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RACE AGAINST TIME aka L'HOMME TRAQUE - Geoff Murphy, 2000, États Unis

En 2008, le suicide n'est plus réprimandé, chacun a le droit de s'ôter la vie selon son humeur. De plus, la société étant devenue ce qu'elle est devenue, à savoir un monde dans lequel les aides sociales ont disparues, où le chômage n'est plus qu'un vague souvenir et où les parois des buildings sont devenues de gigantesques supports publicitaires, il vaut mieux avoir la possibilité de dire adieu sans avoir à se justifier... Comme l'homme est un animal perfide pour qui le remords ne représente en aucun cas un frein en ce qui concerne un éventuel profit, la société Lifecorps propose à qui en a envie la coquette somme de $300'000 en échange de sa vie. Une somme avec laquelle les clients peuvent faire ce qu'ils veulent pendant un an, délai après lequel ils doivent mettre fin à leurs jours pour que Lifecorps puisse utiliser leurs organes vitaux pour sauver d'autres vies, et vu les coûts des opérations, il s'agit simplement de créer une banque d'organes pour les riches de ce monde uniquement.

James (Eric Roberts) est un type bien. Il travaille dur sur les chantiers et tout ce qu'il gagne, il le dépense pour son fils victime d'un virus extrêmement rare dont le vaccin vendu par Lifecorps s'avère terriblement onéreux. Le toubib lui annonce qu'il n'a que quelques heures pour débloquer la somme avant que le virus ne fasse des ravages. Désespéré, James vend son corps à Lifecorps, retourne à l'hôpital et découvre un lit vide. Son fils n'est plus. Furieux, il décide de rompre son contrat. Chose que le boss (Chris Sarandon) refuse, car il se trouve que James possède une constitution exceptionnelle ! S'ensuit une chasse à l'homme avec un tueur psychopathe sadique (Cary Elwes), une jolie chasseuse de prime qui tombe amoureuse du héros (Sarah Wynter) et une effroyable révélation concernant les agissements illégaux de monsieur Lifecorps.

Thriller de SF assez convenu prenant place dans un monde qui n'est pas sans rappeler une quantité d'autres films/romans/bandes dessinées, etc. ... qu'on ne citera pas, RACE AGAINST TIME se regarde déplaisir ni plaisir particulier. Geoff Murphy, dont c'est ici le dernier film américain (il est depuis retourné en Nouvelle-Zélande), tire ce qu'il peut d'un budget étriqué et parvient, lors de la scène d'introduction de James, à créer le frisson. Tout du moins pour les personnes qui comme moi ont peur du vide. Pour le reste le film est assez impersonnel et est servi par des effets spéciaux plutôt laids puis délivre un joli message humaniste qui n'aura aucun effet sur les personnes visées. Kerozene

The RAGE: CARRIE 2 - Katt Shea, 1999, États Unis, 105m 

Rachel a eu une enfance difficile avec sa mère (maintenant internée) et vit son adolescence avec ses parents adoptifs et son chien. Ce n'est pas le magnifique portrait familial: introvertie, elle ne s'entend pas trop avec eux et préfère se confier à sa meilleure amie. Le malheur se pointe autour d'elle lorsque son amie, attristée, se suicide à l'école en se balançant du toit. De retour à la case départ pour notre pauvre Rachel. Seulement maintenant, un footballeur au grand coeur s'intéresse à cette Rachel ce qui fait bien sûr des jalouses parmi les cheerleaders qui aiment bien s'ouvrir les jambes pour les beaux joueurs de foot. Rachel n'est pas à sa place et on va lui faire savoir, mais bien sûr, elle contient quelques surprises la Rachel.

L'idée de faire une suite à CARRIE de Brian DePalma 23 ans après l'original était, disons, confuse et sans but. Le résultat est comme on aurait pu le prévoir: désastreux. Après un générique d'ouverture ambiant qui débutait bien et donnait même espoir, on nous remet rapidement sur la bonne piste: on regarde une daube des années 90. La scène suivant l'ouverture nous annonce bien tous les clichés du genre d'aujourd'hui avec Rachel qui se réveille avec son réveil-matin crachant la nouvelle chanson qu'il faut vendre et on continue avec un montage de présentation emmerdant avec également le parcours sonore d'un soundtrack disponible dans tous les bons disquaires.

Shea fait quelques tentatives ratées du côté de la mise en scène avec des images en noir et blanc et des coupures douteuses qui font facilement grincer des dents avec le but évident d'attaquer son spectateur d'une terreur incroyable. Ahem. Je ne sais pas où ils ont été la dénicher, mais Roberta Findlay aurait fait mieux, c'est dire ! On ajoute même des flashbacks du premier volet ici et là pour aucune raison si ce n'est que pour nous rappeler que l'on pourrait regarder un bien meilleur film. Amy Irving revient dans cet épisode avec un rôle douteux pour tenter de relier les deux films ensemble et on ne lui en veut pas trop de cabotiner, c'est dans le ton.

Je ne m'étendrai pas davantage sur cette horrible perte de pellicule, je peux tout simplement résumer en affirmant que tout est mauvais de bout en bout sous tout point. Bon, si on est gentil, on peut dire que le " plan machiavélique " concocté par la bande de jeunes populaires est tout de même bien amené et qu'on tente de sauver le tout à la finale avec du gore imbécile qui n'a pas sa place. Je suis généreux, hein ?! Bah non, je préfère terminer en disant que c'est de la merde. Bad Feeble

Une chose n'est pas claire, est-ce une suite ou tout simplement une autre oeuvre inspirée par la première ?  Ni l'un ni l'autre, ce n'est qu'un wannabe remake dont on aurait très bien pu se passer. Amenez des jeunes cons, de la musique à la mode, une équipe de football (dont les joueurs s'apparentent davantage au singe qu'à l'humain) et de la romance à un sous - je me refuse à la qualifier "d'à deux sous" - et vous aurez une idée du contenu de merde.  Ajoutez une  photographie épileptique, un montage agressant, l'utilisation du noir et blanc (inutile) dans les séquences de tension, un focus souvent bien mal exploité, et vous aurez une idée du contenant bouetteux.  Ajoutez deux doses de ridicule, l'exploitation de "stock footage" du premier Carrie - ce qui constitue un vil sacrilège - et une interprétation incertaine et vous serez sur le point de vomir. Quelques bonnes scènes de violence viennent pimenter le tout, mais dans l'ensemble, nous faisons face à une perte de temps considérable. L'histoire est la même, sans vraies subtilités, avec quelques infîmes nuances, et ce film me donne vraiment envie de me recycler dans la coiffure. Orloff

RAGE TO KILL aka Code Name: Vengeance - David Winters, 1987, États Unis, 1h36 

Garden-party dans une république de bananes. Tout le monde s'amuse ferme dans une villa luxueuse avec piscine et poufiasses en prime. Mais la fête est vite gâchée par des mercenaires et un hélicoptère qui arrivent et se mettent à tirer dans le tas, n'épargnant que le gouverneur et sa femme pour ensuite les flinguer devant leur jeune fils après que le papa eut déclaré à un Oliver Reed étonnamment pas si suant que ça : "Épargnez ma famille, ils ne font pas de politique". Quand un officier descend le gamin qui se débine, Reed nous prouve qu'il est humain en lui flinguant le genoux et en le laissant sur les lieux du massacre.

Pendant ce temps, en Amérique, patrie de la liberté par excellence, on s'inquiète. C'est que voyez-vous, sur l'île en question, maintenant contrôlée par Oliver, y'a des étudiants de toutes provenances géographiques, dont un bon contingent d'américains. Et le gouvernement, grand coeur, veut les tirer de là. On envoie donc l'ami James Ryan, bellâtre musclé, et frère d'un des universitaires prisonniers. J'vous dit que ça va barder.

Sous-genre particulièrement pénible des années '80, le "film de révolutionnaires sud-américains" est entré de plein fouet dans la série B avec entre autres quelques perles mettant en vedette Christopher Walken. Tout le monde a voulu tenter sa chance, et voici ce que l'ami David Winters (THE LAST HORROR FILM, WELCOME TO MY NIGHTMARE d'Alice Cooper...) nous a concocté.

Action à la manque, soldats hispaniques mal costumés qui font des pirouettes lors des orgies de pyrotechnie à deux sous, une romance à peine esquissée, et quelques paires de seins. Voilà donc la recette du "film de révolutionnaires sud-américains". Ajoutez la présomption d'un conflit nucléaire à venir - on abrite supposément des missiles dans une espèce d'usine tenant à peine debout - et vous obtiendrez ma foi un film plutôt pénible.

Oliver Reed, principale raison du visionnement, est non moustachu, empâté et plutôt immobile. Il a droit à une scène de lit avec deux cruches déshabillées qui dure à peine dix secondes. Sa voix, dans la VF, est d'une ringardise absolue. James Ryan (KICKBOXER 5, et une flopée de titres réalisés par Winters), le bellâtre de service, a lui aussi droit à un doublage odieux, et sa gueule d'oiseau de proie en sueur n'est pas très sympa.

Le film ne manque pas de rythme mais son pire défaut est de ne jamais nous intéresser au récit en cours de route. Car non seulement tout cela n'est-il pas très crédible, mais c'est en plus indiciblement barbant. On se fout de la destinée des personnages comme de notre première goutte de pluie et c'est d'un oeil morne qu'on regarde les scènes défiler les unes après les autres, priant le dieu VCR pour le jour où cet ennui à deux bobines s'arrêtera.

