A COUTEAUX TIRÉS - HISTOIRE DU SLASHER
Vincent Maia a sortie une histoire du Slasher, un genre piétiné par la critique, traqué par la censure, décrié par certains, apprécié..            .lire

Quelques "teenagers", de préférence sous influence et la cuisse légère, un traumatisme d'enfance, une ou plusieurs armes blanches, mélanger un bonne dose da gore et vous avez un slasher. On inclut les "survival", genre proche dans l'arbre généalogique culte. Une suggestion de Stelvio.

Mise à jour le 15 novembre 2016

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ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE - Jonathan Levine avec Amber Heard et Anson Mount, 2006, États Unis

Mandy Lane est une jeune étudiante. Elle est d'une allure timide et réservée et elle suscite la convoitise de tous ses camarades de classe. Après qu'un de ses amis meurt en faisant un plongeon dans le but de l'impressionnée, elle quitte avec quelques unes de ses copines, amis et prétendants dans un chalet afin de fêter la fin des classes. Dès lors, un tueur implacable apparaît pour les tuer tous. Est-ce le garagiste qui reste tout à coté et qui semble, lui aussi, attiré par Mandy Lane ?

Ce film est un slasher sérieux qui comporte un coté très humain. Nous sommes loin de Jason et cie. Les personnages sont bien développés et le résultat est satisfaisant avec une twist finale qui en impressionnera plus d'un. Peu de gore et de nudité, mais l'intérêt du film ne réside pas là. Le film est largement satisfaisant et à voir absolument. Black Knight

AMERICAN PSYCHO - Mary Harron, 2000, États Unis 

Depuis le temps...  J'ai tout entendu: ce film est bien, fidèle, nul, infidèle, soft, pas si soft, blablabla... Je n'ai pas lu le book, mais j'en ai beaucoup entendu parler. Et je me le lirai un de ces 4. Mais je peux tout de même me faire une opinion sur ce film. C'est nul. Mis à part une jolie photo, c'est gonflant, c'est chiant, c'est pas crédible pour un pet, c'est un slasher soft... Les scènes de meurtres se veulent gore et choquantes (d'après ce que j'ai lu), je les ai trouvées dignes d'un Disney. Les scènes de baise sont plus rigolotes, mais pas excitantes pour un sou. Nul doute que le bouquin est inadaptable, mais était-c'une raison pour le transformer en téléfilm de luxe ? De luxe ? Et encore... Sous ses allures de films confortables, le film nous laisse un arrière-goût de série Z, sans en avoir le charme. Dommage, il y avait sans doute matière à une belle oeuvre subversive. Kerozene

AMERICAN PSYCHO 2 aka American Psycho 2: All American Girl aka American Psycho 2: The Girl Who Wouldn't Die - Morgan J. Freeman, 2002, États Unis, 88m

Eh ben oui, une suite...  En avait-on de besoin ?! Bien sûr que non. Le résultat en vaut-il le coup ?! Bien sûr que non. De faire une suite à AMERICAN PSYCHO n'a pas vraiment de sens donc les petits génies derrière cette suite ont plutôt décidé d'avoir aucun sens. On débute (mini-spoiler, ça se passe dans l'ouverture) en éliminant Patrick Bateman dans une ouverture horrible et de plus, notre fou furieux rend l'âme par la main d'une fillette d'une dizaine d'années ! Et d'ailleurs, tout ceci ruine la finale ambiguë du premier épisode. (fin du mini-spoiler) M'enfin, on se retrouve donc avec l'étudiante Rachael Newman (Mila Kunis) qui s'est mis en tête de devenir l'assistante d'un professeur (William Shatner !) fort bien réputé dans le milieu du crime. Le hic: il y a une classe complète qui désire la même position alors la petite va bien évidemment s'occuper de la compétition pour arriver à ses comptes.

Que puis-je dire ?! Un film nul de plus ?! Ça semble être la bonne formulation, le film menant nul part et laissant de côté toute logique, tout amusement, toute qualité. Difficile à croire qu'un film aussi imbécile et vide suit un film si intelligent et sarcastique. On tente de faire de l'humour noir (cue musique légère pour les one-liners), mais on en a déjà ras le bol dès les premières minutes. À éviter. Bad Feeble

APRIL FOOL'S DAY - Fred Walton, 1986, États Unis   

Le week-end du premier avril, une bande de joyeux déconneurs universitaires se rend sur l'île privée de leur copine Muffy St John afin de faire la fête comme des cochons, boire comme des trous et s'envoyer en l'air. Autrement dit, rien de neuf sous le soleil du slasher... Nos rigolos s'amusent bêtement sur le ferry qui les conduit chez la brave Muffy, mais - jeux de mains, jeux de vilains - l'un d'eux se prend un couteau dans le ventre et tombe à l'eau. Grosse panique, les filles hurlent, les garçons se jettent à l'eau, et poisson d'avril, ce n'était qu'une blague. Tout le monde est soulagé sauf que le seul à être resté dans l'eau se fait éclater la tête par le ferry. Défiguré, l'œil pendouillant sur la joue, il est immédiatement récupéré par le pilote qui saute dans un hors-bord afin de le conduire à l'hôpital. Si ses amis sont perturbés pendant les quinze minutes qui suivent, il leur suffit de penser bière et cul pour l'oublier et penser à eux tout en faisant des blagues de mauvais goût. Les fausses morts vont alors se succéder alors que de vrais meurtres vont peu à peu parasiter la fête.

Pour la Paramount, Frank Mancuso Jr., alors producteur des séquelles de "Friday the 13th", embauche Fred Walton pour une variation légère du slasher, genre que le réalisateur a gentiment contribué à lancer avec son sympathique "When a Stranger Calls" en 1979. Le résultat est plutôt soft en terme de violence comparé aux autres titres de l'époque, mais n'est pas déplaisant du fait d'une mise en scène plutôt solide soutenue par une jolie photo en scope signée Charles Minsky ("Pretty Woman") et un score de Charles Bernstein ("A Nightmare on Elm Street") qui donnent au film une tenue autrement plus classe que la majorité des ersatz de Jason et Michael Myers de l'époque. "April Fool's Day" n'est pas un chef d'oeuvre, ni même un classique du genre, mais saura satisfaire les amateurs de bandes horrifiques 80's. Kerozene

APRIL FOOL'S DAY aka AVRIL SANGLANT - The Butcher Brother alias Mitchell Altieri & Phil Flores, 2008, États Unis

La nuit du 1er avril 2007, une mauvaise blague entre jeunes bourgeois pète-secs tourne au drame: la blonde Milan, défoncée au GHB, fait une réaction allergique à la drogue et tombe du haut d'un balcon pour se briser la nuque devant un parterre de jet-setters en tenue de soirée. Un an plus tard, les suspects sont appelés à se retrouver sur la tombe de la défunte. Parmi eux se trouvent un frère et une sœur, richissimes héritiers d'un empire économique colossal, une actrice de séries B, un homme politique narcissique et sa pouf de femme, et un vidéaste amateur, le "gueux" de ce groupe composé de gosses de riches. Dès cet instant, ils vont subir les attaques d'un vengeur portant une perruque blonde et à l'identité mystérieuse.... Et tout ça dans un style qui rappelle les plus mièvres des soap opera pour ados. Voila qui est désespérément triste, d'autant plus qu'il était permis d'espérer quelque chose de différent de la part des Butcher Brothers (Mitchell Altieri et Phil Flores), précédemment auteurs d'un remarquable petit film glauque: "The Hamiltons". Si on cherche bien, on sent que - à travers ce remake d'un slasher de 1986 - l'intention des auteurs est de vouloir égratigner une bourgeoisie pédante, à pointer du doigt les opportunistes non méritants d'un confort privilégié. Malheureusement, les arguments sont faibles, n'évitent pas certains clichés et ne relèvent pas la piètre qualité du scénario ou de la mise en scène d'un film décidemment beaucoup trop sage, que ce soit dans ses propos ou dans sa violence graphique. En effet, rarement slasher n'aura été aussi pauvre en matière d'équarrissage, et ça c'est impardonnable. Kerozene

