
mise à jour le 30 août 2010
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KILLER CROCODILE aka Crocodile - Larry Ludman alias Fabrizio De Angelis avec Anthony Crenna, Ann Douglas, Thomas Moore, Wohrman Williams, Van Johnson,1989, Italie, 95m Un petit groupe de jeunes environnementalistes font des recherches près d'un bayou car ils suspectent une grande multinationale de déverser des produits toxiques dans les eaux. Ils ne tardent pas à trouver les preuves nécessaires mais en campant la nuit, un des leurs disparaît. Les autres découvrent alors l'existence d'un crocodile géant et ils s'enfuient jusqu'au village pour donner l'alarme. Personne ne les croit jusqu'à ce que le crocodile apparaisse et provoque des ravages. Le patron de la multinationale tente alors de faire disparaître les preuves qui ont entraîné la mutation de ce crocodile. De leurs côtés, les environnementalistes se joignent à un vieux chasseur pour tuer la bête. Rejeton tardif de la série B à l'italienne, ce film raconte une énième variation sur la terreur provoqué par un animal connu pour bouffer autant les êtres humains qu'autre chose. Le crocodile conçu par le maquilleur attitré de Lucio Fulci, Giannetto De Rossi, apparaît cependant plus ou moins réussi selon les séquences. Quant à l'intrigue, elle accumule les stéréotypes définis par le genre. La mise en scène de De Angelis ne se gêne pas pour piller les clichés les plus éculés sans chercher à rien apporter de neuf, dans le but de plaire à un public gagné d'avance. La photographie est plutôt médiocre et les rebondissements sont du déjà-vu. Toutes ces "qualités" en font néanmoins un film sans prétention qui devrait faire rire plus d'un spectateur peu exigeant. L'interprétation est comme vous vous en doutez, mais je vous en laisse le jugement. Mathieu Lemée |
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KILLER CROCODILE 2 aka Alligator 2 le retour - Giannetto de Rossi avec Anthony Crenna, Debra Karr, Ennio Girolami, 1990, Italie/États Unis, 81m Liza Farrell, une jeune et jolie journaliste est envoyée compléter une enquête dans le sud. Un entrepreneur veut construire un complexe de villégiature non loin d'où il a enfoui des déchets radioactifs, le vilain. Kevin, tueur du crocodile dans le premier film rempile pour appuyer Debra, sans savoir qu'il y a un autre crocodile géant qui rôde dans le coin. Baignades involontaires, morsures, festin, brève nudité et un thème musical qui rappelle un certain requin... Rien d'original, ni de bien fait, en somme. Riz Ortolani singe John Williams, mais tout le film transpire le déjà vu. Debra Karr est assez mignonne mais fort peu crédible tandis que Crenna n'a joué que dans deux films: les deux Killer Crocodile ! Giannetto de Rossi filme sagement sa créature qui ne semble pas pouvoir bouger autrement que de la mâchoire. Vite vu, vite oublié. Mario Giguère |
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KRAKEN: TENTACLES OF THE DEEP aka Kraken: Le monstre des Profondeurs aka Deep Waters - Tibor Takacs avec Charlie O'Connell, Victoria Pratt, 2006, États Unis/Canada, 88m, TV Ou il sera question de gens qui recherchent une opale mythologique qui serait au fond des mers et gardée par un calmar géant. Entre Ray qui a perdu ses parents des années plus tôt, bouffés par la bête, la belle Nicole qui veut valider ses théories sur l'existence de la chose, son ex qui veut l'avoir pour la ramener au pays des grecs et le monstre, une guerre de clichés s'enclenche. Le monstre est bien peu impressionnant et n'est pas vraiment au centre du film et c'est bien dommage. C'est bien l'orgueil, l'avarice et la revanche qui motive des personnages unidimensionnels réunit autour de tentacules en images de synthèse pas convaincantes. Si le Kraken a de la belle chair à se mettre dans le bec, le spectateur attends en vain une scène qu'il pourrait graver dans sa mémoire. Mario Giguère |
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LAKE PLACID aka LE LAC PLACIDE - Steve Miner, 1999, États Unis Bin oui je me suis mouillé. Mon frère arrive avec ça ici et me le prête et me dit de l'écouter pis de lui en donner des nouvelles. J'avoue qu'il a traîné un bon deux semaines sur ma tablette avant que je l'attaque, au début ca me plaisait et je trouvais ca divertissant, jusqu'au moment où ils nous montrent la vielle folle sur le bord du lac qui nourrissait la vilaine bête avec de pauvres vaches, Ca m'a royalement agaçé, le fait que la créature ne soit pas un mutant de la nature, mais bel et bien un croco domestique, apprivoisé par madame pepperpote, non ce n'est pas pour moi. Rana |
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LAKE
PLACID 2 - David Flores avec John Schneider, Sarah Lafleur,
Sam McMurray, Chad Collins, Alicia Ziegler, Joe Holt, Ian Reed
Kesler, Justin Urich, Cloris Leachman, Terence H. Winkless, 2007,
États Unis/Bulgarie, 88m
Pendant
que l'Australie nous a livré deux films d'attaques de
crocodiles apportant un peu de sang neuf à ce sous-genre avec
"BLACK WATER" et "ROGUE", la compagnie
américaine UFO a préféré concevoir une
suite tardive à "LAKE PLACID", succès potable
datant de 1999. Tourné en Bulgarie avec un budget maigrichon,
ce nouveau métrage fait pour la télévision ne
risque pas de surclasser en qualité les récents
modèles australiens. Malgré plusieurs séquences
gore, quelques plans nichons et de nombreuses scènes
d'attaques de crocodiles, le scénario n'est qu'une copie
carbone du premier "LAKE PLACID", tant dans les situations
que dans le ton d'humour. En fait, l'insistance des auteurs pour la
surenchère (il y a pas moins de 4 crocodiles dans ce film!)
camoufle bien mal le manque d'originalité et de fini du
résultat, surtout avec une conclusion aussi prévisible.
Le plus désolant, c'est que les sauriens, voire même
parfois le gore, ont été pauvrement et honteusement
conçus en CGI. La réalisation confère le rythme
nécessaire pour conserver un minimum d'intérêt,
mais elle demeure banale et sans surprises en général.
Encore un autre produit de consommation courante plus insipide que
jouissif. Les acteurs jouent en accord avec les poncifs de la
série B SCI-FI ou plutôt "CGI-FI channel" nous présente ici une daube de plus à nous mettre sous la dent...
Le
premier opus de Steve Miner, réalisé en 1999, m'avait
laissé un souvenir très sympatoche, mais ouvrait
malheureusement, lors de sa dernière image, la voie à
une potentielle suite ! Les bébés crocos rejetés
dans le lac ont bien grandi en 8 ans... le numérique aidant
bien sûr ! Ceci dit, ce n'est pas la première fois que l'on verra un film sur les crocos "caïmans" nul ! Marc Evil |
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LITTLE LOST SEA SERPENT - Donald G. Jackson avec Linnett Axelsson, Brad Bufanda, Joe Estevez, Conrad Brooks, 1995, États Unis Julie et Tommy découvrent un bébé serpent de mer sur la plage. Ils le rapportent à la maison mais ont peur que leur créature ne soit découverte et découpée en pièces par des scientifiques. C'est le jeu de cache-cache avec les parents séparés, le père étant un journaliste faisant passer son travail avant sa famille. Il y a aussi dans le décor deux pseudo journalistes qui rêvent depuis 15 ans de trouver enfin la preuve de n'importe quoi, soucoupe volante, bigfoot ou serpent de mer ! Petit budget pour petit film pour enfant tourné en vidéo par Donald G Jackson, plus connu pour sa saga de Frogtown ou sa collaboration avec James Cameron sur Terminator. Un minimum d'acteurs, comprenant l'ineffable Conrad Brooks qui cabotine monstre, réussissant encore à faire un énorme clin d'oeil à PLAN NINE FROM OUTER SPACE, son quinze minutes de gloire ! Jackson est aussi devant la caméra dans le rôle d'un adulte trop sérieux quia peur des serpents. Si l'adolescente, Linett Axellson est sympathique, le garçon tout comme comme Joe Estevez n'ont pas fait l'Actor's studio. Le petit budget est surtout évident au niveau de la bande son, pas vraiment balancée. Sans parler de la créature, qui ressemble plus à un jouet qu'à quelque chose de vivant, mais bon, la référence finale à Gorgo est encore plus ridicule ! Résultat très léger. Le film est tombé dans mes mains il y a quelques années, à la rencontre de Conrad Brooks, super enthousiaste, mais ne serait pas disponible autrement. On en trouve quand même des traces sur internet, étant offert en bouquet sur la tété américaine. Aucune mention sur Internet movie Database, mais on vous réfère à l'excellent magazine Trash Times qui le mentionnait dans son interview carrière avec le regretté réalisateur. Mario Giguère |
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MEGALODON - Pat Corbitt avec Leighanne Littrell, Robin Sachs, Al Sapienza, 2004, États Unis, 90m Une reporter arrive avec son cameraman sur une nouvelle plate-forme de forage dans l'arctique. La tension est palpable rapidement, madame veut dénoncer le danger pour l'environnement, le propriétaire veut fournir de l'énergie et de la chaleur à ses enfants ! Le forage débute et rapidement l'engin disparaît dans une énorme cavité qui renferme des poissons disparus depuis 65 millions d'années. Au moment ou tout ne va pas très bien, un megalodon de plus de 60 pieds vient jouer les pique assiette... J'ai été de prime abord surprit par la qualité de l'ensemble, de la photographie, des décors, des acteurs et des effets dans la première heure. Les clichés ne sont pas trop appuyés, les personnages intéressants et la découverte de cet océan préhistorique est très bien. Le megalodon par contre manque de masse et ressemble carrément à un petit requin de plastique lorsqu'il sort la tête de l'eau, le truc numérique n'étant pas camouflé par tout ce qui baigne dans l'eau. On a droit à 78 minutes de film et un générique étiré sur 12 minutes pour totaliser 90m. Un divertissement pas du tout désagréable. Mario Giguère |