P.S. - La jaquette porte le sous-titre "Code Name : Vengeance", mais selon IMDb, il s'agit d'une autre production de Winters, filmée en '87... Allez savoir pourquoi, mais j'ai pas du tout envie de démêler cette énigme... Orloff

RAMBO aka John Rambo aka Rambo 4 - Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Julie Benz, Matthew Marsden, Graham McTavish, Rey Gallegos, Jake La Botz, Tim Kang, Maung Maung Khin, Paul Schulze, 2008, États Unis/Allemagne, 93m

Vingt ans après sa dernière mission, l'ancien béret vert John Rambo vit désormais en Thaïlande, où il survit en chassant des serpents au venin mortel pour le compte des marchands locaux. Des missionnaires chrétiens américains veulent l'engager pour les conduire et assurer leur protection vers la Birmanie en territoire hostile, où ils doivent apporter vivres et médicaments au peuple Karen harcelé par l'armée birmane. Rambo refuse d'abord de les conduire, mais accepte finalement devant la détermination d'une femme missionnaire, Sarah. Plus tard, lorsque l'armée birmane attaque un village et font prisonniers quelques-uns des missionnaires, Rambo reprend les armes et met sur pied une opération de sauvetage avec l'aide de mercenaires engagés par le pasteur de la mission.

Après "Rocky", Sylvester Stallone, maintenant âgé de 59 ans, ressuscite à l'écran, grâce à la compagnie NU IMAGE, un autre personnage qui lui a conféré son statut de star, celle-ci étant en train de décliner. Si ce retour se fait sous le signe du film d'action "old school" des années 80, Stallone a quand même décidé de mettre un peu la recette au goût du jour. C'est ainsi qu'au sein d'une intrigue sans originalité reprenant des éléments à succès des précédents films de la série, se présente des scènes guerrières tellement violentes et mouvementées qu'elles surpassent en cruauté et en gore les trois premiers "RAMBOS". D'ailleurs, le contexte politique actuel de la Birmanie, qui est dirigée par une junte militaire, ne sert qu'à justifier des séquences appuyées d'une barbarie primitive afin que le spectateur puisse bien distinguer les bons des méchants. Visiblement, Stallone a été influencé par la séquence d'ouverture de "SAVING PRIVATE RYAN", car il filme les scènes d'action avec la même frénésie et la même brutalité, faisant quasiment de son film une expérience cathartique, bien que la photographie illustre dans des couleurs plutôt laides la jungle thaïlandaise. Le spectacle vaut donc largement le coup d'oeil, que ce soit pour toutes ces raisons ou pour le rire que les énormes invraisemblances du scénario et l'écriture des dialogues peuvent aisément susciter chez les spectateurs. Comme de juste, Stallone promène son allure monolithique habituelle dans le rôle de Rambo, bien qu'il ait vraiment pris de la bouteille. Du pur divertissement pour adultes, quoique la censure a été probablement indulgente étant donné la célébrité du personnage. Mathieu Lemée

RAMPAGE aka Enragé - William Friedkin avec Michael Biehn, Alex Mc Arthur, Nicholas Campbell, Scén.: William Friedkin d'après le roman de William P. Wood, Musique : Ennio Morricone Prod.: David Salven, 1988, États Unis, Dist.: C/FP et MIRAMAX FILMS.

Dans le présent film, William Friedkin (réalisateur de L'exorciste) réunit plusieurs éléments propres au cinéma fantastique. En effet, vampirisme, possession démoniaque, meurtres en série et assassin psychopathe se retrouvent dans le scénario tiré d'un roman de William P. Wood. Malgré ces ingrédients, on ne peut pas prétendre que Rampage appartienne au genre fantastique.

Le scénario s'attarde au cas de l'assassin Charles Reece, qui choisit ses victimes au hasard, les tue, boit leur sang et commet de sordides mutilations sur leurs cadavres. Ses motivations : le désir d'enrayer l'empoisonnement de son sang (qu'il croit causé par Satan lui-même) par l'absorption d'hémoglobine non-contaminée.

L'arrestation du criminel ne tarde pas. Les autorités en présence doivent débattre : Reece est-il ou non un psychopathe ? Agissait-il en toute conscience ? Doit-on le passer à la chambre à gaz ou le placer en institution psychiatrique ? Les discussions se poursuivent et Reece réussit à s'enfuir, profitant de l'inattention de deux policiers...

Avec Rampage, William Friedkin souhaitait livrer une réflexion sur la peine de mort. Ce débat sévit encore de nos jours à longueur de lignes ouvertes, aux États-Unis. Onze ans après la réalisation du film, la tendance semble pencher pour le " non ", mais, même dans notre société québécoise, des romans comme Les Sept jours du talion de Patrick Senécal y réfléchissent encore. Friedkin adopte une forme dialectique propre au discours philosophique : deux avocats apportent tour à tour leurs arguments, pendant le procès. Infaillible, le système judiciaire ? Friedkin ne le pense pas et le prouve de façon intéressante.

Dans le rôle du psychopathe, Alex Mc Arthur réussit à rendre un mélange de candeur et de cruauté, de souffrance et d'indifférence. Michael Biehn, dans le rôle d'un procureur obligé de remettre en question ses idées sur la peine de mort, donne également une bonne performance.

La musique d'Ennio Morricone ne gâche rien, le talentueux compositeur signant de nouveau une bande sonore réussie. Un montage dynamique parvient aussi à soutenir le film.

Par contre, l'oeuvre traîne parfois en longueurs, et le doublage français exaspère à certains moments (la voix de fausset de l'enfant d'une victime rend peu crédible le rôle de ce dernier). À voir dans sa version originale, donc ! De plus, Friedkin se permet certaines facilités (ce couple, au début du film, qui utilise le bureau d'Anthony Fraser pour s'ébattre). Il semble par ailleurs que les versions du film sorties en Amérique aient été coupées de plusieurs scènes.

Les fans de Friedkin apprécieront l'intensité de certaines scènes (une séquence dans une église) et la manière dont le réalisateur intègre des éléments fantastiques à un drame judiciaire. Howard Vernon

RAPTOR - Jim Wynorski Avec Corbin Bernsen (le dentiste) - 2001, États-Unis  

Des meurtres sanglants se perpétuent dans un petit coin inconnu des états-unis. Le shérif enquête, les gens sont massacrés par un animal inconnu. Les soupçons se portent directement sur un complexe de recherche qui refuse d'ouvrir ses portes à la police. Son propriétaire le dr Hyde (Bernsen) est un savant spécialiste dans la recherche ADN. Il travaille pour son propre compte à l'insu de l'armée pour qui il travaillait jadis. Il a réussit depuis peu à cloner des dinosaures (t-rex, raptors, etc...) dont il compte augmenter l'intelligence pour les faire travailler la terre et leur donner des missions  ... Mais il arrive quelques fois qu'un de ces raptors s'échappe... et on se doute ce qu'il fat une fois dehors...

Houlala... je vais bien m'amuser pour la critique. Bon comme tout le monde s'en doute, c'est ultra-pompé sur Jurassic Park mais avec des moyens fauchés, limite amateur. Y'a même un clin d'oeil à alien (une femme pilote qui attend pour décoller, se retourne et hop la bébête est derrière elle). Ha oui pour continuer dans alien, les bestioles sortent de partout et tuent des marines qui sont dans le complexe et ils crèvent tous les uns après les autres... Point deux: Ce film entre en seconde place dans ma sélection des plus mauvais costumes (après OGM). Les raptors de taille humaine sont hideux, autant ceux de JP étaient réussis autant leurs clones de "Raptors" sont ratés. On voit clairement que y'a un type en dessous qui essaient de marcher avec ces affreux costumes. En fait... il marchent un peu à la manière des anciens Godzillas... mais d'une manière parodique (Godzi avait de la classe lui, ici on a envie de rire).

Y'a d'abord les petits t-rex (enfin ils disent T-rex...) qui ressemblent au minis-dino de JP 2. Enfin eux ils sont là pour débuter l'histoire. Puis y'a les raptors à taille humaine qui tuent tlm. Y'a aussi un grand T-rex qui est au début prisonnier d'une cellule faite en laser... puis qui se promène dans le complexe en se cognant la tête partout... Ils sont tous ratés, moins on les voit mieux on se porte.

Les acteurs sont vraiment nuls, c'est à se demander s'ils connaissent leur texte (s'ils en ont un...). La copine du héros est plutôt jolie et je pense que c'est son seul rôle, elle est vraiment là juste pour faire joli.

Un point original: le combat de fin entre le héros (le shérif) et le grand T-rex. Il le combat aux commandes d'un Bobcat, vs savez une espèce de pelleteuse comme çà avec un machoire au bout (persos çà me fait encore penser à alien 2...). Je dois dire que ce passage est pas trop mal au moins.

