cécile de France dans le film HAUTE TENSION.

Un infirmière qui se rend au travail est assaillie puis violée par un homme masqué. Traumatisée, elle est attaquée de nouveau le lendemain soir, mais cette fois elle sort son pistolet électrique et maîtrise l'agresseur. Elle le garde attaché et commence à lui faire subir les pires sévices, tout en continuant sa vie presque normale. Avis aux coeurs sensibles, la dame n'y va pas par quatre chemins et n'hésite pas à utiliser la torche acétylène à des endroits ou d'autres préfèrent glaçons, chocolat ou crème fouettée. Le final sera d'un sanglant hautement dramatique.

Gravite autour de petites histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres, dont cette femme policière agressée qui va utiliser ses talent d'hypnotiste à des fins sordides ou ce client du club vidéo qui se retrouve avec son futur lui qui vient regarder un film tranquillement. Dans un autre scénario, deux jeunes étudiantes visitent la maison d'une jeune femme en apparence simple d'esprit suite à un drame. Là aussi rien n'est aussi simple qu'il n'y parait. Les scénaristes réalisateurs semblent avoir prit plaisir à surprendre le spectateur et on termine l'anthologie avec le furieux désir d'en voir plus de ces talents méconnus. Les acteurs, et surtout les actrices sont intenses, la mise en scène efficace et les effets spéciaux font le travail. Chaudement recommandé ! Mario Giguère

HITCH-HIKE aka Autostop Rosso Sangue aka La Proie de l'Auto-Stop aka Death Drive - Pasquale Festa Campanile avec Franco Nero, David Hess et Corinne Clery, 1978, Italie

J'ai vu Franco Nero pleurer.  Et j'ai vu David Hess conduire un camion orange en klaxonnant comme un déchaîné.  Ce thriller de Pasquale Festa Campanile, un habitué des comédies, se laisse regarder comme un bon vieux film italien d'après-midi qui passe le temps.  Avec une galerie de personnages pas vraiment attachants, aucun d'entre eux n'étant réellement sympathique, et une histoire imprévisible qui nous tient en haleine, le réalisateur nous nourrit d'images conventionnelles - c'est-à-dire que côté caméra, il n'invente rien - et douloureusement pan & scan qui, pourtant,"font la job".  Le film se termine sur une ouverture certaine, et je me suis laissé dire que la fin originale est différente.  L'expérience, quoique moyenne, en vaut la peine pour les amants du cinéma "trash" italien des années '70 et si vous aimez la période hippie de Morricone, vous serez servi, car le maître se laisse aller dans un torrent de guitares stridentes et de mélodies répétitives.  Orloff

Un couple (Nero et Clery) ayant une relation particulièrement agressive envers l'un et l'autre font la longue route à travers les États-Unis avec leur roulotte à l'arrière. La femme décide un jour de prendre un homme en stop qui est nul autre que David Hess. Bien sûr, il n'est pas sain d'esprit et essaie de fuir en passant la frontière avec un magot chopé à ses potes. On peut dire que le couple n'est pas tombé sur le bon mec, mais cet auto stoppeur aurait pu frapper plus facile aussi...

Wow! Toujours aussi bon. Tout est réussi dans ce petit chef-d'oeuvre méconnu. Les images, la mise en scène, la musique, les performances (Nero, Hess et Cléry tous au top de leur carrière), les dialogues croustillants, tout, tout, tout.

Ce film mérite définitivement de sortir des chantiers battus et c'est maintenant un peu plus en route avec le DVD d'Anchor Bay. Ce DVD inclus un petit segment très intéressant avec des entrevues des trois stars de nos jours. À se procurer absolument! Bad Feeble

Ce thriller de Pasquale Festa Campanile est certainement une bonne surprise. Le DVD de Anchor Bay permet de le découvrir en version intégrale, avec une restauration adéquate et quelques extras significatifs.

C'est, en gros, l'histoire d'un couple disfonctionnel qui a le malheur de faire monter un auto-stoppeur dans sa voiture. Le type vient de commettre un vol de banque important, et il n'est pas particulièrement sain d'esprit.

Au départ, la réunion du trio d'acteurs Franco Nero, David Hess et Corinne Cléry était prometteuse, mais parfois de tels castings n'aboutissent pas nécessairement à un chef-d'œuvre (voir le Justine de Jess Franco, par exemple). Ici, tout concourt à la réussite, que ce soit la musique de Morricone, le scénario fort original et imprévisible, l'interprétation ou la photographie.

C'est un peu un road-movie cauchemardesque et claustrophobique, dans la mesure où plusieurs scènes se déroulent dans le véhicule, ponctuées de dialogues-choc. Les scènes d'action sont bien réalisées et malgré de nombreux coups de théâtre, ça marche très bien.

Notons que la version française, intitulée La Proie de l'auto-stop, s'arrête avant les 15 dernières minutes (information révélée par Bad Feeble) ! Il convient donc de l'éviter sous peine de découvrir une version tronquée... et pan & scan de surcroît - par le passé, certains d'entre vous ont sûrement eu l'occasion de voir un film moyen sur une vieille VHS en VF, et de le découvrir tout à coup somptueux en DVD... Les Fulci, par exemple, qui, recadrés et censurés dans leur version VHS française, paraissaient tournés en sépia par un obsédé des nez filmés en gros plan, se révélaient composés avec précision et beaucoup de couleur lors de leur restauration.

Le DVD d'Anchor Bay contient une bande-annonce (comme souvent, pour les b.a. européennes, trop longue et révélant beaucoup trop de surprises) et un documentaire de 17 minutes fort intéressant où chacun des trois acteurs donne son point de vue sur le film. Il est intéressant de voir à quel point leur perception de la réalité diffère (l'histoire du nez cassé de David Hess entre autres).

Ce thriller nerveux et bien réalisé ne compte pas de temps mort et je n'hésite pas à le conseiller. En cette époque où les thrillers réunissent des ados dans des scénarios puérils et superficiels - ou alors des acteurs hollywoodiens dans des films dont la photo semble sortir d'un magazine de mode -, il est bon de voir un film " adulte " réalisé avec soin et intelligence. Howard Vernon

The HOUSE AT THE EDGE OF THE PARK aka La Maison au Fond du Parc aka La Casa Sperduta nel Parco - Ruggero Deodato 1980, Italie, 1h28.

Alex est un bon bougre qui, de temps à autres, ne crache pas sur des instants de qualité. Il est cependant incapable d'être excité sans violence et se surprend souvent à étrangler les filles qu'il baise jusqu'à ce qu'elles en meurent. Il sera un soir invité à une petite fête, chez des bourgeois, qui se tient dans une maison isolée au fond d'un parc. Les festivités glisseront peu à peu dans le sordide jusqu'à ce qu'il sorte son rasoir à main et qu'il prenne le contrôle des opérations, car il entend bien s'amuser à sa manière...

David Hess (HITCH HIKE, LAST HOUSE ON THE LEFT), après avoir fui une Amérique qui ne l'avait pas compris, s'est retrouvé en Italie et a hérité de plusieurs rôles névrotiques, qu'il a honoré avec une conscience toute professionnelle. Celui qu'il interprète dans ce thriller sordide de Ruggero Deodato est sans doute le pire; sa déviance est mise en évidence du début à la fin, la caméra le quittant rarement. On pourrait parler d'exploitation sans se gêner, mais la pudeur consécutive à l'admiration que je porte à ce film m'en empêche. Car Hess joue le jeu du tordu à la perfection, tellement qu'on se demande s'il n'est pas un peu fêlé en dehors de ses heures de travail. Le huis-clos est efficace, et n'ennuie guère. La musique un peu kitsch de Riz Ortolani, par contre, finit par mettre les nerfs en boule. Outre la performance de Hess, tous les seconds rôles sont de parfaites victimes. Les séquences plus "corsées" vont-elle trop loin ? Certes non... Quelques plans ont même l'air un peu fauchés, notamment pendant les bagarres. Le retournement de situation final me paraît cependant tiré par les cheveux, mais n'enlève rien au reste, se contentant de ternir les dernières minutes du doux parfum de l'amertume scénaristique. Orloff

IRREVERSIBLE - Gaspar Noé, avec Monica Bellucci, Vincent Cassel, Philippe Nahon et Albert Dupontel, 2002, France

Comme il est rare qu'un film de Gaspar Noé aboutit sur les écrans de Montréal, j'ai fait mon devoir en allant le voir hier. Et ONCLE FREAK a raison. C'est très bon! J'ai particulièrement aimé le générique d'ouverture qui est composé en quelque sorte du générique final, puisque le film s'y déroule à l'envers.