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Un haut placé du gouvernement américain meurt au Venezuela et l'armée locale dit que le bateau sur lequel il se trouvait a explosé dans une attaque terroriste. Le spectateur lui sait que c'est en fait des piranhas géants, pas si gros pour l'instant, échappés d'un labo américain ou l'on a essayé de faire grossir les poissons pour mieux nourrir le peuple affamé. Un expert en mission secrète, Fitch (ouais, Fitch vs Fish) est envoyé pour faire la lumière. Il se rend compte rapidement que des piranhas géants, de plus en plus énormes, sont responsables et avec l'aide des scientifiques qui ont commis la bourde, spécialement de la plantureuse rousse Sarah Monroe (l'ex étoile de la pop Tiffany), il dot rapidement les stopper, ayant aux trousse outre les piranhas, l'armée du Venezuela et le colonel Antonio Diaz. Après un Mega Shark vs Giant Octopus mettant en "vedette" Debbie Gibson, on rempile avec Tiffany, plus aussi jeune, et on vire résolument vers la parodie bien assumée. Ou presque. Il est très rapidement évident qu'il ne faut rien prendre au sérieux, mais la faiblesse des effets spéciaux et le montage qui se la joue vidéoclip nerveux ne sont pas tout à fait bien assumés. C'est à tout le moins l'impression que j'en retire, on veut parodier le genre, mais juste assez, au cas ou quelqu'un chez la chaîne Syfy n'apprécie pas trop. C'est incroyablement con, on reconnait tous les décors habituels qui nous sont resservit plusieurs fois par année par la compagnie Asylum. Bref, on se la joue comme un blockbuster, mais on en a visiblement pas les moyens. Une poursuite de voitures ferait plier en deux Rémy Julienne. On s'ennuie des vieux Roger Corman ou on s'assumait plus et on regrette la démesure insensée dans le spectaculaire que les effets spéciaux digitaux semblent permettre à de petites compagnies et des réalisateurs qui ne savent pas quand s'arrêter. Mario Giguère |
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MEGA SHARK VS GIANT OCTOPUS - Jack Perez avec Deborah Gibson, Lorenzo Lamas, Vic Chao, 2009, États Unis, 90m Prit dans la glace en plein combat, un immense mégalodon et une pieuvre géante retournent à l'eau des millions d'années plus tard. Une experte en biologie marine (Deborah Gibson), son professeur et un collègue japonais vont rapidement comprendre que les catastrophes en haute mer qui se produisent à répétition sont l'oeuvre de nos deux copains et vont tenter dans un premier temps de les attirer avec des phéromones pour les capturer. Nenni, dit le représentant de l'armée (Lorenzo Lamas). De toutes façons, les beaux plans ne fonctionnent pas et on sort l'artillerie lourde pour finalement arriver au plan B: amener les deux monstres géants à se tuer mutuellement en combat singulier d'un round. Comme c'est trop souvent le cas chez Asylum et aussi à Hollywood, le meilleur du film est définitivement dans la bande annonce. De toute façon, l'idée de base n'est certainement pas sérieuse et il est inutile de chercher une quelconque logique dans le scénario qui brasse l'ensemble des clichés habituels. Au niveau des acteurs, on a misé sur la curiosité de voir une chanteuse à la gloire dépassée, Deborah Gibson, aka Debbie Gibson, qui ne gagnera pas d'oscar, on s'entend, sa romance dans le placard à balais n'a rien de crédible. Pas plus que Lorenzo Lamas, qui cabotine à mort avec des répliques, il est vrai, qui ne demandent pas mieux. Le reste est à l'avenant, Des décors souvent minimaux, le sous-marin japonais ressemble à une simple chambre électrique, la séance de labo ou on brasse des liquides colorés avec un enthousiasme délirant est certainement de la parodie assumée, enfin on l'espère, les effets spéciaux sont répétitifs, le plan du requin qui avance dangereusement est utilisé ad nauseam, les effets sonores ne sont pas plus recherchés. Reste les scènes d'anthologie: le requin qui croque l'avion en plein vol ou qui prend une bouchée du Golden Gate Bridge. Sans les scènes de panique. Du pur plaisir coupable, certes mal foutu. Mario Giguère |
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La
MORT AU LARGE aka Death at Large aka Great White aka The Last Jaws
aka L'ultimo squalo - Enzo G. Castellari avec James Franciscus, Vic
Morrow, Micky Pignatelli, Stefania Girolami, Joshua Sinclair, Ennio
Girolami, Giancarlo Prete, Massimo Vanni, Romano Puppo, 1981, Italie, 88m
Alors
qu'une compétition de planches à voile est sur le
point d'avoir lieu dans la station balnéaire de South Bay, un
des concurrents est happé par un requin alors qu'il
s'entraînait. La découverte d'un morceau de la planche
à voile de la victime et d'un bateau fortement endommagé
force le maire de la ville, Wells, alors en campagne
électoral, à ordonner l'installation d'un filet en
acier pour fermer la baie de façon à ce que la
compétition de planches à voiles puisse avoir lieu en
toute sécurité. Le requin est toutefois d'une taille
énorme et comme en plus il tient à son
casse-croûte, il parvient à se frayer une brèche
dans le filet et à faire de nombreuses victimes lors de la
compétition. Voulant aider son père qui risque de
perdre les élections suite à cette tragédie, le
fils du maire et quelques amis se lance à la chasse au requin.
La fille d'un écrivain, Peter Benton, ayant perdu une jambe au
cours de cette chasse, celui-ci accompagné d'un ami
pêcheur tente à son tour de venir à bout de ce
monstre marin. Le requin fera de nombreuses autres victimes avant que
Peter n'arrive à en venir à bout. Le succès de "JAWS" et de son grand requin blanc ne pouvait qu'inciter un producteur italien à concocter un simili afin de remplir le ressac de jolis billets verts. C'est pourtant à un réalisateur assez talentueux, Enzo G. Castellari, qu'a été confié cette commande. Celui-ci réutilise ici ses fameux ralentis et effets de caméra ou de montage qui avaient été efficaces dans ses précédents westerns et poliziotteschis, ce qui donne au film une touche particulière malgré les péripéties conventionnelles aux éléments puisés largement dans le film de Spielberg et aussi dans le "JAWS 2". Les auteurs ont d'ailleurs poussé la coquetterie de donner au héros un nom qui ressemble à celui de l'auteur du roman original, Peter Benchley. Le film se démarque involontairement par l'étrange comportement de certains personnages qui semblent vraiment chercher à se faire dévorer par le requin qui n'en demandait sûrement pas tant. Cela donne lieu à de nombreuses séquences vraiment comiques où le requin, fait en caoutchouc mousse ou en carton-pâte et dont la grosseur laisse croire qu'il a consommé des stéroïdes, dévore des miniatures et des figurines remplaçant les acteurs (la séquence du maire suspendu à un hélicoptère est à cet égard très marrante). Drôles aussi sont les moments où le requin apparaît en surface de façon stable quand on sait qu'il est logiquement supposé être toujours en mouvement, et où il projette en l'air certaines embarcations en donnant l'impression qu'il s'entraîne pour un spectacle dans un parc aquatique. On rigole bien fort aussi quand un caméraman se fait bouffer les jambes et qu'un mannequin en forme d'épouvantail le remplace lorsqu'il est retiré de l'eau, tout ça sous les cris suivis de l'évanouissement de l'épouse du héros qui en rajoute une couche, le tout se terminant par le visage du caméraman mort qui a l'air de sourire béatement devant sa caméra. Ces maladresses dans les trucages et dans les situations, plus l'emploi de séquences (en noir et blanc???!!!) tirées de documentaires, jumelées à une mise en scène stylisé et vigoureuse de monsieur Castellari, font de ce film un joyeux nanar divertissant qui fera s'esclaffer à s'en tordre les boyaux de nombreux fans de cinéma bis italien. Le jeu volontairement sérieux des comédiens cadre bien avec le résultat involontairement rigolo de l'ensemble. Vraiment fun! Mathieu Lemée |
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NIGHT OF THE SHARKS - "Anthony Richmond" aka Tonino Ricci, 1989, Italie Treat Williams (PRINCE OF THE CITY) battles a one-eyed killer shark and gangsters led by John Steiner. The twitchy Steiner is more menacing than any of the rather docile looking sharks, which are mostly represented by fins, stock footage and what appear to be residents at the bottom of an aquarium. The cheap Platinum disc (which has surprisingly good video quality) promises an action packed horror-adventure. Shot in Cancun, Mexico this is a slickly produced Italian JAWS rip-off with Eurocrime elements thrown in. It looks a US TV move but with a larger budget than usual and a more prominent cast. It really works better as a crime film due to Steiner, an expert at playing quirky villains, and his weapon toting thugs operating in a picturesque tropical location. Treat Williams is a likable hero, but everything is familiar from other US and Italian killer shark movies. With Janet Agren, Antonio Fargas and Christopher Connelly as a helpful priest. The music by Stelvio Cipriani is a plus but see Enzo Castellari's THE GREAT WHITE instead. Robert Monell |
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OCTOPUS aka L'attaque de la pieuvre géante - John Eyres avec Jay Harrington, Ravil Isyanov, David Beecroft, Carolyn Lowery, Ricco Ross, Jeff Nuttall, George Stanchev, Martin McDougall, 2000, États Unis/Bulgarie, 100m En pleine Guerre Froide, un sous-marin russe en direction de Cuba se fait torpiller et perd sa cargaison de produits radioactifs dans les grands fonds. Plusieurs années plus tard, en Europe de l'Est, un terroriste fait péter une ambassade américaine puis se fait pincer par un jeune agent de la CIA. Sa mission, par la suite, est de ramener le terroriste aux États-Unis dans un sous-marin histoire que personne ne puisse les localiser. Le sous-marin est commandé par un capitaine casse-cou. Dans le sous-marin se trouve aussi une belle biologiste russe. Mais les potes du terroriste sont au courant de l'escapade aquatique et s'apprêtent à détourner un bateau de croisière pour récupérer leur copain. Bref, toujours est-il que le sous-marin arrive dans une zone appelée "L'Oeil du Diable", une zone dans laquelle beaucoup de navires ont disparus. Notamment un légendaire sous-marin russe à destination de Cuba... Normal, depuis que ce sous-marin a largué ses merdes, une espèce a subit d'impressionnantes mutations ! Mais de quelle espèce s'agit-il ? Je vous le donne en mille, le suspense est trop insoutenable : une pieuvre ! Et oui, une gigantesque pieuvre carnivore attaque notre sous-marin avec ses vilains tentacules en images de synthèse toutes pourries.
