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ULTRAVIOLET aka Ultraviolette - Kurt Wimmer avec Milla Jovovich, Nick Chinlund, Cameron Bright, William Fichtner, Sébastien Andrieu, Ida Martin, David Collier, Steven Calcote, Digger Mesch, Ryan Martin, 2006, États Unis, 87m

Vers la fin du XXIième siècle, un nouveau virus génétique développé pour la guerre bactériologique et destiné à créer une nouvelle race de super-soldats s'est avéré incontrôlable. Les personnes infectées par ce virus sont devenus des mutants semblables aux vampires avec une intelligence plus poussée et des réflexes bien plus accrus, mais qui sont destinées à mourir à brève échéance en plus d'être considérées comme des parias dans la société. Ces mutants, appelés Hémophages, sont d'ailleurs pourchassés afin d'être complètement anéantis par des agents d'un empire pharmaceutique commandé par Daxus, qui craint la propagation généralisée du virus. Celui-ci aurait réussi à créer une bombe pouvant éliminer tous les mutants mais une guerrière hémophage redoutable nommée Violet parvient à la dérober. Les Hémophages combattant Daxus et ses sbires enjoignent Violet de détruire la bombe mais elle désobéit lorsqu'elle s'aperçoit qu'il s'agit en réalité d'un petit garçon s'avérant être un clone de Daxus qui pourrait bien avoir en lui la clé de l'antidote pouvant guérir tous les Hémophages. Violet devra donc livrer une dure bataille contre Daxus ainsi que contre les gens de sa race qui veulent à tout prix récupérer l'enfant.

Sorti peu de temps après "AEON FLUX", ce film de science-fiction possède une trame de base qui ressemble étrangement à ce dernier long-métrage en plus de montrer également à l'écran les exploits athlétiques d'une héroïne adepte des arts martiaux, agile et quasi-invincible. Toutefois, le scénariste et réalisateur Kurt Wimmer rend clairement hommage ici à l'esthétique des mangas japonais, tant dans la conception visuelle que dans les scènes d'actions et les trucages. Wimmer s'inspire également des jeux vidéos et de d'autres succès dans le cinéma de genre comme "UNDERWORLD", reprenant même quelques éléments de son précédent film "EQUILIBRIUM". Le scénario, bien que mieux écrit dans la dernière partie, recèle cependant plusieurs erreurs de détails en plus de manquer d'équilibre dans la narration (dû encore une fois à la durée trop courte du film). Les effets spéciaux en CGI sont de plus d'une qualité inégale bien qu'ils contribuent à la couleur BD de l'ensemble. À tout le moins, les scènes d'action et de combats sont nombreuses, variées et bien chorégraphiées, quoique leur niveau de violence ait été maintenu à un degré plus accessible pour les adolescents. La mise en scène est archi-mouvementée avec une caméra qui bouge sans arrêt, mais le tout n'égale pas le rythme ni la valeur du film antérieur de Wimmer. Cela demeure néanmoins un divertissement louable qui se laisse regarder agréablement si l'on a pas trop d'exigences. Milla Jovovich est en excellente forme physique et démontre une indéniable souplesse mais son jeu dramatique a clairement besoin d'être amélioré.  Mathieu Lemée

UNBREAKABLE  aka L' INDESCTRUCTIBLE - M. Night Shyamalan, 2000, États Unis

Dès le départ je dois avouer que je n'ai toujours pas vu THE SIXTH SENSE, le film précédent de la nouvelle coqueluche d'Hollywood M. Night Shymalayan. UNBREAKABLE est un film étrange et inclassable qui malgré ses petites qualités cache d'énormes défauts. Le film débute en force et la mise en scène d'une sobriété exemplaire force l'admiration dans les premières scènes. Ensuite, bien ça se gâte drôlement. Pas tant au niveau de la forme (je pense sincèrement que le Mr. en question a un réel talent de metteur en scène) mais plutôt de l'histoire. Une histoire tarabiscotée à l’extrême qui est à la fois mystérieuse et prétentieuse (pour ne pas dire carrément qu'elle n'a ni queue ni tête) et qui repose entièrement sur un dispositif artificiel complètement gratuit qui certes surprend et étonne le spectateur à la toute fin mais qui du même coup viens complètement bousiller le film. Dommage. À voir à vos risques et périls, car franchement ce film est plutôt UNREMARKABLE. Gonin