Ce générique vaut à lui seul le prix de l'admission, c'est dire combien c'est bon!

J'avoue qu'au début (ou à la fin si vous préféré), la caméra à l'épaule de Noé m'agaçait fortement, il voulait sans doute y mettre un rythme frénétique compte tenu de la tension qui s'y déroule, mais trop c'est trop. C'était rendu tout à agaçant! Suis-je le seul à penser comme ça ?

Ceci étant dit, oui la scène du viol (en plan fixe) est dérangent et très longue (9 minutes), mais elle est beaucoup moins brutale quand même que celle de Anne Claire Poirier dans MOURIR À TUE TÊTE ! Dans ce dernier film, nous avons le point de vue de la victime et le message contre la violence envers les femmes passait vraiment bien.

Comme c'est souvent le cas des films où la forme est exploitée au maximum, le fond du film est assez simpliste. C'est l'histoire d'une vengeance où 2 amis (VINCENT CASSEL et ALBERT DUPONTEL) courent au bar LE RECTUM pour donner une sévère raclée à coups d'extincteur au responsable du viol d'alex (MONICA BELLUCCI). J'imagine que le message du film est de démontrer combien l'homme peut devenir violent suite à un drame. En tout cas, on comprend le message lorsque l'on voit la victime (le coupable du viol) se retrouver avec une face en bouillie !

Le plaisir du film se retrouve dans la forme, le film y est composé de 9 plans séquences et malgré que les effets "plans coups de balles" que Noé utilisaient dans CARNE et dans SEUL CONTRE TOUS sont ici absents. On reconnaît quand même son magnifique travail à bande sonore. Bref, le film de Noé est incontestablement un film à voir absolument en salle et ce malgré le commentaire insignifiant du piètre RENE HOMIER ROY qui avait dit que le film était simplement "un piège à con".

Puis oui, les amateurs de CARNE et SEUL CONTRE TOUS, auront droit à une très belle surprise au début du film. Bref, sortez donc de votre lazzy-boy et aller au moins encourager le cinéma courageux de GASPAR NOÉ, il le mérite ! Black Knight

ISLAND OF PERVERSION aka Island of Death aka Ta Pedhia tou dhiavolou - Nico Mastorakis, 1975, Grèce    

Nico Mastorakis, un grec improbable qui est surtout connu en Amérique du Nord pour ses films familiaux, a déjà été un dur de dur de cinéaste trash et nous le prouve ici avec une oeuvre plutôt déjantée.  Le film raconte les déboires d'un jeune et séduisant couple américain qui débarque sur une petite île grecque afin d'y passer des heures mémorables.  Ils ont un fort penchant pour l'amour physique et nous le démontrent plutôt rapidement alors que le mari téléphone à sa mère en même temps qu'il s'envoie en l'air dans une cabine téléphonique.  Le lendemain, il se lève avec une érection matinale que sa femme refuse de régler; il s'attaque donc au petit chevreau qui trottine dans le jardin.  Ensuite, honteux, il l'égorge et le jette dans le puits.  Mais ils ne s'arrêtent pas là.  Suivront des victimes humaines, individus qui seront sauvagement éliminés pour être punis de leur "perversion".  La liste des assassinats est longue, et les méthodes utilisées sont fort imaginatives et surprenantes, et je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même car j'en ai déjà trop dit.  Terminons simplement en constatant que le film, à l'époque de sa sortie, a du créer un certain remous "choc" et qu'encore aujourd'hui il n'est pas selon moi dépassé. Orloff

KILL BILL VOL.1 - Quentin Tarantino, 2003, États Unis

Bon, je l'ai vu et puis quoi ? 

-Livraison passable d'une mise en place de personnes agréables d'une "bédéistique" tuerie. 

Passable car le scénario croule et disparaît sous les désirs du réalisateur de nous en mettre, cette fois-ci, visuellement plein la gueule.

-À ce niveau, bravo. Il y de la sauce Tabasco en masse et pour tous les âges. Superbes giclages bien apprêtés.

-Et Lucy Liu, qu'enfin j'ai trouvé jolie mais dont le prix fut de quelques longueurs qui ont faillis me faire changer d'idées.

-Bref, prenez votre temps pour une version complète avec le vol. 2 qui comprendra une conclusion pour secours à l'histoire. Deadmonton

Etant donné que je ne vais au cinéma qu'une fois tous les 6 mois, j'ai toujours un peu peur de me planter sur ce genre de sortie exceptionnelle pour moi (c'est trop cher, et quand on amène sa donzelle, j'te dis pas!).

Donc, je me suis dit, avec Tarantino en principe ça devrait bien se passer... VINDIEU j'avais raison, qu'il est bon ce film!!

Je n'ai lu aucune critique, et le seul écho était celui d'un pote ( n'y va pas y a que du karaté )... et ben c'est du SABRE, rien à voir!

Comprenez, ce film magique réunit presque tout ce que le bon amateur moyen de trash ou de bis peut espérer : une histoire intrigante, de l'action à la pelle, du sang à flot comme on n'en a vu depuis longtemps, des donzelles charmantes (quoique trop peu dénudées pour pas choquer l'amerloque de base j'imagine), et une horde de sbires tous plus laids et méchants les uns que les autres!

L'histoire : une jeune femme mercenaire voit tous les invités de son mariage se faire massacrer par un certain "bill" à la tête d'un gang de tueuses particulièrement agressives dont elle faisait elle-même partie. Elle échappe de peu à la mort... ce qui n'est pas le cas de son bébé qu'elle portait en elle. Son but : tuer tout le monde pour se venger.

Voilà, c'est simple, c'est carré, plus de deux heures de film où on s'amuse comme un petit fou à regarder des têtes voler, des membres se faire découper, et des situations complètement folles et improbables soutenues par une mise en scène époustouflante.

La BO est excellente comme souvent chez Tarantino, on voit même les 5- 6-7-8's live sur deux titres (bon, 2 reprises 50's, mais bon!).

L'hommage à Baby Cart semble évident (les gerbes de sang), et c'est un film inratable, qui appelle une suite d'ailleurs.

Quentin Tarantino est bien le porte-parole de toute une culture au sein même d'un système complètement pourri. C'est ce qui s'appelle changer le système de l'intérieur. Bien joué! Franfran

Comme tous les films du cinéaste Quentin Tarantino, Kill Bill ne fait pas l'unanimité. Ce n'est pas mauvais en soi, car ce fait suscite les discussions et l'échange d'idées, de points de vue, démarche toujours enrichissante lorsque faite dans le respect et la bonne volonté.

Je n'ai jamais été un grand fan de Tarantino, et certains films m'ont même agacé. Je considère par exemple Jackie Brown comme un pensum traînant et laborieux qui témoignait de l'essoufflement du scénariste/acteur/réalisateur à ce point de sa carrière. Le fait qu'il ait pris une longue pause, par la suite, était une bonne idée, afin de lui permettre de se ressourcer et de ne pas se mettre à radoter, ce qu'il avait commencé à faire.

Auparavant, j'ai même eu l'impression que Pulp Fiction n'était pas à la hauteur du gros phénomène de mode médiatique qui l'entourait.

Kill Bill, alors ? Sans y aller à reculons, je me demandais si Tarantino aurait évolué et s'il se permettrait autant d'auto-complaisance (les Américains appellent ça " self-indulgence ") que dans ses films précédents.

