1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z

BABERELLAS - Chuck Cirino, 2003, États Unis 

Queen Sartanika (Shauna O'Brien), une despote intergalactique, veut prendre possession de la terre. Mais quatre filles aux gros seins assez dégourdites sont choisient pour contrecarrer ses plans.

Il s'agit d'une parodie de film Barbarella de Roger Vadim. Il y a ici: humour, nudité abondante, musique Techno, un univers des plus colorés et pleins d'effets à l'ordinateur.

Le savoir-faire technique est indéniable, mais l'ensemble tombe à plat. Mais par contre, je prédestine au film un immense succès au Japon, un pays qui est tout indiqué pour ce type de produit tellement qu'il en est à croire que le film aurait été conçu uniquement pour ce marché.

Par contre, quelques moments de comédie... Dont un espèce de rapace laid aux gants jaunes muni d'une couette graisseuse qui se promène ici et là et une paire de soutient-gorge armée d'un rayon atomique capable de détruire une montagne rehausse le tout. Black Knight

The BABYSITTER - Tom Laughlin alias Don Henderson avec Patricia Wymer, George E, Carey, 1969, États Unis, 75m

George est procureur et il se prépare au procès d'un motard qui a commit un meurtre crapuleux. Sa femme se plaint de tout et de lui et s'ils ont un bébé de huit mois, c'est simplement parce qu'un soir elle est rentrée trop saoule pour se refuser à ses avances ! Qui dit bébé dit gardienne et donc l'ingénue "babysitter" va séduire facilement notre bonhomme. Julia, copine du motard en attente de jugement, veut faire chanter George en prenant des photos de sa fille de 19 ans pour dévoiler sa relation lesbienne. Ca floppe mais elle trouve mieux, George qui galipote avec la nounou. Diantre, y a pas moyen de s'amuser bien longtemps !

C'était l'époque de l'amour libre, de la liberté absolue et d'une jeunesse qui vivait au jour le jour. La mignonnette Patricia Wymer interprète donc la lolita Candy (littéralement du bonbon), qui s'amuse à aguicher celui qui pourrait être son père mais elle tombe dans le piège. George se laisse séduire, mais au vu de la pénible vie que sa femme lui fait subir, on le comprend un peu. Le réalisateur est aussi monteur et il va privilégier à plusieurs reprises le montage en parallèle de scènes contrastantes, comme la partie de bridge ennuyeuse ou George est coincé pendant que la babysitter danse et se dénude avec ses copains et copines qui ont envahi le sous-sol de Georges. Mais aucun des personnages, sauf évidemment le motard meurtrier, n'est aussi noir et blanc qu'il n'y parait et on ne s'ennuie pas une minute, sans voir venir un final qu'on imaginerait plus noir.

Un tournage noir et blanc qui donne la place à un peu de nudité pour illustrer le propos, et attirer les papis dans les salles et drive-in. Une musique hippie légère et des acteurs assez naturels, sauf pour quelques répliques tordantes de naïveté lorsque Candy séduit Georges. Mario Giguère

The BACKYARD - Paul Hough, 2002, États Unis, 1h20 

"Qui sait, nos enfants pourraient en ce moment être on ne sait où en train de fumer de la drogue, mais heureusement, ils ont plutôt choisi de se frapper dessus avec des poubelles !"

Voici une des remarques aberrantes parmi tant d'autres dont foisonne THE BACKYARD, un documentaire choc, à la fois fascinant et effrayant, reflet d'une "certaine" Amérique et d'une société plus que gangrenée.

Paul Hough a passé environ un an à assister à des matches de lutte extrême et à suivre de loin le cheminement ahurissant de quelques-uns de ces "lutteurs du dimanche" qui pullulent par milliers dans la cour arrière du white trash moyen. Barbelés, taques, chaises de métal, trappes à souris, cactus, néons, tables, fenêtres, chaises, tout est prétexte à se taper sur la gueule et se faire saigner. Les règles changent de ligue en ligue, mais la mentalité effarante demeure la même d'état en état.

THE BACKYARD est un portrait honnête et presque objectif d'un phénomène préoccupant. Sans vouloir se la jouer moralisatrice, Hough filme et laisse froidement les lutteurs s'expliquer eux-mêmes, ce qu'ils font avec une lucidité parfois déconcertante et révélatrice. On a droit à un témoignage fort touchant par la mère de Scar, un type un peu spécial qui a passé la majeure partie de son enfance à l'hôpital et qui lutte pour être accepté de ses pairs. On a droit à l'homophobie et au racisme nonchalant de quelques bouseux d'Arizona, les plus violents du film, et aussi les plus simiesques, qui n'acceptent pas la critique et pétrifient le spectateur par la violence de leurs matches.

Il est impossible de calculer le temps et la dévotion que le réalisateur a dû injecter dans ce projet. Quand un de ses sujets, le Lézard, se rend aux éliminatoires de la sélection annuelle de la WWF, il l'accompagne à l'audition, et se réveille en même temps que lui à 3h du matin !

Le film se termine sur une note à la fois amère et joyeuse, avec les destins des différents protagonistes mis en opposition, soutenant la loi des probabilités, refusant de juger ces quelques fanatiques pourtant fort troublés et troublants... Un visionnement recommandé ! Orloff

BAD BIOLOGY - Frank Henenlotter avec Charlee Danielson, Anthony Sneed, Krista Ayne, Jelena Jensen et James Glickenhaus, 2008, États Unis

Jennifer possède 7 clitoris. De ce fait, elle a bien du mal à satisfaire sa sexualité et à garder ses amants. À chaque fois qu'elle a une relation sexuelle elle tue ses amants par épuisement ou par accident et donne naissance à des bébés mutants qu'elle laissent dans les déchets. Cette photographe de mode fait la rencontre d'un copain, qui lui, possède un pénis astronomique qui possède sa vie propre. Afin de satisfaire son membre, il est cantonné à visionner du porn en permanence et à satisfaire les besoins de sa bête avec un instrument mécanique de son invention qui le sert à se masturber puisque son sexe laisse les femmes dans un état déplorable. Est-ce que les 2 sont finalement compatible ?

Frank Henenlotter nous revient après 16 ans d'absence. Ses anciens projets avaient tous été refusés parce qu'ils ne collaient pas dans les normes du cinéma commercial courant. Pour ce film-ci, il a eu la chance de trouver un excellent producteur, R.A. "The Rugged Man" Thorburn, et le résultat est probant et offre un look et une atmosphère identique à ses autres films. Espérons que Frank garde se producteur longtemps. Le film offre des acteurs convaincants, une douce folie, de la comédie, une tonne de nudité et de l'animation image par image (propre à ses anciens films) et un brin de cgi qu'on lui pardonne volontiers. Le film offre aussi un coté réfléchie, puisque son film traite aussi de la solitude des personnes dans un monde ou le sexe est un produit. Il s'agit d'un retour réussi pour Henenlotter et vivement son prochain film. Dans sa filmographie, je préfère BRAIN DAMAGE, qui est pour moi plus abouti et qui traite de dépendance, mais celui-ci est une pièce remarquable de sa filmo. Black Knight

BAD KARMA - John Hough avec Patsy Kensit, 2002, États Unis, 92m 

L'histoire classique d'une jolie femme mortellement vénéneuse et très intelligente (Hannibal Lecter n'a qu'a bien se tenir), Maureen, qui tombe amoureuse de son psy durant son séjour de rêve enchaînée à son lit dans un hôpital psychiatrique. Ce dernier va prendre des vacances mérités, et la belle va en profiter pour s'échapper, traquant notre homme et sa famille. Trop classique pour vous ? Alors ajoutons juste qu'Agnès (oui j'ai mis Maureen au-dessus, mais lisez la suite vous allez comprendre), n'est autre que la réincarnation de la compagne du célèbre Jack l'éventreur, persuadée que le Dr. Trey Campbell est l'incarnation contemporaine du fameux tueur. Sous un faux air de triller psychologique ne se cache finalement qu'un DTV mineur digne d'être labellisé Hollywood Night, c'est-à-dire une intrique bateau, des plans nichons, et quelques effets sanglants (on a quand même droit ici à un peu plus que ce que l'on pensait avoir, mais rien de bien folichon tout de même.) Reste Patsy Kensit dont la carrière n'a pourtant jamais vraiment décollée, demeure toujours aussi superbe malgré la quarantaine approchante. Carrière qui sent le sapin par contre pour le réalisateur, qui n'est autre que John Hough, responsable pourtant de l'excellent La Maison des damnés en 73, et de quelques autres titres plutôt bien torchés dont même le récent American Gothic m'avait plutôt emballé (en même temps il est aussi responsable du ridicule Hurlement 4). Nachthymnen

BAD MOON aka PLEINE LUNE aka: LUNE DE SANG - Eric Red, 1996, États Unis 

Dans une jungle sud-américaine, Ted (Michael Paré) et Marjorie - un couple de scientifiques, s'envoie gaillardement en l'air dans sa tente. Mais leur coït passionné se voit soudainement interrompu par l'intrusion d'un loup-garou qui déchire en morceaux la pauvre fille et blesse son amant avant que celui-ci n'explose la tête du poilu au fusil de chasse. Pour une entrée en matière, c'en est une belle: sexe et violence, tit-shots, effets spéciaux gores et un lycanthrope efficace. Générique. De retour au pays, Ted est désormais infecté et se transforme en loup-garou chaque nuit. Désespéré, il pense que son ultime espoir est de rester auprès de sa soeur Janet (Mariel Hemingway) et de son neveu au cas où l'amour fraternel viendrait à bout de sa malédiction. Mais Thor (Tonnerre en VF), le chien de Janet, se méfie de Ted...

