Mise à jour le 14 janvier 2008

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ORGANIZED CRIME AND TRIAD BUREAU - Kirk Wong avec Danny Lee et Anthony Wong, 1994

Danny Lee est le chef d'une brigade de flics genre antigang aux méthodes musclées. En chinois, ça veut dire torture, gueulante, coup dans la gueule. Ce n'est pas gore, mais ce n'est pas tendre non plus. Et bien entendu la police des polices tombe sur Danny et ses flics.

En face, dans le rôle du gangster, Anthony Wong, spécialiste des rôles crapauteux, violent, bizarre, etc. Un peu un mélange entre Anthony Hopkins et Nicholson, pour prendre des grosses références... mais en bien plus trash. Et là dedans Anthony est donc un voyou de basse zone, impitoyable, grossier, n'ayant rien à foutre de rien, sauf peut-être de deux choses, son fils, loin de lui, et sa petite amie, qu'il trompe malgré tout devant elle.

Et c'est réciproque, et c'est un peu Bonny and Clyde chez Peckinpah. Kirk Wong est assez impitoyable lui aussi quand il filme des gunfight (Heat n'a rien inventé) qui tourne à la boucherie. Et pas une seconde il ne porte un regard serein sur ses héros. Ce sont des hommes en contradiction, en lutte avec eux-mêmes et la terre entière, mais à la différence de Woo, malgré leurs ressemblances, ils restent ce qu'ils sont. D'une part un voyou suicidaire et sans doute amoureux, d'autre part un flic en colère, et qui, on le sent le restera toujours. Pas de chevalerie ici, du brutal.

Ce film fait partie d'une trilogie que Wong a réalisée, dont Rock'n Roll Cop et Crime Story, avec Jacky Chan dans son seul rôle dramatique. Des films écrit avec un flic de terrain, réalisé par un homme qui ne cache pas avoir des copains parmi les triades. Des films de voyous quoi.

Quand il est partit faire son chinois aux États-Unis Kirk a à nouveau pondu un film de voyou, une comédie qui s'amuse à démonter un à un tous les clichés du polard gunfight, Big Hit avec Mark Wahlberg. Ca sera un Big four, personne ne comprenant visiblement qu'on puisse à ce point se foutre des conventions du genre.

Personnellement c'est un de mes films culte. Chacun son truc. Pirate

Voici un très bon film policier made in Hongkong. Tout comme dans THE UNTOLD STORY, Danny Lee joue les filcs et Anthony Wong le dangereux vilain. Mais Wong est ici beaucoup plus sympathique ... Il est encore un criminel, mais cette fois-ci, il a un coté humain beaucoup plus fort. Bref, il est loin du dangereux meurtrier fou ... En essayant de fuir, il fera tout pour épargner sa maîtresse (dont il est amoureux), qu’il avait sauvé alors qu’elle se faisait violer en pleine rue.

Puis quoi dire de Danny Lee ? Il a décidément la tête de l’emploi pour faire les flics et il donne ici sa pleine mesure. Le film abonde d’action et n’ennuie jamais. La scène finale du film est assez grandiose ... À l’heure de pointe et au milieu centre ville, les 3 criminels (armés jusqu’au dents) tentent de fuir à pied et tirent sur tout ce qui bouge (passants, voitures, flics, buildings, etc) et ils sont entourer de plus de 400 flics qui sont débordés ... Un très beau moment de violence urbaine à découvrir. Black Knight

  PAINTED SKIN - King Hu, 1993, Hong Kong   

Le réalisateur King Hu a été l'un des plus respectables et respectés réalisateurs de l'ancienne colonie britannique. En son temps, son cinéma a révolutionné le wu xia pian, bouleversé les codes et a été une influence majeure pour des types comme John Woo, Tsui Hark ou Ching Siu Tung. Malheureusement, s'il a été un précurseur dans les années 1960 avec des films comme DRAGON GATE INN et L'HIRONDELLE D'OR (tous deux de 1966) et a su rester en forme la décennie suivante (avec A TOUCH OF ZEN, LES HEROÏQUES en vf, en 1971 notamment), il eut bien de la peine à rivaliser avec la frénésie et les innovations qui explosèrent au sein cinéma hong-kongais des années 1980, la faute à ses " fils spirituels ", Tsui Hark en tête. Un Tsui Hark qui tenta même de remettre le maître vieillissant en selle avec SWORDSMAN en 1990 et qui le releva rapidement de ses fonctions car jugé peu efficace par le producteur fou. Et c'est dans un ultime élan de créativité souffreteuse que King Hu se lance dans la production de PAINTED SKIN, une ghost story adaptée d'un conte populaire comme ce fut le cas pour son LEGEND OF THE MOUNTAIN en 1979.

On y fait la connaissance d'un lettré pas si lettré que ça qui tombe sous le charme de Feng, une femme qui dissimule son identité de spectre en appliquant sur son visage défiguré un masque de peau délicatement peint au pinceau. La pauvre est en réalité la victime du cruel roi Yin Yang, sorte de divinité maléfique sans visage empêchant les âmes défuntes de rejoindre les Enfers, les obligeant ainsi à errer dans l'entre-deux monde. Échappant aux sbires du roi Yin Yang qui en profitent pour posséder le corps de son prétendant, Feng trouve refuge auprès de deux moines magiciens qui la conduiront auprès du " Haut Moine " (Samo Hung), un sage barbu vivant en ermite dans la cambrousse et dont les connaissances infinies permettront de faire face au roi Yin Yang en personne.

Sans doute désireux de retrouver le lyrisme de ses films passés tout en intégrant l'esprit encore relativement frais des HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS, King Hu livre un métrage finalement morne et fatigué. Même l'esthétisme de ses images habituellement si chatoyantes est ici terni par un manque de budget mais aussi d'imagination. Et ce n'est évidemment pas la présence de stars comme Samo Hung, Adam Cheng Siu-chow (ZU) dans le rôle du lettré, la belle Joey Wong Tsu-hsien (qui retrouve ici un rôle similaire à celui qu'elle tenait dans HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS justement), ou encore Wu Ma, qui permettent de corriger les lacunes scénaristiques d'un wu xia pian en manque de rythme et finalement très quelconque. Triste fin de carrière pour King Hu donc, qui se retire en suite définitivement du circuit avant de décéder en 1997. Kerozene

PURPLE STORM - Teddy Chan, 1999, Hong Kong

Des terroristes khmers font du grabuge sur un bateau au large de Hong Kong. L'un d'eux, Todd, est blessé lors de la fusillade et récupéré par les forces de police locales. A son réveil, ils découvrent qu'il est devenu amnésique et sachant que le chef des Khmers rouges va tout faire pour le récupérer, ils lui font croire qu'il était un flic undercover infiltré au sein de cette bande de révolutionnaires sanguinaires. Todd découvrira à ses dépends que le leader des terroristes n'est autre que son propre père.

