1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z


the WALKING DEAD - Michael Curtiz, 1936, États Unis             

John Ellman (Boris Karloff) est un pauvre bougre qui vient de sortir de prison. Manque de chance, il va se retrouver au centre d'une machination visant à l'assassinat d'un juge par une bande de gangsters. Il est condamné à mort pour ce meurtre et électrocuté. Un savant, apprenant son innocence , utilise une invention pour la ramener à la vie. C'est plutôt sympa de sa part, il était pas obligé...Seul problème : Ellman a perdu la mémoire, excepté en ce qui concerne ceux qui l'ont fait condamné. Sacré mémoire sélective. Et en avant la vengeance !!!  Sympathique film de Michael Curtiz, LE MORT QUI MARCHE se regarde avec plaisir (surtout après Zoltan...)et Karloff fait de l'effet dans son rôle de victime. Abronsius

WANTED aka Recherché -.Timur Bekmambetov avec James McAvoy, Angelina Jolie, Morgan Freeman, Thomas Krestschmann, Terence Stamp, Rashid "Common" Lynn, Konstantin Khabensky, David O'Hara,.2008, États Unis/Allemagne/Russie, 110m

Employé de bureau écrasé par sa supérieure et trompé par sa copine, Wesley Gibson apprend d'une belle et mystérieuse jeune femme, Fox, qui lui a sauvé la vie, que son père, assassiné tout récemment, était un tueur redoutable faisant partie d'une organisation millénaire secrète appelée la Fraternité. Destiné à joindre ce groupe d'assassins, qui tue secrètement les personnalités les plus néfastes du monde afin de sauver l'humanité, Wesley se laisse convaincre par le chef Sloan de débuter un entraînement très exigeant, sous la supervision de Fox et de d'autres membres, afin d'apprendre à devenir un tireur d'élite comme son père. Après deux assignations couronnées de succès et une erreur qui coûta la vie à un confrère, Wesley part pour l'Europe, où il reçoit enfin la mission d'affronter l'assassin de son père, le redoutable Cross, qui serait devenu d'après Sloan un renégat au sein de la Fraternité. Mais au cours de son périple, Wesley découvre que la vérité concernant le décès de son père est bien plus surprenante qu'il ne l'aurait imaginé.

Avant de pouvoir compléter sa populaire trilogie commencée avec "NIGHT WATCH" et "DAY WATCH", le réalisateur russe Timur Bekmambetov s'est vu offrir la chance de mettre en scène un premier film hollywoodien, en adaptant pour le grand écran un populaire roman graphique, tendance qui se révèle fortement à la mode ces dernières années. L'on retrouve cependant dans "WANTED" des éléments similaires à ceux explorés par l'auteur dans sa trilogie russe, en particulier sur les puissances occultes où les organisations secrètes, dont les membres peuvent se moquer des lois les plus élémentaires de la physique (voitures acrobatiques, pouvoir de contrôler les trajectoires des balles de fusil). Si le traitement d'ensemble se voulait parfois empesé, emphatique, et rempli de longueurs dans "NIGHT WATCH" et surtout dans "DAY WATCH", il se veut bien plus léger dans "WANTED", dont le récit va à l'essentiel sans perdre de temps, traitant même avec humour son sujet, afin que le spectateur puisse mieux en digérer toutes les invraisemblances. La mise en scène se veut stylisé jusque dans les scènes d'action, qui abusent parfois du ralenti. Pourtant, si on ne s'y ennuie pas, on a l'impression que malgré les efforts de Bekmambetov, le film n'est ni meilleur, ni pire que d'autres longs-métrages du même genre, comme si la mécanique tournait un peu trop à vide. Cela est sans doute redevable aux effets spéciaux parfois inachevés, à un suspense inégal, et à un sentiment de déjà-vu dans quelques scènes. Soyons beaux joueurs néanmoins, car sans être exceptionnel, il s'agit d'un divertissement honnête qui devrait satisfaire sans trop peine un public peu exigeant. Le jeune James McAvoy apparaît comme un talent très prometteur, alors qu'Angelina Jolie, égale à elle-même, n'a plus rien à prouver dans ce film d'action. Mathieu Lemée

WAR aka Guerre - Philip G. Atwell avec Jet Li, Jason Statham, John Lone, Devon Aoki, Ryo Ishibashi, Luis Guzman, Saul Rubinek, Sung Kang, Nadine Velasquez, Kenneth Choi, 2007, États Unis/Canada, 103m

Un agent du FBI, Jack Crawford, jure d'avoir la peau d'un mystérieux assassin japonais, Rogue, responsable de la mort de son partenaire et de sa famille. Lorsque Rogue réapparaît plusieurs mois plus tard après avoir subi une chirurgie esthétique, Crawford se remet en chasse, bien décidé à coincer le redoutable tueur. Celui-ci manigance cependant secrètement une guerre entre le chef des triades chinoises de San Francisco et le grand patron des yakuzas au Japon. Bien qu'il ne comprenne pas ses véritables intentions, Crawford persiste à vouloir retrouver Rogue pour le tuer et assouvir sa vengeance. Mais la réalité n'est pas ce qu'elle semble être, et au moment de l'affrontement final entre les deux hommes, une surprenante vérité sur leurs passés sera dévoilée.

Rien de nouveau sous le soleil dans le scénario de ce film qui constitue un amalgame peu original d'éléments tirés des films de samouraïs japonais ("YOJIMBO"), des polars de Hong Kong et des westerns-spaghettis ("A FISTFUL OF DOLLARS"). Le réalisateur a même semblé, comme la plupart de ses confrères, vouloir américaniser ces emprunts par souci de supposé réalisme. Mais comme il est originaire du milieu du vidéoclip, ce souci est vite effacé par l'emploi d'effets tape-à-l'oeil faciles, et par une simplification des scènes impliquant des combats d'arts martiaux, malgré la mention du bien connu Corey Yuen au générique comme chef-chorégraphe. L'ensemble ne maintient l'intérêt que par le grand nombre de scènes d'action et leur férocité, une pincée de nudité et un rebondissement final assez bien amené pour surprendre le spectateur. Pourtant, on reste sur sa fin car l'affrontement annoncé entre Jet Li et Jason Statham est loin d'atteindre l'envergure qu'on attendait. Les acteurs d'ailleurs ne semblent pas croire entièrement au projet et cela parait dans leur jeu malgré leur professionnalisme évident. Un film moyen qui divertit au minimum, sans plus. Mathieu Lemée

WAR OF THE PLANETS aka Terrarium - Mike Conway avec Tim Daley, Sheila Conway, 2003, États Unis, 81m

Il y a des limites à arnaquer les amateurs. Lion's Gate (la division Canadienne s'appelle maintenant Maple Films, que c'est original), pourtant réputée maison de production, distribue de plus en plus de films indépendants au budget de peau de chagrin. On frappe le fond du baril avec cette belle présentation alléchante qui cache un film amateur des plus ennuyants.

Douze volontaire sont partis coloniser une nouvelle planète, mais ils atterrissent d'urgence, je sait pas vraiment si c'est à la bonne place. En train de dégeler dans leur boîte à savon, ils sont attaqués par un gars dans un costume de gorille. Au bout d'une demie-heure, pétoche, ils sortent du vaisseau, mais ils sont isolées par une barrière de plexiglass. Attaqués par des "petits gris" sans expression, une guerre sans merci commence, guerre contre le pauvre spectateur, qui va perdre en fin de compte.

Si vous rigolez à chaque fois que vous voyez un gars dans un costume de gorille, vous rigolerez, sinon, visionnez autre chose ou envoyez une lettre d'insultes à Lions Gate ! Le moindre petit travail d'éclairage aurait pu améliorer le rendu final, pas de chance, les leçons de Roger Corman n'ont pas été retenues par cette équipe réduite. Mario Giguère

WAR OF THE WORLDS - Byron Haskin, 1953, États Unis

Un brillant scientifique ayant fait la couverture du NY Times se fait écoeurer pendant son weekend de pêche par un petit sheriff qui badtrippe parce qu'une comète géante s'est écrasée tout près. Faisant semblant de s'intéresser à la chose, le brillant scientifique lui offre du poisson.

Rendu sur le site, notre brillant scientifique joue les modestes afin de conquérir l'entrejambe broussailleux de la nièce du pasteur du coin puis, révélant soudainement sa véritable identité, impressionne doublement la jeune étudiante à l'hymen intact. Voyant que le garagiste du coin a les choses bien en main question météorite (il frappe dessus avec une pelle), il fait preuve de beaucoup de subtilité en demandant à sa jeune proie où il pourrait bien s'amuser dans ce patelin. Il feint toujours de s'intéresser à la grosse roche fumante, mais prétexte que celle-ci est trop chaude pour être étudiée dès maintenant et le voici qui "hit the town" au bras de la jeune donzelle qui lubrifie déjà son tunnel d'amour devant ses manières calculées.

Pendant la soirée (sets carrés et danse en ligne), le brillant scientifique ayant fait la couverture du NY Times fait tourner et swinger en toute chasteté son escalope de pureté devant les yeux approbateurs de son oncle chrétien. Alors qu'il avait tout bon et que même tonton était dans la poche (il le mentionne à sa nièce avec un semblant de droite au menton sympathique : I like him, ce qui pourrait laisser entendre une problématique homosexuelle, sinon incestueuse), alors donc qu'il ne lui restait plus qu'à allonger la minette, faire sa besogne et retourner à son microscope, un petit pépin avec l'électricité et une invasion extraterrestre met soudain fin à la soirée et aux plans libidineux de notre homme.

Tout le monde s'excite pour rien alors que les créatures en plasticines venues de Mars détruisent toutes les grandes villes de la terre et que les forces militaires - et même la bombe A - n'y peuvent rien. Notre brillant scientifique, qui en a vu bien d'autres formes de vies à trois yeux avant ces envahisseurs, reste calme et cherche à retrouver sa vierge (qu'il a perdu lorsque la pègre a attaqué son autobus scolaire) dans toute cette cohue, au cas où il pourrait pas l'offrir en sacrifice aux Martiens en échange d'un billet pour les Caraïbes. Mais, comme c'était à prévoir, les machines infernales venues de l'espace viennent à cours de batteries et s'écrasent, la grippe intestinale ayant eu raison des pilotes. L'humanité est sauvée et l'ordre rétabli et la pucelle dans les bras de notre conquérant.