BEHIND THE MASK: The Rise of Leslie Vernon - Scott Glosserman avec Nathan Baesel, Krissy Carlson, Robert Englund, 2005, États Unis

Je doit admettre n'avoir eu aucune envie de voir le film après avoir regardé la bande annonce. Le concept tire trop du côté de Blair Witch. Mais le film s'avère autrechose, de bien intéressant. Tournage vidéo donc, d'une équipe qui tourne un documentaire sur un type qui se prétend le prochain tueur en série dans la grande tradition de Jason, Freddy ou Chucky. Car il faut bien comprendre qu'il s'agit d'un monde alternatif ou les personnages de nos slashers ont bel et bien existé. Leslie Vernon a donc contacté cette équipe et leur explique en long et en large sa philosophie et sa préparation, car le grand jour s'approche. Taylor Gentry est donc cette petite blonde qui, avec ses deux cameramen, tourne des entrevues, fait le tour de la petite ville d'Echo et participe à la préparation des victimes, avec un scepticisme de bon aloi. Le jour du grand massacre arrive et après avoir réalisé que deux personnes sont déjà mortes, Taylor décide d'arrêter de tourner. Trop tard, car il y a astuce. On est alors en pellicule 35mm et dans un véritable slasher ou Leslie ne suit pas ses propres directives...

Dans toute la première partie, Leslie explique ses motivations et le symbolisme de tout le projet. Symbolisme freudien et particulièrement féminin d'objets phalliques qui pénètrent les chairs et du garde-robe comme ventre ou l'enfant est protégé du mal extérieur. On est donc en plein trip référentiel ou l'humour règne dans un premier temps, pour tomber dans le vif du sujet, avec en prime Robert Englund en sosie de Donald Pleasance. On note également Zelda Rubinstein en bibliothécaire qui explique la légende du pauvre enfant tué par les villageois il y a des années.

Il était agréable d'entendre le réalisateur après le film, expliquer son amour du genre, autant le slasher que les classiques de l'horreur, pointant vers TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2 et THE SHINING comme modèles d'efficacité et d'inspiration. Glosserman est visiblement quelqu'un qui a étudié ses classiques et qui leur porte un regard signifiant, n'oubliant pas d'essayer de nous foutre la trousse par la même occasion. Un réalisateur à surveiller, un film à voir. Mario Giguère

BLEED - Devin Hamilton/Dennis Petersen, 2002, États Unis

Une jeune femme au sombre passé ( Debbie Rochon ) repart à zéro en se trouvant un nouveau travail et en commençant une relation amoureuse avec son patron. Lors d'un party entre amis, ce dernier lui explique que sa bande ont créé un " Murder club ", un groupe secret dont les membres sont tous des assassins. Voulant absolument faire partie de la bande, la gentille dame va tuer une inconnue dans un stationnement pour finalement apprendre que le club en question n'est qu'un canular créé par son copain dans le seul but de la faire marcher. Pendant ce temps, un tueur masqué assassine tous les membres du club.

Si ce film ne mettait pas en vedette Debbie Rochon, vous pouvez être sûr que je n'aurais jamais visionné cette daube. Le récit est ridicule et devient parfois incompréhensible à cause des deux intrigues parallèles. Les idioties commises par les personnages sont mise en valeur par le jeu particulièrement mauvais des comédiens, Debbie incluse, qui lisent littéralement leur texte à la caméra. Rajoutez à ça de la nudité tellement gratuite que ça devient énervant, une photographie digne des pires films étudiants et un caméo risible de Lloyd Kauffman et vous obtenez BLEED, un beau gros navet SOV tourné en vidéo qui réussit au moins à tuer le temps si l'on a en soit un tempérament un peu maso.

Le DVD contient en easter eggs deux courts métrages étudiants particulièrement affreux. Oncle Freak

BLOOD RAGE aka Nightmare at Shadow Woods - John Grissmer, 1983, États Unis, 1h27 

Flashback d'acide en '74, au drive-in, alors que deux petiots font dodo sur la banquette arrière d'une voiture pendant que leur maman (Louise Lasser) se fait tripoter les seins par son cavalier. Ils se réveillent, filent en douce en voyant que leur créatrice est "occupée" et l'un d'entre eux trouve une hachette dans la valise d'une camionnette. Il essaie de reluquer un peu un couple en train de procréer dans une voiture non loin, mais quand le type lui dit de foutre le camp, il lui fout un coup de lame en plein front, puis barbouille le visage de son frère, qui reste là, sous le choc, et lui met la hache dans les mains.

Dix ans plus tard, bien sûr, le petit Todd (Mark Soper) a grandi et est toujours en institution, alors que son frère, Terry, est devenu un ado populaire à son école, et sort avec de jolies filles. Leur maman va voir son petit criminel et refuse de croire son délire à propos de son innocence - il accuse quand même le p'tit chouchou ! Todd est alors plongé dans une espèce de phase de démence légère - on se demande d'ailleurs bien pourquoi - et fout le camp de son institution. Mais tout le monde le croit coupable de l'horrible meurtre commis dix ans plus tôt, vous pigez ? C'est là que le massacre commence, et que le film perd son charme comme par enchantement.

Voilà un slasher avec une ouverture superbe, qui ne tient malheureusement pas ses promesses, comme bien d'autres espoirs de son époque. On cède ici à la facilité, ou à des prétentions de mise en scène qui anéantissent l'ambiance, pourtant fracassante au départ... L'oeuvre a été tourné à Jacksonville, Florida, dans un petit complexe de duplex visiblement retirés de la civilisation.

On a bien entendu droit aux ados attardés qui sont aux frontières de l'âge adulte, et qui hésitent entre le cul et la rigolade; les filles, à ce propos, sont donc légèrement plus matures que les gars, qui semblent se faire prier pour se mettre à la tâche. Une gardienne visitée par Teddy enlève sa chemise avant de se jeter sur ce dernier, assis sur le divan, en mentionnant qu'elle est "diplômée en party". Ce dernier se contente de se tortiller et de demander s'il y a quelque chose de bon à la télé. Plus tard, cette même jeune femme invite deux mecs chez elle, et ils se précipitent sur le jeu vidéo qui traîne dans son salon.

Les mises à mort sont toutefois fort imaginatives, et le gore généré par celles-ci est plutôt réussi; le tueur à la machette sectionne une femme en deux à la taille, et fait des ravages dans les têtes de quelques autres infortunées victimes.

La mère, Louise Lasser, possède un filet de voix croassant et grandement irritant. Et John Grissmer semble lui attribuer des qualités dramatiques imaginaires, car quelques scènes s'attardent complaisamment sur son jeu, comme si c'étaient de grands moments de cinéma; il a tort seulement à moitié car Lasser possède une feuille de route impressionnante; habituée du Woody Allen de la première heure - elle était de la partie dans BANANAS, TAKE THE MONEY AND RUN, et nombre d'autres - et apparaissant dans le CRIMEWAVE de Sam Raimi en '85, elle a aussi joué chez Hennenlotter dans FRANKENHOOKER en '90, chez Aronofsky dans REQUIEM FOR A DREAM en '00, deux fois chez Kolleck (FAST FOOD, FAST WOMEN & QUEENIE IN LOVE) et pour bien finir, dans le WOLVES OF WALL STREET de DeCoteau en 2002. Mère éternelle, donc. Est-ce un pénible hasard si tout le monde finit chez DeCoteau, ou seulement un destin absurdement alambiqué ? On s'éloigne, mais il y a quand même aussi Éric Roberts, dans ce WOLVES qui a une mauvaise réputation absolue...

