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Le SPECTRE MAUDIT aka THE BLACK TORMENT aka ESTATE OF INSANITY - Robert Hartford-Davis, 1964, Angleterre Lorsque Sir Richard Fordyke, riche aristocrate propriétaire terrien, revient après un séjour londonien de trois mois en compagnie de sa nouvelle épouse, il retrouve ses sujets méfiants et antipathiques. Car il a beau prétendre qu'il était absent, de nombreux témoins l'ont vu chevauché de nuit un cheval blanc fuyant le spectre de sa femme qui s'est suicidée il y a quatre ans de cela. Pire encore, on le soupçonne d'avoir violé puis tué une jeune fille. Sir Richard, qui ne comprend rien à cette grotesque situation, va alors être la victime du spectre de son épouse puis sombrera peu à peu dans une folie paranoïaque. LE SPECTRE MAUDIT possède tout ce que l'on attend du film d'épouvante gothique à l'anglaise: atmosphère pesante, scènes d'épouvante spectrale, personnages antipathiques et patibulaires, comme le maréchal ferrand au physique de Bud Spencer ou le père de Richard, vieux tétraplégique impuissant assistant bien malgré lui à une terrible machination. Le fantastique et l'horreur sont introduits de façon discrète, le film ne possédant que peu de scènes chocs et misant principalement sur son ambiance. Ce n'est certes pas un classique du genre, mais il présente une approche plaisante de l'épouvante à l'anglaise quelque peu différente des films de la Hammer. Kerozene |
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SUPER MARIO BROS - Annabel Jankel/Rocky Morton avec Bob Hoskins, John Leguizamo, Dennis Hopper, Samantha Mathis, 1993, Angleterre/États Unis Bienvenue dans le monde du nanar cosmique réalisé par des nazes qui ne savent pas tenir une camera, dans ce monde vous découvrirez des effets spéciaux tout pourris, des scénarios écrits par des mioches de douze ans et des acteurs qui ne sont la que pour pouvoir payer leur loyer, c'est dans ce monde que vit Super Mario Bros le film (déjà fallait y penser) ignoble bouse torchée par des grands maîtres du profit maximum et de l'effort minimum, présentation d'une arnaque ultime. Mario Mario (attention: vanne, car Mario en fait c'est son prénom mais c'est aussi son nom... pfffffffff ha ha ha ha ha putain mortel....nan je sais c'est pas dôle...) est un plombier, a ses cotés Luigi Mario (attention: vanne, car Luigi c'est son prénom et Mario c'est son nom... pfffffffff ha ha ha putain y a même pas de vanne en fait...) tous deux vont être embarqués dans une aventure fantastique avec pour objectif de délivrer La princesse Peach (attention: vanne... bon OK j'arrête) prisonnière de l'ignoble koopa!!! Et alors là attention les yeux, c'est parti pour une heure trente de blagues qui ne feront rire que les abrutis qui se bidonnent devant un bon vieux film de Steven Seagal ou de Jean Claude Van Damme (comme moi quoi... ), pour une heure trente d'effets spéciaux torchés a la va comme je te pousse par une équipe de branleur qui ont du bien se marrer en voyant les rush (nan mais faut pas déconner quand même les mecs!!) pour une heure trente de cabotinage incessant de la part d'acteurs qui de toute façon n'en ont rien a branler vu qu'ils sont la pour encaisser le chèque du loyer, et a la base de tout ça un univers féérique créé par le génial Miyamoto. En effet un petit rappel des faits pour ceux qui auraient vécu dans une caverne depuis ces vingt dernières années, super Mario Bros est à la base un jeu de plate forme culte (et disons-le: génial) qui a enchanté et fait rêver toute une génération de hardcore gamer (parce que question difficulté c'était autre chose que les jeux vidéos actuels). Pourtant aussi géniale soit-il, ce jeu méritait-il, ou avait-il même besoin d'une quelconque adaptation cinématographique? Bien sur que non, un "non" qui rend la démarche créative (enfin si on peut parler de création) de ce film carrément intrigant, pourquoi? comment? Partant du principe que n'importe quelle personne un tant soit peu douée de bon sens n'aurait même jamais songé a une adaptation de Mario sur grand écran, comment des mecs censés savoir sur quels moteurs (et la je parle d'un point de vue purement commerciale, puisque ici il serait carrément débile de parler de démarche artistique) fonctionnent le cinéma peuvent-ils décider d'insuffler un budget démesuré dans ce qui ne peut être qu'un nanar immonde? (qui d'ailleurs fut loin d'être un succès) La réponse est pourtant simple mes amis : Le fric. Car tout dans ce film pue l'arnaque a plein nez, ce qui le rend évidemment, vous me connaissez maintenant, plus que recommandable (c'est simple moi, dès qu'il sort en dvd je l'achète) tout est mal foutu et fait a la vite, tout est raté, un foirage totale et hallucinant (au même titre que King Kong 2) tellement évident qu'il en devient fendard, car si une blague foireuse peut créer un petit malaise deux milles blagues foireuses ça finit forcément par me faire marrer et la autant vous dire que je fut un bourrin satisfait. D'une poursuite en matelas (what the fuck??) dans les égouts avec des tortues mutantes, a la transformation de Dennis Hopper en gros lézard, en passant par un débouchage d'égout New Yorkais, cette "oeuvre" accumule les scènes débiles et complètement vaines (et incohérentes) a un rythme tel qu'il en devient tétanisant de connerie, a se demander ce qu'avait fumé les gay lurons coupables de cette farce cinématographique pour pouvoir nous pondre ce monument de portnawak gravé sur celluloïd, un travail qui force le respect à force de pousser vers la beaufitude la plus totale et la bêtise la plus pure, et si voir Bob Hoskins avec ses grosses moustaches (il ressemble à José Bové je vous jure que c'est vrai) parler comme un pizzaiolo pété au chianti (avec son gros béret rouge) ne suffit pas a déclencher en vous un fou rire incontrôlable(nan mais regardez-le-moi sur l'affiche avec sa ventouse il ferait presque pitié), alors je ne peux plus rien faire pour vous. Vous voila entré avec perte et fracas dans le monde du nanar. Kitano Jackson |
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TÉMOIN MUET aka MUTE WITNESS - Anthony Waller avec Marina Sudina, Fay Ripley, Evan Richards, Oleg Jankowskij, Igor Volkov et un cameo d'Alec Guiness (non-crédité, dans le rôle du "moissonneur" : ses scènes auraient été tournées plusieurs années avant le reste du film), 1994, Royaume-Uni (coproduction germano-américano-russe), 1h33 Moscou, 1994. Une jeune Américaine muette, maquilleuse sur le plateau d'un slasher, se retrouve malencontreusement enfermée dans un studio de cinéma. Elle assiste au tournage d'un snuff-movie. Après s'être échappée, elle tente de raconter l'assassinat dont elle a été témoin. Comment se faire croire de ses amis ? Et se protéger des tueurs lancés à ses trousses ?... Placé sous l'influence marquée de Brian de Palma, ce thriller constitue une excellente surprise. Le rythme ne faiblit jamais, l'escalade dans le gore et la violence est incessante, au point que le cinéaste frise l'excès de "twists" en fin de film. Cela n'entame pratiquement pas le plaisir franc procuré par cette nerveuse petite bande, tournée dans un Moscou nocturne et glauque, digne d'une BD de Bilal. Le budget n'est pas énorme, cela se voit au faible nombre de décors, mais ces derniers sont utilisés au mieux. Le filmage multiplie les angles astucieux, les mouvements de caméra hitchcockiens et les plans subjectifs voyeuristes. A l'exception notable de l'héroïne, subtilement interprétée par la mignonne Marina Sudina (sur laquelle Waller se permet un plan-nichon et une FFN - full-frontal nudity- amusants), les personnages (cinéastes américains vs. trafiquants de snuff-movies russes) ne dépassent guère la caricature. Cela correspond bien au monde de faux-semblants que le film met en scène (l'héroïne crée de l'illusion, c'est son métier). Le cinéma peut-il fabriquer son propre réel ? Tel est au final le questionnement sous-jacent de ce remarquable TEMOIN MUET, qui se voit et se revoit avec joie ! Stelvio |
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TERREUR AVEUGLE aka BLIND TERROR aka SEE NO EVIL - Richard Fleischer, 1971, Grande Bretagne, 1h25 Sarah, une jeune aveugle vient passer quelques jours en famille, dans une grande demeure de la campagne anglaise. Bientôt, elle se retrouve seule, à la merci d'un criminel sans pitié... De l'Américain Richard Fleischer, on connaît généralement bien les "classiques" SOLEIL VERT ou 20 000 LIEUES SOUS LES MERS, voire L'ÉNIGME DU CHICAGO EXPRESS, mais on oublie souvent le reste de son uvre, généralement sous-estimée. Il en va ainsi de ce TERREUR AVEUGLE, rarement projeté et difficile à dénicher. Tourné en Angleterre avec un budget moyen, cette série B s'avère tout à fait recommandable. Le scénario signé Brian Clemens, créateur inspiré de la série CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR, n'a rien de tortueux. L'intrigue en est simplissime ! Elle s'ordonne autour d'une seule et unique ligne de force : La jeune fille (Mia Farrow, qui mieux que personne fait rimer peur et pâleur) parviendra t-elle à échapper au tueur ? Après une mise en place un brin longuette, le film se mue rapidement en "survival". Sarah prend la fuite, court comme une dératée à travers champs et bois, lutte les pieds nus dans la boue (allusion directe à un film antérieur de Fleischer). Mais, davantage que le déroulement de l'histoire, c'est la mise en scène qui séduit. Fleischer multiplie en