On voudrait bien se faire croire que le sous-texte religieux et politique (l'absence de chinois et le contexte de la guerre froide) fait de ce film une oeuvre intéressante, mais rien ici de suffisant pour nourrir les 85 minutes de cette oeuvre ambitieuse (2h avec les annonces) - oh y a bien quelques stratégies de montage ayant grandement influencé l'industrie de la porno (la réutilisation de plans pour étirer les scènes), mais on y réfléchira somme toute assez peu. Memorial BBQ

WAR OF THE WORLDS aka La Guerre de Mondes - Steven Spielberg avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin, Miranda Otto, Tim Robbins, Rick Gonzalez, 2005, États Unis, 116m

Un opérateur de grue dans le port de New Jersey, Ray Ferrier est un père divorcé qui a la garde partagée de ses deux enfants, Robbie et Rachel. Alors qu'il les héberge chez lui depuis quelques heures, une curieuse tempête approche. Parti à la recherche de Robbie qui lui a emprunté sa voiture, Ray constate que la tempête a provoqué une panne générale d'électricité et qu'un groupe de gens est rassemblé autour d'un cratère sur la route laissé par la foudre. Une étrange machine sur trois pattes en sort et se met à tuer tout ce qui vit aux alentours. Ray parvient à s'échapper et décide de fuir pour rejoindre son ex-femme Mary avec les enfants. Bien vite, plusieurs machines étranges marchent dans la ville et détruisent tout sur leur passage. Il s'agit bien sûr d'une invasion de la Terre par des extraterrestres extrêmement plus évolués que nous au plan technologique. Ray constate vite que cette invasion est présente partout et que les militaires semblent aussi désemparés que les civils. Bien qu'une apocalypse semble inévitable, Ray fait tout ce qu'il peut pour emmener ses deux enfants à Boston où il présume que son ex-femme a trouvé refuge tout en échappant à la menace des créatures extraterrestres. Son odyssée sera cependant bien difficile, les humains pouvant être aussi dangereux dans une situation de panique que les extraterrestres qui attaquent la Terre.

Steven Spielberg nous avait habitué à présenter des sympathiques extra-terrestres dans des films comme "E.T." et "CLOSE ENCOUNTERS OF THE THIRD KIND". Pour la première fois de sa carrière, il fait un virage surprenant à 180 degrés et nous montre des visiteurs venus d'ailleurs pas gentils du tout en adaptant le célèbre classique de H.G. Wells. Pour éviter toute comparaison avec l'adaptation précédente faite par Byron Haskin dans les années 50, Spielberg écarte du revers de la main le point de vue militaire, scientifique et religieux (ce qui aurait été pompeux il faut dire!) et se concentre sur un petit groupe de civils ordinaires, ce qui veut dire que l'intrigue est beaucoup plus fidèle au roman (dont la narration est d'ailleurs à la première personne) que celle d'Haskin, même s'il y a quand même de nombreuses libertés qui ont été prises. Malgré toutes les réticences que l'on peut porter aux trucages par ordinateur où à l'oeuvre entière de Spielberg, le film est impressionnant. Le réalisateur a su respecter l'intelligence du spectateur, surtout celui qui connaît trop bien cette histoire, en évitant le moralisme pompier et le patriotisme inhérents aux films d'invasions extraterrestres comme "INDEPENDENCE DAY" par exemple. Avec l'aide d'un savant jeu de montage, d'une utilisation précise du son (qui rappelle presque "CLOSE ENCOUNTERS...") et d'une photographie exceptionnelle jouant sur des teintes rouges (avec beaucoup de sang et de gore!!!), bleues et grises, Spielberg parvient (encore!) à flanquer une peur bleue et à surprendre le public pourtant préparé à ce genre de récit et donc difficile à étonner. Les développements de l'intrigue sont menés à fond la caisse, jouant sur la même catharsis que "JAWS", "DUEL" et "JURASSIC PARK", comme quoi Spielberg n'a pas perdu la main en matière de suspense. Seule la scène finale, peu crédible, trop mélodramatique et à l'hollywoodienne représente une lacune (comment croire qu'il n'est rien arrivé à l'ex-épouse après tout ce qu'on a vu et subi? Ca ne colle pas!). Les effets spéciaux sont brillamment employés et l'humour n'a pas été oublié (le panneau "SLOW" sur la route où tout le monde court comme des fous pour échapper à la mort) malgré la tragédie de cette histoire. Les acteurs sont bons (sauf Tom Cruise qui a encore les même tics fatigants dans son jeu), surtout la petite Dakota Fanning et Tim Robbins dans un petit rôle d'homme disjoncté. Notons l'apparition de Gene Barry et Ann Robinson, les deux vedettes du "WAR OF THE WORLDS" d'Haskin. Mathieu Lemée

H. G. Wells THE WAR OF THE WORLDS - Timothy Hines avec Anthony Piana, Jack Clkay, James Lathrop, 2005, États Unis, 179m 

Rapidement, parce qu'on connaît l'histoire, les martiens débarquent sur terre pour la dévaster, se nourrir des humains en attendant de reformer le paysage à leur convenance. C'est sans compter les terribles microbes terriens !

Première adaptation du roman de H. G. Wells qui se situe sur le bon continent et à la bonne époque. Tournage vidéo et effets digitaux maison pour une adaptation de près de trois heures. Faut dire que Timothy Hines adapte et édite en plus de réaliser... avec des moyens limités. C'est là que la déception est vive, parce que les premières images étaient porteuse d'un certain espoir qui sera vivement déçu. Comédiens amateurs, fausse moustache, montage qui aurait eu besoin d'être resserré et des effets visuels qui jurent en toute occasion. Si les dernières machines martiennes ont un certain look intéressant, les premiers tripodes sont trop modernes et pas très réalistes. Idem pour tous les effets de flamme, les faux édifices, les ciels parsemées de galaxies ! Tout cela pourrait toujours être pardonné si le reste avait un peu plus de sérieux, mais on en parvient pas un instant à embarquer dans ce long montage photoshop. Comme un semblant de CAPTAIN SKY AND THE WORLD OF TOMORROW réalisé dans le sous-sol.

Je m'y suis reprit à cinq fois pour le regarder au grand complet, et c'est un de mes romans préférés et j'aurait tellement aimé vous dire que c'était mieux que la version de Spielberg, mais non. Décevant. Mario Giguère

H. G. Wells' WAR OF THE WORLDS - David Michael Latt, 2005, États Unis 

Un astronome du nom de George Herbert se sépare de sa charmante épouse et de leur petit garcon lorsque d'étranges météorites s'écrasent sur terre. Il s'agit en fait de vaisseaux extraterrestres qui laissent bientôt s'échapper de formidable machines qui détruisent tout sur leur passage. Essayant péniblement de rejoindre sa famille à Washington, il rencontrera un soldat, un prêtre et une foule de survivants devenus les proies des horribles trucs choses.

Mauvais, rien que mauvais. Un semblant de scénario construit sur les bases d'un formidable roman et aux extraits ressemblant étrangement au scénario du film tourné par Spielberg, mais sans l'intérêt. Des acteurs sans direction limite risibles, avec un jeune garçon aux cheveux bouclés qui ressemble à... Dakota Fanning, un comble ! Les Martiens... arrghhh, des machines qui ressemblent à des scarabés, donc avec 6 pattes, pas crédibles dans leur animation digitale bâclée, des effets mécaniques gores cheap et surtout une bestiole finale que l'on a de la peine à reconnaître: imaginez une pizza verte géante avec quatre tuyaux de sécheuse peinturés en brun comme pattes, vous êtes en plein dans le mille. Acheté par erreur parce que je croyais avoir la version britannique sortie simultanément, je n'avais pas beaucoup d'attentes. Le clou final planté dans le cercueil est probablement dans les extras ou l'on doit forcer le jeune acteur pour qu'il dise finalement, promesse de lecteur dvd gratuit, que le réalisateur est bon... Mario Giguère

2005, l'année de " La guerre des mondes " : Spielberg cartonne avec son blockbuster, un cheapie de triste réputation appelé THE WAR OF THE WORLDS et tourné en réalité un an plus tôt par Timothy Hines débarque de nul part et il y a cette production The Asylum, la boîte qui pompe sans vergogne les gros succès du moment de manière si décomplexée qu'on se croirait revenu dans les 80's, quand les italiens procédaient de la sorte. Que vaut donc le film de David Michael Latt ? Avec le budget PQ du film de Spielby, le monsieur ne s'en sort finalement pas trop mal, non pas que son film soit une réussite, mais il se regarde avec un certain amusement. C. Thomas Howell y incarne George Herbert, un astronome cherchant à rejoindre sa famille à Washington après que son village ait été rayé de la carte par une espèce de gigantesque insecte mécanique (il aurait pu figurer dans STARSHIP TROOPERS) en CGI tout pourri (ah ben non) qui balance des lasers réduisant les pauvres humains en cendre. Les routes n'étant plus praticables, George se rend à la capitale à pied, fait un bout de chemin avec un soldat rescapé avec qui il sympathise, retrouve son frère mourant, fait la connaissance d'un curé qui a la fâcheuse manie de sermonner du matin au soir, esquive quelques attaques extra-terrestres, se retrouve coincé dans une cave investie par un tentacule belliqueux (scène entièrement pompée de la version Spielberg), inocule le vaccin de la rage à l'ennemi, retrouve son poto le soldat sous les ordres d'un officier illuminé autoproclamé chef du monde (Jake Busey et son sourire chevalin) et arrive enfin dans un Washington en ruine où l'attendent sa femme et son fils.

Avec quelques figurants, des décors qui peinent à faire illusion (trois bagnoles fumantes, des briques et de la tôle pour simuler les effets de la dévastation), les CGI précédemment cités et deux ou trois tentacules en latex grossier et des acteurs qui jouent comme des manches, cette version possède un certain charme naïf qui le rend gentiment attachant. Dommage que le script insiste à ce point sur le personnage du curé de campagne donc les incessantes bondieuseries finissent par avoir raison de notre indulgence. Latt a voulu s'exprimer sur la fragilité des fondements de la foi ? Il réussit surtout à perdre son audience. Celle-ci est heureusement récupérée après sa disparition suivie du retour de l'ami soldat, et Latt de se lâcher sur les militaires mégalos - un bon point qui séduit forcément. Cette adaptation est donc légère comme un marshmallow, pas prétentieuse pour un rond et amusante dans ses maladresses et ses défauts, il n'y a donc aucune raison de la bouder. En même temps il n'y a pas spécialement de raison de courir après non plus. Le film a plutôt bien marché puisqu'en 2008, Howell réalise lui-même la suite, WAR OF THE WORLDS 2: THE NEXT WAVE, dans laquelle il se met en scène comme un grand. Kerozene

The WARNING aka Alien Warning aka Without Warning aka It Came Without Warning - Greydon Clark, 1979, États Unis, 89m

Difficile de démarrer un résumé de ce film sans vouloir en divulguer quelques-unes de ses surprises amusantes alors passons pour le moment. On patauge ici dans le terrain d'un film simplet à petit budget qui, pour une fois, l'utilise à son avantage de façon admirable. En gros, on se retrouve avec une invasion extraterrestre comme nous l'indique ces titres alternatifs, mais il ne faut pas s'attendre à des monstres partout comme à l'habitude, préférant plutôt jouer le tout sobrement avec un seul de ces êtres venus d'ailleurs. On remet même pratiquement cette histoire à l'arrière-plan pour laisser place aux quelques personnages du récit habitant, bien sûr, dans une de ces villes au milieu de nul part où des champs sont présents à perte de vue.