Mark Soper, le beau gosse qui a le double rôle des deux frères, après être apparu dans THE WORLD ACCORDING TO GARP en '82, s'est contenté de petits rôles dans des productions hollywoodiennes, après une pose dramatique de 17 ans entre '79 et '96. Il fait bien son boulot, car un changement de coiffure et un regard hagard quand il interprète Todd nous le rendent méconnaissable.

Sa petite amie à l'écran, Julie Gordon, naïve petite blonde à croquer, n'a joué dans pratiquement rien, excepté le SUPER FUZZ de Sergio Corbucci, en '80, aux côtés d'un Terrence Hill jouant la carte "Flash" avant l'heure !! Quant à Grissmer, responsable de ce BLOOD RAGE, a réalisé un seul autre film, FALSE FACE, en 1976, qui traite d'un chirurgien plastique devenu fou, et qui a l'air ma foi fort intéressant - en tant que curiosité, bien sûr !

Car ce BLOOD RAGE, avec sa finale pessimiste et surprenante, fait partie de cette catégorie de films, dont on ne sait pas quoi penser même plusieurs jours après l'avoir visionné. Est-ce mauvais, ou seulement trop innovateur pour que je comprenne ? Étais-ce en son temps une oeuvre appréciée, ou est-ce que les conditions de mon visionnement n'étaient pas appropriées ? Trop de fatigue, pas assez de talent ? Autant de questions auxquelles personne ne pourra jamais répondre ! Orloff

BLOODSUCKING PHARAOS IN PITTSBURGH - Alan Smithee/Dean Tschetter, 1991, États Unis

Deux policiers un peu nullards, l'un étant dépressif à cause d'un grave problème sexuel, l'autre devant endurer sa femme nicotinomane, doivent arrêter un dangereux tueur en série vêtu d'un chapeau égyptien qui s'attaque aux prostituées d'un quartier mal famé de Pittsburgh.

Le début du film, où le tueur cherche sa prochaine victime, on a l'impression que l'on a affaire à un énième slasher, mais il suffit d'écouter les dialogues pour se rendre compte qu'il s'agît d'une comédie très près de NAKED GUN. En effet, au diable le sérieux et place à la stupidité qui a rendu Troma si populaire, les gags sont souvent faciles, mais n'empêche qu'ils fonctionnent généralement très bien. Le point fort du film s'avère être les personnages, le chef de police enragé vient en tête, qui sont très originaux en plus d'être interprétés par des acteurs enjoués. La scène la plus mémorable s'avère être celle où la femme de l'un des agents essaie d'arrêter de fumer, cela n'a aucun lien avec le film, mais elle mérite à elle seule le visionnement du film.

Ce qui déçoit un peu s'avère être le manque de gore, généralement, je ne suis pas capricieux concernant le manque d'hémoglobine, mais avec un titre pareil, je croyais avoir droit à une grosse orgie de sang et quand j'ai vu que Tom Savini faisait les effets spéciaux, j'étais sûr que j'allais en avoir pour mon argent. Mais malheureusement, on a souvent droit qu'à une simple flaque de sang sur un mur, pas assez.

N'empêche que BLOODSUCKING PHARAOS IN PITTSBURGH est une excellente comédie des films d'horreur des années 80 et qui nous fait demander pourquoi le film n'est pas plus connu, puisque l'on a ici du bon matériel pour faire un véritable culte. Oncle Freak

Deux inspecteurs de police se retrouvent sur un cas bien bizarre: des meurtres bien crasses où les victimes s'en sortent avec quelques membres en moins, laissant un tableau bien sanglant pour nos policiers. Surtout que l'un d'eux ne supporte pas la vue du sang et se met à vomir à chaque fois avec l'aide des plaisanteries de ses collègues. Des notes en hiéroglyphes sont retrouvées dans les corps des victimes et un témoin affirme que le tueur est muni d'un drôle de petit chapeau qui s'avère être celui d'un égyptien. Une belle coïncidence ! Et ce tueur en question trimbale avec lui sa propre génératrice pour le plus grand plaisir de ses différents outils de carnage.

Ce film à petit budget qui tentait de remettre un peu de sauce dans la recette en s'établissant comme comédie sanglante, tombe malheureusement à plat. On suit les mésaventures de tout ce beau monde sans trop de problèmes, mais sans grand enthousiasme non plus. Les scènes de meurtres sont pour la plupart écourtées (comme le prouve les extras présents sur le DVD), mais demeurent tout de même assez sanglantes avec la présence du grand Savini aux effets spéciaux. Une seule note de surprise au tableau: la présence de Veronica Hart (actrice porno charmante bien connue) sous le pseudonyme de Jane Hamilton en nunuche de service rigolante de naïveté. À voir un après-midi de pluie si la curiosité vous en dit. Bad Feeble

BLOODY BEACH - In Soo Kim, 2000, Corée

Une bande d'adolescents formant une communauté d'internautes qui passe son temps à chatter pour ne rien dire, se réuni l'espace de quelques jours dans une maison en bord de mer. On apprend rapidement qu'un certain Sandmanz tenta d'intégrer le petit groupe qui le rejeta en bloc telle une vieille chaussette. La rumeur veut que suite à ce rejet, Sandmanz fut profondément attristé et se serait suicidé. Ce sujet génère quelques tensions entre nos camarades qui vont gentiment commencer à se faire éliminer par un psychopathe à l'identité mystérieuse.

Ce slasher coréen ne fait qu'appliquer les règles du slasher à l'américaine. Les premières victimes sont comme de coutume les protagonistes qui enfreignent les règles : l'adolescente qui fume en cachette et le couple fornicateur. Quant au tueur, il apparaît rapidement comme étant l'un des membres du petit groupe d'amis (ce qui n'est d'ailleurs pas franchement compréhensible, mais passons). BLOODY BEACH fait vaguement penser à une version moderne de BLACK CHRISTMAS où l'e-mail remplace le téléphone, d'autant plus qu'une bonne partie du film se déroule en intérieur - et non pas sur la plage comme le titre du film le laisse penser. En gros, rien de bien folichon. Néanmoins, certains meurtres s'avèrent bien sauvages et gores : gros plan sur un couteau qui pénètre la chair, doigts tranchés par une cisaille, jambes bousillées à grands coups de hache, ... et surtout le film nous offre une scène un peu olé olé où la fille fait preuve d'une détermination et une soif de sexe à toute épreuve, prenant ainsi le contre-pied des habituelles scènes du style où ce sont les hommes qui apparaissent habituellement comme étant de gros obsédés. Kerozene

BLOODY MURDER - Ralph E. Portillo, 2000, États Unis   

Ce slasher précédé d'une réputation catastrophique et qui cite "Vendredi 13" à tour de bras (tueur portant un masque de hockey et sévissant dans un camp d'été aux abords d'un lac, suspect prénommé Jason, etc...) mérite en effet le peu de considération qu'on lui accorde. A vrai dire, il n'y a pas grand-chose à dire à propos du scénario, celui-ci étant aussi débile que n'importe quel épisode de la saga de Jason Voorhees - encore que les noms des personnages changent en cours de route, mais peut-être n'est-ce là que le résultat de doubleurs français trop avinés - en revanche il est indispensable de dénoncer l'impardonnable paresse d'une équipe refusant de livrer des meurtres dignes d'un film de ce genre! Comment peut-on imaginer autant de coups de poignards ou de tronçonneuse hors-champ plus de vingt ans après le premier "Vendredi 13"? Ralph E. Portillo est incontestablement un gros flemmard, et j'aurais dû m'en douter, puisqu'il est le salaud responsable de "Fever Lake", une autre grosse merde qui m'avait bien fait suer il y a quelques années. Kerozene