La
suite de l'histoire, tout le monde la connaît, classique,
aucune surprise. C'est un peu la formule du studio Nu Image, on
n'invente rien, on n'innove pas, on copie et si possible, on le fait
mal (exception pour SPIDERS de Gary Jones quand même). Mais il
y a aussi les acteurs, les effets spéciaux, les décors,
les maquettes (ah ! les maquettes lors des plans sous-marins !), les
dialogues (des fois complètement hors sujet)... rien pour
relever le niveau. Et surtout pas le final ô combien surprenant
duquel survit miraculeusement le héros casse-cou. Kerozene
Octobre
1962: un sous-marin nucléaire russe, chargé de livrer
une mystérieuse cargaison à Cuba, est coulé par
une torpille américaine. 38 ans plus tard en Bulgarie, Roy
Turner, un jeune agent de la CIA peu expérimenté
parvient à arrêter un dangereux terroriste, Casper,
responsable d'un attentat à la bombe à l'ambassade
américaine. Les autorités décident qu'un
sous-marin (commandé par une tête brûlée)
est le moyen le plus sûr pour acheminer le prisonnier,
escorté par Roy, vers les Etats-Unis, où il doit
être jugé. Le périple se déroule sans
histoires jusqu'au moment où une pieuvre géante attaque
le sous-marin près d'un endroit appelé "L'Oeil du
Diable". Pour Lisa Finch, une scientifique
spécialisée dans l'étude des courants marins,
cette pieuvre a subie une mutation génétique à
cause d'armes bactériologiques provenant du chargement que
transportait le sous-marin russe échoué par le fond, en
1962. Les survivants devront non seulement anéantir la
pieuvre, mais aussi d'empêcher Casper de profiter de l'occasion
pour s'évader. Poussif et imbuvable, le scénario de ce nouveau produit estampillé NU IMAGE plagie servilement des récents films de genre comme "DEEP RISING". Mais je ne vais pas m'attarder là-dessus car la liste serait trop longue à récapituler, ce qui en dit quand même assez long sur le manque flagrant d'originalité de l'intrigue. Débutant par un mélange de divers stocks-shots tirés d'autres productions de la même compagnie, la suite du film vient vite à bout de notre patience dès l'apparition de la pieuvre mutante en images de synthèse d'une laideur indescriptible. Qui plus est, la pieuvre n'a jamais la même dimension d'une séquence à l'autre, si l'on en juge par la grosseur bien trop variable de ses tentacules. La réalisation de John Eyres (dont la carrière s'enfonce davantage dans les abysses de la nullité avec cet "OCTOPUS") n'améliore pas les choses avec sa technique située grossièrement au niveau du bas-de-gamme et ses effets mécaniques stéréotypés. En gros, tout dans ce film est mauvais de bout en bout, et ceci inclut la performance pitoyable des acteurs. À quand un film de monstre pornographique appelé "OCTOPUTE"? Mathieu Lemée |
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OCTOPUS 2: RIVER OF FEAR aka Tentacules - Yossi Wein avec Michael Reilly Burke, Meredith Morton, Fredric Lehne, John Thaddeus, Chris Williams, Stoyan Angelov, Paul Vincent O'Connor, Duncan Fraser, 2001, États Unis/Bulgarie, 94m Une semaine après la vision d'OCTOPUS premier du nom, je remarque qu'une chaîne passe sa suite sous le titre de TENTACULES. C'est vendredi soir, pourquoi ne pas s'en jeter un p'tit avant de sortir faire la fête ? Allé hop, ça peut pas faire de mal. Alors on reprend là où le premier s'arrêtait... Ah non c'est pas ça. Pas du tout même. Nous sommes ici dans les alentours de la baie de New York à quelques jours du 4 juillet. Un couple de touristes saouls se ballade maladroitement près de la rive, quand soudain, de gros tentacules surgissent de l'eau et les attaquent. Le lendemain, deux flics de la police portuaire découvrent les corps. Après une rapide petite enquête, ils interrogent un clodo qui a été témoin de la scène. Celui-ci leur explique de manière alcoolisée ce qu'il a vu et forcément nos valeureux héros n'y croient pas un traître mot. Mais, pour une raison que j'ignore (sans doute des voix ou même son petit doigt le lui a dit) l'un d'eux maintient soudainement la thèse des tentacules et de leur propriétaire le calamar géant hantant dans la baie de la Grande Pomme. N'importe quoi, pensent bien sûr son chef et ses collègues. N'empêche qu'un bateau explose sans raison apparente, que d'autres disparitions sont signalées et que la fête nationale arrive à grand pas, alors faudrait songer à prendre la chose au sérieux, merde alors ! Bref, on connaît un peu l'histoire, classique quoi, sauf qu'à la fin on passe pratiquement du film de monstre au film catastrophe, avec un suspense insoutenable ! Bon, qu'est ce qu'il y a de plus par rapport au premier... Pas grand chose en fait, si ce n'est que les tentacules ne sont pas en images de synthèse. Bon point. Que la pieuvre a un gros oeil jaune qui brille. Bon point aussi. Que le film contient même une scène d'anthologie montrant la pieuvre prendre d'assaut la statue de la liberté ! Très bon point (mais alors qu'est ce qu'on rigole, car côté effets spéciaux, on frise l'amateurisme !) Qu'ils ont osé introduire une histoire de juge dealer de drogue et que les politiciens sont montrés comme des personnes totalement incompétentes ! Bon point encore. Dis donc, quatre bons points qui rendent la suite meilleure que l'originale. Est-ce que ça suffit pour en faire un bon film ? Mouahahaha Kerozene
À
New York, des touristes sont retrouvés noyés et
mutilés près des quais. La police pense avoir affaire
à un maniaque et deux flics scaphandriers, Nick et Walter sont
mis sur l'enquête. La ville est à quelques jours de
célébrer la fête nationale dans le port et le
maire ne veut pas de mauvaise publicité. Les deux inspecteurs
vont bientôt se rendre à l'évidence: le tueur
n'est pas humain et, je vous le donne en mille, c'est une pieuvre
géante (Bravo! c'était facile à deviner!). Mais
voilà, ni le maire ni le chef de la police ne croit les deux
flics. Lorsque Walter est tué par la pieuvre, Nick, demande
l'aide de l'attaché de presse du maire, Rachel, pour
convaincre les autorités municipales d'annuler les
célébrations au port de New York, car cela pourrait
attirer la pieuvre et faire d'autres victimes. Nick et les plongeurs
du groupe des garde-côtes se mettent à l'ouvrage pour
tuer la pieuvre, mais au cours de l'affrontement, Rachel et des
enfants se retrouvent enfermés dans le tunnel Holland sous le
fleuve, alors que l'eau monte. Malgré l'échec cuisant d'"OCTOPUS", NU IMAGE nous remet ça en moins d'un an avec une suite réalisée par Yossi Wein, fidèle directeur-photo dans de nombreux films de la compagnie. Si le scénario s'en tient aux procédés rebattus, avec des séquences d'attaques du monstre marin et le refus des autorités d'admettre la menace en cours (encore!), on est étonné de voir que les producteurs et le réalisateur aient fait un 180 degrés en optant pour des trucages essentiellement mécaniques. Ce renoncement aux images de synthèse est quelque peu rafraîchissant, mais étant donné le simplisme des effets spéciaux (surtout les transparences), cela donne droit à des séquences marrantes, comme celle où la pieuvre s'attaque à la célèbre statue de la Liberté. Les auteurs ont voulu aussi surprendre les spectateurs avec une scène finale apparentée au film catastrophe, mais là aussi on rigole dès que l'on s'aperçoit que la plupart des plans de cette scène sont tirés de "DAYLIGHT", pellicule mettant en vedette le chimpanzé Stallone. En bref, un autre film primitif de plus à classer au catalogue, mais qui amuse un petit peu plus que le premier "OCTOPUS". Encore une fois, le jeu des acteurs ne vaut pas un pet de lapin (et le personnage féminin est en plus vraiment moche à regarder). Mathieu Lemée |
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ORCA
aka The Killer Whale - Michael Anderson avec Richard Harris,
Charlotte Rampling, Will Sampson, Bo Derek, Keenan Wynn, Robert
Carradine, Scott Wlaker, Peter Hooten, 1977 États