Parsemé de moments grotesques (des genres de frisbees vivants et cannibales étant l'arme de choix du E.T.), le résultat demeure tout de même captivant et parfois même, creepy. On y est allé avec une approche de la vieille école ce qui ne fait qu'ajouter au charme et à l'inventivité de la production dans laquelle le alien nous est gardé pour la finale et c'est franchement réussi. Clark la joue classique et opte plutôt pour laisser son cast l'impressionner. En effet, on se retrouve avec deux inconnus en tête (Christopher Nelson et Tarah Nutter, honnêtes), mais on est également choyé par la présence de Martin Landau en cynique un peu crinqué et Jack Palance en dur à cuir au bon coeur. Le film marque également la première apparition du rouquin de télé David Caruso et même Cameron Mitchell s'y ajoute pour une brève apparition. Laissez-vous tenter par une invasion et pas une barbare svp ! (elle est bonne, hein ?!...) Bad feeble

WAXWORK 2: Perdus dans le temps aka Musée de cire 2 aka Waxwork 2: Lost in Time - Antony Hickox avec Zack Galligan, Monika Schnarre, Bruce Campbell et David Carradine ainsi que des invités comme Alien, Godzilla, Frankenstein, Nosferatu, Jack l'éventreur, etc... , 1992, États Unis, 95m

Je n'ai pas vu le premier. Mais il semble que dans un musée de cire tenu par un original, les créatures qui le composent se sont mises à prendre vie (loup-garou, vampires, etc.)... Les deux héros Mark et Sarah en ressortent vivants... Mais la main coupée d'un des mannequins (clin d'oeil à evil dead 2) suivra Sarah et tuera son beau-père... La voilà soupçonnée de meurtre et personne ne veut les croire sur la mort morte-vivante... Ils doivent trouver les preuves. Grâce à en enregistrement du défunt propriétaire du musée, ils pourront passer "de l'autre coté du miroir" pour trouver la preuve tant désirée... Chacun à leur tour ils se retrouveront dans la peau de différent personnage de fiction. En passant par Alien, Frankenstein, un film en noir et blanc croisement entre Legend of the Hell house et Hantise... puis se retrouveront dans le passé, à l'époque du roi Arthur pour combattre un chevalier-sorcier... Durant le duel, le héros et le méchant passeront d'un monde à l'autre, d'un film à l'autre... en changeant chaque fois de vêtements... Ils se battront devant Jack l'éventreur puis devant Nosferatu (suivis par Jack qui se fera tuer par le vampire...)... Puis se retrouveront dans le centre commercial de Dawn of the dead (durant la scène ou les pillards attaquent)... etc...

C'est donc un film assez sympa mais pas un chef d'oeuvre. C'est un hommage aux grands films d'horreur mais c'est plutôt mal fait. Alien est raté, idem pour les zombies. Ils ne reprennent pas des images des originaux mais le clin d'oeil est là et les connaisseurs peuvent s'amuser à reconnaître les films. Je ne sais pas quel arole joue Bruce Campbell dans le film... Enfin pour finir, ils trouveront une main coupée à un zombie dans le centre commercial mais Mark sera perdu dans le temps... A sa sortie du procès, Sarah recevra une lettre jaunie que quelqu'un a déposé des siècles plus tôt... (Tlm a reconnu Retour vers le futur 2 ?) Dragonvolfied

WEBS - David Wu, 2003, États Unis

A Chigago, une équipe d'ouvriers électriciens examinent une étrange source d'énergie dans un bâtiment abandonné. Et par erreur ils activent un portail et se retrouvent dans une version étrange de Chicago. Tout est désert, des toiles d'araignées pendant partout... Un des leurs est alors attaqué et tué par un humanoïde aux longues griffes et à la bouche énorme remplie de petites dents. Un petit groupe de survivants les sauve et les cache.

Ces derniers leur explique qu'une araignée géante a débarqué (d'une autre dimension ou de l'espace, me souviens plus...) et a commencé à exterminer la population. Elle bouffe la plupart des gens, mais elle peut aussi se créer une armée de soldats. Pour celà elle zombifie les humains, les transformant en hommes araignées cannibales. N'ayant presque plus rien à se mettre sous la dents, notre reine est contente d'apprendre qu'il y a moyen de traverser les dimensions pour gagner un nouveau garde-manger... C'est à notre petit groupe de survivants (la plupart anonymes, qui sont là pour se faire tuer) de l'en empêcher et d'essayer de retourner dans notre dimension.

Un très bon petit film sans gros budget en dvd "Prix sympa", dans la collection Universal. Je suis bien content de l'avoir découvert. Il s'agit d'un mélange entre Dawn of the dead et un film d'araignées géantes. Effectivement, à l'instar du pilote de l'hélico dans Dawn, un survivant zombifié par la reine reviendra sur les lieux ou il résidait avec ses amis pour guider les hordes de soldats-araignées. Pas de gros effets spéciaux, l'araignée géante est bien faite même si on la voit assez peu. Les "zombies" ont juste de grosses pattes et une bouche bizarre comme maquillage mais ils sont bien convaincants. On n'assiste pas aux transformations. En revanche les morts ne sont pas dissimulées et on a droit à de beaux combats. Notamment celui ou le meilleur combattant des survivants se dresse seul face aux ennemis.

Sinon un bon jeu d'acteurs, un scénario qui tient la route et nous captive jusqu'au bout sans nous laisser nous endormir dans des scènes lourdes entre les scènes d'action. Des acteurs principaux (Richard Grieco, Kate Greenhouse et Colin Fox), je ne connais que Colin Fox qui a joué dans la bonne petite série fantastique: Les Chroniques de l'étrange. Niveau décors c'est le minimum. Tout se joue dans l'obscurité, souvent sous une lumière verdâtre assez surréaliste. Et la plupart du temps, l'action se déroule dans des bâtiments délabrés Dragonvolfied

WEEKEND WITH THE BABYSITTER - Tom Laughlin avec George E Carey, Susan Romen, Luanne Roberts, 1971, États Unis, 93m

Un scénariste d'âge mur se retrouves seul lorsque sa femme part chez sa mère une fin de semaine. Y la babysitter qui est là par erreur qui se met à lire le scénario que George, réalisateur, s'apprête à tourner. Trouvant les dialogues nuls, Candy propose à George de passer la soirée avec ses copains pour voir ce qu'est la réalité des jeunes d'aujourd'hui et comment ils parlent. George va danser, fumer un joint, faire de la moto avec Candy qui a définitivement un oeil sur lui ! Pendant que les tourtereaux vivent de beaux instants d'intimité, la femme de George n'est pas avec la belle-mère, mais aux prises avec son pusher, qui l'oblige à utiliser le yatch familial pour compléter une importante transaction de drogue. Sapristi !

Deux ans après THE BABYSITTER on rapplique avec une autre histoire semblable, avec un Georges différent, joué par le même acteur, et une nouvelle actrice dans le rôle de la nounou, Candy. Susan Romen n'est visiblement pas une actrice chevronnée, mais est très naturelle et fort belle dans son rôle. Les copains et copines sont sympas et sauront donner un coup de main dans une fin qui s'annonce tragique. Mais on ne change pas trop la recette, jolie nymphette, découverte de la culture hippie, jolie musique à laquelle on ajoute l'exotisme d'une journée en montagne et la croisière au large. Laughlin reprend ses passages de montage parallèle, alternant entre les amants d'un weekend et la descente aux enfers de l'épouse aux prises avec les criminels. Léger mais fort agréable. Mario Giguère

WEIRD WORLD OF LSD - Robert Ground, 1967, États Unis

Dans les années 60, beaucoup de courts métrages furent présentés dans les écoles sur les méfaits des drogues dures, surtout sur le LSD, étant donné que c’était une drogue peu connue a l’époque, surtout sur ses effets. Ici dans Weird World on a affaire a un film anti-drogue au maximum. Un vendeur de dope se promène d’un lieu à un autre pour vendre sa came a différentes personnes de tout âge et de tout genre, et là commence la séquence de nombreux événements : un homme se prend pour un oiseau; combat sauvage entre deux femmes; un gars obèse dévore un buffet a lui seul; visage mutant; main coupée; strip-tease (aucune nudité) ;crise d’hystérie et plusieurs autres événements de ce genre, le tout en noir et blanc avec narration du début a la fin. Un film qui peut être par moment divertissant par d'autre ennuyant.

Bon faut que je vous laisse c'est l'heure de la promenade de mon pingouin vert... viens-t-en, envoye vient promener avec papa. Rana

WEREWOLF OF LONDON - Stuart Walker avec Henry Hull, Warner Oland, Valerie Hobson, 1935, États Unis, 75m

Le Dr Glendon (Henry Hull) est au Tibet à la recherche d'une plante rare. Au moment où il la découvre, il est attaqué par une bête. Retour à Londres ou Glendon tente de faire fleurir la plante avec une lumière reproduisant les rayons de la pleine lune, nécessaire à sa floraison. Il reçoit la visite du Dr Yogami qui affirme l'avoir rencontré et qui est très intéressé par la fleur. Pour cause, Yogami est le loup garou qui l'a attaqué au Tibet et la fleur de la plante est le seul antidote qui permet non pas de guérir, mais d'empêcher un jour à la fois la transformation fatale. Yogami ayant finalement volé deux fleurs écloses, Glendon se réfugie dans une chambre de pension pour éviter de commettre des meurtres en se transformant, car Yogami l'a averti, la bête va s'attaquer aux personnes qu'il aime et Glendon a peur pour sa femme, Lisa.

Vu il y a plusieurs années, j'en gardais peu de souvenirs. Tout d'abord, le premier essai lycanthrope du studio Universal est plus timide que le célèbre WOLFMAN avec Lon Chaney Jr. Le maquillage est moins bestial, les producteurs redoutant les foudres des instances religieuses de l'époque. De surcroît, là ou on a de l'empathie pour le pauvre Larry Talbot, le Dr Glendon est plutôt antipathique, sa femme Lisa renouant avec un ami d'enfance car son mari n'a pas beaucoup d'attention et ne lui révèle pas sa condition. On est loin de Talbot qui essaie en vain de convaincre tout le monde qu'l est responsable des meurtres. Il y a cependant des similitudes, le couple maudit et les forces de l'ordre qui vont mentir sur son sort. Sinon la production est efficace, mais on n'embarque pas autant dans le scénario, les premières scènes au Tibet étant les plus intéressantes. Mario Giguère

WEREWOLF OF WASHINGTON - Milton Moses Ginsberg avec Dean Stockwell, Katalin Kailay, Henry Ferrentino, 1973, États Unis, 90m

Difficile à croire que cette revisite du WOLFMAN avec Lon Chaney Jr à la sauce seventies et dans le contexte post Watergate aie déjà été vendu comme dans le sillon d’un AMERICAN WEREWOLD IN LONDON, tourné en 1981. John Landis devait bien rire. Dean Stockwell en attaché de Presse du président en fait des masses, cabotine au cube dans un scénario qui repompe sans gêne la saga de Larry Talbot. Tout y est, la canne à pommeau, la vielle gitane, son fils qui attaque cet américain de passage, sa marque et le pentagramme qu’il voit sur ses futures victimes, le scepticisme de tous ceux à qui il se confie. Si le ton est douteux au début, on ne peut que partir à rire quand il se lamente comme un hystérique, attaque une cabine téléphonique qui tombe sur la porte, protégeant ses occupants, avec son allure d’homme chien plus ridicule que menaçant. C’était une autre époque et comme on dit souvent, y s’en fait pu des comme ca ! Mario Giguère

WHAM BAM THANK YOU SPACEMAN - William A. Levey, 1975, États Unis 

Une bande d'extraterrestres assez vicelards cherche à tester leur capacité de reproduction avec les terriennes (parce que leur planète va péter ou je ne sais quoi...). Ils ont pour cela un super gadget à la star trek, où ils "importent" les belles naïades inconscientes prises en pleine action (vaut mieux pour elles vu la tronches des "choses") pour ensuite les féconder à l'aide d'une grosse langue en carton (d'un effet assez minable il faut bien le dire).

