1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z
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I BURY THE LIVING - Albert Band avec Richard Boone, Theodore Bikel, Peggy Maurer, 1958, États Unis "A creature to freeze your blood! A story to chill your soul!" Le directeur d'un cimetière croît qu'il peut assassiner les gens simplement en piquant une punaise noire dans une carte géographique représentant les lots vendus du cimetière. Sans être un grand chef-d'oeuvre, ce film se laisse très bien regarder et ne sombre jamais dans l'ennui. L'atmosphère et l'intrigue y sont très bien mené du début à la fin, Richard Boone donne une bonne performance dans le rôle du directeur funèbre et certaines "trouvailles" scénaristiques et visuelles viennent nous surprendre en court de route. Malgré une finale un peu trop explicative qui vient gâcher l'intensité et l'atmosphère intrigante de la situation, I BURY THE LIVING est un petit bijou du cinéma d'horreur des années 50.
À
voir absolument. Mathieu Prudent Il est à noter que le réalisateur, Albert Band, est celui qui nous a donné plus tard "Zoltan, Hound of Dracula" et "Ghoulies 2" Désigné pour s'occuper à son tour de l'administration du cimetière local, Robert Kraft (Richard Boone) est étonné et traumatisé de se rendre compte qu'en mettant des aiguilles noires sur une carte de l'endroit, les acheteurs du terrain meurent durant la nuit. Il a beau se confier à sa fiancée ( mais pourquoi dans les films des années 50, des homme murs sont toujours fiancés à de charmantes jeunes femmes ?) ou à ses oncles, voire la police, personne n'accorde de crédit à son histoire. Mais les morts s'accumulent... D'une idée simple, peut-être trop simple pour un long métrage, et digne d'uns série comme TWILIGHT ZONE, on construit un scénario bien ficelé qui sait garder l'intérêt jusqu'à un final surprenant. La mise en scène est inventive, jouant sur le noir et blanc, figeant les images pour s'en éloigner à l'infini. Richard Boone remplit le cahier de charges, avec une idée au demeurant saugrenue. On le retrouvera tout bourru dans le rôle du chasseur de THE LAST DINOSAUR. On note au passage la présence d'Herbert Anderson, le papa de Denis la Menace, de la célèbre série télévisée du même nom ! Un bon moment de la part du regretté père de Charles Band, décédé en 2002. Mario Giguère |
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ICE aka ICE: L'ENFER DE GLACE aka ICE: TEMPETE DE GLACE AUX USA - Jean de Segonzac, 1998, États Unis L'hémisphère nord de la planète se voit soudain plongé dans une nouvelle ère glaciaire due à un refroidissement du soleil... Six ans avant THE DAY AFTER TOMORROW du teuton Roland Emmerich, ce téléfilm catastrophe envisageait déjà les États-Unis pris dans une tempête de neige, mais avec moins de moyens et, forcément, des effets spéciaux moins tape à l'oeil. Le plus surprenant est de remarquer les similitudes que les deux films peuvent avoir, notamment lorsque l'un des protagonistes tente de sauver des livres des flammes dans un souci de préservation culturelle. On est au final presque tenté de dire que le film d'Emmerich est un honteux plagiat. ICE ne se démarque pas des nombreux téléfilms catastrophe de cette vague post-ARMAGEDDON/VOLCANO, mais il a été le seul il me semble à aborder le thème de la glaciation. Pour les fans d'Udo Kier, celui-ci y tient un rôle de scientifique égoïste et arrogant qui lui sied à merveille, même s'il en fait un peu trop. Kerozene |
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The ICE PIRATES aka les GUERRIERS DE L'ESPACE - Stewart Raffill, 1984, États Unis Dans un futur très très lointain, suite à une guerre intersidérale, l'eau est devenue extrêmement rare. Une seule planète dans toute la galaxie en possède encore. Malheureusement, les cruels Space Templars en sont les seuls et uniques propriétaires et en profitent pour diriger l'univers entier. Seuls quelques pirates de l'espace leur mettent des bâtons dans les roues et leur volant des cargaisons de glace en transit de planète en planète. C'est une équipe de pirates qui tient le rôle des gentils dans ce film. En gros, ce sont les rebelles face à l'Empire, et d'ailleurs il y a aussi une jolie princesse. Princesse qui a perdu son père, et afin de le retrouver, elle sauve les pirates d'une cruelle castration pour qu'ils la guident vers le seul homme qui sait où se trouve son père. Son père étant, lui, le seul homme à avoir trouvé le 7èm Monde, une planète toute bleue, pleine d'eau ! Comédie de science-fiction produite par la MGM aujourd'hui quasi-inconnue, et il y a une bonne raison à cela: la sauce ne prend pas tout à fait. Clair qu'on rigole et qu'on ne passe pas un mauvais moment, mais ce n'est rien d'exceptionnel non plus, la majorité des gags étant plutôt navrants. On y trouve John Carradine dans le rôle d'un vieil empereur mourrant, Ron Perlman en pirate de seconde zone, pleins de robots très crétins, une scène de combat pendant laquelle une minute équivaut à une année, ce qui fait que la bataille se termine avec plein de vieux papys barbus. Détails: les gens regardent des matchs de ROLLERBALL à la télé, un plan est directement repris de LOGAN'S RUN, la MGM recycle... Kerozene |