Unis/Italie/Canada, 92m Après le remake de "KING KONG", le producteur mégalomane Dino de Laurentiis revient dans le genre animalier avec cet "ORCA", pour profiter comme tant d'autres du succès de "JAWS" (le titre ne fait-il pas référence au bateau du pêcheur de requin du film de Spielberg?). Ce film-ci est cependant loin d'être un ersatz, et le scénario préfère écarter l'idée d'une simple menace aquatique horrifiante au profit d'une aventure maritime au ton de tragédie proche de "MOBY DICK". Cela s'explique sans doute par le fait que les auteurs se soient spécialisés dans le western italien, et ceux-ci essaient même de donner un aspect mythique, en filiation avec des thèmes que l'on retrouve dans le cinéma de genre italien, à cet affrontement entre un pêcheur en quête de rédemption et un épaulard ivre de vengeance. Mais pour y arriver, les données scientifiques concernant le comportement des orques ont été partiellement détournées pour servir l'intrigue, de façon à ce que le spectateur prenne le parti du mammifère et s'identifie à lui, malgré la douleur sincère que ressent le pêcheur face au mal qu'il a fait. À force de vouloir tirer sur les cordes sensibles de la fibre écologique du sujet, ce détournement fait sombrer fréquemment le récit dans le mélo larmoyant le plus profond, comme en témoigne la musique lancinante de Morricone, dont le thème mélancolique remplirait un océan de larmes. Ce manque d'équilibre entre l'ambition de départ des auteurs et le produit final crée des longueurs et n'est pas racheté par une mise en scène laborieuse et sans personnalité, venant d'un Michael Anderson (qui ressemble plus à un artisan en fin de carrière) incapable de donner tout le souffle épique au récit. Par ailleurs, cette volonté d'abandonner l'horreur au profit d'une aventure mythique n'excuse pas l'absence d'effets gore (à quelques petites exceptions près!), redevable sans doute au fait que les techniciens aient été incapable de livrer des effets spéciaux convaincants dans la conception de l'orque. Au lieu de ça, la production s'est tournée du côté des stocks-shots tirés de divers documentaires, allant même jusqu'à filmer des plans d'orques dans des parcs aquatiques (regarder bien la clarté de l'eau!). "ORCA" est donc un autre de ces longs-métrages aux qualités intriguantes qui n'atteint pas tout le potentiel promis qui aurait pu en faire un grand film, car le résultat agace autant qu'il impressionne. Les interprètes livrent tout de même une performance honnête. Mathieu Lemée |
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the PHANTOM from 10,000 Leagues - Dan Milner, 1956, États Unis Une lumière radioactive en plein océan brûle tous les humains qui passent dans le coin. Par-dessus le marché il y a une espèce de créature mutante qui rôde aux alentours. La police et un scientifique font enquête au travers d'agents venus essayés de corrompre le responsable pour transformer le phénomène en arme redoutable ! Diantre ! Pour le monstre de pacotille, on l'aperçoit très bien au bout de deux minutes, avant le générique ! Donc le noeud de l'intrigue est cette lumière, son créateur, sa fille, l'assistant et l'assistante qui cherchent à découvrir ce secret. Le film est plein de longueurs, le monstre n'est pas au centre de l'histoire, on s'ennuie et le tout se termine bêtement. La fille du professeur est mignonne, mais on s'endort quand même. Mario Giguère |
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PIRANHA - Joe Dante, 1978, États Unis Quelle grande surprise j'ai eu hier en tombant sur le début de Piranha à MoviePix. Encore plus grande fut la surprise de constater que j'avais assez de temps à perdre dans la vie pour me re-taper ce p'tit film. Et aujourd'hui, une troisième grande surprise lorsque je réalisai que le film était absent des visionnements du Club! Donc je m'y lance... Film de poissons s'il en est, Piranha est le summum de la crédibilité scientifique. Afin de ravager les rivières vietnamiennes durant la guerre, le gouvernement américain avait fait mettre au point un piranha génétiquement modifié qui pouvait supporter l'eau froide et les grandes rations de riz. Seulement, la guerre s'est terminée et plus moyen de se débarrasser de ces bestioles qui se multiplient par centaines de milliers de millions dans une piscine de 9' de profond - zone no-trespass d'une paisible région su'l bord de l'eau. Bien sûr, on ne fait pas attention aux pancartes, on trespass, on se fait manger et puis une bonne-femme déjoue toute la sécurité de l'armée américaine en abaissant une manette bien banale qui envoie tous ces mangeurs de chair dans la rivière du coin où nagent marmots et invités d'une cérémonie quelconque. Dans de joyeux élans de comédie érotique, Joe Dante demande à ses actrices de flasher les soldats afin de les distraire - même les poissons se mettent de la partie et essaient tant bien que mal de déshabiller les nageuses qu'ils consomment. Aussi, les labos cheapos de la zone militaire no-trespass contiennent les résultats d'expériences génétiques qui influenceront toute la carrière de Dante (effets plasticines dont on comprend mal l'utilité dans un film de poissons). Attention : personne ne croira le saoulon du coin (un homme héroïque qui n'hésitera pas à se faire gruger un peu pour sauver (? - c'est pas clair) son patelin). Malheureusement pas de commentaires du commis pour celui-ci. Memorial BBQ |
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PIRANHA - Scott P. Levy, 1995, États-Unis Roger Corman, sans doute à cours d'argent, a financé 17 ans après le film de Joe Dante ce remake inutile de PIRANHA qui reprend presque mot pour mot le scénario original de John Sayles, à savoir l'invasion d'une rivière américaine par des piranhas mutants au moment de l'inauguration d'un complexe touristique. Aucune surprise donc pour qui connaît le classique d'origine et force est de constater que n'est pas Joe Dante qui veut, et ce n'est pas la présence d'Alexandra Paul (Baywatch) qui va relever le niveau. Car niveau ambiance oppressante ou frayeur aquatique, on touche ici le niveau zéro. Et on ne parle même pas des dialogues qui atteignent un joli niveau de bêtise. A oublier. Kerozene |
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PIRANHA 2 aka Piranha Part Two: The Spawning - James Cameron, 1981, États Unis/Italie, 84m Une île de touristes dans les Jamaiques. Une épave que l'on visite en plongée sous-marine. Mais dans cette épave, il restait des oeufs de poissons très particuliers: des piranhas volants ! Ils bouffent, vous avez beau ne pas aller dans l'eau, ils bouffent ! Premier film de monsieur Titanic, James Cameron, jusque là cantonné aux effets spéciaux, ici réalisés par monsieur Zombie lui-même: Gianetto De Rossi. Qu'en est-il de cette première signature qui pourrait annoncer le futur roi du monde ? Une épave sous-marine, bonjour Titanic, et Lance Henriksen, à peine reconnaissable sans ses rides et avec des cheveux ! Pour le reste, le scénario démarre sur des grivoiseries et enfile les clichés de séries B. Il parait que le producteur, Ovidio G. Assonitis, s'est réservé le montage final et aurait même tourné une partie du film, ce qui est possible. Toujours est-il que rien n'annonçait le succès international de son prochain film: TERMINATOR et les succès planétaire qui allaient suivre. On préfère le scénario de John Sayles du premier Opus et la réalisation de Joe Dante avec son humour sanglant. Mario Giguère |
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RAGING
SHARKS - Danny Lerner avec Corin Nemec, Vanessa Angel, Corbin
Bernsen, Todd Jensen, Elisa Muller, Simona Levin, Bernard Van
Bildebeek, Michael P. Flannigan, 2005, États Unis/Bulgarie, 94m On croyait que "SHARK ZONE" avait atteint les grands fonds de la connerie, mais ce "RAGING SHARKS" (toujours de NU IMAGE) les dépasse avec une incroyable facilité. Encore une fois, le scénario ne sert qu'à justifier une empilade de stocks-shots divers venant de différentes productions de la même compagnie, jusqu'aux habituels plans d'attaques de requins tirés des précédents métrages de la série des "SHARK ATTACK" et de documentaires animaliers. L'illogisme se dispute avec la bêtise au sein d'une intrigue débile tournant autour de cristaux extra-terrestres modifiant le comportement des requins, et convoités par un agent de la Sécurité Nationale se faisant passer pour un fonctionnaire pointilleux sur la sécurité du laboratoire sous-marin. Le seuil de tolérance du spectateur lâche donc rapidement durant le visonnement devant tant de profondes inepties auxquelles on ne croit plus, tellement les ficelles du récit sont aisément chétives et cassables en plus des nombreux trous de bombes laissés au passage par la narration. La mise en scène, bien que ces mots ne s'appliquent pas vraiment dans ce cas-ci à cause de son absence complète, empire le tout en y allant de digressions inutiles et en étirant inutilement la conclusion au dénouement connu longtemps à l'avance. Les acteurs sont médiocres sur tous les fronts. Mathieu Lemée |
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RAZORTOOTH
aka FACE AU PREDATEUR (soupir...) aka LEVIATHAN (au Japon) -