BLOODY MURDER 2: CLOSING CAMP - Rob Spera, 2003, États Unis

Contre toutes attentes, le slasher bouseux "Bloody Murder" fait assez de thunes pour engendrer une séquelle. Par chance (ou pas) son réalisateur Rob Spera, déjà coupable d'un "Leprechaun in the Hood" en 2000, fait l'effort de rendre les meurtres un peu plus sanglants que l'épisode de son peu glorieux prédécesseur. Torse transpercé à la tronçonneuse ou gorges tranchées, les effets gores basiques n'innovent en rien, mais Spera prend au moins la peine de livrer le minimum de ce qu'on est en droit d'attendre d'un tel film, avec même de délicieux plans de nus offerts par l'ex-tromette Tiffany Shepis ("Terror Firmer"). L'histoire est grosso-modo la même que celle du premier film (avec quelques scènes tournées quasi à l'identique), et prenant place dans le même camp de vacances à l'heure de sa fermeture. Mais là où "Bloody Murder" savait ne pas trop nous prendre pour des cons en plaçant le tueur en lieu et place du personnage le plus évident (à savoir le plus insoupçonnable de tous), "Bloody Murder 2" mise sur l'incohérence la plus totale afin de mieux nous surprendre. Le problème est que le spectateur n'est pas si con que ça et qu'il en a un peu ras-les-baskets de ces scénarios sans queue ni tête qui veulent se la jouer malin pour finir par puer du derche. OK pour les scripts à twist, mais s'ils viennent à rendre caduque les 80 minutes précédent un final merdique sous prétexte d'une surprise deux balles, autant laisser tomber. C'est donc ce qu'il se passe dans ce slasher qui tente encore une fois de faire des clins d'œil maladroits au genre et en particulier à "Vendredi 13" pour mieux se rendre ridicule. Kerozene

BOOGEYMAN 2 - Jeff Betancourt avec Danielle Savre, Matt Cohen, Chrissy Griffith, Michael Graziadei, Mae Whitman, Renée O'Connor, Tobin Bell, 2008, États Unis, 93m

Laura n'était qu'une enfant lorsqu'elle a vu ses parents tués par le Boogeyman, Depuis ce temps, elle et son jeune frère Henry sont devenus adultes, mais ont toujours conservé leur phobies du noir. Henry est sorti d'une clinique qui a réussit à lui faire retrouver une certaine tranquillité d'esprit, mais voilà qu'il va passer une entrevue pour travailler dans une autre ville et Laura avoue ne pas savoir si elle sera assez forte pour s'en sortir seule, elle qui est toujours névrosée. Elle va donc aller, sur les conseils de son frère, faire un séjour dans cette clinique. Entourée de jeunes qui ont tous des phobies maladives, elle doute d'avoir fait le bon choix. La nuit, lorsque les portes sont barrées, le Boogeyman commence à tuer chacun des patients en leur faisant vivre leurs pires cauchemars.

Tout en étant lié au premier film, on y apprendra le sort de Tim, personnage principal du premier film, on fait un 180 degrés pour donner chair au croquemitaine. On plonge donc dans le slasher qui n'est pas sans rappeler la série Freddy, minus l'humour noir. Violence, gore, nudité, meurtre imaginatifs, j'ai été passablement surprit par cette suite qui n'annonçait pas grand chose. On retrouve comme acteur Tobin Bell en docteur aux méthodes douteuses et Renée O'Connor, jadis sidekick de Xena et habituée des productions de Sam Raimi et Robert Tapert, en psychologue très sobre. Les surprises abondent et on cherche ce qui se passe tout le long, devinant parfois ce qui se passe, mais dans une mise en scène bien efficace qui garde en haleine. On est donc passé du paranormal au slasher avec un résultat intéressant. Mario Giguère

  BUNNYMAN - Carl Lindbergh, 2011, États Unis

Trois jeunes couples entassés dans une voiture sont rapidement chahutés par un camion moche au chauffeur invisible. On pense très fort à une version cheap de "Jeepers Creepers" et on se demande bien pourquoi leur véhicule - un modèle assez moderne - ne parvient pas à prendre de la distance avec le tas de merde motorisé qui lui colle au train. N’empêche que la voiture tombe en rade, que l’un des leurs meurt sans que cela n’affecte qui que ce soit, et que les cinq survivants continuent leur route à pied jusqu’à une cabane isolée. Celle-ci est habitée par une famille de dégénérés anthropophages dont le membre le plus mémorable est un bonhomme en costume de lapin armé d'une tronçonneuse. Ça sonne familier ?

Visiblement, "Bunnyman" ne cherche l’originalité scénaristique. En échange, il offre un tueur rigolo, quelques découpages hors champs, un repas de famille forcément dérangé, quelques humiliations et pas mal de cris. Rien de bien original dans cette bande torchée à la truelle mais pas trop laide qui parvient bizarrement et malgré sa narration boiteuse à dégager une étrange atmosphère appuyée par une approche relativement sérieuse de ses faiseurs. "Bunnyman" a beau être bancal (c'est pauvrement écrit et interprété) et en aucun cas novateur, il dégage malgré tout un agréable mélange de douce naïveté et de réjouissante sincérité qui le rend presque recommandable. Kerozene

CAMP UTOPIA - Robert Madero, États Unis, 2002

Si notre rôle à tous au Club des monstres est de se faire mutuellement découvrir des petites perles du cinéma de tout poil, il est aussi de notre devoir de nous avertir lorsque nous tombons sur du crottin sur pellicule.

C'est pour cette raison que je prendrais 5m de mon temps précieux pour décrire ce produit sans intérêt aucun nommé "Camp Utopia"...

Pré- générique : 1969, Californie du Nord : Dans une petite communauté hippie (5 figurants au total), la fête bat son plein : 2 filles en mini-jupe jouent à faire des bulles de savon, 3 gars se prélassent au soleil. Le grand-gourou, lui, pendant ce temps, découpe d'un coup de machette la fille celluliteuse qui le chevauche en se dandinant. Sous les cris des survivants, un horrible massacre commence (on le suppose, puisque le tout se passe dans le noir le plus complet). De nos jours, cinq étudiants, reviennent à l'emplacement du "camp Utopia" bien décidés à revivre ses années d'insouciance. En attendant ce qui doit arriver, c'est à dire le retour des meurtres, on a le droit à une bonne demi-heure de dialogues insipides de nos teenages débiles sur le thème : Les Années 60, dans le genre :

- "C'était quand même cool !" 

le pote : - "Ouais, la musique était fun"... 

la copine : - "Oh ouais quelle époque géniale" etc. ... et passe à ton voisin ! 

Pour les amateurs de slasher, il faut dire que les meurtres violents et gores, seul intérêt il faut bien le reconnaître de ce genre de production, sont ici totalement absent car entièrement suggérés ! Un comble !! Que reste t il donc à sauver ? On doit bien entrevoir une paire de nibard siliconée mais c'est tout de même bien mince ! Alors un bon conseil à tous.. E V I T E Z ! Marc Evil

CARNAGE aka THE BURNING - Tony Maylam avec Brian Matthews, Leh Ayres, Brian Backer, Larry Joshua, Lou David et Holly Hunter (son tout premier rôle), 1981, États Unis, 1h30

"Une nuit d'été, dans un camp de jeunes, au bord d'un lac. Ce qui devait être une farce vaguement morbide de gosses aux dépens de Cropsy, un employé du camp, qu'ils détestent, tourne à l'horreur. Cropsy ouvre les yeux, tiré de son sommeil par les cris des garçons. Dans la nuit de sa chambre, un crâne éclairé par une bougie et les visages des garçons collés à sa fenêtre. Cropsy est pris de panique. La bougie tombe, le lit s'enflamme, un bidon d'essence explose. Cropsy n'est plus qu'une torche vivante qui déchire la nuit avant de plonger dans le lac. Les interventions chirurgicales ne réussissent pas à lui rendre un visage humain. Il sort de l'hôpital défiguré, dans des vêtements qui le protègent des regards... Cinq ans plus tard, la légende de Cropsy court dans les camps d'été."