Je pense que si le film (ou plutôt le nudie) est encore connu à ce jour, c'est à cause de la présence fugace et peu dénudée pourtant de la star Dyanne Thorne... parce que sinon... que c'est chiant!!!

Ou alors, peut-être avec un anglais plus "fluent" que le mien alors... pour comprendre l'argot américain de la basse californie du Sud... Franfran

WHATEVER HAPPENED TO BABY JANE? aka Qu'est-il arrivé à Baby Jane? - Robert Aldrich avec Bette Davis, Joan Crawford, Victor Buono, Wesley Addy, Julie Allred, Anne Barton, Marjorie Bennett, Bert Freed, 1962, États Unis, 134m

Alors qu'elle avait dix ans. Jane Hudson, grâce à son père, est devenue une vedette de music-hall tandis que sa soeur Blanche est ignorée. Mais une fois devenue adultes, les rôles se sont inversés et c'est Blanche qui est devenue une star du cinéma tandis que Jane est tombée dans l'oubli. Blanche étant devenue impotente suite à un mystérieux accident, Jane doit s'occuper d'elle car elle dépend de sa soeur pour vivre financièrement de façon confortable. Avec le temps, conséquence d'une haine implacable issue d'une jalousie profonde et longuement couvée, Jane s'acharne de plus en plus à torturer et à persécuter Blanche. Elle lui interdit tout contact avec le monde extérieur pendant qu'elle-même essaie de tenter un retour sur scène et tue même la femme de ménage qui voulait aider Blanche à sortir de la maison. Alors que Jane sombre progressivement dans la folie, Blanche fait tout ce qu'elle peut pour échapper à son emprise. Cette histoire se terminera de façon tragique et inattendue.

Adapté d'un roman d'Henry Farrell, ce film de Robert Aldrich, réalisateur reconnu pour son indépendance, fût un succès extraordinaire. Remplie de situations fortes, l'intrigue se veut un face à face entre deux protagonistes féminins parmi les plus cruels et les plus horrifiques jamais présentés à l'écran. Cet affrontement en huis clos, qui est constamment à la limite de la démence pure avec la mort en toile de fond, permet aux auteurs de concevoir une atmosphère terrifiante digne des meilleurs films d'horreur et de pousser à leur paroxysme les sentiments excessifs des personnages qui sont prisonnières de leur rêve d'enfance. Aldrich en profite d'ailleurs pour lancer une flèche en direction d'Hollywood en illustrant de main de maître dans sa mise en scène le vide affectif de ses deux protagonistes vieillissantes qui se sont plus acharnées à devenir des vedettes et à jouer un rôle toute leur vie à cause de leur rêve et de leur jalousie respective. Il n'est d'ailleurs pas surprenant que les deux soeurs soient interprétées par deux actrices qui se détestaient à l'époque de leur jeunesse lorsqu'elles étaient d'une éclatante beauté (on y voit même des extraits de leurs films), ce qui rend la confrontation entre elles encore plus efficace dans ce long-métrage. Le montage est nerveux et la photographie est superbe, comme quoi l'aspect technique a renforcé davantage le suspense et le sadisme du sujet, déjà à un très haut niveau dans le récit, en lui insufflant du rythme et un style personnel. Un chef-d'oeuvre d'une noirceur inégalée qui a souvent été imité (entre autre par William Castle). À ne pas manquer. Mathieu Lemée

WHEN A STRANGER CALLS - Fred Walton, 1979, États Unis 

Une bonne quinzaine d'années depuis ma première vision de ce TERREUR SUR LA LIGNE et je n'en gardais qu'un souvenir : la séquence d'ouverture. Et ben ce n'est pas pour rien, c'est ce que ce film a de meilleur. Alors voilà ce que j'appelle un bon moment d'angoisse allant crescendo !!! Le premier quart d'heure est à ce point de vue très réussi. Tellement même que la suite en devient très chiante... En effet la deuxième partie n'est rien d'autre qu'une classique partie de cours-après-moi-que-j't'attrape sans surprise. L’intérêt remonte sur la fin en renouant avec la situation du début et une petite "surprise" plutôt bien amenée. Alors, je vais continuer à garder en tête la première partie et la fin; le reste, ben... Abronsius

WHEN HEAVEN COMES DOWN - Gary M. Lumpp avec Emily Albright, Cory Schiffern, 2002, États Unis, 75m

Samantha échappe miraculeusement à la folie d'un tueur en série qui se fait appeler "The Savior", qui voit en elle la femme pure qui saura faciliter la venue de Dieu sur Terre. Trois ans plus tard, elle travaille comme serveuse dans un petit bar de quartier et anime des ateliers pour femmes battues. Lorsqu'elle croit apercevoir le tueur en séries, qui devrait être en prison, elle commence à douter de ses sens, mais est rassurée par son ami, qui a bien hâte qu'elle arrête de refroidir ses ardeurs. Le tuer frappe.

Ils sont plus rares, les films indépendants qui choisissent un sujet très formaté, mais qui le traite on ne peut plus sérieusement, sur fond de violence faite aux femmes au sens plus large. Si ce premier film a son lot de défauts inhérents aux débuts d'un réalisateur, son ambition est bien servie par des acteur et surtout des actrices dans le ton. On regrette surtout de deviner trop rapidement ce qui se passe, mais on ne s'ennuie pas, bien au contraire.

Gary M. Lumpp continue de réaliser tout en se consacrant principalement à la rédaction de scénarios, voir son site: www.gmlumpp.blogspot.com Mario Giguère

WHEN WORLDS COLLIDE aka Le choc des mondes - Rudolph Maté, produit par George Pal avec Richard Derr, Barbara Rush, 1951, États Unis, 83m

Quand des scientifiques annoncent que la terre entrera en collision avec un Météore, le monde entier se foutent de leur gueules. Alors une petite bande de croyants et de scientistes décident de construire une navette spatiale dans le style arche de Noé avec animaux, fruit, légume etc. ... pour s'envoler vers une autre planète afin d'y recommencer le cycle de la race humaine. Rana

Une voix off, nous annonce qu'il y a plus d'étoiles dans le ciel que d'hommes sur Terre. Juste après cette vérité fondamentale sur notre univers insondable, inconnu et inexploré, un savant, le Pr. Bronson, basé en Afrique du Sud, prédit qu'une planète vagabonde, baptisée Zyra, va bientôt frôler la Terre, détruisant ainsi notre monde. Le Dr David Randall est chargé d'apporter ces preuves jusqu'aux Nations Unies à New York. Alors que les calculs de Bronson sont confirmés par les plus éminents spécialistes, la situation critique de notre planète est présentée aux autres pays du globe lors d'une assemblée extraordinaire à l'ONU. Malheureusement, ces derniers ne portent guère de crédits à cette urgence qu'il juge improbable. Financé par Stanton, un amer millionnaire en chaise roulante, le projet de construire une super-fusée est mise sur pied, dans le but d'envoyer quelques fortunés vers Zyra, monde semblable au nôtre: Une Arche de Noël du privilégié en quelque sorte... Pendant ce temps, sur tous les lieux du globe, avant de sombrer dans la panique, la population livrée à elle-même prie pour son Salut. Avec l'approche de l'astre, ce sont tremblement de Terre et raz-de marée qui bientôt vont ravager notre Terre.

En engageant des comédiens au cachet peu coûteux pour allouer une partie du budget aux effets spéciaux, George Pal et son metteur en scène Rudolph Maté ont créé un film mature et sûrement très crédible pour l'époque sur le côté technique. Certaines scènes demeurent encore saisissantes, particulièrement celle où un gigantesque raz-de-marée rase la ville de New York. Les maquettes sont dignes de la série des 'Thunderbirds' c'est pour dire. En fait, c'est seulement l'image finale nous montrant le paysage d'un nouveau monde où l'humanité devra faire un second départ qui tombera un peu à plat. Même l'inévitable triangle amoureux, dont la fille du Professeur Cummings est victime bien malgré elle, n'est pas aussi ennuyeux, comparé à d'autres films du genre. Bref, une référence pour tout fan de SF des 50's. Marc Evil

WHITE GORILLA - Harry L Fraser avec Ray Corrigan, 1945, États Unis, 62m

Trois braves gens trouvent un homme en piteux état devant leur cabane. Quand ce dernier reprend conscience, il leur dit qu'il a été attaqué par le TRÈS dangereux Gorille Blanc, une légende locale. Personne ne le croit mais ce dernier, va leur raconter la triste ( et pénible) histoire, qui l'a poussé à sa rencontre.

Qu'est ce qui arrive quand vous prenez du vieux stock des années 20 pour ensuite le coller au film que vous venez de tourner dans le but très honorable, de faire une oeuvre qui peut au moins dépasser une heure? Une merde exactement. Une merde où pendant la moitié du temps, on passe de la vitesse démesurée de la vieille pellicule pour ensuite passer à la vitesse normale et ce, pendant une heure. Le scénario, se veut donc très faible et tente de rejoindre ridiculement les deux histoires mais sans succès. Ah et le gorille dans tout ça? Eh bien, il réussit à être marrant et le temps paraît moins longs en sa présence, surtout dans les scènes de bagarres contre le Gorille Noir ( Combat de gorilles le plus mou et surtout le plus tordant qu'il m'est été donné de voir dans ma jeune vie). À la toute fin, le Gorille Noir voit la dépouille du pauvre Gorille Blanc, et par amour, décide de le dissimuler sous une tonne de branches. Morale contre le racisme assez particulière. À QUAND LE PRIX NOBEL DE LA PAIX POUR HARRY L. FRASER?? Abba

WICKED GAMES: TRUTH OR DARE 2 - Tim Ritter, 1994, États Unis

De nouveaux meurtres semblables à ceux du meurtrier du premier épisode de TOD sont commis dans une petite ville. Le principal suspect s'avère être le cousin de l'assassin en question.

Tim Ritter nous présente ici les même choses qui nous ont tant plus dans le premier épisode de la série: du gore et de la nudité. Mais par contre, le film se prend trop au sérieux et les quelques touches humoristiques présentes dans le premier sont absentes, comme la scène où le tueur tire sur des personnes attendant l'autobus. Cela nuit un peu au film, ça ne le rend pas mauvais, mais ça n'arrive pas à la cheville de l'original. Oncle Freak

WICKED LAKE - Zach Passero avec Carlee Baker, Eryn Joslyn, Eve Mauro et Robin Sydney. 2008, États Unis, 95m

Quatre copines, sorcières et nymphomanes, se louent un chalet. Dès leur arrivée, deux groupes de violeurs se manifestent. Oui ! Il y aura des scènes d'humiliations et de nombreux morts. Mais quel coté en comptera le plus lorsqu'une paire de policiers feront leur apparition ?