PURPLE STORM tient son titre du plan que les Khmers ont en tête: contaminer l'air et l'eau avec un produit mortel dont l'un des effets a de donner un tain pourpre à ses victimes. Mais cet actioner confus mise plutôt sur la dramaturgie de son personnage principal qui ne sait plus où donner de la tête que sur le danger que représente cette menace aux proportions apocalyptiques. Est-il un flic ou est-il un terroriste? Est-il un assassin ou un bienfaiteur? Doit-il accepter de suivre son père malgré ses desseins de destruction et de conquête? Pourquoi? Comment? Y aura-t-il des concombres au déjeuner? Que de questions auxquelles il est si difficile de répondre! Pauvre Todd, la vie d'amnésique ne lui réussit vraiment pas, et comme un malheur ne vient jamais seul, elle ne réussit pas au film non plus. Entre les prises de têtes de notre héros indécis mais dont les choix n'étonneront finalement personne, se trouvent quelques scènes d'action gentiment musclées où les explosions détruisent des buildings entiers sous les yeux étonnés du spectateur mais où les gunfights paraissent nonsensiques, voire carrément bordellique. Routine, confusion et prises de tête du héros sur des violons plan-plan font de cette production Jackie Chan un film mal équilibré et ennuyeux dont le seul mérite est de nous rappeler à quel point les Khmers rouges n'étaient pas gentils. Kerozene

PRIVATE EYE BLUES aka Feiseung Tsingtam - Eddie Ling-Ching Fong ,1994, Hong Kong

Un détective qui travaille pour une agence miteuse ( Jacky Cheung ) se voit confier la filature d'une jeune fille. C'est elle qui le suit et l'accoste, ce qui le force à abandonner son contrât. Mais le chinois qui demandé la filature lui donne 18 heures, pas plus , pour la retrouver, sinon ca va aller mal pour tout le monde. On découvre que tous les voyous à Hong Kong et en Chine et des agents britanniques veulent retrouver celle que l'on prends d'abord pour la petite fille de l'empereur !

Comédie noire aux accents fantastiques, Private eye blues fera rire les amateurs de films policiers d'Hong Kong. Jacky Cheung, toujours en train d'avaler une gorgée de bière, a bien de la difficulté à retrouver, puis à se débarrasser de cette jeune fille qui cache un mystère, tout en divorçant de sa femme qui l'aime et qui ne l'aime pas et de sa petite fille, qui s'entend bien avec la nouvelle venue. Rebondissement et satire, sur une musique d'Harmonica très blues. Une agréable surprise. Mario Giguère

The RAPIST aka TUN MEN SE MO - Chuen-Yee Cha, 1994, 90 Min, Hong Kong 

Un violeur sème la terreur dans la ville de Tun Men. Autours de quatre heures du matin, il traque dans l'ombre des grands édifices les jolies dames qui entrent dans leur appartement. Après quelques victimes, la population demande une plus grande surveillance de nuit et ainsi le bureau du crime organisé d'Hong Kong renforci sa protection. L'inspecteur principal dont la sœur a déjà été victime d'un violeur travaille avec acharnement pour coincer le coupable.

Basé sur une histoire authentique, ce film suit la recherche de la police en vue de traquer le violeur récidiviste. Le violeur est connu assez tôt et nous suivons ses péripéties, ainsi que celui des forces de l'ordre.

Le film a été classé "catégorie III" en raison de ses longues scènes de viols (sans fogging) et de violences. Le film réalisé par Chuen-Yee Cha (Once Upon a Time in Triad Society I et II) offre un excellent travail au niveau de la réalisation avec des plans où nous voyons l'ombre du violeur et de longs travellings autours de sombres corridors. La photo y est sombre, ce qui renforci le climat malsain. De plus, le film étudie la psychologie du criminel et amène une certaine réflexion. En raison de ses scènes de violences graphiques, on ne peut pas vraiment parler d'un divertissement, mais ca se laisse quand même bien regarder en raison du propos sérieux du drame. Vivement recommandé. Black Knight

RED FISTS - Baochang Guo, 1991, Hong Kong

Un flic de République populaire de Chine infiltre un gang de faux monnayeurs. Il se voit contraint de les suivre à Hong Kong où une flic de choc (la mignonne Sharon Kwok) qui enquête sur la même affaire l'empêche de mener son enquête en électron libre... Canevas classique pour polar standard, RED FISTS marche sur les traces de gros succès populaires du genre comme POLICE STORY ou LE SYNDICAT DU CRIME, sans pour autant se démarquer de manière efficace. On retrouve le flic intègre pour qui sa mission est plus importante que tout, la collègue hong-kongaise au départ casse-pieds mais qui deviendra une super copine, etc... Il reste cependant quelques scènes d'action proprement hallucinantes durant lesquelles notre flic de service incarné par Yu Rong Guang dérouille du criminel à grands coups de pompe hyper douloureux et magnifiés par des ralentis nous permettant d'observer à quel point les cascadeurs prennent un malin plaisir à se ramasser des coins de table dans les côtes ou s'écraser les vertèbres sur des escaliers après une chute de plus de deux mètres. Ca fait mal! Le film nous offre également quelques poursuites en voitures, en moto vs. vélo et deux ou trois effets sanguinolents comme une main tranchée (et que son propriétaire remplacera par un gros crochet old school) ou un type massacré à la hache: brièvement gore donc mais ces effets sont bizarrement concentrés en début de métrage. Le final prévisible voit le fils du héros kidnappé par les méchants dans le but de le faire chanter - là encore, que du très banal... Mention spéciale à Fleur de lotus, prostituée laide comme un poux qui grâce au talent des doubleurs français bénéficie de la meilleure sortie du film: "On m'appelle Fleur de Lotus, mais mon vrai nom c'est Germaine." Rien que pour ça, ça valait le coup d'oeil! Mais je n'ai pas compris pourquoi le film était appelé RED FISTS... Kerozene

RED TO KILL aka Ruo Sha - Hin Sin "Billy" Tang, Hongkong, 1994, 91m

Après la mort accidentel de son père, une jeune déficiente mentale nommée Ming Ming, se retrouve dans un centre pour malades mentaux. M. Chang, le directeur de l'institut, aime bien Ming Ming. Mais suite à un drame lors de sa jeunesse, M. Chang devient un dangereux violeur psychopathe à chaque fois qu'il voit la couleur rouge et il viole sauvagement Ming Ming après que celle-ci donne un numéro de danse dans une robe rouge. Ming Ming qui est mentalement inepte pour subir l'interrogatoire de l'avocat de la défense, le juge annule le procès et M. Chang est libre. Mais est-ce que la travailleuse sociale qui s'occupe de Ming Ming va laisser M. Chang s'en tiré à si bon compte ?

Voici un excellent film qui vient de Hongkong ! L'interprétation est fortement crédible et la mise en scène nous gâte en nous offrant de superbes prises de vues. Ben Ng dans le rôle de M. Chang, nous donne une magnifique interprétation de vilain qui se rapproche en qualité de celui qui avait donné Anthony Wong dans THE UNTOLD STORY. Plus qu'un drame d'horreur, RED TO KILL, est un véritable drame social de qualité. La scène finale grandiose n'épargne rien au spectateur. Un film à voir absolument ! Black Knight

RETURN OF THE DEMON aka Mo gao yi zhang - Ying Wong, 1987, Hong Kong 

Deux sorcier, Dick et Cho, étaient les disciple d'un maître qui leur a enseigné l'art de prolonger sa vie. Dick utilise cependant des moyens peu orthodoxes et il s'est réfugié dans une statue, "hibernant" pour éviter les représailles. Il a pris soin de répandre rumeurs et fausses cartes au trésor qui amènera une équipe de chasseurs à le libérer. Notre Dick a besoin de prendre encore l'essence de vie de 49 personnes après quoi il deviendra immortel. Une bataille alliant Kung Fu, sorcellerie et le fantôme d"une vierge qui s'est suicidée culminera dans l'antre de ce Dracula des temps modernes.