Cette adaptation d'un roman appelé Thor raconte en fait les exploits héroïques du canidé protecteur, un berger allemand aux sens forcément aiguisés qui protégera au péril de sa vie la gentille petite famille monoparentale. Correctement dirigé par un Eric Red qu'on a connu plus inspiré (BODY PARTS), le film se laisse voir sans déplaisir. Malgré le démarrage en grande pompe, les attaques futures sont relativement rares et jamais aussi efficaces que la première. Dommage. Reste le duel final entre la créature et Thor, brave toutou de 40 kilos qui parvient à faire la peau à une masse de trois fois son poids (certes blessée par balle auparavant)... Michael Paré est plutôt correct dans son rôle de victime de la fatalité, s'enchaînant à un arbre durant la nuit pour éviter de nuire à ses proches. Gros défaut cependant, l'incontournable scène de transformation d'une laideur repoussante puisque réalisée à grands coups de morphings pourraves. Le film évite les habituels clichés inhérents aux loups-garous, ici un fusil armé de balles traditionnelles suffit à tuer le lycanthrope et la pleine lune ne tient aucun rôle dans sa transformation (malgré le fait qu'elle apparaisse souvent à l'écran et malgré aussi le titre d'exploitation vidéo en France, PLEINE LUNE). Anecdote marrante, Ted se marre quand il voit son neveu regarder WEREWOLF OF LONDON (1935) à la télé et argumente sur le fait que la pleine lune et les balles en argent ne sont que des balivernes, propos auquel le gamin répond par la négative bien entendu. Or ces éléments ne sont apparus pour la première fois qu'en 1941 dans LE LOUP-GAROU avec Lon Chaney Jr. Malgré tous ces petits détails négatifs, BAD MOON est un film plutôt plaisant à regarder et qui ne mérite pas de s'être pris une veste monstre lors de sa sortie cinéma - malgré son budget raisonnable de 7 millions de dollars. Eric Red n'a plus réalisé de film après ça et c'est fort dommage. Kerozene

BAIL OUT aka W.B. Blue and the Bean - Max Kleven avec David Hasselhoff, Linda Blair, 1989, États Unis, 87m

Trois chasseurs de primes indépendants travaillent pour un patron qui leur demande régulièrement de s'assurer que certaines personnes se présentent lors de procès. Justement, Annette (Linda Blair), la fille d'un millionnaire, impliquée dans une histoire de drogue, doit être retrouvée. Mais des Columbiens la kidnappent et l'amèneront dans leur coin de pays, nos trois comparses à leur suite. Jolies nanas, poursuites et explosions au menu, avec humour de garage.

Dvd à rabais acheté pour une bouchée de pain en vacances, ce petit film qui sent le téléfilm ou le pilote de série à plein nez ne réinvente pas la roue mais distrait le spectateur peu difficile. Linda Blair n'est pas vraiment utilisée souvent et est avare de ses charmes, tandis que Hasselhoff cabotine monstre. Formant le trio avec un ex-footballeur noir et un hispanique fort sur la gachette, on joue sur tous les tableaux du petit film d'action bercé d'humour, avec un bonheur très inégal. N'empêche, vite vu vite oublié, mais pas désagréable comme item kitsch. Mario Giguère

BARBWIRE - David Hogan, 1995, États Unis

L'action se déroule en 2027 ou une dictature règne sur les États-Unis. Barbwire, Pamela ANDERSON la blonde siliconée d'ALERTE A MALIBU, dirige une boite de nuit la nuit (bin logique !!!), mais en réalité, elle est aussi détective de choc à ses heures perdues. Elle est donc engagée par la milice pour retrouver une certaine Cora D, qui essaye de fuir le beau pays avec des plans d'une arme redoutable (dit, c'est pas bô ça !!!)...

Ce film, avec un budget presque modeste, est pratiquement regardable !!! Notre belle Pamela qui nous la joue entre TERMINATOR et RAMBO au féminin (tout de même), est parfaite dans ce rôle, contrairement à ce qu'on aurait pu croire. D'ailleurs, je ferais bien un petit tour en moto avec elle, si vous voyez ce que je veux dire, héhéhé !!!! Non, blague à part, BARBWIRE se laisse regarder sans trop de problèmes, car il nous plonge dans un univers de BD que j'aime assez bien. J'ai même un peu pensé a BARBARELLA, c'est pour dire. Mais attention, je ne cris pas au chef-d'oeuvre tout de même, loin de là. J'ai peut-être tout simplement fantasmé sur Pamela ANDERSON habillée tout de cuir avec une grosse, grosse, grosse, grosse.........Grosse moto (héhéhé, vous avez cru autre chose, bande de cochons en ruts !!!).Badboy 6893

BATS, LA NUIT DES CHAUVE SOURIS - Louis Morneau, 1999, Étast Unis, 91m

Y a des chauve souris mutantes qui attaquent une petite ville, pas loin du Mexique. Y a une blonde qui est savant, un shérif ( Lou Diamond Philipps ) bien macho, un assistant noir rigolo, des gars du gouvernement traîtres, m'enfin la routine.

Alors au bout de 10 minutes, on en est rendu comme dans 40 minutes dans un vieux film, tout se passe vite, les clichés nous passent dans la face à toute vitesse, l'humour est d'une minceur de papier onion. Alors, on ne s'ennuie pas mais on oublie le film tout de suite. Mario Giguère

BATTLEFIELD EARTH aka Terre Champ de Bataille - Roger Christian, États Unis, 119 m

En l'an 3000, cela fait 1000 ans que les Psyclos, des genre de Klingons cabotins, ont presque exterminé les humains ( en cages comme dans la planète des singes), dont les derniers les aident à sortir l'or de la terre. Un jeune terrien apprendra l'histoire des Psyclos et des terriens en quelques heures et mènera la révolte contre les méchants ( comme dans des milliers de films ).

Tout le monde qui a travaillé sur le film clame son originalité avec une candeur suspecte. Le scénario, tiré de l'oeuvre de L. Ron Hubbard, mentor de la scientologie, est un ramassis de clichés offert sans conviction. La caméra penche à gauche et à droite, juste pour faire original, sauf dans quelques scènes d'effets spéciaux, fort bien réussis, mais pas originaux. Le réalisateur Roger Christian devrait aller faire un stage avec Roger Corman ! Mario Giguère

The BEWITCHING - Gary Sax avec Beverly Lynne, 2006, États Unis, 70m 

Une sorcière qui vit avec ses soeurs dans un monde parallèle ou quelque chose dans le genre, veut revenir sur terre pour revivre les joies du corps. Choisissant l'apparence d'une jolie blondinette rappelant Melanie Griffith dans BODY DOUBLE, Gretchen (Beverly Lynne) collecte les âmes des amants rapidement convaincus de partager la couche de madame. Un consoeur sorcière est dépêchée pour la ramener au bercail.

Une excuse de scénario pour un tournage vidéo indépendant racolant avec des scènes de contacts physiques simulées. La dame qui garde son slip pendant que monsieur la chevauche, ça ne fait pas très sérieux. Surabondance d'effets vidéos inutiles dans un petit film sans ambition pour voyeuristes peu exigeants. Seule Beverly Lynne a une carrière prolifique, mais surtout cantonnée dans des productions vidéo semblables. On la retrouve d'ailleurs au générique de TERROR TOONS.

Premier film offert dans le coffret à rabais de six films appelé FATAL FEMMES. Mario Giguère

BLACK ZOO aka Le Zoo Meurtrier - Robert Gordon avec Michael Gough, Jeanne Cooper, Rod Lauren, 1963, États Unis, 85

Baron, le tigre de Sibérie, César et Néron deux magnifiques lions d'Afrique, Kwan la panthère noire d'Asie, Tommy la Lionne et Victor le Gorille sont tous les véritables "acteurs" de ce méconnu et délicieusement kitsch "Black Zoo". Michael Conrad y règne en maître, et reste fier d'exposer sa passion pour les animaux aux touristes de passage. Véritable zoo privé le jour, les animaux de Michael sont cependant lâchés la nuit afin d'assouvir la vengeance de leur maître. C'est d'abord un promoteur véreux tentant de lui racheter son terrain sous la menace qui va en faire les frais, suivi par une amie de sa femme, Jeanne. Mais c'est avec le meurtre de sang froid de l'un de ses employé, que le petit monde de Michael Conrad va s'effondrer...