effet les angles inhabituels et les focales déformées, comme pour retranscrire sur l'écran le terrible handicap de son héroïne. Du mystérieux criminel on ne voit d'ailleurs que les bottes marrons ornées d'une étoile blanche (un hommage au western ?). La résolution est comme le film : concise et un peu précipitée. Face à un suspense, le spectateur doit être comme Sarah, c'est à dire aveugle, ainsi pourrait s'écrire la conclusion de ce sympathique petit film ! Stelvio " A blind girl's world of darkness becomes a hideous nightmare. " -Sous-titre de la pochette résumant bien le film pour une fois. Une jeune femme nouvellement aveugle, Sarah (Mia Farrow), retourne chez elle après avoir été victime d'un accident de cheval qui lui a fait perdre la vue. L'immense maison au terrain tout aussi gigantesque est demeurée comme elle l'était avant son absence forcée où maintenant sa famille tentera de l'aider à démarrer une nouvelle vie avec son nouveau handicap. Ailleurs, dans la ville non loin, un mystérieux trouble-fête aux bottes de cow-boys décoré d'une effigie d'étoile se promène, semant le trouble où il peut tout en gardant son identité secrète au spectateur qui ne voit toujours que les bottes à chacune de ses apparitions. Ce douteux personnage fera un tour dans l'immense maison où il assassinera la famille durant l'absence de Sarah qui reviendra chez elle en croyant la famille déjà couchée, mais dont les corps sont plutôt à la vue de tous. Comble de tout, l'homme aux bottes a laissé un indice qu'il doit récupérer... Voilà une belle surprise ! Film britannique avec Mia Farrow en tête d'affiche, on aurait pu croire à un film classique parsemé d'ennui, eh bien il n'en est rien. Certes, le film demeure chaste et pratiquement sans violence, mais la mise en scène sort du classicisme typique britannique pour agiter de tension le spectateur épris du charme innocent et naïf de Farrow, complètement vulnérable. Il est également intéressant de ne voir que les bottes de l'assaillant durant tout le film, pour ne révéler son visage qu'à la toute fin où il aura par ailleurs retiré ses fameuses bottes. Plusieurs séquences ambiantes reviennent en tête après le visionnement tout comme les moments de folie où la caméra est tout à coup séparée de son esprit quelque peu statique, provoquant l'effet de tension voulu. La musique orchestrale est dans le ton et n'en fait pas trop tout comme Farrow et les quelques autres interprètes du film. Un film basique et simplet, mais diablement efficace ! Bad Feeble |
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Co-scénarisé par Brian Clemens, cette adaptation du récit bien connut des amateurs d'Edgar Allan Poe utilise le subterfuge récemment vu dans l'épisode de Stuart Gordon pour la deuxième saison de la série MASTERS OF HORROR. Si le rythme est un peu lent, la musique lancinante utilisant peu d'instruments, la réalisation fait preuve de panache, le jeu des acteurs étant très visuel, la caméra bouge bien et les gros plans surprennent. Quelques scènes sont mémorables, surtout en fin de métrage, quand la folie s'empare de Marsh. Du noir et blanc pour public averti qui risque d'apprécier la variation. Mario Giguère |
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TERROR aka La Terreur des Morts Vivants - Norman J. Warren avec John Nolan, Carolyn Courage, James Aubrey, 1978, Royaume Uni Une histoire d'horreur commence avec une sorcière brûlée vive, qui maudit ses oppresseurs pour des générations à venir. En fait, il s'agit d'un film projeté chez le réalisateur, qui fait partie des derniers survivants de l'histoire basée sur la vie de ses ancêtres. Après une séance d'hypnose qui tourne mal, les morts commencent à s'accumuler... Je ne connaissais de Warren que son ALIEN PREY, curieux mélange ou un extraterrestre à forme humaine sème la bisbille chez un couple de lesbiennes ! Ici, inspiré selon ses dires par Suspiria de Dario Argento, Warren enfile une série de meurtres spectaculaire reliés par un mince fil. Effectivement ce pourrait ressembler à Argento, par le travail de photographie et l'ambiance onirique, mais n'est pas Argento qui veut et l'absence d'empathie pour des personnages quelconques engendre plus la lassitude que la surprise. Vite vu, vite oublié. On note la présence de Chewbacca (Peter Mayhew) sans son costume... Mario Giguère |