La Kung Fu comédie d'action et d'horreur est fréquemment rencontrée à Hong Kong. Ici, on ne nous épargne rien dans un scénario au rythme rapide, aux effets extravagants et des surprises tantôt loufoques, tantôt dramatiques. Les scènes d'action sont intenses et le final est enlevant à souhait ! Au passage on renoue avec les vampires sautants, si surprenants, avec le bon sorcier qui prend les caractéristiques d'un chien pour pouvoir repérer son ennemi, donnant lieu à des pitreries et des scènes d'action étonnantes. Une bonne surprise ! Mario Giguère

RIKI-OH The Story of Ricky  - Ngai Kai Lam, 1991, 91m

Pépin au EXOFEST. Le film attendu n'est pas arrivé, on présente Ricky. C'est tout croche, mais c'est marrant. Un beau jeune homme énigmatique est enfermé dans une prison ou le directeur y tient une plantation de pavot gardée, entre autre, par 4 autres prisonniers plus puissants que le jeune Ricky qui parle peu. Gadgets et divers moyens sont employés pour épuiser le beau Ricky qui devient rapidement le "sauveur" des autres malheureux détenus. Ricky est très fort, on s'en doute. Exemple? Ligoté, une poignée de lames de rasoir lui est foutue dans la gueule puis on lui matraque la face. Il s'en sort et crache les lames au visage du directeur. Eclaboussures de Sang, coup de rabot taillant un nez, bras coupé, on ne se gêne pas. Combat final entre Ricky et le directeur qui s'avère être un géant parfait pour la machine a viande. Aie! Deadmonton. Zzzzz- Deadmonton

ROBOFORCE aka I LOVE MARIA - David Chung, 1988, Hong Kong 

Suite à la claque ROBOCOP, Hong Kong produit son film de robot bourrin, avec tout ce qui fait la particularité du cinéma local: gunfight tonitruants, action ultra rapide, honneur à tous prix, cascades douloureuses et figurants virevoltants dans les airs (le tout orchestré par Ching Siu-tung), mais aussi un humour parfois lourdingue frôlant presque les pâquerettes. Mais on a vu pire et ROBOFORCE n'en demeure pas moins une bonne série B bien destroy.

Ici, le gang des "Sauveurs du monde" cambriole des banques par l'intermédiaire de Pioneer 1, un robot style Transformer qui balance bastos, roquettes et divers autres gadgets complètement fous. Résultat: gros dégâts, beaucoup de bruits et une police dans les choux. Comme si cela ne leurs suffisait pas, les Sauveurs du monde concoctent un robot humanoïde à l'image de la maîtresse de leur chef: Maria. Mais suite à une rencontre inopportune entre la Maria-robotisée, un savant naïf et l'ancien amant alcoolique de Maria-l'humaine (incarné par Tsui Hark), rien ne va plus se dérouler comme les méchants l'avaient prévu.

Cet hommage évident à METROPOLIS inspiré du chef-d'oeuvre de Paul Verhoeven déménage grâce à ses robots hyper violents capables de voler dans les airs, propulser leurs poings et détruire des murs d'une simple pression de leur petit doigt. Ajoutez à cela un design impeccable, en particulier pour Pioneer 1 et ses abondants fumigènes lui donnant un air de raffinerie ambulante, et vous avez carrément l'un des meilleurs films de robots. Kerozene

Le ROI SINGE 1: LA BOITE DE PANDORE aka: A CHINESE ODYSSEY PART I: PANDORA'S BOX - Jeffrey Lau, 1994, Hong Kong - Jeffrey Lau, 1994, Hong Kong

Ce n'est pas un secret, quand ils s'en donnent les moyens, les cinéastes de Hong Kong sont capables de livrer de véritables sagas cinématographiques aussi surprenantes que divertissantes. C'est le cas de la saga du roi singe, épopée fantastico burlesque remplie de retournements de situations et d'effets spéciaux étonnants. Cette histoire est adaptée d'un personnage issu de La Pérégrination vers l'Ouest, un récit important de la littérature du pays datant du XVIème siècle dans lequel un moine se rend en Inde pour y trouver des écrits sacrés. Dans ce roman, on y rencontre le roi singe, une créature mi-homme mi-singe prétexte à une satire des coutumes de la vieille Chine. Le personnage du roi singe repris par Jeffrey Lau et Stephen Chow (SHAOLIN SOCCER) devient une sorte d'incarnation de la dualité humaine tiraillée entre ses instincts primaires et ses sentiments, ses émotions.

Dans cette première partie, Stephen Chow incarne un brigand barbu idiot aux pieds velus, chef d'une bande d'incapables, et qui se voit confronté à deux soeurs immortelles - en réalité des démons ancestraux à la recherche du roi singe. L'une se transforme en gigantesque araignée, l'autre en spectre libidineux, et tout ce petit monde sera bientôt confronté au courroux du roi taureaux, gigantesque Minotaure adultère envoyant ses puces à l'assaut de ses adversaires! Suite à une invraisemblable mais réjouissante série d'événements rocambolesques, notre brigand charmeur - qui s'est depuis séparé de son abondante pilosité, se retrouve propulsé 500 ans dans le passé...

Délirante première partie donc pour cette ahurissante saga d'aventure et de romance hilarante. On rigole de bon coeur aux péripéties graveleuses du héros qui se retrouve le sexe en feu à plusieurs reprises, contraint de se le faire piétiner par ses hommes dans le but de l'éteindre. On tombe d'admiration devant la beauté du casting féminin qui est radicalement troublant. Et on se délecte devant les maquillages, décors et éclairages donnant à l'ensemble un côté aussi féerique qu'épique. On pense un peu à la magie visuelle de ZU, à la différence que l'histoire est ici limpide. Kerozene

Le ROI SINGE 2: CENDRILLON aka: A CHINESE ODISSEY PART II: CINDERELLA - Jeffrey Lau, 1994, Hong-Kong 

Suite et fin des aventures du gentil brigand au grand coeur qui apprend bien malgré lui qu'il est l'incarnation du roi singe suite à une rencontre avec une déesse immortelle à la beauté fulgurante, mais au handicape des plus contraignant: elle et sa soeur qu'elle déteste sont réunies dans un seul et même corps, provoquant ainsi un comportement schizophrène déroutant. Mais la gentille soeur succombe au charme de notre futur roi singe qui lui, tente de retrouver l'élue de son coeur. De son côté de roi taureau succombe aux charmes de la déesse schizophrène, ce qui fâche sa femme elle aussi secrètement amoureuse du roi singe. Ce dernier, aidé de fidèles amis, dont le roi porc et son maître bavard qui réussi à tuer d'ennui les puces de roi taureau, fera tout pour finalement sauver celle qui fait réellement battre son coeur. Malheureusement, pour arriver à ses fins, le prix à payer sera élevé.