Dès les 5 premières minutes le ton est donné et nous sommes plongés dans le vif du sujet, avec une attaque, magnifiquement orchestrée d'un tigre sur une jeune femme esseulée. Le reste du métrage certes assez linéaire jusqu'à la scène finale, est cependant du même accabit. Les attaques animales sont brèves, peu violentes, mais à chaque fois réussies. Certaines scènes, comme celle de l'enterrement de l'un des tigres sont de toutes beautés, et même si "Black zoo" a mal vieilli, il vaut un bien une petite visite si l'occasion se présente ! Marc Evil

BEAST FROM HAUNTED CAVE - Monte Hellman avec Michael Forest, Sheila Carol, 1959, États Unis, 75m

Dans l'état du Dakota, une bande de criminels font exploser une mine, question de créer une diversion pendant qu'ils voleront quelques lingots d'or. Ils s'enfuient, mine de rien, en allant faire un tour à la cabine du maître ski, à deux jours plus loin dans la montagne. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que l'oeuf préhistorique aperçu dans la mine a éclos et qu'une créature monstrueuse va les poursuivre pour les vider de leur sang. La blondinette arrivera-t-elle à séduire le beau brumel et refaire sa vie avant que tout le monde se retrouve dans la barbapapa ?

Il y a bien des longueurs dans ce petit film qui s'attarde trop souvent sur les vices des citadins versus la pureté de l"homme qui vit près de la nature. Heureusement, au bout de 60 minutes la bête arrive, un truc tout croche avec des tentacules, recouvert de barbapapa ou toile de sucre candy, pour notre plus grand plaisir. Au passage on pense à ALIEN avec ses victimes dans leurs cocons et le feu qui fait peur à la bibitte. Un petit budget finalement sympathique. Mario Giguère

 

The BEAST OF YUCCA FLATS - Coleman Francis, 1961, États Unis

Figurez-vous qu'hier soir, ç'a été la révélation. Ca y est, je crois qu'il est là : le plus mauvais film jamais tourné (si on veut bien excepter ceux de Marguerite Duras qui sont hors- concours). Je ne vois en effet guère que The Creeping Terror pour lui ravir la palme, et  encore. Si, vous savez bien, The Creeping Terror, ce film où le monstre du titre ressemble à une vieille carpette avec des mecs en dessous, pour la bonne raison que c'est une vieille carpette avec des mecs en dessous. Même Robot Monster fait figure de merveille de technique à côté de ça. Et qu'on ne me parle pas d'Ed Wood, dont la réputation est totalement usurpée, nous le savons tous : elle a beaucoup fait pour sa célébrité (un peu tard pour qu'il en profite, hélas), mais aucune de ses oeuvres ne mérite de figurer dans une liste des plus mauvais films inférieurs à 50 entrées, au moins, ne serait-ce que parce qu'elle ne sont pas ennuyeuses. Mais je digresse, je digresse, et le suspense devient terrible, je le sens.

Or donc, nous avons un pré-générique : une dame qui sort visiblement de la douche est en train de s'essuyer. On voit ses seins, ce qui est extrêmement surprenant, compte tenu de l'année de tournage (voir plus bas). Elle va ensuite s'asseoir sur son lit et, tandis que résonne le tic-tac d'un réveil, de plus en plus fort, des mains d'homme entrent dans le champ, se referment autour de sa gorge et l'étranglent. Cette scène n'a strictement aucun (mais alors aucun) rapport avec le film qui suit : elle n'est là que pour aviver la curiosité du spectateur. (Ca marche). Et ensuite, paf, générique :

The BEAST OF YUCCA FLATS, Coleman Francis, 1961 

Ce fut en France une bonne année, au moins pour le Mouton-Rotschchild, mais aux USA, ça nous a valu ça. Comment vous faire comprendre ce qu'on ressent à la vision de cette chose ? Un mélange d'ennui profond, assorti d'une consternation sans mélange, qui finit par accoucher d'une espèce de fascination incrédule.

D'abord, il n'y a pas de dialogues. Ou plutôt si : on entend parfois parler des personnages, mais uniquement lorsqu'ils sont de dos, trop loin de la caméra pour qu'on distingue le mouvement de leurs lèvres, ou même carrément hors-champ. Et la chose était visiblement prévue dès le départ, car certains plans sont réalisés (encore que le mot soit fort) à cet effet. A un moment, deux personnages sont cadrés en plan fixe à la hauteur des épaules, tandis que leur conversation se déroule sur la bande son. Mais même ces semblants de dialogues sont rares : le reste du temps, une voix-off dépourvue d'inflexion nous commente l'action, généralement avec un temps de retard, quand elle n'ânonne pas des sentences sans le moindre rapport avec quoi que ce soit. Le tout s'assortit de quelques effets sonores (essentiellement des coups de feu) et d'une musique dramatico- grandiloquente à souhait.

Voilà pour l'ambiance. Maintenant, deux mots du... AH AH AH AH AH AH ! Excusez-moi, j'ai failli écrire "scénario".Il faut que je me calme. Bougez pas, je vais prendre un Vallium et je reviens.

Ah, ça va mieux. Or donc, nous faisons juste après le générique la connaissance de Josef Javowsky (ou quelque chose comme ça), qui est un scientifique soviétique oeuvrant pour le bien de l'humanité et, donc, enfui de chez lui pour se réfugier en ce bastion de la démocratie que sont les USA. Quand vous saurez qu'il est joué par Tor Johnson, vous comprendrez que le terme "erreur de casting" prend ici tout son sens. Tor a apporté une sacoche contenant des révélations sur la manière dont un mystérieux drapeau a été planté sur la Lune (je rappelle qu'on est en 61). Il s'apprête à la remettre à des envoyés du gouvernement américain lorsque de méchants espions soviétiques se mettent à tirailler, ce qui déclenche une course poursuite s'achevant dans les Yucca Flats du titre, lesquels sont un terrain d'expérimentation pour la bombe atomique. Re-fusillade : les agents communistes ratent Tor Johnson à dix mètres, ce qui est une performance. Et là, vous allez rire, une bombe pète, et tout le monde se retrouve atomisé, sauf Tor qui, gravement brûlé et le cerveau endommagé (enfin égal à lui-même, donc), devient La Bête ! La caméra nous cadre la fameuse sacoche en train de brûler (alors que juste à côté, un bout de papier volette paisiblement), sans doute pour justifier le fait que, par la suite, il ne soit plus jamais question de cette saloperie de drapeau planté sur la Lune.

Ensuite, nous voyons un couple de vacanciers sur le bord d'une route, dans le désert. Monsieur a les mains dans son moteur, tandis que madame patiente dans la voiture en fumant une cigarette. Arrive Tor qui étrangle monsieur. Madame ne s'en rend pas compte. Elle continue d'attendre paisiblement, jusqu'à ce que les mains de Tor se referment autour de sa gorge par derrière. Par derrière ? Oui, oui, on a la très nette impression qu'il est monté sur la banquette arrière et que la fille ne s'en est pas aperçue non plus. Comment dirais-je ? Ca nuit un peu à la suspension d'incrédulité. D'autant qu'à l'image d'après, il est de nouveau dehors, il sort sa victime de la bagnole, la prend sous le bras comme un fagot et l'emporte jusqu'à une caverne où il l'allonge (elle vit toujours) et fait mine de l'embrasser, avant de la laisser en plan pour des raisons peu claires.

Entre-temps, le cadavre a été découvert par un automobiliste qui va prévenir un policier, lequel va prévenir un autre policier qui s'apprêtait à se coucher en compagnie de son épouse. Ce qui nous vaut de longs plans suggestifs sur une blonde gironde en chemise de nuit affriolante. Non, on ne la reverra plus, et cette scène n'a encore une fois aucun intérêt dramatique, mais elle permet de relancer l'attention du spectateur, à ce stade presque endormi. Nos deux policiers partent en chasse, retrouvent la jeune femme (mais pas la Bête) qui leur claque entre les doigts juste après.

Sur ces entrefaites, la voix-off nous présente la famille Radcliff, le papa, la maman, et les deux petits garçons. Les acteurs... non, pardon, les gens qui incarnent ces trois derniers personnages portent le même nom de famille que le réalisateur, ce qui est toujours un signe. Alors qu'ils s'arrêtent à une station-service, les deux gamins vont s'acheter des sodas et en donnent à des cochons dans un enclos. Je crois que c'est l'unique occasion de toute l'histoire du cinéma où l'on voit des porcs boire du Coca. L'intérêt de la chose n'est toutefois pas patent. Bref, un peu plus tard, tout ce joli monde s'arrête au bord de la route et, tandis que papa et maman font je ne sais quoi, mais tendance rien du tout, les deux gamins vont se balader dans la nature et se perdent. Papa part à leur recherche.