Finalement, le bilan fut très positif pour moi. La narration est toujours aussi non-linéaire, mais j'avais l'impression que le cinéaste avait mis plus de passion et de vigueur que dans ses autres films. Peut-être le fait d'avoir pris un long repos fut-il bénéfique ? Difficile à déterminer, mais le film est très dynamique et, en plus, très beau visuellement (je n'ai pas trouvé que c'était pas le cas de Pulp Fiction ou de Jackie Brown, par exemple). Je pense ici à la toute dernière scène, notamment, dont seule la bande sonore rock gâchait la poésie (on serait attendu à une musique planante ou instrumentale).

Les interprètes sont tous en forme, et c'est une belle brochette d'acteurs survoltés que Tarantino nous présente. Beaucoup d'humour, aussi, et les références à d'autres films sont tellement avouées qu'on les pardonne volontiers au cinéaste. Évidemment, cette démarche peut choquer, mais elle est l'occasion rare, en 2003, de découvrir un gigantesque drive-in movie anachronique, un OVNI qui traverse le ciel hollywoodien.

On est à cent lieues du discours moralisateur de beaucoup de films à gros budget, et de toutes les conventions qui président d'habitude aux " blockbusters ". On l'a déjà dit, mais c'est vrai : Kill Bill est un film de fan, fait pour les fans. Il déplaira souverainement aux cinéphiles du dimanche qui regardent un film " pour l'histoire " et n'attendent du cinéma qu'un mimétisme du " réel ", engoncé dans une vraisemblance qui n'a de probable que sa platitude. Howard Vernon

 

KILL BILL VOL.2 - Quentin Tarantino- 2004 -136m 

This is a kind of Zen continuation and elaboration on KILL BILL, Vol. 1 and at the Zen center breathes the performance of a lifetime by David Carradine as Bill, who becomes one of the great movie villains.

KILL BILL, Vol. 1 was ferocious, post modern action cinema climaxing with the sanction of the "Crazy 88" by the Bride (Uma Thurman, who in this volume adds pathos to the edge and energy of the character). Tarantino calls Vol. 1 an Eastern Western and Vol. 2 his "Spaghetti Western" with Shaw Brothers interludes. That's an apt description.

Tarantino (b. 1963) dives right into Sergio Leone territory in Chapter 6, which shows the buildup to the massacre in the wedding chapel in the Texas desert. Filmed in evocative b & w the mythic appearance of Bill is heralded by the sinister guitar music which introduced Lee Van Cleef in THE GOOD, THE BAD AND THE UGLY. Bill is a mellowed, soft spoken man who wears his broken heart on his weather beaten face and he becomes more fascinating as the film progresses.

Bursting into stlylized color the next chapter introduces us to a washed up assassin (Michael Madsen) who is next on the bride's hit list. Madsen is a lonesome cowboy who bushwacks the bride and buries her alive (cf CITY OF THE LIVING DEAD). This harrowing scene is interrupted by a flashback, filmed in Beijing, introduces us to a merciless Shaolin Master (the brilliant Gordon Liu) who instructs the Bride in fighting techniques. This was my favorite sequence in the film, being a fan of Shaw Brothers Kung Fu cinema, Tarantino gets their aesthetics down to perfection.

I won't give any more away except to say that the final showdowns with Elle Driver and Bill are long and surprising set-pieces. Tartantino employs the 2.35:1 frame to its full capacity in these scenes and they must be experienced on the big screen before seeing them on DVD. Elle meets an especially bloody end which perfectly suits her ruthless character.

At over 2 hrs the film remains absorbing with its action scenes judiciously spread over the runtime. More character driven than the first, I nonetheless look forward to experiencing them together on DVD as an epic which reportedly will run 4 to 5 hours! The Japanese versions reportedly have scenes censored out of the US theatrical versions and will probably be seen in some kind of future DVD presentation.

The musical selections are impressive: Morricone (FISTFUL OF DOLLARS), Luis Bacalov (SUMMERTIME KILLER), Nicolai (BLADE OF THE RIPPER), and many others supported by some Latino soundscapes composed by Robert Rodriguez. A late scene in a brothel will remind some of Sam Peckinpah's BRING ME THE HEAD OF ALFREDO GARCIA. The film has one of the best end credit sequences of all time as we get to see scenes from THE HOUSE OF BLUE LEAVES Chapter from Vol. 1 in gory color before segueing into noirish monochrome.

KILL BILL, VOL. 2 delivers in ways that will startle and delight fans of Grindhouse, Euro-bis, Martial Arts, Spaghetti Westerns, Noir, Action and International Horror.

Carradine must have been waiting all his life for a role like this. Robert Monell

The KISS OF DEATH - Meng Hua Ho, 1973, Hong Kong 

Après que la jeune et innocente Chu Ling se soit fait sauvagement violer par cinq gros salopards sur le toit d'un immeuble, celle-ci contracte une maladie vénérienne dégueulasse, la "rose du Viêt-Nam", forme dégénérescente et mortelle de syphilis. Elle laisse tomber son job miteux à l'usine, fuit sa famille qui ne lui a jamais montré aucun soutient et décide de décrocher un job dans un bar d'entraîneuses avec l'espoir de mettre un jour la main sur ses agresseurs. Le tripot en question est tenu par Wong (Lo Lieh), un boiteux qui cache un talent d'une rare efficacité pour le kung fu. Protecteur envers ses employées, et en particulier envers Chu Ling, il accepte de lui apprendre les techniques du kung fu. Les coupables, une bande de maffieux actifs dans le milieu des jeux clandestins, va bientôt connaître la fureur de Chu Ling, qui acquière rapidement un certain savoir faire en matière d'émasculation.

Efficace et peu complaisant rape & revenge en provenance de la Shaw Brothers bénéficiant d'une ambiance très 70's et de jolis coups de latte et de canne de la part d'un Lo Lieh en forme. Mais le haut de l'affiche est surtout tenu par une très convaincante Ping Chen, une habituée des films d'exploitation de la Shaw vue entre autre dans "Sexy Killer". Tour à tour victime pleurnicheuse et tueuse radicale, son personnage parvient même à être touchant lorsqu'elle se refuse à contre coeur à un Lo Lieh tout frustré et encore ignorant de la présence de la maladie. Plutôt fun lors de ses instants de bastons, notre héroïne va même jusqu'à bénéficier d'ustensiles aussi dangereux qu'originales, à savoir des cartes à jouer tranchantes comme des rasoirs qu'elle lance aux visages des bad guys! Relativement soft concernant la nudité, le film s'offre tout de même un joli casting de filles craquantes et sexy qui complète à merveille une galerie de gueules cassées du côté des méchants. Sans être incontournable ni particulièrement original, "Kiss of Death" mérite tout de même le coup d'oeil. Kerozene

LADY SNOWBLOOD aka Shurayukihime aka Blizzard from the Netherworld - Fujita Toshiya avec Meiko Kaji, Toshio Kurosawa, Masaaki Daimon, Miyoko Akaza, Takeo Chii, Noboru Nakaya, 1973, Japon, 97m

Une fine neige tombe lorsque dans une prison décrépit une dame injustement emprisonnée meurt peu de temps après mis au monde une petite bâtarde désirée, Yuki. Quelques années plus tard, elle marche sur la fine neige décapitant sans peine une bande de malfrats armée de son sabre habillement dissimulée dans son délicat parapluie de papier de riz. Désabusée mais toujours vêtue de jolis kimonos, elle finit par rencontrer dans un village de démunies et d'infirmes ayant connus les supplices de la guerre, l'un d'eux lui dévoilant l'histoire et but de sa mère. Place aux flash-backs; simili-super 8, slide-show de story-board puis cases de manga, Yuki trouve enfin sa voie : passer au hache-viande 4 débiles dont une femme responsable de malheurs.