Que voilà une belle pantalonnade. Le film est  basé sur la possiblité que les BD de héros serait la continuité des anciens hiéroglyphes narrant les histoires extraordinaires de personnages tout aussi fabuleux. Je ne vous raconterai pas l'histoire ce qui serait un manque de courtoisie élémentaire mais moi qui suis un fan de Willis je peux vous dire que le résultat est pitoyable. Outre le scénario ridicule, la caméra elle est des plus intéressant et nous propose des plans audacieux. Pour ce qui est du punch final que certaines personnes comparent au sixième sens et que l'on doit taire et bien je vais vous le révéler, c'est NUU%Vcxh,,.w9Merde encore des problèmes avec m,l   Jacques Lamontagne

The UNDERTAKER AND HIS PALS - T.L.P. Swicegood, 1966, États-Unis 

Voila un film qui surf sur la vague d'Hershell Gordon Lewis, mais avec beaucoup plus d'humour... La conjoncture est dure, pour le croque-mort du titre. Alors, avec ses deux potes, il se crée une clientèle: après avoir tiré une victime au hasard dans l'annuaire, celle-ci a le malheur de recevoir leur visite et de se faire assassiner de manière peu délicate, voire parfois carrément violente, comme ce meurtre d'une pauvre femme sans défense à coups de chaîne sur le visage. Le croque-mort en profite alors pour arnaquer la famille de la défunte et les deux trublions de service en profitent en prélevant quelques membres pour les cuisiner dans leur boui boui crasseux qui fait office de restaurant...

Humour macabre donc pour cette farce sanglante ! On n'atteint pas les sommets de Lewis mais pour l'époque, c'est déjà du costaud. Les trois meurtriers sont de véritables imbéciles possédant un petit côté attachant, surtout lors de leurs escapades nocturnes durant lesquelles ils chevauchent des motos et portent un uniforme de cuire noir, un casque blanc, des lunettes de ski noires, un foulard et surtout un magnifique patch de tête de mort sur le coeur. Bref, un look de parfait facho. L'humour est constant, les victimes portent des noms de viande (Mlle Lamb) et constitueront donc les petits plats du petit resto (Legs of Lambs). Le final tombe carrément dans le surréalisme lors d'une poursuite entre le croque mort et Thursday, une jeune fille à la recherche de sa soeur jumelle Friday. Cinématographiquement, on ne peut nier une certaine platitude qui parvient à prendre le dessus sur le côté fun de l'entreprise, ce qui a pour effet de rendre les 62 minutes de ce film parfois un peu longues. Si Lewis a été une source d'inspiration certaine pour le film, sans doute que William Castle aussi: lors de la sortie du film, une infirmière prenait la pression artérielle des spectateurs dans la salle; et la première scène du film possède une image monochrome qui gagnera sa couleur lors de la première effusion de sang ! Kerozene

The UNDERTOW - Jeremy Wallace avec : Jason Christ, Julie Farrar, Joseph Palermo, Trudy Bequette, 2003, États Unis, 79m

Réalisé par Jeremy Wallace, déjà à l'origine de The Christmas Season Massacre et producteur de ce que l'on peut considérer comme les meilleurs films d'Eric Stanze, Ice From the Sun et Scrapbook, The Undertow se présente comme un bel hommage aux productions des années 70 telles que The Texas Chainsaw Massacre, The Hills Have Eyes ou Deliverance pour ne citer que les plus connus, mais se rapproche également des slasher movies comme par exemple la série des Friday the 13th. De bien belles références donc, et d'autant plus d'actualité que la même année allait débarquer sur nos écrans Wrong Turn de Rob Schmidt, voie suivit depuis par de nombreux remakes, comme ceux de Massacre à la tronçonneuse, de La colline à des yeux, ou de productions aux thèmes identiques jusqu'au tout récent Wolf's Creek de Greg McLean.