WICKED LAKE est un croisement entre LA MAISON AU FOND DU PARC et THE CRAFT. Il y a aussi un tantinet de SUSPIRIA avec le thème des sorcières et de nombreuses scènes à couleur rouge. Adam Rockoff qui avait écrit GOING TO PIECES: THE RISE AND FALL OF THE SLASHER FILM et qui a écrit l'histoire de celui-ci, connaît très bien le genre et il en fait la démonstration avec plusieurs références au film de genre. Les références qui sortent le plus sont: TEXAS CHAINSAW MASSACRE (avec l'emploi d'une famille de psychopathe) et surtout I SPIT ON YOUR GRAVE.

Malheureusement, l'un des problèmes du film est les sorcières qui sont trop puissantes. De ce fait, le suspense est inexistant et le film traîne en longueur. Par contre, le film regorge de scènes de nudités (les 4 actrices sont d'une beauté spectaculaire et érotique) et de moments trash du meilleur niveau. Il y a un des membres de la famille de tueurs qui joue d'une manière comique. Ce qui va plaire ou déplaire. À Fantasia 2008, le public avait bien réagit à ce personnage. Le film étant en HD, les grains se font parfois trop insistant et confère un look cheap à l'ensemble. Visiblement la technique n'est pas encore à point en se qui à trait à présenter le HD sur grand écran. Dommage. Pour conclure, il s'agit d'un film non dépourvu d'intérêt qui donnera un plaisir coupable. Je m'attendais à plus. Black Knight

WILD RIDERS - Richard Kanter avec Alex Rocco, Elizabeth Knowles,, 1971, États Unis, 91m

Deux membres d'un gang de motards, Pete er Rocco, violentent la copine de Pete car elle a couché avec un autre homme. Si sur le coup la gang rigole, suite au décès de la victime, ie chef décide d'expulser Pete et Rocco et de partir au plus vite pour éviter la répression policière qui devrait suivre. Sans ressources, Pete, aux allures de Peter Fonda psychopathe et Rocco, une brute aux cellules brûlées, s'invitent dans une maison cossue ou deux soeurs se prélassent au bord de la piscine. Si Pete va séduire facilement Rona, l'ainée, Rocco va carrément violer la jeune Laure. L'atmosphère va dégénérer.

Ca débute de manière assez crade et ca va continuer de la sorte. On verra en flashback ce qui a causé l'expulsion des deux hommes, une cruauté inadmissible. Comme dans bien des "rape and revenge", on attend un dénouement tragique, mais on ne verra pas venir une fin plus subtile que prévue. Le montage qui alterne rapidement le viol de Laure et la belle nuit d'amour de Rona est déstabilisant. On est certainement loin des excès grahiques du genre, mais on sent venir les débordements de LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE, sorti l'année suivante. Sans gagner d'oscar, la performance assez naturelle des acteurs ajoute à l'efficacité d'un film à découvrir pour ceux qui peuvent apprécier le genre. Mario Giguère

WING COMMANDER - Chris Roberts, 1999, États Unis

Dans longtemps dans le futur, des méchants extraterrestres très moches menacent de détruire la Terre. Heureusement, une poignée de jeunes pilotes intersidéraux vont leur mettre des bâtons dans les roues. En voila une belle histoire qu'elle est originale. Freddie Prinze Jr. joue les gentils héros intergalactiques, Matthew Lillard le sidekick frimeur et rigolo, Tchéky Karyo le sage expérimenté et on assiste à un space opera empreint de jeunisme sur fond de discours social anti-raciste. Quelques bonnes gueules familières viennent cachetonner sans sourire (David Warner et Jürgen Prochnow, ainsi que la voix de Mark Hamill) et se baladent dans les postes de commandements de gros vaisseaux qui font penser à des versions sombres de ceux que l'on a pu voir dans Star Trek. Côté effets spéciaux, c'est plutôt bien fait en ce qui concerne les batailles spatiales ($30mio de budget quand même), en revanche, les vilains extraterrestres ressemblent à de vulgaires tortues ninjas patibulaires un rien risibles. Cette adaptation d'un jeu vidéo forcément populaire n'est ni excitante, ni franchement drôle, mais est surtout prévisible et convenue. Le film a fait des entrées principalement à cause du fait qu'il s'agissait de l'un des trois films précédés de la bande-annonce de STAR WARS: THE PHANTOM MENACE (certaines personnes sortaient de la salle après la projection de ladite bande-annonce), ce qui ne l'empêcha de se planter au box office. Kerozene

WISHBONE - Timothy Gaer avec Mellody Bielawski, Anthony Arcure, 2000, États Unis, 97m

Lori reçoit un cadeau de sa tante pour célébrer son arrivée dans son premier appartement. Ce "wishbone" est un bibelot ressemblant à un chandelier, se terminant avec un "os de poulet" que l'on brise traditionNellement après avoir fait un souhait. Il y a aussi de petits cranes. Car le vendeur a averti, on fait un voeux, il se réalise et quelqu'un meurt. Alors devinez ce qui va se passer ? Ah mais vous devinez plus vite que tous les personNages du film !

Oui, ça prend un temps fou pour que quelqu'un fasse le lien, malgré la copine qui a gagné un million après l'avoir souhaité. On a droit à pas moins de trois scènes de fête ou la caméra se promène dans la foule sur une musique d'ascenseur. Ca bouge un peu plus vers la fin, avec un être mystérieux et plein de cadavres, trop peu trop tard. Méfiez vous de l'affiche qui annonce un film d'action. Un petit budget vidéo bien tranquille. Mario Giguère

WISHCRAFT - Danny Graves (Richard Wenk?), 2001, États Unis

Brett, ado studieux squattant le premier rang de la classe, est amoureux de Samantha, la copine du quarterback. Et lorsque Brett reçoit par la poste une verge de taureau centenaire lui permettant de faire trois voeux, il décide d'ensorceler la jolie Samantha. Brett découvre les joies du sexe, son meilleur ami (clone hystérique, bouffi et insupportable du personnage de Matthew Lillard dans SCREAM) se sent un peu délaisser, le quarterback n'est pas content et un serial killer masqué s'est mis en tête de décimer les glandeurs du lycée...

Nous sommes en 2001, et on sent enfin venir la fin de la SCREAM mania. VALENTINE pollue les écrans et s'avère être l'un des slashers les plus épouvantables de l'histoire et WISHCRAFT lui emboîte le pas avec guère plus de qualités. Si au départ la combinaison fantastique pur (la bite à voeux) et slasher semble rendre l'entreprise un poil originale, on a vite fait de déchanter. On assiste à un navrant défilé de clichés périmés sur les lycées américains, avec d'un côté les beaux sportifs et de l'autre les vilains gothiques et au milieu les nerds, à savoir nos héros. La bande son balance une musique neo-métal, deux ou trois has been viennent cachetonner pour l'occasion (Meat Loaf et Zelda Rubinstein), et les meurtres sont d'une inconsistance rare, pire encore que celle du jeu des acteurs. Désespérément plat, WISHCRAFT achève définitivement avec une révélation finale déconcertante avant le joli happy-end fouettant la guimauve auquel personne ne s'attendait, bien entendu.

Le réalisateur Danny graves serait en réalité Richard Wenk, réalisateur du VAMP avec Grace Jones... Kerozene


Andrew Divoff
Tammy Lauren

WISHMASTER - Robert Kurtzman avec Andrew Divoff, Tammy Lauren, Robert Englund, Kane Hodder, Tony Rodd, 1997, États Unis, 90m

Un djinn (comme dans "génie dans la bouteille" ou maître des souhaits) qui était prisonnier d'une statue depuis des siècles est libéré par inadvertance par Alexandra. La jeune femme qui a déjà fait une dépression suite à un drame familial commence à avoir des visions du monstre et de ses meurtres. Car le démon doit par accorder un souhait, qui vire à la catastrophe, à un nombre prédéterminé de personnes avant d'aller voir la personne qui l'a libéré, lui offrir trois souhaits, après lesquels la frontière qui sépare l'univers des démons de celui des humains sera brisée et le "wishmaster" dominera le monde dans la souffrance éternelle. Dit comme ça, c'est un peu mégalomaniaque, mais bon, le bonhomme a été emprisonné pendant des siècles et il a sûrement eu une enfance difficile. Ajoutons qu'il peut prendre la peau et l'apparence de n'importe qui, spécialement celle de Nathaniel Demerest (Andrew Divoff qui joue également sous le latex), au look séduisant mais au sourire de tueur en série.

Je m'attendais à peu de ce film "présenté par Wes Craven", réalisé par Robert Kurtzman, spécialiste d'effets spéciaux de la compagnie KNB. Pourtant je me suis régalé des effets à l'ancienne (qui laissent trop souvent la place à des effets numériques qui ont un peu vieillit), aux meurtres inventifs et surtout j'ai bien aimé la présence d'Andrew Divoff, qui habite le rôle avec un entrain qu'il fait plaisir à voir. Il y a donc une abondance d'effets gore réussit et on imagine que Kurtzman a demandé des faveurs aux acteurs qu'il a déjà maquillés, voir la présence d'Englund en collectionneur d'art, Kane Hodder en gardien d'édifice qui subira un sort peu enviable, ou Tony Todd qui aura de la difficulté à imiter Houdini. Tammy Lauren pur sa part incarne bien son rôle de femme fragile psychologiquement, qui surprotège sa jeune soeur. La mise en scène est correcte, il est dommage que Kurtzman aie prit tant de temps à refaire un film, surtout que celui-ci devint une franchise. On note au scénario la présence de Peter Atkins, qui a écrit plusieurs suites au premier film de Clive Barker: Hellraiser. Évidemment on a une flopée de phrases chocs prononcées par le vilain qui rappellent trop les Freddy et on s'attend bien à ce que le dernier souhait soit celui qui renvoie à la case départ, mais je ne bouderai pas mon plaisir. Mario Giguère

WISHMASTER 2: EVIL NEVER DIES - Jack Sholder avec Andrew Divoff. Holly Fields, 1999, États Unis, 96m

Le djinn est libéré par inadvertance lors d'un vol qui tourne mal. Morgana y a perdu son copain et a par surcroit tué un policier, ce qui ne la trouble que lorsqu'elle apprend qu'il était père de deux enfants. En proie à des visions, elle ne comprend pas qu'un inconnu, Nathaniel Demerest donc le djinn sous son apparence humaine, s'est déclaré coupable du vol et du meurtre. Elle se confie à un ami devenu curé, qui a jadis été amoureux d'elle. Le djinn donne jusqu'à deux cent souhaits en prison, il ne lui en manque que 800 avant de demander les trois souhaits de Morgana. Visite à Las Vegas.