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IDENTITY - James Mongold avec Ray Liotta, John Cusack, Amanda Peet., 2003, États Unis Par une nuit d'orage, 10 étrangers trouvent refuge à l'intérieur d'un hôtel en bordure de l'autoroute. L'une des femmes est blessée très sévèrement, parce que l'un d'entre eux l'avait frappé solidement avec sa voiture en raison de l'orage. Pendant que les personnes essayent de se loger pour passer la nuit, ils découvrent qu'ils sont assassinés les uns après les autres. Je n'avais pas été aussi emballé par un film Hollywoodien depuis pas mal longtemps. Faut dire que c'est vaguement inspiré de la nouvelle les DIX PETITS NÈGRES d'Agatha Christie. Qui lui-même avait été plagié pour donner FIVE DOLLS FOR A AUGUST MOON. Il y a même une protagoniste qui fait référence au film de BAVA en disant:"Vous rappelez-vous ce film qui se passe sur une île où les invités meurent les uns après les autres ?" Hé bien, on retrouve presque la même ambiance ici. C'est un beau mix entre BAY OF BLOOD, FIVE DOLLS et de FRIDAY THE 13 ! Il y a des retournements de situations et la forme est plus travailler qu'à l'habitude avec quelques flashback assez incisif au début du film. Bien malin celui qui trouvera qui est le tueur. Il y a évidemment quelques invraisemblances et une fin assez étrange, mais c'est un film qui s'écoute très bien. Black Knight |
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I DREAM OF DRACULA - Jim Haggerty avec Michellina Shaffranski, 2003, États Unis, 75m Priscilla et Roger sont un petit couple en apparence tout à fait banal, mais madame rêve qu'elle tue un homme et boit son sang presque à chaque nuit. En fait Roger et Jeanette, amie et psychologue qu'ils vont rencontrer, veulent rendre Priscilla folle pour avoir son riche héritage, les mécréants. Priscilla se renseigne sur le vampirisme et découvre un livre qui raconte l'histoire du vampirisme sous un jour très différent de ce que l'on voit au cinéma. Lorsqu'elle séduit le livreur de pizza et qu'on la retrouve avec son sang dans la bouche, elle perd la tête, comme tout le monde. Ils en sont pas si rares, les films indépendants qui mélangent humour, érotisme et horreur et il faut bien avouer que si le mélange ne lève pas toujours, il faut bien admettre qu'ici la création d'un nouveau mythe n'est pas de refus. Beaucoup de blagues faciles, de personnages qui cabotinent et de vampirettes qui se dénudent, ce qui devrait plaire pour qui apprécie un film léger plein de clins d'oeil. Michellina Shaffranski joue aussi bien la femme nunuche que la vamp, mais point de Dracula au final, plutôt un Satan somme toute fort sage. Mario Giguère |
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I DRINK YOUR BLOOD- David E. Durston, 1970, États Unis Une secte de hippies satanistes débarque dans une petite ville. Lors d'une cérémonie macabre où ils décapitent un poulet, une fille qui les espionnait se fait capturer. Le lendemain, elle revient, choquée. Les hippies investissent un hôtel abandonné et casse tout, torturent un des leurs en lui coupant la plante des pieds. Le grand-père de la fille choquée arrive alors avec son fusil mais ça tourne mal: les hippies lui administrent une bonne dose de LSD. Son petit fils, qui le récupère tout défoncé n'est pas content. Et après qu'il ai abattu un chien enragé, prélève du sang du chien et l'injecte à des gâteaux que les hippies achètent. Ceux-ci une fois contaminés pètent les plombs. Le massacre commence... Le film, plutôt de mauvais goût, n'hésite jamais à sombrer dans le sordide: une des filles du groupe, enceinte, se plante un pieu dans le ventre quand elle apprend qu'elle est enragée. Les animaux subissent: le poulet du début, des rats aussi se font butter pour les besoins du film. Une des filles contaminées copulent avec des habitants du bled et propage ainsi l'épidémie. Il y a moult décapitation et grosses baves balanches. J'ai appris que les personnes enragées avaient peur de l'eau... Alors quoi qu'on en dise, le film d'horreur a des vertus pédagogiques. Pas franchement agréable a regarder pour cause d'ambiance super glauque et énervante, ce film reste une curiosité morbide unique en son genre. Kerozene |
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I HATE YOU - Nick Oddo avec Marvin W. Schwartz , 2004, États Unis, 75m Norman (Marvin W. Schwartz) est un stand up comic qui ne fait plus beaucoup rire. L'homme qui doit bien avoir près de 70 ans est obsédé par Jack L'éventreur et enfile les déclarations sur la notoriété qui arrive plus rapidement et plus éternellement aux tueurs en séries qu'aux bons comédiens ou aux bonnes personne tout court. Nous suivont Norman hors de son travail, ou il devient un tueur en série, des inconnus deviennent ses victimes, qui ne se méfient pas de lui. Malheureusement la police n'arrive pas à faire de lien entre ces meurtres et ne peut donc pas donner un nom, et une notoriété au tueur, ce qui frustre énormément Norman. Parfois il entames des conversations avec ses amis sur la mort, l'instinct de tuer qui anime les hommes de tout temps, les mises à mort les plus spectaculaires et les plus populaires. Tournage vidéo en noir et blanc pour ce film très différent et très nihiliste, Norman posant sans cesse des questions sans réponse à son chat lorsqu'il est seul. Est-il vraiment dans la nature humaine de tuer ? Son vieil ami lui dit que non, sinon on se serait tous entretuées depuis longtemps. ALors d'où vient cette fascination palpable ? Pourquoi Jack L'Éventreur est-il plus connu que bien des personnes célèbres qui ont aidé l'humanité ? Nihiliste et noir, mais pas dénué d'un humour corrosif. Une mise en scène sobre qui convient bien au sujet. Remarquable. Mario Giguère |