Hum... En écoutant la trame sonore du film, j'ai eu l'impression d'en regarder un autre. En fait la musique qui revient pour chaque scène "d'action" (combat contre t-rex, embarquement et débarquement des marines, ...) est celle de Battle Beyond the star aka Les mercenaires de l'espace. Un film que j'ai bien aimé et regardé plusieurs fois. Bref ils ont piqué la b.o de ce film... Le film est tourné en format tv et non cinéma... et sûrement avec un tout petit budget vu la qualité des costumes... Enfin on ne va pas dire qu'on s'ennuie avec ce film, j'ai plutôt bien rigolé en le regardant. Dragonvolfied

RATS aka KILLER RATS - Tibor Takács, 2003, États Unis 

Une journaliste se fait interner dans un établissement pour jeunes neuneus dans le but d'y remuer ce qui ne sent pas bon comme le ferait n'importe quel scribouilleur pour feuille de chou au rabais. Après avoir été accueillie à coup d'injection de tranquillisant, après avoir fait connaissance avec ses colocataires suicidaires ou drogués et après avoir testé la robustesse du personnel interne, elle assiste bien malgré elle à des attaques de rats carnivores particulièrement efficaces. La colonie de rongeurs aux yeux rouges luminescents est en réalité dirigée par un rat mutant de la taille d'un labrador et doué de télépathie puisqu'il cause avec le concierge, lui-même ancien patient de l'établissement et témoin des expériences pas nettes à l'origine de la mutation des bestiaux.
Nu Image complète son bestiaire mutant avec ce RATS dont le niveau de stupidité dépasse peut-être celui d'un SHARK ATTACK 2. Et oui, c'est con à ce point! Tibor Takács nous a pondu une pelloche toute fauchée et remplie d'abominables rongeurs de synthèse si moches et si maladroitement incrustés à l'image qu'on a parfois l'impression d'assister à une vidéo amateur à destination du web. Mais si le film est gravement nul, il a au moins l'avantage, contrairement au film LES RATS de John Lafia, d'avoir un rat mutant aux yeux rouge vif et quelques scènes gores dont une particulièrement trash où une patiente se dévore le bras! Côté casting, Ron Perlman vient cachetonner dans le rôle du directeur de l'asile et accessoirement "père" du gros rat carnivore. Kerozene

Les RATS aka THE RATS - John Lafia, 2002, États Unis
 
Susan Costello (Mädchen Amick) est une mère célibataire qui travaille pour un luxueux magasin de mode new yorkais pour bourgeoises pète-sec. Un jour, dans une cabine d'essayage, une cliente se fait mordre le doigt par un rat. Susan appelle rapidement un séduisant dératiseur (Vincent Spano) dont elle va tomber amoureuse et qui va découvrir qu'une impressionnante colonie de rats particulièrement voraces et issus d'un laboratoire pharmaceutique aujourd'hui fermé est sur le point d'envahir Manhattan. Avec un collègue et la détermination de Susan, il parvient à repousser l'envahisseur en l'attirant dans une piscine sans eau remplie de ces bestioles poilues. Grâce à des charges explosives placées tout autour de la piscine, il transforme les bestiaux en un gigantesque tartare. Le héros prend la main de l'héroïne, sa petite fille est toute contente, FIN.

Téléfilm tout moisi produit par la Fox et qui semble vouloir profiter d'un certain engouement pour les films de bébêtes carnassières chers à Nu Image, ce LES RATS fait étonnamment penser à RATTEN - SIE WERDEN DICH KRIEGEN, intéressant (mais pas génial non plus) téléfilm allemand réalisé l'année précédente. Autant prendre le temps de regarder ce dernier plutôt que de le perdre à subir le chiantissime film de John Lafia dans lequel il ne se passe finalement pas grand chose. On retiendra trois éléments : l'invasion par une centaine de rats d'une piscine remplie de gamins, une victime au tempérament névrosé recouverte de rongeurs carnassiers et les quelques gros plans fort risibles sur quelques spécimens ouvrant grande leur gueule toute moche en image de synthèse. Mais après tout, que peut-on décemment attendre d'un téléfilm produit par la Fox ? Kerozene

REBEL STORM aka 2099 LES REVOLTES DU DESERT - Francis Schaeffer, 1989, États Unis 

Nous sommes en 2099 et les Etats-Unis sont dirigés d'une poigne de fer par le Révérend Jimmy Joe II, sorte de leader cathodique prônant la suprématie de l'éducation sur la pauvreté. Ainsi, les pauvres sont séparés des riches et sont amputés du droit de vote - le Révérend estimant que ces sales gueux ne sont qu'une plaie pour la civilisation et qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent puisqu'ils ne travaillent pas. Bref, le Révérend est un méchant et en plus de cela, ses apparitions télévisées doivent être regardées par chaque citoyen sinon une peine sera encourue.

L'histoire se passe à Los Angeles, ou plutôt ce qu'il en reste, à savoir 3-4 murs et beaucoup de sable. Artie (Zack "Fright Night" Calligan) va chercher son frère qui sort de prison. Ensembles, ils feront la connaissance de deux soeurs rebelles à la recherche d'un document réalisé par le fameux DJ Eliott, figure mythique des ondes FM, défenseur de la liberté individuelle et du rock'n roll. Selon le Révérend, Eliott n'a jamais existé, et le rock'n roll est une avilissante légende. En plus de ça, il impose à tous de n'avoir des rapports sexuels qu'une fois par mois. Nous découvrirons qu'il a forcément tort... 

Sous ses airs de MAD MAX fauché, REBEL STORM s'en sort avec les honneurs. Retour à la SF "sous madmaxienne" après WIRED TO KILL (BOOBY TRAP) de façon nettement plus convaincante pour ce réalisateur méconnu qui a la bonne idée d'aborder son sujet avec recul et légèreté - à savoir ce qui plombait lourdement son précédent opus justement. Les personnages caricaturaux sont les bienvenus et la stupidité des méchants ainsi que la violence graphique plutôt inattendue font gentiment penser à un cartoon. Il faut voir les soldats de l'Etat terminer systématiquement leurs phrases par un absurde "Béni soit le Seigneur" ou le chef de la police (John Rhys-Davies) découvrir un vibromasseur en plein désert.

Bonne ambiance donc dans une série B sans prétention et à la mise en scène efficace qui rappelle inévitablement CHERRY 2000. Mais en moins bien quand même. Kerozene

The RECRUIT aka The Farm - Roger Donaldson, 2003, États Unis, 1h55 

James Clayton (Colin Farrell), un brillant informaticien mal rasé, qui travaille de soir dans un club de pédants, est un jour visité par un Al Pacino aussi mal rasé que lui. Pacino lui fait une honnête proposition : joindre la CIA. Farrell ne réfléchit pas très longtemps, et accepte, bien entendu. Il est envoyé à "la Ferme", l'école où on entraîne les futurs agents, après avoir réussi le test de base. On retiendra surtout de son entraînement qu'il tombe en amour avec une jolie brunette, Bridget Moynahan, et que celle-ci va le foutre dans le trouble plus d'une fois.

Donaldson n'est pas né de la dernière pluie, et sa réalisation est loin d'être inepte, mais on a bien sûr droit à une production hollywoodienne, servie dans un bel emballage techniquement parfait, mais sans âme. Ses réalisations principales incluent les édifiants COCKTAIL (1988) et DANTE'S PEAK (1997), ce qui tend à prouver que notre ami Roger n'a rien d'un auteur, c'est surtout un artisan, un bon technicien qui se contente de servir de marionnette pour ses producteurs, de propulseur de "stars", torchant des histoires correctes, que le spectateur moyen va apprécier le temps du visionnement, puis complètement oublier après à peine deux jours.

On a donc droit à un suspense policier assez ordinaire, qui enfile les retournements de situation à un rythme régulier, parvenant à surprendre l'audience, mais qui paraît tout de même un peu long. Farrell est lui-même, roulant sans cesse des yeux comme un Bullseye en mode mineur. Al "Ben quoi, faut bien que je paie les factures" Pacino est ici en terrain connu, en instructeur de la CIA bourru et féru de "one-liners". Il traîne sa gueule patibulaire sans joie de vivre à travers la durée totale du film. Reste Bridget Moynahan qui, sans atteindre des sommets d'art dramatique, a une plastique de brunette sympathique et nous fait oublier son faux pas dans le déplorable COYOTE UGLY.

Un film, donc, qu'il vaut mieux éviter si on cherche à être surpris, mais qui fait son boulot pour divertir. Orloff

REEFER MADNESS aka Doped Youth - Louis J. Garnier, 1938, États Unis 

Un autre film de propagande anti-drogue comme il s'en réalisa beaucoup au courant des années 30. En général, c'était un prétexte que saisissaient des cinéastes en mal d'exploitation : leur prétendue mission " éducative " leur permettait de montrer à l'écran des images de dépravation, de meurtre et de folie. Berné par l'argument type (" il faut faire peur au public en leur montrant des images fortes qui les feront fuir la drogue et ses ravages "), le comité de censure américain fermait les yeux. C'était une partie de la vérité.

L'autre aspect était celui des Roadshows : tel un cirque, une petite troupe circulait de ville en ville, s'arrangeant avec les propriétaires de salles pour des projections improvisées pendant lesquelles ils vendaient des livres d'information, etc.

Reefer Madness s'inscrit dans ce courant, prônant la thèse risible d'après laquelle la marijuana, en plus de créer une très forte dépendance, conduit au meurtre, à la démence, et à des actes d'une violence grave. On ne regardera donc pas ce film dans le but d'obtenir une information sérieuse et valable sur le sujet, mais plus comme un témoignage historique signalant la désinformation tolérée (voire valorisée) par les autorités américaines de l'époque, dans le but de parvenir à inculquer certains comportements au sein de la population.

Quoi de mieux, pour séduire les foules, qu'une belle histoire bien convaincante, mais fictive ? Suivons donc les déboires d'un jeune homme de bonne famille épris d'une jeune étudiante modèle. Le frère de celle-ci succombe hélas aux invitations du bellâtre Ralph, qui fréquente un vendeur de drogue. Après divers déboires (exacerbations érotiques, conduite dangereuse, etc.), tout ce beau monde finit par aboutir dans l'appartement en question où un drame survient. Et pour cause : ils ont fumé un joint !