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THUNDERBIRDS - Jonathan Frakes avec Bill Paxton, Ben Kingsley, Sophia Miles, 2004, États Unis/Royaume Uni Il y avait au départ une formidable série télévisée avec des marionnettes, mais des scénarios adultes, et des effets spéciaux et des maquettistes géniaux. Confiée à l'ancien acteur de Star Trek the Next Generation devenu réalisateur, Jonathan Frakes, qui n'a jamais vu un épisode et qui ne les trouve pas géniaux, on dévolue le concept et on choisit délibérément d'en faire un film pour enfants avec en vedette les enfants, Alan, Tin Tin et ajout de Fermat, fils de Brain. C'est donc aux enfants de sauver les adultes, coincés dans le thunderbird 5 en orbite descendante, d'affronter THE HOOD, bien joué par Ben Kingsley, mais entouré d'imbéciles caricaturaux. N'ayant rien comprit à l'essence du succès de la série originale, l'équipe s'inspire des récents succès de Robert Rodriguez et de ses espions ados, ridiculisant au passage et à deux reprises, la formule des marionnettes, élaborant un scénario de vol de banque puéril remplit de gags faciles. N'empêche que les véhicules sont impressionnants et que l'équipe d'effets spéciaux remplit le cahier de charges avec succès et que Lady Penelope et son chauffeur Parker volent la vedette avec panache. Résultat au box-office tristounet, sans surprises. Dommage. Mario Giguère |
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TOWER OF EVIL aka Horror of Snape Island - Jim O'Connolly, 1972, Angleterre Deux couples de jeunes se retrouvent sur une île sur laquelle se dresse fièrement un phare toujours éteint. Une des filles sera la seule survivante, traumatisée par le massacre de ses amis et qui ne manquera pas de tuer un marin innocent. Certaines personnes décident de se rendre sur l'île pour y trouver les raisons du massacre, et surtout pour y trouver un supposé trésor dont l'existence a éclaté aux yeux des protagonistes grâce à l'arme utilisée par la jeune fille: une viellie épée d'or datant d'il y a 3000 ans. Sur l'île, une mystérieuse présence semble effectivement épier nos héros. On ne va pas en dévoiler plus, déjà que le scénario est plutôt mince, on va juste dévoiler son opinion pour le moins mitigée. Le film commence drôlement bien, avec scènes psychédéliques, montage tripé, mais sombre rapidement dans une trame convenue au rythme posé et plutôt... reposant. Dommage. Kerozene |
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VAMPIRA aka OLD DRACULA - Clive Donner, 1974, Angleterre Dracula (David Niven) profite de sa sinistre popularité pour attirer des touristes dans son château. Une fois ceux-ci endormi, il pratique sur eux des transfusions. Son but n'est pas principalement de se nourrir, mais de ramener sa femme à la vie. Pour cela, il est à la recherche d'un groupe sanguin extrêmement rare qui tirerait Vampira (sa femme donc) de 50 ans de sommeil profond. Des touristes de Londres débarquent, Dracula pratique les transfusions et trouve le bon sang. Il l'injecte dans le corps de sa femme qui se réveil noire de peau (mais fort jolie). Surpris, Dracula décide de se rendre à Londres pour retrouver cette fille et lui repomper du sang afin de redonner la blancheur de peau à sa femme. Cette comédie légère, produite par Playboy, contient certes de fort jolies filles, mais aucune ne dévoile ses parties intimes. Les gags sont gentils, beaucoup de jeux de mots. Les vampires se changent en chauve-souris, David Niven est fidèle à lui-même: séducteur classieux very british (alors qu'il vient de Transylvanie). Le final montre un bal masqué Playboy sur le thème de Dracula. Rien de bien mémorable dans tout cela, aucune scène d'anthologie. C'est léger, facile à regarder puis vite digéré. Kerozene |
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VAMPYRES - Joseph Larraz, 1974, Angleterre Deux femmes font de l'autostop pour entraîner des automobilistes dans leur château perdu dans la campagne Anglaise. On les retrouve le lendemain sur la route, victime de présumés accidents, mais vidés de leur sang. Un jeune couple qui fait du camping en roulotte près du château viendra en aide à un homme qui ne se rend pas compte de l'arnaque et tout se compliquera dans cette sordide histoire de sexe et de sang. Joseph Larraz, avec une commande de film avec sang et de nudité, ficelle un film érotique ou les deux pulpeuses vedettes, Marianne Morris et la playmate Anulka, s'en donnent à coeur joie en croquant à belle dents dans ces messieurs amateurs de femmes et de vin. Le prologue et la fin me laissent perplexe, mais le reste se dévore avec plaisir évident. Mario Giguère Jusqu'à l'édition DVD de Blue Underground, il avait été difficile de juger de ce film de manière convenable. Les éditions complètes provenaient des cassettes plus ou moins pirates, de qualité douteuse, et la seule version légale disponible était coupée (Anchor Bay). Heureusement, Blue Underground est venu à la rescousse d'une manière assez courageuse, il faut le souligner, dans la mesure où ils prenaient le risque de vendre peu de copies de ce DVD : après tout, combien de