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I LIKE TO HURT PEOPLE - Donald G. Jackson, 1985, États Unis Documentaire enrobé de fiction, I LIKE TO HURT PEOPLE suit principalement le lutteur THE SHEIK (Edward Farhat), son serpent et ses gérants, dont l'inénarrable et québécois EDDY "THE BRAIN" CREATCHMAN, blesser tous les lutteurs qui lui passent sous la main. On voit aussi le regretté ANDRE THE GIANT connu ici sous le nom de GÉANT FERRÉ, des nains et la première femme à avoir lutté dans le ring avec un homme, HEATHER FEATHER (pas vraiment un poids plume ), dont je n'avait jamais entendu parler. En scène également Abdullah the Butcher, Dory et Terry Funk, Dusty Rhodes et plusieurs vedettes de l'époque, dont ce jeune lutteur qui claironne de manière stupéfiante le titre du film. Le tout intercalé avec de faux commentaires de psychiatres sur les amateurs, des témoignages de familles qui aiment être sur place le samedi soir pour voir le sang couler. Car le SHEIK est un lutteur extrême avant la lettre qui, comme Abdullah, se sert d'objets plus ou moins cachés pour blesser ses adversaires, quand il ne les mord tout simplement pas ! Mike Tyson n'a rien inventé, tout comme la lutte actuelle, spectaculaire mais pas plus qu'à cette époque excessive. Le tout souvent rythmé sur une musique pop expressément écrite pour le film, reprenant... le titre du film. À noter que le lutteur bien connu de la défunte ECW, SABU, est le neveu du lutteur connu sous le nom de THE SHEIK et qu'il a bien poursuivit la tradition de manière stupéfiante, ajoutant sauts et prises spectaculaire au répertoire ! Un documentaire coloré sur un monde particulier qui saura satisfaire les amateurs et les curieux, sorti par la compagnie New World. Mario Giguère |
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I'LL ALWAYS KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER aka SOUVIENS-TOI L'ÉTÉ DERNIER 3 - Sylvain White, 2006, États-Unis Fini les villages côtiers et les îles paradisiaques, notre tueur et son crochet s'attaquent désormais aux montagnes du Colorado ! Pourquoi pas après tout, on n'est plus à une aberration près. Toujours est-il que pour cet épisode, ses cibles sont des jeunes responsables de la mort d'un de leur pote suite à une blague qui tourna mal il y a un an. Une blague ayant pour thème... le mythique pêcheur psychopathe au crochet, puisque figurez-vous que son histoire est devenue une véritable légende urbaine... enfin, dans le film. Après un mauvais premier film et une séquelle terriblement médiocre, que pouvait-on décemment attendre de ce troisième épisode qui ne bénéficie même pas du fantastique bonnet D de Jennifer Love Hewitt ? Pas grand-chose. Et pourtant cette cochonnerie s'avère plutôt divertissante ! Non pas qu'elle révolutionne le genre, ni qu'elle fasse preuve d'une véritable originalité, au contraire même, tout ici a déjà été vu et revu mais Sylvain White sait donner un minimum de panache à ce scénario passablement crétin. Et finalement, c'est peut-être ce qui le rend regardable : des situations connes, voire improbables (l'attaque du tueur dans une télécabine), avec des personnages stupides, le tout mis en image de façon très clippesque sur une bande son de jeunes rockers qui en ont dans le caleçon. Bref, tous les ingrédients pour faire une bouse sont ici réunis, sauf que cette bouse a un joker et pas des moindres : bien malin sera celui qui saura deviner l'identité du tueur caché sous le lugubre ciré noir. Une révélation pour le moins gonflée que la majorité des spectateurs refusera sans doute d'accepter mais qui est la seule vraie bonne idée de ce slasher qui, sans ça, aurait été totalement quelconque. Kerozene |
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I'LL KILL YOU, ILL BURY YOU, AND I'LL SPIT ON YOUR GRAVE, TOO ! - Tom Koba, 1995, États Unis 25 ans plus tôt un couple a été tué à la scie à chaîne. Oh, 3 étudiants un peu plus tard aussi. Aujourd'hui une bande de jeunes et leur mentor arrivent sur ce qui était une ferme de recherche scientifique abandonnée et ils se feront tuer un à un... Scénario simple et repompé sur tout ce qui est venu avant pour une production vidéo qui a un soupçon de panache. On remarque le shérif effrayant, avant coureur du remake du MASSACRE À LA SCIE et le tueur joué par un acteur au look vraiment méchant malade. Quelques bons mouvements de caméra, mais un ensemble d'acteurs quelconques et pas beaucoup de surprises, trop de maquillages et des stéréotypes pleins la tronche. Aucun rapport avec I SPIT ON YOUR GRAVE. Tom Koba serait l'amalgame de deux réalisateurs qui ont entre autre travaillé sur ROBO VAMPIRE. Le film n'est toujours pas recensé sur Internet Movie data Base. Mario Giguère |
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ILSA, GARDIENNE DU HAREM DES ROIS DU PÉTROLE aka Ilsa, Keeper of the Oil Sheik's Harem - Don Edmonds, 1976, États Unis/Canada, 1h33 Cet Ilsa n'est pas le meilleur de la série... un peu mou du g'noux, et ne comptez pas sur ce film pour mater les gros nibards à Dyanne Thorne, il n'en est question que 3 secondes à la fin... Cette fois ci, Ilsa s'occupe de rabattre des filles dans le harem d'un cruel scheik, elle les prépare, les dresse au "plaisir" et tout ce genre de conneries... Ajouter par-dessus une dose d'espionnage international, de soulèvement rebelle et de tortures chiadés (dont un rigolo "explose foufoune"), et vous aurez une bonne idée des thèmes abordés. Par contre, le film plaira sûrement aux fans d'Uchi Digart (et je sais qu'ils sont... pas nombreux!!) dans un de ses plus "long" rôle à l'écran. Amateur de l'Autrichienne à gros seins que l'on a pu voir dans Supervixen ou Cherry, Harry and Raquel, vous allez vous régaler! Il faut savoir d'ailleurs que cette nana fait partie d'un des modèles qui a le plus posée nue pour des magazines pour la petite histoire. Bon, allez 9/20 va... Franfran Le désert. Du sable à perte de vue, un chameau ou une dune ici et là, et un mirage de temps à autres. Ça fait rêver ! Ça en prenait aussi peu au public de l'époque pour "s'énerver le poil des jambes"... C'est dans ce cadre exotique que nous retrouvons cette fois-ci la douce Ilsa, qui après avoir été chassée d'Allemagne par la défaite des nazis, est maintenant au service d'un magnat pétrolier mégalo, le diablement ténébreux et barbu - et ridiculement nommé - El Sharif. Ce dernier s'obstine à exiger d'une multinationale pétrolière des prix exorbitants, s'attirant les foudres de leur comité exécutif qui travaille dans l'ombre afin de renverser son régime. On a tout de suite envie de rigoler lorsqu'on voit se pointer la méchante Ilsa en haut des escaliers de son palace, flanquée de ses deux "assistantes" à