Encore plus fou, encore plus drôle et encore plus étonnant que le premier film, et ne vous laissez pas duper par son aspect vaudevillesque car il en vaut vraiment la peine! Mais ne nous laissons pas emporter par l'enthousiasme, si les deux films sont effectivement très divertissants et agréables, ils ne sont pas non plus des chef-d'oeuvre ultimes qui transcendent les frontières cinématographiques au point de se fracasser la tête contre les murs, restons sur terre. Cependant le plaisir est réel et quel bonheur donc de trouver une galerie de personnages aussi riche au service d'une histoire finalement très touchante. Car rires et romantisme font ici bon ménage. Certains diront que ça pue le happy end, mais celui-ci n'est pas exempt d'amertume. Signalons encore la bataille finale qui s'avère carrément dantesque lorsque le roi taureau propulse une ville entière en direction du soleil! A Hong Kong, on n'a pas les mêmes limites... Kerozene

SAGA OF THE PHOENIX aka Kujaku ô: Ashura densetsu - Ngai Kai Lam/Sze Yu Lau, 1990

La vierge de l'Enfer en a marre de faire du mal et fait un gros caprice devant le maître du Paradis. Las, il lui accorde 7 jours de vie sur Terre. Accompagnée de deux gardiens, elle part à la recherche de Génie, une sorte de batracien bipède de 20 cm de haut avec un piercing sur l'oreille. Suite à un sale coup de la prêtresse de l'Enfer, Génie se retrouve à Hongkong. La vierge part à sa recherche et rencontre un savant crétin et sa soeur. Tout pourrait aller pour le mieux si la prêtresse de l'Enfer n'envoyait pas de guerriers...

Ce film de HK par le réalisateur de STORY OF RICKY est un sacré bordel. Action confuse, montage foireux, scénario bancal, on ajoute à ça des effets spéciaux un peu pourris et des acteurs de seconde zone, on obtient donc un truc assez incroyable mais peu plaisant. Rien à voir avec STORY OF RICKY donc. Kerozene

SATAN RETURNS aka 666 mo gui fu huo - Lun Ah, Francis Ng ,Chingmy Yau et Donnie Yen, 1996, Hong Kong

Un désaxé kidnappe et tue des femmes nées le 6 juin à 6h06. En fait il espère révéler la fille du diable, qui ne se connaît pas comme tel, et la seule façon d'être certain de l'authenticité de sa paternité est de lui retirer le coeur, si elle vit toujours, bingo, on a la fille de Satan. Évidemment dans le poste de police ou l'on enquête il y a une jeune femme née le 6 juin et un policier adepte des arts martiaux. Ca va péter au poste !

Mélange de policier, de kung fu, d'horreur avec une dose d'humour, le film nous garde sur le qui vive, avec l'excellent Francis Ng en suppôt de Satan, des effets spéciaux à la pochetée et un Donnie Yen en forme. L'humour qui parsème le récit étonne, mais le final est apocalyptique à souhait. Un bon moment. Mario Giguère

SATIN STEEL aka Chunggamsuk -Tony Leung Siu Hung avec Jade Leung. 1994, Hong Kong

Lethal weapon à la sauce Hong Kong, ca veut dire tout de suite remplacer les deux hommes par deux femmes et finir par des cascades incroyables. Jade Leung a le rôle de Mel Gibson, policière qui ne détesterait pas finir ses jours au travail, quitte à inviter sa partenaire à lui tirer dessus. Mlle Leung est petite, mais elle en a dedans. Le film se transporte d'Hong Kong à l’Indonésie, donc des décors nouveaux, mais un mélange d'action, d'humour noir et de comédie pas toujours réussi. Le film vaut surtout pour sa fin incroyable ou Jade s'accroche à un hélicoptère qui frise les eaux d'une rivière, entre autre, d'une manière incroyable. Sinon, un bon petit film d'action asiatique. Mario Giguère

SCORPION THUNDERBOLT aka SNAKE - Godfrey Ho, 1985, Hong Kong 

Comme d'habitude lorsque Godfrey Ho réalise pour le producteur Joseph Lai (ici pour le compte d'IFD), on a droit à un composite de deux films. Ou plutôt, d'un film, amputé de certaines scènes, et auquel ont été ajoutés d'autres scènes tournées pour l'occasion (ou une autre, allez savoir), ces scènes mettant en avant, comme d'habitude, ce bon vieux Richard Harrison. Le résultat est comme toujours terriblement confus, mais pour une fois, pas de ninja en vue. Voila qui est presque original de la part du tandem Ho-Lai!

SCORPION THUNDERBOLT raconte l'histoire d'un occidental (Harrison) qui se voit soudainement harcelé de toutes parts par des types en marcel bleu qui en veulent à sa bague, une bague qui se trouve être le seul artefact ayant le pouvoir de faire disparaître la déesse scorpion. Celle-ci passe son temps à gesticuler dans la pénombre en frappant la peau d'un tam-tam à l'aide de ses mains terminées par d'interminables ongles. Les rythmes du tam-tam influent sur un joueur de flûte qui de son côté se met à siffler quelques notes dans les rues de Kowloon, notes qui ont un effet radical puisqu'elles ont le pouvoir de faire muter une personne en monstre-serpent humanoïde sanguinaire! Un flic et sa petite amie journaliste enquêtent sur les meurtres occasionnés par ledit monstre en question tandis que dans son coin, Richard Harrison subit les assauts à répétition du gang des marcels bleus dont la plus croustillante représentante reste une blonde au regard vide qui le séduit en lui dévoilant le porno dans lequel elle a joué - séance de strip-tease sur une musique de Vangelis à l'appui!

D'un côté nous avons donc les scènes tournées par Godfrey Ho (Richard Harrison, les marcels bleus et la déesse Scorpion), de l'autre, un film fantastique local, sorte d'obscure histoire d'amour horrifique teintée d'érotisme maladroit et d'un humour presque malsain comme en témoigne une scène avec un violeur farceur.

Si SCORPION THUNDERBOLT possède donc une qualité, c'est bien celle de permettre de découvrir 70 minutes de ce film de monstre local dont on peut supposer ne pas louper beaucoup de scènes chocs. En revanche, on passe totalement à côté de son déroulement chronologique initial, et peut-être même de sa réelle histoire. Frustrant donc de ne pas en connaître le titre, mais on se rattrape avec les vingt minutes composées de Richard Harrison bottant des fesses avec énergie et maladresse, et de la déesse dansant gaillardement dans sa chambre à l'éclairage minimaliste. Pour finir, il me semble que le plan final se termine sur un passage de la musique que John Williams composa pour LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE. Sacrés Ho-Lai, toujours aussi à cheval sur les lois du copyright! Kerozene

SEX AND ZEN aka Rou pu tuan zhi tou qing bao jian - Michael Mak, 1991

Oh boy! Un mec avec un petit pickle se fait transplanter un gros pickle de cheval entre les deux jambes. Plein de choses s'ensuivent bien parsemé de scènes de nudité appréciées. C'est du résumé ça, non?

Avec un humour qui ne fait pas grincer des dents (pour une fois), ce film hongkongais réputé se laisse regarder sans aucun problème. Évidemment, il ne faut pas s'attendre à quelque chose de très cherché, mais le ton léger ne nuit pas du tout au film. Quelques scènes reviennent facilement à l'esprit après l'écoute comme la fameuse scène de chirurgie ou bien sinon, le mari violent qui veut baiser sa femme (il se ramène avec son engin et s'active en défoncé à changer de positions à toutes les deux secondes pour finir dans les airs accroché par des chaînes!). Le tout est fait avec quand même sa partie de mauvais goût, mais si on s'est rendu aussi loin, ça ne déplaît pas. Un film plein de surprises, vraiment différent dans son genre et pas facilement oublié. Bad feeble

SEX MEDUSA - Lo Wai-Tak, 2001, Hong Kong

Un veuf tombe par hasard sur une jeune femme nue (Miho Nomoto, FUDOH) dormant à l'entrée de son bistrot. Dans un élan de bonté extrême, il prend la pauvre créature dénudée sous son aile et l'héberge chez lui alors qu'il ne connaît rien de son passé. Il se trouve qu'elle est une créature mi-femme mi-serpent ayant échappé de justesse à une incinération dans les égouts de Hong Kong...