personnes possédant le Anchor Bay allaient racheter Vampyres pour 30 secondes de plus et quelques extras en prime ? Cela étant dit, la mise à jour de votre version (si vous avez le DVD d'Anchor Bay) vaut quand même la peine. La restauration d'image de Blue Underground est plus accomplie et les 30 secondes font toute la différence : VAMPYRES est un film comportant peu de scènes choc... Leur suppression enlève donc un élément majeur au film, en matière d'intensité. Vous voudriez voir SUSPIRIA dans une version dont une demi-minute est supprimée, vous ? La restauration DVD nous permet d'apprécier la composition et les couleurs à leur juste valeur, de même qu'une certaine ambiance gothique assez moderne voulue par Larraz. L'allure des deux femmes vampires n'est pas sans rappeler certaines jeunes femmes au style gothique, la systématisation (et l'effet de masse) en moins. Le scénario, lui, n'est pas très élaboré. Larraz avoue l'avoir expédié en une semaine, et on s'en douterait : il tient sur une page. Deux jeunes vampiresses attaquent les auto-stoppeurs pour boire leur sang. Or, l'une d'entre elles (la brune) tombe amoureuse de sa proie. Tragédie. Ce qui étonne (mais je ne vous apprends rien), c'est la férocité des attaques vampiriques. Les filles sont déchaînées et se précipitent sur leur proie avec une avidité comparable à celle qu'on doit éprouver au sortir d'un jeûne forcé. Pour le reste, de bien belles déambulations dans un lieu très intéressant au point de vue visuel, une trame sonore plaisante (surtout le thème " rock " du générique) et une élégance dans les décors et la mise en scène. Les scènes d'érotisme dans tout ça ? Pour un film espagnol-britannique qui n'est pas pornographique, c'est assez audacieux, mais en regard de la production française de la même époque, on demeure du côté sage de la carte, même si certains apprécieront de reluquer les actrices. VAMPYRES est une réussite honnête dans le fantastique européen des années 70, consciencieusement réalisée par un cinéaste doué. Il lui manque un tout petit quelque chose : un scénario plus inventif et convaincant, ou alors plus de scènes anthologiques, ou peut-être deux actrices plus charismatiques en vampiresses. Je ne sais trop pourquoi, mais les actrices du film de Naschy WEREWOLF SHADOW (notamment Patty Shepard) auraient certainement donné au film le coup de pouce nécessaire. Howard Vernon |
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VENOM - Piers Haggard, 1982, Angleterre, 1h30. La mère anglaise d'un petit garçon asthmatique, une femme plutôt aisée, s'apprête à partir en Italie rejoindre son mari en laissant l'enfant à la maison avec les domestiques et son propre père, un vieux croulant sympathique se remettant d'une maladie quelconque. Les domestiques, influencés par l'amant de la bonne, un criminel allemand halluciné (Klaus Kinski, L'AFFAIRE VATICAN), choisissent ce moment pour organiser le kidnapping du petiot. Ce dernier, juste comme "l'affaire" prend son envol, réceptionne à son animalerie favorite un serpent domestique tout à fait inoffensif qui s'avère en fait avoir été confondu avec un Mamba Noir, le serpent le plus venimeux de la planète ! Il ramènera sans le savoir ce dangereux animal chez lui, juste à temps pour assister aux premières loges à un siège policier enclenché par une série de coïncidences abruptes. Tous ces éléments un peu tirés par les cheveux se mettront habilement en place pour constituer un honnête petit thriller. Film à l'origine commencé par Tobe Hopper, qui a abandonné le projet pour des raisons inconnues, VENOM a l'avantage de posséder une situation de départ plutôt inhabituelle et c'est ce qui ferre le spectateur, car il faut avouer que la mise en scène plutôt sèche de Piers Haggard est loin de captiver. Les acteurs font leur travail honnêtement, avec Kinski qui semble incapable de se montrer blasé même par le scénario le plus drabe... Oliver Reed baigne de sueur dans le rôle du domestique bestial, ce qui ne dépaysera aucun de ses fans. La musique, elle, peut agacer, car le score de Micheal Kamen ponctue les revirements de façon fort peu subtile. La force du film est qu'un véritable serpent a été utilisé pour la plupart des séquences "d'action", et croyez-moi il a mauvaise mine ! Les plans subjectifs du reptile ont un côté psychédélique plutôt sympathique, et ses attaques sont aussi soudaines qu'efficaces à faire sursauter. Il est à noter que Klaus Kinski refusa, à l'époque, un rôle dans le RAIDERS OF THE LOST ARK de Spielberg car la production de VENOM lui offrait un salaire plus alléchant... Orloff Trois criminels tentent de kidnapper un petit garçon, fils de parents millionnaires, dans le but de demander une rançon. Les choses se compliquent