Là-dessus, nos deux flics de tout à l'heure, faute d'avoir déniché la Bête, décident de prendre un avion et de tirer partie de, je cite "l'entraînement de parachutiste de Jim", lequel Jim compte donc sauter en parachute sur le haut plateau. Oui, parce qu'il y a un haut plateau, sur lequel pourrait bien se trouver la Bête (mais elle ne s'y trouve pas). "Tire d'abord et pose les questions après !" recommande son collègue au hardi policier. Fort de cette recommandation, notre homme s'empare de sa carabine et canarde à qui mieux mieux le premier type qu'il aperçoit du haut de son avion, à savoir le papa de tout à l'heure.

Ce dernier, au lieu de se mettre à couvert derrière les rochers ou buissons qui abondent, court comme un branque en essayant d'éviter les balles. Hélas, il est touché. Mais il se relève et ne semble pas se porter plus mal. D'ailleurs, on ne voit pas sur lui la moindre blessure.

Et il continue à courir. Un peu plus tard, il est à nouveau touché et, cette fois, tombe dans un ravin. Mais il se relève et ne semble pas se porter plus mal. D'ailleurs, on ne voit pas sur lui la moindre blessure. Et il continue à courir. Retrouvant sa femme, il lui lance "Reste ici, les enfants vont bien finir par revenir. Moi, je vais chercher du secours". Paf, il se barre avec la bagnole, laissant son épouse au beau milieu du désert avec son petit panier en osier (et donc à la merci de ce qu'il doit prendre pour un tireur fou - non sans raison d'ailleurs). On le verra plus tard chercher de l'aide et n'en pas trouver, ce qui est passionnant.

En attendant, comme on a un parachutiste sous la main, on le fait sauter en parachute. Jim atterrit, cherche la Bête, ne la trouve pas (ce qui est toujours aussi passionnant) et rejoint son collègue sans avoir besoin de descendre du haut-plateau sur lequel il est censé avoir sauté.

Et nos deux gamins ? Vous allez rire, mais ils se sont aventurés non loin de l'endroit où erre la Bête (qui brandit un gros bâton en faisant "Aarrgghh !! Roarrrr ! Whirrrr !" comme savait si bien le faire Tor Johnson). Evidemment, ils courent dix fois plus vite qu'elle mais ils ne parviennent pourtant pas à la distancer. Alors qu'elle va les rattraper, les flics arrivent mystérieusement et descendent le gros à coups de flingue. La gentille famille est réunie, tout est bien qui finit bien. Reste la scène finale, totalement fabuleuse : alors que Tor agonise dans la poussière, surgit un lapin sauvage qui se met à lui lécher le cou et le visage, ce qui est un magnifique symbole de je ne sais trop quoi. Ce lapin, mes enfants, il est mignon comme tout, et c'est de très très loin le meilleur acteur du film - probablement parce qu'il n'a pas été engagé par le metteur en scène mais est arrivé là par hasard, alors que la caméra était en action. Zou ! The End.

Il y a de tout, dans ce film : des non-acteurs (le meilleur, en dehors du lapin, est Conrad Brooks, un habitué des Ed Wood, et on le voit à peine), toutes les erreurs de mise en scène possible (là, sans déconner, n'importe lequel d'entre nous qui n'a jamais touché une caméra ferait mieux sans se forcer), et des erreurs de... Non, on ne peut pas parler d'erreurs de continuité, parce que n'est-ce pas, pour qu'il y ait des erreurs de continuité, il faudrait déjà qu'il y ait une continuité, et ça n'est pas le cas.

Laid, stupide, putassier et par moments prétentieux (dans le commentaire), The Beast of Yucca Flats est un authentique chef-d'oeuvre qu'il vous faut tous avoir vu sous peine de mourir idiots. En plus, ça ne vous prendra pas très longtemps, la chose culminant à 54 minutes.

Mais ça vous semblera plus long, je vous l'assure, beaucoup plus long. Michel Pagel

BEHIND THE MASK: The Rise of Leslie Vernon - Scott Glosserman avec Nathan Baesel, Krissy Carlson, Robert Englund, 2005, États Unis

Je doit admettre n'avoir eu aucune envie de voir le film après avoir regardé la bande annonce. Le concept tire trop du côté de Blair Witch. Mais le film s'avère autrechose, de bien intéressant. Tournage vidéo donc, d'une équipe qui tourne un documentaire sur un type qui se prétend le prochain tueur en série dans la grande tradition de Jason, Freddy ou Chucky. Car il faut bien comprendre qu'il s'agit d'un monde alternatif ou les personnages de nos slashers ont bel et bien existé. Leslie Vernon a donc contacté cette équipe et leur explique en long et en large sa philosophie et sa préparation, car le grand jour s'approche. Taylor Gentry est donc cette petite blonde qui, avec ses deux cameramen, tourne des entrevues, fait le tour de la petite ville d'Echo et participe à la préparation des victimes, avec un scepticisme de bon aloi. Le jour du grand massacre arrive et après avoir réalisé que deux personnes sont déjà mortes, Taylor décide d'arrêter de tourner. Trop tard, car il y a astuce. On est alors en pellicule 35mm et dans un véritable slasher ou Leslie ne suit pas ses propres directives...

Dans toute la première partie, Leslie explique ses motivations et le symbolisme de tout le projet. Symbolisme freudien et particulièrement féminin d'objets phalliques qui pénètrent les chairs et du garde-robe comme ventre ou l'enfant est protégé du mal extérieur. On est donc en plein trip référentiel ou l'humour règne dans un premier temps, pour tomber dans le vif du sujet, avec en prime Robert Englund en sosie de Donald Pleasance. On note également Zelda Rubinstein en bibliothécaire qui explique la légende du pauvre enfant tué par les villageois il y a des années.

Il était agréable d'entendre le réalisateur après le film, expliquer son amour du genre, autant le slasher que les classiques de l'horreur, pointant vers TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2 et THE SHINING comme modèles d'efficacité et d'inspiration. Glosserman est visiblement quelqu'un qui a étudié ses classiques et qui leur porte un regard signifiant, n'oubliant pas d'essayer de nous foutre la trousse par la même occasion. Un réalisateur à surveiller, un film à voir. Mario Giguère

BELA LUGOSI COLLECTION DVD

J’ai pris une chance, ne connaissant pas la compagnie LUMIVISION. Un programme double SCARED TO DEATH ( le seul Lugosi en couleur ) et THE DEVIL BAT sorti en VHS sous le titre KILLER BATS. Hé bien le transfert est Bon ( il n'y a qu'à regarder la bande annonce non retravaillée, arrghh )et Scared to death est sympathique. The Devil Bat si vous ne l’avez pas vu a une idée de base tordue: Lugosi, chimiste, se venge de son boss en créant une lotion après rasage vers laquelle sera attirée une chauve sourie vampire géante, ah ah  Mario Giguère

BENEATH THE 12-MILE REEF - Robert O Webb avec Robert Wagner, Terry Moore, Peter Graves, 1953, États Unis, 102m
La famille Petrakis gagne sa vie en remontant des éponges du fond de la mer. Parce que les fonds ont été trop ratissés, le paternel Mike décide d'aller sur les territoires adverses, dans les Everglades. Mal lui en prend, les américains pure laine lui prennent de force sa cargaison. Les malheurs vont se précipiter, le fils Tony (Robert Wagner) tombe amoureux de la bien aimée du voleur, papa décide d'aller récolter près d'un dangereux récif et les drames anticipés s'accumulent à la vitesse grand V.

Dans les dernières minutes on a droit à une authentique pieuvre géante ! Sinon c'est carrément Roméo et Juliette sur fond de mer, ce qui n'est pas désagréable en soit, la jeune tourterelle (Terry Moore) étant belle et la mer magnifique. Années 50 obligent, le destin fatal aura une fin illogiquement positive juste après le gastropode géant. Sinon outre la beauté de la photographie, c'est très classique et artificiel, mais fort agréable. Avis aux amateurs, on y a droit à une magnifique trame sonore de Bernard Herrman. Mario Giguère

BÉNIE SOIT L'ENFANT aka Bless the Child - Chuck Russell, 2000, États Unis

J'ai eu la malheureuse idée hier soir de louer au club vidéo ce magnifique film que l'on comparait irrespectueusement à l'arrière de la jaquette au 6ième sens. Malgré la beauté de Kim Basinger qui a les lèvres outrageusement ourlés, malgré la pléiade d'acteurs qui défile sous nos yeux, ce film ne tient pas la rampe. Le scénario est un ramassis de clichés le jeu des comédiens est aussi poignant qu'une représentation du malade imaginaire donnée par une classe de maternelle. Certainement influencé par la magnifique prestation du petit garçon du 6ième sens, la production a voulu donner dans le même genre en nous proposant une jeune fillette doué d'étranges pouvoirs. ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ. Frankenboris

BEOWULF - Graham Baker, 1999, États Unis

Dans un monde futuriste, amalgame inattendu de l'époque médiévale et d'un futur post nuke, les habitants d'un avant poste-forteresse subisse les assauts d'une créature maléfique. Un Christophe Lambert blond platine et au regard vide débarque pour kicker de la bestiole en faisant des pirouettes sur des beat technos.