Patricia Harrington, 2006, États Unis Mais qu'en est-il de la bestiole, et surtout de ses attaques ? Sans surprise, c'est du CGI rarement réussi, cependant le design est plutôt convaincant, rappelant ces bestioles aquatiques des grands fonds marins. Quant aux attaques, mieux vaut éviter la version SciFi Channel - autrement dit celle que j'ai eu le non-plaisir de voir - car tout se déroule hors champs et forcément, tous les plans gores ont été grossièrement extirpés. Et il paraît qu'il y en a pas mal, surtout que la quasi intégralité du casting se fait bouffer. Au final, seuls survivent la femme sheriff et son ex-mari, à nouveau amoureux, et qui s'embrassent goulument en souriant devant la carcasse plus que fumante de l'anguille géante alors que toutes les personnes qu'ils connaissaient ont été réduits en bouillie. Comme quoi, l'amour rend réellement aveugle. RAZORTOOTH (un titre autrement plus fun que celui exploité à la télévision française : FACE AU PREDATEUR.... triste) est au final très dispensable et ne satisfera que les amateurs de pelloches de grosses bêbêtes. Pour tous les autres, il est conseillé de se limiter aux visuels du film, complètement exagérés, mais tellement excitants ! Kerozene |
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RED WATER - Charles Robert Carner avec Lou Diamond Phillips, Kristy Swanson, Leon "Coolio" Ivey Jr., Jaimz Woolvett, Rob Boltin, Langley Kirkwood, Dennis Haskins, 2003, États-Unis/Afrique du Sud, 92m, TV Dans un lac de Louisiane près duquel un groupe pétrolier vient de découvrir un gisement et où des truands cherchent un trésor engloutit, un requin se met à dévorer des gens. Mais un requin ne nage pas en eau douce, me direz-vous l'air ahuri. Et bien c'est effectivement vrai, à l'exception du requin bulldog qui est un petit malin puisqu'il vit aussi bien en eau de mer qu'en eau douce. Si le titre promet un film sanglant, le scénario, lui, s'attarde sur ses personnages: des truands très méchants qui se trahissent les uns les autres au sein duquel nous retrouvons un Coolio qui en fait des tonnes, et des gentils foreurs accompagnés d'une blonde écologiste, ex femme du bon pêcheur ex-foreur Lou Diamond Philips. Au fil du déroulement, on se surprend à ne prêter attention ni aux histoires de gentils contre méchant, ni au requin qui ose apparaître de temps en temps sous forme de CGI. Cependant ce dernier connaîtra une belle mort, suite à laquelle le couple séparé sera à nouveau uni. Que c'est touchant. Kerozene
Dans
un fleuve de Louisiane, des chercheurs sur une plateforme sont
à la recherche d'une source de gaz naturel. Ils ignorent que
leur travail a attiré l'attention d'un requin d'eau douce, le
requin-taureau, qui commence à faire des ravages sur le fleuve
à la grande surprise des baigneurs. Ignorant ces
évènements, un pêcheur criblé de dettes,
John Sanders, accepte de conduire son ex-femme Kelli et un
associé à la plateforme des chercheurs pour devancer
leurs concurrents. Ils sont à peine arrivés sur les
lieux qu'ils sont faits prisonniers par trois gangsters armés
à la recherche d'un magot caché au fond du fleuve, pas
très loin de la plateforme. Surgit alors le requin-taureau
dans les parages, à la recherche de nouvelles victimes
potentielles pour combler son appétit. Malgré un titre invitant pour l'amateur de gore et d'horreur sanglante, le fait que ce produit ait été fait pour la télévision a tôt fait de décourager nos espérances. Cela est vite confirmé lorsqu'une sous-intrigue policière banale et une autre portant sur la réconcilitation prévisible et artificielle d'un couple divorcé prennent rapidement le pas sur le vrai sujet. Si bien que ce n'est qu'après les deux-tiers du film que le suspense se met en branle lorsque le requin daigne enfin attaquer les principaux personnages, le tout se terminant de manière spectaculaire et divertissante. Techniquement, le film maintient l'illusion au minimum, malgré qu'il apparaît évident à l'oeil exercé du spectateur vigilant que le film ait été tourné en Afrique et non en Louisiane. Le rythme reste valable, à l'exception d'une scène traînant en longueur se déroulant dans un village cajun. Quant au requin, sa conception en animatronique demeure assez convaincante pour le petit écran. L'interprétation d'ensemble n'est évidemment pas mémorable, mais pas non plus détestable. Mathieu Lemée Site Officiel:tbssuperstation.com |
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REVENGE OF THE CREATURE - Jack Arnold, 1955, 3D, États Unis Terror is loose in the city! Alors, Jack Arnold nous revient avec la suite de son film The Creature of the Black Lagoon. Non, seulement une suite mais un film en 3 dimensions. Une créature sous-marine (The Gill Man) se fait capturer et transporter dans un aquarium de Floride où il se fera examiner. Tenu prisonnier par une chaîne au pied, il tombe en amour avec la ravissante Helen, jeune élève scientifique. Réussissant à s'échapper la créature du black lagoon sème la panique générale dans la ville et kidnappe sa belle scientifique en oubliant pas de propulser les gens contre des arbres, de tuer des chiens et autres personnes insouciantes. C'est avec beaucoup d'attentes que je suis allé voir ce film en 3-d au cinéma du parc. Quoiqu'un peu déçu de l'effet 3-d, il n'y avait pas beaucoup de scènes qui m'ont parut réellement en trois dimensions dont la fameuse scène vers le début où la créature prend un vilain plaisir à nous saluer de la main! Malgré tout, ce film offre tout ce que veut un fan de vieux films d'horreur de ce genre comme moi. Des dialogues plus qu'amusant, des comédiens plus que convaincant (admirons le premier rôle ou caméo de Clint Eastwood), un monstre amoureux et une belle hystérique dont la vie est en jeux etc, etc, etc...Plus que divertissant, ce film est à ne pas manquer et c'est une expérience cinématographique que je suis loin d'oublier. phrase culte: "Like my wife, she's not much, but she's all I have!" Mathieu Prudent |
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ROGUE
- Greg McLean, 2007, Australie/États Unis Près de dix ans avant de mettre en image la claque WOLF CREEK, Greg McLean avait rédigé ce scénario d'une apparente simplicité parce que d'un, ça permet d'exploiter des paysages sauvages d'une époustouflante cinégénie, et de deux, la minceur d'un tel sujet force à soigner l'atmosphère. Et pour cela, McLean a un petit truc bien à lui, celui de rapidement donner à ses personnages des traits de caractère bien précis pour commencer en soignant l'écriture de son script - et pas forcément dans le but de créer de l'empathie, en témoigne le " héros " du film ici antipathique au possible - puis de patiemment les faire mariner avant de leur rentrer dans le lard de manière brutale. Il l'avait fait avec brio pour son premier essai, et c'est avec une efficacité légèrement moindre que l'on se ramasse ROGUE dans les dents et que l'on se délecte de la décimation sanglante d'un casting solide. Quant aux attaques du croco, elles sont aussi efficaces que le bestiaux est balèze (et en l'occurrence, il s'agit d'un sacré morceau), de quoi s'écarquiller les yeux avant le final qui nous plonge au cur de l'antre du monstre ! Un lieu inédit dans l'histoire des films d'agressions animales.... Et c'est avec ce pitch légèrement casse-gueule que McLean nous livre ce qui est ni plus ni moins que le nouveau maître-étalon du film de croco bouffeur d'hommes. Kerozene |
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SHARK ATTACK aka Attaque de Requins aka Requins - Bob Misiorowski avec Casper Van Dien, Ernie Hudson, Jennifer McShane, Bentley Mitchum, Cordell McQueen, Tony Caprari, 1999, Afrique du Sud/Israël/États Unis, 96m Steven McKray, jeune biologiste se rend en Afrique du Sud après que son ami et confrère Marc Desantis l'ai alerté sur de nombreuses attaques mystérieuses de requins. A son arrivée il apprend la mort de son ami et rencontre la soeur de celui ci, Corrine DeSantis avec qui il va mener l'enquête. Bientôt ils vont être confrontés à l'hostilité de la police locale et des pêcheurs. Premier opus de la pitoyable série des Shark Attack, ce film est fait du même moule. C'est une série B qui reprend tous les clichés du " film de requins". La réalisation soporifique est heureusement entre coupé de scènes d'actions ( bagarres, poursuites en bateaux et voitures) assez réussies. À côté de cela on regrettera que ce film tourné en Afrique du Sud n'utilise pas plus les magnifiques décors naturels de ce pays(quel gâchis) ; on ne voit rien de l'Afrique. Les scènes aquatiques sont peu nombreuses mais correctement filmées, principalement celles tirés de documentaires animaliés. Une chose est sûre, ce n'est pas le requin l'acteur principal de ce film tellement il apparaît peu à l'écran, il n'y a que quelques scènes d'attaques. Le scénario essaye de renouveler le genre avec cette histoire de manipulation génétique (en fait tout est piqué à Jaws et Deep Blue Sea) mais n'est pas crédible. Les acteurs quant à eux sont très moyens à commencer par le rôle principal joué par Casper Van Dien, acteur de série B quoi qu'on en dise malgré les films Starship Troopers et Tarzan. Il est aussi expressif qu'un four a micro ondes, c'est l'exemple type de l'acteur qui a fait carrière sur son physique (il prend même des postures risibles le mettant en valeur). Tous les rôles "clichés" sont présents, le héros, la belle, les victimes innocentes, le savant fou et même le notable assassin et sans scrupules. Juste pour se détendre 90 min, on lui en demande pas plus ! Frédéric Pinol