afro. Dyanne Thorne est toujours bien en chair dans le deuxième volet de cette passionnante trilogie, qui laisse tomber le ton pseudo sérieux du premier pour glisser vers un incessant cabotinage parfaitement assumé. Les personnages sont grotesques et caricaturaux, le faux sang pisse et le mauvais goût devient la force du récit. On a droit à d'innombrables mauvais traitements infligés aux esclaves féminines - il faut bien profiter des opportunités offertes par le traditionnel harem - qui par ailleurs semblent avoir été sélectionnées avant tout pour leurs imposantes poitrines. À titre de curiosité, on y croise Uschi Digard et la pulpeuse Haji, une pin-up d'origine québécoise qui a beaucoup travaillé avec Russ Meyer. Bien entendu, l'intrigue maîtresse est plutôt mince et tout suspense en est absent, confirmant l'impression qu'un "spectacle sadique" se déroule sans linéarité apparente sous nos yeux. Avec une mysogynie comparable seulement à celle de BLOODSUCKING FREAKS, un humour douteux et méprisant et des relents de pédophilie, ce Ilsa est le prototype même du film dit "d'exploitation", et on le regarde donc avec un sourire incrédule du début à la fin. L'image du DVD d'Anchor Bay est superbe et on a même droit au rigolo doublage français ! Distribution : Cinépix. Orloff |
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ILSA, SHE-WOLF OF THE SS - Don Edmonds, 1974, États Unis, ANCHOR BAY DVD Ce film est né d'une commande passée au producteur David F. Friedman et au réalisateur Don Edmonds par les Québécois André Link et John Dunning, de Cinépix. Leur idée était simple : ils désiraient obtenir un film trash dans la lignée de Love Camp 7, qui avait très bien fonctionné commercialement au Québec. Cinépix se spécialisait d'ailleurs dans la distribution de films du genre, ayant aussi produit quelques fleurons nationaux du " bis " québécois : Valérie, L'initiation, L'amour humain, Pile ou face, Le diable est parmi nous... Link et Dunning étaient un peu les " Lesoeur " de Montréal. Ils ont donc fourni un scénario atroce à Edmonds, en lui allouant un budget ridicule. Il tourna le film dans les décors de Hogan's Heroes, lieu qui avait également servi auparavant au tournage de Gone with the Wind. Le résultat, on le suppose, fut à la hauteur (?) des attentes de Link et Dunning : monstrueux, et certainement pas " for the easily upset ", comme le proclame la bande-annonce. Il ne faut donc pas s'étonner que la plupart des participants au film aient dissimulé leur identité sous un pseudonyme. Le film accumule en effet scènes de sadisme sur scènes de sadisme pendant 90 minutes. Le tout présenté de façon assez explicite, dans un cadre mêlant sexe, horreur et camp de concentration nazi, donnait un cocktail assez malsain. De nos jours, un tel film aurait du mal à sortir sur les écrans nord-américains&ldots; J'avais vu auparavant une seule fois ce film, voilà dix ans, et j'en gardais un souvenir quelque peu traumatisé. C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai inséré la version DVD d'Anchor Bay dans mon lecteur... et laissé le tout commencer. Vu dix ans plus tard, le film m'a paru moins " raide ", malgré le nombre impressionnant de séquences cruelles, probablement à cause de son aspect kitsch. Plusieurs scènes semblent sortir tout droit d'une BD sado-masochiste, dont toutes celles impliquant Ilsa et son bel étalon américain. Il faut la voir se pâmer devant ce bonhomme qui explique à ses compagnons de chambre consternés qu'il est une erreur de la nature, puisqu'il peut " tenir le temps qu'il veut : peu longtemps, longtemps, ou toujours ". C'est d'ailleurs lui qui fournit l'épine dorsale du film. Il raconte en effet comment Ilsa dirige le Camp nazi # 9, destiné à fournir des prostituées pour les bordels allemands, ou à faire des expériences douteuses pour le bénéfice de la cause du Reich. Les prisonnières sont les plus maltraitées, hélas ! Les hommes, eux, doivent satisfaire Ilsa et, comme ils échouent tous, ils finissent castrés... sauf ce bel Américain qui surgit un jour, victime d'une erreur des dirigeants allemands. Il s'efforcera de faire évader les prisonniers. En plus de l'aspect kitsch, les décors miteux évoquent assez peu l'Allemagne nazie, contrairement au second volet de la série Ilsa qui parvenait à rendre l'impression d'exotisme assez convaincante. À mon avis, c'est tant mieux, car un film du genre qui serait crédible de A à Z serait insupportable. À cet égard, je n'oublie pas le très sinistre Men behind the sun qui donne une idée approximative d'une visite guidée en Enfer&ldots; En bref, scénario mince, on le constate, mais le but du film ne consistait pas à raconter une histoire pleine de rebondissements. Il s'agit à mon sens du plus faible volet de la trilogie Ilsa, car le plus sérieux et le moins inventif. Les deux autres iraient croissants dans le sens du délire et de l'imagination, particulièrement le dernier volet (mon favori) Ilsa, Tigresse de Sibérie, tourné à Montréal par Jean Lafleur ! Ilsa, She-Wolf of the SS demeure surtout le document ahurissant d'une époque pas si lointaine (1974) où aller au cinéma pouvait vous exposer à voir des choses que vous n'auriez jamais pensé découvrir sur grand écran... Le DVD de Anchor Bay permet de découvrir la bande-annonce d'époque (rien d'essentiel), mais surtout une piste de commentaire audio avec Dyanne Thorne, Don Edmonds et Friedman, lesquels s'amusent beaucoup et permettent de découvrir une arrière-scène assez fascinante, aidant à considérablement dédramatiser le film. Howard Vernon |