Malgré quelques raccords ratés et d'effroyables explosions rougeâtres, puisqu'ils ne sont pas tous morts ou cancéreux les vieux méchants, c'est un certain esthétisme qui l'emporte pour l'illustration de cette époque non enchanteresse du Japon avec un réalisateur excellant davantage auprès des films romantiques (justifiant ainsi la présence d'un sosie de Donald Pilon;). Au texte, un des 1er auteur culte au ciné/manga, Kazuo Koike, accordant ici une promenade avec une magnifique Meiko Kaji (aussi interprète de la chanson thème : Flower of Carnage) dont les petits pas sautillants sur la fine neige et découpages, dans tous les sens du terme, ont séduit aussi Tarantino pour Kill Bill. Un peu trop même mais c'est une autre histoire. Deadmonton

LAST HOUSE ON THE BEACH aka La Settima Donna aka The Seventh Wowan aka Terror - Franco Prosperi avec Florinda Bolkan, Ray Lovelock et Sherry Buchanan, 1978, Italie

Trois hommes (dont Ray Lovelock (Let Sleeping Corpses Lie, Murder Rock et Almost Human) font un vol de banque extrêmement violent et s'enfuient. Leur voiture ayant des problèmes, ils trouvent refuge dans une villa près de la mer dans le but de la réparer et repartir ensuite. La villa n'a comme résidentes qu'une religieuse (Florinda Blokan (vu dans A Lizard in a Woman's Skin, Flavia The Heretic et Don't Torture a Duckling), une servante et 5 jeunes femmes à sa charge (dont Sherry Buchanan vu dans Zombie Holocaust et Star Crash II). Seront-elles sévèrement abusées par les criminels ?

Ce film doit son existence au grand succès de THE LAST HOUSE ON THE LEFT et se range dans la catégorie des "Rape & Revenge" et dans la "Nunsploitation". Le produit final n'est pas sans intérêts puisque la réalisation est vraiment splendide et inventive. Il y a de nombreux ralenties et autres astuces de narrations très intéressante. Franco Prosperi est vraiment chevronné et possède beaucoup d'expériences sur ce plan.

Le film est moins "campy" et "Sleazy" que des autres films de la même catégorie comme THE HOUSE ON THE EDGE OF THE PARK et NIGHT TRAIN MURDERS et se veut relativement plus sérieux et met l'accent sur le personnage de religieuse de Florinda Bolkan. À savoir... Au vue des viols et humiliations qu'elles subiront, combien de temps prendra t'elle pour renoncer à ses voeux en vue de se faire justice d'une manière sanglante ?

Il est à noter que le film avait été banni en Allemagne de l'ouest (fait assez rare) en raison de quelques violences comme une femme qui est tuée par un fer à repasser en plein visage et une jeune femme se fera atrocement violée avec une canne. Les seuls défauts que je lui trouve est une montée dramatique plutôt lente (se qui amène quelques longueurs) et le fait que les interprètes n'en font pas assez à mon goût. Mais, il n'en demeure pas moins que le film est largement intéressant et mérite d'être vue par tous les fanatiques de LAST HOUSE ON THE LEFT. En bonus: La musique reste en mémoire et comporte la superbe voix d'Edda Dell'Orso (A Fistfull of Dollars, The Good, The Bad, and The Ugly, Once Upon A Time In The West et beaucoup de Giallo comme The Bird With The Crystal Plummage et Four Flies on the Grey Velvet). Black Knight

MS.45 aka L'ANGE DE LA VENGEANCE - Abel Ferrara Avec Zoe Tamerlis, Etats-Unis, 1981, 1h20

Thana est une jeune couturière muette, qui travaille chez un styliste de Manhattan. Un soir, alors qu'elle rentre chez elle, elle est attaquée dans une ruelle. Un homme masqué la viole. Lorsqu'elle rejoint son appartement, elle y surprend un cambrioleur, qui la viole à son tour. Thana parvient à tuer son agresseur. Après avoir découpé son cadavre en morceaux, elle décide de se faire justice en semant la mort à l'aide d'un calibre 45...

Deuxième film d'Abel Ferrara (si l'on excepte ses pornos 70's), cet ANGE DE LA VENGEANCE constitue un jalon fondamental du Rape and Revenge, sous-genre du film de vengeance. Le sous-texte politique ambigu, à la fois réactionnaire des valeurs et critique du système en place, des DEATH WISH et consorts se trouve déplacé sur le terrain sexuel. Mais considérer l'œuvre de Ferrara sous le seul angle d'un film " puritain " est aussi à côté de la plaque que de ne voir en DEATH WISH (UN JUSTICIER DANS LA VILLE) ou WALKING TALL (JUSTICE SAUVAGE) que des œuvres fascisantes. Certes, Thana va parcourir les bas-fonds d'un New York cauchemardesque pour débarrasser la ville des représentants les plus caricaturaux du genre masculin (un maque, un photographe de mode, des délinquants, un émir consommateur de prostituées etc.). Le ver est dans la (grosse) pomme, nous dit Ferrara.

Mais la rébellion de son ange exterminateur de personnage principal est également d'essence féministe. Peu tendre pour ses contemporains de sexe masculin, le cinéaste ne s'exclut d'ailleurs pas de la critique, lui qui joue le rôle du premier des violeurs de Thana, sous le pseudonyme de John Laine. Au fur et à mesure qu'elle passe à l'action, la jeune couturière dévoile son sex-appeal, symbolisé par un maquillage labial gras et luisant, dont la rougeur impressionne littéralement l'écran. Dans ce rôle, qu'une dernière scène (je ne la dévoilerai point) fera passer à la postérité, Zoe Tamerlis se montre exceptionnelle, et incarne son personnage avec une confondante sincérité.

Certains n'apprécient que modérément l'obsession christique d'Abel Ferrara. Au moins appartient-il à la famille des prêtres défroqués. Chez lui, le bénitier n'est jamais loin du caniveau. On retrouve dans cet ANGE DE LA VENGEANCE sa justesse de regard et son sens de la topographie urbaine. Excepté quelques coups de grand angulaire (hommage à Michael Winner, le père de DEATH WISH, dont c'était la marque de fabrique ?), sa vision de la ville passe par des plans moyens, sans sophistication superflue, cadrés avec ce qu'il faut de précision et de nervosité. Comme pour ses autres grandes réussites, Ferrara est épaulé par le scénariste Nicholas St John et le musicien Joe Delia, qui signe une trame sonore diablement efficace. Vecteur de cette redécouverte, le DVD Zone 2 édité par Aquarelle s'avère techniquement remarquable et contient des bonus instructifs et agréables (l'autopsie du " revenge movie " par Jean-Baptiste Thoret et les souvenirs de cinéphile de Christophe Lemaire autour du film). Un must ! Stelvio

OUTRAGE aka ULTRAJE - Raúl Fernández, 1977, Mexique    

Troy Donahue, alors dans sa période "je touche le fond du trou", incarne un professeur d'art au tempérament légèrement trempé puisque depuis que son cerveau a été atteint au cours d'un accident de voiture, la moindre contrariété lui fait méchamment péter les plombs. Cela ne nuit pas vraiment à son quotidien, mais quand il tombe amoureux de l'une de ses élèves, il préfère s'isoler avec elle dans une cahute au fond des bois, loin de la civilisation, et fonder une famille sans jamais à avoir à subir le stress du milieu urbain. C'est sans compter sur la construction d'une autoroute et son armada d'ouvriers alcooliques. Des individus dégueulasses qui n'hésitent pas à violer la femme du professeur et lui péter violemment la gueule avant de laisser leur petite fille pour morte. Quelques années plus tard, notre artiste transformé en hermite hirsute fou, se lance dans une tuerie aveugle et kidnappe une petite fille qui n'est autre que... le sienne.