Suite
à un courriel reçu par un ami et collègue
nommé Marc DeSantis, le biologiste marin Steven McKray part
pour l'Af Sorti en vidéo à peine quelques mois après "DEEP BLUE SEA", Cette production de NU IMAGE en reprend grosso modo la même trame de base portant sur la menace d'un groupe de requins génétiquement modifiés. Rien de bien original, ni de surprenant donc. Pourtant, les attaques de requins semblent secondaires pour le metteur en scène, qui préfèrent visiblement filmer des scènes d'actions plus traditionnelles avec gunfights, explosions, bagarres et poursuites en bagnoles ou en bateaux. Pour le reste, sa mise en scène demeure sur le pilote automatique, surtout au niveau des images, car la caméra ne profite même pas du décor africain où le film s'est majoritairement tourné. À tout le moins, le rythme demeure correct, conséquence d'un assez bon agencement entre des plans de requins venant de divers documentaires et d'effets spéciaux mécaniques ou en CGI sans que ces artifices soient trop visibles. Mais ce n'est certainement pas avec la minceur en forme de papier de toilette du récit, et ses répliques idiotes que ce produit de série vaut la peine d'être visionné, car le jeu n'en vaut pas forcément la chandelle au bout du compte. En action-hero, Casper Van Dien est toujours pitoyable à regarder, contrairement à sa partenaire féminine au corps assez bien foutu, malgré une interprétation inexistante (actrice que l'on retrouve aussi dans "SHARK ATTACK 3 et dans "CYBORG COP 3", toujours de NU IMAGE). Mathieu Lemée |
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SHARK ATTACK 2 aka L'ATTAQUE DES REQUINS TUEURS aka SHARK II aka: ATTAQUE DU REQUIN 2 - David Worth, 2000, États Unis Nous sommes en Afrique du Sud, sur les plages de Cape Town où un businessman patibulaire s'apprête à ouvrir un nouveau parc d'attraction, le Water World. Dans ce parc, petits et grands pourront découvrir les merveilles du monde sous-marin, sa flore, sa faune, et... son requin blanc ! Une bête carnassière fraîchement capturée à contre coeur par la brave Nick, un type bien, écoeuré de bosser pour son salaud de patron. Mais le jour de l'inauguration, tout ne tourne pas rond, et le requin s'échappe. Nick, une blonde qui vit sa soeur se faire dévorer par ce même requin et un baroudeur australien vont traquer la bête et découvrir l'inimaginable: un nid de requins blancs !! Et ce, juste avant une compétition de surf que les responsables refuseront d'annuler... Nu Image nous ressert la soupe du film-de-bestioles-qui-vont-bouffer-des-innocents-à-cause-du-méchant-capitaliste-qui-refuse-de-voir-la-vérité-en-face. A croire qu'il s'agit là d'un sous genre en soi. Au menu de cet épisode nous avons un requin borgne, quelques victimes visiblement consentantes, un requin en plastique du plus bel effet, des stock shots plutôt efficaces, quelques requins en CGI, un sous-marin "acheté au commandant Cousteau" (!), une romance ridicule, des surfeurs transformés en steaks hachés et un final explosif. C'est pas original, mais ça divertit. David Worth reviendra avec SHARK ATTACK 3... Kerozene En Afrique du Sud dans la ville de Cape Town, un spécialiste des requins, Nick West, se voit commander par le directeur d'un nouveau parc d'attractions aquatiques la capture d'un requin blanc. Celui qu'il réussit à capturer possède selon les scientifiques du parc des caractéristiques anormales. Il s'agit en fait d'un requin encore au stade de l'enfance, mais ayant le corps d'un adulte. Lors de l'ouverture du parc, le requin s'échappe après avoir fait une victime. Le directeur du parc engage alors un concurrent à Nick, Roy Bishop pour le reprendre. Mais Nick apprend de Samantha Sharp qu'elle-même et la soeur de celle-ci, victime du même requin, enquêtaient sur des expériences biogénétiques fait sur plusieurs requins blancs par une compagnie de recherche pharmaceutique (voir le premier Shark Attack). Ces requins ont subis de graves mutations suite à ces expériences, les rendant plus voraces et furieux. Comme pour le prouver, les requins blancs attaquent les surfeurs lors d'une compétition, et font de nombreuses victimes. Nick, Samantha et Roy, s'unissent alors pour trouver un moyen d'anéantir ces requins sanguinaires. Produite par "NU IMAGE", cette suite comme le premier opus cherche à profiter du succès relatif du film "DEEP BLUE SEA", qui avait remis à la mode les requins comme menace aquatique à l'écran. Tourné à nouveau en Afrique du Sud (où les producteurs semblent avoir des assises solides), le film s'avère ringard sur le plan de l'intrigue archi-prévisible, qui emprunte des éléments non seulement à "DEEP BLUE SEA", mais aux deux premiers "JAWS", tout en étant bien plus rigolo sur le plan des effets spéciaux. On constate vite la différence entre les requins conçus mécaniquement (on dirait des baudruches en caoutchouc ou des jouets en plastique), ceux conçus par ordinateur et les stock-shots de vrais requins filmés par des spécialistes du documentaire sous-marin. Par ailleurs, la mise en scène de David Worth en rajoute dans le plagiat d'oeuvres antérieures du même genre, reprenant presque intégralement des séquences du "JAWS" original de façon plutôt maladroite. Le public n'aura donc aucune difficulté à identifier les références, mais le spectacle reste quand même très drôle et assez amusant grâce au charme de ses défauts. Les acteurs sont pourris, surtout quand ils ont des réactions follement amusantes et illogiques face aux événements, mais n'importe qui le serait devant des dialogues ronflants de bêtises. Une petite série B qui remplit le minimum syndical pour nous divertir.Mathieu Lemée |
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SHARK ATTACK 3: MEGALODON aka Megalodon: le retour du requin tueur aka Attaque du requin 3: Megalodon - David Worth avec John Barrowman, Jennifer McShane, Ryan Cutrona, George Stanchev, Pavlin Kemilev, Harry Anichkin, 2002, Afrique du Sud/Israël/États Unis/Bulgarie, 94m Au large du Mexique, un garde côte met la main sur une grosse dent de requin plantée dans un câble sous-marin. Sa découverte alerte alors une paléontologue de San Diego qui ramène illico ses fesses et sa petite frimousse de blondasse souriante. Car figurez-vous que cette dent est celle d'un mégalodon, à savoir un requin préhistorique disparu depuis des millions d'années. On a alors droit une haletante traque au mégalodon qui aboutit à la capture d'un bébé mégalodon suivie de son exécution à coups de batte de baseball et au fusil à pompe. C'est à ce moment que surgit maman mégalodon, pas contente du tout, et qui engloutit des bateaux entiers avec leurs passagers ! Nu Image revient en forme avec ce troisième SHARK ATTACK réalisé par David Worth, l'homme qui était déjà aux commandes de la première séquelle, et qui, rappelons-le, fut le réalisateur du KICKBOXER avec Jean-Claude Van Damme mais également directeur de la photo sur le BRONCO BILLY de Clint Eastwood ! En forme donc ce Nu Image, mais la connerie ne cesse de plomber à tout moment un scénario aussi fin qu'une feuille de papier à cigarette. Cependant, il est possible d'y trouver son compte avec les dialogues d'une affligeante bêtise, avec le face à face entre le petit requin et le héros armé de sa batte de base-ball, avec les innombrables stock shots de cinq ou six requins différents censés représenter la même bestiole, avec la maman mégalodon qui avale le méchant de service aux commandes de son skidoo, et enfin, avec quelques tit shots furtifs. On se surprendra à trouver la paléontologue vraiment bien foutue malgré une face de crêpe, en voila une qui devrait créer des vocations chez la gente masculine. Quant aux effets spéciaux, pas de miracles, mais si Nu Image met un léger frein à son utilisation abusive des images de synthèse, les incrustations et les transparences font bien plus rigoler qu'autre chose. Kerozene
Près
de la côte mexicaine, une dent de requin est découverte
par un garde-côte, Ben Carpenter, plantée sur un
câble sous-marin de fibre optique installé par l'A-PEX
Communications. Ben transmet la photo de cette dent sur internet, ce
qui attire l'attention de Cataline Stone, une paléontologue
qui se rend aussitôt sur place avec une petite équipe.
Il s'avère que cette dent appartient à un requin
préhistorique, le megalodon, une race que l'on croyait
éteinte. Cataline espère capturer le requin vivant,
mais y renonce lorsque celui-ci fait des victimes le long des plages.