lorsque les bandits en question se retrouvent enfermés dans la maison de leur victime avec le grand-père de l'enfant, un ancien explorateur, ainsi qu'une meute de policiers entourant la maison. Comme si ce n'était pas assez, un dangereux serpent mamba, le reptile le plus venimeux au monde dont le poison tue un homme en vingt minutes, se balade dans la maison et s'attaque à tout ce qui bouge. Ce film au scénario fort simple attire l'intention du spectateur à cause de son casting de rêve, soit Klaus Kinski, Oliver Reed et la belle Susan George. Malheureusement, la distribution du film s'avère être le seul intérêt de cette ennuyeuse série B. D'ailleurs, les comédiens jouent sur l'automatique, particulièrement Kinski, et on les comprend un peu vu le scénario minable avec lequel ils ont a travaillé. Les dialogues sont bâclés et les situations impossibles à croire ( le mamba se ramasse chez le petit garçon parce que l'animalerie où il est allé lui a donné la mauvaise boîte ?!? ). Le réalisateur prend le choix souvent judicieux d'instaurer un rythme lent en essayant de créer des moments de tension entre les trop rares attaques du serpent. Malheureusement, le tout rate royalement et un ennui profond s'installe en nous. Ce qui aurait pu être une superbe série B est plutôt un navet au venin aussi mortel que la vedette sans pattes du film. Oncle Freak |
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VENUS DROWNING - Andrew Parkinson, 2005, Grande-Bretagne Dawn avait tout pour être heureuse... Un mari aimant, un enfant en route et des projets pour l'avenir. Mais lui contracta un cancer qui le foudroya et elle fit une fausse couche. Depuis, Dawn déprime. Suite à une tentative de suicide foireuse, son psy lui conseil de se rendre dans un endroit familier et positif. Elle opte pour une une petite maison en bord de mer où elle passa son enfance. Un jour, sur la plage, elle trouve une sorte d'organisme informe et quasiment indéfinissable de la taille d'une aubergine. Elle le ramène chez elle, puis peu à peu se crée entre elle et cette chose une étrange relation d'amour-haine: quand elle caresse la créature, celle-ci sécrète une substance euphorisante. Ce qui devient alors un rituel prend des dimensions de sensualité malsaine inattendues... Après I ZOMBIE et DEAD CREATURES Parkinson a - selon ses propres dires - décidé de changer de registre et d'en terminer avec ses films de "zombies-sociaux". Il voulait faire du film d'horreur commercial qui plaise aux ados. Mais s'il abandonne effectivement les zombies, il reste en revanche très éloigné du cinéma d'horreur traditionnel. Parkinson place son récit dans une Angleterre moite et met en scène une histoire d'amour aussi étrange que dérangeante et toujours filmée de manière très froide et carrée. On pense un peu à Cronenberg d'ailleurs pour son style clinique et dépouillé, mais Parkinson - qui tourne toujours en vidéo - conserve clairement son univers propre et certainement décrié par tous les fans d'Uwe Boll. Au final, il réussit ici un film véritablement différent et foncièrement tordu. Site officiel: www.venusdrowning.com Kerozene |
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VILLAGE OF THE DAMNED - Wolf Rilla avec George Sanders et Barbara Shelley, 1960, Angleterre Probablement l'un des meilleurs films de science-fiction de cette époque. Dans un petit village D'Angleterre (Midwich) tout ce quil y a dêtres vivants s'évanouit, mais cela en dedans d'un territoire limité. L'armé arrive sur les lieux pour faire leurs expériences et essayer de comprendre le phénomène, mais en vain. Plus de 7 heures plus tard tout recommence a prendre vie, donc tout est supposément en ordre, sauf que quelques semaines plus tard les habitants saperçoivent que plusieurs femmes sont enceinte et accouchent toutes d'enfants aux cheveux blonds, et que leur croissance est vraiment inhabituelle et qu'ils ont ;e don de pouvoir lire les pensées des gens. C'est a ce moment que les incidents commencent : une femme s'ébouillante le bras ;accident de voiture ; homme pris en état de combustion et plein d'autres incidents aussi bizarres les uns que les autres. Cest alors que certains villageois commencent a douter que toutes ces catastrophes soient liées aux enfants. L 'armée intervient dans une réunion secrète, bin oui secret comme si l'armé nous dévoilerait tout ,et quelle admet que dans certaines autres régions du globe le même phénomène a eu lieux, et la cause serait dû a une insémination dêtre venus dailleurs. C'est là qu'un homme, qui est également père d'un des enfants, décide d'en finir une fois pour toute en les attirants dans une maison pour les faire exploser ,mais pour ce, il doit être capable de ce concentrer sur un objet et ne doit pas penser a la bombe, et c'est pour ce qu'il scande sans arrêt « the brick wall, the brick wall » pour que le mur fasse partie de ces pensées, et bien sûr pour pas que les petits garnements lisent sa pensé diabolique. John Carpenter en a fait un remake vraiment somnifère en 1995. Rana |