Bénéficiant d'effets spéciaux gorissimes de Tom Savini et d'une jolie jaquette française, ce slasher est sans doute celui de tous qui s'inspire le plus ouvertement de VENDREDI 13... Après un premier quart d'heure en fanfare (voir le pitch recopié sur la vidéo SVP d'époque), le film cherche à instaurer un suspense autour de la question suivante : Cropsy est-il une légende ou est-il vraiment revenu se venger ? L'incertitude est rapidement levée. On assiste alors à un massacre au camp d'été dans les règles de l'art. Armé d'une paire de cisailles, le "freak" décanille tout ce qui bouge. C'est du slasher, banal et sans surprise, avec tous les passages obligés du genre. Partagé entre scènes diurnes et nocturnes, l'action exploite au mieux le décor champêtre. On ne s'ennuie pas, mais pour les surprises on repassera. Pour vraiment frissonner, préférer HALLOWEEN ou ROSEMARY'S KILLER. Et pour vraiment se marrer, mieux vaut se rabattre sur GRADUATION DAY ou LE SADIQUE A LA TRONCONNEUSE ! Stelvio

CARVER - Franklin Guerrero Jr., 2008, États Unis   

Tiens, en v’là une belle de pelloche toute classe. On a une bande de jeunes qui partent camper dans un trou malsain près duquel se tient un motel tout pourri aux chiottes dégueulasses, tenu par un redneck neuneu. Pas loin de là se tient une vieille cabane dans laquelle nos jeunes trouvent des bobines de films qu'ils s'empressent de regarder. Ce qu'ils voient les fascinent et les dégoutent à la fois: ce sont des films d'horreur amateurs trash et réalistes, mais ils aiment ça. Mais le spectateur de "Carver" étant un peu moins con que les protagonistes du film, il se doute bien qu'il ne s'agit pas là de trucs très catholiques, et que nos jeunes glands ont mis leurs mains sur une collection de snuff. Évidemment, les responsables de ces trucs vont rapidement se manifester.... et ça va saigner!

Dit comme ça, on pourrait croire que "Carver" possède un script digne de ce nom. Détrompez-vous! De script ici il n'est point question. "Carver", c'est du torture porn ultrabasique: une trame prétexte à te balancer quelques scènes vomitives à base de sévices corporels et d'humiliations crasses. Et franchement, chaque plan schlingue la sueur et le sang. Parmi tout ça, on a droit à quelques menues cochonneries en guise d'apéro: une pauvre fille en sous-vêtements se fait planter des clous dans les genoux, les pieds, les tibias, le tout sur une petite ballade country crachée par un vieux 33 tours poussiéreux... Plus tard, on commence en douceur avec une autre nana toute pétée qui vomi sans aucune classe sur un de ses potes... puis il y a les habituels triturations à l'arme blanche, les couteaux qui labourent les chairs, les coups de marteaux dans la tête, et même un petit jeu à la scie et surtout, il y a cette infâme scène d'explosion testiculaire à la pince, le tout en gros plan s'il vous plaît... avant que le tueur ne se soulage la vessie sur sa victime.... frissons garantis à tous spectateurs de sexe masculin. En un sens, et ce malgré une moitié de film qui ne sert que de bouche-trou, "Carver" livre ce qu'il est censé livrer: du gore gerbif et réaliste dans un brouhaha de hurlements gutturaux. Et il faut reconnaître que les effets sont plutôt réussis, à tel point qu'il est impossible de ne pas grimacer lors de la scène d'explosion de couille. Mais passé tout ça, "Carver" est un film extrêmement moche et con, c'est clairement le degré zéro de l'expression cinématographique. Kerozene

The CATCHER - Guy Crawford & Yvette Hoffman, 1998, États Unis 

Un gamin persécuté par son taré de père parce qu'il ne rattrape pas bien les balles de baseball, pète un câble et tue son paternel à coup de batte dans la tronche. 17 plus tard, Walker, ancienne gloire de son équipe de baseball mène celle-ci à la défaite. Ses collègues lui font la gueule et il se fait virer. C'est alors que les joueurs, coach et autres se font éclater la tête de diverse façon, à coup de batte, de lancer de balles, ou même par une sodomie au manche de batte !! Batte sur laquelle la victime avait écrit sa demande en mariage à sa douce !!! Mais qui est ce mystérieux tueur ?

Autant le dire tout de suite: on ne se trouve pas ici en face d'un film vraiment original. Si ce n'est que les personnages féminins du film sont les seules survivantes, ce qui est plutôt inhabituel. Mais ça se regarde avec amusement, c'est assez méchant et maladroit et c'est le film sur le baseball le plus intéressant qu'il m'a été donné de voir. Je déteste ce jeu. Kerozene

CHERRY FALLS - Geoffrey Wright, 2000, États Unis

Dans un bahut rempli de puceau, un serial killer entame un massacre pour le moins original: il casse du vierge. Panique chez les parents, joie chez les jeunes qui organisent une méga partouze pour se protéger.

Bonne idée de prendre à contre-pied le cliché du tueur de pêcheur. Cependant, on aurait espérer voir plus de cul, des nichons et une orgie bien vulgaire. Ben non, on évite d'en montrer trop. Mais parmi la vague de slasher actuel, celui-ci tire son épingle du jeu et offre de bon moment. On sent qu'avec un peu de bonne volonté des producteurs, Wright aurait pu donner dans le trash.  Kerozene

CHROMESKULL: LAID TO REST 2 - Robert Hall avec Nick Principe, Angelina Armani, Zachary Alden Baker, Thomas Dekker et Danielle Harris, 2011, États Unis

Il s'agit de la suite directe du premier film...

Je dois avouer qu'ici j'ai été un peu déçu. Dans le premier, je m'étais davantage attaché aux personnages et il n'y avait pas de temps mort. Ici, ça prend au moins quarante minutes de film (et trois mois de temps clinique) pour que ChromeSkull se remettre sur pied. Mais les meurtres sont dans le ton de la série, soit très dégueulasse. Ce qu'il y a d'original est que le tueur n'est pas seul mais qu'il a une vaste organisation devant lui. Bref, dans l'ensemble c'est excellent et meilleur quand même que la production courante des films de ce genre. Et Danielle Harris que je ne connais pas beaucoup semble jouer un rôle différent et elle s'en tire bien. La bande annonce semble supposé une vaste hécatombe dans les rues. Ce n'est pas vraiment le cas, sauf dans un lieu précis dans les 15 dernières minutes. À voir malgré tout. Black Knight

CITY IN PANIC aka Thirteen - Robert Bouvier avec David Adamson, Lee Ann Nestegard, 1986, Canada/États Unis, 85m

Un animateur de radio, Dave Miller, harcèle le chef de police pour son incapacité à attraper un tueur en série. Multipliant les intervention, qui augmentent ses côtes d'écoute, et vont peut-être lui permettre de payer ses comptes suite à sa séparation, il finit par être contacté par le tueur. On lui demande de servir d'appât pour attraper le tueur qui semble préférer, à l'exception de sa première victime, s'attaquer aux homosexuels.