SEX MEDUSA est exactement le type de film qui fait fantasmer de part son titre prometteur et qui s'avère être totalement à côté de la plaque. Côté sexe, on est moins bien servi que dans un téléfilm érotique bas de gamme. Notre femme serpent se ballade un peu à poil et exhibe un physique à la carrure moyennement féminine tandis que côté coïts fumants, il vaut mieux ne pas espérer grand chose car hormis deux courtes scènes dans lesquelles un petit bout de sein vient poindre à l'écran, on aura droit à absolument rien. Pour l'aspect médusa, là encore c'est le minimum syndical. Les yeux de la "belle" deviennent verts quand elle est perturbée, ou des serpents digitaux lui poussent sur la tête lorsqu'elle baise. Il faudra attendre le final pour enfin la voir sous son véritable aspect de méduse ridicule: perruque blonde à mèches roses sur la tête tirant une langue reptilienne et arborant de vilaines dents malsaines.

Ce catégorie III sans le sou, tourné en vidéo avec des acteurs à la limite de l'amateurisme (malgré la présence de Carrie Ng, la jolie Princesse de NAKED KILLER) est sans doute ce qui se fait de plus navrant dans le genre. C'est atrocement filmé et c'est d'une lenteur et d'une bêtise affligeante. Pire encore, le réalisateur nous inflige des scènes de cruauté animale: serpents brûlés vifs, mygales qui se dévorent entre elles, injection de produits nocifs sur un serpent, rats brûlés vifs eux aussi... En résumé, SEX MEDUSA a tout du mauvais film détestable. Kerozene

The SEXY KILLER aka THE DRUG CONNECTION - Sun Chung, 1976, Hong Kong 

Une jeune et belle femme au caractère bien solide décide de mener sa propre vendetta contre le cartel de la drogue qu'elle tient pour responsable de l'état quasi-végétale de sa soeur. Celle-ci fut en effet goulûment injectée d'héroïne puis vendue à d'obscurs mafieux avides de sexe facile. Sa vengeance, elle l'a mène en secret. Ni son meilleur ami, un flic intègre farouchement déterminé à démanteler le réseau, ni son amant, un politicard au discours anti-drogue dissimulant des activités illicites, ne connaissent ses activités nocturnes qui consistent à séduire les pontes du cartel pour mieux le dessouder de l'intérieur.

Ce scénario vous rappelle quelque chose? Normal, il s'agit de la version Shaw Brothers du COFFY réalisé par Jack Hill en 1973 et dans lequel Pam Grier déglinguait du dealer de manière radicale. La recette est identique, à savoir mise en scène musclée, nudité gratuite, bande sonore groovy / psychée et une héroïne qui n'a pas froid aux yeux. Du pur cinéma d'exploitation dans la grande tradition avec quelques personnages gratinés, comme le caïd boiteux prenant son pied en fouettant des filles nues dans sa salle de torture privée et un final surpuissant lors où madame dégomme les bad guys au fusil à pompe. On lui préférera nettement son modèle (Chung Sun n'arrive pas à la cheville de Jack Hill) mais THE SEXY KILLER n'est pas désagréable pour autant. Kerozene

SLEEPING WITH THE DEAD aka Cham bin hung leng - Wai-Man Cheng avec Jordan Chan, 2002, Hong Kong

Un jeune docteur, David ( Jordan Chan ), voit des fantômes depuis sa tendre enfance. Il est malheureux avec son épouse et un triste jojo en toute occasion. Un de ses camarades de jeunesse, devenu inspecteur de police, lui annonce que les membres de l'ancienne bande de copains dont il faisait partie meurent les uns après les autres, le jour de leur fête, battus à mort, l'oeil gauche arraché. David trouvera-t-il une solution à ce mystère avant de divorcer ?

Les films de Hong Kong ont parfois les défauts de leurs qualités, dans ce cas-ci un mélange de genres qui n'est pas réussi et des emprunts à la tonne, de RING à STIR OF ECHOES. L'imagerie est conventionnelle, rien ne décolle longtemps, bref, un ratage pratiquement complet. Mario Giguère

SO CLOSE aka Chik yeung tin sai - Corey Yuen avec Qi Shu, Vicki Zhao, Karen Mok, 2002, Hong Kong

Lorsqu'une puissant compagnie est attaquée par un pirate informatique, seul un autre pirate réussit à sauver les ordinateurs de la compagnie. Il s'avère que la sauveuse est aussi la pirate déviante et qu'elle a utilisé ce stratagème pour tuer le patron de l'empire industriel, bâti sur le crime et la corruption. Les héritiers de l'empire perçoivent rapidement le danger que représente cette femme ( Qi Shu ) car elle a accès à toutes les caméras de leur édifice et est témoin d'un meurtre qu'ils ont commis. Une policière ( Karen Mok) qui est sur l'enquête du meurtre initial va flairer les justicières et compliquer la vie de tout le monde.

Film d'action aux moments forts très réussis, So Close s'égare aussi dans des moments sentimentaux très fleur bleu. À trop vouloir plaire à tous les publics, on risque de tous les perdre. Heureusement les performances de Qi Shu, Karen Mok et la jeune Vicki Zhao sont électrisantes. Pour la logique, on repassera. Pour amateurs de Charlie's Angels. Mario Giguère

SPL - Wilson Yip, 2005, Hong Kong

Le détective Chan (Simon Yam) est atteint d'un cancer du cerveau. Mais avant de tirer sa révérence, il jure d'avoir la peau de l'infâme Wong Po (Sammo Hung), criminel notoire et assassin multirécidiviste contre qui jamais aucune preuve n'a pu être établie. Sur le point d'être relevé par Kwan (Donnie Yen) - un frimeur cogneur, Chan va remuer ciel et terre avec ses hommes pour atteindre son but sans se soucier de son successeur qui pour le coup se sent un peu vexer.

Ce polar nerveux qui frappe sèchement dans les gencives est une jolie claque. C'est que le scénario joue sur la fibre familiale histoire de rendre son récit plus tendu encore : Chan est devenu le père adoptif d'une petite fille dont les parents ont été victimes de Wong Po tandis que la femme de ce dernier parvient enfin, après des fausses-couches à répétition, à donner naissance à un enfant. Et si une bonne partie du casting va laisser sa peau au court du film via quelques gunfights fumants, quelques combats d'une brutalité crue et quelques meurtres sadiques, les victimes principales restent les enfants, autrement dit l'innocence même.