Dans le même style, MARIHUANA est certainement plus amusant, mais REEFER MADNESS demeure un classique psychotronique qui se laisse regarder avec un certain sourire, vu ses outrances : il faut voir, à titre d'exemple, ce pianiste déchaîné qui joue d'un air halluciné après avoir trop fumé...! Le public a dû être traumatisé, et il semble que ce film n'ait pas peu contribué aux lois intransigeantes qui s'en prirent aux drogues dites " douces ".

La version idéale du film est celle éditée par Something Weird (DVD THC Triple Feature), en meilleur état que les autres copies en circulation. Ce DVD contient aussi deux autres films du genre : ASSASSIN OF YOUTH et MARIHUANA, en plus de différents bonus. Howard Vernon

REEFER MADNESS - Andy fickman Avec Kristen Bell, Christian Campbell, Neeve Campbell, Alan Cumming, Anna Gasteyser, John Kassir, Robert, 2005, États Unis

Qui n'a jamais rêvé de voir une comédie musicale réunissant des gangsters des zombies des teenagers américains, des psychopathes cannibales et Jésus Christ, autour d'une parodie de la propagande anti-cannabis ricaine ?? Allez avouez !!

Hé bien devinez quoi, le film de vos rêves vient juste d'être livré, ça s'appelle Reefer Madness et ça va vous marquer la rétine pour un long moment.

Adaptation du show homonyme que Fickman avait monté à Broadway, Reefer Madness est l'incarnation parfaite d'un nouveau cinéma d'auteur libre et outrancier, aussi irrévérencieux que brillamment mis en scène, pourtant, le pari n'était pas gagné, on sait à quel point jongler entre les genres peut s'avérer difficile, et Fickman est un homme de théâtre, sa mise en scène aussi géniale soit-elle sur les planches aurait pu s'avérer grotesque et chiante sur un écran de ciné.

Il n'en est rien, Fickman connaît chaque genre sur le bout des doigts ; les aime et les détourne avec un brio rarement atteint, ainsi le film commence comme le film de propagande qu'il détourne, vire à la comédie outrancière, au teenage movie, au film d'horreur, a la comédie musicale avec une cohérence HALLUCINANTE, chaque séquence est un pur bonheur, car ayant compris que le genre est un exercice compliqué Fickman s'y attelle avec le plus grand sérieux, fait paradoxale quand on sait à quel point le film peut être drôle, mais c'est ça Reefer Madness !! Pas une parodie de comédie musicale, mais une vraie comédie musicale, pas une parodie de film d'horreur, mais un vrai film d'horreur, tout dans reefer madness sent la passion et le travail soigné, Fickman connaît ses codes sur le bout des doigts et fait hurler le spectateur de plaisir lors de séquences aussi magistrale que l'apparition fantomatique de zombies dansants et chantants, où le sublimissime Stand up de jésus qui est certainement la séquence la plus drôle vue sur un écran de cinéma depuis TRES mais alors TRES longtemps, jésus crooner descend de sa croix illuminé comme un arbre de Noël au milieu d'un paradis façon cabaret et se met à pousser la chansonnette en prenant bien soin de prendre des poses de beau gosses couronne et micro en or compris... Irrévérencieux ??

Absolument !! car la force de Reefer madness c'est de réussir à être immensément populaire (c'est LE film populaire par excellence, drôle rythmé, émouvant, effrayant pleins d'émotions bourré jusqu'à la gueule de chansons GENIALISSIMES qui restent dans la tête longtemps après la projo...) tout en assumant son propos EXTREMEMENT subversif jusqu'à la toute dernière image, en effet, non content de s'adresser à tout le monde le film fait preuve d'une noirceur et d'une férocité époustouflante (certaines scènes rappellent carrément the Wall d'Alan Parker) qui ne retombe jamais, mordant comme un pitbull tout ce qui se trouve sur son passage, Fickman stigmatise à grands coups d'images traumatisantes toute la bien pensance des ligues ricaines (le dernier plan est juste GENIALE) les qualifiant ouvertement de nazis, appuyant fortement sur l'hypocrisie de ces ligues qui usent de manipulations dégueulasse et inventent chaque jour de nouvelles excuses pour bâillonner la liberté d'expression, car qu'on ne s'y trompe pas, Reefer Madness n'use pas de son ton ironique pour faire l'apologie du canabis (ce que certains couillons y ont vu) mais bel et bien pour stigmatiser une attitude fasciste propre a ces fameuses ligues bien pensantes, et si voir tous ces braves gens pousser une chanson autour d'un feu fait avec des bouquins chansons dont les paroles sont littéralement " ensuite on trouvera une solution pour les pédés et les cocos " ne finit pas de vous convaincre, j'ajouterais seulement que Reefer Madness est l'objet filmique non identifié le plus violemment politiquement incorrect, le plus irrévérencieux, le plus subversif vu sur un écran de cinéma de puis belle lurette.

Les acteurs quant à eux sont tous BRILLANTS , de l'apparition de Neeve Campbell (hé oui Sidney dans scream d'ordinaire nullissime mais alors la, elle est à la fois sexy et tordante !!) à la prestation hallucinée du génial Alan Cumming, les acteurs vivent le film, y croient et portent un script difficile sur leurs épaules, une véritable troupe que l'on sent unie et soudée et dont la principale qualité est d'avoir su interpréter des personnages encore au-delà du cliché de manière outrancière mais incroyablement fine, et puis on ne dira jamais assez a quel point Robert Torti l'acteur qui joue jésus est grandiose, risquant sans soucis de rentrer dans l'histoire des personnages cultes, muscles huilés et sourires a la Julio Iglesias, réplique assassines (" si tu continues, on va te couper les bijoux de familles " ça a l'air de rien comme ça mais dit par ce type c'est imparable) et poses à deux balles, MYTHIQUE et instantanément culte.

Alors bien sur on notera que le film possède une petite longueur (rien de bien méchant) un petit passage a vide qui sert à mieux le faire décoller par la suite, mais rien n'y fait, Reefer Madness c'est du cinéma libre, sain et populaire, un objet subversif forcément salutaire, une grande œuvre de cinéma, un véritable chef d'œuvre immanquable, un condensé de film culte en puissance, un film qui va vous donner envie de bouger et de chanter en vous faisant réfléchir couché par terre pour cause de spasme du a un rire incontrôlable (si si c'est possible)

Le meilleur film de l'année jusqu'ici pour moi, rien que ça. Kitano Jackson

REEKER - Dave Payne avec Devon Gummersall , Derek Richardson , Tina Illman , Scott Whyte , Arielle Kebbel , Michael Ironside , Eric Mabius, 2005, États Unis

En route pour une rave party, un groupe d'étudiants américains est contraint de s'arrêter dans une ville déserte en bordure de l'autoroute.Ils sont vite dérangés par une puanteur abominable en même temps que surviennent d'étranges apparitions de corps atrocement mutilés. Avec pour seul guide un étudiant aveugle ils vont tenter de survivre jusqu'au lever du soleil.

Ancien de l'écurie Roger Corman Dave Payne décide en 2005 de nous livrer un slasher nouvelle génération avec tout ce qu'il faut dedans pour convaincre, un bonhomme avec une cape qui démastique des djeuns a la perceuse, des bimbos toutes plastifiées qui se trémoussent (et accessoirement ne savent pas jouer la comédie) et un bon gros twist périmé.

En effet, autant y aller franco, Reeker si il est précédé d'une réputation élogieuse dû principalement a son twist que certains ont cru bon de qualifier de monstrueux , est une bouse intergalactique filmée avec les pieds, pas fun une minute et surtout horripilante de prétention mal placé.

En effet, si on peut toujours ressentir un plaisir déviant a voir de gros viandeux mongolos a masque de hockey découper des ados boutonneux en morceaux , si l'on est en droit de se marrer comme des tordus défoncés a chaque apparition de nos tueurs masqués favoris (qui depuis longtemps ne font plus peur) impossible de ne pas tomber dans les bras de morphée devant la purge prétentieuse de Dave Payne, le bonhomme ne pouvant s'empêcher de regarder le genre qu'il investit de haut tout en pillant littéralement tout le cinéma d'horreur récent ou moins récent (Identity a droit a son plagiat, ainsi que tous les films de fantômes de ces 10 dernières années, Peter Jackson et son frighteners sont dévalisés également au passage... etc).

Le résultat de cette démarche paradoxale mais surtout éminemment commerciale est un film qui tente de jouer avec les codes sans en comprendre une seule seconde les enjeux, appuyant sur un cynisme qu'on pensant depuis longtemps révolu et un humour bas du front qui ferait honte a Frankc dubosc et sa clique de bras cassés (le gars vient de perdre un bras et ne trouve rien de mieux a dire que ;putain je pourrai plus me branler rah la la...) , reeker ne trouve grâce qu'en de rares moments dispersés a gauche a droite comme une scène de meurtre dans les chiottes qui si elle ne se termine pas dans une gerbe de sang fait preuve d'une certaine efficacité ou encore la première apparition du tueur plutôt bien sentie.

Bien sur certains ont trouvé cela suffisant pour crier au chef d'oeuvre, sans doute aveuglés par les purges récentes de sir Craven (pourquoi récentes d'ailleurs ce type s'est évertué a tuer tous les genres qu'il a investi), mais si le racolage hardcore est compréhensible , si le jeu des acteurs approximatif peut être pardonnable en raison du budget extrêmement limité avec lequel Payne (douleur en anglais.... tu m'étonnes!!!) a du tourner son film, impossible de passer outre la mise en scène complètement dislexique du tacheron Dave Payne.