Le problème des suites c'est qu'on veut faire différent mais que ca doit ressembler à l'original, souvent avec moins de budget. Si en plus on a un personnage assez limité, difficile de renchérir. Jack Sholder, bien apprécié sur THE HIDDEN ou FREDDY 2, scénarise et réalise, de toute évidence avec un budget restreint, autant au niveau des effets spéciaux que du tournage. Que deux décors principaux: la prison, ou nous passeront bien du temps et un casino de Las Vegas, ou le scénario triche passablement, prenant le souhait de la direction de l'établissement et l'appliquant à tous les joueurs présents. On a aussi revu le look du démon, n'ayant plus la firme KNB aux commandes, on y gagne pas vraiment au change. Andrew Divoff reste fascinant, Holly Fields est mignonne mais le scénario manque de cohérence et son personnage sonne parfois faux. Je préfère de beaucoup l'original, évidemment, mais on a vu pire, abondamment. Mario Giguère

The WILD WILD WORLD OF BATWOMAN - Jerry Warren, Katerine Victor, 1966, États Unis

Batwoman et sa cohorte de Batgirls sont invités à protéger un appareil auditif atomique qui permets d'entendre les conversations téléphoniques à distance, mais qui risque de devenir une bombe si on renverse du cobalt sur l'appareil, manque de pot. Le méchant Ratfink, aidé de son savant de service et son assistant et ses sbires kidnappent une batgirl pour forcer Batwoman à voler l'appareil en échange de la libération de sa protégée. L'affaire se corsera à cause de pilules qui rendent heureux, c'est simple, on se met à danser sans musique, et du diviseur de Ratfink, qui se divise en dix Ratfink ! Sans compter que le sbire Roger tombe amoureux de la batgirl qu'il a kidnappé ! Tout le monde applaudit à l'annonce de son amour nouveau !

Sorti en salles en pleine Batmania, le film fut retiré rapidement à la demande des propriétaires de Batman. Heureusement, le film réapparaît plus tard sur les écrans de télévision, tard le soir. Le costume de Batwoman est incrédible, à part la chauve sourie tatouée sur sa poitrine, on dirait plus une corbeauwoman. On aura compris que le film ne se prend pas au sérieux, et que moult plaisirs nous sont offerts dans cette ambiance gogo propre à nous soutirer sourires et rires. Mario Giguère

The WILD WOMEN OF WONGO - James L. Wolcott, 1958, États Unis 

On débute avec un beau paysage du sud et la voix off de Mère nature qui nous explique une expérience ratée qu'elle et le Père Temps ont fait il y a 10,000 ans. Ils ont créé le village de Wongo, qu'ils ont peuplé de jolies femmes et d'hommes laids alors qu'au village éloigné de Goona ils ont germé de beaux bonhommes avec des femmes dont personne ne voudrait. Alors il a fallu que le fils du chef de Goona arrive à Wongo pour avertir les mâles que des hommes singes attaquent dans les parages pour que les femmes de Wongo tombent follement amoureuses de ce beau morceau de jeune homme. La romance digne de Roméo et Juliette n'aurait pas eu de chance de grandir si les femmes, persuadée un jour que leurs vilaines brutes sont mortes, ne se mettent en tête d'aller à la cueillette d'adonis.

Je ne déteste pas à l'occasion me farcir ce qui est probablement un budget z qui n'a été distribué que dans les ciné-parcs de l'époque. Si le tout est filmé avec un sérieux qui surprend, l'ensemble est d'un ridicule qui est quand même souligné par un perroquet aux répliques satiriques, toujours placé là où il y a de l'action, allez savoir comment ! Il y a un temple aux rochers bien travaillés et un dieu alligator assez gros et une bataille sous l'eau presque impressionnante. Ca manque un peu de bikinis, mais c'est suffisamment jubilatoire pour mériter le détour, oui monsieur ! Mario Giguère

WITCHBLADE - Ralph Hemecker, 2000, États Unis

Sara est flic, et son plus grand désir est de faire tomber la tête de Gallo, criminel notoire de la pègre new-yorkaise. C'est au cours de la poursuite de l'un des hommes de Gallo qu'elle tombe sur la Witchblade: sorte de gant métallique clouté semblant surgir d'un autre temps. Et au moment où Sara enfile le gant (par accident), sa vie va se voir transformée. Le gant lui confère désormais certains pouvoir surhumains et s'avère être une arme redoutable. Mais les origines de la Witchblade, ainsi que de celles de Sara sont obscures. Il semblerait en effet que la Witchblade ait été la propriété des plus grandes femmes de l'histoire, de Cléopâtre à Jeanne d'Arc.

Ce téléfilm, en fait le pilote d'une série qui dura deux saisons, est adapté d'un comics dont l'héroïne est fort peu vêtue. Ici, Sara est plutôt couverte et ne nous sort à aucun moment de tenue sexy - bien au contraire, il s'agit plus ici d'un garçon manqué. Femme forte, elle fait de la moto, elle cogne dur, elle ne se laisse pas emmerder par les mecs, on assiste ici à l'un des rares cas d'adaptation de comics à tendance féministe. Produit télévisé oblige, il ne faut pas s'attendre à un contenu subversif ou réellement violent, mais l'action y est plutôt bien enlevée, appuyée par un montage très "MTV fashion" accompagnée par une bande son techno-rock qui fout la patate. C'est formaté jeunes modernes, avec quelques bullet time bien moches pour bien montrer qu'on est dans l'air du temps, et ça doit effectivement plaire aux fans de Buffy. En revanche, n'ayant jamais lu le comics, je ne sais pas si les lecteurs ont été convaincus - apparemment pas si l'on en croit certains commentaires sur imdb. Pour les autres, c'est à dire les vieux qui ne connaissent rien de WITCHBLADE, il s'agit d'un film gentiment et innocemment divertissant mais qui n'apporte absolument rien. Yancy Butler, qui interprète Sara, a connu de gros problèmes d'alcool pendant le tournage de la série. Et à voir ses grands yeux bleus vitreux et sa face pleurnicharde dans le pilote, nul doute qu'elle pompait déjà pas mal du goulot à ce moment. Kerozene

The WITCHING - Eric Black avec Auggi Alvarez, Diane O'Connell, 1993, États Unis, 64m

Stewart est en beau fusil. Ses parents vont voir EVITA le soir du spectacle rock qu'il ne voulait pas manquer, résultat: il doit s'occuper de mère grand et de son chien mort. Avec son "copain d'infortune" Morris, il découvre un livre qui ouvre une porte vers l'enfer dans son... frigidaire ! Une visite en enfer s'impose et tout se complique car la méchante Morgana n'a plus besoin que de trois ingrédients pour terminer sa machine infernale qui va amener le chaos sur terre. Heureusement sa belle fille aide Stewart, tout comme la livreuse de pizza et le voisin ex-militaire.

Produit par Todd Sheets, qui est aussi assistant cameraman, The WITCHING s'apparente aux comédies de John Landis ou aux productions de Charles Band, un mélange d'horreur, fantaisie et comédie. Tout cela sans budget conséquent pour un tournage indépendant qui plombe sur l'entreprise avec son lot d'acteurs amateurs et ses moyens de fortune. Si on fait abstraction des bouts de ficelle, Eric Black parodie bien les films d'époque, clins d'oeil à Gremlins, L'Exorciste pour n'en nommer que deux et on ne s'ennuie pas. Moins gore et moins serré qu'un "film" de Todd Sheets, c'est aussi plus abordable et pas désagréable pour autant. Mario Giguère

The WITCH WHO CAME FROM THE SEA - Matt Cimber, 1976, États Unis

Dans un petit village de la côte californienne, vit Molly. Une jeune femme un brin perturbée, passablement portée sur la bouteille et accro aux médocs. Refoulant un trauma de jeunesse - elle fut abusée par son poivrot de père, un marin pêcheur rustre et pervers - elle massacre quelques hommes en usant de ses charmes. Mais de ses actes, il ne lui reste aucun souvenir. Meurtrière malgré elle, la jeune femme tente de faire face à un quotidien tragique et misérable que ses proches ont bien du mal à égayer.

Sous ses allures de film d'exploitation trashouille se cache un véritable drame noir et oppressant, avant tout porté par son interprète principale, Millie Perkins. Hallucinante dans la peau de Molly, elle incarne un personnage désespéré et désespérant et on ne peut que compatir à son destin des plus pathétique. Loin de vouloir jouer la carte du sensationnel (le sang reste rare, les meurtres sont peu nombreux), le film fut pourtant présent sur la fameuse liste des video-nasties en Angleterre. Sans doute que l'épouvante psychologique du métrage suffit à faire frissonner les censeurs britanniques dans leur petit fauteuil de velours. Cependant, nous ne sommes pas pour autant face à un chef d'oeuvre. Le rythme est légèrement pantouflard et il faut bien admettre que si on soustrait Millie Perkins au film, il ne reste finalement qu'une bande certes subversives de par son sujet, mais finalement pas plus décalée que bon nombre de films d'exploitation de l'époque. Il reste à voir malgré tout, ne serait-ce que pour sa photo en cinémascope signée Dean Cundey ("Halloween", "The Thing", et qui oeuvra pour Robert Zemeckis ou Steven Spielberg par la suite). Kerozene

WITHIN THE WOODS - Brad Sykes avec Janelle Herrera, Erin Holt, 2005, États Unis, 85m

Un producteur de téléréalité a organisé une journée bien spéciale. Cinq participants vont devoir passer 24 heures au "Camp Blood", surnommé ainsi pour la série de meurtres commis des années plus tôt par un psychopathe déguisé en clown. Naturellement les trois filles et les deux gars devraient normalement avoir la trouille en rencontrant le faux clown payé par le producteur, car le dernier participant resté sur place gagne un million de dollars. Malheureusement le faux clown est tué par le vrai, qui va commencer la chasse aux concurrents.

Brad Sykes a réalisé des films indépendants intéressants, j'ai vu DEATH FACTORY et surtout GOTH, qui m'avait vraiment plu. Ici, en partant sa propre compagnie de production, il semble avoir un budget plus restreint et un tournage serré. En effet, il n'y aura qu'un meurtre de nuit, on sauve sur les éclairages, et une téléréalité qui ne dure que 24 heures, c'est un peu court. Sykes veut, de son propre aveu, essayer de renouveler le genre du slasher, mais ses personnages sont stéréotypés et son intrigue pas si originale. On a bien une surprise en découvrant qui est le coupable, mais à ce point, n'importe qui aurait fait l'affaire. Du gore, un peu de nudité. On retiendra la performance d'Erin Holt, nunuche à la Paris Hilton, rigolote et surprenante. Sinon, ce n'est guère mémorable. Le film fait référence au premier film de Sykes, le nommé CAMP BLOOD, que l'on a pas besoin de connaître pour apprécier celui-ci. Mario Giguère

WIZARDS OF THE LOST KINGDOM - Hector Olivera, 1985, États Unis/Argentine

Un vilain sorcier pas beau et très méchant au service du mal, kidnappe une jolie princesse et veut l'épouser de force. Le prince, maintenant devenu roi, et donc propriétaire de la bague magique de tous les pouvoirs du bien, va devoir sauver la belle. Mais il perde la bague, alors ce n'est pas bien du tout. Surtout que le méchant et cruel magicien la veut aussi, la bague. Heureusement, le jeune roi (12 ans à tout péter), rencontre le légendaire guerrier Kor, âme solitaire, en fait un glandu complètement paumé. Kor est très fort et après maintes réticences accepte d'aider le petit roi. Surprise, après moult périples, ils battent le sorcier super méchant à la suite d'une lutte haletante à coup de lasers colorés tout plein qui font des étincelles.

Ahlalalalala, ouïouïouïouïouïouï...

Rarement pareille merde n'avait visité l'intérieur de mon magnétoscope. Rarement pareille chiotte ne fut réalisée. N'importe quoi !