Quelle rigolade ! Vraiment n'importe quoi, le film est un ratage total. Un traitement un peu plus professionnel aurait pu donner un film respectable, mais là c'est une hécatombe à tous les niveaux. Les acteurs sont victimes de dialogues ridicules mais ô combien poilants, les effets spéciaux sont laids, la bestiole qui n'a pas l'air male subit une sorte de filtre photoshop "brume pourpre" qui cache tout, la zik techno a de la pêche - on essaie de refaire le succès de MORTAL KOMBAT - mais est mal intégrée.

Le film reste tout de même très drôle. Kerozene

BEST FRIENDS - Noel Nosseck avec Richard Hatch, Suzanne Benton, 1975, États Unis, 83m

De retour du Viêt Nam, deux amis d'enfance partent en véhicule récréatif avec leur copines. Si Jesse (Richard Hatch) veut se marier en arrivant à la maison, son copain Pat veut continuer de vivre sa jeunesse et veut entraîner Jesse avec lui. Il commence donc par s'acheter une moto et roule seul devant ses copains. Ensuite il manipule sa copine et Jesse pour qu'ils aient une relation sexuelle et dans un final troublant, il harcèle ses compagnons de route durant une nuit d'enfer.

Encore une fois l'affiche du film produit par la Crown International pour le circuit des ciné-parcs est trompeuse. Les quatre amis vont bien aller dans un bar ou ils auront maille à partir avec des autochtones, mais ce n'est absolument pas le noeud de l'histoire. La nostalgie d'une jeunesse et le refus de vieillir se transforme en maladie mentale et on insiste pas pour en rejeter la faute sur la guerre. Pourtant, il est évident que le passage en enfer de ces jeunes en a troublé un jusqu'au point de rupture et l'a plongé dans la folie. On note la présence de Richard Hatch, futur personnage d'Apollo dans la première série de BATTLESTAR GALACICA.  Pour sa part, Suzanne Benton se retrouvera dans A BOY AND HIS DOG. Le film est correctement réalisé et le ton nihiliste abouti sur une fin surprenante. Mario Giguère

BEWARE ! THE BLOB - Larry Hagman, 1972, États Unis 

Un organisme spongieux de couleur rose bouffe les habitants d'une petite ville et grossit énormément.

L'histoire, on la connaît tous. Mais le traitement choisi par J.R., on le connaît pas forcément. Et croyez moi, c'est assez surprenant. L'histoire est totalement laissée de coté au profit d'une galerie de personnages haut en couleur, pour la plupart très crétin, qu'ils soient flics ou ados. Les effets spéciaux sont à la limite de l'amateurisme, les dialogues sont croustillants (voir la scène du hippie qui va chez le coiffeur) et on a droit à quelques plans surprenants. On rigole bien, ça ne se prend jamais au sérieux et c'est un vrai bonheur idiot, mais si tu cherches un cinéma de qualité, passe ton chemin au plus vite. Kerozene

BEYOND THE DOOR aka THE DEVIL WITHIN HER aka Chi Sei ? - Ovidio G. Assonitis, 1974, États Unis/Italie

Réalisé dans la foulée de l'Exorciste, Beyond the door se distingue par une volonté de faire autre chose, tout en ne ménageant pas les emprunts directs. Le plus surprenant est la narration en voix off qui débute le film, le diable en personne nous parle ! L'actrice principale est enceinte d'un enfant possédé, qui mature très rapidement et devrait permettre à son ancien amant, jadis pratiquant le culte de Satan, d'avoir une nouvelle vie. Mais rien n'est facile et le film brise la tension à tout moment, comme si les scénaristes ou le réalisateur manquent de suite dans ses idées. Il y a une remarquable scène au début ou la tête d'une femme se transforme en mâle, tout à fait réussi et dérangeant. La trame sonore est bonne, mais les chansons prennent trop de place. Mario Giguère

BEYOND THE POSEIDON ADVENTURE aka Le Dernier Secret du Poséidon - Irwin Allen avec Michael Caine, Sally Field, Karl Malden, Telly Savalas, Peter Boyle, Jack Warden, Shirley Knight, Shirley Jones, Slim Pickens, Veronica Hamel, Angela Cartwright, Mark Harmon, 1979, États Unis, 114m

Peu de temps après le sauvetage des quelques survivants du paquebot Poséidon, qui a été renversé par un raz-de-marée, le capitaine d'un petit navire, Mike Turner, arrive sur les lieux de la catastrophe. Il décide avec ses deux partenaires, Celeste Whitman et Wilbur Hubbard, de pénétrer à bord du Poséidon pour y trouver d'autres survivants, mais surtout pour s'emparer des richesses que le navire peut contenir, en égard aux lois de la mer concernant les bateaux en naufrage. Un petit yacht, avec à son bord un certain Stefan Svevo et deux hommes de main, arrive également sur place; Svevo voulant récupérer quelque chose qui lui appartiendrait à bord du Poséidon. Turner et ses deux amis parviennent non seulement à trouver une fortune en argent et en monnaie à bord du paquebot mais aussi quelques survivants qu'ils ont l'intention d'emmener avec eux pour les sauver. Mais Svevo et ses hommes de main n'ont pas des intentions aussi pacifiques et ils ont en réalité l'intention de supprimer Turner et tous ceux qui l'accompagnent. En effet, Svevo est venu spécifiquement à bord du Poséidon pour y récupérer des armes cachées dans la soute à bagages ainsi qu'un chargement secret de plutonium et il ne veut pas laisser de témoins gênants derrière lui. Alors que la lutte est engagée entre Turner, ses amis et les survivants retrouvés contre Svevo et ses complices, le Poséidon est sur le point de couler définitivement ou d'exploser pour de bon. Qui réussira à s'en sortir?

Bien que le film catastrophe fût à son déclin vers la fin des années 70, le producteur et réalisateur Irwin Allen s'est obstiné à étirer l'élastique de ce sous-genre en concevant une suite improbable à l'un de ses succès dans le genre: "THE POSEIDON ADVENTURE". Dire que l'élastique a pété à la figure d'Irwin Allen n'est même pas un euphémisme, tellement le prétexte de départ de l'intrigue et sa ligne dramatique s'avèrent tellement gros qu'il est impossible de croire au récit. Les invraisemblances et les incohérences s'accumulent et s'empilent sans ralentir au point de rendre le film lourd et carrément ridicule, surtout que la mise en scène et les trucages sont complètement démodés comparé à ce qu'un film comme "STAR WARS" diffusé deux ans plus tôt a offert. Au bout du compte, ce long-métrage artificiel dénué de suspense fait beaucoup plus rire le spectateur que de captiver son attention. On peut dire sans se tromper que ce film catastrophe "de trop" est devenu un film "désastre". Seule la musique de Jerry Fielding peut être considérée comme un élément positif à retenir. La distribution comporte des acteurs de talent qui débitent des dialogues insignifiants sans y croire en attendant d'encaisser leur revenu garanti, ce qui contribue à un savoureux décalage dans le ton du film. Michael Caine a d'ailleurs révélé qu'il s'agissait de l'une de ses pires pellicules en carrière dans sa filmographie. On a aucune difficulté à le croire, Michael, mais pourquoi as-tu accepté de revenir avec Irwin Allen après l'échec de "THE SWARM"? Mathieu Lemée

BIG FISH - Tim Burton, 2003, États Unis 

Burton réussi habituellement très bien avec les Edwards (EDWARD SCISSORHAND, ED WOOD), Edward Bloom, héros de BIG FISH, ne fait pas exception à cette règle.

Le scénario est de John August (les CHARLIE'S ANGELS, GO) basé sur un roman de Daniel Wallace (qui fait une apparition dans le film en professeur), que je n'ai pas lu. L'histoire tourne autour de Will, qui revient à la maison avec sa femme enceinte, pour retrouver, Edward, son père mourant. Il essai de mieux connaître son père haut en couleur avec qui il n'a jamais réellement connecté. Edward lui raconte sa vie par l'entremise de ce qui peut sembler des légendes et de mythes. Will doit apprendre à faire la part des choses entre la fiction et la réalité pour recréer la vie de son père et se préparer lui-même à devenir père.

Le côté narratif n'est habituellement pas le point fort de Burton, mais ici, il fait preuve d'une grande habileté avec une narration sans trop de faille. Narration classique, certes, mais respectable, qui alterne entre le présent, trop réel et les flash-back féeriques teintés de magies, d'absurdes et d'étranges.

Burton reste très près de sa propre réalité avec ce film. Deux événements récents semblent faire écho dans son film; le décès de son père distant et la naissance de son fils, gracieuseté de Helena Bonham Carter.

La distribution du film est imposante, comme toujours. Albert Finney (Edward Bloom), Billy Crudup (William Bloom), Jessica Lange (Sandy, la femme d'Edward), Helena Bonham Carter (une sorcière), Steve Buscemi (un poète recyclé en voleur de banque!), Danny DeVito (le maître de cérémonie d'un cirque, loup-garou à ses heures), Alison Lohman (la jeune Sandy) Marion Cotillard (la femme de William) et Ewan McGregor (en jeune Edward). La multitudes de personnages offrent plusieurs bonne performances. Crudup sort un peu perdant de cette aventure au profit des interprétations enlevantes de Finney et surtout de McGregor.