En effet , non seulement Reeker se permet d'être l'un des slasher les plus prétentieux vus sur un écran depuis au moins 20 ans, mais en plus il n'a pas une minute les moyens de ses prétentions, il faut se rendre a l'évidence, dés les premières minutes on se fait méchamment chier devant cet espèce de trip qui fonce dans le slasher tout en le méprisant de manière radicale, la faute a une réalisation complètement a coté de la plaque, Payne fait preuve d'une négligence affligeante , torchant ses scènes a la va vite, tentant maladroitement d'installer un suspense qui ne fonctionne jamais en raison du caractère prévisible des situations, il se laisse tenter tantôt par une approche clipesque ringarde et inapproprié, tantôt, par une approche mollassone et cheap... le résultat déséquilibré au possible en devient carrément honteux lorsqu'il sombre dans l'hommage a Hitchcock, mais un hommage réalisé par un mec qui a vu les films du grand Alfred sur un écran de téléphone portable.

Le pire dans tout ça , c'est que Payne ne rattrape même pas le coup avec les meurtres promis cradingues mais carrément timides et surtout jamais funs (et encore moins effrayants) ,puisqu'il met un soin particulier a filmer hors champ toute action violente ou gore.

A ce stade du film on s'attend néanmoins a être un minimum surpris par un retournement final promis hallucinant par la presse et par tous ceux qui ont vu le film... c'est a ce moment précis qu'on se sent pris d'une violente douleur dans l'anus, un peu comme si on venait de s'en prendre un coup par une horde de bisons en rut (ouais je sais j'ai des métaphores qui arrachent) car le twist de REEKER est juste TOUT POURRAVE et sent le vieux pet foireux a plein nez !! amené avec la finesse d'un éléphant bourré, vide de sens qui plus est, et surfant allègrement sur la vague de succès récents (putain je suis quand même sympa de pas le révéler leur vieux mystère finale.. ils le mériteraient pourtant!!) il finit d'envoyer le film dans la dimension des purges à vite oublier si on a pas envie de se pendre, car REEKER au delà de son histoire de tueur dans un motel c'est aussi l'histoire d'un gars super sympa, beau gosse et vraiment brillant (putain vous êtes trop fort comment vous avez su que c'était moi??) qui s'achète le DVD du dernier film de trouille a la mode et se fout en l'air de honte en voyant le résultat.. rah bin ouais en fait putain REEKER c'est vraiment un film d'horreur !!

A real Payne in the ass!! Kitano Jackson

REIGN OF FIRE - Rob Bowman, 2002, États Unis 

L'apocalypse est arrivée, la population a été décimée, tout n'est que ruine. Cette fin du monde a démarré avec la découverte d'un dragon dormant dans les bas-fonds d'une mine et qui est fin prêt à retourner à ses anciennes habitudes de tueries pour se nourrir (" They feed on ashes and death. "). La multiplication des dragons s'est accompli en moins de deux et les quelques humains survivants (mené par un Christian Bale muni d'une voix rauque) se barricadent, toujours sur le guet au cas où une attaque surprise se pointerait à leur château. La survie se fait de plus en plus difficile et c'est alors qu'un groupe de soldats américains (mené par un Matthew McConaughey musclé et crâne rasé) arrive pour trouver refuge. Sont-ils des sauveurs ou vont-ils amené le château et ses habitants à leur perte?

Efficace et divertissant que ce truc. On se prend au sérieux, aucune blague en vue et les décombres poussiéreux, dû au passage destructeur des dragons, servent de toile de fond à ce paysage déjà plutôt mort d'espoir. Bale et McConaughey s'en donne à coeur joie dans leurs rôles de musclés de service tout en demeurant efficace avec la tension qu'ils occupent envers l'un et l'autre. Bowman (vétéran de la série X-FILES) nous tricote un film serré qui ne laisse aucune place aux temps morts et accomplis ce qu'un tel film est supposé faire: divertir ! Je dois dire que j'ai eu ma dose et j'ai bien apprécié.  Bad Feeble


Lana Clarkson

La REINA BARBARA aka BARBARIAN QUEEN II : THE EMPRESS STRIKES BACK - Joe Finley avec la Claudia Schiffer du bis Lana Clarkson, 1989, États Unis/Mexique, 80m

La princesse Ophélia, belle blonde à forte poitrine drapée de blanc, est convoquée par le second du royaume, le vil Aurion, car des nouvelles des frontières du Sud, ou s'opposent des armées d'au moins 5 hommes, sont arrivées. L'infâme barbu lui annonce 2 nouvelles : la bonne, c'est celle de la victoire totale sur les forces ennemies, la mauvaise est que son père, le Roi, aurait perdu la vie dans ces batailles. Se refusant à reconnaître les faits, Ophélia 'princesse- Bimbo' s'oppose à ce que cet homme répugnant et grossier remplace son père à la tête du royaume.

Seule détentrice désormais de l'incantation magique qui permettrait de libérer le sceptre royale, source d'un pouvoir infini, Ophélia est jetée dans un cachot avec de la vraie paille ! Parvenant à fuir après un coup-monté bien foireux qui avait pour but de lui extorquer cette formule magique, Ophélia est sauvée in-extremis par une fille blonde, à forte poitrine aussi, qui s'avère être une guerrière amazone hors pair (de seins bien sûr!!).

Acceptée en tant qu'Amazone à part entière, après cependant avoir prouvé que le combat de boue à moitié nue contre la chef du clan ne lui faisait pas peur, Ophélia va peu à peu rallier à sa cause toute une armée de femme. Elle va conduire la révolte amazono-paysanne qui devra ramener la paix et lui faire retrouver son trône par la même occasion... (Pas si conne la blondasse !)

Joe Finney à tout capter du ciné bis : Des salles de château en carton pâte, des décolletés vertigineux avec plein de bonnes choses dedans, des dialogues à couper le souffle, des situations si improbables qu'elles provoquent une hilarité instantanée (Aaah, la gestuelle des amazones tireuses à l'arc !!), des scènes de tortures sexy et une action sans temps mort qui empêcheront l'heureux spectateur de sombrer dans un sommeil profond 80m durant... je n'aurais qu'un mot à dire : Encore ! Marc Evil

the RELIC - Peter Hyams, 1997, États Unis

En plus d'avoir le mérite d'être une excellente chanson de DECODED FEEDBACK, "Relic" est une superproduction hollywoodienne qui se réclame du style "horrifique".  Moi qui croyais que l'horreur et l'épouvante étaient difficilement exploitables chez nos cousins trisomiques du sud...  Je ne crois pas que ce film me fera changer d'idée.  On essaie d'y mélanger la technologie, les mythes et la sympathie du public pour Tom Sizemore. Mélange indigeste s'il en est.  Les effets spéciaux sont pas mal, le gore y est amusant mais répétitif (des têtes coupées par-ci par-là, un monstre hideux) et la trame nulle à chier. Ici encore, on essaie d'installer un suspense inutile et on y réussit presque, mais le seul problème demeure qu'on n'y croit pas.  Les répliques ultra-utilisées n'amusent plus, messieurs les producteurs. Et des grosses créatures déglinguées et numérisées, ça me fait bel et bien gerber, mais pas dans le bon sens. La Relique, un film qui est passé inaperçu et qui ne vaut pas mieux. Orloff

REQUIEM FOR A DREAM - Darren Aranofsky, 2000, États Unis

Ce film hallucinant montre la dépendance de quelques personnes et les conséquences des ravages de la dope sous toutes ses formes.

Sarah (Ellen Burstyn) est une vieille veuve accro à la télévision et aux gourmandises en tout genre. Elle apprend un jour qu'elle va passer à la télé. C'est le départ d'une cure de régime draconien à base de pilule qui lui font léger péter la caboche. Son héroïnoman de fils (Jared Leto) magouille à droite à gauche avec sa copine de Jennifer Connelly qui a souvent le nez qui coule et son pote black (Marlon Wayans) adepte de la piquouse qui relax.

Tout ce petit monde va de l'avant, chacun nourrissant son rêve de se faire du blé ou de passer à la télé...

Simplement hallucinant, que ce soit au niveau du jeu des acteurs (tous sans exception), de la mise en scène, de la photographie, de la musique, tout contribue à faire de ce film quelque chose de puissant. A mille lieux d'un TRAINSPOTTING rigolard limite pousse-conso, REQUIEM FOR A DREAM offre une vision de la dépendance qui marque fortement. Et c'est très bien.

A voir absolument. Kerozene

RESURRECTION - Russel Mulcahy, 1999, États Unis

Hyper-épileptique pour certains, copie carbone de Seven pour d'autres, ce film de Russel Mulcahy reste intéressant sous plusieurs abords. On nous y présente un serial killer qui se rapproche du génie et qui commet des crimes saisissants, et la réalisation "vidéo-clip" sert plus ou moins bien le sujet, mais ça reste un bon petit divertissement qu'il vous plaira de suggérer à vos amis. Orloff

RETROACTIVE aka RETROACTION de Louis Morneau avec James Belushi, Kylie Travis, Shannon Whirry, 1997, États Unis, 87m

Fuyant son passé de psychologue de la police, après un échec cuisant à San francisco, ou elle n'a pas su sauver des otages de la mort, Karen Warren pourchassées par ses sombres pensées est victime d'une sortie de route en plein désert du Texas. Contrainte de faire du stop le long de cette route désertique, elle accepte de monter dans la voiture de Frank et Rayanne, un couple en pleine dispute. Peu de temps après, Franck abat sa femme, paniquée Karen quitte la voiture. Elle se réfugie dans un bunker qui abrite un scientifique qui vient de mettre au point une machine à voyager dans le passé. Bien sûr Karen va par inadvertance faire les frais de cette invention et se retrouver quelques minutes avant le meurtre... Profitant de cette seconde chance, elle décide de tenter d'empêcher ce qu'il va se passer, mais ne parvient qu'à aggraver les choses.. Au lieu d'un mort, ce sont plus de trois cadavres dont celui d'un flic qui va parsemer son chemin.. Dépiter, notre blonde (eh oui s'en est une) regagne le bunker et demande au gentil ingénieur de remettre ça. Mais à chaque tentative, de nouvelles donnes viennent se greffer sur ces évènements devenant de plus en plus dramatiques et sanglants...