Un "rape and revenge" mexicain sur fond de discours plus ou moins écolo? Pourquoi pas. Sauf que cet OUTRAGE est un foirage total qui exploite de manière terriblement maladroite sa trame de base et son personnage de professeur romantique sur le fil du rasoir. OUTRAGE n'est pas un film d'exploitation pur et dur mais plutôt une série B aux prétentions de drame social. Reste que la scène de viol collectif (l'acte est commis par trois hommes, dont un ne parvient pas à bander) est un petit moment de tension perverse et que le final possède un indéniable charme involontaire grâce à l'apparition ridicule de Troy Donahue déguisé en hippie des cavernes crasseux avec sa superbe postiche grisonnante posée sur sa blonde chevelure et sa barbe d'une authenticité désarmante et qui ne dépareille pas avec son regard imbibé d'alcool. Mais rien qui ne justifie un visionnement de la chose... Kerozene

La PUNITION - Pierre-Alain Jolivet, 1972, France/Italie 

Un film assez dur sur l'univers des prostituées avec Karin Schubert (la reine dans "la folie des grandeurs" avec Louis de Funès) et qui, d'après Dionnet, a glissé doucement mais sûrement vers le porno après ce film.

On assiste à l'arrivée dans le milieu de la prostitution d'une jeune fille que les souteneurs vont tenter de "détruire" moralement et physiquement dans une véritable maison des perversions afin de la réduire en une sorte d'esclave sans volonté et capable de tout accepter.

Le film presque dénué de tout dialogue va montrer les diverses humiliations et violences subit par la fille dans une sorte de grande maison close où des clients plus tordus les uns que les autres vont s'acharner sur elle.

La perfection et la nudité totale constante à l'écran de Karin Schubert montre sa fragilité dans un monde ignoble et sans pitié dont le but n'est que l'humiliation... Ceci rappelle un peu Camille Keaton dans "I spit on your grave" à ce niveau.

Le film est sinon assez beau et bien réalisé, mais le degré de violences gratuites (dans le but de dénoncer un état de fait pourtant réel) peut rebouter, voire choquer quand on s'y attend pas.

A voir... Franfran

  PUSSY KILLS - Gabriel Black, 2017, États Unis

Susie est une fille bien gaulée. Elle a des fesses rondes, un joli petit minois, un piercing au nombril et elle est sympa comme tout. Mais un jour, alors qu'elle assiste au meurtre d'une petite frappe par les membres d'un gang de racaillons moches et vulgaires, elle est prise en chasse, puis brutalement violée. Pas démontée pour autant, la douce Susie se transforme en âme vengeresse, enfile quelques accessoires SM en cuir, pose des oreilles de chat en haut de son crâne, se fait appeler "Pussy" et part à la chasse des salauds avec la ferme intention de les zigouiller l'un après l'autre. "Pussy Kills", ou la rencontre de Catwoman et du rape & revenge.

Initialement prévu pour être une web-série, ce tout petit budget (de $25'000.- selon imdb) empreinte une direction plutôt prude: si on excepte le viol lui-même qui se veut brutal (le sang coule le long des cuisses de Susie), le film joue avant tout sur le sex-appeal de son actrice Lina Maya et ses alléchantes courbes qui use de ses charmes pour appâter ses victimes (au demeurant tous très laids et surtout très cons). Niveau sexe, on en reste plus ou moins là. Dans "Pussy Kills", il n'y a aucune nudité et Lina Maya porte même des bas couleur chair sous sa culotte de cuir. Quant aux meurtres, ils sont mis en scène de manière amusante mais maladroite, genre sang qui gicle après un coup de hache porté hors champ. Mais le plus dur est ailleurs: la photographie qui pique les yeux, les acteurs qui jouent comme des enclumes, des intrusions de sang en CGI et un scénario finalement très très pauvre. Reste les charmes de Lina Maya et quelques dialogues de gangstas qui valent des points. Kerosene

RED TO KILL aka Ruo Sha - Hin Sin "Billy" Tang, Hongkong, 1994, 91m

Après la mort accidentelle de son père, une jeune déficiente mentale nommée Ming Ming, se retrouve dans un centre pour malades mentaux. M. Chang, le directeur de l'institut, aime bien Ming Ming. Mais suite à un drame lors de sa jeunesse, M. Chang devient un dangereux violeur psychopathe à chaque fois qu'il voit la couleur rouge et il viole sauvagement Ming Ming après que celle-ci donne un numéro de danse dans une robe rouge. Ming Ming qui est mentalement inepte pour subir l'interrogatoire de l'avocat de la défense, le juge annule le procès et M. Chang est libre. Mais est-ce que la travailleuse sociale qui s'occupe de Ming Ming va laisser M. Chang s'en tiré à si bon compte ?

Voici un excellent film qui vient de Hong Kong ! L'interprétation est fortement crédible et la mise en scène nous gâte en nous offrant de superbes prises de vues. Ben Ng dans le rôle de M. Chang, nous donne une magnifique interprétation de vilain qui se rapproche en qualité de cellle qu'avait donné Anthony Wong dans THE UNTOLD STORY. Plus qu'un drame d'horreur, RED TO KILL, est un véritable drame social de qualité. La scène finale grandiose n'épargne rien au spectateur. Un film à voir absolument ! Black Knight

SEX WISH - Victor Milt avec Harry Reems, Zebedy Colt, C.J. Laing, Terri Hall et Robert Kerman, 1976, États Unis

Après une nuit d'amour endiablée, Kenneth (Harry Reems) quitte sa fiancée au matin afin d'aller travailler. Dans le couloir, il bouscule par accident un homme (Zebedy Colt) muni d'une canne et d'une valise. Aussitôt seul, cet homme se déguise, se met un bas de nylon sur la tête et frappe violemment à la porte de chez Kenneth et de sa fiancée. Cette dernière, croyant qu'il s'agit de son fiancé, ouvre la porte et se fait sauvagement attachée, agressée sexuellement puis tuée (sa canne cache un redoutable sabre) par ce violeur/tueur sexuel à la voix de bébé de six ans! À son retour, Kenneth découvre le cadavre et téléphone à la police. Furieux, il décide de traquer ce 'sexual rapist killer" et de le tuer.

Originalement titré THE NIGHT WALKER, ce roughie porno/horreur des années 70 adoptera le titre de SEX WISH afin de capitaliser sur le succès de DEATH WISH ! Le film est divertissant d'un bout à l'autre et on ne s'ennui pas. Harry Reems (avec un talent d'acteur limité) est convaincant dans le rôle du fiancé enquêteur et vengeur et Zebedy Colt donne une performance digne de sa réputation de réalisateur de "sick porn movies". Le casting inclu des performeuses régulières des roughies de l'époque: C.J. Laing (dans le rôle de l'amie consolatrice de Reems) et Terri Hall (cette dernière sera violée et se fera coupée la gorge dans une ruelle). Même Robert Kerman (alias Richard Bolla pour plusieurs rôles porn) de CANNIBAL HOLOCAUST est présent dans le rôle non sexuel d'un policier. L'assassin est vraiment dément avec son long manteau, son chapeau, sa canne, sa valise contenant divers accessoires de tortures (dildos, fusils, cordes, etc.) et une voix de bébé. Au niveau horreur, nous sommes servi avec divers meurtres perpétrés par un sabre sur la gorge et dans une scène, le tueur force un couple noir à baiser devant lui pour ensuite castrer l'homme et par la suite forcer la femme à lui faire une fellation pour ensuite la tuer. Niveau porn, comme le casting est composé de professionnels, nous sommes servi. Les scènes de sexe doux et les scènes plus rough de "domination soft" s'entrecroisent. Par exemple, pleurant dans un bar la mort de sa fiancée, Reems sera soulagé par deux étrangères dans leur appartement par un trip à trois. Enfin, ce film (entièrement tourné à New York) constitue vraiment une petite perle au niveau des roughie des années 70. D'autant plus que les parties "Rape & Vengeance" et d'enquête sont vraiment développées et que nous avons droit à l'un des tueurs les plus dérangeant qui soit. Largement avant le tueur à la voix de canard de THE NEW YORK RIPPER, nous avons droit au tueur sexuel violeur à la voix et parfois au comportement de bébé ! Black Knight

SHE DEMONS OF THE BLACK SUN - SvBell avec Isabelle Stephen, Melantha Blackthorne, Suzi Lorraine, Kerri Taylor, Marie-Claire Benoit, Penelope Jolicoeur, Jan Pivon, 2006, Québec

Isabelle, une étudiante étrangère, aime danser au bar Black Sun. Mais ses nouveaux amis vont la droguer et abuser d'elle. Elle se retire alors dans son sous-sol ou elle invoque un démon pour l'aider à se venger des quatre malotrus. Les agresseurs deviendront les victimes, séduits par les démones qui les transportent vers Isabelle qui va les punir en s'inspirant des positions respectives des actes commis !