Certains habitués de Burton sont au rendez-vous; la musique par Danny Elfman et le montage par Chris Lebenzon

Avec son budget de 70 millions de $, la direction artistique est fantastique et va bien avec le côté visuel toujours très léché de Burton. Et on est bien servit, Burton nous en mets plein la gueule en nous transportant dans divers lieux grandioses accompagnés d'événements fantaisistes.

Certaines, mauvaises langues, diront que ça sent le FORREST GUMP, mais ce n'est pas un défaut en soin. L'histoire extraordinaire d'un homme ordinaire ne s'applique pas totalement ici, car l'homme en question est plutôt mythique. C'est un peu mélo et ça à même réussi à me faire verser une larme. Snif.

Burton a réussi a racheter ses fautes passées (PLANET OF THE APES), et je crois qu'il était conscient de cet enjeux avec ce film.

Burton est sur une bonne voix de plus que son prochain projet, la ré-adaptation du livre de Roald Dahl, Charlie and the Chocolate Factory avec nul autre que son acolyte Johnny Depp. Elektrik Erik

Bien que Tim Burton soit un cinéaste dont j'aime suivre la carrière, force est de reconnaître que la qualité de son œuvre varie souvent. Pour un ED WOOD, on a PLANET OF THE APES ; pour EDWARD SCISSORHANDS, on doit se claquer BATMAN... Oh, évidemment, Burton avait au moins conféré un peu de noirceur au personnage de BATMAN, mais il s'agissait quand même d'un film de commande.

À cet égard, BIG FISH est une bonne surprise, surtout en considérant qu'il vient après ce que je considère comme son film le moins accompli, PLANET OF THE APES, un remake que j'avais trouvé extrêmement décevant.

BIG FISH permet à Burton de renouer avec un genre qu'il affectionne : la fable fantastique servant de support au déploiement de l'imaginaire et à une réflexion philosophique sur la vie. Présenté de cette manière, le programme semble peut-être ennuyeux, mais il n'en est rien.

BIG FISH met en scène un dénommé William Bloom qui n'a pas parlé à son père depuis trois ans. Puisque celui-ci est malade, le fils décide d'aller le visiter et de se réconcilier. Le problème est simple : le père a toujours été fabulateur, inventant une foule d'histoires incroyables à propos de sa vie. Quand il était enfant, William appréciait ces inventions farfelues, mais il reproche maintenant à son père de lui avoir menti et, somme toute, de ne pas vouloir dévoiler qui il est vraiment.

Dans ce récit qui mêle l'imaginaire au réel, Burton salue évidemment le pouvoir d'évocation des conteurs et la manière dont un peu de fantaisie peut transfigurer une réalité parfois sèche et triste. Le message passe bien, sans donner l'impression de basculer dans la charge moralisatrice à l'américaine. Burton se permet d'ailleurs de critiquer certains aspects de l'idéologie et du mode de vie américaine.

À partir d'un scénario imaginatif qui sait éviter les clichés et susciter l'émotion, Burton a réussi à réaliser un film inventif où son style visuel se repère aisément. Il s'entoure d'ailleurs pour l'occasion de vieux complices, notamment le musicien Danny Elfman qui signe une bande-son discrète et sait se renouveler quelque peu (Elfman a tendance à recycler le même type de bandes sonores d'un film à l'autre, particulièrement lorsqu'il aborde des œuvres à caractère fantastique).

Ce dernier Burton m'a semblé rafraîchissant, original et rempli de qualités. Il ne faut pas s'attendre à une démonstration de virtuosité : ce n'est pas le but. La réalisation demeure relativement sage, au service du scénario, mais cette discrétion ne nuit jamais au film. Howard Vernon

BIKINI ISLAND, Anthony Markes, 1991, États Unis, 1h25.

Un magazine cheap proposant une formule semblable à celle de Swinsuit Illustrated lance une campagne de casting pour trouver LA modèle qui fera la couverture de son spécial 15e anniversaire. Un montant de 100 000$ sera offert à l'heureuse élue et s'en est assez pour convaincre toute une galerie de blondasses. Cinq d'entre elles sont choisies pour un shooting sur une île tropicale semi-déserte, mais une fois là-bas les demoiselles disparaissent l'une après l'autre tandis que l'assistant reluque tout ce qui remue et que le maître d'hôtel roule des yeux d'un air inquiétant.

Tourné à l'époque du creux le plus manifeste de l'histoire de la mode du 21e siècle, BIKINI ISLAND est une torture abominable qui n'a de nos jours aucune raison d'être. On se demande comment un tel film a survécu aux épurations massives qu'ont subies nos clubs vidéos. Mince excuse pour montrer de "jolies" filles se pavanant en costume de bain, ce slasher bas de gamme enligne les clichés, preuve que le réalisateur a bien appris sa leçon de conformisme 101. On a droit au directeur de casting qui enfile les minettes à la traîne, à la maquilleuse "bitch" et à une pseudo-rivalité entre les gourdes qui leur servent de modèles. Ces dernières n'ont aucune épaisseur dramatique, et bien que mignonnes font peur avec leurs coupes de cheveux déplorables et leur garde-robe à faire grincer des dents un aveugle. La trame narrative est loin d'être suffisamment inventive pour susciter un quelconque intérêt et dès qu'on devine l'issue du film, on se met à regarder le reste du film dans une sorte de stupeur masochiste. La musique intensément affreuse nous achève et on arrive au final avec l'impression que le film dure beaucoup plus longtemps que ses 85 petites minutes. La seule note surprenante est que la plupart des meurtres sont perpétrés avec un déboucheur de toilettes, ce qui est bien entendu aussi absurde qu'extrêmement mince. Adam Rifkin fait une brève apparition, inaperçue, et ça ne vient évidemment rien sauver du tout. Orloff

BILL AND TED'S BOGUS JOURNEY - Peter Hewitt, 1991, États Unis

Au 27ème siècle, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et tout le monde porte des fringues pas possible, et tout le monde voue un culte à Bill et Ted. Sauf un gros méchant con qui envoie au XXème siècle des répliques robotisées des deux crétins que sont Bill et Ted, afin de les éliminer avant qu'ils n'entament le combat des groupes de rock'n roll.

XXème siècle donc, on rencontre ces deux couillons incarnés par Alex Winter et Keanu Reeves. Ils jouent de la guitare comme des merdes. Mais les deux sosies robots les tuent. Ils arrivent alors dans l'au-delà, font face à la mort, à Satan, à St-Pierre et même à Dieu, gagne le droit de ressusciter pour avoir battu la mort à la bataille navale, fabriquent de gentils robots sosies grâce à deux créatures hideuses, détruisent les vilains robots, voyagent dans le temps pour apprendre la guitare et nous font des solos de guitare absolument laids.

Pam Grier, le chanteur de Faith No More et le fabuleux groupe Primus se sont compromis dans cette grosse merde. Je n'ai jamais vu le premier film et du coup, je ne suis pas super chaud pour le voir. Kerozene

BILLY THE KID vs DRACULA - William Beaudine, 1966, États Unis,  77m

Le ton est donné dès la scène d'ouverture : Un chiffon noirâtre aux vagues airs de chauve-souris s'agite au dessus d'une diligence en émettant de petits cris stridents, le tout, sur fond de ciel bleu azur et de soleil de plomb !
Se matérialisant quelques mètres plus loin, sur le bord du chemin comme par magie, un homme élégant, chapeau haut de forme et cape noire se fait ramasser par la charrette. A l'intérieur, une vieille greluche, conversation faisant, lui montre une photo de sa fille, Betty, qu'elle dit rejoindre dans son ranch. A la vue de la photo, le sang de notre vampire ne fait qu'un tour et il se jure de se la chopper très prochainement. Deux morsures plus tard, dont une jolie indienne, il arrive au ranch en se faisant passer pour l'oncle de Betty. Manque de pot, cette dernière est promise à Billy The Kid et à son gros revolver, et ce dernier voit d'un mauvais œil l'arrivée de ce mec fringué bizarrement dans son univers, qui a de plus tendance à reluquer d'un peu trop près le cou des donzelles...

L'idée de réunir des légendes du western et de les opposer à des légendes du cinéma d'épouvante n'est pas nouvelle puisque William Beaudine la même année, réalise également le sympatoche Jesse James Meets Frankenstein's Daughter, qui faisait atterrir un Jesse James blessé par balle dans l'hacienda d'une Maria Frankenstein en plein travail...
Ici, c'est rebelote avec Dracula : mêmes scènes du Far West, mêmes duels, mêmes attaques de diligences, mêmes indiens rebelles, même saloon mal famé, à se demander si un copier coller de pelloche n'aurait pas été effectué en catimini !
Côté Prince des ténèbres, on est bien loin des classiques : John Carradine et sa barbichette se ballade en plein air, on se repose dans un lit king-size soigneusement disposé dans le fond d'une mine d'argent, on se transforme en chiffon volant, on ingurgite même du sang de mouton, on laisse même 4 traces de canines dans le coup des donzelles à la place des 2 habituelles !! Ben oui, quand on aime on ne compte pas...