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I, MADMAN aka LECTURES DIABOLIQUES - Tibor Takacs, 1989, États Unis Gagnant d'Avoriaz (défunt festival du fantastique) il y a quelques années, cette production étonnante nous présente une fille un peu "nounoune" qui lit un livre d'épouvante et qui, par la force de son imagination, le fait prendre vie et poser chacun des gestes du roman dans la réalité. Il se façonne peu à peu en tuant des pauvres innocents et en leur dérobant des parties de leur corps, et part à l'attaque de la pauvre lectrice épouvantée. Métaphore illustrant parfaitement la bête lubrique qui traque la petite vierge pauvresse, ce conte malhabile nous fait pourtant découvrir une facette insoupçonnée de l'érotisme dissimulé. Orloff |
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The IMAGE aka The Punishment of Anne - Radley Metzger, 1975, États Unis Le narrateur et personnage principal, Jean, est un auteur. L'émotivité appuyée de sa narration nous laisse croire qu'il se spécialise dans les bulletins de nouvelles. Ce détail agace le spectateur pendant un temps, mais celui-ci comprend plus tard que Carl Parker (le comédien interprétant Jean, qui semble-t-il aura été son dernier rôle, quel dommage) n'a pas été engagé pour l'étendue émotive de son jeu et de sa lecture de texte en voix off, mais pour la souplesse de sa queue. En effet, qui veut voir de solides érections? Dans une soirée mondaine, Jean retrouve Claire, une vieille (d'un certain âge) connaissance qui s'occupe à entraîner les chiens et les jeunes filles à l'obéissance. Jean apprécie particulièrement la jeune bête que Claire a sous la botte et, en loser qu'il est, colle jusqu'à ce qu'on l'invite. S'ensuit une série de scènes magnifiques où Anne, la jeune bête, fait pipi par terre, fait pipi dans son bain, suce la queue molle de Jean, resuce la queue molle de Jean et se fait fouetter par Jean et Claire, qui ne sont pas très convaincants (ils vous donneront le goût de leur montrer comment on fait ça). Au final, un dépliant touristique de Paris avec quelques photos BDSM aurait fait l'affaire. Et on ne se serait pas ennuyé de la musique accompagnant le drame (tout de même, sérieusement, j'ai bien aimé, et c'est inspiré d'un bouquin de la nana de Robbe-Grillet, qu'elle avait signé d'un pseudonyme, sans doute pour ne pas mourir de honte). Memorial BBQ |
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IMPULSE
aka SECRET PULSION - William Grefe, 1974, États Unis William Shatner est Matt Stone. Un homme propre sur lui, séducteur, qui n'a rien à voir avec le cocréateur de "South Park", mais qui est passablement dérangé puisque dans sa prime jeunesse, il tua l'amant de sa mère à l'aide d'un sabre japonais. Depuis, il se ronge l'ongle du petit doigt lorsqu'il est tendu et il hurle sur les femmes d'une manière générale, allant jusqu'à les tuer si celles-ci lui cassent sincèrement les roubignoles. "Impulse" possède une jolie réputation de pur nanard et est même reconnu comme l'un des mauvais films les plus indispensables qui soient, ceci grâce au talent joint du réalisateur William Grefe et du Capitaine Kirk en personne. Il faut dire Shatner nous gratifie ici d'un véritable festival de la grimace: il tire la langue, gonfle les joues, sautille sur place en serrant poings et mâchoires, se bouffe la première phalange du petit doigt avec hargne lorsqu'il est contrarié... une vraie leçon d'art dramatique! A cela s'ajoute quelques instants de pur bonheur vestimentaire forcément typé 70's, entre le marcel rayé rouge et blanc de Bill Shatner qui lèche une glace et le pantalon rose taille haute de la femme qu'il convoite, il y a de quoi flanquer un infarctus à Karl Lagerfeld. Alors effectivement, tout cela est bien rigolo, et c'est certainement très plaisant à regarder en groupe, mais à voir tout seul dans son salon, c'est quand même un peu long et pas super passionnant. Kerozene |
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The INCREDIBLE PETRIFIED WORLD aka LE MONDE PETRIFIE - Jerry Warren, 1957, États Unis Le film s'ouvre sur les impressionnantes images volées on ne sait où, d'un requin luttant contre une pieuvre... Deux minutes étonnantes qui restent incontestablement le passage le plus dramatiquement fort de ce second long métrage de Jerry Warren. Les grands fonds marins : des univers hostiles encore inexplorés, des contrées inconnues fourmillants de secrets de toutes natures, des repères de créatures aquatiques improbables... Tout cela fait fantasmer le brave Pr. Wyman (John Carradine) qui a consacré toute sa vie à la mise en uvre d'un moyen de les explorer. Et quand arrive le jour de l'inauguration d'un sous-marin révolutionnaire de sa propre invention, lui-même est un peu trop vieux pour pouvoir effectuer la plongée. Triste mais raisonnable, il mandate deux hommes et deux femmes pour entrer dans l'histoire. Les deux couples prennent alors place dans l'engin qui ne paie pas de mine, puis se laissent plonger dans des profondeurs inimaginables. Mais soudain... c'est le drame ! Un incident bloque nos scientifiques à des centaines de mètres de profondeur. Et contre toutes logiques scientifiques, nos aventuriers enfilent des combinaisons de plongée, sortent de leur véhicule sans jamais craindre la pression, puis découvrent d'étonnantes cavernes oxygénées aux murs luminescents et habitées par un vieux barbu arrivé là il y a une quinzaine d'années on ne sait pas trop comment. Pendant que les secours se mettent en place, la tension grimpe entre les survivants, et plus particulièrement entre les deux femmes qui n'hésitent pas à s'envoyer de cinglantes vannes en pleine poire pour des questions d'orgueils à deux balles tandis que les hommes mettent tout en uvre pour assurer la survie de tous. Tout cela n'est donc pas bien sérieux, c'est également très bavard, bourré de lieux commun, ennuyeux et plutôt crétin.... Bref, c'est du Jerry Warren. Réalisé en 1957, le film ne trouva aucun distributeur - sans doute à cause de ses étonnantes non-qualités - jusqu'à ce que le réalisateur puisse le proposer en "double bill" avec son inepte "Teenage Zombie" tourné deux ans plus tard. Kerozene |