Le casting est excellent, Simon Yam joue parfaitement le flic martyr, Hung est incroyable en magna du crime détestable et réserve un combat final au cours duquel sa corpulence défie les lois de la physique et Donnie Yen, également chorégraphe des combats, se la pète comme un mannequin de Jean-Paul Gaultier entre deux pains dans la gueule. Les chorégraphies justement sont sans doute l'un des points forts du film : rapides, brutales, imparables et surtout parfaitement lisibles, permettant ainsi de se délecter des talents d'artistes martiaux des protagonistes. Les amateurs apprécieront d'ailleurs la rencontre Hung / Yen, le premier est un excellent chorégraphe relativement classique et inventif, l'autre, plus, jeune, s'avère moins aérien, plus urbain et direct. Une rencontre au sommet en quelque sorte, comme un passage de témoin entre deux figures majeures de l'actioner made in HK. Kerozene

The STUD AND THE NYMPHO - Chi Lu, 1980, Hong Kong

Derrière ce titre prometteur se cache le fond de la corbeille du cinéma de la Shaw Brothers. Pas d'affolement messieurs les érotomanes, ici l'érotisme attendu se limite à quelques plans nichons et un nu frontal mis au service d'une absurde d'histoire d'adultère traitée sur le ton de la comédie et qui débouche vers une rivalité entre femmes et un pardon final plutôt déconcertant de la part de la femme trompée envers son richissime mari volage. Mais au centre de tout ceci se trouve un vilain voyeur pervers obsédé par notre belle cocue. Depuis sa chambre tapissée de photos de madame, il espionne ses moindres faits et gestes à l'aide de jumelles et n'hésite pas à la suivre où qu'elle se rende. C'est en rentrant d'une soirée en boîte de nuit disco il la sauve des assauts d'un violeur. Il en profite pour ramener la femme inconsciente chez lui, l'allonge sur son lit et la déshabille avant de tirer un coup avec sa poupée gonflable! A son réveille, notre pauvre victime prend peur et la fuite avec, ce qui rend furieux le détraqué qui ira jusqu'à brûler sa chère poupée avant de sortir de chez lui armé et portant un masque de carnaval comme tout bon serial killer qui se respecte dans le but d'éliminer ses rivaux.

Voici donc un étonnant mélange de genres malheureusement peu digeste, fort ennuyeux et mensonger étant donné l'absence d'érotisme alors que le film est largement vendu sur cet argument. Si le personnage de l'obsédé sexuel est plutôt rigolo, il est aussi le seul élément réellement digne d'intérêt du métrage. Malheureusement pour lui - et pour nous - son importance et sa présence sont secondaires par rapport aux histoires de fesse des protagonistes principaux. Et très franchement, ces histoires, on s'en fout pas mal. Kerozene

SUFFOCATION - Bingjian Zhang, 2005, Chine

Un soir de pluie, dans un appartement au design sombre et épuré, un photographe à l'allure élégante attend silencieusement le retour de sa femme. Artiste elle aussi, elle pratique le violoncelle de manière virtuose à l'aide de ses mains délicates. Mais la jeune musicienne ne revient pas. Le temps passe et seuls ses portraits en noir et blanc ornant les murs gris la demeure la rendent virtuellement présente. Ou presque. Car si le son des gouttes de pluie masque discrètement une mélodie quasiment inaudible mais terriblement familière, les vibrations des ondes du violoncelle trahissent une présence invisible au parfum chargé d'amertume. Malgré ses apparences de moine tibétain transpirant sagesse et bonté, le photographe se verra bientôt oppressé par le spectre de sa défunte épouse, folle de jalousie de son vivant et morte étranglée de mains de son propre mari.

Après les films de fantôme japonais, thaïlandais, hong-kongais, indiens, etc. ... voici le film de fantôme chinois. Une première pour la République Populaire, car la représentation spectrale y est interdite, et ce pour des raisons que j'ignore malheureusement. Le réalisateur, en fin stratège, opte alors pour la direction du thriller psychologique en faisant lentement glisser son personnage principal vers un délire paranoïaque ambigu. Est-il réellement harcelé par le spectre de son épouse ou ces visions sont-elles le résultat de son esprit défaillant ? Un moyen intelligent et superbement mis à profit par un metteur en scène visiblement très attiré par l'aspect purement fantastique du récit. Le résultat est un film fascinant à l'ambiance aussi feutrée qu'étouffante et baignant dans une atmosphère constamment humide. Sobrement rythmé, superbement filmé, magnifiquement sonorisé, et brillamment interprété, le film démontre une maîtrise rare de la part de son réalisateur, bien loin des délires mégalo d'un Zhang Yimou n'en finissant plus de se tripoter la nouille dans des fresques artificielles. SUFFOCATION est une excellente surprise. Kerozene

SUPER INFRAMAN aka THE SUPER INFRAMAN aka INFRA-MAN aka THE INFRA SUPERMAN aka CHINESE SUPERMAN - Shan Hua, 1975, Hong Kong

De viles créatures extraterrestres enfouies dans les profondeurs terriennes depuis des millions d'années ressurgissent avec la ferme intention d'éradiquer purement et simplement la race humaine de la surface de la planète. Heureusement, leur apparition coïncide avec le moment où un génial professeur vient d'inventer une super armure pouvant transformer un homme en super héros quasiment invincible. C'est Danny Lee (THE KILLER) qui endosse ladite armure pour 85 minutes de bastons homériques remplies de créatures caoutchouteuses sautant dans tous les coins de l'écran !

Quel émerveillement! SUPER INFRAMAN, c'est bien évidemment le toku revu à la sauce Shaw Brother: plus de kung-fu, plus de monstres, plus de folie! Et si Super Inframan lui-même est en tout point admirable (humanoïde rougeâtre à tête d'insecte propulsant ses poings explosifs ainsi que divers lasers colorés), si la reine des démons est saisissante dans sa tenue digne d'une drag queen en plein carnaval de Rio, si les sbires de la reine sont admirables dans leurs costumes de squelette surmonté de casques de moto, la palme revient définitivement aux monstres de latex gesticulants comme si on leur avait glissé un glaçon dans le col. On retiendra donc le morpion géant aux couleurs chatoyantes et aux trois yeux globuleux, le poireau verdâtre tentaculaire, le tas de merde muni d'une perceuse, un daimajin de taille humaine et portant la moustache, une ghoule chevelue au look de batteur de Death Metal, un mini dragon dont la tête ne cesse de repousser quand on lui la coupe et deux robots montés sur ressort réalisant de nombreux sauts périlleux... bref, ça délire grave et le tout est fait de manière totalement ahurissante: personne ne semble en effet prendre quoi que ce soit de cette aventure avec un quelconque second degré. Côté effets spéciaux, on remonte le temps et on constate avec émerveillement que les techniques " primitives " de Georges Méliès fonctionnent à merveille dans un film en technicolor et cinémascope! Alors certes, le film se répète quelque peu ce qui provoque ici et là quelques longueurs, mais le charme qui s'en dégage provoque inévitablement un sentiment d'euphorie enfantine chez le spectateur amateur de psychotronisme décalé. Kerozene

THERE IS A SECRET IN MY SOUP aka Ren tou dou fu shang aka La Martyre de Kowloon - Yeung Chi Gin, 2000, Hong Kong, 91m

Maussade, un chic inspecteur (Michael Wong) se pointe dans un loft abject croisant les régurgitations nocturnes de ses collègues suite à la découverte de quelques organes d'une disparue dont le crane dissimulé dans une poupée . Celui-ci ne chipote pas et reçoit rapido cinq suspects, dont 2 femmes, lui révélant la bien triste histoire de la mort non-prévue après mille et une raclées de Maggie (Chan Chiu Chiu), l'amie de la copine de Rocky, un sympa proxénète (Hugo Ng) désormais traumatisé.