Qu'allait donc pouvoir nous apporter le film de Wallace au milieu de tout cela ? Son côté production indépendante, au budget plus que réduit allait-il permettre aux différents intéressés de nous proposer autre chose qu'une relecture des thèmes déjà archis rabattus ? Malheureusement non. Si les principaux attraits du cinéma indépendant son sa relative liberté de ton, sa capacité à ne s'occuper d'aucune limite que ce soit, traitant parfois de sujet assez tendancieux ou plus ou moins tabous sans la moindre gène morale, essayant de bousculer l'ordre établi, voulant choquer moralement ou graphiquement les habitudes d'une chaîne cinématographique plus que balisée, rien n'en transparaît dans cette production. Le réalisateur se contente en effet de nous livrer ici une oeuvre qui n'innove en rien, d'un classicisme épuré, une relecture plus ou moins inspirés de ses illustres modèles en version sans le sous.

Ce qui n'en fait pas pour autant un mauvais film, Wallace à sût s'entourer de gens talentueux, et lui même fait ressortir sa créativité à travers un montage plus que satisfaisant et quelques trouvailles assez intéressantes, mais il se contente malheureusement de se reposer sur ses lauriers n'offrant ni plus ni moins que le minimum syndical. Peu inspiré, le travail de ce dernier est heureusement rehaussé par le chapeautage de Stanze, qui occupe ici la place de caméraman et de superviseurs des effets spéciaux, rôles dont il se tire à merveille à travers des cadrages assez inspirés, des plans d'une beauté certaine tranchant avec l'utilisation maladroite qu'en fait le réalisateur, voulant donner sans doute un petit côté Blair Witch à son oeuvre. Mais si le grain particulier et les mouvements de caméra à l'épaule, proche des acteurs sied complètement à un titre comme Scrapbook, renforçant l'aspect réaliste et malsain d'une production ou la folie et l'horreur atteignait déjà des paliers élevés, ici il en ressort un côté film de vacances dans lequel on joue à se faire peur dans les bois... C'est d'autant plus dommage que cela aurait réellement pu créer une ambiance poisseuse et glauque lors de la longue exposition du récit et des personnages, le réalisateur parvient à nous intéresser tout de même à ce qui se passe à l'écran, le bled dans lequel débarque nous futurs cadavres est assez inquiétant en soit, peuplé d'arriérés bouseux inamicaux et crades, et malgré quelques ficelles un peu grosse l'atmosphère pesante se ressert peu à peu autour du sujet principal de tout slasher : le tueur. Notre exterminateur est ici surnommé "The Boy", véritable force de la nature éduquée à coups de lattes dès son plus jeune âge afin de le transformer en machine à tuer. Ce dernier va tout de même se payer le luxe de n'apparaître que bien tard à l'écran... L'attente en vaut certes la peine, le colosse au visage masqué d'un sac ensanglanté ne laissant entrevoir qu'un seul oeil est d'une violence à en faire pâlir les bouchers lubriques du coin. Sa démarche bourrine, son aspect cradingue, son collier composé de bras de poupée et sa manie de tuer les gens avec ses seules mains rendent ce psychopathe relativement effrayant, il est par contre vraiment dommage que l'on en apprenne trop sur son existence, à vouloir le rendre trop humain le réalisateur passe complètement à côté d'une caractérisation qui aurait pu se révéler autrement plus flippante. au moins satisfaisante.