A la manière d'un "Groundhog day" de Harold Ramis ou l'hilarant Bill Murray revivait sans cesse la même journée, ici c'est notre héroïne qui va n'avoir de cesse de tenter d'empêcher James Belushi, alias Frank, un psycho un peu lourdingue, d'accumuler les cadavres autour de lui. Certes le sujet n'est pas nouveau, mais allez savoir pourquoi, les paradoxes temporels fascinent toujours. Le problème, c'est que Morneau (abonné aux séries de seconde zone, "Carnosaur 2" ou "Bats") tire beacoup trop sur cette ficelle et finit par sombrer dans la facilité la plus totale. Par conséquent, il faut bien l'avouer, le spectateur aura plutôt tendance à accélérer vers le futur plus qu'autre chose avec sa télécommande ...! Marc Evil

Karen, dont la voiture est en panne au milieu du désert texan, se fait aider par un couple relativement peu séduisant. Lui (James Belushi) est un gros redneck misogyne et fan de country music qui prend un malin plaisir à humilier sa femme. Mais il est surtout une sale petite frappe nerveuse qui pète méchamment un boulon au moment où il apprend que sa moitié l'a fait cocu. Dès lors, monsieur dévoile un tempérament psychotique radical et flingue à peu près tout ce qui bouge avec un certain plaisir sadique. Karen parvient néanmoins à s'enfuir et trouve refuge dans un laboratoire secret dans lequel un petit génie vient de mettre au point une machine permettant de retourner dans le passé et assure à la personne présente dans la machine de conserver tous ses souvenirs. Si la première "rétroaction" de Karen est un accident, elle réitère néanmoins l'opération jusqu'à ce qu'elle parvienne à minimiser le carnage qu'elle a vécu. Et ce n'est pas une mince affaire, car à chaque fois qu'elle y retourne, les choses dégénèrent toujours plus mal, augmentant sérieusement le nombre de victimes...

On dirait une version sombre et ensablée d'UN JOUR SANS FIN où Bill Murray revivait inlassablement la même journée, l'humour en moins et les senteurs de poudre en plus. Louis Morneau (CARNOSAUR 2, HITCHER II) s'en tire plutôt bien en torchant un agréable thriller fantastique mené haut la main par un James Belushi en roue libre. Impeccable dans son rôle de malade de la gâchette, il se réserve clairement la majorité des points positifs du film grâce à ses sorties scabreuses et ses meurtres crapuleux. Morneau emballe correctement son récit et l'agrémente généreusement de poursuites de voitures, de gunfights et d'un discours féministe faisant passer le Texas pour un dépotoir à tordus sexistes. Sympa. Kerozene

The RETURN OF THE SWAMP THING aka Le retour de la créature des marais - Jim Wynorski avec Dick Durock, Heather Locklear, Louis Jourdan, Sarah Douglas, Joe Sagal, Ace Mask, Monique Gabrielle, RonReaco Lee, Daniel Emery Taylor, Ralph Pace, 1989, États Unis, 85m

À la suite d'une expérience scientifique, le docteur Alec Holland est maintenant devenu un monstre mutant ayant les propriétés des fleurs et des plantes de la nature en plus d'avoir une force surhumaine. Il est parvenu à vaincre son ennemi, le docteur Anton Arcane, mais celui-ci continue toujours ses expériences pour créer ses propres créatures transformées par des mutations génétiques et la manipulation de l'ADN dans le but de découvrir les secrets de l'immortalité. Alec Holland ne l'entend pas de cette oreille et il a bien l'intention de mettre Arcane hors d'état de nuire. Pour ce faire, la créature des marais trouve une alliée inespérée en Abby Arcane, une fleuriste qui est en plus d'être la belle-fille du savant mégalomane. Celle-ci, venue rendre visite à son père pour savoir ce que sa mère est devenue, a fait la connaissance d'Alec Holland dans les marais et bien qu'elle trouvait celui-ci répugnant dès les premiers instants, elle en viendra vite à l'apprécier au point que tous les deux tomberont amoureux l'un de l'autre et chercheront ensemble un moyen de contrer les plans d'Anton Arcane.

Si le premier film sur la créature des marais avait une approche sérieuse (trop peut-être au goût de certains), en revanche, cette suite sombre dans la pochade à la fois volontaire et involontaire, se présentant comme une sorte de bande dessinée colorée pour adolescents plutôt que d'être fidèle au côté sombre et mélancolique du comic book d'origine. L'intrigue du film est donc carrément disjonctée (si intrigue il y a!). Avec sa galerie de monstres grotesques et hilarants (sûrement des costumes et des maquillages achetés au marché aux puces du coin), ses nombreux affrontements plus burlesques que spectaculaires, son histoire d'amour invraisemblable et ses digressions au ton bon enfant, ce film de série B fantastique se veut donc candide et amusant sans se soucier d'une quelconque armature dans la structure du scénario pour en solidifier l'échafaudage. Étant donné la présence de Jim Wynorski à la réalisation, on a droit à une mise en scène involontairement surréaliste et fantaisiste de par ses nombreuses maladresses au niveau des cadrages et des plans mal raccordés ensemble. Heureusement que le résultat d'ensemble manque de prétentions et que l'on se bidonne joyeusement pendant la projection, sinon ce ne serait plus qu'un navet supplémentaire. D'ailleurs, les acteurs ne se prennent nullement au sérieux dans leur jeu. C'est tout dire! Mathieu Lemée

Ou les aventures réellement Z, de la gentille créature du Marais, confrontée au méchant Dr Anton Arcane (Louis Jourdan plus cabotin que jamais) dans un décor, allant du jardin de la propriété, à un labo basique, ou se plaignent quelques créatures caoutchouteuses, issues des expériences du cinglé, un Dr Moreau du pauvre... Humour très lourdingue/scénario Z/acteurs 100% Z/ Z quoi!... La jaquette parle de second degré réjouissant...moi je dirais plutôt du seconde zone, réjouissante ?, ça ç'est encore à voir !... Granger s'exhalte une fois de plus, en présentation, sur Wynorsky, réal plus Bis/Z  que lui tu meurs !... et c'est tant mieux, au fond, et je garde en souvenir, un Z (vu à l'époque en vhs) avec gonzesses à très très grosses poitrines, "LOST CONTINENT" si mes souvenirs sont justes. J'en ai encore le kiki tout dur, rien qu'à y penser. Du "petit Russ Meyer illustré" en quelque sorte.

À noter pour ce "retour" un générique magnifique, alliant bande dessinée et titre 100% Real Rock, el standard, s'il en est, "BORN IN THE BAYOU" de Creedence, couillu et pêchu, un générique classieux, et 100% Bis. Vince Rogers

RETURN OF DR X - Vincent Sherman, 1939, États Unis

The Return of Dr. X est un petit polar en noir et blanc qui mêle intrigue policière et épouvante. Mais l'intérêt premier de ce film est sans contredit la présence insolite du légendaire Humphrey Bogart, qui se retrouve pour l'occasion dans la peau d'un... vampire ! (Ou, du moins, l'une de ses variations).

Bogart confessa plus tard avoir détesté ce long métrage et s'être trouvé ridicule dans ce rôle du Dr. Maurice Xavier, un meurtrier mort-vivant en constant besoin de nouveau plasma pour survivre ("Un rôle qui aurait dû échouer à quelqu'un comme Bela Lugosi ou Boris Karloff."). Un jugement quelque peu sévère sur sa performance et cet œuvre peut-être, car le film en lui-même n'est pourtant pas si mauvais. On y retrouve une belle atmosphère et un certain suspense pour l'époque (1939 tout de même). De plus, Bogart fait un buveur de sang assez convaincant (quoique non convaincu !) et plutôt singulier avec son teint blafard, ses petites lunettes rondes et cette rigolote raie blanche qui lui divise les cheveux.

Ce fût bien évidemment la dernière - et unique - apparition de "Bogie" dans un film du genre. Blobula

THE RETURN OF THE LIVING DEAD - Dan O'Bannon, 1985, États Unis 

La première fois que j'ai vu ce film, il doit avoir près de trois ans, je commençais à me taper les classiques du genre et mes connaissances en la matière étaient plutôt minces. Alors quand j'ai vu derrière la pochette française la mention que ce film était la suite de NIGHT OF THE LIVING DEAD, je croyais être enfin tombé sur DAWN OF THE DEAD, mais évidemment, ce n'était pas le cas et sur le coup, j'étais déçu.

Mais pour me rafraîchir la mémoire, j'ai pris la décision de revisiter ce titre sur le nouveau DVD sorti par MGM et mes impressions n'ont pas vraiment changées sur ce film, c'est bon, mais ça ne se rendra jamais dans mon top 100 disons.

J'apprécie bien sûr le jeu burlesque des acteurs, le corps nu de Trash durant tout le film, la musique punk très 80's ainsi que les zombies rigolos qui hurlent pour de la cervelle fraîche, mais il y a quelques éléments du scénario qui me dérangent. La plupart des farces sont trop ridicules pour être ris, la finale est un exemple de chose à ne pas faire et certains personnages tapent sur les nerfs, ce qui nuit à mon visionnement.