Tournage vidéo pour ce slasher, pratiquement ce giallo, qui débute avec une scène de douche masculine. Rapidement on va aborder la problématique du sida, que je n'avait jamais vu exploiter dans de telle manière dans le cinéma de genre. C'est donc un peu maladroit et le film a eu sa part de critiques pour son homophobie apparente. Il semble en être autrement lorsque l'on découvre l'identité et les motifs du coupable, une approche étonnante qui n'est pas sans rappeler THE CAT WITH NINE TAILS d'Argento. Un film curieux mais intéressant, dont on élimine rapidement les suspects si on est le moindrement physionomiste, ce qu'un manipulateur comme Dario Argento ou Brian De Palma auraient certainement évité. Mario Giguère

The CURSE OF EL CHARRO - Rich Ragsdale avec Andrew Bryniarski, Drew Mia, Kathryn Taylor, 2005, États Unis, 91m

Une jeune fille, Maria, est chez un membre du clergé, à lui expliquer ses cauchemars qui tournent tous autour du suicide de sa soeur. Dès l'entretien terminé, hop, on embarque, avec un peu de réticence, avec sa co-chambreuse au collège et deux autres copines pour une virée dans la maison d'un oncle dans un bled perdu dans le désert. Les visions continuent et tout le monde finit par apercevoir El Charro. Dans un curieux moment de cinéma, Maria aura une vision qui se présente comme un film muet, avec intertitres, expliquant la malédiction d'El Charro, mort cent ans plus tôt, qui parcourt le désert pour tuer tous les descendants de ses bourreaux. Le massacre peut commencer.

Rich Ragsdale est avant tout compositeur. En regardant le making of on apprend qu'il s'agit de son premier film et que le budget du "direct to dvd" est très serré. À la vue du film, on se rend bien compte que la seule vedette connue est nul autre qu'Andrew Bryniarski, interprète de Leatherface dans les remakes des années 2000. L'histoire est donc très convenue et on sent que l'on tiens à faire un film très formaté slasher, avec les inconsistances et les trous dans le scénario habituels. La maison a beau être grande, et tout éclairée pour leur arrivée, les meurtres s'y multiplient et personne n'entend sa copine crier à mort. D'un autre côté, un court-métrage offert en extra en faisant foi, Ragsdale excelle dans les montages d'images surréalistes. Le générique et la séquence d'explication de la légende sont particulièrement réussies et intéressantes et on se plait à imaginer ce qu'il aurait pu faire avec plus de temps et de budget. Au demeurant on est devant un slasher qui livre la marchandise sans grande surprise, mais suffisamment efficace pour satisfaire le spectateur lambda. Mario Giguère

DARK RIDE - Craig Singer, 2006, États Unis,  90m 

Dix ans après qu'il ait brutalement assassiné deux fillettes, dans un train fantôme, lors d'une scène de pré-générique très classique, le même psychopathe parvient à s'évader de l'établissement ou il est détenu en massacrant les deux débiles qui lui servent d'infirmiers. Son unique but, retourner faire la seule chose qu'il sait faire&ldots; qui plus est au même endroit : le train fantôme du parc à thème appelé Dark Ride. Et mon dieu que cela tombe bien, car c'est le moment choisi par un groupe de six étudiants universitaires neuneus pour passer une nuit à se faire peur&ldots;

Adepte de scénarios à rebondissements et de surprises en tout genre, passez votre chemin. Cette série B horrifique pourtant pas trop mal torché, n'est qu'un plagiat du FUNHOUSE de Tobe Hooper, réalisé il y a déjà 15 ans. On y retrouve aussi , rassurons-nous, quelques ressemblances avec son grand frère Jason : il se déplace du même pas nonchalant mais fini toujours par rattraper ses victimes et il fait preuve de créativité gore dans ses meurtres (il défonce la cage thoracique d'un infirmier avec une lampe de poche, avant d'éclairer le visage effaré de son collègue, il tranche la tête d'une belle blonde pendant que cette dernière s'active devant la braguette d'un gus, ou il découpe encore le crâne d'un flic à la machette&ldots; le tout dans le sens de la longueur !). Sortie des meurtres, pas grand chose à se mettre sous la dent, à part les situations ultra-classiques inlassablement proposées dans ce genre de petites productions. : fausses peurs avant les vrais, gags débiles et dialogues insignifiants : bref la salade habituelle.

A regarder avec un verre de coca et un grand pop-corn. (la 'ptite pipe' sera cette fois en option) Marc Evil

DARKWALKER aka DARK WALKER - Danny Draven, 2003, États Unis  

Hobb's Grove, localisé en Californie, est un petit coin réservé aux adeptes de la frousse à deux balles, une sorte de must de la maison hantée, un attrape-couillon sans doute apprécié de certains ados en période d'Halloween. Et ce petit malin de Danny Draven a décidé d'y tourner ce DARK WALKER, un slasher très basique, tourné en vidéo avec des non-acteurs, et dans lequel le meurtrier s'avère être une créature écolo multi-centenaire dont le faciès rappelle un peu trop celui de la bestiole de JEEPERS CREEPERS. Niveau scénario, rien que du très classique : il y a environ 200 ans, une famille se fait décimer par un monstre armé d'une faucille et ce dernier refait surface au moment de l'inauguration de ce parc hanté et dans lequel évolue une belle brochette d'adolescents clichés : le fumeur de pétards qui est vraiment trooooooop coooool, la gothos mal dans sa peau, la fille à papa qui mérite des baffes, un bellâtre et une gentille héroïne vierge. Dès le départ, les victimes sont donc connues et il ne nous reste plus qu'à attendre patiemment que les meurtres surviennent à un rythme à faire chialer un fan de Tarkowski. Triste, d'autant qu'ils se ressemblent à peu près tous (hormis un meurtre à la tronçonneuse) et qu'ils sont tous hors-champ. Et ce n'est pas l'étroitesse du budget qui excuse les économies de boucherie. Danny Draven, qui touche ici le fond, avait quand même fait mieux par le passé (DEATHBED). Mais finalement, l'élément le plus intriguant du film est la présence dans la scène d'introduction de la famille Gaede dans le rôle des bouseux qui se font occire en guise d'apéritif, cette famille est en effet connue pour ses penchants d'extrême droite et les deux jumelles, Lynx et Lamb, ici âgées d'à peine onze ans, sont les membres du groupe Prussian Blue dont les paroles véhiculent des pensées pour le moins douteuse. Elles sont d'ailleurs le sujet d'un documentaire appelé NAZI POP TWINS qui est paraît-il édifiant. Certains prétendent que les médias en ont fait des facho mais qu'il n'en est rien, cependant certaines images les montrant sur scène avec des drapeaux nazis laissent penser que certaines personnes manque peut-être d'esprit critique (lire les message board sur imdb sur la page consacrée à Lamb Gaede, c'est à tomber par terre). Alors, Danny Draven, fan de pop fasciste ou s'agit-il simplement d'un malheureux hasard ? Kerozene

DEAD BODY MAN - Ryan Cavaline avec Eddiw Benevich, Desiree, 2004, États Unis, 100m

Une petite ville américaine, une prostituée se fait accoster par un "attardé mental" et elle le suit à sa maison. Erreur, Willy est tout à fait normal, en fait pas vraiment, c'est un schizophrène paranoïaque meurtrier qui a un jour entendu la voix de Dieu, directement de son garde-robe. Dieu a un message incessant, il faut tuer les pécheurs et les pécheresses, ce qui adonne bien, Willy revendant la viande à un éleveur de chiens, bien au courant de sa provenance. Participant à chaque semaine à sa réunion de tueurs en série anonymes, il est de plus en plus contrarié par Dieu, qui lui parle par la bouche de l'actrice porno du film qu'il "regarde", un comble ! Persuadé qu'un de ses "amis" tueurs en série lui vole ses clients, il pète un plomb, déjà pas mal disjoncté. Une grosse surprise attend le spectateur.