Un nouveau film pour SvBell, missionnaire de la série B qui s'entoure d'amateurs pleins de ressources et qui améliore le produit final. Malgré quelques longueurs et passages prévisibles, l'ensemble est bien monté, avec des effets toujours bien dosés et quelques scènes chocs qui ont eu leur bel effet. Si la balance du son est faible dans les scènes du bar, le reste du film est efficace, tant au niveau de la prise du son, du montage, remplit d'effets de transition bienvenus (poussant l'audace jusqu'à une séquence en enfer !), que de l'ensemble du jeu des comédiennes. Melantha Blackthorne est superbe en démone défigurée et assure une présence remarquable. Isabelle Stephen est plus naturelle dans son jeu, c'est vraiment autour d'elle que tout se déroule et elle assure bien durant les séances avec Melantha et les scènes gore imaginatives. Soulignons la présence d'Ivan Judd, au look de Frank Zappa, qui a les répliques les plus drôles du film et la mort la plus jouissive. Les séquences en psychothérapie rappellent immédiatement le précédent THE NIGHT THEY RETURNED par le procédé scénaristique et la photographie plutôt sombre pour un cabinet médical. La nudité est pour une première fois présente et abondante, mais justifiée par le sujet, après tout on est dans le "Rape and Revenge".

SvBell bénificie d'un budget un tant soit peu plus confortable avec $20,000 dollars, mais on reste dans la série B aux moyens très limités. L'équipe s'en tire très bien, la musique est entraînante et l'on annonce un authentique film de femmes en prison doublé de fantômes comme prochain projet. Ca promets ! Mario Giguère

The STENDHAL SYNDROME aka La Sindrome di Stendhal - Dario Argento avec Asia Argento, 1996, Italie

On a déjà dit de Dario Argento qu'il était un vieux con absolument fini. Je suis bien prêt à croire cette affirmation jusqu'à ce que j'aie vu son Phantom of the Opera, mais je peux vous assurer qu'à l'époque du tournage du Stendhal Syndrome il n'était pas tout à fait gâteux. Certains disent que depuis Trauma, donc depuis que sa fille hante la distribution de ses films, Dario a perdu sa touche. Peut-être bien, mais c'est loin d'être relié à Asia. Sans sa beauté lumineuse et son angélique innocence, les films d'Argento perdraient de leur charme et ce serait bien triste. Pour en revenir à Stendhal, il s'agit d'un syndrome ou le "malade" entre en transe en observant des oeuvres d'art. Et dans l'histoire de Dario, un violeur psychopathe entre en communication avec l'inspecteure de police qui se charge de son cas. Il en résulte une histoire quelque peu confuse qui donne toutefois lieu à de très belles scènes, et qui donne aussi lieu aux brutales scènes de meurtre avec lesquelles Argento est familier. La fin est plutôt surprenante mais elle fait écho à TENEBRAE, ce qui je crois est un indice que Dario se fatigue. Le film en vaut tout de même la peine et le rythme lent qui le berce ajoute au charme. Mais ne vous attendez pas à trop... Orloff

Le rythme lent et la musique envoûtante de Morricone sont magnifiques et malgré quelques réserves, j’ai adoré le film. Mario Giguère

The TAKING OF CHRISTINA - Armand Weston avec Roger Caine, Eric Edwards, Bree Anthony, Terri Hall et C.J. Laing, 1976, États Unis

Christina (Bree Anthony) est à quelques jours de son mariage après avoir fréquenté son copain pendant six mois. Cette dernière, au détriment de son copain, avait décidé de rester vierge jusqu'au mariage. Pour calmer ses pulsions, elle rêve à sa nuit de noce en se masturbant sous la douche. Pendant ce temps, deux affreux (l'un particulièrement violent, avide de sexe et hors de contrôle, l'autre plus calme et modéré) font un vol dans une station service. Le caissier de près de soixante dix ans se fait cruellement trancher la gorge. À la recherche de plaisirs, ils vont dans un bar et invitent deux call girls (C.J Lang et Terri Hall) à l'hôtel. Le truand agité étant trop violent et sadique, quitte, pour prendre une marche afin de se calmer. Pendant ce temps, son copain se tape les deux filles avec comme affiche au dessus du lit, une affiche de Charles Bronson. Le même soir, ils quittent l'hôtel et le plus sadique des deux, cherche encore à combler ses envies inassouvies. Au même moment. Christina attend son fiancé devant le Fast-food où elle travaille. Et le résultat est qu'elle sera contrainte à entrer dans la voiture. Les deux truands l'amènent dans une maison abandonnée où elle sera attachée au lit, battue et violée. Pendant ce temps, son copain déçu de ne pas la retrouver devant le restaurant, va se consoler dans un bar où il terminera la soirée avec l'une des deux call-girl précédentes (Terri Hall). Christina battue, avec le sang au visage, du sperme dans la bouche et forcée de se taper les deux truands à la fois, réussie à les convaincre de l'amener avec eux pour leur voyage vers la Floride. Et de plus, elle réussie à les convaincre de passer à la maison de ses parents (la maison sur la gauche, dit-elle) pour voler de l'argent. Mais tout ceci est une ruse pour aller cherche une carabine pour tenter d'assouvir sa vengeance!

Le film est réalisé par Armand Weston (le réalisateur du fabuleux THE DEFIANCE OF GOOD) avec l'aide du même producteur, monteur et musicien... Ce qui donne comme résultat une expérience cinématographique bien proche de THE DEFIANCE OF GOOD. Et ceci est pour le mieux. De plus, il y a des références au "RAPE & REVENGE" avec l'affiche de Bronson et avec la petite phrase "la maison sur la gauche". Mais contrairement à THE DEFIANCE OF GOOD, le film prend son temps pour installer l'intrigue et peut parfois manquer de rythme et passe peut être trop de temps avec les vilains avec des intrigues secondaires avant de revenir à Christina. Ce qui fait que le kidnapping de Christina survient bien tard. Mais le film comporte quelques moments d'humour noir, comme le fait qu'après que le vilain sadique est terminé de violer Christina, il va au bar prendre un verre et dit au fiancé de Christina, sans le connaitre, qu'au lieu de prendre une call-girl, qu'il devrait se servir gratuitement. De plus, le film se déroule dans la neige ce qui donne un plus au niveau de la morosité des lieux et au sordide des événements. La musique donne aussi une certaine ambiance "Last House" avec quelques musiques à la guitare. Bref, le film est vraiment à voir pour les fans de "Rape & revenge" et encore plus si vous avez apprécier THE DEFIANCE OF GOOD. De plus, la fin est particulièrement satisfaisante. Et enfin, il est à noter que ce film existe en deux versions. L'une de près de 70 minutes et la deuxième 85 minutes. Assurez-vous d'avoir la bonne pour ne rien manquer. Black Knight


Silvia Dioniso

TERROR EXPRESS aka La Ragazza Del Vagone Letto - Ferdinando Baldi, 1980, Italie, 1h20

Ça débute dans une gare. Quelques passagers qui s'apprêtent à grimper dans un train nous sont présentés un à un grâce à un montage inventif. La jolie fille un peu distante; les trois jeunes turbulents qui se trouvent spirituels et qui ont surtout l'air très con; une famille composée d'un homme, de sa femme et de leur fille, que son père rêve secrètement de s'envoyer; un financier véreux et pornophile accompagné de son associé; un couple dont la femme est gravement malade, et finalement un policier qui accompagne un détenu politique. Après un souper bien arrosé dans le wagon-restaurant, les trois jeunes commencent à s'échauffer et décident de prendre le contrôle du train par la force.