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INGLOURIOUS BASTERDS aka le Commando des Bâtards - Quentin Tarantino avec Brad Pitt, Eli Roth, Mélanie Laurent, Diane Kruger, 2009, États Unis/Allemagne, 153m Après les exaltations toutes lacrymales et estivales des médias, suite au décès rapido du "roi de la pop", la rentrée 2009 s'annonçait plutôt "revivaliste", mais point en matière de musique... non mes bons... mais plutôt en matière de fureur (j'allais écrire führer !) guerrière. Un peu comme le premier couplet de "Fils de Personne" (le cultissime cover de "Fortunate Son" du groupe CCR par Jojo, paroles du grand Philippe Labro) "Il y en a qui naissent dans les plis du drapeau, au son des hymnes militaires, et quand la troupe défile sous leurs carreaux, ils se sentent l'âme guerrière... mais pas moi-pas moi je ne suis pas né militaire pas moi-non pas moi je suis le fils de personne-" pas moi-non pas moi je suis le fils de personne-" Oui, tout commence, avec la sortie donc en salles, du dernier opus de l'idole de la génération Jack Lang-"les trentenaires", le va t'en guerre "Inglourious Basterds" ( basterds ?... bof ? ... pourquoi pas ...). Je n'aime pas trop ce cinéaste "branchouille", confus et distillateur d'un semblant de "tribute" a un ciné populaire passé, mal vu, pas compris et mal digéré et surtout distillateur américain, d'un ciné populaire européen, des sixties en plus, pas bon tout ca, pas synchrone. Je parle particulièrement de "Kill Bill" (je n'ai vu que le n°1) et du road movie avec Kurt Russel, Death Proof. Concernant "Pulp Fiction", l'ai visionné tout dernièrement sur la TNT... le segment avec Uma Thurman et Travolta, se déroulant tout d'abord dans la boite de nuit "vintage", avec en bande son que du bon, avec donc le passage dansé sur du Berry et la scène dans l'appart', au son du cover du hit magique "You'll be a woman soon" de Neil Diamond par le combo Urge Overkill, est tout a fait excellent, Uma Thurman y est délicieuse et 100% early sixties move... à croquer ... une fille magnifique et une très intéressante actrice. Le film est tout à fait correct par ailleurs: une approche novatrice pour l'époque, dans la lignée de Lynch, en plus bis. Les deux, fans des fifties. Mais revenons à "Inglourious". L'idolâtrie que génère ce cinéaste, parmi une foule enthousiaste et frémissante de fans soit pré-pubères, soit trentenaires, est tout à fait dans le sens des choses, nous parlons ici des fans tricolores, pas tous bien sûr, mais nombreux sont ceux qui ne savent même pas de quoi on parle. Tarantino place du Morricone, issu de westerns transalpins sixties move, ok. Le fan lambda ne sait même pas ce qu'est ou fut l'époque du western européen et n'ira jamais acheter de dvd de ce genre. De plus, cette génération étant adepte du téléchargement sauvage sur le net, on est mal parti, on ne voit pas ces garnements télécharger du Corbucci ou du Tessari, soyons sérieux, no comment.
Le
film: "Inglourious Basterds", produit typique de son
temps, oui. Le fond et la forme: "la croisée des chemins", disais je. Histoire bancale, mais assumée, ok, énième scenario articulé autour de la mission suicide d'un commando, ok, quelques plans heureux, ° le choc de la batte de baseball, dans la galerie sombre... / le meurtre brutal de la star de ciné par l'officier allemand, etc... ok. Mais gros soucis avec le fond. Tout d'abord, le ciné américain se cherche un nouvel ennemi, veut en découdre, le voyou, mais: il ne peut plus attaquer les proche-orientaux, car la real politique du parti démocrate us, avec le président avec racines, en partie, musulmanes, ne l'accepterait pas, ou plus. L'Iran non plus ...exit "300" ... et ses Perses agressifs... Les "japs" ...tant utilisés dans le ciné de propagande des forties et âpres guerre, non plus... Depuis, il y a eu: Sony/Nintendo/la PlayStation/etc.L'industrie technologique japonaise, qui a racheté presque tout hollywood et qui règne sur le bizness de la technologie donc, et des medias... de a à z. Exit donc, les productions guerrières et jusqu'auboutistes de la "Cannon", avec Chuck Norris qui bastonnait du terroriste proche-oriental à gifles rabattues ... les russes communistes ...ben... non plus... y'a plus le mur, sauf sur Facebook... y'a plus d'U.R.S.S.... les français... éternels "traitres" sous l'ère Bush... non plus, depuis, le dèpart de Chirac et l'arrivèe du nouveau rèsident de l'Èlysèe, les choses se sont calmées en matiere de rapport franco-us, en apparence du moins... et donc, dans les portraits faits au ciné, et l'ennemi "viet", depuis "Rambo"...n'est plus de saison... puisque aujourd'hui, les amerlos font du tourisme dans les rizières, hier encore maudites... Restait l'indien renégat, mais ce western là est obsolète, depuis au moins "Little Big 'Man"... de toute façons, le western est figé dans son tiroir. Quelques coups de feu (dans la sierra...ou le désert !!!) de temps en temps, mais pas plus, une petite cartouche pour la route quoi ... Merde, sur qui qu'allait tirer les "héros-boys" ? Il fallait un ennemi parfait, indémodable au fond, une tête de turc cinématographique, un exutoire total, un malfaisant: le nazi. Oui, le nazi fait donc son come-back au cinoche, ok, et Tarantino y alla de son envolée, on mélange tout, on brasse. L'histoire, sans ménagement est ballotée comme une paire de couilles, sans pudeur, les horreurs de la guerre devenant le ressort d'un scénario inexistant, ou presque. Tout est uniquement prétexte a un déboulé de l'image pour l'image. On imagine les droits d'Inglourious vendus a une boite de jeux vidéo, un jeu futur, en 3D, en relief donc peut être... la batte de baseball sortant de l'écran, tendue, faisant frémir, le trentenaire de base ayant peur de se prendre un coup sur sa tête rasée, ou sur sa barbichette du bout du menton, un trentenaire heureux, flinguant à tout va de l'allemand... tirant même sur les murs et les véhicules. Pan-pan ! Blam ! K-pow ! Zap ! ca fera... Remake exsangue des "12 salopards" d'Aldrich, déjà lui très revanchard, surtout la fin, les allemands et des civils méchants flambés comme des crêpes, à l'essence, plus, lancés de grenades, Aldrich s'étant lâché... après son (presque) intimiste "Attaque", chef-d'oeuvre total par ailleurs. Lee Marvin... droit comme un i, reprendra du service en fin de carrière chez Cannon, pour du baston anti-proche-orientaux aux coté de l'icone Cannon: Chuck Norris. Sur le net, j'ai lu un commentaire d'un surfeur... par rapport à Inglourious, disant qu'il était "glorieux" de tuer du nazi. Quel enthousiasme guerrier, ok, mais le souci, c'est que dans le film de Tarantino, on tue du nazi, soit, mais surtout, on tue de l'allemand, à fond la caisse, indistinctement. On tue, on fracasse les cranes à coups de batte de baseball, de simples trouffions, des bidasses lambda, pas de différence, pas de recul. L'allemand redevient le boche, pire, le nazi. Un pays maudit, tous derrière Hitler et sa moustache. Hitler ne fut il pas élu ? ... semble reprocher ce genre de scénario. Je me demande comment ce film a été reçu en Allemagne ?... Le trentenaire allemand de 2009 a t'il applaudit a cette revancharde épopée filmique ? ... Mais, reconnaissons a Tarantino l'honnêteté du propos (ou l'inconscience ...) car il assume le bougre. Il montre ce que Spielberg n'osera jamais montrer. Pourtant, Spielberg, le décor nazi, comme trame de fond, ca le titille aussi, les "Indiana Jones" ne sont que ca et sans complexe non plus, mais ca ne va pas plus loin, ca reste du néo-serial. Tarantino, lui, il tue de l'allemand, globalement et avec bonne humeur. Il verse dans le gore grand public et dans le cliché outrancier. Un coin de rue devenant la France occupée, avec casquette poulbot pour l'héroïne, un paysan français-moustachu-bien entendu, et peu courageux, (le passage du paysan se rafraichissant avec l'eau d'une bassine, rappelle pour le coup, le début d'un western italien avec Georges Eastman ...). Le personnage de l'officier, étant quant a lui, calqué sur celui interprété par Kinski, dans " Cinq pour l'enfer" 1969 de Gianfranco Paroli alias Frank Kramer avec: Gianni Garko/Margaret Lee/entre autres. Dites moi un peu qui, parmi les trentenaires et les pré-pubères, fans de Tarantino, a vu ce film ?... Une direction d'acteur calamiteuse, surtout le passage clef de l'arrestation de Brad Pitt, vociférant des insultes contre les allemands nazis, on s'attendrait presque a du " Nike ta mère ", horrible. Brad Pitt d'ailleurs ici presque insupportable, encore plus caricatural et poseur, que dans "Troie", la tignasse blonde en moins. Concernant Pitt, repassez vous plutôt "Johnny Suède" et sa banane aérodynamique. Grand film real rock par ailleurs. Une fin uchronique, faisant basculer le film vers autre chose, ok, une fin qui, au fond, sauve le film, le dédouanant de toute approche raciste anti-allemand primaire, oui. Vince Rogers |
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L'INITIATION aka The Initiation - Larry Stewart avec Daphne Zuniga, Vera Miles, Clu Gulager, James Read, Marilyn Kagan, Robert Dowdell. 1984, États Unis, 1h34 La jeune Kelly Fairchild souffre d'amnésie. Par ailleurs, l'étudiante, membre de la sororité Delta-Ro-Kai, fait toujours le même cauchemar, dans lequel elle tente de tuer son père. Grâce à l'hypnose, son psychologue lui fait découvrir que le mari de sa mère n'est pas son véritable père. Celui-ci a été enfermé dans un hôpital psychiatrique dont il vient de s'évader... Sortie en 1984, cette INITIATION est réputée pour être le premier film de cinéma de la starlette 80's Daphne Zuniga. Il s'agit aussi et surtout d'un slasher dans les règles de l'art, respectant tous les canons de ce genre souvent limité mais ô combien jouissif. Rien ne manque ici. Nous avons un traumatisme remontant à l'enfance, illustré par une scène d'ouverture coup de poing. Mais aussi un cauchemar récurrent, donnant lieu à des "transferts" psychanalytiques plus ou moins capillotractés. Sans oublier des adolescentes assoiffées de sexe, et peu avares de leurs charmes (j'ai guetté Linnea Quigley, en vain, mais ai surtout remarqué les longues jambes et les gros seins de l'appétissante Deborah Moreheart). Et, last but not least, un mystérieux tueur revenu du passé pour se venger sur ce petit monde - au sein duquel on remarque la star hitchcockienne déchue Vera Miles. La première partie s'avère plus bis que la moyenne du genre, avec notamment une scène assez hilarante tournée dans un asile d'aliénés (dont s'échappe le susdit père biologique de l'héroïne). La seconde, mieux foutue, voit le métrage revenir sur les voies balisées du genre, avec le respect des trois unités : temps (une soirée bizutage, la fameuse initiation du titre), lieu (un centre commercial, au sein duquel les bizutes se sont introduites en loucedé) et action (tueur vs. gourgandines). Le twist final est gros comme une maison, mais dans ce genre prévaut souvent la règle du "plus c'est gros et plus ça passe"... Un slasher finalement aussi amusant que peu original. Stelvio |