Avec l'aide de Ben, elle parvient à tuer le megalodon qui
s'avérait être un bébé. Surgit alors la
mère d'une taille gigantesque, pas contente du tout et qui
avale tout sur son passage. Pour tuer ce monstre, Ben et Cataline
font appel à Chuck, un plongeur de l'A-PEX qui a
découvert que ses employeurs étaient déjà
au courant de l'existence de ces requins préhistoriques,
attirés qu'ils étaient par les vibrations des fibres
optiques sous-marines de la compagnie. Pour ce troisième opus de la série des "SHARK ATTACK", NU IMAGE a eu la bonne idée de délaisser le sous-thème des requins modifiés scientifiquement, tiré de "DEEP BLUE SEA". Le scénario n'est pas pour autant en béton armé, tellement il est simpliste, rempli de dialogues idiots et prétexte aux séquences habituels d'attaques de requins pour satisfaire les fans de gore et de tueurs aquatiques. Pourtant, on tombe assez rapidement sous le charme de cette série B, qui remplit son mandat de divertir un public gagné d'avance. Cela est redevable à une mise en scène assez techniquement valable et pleine de vigueur de David Worth, qui reprend où il avait laissé avec le précédent "SHARK ATTACK 2", même si les clins d'oeils au "JAWS" de Spielberg sont toujours aussi naïfs, de même que l'emploi de stocks-shots tirés de divers documentaires. Par ailleurs, on rigole franchement devant les effets spéciaux dépassés qui sont utilisés dans ce long-métrage: les transparences par incrustations dans l'écran (mélangeant plans de documentaires et plans originaux), pour illustrer le Megalodon géant en action, sont tout simplement drôles. Pas à dire, le résultat d'ensemble est amusant, tant dans ses lacunes que dans ses "qualités". Rappelons que Jennifer McShane, qui avait joué dans le premier "SHARK ATTACK", est de retour ici dans un rôle bien différent de paléontologue. Mathieu Lemée |
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SHARK
HUNTER - Matt Codd avec Antonio Sabato Jr., Christian Toulali, Grand
L. Bush, Heather Marie Marsden, Velizar Binev, 2001, États
Unis/Bulgarie, 93m Le requin préhistorique baptisé Megalodon semble être une créature très prisé par certains producteurs en ce nouveau millénaire. Sorti tout juste avant "SHARK ATTACK 3: MEGALODON" de NU IMAGE, d'un film allemand portant presque le même titre et du "MEGALODON" d'une compagnie inconnue, ce film fût produit par la compagnie UFO, spécialisée en petites productions diverses de séries B et Z. Le scénario emprunte toutefois ses situations à des films se déroulant au fond des océans comme "ABYSS" ou "LEVIATHAN" voire "DEEPSTAR SIX". Inutile donc, de chercher la moindre parcelle d'originalité, d'autant plus que les grandes profondeurs sous-marines ne semblent avoir été qu'un prétexte pour camoufler bien mal la mauvaise conception informatisée du requin du film. En plus de tarder à se manifester pendant le métrage après une introduction aux airs de déjà-vu, on ne le voit pratiquement jamais clairement lorsqu'il daigne se montrer. Un spécialiste de la conception des décors, réalise le tout mollement et sans rythme, tant dans les cadrages que dans le montage jusqu'à une conclusion aussi pauvre que le reste du récit, tout en demeurant très chiche sur les effets d'horreur gore (il n'y en a qu'un seul!). Les interprètes se révèlent aussi médiocres que l'équipe technique. À fuir. Mathieu Lemée |
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SHARKMAN
aka HAMMERHEAD: SHARK FRENZY - Michael Oblowitz, 2005, États Unis Voila une production Nu Image au scénario bis connu qui avait besoin de deux ou trois éléments de base pour parvenir à se faire bien voir: un casting de bonnes gueules, des effets gores, un monstre qui en jette et un rythme soutenu. Niveau casting, on n'est pas loin de la réussite, principalement grâce à Jeffrey Combs dans le rôle du savant fou de service, bien que l'on sente l'agacement de l'acteur à toujours camper le même personnage. On y croise également un William Forsythe bedonnant qui fait bien de la peine à vouloir jouer les durs en flinguant du bad guy, en courant dans les marais et en nageant comme un athlète olympique sans jamais être essoufflé. Pire encore, il joue le rôle du compagnon de l'ex-bombe Hunter Tylo (le soap "The Bold and the Beautiful"). Inutile de dire que l'idylle n'est pas très crédible, mais ce n'est rien comparé aux tentatives de l'actrice à faire passer des émotions derrière ses couches de botox. Niveau gore en revanche, le film est relativement généreux: bras tranchés, ftus sanglants, giclées d'hémoglobine, on ne peut pas dire que le film soit avare à ce niveau là - ce qui compense les quelques effets d'incrustation extrêmement moisis que l'on observe ici et là. Quant au monstre, il suffit de jeter un il sur la photo qui se trouve dans la galerie du club pour s'en faire une idée: il est fan-tas-tique!! Problème: les scènes où il apparaît sont montées d'une manière si frénétique, si hystérique, qu'il nous est strictement impossible de distinguer le moindre aspect de la morphologie de la bestiole. Voila qui est extrêmement frustrant et qui ne manque pas de fâcher, d'autant plus que tout ça est atrocement mis en boîte par un Michael Oblowitz peu inspiré (normal, il a quand même enquillé deux Steven Seagal avant ça), du coup on ne peut que terminer le film avec un énorme sentiment de déception malgré le fait qu'on en attendait pas grand chose. Kerozene |
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SHARK
SWARM - James A. Contner avec John Schneider, Armand Assante, Daryl
Hannah, Heather McComb, Roark Critchlow, F. Murray Abraham, John Enos
III, Mimi Michaels, 2008, États Unis, 164m, TV Cette mini-série conçue pour la télévision n'apporte absolument rien qui puisse renouveler les films portant sur les attaques de requins. En fait, ce format lui confère trop de longueurs narratives, d'effets spéciaux en CGI d'une laideur accablante, et de rebondissements qui tombent à plat. La crédibilité de l'intrigue en prend également un coup quand on constate la grande lenteur des autorités à réagir face aux évènements, à croire que personne ne se soucie des disparues victimes des requins. Qui plus est, l'auteur s'est aussi embarrassé de moments sentimentaux inutiles qui ne font pas progresser le récit outre mesure. Produit pour la télévision oblige, les scènes d'attaques se limitent à un gore timide ou à des coupes dans le montage frustrantes pour l'amateur de morsures sanglantes. La mise en scène de James A. Contner, ancien directeur-photo de "JAWS 3", se révèle pénible et sans grande vigueur, si bien que l'ensemble ne génère qu'un intérêt fort mitigé. Même la fibre écologique de l'histoire ne soulèvera pas les passions, tellement le propos n'est développé qu'en termes simplistes, prétextant un manichéisme facile opposant le méchant et riche entrepreneur contre le bon et pauvre pêcheur courageux. La touche d'avance rapide de votre télécommande est donc recommandée pendant le visionnement, mais je vous suggère plutôt de passer votre chemin si jamais vous tombez sur ce titre au vidéoclub du coin. Les acteurs engagés dans l'entreprise ont tous déjà mieux parus ailleurs. Mathieu Lemée |
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SHARK ZONE aka Jurassic Shark aka Mort au Large - Danny Lerner avec Dean Cochran, Brandi Sherwood, Alan Austin, Velizar Binev, Luke Leavitt, Plamen Zahov, Alexander Petrov, Boiko Boyanov, 2003, Afrique du Sud/Israël/États Unis/Bulgarie, 91m Après avoir livré trois SHARK ATTACK, Nu Image tente le coup de bluff et nous livre cet inepte SHARK ZONE qui aurait très bien pu se titrer SHARK ATTACK 4. Dans cette histoire à la con de trésor bicentenaire enfoui dans une épave au large de la côte et autour de laquelle gravitent une horde de requins sanguinaires, on se désole de voir la sempiternelle rengaine de l'événement culturel local super important pour l'économie que le responsable se refusera d'annuler malgré le danger mettant ainsi en péril la vie de dizaines de baigneurs innocents. Le film se démarque malgré tout par des attaques sanglantes: pas de doute, la majorité du budget a été investit dans les colorants alimentaires. Mais le tout est atrocement filmé, horriblement monté et catastrophiquement interprété. Ca en plus de quelques aberrations (les plongeurs qui parlent sous l'eau malgré leur respirateur enfoncé dans la bouche) et des stock-shots à la pelle, fait rapidement explosé le seuil de tolérance à la connerie. Kerozene
Au
large de San Francisco, un petit groupe de plongeurs est à la
recherche d'un navire espagnol pirate, coulé il y a 200 ans
pour y trouver une fabuleux trésor en diamants. Mais le navire
est encerclé de requins voraces et ceux-ci dévorent
tout les plongeurs sauf Jimmy Wagner, impuissant à sauver la
vie de son père. 10 ans plus tard, marié et père
d'un enfant, Jimmy travaille comme garde-côte, mais ne cesse de
faire des cauchemars sur son passé et de surprotéger
son fils. Lorsque des attaques de requins sont signalés, Jimmy
essaie en vain de convaincre le maire Cortell de fermer les plages.