Bref, ce petit nanar vaut le détour pour les aficionados pour les puristes mieux vaut se rabattre sur les Hammer ! Marc Evil

BITE ME! - Brett Piper avec Rob Monkiewicz, Caitlin Ross, Sylvianne Chebance (aka 'quand je pense à Fernande...'), 2004, États Unis, 88m

Tout commence par une livraison, plus ou moins avortée, de 2 caisses d'une herbe un peu spéciale. Dans cette drogue ultra-moderne, car modifiée génétiquement, se cache de petits hôtes inattendus en la présence de micros- araignées qui très rapidement vont se métamorphoser au contact de leur principal source alimentaire : le sang humain. L'arrivée de l'une de ces caisses au 'Go-go-Saurus', (gros clin d'œil à GODZILLA), un night-club miteux au bord de la faillite, va briser le train-train quotidien de la faune locale, dirigé d'une main de fer par le tyrannique Ralph Vivino. Car désormais, avec l'apparition de ces parasites d'un nouveau genre, clients, patron, strip-teaseuse, et Buzz, le dératiseur appelé en renfort, devront lutter pour ne pas se faire mordre et devenir l'une d'entre elles. Quand au milieu de cette galerie de personnages déjà bien loufoque apparaît un agent du DEA complètement dingue qui va enquêter à sa manière sur la présence de stupéfiants dans les lieux, le summum de la comédie débilo-jubilatoire sera alors atteinte... !

On se surprend à suivre les mésaventures de ce lot de personnages tous plus frapadingues les uns que les autres avec un plaisir non dissimulé. Comme quoi, un low-budget possède aussi ses armes pour parvenir à séduire un public. Car l'humour caustique omniprésent de BITE ME, vaut indéniablement le détour. Le comique, (qu'il soit issu de situations farfelues, ou de dialogues à pouffer de rires) tient ici un rôle prépondérant... et pour un réalisateur qui nous avait habitué au pire, c'est une excellente surprise. (référence aux nullissimes RAIDERS OF THE LIVING DEAD ou THE SCREAMING DEAD du même réalisateur). Les effets spéciaux rappellent les bons vieux Ray Harryhausen d'antan mais l'animation image par image est exploitée ici dans un but avant tout humoristique... Low budget oblige, on sent que le tournage a dû être effectué en un temps record mais l'on peut compter sans problème sur les scènes gores ou de soft sex habituels, seins et strings sont servis ici à volonté, pour garantir le fun (le DVD est estampillé Shock-O-Rama quand même). Si on résume, BITE ME! nous offre des personnages loufoques, de grosses bébêtes dignes des craignos monsters, des actrices sexy, des situations hilarantes, un esprit série B des plus fidèles, bref que du bonheur. Un très bonne surprise ma foi. Marc Evil

BLACK CADILLAC - John Murlowski, 2003, États Unis   

Trois jeunes du Minnesota s'éclatent dans un tripot des montagnes du Wisconsin. Le plus jeune est en train de perdre son pucelage dans l'arrière sale du bistrot, son grand frère fait le joli cœur avec une belle gonzesse sur la banquette arrière de sa voiture, tandis que le troisième larron, un trublion au visage balafré, sème la discorde avant de générer une grosse bagarre de saloon... Après quelques gnons et une démonstration radicale de frittage de gueule de la part du grand frère (quaterback émérite sur le point de partir pour Yale), le trio prend la poudre d'escampette direction le Minnesota. La route qui traverse la forêt est sinueuse et enneigée et la nuit est sombre... Et c'est alors que surgit une grosse Cadillac 1957 noire dont le comportement se montre aussi agressif que son moteur est ronronnant. Commence un jeu du chat et de la souris entre les deux véhicules qui sera aussi l'occasion pour chacun de nos trois gaillards de révéler sa véritable personnalité au grand jour.

On oscille entre DUEL pour le jeu pervers du véhicule oppresseur au conducteur inconnu et dont les motivations restent mystérieuses, et ENFER MECANIQUE (THE CAR) pour la présence lugubre et quasi-maléfique du véhicule inquiétant ; le tout transposé dans un cadre montagnard, un cadre hostile forcément propice aux poursuites casse-gueule. Mais John Murlowski n'est pas Steven Spielberg et on ne peut pas dire qu'il parvienne à rendre l'ambiance de son film franchement inquiétante. Cependant, il tire intelligemment son épingle du jeu en évitant de ne faire qu'un film de poursuite automobile en privilégiant le développement de ses personnages. BLACK CADILLAC parvient de ce fait à trouver un certain équilibre entre les apparitions toujours plus nerveuses de la voiture noire et les scènes de dialogues révélant petit à petit la personnalité de chacun. Intervient également un personnage de flic (Randy Quaid) au premier abord débonnaire mais qui s'avérera rapidement plus gênant qu'autre chose. Murlowski, responsable par le passé du sixième volet de la saga AMITYVILLE, aurait tiré cette histoire d'une expérience personnelle durant laquelle lui et ses potes auraient été pris en chasse pendant plusieurs heures par une voiture sur une route de forêt. Info ou intox ? L'anecdote est de toute manière plaisante à sa façon... Kerozene

The BLACK ROOM aka La chamber noire - Roy W. Neill avec Boris Karloff, Marian Marsh, Robert Allen
1935, États Unis, 70m, N & B 

THE BLACK ROOM s'ouvre sur le royaume des Bergmann, en fête suite à la naissance de deux jumeaux Gregor et Anton. Mais les festivités sont fortement contrariées par une antique prophétie qui assimile la naissance de jumeaux dans la famille Bergmann à la fin de leur dynastie. C'est pourquoi ces jumeaux vont être rapidement séparés puis éloignés l'un de l'autre, la malédiction prévoyant le meurtre du second par le premier. C'est ainsi que l'on retrouve cette petite principauté d'Europe de l'est près de 20 ans plus tard, ou Gregor De Bergmann règne en maître absolu, terrorisant à loisir les villageois et, aux dires de certains, séquestrant même d'innocentes jeunes filles dans son château. Le retour inopiné de son frère Anton ravive l'inquiétude de Gregor sur la malédiction familiale. De plus, bon, loyal et droit, Anton se voit rapidement gagner l'estime des habitants de la région. Après un dernier meurtre de jeunes filles, les villageois contraignent Gregor à abdiquer. Le sinistre personnage feint de se plier au verdict populaire mais ourdit sa terrible vengeance... Il jette son propre frère dans un puit, et se fait passer pour lui afin de reconquérir son propre royaume. Mais la supercherie ne pourra être masquée très longtemps, le naturel machiavélique et fourbe de Gregor refaisant rapidement surface.

Karloff, par son double rôle détonnant, écrase de sa présence ce bon thriller horrifique réalisé par le prolifique (plus de 100 films) Roy W. Neill (de son vrai nom Roland de Gostrie). Lorsqu'il interprète Gregor, personnage foncièrement mauvais, calculateur et tueur en série psychopathe, puis incarne Anton, qui est tout son contraire, force est de reconnaître qu'il porte littéralement le film sur ses épaules. Du côté mise en scène, rien à redire, les décors sont magnifiquement exploités, superbement mis en valeur par une photographie digne des plus grands, Whale ou Browning en tête. Quand à la pièce mystérieuse qui donne son titre au film, elle est toute simplement très noire et angoissante à souhait. A conseiller aux fans de Karloff et à tous les autres !... bien sûr. Marc Evil

The BLACK ROOM - Elly Kenner/Norman Thaddeus Vane avec Stephen Knight, Jimmy Stathis, Clara Perryman, Linnea Quigley, 1984, États Unis

Y a de ces films qui sont inconnus et qui n'inspirent pas confiance dès les premières minutes. On débute dans le décor principal du film, la chambre noire, illuminée par quelques chandelles et une table transparente lumineuse et la vue d'un couple nu qui se fait des mamours et la caméra bouge. En principe, j'ai pour mon dire que la mise en scène reflète rapidement l'intention et l'expérience du réalisateur, ici on tourne n'importe comment, n'importe ou et on recommence, comme si le steadycam venait de débarquer d'un bateau. Grosso modo, le couple est tué, un certain Larry va louer la chambre pour venir faire la galipette l'après-midi. Le hic, c'est que le propriétaire et sa soeur tuent les gens pour procurer du sang au proprio, atteint d'une maladie rare...