Reste un nombre de morts plus que satisfaisant, des effets spéciaux très crédibles pour ce genre de production, un peu trop même, puisque tellement fière du travail de l'équipe en charge des sfx, le caméraman n'hésite pas à nous exposer les victimes durant de très longues secondes, sous toutes les coutures afin que nous n'en loupions pas un bout de chair. Mais entre un crâne fendu en deux dans le sens de la longueur, une éviscération "nature" à la main, l'embrochage d'une tête sur un pieu, la découverte d'un cadavre plus que mutilé et quelques autres surprises du genre, difficile de nier que l'on en a pas pour son argent ! Le sang coule à flot, tout autant que la bière dans The Undertow, ce qui est déjà un bon point. Le reste est par contre dans la moyenne de ce à quoi nous sommes habitués dans ce genre de productions indépendantes un peu au-dessus de la moyenne. Les acteurs sans êtres exceptionnels s'en sortent relativement bien, et leurs dialogues malgré cette volonté peu subtile d'essayer de placer un Fuck dans chaque phrase sonnent assez naturels. En tout cas pour des prises improvisées on se dit que cela aurait pu être nettement pire. Car en effet en jetant un oeil sur les bonus du dvd on se rend bien compte que ces derniers son un peu laissés à eux-mêmes, de vagues indications leur sont données avant la "action" fatidique, mais ensuite chacun se démerde comme il le peut. Il n'est par contre pas étonnant de retrouver ici des noms comme Jason Christ, Julie Farrar, Joseph Palermo et d'autres qui ne vous seront certainement pas inconnus pour peu que vous vous intéressiez aux films de Stanze ou de Wallace.

Le film est donc loin d'être parfait, assez longuet, peu inspiré, voir même complètement crétin par moments ; mais le réalisateur parvient à créer une ambiance assez effrayante lors de quelques scènes sortant un peu du lot, sans compter que le côté bourrin assumé de l'œuvre et ses effets spéciaux réussis peuvent plaire aux amateurs avertis... Nachthymnen

UNDERWORLD - Len Wiseman, 2003, États Unis/Allemagne/Hongrie/Angleterre,121m

Dans un univers sombre et toujours enduit de pluie, les vampires et les loups-garous se font la guerre depuis des lustres. Selene, une " death dealer ", est une créature vampirique de la nuit depuis qu'elle se souvient et se retrouve donc chasseur de primes ayant les créatures velues comme cible. Seulement, quelque chose ne tourne pas rond. Les Lycans (ben ouais, c'est comme ça qu'on appelle nos loups-garous là-dedans) ont comme proie un humain, mais pourquoi ?! Selene enquêtera au détriment de son chef qu'elle déteste et risquera le tout pour découvrir tout ce charabia.

Ben voilà le film mélangeur de tout qui se veut avant tout un film d'action à saveur fantastique plutôt qu'un simple film d'horreur. Il est à son tour détesté et aimé, et pour une raison quelconque, je me retrouve dans la deuxième catégorie. Oui, oui, vous avez bien lu. On s'y amuse franchement si on oublie quelques moments assez typées. La mise en scène énergique et le montage qui va de même pour ce genre de production est largement satisfaisant et même plus, tout en nous présentant un monde tout de même savoureux, toujours trempé à la BLADE RUNNER. On nous sert également des " Lycans " fait à l'ancienne façon sans CGI (quoiqu'il y en a dans le film, ça y'a pas de doute) qui sont franchement bien beau et efficace, et une bonne quantité de sang pour ajouter à la sauce. Au final, on se retrouve avec un film d'action fantastique bien beurré qui se laisse regarder sans problème et bien sûr, de voir Kate Beckinsale (Selene) en vinyle durant le visionnement complet n'est pas déplaisant pour l'oeil non plus. Bah non. Bad Feeble