En conclusion, RETURN est un film qui s'écoute bien de temps à autre et qui ne manque pas de charme, mais il cabotine trop pour être vraiment bon.

Pour ce qui est du DVD, j'avais entendu des critiques affreuses et je m'attendais au pire. Ce dont je me rends compte, c'est que le gros problème des puristes est qu'ils ne sont jamais contents même si on leur donne un DVD en or. Le transfert de RETURN est très beau, pareil pour les Midnight Movies, et c'est beaucoup mieux que les vhs. Les extras sont nombreux en plus d'être très intéressants. Pour le prix modique qu'il coûte, il vaut amplement la peine.

Il est dommage que MGM n'est pas sortit la version director's cut promise, mais une rumeur veut que nous la verrons un jour si la première édition se vend bien. C'est pour cela que mon DVD va se diriger vers l'Échange le jour où une meilleure édition sera sur le marché. Oncle Freak

REVEIL FATAL aka Deep Freeze aka Ice Crawlers - John Carl Buechler avec Götz Otto, David Millbern, Alexandra Kamp-Groeneveld, 2003, États Unis, 80m

Quelque part en Antarctique, le professeur Jacobson arrive avec un groupe d'étudiants sur la base de forage de GeoteK. En pleine tempête, tout ne tourne pas aussi rond que prévu, voyez-vous, il y a bibitte sous glace. Un énorme trilobite (ce n'est pas une bibitte à trois bites, non), puceron préhistorique sensé mort depuis 10 millions d'années, bouffe tranquillement le personnel. Entre deux séances de flirt et avec un psychopathe par-dessus le marché, arriveront-ils à découvrir le pot aux poux avant que tout le monde finisse en fiente de cloporte ?

Il semble bien que le métier de spécialiste des effets spéciaux mène souvent à celui de réalisateur. Nanti vraisemblablement d'un budget restreint, on ne croit pas une minute à ce faux décor de base et ces acteurs faiblards cramponnés à un scénario encore plus faible, Buechler livre le minimum et on ne s'ennuie pas trop. Mais comme scénario rempli de personnages unidimensionnels et cons, c'est réussit. Comme menace, on a déjà souvent vu mieux, pas difficile de se débarrasser d'un trilobite. Godzilla en avait plein la carapace ! Le film se termine et on est pas plus intelligent. J'avait juste le goût de voir un film de monstre. Évitable. Mario Giguère

the REVENGE OF DR. X aka The Double Garden - Kenneth G. Crane, 1970, États Unis/Japon

Un film sur scénario d’Ed Wood Jr. Incrédible. Un vieux savant qui a besoin de repos s'en va passer quelque temps au Japon. Il en profite pour croiser deux plantes carnivores, question de prouver que l'homme a ses origines dans l'océan en créant un homme plante carnivore. Tout ça avec plein de références directes à Frankenstein. De la belle musique d'orgue Hammond, de jolies japonaises, un monstre gogo à souhait et un faux volcan. Que demander de plus, ah ah ! Mario Giguère

Ici pas de revanche ni de Docteur X au programme mais seulement un Dr. Bragan scientifique de la NASA, pour ainsi dire plutôt stressé. Ne cessant de vociférer sur ses collègues pour le moindre problème, il accepte de prendre quelques jours de congés sur les bons conseils de son plus proche collègue. C'est ainsi que le Dr Nakamura, lui propose de se rendre au Japon, dans sa demeure familiale, juste habitée par sa cousine, scientifique à ces heures... A peine arrivée, Bragan, fasciné par la serre jouxtant la demeure, décide pour tuer le temps, de se remettre à la botanique, ses premiers amours ! Il ressort par la même de derrière sa cervelle dérangée, son projet d'étude de la flore et sa théorie selon laquelle les êtres humains sont les descendants de plantes ! ! Bragan toujours aussi obsessionnelle et abusif avec son assistante Noroko, décide d'effectuer un greffon expérimental à partir d'une plante carnivore et réussit à créer le Sectovorus, une créature bien vivante, sorte de power rangers végétal avec des gants de boxe, qui ne va pas tarder à engloutir souris, poulets et chiots, Bragan allant jusqu'à lui servir du sang humain pour la maintenir en vie. Mais lorsque le Sectovorus se déracine pour effectuer ses premiers pas, le Dr Bragan devra se décider entre protéger sa création ou la détruire, pour sauver l'humanité.

Doté d'un budget de toute évidence très faiblard, ce nanar botanique ne fascinera même pas les jardiniers en herbe. Si il ne se passe pour ainsi dire rien avant l'arrivée de Bragan dans la serre, il ne se passe à peu près rien non plus lorsqu'il débute ses expériences. Il est vrai que gratter quelques tiges ou effectuer des greffons sur des plantes n'a rien de vraiment excitant au niveau cinématographique ! L'ennui nous poursuivra donc jusqu'à l'apparition de Sectovorus auquel Bragan donnera vie une nuit d'orage dans le plus pur style du célèbre Frankenstein. Mais lorsque l'on découvrira la chose ainsi créée, il y aura vraiment de quoi esquisser de larges sourires....

Bref, un film qui dissuade fortement de se mettre à la botanique ! Marc Evil

The RING - Gore Verbinsky, 2002, États-Unis

Il existe une certaine cassette qui, après l'avoir regardée, vous apporte la mort sept jours plus tard. Une journaliste qui enquête sur la mort de sa nièce regarde la cassette et a donc sept jours pour comprendre le mystère de l'enregistrement, pour se sauver, sauver son fils et le père...

Remake du film japonais RINGU, The Ring suit l'intrigue de l'original avec une distance curieuse. Je déclare tout de suite que j'ai aimé le film, mais que je préfère définitivement l'original pour plusieurs raisons. En premier les acteurs enfants, Aidan et Samara ne sont pas aussi convainquant que les originaux, ils en font trop, Aidan est particulièrement trop "adulte" dans son sang froid perpétuel. Pourquoi as-t-on presque obnubilé l'aspect parapsychologique pour se concentrer sur la mort de ces chevaux ? Parce que les jeunes filles normales aiment les chevaux et que Samara est tellement méchante qu'elle les déteste ? Cela donne lieu à une excellente séquence, ceci étant dit, du cheval qui plonge à l'eau. Personnellement je trouve que la première finale, celle du puit, n'a pas la tension de l'originale et pourquoi détruire le plancher à la hache au lieu d'accéder au-dessous du chalet ? Pourquoi une cabine décrépite au lieu des nouvelles cabines de l'original ? C'est plus épeurant ? La cassette: est-ce une idée que j'ai ou les images sont en grande partie des prémonitions au lieu de souvenirs de l'enfance de Samara ?

Je répète que tel quel le film a un bon impact indéniable, j'apprécie, mais les choix qui diffèrent énormément du scénario original sont fort discutables. Il reste un film fantastique qui se prend au sérieux et qui a connu un grand succès mérité, ce qui va sûrement aider le paysage fantastique américain. Mario Giguère

The RIVERMAN - Bill Eagles, États Unis, 2004 (téléfilm) 

Bob Keppel, ancien criminologue de renom devenu professeur d'Université, est chargé de reprendre du service afin de dresser le profil d'un serial-killer qui terrorise la ville de Seattle. Celui-ci, surnommé le "tueur de Green River" va raviver les traumatiques souvenirs du criminologue, qui a jadis travaillé sur le cas de Ted Bundy. Bientôt, ce dernier interpelle le criminologue depuis sa prison...

Basé sur un livre d'investigation écrit par Robert Keppel (le vrai), ce téléfilm - sur lequel je suis tombé par le plus grand des hasards - se situe clairement au-dessus de la moyenne du genre. Comme souvent à la télévision, la part belle est faite aux deux acteurs principaux. Et ce coup-ci, c'est une excellente pioche ! Bruce Greenwood livre en effet une composition marquante dans ce rôle de criminologue tourmenté, en proie à un passé douloureux. Quant à Cary Elwes, il est tout simplement génial, plein de magnétisme machiavélique dans le rôle de Ted Bundy : une prestation hypnotique et riche en salacité, dans la lignée de son rôle dans SAW. Alors, bien sûr, il s'agit d'un téléfilm, il n'y a donc ni effusion de sang ni violence graphique, mais le rendu psychologique du face-à-face entre les deux hommes s'avère assez prenant. Le jeu de miroirs, qui naît entre les tueries de Green River et les crimes passés de Bundy, fait également circuler un trouble certain. Stelvio

The RIVER: LEGEND OF LA LLORONA - Terrence Williams avec Will Morales, Mary Sanchez, 2006, États Unis, 73m

La légende de la LLorona a inspiré de nombreux films mexicains, y comprit la rencontre avec notre lutteur mexicain préféré: Santo. Pourtant, aussi populaire est la légende, elle ne se prête pas vraiment à des adaptations très dynamiques. Cette femme qui a tué ses enfants en les noyant, pour oublier son crime, mourir dans les mêmes circonstances et chercher constamment ses enfants, quitte à tuer les premiers sous sa main, se promène tout le long des films appelant ses enfants. Ici Terrence Williams la place dans un contexte plus sordide. Un mafioso a kidnappé une jeune fille qu'il s'en va vendre pour enfin faire l'argent dont il a besoin. Malheureusement sa voiture est accidentée lorsqu'il croise le fantôme de la Llorona et il passera une très longue nuit avec les habitants d'un hôtel aux prises avec la Llorona.