Hannibal Lecter rencontre les Looney Tunes avec en prime du Cronenberg, ou plutôt du Henenlotter, quoique... Ce qui semblait à priori un autre film de tuerie devient rapidement une comédie noire complètement folle. Peut-être un peu trop car un peu répétitif, Willy racontant à chaque victime son enfance, d'ailleurs il y en a une qui ne va pas tarder à lui demander de la tuer au lieu de parler. C'est pas sérieux pour un instant et on se demande s'il y a un service de police dans cette ville ou la population ne cesse de diminuer. La prise de son est parfois difficile, spécialement durant les séances de thérapies de groupe des tueurs, très cacaphoniques. Ca sent le délire en roue libre et ça devrait plaire aux amateurs du genre qui ne dédaignent pas un bonne pinte de rire. Lee souvenirs de poulet sont particulièrement croustillants. On annonce une suite. Pas basé sur une histoire vécue ! Mario Giguère

DEAD 7 - Garrett Clancy avec Joe Myles, Delia Equinox, Gina Zachory, 2000, États Unis, 74m

Un règlement de compte laisse un homme la tête tranchée dans un puit abandonné, malheureusement, avec le portefeuille d'un des deux tueurs. Un sourd muet arrive dans les parages au mauvais moment et sera jeté dans le puit. Trois mois plus tard, on commence à soupçonner que le jeune n'est peut-être pas mort quand quelqu'un commence à tuer un à un les responsables de sa "mort".

Si le sujet en lui-même n'est pas vraiment original, on ne peut qu'être étonné de découvrir ce petit budget foutrement bien réalisé. Excellente atmosphère crade, interprètes dans le ton, sadisme à la clé, nénettes sexy et surtout la soeur du présumé mort, handicapée mentale vivant dans les bois avec ses poupées, est très bien interprétée par Gina Zachory. Les amateurs de slashers dans la veine de Rob Zombie ou Alexandre Aja devraient apprécier. Clancy a peu réalisé, mais est toujours très actif à plusieurs postes, dont celui d'acteur, encore aujourd'hui. Mario Giguère

Le DÉBROUSSAILLEUR 2 - Fred Martel avec André Lejeune, 2012, Québec, 72m

Deux ans après les horribles évènements qui ont ébranlé la ville de Jonquière, la vague de meurtres se poursuit... 

Tel est le synopsis offert sur le dvd de ce film indépendant tourné par Fred Martel, un fan invétéré du genre. Sans avoir vu le premier, il y aura bien quelques passages qui sont énigmatiques, mais on suit très bien l'intrigue somme toute fort linéaire. André Lejeune (éditeur du fanzine HORRIFIQUE) interprète un homme vivant seul, dont le frère décédé lui a transmit sa malédiction. Régulièrement il est prit d'accès de rage meurtrière pendant lesquelles il commet une série de meurtres dont il se rappelle tous les détails lors de ses rares moments de lucidité. Tout le monde y passe, hommes, femmes et jeunes, aucune discrimination. Il est rapidement sous enquête, deux détectives, on reconnait au passage le cinéaste et professeur de cinéma Eric Bilodeau (HUNTING GROUNDS). Hommage aux slashers de la belle époque, Martel dirige bien ses acteurs amateurs, les dialogues, probablement improvisés, étant livrés de manière très naturelle. Je crois qu'il y a autant de "Câlisse" dans ce film qu'il y a de "Fuck" dans un film de Tarantino ! J'ai été surprit par le prologue sur la jeunesse du meurtrier, de la misère et du langage cru, de la violence physique et psychologue, l'enfance malheureuse étalée par bien des psychopathes. Lejeune est particulièrement efficace dans le rôle titre, s'affublant d'un déguisement sommaire mais efficace, rappelant un Dario Argento Québécois lorsqu'il enfile ses gants de cuir. Les effets gores sont nombreux mais la réalisation ne s'y attarde pas trop longtemps, ce qui est de mise, un crâne de plastique détonnant dans une scène fantastique ou la réalité semble évacuée. Des actes sanglants à profusion cependant, avec une séquence dans une "maison hantée" spécialement aménagée pour ramasser de l'argent durant la période d'Halloween. La musique, pas mal omniprésente, est également fort efficace.

Il faut évidemment apprécier ces films indépendants loin des studios et se laisser entraîner dans cette histoire fort classique, mais le spectateur réceptif va passer un bon moment qui se compare bien aux efforts semblables rendus possibles avec les caméras numériques devenues abordables. Réalisé par des fans pour les fans. On veut revoir André Lejeune péter les plombs ! Mario Giguère

The DEMON - Percival Rubens avec Jennifer Holmes, Cameron Mitchell, 1979, Afrique du Sud, 94m

Que voilà un bien étrange film. Surfant sur la vague des slashers, particulièrement HALLOWEEN, on assiste à un meurtre par un géant au visage toujours dans l'ombre. Dans un des nombreux choix de scénario difficile à comprendre, le tueur accepte d'embarquer dans une voiture question de ne pas marcher jusqu'en ville et il tue le chauffeur, pendant qu'il conduit ! Des plans pour mourir dans l'accident inévitable, non de Dieu. La famille de la première victime fait appel au Col. Bill Carson (Cameron Mitchell), parapsychologue qui aide la police à découvrir des tueurs. Mais là aussi, ce personnage que l'on croit central ne sera présent qu'une partie du film, on bifurque totalement et on oublie tout.

En ville, deux cousines cohabitent et cherchent un beau prince. Le démon, ainsi le décrivait Carson "plus proche de la bête que de l'homme" a un oeil sur la petite blonde. Scène rare ici, le tueur, qui portait un masque, le nettoie, sapristi ! Après quelques scènes ou nos jeunes femmes abordent des hommes moustachus pour la blonde, playboy imberbe pour la brune, on passe à l'action. Blondinette, s'enferme dans sa chambre et se cache sous le lit !!! On ne vous en dira pas plus, quel suspense !

Partant dans toutes les directions, le film n'arrive nulle part, mais il y a de quoi se bidonner. Mario Giguère

DON'T GO IN THE WOODS aka Le Tueur de la Forêt -  James Bryan, 1980, États Unis

Des randonneurs se font éliminer de façon brutale par un homme des bois, cousin lointain de l'homme des cavernes. Ce film crétin ne vaut pas grand chose. Il y a quelques scènes gores, mais elles ne sont franchement pas innovantes. Le tout est atrocement filmé. La musique est hallucinante et se trouve être le seul intérêt du film (attention, j'ai pas dit que la musique était bien !). Kerozene

DRIVE-IN MASSCRE - Stu Segall avec Bruce Kimball, Verkina Flower, 1976, États Unis, 72m

Dans un ciné-parc miteux, des meurtres à l'épée secouent les deux policiers détectives chargés de l'affaire et énervent le gérant projectionniste. Le simple d'esprit qui fait le ménage a déjà été manieur d'épée pour le carnaval qui était précédemment à l'emplacement, mais on n'arrive pas à l'inculper. Entre le sadique qui surveille les couples en chaleur et les méthodes d'interrogation primitives de nos deux gros garçons détectives, on reste dans le glauque, via une belle décapitation, un peu de nudité et un scénario qui ne semble pas savoir où aller, mais on ne s'ennuie pas trop.