1-Morceler inégalement un récent fait vécu de soft scènes de nudités badigeonnées à la 10w30 par le plus débile de la gang, idéalement Brother Joe (Gabriel Harrison). 2-Tambouriner la victime d'interprétations douteuses lors d'extases d'accrocs tout en tenant la râpe à légumes hors-champ. 3-Laisser gonfler sans toutefois omettre, juste avant la finale, de saupoudrer d'imprévisibles psycho-embarras et quelques éléments de sursauts (au choix). "Et voila", un effectivement bien triste catégorie III avec 5 minutes de l'inspecteur, une poupée pixellée et 3 condamnés à vie. Deadmonton

The THIRD FULL MOON aka Zheng yue shi wu zhi yi sheng yi shi, Wellson Chin, Hong Kong 1994

Deux policiers enquêtent sur des meurtres qui ont lieu dans la région. La femme d'un des deux policiers suit un homme à l'allure mystérieuse, elle sera témoin d'un meurtre. Elle va au poste de police et elle conte son aventure aux policiers. Ils lui montrent un suspect et tout de suite, sur le coup, elle dit que c'est cet homme mystérieux qu'elle a vue assassiner la femme, mais il y a un petit problème, l'homme a été tué. Elle sera suspectée pendant un court moment, le temps que les enquêteurs voient de leur propre yeux l'assassin, qui s’avère être un fantôme errant sur terre pour retrouver sa petite amie qui, elle, est encore vivante. Ils y a des moments intéressants, dont un coroner qui vomit tout le temps quand il arrive sur les lieux du crime, mais ca reste un film pas très évident à suivre, déroutant par moment, un film qui ne vaut qu’une écoute. Rana

THREE aka San geng - Peter Chan, Ji-woon Kim, Nonzee Nimibur, 2002, Hong Kong, Corée, Thailande 

Trois courts métrages, trois visions d'horreur sombre, trois pays. 

Dans MEMORIES de Kim Ji-Woon (Tale of two sisters), un homme est bouleversé après la disparition de sa femme. Il a des hallucinations morbides et reste persuadé qu'un grand malheur lui est arrivé. Parallèlement on suit sa femme, amnésique, qui essaie de s'y retrouver avec une facture de nettoyage ou son numéro de téléphone est inscrit, sans succès...

Méchante ambiance pour une histoire surprenante et prenante qui joue autant sur l'image et le son pour nous surprendre, nous faire sursauter et créer une ambiance dérangeante.

Dans THE WHEEL, Nonzee Nimibutr (Nang nak) nous présente une histoire plus traditionnelle, des poupées qui portent une malédiction si quelqu'un d'autre que leur propriétaire les manipulent. Plusieurs personnes périront par l'eau, le feu ou les armes blanches.

GOING HOME de Peter Chan débute avec un policier et son jeune fils qui s'installent pour deux mois dans un bloc à appartement presque vide, car démoli dans deux mois. Pourtant le jeune garçon est obsédé par une petite fille que lui seul semble voir. Lorsqu'il disparaît, son père va cogner chez le seul autre appartement encore occupé, il y découvre une femme dans la baignoire, sous l'eau...

Superbe morceau d'anthologie, Going Home fascine en même temps qu'il répugne, nourrissant jusqu'à la fin une fascination morbide pour la mort et une relation amoureuse complètement folle. Les acteurs sont d'une justesse remarquable, la réalisation impeccable, le récit fascinant.

La trilogie m'a surprit par sa sobriété, pas de surenchère dans le gore, pas de sensationnalisme, des histoires noires, du fantastique sérieux et adulte. Un bijou. Mario Giguère

TOKYO RAIDERS aka Dong jing gong lüe - Jingle Ma, 2000, Hong-Kong  

Tony Leung (Chiu Wai) est Lin, une sorte de mélange improbable entre l'inspecteur gadget et Jackie Chan, un inspecteur aux poches pleines de gadget qui distribue aisément des coups de tatanes dans la gueule. Lin officie à Tokyo et il est chargé de retrouvé Takahashi, un mystérieux bonhomme en relation avec des yakusas et qui a trouvé le moyen de ne pas se rendre à son propre mariage. La "femme" de Takahashi, plutôt mécontente il est vrai, se rend alors dans la capitale nipponne en compagnie de son décorateur d'intérieur (!) (en fait un garde du corps anonyme embauché par son père), expert en kung fu, et bien décidé à lui donner un coup de main. Tout ce petit monde va se retrouver dans une mystérieuse affaire de micro-puce...

TOKYO RAIDERS est un film de kung fu hybride, terriblement mal foutu, décousu et qui pour ne rien arrangé, possède une bande-son qui pourrait nous faire penser que nous sommes en présence d'un documentaire sur le Brésil en pleine coupe du monde de football. Les combats, montés à la serpe, et l'intrigue, aussi floue qu'une vision sous-marine, ne parviennent à aucun moment à captiver l'intérêt. A tel point que lorsqu'arrive le générique de fin, on se surprend à peine à lâcher un gigantesque soupir de soulagement. Kerozene

  TOO MANY WAYS TO BE No.1 - Wai Ka-Fai, 1997, Hong Kong 

A la tête de la boîte MilkyWay Image se trouvent deux cerveaux dont le plus réputé est Jonny To, réalisateur boulimique surestimé à travers le monde à tel point que sa manière de mettre en valeur des boutons de manchette est capable de faire saliver certains hallucinés obtus du front qui y verront une sublimation de la mise en abîme des tourments d'un héros sur le chemin de la rédemption... et il y a Wai Ka-Fai, un homme plus discret, souvent coréalisateur avec Jonny To (FULLTIME KILLER, RUNNING ON KARMA...), scénariste et producteur. Mais Wai Ka-Fai se retrouve rarement seul à la barre d'un film, chose définitivement regrettable quand on jette un œil à TOO MANY WAYS TO BE No.1, son deuxième long métrage après PEACE HOTEL : un film nerveux, renversant, déroutant et haletant ! La structure du film est pour le moins originale et trace trois possibilités de l'évolution d'un petit groupe de malfrats en fonction des décisions prises par Kau (Lau Ching Wan) au moment T. Au niveau mise en scène, Ka-Fai fait en sorte de ne rien retenir du manuel du parfait petit réalisateur et fait valdinguer les standards. Son truc, c'est le tournage à l'arrache : caméra à l'épaule, plans séquences à 720° au milieu d'une table de restaurant, le tout filmé en grand angle, conférant ainsi un sentiment d'urgence à l'ensemble de son métrage. Il va même plus loin en filmant une scène presqu'entièrement à l'envers ! Comprenez par là que les protagonistes se retrouvent la tête en bas et les pieds en l'air ! La scène est illisible et pourtant on ne peut s'empêcher de retenir son souffle tant la tension générée s'avère efficace par un procédé qui paraît pourtant totalement ahurissant !

Outre ces prouesses et expérimentations que l'on peut sans autre qualifiées de gonflées, le film bénéficie d'une galerie de personnages bien barrés avec en première ligne, notre bande de malfrats abrutis, tous parfaitement incapables de mener à bien une mission sans faire de vague. Viennent ensuite de chefs de triades rivaux, des frères obèses, chevelus, psychotiques et narcoleptiques appelés Brother White et Brother Black. Puis le grand bad guy, un grand-père adepte du découpage de petit doigt désespéré de voir sa femme mourante, suite à des assauts à coups de brique sur son crâne par un débile de passage. Et sous ses allures de polars hard-boiled sombre et sérieux, TOO MANY WAYS TO BE No.1 cache en fait de grandes qualités satiriques puisque Wai Ka-Fai pratique avec un certain talent un humour noir et caustique, en livrant une sorte de vision amère et railleuse d'un milieu décidément trop pourri pour être glorifié et dont les issues ne sont vraisemblablement que négatives. En ce sens, il tient un discours complètement opposé à celui de Jonny To qui porte souvent un regard contemplatif, voire même glamour, sur le milieu du crime organisé.