Heureusement, on y rigole comme des cinglés, surtout grâce à l'animal de compagnie du roi (indispensable, l'animal de compagnie, comme vous le savez). Une sorte de mélange entre Chewbaca et l'ours maturin, pataud, tout blanc, et surtout pas crédible une seconde, qui colle des mandales à de vilains gnomes pas beaux. Une sorte de lion volant apparaît à un moment. Vraiment nul. Et la sirène ! Ah, la sirène. Heureusement qu'elle ne remue pas sa queue celle-là. Et les scènes d'action ! Incroyable ! Jamais des scènes de bagarres au cinéma ne furent plus ridicules. Donc, vous l'aurez compris, une merde avec des éléments 1000 fois utilisés (le nouveau prince héritier, la princesse en détresse, le guerrier solitaire, le super vilain sorcier, l'animal qui fait rire - mais là il fait pas exprès), des acteurs minables et une mise en scène condamnable.

Honnêtement, c'est à voir au moins une fois pour s'en rendre compte. Kerozene

WIZARDS OF THE LOST KINGDOM II -Charles B. Griffith, 1988, États Unis 

Alors bon, ça fait un moment que j'ai eu le plaisir de voir le premier film, et pourtant je ne m'en suis pas tout à fait remis. Mais soyons fou ! Un film aussi hallucinant se devait d'avoir une suite, alors aussitôt mis la main dessus, vite, je l'introduis dans mon magnétoscope pour voir si il est possible de faire pire. Malheureusement, le film est un cran au-dessus. Le contraire aurait tout de même été effrayant ! Toujours est-il que voila la belle histoire qui nous est contée :

Tyor est un p'tit gars, paysan, qui vit avec sa maman. Un jour, un magicien dont les pouvoirs ne valent plus grands choses arrive chez lui, et lui explique sans rigoler qu'il est l'élu, et qu'il doit le suivre afin de mettre un terme aux agissements des trois cruels sorciers au service du mal régnant dans les royaumes. Avec sa gueule de crétin, le môme accepte. Mais avant de botter le cul des méchants, il faut trouver Dark One, le meilleur guerrier du monde ! Et ce Dark One, ils le trouvent en la personne de David Carradine qui perd son temps à faire tavernier, et qui refuse de venir les aider. Le salaud ! Les deux compagnons continuent donc leur chemin, temps pendant lequel Tyor apprend la magie... Le premier méchant sera vaincu rapidement après avoir délivré le gentil monarque du royaume qui ne pense qu'à courir les filles - Tyor semble trouver cette occupation assez sympathique à vrai dire. Bref, le méchant est battu malgré son amulette magique. Puis, dans le deuxième royaume, une sorcière qui possède une épée magique se fera bluffer par Tyor, ce qui rend le chef de la sorcière assez mécontent, surtout que c'est un homme corbeau qui fait "croa croa" interprété par Sid Haig. Etc...

Que voila un grand film d'aventure énergiquement filmé ! Je suis époustouflé ! Crétin à bouffer du foin, joué n'importe comment (excepté pour Sid Haig), ce film est d'une connerie hallucinante et est aussi plat que le pire épisode des Teletubbies ! Si il y a moins de bestiaux rigolos que dans le premier, il faut dire qu'il est tout de même 100 fois mieux foutu, ce qui ne l'empêche pas d'être profondément mauvais. A voir pour Carradine qui semble frimer comme une bête, pour Sid Haig qui fait le corbeau, et...  pour l'ensemble tout à fait étonnant de ce film qui reste un ovni cinématographique avec son prédécesseur. Kerozene

WOLFEN - Michael Wadleigh avec Albert Finney, Diane Venora, Gregory Hines, Dick O'Neill, Edward James Olmos, Tom Noonan, Dehl Berti, 1981, États Unis, 114m

À New York, un riche politicien du nom de Van der Veer, sa femme et son chauffeur sont retrouvés brutalement assassinés à Battery Park; l'arme du crime étant complètement inconnu. Le détective chargé de l'enquête, Dewey Wilson, croit d'abord à un attentat terroriste fomenté par la nièce de la victime jusqu'à ce qu'un pochard soit retrouvé mort dans le Bronx, dans un quartier en démolition. En effet, bien que les crimes ne semblent pas avoir aucun lien entre eux, le pochard a été tué de façon très similaire au politicien et les médecins légistes ont découvert la même sorte de poils sur chacune des victimes. Un spécialiste fait savoir à Wilson que ces poils appartiennent à des loups. Ceux-ci ont longtemps vécu dans la région il y a 200 ans de cela avec le même mode de vie que les Indiens, mais l'arrivée de l'homme blanc les a presque tous exterminés, puis la ville de New York fût finalement bâti. Wilson croît alors qu'un Indien travaillant à l'entretien des ponts, Eddie Holt, connu pour ses prises de position écologiques, se change en loup la nuit et qu'il a tué Van der Veer parce qu'il était le responsable d'un nouveau plan d'urbanisation du quartier du Bronx en démolition. Wilson n'est cependant pas au bout de ses surprises.

12 ans après avoir réalisé un méga-documentaire sur le fameux concert de Woodstock, le réalisateur Michael Wadleigh a mis en scène son premier film de fiction. Partant d'un thème bien connu du film d'horreur, soit la menace de loups prédateurs, Wadleigh y a amené plusieurs idées pour renouveler le genre. C'est ainsi que des références politiques et écologiques prennent habilement place dans l'intrigue, lui donnant un attrait supplémentaire et une qualité qui fait défaut à la plupart des films fantastiques. Wadleigh profite également de l'occasion pour se servir de la Steadicam et de la Louma, deux nouvelles caméras à l'époque, pour filmer son récit d'une façon très insolite; les prises de vues prenant par exemple le point de vue des loups, ce qui donne lieu à une vision particulière du milieu urbain (ce type de point de vue a dû inspirer plus tard le film "PREDATOR") avec des couleurs monochromatiques. Quelques scènes gores trouvent leur place dans le film, mais c'est la création d'atmosphère qui importe d'abord avec cette ville de New York présentée à la fois de manière réelle et irréelle, où des lieux communs prennent tout à coup une touche symbolique, voire ésotérique. C'est du cinéma d'horreur peu banal que le spectateur suivra avec un intérêt soutenu et dont le scénario se conclue logiquement et solidement. Des acteurs de valeur composent avec intelligence des personnages dénués de psychologie artificielle. Signalons au passage la très bonne trame sonore de James Horner. Film d'horreur à voir. Bravo! Mathieu Lemée

The WOLFMAN - George Waggner, avec Lon Chaney Jr, Claude Rains, Bela Lugosi, Maria Ouspenskaya, Evelyn Ankers, 1941, États Unis, 70m

Larry Talbot revient au château familial suite à la mort de son frère. Son père est très heureux de son retour, Larry l'aidant à installer les dernières lentilles de son télescope. Sans faire par exprès, il remarque la belle Gwen qui travaille dans une boutique locale. Après l'avoir accosté, il lui achète une canne à pommeau d'argent représentant un loup et un pentagramme. Il lui soutire un rendez-vous le soir même, avec son amie Jenny, pour aller voir les romanichels installés dans le bois. Jenny est effrayée par les réactions de Bela, le gitan qui lui tire les lignes de la main et elle mourra rapidement, égorgée par un loup. Larry aura bien essayé de la défendre et aura tué le loup, mais c'est le corps de Bela que l'on retrouve au pied de l'arbre. Se rappelant les légendes qu'on lui a conté suivant l'achat de sa canne, interrogé par la police, il commence à douter de lui-même. Seul Larry et les gitans acceptent qu'un loup garou puisse exister et Larry a bien peur que Gwen me soit sa prochaine victime.

Un scénario rondement mené par un Curt Siodmak en forme et une belle performance de Lon Chaney Jr, le personnage fétiche de sa carrière. L'intrigue est fort simple et on insiste beaucoup sur la légende de l'homme loup, la répétant à outrance et au final, on ne voudra toujours pas croire à la transformation. C'est la tragédie de Talbot, un homme simple, qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, qui fait la force du film. On ne saurait imaginer comment le personnage féminin a dû paraître troublant à l'époque, car elle est fiancée et a visiblement envie de partir avec Talbot. On est loin des serveuses de café ou des midinettes sans défense. Claude Rains est efficace, même si on l'imagine difficilement engendrer le colosse qu'est Lon Chaney Jr comparé à lui. Bela Lugosi a un petit rôle qu'il tiens à merveille, Il faut souligner la présence de Maria Ouspenskaya dans le rôle de Maleva, la vielle gitane, dont le jeu dramatique y est pour beaucoup dans l'efficacité du film.

Pour un amateur de monstre, tout se termine trop vite, mais le grand poilu n'a pas finit sa carrière, loin de là. George Waggner, plus habitué aux séries B, comme Siodmak, va rapidement travailler exclusivement pour la télévision, ce qui n'est pas évident ici. La mise en scène est efficace, des décors embrumés aux éclairages, tout est au service de l'histoire. À voir ou revoir avec plaisir. Mario Giguère

WOLFMAN - Worth Keeter avec Earl Owensbym, Kristina Reynolds, 1979, États Unis, 102m 

Début de siècle, une petite ville américaine, Colin Glasgow, voyageur de commerce, revient à la maison suite au décès de son oncle. Légataire testamentaire, il doit rester pour veiller au bien-être de son frère et sa soeur. En réalité on veut le garder jusqu'à la pleine lune, le temps qu'il connaisse son véritable héritage: se transformer en loup-garou. Et notre homme bête de tuer à tout vent, sera pourchassé par les villageois en colère, torche et fusil à la main.

Vague hommage aux films de la Universal, ou de la Hammer, mais plus proche des films de Paul Naschy, ce Wolfman est d'une platitude incommensurable. Acteurs amateurs, mise en scène molle, maquillage commun, y a pas grand chose à sauver. Il y a bien la copine de Colin, l'actrice Kristina Reynolds, qui est fort jolie et convaincante dans son rôle mince, comme la mamie enfermée dans le grenier, qui s'en tire avec honneur. À éviter. Worth Keeter, dont c'est le premier film, va continuer sa carrière parsemée de réalisations télé, notamment plusieurs épisodes des Mighty Morphin Power Rangers. Mario Giguère

The WONDERS OF ALADDIN - Le Meraviglie di Aladino - Henri Levin /Mario Bava, 1961, États unis/France/Italie/

Il faut savoir que le film de 1961 est co-réalisé par Mario Bava, parce que sur cette version doublée en anglais, son nom n'est nulle part. Pourtant, on reconnaît sa touche dans les scènes du méchant vizir et son laboratoire plein d'atmosphères, les tortures hors-caméra et les effets spéciaux modiques. Les costumes sont kitsch à souhait et Donald O'connor, dans le rôle d'Aladdin, n'est pas à la hauteur. Vittorio de Sica joue le génie aux trois souhaits. Une curiosité très colorée. Mario Giguère

The WOODS - Lucky McKee avec Colleen Williams, Lauren Birkell, 2006, États Unis

En 1965, une adolescente est envoyée dans un pensionnat reculé dans les bois où il se passe des choses étranges...

Le nouveau film de Lucky McKee (MAY) était présenté au Festival Fantasia à Montréal et le réalisateur était même présent à la projection. Foule enthousiaste était donc à l'honneur pour ce film attendu au Festival. THE WOODS s'inspire entre autres de PICNIC AT HANGING ROCK de Peter Weir, de SUSPIRIA de Dario Argento et de INNOCENCE de Lucile Hadzihalilovic, de l'aveu même de Lucky McKee. Il va s'en dire que le scénario apparaît plutôt convenu malgré son côté basique assumé.