UNDERWORLD: EVOLUTION aka Monde Infernal: Évolution  Len Wiseman avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Shane Brolly, Derek Jacobi, Bill Nighy, Steven MacKintosh, Zita Görög, Brian Steele, Scott McElroy, John Mann, Michael Sheen, 2005, États Unis, 106m

Bien que pourchassée sans relâche par les siens après avoir tué Viktor, l'un de ses maîtres, la vampire Selene cherche à en savoir plus sur ses vrais origines en compagnie de Michael, le lycan hybride avec lequel elle est tombée amoureuse. Après avoir consulté un archiviste vampire en exil, Selene a l'espoir de pouvoir s'expliquer auprès de Marcus, un autre maître-vampire qui a été réveillé pour succéder à Viktor. Selene et Michael parviennent à retrouver le premier vampire et le père de Marcus, Alexander Corvinus, mais ils apprennent avec horreur que Marcus a un frère lycan emprisonné nommé William qu'il a l'intention de libérer pour régner avec lui sur le monde. Si Marcus y parvient, les deux frères pourraient causer un gigantesque carnage. Selene et Michael tentent alors tout ce qu'ils peuvent pour contrer Marcus qui n'hésite d'ailleurs pas à anéantir les gens de sa propre race et qui se révèle être un vampire très puissant. Les deux amoureux découvrent aussi que leurs origines sont reliées au passé de Marcus et de William, ce qui risque de rendre le combat encore plus difficile.

Comme cela arrive souvent dans les suites de films à succès, les auteurs misent sur la surenchère pour satisfaire les amateurs et cela s'avère le cas avec "UNDERWORLD: EVOLUTION". Les scènes d'action et de bagarres sont donc nombreuses et le gore se veut tout aussi omniprésent mais cela s'est fait un peu au détriment de l'intrigue qui ne possède pas la complexité du premier opus. Certaines digressions appauvrissent quelque peu le début de l'histoire et les personnages ne possèdent plus le même niveau de substance psychologique que dans le premier "UNDERWORLD". Les trucages en CGI sont passablement corrects et l'ensemble est techniquement bien foutus. On se serait passé néanmoins de quelques moments mélodramatiques pour relancer à point nommé un récit contenant bien peu de surprises. La mise en scène manque de personnalité mais elle demeure efficace. Le spectateur friand de fantastique peut donc apprécier ce film à sa juste valeur; celui d'un divertissement assez potable. Kate Beckinsale reprend son rôle de Selene et son costume de vampire en cuir moulant avec la même vigueur que dans le précédent "UNDERWORLD".Mathieu Lemée

The UNEARTHLY - Boris Petroff, John Carradine, Tor Johnson et Allison Hayes, 1957, États Unis

Je trouve ça plaisant de voir des titres qui me disent absolument rien. Évidemment après quelques minutes on se retrouve en territoire connu : le savant fou qui travaille sur les glandes pour trouver la fontaine de jouvence, sa belle assistante qui est amoureuse de lui, la belle inconnue qui se fera remarquer par le faux meurtrier, ah . Pi les mutants de la couverture n’apparaissent qu’à la dernière minute. Mais bon, on s’amuse et on ne s’ennuie pas trop et Tor Johnson est incroyable. Pas méchant du tout. Mario Giguère

UNKNOWN WORLD - Terry O. Morse, 1951, États Unis 

Parce que la guerre nucléaire semble inévitable, une équipe de scientifique projette de construire une "taupe" pour trouver un refuge pour les humains au coeur de la terre. Un an plus tard, sans le sou, c'est un jeune riche excentrique qui finance l'expédition à condition d'y participer, naturellement. Alors on descend et on descend et on arrête regarder les grottes et on descend et on flirte avec la seule femme et on descend, dans la terre, petits chenapans !