TOO MANY WAYS TO BE No.1 n'est pas un film parfait pour autant, il est par moment trop confus, trop bordellique tant la frénésie l'emporte sur la cohérance, mais il est indéniablement percutant. Et cela nous fait surtout regretter que Ka-Fai ne soit pas plus régulièrement seul aux commandes de ses coréalisations avec To. Kerozene


Michelle Yeoh

The TOUCH aka Tian mai chuan qi aka Le Talisman aka Le Talisman- Peter Pau, 2002, Chine/Hong Kong/Taiwan

Un collectionneur de raretés met la main sur une pièce qui devrait l'amener vers la Charira, l'essence mystique d'un moine décédé il y a 700 ans. Celui qui l'a volé pour lui (Ben Chaplin) le lui reprend pour le donner à son amour de jeunesse ( Michelle Yeoh ), puisque c'est un objet dont on a beaucoup parlé dans sa famille. La chasse au trésor commence.

Du directeur photo de THE BRIDE WITH WHITE HAIR nous arrive la première co-production de Michelle Yeoh, forte de son succès international de James Bond girl et du film TIGRE ET DRAGON. C'est très bien filmé dans de splendides décors naturels, mais on ne peut s'empêcher d'y voir un autre sous INDIANA JONES, rivalisant avec les TOMB RAIDER. On enfonce donc dans les clichés du genre et le résultat final ne se détache pas du reste de la production mondiale, malheureusement. Ceci dit, Michelle Yeoh est toujours charismatique et Ben Chaplin convaincant dans son rôle de faire valoir. Mario Giguère

Site officiel : thetouchmovie.com

TWIST aka Zei wong - Danny Lee avec Danny Lee et Simon Yam, 1994, Hong Kong

Premier temps: Un voleur de grand chemin ( Simon Yam ) et 3 complices vont voler 170 millions de dollars d'Hong Kong. Deuxième temps: l'OCTB ( organized crime and triad bureau ) va retracer rapidement le coupable, mais n'a pas de preuves formelles. Ils le suivront jour et nuit, ce qui donnera lieu à des mauvais coups pendables fort amusants. Troisième temps: le voleur est mis sous garde pour 48 heures, mais le témoignage devant l'incriminer ne se présente pas. Les policiers ont donc 48 heures pour le faire parler, lui ou sa complice, sans les blesser ni faire de faux pas, car leur avocat les a à l'oeil.

Un autre policier inclassable qui fleurte entre le sadisme, l'action et la bouffonnerie. Un mélange cependant réussi avec une équipe policière presque identique à celle d'Ebola Syndrome, avec un Danny Lee un peu plus sérieux et un Simon Yam qui en prends pour son rhume. On ne s'ennuie pas une minute ! Mario Giguère

UNDECLARED WAR aka Sheng zhan feng yun - Ringo Lam, 1990

Directement d'Hong Kong et de Ringo Lam, cette fable policière moderne et ultra-violente ne se distingue pas trop de ses nombreuses soeurs.  Louez n'importe quel film violent et hong-kongais et vous ne verrez pas grand différence...  Ça pétarade ferme, les policiers y sont typés, les vilains y sont presque caricaturaux, et lors des fusillades une étrange brume de sang flotte sur les lieux.  Il est facile de s'y perdre sans le secours des sous-titres, car l'intrigue mêle les langues allemande, anglaise et cantonaise. C'est un divertissement plus qu'honnête mais si vous cherchez du grand art, eh ben allez le chercher ailleurs... Orloff

YOUNG AND DANGEROUS 2 aka Goo waak chai ji maang lung goh kong - Wai Keung Lau avec Ekin Cheng, Jordan Chan,Gigi Lai, Anthony Wong, 1996, Hong Kong

Deuxième opus de la violente série sur les triades de Hong Kong, on débute en flash-back sur le passage de Chicken ( Jordan Chan ) à Taiwan, en exil. Il s'amourache de la copine du patron, impotent, avec sa bénédiction. Lorsque celui-ci veut s'emparer du territoire des protagonistes de Hong Kong, la merde frappe le ventilo, expression de fin de siècle. Trahison, coups montés, poursuites et montée finale sans lendemain.

À la fois séduisants et monstrueux, les jeunes des triades de cette série sont à tout le moins fascinants. Ajoutez à cela une brochette d'acteurs et de personnages savoureux, Anthony Wong est hilarant en se décrottant continuellement le nez ou les oreilles, le prêtre adepte de Kung fu, les vieux gangsters et les autorités corrompues: on ne s'ennuie pas. Avec Chingmy Yau dans le rôle de la copine du boss d'une perfidie remarquable. Mario Giguère

WAY OF THE DRAGON aka Meng long guojiang aka Fury of the Dragon aka Return of the Dragon aka Revenge of the Dragon Bruce Lee, 1972, Hong Kong, 100 min

L'intrigue est classique: Tang Lung (Bruce Lee), un expert en art martiaux, débarque dans la ville de Rome afin de défendre le restaurant de l'un de ses amis qui est menacé par des voyous.

Le film est fantastique et est divertissant pour de bonnes et de mauvaises raisons. Parmi les bonnes raisons, le film regorge d'hommages au Western Italien et Bruce Lee est vraiment en forme. En plus d'être un excellent expert en Art Martiaux (sûrement le meilleur de tous), il est aussi un maître dans l'art de coordonner des scènes de combat. On croirait vraiment que les coups sont vrais!

Le début du film en comédie est excellent. Nous sommes à l'aéroport de TENEBRAE et il y a une scène ou Bruce Lee est courtisé dans un square par une prostituée aux yeux incroyables à la Ania Pieroni ! Ca c'était pas prévu ! Puis, il y a une nudité surprise! De plus, il s'agit aussi du dernier film qui a été tourné en partie dans l'authentique colisée de Rome !

L'arrive de Chuck Norris est anthologique... Il sort de l'avion... Gros plan sur ses lunettes, la camera fait un zoom out et il descend de l'avion et avance vers la camera jusqu'a ce que son sexe gonflé prend l'écran au complet... Et tout cela sur le thème de ONCE UPON A TIME IN THE WEST !

À Chacune de ses apparitions, nous entendons le même thème afin de rendre Chuck vraiment menacant. C'est absolument hilarant et c'est à voir. En ce qui concerne, l'affrontement entre les 2, il est interrompu par l'apparition d'un chat à chaque minute à l'écran et avec plein de zoom-in/ zoom-out sur l'animal et sur les deux vedettes à plusieurs reprises (à la manière de THE GOOD, THE BAD AND THE UGLY). On a vu, cette scène récupérée par plusieurs films mais ici avec la présence d'un chat... J'ai trouvé ça vraiment étrange. Puis, il y a aussi des adversaires vraiment mémorables par leur look. Bref, c'est loin d'être un bon film, mais il s'agit d'un excellent divertissement.

Le meilleur film de Bruce Lee que j'ai vu est encore THE BIG BOSS. C'était violent, sadique et vachement cruel. Black Knight

Hong Kong en images | le HK Trombinoscope | BrigitteLin.com

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