Le jeune garde-côte se décide alors à aller
anéantir ces requins, mais même s'il y parvient, ses
amis ont perdu la vie dans l'entreprise. Revenu à terre, Jimmy
se voit demander par un étranger, Volkoff, de le conduire au
navire pirate espagnol et de repêcher le trésor en
diamants. Refusant de risquer sa vie inutilement et repensant à
la mort de son père, Jimmy refuse, mais se voit forcé
de changer d'idée lorsque Volkoff tient en otage son fils. Sans doute afin de presser le citron à fond pour voir s'il en restait assez de jus, NU IMAGE récidive avec un autre film portant sur le thème des attaques de requins, qui semble vraiment être un sous-genre à part entière. Mais comme tous les produits de série, cette pellicule tournée pour le marché de la vidéo s'avère "le film de trop" que le public n'avait pas besoin. Le scénario cancéreux ne semble qu'un prétexte pour justifier une inflation de stocks-shots tirés des trois productions de la série des "SHARK ATTACK", et de séquences répétitives et mal montées tirées de documentaires animaliers: les mêmes plans se répétant plus d'une fois en quelques secondes. Ce genre de travail permet sûrement une diminution des dépenses au niveau des colorants rouges, mais il y a des chances au final que le résultat soit désastreux, d'autant plus que le récit reprend des clichés archi-usés tournant autour d'un même topo. Les plans originaux tournés avec les acteurs ne rachètent rien, tellement ils sont platement filmés alors que les comédiens désespérément nuls débitent des répliques insupportables. Ajouter à cela des erreurs de détail flagrantes, comme celle où un même acteur reconnaissable joue à la fois le père du héros et le maire de la ville, et l'échec est complet. Même la mignonne épouse du héros, jouée par une ancienne pom-pom girl d'un jeu télévisé et ex-Miss USA 1997, apparaît aussi conne que le reste. La pub du film aurait dû mentionner: "Mediocrity has surfaced". Mathieu Lemée |
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STING OF DEATH - William Grefe, 1966, États Unis En amour par-dessus la tête d'une jolie demoiselle, un scientifique décide de se venger lorsqu'il devient le bouc émissaire d'une bande d'adolescents, amis de la jeune femme, en vacance sur une île paradisiaque. Pour ce faire, il prend les grands moyens et découvre une façon de se transformer en nul autre qu'une... méduse géante!! Et oui, vous avez bien lu. C'est ainsi qu'il se cache dans les piscines, les lacs et marécages et qu'il se faufile dans les maisons pour assassiner les vacanciers un après l'autre. Un véritable festin de cheese, ce film est d'un kitsch si époustouflant qu'il saura en amuser plus qu'un. L'histoire est d'un ridicule absolu. On ne comprend pas trop les motivations de l'homme-méduse qui décide de tuer parce-qu'il est en amour?!? Ni la fonction de son laboratoire où il réussit à se transformer et où il fait l'élevage de méduse car oui, dans un aquarium se trouve des p'tits sacs ziploc attachés avec des ficelles pour faire comme s'il s'agissait de vraies méduses. Mais là ne s'arrête pas la joie du spectateur. D'abord le costume du " monstre ". Il s'agit d'un habit de plongée sous-marine avec quelques mousses aquatique collé dessus et des cordes de billes transparentes pour faire comme des " tentacules ". Le tout monté d'un énorme sac transparent gonflé pour faire sa tête. J'en étais bouche-bée. C'est vraiment le monstre le moins crédible que j'ai vu. Tournée en 1966, nous avons droit à des looks funky et des coupes de cheveux à-la-hairspray ainsi qu'à une longue scène de danse chorégraphique avec les moves les plus atroces que j'ai vu de ma vie. Je l'ai reculé 3 fois pour bien voir tout ce qui s'y déroulait! Des scènes mémorables? Il faut voir la méduse géante marcher dans la forêt et dévoilé ses chevilles à cause d'un costume mal ajusté, il faut la voir se battre à la fin contre un mec en maillot rayé, et surtout, la scène la plus mémorable, celle du " carnage " où les vacanciers, essayant de s'enfuir dans un bateau saboté, coulent à pic dans l'eau infestée de p'tits sacs ziploc qui ressemblent à tout sauf à des méduses. Il faut les voir se débattrent contre la mort qui les attendent s'ils touchent à ses " méduses diaboliques ". Complètement incroyable. Alors si vous voulez en rigoler un coup et voir un chef-d'uvre de série Z, un classique oublié d'une époque révolue, STING OF DEATH est à ne pas manquer. Merci Something Weird. So bad it's amazingly good. Mathieu Prudent |
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SHE CREATURE aka La Belle Créature - Sebastian Gutierrez, 2001, États Unis, TV Irlande, début du 20ème siècle. Un propriétaire de Carnaval ambulant, Angus (Rufus Sewell) et sa femme Lily (Carla Gugino) ont un numéro de zombie qui n'écoute qu'une belle sirène, en fait Lily en costume. Un spectateur est déçu de la supercherie, mais les invitent à sa demeure et leur montre une vraie sirène (superbe Rya Kihlstedt) qu'il a capturée il y a des années, à son grand malheur. Angus décide de prendre la sirène pour faire fortune aux états unis. Mal lui prend. Sur le bateau les morts s'accumulent et la sirène semble communiquer avec Lily. Réputé comme le meilleur téléfilm de la série bâtie par le créateur d'effets spéciaux Stan Winston, She Creature offre un bon récit avec de bons acteurs et des créatures magnifiques. Bonne ambiance dans ce Carnaval et sur ce bateau, ou l'on pense à la traversée des mers de Dracula ou Nosferatu. Carla Gugino est excellente dans ce rôle schizophrénique, autant par son passé qu'elle cache que par sa relation télépathique avec la sirène. La réalisation est soignée et l'on a envie d'en savoir plus lorsque le récit se termine sur une pirouette légèrement convenue. Un bon petit film de monstre. Mario Giguère |
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TENTACULES aka Tentacles aka Tentacoli - Oliver Hellman aka Ovidio Assonitis avec John Huston, Bo Hopkins, Shelley Winters, Delia Boccardo, Claude Akins, Henry Fonda, Cesare Danova, Alan Boyd, 1976, Italie/États Unis, 102m, 92m en Europe Sur une plage de la côte du Pacifique, Ocean Beach, des morts mystérieuses et quelques disparitions mettent les autorités de l'endroit en alerte. Un journaliste, Ned Turner mène l'enquête et croit que les incidents ont un lien avec la construction d'un tunnel sous-marin financé par un dénommé Whitehead, président de la Trojan Construction. Lorsque des plongeurs travaillant à ce tunnel disparaissent, Turner fait appel à un ami, Will Gleason, spécialiste des fonds marins afin de d'identifier l'animal responsable. Gleason en conclue vite que c'est là le fait d'une pieuvre géante dont la construction du tunnel a attiré l'attention près de son repaire. Avant de pouvoir le prouver, la pieuvre fait de nouvelles victimes dont sa femme et sa belle-soeur. Alors que Turner monte un dossier contre Whitehead, Gleason, malgré le lourd deuil à porter se lance à la chasse à la pieuvre avec l'aide de deux épaulards qu'il a lui-même entraînés. Producteur italien à l'affût d'un gros succès à imiter, Ovidio Assonitis passe parfois à la réalisation sous le pseudonyme d'Oliver Hellman. Après une imitation de "THE EXORCIST" intitulé "LE DÉMON AUX TRIPES", il se lance cette fois sur le sillon de "JAWS" jusque dans le scénario qui plagie servilement plusieurs séquences du modèle sans en atteindre l'intensité maximale. La pieuvre géante qui remplace ici le requin est d'une conviction toute relative et n'impressionne guère. L'on peut également s'amuser à relever en cours de route l'emploi de décors miniatures visibles comme la scène où la pieuvre attaque un yacht qui à l'air d'un jouet Fisher-Price (drôle!). Les effets d'horreurs s'avèrent donc encore plus marrants qu'effrayants. Le combat final entre les deux épaulards et la pieuvre est tellement confus et décevant qu'on devine vite que les images ont été empruntés à un documentaire quelconque et montées sans grande envergure. Un autre film de monstres à l'italienne rigolo supplémentaire à rajouter à un menu bien fourni. La trame sonore de Stelvio Cipriani est néanmoins agréable. Un casting de valeur interprète des personnages ordinaires avec un ennui et un humour mal camouflé. Notons que la durée du film varie selon les pays. Mathieu Lemée |
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The VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT - Roger Corman avec Susan Cabot, Dick Miller, 1957, États Unis, 70m Tourné en 10 jours avec un budget avoisinant les 110.000 $ Corman avait misé énormément sur ce film, né à partir d'une idée de son technicien en effets spéciaux attiré, Jack Rabin. Force est de reconnaître que ses espérances sont rapidement tombées à l'eau. Lui-même décrit ce film comme un échec, ce qui le poussa notamment à laisser tomber les films à monstres pour un temps et à s'essayer à ceux de "gangsters"... Malgré un titre prometteur, l'histoire de ces femmes vikings partant à la recherche de leurs maris disparus en mer ne fera pas l'unanimité. Et pourtant, les filles sont belles à croquer (toutes blondes sauf une brune... qui s'avère être d'ailleurs une belle salope!), le monstre des mers hilarants dans sa cuvette plastique (que l'on voit que 2 fois) et les scènes de mer d'un amateurisme à tomber (je crois que mon frère avait fait aussi bien avec sa super 8 dans le temps). Allez savoir pourquoi, j'aime Corman, je ne peux par conséquent dilapider ce petit film qui malgré tous ses défauts, se laissent voir sans réel déplaisir, mais je comprendrais les avis contraires. Marc Evil |
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