Le récit semble aussi avoir été hachuré par le montage, ce qui donne une impression de précipitation dans le déroulement narratif. Du coup, la psychologie trouble et pénétrante de MAY, est ici absente. Un peu dommage, car THE WOODS est réalisé de façon habile. À l'aide d'une photographie savante, la réalisation crée une atmosphère d'angoisse et de sorcellerie stylisée qui rappelle parfois des peintures. Convaincus, les interprètes sauvent aussi la mise. Notons la participation unanimement applaudie de Bruce Campbell.

En somme, on a droit à un divertissement honnête et par moments efficace mais tout à fait éphémère. Nazgul

The WORM EATERS - Herb Robin, 1977, États Unis 

Le Maire d'un petit patelin, et sa bande de fier à bras, veulent foutre à la porte de son village un vieil ermite sale qui dégage une odeur pestilentielle et qui habite un vieux moulin abandonné. Hé bien cette même bête puante a un amour incompréhensible pour les vers de terre. Il communique avec, les cajolent, les embrassent et leur raconte même des histoires. Mais ce vieux déséquilibré va se venger du monde de son village en leur faisant manger des vers, soit en les cachant dans un spaghetti, hot-dog, hamburger et même la crème glacée. Et on ne ce gêne pas pour nous faire un gros plan de leur bouche, personne sensible s'abstenir. Une fois que les gens ont avalé leur asticot ils deviennent à leur tour d'énormes vers de terre qui n'arrête pas de faire un son vraiment strident qu'on a envie de mettre notre volume sur le mute. Le film dans son ensemble et décevant si ce n'est que des 15 dernières minute. Pour ceux qui ne savent pas qui est Herb Robin et bien c'est le manager du train fantôme dans le film de Tobe Hooper : Funhouse, que j'ai adoré. Rana

The WRESTLER aka Le Lutteur- Darren Aronofsky avec Mickey Rourke, Marissa Tomei, Evan Rachel Wood et Ernest Miller, 2008, États Unis, 111m

Randy The Ram a fait le combat de l'année en 1989, ce qui lui a donné la gloire éternelle dans le monde de la lutte. 20 ans plus tard, Randy lutte dans les sous-sols d'église, se fait charcuter soir après soir et se retrouve à avoir une crise cardiaque après un match un peu trop endiablé. Il se rend compte que sa vie va probablement s'achever et décide de renouer avec sa fille avec qui il a coupé contact et tente de trouver l'amour avec une danseuse nue.

On va parler de l'important pour débuter, Mickey Rourke. Il est S-P-L-E-N-D-I-D-E! Pas splendide dans sa grâce, ni dans son intensité car sa performance est d'ailleurs plutôt sobre outre quelques moments. Il est splendide dans sa médiocrité, On regarde ses yeux et on voit 1989 dans chaque oeil. Sa performance, on la sent personnelle, on la sent difficile à faire, on sent qu'elle l'habite, qu'elle l'enrobe et c'est très rare ça. L'idée est que son personnage vit de façon volontaire dans cet univers dépassé, c'est tout le message du film qui y passe pour nous rattacher au fait que son seul moment de bonheur, c'est entre les cordes. Sur le ring, plus de fille, plus rien à payer, plus de job de merde, sur le ring, Randy c'est l'homme. C'est une approche rafraîchissante sur un personnage magnifiquement pathétique. Rourke en un seul regard, livre aux spectateurs une vie entière et il faut le dire, cette scène sur le bord de l'eau avec sa fille, elle est d'un naturel et d'une puissance que j'ai rarement vu au cinéma. La nomination aux oscars pour Rourke était pleinement méritée.

Les deux autres acteurs du film sont également très très intéressants. Marissa Tomei, qui a encore à son âge un corps à faire un pacte avec le diable est aussi d'un superbe naturel dans son rôle de danseuse qui sent aussi que la fin approche. Plus qu'un simple prétexte à une histoire d'amour qui n'arrivera jamais, elle devient pour Randy la seule personne qui vit une histoire semblable à lui-même, outre qu'elle ne le sait pas encore. Quant à sa fille, jouée par Evan Rachel Wood, elle fait une performance tout à fait respectable et d'ailleurs très difficile car elle hurle la majorité du temps. Son personnage semble plutôt être cruel quand on arrive à sa dernière scène, mais la conclusion est comprenable et difficilement répréhensive que ce petit espoir qui vivait en elle venait de s'éteindre.

Aronofsky y va avec son film le plus simple, et de très loin mais certainement son plus touchant. THE WRESTLER, tout le monde peut le comprendre, c'est sans prétention et beau, comme une chanson d'amour dont on ressent la vérité derrière la simplicité des mots. On ne peut pas lui reprocher d'encore rajouter du style par-dessus sa substance, car le style s'efface complètement et laisse toute la place aux acteurs et se réveillent subitement lors de quelques moments de montage qui vont de très habiles à parfois un peu trop gros. D'ailleurs, le même film avec des acteurs ordinaires auraient été un échec mais cuisant, puisque tout le poids se retrouve sur eux et c'est très surprenant de voir Aronofsky aussi bien se démerder dans une situation pareille.

Les scènes de lutte, délicieuses ne sont pas là pour nous absorber dans l'histoire et ne sont pas le but central de l'entreprise. Elles ne viennent qu'appuyer le propos sur l'univers du sport et la réalité derrière le spectacle sur la vie de Randy. Le combat hardcore contre Necro Butcher est un très bel exemple puisque le montage en parallèle nous montre le combat, coupé dans son déroulement par Randy qui se fait soigner pour chaque blessure qu'il a subit dans la scène précédente. Tout le portrait qu'on fait de cet univers est évidemment dur mais Aronofsky tourne de telle façon qu'il ne juge pas la chose. On nous présente la chose de telle façon qu'on va souvent rire du fonctionnement de ce spectacle, mais jamais pour le dénigrer, seulement pour s'y attacher. Ce sont des gens très gentils et sympathiques que le réalisateur nous présente, et des gens aussi qui se rattachent durant une grande partie de leur vie à un milieu et un métier absolument sans pitié.

Si vous vous intéressez un tout petit peu à la lutte, je pense sincèrement que vous devez absolument voir ce film, car c'est loin du glamour qu'on nous présente tous les lundis soirs. Sinon, si vous ne vous y intéressez pas, écoutez le quand même car la lutte n'est ici qu'un prétexte pour présenter un personnage inoubliable. Pour moi, THE WRESTLER est une oeuvre superbe, qui dépasse en qualité le hype qu'il reçoit. Abba

WRONG TURN  aka SORTIE FATALE - Rob Schmidt, 2003, États Unis

J'ai découvert ce film en salles la semaine dernière. Les différents forums de discussion en parlaient comme d'un retour aux drive-in movies des années 70, dans la lignée de JUST BEFORE DAWN, TEXAS CHAINSAW MASSACRE, voire DELIVERANCE.

Évidemment, vous vous doutez que la rumeur qui précédait le film était un peu exagérée, par rapport au produit final. Il s'agit en fait d'un "slasher-film" typique des années 80, mais filtré à la mode 2000.

On retrouve donc, dans l'ordre d'apparition : le couple fumeur de joints qui fait l'amour (on se doute bien qu'ils vont mourir), la stupide, la sportive, l'intelligent, l'idiot de service, etc. Et, évidemment, ils vont se faire expédier dans l'au-delà un par un.

Ce ne sont pas des "spoilers" que de révéler cela, parce que de toute façon la trame narrative du film est archi-usée et l'effet de surprise est absent. On pourrait déterminer à l'avance l'ordre des victimes simplement en les voyant.

Il reste quoi, alors ? Dans les années 80, les films de ce genre tablaient sur l'aspect exploitation (sexe + violence) pour vendre. Aujourd'hui, en 2003, la plupart des films d'épouvante sont cotés "13 ans et +", il ne faut donc pas s'attendre à des excès. Aucune nudité, et de brèves violences (effets spéciaux de Stan Winston, au moins, donc pas d'effets par ordinateur).

Vous allez me dire que c'est une catastrophe ? Non, pas à ce point-là. Le film se " laisse regarder ", n'est pas trop ennuyant, et il y a quelques surprises (que je ne révélerai pas) qui viennent nous étonner... un peu. Et, au moins, il n'y a pas trop de cabotinage et de blagues. Mais à côté de ça, une avalanche de clichés (la fille qui se cache pour faire une blague : ça je ne supporte plus ça du tout ; personnages stéréotypés ; finale prévue pour faire un 2e si le premier marche ; musique " à la mode " pour plaire aux ados ; passages hollywoodiens à base d'explosions et de pyrotechnie...)

J'imagine qu'en vidéo, tard le soir, ça doit passer, à condition d'avoir des attentes relativement peu élevées. Howard Vernon

WRONG TURN 2: DEAD END - Joe Lynch, 2007, États Unis

On en prend d'autres, et on recommence. C'est sous la plume des scénaristes tâcherons Turi Meyer et Al Septien (LEPRECHAUN 2 et CANDYMAN 3, du lourd) que l'on retrouve une famille de dégénérés consanguins bouffer du citadin égaré dans une forêt perdue au milieu de nulle part. Histoire de se démarquer du lot des survivais actuellement en vogue, nos compères ont imaginés lâcher en pâture à nos cannibales forestiers les participants d'un jeu de télé-réalité. Ceux-ci interprètent les survivants d'un holocauste nucléaire devant affronter leurs adversaires dans le but de gagner le jeu. Ce qui implique un terrain infesté de caméra, des protagonistes munis de caméras subjectives, des règles plus ou moins équitables, des magouilles scénaristes imaginés par la production (le réalisateur du show tente de pousser deux participants à s'acoquiner dans le but de faire de l'audience) et un décors post-nucléaires se résumant à quelques bidons enflammés et une voiture abandonnée au milieu d'une clairière. Comment se fait-il que lors de la phase de pré production, personne n'ait noté la présence d'une famille de gogols psychopathes mutants? Mystère.

Après une scène d'introduction des plus efficace et une présentation des protagonistes qui aligne tous les clichés du genre (la salope, le sportif, le dragueur, la lesbienne,...), le film s'enlise tranquillement dans la redite et fini par carrément oublier sa seule originalité - à savoir planter un jeu de téléréalité dans un univers très balisé - pour finir par ressembler à n'importe quel autre sous-MASSACRE A LA TRONCONNEUSE. On retrouve même le passage du banquet familial, éternelle scène de référence que tout bon fan se sent obligé de reprendre à sa manière. Pas grand-chose à se mettre sous la dent finalement si ce ne sont les nombreux effets gores pas franchement offensifs, la présence du toujours sympathique Henry Rollins ici plus cabotin que jamais et surtout une inhabituelle histoire d'amour (sous-exploitée) entre deux des consanguins pas beaux qui se reproduisent visiblement comme des lapins. Pas de quoi espérer un WRONG TURN 3, pourtant celui-ci s'annonce pour 2009, sur un scénario des mêmes Meyer et Septien... Kerozene

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PETE WALKER

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