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The WILD BLUE YONDER - Werner Herzog avec Brad Dourif, Franklin Chang-Diaz, 2005, Angleterre/États Unis/France/Allemagne, 81m Pseudo documentaire/poème sur la colonisation de l'espace, Wild Blue Yonder présente Brad Dourif comme un habitant d'Andromède qui raconte l'arrivée des siens, construisant des centres d'achats que personne ne fréquente. Suit l'histoire des terriens qui vont se rendre sur sa planète dans le but d'y installer une colonie. Herzog filme Dourif dans des endroits vides et décrépits et se sert de documents de la Nasa et de tournage sous-marin sous la calotte glacière pour simuler un 2001 odyssée de l'espace des pauvres. Entrecoupé d'entrevues de scientifiques qui expliquent les approches possibles du voyage. Le tout sur une musique de chants qui m'ont rendu à bout de nerfs. Herzog n'a pas de budget et pille effrontément la pellicule d'autrui. Il y a bien quelques touches d'un humour qui fait sourire, mais la présence d'un tel film dans un festival comme Fantasia ne s'explique probablement que par la réputation de son auteur. On s'ennuie de Klaus Kinsky... Mario Giguère |
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WILDERNESS - Michael J. Bassett, 2006, Royaume Uni, 110 min Les jeunes délinquants d'une prison à haute sécurité vont pendant quelques jours sur une île afin de participer à un programme de réhabilitation. Surgit alors, une mystérieuse présence et d'énormes chiens qui les attaque. Il s'agit d'un excellent film qui allie le Slasher façon FRIDAY THE 13 et le survival façon DELIVRANCE. Le scénario est rempli de surprises, le décor est magnifique, l'acting est excellent, les mouvements de caméra et le cadrage sont grandioses. Les amateurs de THE BEYOND et particulièrement les fans de la scène de l'attaque du chien sur Emily vont être contents, puisque ici, ça va largement plus loin dans le gore ! It's a MUST SEE ! 10/10 Black Knight le site du réalisatreur: www.michaelbassett.com |
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The WILD GEESE aka Les Oies Sauvages - Andrew V. McLaglen avec Richard Burton, Roger Moore, Richard Harris, Hardy Krüger, Stewart Granger, Winston Ntshona, John Kani, Jack Watson, Frank Finlay, Barry Foster, Donald Fraser, Kenneth Griffith, 1978, Royaume Uni/Suisse, 128m Matherson est un homme d'affaires qui recrute les services d'un mercenaire expérimenté, le colonel Faulkner, pour mener en Afrique une mission secrète et dangereuse; il s'agit en fait de libérer un chef d'état déposé que tout le monde croit mort, Limbani, actuellement prisonnier des militaires à la solde du dictateur Ndofa, qui dirige les destinées du pays de Zembala. Faulkner accepte à la condition qu'il ait obligatoirement la collaboration de deux vieux amis, le lieutenant Shawn Fynn et le capitaine Rafer Janders. Après que Faulkner ait pu les convaincre tous les deux de le suivre dans cette mission, ils réunissent ensemble une cinquantaine d'hommes qu'ils soumettent à un entraînement intensif. Janders met au point un plan pour libérer Limbani sans que les risques ne soient élevés pour le groupe, plan qui obtient l'approbation des associés de Matherson. Le raid a lieu plus tôt que prévu, mais il est exécuté sans bavures et Limbani est libéré par le commando de mercenaires. Cependant, Matherson à conclu une entente avec le dictateur Ndofa et il abandonne Faulkner et ses hommes à leur sort. Ceux-ci tentent alors de trouver un moyen de quitter le pays de Zembala avant que l'armée de Ndofa ne les retrouve, surtout que Limbani, blessé, doit être soigné de toute urgence. Produit par une compagnie britannique spécialisé dans le film d'aventures et d'action, parfois de guerre, "THE WILD GEESE" est devenu une oeuvre cultissime pour les amateurs de films portant sur des opérations de commandos exécutées par des officiers militaires ou mercenaires. Le succès de ce long-métrage fût tel que les imitations (surtout italiennes) ont suivi à la vitesse d'un troupeau de bisons au galop, souvent avec des titres similaires, en plus d'une suite tournée en 1985 et même d'une variante récente américaine au ton hélas patriotique: "TEARS OF THE SUN". Le scénario se fonde sur l'actualité de l'époque alors que la trame de base de l'intrigue porte sur les conflits africains. Le but des auteurs n'était toutefois pas d'explorer le sujet en profondeur mais de composer une histoire