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INVASION - Oliver Hirschbiegel avec Nicole Kidman, Daniel Craig, 2007, États Unis, 99m Une navette explose en rentrant dans l'atmosphère et les débris s'étendent sur une grande partie du territoire américain. Une psychiatre, Carroll Bennell (Nicole Kidman) reçoit une patiente qui croit qu'il est arrivé quelque chose à son mari car il ne l'engoule plus et ca la fait paniquer. Carroll voit de plus en plus de signes troublants autant chez ses patients que dans la population qu'elle côtoie. Lorsque son mari, qui ne voit son fils ordinairement que deux fois par année, demande à le prendre pour une fin de semaine, elle soupçonne le pire. Son ami et collègue médical lui rend service en étudiant avec un spécialiste une curieuse matière trouvée sur un enfant el soir d'Halloween. On se rend compte que l'épidémie de grippe est en fait une invasion extraterrestre de germes qui réécrivent le code adn de leurs hôtes, seul signe extérieur, les infectés n'ont plus d'émotions apparentes. Troisième remake de L'INVASION DES PROFANATEURS, un classique troublant qui fait référence à la peur des communistes mais qui se regarde aussi comme un film de frousse efficace, on revoit le matériel d'origine à la faveur des pandémies récentes de s.a.r.s. et de grippe aviaire. Regarder le film pendant l'actuelle épidémie planétaire de grippe porcine ajoute au réalisme d'une partie du scénario. On se concentre ici sur la mère de famille qui veut retrouver son fils aux mains de son père infecté. Outre le fait que l'on a carrément gommé les aspects science fictionnels, comme les "cocons" dans lesquels les copies renaissaient, pour se cramponner à un supposé réalisme, le film rate la cible. En commençant par le casting, Nicole Kidman me semble toujours aussi froide et en manque d'émotions tandis que chez Daniel Craig, on ne voit pas plus la différence, infecté ou pas, sans parler du gamin, loin d'un oscar. On ne parlera pas d'une fin étonnante. Une scène de bravoure frappe dans le lot lorsque Kidman est au volant d'une voiture sur laquelle s'est empilé un nombre impressionnant d'infectés qui s'accrochent pendant qu'elle conduit comme une femme dans une blague sexiste, si vous voyez ce que je veux dire. Bref, je vous conseille de revoir l'original ou le remake des années 70, plus effrayants. Mario Giguère |
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ISLAND OF THE DEAD aka L'ILE DES MORTS - Tim Southam avec Malcolm McDowell, Talisa Soto, Bruce Ramsay, Kent McQuaid, Mos Def. 2000, États-Unis, 1h30 L'île de Hart, au large de New York, est connue pour abriter dans son sous-sol une foule de cadavres non réclamés, voire non identifiés. Melissa O'Keefe, jeune inspectrice de police, se rend un jour sur l'île pour les besoins d'une enquête. A bord du ferry, elle sympathise avec les croque-morts locaux, des anciens délinquants pour la plupart (parmi lesquels le rappeur Mos Def). Au même moment, Rupert King, un gros promoteur immobilier, visite l'île, qu'il vient d'acquérir, dans le but d'y faire installer un ensemble résidentiel, Hope City, destiné à reloger tous les déshérités de New York. Mais des mouches meurtrières ne semblent pas l'entendre de cette oreille... Personnages caricaturaux, décor retiré au calme trompeur, message vaguement écolo... : tous les ingrédients d'un bon "nature flick" sont ici réunis. Dans ce sous-genre, les scénarii sont rarement originaux, et la mort ne fait guère de différence entre les victimes potentielles. Beaucoup finiront piqués par des essaims de diptères déchaînés, que le cinéaste a la bonne idée de ne pratiquement pas montrer, avant de mourir dans d'atroces souffrances. Cette ILE DES MORTS, qui aurait gagnée à être montée plus nerveusement, ne se distingue guère du lot commun de ce point de vue-là. En revanche, elle bénéficie de la présence d'une superstar sur le retour, en la personne de Malcolm McDowell. L'acteur anglais verse peu à peu avec une jubilation palpable dans le cabotinage outrancier, confirmant toute sa propension aux grimaces. L'autre point fort du casting se nomme Talisa Soto, latina aux cheveux corbeau qui fut l'une des James Bond Girl de LICENCE TO KILL, le second film du très sous-estimé Timothy Dalton (qui ne ressemblait pas à un Poutine sous EPO, lui). La vraie bonne surprise réside ici dans la facture technique de l'ensemble, assez satisfaisante, avec une jolie lumière, des décors bien exploités et un usage très parcimonieux des effets spéciaux numériques. Ce qui décevra les moins de 20 ans mais qui confère une retenue "old school" très digne à cet honnête direct to video. Stelvio |
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IT CAME FROM ANOTHER WORLD - Christopher R Mihm avec Josh Craig, Shannon McDonough, Moke Mason, 2007, États Unis, 93m Le Professeur Jackson est appelé à la rescousse lorsque son collègue, le Dr Frasier, ne revient pas d'une expédition en foret alors qu'on y a localisé une secousse sismique inhabituelle. C'est que le Dr Frasier est allé voir la météorite tombée non loin de sa tente et au contact de la sphère, il semble changé et a perdu la notion du temps. Ramené en ville par Jackson et les policiers en canot Sven et Gustav, son comportement est suspect, surtout lorsqu'il se réveille dans le lit d'une jeune femme ! Horreur ! Deuxième aventure du Professeur Jackson, après THE MONSTER OF PHANTOM LAKE, également mis en scène par Christopher R Mihm. On y retrouve les qualités et les défauts de l'hommage aux films des années 50, bien servit par la musique d'archive d'époque. On reconnait le motif des humains possédés par une entité d'outre espace, ici ni plus ni moins que le Roi de l'Univers, qui va chercher une terrienne pour abriter l'esprit de sa Reine et qui jette évidemment son dévolu sur la nouvelle flamme de Jackson, Miss Ste-Marie. Sven et Gustav sont toujours aussi rigolos et les effets spéciaux maison, essentiellement les yeux exorbités et les effets visuels de rayons, sont efficaces. Jackson a encore sa manie de couper ses phrases à des moments opportuns, mais ca agace à la longue. L'histoire somme toute simple et efficace a quelques longueurs qui l'éloigne de ses modèles. On insiste également beaucoup sur les rires peu naturels qui suivent les blagues, certes une caractéristique de l'époque, mais un peu trop appuyée. Shannon McDonough est absolument ravissante et qui plus est coiffée, maquillée et habillée comme une parfaite demoiselle de l'époque. Si vous appréciez les plaisirs coupables d'antan, vous apprécierez sûrement. Mario Giguère |
1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z
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