Brillamment réalisé par Fernando Baldi, d'après un scénario de Luigi Montefiori - nul autre que George Eastman, le grand barbu à la verge légendaire - cet excellent thriller se déroule presque en temps réel et dans le même endroit, un peu à la manière de RABID DOGS de Mario Bava, dans lequel, incidemment, Eastman jouait. Il fallait donc un sujet assez fort pour captiver et un rythme soutenu, deux qualités que ce film exploite à fond.

Presque toutes les demoiselles du générique sont jolies - entre autres Silvia Dionisio (LIVE LIKE A COP, DIE LIKE A MAN de Deodato, LA VIOLENCE APPELLE LA VIOLENCE de Lemmick) et Zora Kerova (CANNIBAL FEROX de Lenzi, THE NEW YORK RIPPER de Fulci) - et il est fort donc plaisant de voir que le réalisateur se laisse aller - afin d'ajouter du "running time", peut-être - à filmer sans pudeur leurs innombrables ébats sexuels, volontaires ou contraints, avec divers passagers et leurs geôliers improvisés. La musique, lancinante et répétitive, laisse le spectateur tanguer à la même vitesse qu'avance le train, hypnotisant le spectateur. Quiconque ayant un faible pour les huis-clos réussis se doit de visionner cette perle, ainsi que tout amateur de chair fraîche qui se prend au sérieux. Orloff

THRILLER - A CRUEL PICTURE aka THRILLER - EN GRYM FILM aka CRIME A FROID aka THEY CALL HER ONE EYE - Bo Arne Vibenius, Suède, 1974, 1h47

Attention, film culte... Que dis-je, cultissime ! Sans THRILLER, en effet, pas de "rape-revenge movies" dans les années soixante-dix, et pas de KILL BILL trente ans plus tard. Rarement projetée, l'œuvre maîtresse du Suédois Bo Arne Vibenius sort ces jours-ci dans une superbe édition en DVD Zone 0 chez Synapse. Comme mon exemplaire, commandé sur xploitedcinema.com, a franchi les fourches caudines de la censure puritaine, je vous livre mon analyse du phénomène THRILLER.

Le "pitch" est connu : alors qu'elle était enfant, Frigga (Christina Lindberg) est violée et perd la parole suite à ce traumatisme. Devenue une jeune fille, elle croise un jour la route de Tony (Heinz Topf), un playboy qui la séduit et l'emmène dans sa grande maison. Très vite, la jeune fille est faite prisonnière, rendue accro à la cocaïne et forcée à se prostituer. Alors qu'elle tente de se révolter, Tony lui crève un œil. Dès lors, Frigga rumine sa vengeance. Celle-ci sera terrible !

Ecrit, produit et filmé par Bo Arne Vibenius, THRILLER nous place de la première à la dernière image dans la peau du personnage de Frigga. Le mutisme quasi-total de l'ensemble renforce sans aucun doute l'effet coup de poing des images du film. Pour être marquant selon Vibenius, un film doit tout montrer, tout donner à voir, sans fioriture ni fard. Point de suggestion, uniquement de la démonstration, crue et clinique. Nous avons donc droit à une énucléation en gros plan (six ans avant L'ENFER DES ZOMBIES de Fulci), à de longues fusillades filmées dans un ralenti insistant (sans doute une influence de Sam Peckinpah, d'autant que la scène finale n'est pas sans évoquer un western) et surtout à de courts plans pornographiques. Ces inserts hardcore permettent bien sûr à Vibenius de livrer un produit d'exploitation sulfureux, de satisfaire le voyeurisme des spectateurs. Mais elles ont aussi pour vocation de montrer que, si elle ne possède plus son corps, devenu un amas de chair monnayable, elle garde toute sa tête pour elle. Chez Frigga, la vengeance n'est qu'une condition de la survie. Pour rester digne, la jeune fille muette et éborgnée doit briser ses chaînes, et donc supprimer ceux qui les tiennent fermées : Tony, mais aussi tous ses clients.

La préparation de la vengeance, qui voit Frigga s'entraîner aux arts martiaux, apprendre à conduire et à manier les armes à feu, permet à Vibenius d'étaler sa science du montage dans une série de petites vignettes nerveuses, presque pop. Plus globalement, la mise en scène laisse apprécier un grand sens de l'espace (superbes paysages automnaux), notamment au cours d'une longue cavalcade automobile, durant laquelle la jeune fille sème la terreur. Quant à sa garde-robe et à son attirail (fusil à canon scié, explosif), ils font forte impression, et l'on comprend à quel point Tarantino y a puisé son inspiration... A (re)découvrir toutes affaires cessantes ! Stelvio

La TRAQUE aka THE TRACK aka IL SAPORE DELLA PAURA avec Mimsy Farmer, Jean-Luc Bideau, Françoise Brion, Michel Constantin, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Marielle - Serge Leroy, 1975, France, 1h35

Au cours d'une partie de chasse en Normandie, deux notables légèrement éméchés violent une jeune étrangère venue passer des vacances dans la région. Celle-ci parvient à blesser l'un de ses agresseurs avec un fusil et à s'échapper. Les autres chasseurs décident de la poursuivre pour l'empêcher d'alerter les gendarmes. La traque s'engage...

Quelle surprise ! Ainsi donc, le cinéma français avait produit un "rape'n revenge movie", à la grande époque de ce sous-genre revenu récemment à la mode. Avec, qui plus est, en vedette la cultissime Mimsy Farmer, femme-enfant emblématique de ces années de libération des mœurs ! Alléchant... Verdict du visionnement ? Une bien jolie surprise. Le viol et la revanche d'Helen Wells (la craquante blondinette susnommée) n'occupent qu'un tiers du film. Le reste du métrage est consacré à la traque de la fuyarde par les notables. Le regretté Serge Leroy (1937-1993) tire grand parti de son décor, le bocage normand filmé aux petites heures de la matinée. La partie de chasse se mue en chasse à l'homme, ou plutôt à la femme. Les chasseurs, tous traités équitablement, révèlent un à un leur côté sombre, voire leur part d'abjection. On pense à Chabrol ou à Boisset. A partir d'un scénario finalement assez mince, cette TRAQUE s'avère haletante et dépourvue de temps morts. L'issue, inéluctable, conclut le film de manière abrupte et cinglante.

Peu connue, toute entière consacrée au genre policier, l'œuvre de Serge Leroy mériterait d'être réévaluée. Ce cinéaste discret, qui fuyait les sollicitations médiatiques (il refusait toutes les interviews), savait bien mêler efficacité et critique sociale, du moins au début de sa carrière. La fin de celle-ci le vit en effet verser dans un cinéma plus démonstratif et mou. Restent quelques belles redécouvertes, comme cette TRAQUE, ou encore LES PASSAGERS (1976, faux rip-off de DUEL de Spielberg) ou encore ATTENTION LES ENFANTS REGARDENT (1978), critique intelligente de l'influence de la télévision sur les jeunes. Stelvio

VILLA CAPTIVE - Emmanuel Silvestre avec Emilie Delaunay, Dario Lado, Shalim Ortiz, David Perez-Ribada, Derek Evans, John Corby, Xavier Tchili, France, 2011, 1h22

Une actrice porno a besoin d'un break. Elle part s'installer dans une villa en Floride. C'est sans compter un drôle de voisinage...