fertile en scènes d'action et en confrontations armées. Sur ce plan, "THE WILD GEESE" est une vraie et franche réussite car les péripéties se suivent à une très bonne cadence grâce au savoir-faire et à l'expertise d'un réalisateur qui connaît son métier: Andrew V. McLaglen. Celui-ci sait comment accrocher l'attention du spectateur en donnant l'élan voulu à sa mise en scène tout en ménageant adroitement les retournements de situations contenus dans le récit. L'ensemble bénéficie en plus d'un certain humour comestible au ton british, d'une trame sonore de qualité signée Roy Budd, d'un superbe générique conçu par Maurice Binder, qui travaille habituellement pour les films de James Bond, et d'un casting entièrement masculin composé d'acteurs au talent connu même s'ils ne sont plus de la première jeunesse. Maintenant que ce film existe en DVD, vous n'avez plus d'excuses pour ne pas le voir, si vous avez 2 heures à combler dans vos loisirs, car il se regarde avec plaisir. Mahtieu Lemée |
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the WOMAN IN BLACK - Herbert Wise, 1989, Angleterre, téléfilm Une surprise de Mouni qui me dit juste: ferme toutes les lumières et prépare-toi. Première excellente surprise, un scénario de Nigel Kneale, le magnifique scénariste des trois Quatermass et de L'Abominable Snowman, secundo, une excellente production britannique. L'histoire: un solliciteur doit inventorier la maison d'une vielle recluse décédée, mais personne ne veut l'accompagner vers cette maison retirée et qui est cette dame en noir que personne ne voit sauf lui ? Pour ce qui est du reste , on n'en diras pas trop, mais la caméra, sobre, a de drôle de mouvements quand des apparitions arrivent. Un scénario parfait avec d'excellents acteurs pour le meilleur film de fantôme que j'aie vu. Rien de moins. Excellent !!! Mario Giguère Un homme reçoit comme mission de vendre une maison se trouvant dans un village anglais situé près de la mer. Là, il sera accueilli par les charmants habitants, fera la connaissance d'un riche sympathique et se rendra aux funérailles de la morte propriétaire de la maison en question. C'est là que les choses se compliquent, notre pote se mettra à avoir des visions: une femme vêtue de noir uniquement se promène dans le cimetière et il commence à la voir un peu partout. La nuit dans la maison lugubre va être longue. Ce film fait pour la télévision est surprenant par sa qualité, il s'en tire relativement bien avec le petit budget et est, heureusement, soutenu par une prestation solide des acteurs principaux. Les scènes effrayantes sont axés sur la même idée que le récent THE OTHERS, on montre le moins possible, on laisse recourt à l'imagination et ainsi, les apparitions des spectres seront beaucoup plus efficaces. Et croyez-moi, ça marche ! Oncle Freak J'ai 30 ans. Ça ne veut pas nécessairement dire que je suis bon pour le rebut, mais ça signifie que j'ai un certain vécu derrière moi, et, qu'en tant que " cinéphile ", j'ai vu beaucoup de films. L'un des problèmes qui s'ensuit, c'est qu'on peut devenir blasé, avoir l'impression d'avoir tout vu et que plus aucun film " d'épouvante " ne peut nous effrayer. Cela prend donc une oeuvre sacrément efficace pour y parvenir. Or (grâce à Mouni, de qui j'en tiens une copie) WOMAN IN BLACK s'est révélé très efficace à cet égard. Avant de le mettre dans mon vidéo, je me disais : - Bon, un téléfilm de 1989, anglais en plus (l'un des pays les plus censurés du monde). J'espère au moins que ça va bouger un peu. Les premières minutes sont classiques, mais élégantes : un jeune homme travaillant dans une firme d'avocats doit se rendre en train dans la demeure d'une femme décédée et passer la semaine dans son petit village, afin de mettre un peu d'ordre dans ses affaires. Presque seul, il assiste à ses funérailles et remarque, dans l'église, et ensuite dans le cimetière, une étrange femme en noir qui le regarde. N'en disons pas plus, car il ne faudrait pas révéler de punch à ceux qui n'ont pas vu ce film que je n'hésite pas à qualifier de chef-d'oeuvre du fantastique d'épouvante. Le tout est si habilement amené que l'on est tout à coup aspiré en plein cauchemar et que le dernier tiers du film est très très angoissant. Si ce film sortait en salles de nos jours, je vous garantis qu'il ferait sensation et on entendrait parler. Beaucoup plus que d'un titre comme RING, par exemple... C'est donc à voir pour l'atmosphère glauque et étouffante, pour le résultat très efficace que parvient à produire le réalisateur Herbert Wise à partir d'un budget très modeste, et pour une scène de terreur inoubliable (ceux qui l'ont vu savent de quoi je parle). Howard Vernon |
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