Réputé tourné en six jours, le cinéaste est obligé de tourner les dernières scènes sur fond bleu, très visible. Le résultat est amateur, tout comme l'aspect de la Llorona, presque une version fauchée de la Sadako de Ring. On préférera d'autres incarnations de la légende. Mario Giguère

RIVERWORLD - Kari Skogland avec Brad Johnson, Emily Lloyd, 2003, États Unis/Nouvelle Zélande, 90m, TV

Difficile à apprécier à sa juste valeur, RIVERWOLRD est l'adaptation des deux premiers livres d'une longue série écrite par le regretté Philip Jose Farmer. On y pose donc les bases pour une série télévisée ou une série de films qui ne s'est pas matérialisée. Qui plus est pas vraiment réputé pour ne pas être fidèle au matériel d'origine. Au demeurant:

Un astronaute qui meurt se réveille dans une bulle sous l'eau. Délivré par un homme dont il ne peut voir le visage, il se retrouve sur la plage avec plein d'autres gens "ressuscités" sur une planète inconnue. Qui plus est, c'est de toutes les époques de l'humanité, de partout et parfois plus jeunes, que ces hommes et femmes tentent de percer le mystère de leur nouvelle "vie". Rapidement ils sont capturées par le guerrier qui a imposé sa loi dans le coin. S'évadant, un groupe va rejoindre une colonie qui construit un bateau pour descendre la rivière qui traverse la planète.

Tourné en Nouvelle Zélande, on y retrouve plein d'acteurs qui ont fait les beaux jours d'Hercules et Xena, comme le regretté Kevin Smith dans son dernier rôle. Si les décors naturels sont magnifiques, la direction artistique n'est pas toujours très originale. L'intrigue de base a aussi des airs de "déjà vu", capturés par un barbare, on s'évade, on se révolte. Tout ceci étant dit le rythme est intéressant et on ne s'ennuie pas, mais on reste sur notre faim, car la fin est évidemment très ouverte à une suite qui ne s'est pas présentée. Dommage. Une autre production SciFi Pictures pour le célèbre réseau américain. Mario Giguère

ROBOT MONSTER - Phil Tucker, 1953, États Unis 

Mais quelle merveille. Les vilains Ro-Man, de gros gorilles avec un aquarium sur la tête, veulent exterminer la gente humaine de la Terre à l'aide d'une infernale machine qui fait des bulles. Malgré la puissance destructrice de celle-ci, 6 personnes ont su résister aux assauts plein de fureurs de l'envahisseur. Seuls au monde, ils résisteront jusqu'au bout ! Incroyablement incroyable. Un pur chef-d'oeuvre de niaiserie et d'imbécilité, tant au niveau de dialogues que de l’histoire. Le Ro-Man à la démarche pataude est absolument somptueux et surtout très menaçant. Attention au moment où il tend la main pour user de son rayon killer !Attention aussi aux scènes ou le Ro-Man se ballade dans le désert ! Mais le plus merveilleux reste la machine à bulle destructrice, qui a elle seule justifie la place de ROBOT MONSTER au panthéon des nanars bestiaux. J'ai appris que le réalisateur a fait une tentative de suicide lorsque les critiques ont chié sur son film (les imbéciles, se doutaient-ils seulement un instant de la merveille qu'ils venaient de voir ?). J'ai aussi appris que la K7 éditée chez Rhino Video a un plus qui n'existe pas sur le print original: l'apparition fortuite d'une barre noire censée couvrir les seins de l'héroine. Pourquoi ? Pour rajouter au kitsh ! Kerozene

ROCK ALIENS aka VOYAGE OF THE ROCK ALIENS - James Fargo, 1988, États Unis 

Des extraterrestres aux commandes d'un vaisseau en forme de guitare flying V se rendent sur Terre dans le but de découvrir les origines du rock'n roll. Ils débarquent aux abords d'un lac radioactif habité par un monstre tentaculaire. Les jeunes du coin sont menés par le bout du nez par Frankie (Craig Sheffer), leader d'un groupe de rockabilly, portant banane sur le crâne et blouson noir sur les épaules. Tout le monde redoute Frankie et se plie à ses exigences. Mais sa copine (Pia Zadora), dont le rêve de chanter sur scène est systématiquement anéanti par Frankie, tombera sous le charme du leader extraterrestre (Tom Nolan) qui lui propose de quitter la Terre...

James Fargo, ancien collaborateur de Clint Eastwood, signe ce qu'il pensait sans doute devenir une comédie musicale culte à l'instar du ROCKY HORROR PICTURE SHOW. Et c'est au final une énorme boutade kitsch et carnavalesque estampillée 80's à mort qu'il nous livre là. Tout est absolument ringard, risible, voire même navrant. Les extraterrestres rockeurs sont vêtus d'uniforme rose, ils sont accompagnés par un robot qui se transforme en bouche à incendie pour passer inaperçu, la bande de rockeurs applique le manuel du parfait petit loubard, la musique est forcément d'époque (on nous ressort "When the Rains Begin to Fall" chanté par Pia Zadora et Jermaine Jackson plusieurs fois durant le film), Michael Berryman joue un serial killer armé d'une tronçonneuse qui s'enraie (et qui sera réparée par une de ses victimes potentielles), le shérif est une petite bonne femme à côté de la plaque... et ce cocktail pas toujours digeste est alimenté de séquences musicales oscillant entre rock'n roll et disco, animées par un casting dansant et chantant avec une conviction déconcertante. On retiendra certains gags débiles, comme Tom Nolan qui explose littéralement au moment où il rencontre Pia Zadora où l'arrivée des extraterrestres dans un gymnase par les toilettes.... Il faut bien admettre tout de même que Pia Zadora a du charme, mais sa présence ne suffit pas à faire digérer celle de Craig Sheffer qui affiche ici une véritable tête de vainqueur sur laquelle on peut lire " tape moi dans la gueule, je le mérite ". L'ensemble a terriblement mal vieilli et se regarde aujourd'hui comme une sorte de curiosité hybride et navrante d'un autre temps. Kerozene

ROCK ROCK ROCK - Will Price, 1956, États Unis 

Un film rock'n'roll comme c'était la mode à la fin des années 50... pour attirer le public jeune en salle!

Ici, une vague histoire sur une minette, copine d'un crooner insupportable, qui cherche à se faire du blé pour s'acheter une robe... aucun intérêt l'histoire, le but du jeu, c'est retrouver en chair et en os des chansons à vous foutre froid dans le dos!

On a droit alors dans les meilleurs et filmés dans des shows TV : Johnny Burnette & the rock'n'roll trio, Frankie Lymon (qui est mort seul comme un chien d'une overdose dans les années 60, en panne de succès!), les moonglows, et Chuck Berry.

Tout l'intérêt de ce genre de film "vintage" se résume à regarder les fringues, les bagnoles, les scènes de danses et les "stars" de l'époque.

Pour aficionados du vrai rock'n'roll, mozerfuckers!!! Franfran

the ROCKY HORROR PICTURE SHOW - Jim Sharman, 1975, États Unis

On n'en fait plus des films comme ça. Si vous avez envie d'une bonne vieille comédie musicale "glam rock" d'horreur, ne cherchez pas ailleurs. Je ne sais pas si les chansons sont réellement interprétées par les comédiens, mais elles donnent une dimension mythique au récit et sont vraiment à propos. Nullement ridicules. Ça vous donne presque envie d'écrire une comédie musicale, ma foi...  Ce conte de vampires immoraux et échangistes sied à une soirée de popcorn et de rut, et si ça vous dit de voir la jeune Susan Sarandon (eh oui, elle a déjà été jeune) se balader pour la majeure partie du film en sous-vêtements, ne ratez pas l'occasion, je crois qu'elle s'est jamais représentée... Orloff

ROCKULA - Luca Bercovici, 1990, États Unis   

Ralph, vampire tricentenaire, n'a vraiment pas de bol. D'abord parce que son reflet dans les miroirs lui prend la tête à longueur de journée avec des théories vaseuses et des morales à deux balles, ensuite parce que sa mère est une vampire possessive et délurée qui s'envoie en l'air avec un gros chauve moustachu, mais surtout parce que tous les 22 ans depuis trois siècles, Mona, celle qui doit devenir sa compagne pour l'éternité, se fait tuer dans les mêmes conditions: le soir d'Halloween, un pirate à la jambe de bois la cogne à mort à l'aide d'un os à moelle! Comprenez par là que Ralph est le plus vieux puceau du monde. Nous sommes donc en 1990 et notre vampire pacifiste (il se nourrit grâce à la banque du sang) tombe sur la nouvelle incarnation de Mona: elle est belle et elle est chanteuse dans un groupe pop tout moisi. Pour la séduire, Ralph va monter son propre groupe de rock: Rockula, avec lequel il pond des morceaux de zizik tout aussi pourris. Mais la stratégie est bonne puisque nos deux tourtereaux tomberont dans les bras l'un de l'autre avant d'enregistrer un tube en duo! Seulement Stanley, le producteur de Mona et excentrique tordu lancé dans la promotion de cercueils à options, ne voit pas cette union d'un très bon œil...

Etrange projet que ce ROCKULA, une comédie musicale fantastique produite par la Cannon qui marche sur les traces pourtant pas très glorieuses de films comme ROCK ALIENS. C'est le réalisateur du premier GHOULIES qui met tout ça en boîte - ce explique peut-être pourquoi Ralph a l'air d'un troll ventripotent lorsqu'il se transforme en chauve-souris. L'ensemble est assez navrant mais peut-être saura-t-il séduire les amateurs de rock-pop des années 1980 qui peuvent se délecter des performances scéniques du groupe Rockula qui va même jusqu'à nous faire une performance de hip hop. Seul le personnage de Stanley, littéralement insupportable de connerie, sauve l'ensemble du naufrage tant il est débile. Kerozene

ROLLERBALL