" Une série B, un vrai film de genre, avec la bite et le couteau " : on ne saurait mieux résumer VILLA CAPTIVE qu'Emmanuel Silvestre (aka Jack Tyler), le réalisateur du film, lui-même. Présenté le 18 juin dernier au Nouveau Latina, dans le cadre des précieuses soirées Panic Cinéma, ce rape & revenge, tourné à Miami d'une caméra légère et inspirée (Un Canon 5-D), frappe en plein dans le mille. A partir d'un argument basique, l'auteur nous agrippe pour ne nous lâcher qu'au générique de fin (signalons l'apport d'une vraie bande-son originale, signée John Silvestre, le fils du réalisateur). Pornocrate par désir de tourner davantage que par pure érotomanie, Emmanuel Silvestre tient LES CHIENS DE PAILLE de Sam Peckinpah en haute estime, mais dit s'être davantage inspiré pour son premier film garanti sans coït de réussites récentes du cinéma violent, telles DEATH SENTENCE, BULLY, PUSHER et autre remake de LAST HOUSE ON THE LEFT.

Première grande idée de VILLA CAPTIVE : faire d'une actrice de porno française le personnage central d'un long métrage entièrement tourné en terre américaine. La plongée du " corps de cinéma " par excellence (la star du X) dans un milieu étranger est le détonateur numéro un du film. Ce contraste sert la crédibilité de l'œuvre et de son interprète principale, qui donne paradoxalement l'impression de jouer faux dans la courte scène introductive, où elle apparaît dans son " blond de travail ". Mais le film ne se perd heureusement pas dans d'inutiles scènes d'exposition. Le temps d'une engueulade avec son manager (excellent Xavier Tchili), et Audrey décide de " couper " avec le porno pour aller se reposer au soleil de la Floride. La célébrité de Lucy Lust (le pseudo " X " de Liza Del Sierra dans le film) va la rattraper. Reconnue par l'un des camarades de son jeune logeur, " porn geek " aussi simplet que flippant, la vedette du porno va susciter la cupidité.

La suite de VILLA CAPTIVE, bénéficiant d'un excellent découpage, donne à voir le piège qui se referme sur Audrey, à deviner les viols dont elle est victime et à savourer la revanche qui s'ensuit, conformément aux règles du genre. Malgré son petit budget (moins d'1 million d'euros de l'aveu du réalisateur lui-même), VILLA CAPTIVE ne sombre jamais dans le second degré potache. Mû par un vrai désir de cinéma, et l'énergie de ceux qui ont " retenu " leurs rêves très longtemps (" Je ne peux pas passer mon temps à écrire des films qui ne se font pas "), Emmanuel Silvestre a su joliment retranscrire cette urgence à l'écran, en cohérence avec le bouillonnement des (inter)actions qu'il met en scène. Bénéficiant de l'excellent casting réalisé localement par le biais d'une agence, VILLA CAPTIVE tire le meilleur de ce choc des cultures.

" Je n'ai pas appris mon texte. Ma façon de faire a été de faire comme je le sentais, explique Liza Del Sierra. J'étais très bien entourée, par des acteurs de grand talent. J'ai simplement eu à réagir. " Une analyse juste mais partielle, tant la prestation de la gouailleuse jeune femme, dont la ressemblance avec Cristina Ricci saute aux yeux, vaut aussi par son abattage purement physique. Il y a hélas fort à parier que le public ne découvre pas de sitôt cette autre facette du talent de l'actrice : malgré ses grandes qualités formelles et narratives, ainsi que son respect sincère et sans calcul du genre dans lequel il s'inscrit, VILLA CAPTIVE n'a pas encore trouvé de distributeur. Puisse cette chronique, aussi modeste soit-elle, l'aider à y parvenir ! Stelvio

WEREWOLF WOMAN aka La Lupa mannara aka La LOUVE SANGUINAIRE - Rino Di Silvestro, 1976, Italie     

Une jolie demoiselle, descendante directe d'une louve-garou légendaire, attaque les hommes qui tentent d'avoir des relations sexuelles avec elle lors des nuits de pleine lune.

Un film d'horreur surprenant par sa qualité, avec son titre et son sujet, on pouvait s'attendre au pire, mais on se retrouve avec une oeuvre au scénario accrocheur qui tient en haleine jusqu'à la finale, qui est d'ailleurs un peu décevante. Les acteurs donnent d'excellentes prestations, particulièrement la comédienne interprétant le rôle-titre. Les scènes violentes vont plairent aux amateurs de gore, bien qu'ils soient peu nombreuses et jamais gratuites. Bref, c'est un excellent film d'horreur italien qui plaira aux amateurs.

A noter que le DVD a le mauvais "aspect ratio", ainsi l'image est coupée durant certaines scènes. C'est frustrant, mais ça n'a pas nuit à mon visionnement pour autant. Oncle Freak

La descendante d'une Louve-Garou moyenâgeuse brûlée par les paysans pète les plombs à chaque fois que y a de la baise dans l'air. Effectivement, traumatisée dans son enfance par un viol, elle est un peu maboule, et s'est montée un stress sur le sexe au grand dam de son père. Du coup, lorsqu'elle surprend sa soeur au pieu avec son mari, elle devient dingue et commence alors une suite d'agressions et de déchiquetage à l'égard de tout ce qui bouge.

Est-elle vraiment possédée, ou simplement dingue? A nous de nous faire notre opinion.

J'ai trouvé ce film assez sympa, avec un mélange très prononcé de sexe (pratiquement softcore par moment), et de gore à petits moyens. La fille, Annik Borel, n'est plus toute gamine, mais a un corps à faire bander un moine, et on enchaîne allègrement, foufounes à l'air et dévorage de carotide. Nettement regardable, sans être essentiel. Franfran

The WHORE aka HORA - Reinert Kiil, 2009, Norvège  

Derrière ce titre ô combien délicat se dissimule en fait un film d'une grande tendresse, un véritable hymne à l'amour et à la douceur de vivre... Autrement dit un bon vieux rape & revenge des familles, bien brut de décoffrage, avec sa victime tringlée peu délicatement par une bande de voyous imbibés de bière, et appliquant tout aussi subtilement la redoutable loi du talion. Les trois agresseurs, dont un flic sodomite et un simple d'esprit qui ne peut honorer madame que si celle-ci est dans les vapes, sont de véritables raclures de fond de bidet, des mecs forcément amoraux et complètement pourris qui n'en sont d'ailleurs pas à leur coup d'essai. Non content de défoncer la pauvre Jenny par tous les trous, ils lui gravent au couteau le mot Hora ("Pute" en norvégien) sur le front, imprimant ad aeternam cet instant atroce dans la partie visible de sa chaire, comme si le reste ne suffisait pas. Totalement traumatisée, Jenny entame alors une vendetta ravageuse, et inflige des châtiments radicaux à base de découpage de kikis et de vagin piégé.

Difficile de nos jours de se lancer dans le rape & revenge avec l'espoir d'aboutir à quelque chose de convaincant sans tomber dans la redite. Le film de Reinert Kiil ne racontant absolument rien de neuf et ne cherchant malheureusement pas à innover en quoi que ce soit n'y parvient en aucun cas. De plus, "The Whore" laisse de marbre; là où on devrait ressentir un sentiment de répulsion et de dégoût, ne survient qu'un vague soulagement témoignant des 45 minutes de vide abyssal qui ont précédé. 45 minutes durant lesquelles le réalisateur nous a gratifié d'innombrables plans de son actrice fumant des clopes en scrutant le néant de son regard vide et tournant en rond dans son salon avant l'instant tant redouté du viol. Passionnant. Là où "The Whore" pousse le bouchon un peu plus loin que les autres films du genre, c'est au niveau des actes vengeurs d'une Jenny hagarde qui n'hésite pas à s'attaquer aux attributs masculins de ses agresseurs, l'occasion pour Kiil de nous offrir quelques plans de pénis déchiquetés ou tranchés en morceaux. Rien de vraiment transcendant mais suffisant pour lâcher une petite grimace ou deux. Cependant, le plus agaçant dans tout cela est l'acharnement du réalisateur à absolument vouloir donner à son film un rendu "vintage", une patine "grindhouse". Non pas que la volonté soit mauvais, mais il ne fait qu'appliquer les méthodes de ses prédécesseurs (allant même jusqu'à reprendre l'idée de la pellicule manquante de "Planet Terror"), et ceci de manière nettement et inévitablement moins convaincante. Kerozene

NUNSPLOITATION

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