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce film. Y a de belles grottes, une jolie femme et les dialogues habituels de scientifiques qui discutent, mais ça ne mène pas nulle part, pas de monstre, pas de civilisation perdue, même pas d'oeuf de dinosaure, que de la grotte. À éviter sauf pour fanatiques. Mario Giguère

URBAN LEGEND - Jamie Blanks, États Unis, 1998

Sur un campus, des ados se font éliminer par un mystérieux serial killer en doudoune, dont les meurtres sont inspirés de légendes urbaines (et tristement, je n'en connaissais aucune). Mais qui se cache sous cette grosse doudoune ? Qui est assez malade pour se balader avec une pareille fourrure alors que tout le monde est en t-shirt et chemise ?

Slasher post-SCREAM, URBAN LEGEND frappe par son côté impersonnel. Jamie Blanks, apparemment tout content d'avoir une louma à disposition, s'amuse à faire quelques jolis plans aériens esthétiquement très réussis mais totalement inutiles. Pour le reste, c'est techniquement bien fait, mais rien ne se dégage du récit. Le seul côté fun est peut-être de s'amuser à trouver le coupable, en prenant bien soin d'éliminer les suspects un peu trop flagrants. De ce côté là, bingo, j'ai été totalement bluffé. Les meurtres, eux, sont franchement inintéressants, ce qui est un comble pour un slasher. Le film comporte quelques bons acteurs, comme Jared Leto, Robert Englund et Brad Dourif. Jamie Blanks, le réalisateur, retournera au slasher avec l'inepte MORTELLE St VALENTIN. Ayant vu la séquelle en premier, j'ai enfin compris pourquoi le tueur de celle-ci avait prélevé un rein sur une de ses victimes. Et pour finir, une superbe citation du directeur du campus à la responsable de la sécurité au sujet d'un ado ayant disparu: "Nous sommes le week-end ! Il est probablement dans un motel avec une fille. Ou avec un homme. Ou avec un animal. Est-ce que je sais moi ? Vous n'avez jamais eu 18 ans ?" Kerozene

URBAN LEGENDS: FINAL CUT - John Ottman, 2000, États Unis

Séquelle du slasher post-SCREAM URBAN LEGENDS, ce film semble lorgner une fois de plus vers la saga de Wes Craven en mettant en scène son body-count sur le tournage d'un film d'étude prenant comme thème un tueur s'inspirant des légendes urbaines. Alors le bilan est lourd, car outre le fait de n'être en aucun cas original, le scénario est extrêmement convenu et stupide, on ne sait pas toujours ce qui motive le tueur (pourquoi enlève-t-il un rein à une de ses victime ?), la mise en scène est bancale et semble oublier quelques éléments du scénario, les acteurs sont creux... il faut tout de même l'admettre: ce pauvre film n'a rien pour lui. Kerozene

UP FOR RENT - Derek Cole, Shane Cole, Kayla Richardson, 2006, États Unis, 99m 

Une anthologie de trois histoires qui se sont passées principalement dans le même appartement. La personne chargée de faire visiter l'endroit se remémore les meurtres commis dans chaque pièce. 1: une femme jalouse maladivement soupçonne son copain de l'avoir trompée à répétition. 2. Un tueur en série qui aime bien mettre un sac sur la tête de ses victimes a la particularité de tout laisser propre en quittant les lieux. 3. Un tueur en série, appelé THE MICRON KILLER emballe ses victimes dans le plastique, les agrafant au plancher. On a droit à ses pensées et ses hallucinations, toutes centrées sur la renommée recherchée.

Un peu trop ambitieux dans sa première partie, le film trouve son rythme lors des deuxième et troisième histoires, mélange de drame et de folie, basculant dans l'humour noir dans le scénario final, bien réussit. Petit budget indépendant qui semble avoir profité d'acteurs plus chevronnées que dans bien des productions semblables, le tout se regarde aisément, le niveau de qualité de la réalisation étant supérieur à la moyenne. Les "punch" nous surprennent à chaque fois, ce qui est aussi rafraîchissant. Une production indépendante qui vaut le détour. Mario Giguère

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EDGAR G ULMER

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