La fin totalement ouverte fait penser aux "gimmicks" des années 50 et on ne sait si c'est voulu ou si le scénariste ne savait tout simplement pas comment finir ! La police est vraiment bête et le gérant de ciné-parc vraiment détestable. On rallonge avec des plans trop longs de kermesse ambulante et on part sur une mauvaise piste avec des résultats effarants. Pas vraiment sérieux, du pur produit d'exploitation pour ciné-parc. Comme il n'y a pas une tonne de ces films qui se situent dans les drive-in, je suis bien content de l'avoir vu, mais je conseille surtout pour rigoler. En tant qu'ancien directeur de ciné-parc, j'ai bien aimé revoir les hauts parleurs sur poteaux et ça m'a rappelé de bons souvenirs ! Mario Giguère

EVIL LAUGH - Dominick Brascia, 1988, États Unis, 1h27 

Une bande d'ado attardés, tous étudiants en médecine, sont réunis par un ami commun dans une immense villa de Palm Springs le temps d'un week-end, question de décrotter les lieux afin que le propriétaire, un jeune premier blondinet, puisse en faire un refuge pour enfants abandonnés. Les ados sont typiques : bimbo blonde facile à entreprendre, le trio de musclés machos habituels, et les snobs de service, qui pratiquent aussi le S & M sans vraiment s'en cacher. Lorsque quelqu'un s'étonne à voix haute du bas prix de l'immeuble, la copine du proprio, lequel manque à l'appel depuis le début du film, leur explique que dix ans plus tôt, la maison était déjà un refuge, mais qu'un mec est devenu fou et a tranché la gorge de tous les enfants dans leur sommeil. Ce qui n'est pas pour rassurer les hôtes.

Dès le pré-générique on est forcés de se rendre compte de l'inaptitude flagrante du réalisateur; le premier meurtre est mal filmé, et les acteurs ne sont pas très convaincants. On gardera, chez les comédiens, et ce pour toute la durée du film, ce ton à demi sérieux de parodie ratée. Parce que ce n'est ni drôle - enfin pas tellement - ni édifiant. Et comme slasher standard, c'est plutôt raté.

Mais comme je vois toujours du positif quelque part, je noterai deux aspects intéressants : le générique d'ouverture, composé de plans d'une autoroute quelconque, est superbe, car chaque plan ou presque du directeur photo force l'admiration et la jalousie. Et je retiens une scène où *****SPOILERS***** la victime bimbo, croyant à une plaisanterie, joue de l'ironie, y allant de "Oh, so you wanna kill me ? Okay, go ahead, just don't mess up my hair" en offrant son cou, un peu à la manière de Shannon Elisabeth dans SCARY MOVIE. Les frères Wayans ont donc dû ingérer beaucoup de films douteux pour en arriver là...

Dominick Brascia a, selon la légende, tourné ce film en une semaine, ce qui ne me paraît pas du tout incroyable quand on visionne le résultat. Beaucoup de plaisanteries relatives aux films d'horreur parsèment le récit, innovation qui ne date donc pas de SCREAM; Williamson-le-pleutre n'a donc même pas inventé ça... Les références dialoguées à la série FRIDAY THE 13TH sont amusantes lorsque l'on sait que Brascia a interprété un rôle dans FRIDAY THE 13TH PART V : A NEW BEGINNING, en 1985.

PHRASE CULTE 

Le livreur attaché à une chaise, menacé par une perceuse : "I don't think this is cool !" "Man you got a weird laugh !" "Are you sure you don't want to reconsider this ?" Orloff

FANTOM KILER - Roman Nowicki, 1998, Pologne ( probablement Angleterre )

KILER avec un seul "L", c'est voulu, on sait pas pourquoi.

Toujours est-il que cette bande polonaise, ce "giallo érotique", tournée en vidéo bénéficie d'un souci esthétique assez surprenant, avec des éclairages soignés et une photo léchée. Le scénar gagnerai par contre aisément le prix du scénar le plus con de l'histoire: un tueur assassine violemment des bombes sexuelles siliconées qui se foutent à poil pour cause de prétexte bidon. Et attention, parce que toutes les excuses sont bonnes pour nous les foutres à poil ces gonzesses (et bon dieu ce qu'elles sont bonnes). Les meurtres, perpétrés par un tueur masqués, sont assez violents et plutôt bien filmés (couteau, burin dans le vagin, etc...). Une scène mythique montre une donzelle expliquer à un gars l'histoire du roi Arthur et d'Excalibur. Elle dresse ainsi son croupion en l'air, y introduit une cuillère en bois, et l'homme à une minute pour prouver qu'il est le roi Arthur! Exemple d’aberration scénaristique: une fille qui se trouve à la gare perd ses clés de voiture et se retrouve devant celle-ci, incapable de l'ouvrir, en pleine forêt au milieu de nulle part (!!!!). Le tueur arrive. Elle s'échappe, Oh ! Attention, des barbelés. Pour ne pas déchirer sa robe, hop, elle l'enlève et se fout à poil...

Vraiment hallucinant, et dire qu'il y a deux suites, c'est assez effarant. Extrêmement con et misogyne, mais tellement divertissant... Kerozene

www.fantomkiler.com

Un duo de concierges demeurés - l'un d'eux ressemble à s'y méprendre à Mario, des Mario Bros, avec sa moustache, son bérêt et sa salopette ! - et misogynes travaillant dans une gare passent plutôt leurs journées complètes à regarder passer les femmes et à les imaginer nues, les insultant entre eux parce qu'elles leur sont inaccessibles. Le soir venu, alors que des demoiselles bien gonflées se perdent dans les bois - c'est bien connu ! - et sont déshabillées par les ronces (bien sûr !), un tueur masqué et ganté les traque et les assassine d'une manière un peu brutale, visant généralement les organes reproducteurs de ces dames.

La débilité de ce film n'a pas de limite. Si on ose comparer cette collection de vignettes quasi-porno à un véritable giallo, on tombe de haut, et ce jusqu'au fond d'un trou vraiment profond, pavé d'une idéologie plus que douteuse et d'une "objectivité" questionnable.

Le propos ici semble être que les femmes qui se font attaquer le "méritent". La caméra s'attarde pendant de longues minutes sur les actrices siliconées qui marchent dans les bois, nues, et le montage des scènes de meurtre est fort agaçant, épileptique et bourré d'effets à deux sous. Tournée en vidéo, cette production est supposément un canular britannique. Il n'y a pas grand chose de rigolo là-dedans, pourtant...

Pas que le film est désolant à visionner, car il y a quand même de bons moments - la théorie de la cuillère, ou la connasse qui "perd" ses vêtements pendant que le Kiler répare son moteur - mais c'est en général inutilement long et on cherche en vain un développement ou un propos.

Il y a deux suites, qui semblent être du même acabit. Mais j'imagine que quand on en a vu un, n'importe lequel, on les a tous vu, non ? Voilà en tout cas un visionnement bien étrange souvent interrompu pour aller aux toilettes, ou passer des coups de fil, ou aller se désennuyer sur le web... Orloff

FANTOM KILER 2 - Roman Nowicky, Pologne

On prend les mêmes (ou presque) et on recommence.

Sauf qu'ici, les filles qui se foutent à poil pour un prétexte bidon ne sont que quatre. Donc quatre meurtres assez gores, façon giallo, toujours tournés en DV, dans les même décors que dans le premier FANTOM KILER. La fille qui se choppe une cuillère en bois dans le cul dans l'épisode précédent revient et refait la victime, elle nous offre aussi le semblant de plan hard du film lorsque qu'une main gantée vient lui chatouiller les lèvres vaginales. Les dialogues sont à pleurer: le flic con retrouve le témoin d'un meurtre (une pute) ligotée et bâillonnée au volant de sa voiture "mais qu'est ce que tu fous, tu crois vraiment que c'est le moment de t'amuser à ce genre de truc ?". Et le tueur arrive par derrière.

Bref, ça ne se prend pas au sérieux une seconde, les filles sont toujours aussi superbes et ont toujours des sexes rasés, la photo est joliment soignés, et c'est toujours aussi con, mais le premier film est mieux. La bande-annonce de FANTOM KILER 3 laisse présager quelquechose d'un peu moins monotone par contre...  Kerozene

Il semblerait maintenant que les deux films ont été tournés en Angleterre, la Pologne n'étant qu'un prétexte pour éviter la censure et piquer la curiosité. Mario Giguère

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GIALLO

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