D'une platitude incommensurable. J'ai regardé pour la présence au générique de Linnea Quigley. Elle n'apparaît que quelques minutes à la fin dans un non-rôle bien futile. Pénible. Offert dans un coffret DVD à rabais de la compagnie Brentwood appelé INVASION OF TERROR comprenant le cultissime The GIANT SPIDER INVASION de Bill Rebane. Mario Giguère

BLADE II aka Blade 2: Bloodlust aka Blade 2: Bloodhunt - Guillermo Del Toro, 2002, États Unis, 117m

Blade est de retour avec ses lunettes de soleil, son manteau de cuir et ses steppettes rapides. Cette fois, il devra s'allier avec les vampires qu'il haït tant pour combattre une nouvelle forme de créature beaucoup plus dangereuse se propageant à une vitesse éclair parmi la population: les " Reapers ". Ces créatures surhumaines réservent plusieurs surprises à Blade et sa nouvelle équipe (le Bloodpack) qui, disons, ne s'entendent pas sur tous les points...

J'ai détesté le premier BLADE, ça y'a pas de doute. Une effroyable chose remplies d'imbécillités et d'ennui conçue derrière un écran d'ordinateur et ce, malgré un départ plutôt amusant (avec Traci Lords en plus ! ). Bien sûr, le tout avait dégringolé en moins de deux alors pour ce qui est de cette suite, je ne m'attendais pas à grand chose mais le seul nom de Del Toro piqua ma curiosité.

Je suis bien content d'avoir osé jeter un oeil sur ce film, c'est du pur divertissement accompli avec plaisir et talent ! Bon, d'accord, il y a un peu trop de CGI à mon goût également, mais si on laisse de côté tout ça, on s'y amuse beaucoup. On sombre dans un monde malsain bien plus intéressant que le premier et l'ajout de ces nouvelles créatures pratiquement indestructibles et forts nombreuses améliore d'autant plus la sauce. Del Toro s'en est donné à coeur joie et ça se sent, ça en devient même contagieux. Plusieurs ont probablement détesté ou n'ont donné aucune chance au film, mais de mon côté, je me suis bien marré et je ne bouderai pas mon plaisir. On a même droit à une apparition de Donnie Yen et Santiago Segura qui, lui, se retrouve dans une scène particulièrement mémorable. Faites confiance à Del Toro et jugez par vous-même ! Un divertissement de taille. Bad Feeble

BLADE: TRINITY - David S. Goyer, 2004, États Unis

Blade est de retour, et pour sa troisième aventure cinématographique, il ne fait pas dans la dentelle: bastons, gunfights, équarrissage de vampires, poursuite en voiture... On commence sur les chapeaux de roue et on se délecte de ces scènes décomplexées qui rappellent que ces films sont sans doute les seuls à posséder un réel décalage entre le sérieux du personnage, son attitude suffisante et l'esprit foncièrement fun et décontracté du concept. Il suffit de regarder une boursouflure comme xXx pour se rendre compte que de mettre en avant un personnage qui roule des mécaniques en en faisant des tonnes tout en restant appréciable et digeste, ça ne se fait pas si facilement.

Mais si l'ouverture pétaradante fait office d'entrée gastronomique, le reste du repas n'est malheureusement pas à la hauteur. Blade se retrouve bien malgré lui épaulé par des jeunes chasseurs de vampires (dont la top bandante Jessica Biel) qui vont injecter une dose de jeunisme étonnement pas toujours male venue (mais parfois lourde - style je fais de la pub pour i-pod), mais souvent indésirable car provoquant une forte baisse de régime. Nos héros vont ensuite faire face au vampire ultime: Dracula lui-même.

Au final, le film alterne entre les bonnes idées - comme un garde-manger rempli d'humains sous vide, quelques bons gags cyniques, un Dracula qui termine le film avec un look de monstre réellement impressionnant - et les mauvaises - Biel et son i-pod, Dracula et son mimétisme, pleins de blagues de sidekicks foireuses (merci Ryan Reynolds) et une méchante trop caricaturale (Parker Posey). Dommage pour David Goyer, scénariste attitré de la série, qui ne signe pas un mauvais premier film (soyons honnête, il reste regardable et divertissant), mais signe le moins bon de la série. Kerozene

BLAIR WITCH 2: LE LIVRE DES OMBRES aka BOOK OF SHADOWS: BLAIR WITCH 2 - Joe Berlinger, 2000, États Unis

Après la sortie du film BLAIR WITCH PROJECT, de nombreux fans se sont rués sur les lieux du tournage, histoire de bien se foutre les choquottes. D'autres, un peu plus finauds, ont décidé d'exploiter le filon en vendant toute une série de babioles en références au film. C'est le cas de Jeff, un fou de vidéo qui pousse le bouchon jusqu'à organiser une visite guidée des lieux maudits. Ses premiers clients forment le parfait groupe d'ados clichés: un couple qui travail sur la légende depuis un an, une fille gothique qui boit et se drogue, et une superbe créature du nom d'Erica qui prétend être une sorcière. Le groupe passe la nuit dans les ruines de sinistres réputations au milieu des bois, le couple révise ses notes, Jeff installe ses caméras, et tous finissent par se défoncer la tête à coup de whisky-mariejeanne. Le lendemain, leur campement est dévasté, les notes sont réduites en miettes, les caméras sont réduites en miettes, et personne ne se souvient des événements de la nuit précédente. Pourtant, les cassettes vidéo sont là, cachées sous des pierres. Jeff invite ses nouveaux potes chez lui afin de visionner les bandes dans l'espoir de trouver une réponse à leurs questions. Commence alors une plongée paranoïaque dans l'horreur !

Il faut être honnête: ce film m'a complètement bluffé ! Si le début n'augure rien de bon avec son introduction pseudo-docu (le documentaire étant le terrain de prédilection de Joe Berlinger), et sa présentation d'ado casse-couilles, le déroulement des événements emprunte une direction totalement inattendue. Le spectateur plonge alors dans un délire devant lequel les protagonistes sont totalement perdus. L'ambiance devient rapidement inquiétante, voire même carrément effrayante. Les bandes vidéos dévoilent peu à peu les étranges événements survenus lors de cette fameuse nuit, pendant que chacun y va de ses propres hallucinations cauchemardesques: des visions de morts, des apparitions de fantômes d'enfants, des éléments apparaissent et disparaissent sans aucune explication rationnelle. J'ai personnellement mordu à l'hameçon et me suis fait captiver par cette histoire qui, à l'instar de BLAIR WITCH PROJECT (que j'ai trouvé moins bon), ne dévoilera jamais le fin mot de l'histoire. Vraiment une bonne surprise. Kerozene

On passe les 30 premières minutes à nous répéter que LE PROJET BLAIR WITCH n'est qu'un film, autant par le dialogue que par l'approche de la réalisation. Ensuite on essaie de nous faire peur et on tente de recréer un nouveau mystère en racontant, en flashback, une nuit qui est différente selon les personnages, à la Rashomon, pour terminer avec des révélations au poste de police qui escamotent tout le reste ! J'ai eu l'impression de m'être fait berner dès la première minute, le postulat post-moderniste par excellence, reprit par les Kevin Williamson et Wes Craven de ce monde, voir les SCREAM, ou encore un FREDDY ou le dernier CHUCKY, ne fonctionne pas plus ici qu'ailleurs pour moi. L'idée que l'on regarde un film ou des acteurs nous répètent que les autres films ne sont que cela, des fictions, pour essayer de renouveler les frissons par la suite ne tiens pas la route. À vouloir se foutre de la gueule des spectateurs, plusieurs étant déjà échaudés par le bluff du premier film, Berlinger a fait un superbe bide au box office et je peux facilement le comprendre. Tout cela indépendamment des qualités de l'oeuvre de fiction, de la réalisation, c'est l'intention de base qui m'apparaît complètement décalée par rapport au premier film. Je le classe quand même dans: "à revoir dans quelques années pour se refaire une idée sans préconception". Mario Giguère

BLEED - Devin Hamilton/Dennis Petersen, 2002, États Unis

Une jeune femme au sombre passé ( Debbie Rochon ) repart à zéro en se trouvant un nouveau travail et en commençant une relation amoureuse avec son patron. Lors d'un party entre amis, ce dernier lui explique que sa bande ont créé un " Murder club ", un groupe secret dont les membres sont tous des assassins. Voulant absolument faire partie de la bande, la gentille dame va tuer une inconnue dans un stationnement pour finalement apprendre que le club en question n'est qu'un canular créé par son copain dans le seul but de la faire marcher. Pendant ce temps, un tueur masqué assassine tous les membres du club.

Si ce film ne mettait pas en vedette Debbie Rochon, vous pouvez être sûr que je n'aurais jamais visionné cette daube. Le récit est ridicule et devient parfois incompréhensible à cause des deux intrigues parallèles. Les idioties commises par les personnages sont mise en valeur par le jeu particulièrement mauvais des comédiens, Debbie incluse, qui lisent littéralement leur texte à la caméra. Rajoutez à ça de la nudité tellement gratuite que ça devient énervant, une photographie digne des pires films étudiants et un caméo risible de Lloyd Kauffman et vous obtenez BLEED, un beau gros navet SOV tourné en vidéo qui réussit au moins à tuer le temps si l'on a en soit un tempérament un peu maso.

Le DVD contient en easter eggs deux courts métrages étudiants particulièrement affreux. Oncle Freak

1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z

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BUD SPENCER ET TERENCE HILL

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